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Le blog de Dr André CHOUBEU

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VA-T-EN DE TA PATRIE

26 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

 

VA-T-EN DE TA PATRIE

Introduction :

 

Souvent, nous entendons ici et là que Dieu m’a appelé et généralement, on est choqué de la conduite desdits appelés. Entre autres raisons multiples, nous aborderons dans ces lignes la séparation d’avec sa terre natale. Cet aspect n’est pas négligeable lorsque l’on peut considérer l’impact que la famille, son lieu de naissance peut jouer sur quelqu’un. Qu’en a-t-il été d’Abraham ? Etait-il parti de sa patrie pour fuir la famine comme Elimelek (Ruth 1.1-3 ?  Avons-nous refusé la mission à cause du confort de notre nation, famille. Pouvons-nous comme Elisée, refuser la grande responsabilité de l’héritage familial à cause de l’appel à l’œuvre de Dieu ? Revenant à Abraham, qu’est-ce qui pouvait très bien le lier à Ur, sa patrie ?

 

Signification du nom Ur : forteresse

 

Situation géographique : Ur est situé à 19 km du site traditionnel du Jardin d’Eden. Fara, patrie traditionnelle de Noé est éloigné de Ur de 100 km, en amont du fleuve et Kis enfin à 500 km plus loin en amont.

 

Ur appelé Mougheïr ou Mougayyar, était à l’origine un port maritime du golfe Persique, à l’embouchure de l’Euphrate, à 19 Km d’Eridu, lieu présumé du Jardin d’Eden par le Manuel Biblique de Halley. Cette vile existait avant le déluge et bien que détruite par celui-ci, elle fut reconstruite plus tard. Ur était la ville la plus belle du monde, centre industriel, d’agriculture et de navigation, le tout dans un pays d’une fertilité et d’une richesse fabuleuses. Des caravanes en partaient de toutes direction vers des pays lointains, des bateaux quittaient les quais d’Ur et naviguaient dans le golfe Persique avec des cargaisons à cuivre et de pierres de tailles. La cité de Ur était grande et prospère. Les fameuses tombes royales de Ur contenaient d’admirables trésors d’orfèvreries et de bijoux. La parure qui ornait la tête de la reine de Ur était  particulièrement célèbre jusqu’à nos jours.      

Jusqu’à la période des Perses, Ur demeurait une ville importante.

Les fouilles archéologiques de Ur ont permis de trouver des maisons importantes en étages, des boutiques, des écoles et des chapelles ainsi que des milliers de tablettes, des documents commerciaux, des contrats, de quittances, d’hymnes, de liturgies. Les maisons à deux étages étaient construite en briques de plein pied avec la rue et possédaient une cour intérieure.

La ziggourat, ou temple-tour, copiée sur la tour de Babel, avait à son sommet un sanctuaire dédié au dieu de la lune.

Il fallait une foi très grande pour obéir à Dieu et abandonné un tel pays bien de richesses, des arbres fruitiers, dont la renommée n’était plus à dénombrée pour aller vers une destination inconnue et incertaine à vue d’homme.

Conclusion /

Sommes-nous de la même dimension de foi qu’Abraham ? Pourquoi ne pas nous jeter dans bras du Seigneur comme Abraham et bénéficier du fruit de la foi.

 

Dr André CHOUBEU  

 

Introduction :

 

Souvent, nous entendons ici et là que Dieu m’a appelé et généralement, on est choqué de la conduite desdits appelés. Entre autres raisons multiples, nous aborderons dans ces lignes la séparation d’avec sa terre natale. Cet aspect n’est pas négligeable lorsque l’on peut considérer l’impact que la famille, son lieu de naissance peut jouer sur quelqu’un. Qu’en a-t-il été d’Abraham ? Etait-il parti de sa patrie pour fuir la famine comme Elimelek (Ruth 1.1-3 ?  Avons-nous refusé la mission à cause du confort de notre nation, famille. Pouvons-nous comme Elisée, refuser la grande responsabilité de l’héritage familial à cause de l’appel à l’œuvre de Dieu ? Revenant à Abraham, qu’est-ce qui pouvait très bien le lier à Ur, sa patrie ?

 

Signification du nom Ur : forteresse

 

Situation géographique : Ur est situé à 19 km du site traditionnel du Jardin d’Eden. Fara, patrie traditionnelle de Noé est éloigné de Ur de 100 km, en amont du fleuve et Kis enfin à 500 km plus loin en amont.

 

Ur appelé Mougheïr ou Mougayyar, était à l’origine un port maritime du golfe Persique, à l’embouchure de l’Euphrate, à 19 Km d’Eridu, lieu présumé du Jardin d’Eden par le Manuel Biblique de Halley. Cette vile existait avant le déluge et bien que détruite par celui-ci, elle fut reconstruite plus tard. Ur était la ville la plus belle du monde, centre industriel, d’agriculture et de navigation, le tout dans un pays d’une fertilité et d’une richesse fabuleuses. Des caravanes en partaient de toutes direction vers des pays lointains, des bateaux quittaient les quais d’Ur et naviguaient dans le golfe Persique avec des cargaisons à cuivre et de pierres de tailles. La cité de Ur était grande et prospère. Les fameuses tombes royales de Ur contenaient d’admirables trésors d’orfèvreries et de bijoux. La parure qui ornait la tête de la reine de Ur était  particulièrement célèbre jusqu’à nos jours.      

Jusqu’à la période des Perses, Ur demeurait une ville importante.

Les fouilles archéologiques de Ur ont permis de trouver des maisons importantes en étages, des boutiques, des écoles et des chapelles ainsi que des milliers de tablettes, des documents commerciaux, des contrats, de quittances, d’hymnes, de liturgies. Les maisons à deux étages étaient construite en briques de plein pied avec la rue et possédaient une cour intérieure.

La ziggourat, ou temple-tour, copiée sur la tour de Babel, avait à son sommet un sanctuaire dédié au dieu de la lune.

Il fallait une foi très grande pour obéir à Dieu et abandonné un tel pays bien de richesses, des arbres fruitiers, dont la renommée n’était plus à dénombrée pour aller vers une destination inconnue et incertaine à vue d’homme.

Conclusion /

Sommes-nous de la même dimension de foi qu’Abraham ? Pourquoi ne pas nous jeter dans bras du Seigneur comme Abraham et bénéficier du fruit de la foi.

 

Dr André CHOUBEU  

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PILIERS, QUALITES ET TYPES DU LEADERSHIP

24 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

PILIERS, QUALITES ET TYPES DU LEADERSHIP Quelque soit la définition qu’on donne au leadership, il y a les éléments invariables suivants : qui motive les autres, qui effectue un changement positif, qui est un modèle, qui écoute Dieu. Il ya une différence entre leader et manager : le leader s’occupe des concepts, de l’avenir et le manager des détails, du quotidien. Les leaders peuvent être classés ainsi : - Leadership par traits de tempérament : leader transactionnels (principe du gagne-gagne), leader d’inspiration (suivis à cause de la confiance qu’ils inspirent aux autres), leaders charismatiques (facilement identifiés par les dons) ; - Leadership doué de capacités : pionniers (visionnaires), bâtisseurs, les mainteneurs (stabilisateurs, administrateurs). Il est important de noter qu’un bon leader a un peu de tous les types comme Jésus. Les qualités du leadership Un leader doit avoir le FDE (fidèle, disponible et enseignable) dans la connaissance de Dieu et VERSE (vision, enthousiasme, résultat, sensibilité et endurance, dans la parole de Dieu). Le leader doit être capable de faire face aux conflits et aux défis car les conflits sont normaux et indispensable au leadership. Quatrième partie : Dispositions naturelles au leadership Chapitre11 Découvrez les quatre tempéraments de base - Comprendre ma genèse : chaque individu est le produit de deux facteurs majeurs : le génotype (information reçue des parents) et l’environnement qui donnent les valeurs principales du caractère naturel. Cette réalité est modifiée pour le croyant car s’ajoute le Saint Esprit. L’environnement concerne aussi bien la famille, que l’école ou le lieu de service, la société qui ont un influence particulière sur la personne. Il y a quatre tempéraments de base décrits de différentes manières par plusieurs auteurs mais ce livre adopte la terminologie de Career Pathways: dominant, influent, stable, consciencieux. Type de leadership influent 1/ Qualités du leader influent - Un leadership fondé sur les hommes : émotionnel et capable de compassion - Le leadership oratoire : bon orateur et charismatiques - Le leadership visionnaire : toujours plein d’idées - Le leadership qui délègue : former une équipe - Suivre le courant : spontanés, innovateurs et flexibles - Le leadership charismatique : développe des liens solides avec leurs équipiers - Efficace sous pression : lorsqu’il y a une main puissante qui les presse soit pour rendre des comptes, soit pour un contrôle ou autre. 2/ Faiblesses du leader influent - Décisions émotionnelles : prend des décisions sous l’impulsion du moment qui peuvent s’avérer inappropriées. - Nombreuses visions : conçoit facilement un projet et s’y embarque sans examen minutieux - Une personne épuisée par de nombreuses activités infructueuses - Instabilité : à cause du fait qu’il cherche à plaire aux hommes, il se retrouve compromis dans diverse pratiques pécheresses. Cas de quelques leaders influents bibliques et contemporains : - Pierre : porte-parole du groupe des disciples, spontané (transfiguration), parle sans réfléchir lorsqu’il souhaite construire trois tentes pour rester sur la montagne ; il a fui ses responsabilités et a même entraîné des disciples à abandonner le seigneur. Par la suite, il s’est réengagé pour suivre le seigneur avec zèle. L’influent est un excellent leader dans les domaines où son talent oratoire est nécessaire ; il doit apprendre à s’appuyer sur le Saint Esprit qui affermira son travail. Chapitre 13 Type de leadership dominant 1/ Qualités du leader dominant - Le leader autoritaire : impose sa volonté aux autres - Le leader qui ne pense qu’à son travail : ne se mêle pas aux activités qui ne l’aident à réaliser sa vision - Le visionnaire : il a besoin d’un filtre pour séparer les vrais visions de ses ambitions personnelles - Le leader réactionnaire : il n’est pas proactif - Le leader révolutionnaire : réussit à construire à partir de rien à cause de son endurance, sa volonté et sa ténacité. 2/Faiblesses du leader dominant - L e leader et le culte de la personnalité : aime être apprécié de ses subordonnés - Traumatise les disciples : utilise les gens pour réaliser ses ambitions. - Manque de vigilance : précipitation et esprit de dispute. - Epuisement personnel : n’aime pas être le second, s’investit entièrement dans la tâche. 3/ Exemple de leader dominants L’apôtre Paul dont le caractère dominant se faisait déjà remarquer pendant qu’il était persécuteur de l’Eglise. C’est un bourreau de travail, prêt à mourir pour réaliser sa vision. Le dominant excelle comme pionnier dans l’œuvre missionnaire et dans la plupart des aventures dangereuses et osées ; ce n’est pas un bon gestionnaire. Type de leader consciencieux 1/ Les qualités du leadership consciencieux - Leadership proactif : doué de perception analytique, ingénieux et innovateurs, capable de percevoir les choses au loin, planification prophétique et analyse optimiste - Leadership visionnaire : ne jette pas l’éponge jusqu’à parvenir aux résultats ou à tirer des leçons de leur échecs - Leadership sacrificiel : prêt à démissionner à cause des scandales ou erreurs grossières, prêt à accepter à accepter les pertes ou profit des autres si cela contribue à sauver leur image et celle de la société - Leadership scientifique ou organisationnel : méthodiques, méticuleux - Leadership ingénieux : visent le compliqué, l’extraordinaire et les défis artistiques - Leader absorbé par le travail et la vision : légaliste et traditionnaliste, perfectionniste 2/ Les faiblesses du leadership consciencieux ou mélancolique - tendances perfectionnistes modérées : doivent apprendre à accepter l’échec ou des standards plus bas que ce qu’ils attendaient - Le sacrifice de soi destructeur : ils ont peur de la délégation de pouvoir, ils doivent apprendre à faire confiance aux autres - Manque de charisme : cachent leurs émotions, manifestent cependant des émotions négatives enfouies par le complexe d’infériorité, les tendances à la dépression - Tendances dépressives et suicidaires 3/ Exemples bibliques de mélancoliques Joseph, Moïse, Elie et Samuel. Le type de leadership stable ou flegmatique 1/ Les qualités du leader flegmatique - Le leadership diplomatique : doués pour la gestion des crises, se donnent le temps qu’il faut pour apprécier une situation et y apporter la meilleure solution. - Le leadership équilibré : maintiennent toujours un équilibre entre l’ancien et le nouveau, les devoirs et les personnes, les sentiments et la raison, la dureté et la tendresse. - Le développement humain : ils se préoccupent plus des hommes que des tâches à exécuter - Le leadership conservateur : préfèrent maintenir le statuquo 2/ Les faiblesses du leadership - Lents et pas convaincants : - Ni charismatiques, ni inspirateurs - Sarcastiques, entêtés et résolus - Le conservatisme Le flegmatique est un stabilisateur, équilibré et excellent pour apaiser les conflits. Leadership et types de personnalités 1/ La sphère d’action du leader : l’impact de tout leader s’étend sur trois domaines à savoir - la sphère de confort : l’espace où il se sent chez lui, en sécurité. - la sphère d’influence : les résultats positifs par rapport à la vision et aux buts. On distingue la sphère d’influence statique (leader sans vision réelle), régressive (diminution de la proportion influence/ambition), progressive (proportion influence/ambition en augmentation). - la sphère de préoccupation : le monde dans lequel le leader veut voit étendre son influence Cinquième partie L’impact du leadership Leadership synonyme de vision La vision est un sens de direction bien claire, avec le désir d’un avenir meilleur ; un avenir souhaité dans lequel on investi aujourd’hui de son temps, de ses talents, de son énergie et de ses ressources. Pour qu’une vision soit efficace, il faut les cinq éléments suivants : - la prévision : la vision naît d’un fardeau, d’une préoccupation ; - la vision : ce que nous envisageons de réaliser ; - la provision : ce qu’il faut pour réaliser la vision - la division : buts clairement définis - la révision : système d’évaluation, périodique et basé sur des critères bien définis. Les différents types de vision : - la vision est progressive lorsque des éléments manquants devront être révélés en temps opportun ; elle complète lorsque tout est bien défini dès le départ - la vision est personnelle au leader ou collective engageant une communauté. La vision personnelle de chaque leader doit être un complément pour la vision collective. - vision à termes : court (entre 1an et quelques décennies), moyen (centrée sur le leader pendant sa vie), long (vivent plus longtemps que le leader). Communiquer une vision Le secret du succès d’une vision est sa communication effective dont le but est d’inspirer les autres pour les amener à se joindre au train. Néhémie peut servir d’exemple, il a utilisé les étapes suivantes : - présenter clairement le problème -proposer la solution - montrer son engagement personnel à la vision - les avantages que cela procure au peuple - la stratégie à mettre en œuvre - susciter l’intérêt du peuple L’application de la vision Une fois que la vision est saisie par les collaborateurs, le leader doit gérer le temps et les hommes de façon à opérer les changements nécessaires : - la planification - éviter la dispersion - cahier de charge et délégation de pouvoir. Le leader doit viser un impact qui a des conséquences éternelles comme Néhémie, Moïse et Mandela. Le leadership, synonyme de planification stratégique Les objectifs sont les portions spécifiques quantifiables et réalisables d’une vision. Ils doivent être divisés en stratégies pour une meilleure exécution. Domaine d’application des objectifs : La définition de l’objectif s’applique à tous les domaines de la vie mais pour des raisons de convenance, deux principaux domaines seront étudiés : - Le ministère : tout ministère doit avoir des objectifs pour la réalisation de sa vision ; objectifs clairement définis en infrastructures, évangélisation, formation, finances, gestion. - La vie personnelle : il faut définir des objectifs pur l’avenir personnel et celui de la famille qui peuvent être regroupés en 7 catégories : spirituels, santé physique, ressources financières, éducation, la famille, le ministère personnel, le social. Tout objectif doit avoir des échéances pour son accomplissement et pour ce faire il faut se poser les questions suivantes : qui ? Quand ? Quoi ? Où ? Comment ? Pourquoi ? On pourra aussi se souvenir des termes suivants : les ressources, l’équipe, le but, l’évaluation, le nom, le temps. Leadership synonyme de formation d’équipe Le seigneur Jésus avait constitué trois types de groupes : les masses de 70 à 120 personnes, un cercle restreint de 12 personnes et un autre de 3 personnes. - La formation des masses : le seigneur a utilisé des enseignements illustrés ou parabole et les voyages missionnaires ; après avoir enseigné, il a envoyé un groupe de 70 en mission. - La formation du cercle intime : la méthode de formation des douze est appelée exposition et expérience - La formation des leaders spécifiques : la méthode appliquée est la responsabilité spécifique et la délégation de pouvoir. Principes de formation d’équipe La formation d’une équipe est un engagement interne à influencer positivement les vies des membres et les principes applicables sont les suivants : - Principe du gain réciproque : le leader équipe les membres et ceux-ci bâtissent le ministère - L’épanouissement personnel :les bons leader aident les membres de l’équipe à découvrir leur valeur - Les liens de l’équipe : créer une bonne atmosphère pour une bonne collaboration et un respect mutuel - Le principe Timothée : établir un processus de succession notamment dans la formation et la délégation - Connections externes : établir de bonnes relations avec d’autres équipes Méthodes de formation d’une équipe - Accepter la diversité de pensée - La délégation de pouvoir : une position doit être accompagnée de pouvoir et le pouvoir doit toujours se faire suivre par l’obligation de rendre compte - Motivation et mobilisation : faire passer les collaborateurs d’un point de vue pessimiste à un point de vue optimiste - Le parrainage spirituel : un bon parent spirituel sera un bon formateur d’équipe Conseils pour le formateur d’équipe : former une équipe, c’est bâtir, - Bâtir une personnalité et non son égo - Bâtir des gens - Bâtir des infrastructures - Bâtir des leaders. Il ya deux méthodes pour bâtir une équipe : - prier et choisir les gens qui ont déjà une expertise dans des domaines précis avec l’inconvénient de la rémunération forte - bâtir une équipe à partir de rien, prier pour choisir les collaborateurs et les former. Le leadership synonyme d’influence L’influence est le résultat de la bonne utilisation du pouvoir et de l’autorité. La bible nous donne des exemples Absalom et le roi Jéroboam ont une influence négative tandis que Néhémie, le roi David, l’apôtre Paul ont eu une influence positive. Qualités personnelles pour bâtir l’influence - Le caractère : être un modèle car les bons modèles inspirent la confiance - La constance - La sollicitude - Une vision non égoïste : avoir une vision qui s’intéresse au peuple - S’équiper et équiper les autres LA VIE PERSONNELLE DU LEADER Leader et intégrité Selon la bible, l’intégrité est la constance entre ce qui est au-dedans de l’homme et ce qui est au dehors. Les synonymes de l’intégrité se réfèrent tous à la transparence, la constance et la fermeté. Facteurs intrinsèques de l’intégrité : appelé valeur innée, il est modelé par l’environnement dans lequel nous vivons ; elles sont la base de nos croyances et les responsables de notre comportement et caractère. Engagement L’engagement dépeint le niveau d’intérêt personnel et s’évalue en termes d’implications. Le caractère Le caractère produit la crédibilité et donne la capacité d’influencer les autres. Chaque leader doit être capable de se remettre en question, de chercher à imiter le Christ et produire les fruits de l’Esprit dans les domaines des affaires financières, de la vie sexuelle, du complexe de personnalité, la vie familiale, les relations sociales, etc… (Tiré du Manuel du Pasteur)
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LES VRAIS BERGERS

14 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Par Jacques-Daniel Rochat

Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain berger paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. (1 Pierre 5. 2-4). Jésus est mort sur la croix et ressuscité… Mais après avoir accompli son oeuvre, Jésus ne restera pas sur la terre car il doit quitter physiquement notre monde pour rejoindre son Père. Après la résurrection, Jésus sait donc qu'il va partir et qu’il n'est plus que pour quelques jours parmi les siens. Bien sûr, l'Esprit viendra soutenir l'église… Mais lui absent, ce sont les hommes qui auront la charge de son héritage. Que vont-ils en faire? C'est dans ce contexte de départ, qu'il s'approche de Pierre et lui pose trois fois la même question. Jésus lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois: M'aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Prend soin de mes brebis.(Jean 21:17) Pourquoi cette insistance ? Certes ces trois demande sont un écho au triple reniement de ce disciple chancelant. Mais le projet de Jésus n'est pas seulement de relever Pierre. Jésus sait qu'il va partir, il sait que tout l'héritage de son ministère sera désormais à la garde de la poignée d'hommes et de femmes qui l'on suivit. Qui portera son onction? Qui incarnera désormais son amour parmi les hommes? Alors Jésus cherche où il pourra accrocher son précieux ministère. Et pour trouver où il peut confier sa mission, il propose cette "équation du royaume": M'aimes-tu? Alors Prend soin de mes brebis. Car Jésus voit déjà la foule immense des hommes et des femmes qui peupleront la terre. Et cette humanité qui traverse le temps et l'espace suscite la même intense compassion que celle qui l'a maintes fois saisi . M'aimes-tu? Alors… Cet appel est limpide, et si tu aimes Dieu un tant soit peu, alors devient un berger, devient un serviteur qui incarne l'amour de Dieu pour les hommes. Car la manière dont tu prends soin des autres est le seul vrai moyen de mesurer l'amour que tu portes réellement à Dieu. Le monde a besoin de berger. Dieu cherche de vrais pasteurs qui portent les hommes dans leur coeur et qui soient prêts à se consacrer aux autres pour leur permettre de grandir et de s'épanouir. Car le bon berger prend soin de ses brebis et le célèbre psaume 23 nous montre que cela concerne toutes les facettes de la vie: il me conduit près des eaux paisibles… il restaure mon âme… Aujourd'hui notre vision du pasteur est souvent déformée car l'église a fait du poste de pasteur une fonction qui s'occupe essentiellement de prédication et de gestion des cultes; ainsi, la formation que l'on donne à ces ministères est essentiellement intellectuelle . Certes, il est important que les pasteurs ou les responsables soient capables d'enseigner et connaissent bien la Bible. Mais le ministère pastoral du Christ va beaucoup plus loin, car le vrai pasteur doit avoir une vision des besoins spirituels, relationnels, intellectuels et matériels de son troupeau. Tous les ministères (pasteur, docteur, évangéliste, etc.) devraient incarner le ministère du Grand berger qui prend soin de son troupeau avec la vision de répondre à l'ensemble des besoins nécessaires à son développement. Il ne s'agit donc pas seulement d'enseigner mais aussi de prier avec autorité pour la délivrance, d'apporter les clés pour le pardon et de justes relations, d'aider les membres à trouver de quoi manger et d'apporter un développement et une croissance dans tous les domaines de la vie. Car l'église doit être une source de salut et de développement pour que les hommes vivent dignement dans leurs familles, dans leurs quartiers et dans leurs régions. Ce développement global de la communauté touche donc l'hygiène, la santé, la justice, la construction sociale et les structures économiques. Si l'évangile ne touche pas les choses concrètes de la vie, il ne sert plus à rien et ne sera jamais un signe divin pour le monde. Les débats théologiques subtils ou les questions sur la fin du monde n'ont jamais amené les personnes à Christ. Par contre, quand l'évangile apporte le pardon entre des voisins, du pain aux affamés, la guérison ou l'assistance aux malades, une société de justice. Là il devient une puissance qui attire le monde. Les personnes qui aiment et servent le Seigneur sont donc appelées à prier et à travailler à un développement durable de leur région. Les mauvais pasteurs Malheureusement, dans tous les pays du monde, il existe aussi des mauvais pasteurs qui n'expriment pas le cœur du vrai berger. Ces pasteurs ou ces responsables spirituels utilisent leur fonction comme un simple gagne pain ou pour agir de manière mauvaise. Par exemple, dans de nombreuses régions du tiers-monde, les familles gagnent moins d'un dollar par jour! Et pourtant certains n'hésitent pas à multiplier les offrandes et à exploiter leur assemblée pour vivre eux-mêmes dans les richesses. Ils s'offrent des voitures de luxe et habitent de somptueuses demeures. Ils promettent la prospérité à ceux qui leur donnent de l'argent… et se présentent comme des exemples de ceux qui ont étés bénis ! Est-ce que cela est juste ? Est-ce que ces personnes incarnent réellement le ministère de celui qui s'est abaissé pour venir au niveau des hommes ? Est-ce cela, la vraie vision de la prospérité… Non! Ces personnes ne sont pas des bergers mais des loups qui dévorent le troupeau de Dieu. Ils appauvrissent les autres dans le dessein de devenir riches. Un avertissement solennel Toutes ces choses sont des scandales et les épîtres lancent de nombreux avertissements envers ces personnes qui détournent et corrompent le message de l'évangile. Elles sont: …des fontaines sans eau, des nuées que chasse un tourbillon: l'obscurité des ténèbres leur est réservée. … ils promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption… (Voir 2 Pierre 2. 1-20, voir aussi Tite 1. 10-11, 16)). La Bible nous avertis en de nombreux endroits que ceux qui agissent de cette manière seront jugés très sévèrement. Car celui qui a une fonction dans l'église a une position de modèle envers les autres. Il a donc aussi une plus grande responsabilité envers Dieu et la colère du Grand Berger se manifestera envers ceux qui auront utilisé leur position spirituelle (et donc le nom de Jésus) pour faire le mal. Ces faux bergers sont donc dans une situation très dangereuse, car un jour, ils devront répondre devant Dieu de leurs actions. Il est donc important qu'ils s'humilient et se détournent de cette voie avant qu'ils ne tombent à jamais. Ainsi, si votre pasteur ou le responsable prend vos biens essentiels pour s'enrichir lui-même, il n'est pas digne de l'Évangile. Une juste gestion des richesses. Un bon berger est une personne qui sait être juste avec les richesses. Judas n'était pas ferme sur ce plan et son attrait pour l'argent l'a conduit à vendre Jésus, son frère, le Fils de Dieu. Cet exemple tragique nous montre combien il est important d'être intègre envers les richesses car l'amour de l'argent exerce une très forte séduction sur les hommes et peut nous conduire à devenir un instrument du diable. La bonne gestion des biens de l'église nécessite donc de prendre les précautions suivantes: 1. Vivre un principe d’égalité La première règle susceptible de nous protéger est de considérer que le pasteur, l'évangéliste ou le responsable doit vivre avec des richesses égales avec la condition de vie de ses frères. Ainsi, un pasteur qui vit dans une région avec peu de ressources doit avoir une vie correspondante avec ceux qu'il sert. Les dons qu'il peut recevoir des autres sont un moyen de lui permettre d'être à plein temps au service de l'église, mais cela ne doit aucunement l'amener à vivre avec des richesses supérieures à celles des autres. 2. Être serviteur Le vrai ministre de Christ est un serviteur, c'est quelqu'un qui élève les autres. Il ne donc pas dominer les autres mais les conduire avec humilité. Cette attitude de service est celle qui s'est manifestée en Jésus. Il est descendu vers nous, non pour prendre des richesses mais pour nous les donner. Il est venu en serviteur et a présenté la grandeur de son amour en lavant les pieds de ses disciples. Cet exemple du bon berger, qui donne sa vie pour ses brebis, est le modèle à suivre et à mettre devant chaque candidat qui désire servir Dieu. 3. Bien gérer les ressources Les diverses offrandes, dîmes et collectes ne sont pas la propriété des pasteurs mais de l'église. Elles doivent servir au fonctionnement de la communauté et permettre d'apporter un soutien aux plus pauvres. Pratiquement cela signifie qu'elles devraient êtres gérées par un petit comité de personnes intègres et justes et de façon transparente. Certes, les responsables de l'église peuvent avoir besoin d'outils plus coûteux pour exercer leur ministère (véhicule, téléphone, sonorisation, etc.) mais ces moyens doivent êtres adaptés au niveau de vie du pays et servir à l'ensemble de la communauté. Par ailleurs et comme le montrent de nombreux textes bibliques, une part des offrandes doit servir à soutenir les plus pauvres. La première église de Jérusalem consacrait une part importante de ses ressources à nourrir les veuves. Ainsi, les offrandes ne rentraient pas dans la poche des Apôtres, mais l'argent était utilisé pour assister les personnes démunies. Avec de telles actions, l'église n'est plus seulement un lieu pour les prédications, la prière et les chants, mais elle devient aussi un lieu ou l'amour de Dieu est tangible et concret. Car si l'évangile est une puissance pour libérer les hommes de l'emprise des ténèbres il est aussi une force pour rétablir la dignité et la justice. Et ce développement, c'est d'apporter une sagesse qui permet de gérer les ressources avec intelligence dans un principe d'assistance des uns des autres et d'intégrité. La vraie onction Aujourd'hui on parle beaucoup de l'onction. Certaines personnes pensent qu'elles ont une grande onction parce qu’elles font des miracles ou des choses spectaculaires. Mais la vraie onction ne réside pas uniquement dans ces choses. Jésus parle même de ceux qui auront chassé des démons ou fait des miracles en son nom sans le connaître! La vraie onction du Royaume de Dieu est limpide… c'est celle qui était sur Jésus! Et cette onction est clairement définie par Jésus lorsqu'il commence son ministère. L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.(Luc 4:18-19 voir aussi Esaïe 61.1-4). Selon ce texte, le cœur de l'onction du Messie n'est pas de faire des actions qui frappent le regard, mais d'aider des personnes. Ainsi, la puissance de délivrance et les miracles sont des moyens que Dieu utilise pour manifester son amour aux hommes. Seule cette onction "amour" est réellement issue de Dieu. De grands miracles sans amour n'impressionnent pas Dieu, car le Royaume de Dieu ne repose pas sur des choses spectaculaires mais sur l'amour. Si donc nous avons des dons de révélations, de délivrance ou de guérisons, cela est bien. Mais nous devons garder toutes ces choses dans le cadre de l'amour et du service car c'est là seulement qu'ils sont en Dieu et dans l'Esprit du Royaume. Plusieurs serviteurs de Dieu ont considéré les dons spirituels ou leur vocation comme des biens personnels et les ont utilisés, pour dominer leurs frères ou pour obtenir des avantages matériels. Cela a fini par corrompre les bénédictions divines et ils se sont éloignés de Dieu. Gardons-nous de faire la même chose et soyons donc des serviteurs humbles et aimants, conscients d'être nous aussi sous le ministère de Christ. Ce que nous avons reçu ne nous appartient pas, cela est à Dieu et nous serons jugés non en fonction de ce que nous avons reçu, mais de ce que nous aurons fait des biens que Dieu nous a confiés. Et ce chemin, c'est de nous engager à être un serviteur: • Humble: qui ne se considère pas comme supérieur aux autres et qui utilise ses dons, ses capacités et son ministère pour servir. • Juste: qui ne regarde pas à l'apparence, à la position des autres, mais à la justice et la vérité dans l'amour. • Intègre: qui gère les richesses et l'argent de manière honnête dans la transparence et pour le profit des personnes qui lui sont confiées. • Dévoué: qui se préoccupe des pauvres et des démunis en visant à leur apporter une aide concrète. Ce chemin n'est pas facile, mais c'est celui qui fait de nous un associé du grand berger. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ: lui qui était de condition divine n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Philippiens 2:5-11. DÉMARCHE PRATIQUE: Voici les questions que l’on peut se poser et aussi partager dans les groupes. Attention, le but n’est pas de critiquer les autres mais de vivre un temps de partages et de prière en vue de devenir soi-même un berger à l’image de Christ. • Quels sont les bons modèles de « bergers » que je connais et pourquoi sont-ils bons ? • Suis-je tenté par le pouvoir sur les autres ou les séductions matérielles ? • Quelles sont les choses que Dieu m’appelle à faire et pourquoi ? Textes à lire pour compléter cette étude : Les avertissements aux mauvais bergers Ézéchiel 34 :2-10, Matthieu 23, Luc 11, Esaie 56:11, Jérémie 50:6, Jude 1 :3-21 Christ, le bon berger et les invitations à être un bon berger Ézéchiel 34:23, Zacharie 13:7, Jean 10:14, Hébreux 13:20 Tiré du Lien des Cellules de Prière

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LA CLE DE LA VOCATION

14 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LA CLE DE LA VOCATION Par Jacques-Daniel Rochat "Les apôtres, s’étant rassemblés auprès de Jésus, lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. Jésus leur dit: Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Ils partirent donc dans une barque…" (Marc 6:30-33) Jésus a envoyé ses disciples deux par deux et ils reviennent enthousiastes; miracles, délivrances, évangélisation. L’excitation est à son comble et une foule bruyante les entoure. C’est le stress, l’agenda est plein, les gens attendent, les besoins crient… Quelle mission Seigneur! C’est fantastique, sensationnel, passionnant et ils en oublient de manger. Alors Jésus offre une balade en bateau… Le tumulte reste sur la plage, le bruit s’estompe et, dans l’espace tranquille de la barque, les disciples retrouvent la proximité avec Jésus… Une intimité précieuse que Dieu nous invite à retrouver. Combien d’hommes et de femmes, emportés par leur travail, leur service, et qui auraient besoin de monter dans cette barque pour retrouver le Seigneur et aussi se retrouver eux-mêmes. Cette intimité inviolable est le fondement de notre communion. Elle nous invite à venir à lui pour déposer nos charges, notre fatigue, nos besoins. Dans l’intimité de cette présence, il n’y a plus de fonctions, plus de différences. Inutile donc de se prendre pour le super ministère, pour le responsable, le directeur, le pasteur, l’évangéliste, l’inspiré… Car Christ est au centre, et cette intimité me permet de savourer le privilège de pouvoir être sous son regard, simplement, comme un enfant aimé. Cette intimité me permet aussi de dévoiler mes fautes, de déposer mes haines, de vivre le pardon, d’être pardonné, purifié. C’est guérissant… antidépresseur, reposant, c’est la source! Une vision nouvelle Mais cette intimité m’entraîne aussi à aller plus loin. Ainsi, le Seigneur entraîne ses intimes hors du bateau. Car, sur le bord du monde, une multitude d’hommes et de femmes, de malheureux et de malades attendent. Quand Jésus sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont point de berger… (Marc 6:34-35). Ainsi, l’intimité avec le maître nous entraîne forcément à partager le même sentiment que Dieu ressent devant les hommes. Sans cette intimité de vision et de passion, nous sommes condamnés à un service égocentrique, à rechercher les avantages, à poursuivre le succès ou le pouvoir. Ainsi l’église devient froide, dure, insensible, elle fait fuir les pauvres et scandalise… L’intimité avec Jésus permet aux disciples de découvrir le centre divin essentiel à tout ministère; l’amour. Cette passion de Dieu pour les hommes est la clé d’un vrai service. Et l’attitude de Jésus donne un nouveau regard aux disciples; ils prennent conscience des personnes qui les entourent, dépassent leur nombril et présentent à Jésus les besoins, la faim de la foule. Mais leur prière d’intercession est limitée par leur vision humaine, ils proposent donc à Jésus de renvoyer la foule (Marc 6:35-37). Une parole d’autorité Jésus donne alors cette étrange réponse: "Donnez-leur vous-mêmes à manger" (v.37). Pour les disciples c’est le choc… Jésus a-t-il disjoncté… ou est-ce la chaleur du soleil? Car l’intimité qu’ils ont développée avec Jésus semble déboucher sur une impasse… Une folie. Dieu, il est vrai, n’est pas très raisonnable et ses amis intimes en ont toujours fait l’expérience. On peut ainsi sans peine imaginer la crispation de Noé découvrant les dimensions du paquebot que Dieu l’invite à construire dans son jardin. Moïse n’était pas non plus très rassuré à l’idée de libérer les esclaves du puissant Pharaon. Que dire encore des projets fous chuchotés amicalement à Gédéon, Jonas, Élie, Néhémie, et tant d’autres. Gageons que tous les héros bibliques ont eu parfois de la peine à avaler leur salive. L’intimité avec Dieu est risquée, terriblement osée… Car elle nous place devant le projet que Dieu a pour nous. Et celui-ci n’est pas limité à notre mesure et à nos capacités car il vient de Dieu et porte son autorité. Ainsi, ses paroles sont puissantes et permettent à celui qui obéit avec foi d’en voir l’accomplissement. Désirer, écouter, et accueillir l’invitation de Dieu est essentiel pour entrer dans notre vocation personnelle et communautaire. Car seul son appel nous permet d’entrer dans les projets qu’il a préparés afin que nous les accomplissions. Ainsi, je crois que Dieu nous invite à nous rapprocher de lui pour vivre une intimité de cœur. Cette communion va mettre en lumière la vocation qu’il a pour nous. Cet appel semblera souvent impossible à réaliser, mais ceux qui entreront dans ces promesses verront que Dieu est devant et que la brèche est faite. Ils ébranleront des puissances et accompliront des œuvres étonnantes. Par cette proximité, Dieu va répandre un Esprit de force et une autorité capables de manifester son amour et sa grandeur. Ceux qui marchent dans le mal grinceront des dents devant la manifestation du royaume de Dieu, mais les cœurs de beaucoup de gens seront touchés par son salut. Démarche pratique: Cette démarche peut se faire soit personnellement ou dans le groupe de prière. Dans ce cas, il est très bénéfique de prier les uns pour les autres afin que la "parole de vocation" soit libérée pour chacun et pour la communauté. 1. Demandez à Dieu de vous aider à développer une intimité avec lui. Pour cela écoutez son invitation qui vous propose d’aller à l’écart "dans la barque" avec lui, même lorsque vous êtes très occupés. 2. Dans l’intimité, demandez à Dieu qu’il vous ouvre les yeux pour voir les personnes qui vous entourent à travers son amour. Essayez de discerner les personnes précises pour lesquelles vous ressentez particulièrement la compassion de Dieu. Ceux que vous devez nourrir? 3. Demandez à Dieu qu’il vous aide à comprendre votre appel. Et aussi les premiers pas à faire pour mettre en marche votre vocation. Priez pour que Dieu éprouve cette pensée, qu’elle se confirme et s’affermisse, et que vous travailliez avec foi à sa réalisation. Tiré du Lien des Cellules de Prière
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LES BLESSURES ET CONTUSIONS DE L’AME

1 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

LES BLESSURES ET CONTUSIONS DE L’AME Les Israélites du temps d’Esaïe ont pu chuter et s’éloigner de Dieu, et devenir si déprimés en peu de temps parce que le prophète avertit ce peuple de Dieu couvert de blessures, de contusions et de plaies vives en vain. Il leur dit que tant qu’ils continueront à saigner, et que le sang sera sur leurs mains, Dieu ne pourra pas les entendre. Ce sang provenait des blessures de leur propre cœur ! Quiconque a une blessure saignante dans son cœur a besoin de guérison ! Aussi longtemps que les blessures ne sont pas adoucies et soignées par l’huile du Saint-Esprit, l’amertume est au rendez-vous, les préjugés, les soupçons et les fausses conceptions referont surface, empoisonnant soi-même et les autres, semant les racines d’amertume, poussant des rejetons, produisant du trouble, et infectant plusieurs (Hébreux 12.15). Ésaü vendit son droit d’aînesse, en fut dans l’amertume et sa repentance ne put avoir d’effet, la bénédiction lui ayant été refusée (Héb 12.16-17). Lorsque l’amertume prend racine dans un cœur, la victime devient implacablement aveugle, perd la vision spirituelle en proportion de l’amertume qui se trouve dans le cœur. Plus quelqu’un a de l’amertume, et plus son aveuglement grandit. Laisser croître une racine d’amertume, et elle va devenir une vraie gangrène. Si on laisse le mal s’étendre, l’âme en sera complètement empoisonnée, et on finira comme ces Pharisiens violents, qui étaient tellement si aveuglés qu’ils ont crucifié le Fils de Dieu ! Celui qui continue à garder le fiel amer en lui, finira par s’associer à d’autres âmes remplies d’amertume, et ils répandront des calomnies. Ils finiront par jeter des pierres contre les saints serviteurs de Dieu, tout en jouant le rôle d’un pauvre martyr incompris. De telles personnes ne fréquentent des réunions que pour partager leur amertume et leur rébellion avec d’autres comme eux ! Si quelqu’un continue à garder le fiel amer, il ouvrira son cœur et son âme à la possession démoniaque et abandonnera complètement sa langue au diable ! Il deviendra comme la lance qui a percé le côté de Christ et Le crucifiera à nouveau, Le livrera publiquement à l’ignominie, en présence de tous ceux qui le connaissent. Un membre de la Maison de Dieu vous a-t-il blessé ? Gardez-vous une racine d’amertume dans votre cœur ? Courez sans hésiter voir Celui qui guérit toutes les blessures, et demandez-Lui de l’arracher avec toutes ses racines dans votre cœur !
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LE FIGUIER MAUDIT

31 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE FIGUIER MAUDIT

   (Mt 21.18-21)

 

La scène se passe au mois de mars alors que les figuiers produisent normalement en juin. Jésus après son entrée à Jérusalem précédée de son accueil triomphal purifie le temple et retourne à Béthanie. Le lendemain, alors qu’il sortait de Béthanie, il rencontre ce fameux figuier sans fruit.

Ce texte retrace des faits très importants : 

  1. La purification du temple

L’être humain, temple du Saint-Esprit a été souillé par le commerce avec Satan. L’entrée de Jésus à Jérusalem, résidence du temple terrestre, symbolise sa venue en qualité de Messie dans une vie pour y destabilisé la tyrannie de Lucifer et la purifier en y ôtant les souillures tout en détruisant le comptoir de la corruption ou simplement les œuvres démoniques. Ceci ne pouvait être possible que par l’œuvre expiatoire de la croix. Les serviteurs de Dieu de l’époque (Souverains Sacrificateurs, scribes et Pharisiens) avaient transformé la maison de Dieu en comptoir commercial. A l’époque, l’expiation se faisait avec les animaux et leur acquisition se faisait avec la monaie juive. Le Souverain sacrificateur avait fait du temple son Centre commercial. Ainsi, pour offrir un agneau, un pigeon, un bœuf ou un bouc, en sacrifice d’expiation ou d’action de grâce puisqu’il en fallait toujours deux pour un seul péché commis, le coupable devait, même s’il les avait chez lui, n’acheter que ceux seuls qui étaient en vente au temple sinon il resterait avec ses péchés. Les enchères étaient de principe puisqu’il y avait monopole. En plus, le changement de monaie dont le monopole était également détenu par les vendeurs, ouvriers des Sacrificateurs (entendons ici Pasteurs) se faisait à des taux très fantaisistes et variables en fonction de la qualité, c’est-à-dire du rang social des acheteurs.

Jésus comme Souverain Sacrificateur selon l’ordrede Melchisédek, Roi de Salem que décrit Hébreux 7, entre dans le temple pour que le lieu devienne Jérusalem (c’est-à-dire Cite de Paix).

Après ce travail de purification de nos p échés par le sang expiatoire de la croix, Jésus retourne à Béthanie (Maison de l’affligé : ciel demeure de l’homme de douleur EsaPie 53) situé sur le Mont des oliviers à 3 km environ de Jérusalem. C’est de là que Jésus fut enlevé au ciel.

C’est donc ici du retour de Béthanie (ciel) pour chercher ses élus que Jésus rencontre ce fameux figuier maudit, type de chrétien à la foi sans oeuvre. La fête de Pentecôte est ce jour où naquit l’église de Jésus Christ. Cette fête juive est la fête de la récolte. Ceci explique que c’est la descente du Saint-Esprit dans le Corps de l’homme, temple de Saint-Esprit que Dieu récolte sur la terre les premiers fruits de ceux qui adorent en Esprit et en Vérité selon Jean 4.24. Dès la descente du Saint-Esprit dans la vie des hommes, les fruits de Galates 5.22 sont produits dans leur vie par le Saint-Esprit. Ces fruits du Saint-Esprit qui caractérisent le vrai croyant, résultant de son obéissance à la Parole de Dieu est la manifestation de la nature de Christ en celui sur qui, l’approbation divine est exprimée.

  1.  Le figuier maudit : 

Le figuier est le symbole du peuple d’Israël. Le chrétien est appelé par Paul Israël de Dieu (Gal 6.16).

Jésus revient donc chercher ceux qui par leur consécration totale ont laissé leur vie au soin du Saint-Esprit pour un modelage au goût de Dieu exprimé dans la vie de Jésus Christ. Jérémie nous en donne une illustration dans son livre au chapitre 18.1-10. Cette transformation n’est possible que par la soumission de la chair à la loi de la mort avec Christ dans les œuvres de la chair par le feu de l’aversité Esaïe 48.10 [entendons la croix.]

  1. La malédiction du figuier : 

Selon Marc 11.12-14, ce n’était pas la saison des figues. Naturellement, les figuiers portent du fruit et ensuite viennent les feuilles. Le contraste que soulève Mt 21.18-22 est que ce fameux figuier avait beaucoup de feuilles. Les feuilles sont l’expression d’une bonne santé spirituelle pour un chrétien. Que celui qui se croit debout, dit l’Apôtre Paul prenne garde de tomber. Combien de chrétiens aujourd’hui ne savent pas qu’ils sont malades spirituellement ? Combien savent juger, critiquer, voir la paille dans l’œil des autres alors qu’ils ont une poutre dans le leur ? 

  1. Les causes de la malédiction : 

Le figuier était stérile, mais cachait sa vraie nature. Elle avait une apparence trompeuse. Il paraissait vivant alors qu’en réalité, il était mort (Apoc 3.1).  Le Saint-Esprit par la bouche de Paul dit qu’il recherche les fruits qui abondent pour notre compte et non un simple zèle extérieur manifesté par la solidarité que l’on trouve même chez les inconvertis. La stérilité est un facteur de contradiction à la loi divine donné à la création et au départ de Jésus :

-A la création : «Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujetissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre» (Gen 1.28)

-Au départ du Seigneur Jésus : «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jjours, jusqu’à la fin du monde» (Mt 28.19-20)

Aux regards de ces deux textes situés l’un au départ de la création déchue par le péché d’Adam et l’autre au départ de la nouvelle création, restaurée par la rédemption opérée à la croix. La loi de croissance devient un facteur essentiel de vie. Si l’on vit, on doit croitre, et si l’on croit, on doit porter du fruit. Pour porter du fruit, il faut rester attaché au cep qui est le Seigneur Jésus Christ (Jean 15.1-14).

Tout chrétien stéril au retour du Seigneur Jésus est retranché et jeté dans les ténèbres de dehors (Mt 25.30).

Bien-Aimé, comment est ta croissance ? Te nourris-tu du lait spirituel pour ta croissance (1 Pierre 2.1-3) ? Ta croissance est-elle rationnelle selon 2 Pierre 1.3-11 pour que ton entrée dans le royaume de notre Seigneur Jésus Christ te soit largement accordée ?

Selon Luc 13.6-9, le figuier était planté au milieu de la vigne. Tout frère qui vit sa foi isolée, ne partageant pas ses expériences, ses difficultés et peines  avec les autres pour que les fardeaux soient portés les uns les autres, finit par manquer la sève parce que succée par les mauvaises compagnies (1 Cor 15.33 ; Ps 1.1-2). Tout frère en Christ qui reçoit la Parole de Dieu en vain sans la laisser travailler sa vie finit par ne pas porter de fruits.

La loi de la fécondité en Christ intime le port de fruit :

-Il est un arbre planté par Dieu dans le jardin de la grâce (Psaumes 1.3 ; 52.10 ; 92.13-16)

-Celui qui est en Christ, la source de bénédictions divines il n’expérimente pas la sécheresse (Jér 17.7-8 ; Osée 14.7)

-Il est une plantation de l’Eternel qui porte les fruits qui glorifient Dieu (Es 61.3 ; Ez 47.7)

-Il boit du fleuve spirituel constamment (Ps 36.9 ; 46.5 ; Es 48.18 ; Ez 47.5 ; Apoc 22.1)

-Conditions pour porter des fruits (Ps 1.3 ; Mt 13.23 ;  Jn 12.24 ; 15.2,5) 

  Conséquences 46637 149113835110651 100000361052565 340513 7367087 n

-Couper pour qu’il n’occupe pas inutilement le sol (Luc 13.7)

-Privation  de la présence de Dieu (Mt 28.20 ; Nbres 14.22-2334)

- Tout abandon de Christ fait du renégat un sujet d’étonnement négatif

-Rejet par Christ de tout mauvais serviteur (Mt 7.21-23)

Dr André CHOUBEU

 

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LE CIEL OUVERT

31 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CIEL OUVERT

Genèse 28.11-22

 

Définition des termes :

 

Ciel de l’hébreu « shamayim » et du grec « ouranos » définie trois domaines très différents l’un de l’autre à savoir :

  1. 162950 169056983136980 100000980376143 356747 8335652 s[1]L’espace qui s’étend au-dessus de nos têtes et forme une sorte de voûte circonscrite par l’horizon ; l’atmosphère (Gen 27.23 ; Deut 2.2 ; Dan 4.24 : Luc 17.24 ; 2 Pierre 3.10-12)
  2. Le firmament ou l’espace infini dans lequel se meuvent les astres (Gen 1.14-15,17)
  3. Le séjour de Dieu et des bienheureux ; la félicité et la joie éternelle (Ps 2.4 ; Mt 5.34)

Diverses significations du mot ciel dans la Bible :

Gen 1:8  Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.

Signification : espace visible du ciel ou atmosphère là où les nuages se déplacent.

 

Situation du ciel par rapport à la terre :

Gen 1:14-15 : et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.

Signification : Par rapport à la terre, le ciel est en haut.

Expression de la source de vie :

Lev 26:19  Je briserai l'orgueil de votre force, je rendrai votre ciel comme du fer, et votre terre comme de l'airain.

Signification : Je fermerai les portes de vos bénédictions

Comparaison de ce qui est d’une taille très élevée :

Deu 1:28  Où monterions-nous? Nos frères nous ont fait perdre courage, en disant: C'est un peuple plus grand et de plus haute taille que nous; ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; nous y avons même vu des enfants d'Anak.

Signification : Les murailles de la ville sont très hautes

Témoin contre l’injustice de l’homme à l’égard de Dieu :

Deut 4:26  j'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre, -vous disparaîtrez par une mort rapide du pays dont vous allez prendre possession au delà du Jourdain, vous n'y prolongerez pas vos jours, car vous serez entièrement détruits. Voir aussi Esaïe 1

Signification : Le péché de l’homme impossible pour lui les bénédictions du ciel et le sol à  ses pieds est maudit pour le priver d’une bonne récolte.

Résidence de Dieu :

Deut 4:36  Du ciel, il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire; et, sur la terre, il t'a fait voir son grand feu, et tu as entendu ses paroles du milieu du feu.

Isa 66:1  Ainsi parle l'Éternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure?

Signification : Bien qu’Il soit par tout par son omniprésence, Dieu habite dans les cieux (Mt 9-12)

 Source de bénédiction :

Deut 28.12  L'Éternel t'ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains; tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n'emprunteras point.

Deut 33.13  Sur Joseph il dit: Son pays recevra de l'Éternel, en signe de bénédiction, Le meilleur don du ciel, la rosée, Les meilleures eaux qui sont en bas,

Signification : Les bénédictions viennent du ciel. Si donc, notre vie est agréable au ciel, les portes d’en haut s’ouvriront à notre faveur.

Jésus, la porte du ciel :

‘‘Je suis le porte’’ (Jena 10).

 

Lieu où les prières et supplication à Dieu montent:

2Ch 32:20  Le roi Ezéchias et le prophète Esaïe, fils d'Amots, se mirent à prier à ce sujet, et ils crièrent au ciel.

 

Les cieux :

 

Deut 10:14  Voici, à l'Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qu'elle renferme.

Signification: le mot hashshamayim signifiant les cieux des cieux décrit l’atmosphère visible.                     Le second ciel exprime le système planétaire et le troisième ciel exprime la région où siège Dieu.

L’Apôtre dans son ascension spirituelle arriva jusqu’au troisième ciel (2 Cor 12.2).

 

Introduction :

 

D’après le terme ciel, il peut être considéré comme un grenier qui possède une entrée et une seule sortie ou comme une maison avec des portes d’entrée et de sortie dont une seule personne possède la clé. Cette personne ne peut être que notre Seigneur Jésus-Christ (Mal 3.10 ; 2 Chron 7.13-14 ; Apoc 4.1-2 ; 5).

 

Pourquoi Dieu seul possède les clés ?

Nous constatons que le ciel possède les ressources utilisées pour la vie de l’homme dans tous les domaines à savoir :

 

-         Santé                                                    

-         Paix

-         Joie

-         Protection

-         Succès

-         Mariage

-         L’autorité

-         L’éducation,

-         Intelligence

-         sagesse

 

Dieu étant le propriétaire exclusif de ces ressources et habitant dans les cieux, Il les donne de-là à qui Il veut, quand il veut, selon la méthode qu’Il se fixe d’agir. Comme tout bon père de famille, Il réserve toutes ces ressources pour ses enfants qui font la joie de son cœur.

 

Les portes du ciel se ferment-elles ?

Le péché obstrue les portes du ciel, privant le pécheur des bénédictions :

Quand le ciel sera fermé et qu'il n'y aura point de pluie, à cause de leurs péchés contre toi; s'ils prient dans ce lieu et rendent gloire à ton nom, et s'ils se détournent de leurs péchés, parce que tu les auras châtiés; exauce-les des cieux, pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple d'Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher, et fais venir la pluie sur la terre que tu as donnée pour héritage à ton peuple! Quand la famine, la peste, la rouille et la nielle, les sauterelles d'une espèce ou d'une autre, seront dans le pays, quand l'ennemi assiégera ton peuple dans son pays, dans ses portes, quand il y aura des fléaux ou des maladies quelconques (2 Chron 6.2-28) ;

 

Quand Dieu ouvre-t-il les portes du ciel ?

Dieu ouvre les porte du ciel dans :

L’obéissance (1 Sam 15.22)           l’intégrité (Gen 6.8)    La soumission à sa Parole

 

‘‘si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays’’ (2Ch 7.14). 

 

Application des cas sur ceux qui ont ouvert le ciel :

 Pour ouvrir les portes du ciel, il faut au préalable comme Elie, identifier sa relation personnelle avec Dieu, les causes de la fermeture des cieux (1 Rois 17.1-18) :

-         le nom d’Elie (Mon Dieu est l’Eternel) exprime bien son intimité avec Dieu

-         Il recherche les causes exactes du mal

. Jézabel en est l’origine

   L’antécédent de Jézabel :

   -Cette abominable épouse d’Achab devient un symbole de la corruption, entraînée par de fausses religions (Apoc 2.20). Ethbaal signifiant Baal est vivant était le nom du père de Jézabel, roi de la Phénicie (territoire englobant Tyr et Sidon). Il avait assassiné son prédécesseur. Selon Phavius Josèphe, ce roi officiait comme prêtre de Melkart (Melkart et Astarté).

Baal signifie ‘‘maître, propriétaire. C’est la divinité suprême des cananéens. Il était le dieu de l’orage, supposé envoyé la pluie nécessaire à la fertilité du sol. Son culte était populaire en Canaan. Cette divinité avait différentes manifestations et noms : Ball-Melkart par les Tyrien et ce culte était en Israël bien avant l’époque d’Achab (Juges 2.11-13 ; 3.7 ; 10.6 ; 12.10 ; 15.12). C’est donc Achab qui introduisit officiellement le culte de Baal en Samarie en édifiant un temple en son honneur (2 Rois 3.2). Pour montrer le degré de la perversité de l’époque d’Achab, Hiel de Béthel rebâtit Jéricho en sacrifiant ses deux fils aux divinités pour en poser le fondement selon la prophétie de Josué (Josué 6.26).

-         Voyant donc comme Dieu, Elie de donner la gloire de l’Eternel à Baal et décréta la sécheresse pour mettre Baal au défi de produire la pluie. C’est ainsi, que les portes du ciel se fermèrent sur Israël pendant 3 ans ½.

-         Pour l’ouverture de la porte du ciel à nouveau, Elie a procédé de la manière suivante :

1 Rois 18.30-36 :

Elie fut choisi pour trois raisons :

  1. Reprendre Achab pour sa vie de péché d’idolâtrie,
  2. Exercer le jugement sur les prophètes de Baal
  3. Ramener Israël à Dieu                          

L’intervention d’Elie introduit par le biais du rapprochement du peuple à côté de lui, deux situations importantes :

  1. La restauration des bénédictions matérielles
  2. La restauration de la vie spirituelle

v.31 : La restauration des douze pierres constitue le rétablissement de l’unité entre le peuple.

v.34 : La réconciliation (Elie verse l’eau trois fois). L’eau était très rare à cette époque qui connut trois ans et demi de sécheresse :

  1. eau de repentance (prise de conscience de son état)
  2. eau de restauration
  3. eau de séparation (mise à part pour Dieu). Israël ne devait plus aller après d’autres dieux.

v. 35 : eau de la puissance de Dieu utilisée pour que le feu descende car toute chose bénéficiait de la restauration. Les iniquités dans leur diversification : (Lévitique. 18 et 20).

  1. Une église qui veut voir le ciel ouvert :

Elle doit avoir les caractéristiques d’une église prophétique :

 « Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures. 
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.

Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième    jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».

Dieu par le prophète a dépeint ici la marche de son peuple à travers les siècles :

  1. Retour à la foi après les sombres périodes de sa marche sous l’emprise papale
  2. Retour au vrai baptême par les baptistes
  3. Retour à l’expérience du baptême du Saint-Esprit
  4. La présence du charisme (miracles).
  5. La connaissance du vrai Dieu 

Conclusion : Le thème de cette célébration nous invite essentiellement à reconnaître et réaliser que bien que nous soyons terrestres de par notre chair, nous devons savoir que nous sommes célestes de par le souffle de vie de Dieu qui a fait de nous des âmes vivantes.

Les portes du ciel peuvent s’ouvrir sur une personne, une famille, une tribu ou une nation. Toutefois, il faut reconsidérer les alliances de la nation, de la tribu, de la famille et de l’individu enfin et s’en délier.

 

Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

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LA SPIRITUALITÉ DANS LA VILLE DE DOUALA

31 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA SPIRITUALITE DANSLA VILLE DE DOUALA

 

Introduction :

 

On ne saurait parler de la spiritualité dans la ville de Douala sans situer le contexte socio-économique, politique de cette cité très complexe dans sa composante. Les éléments ci-après peuvent en conséquents être pris en compte :

 

  1. Contexte géographique et historique : 

Douala est une ville  située dans la Région du Littoral séparée par le fleuve Wouri. Douala occupe une position dominante tant par la densité de sa population estimée à près de quatre millions que de son prestige de leadership dans le domaine économique tant national que de la sous-région de l‘Afrique Centrale. La population autochtone communément appelée Sawa a un accent particulier sur le culte des divinités des eaux, faisant partie intégrante de la vie au quotidien.

Tour à tour sous l’influence allemande, anglaise que française, la ville de Douala est au centre de nombreuses cultures issues d’une  population cosmopolite constituée entre autres pour les plus influents des camerounais, des Tchadiens, des Gabonais, des Congolais, des Nigérians,  des Nigériens, des Maliens, des Béninois, des Sénégalais, des Ivoiriens, des Libanais, des Chinois, des Congolais des deux rives du fleuve Congo et des centrafricains. 

Tous ces facteurs sont la cause de la dépravation morale très poussée caractérisée par une vie de débauche, d’immoralité et d’ivrognerie qui donne lieu à un débordement de tout genre. C’est ainsi que nous relèverons entre autres :

-         La forte influence du Ngondo dont la est divinité célébrée en Décembre immobilise tous les autochtones tant de l’intérieur que de l’extérieur pour près d’une semaine de festivités et cérémonies. Pendant cette période, les diverses incantations et une espèce de prostitution sacrée qu’incarne la robe Kaba Ngondo très vulgarisée étend ses tentacules sur la couche spirituelle vulnérable. Il se dit que pendant la période de Ngondo, les femmes attachées à la tradition ne portaient pas de sous vêtement, une façon de faciliter à tout moment des rapports sexuels. Il n’est plus besoin de chercher ailleurs pour comprendre que les esprits des eaux ont une forte implication dans les péchés d’immoralité. L’aspect festif traditionnellement bien établi donne libre cours à tous les adeptes de Ngondo une espèce de libertinage notoire. Les jeunes, les femmes, les enfants et les parents sont libres en cette période et les sorties comme les rentrées sont incontrôlées.

-         La signification du nom Douala est douleur et cette douleur se vit au quotidien par la forte pression des plaisirs de la chair sur sa population en générale :

. les foyers brisés : Les esprits des eaux faisant autorité dans la cité,

. l’ivrognerie : les débits de boissons sont aussi nombreux que les cuisines des femmes, donnant à Bacchus, prince de l’alcoolisme, une forte autorité dans les vies.

. le grand banditisme

. les viols, assassinats, querelles, luttes

. le grand malaise des villes côtières

-         Le domaine économique

. le vol

. la fraude

. la corruption

. le faux dans les affaires

. l’utilisation des fausses balances

. la rétention du salaire des mercenaires

. les pratiques diversifiées

-         Le domaine spirituel

. multiplicités de croyances

a)     Christianisme pure

b)     Christianisme syncrétique

c)      Islam

d)     Le christianisme céleste

e)     La franc-maçonnerie

. Lions Club

. Rotary Club

f)        La rose croix

g)     Le vaudou

h)      Les scientistes

i)        Les sectes chrétiennes

j)        Les religions traditionnelles

. Pratiques anti scripturaire dans les églises chrétiennes

1)     Le manque de fondement (1 Cor 3)

2)     L’ignorance des Ecritures

3)     Le pharisianisme

4)     Le mysticisme religieux

5)     La doctrine de la prospérité

6)     Le culte de personnalité des leaders chrétiens

7)     La papauté dans les églises indépendantes

8)     L’immaturité spirituelle due au refus de la formation biblique

9)     Les divisions

10)       Les autoproclamassions de titres

11)       Les conflits de noms dans les titres (Anciens, Pasteur, Bishop)

12)       La vague des déportés spirituels en quêtes d’herbes toujours vertes

13)       La prostitution officialisée des leaders qui en dehors de leurs épouse ont des servantes de ministère

14)       L’emprunt des doctrines étrangères

-         Les pratiques idolâtres institutionnalisées dans les églises

. le leader a plus de réputation et dignité que Jésus Christ

. l’usage des diverses huiles dans pour des fins de spectacles et non d’édification

. le mysticisme spirituel qui fait qu’on attribue aux chose divine un pouvoir que Dieu ignore (exemple : le sang de Jésus est versé dans la nourriture, sur les routes, les roues de véhicules, etc.)

 

Lorsqu’on fait un rapprochement, on s’aperçoit très vite qu’à Douala, comme à Corinthe, ce climat spirituel très pollué avait caractérisé bon nombre des membres de l’église en sorte que certains nombre des péchés étaient toujours présents dans la vie des croyants qui les considéraient comme normal. C’est ainsi que l’un deux à Corinthe ira jusqu’à coucher avec la femme de son père (1Corinthiens 5.2), alors qu’à Douala les mêmes vices se vivent par les Pasteurs qui sont adultères officiellement, prenant au vue et au su de tous, des Diaconesses ou des sœurs de l’église comme épouse de ministère, etc.

  1. L’hérésie de Corinthe comparable à celle de Douala :

Le spiritualisme parmi les corinthiens

 

Il est claire que les chrétiens corinthiens ont de la peine à rompe avec leur ancien mode de vie. La ville de Corinthe, en effet, avait la réputation de plaisir et de corruption .Le verbe « corinthianiser » ou « corinthiser » voulait dire « vivre dans la débauche » ! Mais cela n’explique pas tout .Car comme Paul le relève avec indignation, l’immoralité des chrétiens d’accepter en son sien –le cas d’inceste – est « telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens » (1 Cor 5.1)    

 

La lecture attentive conduit à déceler la façon déroutante dont certains problèmes des chrétiens de Corinthe se présentent si contradictoirement. Pendant que certains chrétiens fréquentent les prostituées (6.12-20), d’autres affirment que « c’est une excellente chose qu’un homme se passe de femme » (7.1). D’un côté, il y a des chrétiens qui, par motif de conscience n’ont pas la liberté de manger les viandes sacrifiées à des idoles, qui se vendent au marché (8.4-8), tandis que  d’autres n’hésitent pas à participer à des cérémonies corporatives ou familiales dans une salle annexe d’un temple païens (8.10). Ces excès si opposés qui simultanément font bon ménage au sein d’une même communauté créent de véritable controverses. La compréhension de 1 Corinthiens 15 laisse entrevoir des erreurs théologiques issues des couches du gnosticisme. Il est vraisemblable que le grand désordre spirituel des corinthiens dû à leur état spirituel ne pouvait manquer d’engendrer l’hérésie. La multiplicité de leur couche raciale (les enfants issus du fruit de la prostitution sacrée avec les autochtones et les passants ou touristes) ne pouvait que donner un back ground spirituel et culturel assez complexe. Dans une telle confusion, l’imbroglio est chaotique. La résurrection des morts (1 Cor.15) posant un sérieux problème de compréhension, probablement certains corinthiens  ne voient pas l’importance du corps dans la rédemption de Dieu (1Cor 15.12). Les croyants étaient beaucoup influencés  par la pensée grecque qui prévalait l’âme au dépriment de la matière, excluant un possible salut à l’aspect corporel de l’existence humaine. Cette hypothèse leur faisait croire  quant à l’expérience chrétienne qu’ils étaient déjà arrivés. Cette fausse conception très apparemment   innocente pouvait insinuer plusieurs choses horribles :                  

  1. On est sauvé dans l’esprit et il faut tout  faire pour préserver la sainteté  de l’esprit.
  2. La chair est destinée à la corruption (pourriture), pourquoi s’en occuper ou lui donner une attention aussi bien que ce qui revient à l’esprit ?
  3. De ce pas, les plaisirs et ses actions terrestres pour autant qu’ils n’affectent pas l’esprit,  ne gênent aucunement la vie spirituelle.
  4. En d’autres termes, dans un péché qui concerne la chaire (adultère, manger et boire, etc.) c’est la chaire qui agit mais, l’esprit n’est pas affecté, car non concerné. 

Apôtre Paul diras en outre :   

‘‘Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous! Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés! Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant’’ (1Cor. 4,8-13).

Par ce texte nous comprenons que les Corinthiens estimaient déjà avoir possédé l’essentielle de la réalité spirituelle à venir. Ainsi donc, leur espoir était non de se revêtir le cops de la résurrection, mais de se dévêtir pour devenir totalement spirituel : « Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (2Cor. 5.4-5). Ceci justifie la neutralité du corps dans son usage et la perditance éthique de sa conception. Fort de cette insinuation, les un se sentent libres de fréquenter les prostituées tandis que  les autres nient les élans du corps et de la sexualité. A côté des deux camps que nous venons de citer, certains ont des problèmes de conscience face aux viandes sacrifiées aux idoles, lesquels sont traités sans amour ; viennent à leur tour, les questions sociales que l’on traite avec grande légèreté et qui pourtant concerne un domaine très délicat (procès entre frères 1 Cor 6.1). Comme si l’unité d’esprit ne voulait demeurer parmi les frères de Corinthe, la distinction de sexe tendait à disparaître (1 Cor 11.2-16) pendant que la tension entre riches et pauvres qui étaient banalisés perdurait.         

L’église de Corinthe était dans une grande effervescence spirituelle, mais dans un grand désordre,  possédant divers dons spirituels, mais ne les utilisant pas convenablement ; toutes ces choses ne pouvait que produire en retour un culte incongru parce que chacun pouvait prétendre faire comme il voulait sans tenir compte de la hiérarchie spirituelle de l’église (1 Cor 12 ; 13 ; 14).

Qui finalement étaient alors les corinthiens devant Dieu ?

 

  1. La crise d’identité des Corinthiens est al même que celle de Douala : 

La lecture attentive de l’Epître de Paul aux Corinthiens ressort tellement de choses parfois si négatives et controversées que des interrogations inquiétantes ne peuvent manquer d’êtes suscités dans l’esprit du lecteur passionné. Parfois, on se demandera comment Dieu réussi-t-il à gérer les choses ? Parfois, on est confus face à la réalité vécu. C’est dans ce contexte que l’on peut relever à travers ces lignes, les éléments d’une grave crise d’identité de l’église de Corinthe :

- Difficultés de rompre avec les habitudes immorale du passé, scrupules, dérive spiritualiste, tendances syncrétiste, attitudes ascétique, problèmes de pourvoir.

- toutes ces réalités suggèrent une profonde crise d’identité.

Celle-ci révèle au grand jour dans les quatre premiers chapitres de la lettre dans lesquels l’Apôtre cherche à répondre aux dissensions qui divisent les corinthiens (chapitre 1.10-4.21). Le fait que les uns se déclarent « pour Paul », d’autre «pour Apollos », d’autres « pour Pierre » et d’autres encore « pour Christ » (chapitre 1.12). Le volet historique laisse entrevoir qu’à cette époque, il existait des groupuscules d’homme qui s’accordaient autour des but différents selon les points suivants : - coutume grecque des thiases, petits groupes culturel constitué autour d’une divinité par une association libre d’individu, des groupes influencés par le mouvement sophiste ou de l’une ou de plusieurs écoles de sagesse qui regroupait à cette époque, les disciples d’un maître bien renommé.

Leur division en faction apparente par le biais de leur discorde (1.11) et les dissensions (schismata 1.10) au sujet des serviteurs de Dieu, tout ceci, sans l’assentiment desdits serviteurs de Dieu. Nous constatons par cette mentalité que les corinthiens sont en crise d’identité par identification, à la recherche de modèle, de gourous intériorisés. Cette crise d’identité exprime le rejet de Paul comme source de bénédiction divine pour leur salut et croissance. C’est pour cela que Paul leur écrira comme à des enfants bien-aimés, leur rappelant que s’ils avaient même dix mille maîtres (gardiens) dans la foi en  Christ, ils ne pourront avoir qu’un seul père, et c’est bien sûr lui Paul. Fort donc de ce que c’est lui qui les a fait naître dans la foi en Christ par la bonne nouvelle de l’Evangile, les corinthiens ses enfants se devront de suivre son exemple (1 Cor 4.14-16). Au vue de ces choses, l’Apôtre rappellera en insistant à ses enfants que celui qui veut se glorifier, devra le faire non par rapport à lui-même, aux hommes ou aux œuvres, comme ils le font, mais bien plus se glorifier  dans le Seigneur qui nous rachetés, nous a purifiés et libérés de tous péchés (1 Cor 1.29-31). Il conviendrait donc pour ses fils dans le Seigneur de retenir que l’identité d’un homme se construit autour de ce qu’il valorise alors que la gloire du chrétien ne vient pas des serviteurs de Dieu, mais se trouve en Christ (1 Cor 3.20-21).

 

Nécessité du fondement :

 

     Les effets manifestes de l’incohérence et contraste dans l’Eglise de Corinthe, de la composante sociologique de l’Eglise et la tension entre Corinthiens et Paul nous conduisent à découvrir les caractéristiques certaines de l’église de Corinthe :  

-       Incapacité de rompre complètement avec la culture religieuse.

-       Extrême division dans les églises.

-       Immaturité spirituelle et caractère charnel.

-       Groupe des fans (division) par groupuscules attachés aux serviteurs de Dieu : 

. Apollos : Homme éloquent. Cet aspect attire certains fidèles qui s’attachent à Apollos non pour plaire à Dieu, mais pour être ses fans.

. Pierre :   Homme disciple et témoin des actions de Jésus. Ces propos du témoin authentique attirent certains qui croient que du fait de l’authenticité de ce que Pierre a vécu, il est mieux rapproché de Dieu, alors devenir ses fans favoriserait un rapprochement de Dieu.

. Paul :     Homme qui a été l’instrument de Dieu pour la création de l’Eglise de Corinthe, était plein de révélation. Certains voyant en cela une connexion directe au Saint-Esprit, trouve en Paul, la personne indiquée et deviennent ses fans.

. Christ :    Pour une ambition plus spirituelle que les autres, certaines brebis se sont attachées directement à Christ, car pour eux, Apollos, Pierre et Paul sont des hommes, mais Jésus est Dieu.

Nous devons toutefois comprendre que cette époque était très rapprochée du judaïsme qui avait encore une très forte influence sur les hommes. Sous la loi en effet, les choses sont beaucoup plu visibles que spirituelles. De tout temps avec les hommes, le changement de paradigme a toujours été un grand problème pour l’adaptation à tout changement.

A Douala par contre aujourd’hui, les Pasteurs, Apôtres, Prophètes, Docteurs et Evangélistes se tirent à boulets rouge les uns sur les autres par des dénigrements, des médisances, insultes, le détournement des fidèles. Le conflit de compétence est bien présent et ces choses divisent l’église car pour maintenir les brebis dans le faux, on déclare être l’unique église ou serviteur de Dieu que Dieu connaît.

Le conflit de nom de titres fait également rage car Bishop, Berger, Ancien sont une et même chose, mais on estime que être celui-ci ou celui-là est supérieur à l’autre. De ce pas, des compétitions et des autoproclamassions de titre surgissent chaque jour. C’est ainsi qu’en outre, on verra à Corinthe ou à Douala :

-       Manque de renoncement de l’ancienne matière de vivre

-       Vie immorale

-       Egoïsme

-       Pratiques païennes

-       Péchés d’ordre sexuel et divorce (1 Cor 7.1-40)

-       Incapacité, nécessité de comprendre la sainteté de Dieu (3.17)

-       Identité spirituelle de l’église (12.27)

-       Nécessité d’une sainte cène dans la pureté (11.17-24)

-       Pour adoration appropriée

-       Nécessité de la compréhension et exercice des dons spirituels pour une édification fidèle et efficace (1 Cor 12.1–14-40)

-       Nécessité de comprendre la résurrection du monde

-       Nécessité d’une vie spirituelle pieuse (1 Cor  3.13-15)

-     Conception correcte des idoles et des faux dieux face aux chrétiens immatures (1 Cor 8.1 – 11.1)

-     Nécessité de la compréhension et l’expression d’un amour authentique pour l’exercice des dons spirituels et adéquats dans la connaissance des choses de Dieu (1 Cor 13.1-13)

-     Composante sociologique : la ville de Corinthe était composée de plusieurs classes sociales (riches, pauvres…) mais, on y retrouvait une discorde entre les classes sociales :

. Le manque de solidarité entre les riches et les pauvres

. Les riches s’attablent avant l’arrivée des plus pauvres esclaves et affranchis, retenus par le travail (11. 33)

. Le manque de  respect d’autrui

.Le souci et la volonté de dépouiller leur frères

. Le mépris des démunis s’accompagne d’animosité (11.22)

. L’orgueil des riches et des puissants

. Tout ceci est causé par la question du pouvoir dans l’église

-          Les tensions entre les Corinthiens et Paul : Nous avons entre autre :

. Accusé d’être un faible (4.18 - 21 ; 9.22)

. Manque d’éloquence de Paul contrairement à Apollos (2.1)

. Dénigrement de son autorité (1 4.37)

. Contestation de son enseignement (11.16) exemple :

Nier l’enseignement sur la résurrection, mauvaise interprétation sur l’enseignement « tout est permis » car mettant en service la débauche et l’idolâtrie (5. 9 ; 6.12)

 Il est indéniable qu’une église comme celle-ci au-delà de l’apparence extérieure que peuvent apprécier ceux qui aiment le folklore et non la spiritualité conviendront qu’un fondement sûr est le besoin urgent des Corinthiens. Paul donnera dont les points précis sur les éléments qui devraient constituer ce fondement :

 

Conclusion :

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se pose avec acuité aussi bien à Douala, est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de Dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ?

 

Dr André CHOUBEU u17341427-copie-1

 

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DIX REGLES DE VIE ET D'HARMONIE DANS L'EGLISE

21 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

DIX REGLES DE VIE ET D’HARMONIE DANS L’ÉGLISE par Stanley Jones Plusieurs de nos problèmes spirituels n’émanent pas simplement de notre for intérieur, mais de nos relations avec autrui. Ce n’est jamais facile de nous ajuster avec d’autres personnes. Le christianisme pourtant nous enseigne l’art de vivre avec les autres. Nous avons tous à vivre en relation avec d’autres. Beaucoup de gens essaient de le faire, au mépris de certains principes essentiels et cela aboutit à des désastres, suivis d’amertume et de haine. Si nous dépendons trop de nos sentiments et pas assez d’une conception intelligente de la vie, le résultat en sera déplorable. Il s’agit de mettre Christ au centre de nos relations sociales. Quels sont donc les principes à assimiler pour vivre en bons termes les uns avec les autres dans l’Église? 1. Reconnaissons que la vie d’église est une vie collective. Beaucoup de chrétiens ne le réalisent pas. Ils considèrent encore la vie d’église sous un angle individuel. Conséquence: ils sont en conflit constant avec les autres. Ils considèrent tout en fonction d’eux-mêmes, au lieu de s’incorporer dans le tout. Ils deviennent des cellules cancéreuses au lieu d’être des cellules génératrices. Une cellule cancéreuse est celle qui demande toujours à être servie au lieu de servir le reste du corps. Il y a beaucoup de personnes qui sont semblables à des cellules cancéreuses dans l’église. Elles cherchent plutôt à recevoir qu’à donner. 2. Manifestons de la loyauté envers nos frères et sœurs et refusons de les critiquer derrière leur dos. L’amour fraternel est fondé sur la confiance; les critiques clandestines minent la confiance; donc bannissons toute critique clandestine. Aucune amitié n’est réelle si vous suspectez des critiques clandestines. Mais, à partir du moment où il n’y a plus de critiques secrètes, la confiance et la liberté règnent. Avant de critiquer autrui, demande-toi: est-ce vrai? est-ce nécessaire? est-ce par amour? Si la critique peut passer par ces trois cribles successifs, alors énonce-la franchement et ouvertement. Certaines personnes pieuses, dans leur intention d’être droites, sont tentées de dénoncer les fautes des autres, pour paraître elles-mêmes meilleures. C’est une attitude détestable. 3. Ne nous montrons pas "tatillons" en cherchant perpétuellement à corriger les autres. Veillons aussi à être plus prompts à complimenter et à encourager qu’à blâmer. Ne craignons pas par nos encouragements, de cultiver l’orgueil d’autrui; car les personnes sincères acceptent aussi facilement les compliments que les critiques. Si nous nous efforçons de tout vouloir corriger, nous risquons de devenir des "chercheurs de petites bêtes". Deux Indiens distingués avaient fait un séjour en Angleterre. L’un enthousiaste de ce qu’il avait vu, voulut mettre en pratique ses nouvelles idées: il devint un remarquable conducteur spirituel. L’autre pouvait à peine parler d’autre chose que des écriteaux remarqués dans les ascenseurs ou le métro: "Attention aux pickpockets!" Comment était-ce possible dans un pays chrétien! Nourrissant ainsi son âme de "petits riens", il se dessécha par une attitude négative. J’ai connu un homme d’affaires dont l’impression primordiale et définitive d’un voyage se réduisait au désagrément causé par une fenêtre fermant mal dans son hôtel. Il n’avait rien vu d’autre. La fenêtre de son hôtel avait plus d’importance que la beauté des cathédrales et le génie d’un peuple. Son message se résumant en fenêtres défectueuses, le dessécha à cause de son attitude négative. Nous devrions nous efforcer de découvrir les bonnes choses et seulement de temps en temps, quand c’est vraiment nécessaire, signaler les points faibles. Mais l’accent devrait plutôt être mis sur le bien! Car les gens s’améliorent davantage par des compliments que par des corrections. 4. Soyons prêts à céder sur des petites choses. Nous faisons souvent des montagnes d’une taupinière. Il vaut beaucoup mieux céder sur de petites choses, et rester inébranlables sur celles qui sont importantes. Apprenez – c’est une des grandes leçons de la vie – à considérer petit ce qui est petit et grand ce qui est grand. Souvent nous renversons l’ordre de ces valeurs dans nos rapports fraternels. 5. Refusons d’être froissés. Une personne susceptible est toujours de compagnie difficile. Elle voit partout des allusions personnelles; elle est blessée par les remarques les plus inoffensives. Si nous cherchons des allusions, nous en trouverons toujours. L’attitude défensive montre l’existence d’un complexe d’infériorité ou d’une crainte. 6. Attachons-nous à nos devoirs plutôt qu’à nos droits. Si nous insistons toujours sur nos droits, nous penchons du mauvais côté. Pensons plutôt à nos privilèges de rendre service, et nous aurons alors plus de droits que nous n’en pourrons utiliser. 7. Battons le fer pendant qu’il est chaud. Si nous nourrissons un ressentiment quelconque dans notre cœur, il nous empoisonnera. Éliminons-le tout de suite. Ne remettons pas une explication nécessaire à plus tard. Ce serait une lâcheté. Jésus a dit: "Mets-toi d’accord avec ton adversaire promptement, pendant que tu es encore en chemin." Ne perdons aucune occasion. Cultivons l’esprit de décision. J’ai toujours trouvé bon, par exemple en dépouillant mon courrier, d’ouvrir en premier lieu la lettre qui me paraît la plus désagréable. 8. Sachons garder le pouvoir de rire de nous-mêmes. Mettons-nous devant une glace et éclatons de rire. Cela nous évitera de nous prendre trop au sérieux. La capacité qu’a un homme de rire de lui-même est le thermomètre de son caractère. Il y a plusieurs degrés. Tout en bas, l’homme ne sait pas rire; plus haut, il rit de ses plaisanteries; plus haut encore, il rit des plaisanteries de ses semblables; tout en haut, il rit de lui-même. Le pouvoir de rire de soi-même révèle la capacité de se voir objectivement. 9. Corrigeons immédiatement toute injustice dans nos relations avec nos frères et sœurs. Si nous remarquons une injustice fondamentale au cœur de nos relations avec un membre de l’église, ne conseillons pas de patienter, à moins de faire en même temps tout notre possible pour rétablir la situation. Si nous n’agissons pas ainsi, toute notre vie d’église risque d’en être continuellement empoisonnée. Aucune sympathie superficielle ne peut compenser cette négligence. Construisons nos relations fraternelles sur la justice et tout deviendra plus facile. 10. Réalisons que nous nous complétons les uns les autres. Un passage de la Bible proclame que "nous sommes tous membres les uns des autres." (Éphésiens 4: 25). Cette pensée doit nous préserver de toute jalousie. Si un membre de votre église vous surpasse daIl ns le chant, par exemple, c’est comme si vous possédiez vous-même ce talent. Vous devriez alors vous réjouir de posséder un si remarquable talent. Un autre membre de votre groupe excelle-t-il dans ses facultés d’administrateur? Réjouissez-vous donc de ce que ce talent d’administrateur soit si perfectionné. Pourquoi? Parce que vous travaillez en commun. Alors, la force de l’un fait la force de tous. Vous contribuez vous-même, pour une certaine part, au bien-être du groupe. Vous êtes vous-même fort sur un point où votre frère, lui, est plus faible. Aucun de nous n’a tous les dons. Mais chacun possède un don particulier. Voyez comment la force de l’un de vos frères peut suppléer à votre propre faiblesse. "Seigneur, Toi seul peut transformer les relations fraternelles difficiles et les rendre harmonieuses dans l’Église, afin que ta paix demeure au milieu de ton peuple." Source : Le Lien des Cellules de Prière
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DU JUGEMENT A LA COMPASSION

21 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

DU JUGEMENT A LA COMPASSION par Paul Hemes "Soyez pleins de compassion, comme votre Père est plein de compassion. (Luc 6 36) Le coeur de Dieu brûle du désir de répandre dans nos coeurs la compassion du Fils. Le Père aimerait que nous Lui ressemblions, car nous sommes créés à Son image. Il est un Père de tendresse et de compassion. Son souhait est que nous soyons comme Lui; quand Il nous unit à Son Fils, nous recevons de Christ la compassion viscérale qui est la sienne. Savez-vous ce qui tue la compassion, ce qui l’empêche de vivre dans notre vie? Ce n’est pas moi qui le dis; c’est Jésus. Ecoutons-le: "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés! Pardonnez et vous serez pardonnés. Donnez et l’on vous donnera! On versera dans votre sein une bonne mesure bien tassée, secouée, débordante, car c’est avec la mesure dont vous aurez mesuré, qu’en retour, vous serez mesurés! (Luc 6, 37-38) Écoutons encore ce que dit l’Homme de Nazareth : "Quoi, tu vois la paille qui est dans l’oeil de ton frère et tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Comment peux-tu dire à ton frère: frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite! Retire d’abord la poutre qui est dans ton oeil, et tu verras alors comment retirer la paille qui est dans l’oeil de ton frère! (Mat 7 3-5) Jésus parle ainsi : "Pourquoi m’appelles-tu Seigneur, Seigneur, et ne fais-tu pas ce que je te dis? (Luc 6 46) "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. (Mat. 6 : 37) Ce qui tue la compassion, c’est le jugement Mais, direz-vous, qu’est-ce que le jugement? Je crois que le Seigneur m’en a montré un aspect dont j’aimerais vous parler, car cela m’a beaucoup aidé. Cela se passait au cours d’une rencontre de pasteurs. Vous savez peut-être que les pasteurs discutent facilement de doctrine. Quand on partage les mêmes idées, une même position, tout va bien et l’on a aucun mal à s’aimer. Mais dès qu’apparaissent quelques désaccords doctrinaux, ou une façon un peu différente de lire la Bible, les choses changent et l’on tombe vite dans le jugement. Ce jour-là, la conversation partait dans tous les sens, sauf dans celui de la compassion! Il y avait beaucoup de jugements, et j’entrais moi-même dans ces pensées. Tout à coup, le Seigneur mit cette parole dans ma bouche: "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés! Le jugement c’est comme un casier judiciaire que tu entretiens contre ton frère. J’ai dit cela tout haut et j’ai expliqué aussitôt ce que j’avais sur le coeur. Effectivement, par le jugement on entretient contre tel et tel frère un casier judiciaire, on crée une fiche, une disquette intérieure: ce ne sont que des pensées, mais elles sont inscrites et elles reviennent. Ce sont des choses que l’on a contre son frère, un mépris à son égard. C’est une non acceptation de sa personne, c’est un jugement sur la manière dont il prie, dont il comprend Dieu. Et nous entretenons très facilement de nombreux casiers judiciaires, vis-à-vis des uns ou des autres. Très souvent nous abordons les autres avec ces fiches personnelles dans le coeur. Et cela tue la compassion. Le jugement est comparable au fait de tenir l’autre en respect avec un pistolet! Lorsqu’il s’approche de nous, il sent très bien le jugement intérieur tourné contre lui et il a peur. Il a peur que le pistolet sorte de sa bouche et qu’il commence à parler, parce qu’il sait que la parole peut faire mal, peut frapper. Nos langues sont des instruments, nous dit Jacques, et nous nous en servons soit pour tirer sur les autres, soit pour punir les autres, à notre guise (Jacques 3). Quand on entretient un casier judiciaire dans son coeur contre quelqu’un, même si l’on ne dit rien, même si on lui fait un beau sourire, il sent le pistolet. Evidemment, on connaît très bien cela dans le couple! Quand on garde une mauvaise pensée en soi, sans la donner à Dieu, l’autre sent qu’il n’est pas accepté, pas accueilli tel qu’il est. Il sait que s’il ouvre la grille, il laisse entrer un chien méchant. Le mépris aussi est une forme de jugement. Qui es-tu, toi, pour juger ton frère? En jugeant son frère ou sa soeur, son époux ou son épouse, c’est Dieu que nous jugeons. En méprisant son frère ou sa soeur, nous méprisons Dieu, car nous méprisons sa créature. Et cela tue la compassion et empêche l’intimité. Bien souvent, quand je parle de jugement les gens me disent: "c’est vrai, mais pourtant dans l’église, avec toutes ces doctrines variées, il faut quand même discerner. Certes, mais il y a de drôles de manières de discerner. Je rencontre fréquemment des gens qui voient des choses fausses dans une église ou dans une dénomination, et qui commencent à en parler: cela devient leur cheval de bataille préféré. Quand je leur demande: "Es-tu responsable dans cette église, Dieu t’a-t-il donné un ministère pour cela? Si la réponse est non, j’ai alors parfois l’impression que ces gens sont comme emmenés par le démon au sommet du Temple, comme ce fut le cas pour Jésus. Ils se placent tout en haut et expriment leur avis comme s’ils étaient au-dessus de l’église, du pasteur, de la vérité, etc. Qui les a appelés à faire cela? Est-ce leur ministère? Si souvent ce genre d’attitude ne révèle, hélas, rien d’autre que la hauteur de l’orgueil, dans un coeur qui cache le jugement sous le manteau du discernement. Oui, il faut discerner. Plus la responsabilité confiée par Dieu à quelqu’un est importante, plus le discernement est important. Il y a une vérification très simple, à la portée de chacun, qui l’aidera à reconnaître s’il discerne ou s’il juge; la voici : Tout discernement qui ne se transforme pas en intercession, est un jugement. En tant que pasteur, je suis appelé à discerner et à exercer l’autorité. Que Dieu me pardonne de l’avoir fait parfois, surtout dans le passé, avec dureté! Mais, à présent le Seigneur me demande de prier pour celui à qui je vais dire quelque chose, et je m’approche de lui en tremblant, demandant que mes paroles ne le blessent pas, ne l’écrasent pas. Je passe plus de temps à prier pour lui, qu’à lui parler! Et Dieu ne me donne pas non plus le droit de parler d’une personne à une autre. Le Seigneur m’a confié quelque autorité sur les brebis qui sont les siennes, mais de quel droit irais-je parler de telle ou telle personne à quelqu’un d’autre? Le jugement tue la compassion. Sous prétexte d’aimer quelqu’un et d’enlever les erreurs chez lui, on tue la compassion, et l’on empêche la personne de recevoir la vérité qui libère. On lui dit: "tu dois comprendre les choses comme moi je les comprends et recevoir la grâce comme moi je la reçois. En faisant cela, nous jugeons et nous fermons, dans notre propre coeur, le canal par lequel la grâce de Dieu aurait pu, par nous, bénir l’autre. L’Ecriture donne un critère assez simple au sujet des prophéties. Elle le dit dans 1 Thessaloniciens 5.19-20: "N’éteignez pas l’Esprit, examinez tout. Voilà ce qui est bon, voilà notre liberté! Ensuite, est-il dit: "Ramasse tout cela, fais-en des ragots, mets-les bien en évidence, écris des livres...? Non, bien sûr! Il est dit: "Retiens, nourris ton coeur et ton âme de ce qui est bon. Mais pourquoi, si tu vois quelque chose qui n’est pas bon, dois-tu en faire un casier judiciaire? Il y a parfois des gens qui quittent leur église et vont dans une autre. Si vraiment le Seigneur leur demande de changer d’église, ils n’ont pas besoin de le faire en critiquant l’église qu’ils quittent. Ils peuvent y aller en expliquant au pasteur la raison de cette démarche. Ce n’est pas quelque chose que j’encourage, mais c’est quelque chose qui arrive. Les choses se passent mal quand, pour justifier son départ on attaque. Si tu estimes avoir raison sur un point, très bien, mais cela ne justifie pas le fait de démolir la foi de l’autre. Alors, vous me direz: "Si je ne peux plus juger, à quoi vais-je passer mon temps? Cela vous fait rire, mais soyons honnêtes avec nous-mêmes: dans les messes, les cultes, dans les réunions, quand la bénédiction n’est pas complètement pour nous, qu’on est un peu mal, quand on a l’impression que le message ne nous parle pas, alors qu’on a pourtant soif de message mais que celui-ci va dans un sens opposé... à quoi passe-t-on son temps? Pour ma part je sais que très facilement j’en viens à entretenir des pensées sur l’un ou l’autre, sur telle église ou tel mouvement, sur telle ou telle doctrine. Mais quels fruits cela produit-il? Chez moi, cela produit de l’amertume, de la tristesse et cela tue la compassion. Rester dans une attitude ouverte est parfois un long combat qui peut durer une heure, deux heures, trois heures même, et on a l’impression "que la présence de Dieu ne perce pas, Alors, la seule chose qu’on ne doit pas faire, c’est juger. Mais à quoi occuper nos pensées? Le Seigneur nous a dit très clairement ce que nous pouvons faire: il n’a pas dit seulement: "ne jugez pas, mais : "Au lieu de maudire, bénissez ! Et l’on parle de bénédiction du Père. Dieu dit: "Bénissez, ne maudissez pas. La malédiction, étymologiquement, veut dire: "mal dire. C’est donc proche du jugement. La bénédiction par contre, c’est "dire du bien, parler bien de quelqu’un. Donc, ce n’est pas seulement dire "Seigneur, bénis-le, mais c’est dire aussi "Moi, je te bénis, je fais le choix de te bénir. Pourtant, "tu me fais pousser des boutons, et tu m’énerves; spontanément, je construirais sur toi un casier judiciaire, puisque tu m’énerves. Mais je renonce à le faire. "je choisis de te bénir. C’est dur de vivre cela, mais j’insiste: choisissons de dire: "je te bénis et nommons la personne! Il faut être honnêtes dans nos coeurs: dans les cultes, je regarde la personne que j’ai spontanément la plus grande difficulté à aimer, celle qui fait resurgir des pensées à propos de telle ou telle critique qu’elle a dite à mon sujet. Donc, c’est cette personne que, dans mon coeur, je fixe, et pour qui je prie et je dis: "Seigneur, je te remercie parce qu’elle est là, cette personne! Ce n’est pas ma brebis, c’est la tienne, Seigneur! Aime-la au travers de moi, et maintenant en ton nom, je la bénis et je te prie qu’elle puisse recevoir le bien que toi, tu veux lui faire. Je te prie qu’aucune de mes paroles ne la blesse, ne la vise. Je te prie que mon coeur soit libre de tout jugement et de tout casier judiciaire à son égard, et qu’elle ne sente aucun pistolet pointé sur elle quand je parle. Et ça marche! Dieu est bon et la compassion vient. Et si je peux bénir la plus difficile à aimer, alors, je peux bénir tout le monde. Le Seigneur exauce ce genre de prière, parfois de manière surprenante! Par exemple le cas d’une dame, régulière au culte, à laquelle j’avais appliqué mon renoncement au jugement et ma prière de bénédiction: cette dame avait dit beaucoup de mal de moi, et voici qu’un jour, lors d’un mariage, la voilà tout coup devant moi; alors spontanément je lui dis: "Mais vous êtes belle aujourd’hui, vous avez une magnifique robe, c’est génial! Et je lui ai donné une grosse bise. J’en ai moi-même été étonné. Merci, Jésus, je ne pensais pas que je pouvais ressentir une telle compassion pour cette dame-là ! Après la mise à mort du jugement, le pardon Quand le jugement est surmonté, il est nécessaire de parler du pardon. Il n’y a pas d’autre chemin que le pardon pour enlever de nos coeurs les casiers judiciaires. "Seigneur, pardonne au travers de moi celui qui m’a blessé. Seigneur, donne-moi le courage d’accepter. Car il est vrai qu’on est toujours prêt à récupérer la disquette du casier judiciaire! Sur un ordinateur, après que l’on ait cliqué sur la touche "effacer sur le fichier "casier judiciaire, l’ordinateur nous pose la question: "voulez-vous vraiment effacer ce fichier?. C’est à ce moment-là que l’on a besoin de Jésus pour cliquer "oui. "Seigneur, pardonne au travers de moi. Moi je ne peux plus lui pardonner, c’est trop dur, je suis trop blessé... Ce n’est pas la peine de nier les blessures. Pardonner ne veut pas dire nier le mal qui a été fait. Si cela te soulage, écris sur ton ordinateur toute la liste du mal objectif et réel que l’autre t’a fait. Ecris-le! (Si ça te fait mal, c’est que ce n’est pas rien), mais c’est cela que tu as à pardonner. Et c’est là que tu as besoin de la présence et de la guérison de Jésus, c’est là que la compassion de Dieu s’engouffre: "soyez pleins de compassion, comme mon Père est plein de compassion. Je vais encore vous raconter une histoire qui m’a beaucoup frappé, une histoire vraie. Elle se passe en Russie: une femme est arrêtée pour être emmenée au goulag1 Elle subit d’abord des humiliations, des crachats, des coups. Enfin tout ce qui est négation de la dignité humaine. Quand elle arrive au goulag, elle est tout de suite entourée d’un groupe de chrétiennes qui lui disent en la suppliant: "pardonne-leur, pardonne dans ton coeur, sinon tu vas devenir comme eux! Comprenez-vous que si nous sommes jugeant, non-pardonnant, nous devenons comme ceux que nous jugeons? Ne plus paver la route de l’Accusateur J’aimerais terminer par l’aspect le plus grave, le plus important là où nous pouvons, par la grâce de Jésus-Christ remporter les plus grandes victoires, parce que c’est là que le sang de la croix a coulé pour déloger l’accusateur de nos âmes et pour le chasser loin de l’église. Comment chasse-t-on le diable loin de l’église? Mais d’abord, par où est-il entré? Savez-vous que chaque fois que l’on critique, que l’on juge une personne, un frère ou une soeur, que l’on entretient quelque chose contre elle et que l’on ne laisse pas le pardon de Dieu aller vers elle, on donne accès au diable ? Dans Ephésiens 4.17, il est dit: "Ne donnez pas de prise au diable. Le diable est appelé l’accusateur de nos frères. On peut participer à un culte, chanter des cantiques, écouter une prédication, mais, si en même temps, on entretient des pensées d’accusation et de jugement contre un autre, on est en train d’invoquer la présence de l’accusateur! "Accuse l’autre, nous dit-il. Si je nourris des pensées d’accusation, je donne donc de la place au diable, même au coeur de l’église, même durant un culte. Mon jugement lui offre un terrain d’atterrissage. Ce n’est pas un petit enjeu, car c’est par là que le diable entre, c’est par là que se créent les divisions, c’est par là que tout commence. Il n’y a que deux attitudes dans l’Eglise: soit l’intercession, soit l’accusation. Devant le trône de Dieu, soit on est du côté du Christ, on intercède et on exerce la compassion, on prie pour ceux qui nous font du mal et on le fait même quand on pense qu’ils ne sont pas dans la vérité (s’ils sont dans l’erreur, que ce soit le Seigneur qui le leur montre), soit on est du côté de l’accusateur des frères: il est aussi devant le trône de Dieu et jour et nuit il les accuse. Il faut donc choisir son camp. Et dans l’église aujourd’hui, c’est très important. Il n’est pas possible que le réveil vienne si le jugement reste. Il n’est pas possible que la compassion de Jésus se répande dans le monde si le jugement est dans l’église. Lorsqu’un pécheur entre dans l’église, il sent tout de suite s’il y a du jugement. On n’a pas même besoin de le lui dire; il suffit qu’il y ait dix personnes qui jugent dans leur coeur, et il le perçoit: se sentant condamné dans son péché, il quitte l’église. Ce n’est pas l’affaire d’un pasteur, d’une église, mais de chacun de nous. Ce n’est pas l’affaire seulement de catholiques, de protestants, de pentecôtistes, c’est l’histoire de toutes les églises: quand nous jugeons, nous donnons du champ au diable et nous empêchons les coeurs de trouver la compassion de Jésus. Nous les empêchons de trouver le coeur du Père. Mais si, dans une église, on se repent du jugement, si, dans une église, chaque membre se dit: ce n’est pas la volonté du Père, je vais lutter contre le jugement, je vais bénir celui qui m’énerve le plus, je vais bénir toute personne qui entrera dans cette église, je vais bénir tout curé ou pasteur qui me sera donné, cela ne veut pas dire que j’accepterai tout ce que le pasteur me dira, ni me plier à tout. Non, j’examinerai tout et je retiendrai ce qui est bon et le reste, je le laisserai au Seigneur. Et si je pardonne à celui qui m’a fait mal, l’espace de jugement est couvert par le sang du Christ et le diable n’a plus cet espace pour se tenir. Le pardon déloge l’accusateur. Il ne sait plus où se mettre. Si nous faisons cela, alors à ce moment-là, Dieu pourra venir dans Sa gloire et envoyer des pécheurs dans l’Eglise, parce qu’il sait qu’ils ne vont pas être un peu plus meurtris, mais qu’ils vont être aimés. Et le réveil ne sera plus très loin. Tiré de "Echos de Gagnières", n° 57 1 Nom qu’on a donné aux camps pour prisonniers d’opinion sous le régime soviétique. CANEVAS D’ETUDE POUR GROUPES EN RAPPORT AVEC LE THEME DE L’ARTICLE Après avoir demandé l’aide du Saint Esprit, lire attentivement: Jean 8 : 1-11. La scène se passe dans le Temple (v.1). Que deviendra ce lieu de prière: un lieu de mort ou un lieu de délivrance pour un nouveau départ? Question 1. Du point de vue de la loi (Lév. 20 : 10; Deut. 22 : 22-24) que pensez-vous de l’intervention des pharisiens et des spécialistes de la loi (v.4-5) ? Exercent-ils leur responsabilité? Qu’attendent-ils de Jésus (fin du v.5)? Question 2. Au v.6, quelle est leur intention non avouée, cachée dans leur coeur? Question 3. Pourquoi, pensez-vous, Jésus écrivait-il par deux fois avec le doigt sur le sol? (Faites un rapprochement avec le deuxième paragraphe de l’article qui précède). Question 4. Par sa suggestion du v. 7 : " que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre?" qu’est-ce que Jésus est en train de provoquer chez les gardiens de la loi, au vu du v.9? Question 5. Comment Jésus qualifie-t-il ceux qui lui avaient amené la femme pécheresse (v. 10)? Question 6. Comment Jésus peut-il ne pas condamner, tout en respectant la loi qui condamne l’adultère? Cela signifie-t-il que Jésus approuve le péché (v.11)? Question 7. Finalement, quelle est l’attitude nouvelle que Jésus a développée ici? Qui a "gagné"? Source : Le Lien des Cellules de Prière
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