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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LES DONS DE REVELATION

10 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DONS DE REVELATION

Texte : 1 Cor 12.1-14 

Introduction : 

L’Eglise du Seigneur Jésus Christ a été bâti sur la révélation de sa personne qui conduit à la plénitude de la connaissance de Dieu et de ses principes rédemptifs pour l’humanité. Le fondement de l’Eglise a été posé par le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Et pour permettre aux rachetés d’être des membres actifs dans le processus divin d’établissement du royaume des cieux, le Saint-Esprit joue un rôle important en impactant dans les vies de ceux qui sont disposés, des capacités diversifiées leur permettant d’accomplir sans faille les dessins que Dieu avant la fondation du monde leur avait imparti ou réservé. Faute de compréhension de ceux qu’ils sont, font et doivent être parce qu’ils ont tout en Christ, plusieurs sombrent dans l’embrouillamini et s’égarent dans le tourbillon des illusionnistes de la foi, marchant allégrement vers l’enfer étant sincèrement hors de la sincérité de l’Esprit Saint.

Le Docteur Dennis MOCK a dit avec raison, je cite : Parce que l’Eglise est essentiellement un organisme spirituel, (Col. 1.24), l’Eglise a aussi : Un Ministère spirituel (Col. 1.27) Avec Un Message spirituel (Col. 1.25) Véhiculé Par des Hommes spirituels   (Col. 1.9-14) Pour des Fins spirituelles   Col. 1.28) En comptant sur Une Puissance spirituelle   (Col.1.29).

Le constat n’est-il plutôt pas alarmant ? Les choses spirituelles ne nous ont-elles pas échappé au profit du raisonnement et autres méthodes humaines tentant de résoudre les problèmes de l’Eglise qui ne nécessite qu’une démarche spirituelle ? Ne sommes-nous pas à l’ère de la babelisation parce que nous utilisons des moyens et méthodes humaines pour vouloir accomplir la volonté de Dieu et plaire à Dieu ? Le Seigneur Jésus Christ  a dit avec justice : « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité » (Jean 4.23-24).

Les dons de révélation s’avèrent être un meilleur moyen par Dieu mis à notre disposition pour atteindre cet objectif de la vraie adoration.

  1. Les dons spirituels (1 Cor 12.1-14)

Le don spirituel est la qualification surnaturelle accordée à chaque croyant, en vue du service dans le cadre du Corps de Christ (1 Cor 12.27,11). La Parole de Dieu déclare : « rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu'il ne vous manque aucun don, dans l'attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Cor 1.4-7).  Cette portion de l’Ecriture laisse entrevoir que la volonté de Dieu est que tous soient équipés de dons spirituels pour  la préparation individuelle quant à l’attente du Seigneur Jésus Christ.

Déjà dans l’Ancien Testament, Joël parlait des dons spirituels en ces termes : « Vos fils et vos filles prophétiseront (le don de prophétie), Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions (don de la parole sagesse, de la parole de connaissance, révélation). Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre (guérisons, miracles, parler en langues, démons chassés (Joël 2.28,30).

Les dons spirituels sont donnés pour que nous puisions participer à l’édification de l’église, l’habitation de Dieu en Esprit, jusqu’à ce que la totalité des païens soient entrés (Eph2.22 ; Rom 11.25). En effet, comment un entrepreneur peut-il construire une maison sans outils, scies et marteaux ?

Le livre des Actes ne cessera jamais de nous laisser sur notre soif quant à la manifestation des dons spirituels. En effet, nous n’y apercevons aucun Apôtre ayant un seul don spirituel, mais il est plutôt facile de constater que tous les dons spirituels se manifestaient dans leur vie lorsque le nécessité s’imposait. Pourquoi pas nous aussi ? Jésus également possédait tous les dons spirituels, mais devait toujours attendre l’ordre du Père (Jean 2.1 et 5.19-20). Jésus autant que les Apôtres, puisque lors consécration ne souffrait d’aucun compromis, devaient attendre la directive du Saint-Esprit et le laisser agir au travers d’eux. Nous devons toujours retenir que le Saint-Esprit ne peut œuvrer qu’avec celui don le terrain du cœur est favorable à la disposition de la Parole de Dieu. Les deux derniers chapitres de ce livre des Actes regorgent des choses concernant la différence entre les dons de l’Esprit en tant que manifestation et les dons de l’Esprit en tant que ministères dans l’Eglise.

Pouvons-nous enfin conclure que nous pouvons utiliser les dons spirituels quand nous voulons ? Non, car il nous faut nous abandonner à l’Esprit Saint et le laisser agir au travers de nous. Plus nous sommes remplis du donateur des dons spirituels, plus il nous sera possible d’expérimenter qu’un ou plusieurs dons  commencent à agir au travers de nous.

« Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 1.8).

  1. La classification des dons spirituels

Il nous est facile de constater que les dons spirituels se classent en trois groupes :

A-   trois d’entre eux disent quelque chose, et on les appelle les dons de déclaration ou d’expression. Ce sont : le don de prophétie, diversités de langues et l’interprétation des langues. Parmi les trois, le don de prophétie est le meilleur.

B-  Trois d’entre eux qui  font quelque chose et on les appelle les dons de puissance ou de capacité. Ces dons sont : don de foi, don de miracles et don de guérison. Parmi les trois dons, le don de foi est le meilleur.

C-  Trois d’entre eux révèle quelque chose et on les appelle les dons de révélation. Ces dons sont : le don de la parole de sagesse, le don de la parole de connaissance, le don de discernement des esprits. Parmi les trois dons, la parole de sagesse est la meilleure.

L’ordre de classement des trois catégories des dons spirituels est le suivant : - don de révélation - don de puissance, - don de déclaration. De cette déduction, nous constatons que notre étude est basée sur le plus important groupe des dons spirituels. Le dérapage dans ce groupe important plonge directement dans le spiritisme ou le psychisme.

  1. Les dons de révélation

Comme nous venons de voir, les dons de révélation constituent le plus important des trois groupes de dons spirituels.

Dan son texte d’Ephésiens 1.15-19, l’Apôtre Paul ressort des éléments très importants de la considération des dons de révélations qui est un équipement indispensable pour la marche, le service et la manifestation de l’approbation divine. Il écrit : « C'est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints,  je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,  et qu'il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force » .

Quelques éléments de ce texte nous permettront de constater la base efficiente (agissante, forte) des dons de la révélation :

1. ayant entendu parler de votre foi : La foi est la condition sine qua non de tout héritage en Christ. Plusieurs choses nous échappent non parce que Dieu nous hait ou nous repousse, mais parce qu’il nous manque de la foi. Sans la foi diront les Ecriture, nous ne pouvons être agréables à Dieu (Héb 11.6). En fait, qu’est-ce que la foi ?

Confesser signifie déclarer ce que nous croyons. C'est proclamer ce que nous savons. C'est rendre témoignage à une vérité que nous avons comprise.

Trois choses en effets très liées l'une à l'autre caractérisent la foi dans une vie. Elles sont : croire, penser et dire. On croit à ce que Dieu dans sa Parole a dit et qui a son accomplissement en Jésus Christ. Convaincu par cela, nous y pensons et en faisons l'objet de nos méditations, alors cette Parole règle désormais notre intelligence, conduit notre vie et notre bouche témoigne ses merveilles dans notre quotidien.

Une confession de foi authentique est basée sur cinq choses :

a)   Ce que Dieu a obtenu pour nous en Christ dans son plan de rédemption.

b)   Ce que Dieu a accompli en nous, par la Parole et l'Esprit saint, lors de la nouvelle naissance et du baptême du Saint-Esprit.

c) Qui nous sommes en Jésus Christ aux yeux de Dieu le Père ?

d) Ce que Jésus est en train de faire pour nous maintenant à la droite du Père, où il vit éternellement pour intercéder en notre faveur.

e) Ce que Dieu peut faire à travers nous ou ce que sa Parole peut accomplir par nos lèvres. 

Les principes fondamentaux de la foi en Dieu consistent non seulement à pratiquer ce qui est écrit et enseigné dès qu'on s'adhère à une Communauté chrétienne, mais d'abord à confesser comme l'eunuque éthiopien : " Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu " (Actes 8. 37).

La foi dans son essence, consiste à recevoir ce que Dieu a révélé ; c'est une attitude de confiance à l'égard de Dieu qui a envoyé son Fils Jésus Christ. Or, cette confiance implique l'acceptation de Christ comme Sauveur et Seigneur ;  elle incite à l'obéissance par amour et à l'accomplissement de bonnes œuvres. (Jean 1.12 ; Jacques 2.14-26). La foi est appelée à se manifester dans différents domaines : 

2. de votre charité pour tous les saints :

L’hymne à l’amour décrit dans 1 Cor 13 est une disposition favorable pour recevoir et exercer les dons spirituels. En effet, Dieu est amour et les dons spirituels sont non pour soi, mais pour l’édification du Corps de Christ qui est son Eglise. La haine et ses composantes sont en contradiction avec le plan de Dieu et constituent un handicap de taille à la possession et conservation des dons spirituels. Le plan de Dieu est de faire du bien, d’aimer son peuple. Le faisons-nous vraiment ? Non seulement nous devons manifester la charité, nous devons aussi par charité confier tout voire nous-mêmes et tout ce qui nous appartient à Dieu afin de pouvoir comme consacré, nous puissions par lui être utilisé à son gré (Deut 6.5).

3. rendre grâces pour vous  

Lorsque en tant qu’instrument de Dieu nous savons demeurer objet de bénédiction pour plusieurs, ils rendent grâce à Dieu en notre faveur et notre offrande parlant au cœur de Dieu, il nous visite et nous comble de ses dons pour continuer cette mission qui est dans son plan (Actes 10.4).. 

4.  faisant mention de vous dans mes prières 

Par les actions de grâce  et les prières des autres en notre faveur à cause de notre foi persévérante et de notre charité, la coupe céleste est pleine (Apoc 5.8-10 ; 8.3-5), et Dieu nous accorde des dons pour nous encourager à continuer l’œuvre de sa gloire.

-    Résultat de la Prière : Comme résultat de la prière des autre, nous recevons de Dieu :

. vous donne un esprit de sagesse : Rom 5:15,20,21 ; 11 3:10 ; Ps 104:24 ; Prov. 8:12 ; Esaïe 52:13 ; Dan 2:20,21 ; Mt 11:19 ; Rom 11:33 ; 1Co 1:19-24 ; 2:7 ; Col 2:3 ; Jude 1:25 ; Apoco 5:12 

 . De révélation, dans sa connaissance :

* esprit de révélation:

  3:5 Dan 2:28-30 10:1 Mt 11:25 16:17 1Co 2:10 2Co 12:1

* dans sa connaissance 

  3:18,19 ; Prov 2:5 ; Jér 9:24 ; 24:7 ; 31:34 ; Mt 11:27 ; Jean 8:54,55 ; 16:3 ; 2Pierre 3:18 ; 1Jean 2:3,4 ; Jean 17:3,25,26 ; Rom 1:28 ; Col 1:10 ; 2:2 ;  2Tim 2:25 ; Tit 1:1 ; 2Pierre 1:3.

          -  Conséquence de la Prière : Les effets de la prière intense des autres pour nous deviennent réalité par la manifestation de :

. qu'il illumine les yeux de votre cœur 

. vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel 

. quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints

. quelle est envers nous qui croyons

. l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force

A-   LA PAROLE DE SAGESSE

a)   Pour le serviteur de Dieu 

Puisque ce don fait descendre la sagesse  de Dieu dans nos cœurs, la sagesse et l’intelligence de Dieu sont illimitée.  Ainsi Dieu sait toute choses et possède la toute sagesse  Ainsi aucune situation ne prend Dieu au dépourvu, ni ne le plonge dans le doute et il n’a pas besoin de faire appel au raisonnement pour savoir quel chemin choisir.

Notre sagesse étant limitée, Dieu  a promis à son peuple de lui faire partager un peu de sa sagesse, pour nous aider dans notre travail pour lui, et pour nous aider dans toutes les situations que nous pouvons rencontrer  sur notre route vers le ciel. Ayant besoin de nous conduire droitement, et d’être dirigé dans la bonne direction, de prendre des décisions valables dans les nombreuses situations  difficiles que nous rencontrons sur notre chemin, la sagesse de Dieu nous est indispensable. 

Sortes de sagesse : 

Sagesse Diabolique : Jacques 3.14-15 ses effets : 1 Cor. 1.7 ;  Juges 9.23

La sagesse du monde : 1 Cor. 1.20

La sagesse de l’homme spirituel : on la reçoit par l’étude de la Parole de Dieu  et par sa marche avec nous  (expérience) 1 Cor.2.6

La parole de sagesse : elle est donnée d’une manière surnaturelle au moment opportun, lorsque le besoin s’en fait sentir, d’une façon  soudaine et directe par le Saint-Esprit.

La sagesse de Dieu peut venir :

D’une façon naturelle : par la lecture de la Parole de Dieu

D’une façon surnaturelle par le moyen du don spirituel de la sagesse (Parole divine) 

Importance du don : 

  • La parole de sagesse dans la prédication 

Des textes Bibliques peuvent être donnés au prédicateur par la parole de sagesse pour libérer l’atmosphère de la réunion et certains auditeurs enchaînés.

  • pour édifier l’œuvre de Dieu

Dieu donne à des hommes des directives pour construire de grandes œuvres pour sa gloire Exode 21 ; Hébreux 2.5

  • pour dirigé et conduire le peuple de Dieu et l’œuvre de Dieu

La parole de sagesse peut être communiquée par l’Esprit dans différentes situations pour conduire le peuple de Dieu et diriger l’assemblé de Dieu  (Josué 3,4,7)

  • la parole de sagesse dans la cure d’âme

Dans bien de cas, la parole de sagesse a été communiquée aux Serviteurs de Dieu dans les problèmes difficiles de cure d’âme, alors que des hommes et des femmes avaient le cœur rempli des conflits et ne pouvaient pas saisir le salut (1 Rois 3.16-28 ; 1 Chron. 9.1-2 ;  Mt. 12.42)

La parole de sagesse pour être conduit au meilleur choix dans des décisions difficiles.

Daniel et Joseph reçurent la parole de sagesse  venant de Dieu pour expliquer les songes,

Pierre après la vision reçoit la parole de sagesse qui le dirige chez Corneille (Actes 10.20), Philippe est dirigé sur le chemin de GAZA (Acte 8.26)

B-  Exemple de la parole de sagesse

Mt.22.23-33 (Si Jésus, disait de donner la dîme à César et les zélotes qui voulaient rejeter l’oppression de Rome l’accuseraient.

C-  LA PAROLE DE CONNAISSANCE

Le don spirituel de la parole de connaissance est une faculté venant de Dieu permettant de recevoir de Dieu par révélation, des informations et la connaissance d’événements  qu’il serait humainement impossible de savoir.

La parole de connaissance est la connaissance de Dieu donné aux croyants directement et surnaturellement  par  le Saint-Esprit. Dieu par son omniscience connaît toute chose, mais l’homme dans sa connaissance est limité est loin de connaître tout secret (1Cort.13 :9), alors que Dieu suit et connaît tout 

Dieu donne la parole de connaissance de plusieurs manières

(a)  Par vox audible : (1 Sam.3.11-14)

(b)  Part des songes (Mt. 2.19-20)

(c)  Par des visions (Actes  9.10-16)

(d)  Par intuition ou une conviction intérieure venant du Saint–Esprit (Acte 5 :34) 

But de la parole de connaissance
  • Révéler les choses cachées (Daniel explique le rêve)
  • Peut tout révéler au sujet d’une personne particulière (Actes 9.10-17)
  • Peut nous ouvrir l’esprit pour nous aider à comprendre (Luc 24.45). C’est ainsi que le Saint-Esprit peut nous donner soudain la compréhension de textes Bibliques difficiles dans des cas spéciaux. Ordinairement, nous recevons la lumière sur la Parole par la prière et la lecture.
  • Peut révéler ce qui lie quelqu’un (Le jeune homme riche) Luc 18.22 

Exemple 

 Jésus connut  que la femme Samaritaine avait eut cinq (5) maris auparavant (Jean 4) Pierre : Jean 1.42-343 ;  Jean. 1.48 ; Lazare ;  Jean 11.14 ;  Mt 9.3-4 ;  Luc 19.5-30 ; 22.30 

D-  LE DON DE DISCERNEMENT

Ce don est essentiel dans une assemblée vivante. Lorsque le discernement des esprits est absent dans une Assemblée locale, les démons peuvent manifester leur réjouissance  à cause de l’aveuglement spirituel des dirigeants et des membres présents. Le diable, il ne faut pas l’oublier, se déguise aussi en ange de lumière, c’est pourquoi, la connaissance profonde de la Parole de Dieu, la sensibilité au Saint-Esprit sont indispensables pour ne pas laisser l’avantage à l’ennemi.

 Différentes sortes des esprits :

1)   Esprit de Dieu (Apoc. 5.6)

v  Le Saint-Esprit est appelé :

v  Esprit de force  2Tim.1 :7

v  Esprit d’amour 2Tim. 1 :7

v  Esprit de sagesse Esa.11 :2

v   Esprit de foi2Cor.4 :13

v   Esprit de supplication et de grâce Zach.12 :10

v   Esprit de justice Esa.28 :6

2)   Les esprits Sataniques ou mauvais esprits (démons)

Le don de discernement des esprits  nous permet de savoir si les esprits diaboliques sont en activité et de les dévoiler et chasser. Voici quelques  différents esprits avec les noms que leur donne la Bible :

ü  esprit séducteur (1Tim  4.1)

ü  esprit de crainte (2Tim 1.7)

ü  esprit de l’erreur  (1 Jean.4 :6)

ü  esprit de l’antichrist (1 Jean. 4 :3)

ü  esprit des démons qui font des prodiges (Ap. 16.14)

ü  esprit muet  (Mt. 9.32-33)

ü  esprit tourmenteur  (Mt. 15.22)

ü  esprit impur (qui se caractérise   par des paroles grossières et impures) Marc 1.23-27

ü  esprit aveugle et muet (Mt 12.22)

ü  esprit religieuse et impur (se tenant dans les sépulcres, et qui se jeta aux pieds de Jésus dans une adoration hypocrite (Luc 8 :27)

ü  esprit muet et sourd (Marc 9.25)

ü  esprit d’infirmité (Luc 13.11)

ü  esprit de python ou de devin (Acte 16 :16-17)

ü  Esprit d’évocation des morts, et des esprit de divination (Lev.20 :17)

ü  esprit de jalousie (Nombres 5.14)

ü  esprit de discorde (Juges 9.23)

ü  esprit de crainte et d’effroi (pensée enténébrées) 1 Sam 16.14-23

ü  esprit de mensonge (1 Rois 22.21-23)

ü  esprit de prostitution (conduit celui qui est possédé à l’impudicité et aux déviations sexuelles) Osée  5.4 

Ces esprits mauvais peuvent tourmenter et posséder les hommes. Les mauvais esprits n’aiment pas venir à la lumière, mais préfèrent rester cachés afin de pouvoir continuer leurs activités ténébreuses sans être dénoncés. Quand la puissance de Dieu se présente et les dévoile, ils maudissent Jésus et le renient comme Seigneur et parfois aussi comme Sauveur.

C’est l’absence de la sainteté qui donne l’accès à ces esprits d’entrer dans les hommes. Mais quand Jésus est dans un cœur, reflétant la gloire et la sainteté de Dieu, les démons ne peuvent rien contre un tel homme.

 3. Les esprits humains

L’être humain est en réalité un esprit, mais qui a contact avec le monde physique par son corps. Mon moi est un esprit crée par Dieu mais souillé par le péché. C’est ainsi qu’il existe de bon et de mauvais caractères humains. Il y a des hommes qui sont doux, aimables, gentils, fidèles, etc.… alors qu’il y en a de jaloux, rancuniers, haineux, coléreux, désobéissants, etc...

Il est cependant clair que c’est Satan qui influence les mauvais caractères humains.  Jésus discerne dans les juifs, leurs mauvaises intentions à son égard (Marc 2.7-8)

Les esprits mauvais

Leur défaite : Jean.12.31 ;  Jean.14.30 ;  2 Thes 2.8 ; Héb. 2.14 ; Apc 20.10 ; 1 Jean 3.8

Leurs activités

  • Affliger les justes  (Job 1.12)
  • Se disent dominateur du monde (Luc 4.6)
  • Aveugle l’intelligence des croyants 2 Cor.4.3-4
  • Dominateur des pécheurs (Actes 26.18)
  • Luttent avec les Saint (Eph. 6.12)
  • Auteurs des faux miracles  (2 Thes .2.9)

images--2--copie-1.jpgLeurs œuvres mauvaises

  • Poussent à la désobéissance (Genèse 3.4-5 ; 1Chron 21.1)
  • Accuse les saints  (Job 21.9,10,11)
  • Inflige les maladies (Job 2.7)
  • S’opposent aux saints (Zach 3.1)
  • Tente (Mt.4.1-3)
  • Ote la bonne semence (Mt.13.19)
  • Incite les hommes à pécher (Jean 13.2 ; Actes 5.3 ; 2 Cor 12.7 ;  Eph. 2.2 ; 1Thes .2.18)
  • Cherche à faire des hommes ses proies (1Pierre 5.8 ;  Apoc.2.10)
  • Sème l’ivraie (Mt 13.38-39)
  • Ruine l’âme et le corps (Luc 9.42)
  • Ment (Jean 8.44)

Dr André CHOUBEU

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QU’EST-CE QUE LE GNOSTICISME

9 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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 Le gnosticisme, du terme grec « gnosis » (« connaissance »), était un mouvement religieux ayant débuté, possiblement, avant les temps du Christ et s’étendant durant les premiers siècles de l’ère chrétienne. Les gnostiques se percevaient comme « ceux qui connaissent ». Leurs enseignements hérétiques étaient variés selon le groupe et il n’est pas possible de les définir avec spécificité, mais les croyances gnostiques communes incluent celles-ci :

  • Bien que Christ semblait être humain, son humanité était simplement une illusion.
  • Christ a paru mourir, mais en réalité, il n’est pas mort. La crucifixion était vraiment une cruci « fiction ».
  • Christ n’était pas vraiment Dieu, la deuxième personne de la Trinité. Il était seulement une créature qui était une forme inférieure des « éons », un groupe des créatures semi-divines entre Dieu et les hommes. Chaque « éon » inférieur détenait son pouvoir d’un « éon » supérieur. Christ, l’« éon » le plus éloigné du Dieu, créa le monde car Dieu était trop pur pour se salir Lui-même avec la matière.
  • La matière est mauvaise, ainsi donc on peut tout faire subir à son corps, incluant le tuer pour dégager l’âme de son emprisonnement.
  • Le Dieu de l.’Ancien Testament est malveillant, comme démontré par le fait qu’Il a créé l’univers matériel. Il n’est pas le même Dieu que celui du Nouveau Testament qui est le Dieu d’amour, comme Jésus et ses apôtres l’ont enseigné. (1 Jean 4.8,16).
  • Les personnes sont sauvées en acquérant une connaissance secrète (« gnosis »), laquelle est communiquée seulement à des initiés. Le gnosticisme était similaire en quelque sorte au mouvement nouvel âge. Comme les « nouvel-âgistes », les gnostiques ont utilisé la terminologie et les symboles chrétiens, mais les ont placés dans un contexte religieux étranger qui a vidé de son sens les enseignements du Christ.

Il n’est pas certain lorsque le gnosticisme a débuté. Un grand nombre des Pères de l’Église ont pensé que le gnosticisme a été fondé par Simon Magnus, le magicien Samaritain, qui s’est converti au christianisme (Actes 8.9-24). Quelques experts contemporains pensent que le gnosticisme a débuté peu de siècles avant le christianisme et ensuite l’a envahi de l’extérieur à travers la conversion au christianisme de gnostiques juifs et païens. D’autres experts croient que le gnosticisme a commencé comme une hérésie chrétienne.  

Il semble clair, cependant, que les apôtres eux-mêmes ont dû faire face à une forme du gnosticisme (Col. 2.8,18 ; 1 Jean 4.1-3 ; Apoc 2.6,15). Paul a dit, « Évite les discours creux et impies, les objections d’une pseudo-science « gnosis ». Pour l’avoir professée, certains se sont écartés de la foi » (1 Tm 6.20-21).

 

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EQUILIBRE SPIRITUEL

9 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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R.H. Guignard 
adapté de «Christian Sanity» du Dr A. T. Scofield
Editions Oliphants

Pour comprendre ce que l'on entend par «équilibre spirituel», quelque définition serait indispensable. D'autres expressions peuvent nous aider: raison saine, esprit sain, sain jugement, maturité d'esprit. Or, la Parole de Dieu nous certifie que le chrétien est passé des ténèbres à la lumière. Il reçoit ce qu'il avait perdu à la chute: il entre à nouveau en communication avec son Créateur. Retrouvant la position à laquelle il était primitivement destiné, ne découvrirait-il pas là la base d'une maturité spirituelle équilibrée? 
Notre siècle est celui de l'instruction généralisée. Le chrétien, quel qu'il soit, participe à ce flot de connaissances. Les revues, les livres, les éditions de poche attirent l'acheteur. Des séries de volumes luxueux se succèdent, apportant les renseignements les plus divers à nos portes, dans nos bibliothèques. Savons-nous choisir nos lectures? Notre génération, si bien protégée par un réseau d'assurances de tout genre, souffre d'un vide indéfinissable: son âme est insatisfaite; elle cherche des émotions fortes pour meubler sa vie, des lectures à sensation pour occuper son intellect, sa pensée. Parlant de ses messages délivrés récemment à Londres, Billy Graham disait ceci: «Nous ne recevons guère de réponse de la part de la vieille génération: mais cette jeune génération, avec tout son exhibitionnisme, est spirituellement desséchée, elle cherche un but pour sa vie.» La Bible dit qu'elle est égarée (2 Pi. 2.18).

DES COURANTS INSENSÉS

De tous temps, la religion chrétienne a été secouée par des courants d'idées n'émanant pas de son sein. «De faux docteurs introduiront sourdement parmi vous, des hérésies pernicieuses qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dérèglements, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux» (2 Pi. 2.1-3}. Aujourd'hui, plus encore qu'hier, de par la diffusion énorme de la page imprimée, les doctrines les plus diverses sont enseignées, attirant les uns, écartant le plus grand nombre du chemin du temple ou de la chapelle, de la recherche de la vérité, du salut éternel. (Voir Rom. 1.18-32.} Or, parce que nous révérons Jésus-Christ, notre vœu est que son Nom soit béni, loué, dans la dignité et le respect qui conviennent au Maître de l'univers.

«Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le Diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer» (1 Pi. 5.8}. «Soyez sobres et vigilants pour vous livrer à la prière» (1 Pi. 4.7}. Dans sa seconde épître, l'apôtre Pierre fait preuve du même souci : «Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vous ne soyez entraînés, vous aussi, dans l'égarement de ces pervers» (3.17). Nous sommes avertis; prévenir vaut mieux que guérir.

Le chrétien ne peut fermer les yeux, ne pas voir le profond besoin de ses contemporains, sans chercher à apporter quelque certitude, un havre dans la course, un repos dans le combat! La Parole de Dieu nous y invite.

AVEC ORDRE ET BIENSÉANCE

Dieu, dans sa parole et par le sacrifice de son Fils, nous offre amour, pardon, liberté et vie éternelle. Dans le Nouveau Testament, les lois, les règles, les commandements sont peu nombreux. «Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, dit l'Eternel, et je l'écrirai dans leur cœur» (Jérémie 31.34). Cette parole est pour tous les hommes, pour toutes les races. Tous, peuples et tribus, langues et nations doivent s'y trouver à l'aise. Ce n'est pas une question de couleur de peau, mais d'obéissance ou de désobéissance à des lois d'origine divine. Le psychanalyste décrit le conscient, le subconscient, et plus encore l'inconscient collectif. Nous ne sonderons pas cette voie. Mais le fait est que nous avons beaucoup reçu de nos aïeux - qu'ils nous ont formés, que nous sommes leur héritage (1 Pi. l.18). Aussi nos pensées, nos réactions à la vie, aux circonstances sont différentes. Or, en tous pays, la Parole enseigne: «Soyez sobres, veillez», ou aussi, après une longue exhortation ecclésiastique: «Que toutes choses se fassent avec ordre et bienséance.» Cela peut se comprendre partout, sous toute latitude. Cette recommandation ne doit pas être interprétée d'une manière rigide, mais avec chaleur et amour, dans la liberté qui caractérise des sentiments vraiment chrétiens.

CHANGER DE CHEMIN

Nombreux sont ceux pour qui le sentiment religieux n'est qu'illusion. Ils estiment toute preuve ou manifestation de vie spirituelle, d'espérance pour l'au-delà comme fantaisies et extravagances, travail de l'imagination. Cependant, de multiples accusations contre le christianisme ont été trouvées fondées et, aux yeux de chrétiens sérieux, comme à ceux d'observateurs impartiaux, bien des manifestations ont jeté un discrédit sur le chemin qui mène à Christ. 

Selon les versets bibliques cités plus haut, les «dérèglements) ont une double origine. 
1. Un manque d'éducation, de connaissances bibliques, de sagesse de la part du chrétien. 
2. Un faux enseignement dispensé par un ennemi, soit l'action décrite par les paraboles de l'ivraie et du bon grain et celle du levain. 

D'après Romains 1, l'homme normalement intelligent sait et peut décider de sa voie. Un converti au christianisme change de voie. Il est compréhensible qu'il ne puisse être un modèle de vie morale, de séparation du mal dès le jour où il accepte et reçoit l'assurance du salut divin. Ses facultés de compréhension, sa pensée, son entendement ne sont pas gouvernés, dès la première heure, par les lois de l'Evangile. Mais Dieu a pitié des petits et des faibles.

Prenons note qu'il faut un certain courage, un acte de volonté, une détermination accusée pour se reconnaître pécheur, venir à Dieu et lui demander pardon. Si, aux yeux de quelques-uns, semblable décision peut paraître tout d'abord illogique, insensée, si elle est accompagnée de troubles psychologiques, faisons, nous chrétiens, la part des circonstances éventuelles. Trop souvent, nous sommes enclins à passer d'un jugement extrême à l'autre, alors que seul l'être humain est en cause.

UN SAIN RAISONNEMENT

«Ne jugeons pas, afin de n'être pas jugés.» En revanche, nous sommes appelés à discerner, c'est-à-dire à utiliser notre capacité de raisonnement. Les Ecritures nous aident à cet effet. Elles nous parlent de bon sens, sobriété, raison, modestie, contrôle personnel ou contrôle de soi-même, sagesse, modération, d'équilibre spirituel vécu. En Tite 2.12, la grâce de Dieu nous enseigne à être sobres quant à nous-mêmes, justes quant au prochain et pieux envers Dieu. 

Pour nous diriger dans cette étude, nous prendrons, dans la Parole, un mot grec qui apparaît douze fois (il y en a d'autres que nous verrons par la suite). Ce mot, «sophron», a été rendu de diverses façons: bon sens, raison, sobriété, modestie, etc. Nous le soulignerons dans les versets qui suivent.

Actes 26.25 : «Je ne suis point fou, très excellent Festus, réplique PAUL; ce sont au contraire des paroles de vérité et de bon sens que je prononce.» Les mots «bon sens» sont utilisés en opposition avec le mot «fou». Il s'agit ainsi de paroles saines,

Romains 12.3 : «Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas avoir de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes.» Le chrétien apprend qu'il fait partie d'un corps spirituel, au milieu duquel il est appelé à jouer un rôle empreint de modestie, en ayant égard à la majesté de Celui qui est la tête, Christ. Les sentiments sont formulés en pensées, lesquelles doivent être modestes, raisonnables.

2 Cor. 5.13 : «En effet, si je suis hors de sens, c'est pour Dieu; si je suis de bon sens, c'est pour vous.» L'apôtre nous dit que quelles que soient ses manifestations de joie en adorant Dieu, ou quelle que soit l'appréciation ou la moquerie de l'incrédule, rien ne l'empêche de continuer; c'est pour Dieu. D'autre part, quels que soient son zèle, son allégresse dans son service envers l'homme, un sain raisonnement est toujours ce qui convient. Ce verset nous dépeint le comportement de l'apôtre dans son service."

1 Tim. 2.9-10 : «Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie ...se parent de bonnes oeuvres.» Un sain équilibre convient aux épouses, aux soeurs en Christ. Cette attitude décente et respectueuse de la part de celles qui font profession de servir Dieu, est placée en contraste avec les richesses éphémères et la gloire passagère de ce monde.

2 Tim. 1.7 : «Car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse.» Trois qualités, formant un tout harmonieux, nous sont présentées dans ce verset: ce sont les traits essentiels du caractère du chrétien. L'esprit de force (puissance spirituelle) est souvent une excuse pour certaines extravagances de conduite; dans ce cas, nous ne pouvons donner notre accord. L'amour, de même, est supposé être parfait s'il excuse toutes sortes d'excès sans les blâmer; là aussi, nous disons: non. Le troisième élément, la «sagesse», un sage équilibre, une discipline personnelle, est là pour maintenir une juste balance. 
Cependant, notons-le bien, ce sain équilibre est de peu de valeur s'il n'est pas le chevalier-servant des deux grandes qualités mentionnées: 1'«esprit de force», soit la puissance spirituelle, base de la vie, ainsi que «l'amour» qui en assure la direction. «Nous ne cessons de prier Dieu pour vous et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelles, pour marcher. ..»

Tite 1.8 : «II faut que le surveillant (évêque) ...soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant. ..».II s'agit des qualités essentielles pour le service au sein de l'église. Le surveillant (ou aussi ancien) .doit faire preuve de modération en tout.

Tite 2.2 : «Dis que les vieillards doivent être sobres, honnêtes, modérés, sains dans la foi, dans la charité, dans la patience.» La recommandation ci-dessus est peut-être la plus simple à suivre. L'ardeur des jeunes années est atténuée, la vigueur de la maturité est passée; il est alors facile d'être modéré. Le vieillard chrétien est amené à considérer la vie avec bon sens et raison.

Tite 2.5 : «Les jeunes femmes. ..à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques. ..». Equilibre dans le mariage, afin, dit l'Ecriture, «que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée». Face à la révélation de la grâce divine, l'épouse est invitée à comprendre sa charge de mère de famille, en considérant la grande responsabilité à elle confiée.

Tite 2.6 : «Exhorte de même les jeunes gens à être modérés. ..». Vraiment, cette expression a sa place, dans l'enseignement biblique, sur tous les plans de la vie chrétienne. On ne concevrait pas la jeunesse chrétienne sans de l'enthousiasme, du zèle et de la piété. La Parole ajoute encore ce terme, la modération. Combien il est important que le nom de Christ soit honoré par la conduite et par le caractère de ceux qui se disent ses disciples! Il saute aux yeux qu'un sain équilibre manifesté par la jeunesse chrétienne est un puissant témoignage pour Christ.

Tite 2.11-12 : «La grâce de Dieu. ..nous enseigne à vivre dans le présent siècle selon la sagesse, la justice et la piété.» Il s'agit là de notre comportement quant à nous-mêmes, quant à notre prochain et quant à Dieu. Quant à Dieu, pieux; quant au prochain, justes; quant à nous-mêmes, sages. ..dans le présent siècle.

1 Pierre 4.7 : La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.» Le mot «sophron» est de nouveau rendu par sage, soit une sage intelligence. La dernière mention de ce mot dans le Nouveau Testament est en rapport avec «la fin de toutes choses». L'apôtre Pierre, dans sa deuxième épître, nous donne la raison de cette exhortation. Les derniers temps (il s'agit certainement de la fin de la présente période de grâce) sont dépeints comme des temps de désordre, des jours où un sain équilibre fait défaut, où sobriété et modération nous sont vivement recommandées. 
Le trait de caractère dépeint par ce mot - équilibré - est recommandé aux jeunes hommes, aux jeunes femmes, aux femmes mariées, aux vieillards, aux surveillants. Il concerne la conduite, les charges dans l'église, l'intelligence, le service, la pensée, la parole, en un mot la vie entière du chrétien. «Que toutes choses se fassent avec ordre et bienséance.»

Lien :  http://www.promesses.org/arts/5p95-99f.html

 

 

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LES FAUSSES CONCEPTIONS DE LA NOTION DU PECHE

8 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES FAUSSES CONCEPTIONS DE LA NOTION DU PECHE  

Introduction :

Il nous arrive souvent d’être butté devant des situations parfois si alarmantes que l’incertitude et une pléthore de questions foisonnent dans nos pensées. Que s’est-il vraiment passé ? Où est la véritable cause de nos malheurs ?

Dans nos précédentes confessions, nous nous sommes repentis de nos iniquités et de certains manquements de nos parents et ancêtres ont été revus et confessés. Mais le péché des parents fermerait-il la porte a notre bénédiction ? Malgré nos lamentations et pleurnichements, la situation demeure inchangée. L’aspect de notre péché reste et notre conscience ne nous fait pas de cadeau car il est écrit : « Mais si vous n’agissez pas ainsi,  vous péchez contre l’Eternel. Sachez alors que les conséquences de votre péché retomberont sur vous » (Nombres 32.23). Nos confessions ont-elles vraiment tenu compte du péché dans ses implications réelles telles que vues par Dieu ? 

Qu’est-ce que le péché ?

Le péché en effet qui est une faillite, un manquement, un manque d’objectif, une déviation, ce qui est faux, ce qui n’est pas juste, ce qui est tordu, ce qui n’est pas droit, une erreur ou une faute, une chute, une inutilité ou futilité, une ignorance de Dieu ou des choses de Dieu, une inattention, une insuffisance, une infraction à la loi de Dieu, un refus d’admission et un refus de soumission à la loi de Dieu. Le péché dans sa multi dimension en hébreux peut se classer ainsi : 

  1. Transgression : une violation délibérée de la loi ; l’homme est placé à la croisée du bien et du mal et choisi volontairement la voie du mal en franchissant la ligne de démarcation divine entre le bien et le mal (Actes 5.8-9 ; Psaumes 51.3-6 ; Gen. 2.17 ; 3.6-7 ; 1 Jean 3.4).

    Exemple : l’homicide, le vol, l’escroquerie, l’adultère, la fornication (2 Sam 13.1-17), le mensonge, la rétention de la dîme, la résistance au Saint-Esprit, la vengeance, la désobéissance etc.)

  1. Iniquité : Un acte mauvais en soi, acte inné, acquis par les habitudes ou l’environnement étant expressément interdit ou non (Esther 1.10-12 ; Rom 1.21-25 ; Prov. 6.12-14).

    Exemple : Psaumes 51.7 ; Lév. 10.1-2 ; Gen 5.13 ; Gen 4.3,5,8-17. Un habillement indécent, une attitude provocante, incitation à la convoitise etc.

    Descendance de Caïn :

-    Lemec devient le père de la polygamie (Gen 4.19)

-    Jabal (petit fils de Lemec) est le père des nomades (instabilité) (Gen 4.20)

-    Jubal (autre petit fils de Lemec) est le père de la musique mondaine (4.21)

-    Tubal (petit fils de Caïn) inventa les armes de destruction massive (4.22)

-    Lemec tua plus de personnes que son père Caïn (Gen 4.23-24)

Un milieu, une ville, une famille, une habitude, une tradition peut être un facteur potentiel d’iniquité. Il est dit en leadership : « une pensée créé un acte, un acte créé une habitude et une habitude créé une destinée »

  1. La faute : Un abandon du droit chemin (Rom 1.18 ; Jacques 4.17 ; Luc 12.47 ; Prov. 18.9).

    Exemple : la désobéissance, l’orgueil, la résistance, la cupidité, la corruption,   le découragement, la rétrogression, le retard, le bavardage, les plaisanteries, les moqueries, les insultes, les mauvaises manières héritées des autres, etc.

  1. L’égarement : Un échec dans la tentative d’atteindre le but divin (Rom 10.2-4 ; 9.30-33 ; Gal 4.17 ; 5.4 ; Phil 3.6-9 ; Nbres 22).

    Exemple : la non-réalisationn d’un vœu, le refus de payer ses dîmes pensant pénaliser le Pasteur ou l’église, un service mal rendu devant Dieu (prier sans concentration, prier sans s’être dépouillé au préalable, œuvrer pour Dieu avec murmures, servir avec des buts inavoués etc.)

    Les fausses conceptions, le jugement, les critiques, les préjugés, les intoxications, les fausses confessions, l’attitude de Saphira et Ananias, la dissimulation, la duplicité, la ruse, la malice, l’hypocrisie, l’expansion de faux bruits,

  1. L’offense : Une intrusion de la volonté propre dans un domaine appartenant à l’autorité divine (Ex 32.1-6 ; Dan 3.1-5 ; 1 Sam 13.8-12 ; Rom 10.2-3 ; Ez 28.2

Exemple : l’idolâtrie, la fausse adoration, les pratiques occultes dans l’intention de fasciner les gens empruntant les œuvres du diable à la manifestation du Saint-Esprit. Tenter d’aider Dieu dans son action (2Sam 6.1-11)

Auto-attribution des titres et ministères dans l’église pour des buts inavoués. Refus de se soumettre aux autorités spirituels sous prétexte qu’on dépend du Saint-Esprit. 

  1. La licence : Une situation d’anarchie d’ordre spirituel (1 Tim 1.9-10 ; 2 Tim 3.1-5 ; Rom 2.17-24 ; Jude 16-19 ; 2 Chron 26.16-21).

Exemple : la polygamie ou vie de débauche dans l’église, la révolte, l’insoumission à Dieu et l’autorité spirituelle, la rébellion, l’intoxication, le blasphème, la vie d’indépendance, la prostitution (vagabondage) spirituelle etc.  Vie hypocrite dans le péché, monter sur la chair étant dans le péché, mépris de la piété et manque de dévotion pour Dieu et les choses saintes. 

  1. Incrédulité : Une insulte à la véracité divine ; c’est par fausseté que l’homme refuse de connaître Dieu (Jér. 9.6), car Dieu s’est révélé à tout homme par :

-    la création (Rom 1.20 ; Ps 19.2-5)

-    la conscience (Rom 2.14-15 ; 1 Jean 3.20)

-    le témoignage de l’histoire (Nombre 32.23 ; Ps 7.15-17)

          Croire en Dieu : reconnaître l’existence de Dieu. Le diable croit en Dieu et tremble (Jacques 2.19)

          Croire Dieu : reconnaître la véracité du témoignage de Dieu (1 Jean 5.9-13). Accepter les déclarations de Dieu et s’y attacher.

          Esaïe 5.2 ; Mt 27.3-5 ; 2 Cor 10.3-5 

Le péché place l’homme devant une triple situation : 

-    un acte : la violation volontaire ou la faillite dans l’accomplissement dans la volonté révélée de Dieu (Gen 3.6)

-    un état : l’absence de droiture : Gen 3.7 ; Ps 32.1-5)

-    une disposition : l’inimitié contre Dieu (Gen 3.8-13)

Les mots, qui décrivent le péché dans quelques-unes de ses formes. Hébreu:

1. « CHATA, » sortir du chemin, manquer le but.

2. « PESHA, » transgresser.

3. « AVLAH, » tordre, agir d’une manière perverse.

Grec:

1. « HAMARTIA, »  manquer le but. 2.   « PARAPTOMA, »    s’éloigner de la loi, de la vérité, du droit. Offense. 3.  « PARABASIS, »    aller au delà de la vérité et du bien, une transgression.                                 4.  « ANOMIA, »   indiscipliné. Iniquité. 5.  « ASEBEIA, » irrévérence. Impiété

Définition.  « Le péché est le manque de conformité, ou la transgression de la loi de Dieu. »

Conclusion :418284_454965291203693_32286553_n.jpg 

Faisons-nous attention à la profondeur des péchés avec leurs conséquences désastreuses ? Classons nous certains péchés dans la rubrique ‘‘péchés mignons’’ ?

Sommes-nous des ministres de péché parce que le pardon est là ?

Savons-nous que péché même confessé peut toujours laisser des conséquences a l’instar de celui de David ?

Jérémie posa une question importante qui devait être notre méthode devant les situations de stagnation : ‘‘Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle? Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n'est pas sûr ? C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel: Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C'est à eux de revenir à toi, Mais ce n'est pas à toi de retourner vers eux’’ (Jérémie 15.18-19).

Dr André CHOUBEU

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L’EMPREINTE DES NOIRS DANS L’HISTOIRE DU MONDE

6 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

L’EMPREINTE DES NOIRS DANS L’HISTOIRE DU MONDE 

Introduction : Afrique.jpg

Galates 4.1-2 : « Aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne distingue en rien d’un esclave. Bien qu’il soit le propriétaire de tout le patrimoine, il reste soumis à l’autorité de tuteur et d’intendant jusqu’au terme fixé par son père »

Jean 8.31-32 :    Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en Lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité fera de vous des hommes libres »

La Bible, Parole infaillible, dans son caractère inerrance éternelle parle aussi des Africains, de leur origine, retracent quelques aspect de leur histoire, des grands hommes africains et donne des précisions sur les prophéties concernant l’Afrique appelé communément « Pays de Cham » (Psaumes 106.22 ; 105.23)

Beaucoup l’ignorent et restent sous le complexe d’infériorité. Africain, race noire, connais-toi, toi-même ! Recherche tes origines et ta destinée en Dieu, en Christ, et ne meurs plus faute de connaissance ! Beaucoup d’instrument de Satan ont depuis la nuit des temps introduit plusieurs africains dans de vrais faux témoignages, de leur passé, gardant des millions d’africains dans les geôles infernales de l’esclavage, captifs de la colonisation.

Lève-toi, revendique ton privilège établi avant la création, brise les chaînes mensongères de ton histoire et de ton passé,  entre dans les promesses divines, prend possession de ton héritage éternel en Jésus Christ. Comme Esaü, tu as pendant des années, vendu gratuitement ton droit d’aînesse ! Ton as longtemps laissé piller ton héritage ! Le produit de ton champ, de ton sol, béni richement plusieurs et tu t’appauvris chaque jour un peu plus !

Alors que des milliers d’occidentaux vont encore en Egypte (Afrique) pour chercher à découvrir certains aspects encore cachés de la science pharaonique pour se perfectionner ont rétabli des choses encore cachées à leurs yeux, mais toi, tu te transformes en mendiant. L’Ecriture n’apparaît-elle pas pour la première fois en Afrique ? L’invention des signes mathématiques n’est-il pas Africain ? Et que d’irai-je d’autre ? L’empreinte des noirs dans l’histoire de l’humanité est ineffaçable. L’Europe et l’Amérique se sont développées grâce à la main d’œuvre des esclaves noirs. Dans les guerres, les noirs ont été des alliés pour que la victoire de certains pays de l’Occident soit possible contre leurs adversaires.

L’Afrique est-elle maudite, loin s’en faut car il est écrit entre autres : ‘‘En ce jour là, il y aura une route d’Égypte en Assyrie : Les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie, Et les Égyptiens avec les Assyriens rendront un culte (à l’Éternel). En ce jour là, Israël sera un troisième, Avec l’Égypte et l’Assyrie, (A être) une bénédiction par toute la terre, que l’Éternel des armées bénira, en disant : Bénis soient l’Égypte, mon peuple, L’Assyrie, œuvre de mes mains, Et Israël, mon héritage !’’ (Esaïe 19.23-25)

Un juste réquisitoire :

 

Martin Luther King Jr a dit un jour :

« Quand vous êtes prêt à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre domicile a été inventé par des noirs ».

 

‘‘Si vous ne le saviez pas, plus de 140 inventions du monde contemporain sont d'origine négro-africaine. En parcourant sur Internet un site panafricain, nous avons découvert une liste non-exhaustive d'inventions faites par des Noirs. Grande a été notre surprise. Car nous nous sommes rendus compte que des choses que nous croyions être des œuvres de Blancs ne le sont pas. Il s'agit par exemple de la lampe électrique, l'antenne parabolique, le moteur à combustion, le masque à gaz, l'ascenseur, la cheminée de locomotive, les W.C (toilettes), le réfrigérateur, l'interrupteur, la machine à écrire, le tunnel pour train électrique etc…  

Mais,  au-delà d'une simple découverte pouvant enrichir notre culture générale, cette liste pose un problème crucial dans l'histoire de l'humanité qui est celui de la participation du monde noir dans le progrès de la Science et de la Civilisation moderne. En effet, en observant l'évolution de la Science et de la Technologie depuis le siècle des lumières à nos jours, on est parfois tenté de se demander en quoi les Noirs ont participé à cette évolution.

Négation des Noirs

En effet, depuis la découverte de l'Afrique par l'occident, beaucoup de théories ont été élaborées sur le Noir pour montrer l’irrationalité. Hegel, philosophe allemand, dans son ouvrage La Raison dans l'histoire, soutient que le Nègre n'a pas d'écriture ni d'histoire. Pour lui, le Nègre n'a pas encore accédé à la faculté de raisonner qui est à l'origine des sciences et des techniques. Il conclut donc que le Noir est exclu de l'Histoire parce qu'il n'a participé en rien au progrès des sciences.

Pour Arthur De Gobineau, la race noire occupe la dernière place dans la hiérarchie des races. Il pense que la race blanche est travailleuse et réfléchie, la race jaune, solidaire et imaginative, et la race noire, sensuelle et émotive. Pour d'autres, le déterminisme racial du Noir ne l'oriente pas vers la science et la philosophie. Il s'agit de Levy-Bruhl par exemple. Il a dit ceci :"Le nègre a une mentalité prélogique".

Sedar Senghor s'inscrit dans cette même vision avec sa fameuse phrase "L'émotion est Nègre et la Raison Hélène". Plus récemment à Dakar au Sénégal, le président Français Nicolas Sarkosy a tenu des propos sur l'Afrique qui étaient en fait des injures voilées. Pour lui, l'Afrique n'est pas suffisamment entrée dans l'Histoire.

Mais en fait, le Noir est-il réellement dépourvu de toute rationalité ?

En réalité, ces théories développées sur le Noir sont dénuées de tout fondement scientifique. Elles n'ont servi qu'à justifier l'asservissement des Noirs à travers le racisme, l'esclavage et la colonisation. Et aujourd'hui elles servent le néocolonialisme, la ségrégation raciale et l'exploitation sauvage du continent africain.

Mais le comble dans tout ça c'est que nous, africains, avons intériorisé et accepté ces fausses théories. Nous avons accepté que le blanc nous dépasse parce qu'il est capable de tout, et que nous sommes des bons à rien. C'est ainsi qu'on entend souvent des gens en Afrique dire : "L'Homme blanc est fort !" ; "Après Dieu c'est le Blanc les Blancs nous dépassent !"

Au vu des d'inventions faites par des Noirs, nous constatons que le Noir aussi est capable de faire de grandes choses.

Contribution des Noirs à la civilisation

Ces inventeurs noirs seraient pour la plupart des Noirs américains. C'est-à-dire des descendants d'esclaves venus d'Afrique pendant la traite négrière. Des esclaves que l'on disait à cette époque être des sous-hommes, faits uniquement pour travailler dans les champs. Cette liste vient donc contredire toutes les théories racistes élaborées par des occidentaux sur le Noir pour dénier en lui toute pensée rationnelle nécessaire à l'exercice de la science.

Par ailleurs, si l'occident se targue aujourd'hui d'être le centre de gravité du savoir, il faut dire que c'est l'Afrique qui est le berceau de la science et de la civilisation. L'histoire a simplement été falsifiée. Les travaux du grand savant africain Cheick Anta Diop ont bien montré que l'Egypte pharaonique est le berceau de la pensée logique et rationnelle, de la philosophie, des sciences et de la civilisation en général. Et les peuples qui habitaient cette Egypte étaient bel et bien des Noirs. De plus, des savants occidentaux ont franchi la mer Méditerranée pour aller apprendre les sciences et la philosophie auprès des prêtres égyptiens. Pythagore, le mathématicien grec, a passé 20 ans en Egypte ; Platon, 13 ans, Démocrite 5 ans, Diogène Laerce, 2 ans. D'autre part, hormis le domaine de la techno science, les Noirs ont fait et font encore des merveilles dans des domaines comme le sport, l'art, la politique, l'économie, etc … Alors, d'où vient-il que nous, africains, continuons à croire en une supériorité de la race blanche sur la race Noire ?

Complexe d'infériorité

C'est simplement parce que nous sommes complexés et que nous ne savons pas réellement qui nous sommes. Cela dit, nous devons cesser de nous considérer comme des inférieures et des incapables. Nous devons nous dire que la science n'est pas qu'une histoire des autres.

Si les inventeurs noirs dont nous parlons ici ont pu faire ce qu'ils ont fait, c'est parce que beaucoup d'entre eux ont certainement été dans des écoles occidentales. Cela signifie que si l'on met le Noir dans les mêmes conditions de travail que le blanc, il fera de grandes choses. C'est pourquoi nous ne cesserons jamais de demander à nos chefs d'Etats africains, qui privilégient toujours l'armée au détriment du savoir, d'équiper nos universités et grandes écoles en infrastructures. Ce n'est que de cette manière que nous verrons exploser le génie des milliers de jeunes étudiants cachés dans ces institutions du savoir. Ils feront de grandes découvertes et inventions pouvant permettre le développement de notre continent. Car quoi que l'on dise, le progrès des sociétés humaines repose sur le savoir. Et ce savoir, sachons-le désormais, aucune race n'en détient le monopole.

En publiant donc cette liste, il s'agit pour nous de redonner au Noir sa fierté bafouée par des mensonges à son sujet. Cependant, cela ne doit pas être un prétexte pour continuer à dormir en se disant que nous aussi avons participé au progrès de la Science, mais une raison pour nous mettre au travail pour prouver aux occidentaux que nous sommes capables de faire ce qu'ils font, voire plus. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons renverser ce mythe de race inférieure qui a été divulgué sur nous et auquel nous avons cru, et qui fait de nous aujourd'hui des éternels assistés’’ (Segnou Siéwé)

Africain, découvres-toi donc dans la vision de Dieu et prends de l’envol comme l’aigle (Esaïe 40.31) pour reprendre ta première place perdue depuis des décennies. Pendant que tu lis ces lignes, que Dieu te bénisse richement en Abraham de qui tu es l’un des véritables descendants naturels par Ketura, Caleb, Barth chéba, Manassé et Ephraïm.

‘‘Des grands viennent de l’Égypte ; L’Éthiopie accourt, les mains (tendues) vers Dieu’’ (Psaumes 68.31)

Aristote souligne, formellement, que l’Égypte est le berceau des Mathématiques [1] et il précise que les égyptiens étaient excessivement noirs de peau [2].

Le savant grec Hérodote, témoin oculaire, atteste que "les anciens Égyptiens ont la peau noire et crépus les cheveux." [3].

Sans remonter aux anciennes cultures africaines vieilles de plusieurs centaines d’années (inventions des mathématiques, de l’astronomie, de la médecine, de l’écriture, de la philosophie, maîtrise du feu, invention de l’agriculture, invention des premiers outils etc.), on peut affirmer que la contribution du monde noir à la science et aux techniques modernes mérite d’être soulignée.

Quelques prix :

  • Derek Walcott (Nobel en Littérature)
  • William Arthur Lewis (Nobel en Économie)
  • David Blackwell (Prix John von Newman = " Meilleur mathématicien au monde").

Quelques hommes dans "le projet Manhattan" (Fabrication de la Bombe Atomique)

  • Lloyd Albert Quaterman,
  • Ralph Gardner
  • Eward A. Russel
  • Moddie Taylor
  • Harold Delaney
  • Benjamin Scott
  • J. Ernest Wilkins
  • Jaspar Jeffries

 

Liste des inventions faites par les noirs

 

Nº 

Invention

Date

Inventeur

  1.  

LA LAMPE ÉLECTRIQUE

13.09.1881

Joseph V. Nichols 

Lewis H. Latimer

  1.  

L’ANTENNE PARABOLIQUE

07 Juin 1887

Granville T. Woods

  1.  

LA PRODUCTION SUCRIERE AMELIOREE

10 Décembre 1887

Norbert Rilleux

  1.  

L’AIGUILLAGE DES TRAINS

31 octobre 1899

William F. Burr

  1.  

L’EXCAVATRICE DES POMMES DE TERRE

23 avril 1895

F.J. Wood

  1.  

CAPSULES DES BOUTEILLES ET JARRES

13.9.1898

 

  1.  

BIDON (JERRICANE)

17 février 1891

Albert C. Richardson

  1.  

PANNEAU DE PROTECTION DES LITS

13 août 1895

Lewis A. Russel

  1.  

MOTEUR A COMBUSTION

05 juillet 1892

Andrew J. Beard

10.   

MASQUE A GAZ

13 octobre 1914

Garett A. Morgan

11.   

BOUCHE DE SECOURS INCENDIE

07 mai 1878

Joseph R. Winters

12.   

LA CHAISE BALANCOIRE

15 novembre 1881

Payton Johnson

13.   

CHARPENTE METALLIQUE (DE VOITURE)

02 février 1892 

Carter William

14.   

TABLE DE CUISSON A VAPEUR

26 octobre 1897

Carter  William

15.   

LENTILLES DE PROTECTION DES YEUX

02 novembre 1880 

Powell Johnson

16.   

L’ASCENSEUR

11 octobre 1867

Alexander Miles

17.   

LE TAILLE CRAYON

11 octobre 1867

John L. Loove

18.   

DISPOSITIF DE COUPLAGES DES VOITURES DE TRAIN

10.10.1899 

Andrew J. Beard

19.   

LES MANEGES POUR DIVERTISSEMENT

19 décembre 1899

Granville T. Woods

20.   

LA CHEMINEE DE LOCOMOTIVE

23 mai 1871

Landron Bell

21.   

LA LANTERNE ou LA LAMPE TEMPETE

19 août 1884

Michael C. Hamey

22.   

LE PIANO MECANIQUE

11 juin 1912

Joseph H. Dickinson

23.   

L’AMENAGEMENT DES WAGONS-LITS

08 octobre 1870

John W. West

24.   

LA BALANCE PORTABLE

03 novembre 1896

John W. Hunter

25.   

LES W.C (TOILETTES)

19 décembre 1889

Jérome B. Rhodes

26.   

LE CACHET ET LE TAMPON

27 février 1883

William B. Purvis

27.   

LE REFRIGERATEUR (FRIGO)

14 juillet 1891

John Stenard

28.   

L’INTERRUPTEUR (LE COMMUTATEUR)

1er janvier 1889 

Granville T. Woods

29.   

LE REVELATEUR PHOTOGRAPHIQUE

23 avril 1895

Clatonia Joaquin Dorticus

30.   

LA GALOCHE (COUVRE CHAUSSURE)

08 février 1898

Alvin L. Rickman

31.   

LA MACHINE A COMPOSTER

22 juin 1897

William Barry

32.   

LA FONDEUSE-MOULEUSE

14 mars 1876

David A.Fisher

33.   

LE BALAI-LAVEUR

13 juin 1893

Thomas W.Steward

34.   

LA MACHINE A ECRIRE

07 avril 1885

Lee S. Burridge

Newman R. Mashman

35.   

LE PROTEGE-DOCUMENT (papiers)

02 novembre 1886

Henry Brown

36.   

LE MANCHE D’ENREGISTREUR

08 janvier 1918

Joseph Hunter Dickinson

37.   

LE SYSTEME D’ALARME DES TRAINS

15 juin 1897

Richard A. Butler

38.   

LA TERRINE ou LA MOULE A GLACES

02 février 1897

Alfred L. Cralle

39.   

LE SECHE-LINGE

07 juin 1892

George T. Sampson

40.   

LA PEINTURE ET LES COLORANTS

14 juin 1927

George Washington Carver

41.   

LES FREINS DE VOITURE

06 août 1872

John V. Smith

42.   

LA MACHINE A PETRIR

07 août 1872

Joseph H.Dickinson

43.   

LA MACHINE DE CORDONNERIE

20 mars 1884

Jan E. Matzeliger

44.   

LE STYLO PLUME A RESERVOIR

07 janvier 1890

William B. Purvis

45.   

LE TUNEL POUR TRAIN ELECTRIQUE

17 juillet 1888

Granville T. Woods

46.   

LE FEU DE SIGNALISATION (feu rouge)

20 novembre 1923 

Garett A. Morgan

47.   

LA GUITARE

30 mars 1886

Robert F. Flemmings Jr

48.   

LA BOITE AUX LETTRES

27 octobre 1891

Philip B. Downing

49.   

LE PEIGNE A CHEVEUX

21 décembre 1920

Walter H. Sammons

50.   

LE TROLLEY ELECTRIQUE SUR RAIL

19 septembre 1893

Elbert R. Robinson

51.   

LES COUPES-BISCUITS MECANIQUES

30 novembre 1893

Alexander Ashbourne

52.   

LE FOUET BATTEUR D’ŒUFS

05 février 1884

Willis Johnson

53.   

LA TABLE DE REPASSAGE

1892

Sarah Boone

54.   

LES ROTATIVES DE PRESSE (imprimerie)

17 septembre 1878 

W.A Lavalette

55.   

LE SYSTEME DE SECURITE DES ASCENSEURS

02 avril 1895 

James Cooper

56.   

LA BALAYEUSE DES RUES

17 mars 1890

Charles B. Brooks

57.   

LE PORTE-BAGAGES DU VELO

26 décembre 1899

Jerry M. Certain

58.   

LES SYSTEMES ET LES APPAREILS TELEPHONIQUES

11.10.1887 

Granville T. Woods

59.   

LA TONDEUSE A GAZON

09 mai 1899

John Albert Burr

60.   

LES VITESSES AUTOMATIQUES

06 décembre 1932

Richard B. Spikes

61.   

LES POUBELLES (bac à ordures)

03 août 1897

Lloyd P. Ray

62.   

LA PRESSE A AGRUME

08 décembre 1896

John T.  White

63.   

LES PORTES DE SECURITE (pour ponts à bascules)

07 octobre 1890

Humphrey Reynolds

64.   

LE THERMOSTAT

06 mars 1928

David N. Crosthwait Jr

65.   

LE CADRE DU VELO

10 octobre 1899

Isaac R. Johnson

66.   

LE FER A CHEVAL

23 août 1892

Oscar E. Brown

67.   

LE LANDAU (poussette)

18 juin 1889

William H. Richardson

68.   

LE PIEGE A RAT AUTOMATIQUE

31 août 1881

Williaù S. Campbell

69.   

LA MOISSONNEUSE-BATTEUSE

07 août 1881

Robert P. Scott

70.   

LA SELLE DE CHEVAL

 

William D. Davis

71.   

LE MORS DE CHEVAL

25 octobre 1892

F. Brown

72.   

LE COUVRE SABOT (pour chevaux)

19 avril 1892

Robert Coates

73.   

LA CROSSE DE GOLF

12 décembre 1892

George F. Grant

74.   

LE CONDITIONNEMENT D’AIR (split)

12 juillet 1949

Frederck M. Jones

75.   

LA GACHETTE DE FUSIL (le détonateur)

03 mai 1897

Edward R. Lewis

76.   

APPAREILS AUTOMATIQUES DE PÊCHE

30 mai 1897

George Cook

77.   

L’ARROSOIR DE GAZON

4 mai 1897

Joseph H. Smith

78.   

LE TELEGRAPHE DES CHEMINS DE FER

28 août 1888

Granville T. Woods

79.   

LES APPAREILS de TRANSMISSION de messages via l’électricité

7 avril 1885

Granville T. Woods

80.   

LE DISPOSITIF DE TRANSFERT des courriers postaux

24 mai 1917

J.C. Jones

81.   

EXTINCTEUR DE FEU

26 mars 1872

Thomas J. Martain

82.   

LE DISPOSITIF DE TRANSPORT DES FRETS

10 octobre 1899 

John W. Butts

83.   

LE LIT PLIANT

18 juillet 1899

L.C. Bailey

84.   

LES TRINGLES DES RIDEAUX

04 août 1896

W.S Grant

85.   

LE CANAPE-LIT CONVERTIBLE

05 octobre 1897

J.H. Evans

86.   

LAVE-VITRES ELECTRIQUES

27 septembre 1882

A.L. Lewis

87.   

LA MOISSONNEUSE

03 juin 1890

H.L. Jones

88.   

LE DIRIGEABLE

20 février 1900

J.F. Pickering

89.   

LA RAMASSEUSE DE COTON

05 juin 1894

Georges W. Murray

90.   

LES LUBRIFIANTS DE MOTEUR

15 novembre 1898

Elijah Mc Coy

91.   

LA MACHINE DE GRAISSAGE A VAPEUR

04 juillet 1876

Elijah Mc Coy

92.   

BANDE MAGNETIQUE D’ORDINATEURS

24 août 1971

Larry T. Preston

93.   

LA PEDALE DE COMMANDE

05 octobre 1886

Minnis Hadden

94.   

ANTENNE DE DETECTION PAR RADARS

11 juin 1968

James E. Lewis

95.   

SUPERCHARGEUR POUR MOTEUR A COMBUSTION

03 février 1976

Joseph A. Gamell

96.   

Automatisation chargement et déchargement du courrier postal

13.02.1945

Gus Burton

97.   

ENGINS DE LEVAGE et MONTE-CHARGE

02 mai 1945

Mary Jane Reynolds

98.   

LA CELLULE ELECTRIQUE GAMMA

06 juin 1971

Henry T. Sampson

99.   

LE SYSTEME DE REFRIGERATION (FRIGO et CONGELATEUR)

04 novembre 1879

Thomas Elkins

  1.  

LA SIGNALISATION (balises d’aéroport, grues, immeubles,...)

30 mars 1937

Lewis WW. Chubb

  1.  

DOSAGE DE LA MELANINE à partir de la peau

 

Cheikh Anta Diop

  1.  

LE SHAMPOING à partir de l’arachide

 

George Washington Carve

  1.  

LE VINAIGRE à partir de l’arachide

 

George Washington Carve

  1.  

LE SAVON : à partir de l’arachide

 

George Washington Carver

  1.  

LA POUDRE DE TOILETTE à partir de l’arachide

 

George Washington Carver

  1.  

LA FARINE : à partir de la pomme de terre

 

George Washington Carver

  1.  

L’ENCRE : à partir de la pomme de terre

 

George Washington Carve

  1.  

LE TAPIOCA : à partir de la pomme de terre

 

George Washington Carve

  1.  

L’AMIDON : à partir de la pomme de terre

 

George Washington Carve

  1.  

LE CAOUTCHOUC SYNTHETIQUE à partir de la pomme de terre

 

George Washington Carver

  1.  

LA CONSERVATION DES ALIMENTS

 

Lloyd A. Hall

  1.  

LA STERILISATION DES ALIMENTS

8 février 1938

Lloyd A. Hall

  1.  

MOUSSE IGNIFUGE CONTRE LE FEU utilisée pendant la 2nd guerre mondiale

 

Percy L. Julian

  1.  

SYNTHESE DE LA PHYSOSTIGMINE pour le traitement du glaucome

 

Percy L. Julian

  1.  

SYNTHESE DE LA PROGESTERONE

 

Percy L. Julian

  1.  

SYNTHESE DE LA CORTISONE

10 août 1954

Percy L. Julian

  1.  

SYNTHESE ORGANIQUE DE LA PHEROMONE

 

Bertram Oliver Fraser-Reid

  1.  

SYNTHESE DE L’OLIGOSACCHARIDE

 

Bertram Oliver Fraser-Reid

  1.  

FILAMENT DE CARBONE pour la lampe à incandescence

17 juin 1882

Lewis Howard Latimer

  1.  

APPAREIL DE REFROIDISSEMENT et DE DESINFECTION

12 janvier 1886

Lewis Howard Latimer

  1.  

RHEOSTAT FIABLE

13 octobre 1896

Granville T. Woods

  1.  

TROISIEME RAIL pour le métro

29 janvier 1901

Granville T. Woods

  1.  

UN FREIN AUTOMATIQUE à AIR COMPRIME

1905

Granville T. Woods

  1.  

UN FREIN ELECTROMECANIQUE

Granville T. Woods

1887

  1.  

UN INTERRUPTEUR AUTOMATIQUE de circuits électriques

1889

Granville T. Woods

  1.  

UNE COUVEUSE ARTIFICIELLE

1890

Granville T. Woods

  1.  

PACEMAKER (régulateur pour stimulateur cardiaque)

 

Otis Boykin

  1.  

OPERATION A CŒUR OUVERT

9 juillet 1893

Daniel Hale Williams

  1.  

TEST DE DEPISTAGE DE LA SYPHILIS

1936

William A. Hinton 

  1.  

COLLET pour les fractures cervicales

 

Louis Tompkins Wright

  1.  

TRAITEMENT des MALADIES VENERIENNES (avec l’auréomycine)

 

Louis Tompkins Wrigh

  1.  

CONSERVATION DU SANG

 

Charles Richard Drew

  1.  

LA POLYTHERAPIE (utilisation de la chimiothérapie contre le CANCER)

 

Jane Cooke Wright

  1.  

TRANSPLANTATION du REIN (2ieme au monde)

 

Samuel L. KOUNTZ

  1.  

CONSERVATION du REIN (durant plus de 50 heures)

 

Samuel L. KOUNTZ

  1.  

ANTIDOTE contre les SURDOSES de BARBITURIQUE

 

Arnold Hamilton Maloney

  1.  

MACHINE A MONTER LES EMPEIGNES (soulier)

 

Jan Earnst Matzeliger

  1.  

FIXATEUR POUR CHEVEUX

 

Garrett A. Morgan

  1.  

ANEMOMETRE

 

Philip G. Hubbard

  1.  

CAMERA-SPECTROGRAPHE (transporté par Apollo 16)

 

George R. Carruthers

 

Quelques liens de source

Lien : http://kerwinmayizo.blogspot.com/2006/01/liste-des-inventions-ralises-par-des.html

Lien : www.africamaat.com/Liste-d-inventions-realisees-par

Site : http://segnou.over-blog.com/article-25075735.html

 

Dr André CHOUBEU

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LE RETOUR A L’ALLIANCE SOUVERAINE DE DIEU

2 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE RETOUR A L’ALLIANCE SOUVERAINE DE DIEU

Introduction :

Le suivi méthodique du paysage prophétique montre deux choses irréfutables : ‘‘ Venez, retournons à l'Éternel! Car il a déchiré, mais il nous guérira; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours; Le troisième jour il nous relèvera, Et nous vivrons devant lui’’ (Osée 6.1-2).

L’allure avec laquelle les prophéties touchant l’aspect eschatologique s’accomplissent, nous interpelle à plus d’attention et une prise de conscience pour un vrai retour a la base des principes apostoliques pour deux raisons :

1)      C’est notre vision

2)     C’est l’heure de la reformation apostolique qui exige l’architecture, l’onction et le retour exclusif aux principes apostoliques par l’engouement a l’application des quatre piliers de l’église, l’évangélisation, la sanctification et la purification de nos vies et de nos pensées pour une consécration sans faille a l’Eternel en vue de l’enlèvement très imminent.

Tout va du plan éternel de Dieu pour l’humanité pleinement exprimé dans les dispensations diverses. La dispensation est un  temps pendant lequel l’homme est éprouvé en fonction de son obéissance à une révélation spécifique de la volonté de Dieu. Cette définition suppose la conjonction de trois éléments : 

1- l’intervention de Dieu faisant connaître ce qu’Il requiert de la part de l’homme ;

2- la responsabilité pour l’homme de se soumettre aux exigences de cette révélation ;

3- un temps, appelé ordinairement un « âge, une économie », pendant lequel l’obéissance de l’homme à l’égard de la révélation reçue est éprouvée. 

Le terme « dispensation » en Anglais un sens légèrement plus étendu faisant référence a l’idée d’économie, de régime, et à l’action de dispenser et de régir, portant aussi une notion de temps, de période.  Une dispensation devient un âge pendant lequel un  certain  régime prévaut. 

Les dispensations constituent une révélation progressive des voies de Dieu à l’égard de l’homme. Elles concernent soit toute la race, soit un peuple particulier, Israël, Eglise, une nation, une tribu, etc... en sept points suivants : 

  1. l’Innocence (Genèse 1.28)
  2. la Conscience ou responsabilité morale (Genèse 3.7)
  3. le Gouvernement humain (Genèse 8.15)
  4. la Promesse (Genèse 12.1)
  5. la Loi (Exode 19.1)
  6. l’Eglise (Actes 2.1)
  7. le Royaume (Apocalypse 20.4)

Ces choses nous devons le savoir est la compréhension très précise des Ecritures Saintes dans laquelle le Saint-Esprit nous convie à réexaminer pour une profonde compréhension : 

LA FECONDITE

 ‘‘Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre’’ (Genèse 1.28).

La première alliance ainsi conclut est une véritable charte contenant des privilèges accordés à l’homme ; elle est à la base de tout véritable progrès matériel ou scientifique. Bien que doté dès l’origine d’une intelligence parfaite, l’homme ne connaît pas, au départ, tous les secrets de l’univers ; ses capacités d’apprendre sont limitées. Il devra faire des investigations pour comprendre le pourquoi et le comment de certaines choses qui l’entourent. Ainsi, il pourra selon la volonté de Dieu pour lui, assujettir l’univers, c’est-à-dire d’acquérir connaissance et maîtrise de son environnement et d’en soumettre les éléments pour servir la race humaine. 

Installation de l’homme comme roi de la création. 

La domination de la terre dont la bénédiction ne porte pas seulement sur l’augmentation de la famille et du peuple, est toujours considérée de tout temps comme l’un des plus grands bienfaits temporels ; à cette première faveur de la fécondité, que l’homme partage avec les animaux, s’en ajoute une seconde qui lui est propre : la souveraineté sur tous les autres habitants de la terre. Cette souveraineté est pour le moment toute pacifique ; plus tard, après le déluge (Genèse 9.2), elle se réalisera par la force. Il est manifeste que le troisième terme : tout animal qui se meut sur la terre, comprend les trois classes créées au sixième jour, comme ayant, en opposition aux oiseaux et aux poissons, ce caractère commun d’habiter la terre avec l’homme. 

L’humanité ne devait, ni ne pouvait être le partage d’un seul individu bien qu’aujourd’hui, la mégalomanie, le despotisme, l’autoritarisme et plusieurs autres ismes viennent chaque jour élargir cette gamme impie. Sans doute, Dieu dans sa sagesse infinie, bien qu’il entrevoyait par plusieurs en seul, Dieu ne créa pas, pour commencer, une multitude d’hommes parce  que cette terre n’avait pas été formée pour un seul. Nous devons ouvrir les yeux sur l’importance de la pensée divine sur l’importance de plusieurs ensembles car dans la création divine, le un tout seul n’existe nulle part. D’ailleurs, dans celui qui est UN par excellence, il y a une pluralité, comme nous l’avons vu. Ce que Dieu a voulu créer, c’est donc l’espèce humaine et non pas un homme. Aussi nous est-il dit (Genèse 1.27) qu’il créa deux êtres humains, l’homme et la femme. Nous verrons bientôt de quelle manière il y procéda. 

Quand Dieu annonçait au premier homme que sa postérité remplirait toute la terre, il ne semblait pas que cela fût possible ! Cependant, bien qu’au moment du déluge, toutes les branches de ce grand arbre aient été retranchées sauf une, la branche qui fut conservée, alors s’est ramifiée de manière à remplir notre globe. Que Dieu est admirable dans ses œuvres ! Il est sans doute de grandes portions de la terre qui manquent encore d’habitants. Mais la Parole de Dieu se réalisera. Et quand la terre sera complètement couverte d’êtres humains, alors aussi, nous l’espérons, la connaissance de Dieu l’enveloppera tout entière. Quel temps que celui-là, et comme nous devons le hâter par nos prières ! 

L’homme, quand il fut créé, était destiné à glorifier le Père, le Fils et le Saint Esprit. Nous sommes baptisés en Son Nom, nous ne pouvons demeurer sur terre que par Lui. (Il n’y a que l’âme de l’homme qui ne peut rechercher l’image de Dieu). Au début, l’homme a été créé juste, (Ecclésiaste 7.29). Son intelligence a su discerner clairement les préceptes divins ; il n’a commis aucune erreur ni faute dans la connaissance des Préceptes divins ; il a consenti immédiatement, en toutes choses, à suivre la volonté de Dieu. Ses pensées n’étaient pas détournées, et il ne s’est pas dirigé vers de mauvaises passions. Ses pensées ont été tout de suite polarisées vers les meilleurs sujets. Nos premiers parents étaient ainsi, dans un état de sainteté, heureux, ayant l’image de Dieu en eux. Mais maintenant, combien cet aspect de Dieu, aux yeux de sa créature, est défiguré ! Que le seigneur inonde nos âmes de Sa grâce ! 

Remplissez la terre et l’assujettissez. Le pouvoir de l’homme, roi semblable à Dieu, s’étend d’abord sur son domaine naturel, le sol ferme du troisième jour ; il conquiert ensuite en les cultivant, les royaumes créés lors des trois premiers jours, et domine sur toutes les créatures apparues les trois jours suivants (Psaumes 8.5-8). 

‘‘Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit’’ (Matthieu 28.19) 

Dans cet ordre suprême de Jésus à ses apôtres et à son Église, chaque mot doit être pesé.

 — Allez donc, dit-il : les disciples de Jésus doivent aller et ne point attendre que les nations viennent à eux, ce qui n’arriverait jamais. Et comme cet ordre est permanent, il est la charte de l’œuvre des missions.

Le mot grec traduit par nations désigne un groupe de personnes de même culture et de même apparence. On les appelle aujourd’hui « groupes ethniques ». Chaque pays compte plusieurs de ces « nations » ou « groupes ethniques ».

Notre conversion insinue une union avec Christ comme épouse

‘‘Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure’’ (2 Cor 11.20).

Dans tout mariage, une fois la bénédiction nuptiale achevée, la consommation du mariage ne se fait jamais attendre au risque de créer la frustration dans le cœur impatient du conjoint et poser un mauvais fondement de suspicion dans le foyer. Eventuellement, l’union du couple dans l’intimité a pour finalité entre autres buts, la procréation. Dans le contexte de l’inion avec Christ, les fruits de l’union sont inévitablement :

1)   la nature de Christ en nous :

Jean  15.4 : Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.

Jean  15.5 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jean  15.6 : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.

Jean  15.7 : Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

Jean  15.8 : Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.

2)  la procréation des fils en Christ :

1Cor 4.17 : Pour cela je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j'enseigne partout dans toutes les Églises.

1Timothee 1.2 : à Timothée, mon enfant légitime en la foi: que la grâce, la miséricorde et la paix, te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Seigneur!

Tite 1.4 : à Tite, mon enfant légitime en notre commune foi: que la grâce et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Sauveur!

Philémon 1.10 : Je te prie pour mon enfant, que j'ai engendré étant dans les chaînes, Onésime,

2Timthee 1.2 : à Timothée, mon enfant bien-aimé: que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Seigneur!

2Timothee 2.1 : Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ.

3)  Toutes activités dans la vision de l’Eglise, Corps de Christ

Parce que Jésus est maître de l’univers, nous devons aller et établir son règne aux quatre coins du monde. Il est Seigneur de toutes les nations, c’est pourquoi nous devons aller vers toutes les nations pour amener tous les hommes à fléchir les genoux devant Christ, le Roi divin, l’Ancien des jours.

4)  La fidélité à l’ordre missionnaire qui consiste à faire des disciples

Témoigner, gagner des âmes pour Christ et non seulement pour sa congrégation (Mt 16.18)

5)  Investir pour l’expansion du royaume de Dieu sur la terre afin de hâter le retour de Christ (Matthieu 24.14) 

Les principales leçons de la grande commission :

(1) Allez, implique un combat agressif. L’armée de l’Évangile doit se déplacer vers les nations. Le combat du guerrier de l’Evangile doit être défensif et offensif. On ne saurait s’aventurer dans une guerre où le risque de la mort est grand en se maintenant dans une négligence coupable aussi petite soit elle. Le Seigneur cherche un empire universel, et envoie ses armées pour conquérir le monde. Chaque église, et chaque disciple doit comprendre qu’il doit obéir aux ordres. 

(2) Les injonctions contenues dans l’expression du Seigneur sont non seulement formelles, mais appellent à une consécration totale, loin de tout compromis. Allez et faites sont l’expression d’un ordre sans possibilité d’une impunité. Les mots ici puisque le croyant est un soldat dans l’armée du Seigneur sont des ordres auxquels toute non exécution entraine une peine de mort parce que la désobéissance dans ce cas constituerait simplement une trahison, une rébellion. Chaque saint doit aller, ou faire en sorte que l’évangile avance, mais l’objectif est fixé : chacun doit faire des disciples, ou élèves de Christ ; non des grands philosophes, mais « des enfants en Christ », qui doivent entrer à l’école de Christ, pour y être ensuite enseignés (1Cor 3.1). Sommes-nous encore tous dans la course ? Combien parmi nous se vantent d’être encore enfant de Dieu alors que c’est depuis longtemps qu’ils ont été retranches du cep faute de fruit ? 

(3) Qui doivent être faites des disciples est ensuite indiqué. Non seulement les Juifs, des homes de notre tribu, famille, notre nation, mais toutes les nations. Avons-nous prêché à un seul étranger ? Christ est venu pour être le Sauveur du monde. L’épreuve de presque vingt siècles montre que le christianisme n’est pas local ou national, mais qu’il est adapté aux besoins de toute l’humanité. 

(4) Il est ensuite indiqué comment ces disciples doivent être faits. En les baptisant. Le baptême est l’expression extérieure de notre foi intérieure. C’est l’acte par lequel ceux qui croient en Christ doivent être formellement inscrits et reconnus dans l’école de Christ. De là, si nous lisons l’œuvre de ses apôtres suite à cette instruction, nous voyons que ceux qui se convertissaient étaient tout de suite baptisés (Actes 2.38-41 8.12-18). 

(5) La finalité, le résultat du baptême, sont aussi décrits : les convertis doivent être baptisés « au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit ». Une affirmation de l’Ancien Testament nous déclare que là où le nom du Seigneur est invoqué, il rencontrera ses disciples (Exode 20.24). Loin d’être une simple formule, l’expression ‘‘au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit’’ enseigne une vérité incontestable :

Au nom du Père : retourner avec des larmes de repentance au Père, Créateur de toute chose contre qui nous avons été rebelles par notre vie de péché. Nous constaterons que ceux qui venaient a Jean Baptiste confessaient leurs péchés en premier et ils étaient baptises ensuite.

-   Au nom du Fils : Apres la chute, le Père promis en Genèse 3.15, un fils qui écraserait la tête du serpent. Se faire baptiser au nom du Fils consiste à croire que Christ est le Fils promis qui par son sacrifice sur la croix a accompli la promesse de la rédemption pour notre salut complet.

- Au nom du Saint-Esprit : Initialement, l’homme est créé pour fonction indépendamment, mais pour une victoire qui ne peut être dissociée des principes de l’Esprit de Dieu. Se baptiser au nom du Saint-Esprit consisterait simplement à se remettre au Saint-Esprit pour notre régénération par le façonnement du caractère de Dieu en nous tel que contenu en Christ, le dieu manifeste en chair et quia vécu au milieu de nous pour nous servir de modèle au service de Dans tant par sa vie, ses actes, ses paroles, ses pensées, son zèle pour l’œuvre de Dieu que son attitude et comportement. 

Ainsi, au cours de la rencontre des trois personnes de la trinité par le baptême au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, une chose importante se manifeste : le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de cet Esprit par lequel il peut dire « Abba, Père. » « Au nom de » peut aussi être l’équivalent à : sur ordre de, dans la présence de  ou dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit. 

Par ailleurs, baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est baptiser avec l’assurance que toutes les grâces dont le Dieu trois fois saint est la source seront communiquées au croyant, qu’il est reçu par le baptême dans la communion du Père, source éternelle de tout amour, de toute vie ; dans la communion du Fils, qui l’a racheté et qui fait de lui un membre vivant de son propre corps ; dans la communion du Saint-Esprit, qui l’éclaire et le sanctifie. Telle est la riche et profonde signification du baptême chrétien, qui a pour fruit la purification et la régénération par le Saint-Esprit (Jean 3.5 ; Tite 3.5).

Nous trouvons ainsi dans cette solennelle parole de Jésus-Christ une révélation complète de Dieu, tel que l’Église le connaît et l’adore et tel qu’il répond seul aux profonds besoins de notre âme. L’Écriture, en effet, ne présente pas les rapports de ces trois Êtres de l’essence divine comme objets de spéculation, mais comme la source de toutes les grâces qui sont indispensables à la vie spirituelle (2Cor 13.13). Ôtez à la foi l’un de ces noms divins, avec les dons qu’il nous garantit, et aussitôt le chrétien sentira une diminution dans sa foi, dans sa vie ou dans son espérance. 

LA PRESERVATION DES ACQUIS 

‘‘L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder’’ (Genèse 2:15).

Alliance du jardin d’Eden que Dieu conclut avec l’homme :

-          le plaça dans le jardin d’Eden

-          lui donne autorité sur la terre

-          lui confia un travail intelligent et utile

-          accorda à l’homme une grande liberté avec une seule restriction afin que l’obéissance de l’homme soit volontaire

-          créa une compagne appropriée pour l’homme en Eve (la femme)

-          unit l’homme et la femme par le mariage

-          prit l’initiative de vivre en communion avec l’homme 

L’Éternel Dieu prit l’homme. C’est ici à proprement parler le commencement de l’histoire de l’humanité. Pour le cultiver. Sa position dans le jardin comme gérant l’appelle au travail, car le travail est la condition de tout développement, et Dieu veut pour l’homme le progrès. Mais ce travail ne devait rien avoir de servile ; c’était celui du jardinier au milieu de ses plantations. L’expression pour le garder va au-delà de la simple notion du titre de propriété et s’étend à sa préservation des bêtes féroces ou de tout potentiel danger pouvant conduire a sa non productivité ou autre aspect qui nuirait a l’atteinte des objectifs divins pour le jardin.

Il s’agit donc de le garder contre un ennemi d’une toute autre nature, qui aspire à s’en rendre maître et qui ne tardera pas à paraître. Cette première tâche d’Adam, qui ne se rapportait qu’au jardin, laisse entrevoir celle de l’humanité à l’égard de la terre entière ; faire du monde un Éden, et de cet Éden le théâtre du règne de Dieu, voilà la tâche qu’Adam était appelé à inaugurer, Dieu dans sa souveraineté entrevoyant ce que Satan tramait contre Adam. Celui ne comprit sans doute pas Dieu dans sa vision avancée, l’immédiat pour lui étant le résultat du champ qui contribuerait a sa ration alimentaire. 

Nous ne devons pas croire qu’avant son péché l’homme n’eût aucune occupation. Par cela même qu’il avait été fait à l’image de Dieu, l’activité, le goût de l’ordre et de l’arrangement devait être une nécessité de sa nature. Il avait six jours pour ce genre de travail, puis venait le jour béni et sanctifié. Mais l’homme faisait son travail sans fatigue, sans contretemps, sans mécomptes, et son repos n’était pas plus commandé par la lassitude que ne le fut celui dont Dieu se reposa après avoir achevé son œuvre. Cela étant, nous comprenons tous, jeunes et vieux, que l’oisiveté est peu honorable pour l’homme. Vivre sans rien faire est une vraie dégradation. Au contraire, vivre d’une vie occupée, c’est vivre une vie semblable à celle de Dieu comme à celle d’Adam avant sa chute, pourvu toutefois, il convient de le noter, qu’on s’occupe à de bonnes choses et qu’on rapporte son travail à Dieu, car Dieu lui-même n’agit que pour sa gloire. 

Au delà du simple mot garder le jardin dans sa signification française, il s’agirait aussi charge religieuse, celle de conserver la sainteté de la demeure de Dieu. L’usage du même verbe samar dans Genèse 3.24 ‘‘pour garder le chemin de l'arbre de vie’’ expliquerait mieux cet autre aspect qui démontrerait que la sainteté de Dieu doit être préservé ou Il réside. Dieu réside dans notre corps et notre corps qui est son temple doit être préservé saint. 

Mat 28:20  et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

Nous constaterons que l’expression Garder employée pour attribuer la tache a Adam dans le jardin d’Eden est utilisée dans les versions TOB,  la Bible Segond Révisée, Bible Annotée, Darby, La Bible de Martin, Nouvelle Bible Segond et Ostervald et pratiquer dans la Bible en Français Courant pour designer Observer.

Il devient évident que gagner des âmes pour christ ne suffit pas, mais qu’il faut assurer leur suivi jusqu'à ce qu’ils deviennent disciples accomplis. Nous nous plaignons que plusieurs ont abandonné la foi, mais quel travail avons-nous effectué auprès d’eux et quelle a été notre vie devant eux ?

Dans l’ordre formel de Jésus : et je serai toujours avec vous jusqu’à la consommation du temps, nous comprenons que ce qui seul en rend possible l’accomplissement, est cette solennelle promesse qu’il leur fait d’être avec nous tous les jours, nous assistant de sa présence divine, agissant en nous et par nous, par la puissance de son Esprit. Cette précieuse promesse qui est elle-même une nouvelle preuve de son éternelle divinité, a été visiblement accomplie depuis dix-neuf siècles, et elle le sera jusqu’à la consommation du temps.

Cette dernière scène de l’évangile de Matthieu couronne dignement tout son livre, dont le but était de prouver au peuple d’Israël la dignité messianique, la royauté éternelle de Jésus. Du premier mot jusqu’au dernier, tous les actes et tous les discours du Sauveur rapportés dans ce livre fournissent cette preuve dans une grande et vivante unité. Alors, Jésus est-il vraiment notre Roi en toute chose et pour toute chose en tout temps et en tout lieu ? 

Conclusion :

Nous comprenons simplement que dès la création, le Dieu de l’éternité a dans sa prescience, projeté des le début, son projet de société pour l’homme :

-          la croissance numérique par la multiplication et non par l’addition. Le père donne le fils et la fille et chacun devenu grand va continuer la procréation pendant que le père de son cote continue lui aussi la même mission. Dans le jardin d’Eden, cette tache a été donnée à l’homme par Dieu dans le domaine biologique. Tout homme se doit de procréer pour accomplir l’une des lois naturelle de Dieu. Adam était le père de cette phase de l’Ancienne alliance

Dans le nouveau Testament, Jésus christ, le second Adam est le père de la Nouvelle Alliance. En sa double qualité de Dieu parfait et d’homme parfait, il prescrit pour la nouvelle création, une procréation spirituelle. Chaque croyant réellement né de nouveau, doit faire des disciples jusqu'à la fin de sa vie sur terre. N’est-il pas cet arbre planté auprès d’un cours d’eau et qui porte du fruit en toute saison ? Psaumes 1.3 dit : Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu'il fait lui réussit’’.

De même que tout arbre qui ne porte pas du fruit sera coupé et jeté au feu, de même, tout serviteur inutile sera jeté dans les ténèbres du dehors (Mt 25.30).

-          Adam avait la lourde responsabilité de veiller sur le jardin, l’entretenir afin qu’il porte du fruit. Il devait aussi le préserver de toute attaque de l’ennemi afin qu’il soit toujours un lieu de la présence de Dieu. Jésus prescrit que les disciples qui ont été gagnés pour son royaume doivent être enseignés selon ses prescriptions afin qu’ils atteignent la maturité et deviennent a leur tout des personnes ressources pour l’élargissement du royaume. Combien de disciples sont-ils inscrits dans notre actif devant Dieu ? Sont-ils toujours debout et gardant la sainteté de Dieu ? 

Peut-on à ce jour affirmer que  Jésus n’est pas seulement avec nous, mais qu’Il est aussi en nous. Son Saint-Esprit vit en nous (Jean 14.17). C’est Lui qui nous rend capables d’être les disciples de Jésus et ses témoins (Actes 1.8). Si Jésus est en nous, nous avons également son autorité en nous. Savons-nous que tout le pouvoir et toute l’autorité sur l’univers nous appartiennent en Christ ! Quand nous parcourons le monde, Christ nous accompagne ; nous ne serons jamais seuls. « Et voici : Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »484121_482138641815708_836323825_n.jpg 

L’Apôtre Jean conclut son livre par : Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous! (Apoc 22.20-21).

Peut-on aujourd’hui dire sans peur de l’incertitude : Viens Seigneur Jésus ?

Dr André CHOUBEU

 

 

 

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COURIR POUR ATTEINDRE LE BUT, MAIS COMMENT ?

18 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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1 Cor 9.24-27 

Introduction :

Il est évident que la marche chrétienne est une course vers l’éternité. Toute piste cyclable est bâtie selon des principes olympiques et le coureur qui s’y engage doit respecter les principes établis au risque d’être disqualifiée. Comment faisons-nous notre course et quelle finalité donnons-nous a notre course ?

La question mérite une attention particulière afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

  1. 1.      Etre sélectionné

a)      Un athlète doit être sélectionné.

Dans le cadre du ministère, la sélection se fait dans le corps de Christ,

b)     Pour être sélectionné, il faut appartenir à une équipe

Le membre l’est à partir d’une église locale à laquelle on est membre pratiquant.

Le diplôme, critérium de la sélection est l’engagement aux eaux du baptême, le baptême du Saint-Esprit et la souffrance pour Christ dans un esprit d’obéissance et de soumission absolue

c)      Il faut s’entrainer pour acquérir une technique et une tactique

L’entraineur est le Saint-Esprit qui nous conduit dans la pratique de la volonté de Dieu.

La tactique est la Parole de Dieu

d)     Un athlète doit avoir un entraineur à qui il se soumet

Pour s’entrainer rationnellement et avoir un résultat approuvé, il faut l’obéissance assidue aux entrainements. "... l'obéissance vaut mieux que les sacrifices " (1 Samuel 15-22). 

  1. 2.      S’entrainer

-          Soumission, être humble, disposé, écouté et être enseignable

-          Mise en pratique de l’enseignement reçu

. Exercer les méthodes données (tactique)

  1. 3.      Le courage

Un athlète doit faire face aux obstacles, a l’adversité (Exode 14.5-9)

-          L’Egypte symbolise le monde et son système

. mauvaise compagnie, désir du monde, désir de la chair

. la mer rouge symbolise les obstacles sur le chemin (environnement, ennemis visibles et invisibles, notre propre corps, l’entourage, le manque de support matériel et financier, nos problèmes personnels

  1. 4.      L’autorité

Nous sommes établis (Jérémie 1.10)

Une fois entrainé, nous pouvons exercer l’autorité (Exode 14. 15,16)

Nous pouvons prendre l’autorité sur notre environnement, notre propre corps, nos ennemis physiques et spirituels

  1. 5.      Oser

Nombres 13.30

Pour remporter le prix, un athlète doit se surpasser, mettre sa propre stratégie en place.

Nous devons nous surpasser pour atteindre notre but qui est la vie éternelle (Marc 14.3)

Un athlète doit oser lors d’une compétition sur un terrain pour attirer l’attention du dirigeant (Seigneur Jésus Christ), les supporteurs (église locale) et les spectateurs (environnement)

Ce n’est que cela qui lui fera atteindre le but.

Le terrain sur lequel l’athlète doit compétir symbolise la vie de notre ministère

L’athlète doit se surpasser, s’adonner avec une volonte ferme, déterminer à faire ou a créer les techniques sans qu’on le lui dise pour attirer l’approbation de son Maitre qui l’a enrôlé, manifestant les stratégies mises en place par son entraîneur, le Saint-Esprit qui impacteront dans la vie des spectateurs que sont les membres de l’église locale et notre environnement

La foi " ... est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. " (Hébreux 11-1). En effet, Dieu nous parle selon un langage que nous pouvons saisir. Lorsqu'Il avance de la sorte ces termes, Le Père nous fait comprendre que nous ne devons pas croire en des choses incertaines, inconnues à Lui (son Esprit). Il faut comprendre que les croyants en Christ ne sont pas les seuls à avoir la foi! Les musulmans ont leur foi en Allah, les boudhistes en Boudhah, les francs-maçons au Grand-architecte, Etc.

Voyons ce que le dictionnaire dit au sujet de la foi:

 La foi est un nom féminin singulier qui signifie :

 _ fait de croire

 _ assurance de sa fidélité

 _ croyance fervente, assurée

 _ confiance absolue en quelqu'un

 _ conviction, confiance en quelque chose, en une idée.

Les expressions de la foi sont :

 _ bonne foi = qualité de celui qui agit avec droiture et en obéissant à sa conscience

 _ faire foi = être totalement fiable

 _ sur la foi de = sur le témoignage de, sur la garantie du témoignage de

A la différence de ces approches au sujet de la croyance, la foi biblique, celle sans laquelle " ... il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. " (Hébreux 11-6) a une source unique bien connue.

" Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. " (Romains 10-17) 

  1. 6.      Tenir ferme

Connaitre maintenir sa position jusqu’a la fin. Un athlète doit garder sa relation et sa position jusqu'à la fin. Josué et Caleb sont deux exemples frappant qui seuls des 600.000 hommes d’élites tirant l’épée qui sont arrives a Canaan, les autres étant tombés dans le désert par suite de rébellion

Dr André CHOUBEU

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SOLI DEO GLORIA (5e formule)

14 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Frank Horton

Dans le dernier numéro de PROMESSES, nous avons consacré un article à la quatrième formule des cinq soli: «Sola Fide». Les 120 pasteurs, théologiens et éducateurs réunis à Cambridge en avril 19961 réaffirmèrent la conviction des Réformateurs en déclarant que «la justification est par la grâce seule au travers de la foi seule [c’est nous qui soulignons] grâce au Christ seul», et d’ajouter que «la justification ne repose sur aucun mérite qui nous soit propre, ni sur la base d’une infusion de la justice de Christ en nous par voie sacramentelle »2.

Dérapage

La Déclaration de Cambridge se consacre ensuite à la cinquième et dernière formule: «Soli Deo Gloria», et constate avec inquiétude la quasi-disparition, dans nos milieux évangéliques, d’une adoration centrée sur Dieu. Voici un extrait de ce qu’elle dit:

«Partout où, dans l’Eglise, l’autorité biblique a été perdue, le Christ a été déplacé, l’Evangile a été biaisé ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison: nos intérêts ont remplacé ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes à l’accomplissement de son œuvre. Que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l’Eglise aujourd’hui est un fait répandu et lamentable. C’est cette perte qui nous permet de transformer l’adoration en divertissement, la prédication de l’Evangile en marketing, la foi en une technique, l’éthique en appréciation agréable de nousmêmes, et la fidélité en une quête du succès. En conséquence Dieu, le Christ et la Bible ont perdu une grande partie de leur valeur à nos yeux et ne pèsent plus beaucoup pour nous»3.

A ce sujet, le théologien Alfred Tozer écrivait il y a plus de quarante ans: «L’Eglise a abandonné la notion élevée de Dieu qu’elle avait autrefois, pour lui substituer un concept ignoble, indigne d’hommes capables de réflexion et d’adoration. Et elle a fait cela, non pas de propos délibéré, mais peu à peu, sans s’en rendre compte; et son inconscience rend sa situation d’autant plus tragique. Cette façon de concevoir Dieu, presque universelle parmi les chrétiens, est la source d’une centaine de moindres maux partout au milieu de nous. Une philosophie nouvelle de la vie chrétienne est la conséquence de cette faille fondamentale dans notre pensée religieuse»4.

J. M. Boice pose la question: «La situation s’est-elle améliorée au cours de ces dernières décennies? Il semble bien que non. Au contraire, notre obsession grandissante pour les banalités insignifiantes de la télévision, notre addiction aux divertissements égocentriques et la mondanité de notre culture n’ont fait qu’aggraver la situation. Et le plus triste dans tout cela est le fait que la plupart des chrétiens ne se rendent même pas compte de ce qui se passe»5.

Question insidieuse

Que Dieu cherche sa propre gloire est une affirmation parfois mal comprise et qui mérite, par conséquent, une explication réfléchie. Car la question a été posée: «Cette recherche n’est-elle pas égoïste?» Les a priori derrière cette question frôlent le sacrilège, en ce qu’ils rabaissent Dieu au niveau de l’humanité pécheresse, égocentrique. Non! Dieu désire la louange car il est digne d’être loué; il demande à être exalté à cause de sa grandeur et de sa bonté; bref, il veut être reconnu, apprécié, pour ce qu’il est. Cela nous conduit à nous pencher sur la notion biblique de la Gloire de Dieu, pour mieux la cerner.

La Gloire de Dieu dans l’Ecriture

La gloire de Dieu, c’est le rayonnement qui se dégage de sa personne, l’éclat insoutenable de toutes ses perfections. La Bible compare cette gloire à un feu dévorant qui éblouit, aveugle, et inspire la crainte, le respect, l’adoration; l’homme ne peut la voir tout entière et vivre. Pourtant, ceux qui ont une rencontre avec le Seigneur en perçoivent quelque chose: Israël et Moïse devant le tabernacle, Salomon lors de la dédicace du temple, Esaïe au moment de sa vocation, Ezéchiel dans sa vision, etc. La gloire divine est révélée dans la création et particulièrement dans l’homme formé à l’image du Seigneur; elle se manifeste au moyen des jugements; elle éclate surtout dans la rédemption offerte au monde entier. Cette gloire inaccessible du Dieu d’Israël s’est approchée de nous: en Christ nous avons pu la contempler et l’aimer sans être consumés par elle. Jésus l’a montrée par ses miracles, par sa sainteté parfaite, lors de sa transfiguration, de sa résurrection et de son ascension. Bientôt le Seigneur de gloire reviendra dans tout l’éclat de sa majesté pour juger et pour régner.

Par conséquent, rendre gloire à Dieu, ou donner gloire à Dieu, c’est le louer, lui rendre honneur, exalter et célébrer ses perfections (de là vient le terme de doxologie, formule de prière rendant gloire à Dieu). Glorifier Dieu, c’est donc lui rendre hommage, le reconnaître comme le seul souverain, et la source de tout bien. Celui qui se glorifie lui-même commet la faute grave de voler à Dieu l’honneur qui lui est dû, à lui seul. Cependant, glorifier Dieu ne se limite pas au «sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom» (Héb 13.15). Jésus n’est-il pas notre modèle quand il dit au Père: «Je t’ai glorifié sur la terre; j’ai achevé l’oeuvre que tu m’as donnée à faire» (Jean 17.4).

Chose merveilleuse: le but cherché par Dieu est que sa gloire soit manifestée dans une relation bipartite. D’une part, il révèle sa gloire dans d’innombrables actes de générosité gratuite; et d’autre part, ses enfants répondent en lui donnant gloire par leurs actions de grâce pour tout ce qu’ils ont vu et reçu. Et par leur vie consacrée à l’obéissance, au service et au témoignage. L’homme a été créé en vue de cette communion réciproque dans l’amour, et la rédemption en Christ la rend possible pour des êtres déchus. Si Dieu a du plaisir en révélant sa bonté à ceux qui la reçoivent, il n’en est pas moins vrai que l’homme trouve son épanouissement et son bonheur en contemplant la gloire de Dieu, en lui adressant la louange et en lui consacrant sa vie. A ce sujet le Petit Catéchisme de Westminster pose en première question: «Quel est le but principal de la vie de l’homme? » puis répond: «Le but principal de la vie de l’homme est de glorifier Dieu et de trouver en lui son bonheur éternel»6. Nous comprenons, alors, pourquoi la théologie de la Réforme a tellement insisté sur ce principe: Soli Deo Gloria, et pourquoi nous avons besoin aujourd’hui de le redécouvrir et de le réaffirmer.

Tout est de lui, par lui et pour lui!

Pour être capables de rendre à Dieu la gloire qui lui est due, essayons de saisir quelque chose de l’origine, de l’étendue et du but de ses œuvres. Paul nous rappelle qu’«il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes»7.

Tout dans la création a sa source en Dieu, est soutenu par son pouvoir renouvelant, et a pour but sa gloire8. La création de l’homme s’inscrit dans ce contexte: nous lui devons notre existence et notre bien-être de tous les jours, de même que notre raison d’être - le glorifier! Antidote efficace contre la recherche égoïste du gain et du bonheur.

Le salut est de Dieu. C’est lui qui l’a conçu et réalisé, c’est lui qui l’amènera à la perfection. Son accomplissement est par Dieu, au travers de l’œuvre du Christ à la Croix; sa réalisation quotidienne en nous est aussi par Dieu, grâce à l’action de son Esprit; et tout cela est pour sa gloire. Les quatre soli examinés dans les articles précédents: sola scriptura - l’Ecriture seule - solus Christus - l’œuvre du Christ seul - sola gratia - la grâce seule - et sola fide - la foi seule - tout, tout, tout, vient de Dieu, est réalisé par lui, et conduit à un seul aboutissement: soli Deo gloria - à Dieu seul la gloire!

Enfin, le jugement est de Dieu. Il sera exercé par Celui à qui il a délégué l’accomplissement de toutes ses œuvres - son Fils - et retentira à sa gloire9.

En conclusion

Laissons le mot de la fin à la Déclaration de Cambridge: «Dieu n’existe pas pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises, notre appétit de consommation, ni même nos intérêts spirituels personnels. Nous devrions de nouveau centrer notre adoration sur Dieu lui-même, plutôt que sur la satisfaction de nos besoins personnels. Dieu reste souverain dans l’adoration, et non pas nous. Nos soucis devraient concerner le royaume de Dieu et non pas notre propre sphère, notre popularité ou notre succès»10.

«Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles! En effet, qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour? Tout est de lui, par lui et pour lui! A lui la gloire dans tous les siècles. Amen!»11

Notes :
1 Voir dernier numéro (140 ; avril - juin 2001) de PROMESSES.
2 Ibid.
3 Cité dans PROMESSES n° 120, 1997/2, p. 14s.
4 Cité dans «Whatever Happened to the Gospel of Grace?», J. M. Boice, Crossway Books, Wheaton, IL, 2001, p. 151.
5 Ibid.
6 Les Textes de Westminster, Editions Kerygma, Aix-en-Provence, 1988, p. 65.
7 1 Co 8.6; cf. Eph 4.4,6; Col 1.16.
8 Ps 19.2-4.
9 Ap 14.6.
10 PROMESSES n°120, 1997/2, p. 15.
11 Rom 11.33-36.

 

 

 

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SOLA FIDE (4e formule)

14 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

SOLA FIDE  (4e formule) 

Frank Horton

Dans le dernier numéro de PROMESSES, nous avons consacré un article à la troisième formule des cinq soli: «Sola Gratia». Les Réformateurs exprimaient ainsi leur conviction que «par le salut nous sommes délivrés de la colère de Dieu, et cela par sa grâce seule. (…) Nous déclarons que le salut n’est en aucun sens une œuvre humaine.»

Les 120 pasteurs, théologiens et éducateurs mentionnés dans les articles précédents, réunis à Cambridge en avril 1996, constatèrent avec inquiétude les dérapages des milieux évangéliques inspirés par une fausse confiance dans les capacités humaines. L’estime de soi, l’évangile de la santé et de la richesse, la vente du message évangélique à des pécheurs devenus «consommateurs complaisants»… tout cela dénature la doctrine de la justification et la réduit au silence.

La Déclaration de Cambridge continue: «Nous réaffirmons que la justification est par la grâce seule au travers de la foi seule grâce au Christ seul. Par la justification, la justice de Christ nous est imputée comme unique satisfaction possible de la justice parfaite de Dieu.

«Nous déclarons que la justification ne repose sur aucun mérite qui nous soit propre, ni sur la base d’une infusion de la justice de Christ en nous par voie sacramentelle. Nous déclarons même qu’une institution qui prétend être une église mais qui refuse ou condamne la sola fide ne peut être reconnue comme une église légitime.»1

Cerner la foi

Mais sommes-nous sûrs d’avoir compris ce que veut dire la Bible quand elle parle de «foi»?

«Il y a plusieurs années, un responsable d’organisme chrétien international destiné à la jeunesse me demanda de regarder, avant sa distribution, un film de formation produit par ce groupe. Le sujet en était l’évangélisation, et le film enseignait aux jeunes à ne pas direaux non-croyants qu’ils devaient obéir à Christ, lui donner leur cœur, lui consacrer leur vie, se repentir de leurs péchés, se soumettre à la souveraineté du Seigneur et le suivre. D’après le film, informer les non-croyants de telles choses ne ferait que compliquer le message de l’Evangile. Le film recommandait de ne donner que les faits objectifs relatifs à la mort de Jésus (sans mentionner la résurrection), puis d’indiquer aux noncroyants qu’il serait bon pour eux de croire. Pour conclure, il était indiqué que la foi qui sauve se réduisait simplement à la compréhension et à l’acceptation des faits de l’Evangile. (…)

«Des foules de gens viennent à Christ bardés de telles convictions. Croyant qu’il ne relèvera pas leur péché, ils s’approchent de lui avec empressement, mais sans comprendre la gravité de leur culpabilité devant Dieu, sans désir d’être libérés du joug du péché: ils ont été dupés par la présentation d’un Evangile corrompu. On leur a dit qu’ils pouvaient être sauvés par la foi seule, mais ils ne comprennent ni ne possèdent la foi réelle. La prétendue foi sur laquelle ils s’appuient n’est qu’un assentiment intellectuel à une série de faits. Cette foi ne peut les sauver.»2

Confusion

1. Substituts

La foi est souvent confondue avec une confession de foi «doctrinalement correcte ». Comme l’indique l’exemple cité cidessus, celle-ci peut être réduite à sa plus simple expression: «Je crois que Jésus est mort pour mes péchés». Il suffit de croire que… Et pourtant, ainsi que nous le verrons ci-après, l’assentiment intellectuel est une composante indispensable - mais insuffisante en soi - de la foi au moyen de laquelle nous sommes sauvés.

Nombreux sont ceux qui se contentent d’appartenir à une église et d’assister plus ou moins fidèlement à ses offices. Ce christianisme de nom, d’habitude ou de tradition se passe facilement d’une foi réelle.

D’autres mettent leur confiance dans les sacrements, et comptent sur la prétendue efficacité du baptême et de l’eucharistie - l’erreur romaine dite ex opere operatum que l’on trouve parfois sous une forme atténuée dans certaines églises protestantes.

D’autres encore comptent sur le feeling, sur une expérience subjective, mystique, divorcée de la vérité objective révélée par Dieu.

Un autre substitut à une foi réelle est la crédulité, l’attitude de ceux qui, en l’absence de toute évidence, acceptent pour vrai ce qu’ils désirent ardemment. Les rumeurs de guérison miraculeuse de certaines maladies incurables peuvent encourager ces faux espoirs.

Enfin, un autre substitut encore à la vraie foi est l’optimisme, l’idée qu’il suffit de cultiver une attitude mentale positive, de se persuader qu’une chose désirée est vraie pour que celle-ci se produise.

2. Objections

«La foi est naïve, sans fondement solide, un saut dans le vide. Elle commence là où s’arrête la raison!» Affirmer cela, c’est ignorer que la foi biblique est fondée sur un témoignage solide, digne de… foi - la Parole de Dieu.

«La foi est insuffisante: il faut y ajouter une contribution - de bonnes œuvres, un effort personnel - pour mériter le salut!» C’est ignorer la façon péremptoire dont l’Ecriture écarte les œuvres (Ep 2.8-9). Pourtant ce désir de faire quelque chose reste profondément ancré dans le cœur de l’homme.

«La foi est trop facile: il n’y a qu’à croire, sans rien changer, et tout ira bien!» Critique valable si la foi se réduit à une simple démarche intellectuelle, comme nous l’avons déjà vu.

Qu’est-ce donc que la foi au sens biblique?

Dans les évangiles synoptiques, la foi est avant tout la confiance dans la puissance et la bonté de Dieu, et l’exigence de la foi en Jésus n’y est souvent qu’implicite. Chez Jean, la foi est une notion-clé, fondée sur le triple témoignage solide et inébranlable de la personne, des paroles et des œuvres du Christ. Elle commence par l’acceptation de la véracité des témoins de Jésus, passe par la confiance dans les paroles, les œuvres et la mission messianique de Jésus, et conduit à la réponse de l’homme tout entier à la personne de Christ. Ce sont ces trois dimensions de la foi que nous voulons développer ci-après, en nous fondant sur le quatrième évangile.

Le verbe «croire» (gr. pisteuô ), utilisé une centaine de fois dans Jean, est suivi par différents compléments qui font ressortir diverses nuances de la foi. Voici les trois constructions les plus souvent utilisées:

1) «Croire que…» (pisteuô hoti…) suivi par une phrase à l’indicatif (9 fois dans Jean)179159_328843967200076_865229339_n.jpg: il s’agit d’une démarche intellectuelle, d’un assentiment à la véracité d’une déclaration, d’une conviction que cette proposition est digne d’acceptation. L’exemple que nous avons choisi: «Si vous ne croyez pas que Moi je suis, vous mourrez dans vos péchés» (8.24b), met aussi en relief l’importance de ce pas que les théologiens désignent du mot latin notitia, connaissance. On a bien dit que «rien ne peut entrer dans le sanctuaire du cœur sans passer d’abord par le vestibule de la pensée». Les propositions dans Jean concernent la révélation que Dieu a donnée à propos de Son Fils Jésus - son identité, son origine, sa mission, son autorité et sa destinée. Ainsi que nous l’avons déjà dit: cette foi, insuffisante en soi mais indispensable, doit nous conduire plus loin!

2) «Croire en ou à…» (pisteuô) plus parfois la préposition en (= en), suivi par un complément au datif (20 fois): il s’agit d’une démarche essentiellement affective, d’un élan de confiance inspiré par les paroles et la personne de Jésus, appelé assensus par les théologiens. Dans sa conversation avec la femme Samaritaine, Jésus l’encourage («Croismoi », 4.21) à lui faire confiance. Accepter les paroles du Seigneur nous conduit logiquement à nous appuyer sur lui.

3) «Croire en…» (pisteuô eis: litt. «jusque dans» avec mouvement de pénétration), suivi par un complément à l’accusatif (38 fois!): il s’agit d’une démarche essentiellement volontaire, aboutissement des pas de foi intellectuel et affectif qui la préparent, d’un engagement vis-à-vis de Jésus-Christ appelé fiducia par les théologiens. Ayant compris et adhéré à la vérité de l’évangile, m’appuyant sur Celui qui a pris ma place à la Croix, je m’abandonne à Lui, pour me soumettre à Son autorité et Le suivre comme disciple dans une vie d’obéissance. Cet acte - ou plutôt cette marche dans la foi - a le plus grand poids dans l’enseignement de Jésus. Il ne suffit pas d’adhérer aux vérités du christianisme: «Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi et ils tremblent» (Jac 2.19). Ainsi dans le verset le mieux connu de la Bible: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui [litt. jusque dans… s’engage de tout cœur] ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle» (3.16).

Conclusion

La foi au moyen de laquelle nous sommes sauvés est la réponse de l’homme tout entier - pensée, émotions, volonté - par un engagement pour la vie, à Jésus-Christ, reconnu comme Sauveur et suivi comme Seigneur.

Notes :
1 V. PROMESSES 1997/2, p. 13s.
2 John F. MacArthur in «L’Evangile selon Jésus», Ed. Impact, Cap-de-la-Madeleine, QC, Canada, 1998, p. 223s.

 

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SOLA GRATIA (3e formule)

14 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Frank Horton

Dans le dernier numéro de PROMESSES, nous avons consacré un article à la deuxième formule des cinq soli«Solus Christus». Les Réformateurs exprimaient ainsi leur conviction que «notre salut est accompli par l’œuvre médiatrice du Christ historique seul. Sa vie sans péché et son œuvre expiatoire seules suffisent pour notre justification et notre réconciliation avec le Père»1.

Les 120 pasteurs, théologiens et éducateurs mentionnés dans l’article précédent, réunis à Cambridge en avril 1996, constatèrent avec inquiétude les dérapages des milieux évangéliques inspirés par une fausse confiance dans les capacités humaines. L’estime de soi, l’évangile de la santé et de la richesse, la vente du message évangélique à des pécheurs devenus «consommateurs complaisants»… tout cela dénature la doctrine de la justification et la réduit au silence. Au contraire, la grâce de Dieu en Christ est l’unique et indispensable cause efficace du salut, car l’être humain est né spirituellement mort et incapable de collaborer à la grâce régénératrice (Ep 2.8).

La Déclaration de Cambridge continue:

«Nous réaffirmons que par le salut nous sommes délivrés de la colère de Dieu, et cela par sa grâce seule. C’est l’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit que de nous conduire au Christ en nous libérant de notre esclavage au péché, et en nous ressuscitant de la mort spirituelle à la vie spirituelle.

«Nous déclarons que le salut n’est en aucun sens une œuvre humaine. Les méthodes, techniques et stratégies humaines ne peuvent par elles-mêmes accomplir cette transformation. La foi ne peut être produite par notre nature humaine non-régénérée»2.

Essais de définition

Mais qu’est-ce que la grâce? Le Nouveau Dictionnaire Biblique lui consacre un article fourni, qui commence par dire:

«Dans l’A.T. déjà, se trouve exprimée la pure bonté de Dieu qui aime le pécheur et désire, non pas sa mort, mais sa conversion et sa vie (Ez 18.23)»3. Et le NDB d’ajouter que cette grâce est venue par Jésus-Christ, qu’elle éclate à la Croix, qu’elle ne peut être reçue que par la foi, et que ses effets en nous sont nombreux, merveilleux et complets.

Un prédicateur a tenté de définir la grâce en disant qu’elle est l’acte par lequel un être supérieur se penche sur un être inférieur pour lui accorder un bien non-mérité. Dans le contexte biblique, la grâce désigne alors la faveur imméritée de Dieu à l’égard de l’homme déchu, par laquelle il pourvoit en Jésus- Christ à sa rédemption, car depuis toute l’éternité il a déterminé d’accorder cette faveur à tous ceux qui croiraient en Christ, Sauveur et Seigneur. C’est aussi par grâce que le croyant est rendu capable de persévérer dans la vie chrétienne. Ajoutons la pensée que dans sa miséricorde Dieu retient ce que nous méritons - colère, jugement, condamnation - tandis que dans sa grâce il nous comble des innombrables biens que nous ne méritons pas!

Et pourtant, ces tentatives de définition nous laissent sur notre faim, car nous sentons instinctivement que la grâce échappe à nos catégories humaines connues, dépasse les limites du langage et reste, par conséquent, indéfinissable! C’est pourquoi l’Ecriture ne l’explique pas, mais la déclare (Ex 33.19; 34.6-7; Deut 7.7-8; Ps 32.1-5; 130.3-4, 7-8; Jean 1.17; Rom 3.24; 4.16; 11.6; 2 Cor 8.9; Eph 2.8-9; etc.), et en donne de nombreux exemples historiques, tant dans l’A.T que dans le N.T. Peut-être l’illustration la plus saisissante est-elle celle de l’accueil réservé par le père à son fils «prodigue» dans la parabole racontée par Jésus (Luc 15.11-32), que nous résumons ci-après.

Fils prodigue… ou Père prodigue?

Aux chefs religieux qui lui reprochent de fréquenter des gens de «mauvaise vie» (Luc 15.1-2), Jésus administre une série de chocs thérapeutiques en leur racontant les paraboles de la brebis perdue (3-7), de la drachme perdue (8-10), puis des deux fils perdus (11-32). Le père de cette dernière parabole fait plusieurs entorses pendables aux coutumes de son époque. Confronté à la demande outrageante de son fils cadet qui souhaitait sans l’avouer la mort de son père, celui-ci, au lieu de le désavouer, l’exclure de la famille et le bannir publiquement de la communauté, lui accorde ce qu’il réclame! Ayant dilapidé son héritage, étant tombé dans la misère, le fils se livre à un raisonnement qui nous paraît ressembler beaucoup plus à des calculs intéressés qu’à une amorce de repentance sincère, et s’engage sur le chemin de retour.

C’est ici que nous assistons à l’une des scènes les plus inattendues, bouleversantes, de l’Ecriture sainte. Le père attend, guette le long du chemin, prie sans doute, et un jour reconnaît enfin le garçon de loin. Voici venue l’occasion de rendre à ce jeune ce qu’il mérite et de le renier brutalement devant témoins… ou tout au moins de convoquer une consultation de la famille sceptique pour jauger la profondeur de sa repentance. Pas du tout! Le père se livre à un spectacle humiliant pour un patriarche oriental: aux yeux des badauds ébahis, il soulève ses robes et se met à courir à la rencontre du fils pour se jeter à son cou, le prendre dans ses bras et embrasser ce clochard en haillons, puant la porcherie!

«Vous me reprochez de manger avec des pécheurs et des péagers?» dit Jésus en substance aux scribes et aux Pharisiens. «Parfaitement! Mais non seulement je mange avec eux: je les attends, je les guette de loin, et quand ils s’engagent sur le chemin de retour, je cours à leur rencontre, je les couvre de baisers, et je les force à entrer chez moi pour festoyer ensemble.» Si le Seigneur attendait de nous les preuves d’une repentance parfaite, il ne courrait jamais à notre rencontre. Cela s’appelle la GRACE, une grâce stupéfiante, incompréhensible, insaisissable, qui prend l’initiative. Du moment que le garçon accepte d’être accueilli, embrassé, reçu de nouveau dans la famille, on peut déduire qu’il commence à passer par une repentance véritable.

Arraché à la perdition4

Avant la mort de ses parents, alors qu’il n’avait que six ans, John Newton bénéficia d’une forte influence chrétienne. Il fut envoyé alors vers un parent incrédule, qui se moqua du christianisme et abusa de lui. Enfin, pour échapper à ces conditions, Newton se porta volontaire dans la marine britannique, où il devint esclave des péchés les plus grossiers. Il déserta, et partit pour une région d’Afrique où il pouvait, comme il disait, «faire son plein» de péché et vivre dans une dégradation inqualifiable. De là, il se fit embaucher comme navigateur sur un navire d’esclavagiste, où il continua sa vie dévergondée. Un jour il réussit à forcer le cadenas du local où était stocké le rhum; il se soûla au point de perdre son équilibre et tomber à la mer, d’où un officier le repêcha en plantant un harpon dans sa cuisse. Il en porta l’énorme cicatrice jusqu’à la fin de ses jours!

Vers la fin du voyage le navire entra dans une tempête violente, perdit son cap et commença à sombrer. Newton fut envoyé dans les soutes, là où gisaient les esclaves, avec l’ordre d’actionner les pompes. Pendant des jours, terrifié et convaincu que la mort était proche, il travaillait à pomper l’eau, et commença à prier le Seigneur. Des versets bibliques, appris sur les genoux de sa mère, qu’il croyait oubliés depuis longtemps, lui vinrent en mémoire, et il fut miraculeusement transformé, engendré de nouveau.

Rentré en Angleterre, il devint un prédicateur puissant de la Parole de Dieu, et eut l’occasion de prêcher devant la reine. C’est en rappelant les circonstances de sa conversion qu’il composa les paroles du cantique célèbre, Amazing Grace5. Car il avait appris, comme tout chrétien, que la grâce de Dieu dépasse toutes nos catégories, et que cette grâce a trouvé son expression suprême dans la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ.

Notes :
1 Résumé par la «Déclaration de Cambridge» in Here We Stand, Baker Books, Grand Rapids, Mich., 1996, p.16; (v. PROMESSES 1997/2, p.13)
2 Ibid.
3 Nouveau Dictionnaire Biblique, Editions Emmaüs, 1992, p.525 s.
4 Raconté par James M. Boice in The Gospel of John, Vol. 1, Zondervan, Grand Rapids, Mich., 1975, p.110 s.
5 Certains musiciens voient dans la mélodie un air d’origine africaine, que Newton aurait pu entendre chanté par les esclaves.

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