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Le blog de Dr André CHOUBEU

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UN PASSAGE DE TEMOIN REUSSI

5 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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L’exemple de Moïse et Josué

Timothée Wenger

De tout temps, l'être humain passe le témoin. Il le fait dans le cadre familial entre parents et enfants, dans le cadre professionnel, ecclésial et jusque dans la remise de la plus petite responsabilité.

Cette transmission à différents degrés comprend les valeurs éthiques, familiales, spirituelles et sociales. Souvent les protagonistes ne se rendent même pas compte de ce transfert.

Cadre historique

Le livre des Nombres fait partie des écrits de Moïse qui constituent les cinq premiers livres de la Bible, communément appelés le Pentateuque. La Genèse parle de l'origine, l'Exode de la présence de Dieu parmi son peuple, le Lévitique de la façon de s'approcher de Dieu, les Nombres de l'organisation du peuple et le Deutéronome est un rappel et un résumé des instructions fondamentales.

Ces cinq premiers livres de la Bible nous montrent comment Dieu choisit un peuple (Genèse), le rachète (Exode), le sanctifie (Lévitique), le dirige (Nombres) et l'enseigne (Deutéronome). Ils préfigurent le plan du salut en Jésus-Christ.

Dans la direction et l'organisation du peuple, le livre des Nombres indique bien des éléments utiles quant à l'attitude, la responsabilité, l'autorité et la charge des dirigeants :
– la consécration des Lévites dans leurs fonctions (chapitres 3-4, 8),
– la désignation des 70 anciens (11),
– la rébellion d'Aaron et Myriam contre l'autorité de Moïse (12),
– la révolte au retour des espions, et la fidélité de Caleb et de Josué (13-14),
– la révolte de Qoré, et la confirmation de Moïse et d'Aaron (16-17),
– la faute de Moïse et d’Aaron (20),
– les préparatifs pour l'entrée en Canaan (26-36).

C'est dans la préparation pour l'entrée en Canaan que nous trouvons le texte de Nom 27.15-23. Dieu demande à Moïse de monter sur une montagne, lui fait voir le beau pays et lui rappelle qu'il n'entrera pas dans la terre promise. Moïse, prévenu de sa mort prochaine, élève « un cri du cœur » vers Dieu pour demander un successeur, et le Seigneur répond.

Moïse premier conducteur spirituel

Moïse naît dans des circonstances où, comme tous les bébés mâles de son peuple, il est condamné à mourir. Il est choisi, sauvé et préparé par Dieu pour devenir le chef des Hébreux. Il reçoit une éducation aristocratique, étant instruit dans toute la science des Égyptiens. Son apprentissage de l'écriture lui sera utile pour transcrire les ordonnances de Dieu. Au pays de Madian, Moïse apprend à vivre dans le désert comme berger et à exercer la patience. Il entend l'appel divin, devant un buisson embrasé qui ne se consume pas.

Moïse conduit le peuple de Dieu hors d'Égypte, transmet la loi, et la manière d'entrer en communion avec Dieu. Moïse est le témoin vivant de l'alliance que Dieu a conclue avec son peuple au Mont Sinaï. Dans le N.T., il a l'honneur d'être présent lors de la transfiguration, aux côtés de Jésus et d’Élie.

Il ne s'est plus levé en Israël de prophète comme Moïse, que l'Éternel connaissait face à face. Il est incomparable pour tous les signes et prodiges que l'Éternel l'envoya accomplir au pays d'Égypte contre le Pharaon, contre ses serviteurs et contre tout son pays, et pour les actes redoutables qu’il exécuta avec autorité sous les yeux de tout Israël (Deut 34.10-11).

Suite à une désobéissance à Dieu, Moïse se voit interdit d’entrée dans le pays découlant de lait et de miel, c'est pourquoi il demande un successeur pour terminer son mandat. Moïse initie ce que son successeur est appelé à continuer : il démontre sa dépendance de Dieu à maintes reprises ; il responsabilise les anciens en les faisant participer à la conduite du peuple ; il enseigne et met en pratique la loi et les ordonnances de Dieu. Quand au caractère de Moïse, nous savons qu'il est humble (fort patient ou très doux, selon les traductions). Il est prêt à se donner totalement pour le peuple, jusqu'à intercéder pour le pardon de celui-ci au risque de sa vie.

1. Le besoin d'un successeur (Nom 27.15-17)

« Moïse parla à l'Éternel et dit : Que l'Éternel, le Dieu des esprits de toute chair, établisse sur la communauté un homme qui sorte devant eux et qui entre devant eux, qui les fasse sortir et qui les fasse entrer, afin que la communauté de l'Éternel ne soit pas comme des brebis qui n'ont point de berger. »

a) L'importance de la demande d'un successeur

Dans la perspective de la préparation à la transmission de charges, la demande d'un successeur est capitale. Pour transmettre une responsabilité, il est indispensable de découvrir une (ou plusieurs) personne(s) qui poursuive(nt) l'œuvre commencée.

A qui est adressée la demande ?

La demande est adressée à l'Éternel, « le Dieu des esprits de toute chair ». Moïse, en utilisant cette expression, démontre donc qu'il sait que c'est Dieu qui a autorité sur la vie, et dans cette attitude, montre humblement sa confiance en celui qui a déjà souvent répondu favorablement à ses requêtes.

Quelle est la demande ?

La demande est claire et précise. Moïse demande à Dieu d'établir (désigner, placer, nommer, donner) un homme sur la communauté. Moïse demande à Dieu de désigner un homme. Un autre devra conduire le peuple dans le pays promis et terminer le voyage. Il ne mentionne pas Josué dans sa prière : il est essentiel que ce ne soit pas Moïse qui désigne son successeur, mais Dieu lui-même.

Qu'est-ce qui motive la demande ?

Ce qui motive la demande de Moïse, c'est l'humilité, le don de soi et le souci pour son peuple en tant que berger expérimenté. Moïse désirait ardemment entrer en Canaan. Il sait maintenant qu'il n’y entrera pas. Mais Dieu tient parole selon le jugement qu'il a prononcé à Qadech, aux eaux de Meriba. Moïse réagit sans un mot de plainte. Il est préoccupé par la communauté de l'Éternel : il ne dit pas mon troupeau. Il ne se place pas au-dessus des autres, bien qu'il ait reçu l'autorité (déléguée par Dieu) sur le peuple.

 

b) Le profil du successeur

Dans la demande de Moïse, nous pouvons discerner deux éléments essentiels concernant le profil de son remplaçant :


- capable de diriger (faire entrer et sortir) : cette expression « entrer et sortir » désigne le commandement, la conduite du peuple ; l'image est tirée de l'office du berger à l'égard du troupeau ;
- capable de « paître » (berger) : le peuple d'Israël a besoin d'un conducteur qui le mène au combat dans la conquête de la terre promise, mais ce conducteur ne doit pas seulement être un guerrier. Il doit également savoir soutenir, encourager, enseigner, guider, soulager, et soigner le peuple.

c) La réponse souveraine de Dieu (Nom 27.18-21)

« L'Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Noun, homme en qui (se trouve) l'Esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute la communauté, et tu lui donneras des ordres sous leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, de sorte que toute la communauté des Israélites l'entende. Il se tiendra devant le sacrificateur Éléazar, qui consultera pour lui le jugement de l'ourim devant l'Éternel ; et lui-même, ainsi que tous les Israélites avec lui, et toute la communauté, sortiront sur l'ordre d'Éléazar et rentreront sur son ordre ».

Dieu répond à Moïse de façon précise et le met à l’œuvre. Dieu est souverain, il contrôle et dirige tout. Il demande cependant la participation de Moïse : Moïse n’est pas passif, mais responsable et actif, dans le courant de l’action de Dieu.

2) La désignation d'un homme préparé

a) Un homme courageux et fidèle

La mention initiale de Josué se trouve en Exode 17.8-16 lors du premier combat que les Israélites ont dû livrer après la sortie d'Égypte. Généralement, le contexte de la première mention d'un personnage dans la Bible nous donne des indications sur sa personnalité. Ici, Josué est nommé chef militaire pour sortir au combat. Josué fait partie des 12 espions qui vont explorer le pays de Canaan. C'est à ce moment-là que Moïse change le nom de Hochéa (salut) en Josué (L'Éternel sauve). Avec Caleb, il reste fidèle et confiant en Dieu, malgré la révolte des autres espions et du peuple. Ainsi Josué reçoit la promesse d'entrer dans le pays promis. Dieu l'a préparé à l'avance au travers de ces différentes étapes de vie.

b) Un homme en qui se trouve l'Esprit

Lors de la désignation officielle de Josué comme successeur, Dieu utilise l'expression « un homme en qui se trouve l'Esprit ». Il est vrai que, d’une manière générale, nul esprit humain ne peut exister ni subsister sans l’œuvre vivifiante de Dieu. Mais dans cette expression, il est également possible de comprendre que Dieu a imparti à Josué les qualités nécessaires à l’exécution de son futur mandat. Que Dieu lui ait donné toutes ces qualités dès le début de son ministère, ou qu’il les lui ait dispensées en temps opportun, le texte ne nous le dit pas. Le seul indice qui puisse nous faire pencher pour un complément d’équipement étape par étape est la mention dans Deut 34.9 de l'esprit de sagesse pour conduire le peuple, que Josué reçoit lors de l'imposition des mains de Moïse.

c) Un homme préparé

Josué est l'assistant de Moïse lorsque celui-ci monte sur le mont Sinaï. Nous le trouvons dans la tente de la rencontre lorsque l'Éternel parle à Moïse face à face. Assistant et confident de Moïse, Josué a l’occasion d’écouter ce que Dieu dit à son illustre aîné. En mettant Josué dans cette situation d'écoute, Dieu le prépare et le fortifie pour son mandat. Josué était donc idéalement préparé pour ce service (Nom 11.28 ; Ex 17.9ss ; 24.13 ; 32.17). Il avait également visité le pays de Canaan avec les autres espions (Nom 13.8 ; 14.6).

3) Le passage de témoin

a) Une nomination personnelle

« Prends Josué. » Sans développer longuement, nous soulignons que ce geste est important. Moïse n'est pas appelé à se mettre devant le peuple et à appeler « du haut de la chaire » celui qui deviendra son successeur. Il n'est pas suggéré de demander qui veut bien assumer ce travail. Prendre Josué signifie aller chercher un homme désigné par le souverain Berger, Dieu.

b) Une identification par l'imposition des mains

Dieu demande à Moïse de poser sa main sur Josué. Si Dieu fait cette demande avant de placer Josué devant le peuple, c'est parce que l'identification est plus importante. La présentation devant le peuple en découle. L'imposition des mains est un acte d'identification et de transmission. Celui qui transmet son mandat doit clairement indiquer qui est son successeur, et donner sa bénédiction. La manière de le faire à l'époque de Moïse était de mettre la main sur la tête.

c) Une mise à part visible

L'Éternel demande de présenter Josué devant deux témoins de cette transmission : le sacrificateur Éléazar et le peuple. Pourquoi devant le sacrificateur Éléazar ? Bien que rempli de l'Esprit, et honoré, le successeur ne doit rien faire sans demander conseil à Dieu, et ne pas se fier à son propre jugement. Cela souligne la réalité du gouvernement divin ! Éléazar est le représentant du système sacrificiel, seul moyen d'entrer en contact avec Dieu ; il est le médiateur entre Dieu et les hommes. Dieu demande également à Moïse de placer Josué devant tout le peuple. Le peuple doit savoir que Josué est désigné par Dieu et être témoin de la charge qu’il reçoit (et donc entendre les modalités de cette charge). Ainsi, la communauté entière participe comme témoin, donnant une validité juridique à une cérémonie où le rite de l'imposition des mains est pratiqué, symbole de la transmission d’une charge. Rien n'est fait en cachette, et comme Josué sera le conducteur du peuple, il importe que le peuple connaisse son nouveau conducteur.

d) Une transmission transparente

L’Éternel demande à Moïse de donner des ordres (des instructions) à Josué devant les Israélites. Les consignes de Dieu sont ainsi transmises afin que tous comprennent que même si Josué est investi de la charge suprême, Dieu reste le Souverain. Et qu'ainsi les membres du peuple prennent conscience de la charge que Josué porte, et qu'ils s’engagent à l'assister et à l'encourager. Quelles sont les consignes que Moïse donne à Josué ? L'ordre de conduire le peuple dans la crainte et l'obéissance à Dieu, d'être courageux, de marcher en tête du peuple lors de la conquête du pays promis, car il peut être assuré de la présence et de l'aide divine, et libéré de toute crainte des ennemis. Ces dispositions sont confirmées par Dieu en Deut 31.23. Si les ordres sont maintenant donnés devant le peuple, c'est afin que tout le peuple soit informé du but à atteindre et des promesses de Dieu. Ne pas donner d'ordres devant le peuple reviendrait à cacher les promesses de Dieu et à rendre confus le rôle du successeur.

e) Une transmission progressive

Moïse fait participer Josué à l'honneur du gouvernement civil ; il ne l'utilise plus comme serviteur, mais comme partenaire. Il lui donne une part d'autorité, et une part d'exercice de celle-ci. Non seulement pour l'introduire dans le gouvernement, mais aussi pour le rendre respectable aux yeux du peuple, afin que toute la congrégation d'Israël le reconnaisse comme législateur et gouverneur, s’attache à sa parole et obéisse à ses directives. Dans cette perspective, Moïse est appelé à prendre Josué à part pour un temps de formation spécifique. Josué doit l'accompagner et prendre sa place petit à petit. La transmission entre Moïse et Josué n'est pas abrupte. Dieu n'a pas seulement préparé Josué, mais il a aussi préparé le peuple, par la participation de Josué à la dignité de Moïse.

4) Mise en pratique (Nom 27.22-23)

Moïse agit comme l'Éternel le lui avait ordonné. Il prit Josué et le plaça devant le sacrificateur Éléazar et devant toute la communauté. Il posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l'Éternel l'avait dit par l'intermédiaire de Moïse.

Moïse agit comme l'Éternel le lui avait ordonné ! Moïse fait même plus que ce que Dieu lui a demandé, puisqu'il impose les deux mains au lieu d’une seule. Cela prouve que Moïse n'est pas un imposteur et ne cherche pas à tirer la couverture de son côté, du côté de sa famille ou de sa tribu. Le pouvoir est transmis à son serviteur, un Éphraïmite, et non pas à son fils, comme ce fut le cas pour Aaron dans le cadre du sacerdoce

« Agir comme l'Eternel le demande », cette phrase devrait être notre devise. Pour en faire l’expérience pratique, il est nécessaire de connaître ce que Dieu demande ! Moïse, dans les versets 22-23 nous donne un aperçu de son obéissance, mais son action envers Josué ne s'arrête pas là. À partir de ce jour, Josué participe avec lui à la conduite du peuple. Quel exemple de consécration et de renoncement ! Ce qui importait pour Moïse, ce n'était pas sa position, ni celle de Josué, mais leur obéissance à Dieu.

Josué a-t-il suivi l'exemple de Moïse ? Oui. En Jos 24, nous voyons qu'il place le peuple face à ses responsabilités devant Dieu. Il lui rappelle l'œuvre de Dieu et lui donne des ordres. A la mort de Josué, ce sont les anciens qui ont la responsabilité du peuple, et nous voyons que tant qu'ils sont en vie, Israël sert l'Éternel (Jos 24.31 ; Jug 2.7). Mais curieusement, la génération suivante fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, car ils ne le connaissent pas (Jug 2.10-11). Les anciens ont-ils pratiqué la transmission de témoin dans le même esprit que Moïse à l’égard de Josué ? Et nous aujourd'hui, comment transmettons-nous le témoin ? L’histoire de Moïse a beaucoup à nous apporter : obéissants et dépendants de Dieu, cherchons à laisser l’exemple d’une vie de foi altruiste et totalement tournée vers Dieu.

 

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LA CONSECRATION OU LA VIE DE DISCIPULAT DE JOSUE

5 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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La personne de Josué

Son nom premier "Hosée" ("salut",) a été changé en "Josué" ce qui veut dire "l'Eternel est salut" (yehochoua) Nom 13.8.16). Il est de la tribu d'Ephraïm. Son père s'appelle Noun (Ex 33.11; Nom 13.8,16)

Il a probablement à peu près le même âge que Caleb de la tribu de Juda qu'il représentait (Nom 34.19). Seuls ces deux hommes de cette génération purent rentrer dans le pays à cause de leur foi inébranlable en les Paroles du Seigneur et ses promesses (Nom 13.2,6,30). A la fin de la conquête du pays de Canaan, Caleb avait 85 ans (Jos 14.7,10). La conquête durait 7 ans, ce qui fait qu'il avait 78 ans. Josué, lui, devient le conducteur du peuple à 79 ans. Il meurt à 110 ans. Il a donc dirigé le peuple pendant 31 ans.

Situons la chronologie aux environs des années 1405 - 1375 avant J.-C. Après "avoir erré 40 ans dans le désert" à cause de son infidélité lors de sa révolte à Kadès-Bernéa, et après le décès de cette génération incrédule, (Nom 14.33), le peuple est enfin prêt à la conquête.

Josué a été à l'école de la vie. Appelé par Dieu à cette difficile mission de conducteur, il a passé les deux tiers de sa vie pour être préparé par lui à faire entrer le peuple d'Israël dans le pays promis, à le préparer à la conquête de Canaan et à attribuer ensuite à chaque tribu sa terre.

Son cheminement est celui d'un homme obéissant, fidèle, loyal, constant et courageux, qualités qu'il possédait réellement:

-          Ex 17.9-10,13-14: On le voit au premier tiers de sa vie préposé à l'armée contre les Amalécites, alors que Moïse, soutenu par Aaron et Hur, montait sur la montagne pour intercéder en faveur de son peuple combattant contre son ennemi. Sa sagesse et son courage l'ont mis à la tête de l'armée. Il avait déjà la pleine confiance de Moïse.

-          Ex 24.13: Il est l'assistant de Moïse qui lui demande expressément de l'accompagner à la montagne du Sinaï pour rencontrer Dieu et recevoir les 10 commandements. C'est aussi l'exhortation de Paul à l'église concernant le jeune Timothée "Que personne ne méprise ta jeunesse" (1 Tim 4.12). Qu'en est-il de notre église à ce sujet? Qu'en est-il de notre jeunesse? Est-elle bien consacrée au Seigneur comme Josué le fut?

-          Ex 33.11: On le voit aussi étroitement associé à Moïse dans cette rencontre de Moïse avec Dieu après les infidélités commises de son peuple.  Il ne sortit pas du milieu de la tente où se tenait Moïse et où était la gloire de Dieu.

-          Nom 11.26-30: Il se passionne pour l'Eternel en voulant intervenir en faveur de Moïse dans l'affaire d'Eldad et Médad qui prophétisaient. C'était du zèle un peu trop charnel, et Moïse remet les choses au point. Josué était depuis sa jeunesse l'assistant de Moïse (v. 28). Juger et discerner par l'Esprit demande de l'expérience, et Moïse le lui apprend au milieu de ce peuple incrédule.

-          Nom 13.16: Moïse lui-même donne à Hosée (salut) le nom de Josué l'Eternel est salut). C'est lors du choix des 12 hommes pour explorer le pays à conquérir, que cela se passe. Ce sont les 12 représentants de leurs tribus (Nom 13).

-          Nom 14.6-10,30,38: Caleb et Josué se désolidarisent des autres espions revenants qui décourageaient le peuple. Ils ne cachent pas la réalité, mais exhorte le peuple découragé, rebelle, de mettre sa confiance en Dieu seul, sans se laisser trop impressionner ou détourner par les obstacles. L'approbation du Seigneur leur suffit: "Si l'Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays" (v 8). Ils seront les deux seuls survivants de leur génération à entrer dans le pays de la promesse.

-          Nom 27.18: L'Esprit de Dieu réside en Josué; il était habité par Lui.

-          Nom 27.18-24: Sur l'ordre de Dieu, Moïse consacre Josué officiellement à le "rendre participant de sa dignité, afin que toute l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute". Il "posera la main sur lui" et le remettra au sacrificateur pour ratifier cette association au ministère de Moïse. Un peu comme Paul l'avait fait en association avec les anciens d'Ephèse pour Timothée (1 Tim 4.14; 2 Tim 1.6). Sa responsabilité augmente, et Josué, approuvé par Dieu est reconnu par Moïse et le peuple comme "éprouvé" et digne de la confiance de tous.

-          Nom 32.12: Ce texte relève spécialement la qualité de deux hommes: "Caleb… et Josué… qui ont pleinement suivi la voie de l'Eternel". Y-a-t-il plus beau témoignage que celui-là! Suivre Dieu était la devise de ces deux hommes de foi. Dieu pouvait ainsi leur confier de hautes responsabilités. Paul exhorte Timothée: "Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier, afin que tes progrès soient évidents pour tous" (1 Tim 4.15).

-          Deut 31.22: Dieu confirme à Josué qu'il succèdera à Moïse pour faire entrer le peuple dans le pays de Canaan. Il doit se fortifier et prendre courage face à une telle responsabilité. Les tâches qui nous sont imposées ne doivent pas nous écraser, et nous ne devons pas nous laisser dépasser par des sentiments d'incapacité ou accabler par  notre accusateur, Satan. Dieu donne toujours exactement la force nécessaire pour accomplir nos ministères divers.

-          Deut 34.9: "Josué…était rempli de l'Esprit de sagesse, car Moïse avait posé sa main sur lui" (Nom 27.18-24). Le parallèle avec Timothée est frappant: "L'Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse" (2 Tim 1.7).

Le serviteur de Dieu est désormais prêt à assumer pleinement la tâche que Dieu lui a assignée. Il a fallu 2/3 de sa vie pour son ministère spécifique. Dieu prend son temps. Il n'est pas pressé. Quand il ordonne, il donne aussi et prépare son serviteur, sa servante à toutes sortes de circonstances et d'instructions utiles.

Josué, dès son jeune âge avait suivi le Seigneur. Il aimait l'Eternel et sa loi et résistait tout au long de sa vie aux tentations de son peuple de tomber dans l'incrédulité ou de suivre plutôt les coutumes des nations païennes voisines. Plutôt que de déplaire à l'Eternel, il avait choisi le camp des minoritaires que la pensée courante d'aujourd'hui nommerait "fondamentalistes" "biblistes".

Les impératifs de la consécration

Dieu appelle Josué à remplacer Moïse. Qu'en est-il de notre génération de la relève? Entendez-vous l'appel du Seigneur à remplir les ministères restés vacants?

1. Lève-toi (v. 2)

Tel est l'ordre de Dieu adressé à tout chrétien qui veut suivre le Seigneur. "Lève-toi et mange" dit l'ange à Elie fatigué de la vie (1 Rois 19.5). "Lève-toi et agis, et l'Eternel sera avec toi" (1 Chron 22.16) a été l'ordre de David à son fils Salomon pour construire la maison de Dieu. Les hommes encouragés par Néhémie pour reconstruire les murailles de Jérusalem s'écrient "Levons-nous et bâtissons" (Néh 2.18). "Ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur" (Jér 1.17) tel est l'ordre de l'Eternel au jeune serviteur Jérémie.

Tel était l'ordre bienveillant du Seigneur aux malades guéris "Lève-toi et marche": Matt 9.5, (Luc 5.23; Marc 2.9); "lève-toi, prends ton lit et va" Matth 9.6 (Marc 2.11; Luc 5.24); voir encore Luc 17.14; 17.19 ("Lève-toi, et t'en va, ta foi t'a guéri"); lève-toi, prends ton petit lit et marche" (Jean 5.8).Tel était l'impératif pour ceux qui étaient dans la peur: "Levez-vous et n'ayez point de peur" (Matt 17.7). Dans les tentations, le Seigneur nous ordonne "Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation (Luc 22.46).

Le Seigneur se leva de bon matin pour prier: "Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria" (Marc 1.35). Le secret d'une vie spirituelle abondante est dans nos entretiens matinaux avec Dieu (Ps 57.8 "je m'éveillerai à l'aube du jour").

"Lève-toi" est un appel à notre disponibilité pour Christ (Rom 12.1-3)

Ne restons plus assis, levons-nous et marchons, bâtissons. Cette expression nous secoue et nous rappelle que nous avons un service à remplir pour le Seigneur.

2. Passe ce Jourdain (v. 2)

Le Jourdain est d'abord le symbole de notre mort avec Christ. "Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ" (Rom 6.11). Après la sortie d'Egypte, la traversée de la Mer Rouge et celle du désert, il s'agit maintenant de prendre possession du pays de la promesse. Mais il faut franchir le Jourdain. C'est la prise de conscience de notre état de péché, de notre impuissance face au péché, et en même temps de notre appropriation par la foi de la grande réalité spirituelle que "notre vieil homme a été crucifié avec lui (Rom 6.6) et que nous "nous marchions maintenant en nouveauté de vie" comme "Christ qui est ressuscité" (v 4).

Le péché appartient à notre ancien statut et "marcher en nouveauté de vie" en Christ signifie que "le péché est rendu à l'impuissance" (v. 6). "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vit, mais c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi" (Gal 2.20). Le passage du Jourdain nous est indispensable pour planter nos pieds dans le pays de Canaan afin de le conquérir.

Rappelons-nous que l'obstacle le plus sérieux pour franchir le Jourdain, c'est toujours mon propre "moi". N'oublions jamais cette traversée que nous devons franchir quotidiennement avec l'aide de Dieu. "Quiconque se livre au péché est esclave du péché", mais "si le Fils vous affranchis, vous serez réellement libres" (Jean 8.34-35).

Le Jourdain devait être franchi avec tout le peuple de Dieu. Servir Dieu veut dire aussi amener d'autres personnes à Christ et avancer ensemble. Franchir le Jourdain avec notre Eglise locale. Ensemble nous devons réaliser cette descente dans le fleuve de la repentance et du renouveau en Christ.

 

3. Prenez tout (v. 3)

Dieu nous a déjà tout acquis en Christ. Mais à nous de "fouler la plante de notre pied" sur le sol des promesses de la conquête par la foi.

4. Fortifie-toi et prend courage (v. 3, 7, 9)

Une telle aventure de la foi demande des forces et du courage. Nombreux sont les embûches et les adversités dans la voie de la conquête.

Jean 16.33: "Prenez courage, j'ai vaincu le monde". Aucun système dans notre société moderne sans Dieu ne pourra nous vaincre.

Eph 6.20: "Au reste frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force". Les artifices du diables, ses multiples attaques de toute sorte n'y pourront rien. Job est un exemple encourageant pour nous.

1 Pi 5.8-9: "Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrance sont imposées à vos frères dans le monde".

2 Cor 12.9-11: "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort".

La vraie force se cache dans la conscience de notre faiblesse et dans nos cris à Dieu pour recevoir force, courage et audace en Christ.

5. Médite ce livre de la loi jour et nuit (v. 7-8)

"La loi de l'Eternel" c'est toute la Bible. Dieu s'est progressivement révélé à travers les écrivains divinement inspirés et qui nous ont laissé 66 livres. C'est la Bible, Parole de Dieu. Dans la méditation du Pentateuque pour Josué et de toute la Bible pour nous git le secret de toute victoire. Paul exhorte son jeune collaborateur de "s'appliquer à la lecture, à l'exhortation et à l'enseignement" (1 Tim 4.13). Il devait puiser toute la sagesse, les directives, les instructions, les exhortations de la Bible.

Dans 2 Tim 3.15-17, les Ecritures saintes nous ont été données pour "nous rendre sages à salut par la foi en Jésus-Christ" et elles nous sont "utiles pour enseigner, convaincre, corriger, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre".

Le Ps 1 est un appel au choix que nous avons à faire entre le bonheur, la conquête, la réussite dans la voie des Ecritures ou la ruine éternelle pour celui qui refuse cette alternative.

Toute la Bible est truffée d'exemples d'hommes et de femmes de Dieu qui, à travers la méditation et l'obéissance à Dieu, ont été richement bénis. Mais elle dépeint aussi tant d'hommes et de femmes divers  - rois, leaders religieux d'apparence pompeuse qui ont terminé leur carrière terrestre en ruine.

Rappelons-nous que la Parole de Dieu est aussi "l'épée de l'Esprit" (Eph 6.16). Elle seule a la puissance de transformer un cœur, de faire ployer les genoux d'un chef d'état autant que ceux d'un être humain inconnu du monde mais connu et aimé de Dieu. Qu'en est-il de nos méditations quotidiennes? C'est de là que dépend toute richesse intérieure.

6. Vous aiderez vos frères (v. 11)

Les tribus de Ruben et de Gad ainsi que la demi-tribu de Manassé, ayant déjà reçu de Moïse "le pays de ce côté-ci" (v. 14) étaient dans l'obligation d'aider leurs frères dans la conquête de leur terre promise. Il en est ainsi de l'Eglise du Christ. Nul ne travaille pour lui-même, pour son propre intérêt. Tout don, tout service est accompli en vue "de l'édification de l'Eglise" (1 Cor 14.26). Tout doit être fait dans cette perspective. Si nous négligeons ce point, nous privons nos frères de conquêtes précieuses, et nous devrons répondre un jour devant Dieu de ce qu'il nous avait confié. "Maintenant nous vivons pour Dieu" (Rom 6.10-11). Or Dieu désire que tout se fasse pour l'encouragement et l'édification mutuels des membres du Corps de Christ. (1 Cor 12 - 14). Notre vrai repos sera celui de nos frères et sœurs aidés selon nos divers dons (Jos 1.14-15). C'est le résumé des autres impératifs: l'amour du prochain.

Les promesses de Dieu

Quand Dieu ordonne, il équipe aussi ses serviteurs en vue de l'accomplissement de la tâche. A part le principal objectif de Dieu, sa gloire, il a aussi des promesses qu'il désire se voir réaliser dans la mesure de notre marche avec Lui.

1. Tout lieu foulé par la plante de votre pied, est à vous (v. 3)

Il va sans dire que "pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu" (1 Cor 1.20). C'est donc par la foi seule que nous devons nous approprier les promesses de Dieu. Nous le faisons à l'instar du père de l'enfant possédé et délivré par Jésus: "Je crois! Viens au secours de mon incrédulité" (Marc 9.21-24).

La foi n'a pas besoin de voir d'abord, car "heureux sont ceux qui croient sans voir" (Jean 20.29). Si nous marchons dans l'obéissance à sa Parole en mettant la plante de notre pied sur de nouveaux lieux de conquête, Dieu va faire le reste.

Abraham ne sachant pas où aller, suivit l'appel de Dieu (Héb 11.8-10). Tous ces héros de la foi dans Héb 11 nous servent d'exemples pour avancer sur la route de l'inconnues pour eux mais parfaitement claires pour Dieu qui les conduisit pas à pas vers la victoire, pour les uns déjà ici-bas, pour les autres dans la perspective de l'éternité, mais toujours dans l'aboutissement du triomphe final dans le Christ mort et ressuscité et revenant en gloire.

Rappelons-nous de cela, Dieu nous a dit: "je vous le donne" (v. 3).

2. Nul ne tiendra devant toi (v. 5)

Nous avons l'affirmation on peut plus claire par Jésus lui-même: "Je vous donne autorité (pouvoir; "exousia")… sur toute la puissance (dynamis) de l'ennemi" (Luc 10.19). Ce droit délégué de Christ d'exercer l'autorité sur la force de l'ennemi nous a été délégué en Christ.

Or "tout pouvoir (exousia) a été donné dans le ciel et sur la terre à Christ" (Matt 28.18). "Le Fils de Dieu  a paru afin de détruire les œuvres du diable" (1 Jean 3.8).

Ambassadeurs de Christ, nous pouvons être rassurés que "nul ne tiendra devant nous" si nous restons cachés en Christ. Ce combat spirituel décrit en Eph 6.10-20 consiste essentiellement en notre résistance à l'ennemi et la fermeté dans la foi  et le combat par l'épée de l'Esprit, la Parole de Dieu. C'est le Christ qui s'occupera de la victoire qui fera reculer Satan et ses cohortes.

3. Je serai avec toi (v. 5, 9)

"L'Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras". Quelle belle assurance. Les circonstances les plus défavorables et effrayantes en apparence sont des épreuves tests pour nous manifester sa présence constante. "Je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matt 28.20).

Le Père et le Fils ont envoyé l'Esprit, 3e Personne de la Trinité pour "être avec nous et en nous éternellement" (Jean 14.16-17).

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui" (Jean 14.23). "Christ en vous, l'espérance de la gloire" (Col 1.27).

Et si Dieu est en nous par l'Esprit, "nous avons aussi tout pleinement en Lui, le chef de toute principauté et de tout pouvoir" (Col 1.10). Que nous manque-t-il encore? Sommes-nous rassurés par cette réalité spirituelle immuable? Le Dieu de l'univers avec nous et en nous par Christ! Avec lui, nous pouvons affronter par la foi les plus grand défis du monde.

4. Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point (v. 5)   

L'auteur de l'Epître aux Hébreux reprend ce passage également prononcé par Dieu en Deut 31.6 en faveur des siens. Nous devons nous contenter de ce que Dieu nous donne et ne pas "nous livrer à l'amour de l'argent", car il prend soin de nous en toutes choses. "C'est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire l'homme?" (Heb 13.5-6). Dieu pourvoit à tous nos besoins, spirituels et matériels. (Matt 6.19-21; 25-34; Phil 4.6-7; 11-13; 19; 1 Pi 5.7)

Ps 37.25: "J'ai été jeune, et je suis vieux; je n'ai jamais vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain; il use de grâce tout le jour, et il prête et sa semence sera en bénédiction".

Cette promesse adressée à Josué a été accomplie dans la vie des millions de croyants en Christ.

Conclusion

Ce défi lancé à Josué par Dieu est aussi actuel pour nous. L'Eglise de Christ est en constant mouvement en avant. Il s'agit de prendre possession de nouvelle terre arrachée à notre ennemi, Satan. Suivons les impératifs du Seigneur et saisissons-nous de ses promesses. A nous de nous lever et de conquérir le pays de la promesse. A Dieu de nous accorder la réalisation de toutes ses promesses. Peut-être il y a quelqu'un qui se décide aussi de lâcher son ancienne vie et de saisir Jésus comme son Sauveur prêt à lui donner une nouvelle vie passionnante, celle du pardon, du salut et de la joie. Alors n'hésitez pas à suivre dès aujourd'hui le divin JOSUE, L'ETERNEL MON SALUT.

« Moïse égorgea le bélier, prit de son sang, et en mit sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit. Vous resterez donc sept jours à l'entrée de la tente d'assignation, jour et nuit, et vous observerez les commandements de l'Éternel, afin que vous ne mouriez pas; car c'est là ce qui m'a été ordonné » (Lév 8.22, 35).     Séminaire du 19 Juillet au 01 Août 2004

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SI TU VEUX ALLER LOIN

5 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

SI TU VEUX ALLER LOIN entiers-longueur-silhouette_-k9742634.jpg  (adaptation résumée)

R. Shallis

INTRODUCTION

   Le miracle vient de se faire: tu es né de nouveau ! Tu es à présent un enfant de Dieu et tu as la vie éternelle qui vient directement de la Source de toutes choses: du Créateur.

   Avant, tu étais mort spirituellement. Maintenant, tu vis dans la présence de Dieu. Il est autour de toi, mais Il est aussi en toi. Tu es la demeure du Saint-Esprit. Dieu pénètre ta pensée; il remplit ton cœur.

   Avant, tu ne connaissais pas Dieu, mais maintenant tu connais le cœur de Dieu, par Jésus son fils crucifié pour toi et vivant pour te sauver. C'est une explosion d'amour indescriptible que tu découvres. Avant, tu étais aveugle. Maintenant, tu vols Dieu. La vie de Christ s'épanouit en toi comme une fleur qui a ses racines dans la terre (ta vie physique) et qui pousse et va s'épanouir dans l'atmosphère céleste de Dieu (ta vie spirituelle).

   Tout en étant la même personne qu'avant, tu vis à la fois dans le royaume des hommes et dans le royaume de Dieu.

   J'ai vécu dans ce royaume depuis presque cinquante ans.

   Voilà donc la raison de ces articles: aider ceux qui débutent dans la vie éternelle.

   Ce que J'ai appris lentement, en souffrant, Je te l'offre en résumé. Que Jésus-Christ fasse de toi et sans délai un homme, une femme de Dieu !

   C'est mon humble prière et c'est précisément ce que Dieu veut.

1. DÉFAITE OU PLÉNITUDE 

LE PREMIER CHOC: tes trois ennemis

   Après avoir découvert Dieu, tu découvres le mal. A la lumière de la face de Dieu, tu prends conscience du mal et tu en souffres comme Dieu en souffre.

   Parce que tu appartiens maintenant à Dieu, les « forces du mal » se dressent contre toi. Elles ne peuvent pas te vaincre, car Christ est plus fort que le mal. Mais ces forces du mal sont puissantes et dangereuses: tu dois apprendre à les connaître et à les combattre avec les armes de Dieu.

   Le mal provient de trois sources: du diable, du monde et de la « chair ».

Ton premier ennemi: le diable

   Qui est le diable? Il n'est pas tel qu'on le dessine parfois, avec des cornes, une queue et des pieds de bouc. Il faut lire Ezéchiel 28.12-19 et Esaïe 14.12-14. Ces deux passages parlent de Satan. La Bible dit que Satan fut créé par Dieu sans péché; il était le plus puissant des esprits, très beau et très intelligent. Mais il voulut « être semblable au Très-Haut ». Dès cet instant, il fut « précipité, chassé de la présence de Dieu ». Mais il est toujours en liberté, et Dieu permet pour le moment à Satan d'exercer une grande puissance. « Satan » veut dire « ennemi ». Satan est l'ennemi de Dieu. Il sait qu'un jour il sera jeté dans l'abîme et finalement en enfer. Le feu éternel a été préparé pour le diable et ses anges (Apoc. 20.1-3, 10). Les hommes qui suivent Satan iront en enfer avec lui (Mt. 25.41).

   Le diable (ce mot veut dire « le calomniateur ») accuse les disciples de Christ. Il commande une armée de démons, que nous devons combattre avec les sept armes de Dieu (Ep. 6.11-18). Mais celui qui tourne le dos à Satan ne peut pas se défendre contre lui. Il faut lui faire face. Le diable cherche qui il dévorera, mais nous devons lui résister avec une foi ferme et il fuira loin de nous (I Pierre 5.8 ; Jacques 4.7), car celui qui est en nous est plus grand que celui qui est dans le monde (I Jean 4.4).

   Satan ne cherche pas simplement à nous faire pécher; il cherche surtout à détourner les hommes de la vérité de Christ. Christ seul nous donne une image juste de Dieu. Satan veut nous donner une idée fausse de Dieu, pour nous faire croire qu'il est lui-même Dieu. Ce qui intéresse Satan, c'est d'aveugler l'homme en ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ (2 Cor. 3.14 ; 2 Cor. 4.3-4).

Ton deuxième ennemi: le monde

   La Bible parle de deux sortes de « monde »:

  • la terre sur laquelle nous vivons.
    Au commencement, quand Dieu eut fini de créer le monde, il dit que tout cela était «très bon». Tout reflétait la joie et la grandeur du Créateur. Quand Dieu a créé l'homme et la femme, il les a faits à son image et unis par le mariage. Cela aussi était très bon. Quelle beauté que le mariage comme Dieu le concevait! Malheureusement, le péché a tout abîmé.
  • le « monde », selon la Bible, est tout autre chose que la terre. C'est tout le système mondial que les hommes ont fait et que Dieu con­damne parce qu'il envahit la terre et la dégrade. Ce système n'est pas soumis à l'autorité de Dieu. La Bible révèle la vérité étonnante et terrifiante que le dieu de ce monde, c'est Satan (2 Co. 4.4) Il est appelé également « le prince de la puissance de l'air » et « l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Ep. 2.2). Jésus l'appelle « le prince de ce monde » et il ajoute qu'il est déjà jugé (Jean 12.31 ; 14.30 ; 16.11), heureusement!

   Les hommes rejettent le Dieu véritable, le Dieu de Jésus-Christ; c'est pourquoi ils adorent forcément un autre dieu, celui qui est l'enne­mi de Dieu.

   Dieu dit que Satan a aveuglé l'intelligence des incrédules pour les empêcher de comprendre l'Evangile de Christ (2 Cor. 4.4). Jean dit que le monde entier est sous la puissance du malin (1 Jean 5.18).

   Dieu nous dit de ne pas aimer le monde et les choses qui sont dans le monde, car « si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui » (1 Jean 2.15). Jésus avertit les disciples, disant « si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous » (Jean 15.18).

   Comprenons-le bien, le monde est notre ennemi. Il n'aime pas Jésus. C'est le monde qui l'a crucifié.

   La terre (c'est-à-dire: la création) est une joie pour l'enfant de Dieu, mais le monde est pour l'enfant de Dieu un sujet de tristesse, d'an­goisse. Autrefois, il se sentait chez lui dans le monde, maintenant tout est changé. L'enfant de Dieu n'appartient plus au monde et à son Dieu; il appartient à un autre royaume, le royaume du Dieu véritable.

   Jésus dit: Prenez courage! J'ai vaincu le monde (Jean 16.33). Et encore: Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils (Jean 3.16).

   Nous ne pouvons donc pas aimer le système du monde qui vient du diable mais nous devons aimer les hommes qui sont dans le monde.

Ton troisième ennemi: le péché qui habite en toi (en ta « chair »)

   Certains enfants de Dieu commencent à douter de leur salut quand ils voient qu'ils sont encore capables de pécher, même après la nouvelle naissance. Nous sommes conscients de pensées, de paroles et d'actes qui ne glorifient pas Dieu. L'Esprit de Dieu nous montre beaucoup de péchés qu'auparavant nous tolérions ou dont nous n'étions même pas conscients. Nous nous sentons coupables vis-à-vis de ce Christ qui a payé nos péchés au prix de son sang.

   Mais prends courage, mon frère! L'apôtre Paul dit qu'il avait le même problème dans sa merveilleuse lettre aux Romains (chapitre  6, 7 et 8), et il montre la solution divine.

   Au chapitre 6, Il parle de l'homme esclave du péché, au chapitre 7 de la puissance du péché et au chapitre 8 de la puissance de l'Esprit de Dieu qui triomphe du péché. L'homme étant esclave du péché, le seul moyen d'échapper à cet esclavage est de changer de maître, en acceptant l'autorité de Jésus-Christ.

   Quand tu te soumets totalement à Jésus-Christ, la puissance du péché est brisée et tu deviens enfin libre.

   Nous ne pouvons rien faire pour mériter le pardon de Dieu, ni pour naître de nouveau. C'est une grâce de Dieu. De même, nous ne pouvons rien faire pour nous délivrer de la puissance du péché. Il nous faut simplement accepter la délivrance comme une grâce de la part de Dieu.

   L'Esprit de Dieu laisse le croyant libre d'accepter ou de refuser son action. Il ne le « sanctifie » pas de force.

   Quand nous laissons le Saint-Esprit libre, il agit en nous. Il produit la vie de Christ en nous. Cela ne se fait pas par nos propres efforts mais par la force de l'Esprit de Dieu qui est en nous. Notre volonté devient libre pour faire la volonté de notre créateur. L'Esprit de Dieu agit comme la sève qui monte dans un arbre jusque dans les branches pour former les feuilles, la fleur, les fruits et la semence permettant à l'arbre de se reproduire. La sève qui est la vie de l'arbre agit en silence, comme le Saint-Esprit, qui produit la vie de Christ en nous jusqu'à ce qu'il y ait, dans notre vie spirituelle, la fleur du caractère de Christ.

2. TON CONFLIT INTÉRIEUR: une bataille dans ton cœur entre tes deux natures

   Le Nouveau Testament enseigne très clairement que « l'enfant » de Dieu a deux natures.

   Lis très attentivement Rom. 7.14-25.

   Au v. 15, Paul dit « Je ne sais pas ce que je fais, je ne fais pas ce que je veux, Je fais ce que je hais ».

   Il y a en quelque sorte « deux Paul ». Rappelons-nous qu'avant sa conversion, Paul s'appelait Saul. Relisons tout ce passage ainsi : « Je (Saul) ne fais pas ce que je (Paul) veux, mais je (Saul) fais ce que je (Paul) hais. Or si je (Saul) fais ce que je (Paul) ne veux pas, je (Paul) reconnais par là que la loi est bonne, et maintenant ce n'est plus moi (Paul) qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi (Saul) ». Et au v. 20: « Si je (Saul) fais ce que je (Paul) ne veux pas, ce n'est plus moi (Paul) qui le fais, c'est le péché qui habite en moi (Saul) » ; v. 21 « Je trouve donc en moi cette loi: quand je (Paul) veux faire le bien, le mal est attaché à moi (Saul) ; car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l'homme Intérieur (Paul), mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement et qui me rend (Saul) captif de la loi (ou de l'autorité) du péché qui est dans mes membres ».

   Et puis au v. 24, il s'écrie : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps (ou mieux traduit, de la force) de cette mort? » Mais Paul finit triomphalement: « Gloire soit rendue à Dieu ! C'est par Jésus-Christ notre Seigneur que je suis délivré... »

   Tout comme Paul reconnaissait en lui deux natures qui se font la guerre, tu as aussi deux natures. Ton ancienne nature (personnalité), ne s'est jamais souciée de Dieu et refuse à présent de se soumettre à Sa volonté. La Bible dit que « le cœur de l'homme est incurablement mauvais et tortueux par-dessus tout » (Jér. 17.9). Le NT affirme qu'on ne peut rien faire avec cette ancienne nature. Toutes les religions essaient de rendre cette ancienne nature meilleure, mais Dieu sait que c'est impossible. Dieu veut tout recommencer, créer une toute nouvelle vie et refaire ta personnalité.

   Ta nouvelle personnalité veut faire la volonté de Dieu et elle ne peut faire que la volonté de Dieu. Paul dit: « C'est Christ qui vit en moi » (Gal. 2.20). La nouvelle nature ne peut pas pécher, car elle vient de Dieu. Dieu l'appelle son enfant et l'enfant ressemble à son père. Jean dit: « Celui qui est né de Dieu ne pèche pas et ne peut même pas pécher » (1 Jean 3.9-10; 1 Jean 5.18). Mais il nous dit aussi dans cette même épître (1 Jean 1.8-10) que nous faisons de Dieu un menteur et que nous nous séduisons nous-mêmes si nous disons que nous n'avons pas de péché.

   L'apôtre Paul et l'apôtre Jean parlent tous deux de cette guerre intérieure entre les deux natures du chrétien. Les gens autour de nous ne comprennent rien de ces choses. Dans la Bible, Dieu a créé des mots nouveaux pour nous faire comprendre ces choses.

   Le NT appelle l'ancienne nature « le vieil homme », « le péché qui habite en moi », « le péché dans la chair », quelquefois « le péché » tout court, ou « la chair » tout court.

   Cette expression « la chair » revient très souvent dans les lettres de Paul ; mais il ne faut pas la confondre avec le mot « corps », pour lequel il existe en grec un mot différent. Selon Paul, le corps du croyant est le temple du Saint-Esprit (1 Cor. 6.19); mais « la chair » est plutôt la racine du péché dans notre âme aussi bien que dans notre corps. Au retour de Christ, dans notre corps ressuscité, nous serons pour toujours débarrassés du péché et de toutes ses racines.

   La nouvelle nature porte de même plusieurs noms. Entre autres « le, nouvel homme », « l'homme intérieur », « la nature divine », « celui qui est né de Dieu », « le Christ qui vit en moi ». Mais l'expression la plus courante dans les écrits de Paul, c'est « l'esprit ». Notre esprit régénéré et l'Esprit de Dieu sont liés, comme l'enfant et sa mère avant la naissance.

   Il ne faut pas confondre âme et esprit. Pour Dieu, l'âme de l'homme est morte, si elle ne possède pas ce que la Bible appelle l'esprit. L'homme naturel (c'est-à-dire sans l'esprit), même s'il est le plus intelligent, ne peut pas comprendre « les choses de Dieu », puisque c'est spirituellement qu'on les discerne (1 Cor. 1.18-25; 1 Cor. 2.14-15). Il manque à l'homme naturel ce sens spirituel qui permet de connaître Dieu, qui est Lui-même Esprit (Jean 4.23).

   La Bible dit que la sagesse humaine n'est pas celle qui vient d'en-haut, mais elle est terrestre, charnelle, diabolique (Jacques 3.15). Mais, au contraire, l'âme de l'enfant de Dieu est pénétrée, éclairée et transformée par son esprit régénéré.

   Il y a donc une solution au problème de ton conflit intérieur, mais c'est une solution miraculeuse. Elle est le commencement de la vie éternelle, et la vie éternelle est un miracle perpétuel.

Lien : www.promesses.org

 

 

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OUVERTURE SUR L'AU-DELA

30 Septembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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Prof. A. Lamorte, Dr en théologie, Dr ès lettres

I. LE LENDEMAIN DE LA MORT

La mort (du grec Thanatos) est la dislocation de la personne humaine, dislocation provisoire (jusqu'à la résurrection). Cette séparation entre l'âme et le corps constitue une terrible épreuve au sens physique et par sa seule perspective, au cours de la vie. Cette brisure de la personne est une mystérieuse absurdité, tel est le salaire du péché (Rom. 6.23).

Que sera le lendemain de la mort? Non pas l'anéantissement, mais une survie: survie pour la vie éternelle de félicité ou pour le châtiment (Math. 25.46).

Le «comment» de cette survie 
a) Faut-il accepter la doctrine romaine du purgatoire (lieu de souffrances où les âmes des justes achèvent d'expier leurs péchés avant d'entrer dans le Ciel)? Cette doctrine est contraire à la doctrine de rédemption parfaite par Christ, car elle suppose une expiation méritoire de notre part. 
Le Nouveau Testament est muet sur le purgatoire. 
b) Faut-il croire au sommeil des âmes après la mort, dans l'attente de la résurrection? 
Cette doctrine trouve son point d'appui dans: 1) Dans les passages de l'Ancien Testament relatifs au séjour des morts (Scheol.); et 2) Dans les passages du Nouveau Testament où les morts sont évoqués comme des êtres qui dorment (Actes 7.60; I Thess. 4.13-14; Jean 11.11). 
Mais

1) Jésus a magnifiquement redressé la doctrine du Scheol en proclamant: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort» (Jean 11.25).

2) Quant aux allusions au sommeil, elles ne peuvent être que des images s'appliquant au corps qui attend dans la poussière le jour du réveil de la résurrection. Car Jésus affirme que l'âme croyante ne connaîtra jamais la mort (Jean 11.26). Or l'âme non rachetée ne connaîtra pas davantage l'anéantissement.

Après la mort, c'est le paradis pour le racheté. le paradis (séjour des âmes) n'est pas encore le Ciel (séjour des ressuscités). C'est au paradis que, aussitôt après sa mort, devait être le brigand repentant (Luc 23.43). Le paradis est fait de la présence bénie du Christ «aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis»).

Après la mort, c'est l'enfer, le châtiment pour les rebelles (Matt. 25.46). Sous les figures de la flamme (Luc 16, 24), du feu qui ne s'éteint point (Matt. 3.12; 25.41) de la géhenne (Matt. 18.9; 5.22), des ténèbres du dehors (Matt. 25.30), de la seconde mort ou de l'étang de feu (Apoc. 21.8), l'enfer se révèle d'un réalisme tragique, effroyable et sans limite. Car, «après la mort suit le jugement» (Hébreux 9.27). Le récit de Lazare et du mauvais riche est particulièrement suggestif à cet égard (Luc 16.22-23). Le châtiment est éternel (Matt. 25, 46). 
C'est donc ici-bas que se décide notre sort éternel. Quel appel à la décision sans délai! Demain, peut-être, il sera trop tard (Hébreux 3.13-15).

Lien : www.promesses.org

 

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Le blog de Dr André CHOUBEU

27 Septembre 2012 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

LE VRAI ET LE FAUX DISCIPLE
http://dr-choubeu.over-blog.com/

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LE VRAI DISCIPLE DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST

27 Septembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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J. R. Couleru


V) LES RECOMPENSES DU VRAI DISCIPLE DU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

1) Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ reçoit déjà ici-bas, dans le temps présent, de grandes récompenses.

Il goûte la présence divine.
«Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui ».
« Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:21 et 23). Quelles promesses merveilleuses !

Il sait qu'il est aussi « le disciple que Jésus aime».
« Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus... penché sur la poitrine de Jésus » (Jean 13:23, 25). Quelqu'un a dit: « Ne pense pas être chrétien comme tu dois l'être, jusqu'à ce que tu parviennes à ce point de te sentir toujours penché sur le sein de Jésus, qui est dans le sein du Père » (voir Jean 1:18).

Il connaît la joie de souffrir pour le nom de Jésus.
Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus »(Actes 5:41).
« il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (Philippiens 1:29).
« Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Timothée 3:12).
« Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous » (1 Pierre 4:14).

Il reçoit - déjà ici-bas - beaucoup plus que tout ce qu'il a quitté.
« Pierre dit alors: Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté, à cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce siècle-ci, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle» (Luc 18:28-30).

Il reçoit même dans le temps 'présent cent fois plus !
« Pierre se mit à lui dire: Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi. Jésus répondit: Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle » (Marc 10:28-30).

2) Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ recevra des récompenses dans le ciel. « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre » (Apocalypse 22.12 - version Darby).
« Votre récompense sera grande dans les cieux ».
« Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme ! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel » (Luc 6:22, 23). « Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu’ on vous persécutera, et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux » (Matthieu 5:11, 12).

Mais attention: PRENEZ GARDE ! «Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense ». Car « Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail » (2 Jean 8 et 1 Corinthiens 3:8).

Ces récompenses futures sont désignées sous le nom de couronnes
Voici les six couronnes mentionnées dans le Nouveau Testament :
1) La couronne incorruptible. (1 Corinthiens 9:25)
Elle sera donnée à quiconque aura vécu dans la victoire sur lui-même et sur la chair.

2) La couronne de joie. (1 Thessaloniciens 2:19)
Ce sera la rétribution de celui qui aura été un gagneur d'âmes.

3) La couronne de justice. (2 Timothée 4:8)
Elle sera donnée à tous ceux qui auront aimé l'avènement du Seigneur.

4) La couronne de gloire. (1 Pierre 5:4)
Elle est promise par le souverain Pasteur aux anciens qui auront veillé sur leur troupeau.

5) La couronne de vie. (Apocalypse 2:10 et Jacques 1:12)
Ce sera la récompense des martyrs, de ceux qui auront donné leur vie pour l'amour du Christ. « Le Seigneur l'a promise à ceux qui L'aiment ».

6) La couronne d'or. (Apocalypse 4:4, 10)
Elle sera donnée à tous les rachetés du Seigneur. Mais ceux-ci ne voudront pas la garder sur leurs têtes. Ils jetteront leurs couronnes devant le trône, en disant: Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance » (Apocalypse 4:11).
« JE SUIS CRUCIFIÉ AVEC CHRIST; ET JE NE VIS PLUS, MOI, MAIS CHRIST VIT EN MOI; - ET CE QUE JE VIS MAINTENANT DANS LA CHAIR, JE LE VIS DANS LA FOI, LA FOI AU FILS DE DIEU, QUI M'A AIMÉ ET QUI S'EST LIVRÉ LUI-MÊME POUR MOI » (Galates 2:20, version Darby)

Lien : www.promesses.org

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LE VRAI ET LE FAUX DISCIPLE

27 Septembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

           

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Thème: Suivre Jésus Matthieu 7:13-29  

But: Choisir de s'identifier et de s'engager pour Christ

INTRODUCTION

1. Une bonne présentation : Une introduction qui attire, un contenu qui éclaire et une conclusion qui personnalise.  Jésus était certainement un bon présentateur des vérités qu'il enseignait. "Jamais homme n'a parlé comme cet homme" Jn 7:46

a) introduction:  Heureux, béni, celui qui....

b) contenu: La croissance spirituelle du disciple dans son développement personnel, sa relation avec Dieu et les autres.

c) conclusion: Illustrations qui amène l'auditeur à la décision.  L'heure de vérité, de décision.... suis-je un vrai ou un faux disciple ?

2. Comment savoir si je suis un vrai ou un faux disciple de Christ ?

On peut avoir reçu le meilleur enseignement et le meilleur environnement mais la décision d'être un disciple de Christ m'appartient.

3. Déclaration:

Le vrai disciple de Christ est celui qui a fait et continue de faire de bons choix dans la vie.

4. Transition:

Trois caractéristiques du vrai disciple à travers les illustrations de deux portes, deux fruits, deux fondations.

5. Prière

6. Lecture: Matthieu 7:13-29

I- LE VRAI DISCIPLE ENTRE PAR LA BONNE PORTE  7:13,14 

A. DEUX PORTES      

1. La large: le choix populaire, suivre la foule, se laisser entraîner par le courant.

2. L'étroite: le choix moins populaire, étroit, resserré et souvent à contre-courant.... le choix de prendre Jésus comme Sauveur et Maître 

              Jn 10:9 "Je suis la porte, si quelqu'un entre par moi il sera sauvé"

B. DEUX VOIES

1. La voie de la perdition

2. La voie du Seigneur

             Jn 10:27 "Mes brebis entendent ma voix, je les connais et elles me suivent."

              Hé 12:2 "Les yeux fixés sur Jésus, le chef et le rémunérateur de la foi"

C.  PAS D'ENTRE-DEUX

1.  On assemble ou on disperse (Lc 11:23), le sel sans saveur est nuisible.

              Ap 3:15,16  "Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi parce que tu es tiède, je te vomirai de ma bouche" (Laodicée)

2.  Ga 2:20  "J'ai été crucifié avec Christ et ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ..."

          Phi 1:21 "Christ est ma vie et la mort m'est un gain".

3. Christ ou le monde; la vie ou la perdition.

D. Le vrai disciple entre par la bonne porte, Jésus, et rejette la voie de la majorité, la voie facile qui mène à la perdition.  Il choisit de perdre sa vie pour sauver son âme plutôt que de sauver sa vie et perdre son âme.

II- LE VRAI DISCIPLE PRODUIT DE BONS FRUITS  7:15-23

A. Deux prophètes

Le faux: Celui qui parle bien et qui parait bien mais qui vit pour la face, pour paraître, pour l'extérieur mais dont la motivation intérieure est personnelle, il veut arracher et voler.

2. Le vrai: Celui qui parle bien et qui agit bien aussi, celui qui a dans le coeur un amour sincère pour le Seigneur et qui le manifeste par sa vie.

B. Deux fruits

1. Parler comme un prophète mais vivre comme un loup.  Les mauvais fruits d'un mauvais caractère se manifesteront tôt ou tard.

(1Sa 16:7) L'homme voit l'extérieur comme; prêcher, chasser des démons, faire des miracles, mais Dieu regarde l'intérieur, le caractère, l'obéissance.

2. Le bon fruit d'une vie d'obéissance.

              Gal 5:22 "Le fruit de l'Esprit c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi."

* Le test de la vie chrétienne n'est pas la profession de foi mais l'obéissance de la foi.  Christ est Seigneur.

3. Le fruit est la base du jugement, pas la profession pour les hommes comme pour Dieu.  Les fruits du disciple sont sa marque de commerce, un témoignage pratique qui correspond au témoignage verbal. 

(Gal 5:6) Ce qui compte c'est la foi agissante par l'amour.

C. Deux destinées

1. Le mauvais arbre produisant de mauvais fruits est jeté au feu, retiré loin de Jésus.

 2. Le bon arbre produisant de bons fruits entre dans le royaume céleste de Dieu.

D. Le vrai disciple produit nécessairement de bons fruits qui dépassent l'apparence extérieure et qui s'évalue par le caractère personnel et le ministère bénéfique envers le prochain.

III- LE VRAI DISCIPLE AFFRONTE LA VIE, APPUYÉ SUR LE BON FONDEMENT  7:24-27

A. Deux fondements

1. Le sable :  En surface, sans racines, selon la facilité.

     Le roc: Après avoir creusé profondément (Luc 6:48), placé sur du solide.

 B. Deux caractères

1. Insouciance et délaissement qui mènent à ne pas être capable de faire face aux défis de la vie et qui mène à la ruine éternelle parce que non fondé sur le roc, Jésus-Christ et ses principes présentés dans la Parole.

2. Prudence et sagesse qui mènent à une vie stable appuyée sur Christ et sa Parole pour rester debout dans les tempêtes de la vie.

C. Le vrai disciple affronte la vie fondé sur Jésus-Christ et appuyé sur les principes de Jésus enseignés dans son sermon sur la montagne. Ainsi il demeure ferme malgré les intempéries de la vie.

IV- LA RÉACTION A L'ENSEIGNEMENT  7:28,29

A. L'attitude de la foule

Frappée par l'autorité et le contenu du message.  Il ne leur restait plus qu'à s'engager devant des principes clairs.  Leur âme ou leur apparence, le moi ou le Seigneur, le présent facile ou le futur céleste.

B. Ton attitude face à l'enseignement de Jésus

 Lc 8:18  "Faites attention à la manière dont vous écoutez"

1. Avec intérêt:    Dieu parle ou avec indifférence lorsqu'Il parle

2. Avec ouverture:    Dieu me parle  ou en critiquant Dieu ou les autres

3 Avec obéissance:    Dieu me commande ou avec rébellion

4. Avec persévérance:    Dieu me transforme progressivement ou (Jac 1:23-25) oublieux.                                                                         

5. Avec révérence:   Dieu me redemande compte  ou par routine. Je connais tout ça.

CONCLUSION

A.  Tu as entendu l'appel du Seigneur:  Suivez-moi et je vous ferai pêcheur d'hommes.

Tu as entendu son message: Sois un disciple, un apprenant, un pratiquant.

Fais le bon choix d'entrer par la bonne porte, de porter de bons fruits et de bâtir ta vie sur la bonne fondation.

B. 1. Moïse termina son message par un appel à choisir :

 Deut 30:19,20 "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Éternel ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui: car de cela dépendent ta vie"

2.  Josué fit un appel similaire:

              Jos 24:15 "Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir"

 C. Jésus t'appelle.... Choisis d'être son disciple pour aujourd'hui, pour demain, pour l'éternité.

             "Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel"

Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui:
Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples». (Jean 8 :31)
 
«Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création». (Marc 16 :15)
 
«Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l’occasion d’Etienne allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs. Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur».

(Actes 11 :19-21)
             
«Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements». (Jacques 1 :22) 

    Mission
 
L’appel à évangéliser s’adresse à chaque disciple de Jésus. Au fil du temps, plusieurs fausses croyances se sont infiltrées par le biais de la religion, de sorte que beaucoup de gens ont été séduits par de faux raisonnements. Jésus a pourtant résumé toute la Bible par cette simple phrase: Aimer Dieu et aimer son prochain. Prétendre aimer les autres sans se soucier du sort éternel de leur âme… c’est méconnaître Dieu! La priorité du Seigneur a toujours été le salut des gens. C’est la raison pour laquelle il est mort sur la croix!
 
«Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle». (Jean 3 :16)
 
Le vrai disciple de Jésus doit renoncer à l’indifférence pour accomplir ce qui est, de loin, le plus important: Proclamer l’Évangile de Jésus-Christ aux gens qui vont périr éternellement en enfer ― s’ils ne se tournent pas vers Jésus pour être sauvés.
 
La priorité de toutes Églises chrétiennes doit être de proclamer l’Évangile de Jésus-Christ… non pas seulement le dimanche matin, mais à tous les jours et de toutes les manières possibles. Cela doit devenir la PRIORITÉ absolue.
 
Si vous affirmez aimer Dieu et si vous croyez ce que Jésus a dit au sujet du salut de l’âme et de l’enfer, il n’y a plus de discussion à avoir sur ce sujet. Levez-vous et agissez! C’est une question de vie ou de mort!
 
Le vrai disciple de Jésus-Christ souffre de voir les gens aller vers la perdition éternelle. Il a compris que l’évangélisation n’est pas une option mais une nécessité. Dieu n’a pas de plan «B» pour sauver les gens de l’enfer. Jésus a accompli le salut en mourant sur la croix puis il a confié à chaque disciple, la mission d’évangéliser. Toute personne qui aime Dieu et qui aime les gens va donner sa vie pour annoncer le salut aux âmes perdues. C’est cela le christianisme!
 
«Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande». (Jean 15 :13-14)
 
Soyez vigilants. Ne vous laissez pas influencer ou endormir par les «beaux-parleurs» ou par les membres des Églises tièdes et rétrogrades. Ils sont habiles pour séduire et ils ont de «pieux» arguments!
 
«Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne. Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier». (Matthieu 21 :28-30)  

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Le blog de Dr André CHOUBEU

23 Septembre 2012 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

LE VRAI DISCIPLE DE JESUS CHRIST
http://dr-choubeu.over-blog.com/

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LE VRAI DISCIPLE du Seigneur Jésus-Christ

23 Septembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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J. R. Couleru

QUELLE EST DONC NOTRE MISSION DE DISCIPLES ?

a) Notre bienheureuse espérance.

   « Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais » (v. 21).

   Notre Maître savait d'où Il était venu et où Il allait. Il était descendu du ciel (Jn 6.38) et Il s'en allait au ciel (Mc 16.19). Nous qui appartenons au Seigneur Jésus, nous pouvons dire, avec joie, chacun et chacune : « Je m'en vais ». Où ? Au ciel. Nous pouvons le dire autour de nous en engageant tous ceux que nous pouvons atteindre à venir avec nous (en se tournant vers le Sauveur). Nous ne sommes plus ici-bas que pour très peu de temps! Maranatha ! NOTRE SEIGNEUR VIENT! « Encore un peu, un peu de temps: celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas » (Hé. 10.37). Quel bonheur! Nous allons partir à la rencontre de notre Seigneur et Maître bien-aimé. Nous allons Le voir enfin et Le contempler face à face, et être avec Lui pour toujours. C'est là notre bienheureuse espérance.

   Frères et soeurs en Christ, préparons-nous au départ. Comment pouvons-nous nous y préparer ? En mettant tout en ordre. Si nous avons fait tort à quelqu'un, réparons ce tort sans retard, si nous le pouvons. Si nous avons contracté une dette, remboursons-la au plus tôt. (En contractant une dette, nous avons commis un péché, car il est écrit : « Ne devez rien à personne », Ro. 13.8). « Quiconque a cette espérance en LUI (Celui qui va paraître à nos yeux) se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jn 3.3). Nous sommes sur le point de partir. Comme les hirondelles en automne se préparent à s'envoler vers des pays au climat plus doux, nous aussi, préparons-nous au départ. L'enlèvement de tous les rachetés de Christ va avoir lieu « en un instant, en un clin d'oeil » (1 Co. 15.52), et nous croyons que cet enlèvement est imminent.

   Jésus pouvait ajouter: « Et vous me chercherez ». Quand notre Seigneur et Maître sera venu enlever tous ceux qui Lui appartiennent - Son Epouse chérie -les hommes pourront chercher les croyants. Tous les « vrais » chrétiens auront disparus. Personne ne pourra plus les trouver. « Le temps favorable », « le jour du salut » sera passé (2 Co. 6.2). La porte de la grâce sera fermée pour ceux qui n'auront pas voulu accepter l'Evangile de la grâce de Dieu. Ce sera trop tard pour eux. « Le maître de la maison aura fermé la porte » (lire à ce sujet Luc 13. 24-29). Voilà pourquoi Jésus leur dit encore: .« Et vous mourrez dans votre péché ». Tous ceux qui n'auront pas mis leur confiance dans le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, mourront dans leur péché. Ils n'auront pas de seconde occasion. « Leur péché » est ici au singulier. Pourquoi ? Quel est ce péché ? L'incrédulité ? : « Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie » (Jn 3.36 b). « Le consolateur... convaincra le monde... en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi » (Jn 16.8-9). Le péché pour lequel il n'y a pas de pardon, c'est de refuser de croire au Fils de Dieu, refuser de mettre en Lui sa confiance. Ainsi nous pouvons dire avec tristesse à ceux qui persistent dans l'incrédulité: « Nous allons partir au ciel, mais vous ne pouvez venir où nous allons ».

b) NOTRE PATRIE

   « Vous êtes d'en-bas ; moi, je suis d'en-haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde » (v. 23).

   Frères et soeurs bien-aimés, ne l'oublions jamais. Nous sommes sur la terre « des étrangers et des voyageurs » en route vers la maison du Père. Notre patrie, c'est le Ciel! « Notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses » (Ph. 3.20-21).

   « Etrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité » (Hé. 1,1.13-16).

   « Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme »(1 Pi. 2.11).

   Les enfants de Dieu sont d'en-haut. Les enfants du diable sont d'en-bas. « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en-haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en-haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Col. 3.1).

   Ceux qui appartiennent au Seigneur ne sont plus de ce monde. Jésus a pu dire à Son Père: « Je leur ai donné ta parole: et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité » (Jn 17.14-17).

c) NOTRE AVERTISSEMENT AU MONDE

   Notre Maître et Seigneur parlait avec autorité et courage aux pharisiens afin de les avertir: « Je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis (votre Messie, le Christ, votre Sauveur), vous mourrez dans vos péchés » (v. 24). Nous aussi, nous avons à avertir ceux qui nous entourent. S'ils ne croient pas au Seigneur Jésus, ils mourront dans leurs péchés. Il y a deux façons de mourir :

1) Mourir dans ses péchés: c'est une irréparable catastrophe !

2) Mourir dans le Seigneur: c'est être bienheureux. « Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent » (Ap. 14.13).

   Soyons donc sur la terre, semblables à des sentinelles, avertissant les hommes. « Et toi, fils de l'homme, je t'établis comme sentinelle... Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part » (Ez. 33.7).

d) NOTRE MESSAGE AU MONDE

   « Ce que j'ai entendu de lui (de Celui qui m'a envoyé), je le dis au monde » (v. 26). « Je ne fais rien de moi-même, mais je parle selon ce que le Père m'a enseigné » (v. 28).

   Voilà ce que faisait et disait notre Maître et Seigneur! Nous aussi, parce que nous sommes unis à Christ, nous voulons annoncer la Parole de Dieu et rien d'autre, toute la Parole de Dieu. Nous prêchons Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié, Jésus ressuscité, Jésus vivant aux siècles des siècles et qui revient bientôt !

e) NOTRE TRAVAIL DANS LE MONDE

   Jésus pouvait dire: « Je ne puis rien faire de moi-même » (Jn 5.30). Il était parfaitement dépendant de Son Père. En tout temps, en tout lieu, toujours, Il faisait la volonté de Celui qui l'avait envoyé.

   Nous aussi, chaque matin, écoutons avec grande attention la voix de notre Père céleste, par le moyen de la lecture assidue et sérieuse de Sa Parole, afin de connaître et ensuite d'accomplir « les bonnes oeuvres que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions » (Ep. 2.10). Demeurons donc à l'écoute de Sa volonté.

f) NOTRE BONHEUR SUR LA TERRE

   Jésus disait encore: « Celui qui m'a envoyé est avec moi: il ne m'a pas laissé seul » (v. 29 a).

   Il a toujours goûté la présence de Son Père. Entre le Père et le Fils, il y avait une communion parfaite. Jésus ici-bas ne fut jamais seul, sauf une fois, sur la croix, pendant les trois heures de ténèbres (les heures de l'expiation). Alors Jésus fut seul et cria : « Mon Dieu! Mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mt. 27.46). Comme l'exprime un cantique :

« Tu fus seul sur la croix, buvant la coupe amère, Sans qu'un coeur vint répondre à ton cri douloureux! ».

   Nous aussi, si nous sommes de vrais disciples du Seigneur Jésus, et marchons ici-bas comme Lui-même a marché, nous goûtons la présence divine. Quelle force ! Quelle joie ! Quelle consolation !

Non, jamais tout seul
Jésus, mon Sauveur, me garde :
Je ne suis jamais tout seul !

g) NOTRE OBÉISSANCE

   « Il ne m'a pas laissé tout seul, parce que je faisais toujours ce qui lui est agréable » (v. 29 b).

   Jésus, notre Modèle, a toujours été obéissant, faisant toujours ce qui était agréable à Son Père. Nous voulons, nous aussi, faire toujours ce qui est agréable à notre Père céleste. Car la joie de la présence divine est liée à notre obéissance.

IV) CONDITIONS A REMPLIR POUR ETRE UN VRAI DISCIPLE DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ » (Phil. 2:5).

* a) Tout vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ a les mêmes sentiments que ceux qui étaient en Christ ici-bas.

   Quels étaient donc ces sentiments ? Lisons ensemble Philippiens 2:5-9 : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur (une meilleure traduction dit: une forme d'esclave), en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix ».

Notre Seigneur et Maître s'est dépouillé Lui-même, s'est humilié Lui-même, et a été obéissant jusqu'à la mort de la croix! Voilà les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. Voilà comment Il a marché ici-bas. « Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même » (1 Jn 2:6).

* b) Nul ne peut servir deux maîtres.

   « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Mt. 6:24).

   Mammon est un mot araméen qui signifie la richesse, ici personnifiée comme une divinité. Il nous convient donc de choisir le bon Maître et de faire la prière de l'auteur du psaume 119 :

« INCLINE MON COEUR VERS TES PRECEPTES, ET NON VERS LE GAIN ! » (Psaume 119:36).

   Nous avons tous besoin, aujourd'hui plus que jamais, de prendre plus de temps, chaque jour, pour lire, méditer, étudier avec soin la sainte Parole de Dieu.

   « C'est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? ...Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6:25, 26 et 31-34).

* c) Ne vous amassez pas des trésors sur la terre.

   « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur » (Matthieu 6:19-21).

   Posons-nous honnêtement la question: « Où est notre trésor ? Ici-bas ou dans le ciel ? ».

   Notre Maître et Seigneur ici-bas a été le Pauvre par excellence. Il n'avait pas un lieu pour reposer sa tête (voir Matthieu 8:20). Il n'avait pas même un sou sur Lui (voir Marc 12:15). C'est volontairement qu'Il a vécu dans la pauvreté, Lui, le Créateur et le Possesseur des cieux et de la terre! « Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis » (2 Corinthiens 8:9).

   Ressemblons-nous à notre Maître ? Il est écrit: « Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira » (1 Tim. 6:8).

* d) Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ AIME SON MAITRE PAR DESSUS TOUT.

   « De grandes foules faisaient route avec Jésus » (Luc 14:25). Et on le voit se retourner pour leur parler. Dans le monde actuel, il y a des millions et des millions de gens qui se disent « chrétiens »... mais parmi ces multitudes combien y en a-t-il qui sont de vrais disciples du Seigneur Jésus-Christ ? Voyez Jésus marchant et suivi par des foules considérables. Il se retourne pour leur parler. Et que dit-il ? « Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Luc 14:26). Que signifie donc ce dernier texte ? Il nous apprend simplement que, si quelqu'un est empêché de devenir disciple de Christ y compris par ses propres parents, cet obstacle devient aussitôt haïssable. Ailleurs nous lisons: « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi » (Matthieu 10:37).

   Nous le répétons: Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ AIME SON MAITRE PAR DESSUS TOUT. Il fait tout pour l'amour du Seigneur Jésus. Il ne tient même pas à sa propre vie, comme l'apôtre Paul - qui était un vrai disciple -pouvait le dire: « Je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu » (Ac. 20:24).

* e) Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ porte chaque jour sa croix.

   On entend parfois quelqu'un dire: « Ma croix est lourde, mais je suis décidé à la porter avec courage ». C'est une erreur de parler ainsi. Savez-vous pourquoi ? Parce que la Bible ne parle jamais d'aucun problème, d'aucune peine, d'aucune épreuve comme d'une croix que nous aurions à porter.

   En quelque point de la Bible qu'apparaisse l'injonction de porter sa croix, celle-ci se rapporte à la mort au péché (Romains 6:2), à la mort à soi-même (Galates 2:20) et à la mort au monde (Galates 6:14).

   Voici quatre textes qui forment une progression :

Tout d'abord: PRENDRE SA CROIX (Matthieu 10:38).
Ensuite: SE CHARGER DE SA CROIX (Matthieu 16:24)
Puis: PORTER SA CROIX (Luc 14:27)
Enfin: LA PORTER CHAQUE JOUR (Luc 9:23)

   Premièrement, il faut prendre sa croix: elle est à terre.
   Ensuite, volontairement s'en charger en la plaçant sur son dos.
   Puis: porter sa croix.
Enfin: la porter chaque jour.

   Au temps de Christ, quand on voyait un homme portant sa croix jusqu'au lieu du supplice, on pouvait dire de lui: Il en a fini avec la vie ! Donc, porter chaque jour sa croix, c'est porter le signe distinctif des condamnés à mort. Autrement dit, c'est montrer qu'on en a fini avec les plaisirs du monde, qu'on a fait abandon de sa volonté personnelle. A vue humaine, cela revient à perdre sa vie. Non ! affirme le Maître, c'est la seule manière de la gagner » :

   « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera » (Marc 8:35). (La version Darby précise: « perdre sa propre vie pour l'amour de moi » -c'est là le motif essentiel et le grand secret qui permet au chrétien -au vrai disciple du Seigneur- d'accepter la mort au péché, la mort à lui-même et la mort au monde).

   « PORTANT TOUJOURS AVEC NOUS DANS NOTRE CORPS LA MORT DE JESUS, AFIN QUE LA VIE DE JESUS SOIT AUSSI MANIFESTEE DANS NOTRE CORPS » (2 Corinthiens 4:10).

   « Car l'amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu'il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Cor. 5:14, 15).

   Remarque: Qu'est-ce que marcher en ennemi de la croix de Christ ?

   L'apôtre Paul pouvait pleurer en pensant à ceux qui marchent en ennemis de la croix de Christ. Qu'écrivait-il à leur sujet ?

   « Ils ne pensent qu'aux choses de la terre » (Philippiens 3:18, 19). Ailleurs, le même apôtre écrivait: « Affectionnez-vous aux choses d'en-haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Colossiens 3:2).

* f) Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ suit son Maître.

« Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14:27). Jésus dit à Pierre et nous dit à tous :

« TOI, SUIS-MOI » (Jean 21 :22).

   Suivre notre Maître aujourd'hui, c'est mettre nos pieds dans l'empreinte de Ses pas. Christ nous a laissé un exemple, afin que nous suivions Ses traces. (Voir I Pierre 2:21).

   Mais, avant de se mettre en route, il faut calculer la dépense. « Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever ? » (Luc 14:28-30).

   L'ennemi est puissant. Insensé celui qui se mettrait en route sans avoir calculé la dépense. Celle-ci est grande, car il s'agit de renoncer à tout ce qu'on possède.

* g) Le vrai disciple du Seigneur Jésus-Christ renonce à tout ce qu'il possède.

   « Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple » (Luc 14:33).

   L'apôtre Paul a été un vrai disciple du Seigneur. Ecoutons-le : « Ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ » (Philippiens 3:7, 8).

Lien : www.promesses.org

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Premiers pas d'une communauté chrétienne

21 Septembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

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R. H. Guignard

   Le point de départ de la presque totalité des communautés chrétiennes a été formé par la rencontre de deux personnes qui, animées du même Esprit, ont été attirées l'une vers l'autre par leur foi naissante au Fils de Dieu, Jésus-Christ. Puis les deux sont devenues trois, quatre et davantage.

   Une entente spirituelle est née, et une force nouvelle, inconnue d'elles les a conduites à rechercher une formule d'union qui leur permette de se retrouver et de continuer à se fortifier mutuellement. Cette communion d'idées a créé en elles un sentiment qu'elles ne connaissaient pas, un sentiment de reconnaissance envers un Etre qui avait donné sa vie pour elles. Envers un Etre dans les cieux, invisible, mais présent et perceptible par la foi.

   En considérant les Ecritures qu'ils pouvaient avoir entre les mains, ils ont compris qu'il était dans la volonté de Dieu que toute communauté fut pourvue d'un groupe directeur, d'un comité qui prenne les guides. C'était bien juste. Là où l'Esprit-Saint - qui les habitait - était écouté et honoré, ils ont compris facilement que des chrétiens, parmi eux-mêmes, seraient peu à peu manifestés comme ayant les capacités voulues pour diriger le nouveau groupement. L'autorité qui était accordée à ces quelques-uns n'était pas une autorité officielle, mais une autorité morale.

   Tout naturellement, pour ainsi dire, ces quelques chrétiens se sont levés pour annoncer la Parole du Christ dans leur entourage, cherchant à en amener d'autres à la connaissance d'une si extraordinaire vérité, celle d'un chemin conduisant à la vie éternelle, ils ont ensuite étendu leur champ d'action, visité les malades, les affligés, les croyants comme les incroyants. Tout naturellement, ils se sont occupés des besoins des uns et des autres, du groupement dans son ensemble, et ainsi, sans reconnaissance formelle, ces quelques-uns ont été remarqués à cause de leurs travaux, de leur attachement, de leur amour, et ont été reconnus par chacun comme « anciens » ou « surveillants ».

   Peut-on attendre de l'ordre dans un groupement où chacun pourrait dire ou faire ce qu'il veut? Le fait est à remarquer que là où la puissance et l'onction de l'Esprit de Dieu sont reconnues, où une marche vraiment fidèle à Christ est recherchée, où des hommes devenus chrétiens sont habités par un seul et même Esprit, l'œuvre de Dieu peut se faire dans la paix et le respect mutuel, et dans l'ordre.

   Le fait étant admis comme réalité, ce qui, humainement parlant semblait impossible, devient possible par l'aide d'En-haut. L'église chrétienne peut vivre sans directeur, sans règlements autres que les quelques indications données aux églises par la Parole de Dieu. Même dans des conditions de vie très simples, le jeune chrétien peut comprendre, saisir rapidement ce que demandent les Ecritures à ce sujet. Leur Maître les voit depuis les cieux; Il surveille ses enfants sur la terre et leur parle par son Esprit. Il n'en faut pas davantage.

Oui est appelé à diriger une communauté ? Ceux qui, dans la Parole, sont appelés des « anciens »

Plusieurs mots ont été utilisés pour qualifier ce travail:
Anciens = les plus âgés (presbuteros)
Evêques = les surveillants (èpiskotos)
Esclaves = ou serviteurs (doulos).
Le mot diacre (diakonos) sera étudié plus loin.

   En règle générale, dans la grande majorité des églises, les «anciens» se sont formés et ont été, par la suite, acceptés, comme nous l'avons décrit ci-dessus. Dans quelques communautés, au vu du caractère de la population et aussi de leur développement intellectuel, l'évangéliste qui a été à l'œuvre pour les amener à Christ, est conduit par l'Esprit de Dieu à apporter son aide aux communautés récemment formées et à désigner des « anciens ».

   Nous reproduisons un extrait d'une lettre de Paul qui envoie Tite faire un séjour dans l'île de Crète pour « établir des anciens ». Le travail qui attendait Tite ne devait pas être facile. Paul cite leur propre prophète qui les dépeint comme étant « toujours menteurs et paresseux » (TI. 1 :12). Ne fallait-il pas en ce cas beaucoup de doigté ?

   En exemple, nous donnons ci-dessous un extrait de la lettre à Tite (I : 5-9):

« Je t'ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville;

s'il s'y trouve quelque homme irréprochable, mari d'une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauches ni rebelles.

Car il faut que le surveillant soit irréprochable comme économe de Dieu, qu'il ne soit ni arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain honteux,
mais qu'il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant (sachant se dominer), attaché à la vraie Parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs (Tite I : 5-9).

   Dans une lettre de Paul à Timothée, l'apôtre indique les qualifications qui doivent être celles du futur « ancien ».

«Il faut donc que le surveillant soit Irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement.

Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé.

Il faut qu'il dirige bien sa propre maison, et qu'il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de la maison de Dieu ?

Il ne faut pas qu'il soit un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil, il ne tombe sous le jugement du diable.

Il faut aussi qu'il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l'opprobre et dans les pièges du diable » (I Tim. 3 : 2-7).

   Dans la deuxième lettre à Timothée, que nous transcrivons, l'apôtre utilise un autre mot pour désigner son ami Timothée, celui de «serviteur », dont la traduction littérale est « esclave ». Les qualifications qui lui sont proposées sont encore plus sévères, plus profondes. Mais il est « serviteur de Dieu », dans une mesure élargie. Plus tard, nous reverrons ce terme, en étudiant le mot « diacre ».

« Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, l'amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur.

Or, il ne faut pas qu'un serviteur (litt. esclave) du Seigneur ait des querelles; il doit au contraire être affable (aimable) pour tous, propre à enseigner, doué de patience; il doit redresser les opposants avec douceur, dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité » (II Tim. 2 :22, 24, 25).

Lien : http://www.promesses.org/arts/60plvii-lxf.html

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