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Le blog de Dr André CHOUBEU

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SOLUS CHRISTUS (2e formule)

14 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Frank Horton

Dans le dernier numéro de PRO MESSES, nous avons consacré un article à la première formule des cinq soli: «Sola Scriptura». Les Réformateurs exprimaient ainsi leur conviction que l’Ecriture sainte était l’unique et ultime autorité pour tout ce qui touchait à la foi et à la vie chrétienne. Nous avons ajouté qu’aujourd’hui cette même formule atteste la pleine suffisance de l’Ecriture dans les domaines de l’évangélisation, de la sanctification, de la direction divine et des réformes sociales.

Reculer pour mieux sauter

Pourquoi nos milieux évangéliques ontils un impérieux besoin de redécouvrir ces formules de la Réforme ? Nous pourrions évoquer deux raisons.

Premièrement, nous devenons de plus en plus mondains ! En abandonnant peu à peu les vérités de la Bible et l’expression de ces vérités dans la théologie historique de l’Eglise, nous essayons d’accomplir l’œuvre de Dieu en adoptant la théologie du monde, sa sagesse, ses valeurs, ses méthodes, ses priorités et son ordre du jour. En l’absence d’une saine et solide théologie biblique, bien comprise et appliquée, nous avons remplacé les catégories classiques de péché, de colère de Dieu, de culpabilité, de jugement et de repentance, par une approche thérapeutique où l’accent est mis sur la relation d’aide, la psychologie ou la sociologie. Feu le philosophe chrétien Francis Schaeffer disait en 1978 que «si nous n’arrêtons pas cet éloignement de l’autorité suprême de la Bible chez les évangéliques, nous n’aurons pas d’église évangélique à léguer à nos enfants.» Mais pire que cela à l’heure actuelle, si nous ne retournons pas à la vérité de la Parole de Dieu pour la confesser comme l’avaient fait les Réformateurs, nous n’aurons pas d’église du tout à confier à nos successeurs!

Deuxièmement, comme l’a si bien dit la «Déclaration de l’Alliance évangélique italienne » (1), les évangéliques ont besoin d’avoir une compréhension authentique de la foi évangélique avant d’acquérir, par exemple, une compréhension authentique du catholicisme. Et cette Déclaration de continuer :

«L’enseignement biblique, redécouvert à la Réforme et touchant au «sola, solus » comme au cœur de l’Evangile, est un point crucial qu’une conception évangélique considère comme non négociable (c’est nous qui mettons en italique). L’Ecriture seule, le Christseul, la grâce seule, la foi seule et à Dieu seul la gloire… ensemble ces affirmations constituent les critères de l’étude du catholicisme et le principe d’interprétation à utiliser dans l’analyse des forces à l’œuvre dans l’Eglise catholique romaine. Sur la base du «sola, solus», la distance qui sépare le catholicisme contemporain de la foi évangélique n’est pas plus réduite qu’au moment de la Réforme du XVIe siècle. En fait, après le premier et le deuxième concile du Vatican, le catholicisme continue d’ajouter à l’Ecriture l’autorité de la tradition et l’autorité de l’enseignement du magistère. Au Christ, il a ajouté l’Eglise comme une extension de l’incarnation. A la grâce, il ajoute la nécessité de bénéfices qui proviennent de l’office sacramentel de l’Eglise. A la foi, il a ajouté la nécessité des bonnes actions pour le salut. A la célébration de Dieu, il a ajouté la vénération d’une foule d’autres figures qui détournent du culte au seul vrai Dieu. (…) Aucun changement de fond n’est intervenu (depuis le concile de Trente).»

Christ seul !

Alarmés par la dérive des milieux évangéliques, 120 pasteurs, théologiens et éducateurs se sont réunis en avril 1996, pour appeler les églises à se repentir de leur mondanité, et à recouvrer les doctrines bibliques, apostoliques, qui seules peuvent donner intégrité et puissance au témoignage chrétien. De leur consultation est sortie la «Déclaration de Cambridge», dont une version française a été publiée dans la Revue Réformée (Aix-en-Provence). Cette Déclaration, à laquelle nous aurons l’occasion de revenir dans la suite de nos articles, commente et soutient les cinq «soli» des Réformateurs, avant d’appeler les églises évangéliques à la repentance et à une nouvelle réforme. Voici ce qu’elle dit au sujet de la deuxième formule : «Solus Christus» :

«Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre médiatrice du Christ historique seul. Sa vie sans péché et son œuvre expiatoire seules suffisent pour notre justification et notre réconciliation avec le Père.»

«Là où l’œuvre du Christ comme substitut n’est pas déclarée, et où la foi en Christ et son œuvre n’est pas sollicitée, nous nions que l’Evangile ait été prêché »(2).

Commentant ces affirmations, l’un des participants à la consultation a dit :

« La formule «solus Christus» signifie que Jésus a tout accompli, de sorte qu’aucun mérite de la part de l’homme, aucun mérite des saints, aucune œuvre que nous aurions accomplie ici ou au purgatoire, ne peut ajouter quoi que ce soit à cette œuvre salvatrice achevée. En fait, toute tentative d’ajouter (à l’œuvre de Jésus) est une perversion de l’évangile… voire, n’est pas l’évangile du tout!»

« Proclamer Christ seul, c’est le proclamer comme Prophète, Sacrificateur et Roi qui seul suffit au chrétien. Nous n’avons pas besoin d’autres prophètes pour révéler la parole et la volonté de Dieu (3). Jésus a dit dans la Bible tout ce qu’il nous faut entendre. Nous n’avons pas besoin d’autres prêtres ou sacrificateurs comme médiateurs du salut et des bénédictions divines ; Jésus est notre seul et unique Médiateur. Nous n’avons pas besoin d’autres rois ou gourous pour contrôler la pensée et la vie des croyants; Jésus seul est le Roi du croyant individuel et de l’Eglise. Jésus est tout pour nous ! » (4).

Un autre participant a ajouté :
« Si nous représentons le Christ principalement comme Thérapeute Divin, Guide, Ami, Héros, Source de Puissance, Réformateur Politique, Guérisseur, ou quelque autre titre à la place de Médiateur entre Dieu et les méchants, nous lui enlevons le rôle central de sa personne, et nous sapons l’essentiel de sa mission et de son œuvre (1 Cor 1.22 ; 2.2) »(5).

Le Christ unique, incomparable

Le titre «Christ» (Christos en grec) correspond au Messie de l’AT (machiah en hébreu), et signifie «l’Oint». Il est intéressant de constater qu’on pratiquait l’onction avec une huile spéciale (Ex 30.22-33), parfois pour la consécration d’un prophète, toujours pour celle d’un prêtre ou d’un roi. Un homme n’était pas autorisé à cumuler ces offices.

1) Le prophète, agent de la révélation, porte- parole chargé de transmettre les messages de Dieu à l’homme, avait pour exemple Elie (1 Rois 19.16).

2) Le souverain sacrificateur (ou prêtre), médiateur qui représentait le peuple coupable devant Dieu, avait pour exemple Aaron (Ex 29.4-7 ; Lév 8.12).

3) Le roi, revêtu d’autorité, chargé de régner, avait pour premier exemple Saül (1 Sam 10.1 ; 24.7-11).

Au travers d’une cérémonie solennelle, Dieu, l’initiateur, indiquait son choix souverain, mettait l’oint à part pour lui en vue d’une tâche déterminée par lui, le plaçait sous sa protection et le chargeait d’accomplir fidèlement son service. Toutefois, ces offices ne pouvaient être que provisoires, car leur accomplissement laissait toujours à désirer. C’est pourquoi l’A.T. annonce l’avènement de Celui qui est promis par Dieu, Fils (Ps 2.7) et Serviteur (Es 42.1) et qui - fait absolument unique - cumulera les trois fonctions en une seule Personne : Prophète (Deut 18.15,18-19 ; Es 61.1-2), Souverain Sacrificateur (Es 53), et Roi (Ps 2 ; Jér 23.5-6 ; etc.). Certains textes réunissent les offices de Sacrificateur et Roi (Ps 110.1,4 ; Zach 6.12-13). Le dénouement vient en la personne de Jésus-Christ, «que les deux Testaments regardent : l’Ancien comme son attente, le Nouveau comme son accomplissement, tous deux comme leur centre» (Pascal). Oint par l’Esprit Saint, Jésus-Christ, Fils unique du Dieu unique, incarné, entre dans notre temps et notre espace pour remplir complètement et parfaitement les trois offices :

1) Prophète (Luc 4.18-19 ; Jean 4.25- 26 ; Héb 1.1-4.13). Avec Simon Pierre, nous croyons qu’il a les paroles de la vie éternelle (Jean 6.68-69), car «jamais homme n’a parlé comme parle cet homme» (7.46). Il dit ce qu’il a vu chez son Père (8.38a), et nous sommes responsables de la manière dont nous écoutons ses paroles (12.47-48). Le ciel et la terre passeront, mais ses paroles ne passeront point (Mat 24.35).

2) Souverain Sacrificateur (Héb 3.3 ; 4.14-10.25 ; etc.). Jésus seul s’est offert lui-même, volontairement, une fois pour toutes, en sacrifice parfait pour les péchés du peuple (7.27) ; il est toujours vivant pour intercéder en faveur de ceux qui s’approchent de Dieu par lui, et les sauver parfaitement (25) ; il est capable de compatir à nos faiblesses, ayant été tenté comme nous à tous égards, sans commettre de péché (4.15).

3) Roi (Mat 2.2 ; Marc 15.2 ; Luc 1.31- 33 ; etc. jusqu’à l’Apoc 11.15 et 19.16). Car «Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père» (Phil 2.9-11).

Le mot de la fin

Accepter la formule Sola Scriptura, c’est découvrir que le salut en Jésus Christ est le message qui traverse l’Ecriture de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse ; c’est donc nous laisser conduire au Christ seul, Christus solus, et faire nôtre la priorité de l’Apôtre Paul : «Je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» (1 Cor 2.2).

Notes :

(1) Reproduite dans «Fac réflexion», no 51-52, 2000/2-3, Faculté Libre de Théologie Evangélique, pp. 44-49
(2) Here We Stand, Baker Books, Grand Rapids, Mich., 1996, p.16
(3) Sans doute dans le sens de transmettre les révélations constitutives de la «foi transmise une fois pour toutes» (Jude 3)
(4) Op. cit. p. 11s.
(5) Op. cit. p. 117

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SOLA SCRIPTURA (1re formule)

14 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

SOLA SCRIPTURA (1re formule)

Alfred KUEN et Frank HORTON

LES RÉFORMATEURS ont exprimé leurs convictions en cinq formules significatives commençant par Sola ou solus (seul). La première d’entre elles, Sola Scriptura (l’Ecriture seule), commandait les autres. A l’époque de Martin Luther, cette expression réaffirmait que la Bible était l’unique et ultime autorité à laquelle les chrétiens se soumettaient, à l’exclusion des décrets qui venaient des traditions de l’Eglise médiévale, des conciles ecclésiastiques et du Pape. Les Réformateurs désiraient que l’Ecriture Sainte tienne seule en qualité d’autorité véritable pour les croyants.

Aujourd’hui, dans leurs confessions de foi, les évangéliques adhèrent toujours à «l’autorité de la Bible»; mais le problème principal auquel nous sommes confrontés ne se situe plus à ce niveau-là. Car la question que nous devons nous poser à l’heure actuelle est de savoir si la Bible suffit à elle seule pour orienter et diriger la vie et le travail de l’Eglise. Croyons-nous encore, face aux complexités de la société actuelle, que l’Ecriture seule est capable d’attirer les incroyants vers le Christ, de nous aider à croître dans la piété, de diriger nos vies, de transformer et de revitaliser la société?

En d’autres termes, la bataille au XVIe siècle était dirigée contre ceux qui voulaient ajouter des traditions ecclésiastiques à l’Ecriture, tandis qu’aujourd’hui elle doit être livrée contre ceux qui nous recommandent l’utilisation de moyens humains, au détriment de la Bible, pour accomplir l’œuvre de Dieu. Qu’on nous comprenne bien: nous ne rejetons pas la contribution ni l’utilité des découvertes, fruits des recherches dans les divers domaines scientifiques. Car toute vérité a sa source en Dieu, tant et si bien que les sciences humaines nous permettent de mieux comprendre ce que les théologiens appellent la «Révélation générale», celle du Dieu Créateur (Rom 1.19,20). Mais nous devons sonner le tocsin lorsque, par un glissement imperceptible, nos études, prédications et autres rencontres tendent à remplacer l’Ecriture par les directives des sociologues, éducateurs, psychologues, psychiatres, etc., et à donner la pOrdre à ceux-ci !

A ce sujet, le regretté James Montgomery Boice, pasteur de la Tenth Presbyterian Church à Philadelphie, avait déjà exprimé son inquiétude en 1993, et surtout pendant les derniers mois de sa vie. Le sermon qu’il a donné le 23 mai 1993, à l’occasion du 25e anniversaire de son ministère, sur la «pleine suffisance de la Parole de Dieu» garde toute son actualité (1). On en jugera par l’extrait résumé que nous en donnons ci-dessous.

La pleine suffisance de la Parole de Dieu

Après avoir évoqué la priorité et l’inerrance de la Bible, face aux diverses théologies libérales tributaires de la subjectivité des théologiens, Boice pose la question: «Croyons-nous vraiment que Dieu nous a donné dans sa Parole tout ce dont nous avons besoin? Ou bien croyons-nous nécessaire de compléter la Bible par d’autres choses dues au génie de l’homme: techniques sociologiques pour évangéliser ? Psychologie et psychiatrie pour favoriser la croissance chrétienne? Signes et miracles pour être guidés? L’enseignement biblique est-il suffisant pour favoriser le progrès social et les réformes nécessaires? » Pour sa démonstration, il s’appuie principalement sur trois textes bibliques:

Le Psaume 19 montre que la Parole de Dieu, opposée à la révélation limitée que Dieu nous donne de lui-même dans la nature, est «parfaite, digne de confiance, elle donne la sagesse et du discernement, tous ses décrets sont vrais, parfaitement justes»;

Dans Matthieu 4, nous découvrons la pleine suffisance de la Parole pour résister aux tentations de l’Adversaire. Jésus n’a eu recours ni à un pouvoir surnaturel, ni à des signes ou à une intervention spéciale de Dieu. Il a cité trois textes du Deutéronome et il a vaincu l’Ennemi;

Dans 2 Timothée 3.16-17, l’apôtre Paul avertit son jeune disciple en lui présentant les caractéristiques des derniers temps où les gens «seront égoïstes, avides d’argent, vantards et prétentieux. Ils parleront de Dieu d’une manière injurieuse et n’auront pas d’égards pour leurs parents. Ils seront ingrats, dépourvus de respect pour ce qui est sacré, sans cœur, sans pitié, calomniateurs, incapables de se maîtriser, cruels, ennemis du bien; emportés par leurs passions et enflés d’orgueil, ils seront prêts à toutes les trahisons. Ils aimeront le plaisir plutôt que Dieu. Certes, ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force» (2 Tim 3.1-5).

Quelle arme secrète Paul va-t-il dévoiler à Timothée pour agir en un temps pareil? Rien de neuf: seules les saintes lettres qu’il connaît depuis son enfance, auxquelles il doit rester attaché car elles peuvent lui donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus-Christ, et puisque toute l’Ecriture est inspirée de Dieu, elle est aussi utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu, de sorte que l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne.

Pleinement suffisante dans tous les domaines

1. Dans l’évangélisation

Toutes les techniques employées: musique captivante, témoignages personnels, appels à l’émotion, s’avancer pour témoigner de sa consécration au Christ, tout cela est, dans le meilleur des cas, un complément. «Mais si on utilise de tels moyens ou si on s’appuie sur eux sans une prédication fidèle et un enseignement de la Parole de Dieu, les «conversions» qui en résultent seront de fausses conversions, ce qui veut dire que ceux qui y répondent ne seront pas de vrais chrétiens, mais seulement des chrétiens de nom. Le seul moyen par lequel le Saint-Esprit agit pour régénérer des hommes et des femmes, c’est la Parole de Dieu». L’apôtre Pierre a dit:Vous êtes nés à une vie nouvelle, non d’un homme mortel, mais d’une semence immortelle: la Parole vivante et éternelle de Dieu (1 Pi 1.23).

2. Dans la sanctification

En parlant de sanctification, la plupart d’entre nous pensent soit à une méthode («Si vous voulez être saint, voici trois choses que vous devrez faire... »), soit à une expérience («Vous avez besoin d’une seconde œuvre de la grâce, d’un baptême du Saint-Esprit »). Pour Paul, il s’agit de connaître la Bible et ce qu’elle enseigne au sujet de ce que Dieu a fait pour nous lorsqu’il nous a sauvés. Dans Rom 6.11, Paul dit pour la première fois dans l’épître que le croyant doit faire quelque chose: se considérer comme mort au péché et vivant pour Dieu en Jésus-Christ. Il doit s’appuyer sur quelque chose qui a été accompli pour lui - il doit donc connaître l’Ecriture, puis agir sur la base de cette connaissance. Telle est l’approche biblique de la sanctification: connaître et vivre par la Parole suffisante de Dieu.

3. Pour être guidé

La Parole de Dieu nous renseigne amplement sur la manière dont nous devons vivre pour plaire à Dieu. Pour toutes les questions qui ne sont pas directement prévues par elle (quelle profession choisir, avec qui nous marier?), si nous obéissons aux directives que la Parole nous donne, nous ne pourrons pas faire fausse route.

4. Réformes sociales431802_255069737938323_1321882455_n.jpg

Là aussi, la Parole de Dieu est suffisante pour renouveler et réformer la société. J.M. Boice en donne pour preuve l’exemple de Genève au temps de Calvin. En 1535, le Conseil des Deux Cent qui gouvernait la ville a décidé de rejeter le catholicisme et de se tourner vers la Réforme. Jusque là, la ville était connue pour ses émeutes, les jeux de cartes, les danses indécentes, l’ivrognerie, les adultères et autres vices. Certains se promenaient nus dans les rues et chantaient des chansons grivoises et blasphématoires. Lorsque la ville s’est tournée vers le protestantisme, les gens voulaient continuer comme auparavant. Le Conseil ne savait que faire pour changer cet état des choses. Il émit décret sur décret pour endiguer les vices, mais rien n’y fit. Le niveau moral de la cité continuait à décliner.

Calvin arriva à Genève une année après la décision de changer d’obédience. Il était pratiquement ignoré et ne touchait même pas de salaire la première année. Ses premiers essais de prédication furent si impopulaires que le Conseil le démit au début de l’année 1538. Il partit pour Strasbourg où il fut très heureux et n’eut aucune envie de retourner à Genève. Lorsque la situation eut tellement empiré là-bas, on lui demanda de revenir. Mû par un sentiment du devoir, il y revint le 13 septembre 1541.

Sa seule arme était la prédication de la Parole de Dieu. Il la reprit exactement à l’endroit où il l’avait laissée en partant trois ans et demi auparavant. Il prêcha tous les jours et, sous l’effet de cette prédication, les choses commencèrent à changer. «Lorsque les Genevois eurent connaissance de la Parole de Dieu et lui permirent d’influencer leur comportement, leur cité devint presque une nouvelle Jérusalem d’où l’Evangile rayonna vers le reste de l’Europe, vers la Grande Bretagne et le Nouveau Monde». Ce changement en entraîna d’autres sur le plan social (réglementation des conditions sanitaires, création d’un hôpital et d’une maison pour les pauvres, éducation des gens à tous les niveaux, création de l’Académie qui influença toute l’Europe, établissement d’industries).

Genève est le meilleur exemple de ce que peut réaliser, sur le plan moral et social, la prédication fidèle de la Parole de Dieu.

A.K. et F.H.

N.D.L.R.: Cet article est le premier d’une série de cinq articles sur les SOLI de la foi des Réformateurs, articles rédigés par Frank Horton et Alfred Kuen

Note
1 Publié dans «What Makes a Church Evangelical?», Crossway Books, Wheaton, IL, USA, 1999, p. 19-27.

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Déclaration de Cambridge

12 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Déclaration de Cambridge

Alliance des Evangéliques Confessants 
Cambridge, Massachusetts (USA), le 20 avril 1996 

Traduction Frank HORTON

Aujourd'hui les églises évangéliques sont de plus en plus dominées par l'esprit du siècle plutôt que par l'Esprit du Christ. En tant qu'évangéliques nous nous appelons à nous repentir de ce péché et à recouvrer la foi historique chrétienne.

Au cours de l'histoire, les mots changent de sens. A l'heure actuelle c'est ce qui est arrivé au mot "évangélique". Par le passé il servait de lien d'unité entre chrétiens venant d'une grande diversité de traditions ecclésiastiques. Etre évangélique, c'était confesser sa foi. Etre évangélique, c'était adhérer aux vérités essentielles du christianisme telles qu'elles avaient été définies par les grands conciles ocuméniques de l'Eglise. De plus, les évangéliques partageaient en héritage commun les "sola" de la Réforme protestante du 16e siècle.

Aujourd'hui la lumière de la Réforme a été affaiblie d'une manière significative. En conséquence, le mot "évangélique" est devenu tellement inclusif qu'il a perdu sa signification. Nous sommes confrontés au danger de perdre l'unité forgée pendant des siècles. En tenant compte de cette crise, et à cause de notre amour pour le Christ, pour son évangile et pour l'Eglise, nous nous efforçons d'affirmer tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme telles qu'elles ont été confessées historiquement par les évangéliques. Nous affirmons ces vérités, non pas à cause de leur rôle dans nos traditions, mais parce que nous croyons qu'elles sont centrales à la Bible.

I. Sola Scriptura: L'érosion de l'autorité

L'Ecriture seule est la règle inhérente de la vie de l'Eglise, et pourtant l'église évangélique à l'heure actuelle a séparé l'Ecriture de sa fonction d'autorité. Dans sa pratique, l'Eglise se laisse diriger trop souvent par la culture ambiante. Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme du monde des divertissements: tout cela correspond beaucoup plus à ce que l'Eglise désire, à sa manière de fonctionner, et à ce qu'elle offre, que ne le fait la Parole de Dieu. Nombre de pasteurs ont négligé le contrôle légitime qu'ils doivent exercer sur l'adoration, y compris sur la substance doctrinale de la musique. Au fur et à mesure qu'on a abandonné dans la pratique l'autorité biblique, que ses vérités ont disparu de la pensée chrétienne, et que ses doctrines ont perdu leur pointe, l'Eglise a été progressivement dépouillée de son intégrité, de son autorité morale et de son orientation.

Plutôt que d'adapter la foi chrétienne pour la faire correspondre et satisfaire aux besoins ressentis par les consommateurs, nous devons proclamer la loi comme l'unique mesure de la justice véritable, et l'évangile comme l'unique annonce de la vérité salvatrice. La vérité biblique est indispensable à la compréhension de l'Eglise, à son édification et à sa discipline.

L'Ecriture doit nous porter; au delà de nos besoins ressentis jusqu'à nos besoins réels, et nous libérer de l'habitude que nous avons de nous voir au travers des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d'une culture de masse. C'est seulement à la lumière de la vérité de Dieu que nous sommes rendus capables de nous comprendre et de voir comment Dieu a pourvu à nos besoins. Il est donc indispensable de prêcher et d'enseigner la Bible dans l'église. Les sermons doivent être une exposition de la Bible et de ses enseignements, et non pas l'expression des opinions du prédicateur ou des idées courantes de l'époque. Nous ne devons accepter rien de moins que ce que Dieu a donné.

L'ouvre du Saint-Esprit dans l'expérience ne saurait être dissociée de l'Ecriture. L'Esprit ne parle pas selon des moyens qui seraient indépendants de l'Ecriture. Séparés de l'Ecriture, nous n'aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ. C'est la parole biblique, et non pas l'expérience spirituelle, qui est le critère de la vérité.

Première thèse: Sola Scriptura

Nous réaffirmons l'Ecriture inerrante comme unique source de la révélation divine écrite, qui seule peut lier notre conscience. La Bible seule enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut (et délivrance) du péché, et constitue la règle selon laquelle tout comportement chrétien doit être mesuré.

Nous déclarons qu'aucun credo, concile ou individu ne peut lier la conscience du chrétien, que l'Esprit Saint ne parle jamais indépendamment de ou contrairement à ce qui est présenté dans la Bible, et que l'expérience personnelle spirituelle ne peut jamais être un véhicule de la révélation. 

II. Solus Christus: L'érosion d'une foi centrée sur le Christ

Au fur et à mesure que la foi évangélique s'est conformée à l'esprit du siècle, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante. Les résultats ont été, d'abord, une perte des valeurs absolues et l’émergence d'un individualisme permissif; la guérison s'est substituée à la sainteté, le rétablissement à la repentance, l'intuition à la vérité, la sensation à foi, le hasard à la providence, et gratification immédiate à l'espérance persévérante. Le Christ et sa croix ont été déplacés du centre de nos préoccupations. 

Deuxième thèse : Solus Christus

Nous réaffirmons que notre salut est accompli par le Christ historique seul grâce à son ouvre de médiateur. Sa vie sans péché et l'expiation comme substitut à notre place seule suffisent pour notre justification et notre réconciliation avec le Père.

Nous déclarons que l'Evangile n'est pas prêché si l'on ne déclare pas l'ouvre expiatoire du Christ et si l'on ne sollicite pas la foi en Christ et en son ouvre.

III. Sola Gratia: L'érosion de l'Evangile

La confiance injustifiée dans la capacité de l'homme est un produit de la nature humaine déchue. Cette fausse confiance remplit maintenant le monde évangélique - à partir de l'évangile de l'estime de soi jusqu'à l'évangile de la santé et de la richesse; à partir de ceux qui ont transformé l'Evangile en un produit à vendre et les pécheurs en des consommateurs qui désirent acheter, jusqu'à d'autres qui considèrent que la foi chrétienne est vraie parce qu'elle est efficace. Tous "ces dérapages" réduisent au silence la doctrine de la justification, quels que soient les engagements officiels de nos églises.

La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais reste la seule cause efficace du salut. Nous confessons que les êtres humains naissent morts sur le plan spirituel et sont incapables de collaborer avec la grâce qui régénère.

Troisième thèse : Sola Gratia

Nous réaffirmons que par le salut nous sommes délivrés de la colère de Dieu, et cela par sa grâce seule. C'est l'ouvre surnaturelle du Saint-Esprit que de nous conduire au Christ en nous libérant de notre esclavage au péché et en nous ressuscitant de la mort spirituelle à la vie spirituelle.

Nous déclarons que le salut n'est en aucun sens une ouvre humaine. Les méthodes, techniques et stratégies humaines ne peuvent, par elles-mêmes, accomplir cette transformation. La foi ne peut être produite par notre nature humaine non-régénérée.

 

IV. Sola Fide: L'érosion de l'article principal

La justification est par la grâce seule au travers de la foi seule à cause du Christ seul. Il s'agit là de l'article par lequel l'Eglise tient debout ou s'écroule. Aujourd'hui nombre de responsables, savants et pasteurs qui prétendent être évangéliques négligent, déforment, voire parfois nient cet article. Bien que la nature humaine déchue ait toujours refusé d'admettre la nécessité de la justice de Christ imputée, la pensée moderne alimente peu à peu ce mécontentement à l'encontre de l'Evangile biblique. Nous avons permis à ce mécontentement de dicter la forme de notre ministère et le contenu de notre prédication.

Nombre de ceux qui sont dans le mouvement pour la croissance de l'Eglise croient que la compréhension sociologique des participants au culte est tout aussi importante pour le succès de l'Evangile que la proclamation de la vérité biblique. Par conséquent, les convictions théologiques sont souvent divorcées d'avec l'ouvre du ministère. L'orientation vers le marketing dans beaucoup d'églises va encore plus loin, pour effacer la distinction entre la Parole biblique et le monde, priver la croix de Christ de son aspect choquant, et réduire la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès des corporations mondaines.

Tout en prétendant croire à la théologie de la Croix, ces mouvements en réalité la vident de sa substance. Il n'y a pas d'autre évangile que celui de la substitution du Christ à notre place, grâce à laquelle Dieu lui a imputé notre péché et nous a imputé sa justice. C'est parce qu'il a enduré notre jugement que nous pouvons maintenant marcher dans sa grâce, assurés pour toujours de son pardon, acceptés et adoptés comme enfants de Dieu. Il n'y a pas d'autre fondement pour notre acceptation devant Dieu que l'ouvre salvatrice du Christ... pas même notre patriotisme, notre dévouement ou notre rectitude morale. l'Evangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ, et nous dissuade de chercher à obtenir la faveur de Dieu par quelque autre voie que ce soit.

Quatrième thèse: Sola fide

Nous réaffirmons que la justification est par la grâce seule au travers de la foi seule grâce au Christ seul. Par la justification, la justice de Christ nous est imputée comme unique satisfaction possible de la justice parfaite de Dieu.

Nous déclarons que la justification ne repose sur aucun mérite qui nous soit propre, ni sur la base d'une infusion de la justice de Christ en nous par voie sacramentelle. Nous déclarons de même qu'une institution qui prétend être une église mais qui refuse ou condamne la sola fide ne peut être reconnue comme une église légitime.

V. Soli Deo Gloria: L'érosion d'une adoration centrée sur Dieu

Partout où, dans l'Eglise, l'autorité biblique a été perdue, le Christ a été déplacé, l'Evangile a été biaisé ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison: nos intérêts ont remplacé ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes à l'accomplissement de son ouvre. Que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l'Eglise aujourd'hui est un fait répandu et lamentable. C'est cette perte qui nous permet de transformer l'adoration en divertissement, la prédication de l'Evangile en marketing, la foi en une technique, l'éthique en appréciation agréable de nous-mêmes, et la fidélité en une quête du succès. En conséquence, Dieu, le Christ et la Bible ont perdu une grande partie de leur valeur à nos yeux et ne pèsent plus beaucoup pour nous.

Dieu n'existe pas pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises, notre appétit de consommation, ni même nos intérêts spirituels personnels. Nous devrions de nouveau centrer notre adoration sur Dieu lui-même, plutôt que sur la satisfaction de nos besoins personnels. Dieu reste souverain dans l'adoration, et non pas nous. Nos soucis devraient concerner le royaume de Dieu et non pas notre propre sphère, notre popularité ou notre succès.

Cinquième thèse: Soli Deo gloria

Nous réaffirmons que parce que le salut est de Dieu et a été accompli par lui, ce salut est pour la gloire de Dieu, et nous devons le glorifier, lui, toujours. Nous devons vivre notre vie entière devant sa face, sous son autorité et pour sa gloire seule.

Nous déclarons que nous ne pouvons pas glorifier Dieu convenablement si nous confondons l'adoration avec le divertissement, si nous négligeons la Loi ou l'Evangile dans notre prédication ou si nous permettons à la recherche de l'épanouissement de soi, l'estime de soi ou la réalisation de soi de devenir les options préférées de notre "évangile".

Conclusion

Un appel à la repentance et à la réformation

La fidélité de l'Eglise évangélique dans le passé contraste de façon marquante avec son infidélité actuelle. Au début de ce siècle, les églises évangéliques soutenaient un effort missionnaire remarquable et construisaient de nombreuses institutions religieuses au service de la vérité biblique et du royaume de Christ. C'était une époque où le comportement chrétien et son attente étaient tout à fait distincts de ceux de la culture. Aujourd'hui ils ne le sont souvent plus. Aujourd'hui le monde évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale et son zèle missionnaire.

Nous nous repentons de notre mondanité. Nous sommes tombés sous l'influence des "évangiles" de notre culture sécularisée... qui ne sont pas des évangiles. Nous avons affaibli l'Eglise par notre manque de repentance sérieuse, notre aveuglement face aux péchés en nous-mêmes que, pourtant, nous voyons si clairement chez les autres, et notre échec inexcusable d'annoncer efficacement à d'autres l'ouvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.

Nous appelons sincèrement les évangéliques égarés qui se sont écartés de la Parole de Dieu dans les domaines développés dans cette Déclaration. Nous y incluons ceux qui déclarent qu'il y a une espérance de vie éternelle en dehors d'une foi explicite en Jésus-Christ, qui prétendent que ceux qui rejettent le Christ dans cette vie sont annihilés plutôt que de subir le juste jugement de Dieu au travers d'une souffrance éternelle, ou qui affirment qu'évangéliques et catholiques romains sont un en Christ là même où la doctrine biblique de la justification n'est plus confessée.

L'Alliance des Evangéliques Confessants invite tout chrétien à envisager d'incorporer cette Déclaration dans l'adoration de l'église, comme dans son ministère, ses principes, sa vie et son ouvre d'évangélisation.

Pour la gloire de Christ. 
Amen 

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RETOUR AUX FONDEMENTS

11 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Retour aux fondements

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La fin du vingtième siècle avec ses grands chambardements approche à grands pas. Elle est caractérisée par le renversement des fondements sur lesquels reposait la société occidentale. Profondément marquée par des siècles de culture chrétienne qui plongeait ses racines dans les Ecritures, elle a subi une érosion lente pour aboutir à un changement de paradigme dans son concept du monde. Le psalmiste pose une question pertinente: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? (11.3) Quelle sera notre réponse?

Il est bon de revenir un peu en arrière dans le temps. La Réforme nous a légué quelque chose d'inestimable. Par elle, Dieu a opéré un retour aux Ecritures, seule norme de notre foi dans tous les domaines de la vie. Cette foi n'était pas floue. L'ensemble des vérités bibliques constituait le fondement de la foi des Réformateurs. Il engendrait une confiance; et une obéissance totales en la Bible, Parole de Dieu qui avait autorité sur leur intelligence, leur cour, leur vie. Il n'y avait pas de concept relativiste ou pluraliste quant aux fondements de la foi. En revanche, le dualisme entre le spirituel et le matériel, l'invisible et le visible, la nature et la grâce, le temporel et l'éternel a contribué à une sécularisation progressive de la société occidentale. Les lumières et le rationalisme ont encore diminué l'impact de l'Evangile produit par la Réforme. Avec Hegel, au début du 19e siècle, le monde a été bouleversé dans sa manière de penser par le principe dialectique: thèse, antithèse, synthèse. Plus rien n'était absolu, vrai, sans cette démarche philosophique préalable. Ici, on trouve l'origine du relativisme qui a marqué également la théologie.

Au milieu du siècle passé, Darwin, sans doute influencé par la philosophie de Hegel, a publié son fameux ouvrage "De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle", ce qui marqua le début de la diffusion de la théorie de l'évolutionnisme. Roger Liebi écrit avec pertinence: "On exagère à peine en disant que Darwin a posé l'un des fondements essentiels de la cosmologie dominante du 20e siècle. Il est l'auteur d'un tournant décisif dans la manière de penser des pays occidentaux hautement civilisés. Innombrables furent ceux qui commencèrent à se détacher du christianisme. La perspective biblique, selon laquelle Dieu créa le monde et la vie, et fit l'homme à son image, devint pour eux toujours plus inacceptable. L'enseignement de Darwin conduisit aussi à de toutes nouvelles conceptions en philosophie, en psychologie, en pédagogie, en sociologie, en théologie, en histoire, en astronomie, ainsi qu'en beaucoup d'autres domaines" (Le Nouvel Age, p. 11, éd. Bibles et Traités Chrétiens, CH-1800 Vevey). Le marxisme, l'existentialisme et le pragmatisme ne sont que le prolongement de ces philosophies.

En résumé, toute la crise actuelle à tous les niveaux est la conséquence de l'humanisme séculier qui a déshumanisé l'homme, aussi paradoxal que cela paraisse. Dans tous les domaines, il est en faillite. Alors les hommes cherchent leur bonheur ailleurs, dans l'irrationnel, puisque le matérialisme rationnel ne leur a apporté que le goût amer d'une illusion chimérique. Le Nouvel Age se substitue au rationalisme. On parle d'être en harmonie avec soi-même, avec la nature, l'environnement, le cosmos, etc. Pour se déstresser, on a recours à la spiritualité orientale, au mysticisme, à l'astrologie, à la médecine parallèle, à la psychologie moderne, etc. Des termes comme amour, unité, paix, n'ont plus la connotation que la Bible leur donne.

Face à ce déferlement de séductions sataniques et à la désorientation de l'Eglise dans un monde où elle devrait être le sel de la terre, n'y a-t-il pas un retour aux Ecritures Saintes à opérer en laissant libre cours à l'Esprit de Dieu qui veut parler à nos cours? Lui seul peut produire la repentance, l'obéissance à la Parole de Dieu et la mise en pratique des directives divines. L'objectif des articles publiés dans ce numéro est d'avertir nos lecteurs des temps que nous vivons en nous encourageant à revenir aux vérités centrales de la Réforme: Sola Scriptura, Solus Christus, Sola gratia, Sola fide, Soli Deo gloria. Ces vérités claires et fondamentales révélées dans les Ecritures ne se négocient pas. Il n'y a pas de compromission possible. Jésus n'affirme-t-il pas: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ? L'apôtre Pierre n'est pas moins explicite: Il n'y a de salut en aucun autre; car il n y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Jean 14.6 ; Actes 4.12). Paul, dans sa 2e lettre aux Corinthiens, retrace la vie chrétienne au milieu des difficultés. Toutes nos ressources sont en Christ, qui nous fait toujours triompher (2.14). Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance au Christ (10.4-5). C'est Jésus seul, l'Esprit seul et l'Evangile seul par contraste à un autre Jésus..., un autre esprit... et un autre évangile provenant de Satan lui-même qui se déguise en ange de lumière (11.4,13-15).

Que Dieu nous fasse la grâce de persévérer dans la foi telle que les Ecritures nous l'enseignent. C'est pourquoi, affermissez votre pensée, soyez sobres et ayez une parfaite espérance en la grâce qui vous sera apportée, lors de la révélation de Jésus-Christ. (1 Pi 1.13).

 

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LE COMMERCE OCCULTE (Suite)

7 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Introduction :

Dans notre dernier article sur le commerce occulte, nous disions que ce domaine est bien complexe, mysterieux et large. Nous ne devons jamais l'ignorer, ce sont les enfants de Dieu qui dorment sur leurs lauriers se vantant de leur acquis oubliant que dans le combat, deux strategies sont obligatoires sont indispensables : "Combat defensif" et "Combat offensif". 

Le Seigneur Jesus Christ dit a dessein ; ''Si un aveugle conduit un aveugle, les deux tomberont dans un trou''. Sortons de notre sommeil de mort et combattons le bon combat en exposant les oeuvres du malin. Dans les lignes suivantes, le Pr Titus EDZOA nous nous plonge dans les mysteres de l'inedit dont sont victimes les hommes du pouvoir. 

 

Bonnes feuilles. Titus Edzoa,

Boire tout frais du sang humain, c’est particulièrement excitant pour les caprices des démons ; lassé des langoureuses divines sirènes, trop exigeantes et jalouses, l’on se fait incube, pour priver de leur virginité des nymphettes aussi lascives que naïves : cela procure de la jouvence à perpétuité ; pratiquer comme rituel de purification et d’allégeance l’homosexualité, c’est une haute distinction discriminatoire pour l’honorabilité de la confrérie supposée prestigieuse ; engager en astral des combats nocturnes épiques et suicidaires sur des « avions-tapis volants », bourrés de missiles incendiaires, l’ennemi redouté ne s’éliminant que de nuit, déguster de la chair humaine faisandée à l’étouffée, c’est de l’ambroisie pour l’éternité ; livrer en sacrifice à la confrérie et, tour à tour, le plus aimé de ses proches, c’est renforcer la solidarité et la respectabilité du groupe ; organiser des messes sabbatiques, très noires en couleur, pour défier le Dieu tout puissant entouré de sa cohorte de saints, de bienheureux et consorts ; pactiser avec Lucifer, le diable doublement connu, le plus redouté parce que le plus redoutable, en signe de fierté d’être son flambeau de l’incarnation du mal ; forniquer avec des cadavres féminins, à défaut de harpies particulièrement décaties, ça donne de la pêche et du courage ; s’abreuver de coctions hallucinogènes, c’est l’accès assuré au royaume des ancêtres, éternels gardiens de la sagesse ; consulter de vieux grimoires, pour y découvrir des formules magiques : ainsi à la carte peut-on tuer à l’envi, avant de périr soi-même heureux, comblé d’une mort violente…, car parait-il, tout « mystique » meurt toujours d’une mort violente, et toute mort violente démasque « tout mystique camouflé »… ; ablutions, bains publics en tenue d’Adam et lavements d’écorces diverses, assorties de force piment et poivre, en cocktails explosifs, voilà qui « blinde », immunise contre des sortilèges de tous genres, rendant invulnérable à toutes balles et flèches empoisonnées, visibles ou invisibles, à toutes attaques, de jour comme de nuit ; se rendre invisible par des « mots de passe-passe », avec la faculté, le pouvoir de détruire préventivement l’autre, et cela d’une façon ostentatoire, car le secret pourrait occulter la puissance ; posséder l’âme de l’autre, en même temps jouir du privilège du pouvoir d’exorciser, car il faut être un brin diable pour terrasser le démon ; passer à travers les fissures des murs, les palâtres des serrures, en démonstration du pouvoir d’ubiquité… Et bien d’autres prouesses, bien d’autres fadaises, encore et encore !

Décapant et fantasmagorique, c’est un empire qui, en permanence, se voit métamorphosé de l’illusion la plus étonnante à une prétendue réalité, submergé par l’ignorance et l’obscurantisme ! Et pour causes ? Pour acquérir, paraît-il, toujours plus de pouvoir, plus de puissance, afin de posséder, accumuler force richesses, dans l’ostentation qui terrifie ; dominer tout et dominer tous ; accéder à des fonctions les plus prestigieuses de la société, où argent et biens matériels seraient l’aboutissement glorieux et mirobolant d’une vie réussie de prétendu bonheur !!!

Royaume de l’occultisme, empire de la sorcellerie. Voilà comment, hélas, est perçu le mysticisme, dans une société gavée d’ignorance et sans défense, victime d’un empoisonnement mental délétère et subtilement distillé, sous un joug déconcertant des forces obscurantistes ! « L’Homme contemporain cherche le plaisir sans le bonheur, le bonheur sans la science et la science sans la sagesse », disait déjà, il y a un siècle environ, Edouard Schuré…

Ce royaume des fantasmes comprend trois grands groupes interdépendants :
Le premier : il est constitué de tous ces charlatans et myriades de sorciers, auteurs et vendeurs d’illusions à l’encan ; exaltés par une auto-contemplation et par un narcissisme hors du commun, ils s’attribuent de prétendus pouvoirs cyclopéens ; il se peut que certains d’entre eux aient eu un accès furtif, à quelques moments de leur existence, à certains aspects des lois universelles, sans maîtrise aucune ; et dans une ignorance caractérisée, ils s’en servent, les manipulant dangereusement à leurs risques et périls, pour arnaquer, hanter, harceler, prendre en otage leurs victimes trop crédules et sans défense ; pour des fins égoïstes, ils se font passer pour des chantres patentés de la « magie », obsédés par leurs propres turpitudes, peurs, angoisses et défaites refoulées… Quel cynique courage !

Le deuxième groupe : il comprend des individus de tous genres aussi, affiliés à des mouvements ou organisations religieux ou non, prétendument altruistes et charitables, pour le moins respectables et quelquefois reconnus dans le monde ; ils se distinguent par des envolées verbales violentes et dilatoires, opposant foi et raison, amalgamant savoir et connaissance, fanatisme et vérité, violence et rédemption, distillant aussi, depuis leur apparence hégémonie et condescendance sociétales ou cléricales, le venin mental de la peur et de la condamnation qui « assassine » l’âme indocile. Dans une attitude honteusement hypocrite, ils confondent deux mondes diamétralement opposés, se délectant à diaboliser, à tout crin, le mysticisme authentique, dévoilant fantasmagorique mitoyen, de même nature que le premier, dont ils prétendent pourtant dénoncer les frasques. Leur extrême et inlassable violence est aussi surprenante que suspecte : l’attrait permanent que suscite le monde illusoire charlatanesque assécherait inexorablement les théories de leurs chapelles de plus en plus parsemées. Une attitude qui prend résolument l’allure d’un combat sans merci d’hégémonie, bien loin de la charité rédemptrice et oblative, psalmodiée par ces exaltés dangereux. Ce groupe est au moins aussi nuisible que le premier.

Le troisième et le dernier groupe : c’est cette masse anonyme, englobant tous ces êtres fragilisés par les dures expériences de la vie, plongés quelquefois dans l’abîme du désarroi et du désespoir, et qui cherchent des solutions faciles, voire miraculeuses à leurs problèmes. Soumis depuis leur enfance à cet environnement malsain, hypocrite et ignorant, leur mental empoisonné et déséquilibré s’est progressivement imbibé de schèmes d’horreur, de peurs, se faisant esclave de fantasmes et otage d’une déconcertante supercherie. Ils sont des victimes privilégiées autant du premier que du deuxième groupe, une clientèle rentable à fort prix, au mépris de leur dignité et de leur naïve sincérité…

Voilà ce que le mysticisme ne peut pas être !

Voilà ce que le mysticisme n’est

(Extrait du Messager)

Lien : http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-7401.html#.T_b5J2nqsxt.twitter

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LES ÉTAPES DE LA CLASSIFICATION DÉMONIAQUE

6 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 

ETAPE DE LA CLASSIFICATION DE LA POSSESSION DEMONIAQUE

 

Introduction : 

De plus en plus, la vie de certaines frères et sœurs se dégrade et une sorte d’enveloppe invisible les enlace de liens maléfiques et leur vigueur s’arrête à la stupéfaction de leurs admirateurs. Des lors, ils deviennent subitement des objets de scandale au milieu des leurs. Ne comprenant pas le bien fondé de la réaction des uns et des autres, ils sont choqués et se découragent. Sans tarder, la descente périlleuse vers la vie rétrograde ne se fait pas attendre.

Qu’y a-t-il ? Que c’est-il passé ? Comment les aider ?

Ils ont été attaqués ou sont sous l’emprise des démons.

Qu’est-ce que c’est et comment procéder pour leur délivrance ? 

Comment est-ce possible qu’une personne qui a confessé Christ soit encore atteinte par les esprits ? 

Le manque de connaissance fait croire qu’à la nouvelle naissance l’homme est automatiquement libéré. Ne dit-on pas souvent que nous sommes nés de nouveau ? Si donc nous sommes nés de nouveau, pourquoi parlerait-on encore de l’influence des mauvais esprits dans la vie du croyant ? 

La nouvelle naissance est une renaissance de l’esprit humain. Le Saint Esprit convainc l’homme de péché, de la justice et du jugement (Jean16, 8). Cette conviction se passe dans l’esprit de l’homme qui par la corruption a perdu l’essence divine de la vie en épousant la mort. La vie de Dieu par sa Parole renaît dans l’esprit de l’homme, lui faisant percevoir les choses telles que Dieu les perçoit. Cette renaissance le place dans la position première de ‘’l’image et de la ressemblance’’ de Dieu perdue au jardin d’Eden par la chute d’Adam. Dès lors, la Parole créatrice de Dieu chasse la nature de Satan qui sort de l’esprit de l’homme, ramenant de fait la nature de Dieu dans l’esprit humain. 

L’âme et le corps de l’homme à la nouvelle naissance ne subissent aucune influence de la Parole de Dieu et gardent toujours leur ancienne nature altérée par Satan. Dans le domaine de l’âme et du corps de l’homme se trouve un grand problème car Satan par ses mauvais esprits reste toujours maître dans ces deux domaines. Rendre ministère pour parvenir à la délivrance devient nécessaire parce que Satan doit être chassé de ce territoire qu’il occupe injustement par la présence de ces mauvais esprits. Les prescriptions divines sont claires à cet effet : 

Philippiens 2,12-13 : ‘‘faites fructifier votre salut par crainte et respect… c’est Dieu lui-même qui agit en vous pour produire le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour’’.

Proverbes 20.27 explique mieux ce phénomène en ces termes : ‘‘L’esprit de l’homme est une lampe que l’Eternel a donnée et qui sonde les profondeurs de l’être’’.

Lorsque nous sommes nés de nouveau, l’esprit humain est illuminé par l’Esprit de Dieu, et devient la lumière qui brille dans chaque domaine ténébreux de nos vies, nous révélant et nous convaincant de la situation de notre cœur. La part de Dieu étant de nous indiquer la source du mal qui s’identifie par la chair et les mauvais esprits, il nous revient de ‘’crucifier la chair’’ et ‘’chasser les démons’’. Il nous est impossible d’inverser cet ordre si nous voulons marcher avec Dieu. 

Actes 26.16-28 : La marche chrétienne est basée sur la révélation présente de Dieu et celle pour laquelle il se révèle pendant le parcours. De même pour la croissance, un enfant ne peut en un jour naître et grandir, mais il doit passer par les étapes rationnelles. La mission de l’apôtre Paul avait plusieurs volets : 

1. Ouvrir les yeux des païens : La prédication par la vertu du Saint-Esprit devait illuminer les yeux spirituels des païens pour leur permettre de voir ‘dans la vision de Dieu’ « Pourtant, notre Bonne Nouvelle reste cachée pour certains, pour ceux qui perdent leur vie loin de Dieu et qui ne croient pas. Le dieu mauvais de ce monde a rendu leur intelligence aveugle. Alors ils ne voient pas briller la lumière qui est dans la Bonne Nouvelle. C’est la lumière de la gloire du Christ, lui qui est l’image de Dieu. » (2 Cor 4.4) 

2. Passer des ténèbres à la lumière : Cette nouvelle façon de voir permet de discerner ce qui est bien de ce qui est mal, ce qui permet de séparer le mal du bien.

3. Passer de la puissance de Satan à Dieu : Une fois le mal séparé du bien, les yeux ouverts, il est facile de discerner l’engrenage dans lequel on a été plongé. Il devient facile de rompre le joug de la servitude. ‘’L’Esprit de l’Eternel, du Seigneur, est sur moi car il m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle. Oui, il m’a envoyé afin de panser ceux qui ont le cœur brisé, d’annoncer aux captifs leur délivrance et ceux qui sont prisonniers leur mise en liberté’’ (Esaie61.1). Ce passage de la puissance de Satan à Dieu est le ministère de la délivrance qui consiste à livrer guerre aux puissances des ténèbres qui tiennent encore en captivité certains domaines de notre vie. Dénoncer, renoncer, rompre les liens ou les jougs, révoquer les esprits impurs et les chasser de notre vie, voila le combat spirituel. 

4. Recevoir par la foi le pardon des péchés : Lors de la cure d’âme, la recherche profonde de notre participation aux œuvres de Satan nous permet de discerner là où nous avons été impliqués dans les rouages du mal. La confession qui s’en suit nous dégage des alliances avec le monde des ténèbres et nous procure un pardon par la foi au sang de Jésus versé pour notre expiation. 

5. Recevoir l’héritage avec les sanctifiés : Les alliances avec Satan étant dénoncées, la rupture avec le monde des ténèbres étant consommée, nous pouvons facilement prendre par la foi notre héritage qui avait été retenue par Satan. C’est alors que nous pouvons jouir pleinement  des privilèges attachés à notre salut. 

1 Corinthiens 15.45 : Jésus est ‘‘Le dernier Adam’’. Il vient dans notre vie à la nouvelle naissance pour réparer ce que ‘‘le premier Adam’’ a fait. Jésus au travers de la nouvelle naissance nous ramène une relation intime avec Dieu le Père. Dès lors Il commence un processus, chasser ce que le premier Adam avait laissé entrer à savoir les mauvais esprits de toutes sortes qui déforment la pensée, les émotions et le corps physique, produisant les maladies et les infirmités tant spirituelles que physiques. Dans l’ordre, Jésus chasse les mauvais esprits par Sa Parole et guérit toutes les maladies (Mt 8.16-17). Aujourd’hui il continue ce travail par son église 

La libération de la croix doit avoir son effet dans le domaine de l’esprit, du corps et de l’âme, ayant un impact spirituel et physique sur l’homme. Cependant l’ignorance n’a pas permis à certains d’aller jusqu’au bout en s’appropriant la puissance de la Parole de Dieu dans toutes les parties de leur vie. 

Nous lisons : ‘‘Cela dit, il cria d’une voie forte : Lazare, sors de là ! Et voici que le mort sorti du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez le aller !’’ (Jean 11. 43-44). 

Ce texte illustre parfaitement l’état de l’homme à la nouvelle naissance. Par sa foi en la mort expiatoire de Christ et sa résurrection triomphante, il est sorti de la prison infernale du péché où Satan l’avait tenu en captivité. De la mort spirituelle, il est passé à la vie éternelle par l’Esprit de Dieu en lui. Il est sorti de la tombe de la mort, il vit, mais il doit agir, respirer et marcher.

Lazare est sorti de la tombe par le renouvellement du souffle de vie en lui, mais avait encore :

Les pieds liés : Les bandes qui enlaçaient encore ses pieds l’empêchaient d’expérimenter dans la marche de la foi la résurrection opérée par Christ. Cet obstacle était réel, le contraignant à rester sur place, voir les mêmes choses, vivant les mêmes expériences de la vie nouvelle sans autres témoignages. Cet état conduit finalement à la routine, à la passivité religieuse.

Les mains liées : Les mains permettent d’agir, d’exercer, de travailler. Mais les liens le contraignent à l’échec, l’incapacité, à l’insuccès, à l’inactivité, à la passivité, à une attitude amorphe conduisant à la sécheresse et la stérilité.

Le visage enveloppé : Ne pouvant pas voir, Lazare restait dans l’aveuglement bien qu’ayant la vie. Il lui est impossible de percevoir quelque chose. Sa pensée est obscurcie et sa vision limitées aux bandes sur ses yeux. Il ne peut bouger, ni envisager bouger.

Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller : Ce n’est pas le Seigneur qui l’avait lié de même que ce n’est pas lui qui avait scellé le tombeau. C’est pourquoi il avait dit : ‘Otez donc la pierre’ (Jean 11.41). De même que vous avez placé la pierre pour fermer la tombe, ôtez-la et de même que vous avez bandé les mains, les pieds et le visage, ôtez vos bandes. Aussi longtemps que les bandes ne sont pas ôtées, la stagnation est absolue.

‘‘Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu’il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus Christ’’ (1Thés5,23). 

Ce texte biblique pose les exigences divines pour l’enlèvement, cependant plus que jamais, des situations invivables de tourments divers, traumatisant les croyants, poussant un grand nombre d’entre eux à des interrogations inquiétantes sur Dieu et sa toute puissance. 

Cet état est la conséquence de la loi de la malédiction placée sur la vie tirant parfois son origine parfois de très loin. La malédiction est comparable à un long bras maléfique tendu sur une vie à partir du passé. Ce bras repose sur vous avec une force sombre et oppressante qui empêche la pleine expression de votre personnalité. Vous ne vous sentirez jamais complètement libre d’être vous-même. Vous sentez un blocage partout et vos efforts pour réussir se soldent toujours par le néant. Vous persévérez longtemps et quand vous semblez près du but, vous trébuchez et tombez sans un obstacle réel. Vous expérimentez des événements et des situations qui n’ont aucune explication, ni naturelle, ni logique. Il semble qu’une force invisible soit en action contre vous. Certaines personnes progressent spirituellement jusqu’à un certain point, et ensuite il semble qu’elles rencontrent une barrière invisible ; d’autres personnes progressent matériellement jusqu’au point où on les estime parvenus à une certaine stabilité, mais subitement, une tempête mystique de provenance inconnue souffle sur leurs affaires et alors s’installe une catastrophe. Ce n’est pas que ces personnes aient manqué de sincérité ou de consécration. En fait, elles paraissent souvent plus sincères et plus consacrées que d’autres qui faisaient davantage de progrès ; quant à eux ils semblent comme stoppés par on ne sait quoi, ni comment. Les intéressés restent dans l’expectative, suspendus dans l’impasse et la confusion. Alors Satan commence à leur prêcher le pessimisme, le fatalisme et l’endurcissement en ces termes : 

« C’est en vain que l’on sert Dieu ; qu’avons-nous gagné à observer ses préceptes, marcher avec la tristesse à cause de l’Eternel des Armées ? Maintenant nous estimons heureux les hautins ; oui les méchants prospèrent. Oui, ils tentent Dieu, et ils échappent » (Mal 3. 13-15).

Par cette prédication silencieuse du diable, le découragement s’installe et les concernés se croient rejetés par Dieu, pourtant, elles font tous les efforts naturels possibles pour être dans le plan des bénédictions divines. Généralement, ces personnes acceptent les conseils qu’on leur donne et essaient de les mettre en pratique. Mais les résultats sont pour le moins décevants pour elles et pour ceux qui leur donne ces conseils. Quelle confusion devant les critiques acerbes des incroyants ! La persévérance dans la voie de Dieu devient de forme, et l’intérieur est sous le coup des tourbillons terribles, des doutes, des incertitudes ; et bien qu’on croit à l’extérieur que tout va bien, à l’intérieur, ces doutes sont dépassés de toujours exposer les mêmes maladies à des dirigeants spirituels ou intimes inefficaces et incompétents ; alors, ces personnes préfèrent rester dans le silence coupable (hypocrisie, dissimulation, duplicité, sournoiserie), renfermées sur elles-mêmes, jugeant inutile d’exposer encore leurs problèmes aux hommes sans solution possible, et d’un autre côté, Dieu ne dit toujours rien. La citadelle intérieure est ébranlée et on est semblable à la description de l’Ecriture :  

«Parmi ces peuples, vous ne serez pas du tout tranquilles et vous ne trouverez aucun endroit où poser vos pieds. Là, le Seigneur remplira votre cœur d’inquiétude, vos yeux ne brilleront plus, et vous serez complètement découragés. Votre vie sera très fragile, vous tremblerez de peur nuit et jour, vous n’aurez plus confiance dans l’avenir. Quand vous verrez ce qui se passera, vos cœurs trembleront de peur. Le matin, vous direz: «Si seulement c’était le soir!» Et le soir, vous direz: «Si seulement c’était le matin!». Le Seigneur vous ramènera en Égypte par bateaux. Pourtant, je vous avais promis que vous ne deviez jamais revoir ce pays. Là-bas, hommes et femmes, vous essaierez de vous vendre à vos ennemis comme esclaves. Mais ils ne voudront pas vous acheter» (Deutéronome 28. 65-67). 

Le discernement des esprits qui assujettissent les croyants : 

Avant de procéder à une délivrance, il faut toujours s’assurer que la personne est vraiment possédée et savoir le degré de l’emprise démoniaque dans sa vie : 

Oppression : 

Elle est exclusivement externe et l’adversaire par cette tactique vise à influencer la personne. Ces pressions extérieures sont appelées les « traits enflammées du malin ». La technique du démon est d’amenuiser le péché et de lui trouver des arguments, des excuses. L’oppression est aussi orchestrée par la persécution et la tentation.

Le but  premier c’est de faire pécher par la langue, ce qui amène à nous lier par    nos  paroles. Par les mauvaises paroles, nous donnons droit légal aux démons dans nos vies. Alors, il y a soumission obligatoire à ses pressions. Une fois que la tentation est amorcé et a abouti au péché (Jacques 1.13-15), le diable revient pour culpabiliser et ensuite pour condamner. Ce cycle est infernal, sa spirale est négative et au bout devient une autorité incontestable dans nos vies. 

Attaques, Domination, Influences 

Les attaques, les oppressions et les influences sont les diverses méthodes sataniques pour dépouiller toute vie de la confiance en Dieu et s’abandonner à la peur, au souci, à l’incertitude, au désespoir, découragements et autres, créant ainsi une porte d’entrée aux esprits impurs. Tout chrétien, tout serviteur de Dieu est de temps en temps criblé par ces attaques, oppressions et influences démoniaques. Sur nos lits, alors que nous sommes endormis, il nous arrive souvent de ressentir une force invisible s’abattre sur nous comme un filet, nous pressant, nous maintenant cloué au lit dans une immobilité notoire. Lever le petit doigt devient pratiquement impossible, ouvrir la bouche pour prononcer le nom de Jésus s’avère très difficile. C’est parfois après de très rudes batailles que parvient enfin à sortir de nos bouches le nom de Jésus qui déclenche alors notre libération à ce moment là. C’est là l’oppression des esprits qui produit une influence de peur dans nos vies et nous pousse à des questions qui peuvent parfois nous entraîner très loin de la fois. La Bible donne bien d’exemples d’attaques, oppressions et influences démoniaques contre les Serviteurs de Dieu : 

Paul : « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir » (2Cor 12.7).

Pierre : « Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment » (Luc 22.31)

Job : « Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. Puis il frappa a Job d’un ulcère malin, depuis la plante des pieds, jusqu’au sommet de la tête » (Job 2.7)

Ananias et Saphira : « Alors Pierre lui dit : Comment vous vous

êtes-vous accordés pour tenter l’Esprit du Seigneur ? » (Actes 5.9). 

Activités des esprits impurs :

Les démons peuvent beaucoup de choses pour mettre le chrétien

dans l’embarras, le doute, la tentation ou le péché :

Citer les Saintes Ecritures  (Mt 4.6)

Se transformer en anges de lumière (2 Cor 11.14)

Affliger physiquement (2 Cor 12.7)

Paralyser l’activité chrétienne (1 Cor 5.5)

Causer des pensées impures (2 Cor 7.3)

Tenter par l’orgueil (2 Tim 3.6)

Séduire par les plaisirs (1 Tim 3.14-15)

Persécuter (Apoc 2.10)

Corrompre les pensées (2 Cor 11.3)

Mentir (2 Thes 2.9) 

Cette démarche satanique consiste à préparer l’accession à la prochaine étape :

Tourment / Démonétisation  ou  encore  le  tourment

Le mot grec daimonizomai est traduit dans la Bible française comme suit : « Etre exercé par un diable, avoir un diable, être ennuyé ou possédé par un diable ». Le mot français ‘‘posséder’’ n’est pas assez puissant pour expliquer l’expression grec « daimonizomai ». Une personne est ennuyée ou tourmentée au niveau émotionnel, mental et moral : 

Le tourment émotionnel : « Et voici une femme Cananéenne qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon » (Mt 15.22). « Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris » (Luc 6.18)  

Le tourment mental : « Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et qui souffre cruellement ; il tombe souvent dans le feu et souvent dans l’eau. Jésus parla sévèrement au démon qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même » (Mt 17.15-18).

Le tourment moral : « La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs et tous étaient guéris » (Actes 5.16).     

     La pratique continue du péché donne au diable, la revendication de la vie de la personne ; une porte s’ouvre et le démon se loge dans une des parties du corps de l’individu (âme et / ou corps). Les liens sont donc les conséquences du péché. L’étape suivante est  la ‘‘possession’’ 

La Possession

La possession s’applique dans la vie d’une personne qui a tellement péché et a tellement pollué son être que son péché est devenu une porte d’entrée permanente aux démons. Elle s’applique encore à une  personne qui s’est donnée ou a été vouée (consacrée) au diable. Alors, l’esprit de la personne est possédé. La possession est du domaine de l’esprit, donc concerne le domaine spirituel.  

L’aliénation ou affliction 

L’aliénation concerne le corps, l’âme et l’esprit.

L’aliénation est une démence complète par  péchés répétés, par malédictions et liens familiaux, par pactes avec Satan, occultisme, haine, vengeance, manque de pardon, peur, crainte, amertume… 

Un chrétien ne peut pas être possédé, ni avoir des problèmes spirituels de ce type. Par contre, s’il pèche et continue dans cette voie, il aura des liens et des tourments… C’est une porte ouverte donnant droit à Satan. Le chrétien est responsable et les liens n’excusent pas leur conscience de pécher. Tout n’est pas démoniaque, mais ne peut pas exclure Satan du tout.

La puissance de la résurrection passe par la puissance de l’obéissance. L’Esprit Saint agit avec nous au cours de la libération. La sanctification est importante parce qu’elle rend Jésus Christ Seigneur dans notre vie. Il y a des délivrances directes et d’autres progressives. 

D-      Les  Symptômes  de  l’esclavage  démoniaque 

Bien que les démons soient des esprits, ils se manifestent dans le corps de leur victime et il devient plus facile d’identifier  l’état de possession dont voici quelques caractéristiques : 

Niveau physique :

Un regard égaré : Un individu qui est sous la puissance démoniaque, possède très souvent un regard égaré ou une mine perdue.

Regard avec haine (ou les yeux très fermés) : Lorsque le possédé manifeste cette attitude, il est facile d’identifier en lui, un esprit de cruauté, de méchanceté ; parfois, cette manière peut  aussi exprimer  une intimidation au croyant, dans le but de le déstabiliser de la position de vainqueur. Chez certains possédés, cette mine indique la désapprobation totale de la Parole de Dieu ; cela peut aussi démontrer un esprit d’entêtement très poussé. Cette haine de Dieu que possèdent les esprits pousse à dire des paroles de blasphème.

Un état de transe : Quelques fois, les personnes tombent dans une transe. Leurs yeux sont fermés, et quand vous soulevez leurs paupières, leurs yeux roulent sur eux-mêmes et le blanc est la seule partie que vous pouvez voir.

Une force extrême : Tout comme le possédé des Gadaréniens (Mc 5.3-4), la femme la plus timide et impuissante peut devenir puissante comme un ours et agir avec violence si une puissance démoniaque existe dan sa vie.

Des problèmes intestinaux : Certaines personnes souffrent des problèmes organiques, surtout dans leur estomac. Par exemple, « quelque chose » bouge tout le temps dans leurs estomacs.

Des réactions étranges : De petits enfants réagissent d’une manière étrange sous l’influence d’une puissance démoniaque. Il nous est arrivé de voir des enfants sous l’influence du « dieu des singes »  faire toutes sortes de grimaces comme des singes, et sauter sur des tables et des chaises.

Une sexualité très élevée : Certaines personnes sous la puissance des démons font l’expérience d’un sens sexuel anormalement éveillé. De telles personnes peuvent avoir des rapports sexuels plusieurs fois par jour sans éprouver une quelconque fatigue. Et même l’esprit animal est en elles de sorte qu’aucune différence n’est faite entre la jeunesse, la  vieillesse de leur partenaire.

Sentiment de suffocation : Quand un esprit impur est actif, la victime peut croire qu’elle est en train d’être étouffée à cause d’une étrange force qu’elle ressent dans sa poitrine.

Oppression dan la poitrine ou ailleurs : Les démons dans une intense activité dans le corps de l’homme peut occasionner des oppressions semblables à des brûlures, à des coups de ciseaux ou déchirures violentes produisant d’amères douleurs dans certaines parties du corps.

Des bruits vocaux : Des esprits méchants peuvent éternuer, tousser, rire, parler, menacer, pleurer, demander, mentir,  etc.   « Il était sans cesse, nuit et jour dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres… et s’écria d’une voix forte : qu’y a t- il entre toi et moi, Jésus, Fils du Dieu Très - Haut ? Je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas… et Il lui demanda : quel est ton nom ? –Légion est mon nom, lui répondit-il car, nous sommes plusieurs… et il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays. » (Mc 5.5,7,9,10).

Blocage : Certains esprits vont jusqu’à poser des barrières, empêchant soit le passage, soit ne voulant ni faire ce que l’on demande pour la délivrance du posséder, voire le refus catégorique de prononcer certains mots qu’on leur impose ; exemple  « au lieu de dire Jésus est vainqueur, un esprit lors d’une délivrance a dit : Jésus a été vaincu ! dites Amen ! ». une distraction peut faire dire Amen ; alors, la défaite du groupe de délivrance est consommée. L’attention particulière est toujours requise pendant les séances de délivrance.

Rire nerveux ou sarcastique : Seuls ou en présence des chrétiens remplis du Saint-Esprit, certains possédés poussent des rires méchants, moqueurs ou ironiques dans l’ultime but de déséquilibrer le groupe de délivrance pour créer la peur et le découragement en eux.

Une résistance active ou passive : L’esprit méchant dans une personne peut la porter à tomber ou à agir comme si elle était morte. L’esprit peut aussi blasphémer, crier ou rire au visage du croyant.

Remarque : C’est Satan qui essaie de vous décourager et de vous faire douter de votre autorité en Christ sur sa propre puissance. Voir Luc 4.35 ; 9.39 ; Mc 9.18,20,26). Ignorez ceci et servez-vous de votre autorité en Christ !

Des actions violentes : Ils peuvent aussi essayer de vous mordre, de vous griffer, de vous donner des coups de pieds ou de vous frapper. Une personne a appris d’une manière plutôt violente de ne jamais chasser des démons avec des yeux fermés. Elle fut frappée en pleine face !

Les odeurs mauvaises : Quelque fois, une mauvaise odeur comme le sulfure, substance chimique, encens, cigarettes, urine, ammoniaque etc., viendra de la personne qui est sous l’esclavage démoniaque.

Un visage défiguré : Le visage défiguré exprime une forte possession. Parfois ce visage démontre le masque de vieillesse que les démons font porter à certaines personnes fortement enrôlées dans leurs liens ou impliquées à un haut niveau dan l’occultisme. 

Niveau émotionnel

La dépression : Une personne qui est sous la puissance d’un esprit méchant est souvent déprimée, et troublée par des pensées de suicide.  [Le roi Saül – « l’Esprit de l’Eternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l’Eternel…. Et Saül prit son épée, et se jeta dessus » (1 Sam 16.14 ; 31.4)

La culpabilité : Ces personnes sont habituellement remplies de sentiments de culpabilité et d’amertume. Regardez Simon, qui avait un esprit de sorcellerie : « Car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité » (Actes 8.23)

Un caractère violent : Certains individus ont aussi un caractère violent et deviennent facilement choqués. « L’Esprit de l’Eternel se retira de Saül qui fut agité par un mauvais esprit venant de l’Eternel…. Et Saül voulut le frapper avec sa lance contre la paroi. Mais David se détourna de lui et Saül frappa de sa lance la paroi. David prit la fuite et s’échappa pendant la nuit. » (1 Sam 19.10)

Colère, crainte, inquiétude, anxiété  (Eph 4.31) 

Le conflit intellectuel et la confusion :

Les personnes sous l’esclavage démoniaque souffrent souvent de conflits mentaux et de confusion. « Pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé  [Grec = poroo, rendre stupide] l’intelligence … » (1 Sam 19.10).

Perte de contrôle de ses mouvements : Dans certains cas, le possédé n’est plus lui-même ; il pose des actions incontrôlées, effectue des mouvements involontaires ou parfois effectue des gestes soit peu communs, soit indésirés et tout ceci de manière inconsciente. 

Perte de contrôle de ses paroles : Pendant la conversation avec une personne sous l’influence des esprits démoniaques, il peut parfois arriver de réaliser qu’elle perd de contrôle dans ses paroles de manières fréquentes ; des trous de mémoire se renouvellent souvent.

Tourment, indécision, doute : causé par des problèmes mentaux.

Problèmes sexuels : Pensée impures, convoitise, masturbation.

Dépendance : Nourriture, drogue, médicaments, alcool, tabac. Un amour très poussé pour la nourriture contraint une telle personne à manger, se quereller si on ne lui donne pas à manger. Son appétit constant ne tient pas compte ni de sa corpulence mince ou grasse. Dans son esprit de gloutonnerie, tout doit vraiment aller dans sa bouche et tomber dans son ventre. Sa bouche veut être constamment en train de mâcher.

Problèmes d’élocution : Mentir, jurer, se moquer, commérages.

Bavardage incontrôlé : Parfois, des cris, la personne possédée par un démon parle toute seule. En l’écoutant, on peut aisément croire qu’elle est conversation avec quelqu’un d’autres. Un tel démon ne peut supporter le calme (logorrhée).

Une réserve incontrôlable : Certains démons ont cette particularité de se manifester par une réserve inhabituelle. Une personne sous cette oppression est dans un calme permanent, mais anormal. Ce dernier aime la solitude et même peut plusieurs jours durant être renfermé dans une maison sans se soucier, ni de lui-même, ni des autres. Cela est dû au rejet, au manque d’amour ou à une blessure spirituelle qui a causé l’amertume dont la guérison ne veut pas venir.

Désir d’être remarqué : Une telle personne a une cupidité d’honneur et aime être admirée ; pour ce faire, elle fait tout pour attirer l’attention des autres sur elle. Elle peut aller même à l’extravagance dans l’ultime but de se faire voir. Ses actes ont pour seul objectif de faire savoir que « je suis, là ». 

Le niveau spirituel :

La résistance à la Parole de Dieu : Il y a habituellement dans la personne une résistance contre la Parole de Dieu et la prière.

Des visions de démons : Certains individus disent qu’ils voient « un petit homme ».

Hallucinations : Certaines personnes ont des sensations fréquentes de peur chronique ou grande anxiété due à des perceptions fréquentes des personnes, des objets ou des esprits sous leurs formes les plus horribles et terrifiantes. Il faut noter ici que seules les personnes sous l’emprise des démons voient ces choses effrayantes et tombent parfois évanoui.

Erreurs religieuses : Religions où on nie le sacrifice expiatoire de Christ. Fausses doctrines, occultisme, sorcellerie. 

Niveau de l’audition :

Clairaudiance : Des personnes sous l’effet de la possession entendent parfois des voix qui leur donnent des directives précises pour agir, parler. Ces voix vont parfois jusqu’à menacer de mort en cas de rébellion aux ordres reçus. 

Autres signes et comportements  symptomatiques de la possession : 

Tristesse et dépression prolongée

Amertume, haine, colère, rancune

Indifférence,  invectives

Irresponsabilité et enfantillage

Comportement imprévisible

Réactions imprévisibles

Passions et appétits incontrôlés

Perversion sexuelle, lesbianisme

Obsession, misogynie, polyandrie

Homosexualité, masturbation

Asservissement à la drogue : (tabagisme, alcoolisme)

Gloutonnerie

Tempérament incontrôlable

Haine ou tendance psychopathique (maladie mentale due à la psychose)

Peur chronique ou anxiété

Grande inquiétude

Nervosité ou comportement fanatique

Zèle amer, obsession et fanatisme

Sentiment d’incapacité

Éternelle complainte sur son sort

esprits  frappeurs

Indifférence aux choses spirituelles (Saintes Ecritures, prières)

Doutes chroniques

Difficulté à exercer sa foi

Pratiques et croyances païennes

Incapacité de recevoir le Saint Esprit

Haine du sang d’expiation

Blasphème contre Dieu

Volubilité (loquacité), faste anormale

Murmures, grognes en soi-même

Fait d’esquiver les autres

Apparence négligée, attitude débraillée

Les yeux anormalement brillants, ternes

Personnage maussade, morne, menaçant (sombre, effrayant, lugubre)

Expression faciale provocante, défiante contrariante

(manifestant l’opposition, la contradiction et la contestation)

Amour chronique de certains aliments  qui n’apportent rien physiquement et ne répondent à aucun besoin spirituel)

Problèmes conjugaux sérieux (foyers toujours sous tension)

Dissensions, querelles intestines, luttes et  mésententes, divisions dans l’église et dans la famille

Somnolence pendant l’étude biblique, la prière ou l’adoration, mais très actif pour les choses charnelles

Comportement cynique, manque   de compassion. 

Les Symptômes d’Attaques Démoniaques 

Tous ceux qui expérimentent ces situations sont dans un état de besoin urgent de délivrance :

Extrême lassitude : On éprouve une fatigue sans explication parfois même quand on vient de se réveiller. Il semblerait à ce moment-là, qu’on porte un fardeau de fer sur les épaules. Dans certains cas, on a servi de moyen de transport des sorciers pour les voyages nocturnes. 

Confusion de pensée : on est face à des situations dont on ne peut mesurer le contour et alors, on est troublé ; il arrive même qu’on doute de soi-même. 

Conclusion :

De tout temps, il n’a et n’aura qu’un seul nom au-dessus de tout nom pouvant nous libérer. Ce ne sont ni nos méthodes, ni notre puissance ou onction, mais le seul nom et sang de Jésus christ pour nous affranchir totalement de l’esclavage démoniaque. Notre obéissance en dépendra largement. Tout homme est un malade qui s’ignore. Nul besoin de jouer à la dissimulation, s’affirmant en santé alors qu’on est malade. Se moquer d’un malade alors qu’on l’est soi-même est une course rapide vers le cimetière.

Soyons honnêtes, francs, ouverts, coopérants et notre délivrance sera rapide. Alors, nous entrerons vite dans note héritage. 

Dr Andre CHOUBEU

Tel. +237 77 75 71 60 / 22 12 34 721280573.jpg

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LE CHEMIN DE RESPONSABILITÉ DU LEADER

6 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CHEMIN DE LA RESPONSABILITE DU LEADER

(2 Rois 10.15-16)

 

Introduction :292350_434946443212945_1335178461_n.jpg

La responsabilité en un mot est une charge, un poste, une situation qui entraîne des responsabilités, c’est-à-dire des prises de décisions qui éventuellement entraînent des conséquences.

Le responsable doit donc accepter et subir les conséquences de ses actes, autrement dit en répondre.

La responsabilité implique la notion de rendre compte. Il y a donc lieu de comprendre que la responsabilité implique les devoirs et les obligations, c’est-à-dire, les prises de décisions, mais aussi en assumer les conséquences en cas de préjudices.

Toute charge appelle certes à une fonction avec certainement son cortège d’honneur, mais aussi de ses problèmes. Il y a lieu pour le Pasteur, pour le fonctionnaire ou toute personne appelé à une charge quelconque d’assumer sa responsabilité de manière à répondre lorsque les résultats attendus ne sont pas atteints.

Dans le texte de base de 2 Rois 10, les noms des personnes qu’utilise Dieu sont bien significatifs :

Jéhu : Il est l’Éternel

Jonadab : L’Éternel est généreux

Samarie : vigilance, guet

Tout responsable spirituel doit être ‘‘Samarie’’, c’est-à-dire ‘‘vigilant’’, qui sait ‘‘guetter’’ pour mieux voir afin de bien marcher, voir et savoir (Jéhu) qu’"Il (Dieu) est l’Éternel" et que "l’Éternel est généreux" (Jonadab).

Qui est Jéhu ?

La signification "Il est l’Éternel" du nom de Jéhu, vient pour attester que c’est bien Lui, l’Éternel qui avait parlé dans 1 Rois 21.21-22) qui est en action pour accomplir ce qu’il avait annoncé d’avance. Autrement, ce n’est pas Jéhu qui agit intentionnellement, mais c’est bien l’Éternel qui en lui accomplit sa Parole.

Au moment convenu, Jéhu est oint roi par Élisée sur l’ordre de l’Éternel pour accomplir la prophétie sur la maison de Achab (2 Roi 9 et 10).

Jéhu sur le chemin de vigilance (Samarie), guette et voit la générosité de l’Éternel (Jonadab) dont il a besoin pour l’accomplissement de sa mission de manière à plaire à Dieu qui l’envoie.

Qui est donc Jonadab ?

Il est fils de Récab. Les Récabites été caractérisés par une vie de nomade et d’abstinence de boisson alcoolisée. Ils descendirent des Kéniens, race dont Jethro, beau-père de Moïse partie (1 Chron. 2.55 ; Juges 4.11). Jonadab comme chaque membre de sa famille vivait une vie désintéressée et dans cette simplicité, sauvegardait les coutumes primitives de bienséance que plusieurs avaient abandonné à cause de la luxure et de l’imitation des mœurs de la cité. Jéhu constatant que Jonadab avait la vision de l’Éternel dans la haine des idoles, l’amena avec lui dans sa vision. Il l’emmena à Samarie par souci de vigilance et Jonadab l’aida à séparer les idolâtres, prêtres de baal des autres hommes afin de ne pas faire périr l’innocent avec les coupables (2 Rois 10.1,23).

Que signifie le geste de Jéhu  envers Jonadab ? 

‘‘Jéhu part de là et rencontre Yonadab, fils de Rékab, qui vient vers lui. Jéhu le salue et lui demande: «Est-ce que tu es sincère envers moi comme je le suis envers toi?» Yonadab répond: «Oui.» Jéhu lui dit: «Dans ce cas, serrons-nous la main.» Ils se serrent la main, puis Jéhu le fait monter sur son char. Il dit à Yonadab: «Viens avec moi, et tu verras mon amour brûlant pour le SEIGNEUR.» Et il l’emmène sur son char.’’ (2 Rois 10.15-16).

La main tendue de Jéhu à Jonadab est un signe d’engagement, une main d’association pour devenir un dans la vision et dans le service de Dieu.

Voulez-vous, ce matin, vous qui devez être consacrés, accepter la main tendue du Seigneur Jésus pour être ouvrier avec lui dans la vigne de dieu au service des pauvres, démunis, pécheurs de toute sorte ?

Chemin du leader, chemin de responsabilité et de discipline :

Le chemin du leader est un chemin de responsabilité vis-à-vis de Dieu, d’autrui et de soi-même. En tant que leader, nous ne devons pas nous comporter comme si nous n’avons pas de compte à rendre. Nous avons de compte à rendre à l’Église. Aucun leader n’est au-dessus de l’Église. Si nous savons que nous avons de comptes à rendre à l’Église, nous serons protégés. La responsabilité implique quatre éléments ou qualités :

La vulnérabilité :

La vulnérabilité est la fragilité, la faiblesse. Quoiqu’étant Serviteur de Dieu, on est d’abord un homme avec ses qualités, ses défauts et ses limites. Il convient pour réussir de garder ces choses constamment en sa conscience et reconnaître que le secours d’en haut est capital pour faire face aux péripéties de la marche et atteindre l’objectif sans faille ou sans trop de gâchis.

On parle de vulnérabilité d’un leader lorsqu’il accepte d’être critiqué, d’être corrigé. Beaucoup de fois, nous croyons que nous ne pouvons pas nous tromper comme si nous étions invulnérables. Dieu seul l’est. Aussi longtemps que nous ne connaîtrons pas nos limites, notre vulnérabilité, l’orgueil, l’efficacité, l’indispensabilité et la célébrité nous guetteront et notre chute ne sera pas lointaine.

Il doit de temps en temps être fait au leader des remarques non négatives qui détruisent, mais celle qui au contraire sont constructives. Le manque de vulnérabilité d’un leader le pousse à tomber dans la haine, dans le règlement des comptes. Pour réussir dans sa mission, tout leader doit cultiver en lui cette qualité de vulnérabilité.

Plusieurs se font des illusions et croient que le fait d’être leader le place au rang du spirituel le plus élevé du monde et même au-dessus du diable et des difficultés inhérentes (inséparables) à la vie humaines et au parcours du de tout serviteur de Dieu. En qualité de leader, on  n’est pas plus spirituel que l’Église dans laquelle on n’est pas non plus le plus spirituel. C’est par la grâce que Dieu nous choisit. Aussi Jéhu rencontra sur son chemin pour l’aider dans sa mission, le nommé Jonadab qui signifie "l’Éternel est généreux", c’est-à-dire que Dieu est miséricordieux dans son choix et autres à notre endroit.

Personne en effet ne peut être vulnérable s’il ne passe par "l’école de la nullité qui consiste à être prêt à recevoir des blâmes quand les choses ne vont plus, c’est être prêt à ne pas être récompensé quand les choses marchent bien".

La docilité 

La docilité consiste à apprendre et être prompt à écouter. Le leader est cet homme qui s’instruit du jour au jour.  L’apprentissage excluant tout idée de moi, du rang social, de la position, de ce que j’étais, de ce que je serai et autres exige l’humilité, l’abaissement parois jusqu’au ridicule aux yeux des hommes. Le roi Ozias à cause e de son manque de docilité en apprit à ses dépens :

‘‘Mais à cause de sa puissance, il devient orgueilleux, et ceci entraîne sa perte. Il devient infidèle au SEIGNEUR son Dieu: un jour, il entre dans le temple pour brûler de l’encens sur l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria entre derrière lui avec 80 prêtres du SEIGNEUR, tous très courageux. Ils se placent en face du roi Ozias et lui disent: «Notre roi, tu n’as pas le droit d’offrir toi-même de l’encens pour le SEIGNEUR. Seuls les prêtres, les hommes de la famille d’Aaron, qui ont été consacrés pour cela, peuvent le faire. Sors du lieu saint! Oui, tu es en train de commettre un péché. Aux yeux du SEIGNEUR Dieu, cette offrande ne sera pas un acte glorieux.» Ozias, qui tient le brûle-parfum à la main, se met en colère contre les prêtres. Au même moment, la lèpre apparaît sur son front, en présence des prêtres, dans le temple près de l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria et tous les autres prêtres, qui le regardent, voient la lèpre apparaître sur son front. Ils le chassent tout de suite. Et lui-même se dépêche de sortir du lieu saint, parce que le SEIGNEUR l’a frappé. Le roi Ozias reste lépreux jusqu’à sa mort. À cause de cette lèpre, il doit habiter dans une maison à l’écart et il n’a pas le droit de retourner au temple du SEIGNEUR. Son fils Yotam est chef du palais royal. C’est lui qui gouverne le peuple du pays’’ (2 Chron. 26.16-21)

La disponibilité

La disponibilité consiste à être accessible à tous, tous les membres de l’Assemblée. Être disponible pour toutes les couches de l’Église est la pensée de Dieu pour le leader selon le cœur de Dieu. La disponibilité consiste aussi à être libre devant Dieu à tout moment prêt à écouter sa voix et à recevoir ses instructions et exécuter ses ordres sans rechigner (résister). Que souvent, les soucis du siècle présent, les pensées de haine, de vengeance et autres occupations viles du monde viennent souvent obstruer la communion intime que Dieu veut avec ses serviteurs à tout moment.

Être disponible comme leader, c’est se laisser atteindre par tout le monde. Nous entendons par tout le monde, les obéissant comme les rebelles, les ignorants comme les sages, les pauvres comme les riches, et traiter chacun avec équité sans faire de préférence. La responsabilité implique la disponibilité de jour et de nuit pour le vrai leader.

Chaque soir, Dieu visitait Adam (Gen 3.8).

L’intégrité

L’intégrité, qualité essentielle de tout leader est l’honnêteté face à la vérité. En tant que leader, nous devons faire attention à l’intégrité. C’est être la même personne quelque soit l’endroit où on se trouve. C’est être le même au-dedans et au dehors. C’est être le même chrétien dans tous les lieux où on est. Nous sommes Pasteurs à la maison et dans notre milieu social, il a des éléments très importants dans la notion d’intégrité :

La franchise

En tant que leader, l’esprit de mensonge nous guette souvent. Nous avons toujours tendance à amplifier. Nous devons essayer de créer au maximum la transparence. Quand les brebis découvrent l’esprit de mensonge dans leur leader, ils perdent la crédibilité. L’un des grands principes dans le leadership est la confiance. Nous ne saurons diriger les gens s’ils n’ont pas confiance ne nous.

L’équité

Pour rester dans l’équité qui exprime une notion de justice, il faut être :

éviter le favoritisme

éviter la dissimulation

éviter la partialité

Il  y a des gens que Dieu nous envoie, mais nous les perdons à cause du manque d’équité. Nous faisons cela pour défendre notre personnalité et notre trône comme si nous sommes patrons de nous-mêmes.  Cependant, le manque d’équité est une chose très nuisible pour le service et pour notre réputation elle-même.

Pour rester dans l’équité selon la pensée de Dieu, nous devons apprendre à respecter les gens quelque soit leur rang social. Ne trafiquons pas les dons que nous avons reçus de Dieu en nous livrant comme Balaam au salaire d’impiété :

‘‘Quel malheur pour eux! Ils ont suivi le même chemin que Caïn, ils ont menti pour de l’argent comme Balaam, ils sont morts parce qu’ils se sont révoltés comme Coré. Oui, ce sont eux qui mettent en danger les repas que vous prenez entre chrétiens. Là, ils mangent et ils boivent en abondance, sans aucune honte, en ne pensant qu’à eux. Ils sont comme des nuages emportés par le vent et qui ne donnent pas de pluie. Ils sont comme des arbres sans fruits au moment de la récolte, déracinés et complètement morts’’ (Jude 11-12).

La capacité de reconnaître ses erreurs dans le jugement

Nous devons savoir que nous sommes faillibles et qu’il n’y a que Dieu qui est infaillible. Nous aurons souvent tendance à croire que si nous reconnaissons nos erreurs, nous perdons notre témoignage, notre personnalité, notre leadership. C’est faux. Reconnaître ses erreurs est une puissance pour le leadership. Tout homme entêté qui ne reconnaît point ses fautes ou ses faiblesses, non seulement ne peut grandir, mais deviendra à la longue un obstacle pour lui-même et pour les autres dans la marche.

‘‘Voici le message que nous avons entendu de la bouche de Jésus-Christ, et nous vous l’annonçons: Dieu est lumière, en lui, il n’y a pas de nuit. Nous disons peut-être: nous sommes unis à Dieu. Mais si, en même temps, nous marchons dans la nuit, nous mentons et nous ne faisons pas sa volonté. Dieu est dans la lumière. Alors, si nous aussi, nous marchons dans la lumière, nous sommes unis les uns aux autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas de péché.» Mais nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous. Dieu fait ce qu’il promet et il est juste. Alors, si nous avouons nos péchés, il nous les pardonnera et il enlèvera tout le mal qui est en nous. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas commis de péchés.» Dans ce cas, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est pas en nous’’ (1 Jean 1.5-11).

La discrétion

Il n’y a pas de leadership sans direction. Souvent nous connaissons la vie de certaines personnes, leurs faiblesses et nous avons tendance à les détruire au moment où nous rencontrons cela. Sans discrétion, nous allons déstabiliser le groupe dans lequel nous sommes. La croissance des hommes est souvent fonction du plan de Dieu pour chacun et le temps est un grand facteur dans le processus divin de notre transformation. Lorsque Dieu nous montre certaines choses, ce n’est pas pour parler à tout vent, mais pour prier et aller rencontrer les concernés afin de leur en parler pour leur bien. Que la recommandation de cette portion de l’Écriture fait tant défaut parmi le peuple de Dieu aujourd’hui :

‘‘Si ton frère te fait du mal, va le voir et fais-lui des reproches quand tu es seul avec lui. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, retourne le voir avec une ou deux personnes. De cette façon, "on jugera l’affaire avec deux ou trois témoins". S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église. S’il refuse d’écouter l’Église, traite-le comme un non Juif ou comme un employé des impôts’’ (Mt 18.15-17).

La loyauté

La loyauté entraîne la fidélité. Une personne loyale est une personne qui reste fidèle à quelqu’un, qu’il pleuve ou qu’il neige, même si Dieu l’élève spirituellement et financièrement, restons fidèles à nos premiers compagnons.

David n’avait chassé, même oublié las générosités avec lesquelles il avait commencé. Nous devons nous efforcer de pouvoir être loyaux. La loyauté est la fidélité aux frères et sœurs quelque soit la visitation de Dieu. David, arrivé à Jérusalem n’a pas oublié les hommes qui étaient auprès de lui dans la caverne d’Adullan. Le manque de loyauté déstabilise notre leadership. L’épreuve de la prospérité est plus dure que l’épreuve de l’adversité.  C’est dans l’épreuve de l’adversité que nous avons tendance à oublier les générosités avec qui nous avons conquis.

La décision

L’une des choses la plus difficile dans le leadership c’est la décision. En tant que leader, nous serons confrontés à la prise de la décision. La décision est un acte quel e leader pose. Autrement dit, c’est un engagement quel e leader prend.

Décider c’est choisir comme l’objectif, déterminer, fixer, décréter quelque chose.

Décider, c’est pousser à agir, à prendre telle ou telle décision.

La décision est une résolution prise.

Conclusion :

‘‘Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, et qui a du caractère’’ (Ps 1.1).

C

 

Confiance en Dieu (sans la foi, nul n’est agréable à Dieu)

A

 

Accepte-toi (Avoir une bonne image de soi, refuser de se comparaître à autrui, refuser de se sous estimer)

R

 

Respecter la Parole de Dieu, de l’autorité et des autres.

A

 

 Attitude (pessimiste, optimiste ou négatif)

C

 

Choix (bon ou mauvais)

T

 

 Travail (engagement, détermination et sacrifice) Pas croiser les bras

E

 

Excellence de ce qu’on fait (la notion du beau et de la grandeur)

R

 

Repentance (Reconnaître son erreur, sa faute et être prêt pour le changement, le changement est évolutif).

E

 

Écouter Dieu (Dans la prière, méditation et conseils des autres et même dans certaines circonstances)

Dr André CHOUBEU

Centre Apostolique de Jésus Christ

BP 9042 DOUALA

Tél. (237) 775 7160 / 958 6505

 

 

 

 

 

 

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LES CARACTÉRISTIQUES D'UNE FOI AUTHENTIQUE

6 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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2 Cor 13.5

 

De plus en plus, le formalisme religieux gagne les hommes. les pratiques de certains actes spirituels de faible portée donne à certains au regard de la considération apparente, une fierté et un complexe de supériorité. La Bible dit à juste titre que l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais Dieu lui regarde au cœur.

 

Ces choses qui frappent les yeux sont extérieures au caractère et le commun des hommes le peut sans pourtant s’inquiéter parce que la chair peut être à la base de ses choses là. Nous énumérons ici quelques aspects :

 

Les signes qui ne prouvent pas la foi effective de quelqu’un :

 

La moralité visible : Mt 19.16-21 ; 21.23-27

Les connaissances intellectuelles : Rom 1.21 ; 2.17

L’engagement religieux : Mt 25.1-10

Le ministère actif : Mt 7.21-24

La conviction de péché : Actes 24.25

L’assurance : Mt 23

La décision passée : Luc 8.13-14

L’ancienneté : Jean 21.1

Les miracles : 1 Cor 10.1-13

Les confessions de péchés : Mt 27.1-5

Le baptême d’eau : Actes 8.5-24

Les dons spirituels : Luc 19.12-27

 

2.      Le fruit de l’Esprit (preuve d’une vie véritablement consacrée)

 

L’amour envers Dieu : Psaumes 42.2 ; 73.25 ; Luc 10.27 ;  Rom 8.7

La repentance envers le péché : Ps 32.5 ; Prov 28.13 ; Rom 7.14 ;

2 Cor 7.10 ; 1Jean 1.8-10

Une humilité sincère : Ps 51.19 ; Mt 5.1-12 ; Jacques 4.6,9

Le souci de la gloire de Dieu : Ps 105.3 ; 115.1 ; Es 43.7 ; 1 Cor 10.39 ; Esaïe 48.10 ; Jér 9.23,24

La constance dans la prière : 1 Tim 2.1-4 ; Jacques 5.16-18 ; Luc 18.1 ; Eph 6.18 ; Phil 4.6

Un amour désintéressé : 1Jean 2.9 ; 3.14 ; 4.7

La séparation d’avec le monde : 1Cor 2.12 ; Jacques 4.4 ; 17

 

1Jean 2.15-17 ; 1Jean 5.5

La croissance spirituelle : Luc 8.15 ; Jean 15.1-6 ; Eph 4.12-16

Une obéissance active : 1Jean 2.3-5 ; Mt 7.21 ; Jean 15.14 ; Rom 16.26 ; 1Pierre 1.2,22

La faim de la Parole de Dieu : 1Pierre 2.1-5 ;

Une vie transformée : 2 Cor 5.17

Le témoignage du Saint-Esprit : Marc 16.17-18

La libéralité : Hébreux 13.1 ; 2 Cor 8.9

Le renoncement à soi : Gen 13.5-13

 

Conclusion :

 

En lisant attentivement ces lignes, il est facile de s’apercevoir que les choses du point un sont non le résultat des œuvres de l’Esprit de Dieu, mais de foi ou d’initiatives personnelles.

Comment nous sentons-nous dans ces éléments ?

Dr André CHOUBEU

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LE COMMERCE OCCULTE

29 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE COMMERCE OCCULTE

Texte de base : Apocalypse 18.13 ; Ezéchiel 27.13 ; Joël 3.3

Introduction :

De plus en plus nous assistons à des phénomènes étranges dans le monde la foi. Faute de l’interprétation exacte de ceux-ci due à l’apathie, à la tiédeur, à la routine devenue tradition à cause de l’aveuglement spirituel causé par la course aux émotions plus qu’à l’adhésion de notre être aux principes des Ecritures Saintes en vue de l’appropriation de la nature de Christ en nous pour une marche quotidienne sous l’exclusivité de la souveraineté de Dieu sur nos actes, nos paroles, nos pensées et projets car tel est le but de Dieu, de l’Evangile pour nous.

 Il arrive aussi que par notre ignorance du temps et des subterfuges de notre farouche adversaire, le diable, des interprétations équivoque pour ne pas dire honteuses sont données à ce que nous ignorons, ce, à notre propre honte pour un égarement et un endurcissement qui conduira certainement vers la séduction pour qu’il soit dit bonjour à la perdition.

La bataille dans notre cœur :

Nous conviendrons que la vie spirituelle est semblable à la marche dans un terrain miné. Le champ de bataille est notre cœur. 

-          Le cœur de l’homme : Jésus dira : ‘‘Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller ? Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre puis s’en va dans les lieux secrets qui purifient tous les aliments. Il dit encore : ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme, car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie, toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et souillent l’homme’’ (Marc 7.18-23).

 Notre cœur est dont le champ de bataille, le terrain de combat.

Un cœur n’est pas à vendre…, n’est pas à louer…, n’est pas à emprunter…. il ne doit pas non plus être un terrain d’expérimentation des aventuriers ou des visiteurs impromptus, mais il doit être donné à celui qui saura l’aimer.

L’histoire de notre passé et de l’histoire des hommes doit nous inspirer à retenir une fois pour toute que le diable est un tyran «qui ne libère jamais ses prisonniers » dit Esaïe 14.17 et sachons tirer le meilleur du combat spirituel dans lequel notre cœur est fortement sollicité et impliqué à un haut niveau. 

-          L’âme de l’homme : L’âme étant la personnalité, le centre de décision, le lieu des délibérations pour que soit exercé un réel libre arbitrage, l’homme doit faire un choix. Ce choix implicitement lui donne un droit d’appartenance inéluctable au vainqueur de son âme dont le penchant est la résultante de son choix. Alors, l’âme deviendra selon notre volonté, le trophée à l’issue du combat

Retenons qu’à l’issue de notre méditation, de nos pensées, un choix s’impose et nous soumet à l’un des deux principaux acteurs dans ce combat qui désirent chacun que lui appartenons sans partage : Dieu et le diable. 

Le grand enjeu :

-          Dieu : Il est le Créateur de l’homme et le veut à Lui et pour Lui seul. Je crée l’homme pour qu’il revête son image et sa ressemblance afin d’être par ailleurs, la manifestation de sa gloire en Christ. Il a tellement aimé l’homme qu’il veut faire d lui son temple, en habitant complètement en lui (Père, Fils et Saint-Esprit). Il a fait de l’homme le chef-d’œuvre de sa création au point de l’amener à donner les noms à tut ce qui a été créé, ce dans le but d’asseoir l’autorité incontestable de l’homme sur la création entière. C’est pour atteindre cet objectif qui lui est très cher qu’il a fait de l’homme, le cohéritier de Christ. C’est pourquoi il est dit : ‘‘Christ, en nous, l’espérance de la gloire’’.

-          Satan : Lucifer ayant échoué à son plan machiavélique qui consistait après sa défaite et sa déchéance de faire tomber l’homme en disgrâce devant le Créateur afin de l’assujettir à jamais pour devenir son dieu sur terre comme le Père l’est au ciel, a mis sur pied une stratégie. Il doit faire de la terre son royaume et puisqu’il n’a pas de corps, il doit entrer dans l’homme pour s’exprimer.  C’est delà que peut commencer l’histoire de l’oppression, de la possession jusqu’à l’aliénation de l’homme par un ou plusieurs esprits démoniaques.

-          Dualité impossible : ‘‘L’homme ne peut servir deux maîtres à la fois.

Dieu dit : Je ne donnerai ma gloire à aucun autre, ni mon honneur aux idoles (Esaïe 42)

Satan : il vient pour dérober ce qui est à Jésus, égorger et détruire (Jean 10.10)

Le dilemme ici est de savoir sous quelle domination nous sommes :

  1. Dans celle de Dieu par son Esprit Saint qui demeure en nous et nous guide dans la justice et l’intégrité
  2. Dans celle du diable qui nous utilise dans les actes honteux, nous ayant détournés de Dieu et de ses objectifs pour faire de nous ses agents humains au service de la manifestation de l’iniquité ?
  3. Ici intervient fortement les propos du Seigneur Jésus Christ :

-          Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? (Marc 8.36)

-          Que donnerait un homme en échange de son âme ? (Marc 8.37) 

Question pertinente : Certains peuvent-ils avoir par ignorance vendu ou donné leur âme au diable ?

‘‘Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance’’ (Osée 4.6a)

‘‘Puisque tu as rejeté la connaissance, tu seras dépouillé de mon sacerdoce’’ (Osée 4.6b)

‘‘Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants’’ (Osée 4.6c)

La dimension de ce texte devrait nous pousser à plus de réflexion sur nous-mêmes et à revoir notre relation avec Dieu. Qui sommes-nous ou que sommes-nous devenus devant Dieu ? 

La stratégie diabolique dans le combat pour instaurer sa domination éternelle :

-          Utilisation de l’homme :

Genèse 4.5 : Caïn fut très irrité et son visage fut abattu

Genèse 4.6-7 : Caïn s’obstine à persister dans le discours séducteur et refuse la voie de la repentance que lui proposait Dieu

Genèse 4.8 : Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua

-          Utilisation du corps de l’homme :

Genèse 6.1-2 : Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. La mission ici dans l’aspect sexuel visait à travers la perversion sexuelle ou la sexualité occulte répandre une race impie dans le monde.

Le Seigneur Jésus prit la perversion sexuelle du temps de Noé et de Sodome et Gomorrhe comme signe certain :

- ‘‘Ce qui arriva au temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leur enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint et les fit tous périr.

- Ce qui arriva au temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr.

Il en sera de même l jour où le Fils de l’homme paraîtra’’ (Luc 17.26-30) 

L’analyse de ce texte nous ramène à une réflexion profonde car des phénomènes principaux caractérisaient ces deux époques :

(1)   La sexualité occulte (le sexe avec les esprits)

Le sexe est devenu si vulgaire que l’accouplement de l’homme avec les animaux chien, chat, bœuf, bélier, cheval n’est que normal.

Homosexualité, fellation, perversion sexuelle, prostitution, etc.

(2)   La propagation du sexe de manière désordonnée et dépravée

(3)   Festivités (Job 1.13,18-19 ; Romains 14.17)

(4)   Commerce : achetaient et vendaient d’où la notion de prospérité sans Dieu

(5)   Plantaient et bâtissaient (enrichissement à tout prix et par tous les moyens)

(6)   L’apparition d’une race impie (les néphilim, cette race issue de l’union sexuelle entre les filles des hommes et des anges qui ont abandonnés leur demeure était constituée des gens, fort, farouche. Leur mission était de répandre rapidement la sexualité sur toute la terre afin d’empêcher la race pure de laquelle pourra sortir le Messie prédit dans Genèse 3.15.

A ce jour, le phénomène se renouvelle de plus en plus :

-        Mariage avec les démons

-        La masturbation : loin d’être un simple geste dont le but viserait à se satisfaire de la pression sexuelle, l’intension du diable va plus loin. Recueillir les chromosomes mâles et femelles déversées à la suite de cette autosatisfaction pour aller en faire des bébés éprouvette lesquels seront élevés diaboliquement. Envoyés ensuite dans le monde en mission quand ils seront grands, leur but sera de détruire l’église, compromettre la foi chrétienne, mener une vie de désordre sexuelle dans les communautés des croyants. Ce genre, sans honte, sans notion de pudeur ou de repentir sont de vrais instruments diaboliques engagés à la destruction sans pitié puisqu’ils sont cyniques.

-        Les femmes qui font le sexe avec les serpents soit qui les lèchent ou entre par leur partie intimes et en ressortent.

-        Les femmes, agents démoniaques qui font la sexualité rituelle avec les folles, les épileptiques, dans les poubelles, au cimetière, en public ou au son des mélopées.

-        Une femme d’un grand homme trompa son époux au profit d’un autre en tenue. Finalement, ce dernier amenait la femme d’autrui dans ses missions en     Occident. Un jour, il sorti et en revenant dans sa chambre d’hôtel, il ramena une bouteille de champagne. Il promit une grande fête avec cette dernière qui en fut ravie, oubliant l commerce qui se jouait autour de son âme. Le moment venu, les deux après un douche commune pendant lequel l’un lava l’autre jusqu’à la partie intime pour la femme, l’homme fit ouvrir le champagne par la femme toute nue. L’ovation et les cris de youyou accompagnèrent l’ouverture de la bouteille de champagne. Au lieu de boire dans le verre, l’homme versa le champagne dans un premier temps sur le corps de la femme et lécha avec joie et selon des actions bien ponctuées comme si tout fonctionnait selon un rituel précis. Deuxièmement, il déversa le champagne dans le vagin de la femme et en bu à la grande satisfaction de cette dernière qui oubliait que par cet acte, son sexe, son corps furent consacrés aux esprits et son corps devenait par là un instrument permanent au service des démons.

-        Des mois plus tard, elle ressentait le dégoût de son époux et vivait l’invivable car même sur le lit avec son époux légal, elle pratiquait avec tout les mouvements physiques à une sexualité avec un partenaire invisible. Il fallait des jours supplémentaires pour que l’on l voit se livrer à une vie sexuelle si légère que les voyous de la ville, son boy de la maison lui servait d’instrument à la satisfaction de ses désirs sensuels. Pou finir, elle tirait sur tout ce qui bouge à la honte de son époux, ses enfants que regrettaient de l’avoir comme mère.

(7)               Lors d’une délivrance en 1997, une jeune mariée avoué avoir été fortement impliquée dans la sexualité occulte en sorte que lorsqu’elle regardait un homme à son goût qu’elle pouvait séduire, elle le conduisait chez elle. Avant tout, elle faisait mangé suffisamment à ce dernier et lorsque leur souillures commençait elle prononçait quelques incantations à l’issue desquelles, le garçon devait sans arrêt satisfaire les instincts sensuelles de la jeune femme jusqu’au matin. Lorsqu’elle trouvait son compte parce qu’elle était obsédée déclarait-elle, elle allait faire sa toilette dont elle utilisait l’eau pour le petit déjeuner de cette pauvre victime. Parfois, disait-elle, elle pouvait retenir le garçon jusqu’à midi et entre le petit déjeuner et le repas du midi qu’elle préparera, il sera utilisé la viande qu’elle a pris soin de mettre dans son vagin de 06h du matin à 12h 00. Lorsque ce rite initiatique est terminé, en fera partir le pauvre garçon dont la personnalité est désormais dépendante d’elle. A chaque moment où et le veut, où qu’il soit, une seule parole incantatoire suffira.

-          Maris et femmes de nuit :

Le succube et l’incube, démons mâles et femelles qui occasionnent les orgies sexuelles pendant le sommeil ne le peuvent que si dans les vies, un droit légal leur est donné. Ces choses peuvent présenter un air innocent, mais une passivité fasse à cela conduira les victimes à une aliénation dont la conséquence immédiate sera l’impossibilité de s’abstenir. Ainsi, dehors la chasteté et bienvenue l’immoralité.

-          Le mariage dans le monde des ténèbres :

(1) fiançailles

(2) dot

(3) célébration nuptiale

(4) grossesse et accouchement dans le monde des ténèbres

(5) allaitement des enfants spirituels (songes, sensations, apparence réelle de femme qui allaite qui les seins qui coulent, etc.)

(5) voyages nocturnes réguliers pour l’accomplissement des devoirs conjugaux

-          Histoire d’un mariage spirituel qui s’oppose au vrai mariage

‘‘Un Pasteur dans une ville de la Région du Centre était très bouillant dans les délivrances, attirait de grande foule à lui et se taillait une renommée toujours plus grande. Des foules de femmes allaient vers lui pour leur délivrance et en peu de temps, son église était archie comble car les femmes trainaient au risque de rupture des liens conjugaux leur époux et enfants. Certes, les résultats à la vue humaine semblaient probables, mais nul ne maîtrise la provenance du pouvoir de cette puissance que détenait le Pasteur. Dépassant la quarantaine, les sœurs célibataires faisaient une guerre silencieuse pour l’appropriation de ce dernier comme époux. Très sceptique à la vie d’immoralité, certaines le qualifiaient de Pasteurs modèle dans ce domaine par rapport à la vague des impudiques qui tiennent la Bible dans la ville située au bord du Nyong. Toute tentative s’étant soldée par des échecs cuisants, certaines mauvaises langues ont commencé par le traiter d’impuissant et la vague des ces sœurs dont les effets de la séduction multipliée n’a pu atteindre l’objectif escompté  s’est retirée de l’église.

Cependant, il y a une qui a persévéré, alliant l’argent à la séduction. Elle est allé jusqu’au bout et consenti à investir ses millions pour sa dot et les cérémonies du mariage. La hiérarchie de l’église qui semblait maîtriser les réelles cause du célibat prolongé du Pasteur s’est fermement opposé au mariage, mais la sœur à réussir à corrompre une partie influente de la classe dirigeante et sa cause fut votée finalement positive. A grande pompe, le mariage a eu lieu et il restait l’après mariage que l’on qualifiait déjà de merveilleux au vue de la dimension festive des célébrations. Tous ceux là ignoraient la grande surprise qui attendait la nouvelle mariée. En effet, la première semaine, la deuxième semaine, la troisième ne connu point la consommation du mariage. Ainsi, au bout de trois mois, il a fallu la violence de la femme pour goûter deux fois ce met succulent qu’elle attendait. N’oublions pas de dénoncer qu’entre temps Monsieur le Pasteur ne connu le lit conjugal que pour répondre aux exigences sexuelles très menaçantes de madame. Entre temps, il se couchait toujours sur un tapis devant le lit alors que madame est couchée sur le lit.

Il fallu une intervention musclée de la femme et d’autres membres d’église ainsi que les frères n Christ d’autres églises de la ville et hors de la ville que le voile fut ôté sur le personnage occulte du Pasteur. En effet, ce dernier était légalement marié à une sirène depuis plus de 24 ans. A grande pompe, la femme se préparait à rompre les fiançailles. Histoire vraie ! Tirons des leçons car tout ce qui brille n’est pas or. Le commerce occulte de pouvoir existe bel et bien aujourd’hui. 

-          Les voyages nocturnes

Lorsque les corps sont livrés à Satan comme celui de la femme dont nous venons de parler plus haut, le corps peut servir de véhicule pour transport nocturnes. Ces personnes peuvent transporter de nuit des personnes et des fardeaux ou cargaisons. Le matin, le corps est très lourd, cassé et dans une fatigue impossible.

-          L’utilisation de la figure d’une personne pour les sombres besognes occultes

Par le lien sexuel, par les rites occultes, l’âme d’une personne peut être prise en otage et utilisée quand on veut pour des besognes très sales. En ce moment là, pendant que la figure de cette personne se présente dans les actes de vampirisme, de sorcellerie, on accusera injustement cette dernière qui est pourtant innocente.

-          La nouvelle forme d’esclavagisme

‘Il n’y a pas longtemps, un jeune garçon apporte un éclairage sur un fait longtemps inconnu et imprévisible. Comme tout jeune homme, il s’attacha à une jeune fille. Les deux firent deux ans de vie commune dans le péché. Nul ne sait le passé de la fille puisque cinq ans après, un évènement irrégulier se présenta. Ce fut une nuit dans un village où le jeune homme travaillait. Il est presque 23h lorsque la fille avec qui il croit vivre depuis cinq ans lui dit : ‘‘Tu penses  que je suis telle, ta femme’’, et Le jeune homme de dire ‘‘certainement’’. Elle reprit en disant : ‘‘tu te trompes’’, ce n’est pas elle. N’as-tu pas réalisé que depuis 3 ans, je ne porte pas les bijoux, ni n’utilise pas les phares, vernis et autres parures féminines comme ta femme ? Je ne le fais pas car je sais ce que c’est, c’est nous qui les fabriquons pour envoûter les filles et les pousser à la vie d’impudicité et de dépravation diverse allant jusqu'à l’insoumission conjugale dont l’issue visée est le divorce ou les crimes. C’est là, notre plus grande arme. La Bible dit que tout péché que l’homme commet est hors du corps, mais celui qui commet l’impudicité, pèche contre son propre corps (1 Cor 6.15-20) ; par ailleurs, Dieu dit : Je hais le divorce 9Mal 2.16). Nous savons qu’un être humain détruit par là, le temple de Dieu (son âme) et Dieu le détruira (1 Cor 3.16). Maintenant, si tu veux, je ferai venir ta femme car depuis trois ans, elle travaille pour nous dans notre monde et j’ai pris son corps. Si tu veux, je la ferai venir à minuit. Sans tarder, le jeune homme a répondu par l’affirmative. Effectivement  à minuit, le jeune homme qui était au salon parce que fâché et troublé de la déclaration de la femme, entendit un éternuement dans la chambre. Il s’y rendit et trouva sa femme, même visage, mais avec les bijoux, ornement et autres. Cette dernière embrassa le jeune homme avec joie et s’exclama : où sommes-nous ? Elle ne reconnut personne du voisinage, ni des pièces de la maison. Elle reconnaissait seulement la maison dans laquelle ils habitaient à Douala. Le jeune homme dépassé, vit la matinée venir vite lorsque sa vraie femme était rentrée dans le salon de coiffure où elle travaillait dans le monde de ténèbres pendant que le démon avait repris son corps.

Très troublé, le jeune homme rapporta les faits à son patron le matin. Celui-ci qui était un blanc, reconnu qu’il y a danger et qu’une intervention rapide vaudra la peine. Puisque je dois aller à Douala en mission dit le patron, je te prendrai toi et ta femme pour vous laisser à Douala et de là, jeune homme, tu verras tes parents qui t’aideront assurément parce qu’il faut courir avec le temps. Lorsque le jeune homme rapporta la chose à la femme, elle menaça de se tuer, mais il ne sut comment il réussit à la persuader. Arrivé à Douala, le jeune homme après concertation avec quelques membres de sa famille, réussi à persuader la femme d’aller à Limbe (ville côtière du Sud-Ouest du Cameroun) où sont ses parents.

Pendant ce temps, il a mis en alerte tous les siens qui dans un conseil de crise ont résolu d’aller voir la chose sur place. Il convient de noter que la fille avait été officiellement dotée chez les parents à Limbe, mais attention, c’est le démon qui était là et non la fille elle-même. Rendez-vous pris un dimanche dans la belle famille du jeune homme à Limbe. Ils sont arrivés quand cette dernière était allée au culte. Le père de l’épouse de ce jeune homme appela sa fille qui était à l’église. Elle en revint avec le Pasteur qui l’accompagna jusqu’à la maison. Comment un pasteur qui voit une nouvelle figure dans son église l’accompagnerait-il ? Cette église n’est-elle pas en liaison avec les démons ?

Après donc que le Pasteur l’ait déposé, elle entra et trouva toute la famille du jeune homme réuni sauf ce dernier qui a été empêché en raison du service. La belle famille, dont la famille du  jeune homme raconta toute l’épopée et la fille dont le stratège vient d’être mis à nu ne pouvait plus cacher son identité originale. Elle passa dont entièrement aux aveux et dénonça tout ce qui avait été fait pour rendre la vraie femme de ce jeune homme esclave dans l’autre monde. Les divers pactes parfois inconscient des humains les conduit a des situations futures souvent désastreuses qu’ils ne peuvent plus maitriser encore moins connaître l’origine. A la fin, elle eut peur et demanda un couteau, mais tous présents refusèrent et le père de la vraie femme du jeune homme dans un courroux ordonna qu’on la lui donna et tant pis pour la suite conclut-il avec colère suite a l’inédit dont il se trouve impliqué par sa fille. On finit donner a la fille une lame de rasoir. Elle se tailla le doigt et dirigea le sang qui coulait à flot vers le sol. Un certain moment après, elle tomba et plus tard, la vraie femme du jeune homme se releva, regarda autour d’elle et embrassa ses parents et les siens en pleurant. C’est alors qu’elle raconta la vente de son âme, la cargaison qui l’a livrée, ce qu’elle faisait comme esclave dans le monde de ténèbres.

Quelques instants après, elle a demandé en pleurant ce qu’est devenu le jeune homme avec qui elle avait vécu pendant deux ans et qui depuis trois doit souffrir de son absence. Je l’aimais vraiment poursuivit-elle. Alors, qui est vraiment qui aujourd’hui ?

Au vue de cette histoire vraie parce je connais bien la famille du jeune garçon parce que sa tante est une sœur de l’église, nous croyons qu’il est important de tenir l’équipe d’intercession en veille.

-          Vente du corps et de l’âme des hommes :

a)      Vente de l’esprit de l’homme :

On rend une personne intelligente folle, juste dans le but d’utiliser sa matière grise.

b)      Un membre quelconque du corps peut être livré pour effectuer des services dans le monde des ténèbres

c)      Vente des personnes qui sont considérée comme déjà morte et même travaille dans le monde des ténèbres alors qu’ici, elle est couchée à l’hôpital pour plusieurs années. Les diagnostics médicaux dan ces cas là, ne révèlent rien de bon pourtant le corps indique un état très grave ou parfois une apparence de bonne santé.

d)      La prospérité de l’homme ne produit pas ses attentes

-        Mauvaises marchandises ; mauvais billet qui fait vider les fonds de caisse

-        Accident de convoi des marchandises (Ezéchiel 27-27) 

-        Les souris qui rongent de nuit les articles de la boutique

-        Vente mystique du fond de son commerce

e)       Livraison mystique des marchandises de nuit (boutique changée  on ne sait quand)

-        Les femmes qui font leur toilette au marché vers 3h, 4h du matin

-        Vente de l’homme   

Habituellement, les secrétaires généraux des satanistes doivent livrer au moins 500 personnes par an. C’est ainsi que vers mi-novembre de chaque année, ceux qui n’ont pas atteint leur quota procède à la vente des corps d’hommes. Pour y parvenir, ils ont une stratégie qui consiste à aller dans les gares routières, parfois très mal habillés. Ils prennent soin de piétiner ou de provoquer de manière volontaire mais dans un air d’innocence et ignorance un passager. La réaction retour généralement négative permet au fameux secrétaire général sataniste de jeter un sort sur la voiture et delà, surviendra l’accident et s’est ainsi que le commerce occulte est effectué. 

f)       Mariage avec les serpents

Une autre histoire vraie également nous conduit à la réflexion. Une jeune fille de la ville de Douala, âgée d’environ 25 ans avait hâte de s’enrichir comme sa copine de 24 ans qui très tôt roulait dans de voitures luxueuses qu’elle changeait a souhait et avait de grands biens matériels. Sans cesse, l’amie de 25 ans harcelait de jour au jour son amie qui finalement lâcha : Annie, es-tu vraiment prête à t’engager sans peur et assumer tes actions ? Celle-ci d’affirmer tout haut, il n’y a aucun problème, pourvu que je sois comme toi. Trois mois après, notre future assoiffée de la richesse harcela tellement son amie qu’elle finit un jour par dire : Demain à 12heure précises, nous devons être au rendez-vous et tu verras comment j’ai fait pour devenir et riche et ce que je fais pour maintenir et augmenter mon capital. Annie avait si soif que les heures ne furent pas longues et voila les deux amies sur la route et très vite, furent au bord de la mer. Jeanne gara sa RAV4 et les deux marchèrent sur le sable au bord de la mer sur une certaine distance et s’arrêtèrent a cote d’un rocher. Jeanne de dire, mon financier sera la d’un moment a l’autre car nous avons rendez-vous a 12 heures précises.  Je te conseille de ne pas trembler ni fuir, mais de t’offrir comme tu as l’habitude avec ton petit ami a la différence de la nature de ce nouvel ami. Annie de dire, comme si je m’attendais, je me suis bien parfumée comme si je savais. Rapidement, voila midi et un gros serpent apparu. Annie serra les dents lorsque Jeanne s’approcha du reptile qui sorti sa langue pour lécher les mains de son amie. Celle-ci fut si emporter dans cet étrange élan d’amour avec un animal qu’elle se trouva par terre, les gambes écartée. Comme elle  coutume, elle ne s’était mis aucun sous-vêtement et le serpent lécha le sexe de Jeanne au point de pénétrer dans le vagin de celle-ci et en ressortait. Annie pris la clé des champs lorsque laissant son plaisir, le serpent se mis a ses trousses. Il fallut de justesse le nom de Jésus pour que la course du reptile en furie s’arrête. A pas de course, elle a pu rejoindre vite la route non loin de la et une voiture en passant l’a porté. Directement, elle pensa se diriger chez un Pasteur qui lui annonçait l’évangile en vain depuis deux ans. Sans hésiter, elle dénonça tout et donna sa vie à Christ.

Une interrogation devient évidente : ceux qui convoitent les richesses de ce siècle peuvent-ils certifier la bonne source de ces biens périssables ?

g)      Vente des membres humains

De plus en plus, plusieurs subtilement, livrent leurs membres (bras, jambe, œil, etc.) pour de l’argent. De certaines informations récentes, le procédé d’exhumation dont la finalité était l’extraction des ossements de la victime pour la vente, soit pour emporter la victime dans le commerce occulte de son corps et de son âme pour les activités du monde des ténèbres est complètement dépassée. On transforme les humains en bœufs pour la viande que l’on vend aisément dans les marchés. Nous avons assisté à une situation d’une fille normalement chez ses parents, mais de fois dès minuit, elle se lève et commence à travailler comme une droguée pour deux jours sans arrêt. Il a fallu la grâce de Dieu pour prier et obtenir sa délivrance.

Tout comportement anormal nécessite un bon discernement dans les zones où la sorcellerie fait de grands effets.

h)      Livraison des personnes pour des commerces occultes :

-        Accident

Il n’y a pas longtemps, un vieil homme vint auprès d’un chauffeur de bus à Bafoussam et lui remit une lettre le suppliant de la donner à un homme à Bandjoun, localité pas loin de la capital de la Région de l’Ouest Cameroun. Dans la voiture, il y avait heureusement un Pasteur, pas de nos pasteurs de nom, mais un pasteur qui jouit d’une intimité avec Dieu. Inspiré sur le contenu de la lettre remise au chauffeur le pasteur ordonna de la remettre à l’expéditeur, et tous les passager de décrier cette exigence d’inhumaine. C’est alors  que levant la voix pour menacer  de descendre car il ne tient pas à mourir précocement que le chauffeur répliqua brutalement au Pasteur : si vous descendez, je ne vous rembourserai pas  vos frais de transport. Le Pasteur de dire avec fermeté, monsieur, ma vie ne coûte pas 3.000F. Cette déclaration de l’homme de Dieu fut comme un déclic qui réveilla l’esprit de tous les passagers qui résolurent d’enchaîner le pas au Pasteur si sa demande est rejetée. Déjà, le véhicule était à plus de 3 km du point de départ vers Douala.  Malgré lui, le chauffeur fit demi tour vers la gare routière de Bafoussam qu’il venait de quitter il y a une trentaine de minutes. Deux km après, il y a crevaison. La roue fut changée avec rapidité, mais à cinquante mètres de la cible, une deuxième crevaison eut lieu. Pendant que le chauffeur commençait à réaliser qu’il y a quelque chose qui ne tient pas debout, le Pasteur de lui donner des instructions formelles car le temps jouait contre eux. Obtempérant sans retard, il suivit la directive du Pasteur, laissant la voiture pour courir vers la destination que lui indiqua le Pasteur. Dès qu’il aperçu ce vieil homme, celui-ci, très étonné demanda, mon fils, n’es-tu plus parti ? Que t’est-il arrivé ? Le chauffeur de répondre, la voiture a des difficultés et je suis contraint de te remettre la lettre. Le vieil homme s’exclama : « Oh ! C’est très grave pour moi ! ». Lorsqu’il reprit la lettre en tremblant après beaucoup d’hésitation, il voulu la remettre à un autre chauffeur, mais celui-ci divulgua le secret du contenu de la lettre. Dans les lamentations, il mourut lorsque l’heure prévue pour la livraison de la cargaison (entendons tous les passagers du bus) échoua.

C’est aussi là le commerce occulte. 

Un autre cas sur le même axe Bafoussam Douala (Cameroun), retrace une histoire semblable, mais un peu différente. Le grand bus de près de 70 places arriva à Kekem et une commerçante acheta des brochettes en grande quantité qu’il décida de distribuer à tous les passagers. Le voisin immédiat fut toujours un enfant de Dieu qui discerna très vite l’origine et l’intention de ce cadeau de mauvaise augure et déclina poliment l’offre lorsque la bienfaitrice insista. Exaspéré, le frère dénonça tout haut l’intention et déclara à haute voix : ‘‘Madame, mon âme ne coûte pas une brochette’ ; allez cherchez ailleurs qui vous allez livrer pour avoir de l’argent. Sois sûre, ce ne sera pas dans ce bus’’. Une panique générale s’empara de tous les passagers et malgré cette crainte perceptible de tous, la sorcière s’efforça de convaincre les passagers à accepter son offre. Sans succès, elle devint subitement très triste pendant que le bus s’avança. Vers Melong, la femme insista aller faire ses besoin car elle a la diarrhée déclara-t-elle. Le chauffeur s’arrêta dans les abords d’un grand champ de caféiers. Celle-ci bondit et se dirigea avec empressement dans la broussaille. Dix, quinze, vingt minutes elle n’était toujours pas là. C’est alors que le frère en Christ résolu d’aller sur place s’enquérir de la situation. Le chauffeur le suivit, et les deux avancèrent avec précaution sans causer le moindre bruit lorsqu’à dix mètre de la sorcière, ils apercevaient un bruit et soigneusement, les deux hommes prirent une position leur permettant de bien voir et écouter la femme en question. Quelle surprise ! La femme toute nue comme un vers de terre était agenouillée en état de supplication dans les larmes disant : ((Je vous en supplie, accordez moi encore une chance car je ne pourrai pas traverser le Wouri sans vous avoir livré toute la cargaison. J’ai eu quelque difficulté parce que un passager m’a trahi, mai je fais de efforts, j’ai une autre stratégie qui va marcher. Je vais proposer la bière et je suis sûre que plus de ¾ vont céder et le tour sera gagné’’.  Les deux revinrent informer tout le bus. Elle en revint toute innocente, et très hypocritement, demanda les excuses à tous les passagers comme si de rien n’était. Vers Nkongsamba, Manjo puis Mbanga, elle proposa un arrêt au cours duquel elle fera boire tous les passagers, mais poliment chacun déclina l’offre pour laquelle elle insista tout de même, mais sans succès. A la traversée du pont sur le Wouri, elle rendit l’âme à la surprise de tous.

Tirons des leçons et craignons d’être une marchandise. 

-        Mort précoce  

             1Rois 22.22-23 : esprit mensonger 

             Cause :

Il est quasi impossible que l’homme soit si vulnérable sans cause. 2Thess 2.9-10 ; Rom 1.18-21 ; Daniel 11.31-33 ; Luc 22.1-6 

     Quelques raisons de la victoire démoniaque sur certains

-          Immoralité sexuelle : 1Cor 6.15-19

-          Mensonge : Jean 8.44

-          Les liens d’âme démoniaques (alliances conscientes, inconscientes)

    - Nourriture

    - Argent

      -     Désobéissance (1Sam 15.22-23)

      -     Manque de connaissance (Osée 6.4)

      -     Mauvais service devant Dieu (Jérémie 8. 48.10)

      -     Haine (1Sam 18.6-10)

      -     Refus de pardonner (Matthieu 18.34-35)

      -     Les mauvaises relations (2Cor 6.14-17)

      -     Refus de confesser et abandonner (Psaumes 32.3-6)

      -     Religiosité : Rom 2.17-24

      -     Accoutumance au monde (vêtements, musique)

      Quelques symptômes ou signes cliniques 

1)      Songes d’esclavagisme

- travaux durs

- poursuite pour te tuer

                   2)   Aliénation

                    3)   Travaux sans fatigue comme bourreau

                    4)   En train de labourer, de vendre dans une boutique/ouvrier

                    5)   Réveil avec corps lourd

Conclusion :

De tout temps, la pensée du diable est de ramener le croyant à renoncer à sa foi, sa conviction première, ses principes et sa vie de consécration dans une sainteté absolue à dieu.

Retraçant la période de Noé, identique à celle de Sodome et Gomorrhe, Jude dit :

‘Je veux vous rappeler à vous qui savez fort bien toutes ces choses que le Seigneur après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Egypte, fit ensuite périr les incrédules qu’il a réservé pour le jugement du grand jour enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure (Genèse 6.1-2). Que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent come eux à l’impudicité et à des vices contre nature sont donnés en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. C’est aussi pour eux qu’Enoch, le septième depuis Adam a prophétisé en ces termes : Voici le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiétés qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’on proféré contre lui des pécheurs impies. Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leur convoitise, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent des personnes par motif d’intérêt (Jude 5-7,14-16). A quelle distance t’es-tu éloigné de ton Maître par ta vie et ton reniement (Luc 22.54-62). Tu peux revenir avant qu’il ne soit trop tard en obéissant à la voix du S.E. pour dénoncer et renoncer à l’impiété dominante dans le système diabolique actuel (Esaïe 62.10-12).

 SCHEMA DU COMBAT SPIRITUEL300px-Buchenwald_Slave_Laborers_Liberation.jpg

 

 

Lors de la conversion authentique, l’esprit du croyant quitte de la domination à la position glorieuse a la droite de Dieu en Christ dans les lieux célestes

les esprits dans les lieux célestes (Ephésiens 6.12)

Selon ce texte, l’homme sauvé est transporté et assis à la discipline corrective et assis en Christ à la droite de Dieu dans les lieux célestes (Ephésiens 1.20)

Dans la stratégie de combat spirituel, les esprits dans les lieux célestes (Ephésiens 6. 

 

 

 

La chute commence dans les lieux célestes par combat spirituel pour une descente  vers  l’assujettissement  d’autrefois.

Prince de ce monde de ténèbres (Ephésiens 6.12)

Celui qui est blessé dans son amour est visité par les esprits qui l’aveuglent et le met en doute contre lui-même et les autres. 

Autorités

Les autorités sont ces esprits qui imposent et entrainent dans les compagnies d’impiété. 

Dominations

Assujettissement à tout prix à la vie mondaine

L’expression vie mondaine implique l’accoutumance, l’accommodation au système qui régissent et gouvernent le monde physique par des principes spiritualistes contraires aux prescriptions divines. 

Dr André CHOUBEU

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VA-T-EN DE TA PATRIE

26 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

 

VA-T-EN DE TA PATRIE

Introduction :

 

Souvent, nous entendons ici et là que Dieu m’a appelé et généralement, on est choqué de la conduite desdits appelés. Entre autres raisons multiples, nous aborderons dans ces lignes la séparation d’avec sa terre natale. Cet aspect n’est pas négligeable lorsque l’on peut considérer l’impact que la famille, son lieu de naissance peut jouer sur quelqu’un. Qu’en a-t-il été d’Abraham ? Etait-il parti de sa patrie pour fuir la famine comme Elimelek (Ruth 1.1-3 ?  Avons-nous refusé la mission à cause du confort de notre nation, famille. Pouvons-nous comme Elisée, refuser la grande responsabilité de l’héritage familial à cause de l’appel à l’œuvre de Dieu ? Revenant à Abraham, qu’est-ce qui pouvait très bien le lier à Ur, sa patrie ?

 

Signification du nom Ur : forteresse

 

Situation géographique : Ur est situé à 19 km du site traditionnel du Jardin d’Eden. Fara, patrie traditionnelle de Noé est éloigné de Ur de 100 km, en amont du fleuve et Kis enfin à 500 km plus loin en amont.

 

Ur appelé Mougheïr ou Mougayyar, était à l’origine un port maritime du golfe Persique, à l’embouchure de l’Euphrate, à 19 Km d’Eridu, lieu présumé du Jardin d’Eden par le Manuel Biblique de Halley. Cette vile existait avant le déluge et bien que détruite par celui-ci, elle fut reconstruite plus tard. Ur était la ville la plus belle du monde, centre industriel, d’agriculture et de navigation, le tout dans un pays d’une fertilité et d’une richesse fabuleuses. Des caravanes en partaient de toutes direction vers des pays lointains, des bateaux quittaient les quais d’Ur et naviguaient dans le golfe Persique avec des cargaisons à cuivre et de pierres de tailles. La cité de Ur était grande et prospère. Les fameuses tombes royales de Ur contenaient d’admirables trésors d’orfèvreries et de bijoux. La parure qui ornait la tête de la reine de Ur était  particulièrement célèbre jusqu’à nos jours.      

Jusqu’à la période des Perses, Ur demeurait une ville importante.

Les fouilles archéologiques de Ur ont permis de trouver des maisons importantes en étages, des boutiques, des écoles et des chapelles ainsi que des milliers de tablettes, des documents commerciaux, des contrats, de quittances, d’hymnes, de liturgies. Les maisons à deux étages étaient construite en briques de plein pied avec la rue et possédaient une cour intérieure.

La ziggourat, ou temple-tour, copiée sur la tour de Babel, avait à son sommet un sanctuaire dédié au dieu de la lune.

Il fallait une foi très grande pour obéir à Dieu et abandonné un tel pays bien de richesses, des arbres fruitiers, dont la renommée n’était plus à dénombrée pour aller vers une destination inconnue et incertaine à vue d’homme.

Conclusion /

Sommes-nous de la même dimension de foi qu’Abraham ? Pourquoi ne pas nous jeter dans bras du Seigneur comme Abraham et bénéficier du fruit de la foi.

 

Dr André CHOUBEU  

 

Introduction :

 

Souvent, nous entendons ici et là que Dieu m’a appelé et généralement, on est choqué de la conduite desdits appelés. Entre autres raisons multiples, nous aborderons dans ces lignes la séparation d’avec sa terre natale. Cet aspect n’est pas négligeable lorsque l’on peut considérer l’impact que la famille, son lieu de naissance peut jouer sur quelqu’un. Qu’en a-t-il été d’Abraham ? Etait-il parti de sa patrie pour fuir la famine comme Elimelek (Ruth 1.1-3 ?  Avons-nous refusé la mission à cause du confort de notre nation, famille. Pouvons-nous comme Elisée, refuser la grande responsabilité de l’héritage familial à cause de l’appel à l’œuvre de Dieu ? Revenant à Abraham, qu’est-ce qui pouvait très bien le lier à Ur, sa patrie ?

 

Signification du nom Ur : forteresse

 

Situation géographique : Ur est situé à 19 km du site traditionnel du Jardin d’Eden. Fara, patrie traditionnelle de Noé est éloigné de Ur de 100 km, en amont du fleuve et Kis enfin à 500 km plus loin en amont.

 

Ur appelé Mougheïr ou Mougayyar, était à l’origine un port maritime du golfe Persique, à l’embouchure de l’Euphrate, à 19 Km d’Eridu, lieu présumé du Jardin d’Eden par le Manuel Biblique de Halley. Cette vile existait avant le déluge et bien que détruite par celui-ci, elle fut reconstruite plus tard. Ur était la ville la plus belle du monde, centre industriel, d’agriculture et de navigation, le tout dans un pays d’une fertilité et d’une richesse fabuleuses. Des caravanes en partaient de toutes direction vers des pays lointains, des bateaux quittaient les quais d’Ur et naviguaient dans le golfe Persique avec des cargaisons à cuivre et de pierres de tailles. La cité de Ur était grande et prospère. Les fameuses tombes royales de Ur contenaient d’admirables trésors d’orfèvreries et de bijoux. La parure qui ornait la tête de la reine de Ur était  particulièrement célèbre jusqu’à nos jours.      

Jusqu’à la période des Perses, Ur demeurait une ville importante.

Les fouilles archéologiques de Ur ont permis de trouver des maisons importantes en étages, des boutiques, des écoles et des chapelles ainsi que des milliers de tablettes, des documents commerciaux, des contrats, de quittances, d’hymnes, de liturgies. Les maisons à deux étages étaient construite en briques de plein pied avec la rue et possédaient une cour intérieure.

La ziggourat, ou temple-tour, copiée sur la tour de Babel, avait à son sommet un sanctuaire dédié au dieu de la lune.

Il fallait une foi très grande pour obéir à Dieu et abandonné un tel pays bien de richesses, des arbres fruitiers, dont la renommée n’était plus à dénombrée pour aller vers une destination inconnue et incertaine à vue d’homme.

Conclusion /

Sommes-nous de la même dimension de foi qu’Abraham ? Pourquoi ne pas nous jeter dans bras du Seigneur comme Abraham et bénéficier du fruit de la foi.

 

Dr André CHOUBEU  

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