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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LES PRINCIPES ET FRUITS DE LA REFORMATION SELON DIEU

20 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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(Ezéchiel 47.1-12)

Introduction :

La lecture attentive du chapitre 47 d’Ezéchiel laisse entrevoir le plan parfait de Dieu pour nous dans la marche du ministère. Les étapes vers la plénitude ou l’acquisition de l’onction laissent apercevoir la précipitation effroyable et effrayante qu’ont aujourd’hui plusieurs serviteurs lorsqu’on observe de près leur conquête pour la célébrité, ce même au prix du mensonge, de la supercherie et de subterfuges, bien que conscient de leur avancée vertigineuse vers la perdition. Ce qui est important diront-ils, c’est le résultat ; oui, mais sur quelle base pour quelle approbation divine ?

De même, dans les principes, charte ou lois du royaume que retrace avec force détail Matthieu 5 à 7, plusieurs aspects sont complètement mis de côté au profit du modernisme du siècle présent. Tout royaume terrestre a ses principes et lois qui régissent le fonctionnement harmonieux de la structure pour une éventuelle cohésion sociale. Mais il sera dit à notre honte par le Prophète Jérémie que les oiseaux connaissent les saisons, l’âne connait son maitre, mais le peuple de Dieu ne connait pas son Dieu.

L’étude schématique de chaque verset nous donnera d’en ressortir la pensée divine à chaque étape pour une marche rationnelle et équilibrée vers la gloire en Lui. Puisse Dieu nous aider à en tirer le maximum de profit pour une heureuse fin spirituelle : 

  1. S’abandonner entre les mains du Saint-Esprit et se laisser diriger : (Eze 47.1)

 Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison, à l'orient, car la face de la maison était à l'orient; l'eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l'autel.

Nous devons comprendre ici que l’obéissance aux prescriptions divines a été et reste l’unique accès aux bénédictions célestes. 1Samuel 15.22-23 ressort avec autorité que la désobéissance (Rébellion selon la version de la Bible Anglaise) est coupable comme le péché de la sorcellerie. Et poursuivra ce texte, la résistance est semblable au théraphins. Si les théraphins représentent les dieux étrangers que les orientaux de l’époque enteraient soit au seuil de la porte ou ailleurs tant dans la maison, la concession ou les champs pour assurer leur protection, nous comprenons que l’hésitation, le retard, l’absentéisme, la légèreté, la résistance à la soumission est assez grave devant Dieu.

  1. Se laisser conduire par le Saint-Esprit qui est le directeur de l’œuvre de Dieu et qui maitrise si bien le chemin qui est Christ. Il faut à ce stade de la marche, déposer son intellect pour laisser la révélation nous conduire : (Eze 47:2) :

Il me conduisit par le chemin de la porte septentrionale, et il me fit faire le tour par dehors jusqu'à l'extérieur de la porte orientale. Et voici, l'eau coulait du côté droit.

Nous devons avouer que très peu à nos jours ont une relation d’intimité avec le Saint-Esprit. L’intellectualité a pris place à la spiritualité car une dualité inappropriée entre l’intuition et l’intelligence a fait interférence. Puisse Dieu nous aider à revenir aux anciens sentiers. Les vraies valeurs sont renversées à tel point que mal est appelé bien et le bien mal dira si bien longtemps avant le Prophète Esaïe.

  1. La transformation se fait par proportion définie d’avance et non au hasard (Eze 47.3)

       Lorsque l'homme s'avança vers l'orient, il avait dans la main un cordeau, et il mesura mille coudées; il me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles.

       Nous savons tous bien que certains l’ignorent, que la mort expiatoire de Christ a eu deux effets majeurs sur l’homme. La rédemption a pour effet le rachat, satisfaisant ainsi les exigences de la loi pour le salut. Par ailleurs, la régénération produit par le Saint-Esprit une sorte de reformation dans le caractère de la personne sauvée. Par cet autre moyen, la nature humaine corrompue par le péché doit par le Saint-Esprit, subir une transformation de gloire en gloire par l’effet de la Parole de Dieu dont la lecture au quotidien mettra à nouveau dans la conscience autrefois déflatée, les prescriptions divines de la saine manière de vivre.

  1. Progression dans l’action avec le Saint-Esprit (Eze 47.4) 

       Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser, et j'avais de l'eau jusqu'aux reins.

       Bien que l’évangile au rabais l’ignore ou plutôt ne veut pas l’admettre, la transformation ou le passage effectif de l’ancienne à la nouvelle nature ne peut se faire que par le brisement, la souffrance et les difficultés. Ces choses sont de véritables enseignants divins pour nous découvrir tels que nous sommes afin d’implorer la grâce divine pour notre changement progressif jusqu'à revêtir complètement la nature de Christ (Ephésiens 4.13).

  1. Consécration dans la voie de l’obéissance (Eze 47.5)

Il mesura encore mille coudées; c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau était si profonde qu'il fallait y nager; c'était un torrent qu'on ne pouvait traverser.

La volonté divine pour tout serviteur et servante de Dieu est la disponibilité, la loyauté, la fidélité, l’intégrité dans une marche saine vers la perfection. Seul un réel engagement sans retour peut conduire jusqu'à l’approbation divine.

  1. Entrée dans une nouvelle dimension avec Dieu (Eze 47.6)

 Il me dit: As-tu vu, fils de l'homme? Et il me ramena au bord du torrent.

Il est facile de découvrir les disciples de l’Eglise Primitive dans de grands exploits à cause de leur abandon total et sans réserve à Dieu pour faire sa volonté. Quel temps, moyen et possibilité personnelle consacrons-nous vraiment à Dieu pour attendre de Lui tant ? Comment dans notre laxisme pouvons-nous exiger des choses pour lesquelles nous ne remplissons pas les conditions ?

  1. Fruit de la consécration (Eze 47.7)

Quand il m'eut ramené, voici, il y avait sur le bord du torrent beaucoup d'arbres de chaque côté.

Nous ne pourront récolter que ce que nous avons semé. Si nous avons semé la chair, nous moissonnerons la corruption, par contre, si nous avons semé selon l’Esprit, nous moissonnerons la vie éternelle avec toutes ses bénédictions.

     ‘‘Jésus répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de l’Évangile, maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou terres, et qui ne reçoive au centuple, présentement dans ce temps–ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers’’ (Marc 10.20-31).

Portons-nous de fruits dignes de la repentance ? Portons-nous des fruits que Dieu agrée ?

  1. Exécution du programme divin (Eze 47.8)

Il me dit: Cette eau coulera vers le district oriental, descendra dans la plaine, et entrera dans la mer; lorsqu'elle se sera jetée dans la mer, les eaux de la mer deviendront saines.

L’une des choses cruciales dans la marche avec Christ ou du ministère en général est non de faire, mais de faire avec Dieu et par Dieu sur la base de la révélation divine que l’on peut avancer avec certitude tout en recevant l’approbation divine.

  1. L’évolution dans la progression devient systématique à cause de notre subordination au Saint-Esprit (Eze 47.9)

Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.

      Personne ne fait l’œuvre pour lui-même ou selon lui-même. Lors de la construction du Tabernacle, Dieu dit ceci a Moise : ‘‘Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut–il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne’’ (Hébreux 8.5).

L’œuvre de Dieu marche sur programmation divine pour un but bien défini et arrêté d’avance dans le plan de Dieu.

  1. Abondantes récoltes des fruits évangéliques (Eze 47.10)

Des pêcheurs se tiendront sur ses bords; depuis En Guédi jusqu'à En Églaïm, on étendra les filets; il y aura des poissons de diverses espèces, comme les poissons de la grande mer, et ils seront très nombreux.

La vision de l’Eglise dans sa mission est de faire des disciples et des leur enseigner les principes fondamentaux pour une croissance réelle en Christ. S’investir dans l’évangélisation constitue un pilier pour l’élargissement du royaume de Dieu sur la terre. Christ envoya Pierre pêcher un poisson de la bouche duquel il retirerait de quoi payer les droits du temple. De même, les âmes gagnées devront pourvoir aux besoins de l’œuvre de Dieu.

  1. Ceux qui ont les cœurs fermés aux réprimandes, à la confession et à la repentance resteront tels sans changement aucun (Eze 47.11)

Ses marais et ses fosses ne seront point assainis, ils seront abandonnés au sel.

Le besoin d’adaptation au flot de l’Esprit s’impose pour briser le mythe du paradigme et accomplir la volonte de Dieu. Malheureusement, très peu de frères et sœurs en Christ sont enseignables.

  1. Manifestation du règne de Dieu dans sa totalité, restauration, abondance (Eze 47:12)

Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède.

Quand nous considérons le programme prophétique de Dieu, la restauration  de l’Eglise aujourd’hui regardée comme ayant perdu ses valeurs primitives est dans le plan de Dieu. Evitons simplement de nous voir hors de la volonté de Dieu sur son église.

Conclusion :

Une lecture attentive du texte d’Ezéchiel 47 nous a amené à conclure que le Prophète commence par une soumission incontestée aux ordres qui lui sont donnés, lesquels le préparent à une ascension spirituelle selon les normes divines (47.1-7). Cette expérience vue et vécue par lui-même est l’unique point de départ pouvant garantir son succès. C’est donc ce vécu très discipliné sous les injonctions formelles du guide qui conduira équipera le Prophète pour communiquer ensuite. Que souvent, nous avons mis la charrue avant les bœufs et attendons l’approbation de Dieu sur nos abominations. Lorsque l’attente se solde par le néant, nous inventons une doctrine pour soutenir nos égarements. Revenons aux normes de Dieu et recevons les explications (47.8-12) que nous donneront nos guides afin de voir des effets merveilleux se produire par le flot de l’Esprit Saint. Tout commence du parvis extérieur au parvis intérieur. Quelle merveilleuse illustration. Beaucoup de nos prouesses dites spirituelles aujourd’hui vont de l’extérieur vers l’intérieur, contraignant l’esprit à épouser ce qui est humain, traditionnel, charnel. 

Pourtant, une profonde compréhension de d’Ezéchiel 47.13-23 et tout le chapitre 48 nous introduit de fait a une et une seule chose tant cherchée et tant voulue par Dieu pour nous : Jéhovah – schammah qui signifie : l’Éternel est ici. Jésus dans les Evangile n’est-il pas appelé Emmanuel ou Dieu avec nous ? 

En entendant ces passages au sens littéral, ou dans le sens allégorique et spirituel, nous déduisons sans ambiguïté, conduits par l’abondance et la précision des détails, que cet oracle n’a pas déjà eu son accomplissement. En effet, bien que les Juifs soient rentrés en grand nombre dans leur pays après les soixante-dix ans de captivité, bien qu’ils aient rebâti Jérusalem et reconstruit le temple, bien qu’ils aient eu plus tard des princes et qu’ils se soient remis de tout leur cœur à observer les ordonnances religieuses de la loi, il n’y a rien eu dans leur nouvelle situation qu’on puisse envisager comme l’accomplissement entier et littéral de cette grande prophétie. Si donc elle fut réellement destinée à tracer d’avance un moment de l’histoire temporelle et religieuse du peuple juif, il faut reconnaître que ce moment n’a pas encore paru, et tous sont d’accord sur ce point. 

Par ailleurs, lorsqu’on prend cette prophétie au sens spirituel et symbolique, elle décrirait un ordre de choses que l’Évangile n’a pas encore produit, si ce n’est en de faibles proportions ; car, alors, la Judée représenterait le monde entier ; la ville, à son tour, serait l’Église au sein de laquelle le Seigneur habite et dont le nom est Jéhovah-schammah. 

Quelle que soit, en définitive, l’idée qu’on se fasse de la nouvelle Jérusalem, et du nouveau temple, et des nouvelles institutions destinées au nouveau peuple, il demeure vrai que le genre humain, semblable à la mer Morte, est tout entier dans le péché ; qu’un jour viendra cependant où la face du monde moral sera changée, et peut-être, jusqu’à un certain point, celle du monde matériel ; que les eaux de nettoiement, de purification et de vie ne peuvent sortir que du temple de l’Éternel ; que ce temple, après tout, c’est Jésus-Christ, et, par lui, son Église ; qu’il n’est rien, en conséquence, dont nous devions être plus désireux que d’appartenir à Jésus-Christ ; rien non plus que les chrétiens doivent avoir à cœur comme de répandre son glorieux nom par toute la terre. 

Bien que le livre d’Ézéchiel finisse en cet endroit, nous avons la certitude que ce ne fut pas alors que se termina sa carrière prophétique ; car deux années après cette grande vision (Ezéchiel 29.17-21), il dut encore prophétiser contre l’Égypte. Il n’est donc pas encore tard pour nous de revenir sur le programme de Dieu.

Dr André CHOUBEU

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VERS UNE DEFINITION DE L'AUTORITE

20 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Bernard COUSYN

L'existence de l'autorité

C'est un lieu commun de dire que l'Ecriture est très sensible à la qualité des rapports tissés entre les hommes. Et c'est vrai particulièrement dans l'Eglise. Un type de relations nouvelles y a été inauguré par le Saint-Esprit.

L'Eglise identifiée à un corps (Eph 4.12 5.23), où tous les membres sont bien coordonnés (Eph 4.16 I Cor 12. 14-27), nous parle à la fois d'un ordonnancement harmonieux et d'une explosion de vie nouvelle, mais sans anarchie.

L'autorité confessée, qui organise et gère cet état de choses, est toujours en fin de compte celle de Christ (Col 1.17-18) ; mais il faut reconnaître, dans la pratique, que le rouage de l'autorité existe entre les membres de l'Eglise, et plus spécialement entre les adhérents d'une église locale !

Ignorer cet axiome, c'est résoudre ce problème relationnel fondamental, soit par la dissolution de l'autorité, ce qui est illusoire et amène la pagaille soit par l'absolutisation de l'autorité, ce qui est usurpatoire et amène la dictature. 

Les diverses formes de l'autorité

1) Dans notre société, il existe des chefs "naturels" qui détiennent une autorité que nous pouvons qualifier de hiérarchique les parents pour leurs enfants, les professeurs pour les élèves, les patrons, les maîtres, etc... Même seuls contre tous, ils décident et font appliquer ce qui leur paraît juste.
2) D'autres critères peuvent nous faire découvrir une autorité fonctionnelle, par exemple celui qui est plus âgé, ou l'animateur en Centre de Vacances, ou encore celui qui détient le savoir.

Le leader

Prenons précisément l'exemple de "celui qui sait" dans un groupe qu'il connaît et qui le connaît. Celui-ci sera désigné comme chef, tout simplement parce que les autres reconnaissent en lui le seul capable de les instruire de les guider, de répondre à leurs besoins. L'exemple des anciens dans 'Eglise est typique. L'ancien n'est jamais celui qui se désigne, mais celui qui s'impose au groupe comme une évidence.

La conséquence immédiate de ce qui précède, est qu'il n'y a pas d'autorité sans groupe. Il en découle que la règle de l'unanimité prévaut lors de la reconnaissance du leader.

Il paraît alors légitime de penser que l'autorité personnelle, ou naturelle, est un leurre. Il existe certes des qualités pour être et rester leader mais celui qui s'impose de lui-même, qui est là et que l'on supporte, n'est plus vraiment un leader, mais une idole ou un despote, avec cette caractéristique redoutable : celui qu'on n'a pas voulu et à qui on donne constamment !

Les qualités d'un leader

1) Il est avant tout celui qui répond aux attentes du groupe, qui mène, qui nourrit, et qui montre par lé qu'il n'a pas usurpé sa place.
2) Il est aussi celui qui se remet en question constamment.
L'autocritique est biblique et permet de mieux se connaître (I Cor 11.28 ; Apoc 3.17,18). Mais ce dont il est question ici, c'est de se sentir constamment renvoyé à son rôle de chef, à tout moment, et de façon tacite !
3) Il est enfin celui qui est apte à "rentrer dans les rangs" à certaines occasions, et être lui-même capable d'investir un autre, sans arrière-pensée, d'une autorité de la même qualité que celle qu'il détenait.
4) Sans être exhaustif, les qualités morales telles que maîtrise de soi, honnêteté, simplicité, sincérité et justice, viennent compléter l'esquisse à peine ébauchée du leader d'un groupe.

L’autorité pour quoi faire ?

Dans ce qui précède, nous avons tout d'abord découvert que celui qui a l'autorité, est celui qui, issu d'un groupe, d'une communauté, d'une église, est reconnu comme chef.
Maintenant que notre leader est découvert, il nous reste à examiner comment il va concevoir son rôle et exercer son autorité.

La mise en exercice de l'autorité

On peut légitimement s'attendre à ce que le leader assume pleinement le rôle pour lequel il a été choisi. Ses qualités, son savoir-faire, ses connaissances, qui ont guidé son "élection" dans le sein du groupe, n'ont de valeur que si le groupe lui-même tire profit de ce choix. Il est normal qu'une communauté ou une assemblée soit au bénéfice de ses anciens, au lieu de les subir.

Les critères d'un groupe qui avance sous l'impulsion de son chef sont finalement simples harmonie, gens heureux, pas de conflit, pour ne citer que ce qui frappe de prime abord.

La prise de pouvoir

Le tableau ci-dessus ne correspond mal heureusement pas toujours à la réalité. Il arrive parfois qu'un leader se coupe du groupe. Pour des motifs charnels tels que l'orgueil ou le goût du pouvoir, le leader s'investit alors lui-même d'une autorité qui ne correspond plus aux désirs du groupe. Issu des rangs du groupe, il n'est plus question pour lui d'y retourner : c'est la prise de pouvoir. Il détient bel et bien le pouvoir, mais il ne détient plus l'autorité authentique dans le groupe, puisque celui-ci lui échappe. Les échanges entre le groupe et lui, si abondantes au début, s'étiolent jusqu'é cesser totalement. Comment le leader peut-il alors exercer son autorité dans un groupe qui le rejette, si ce n'est en établissant le règne de l'autoritarisme?

Il est vrai que l'élection d'un leader au sein d'un groupe présente un double aspect:
d'une part, la promesse d'un épanouissement certain des éléments qui composent le groupe ; d'autre part, le risque de porter un homme à un poste de premier rang.

Sans le discernement collectif pour ce choix, parfois capital, il faut reconnaître que l'élection d'un leader comporte pour celui-ci une certaine tentation ; car la maladie du pouvoir est un danger réel qui, à des degrés très divers, fait des leaders des "tentés à vie". Qui ne connaît ce "frère prêcheur", dont la recherche de la parole en chaire est le symptôme évident de cette maladie ? Qui ne connaît ce "frère indispensable", ou ce "frère président", dont l'activité est devenue activisme, toujours à cause de cette maladie ?

Nuance

Ce qui précède présuppose un groupe adulte, mûr, capable de se choisir un leader, même s'il y a un risque. Mais dans une situation différente, au sein d'un groupe incapable de se gouverner, soit par inertie, soit par manque de vie, soit à cause de nombreux conflits, on ne peut s'attendre à ce que le groupe choisisse lui-même son chef. Dans ce cas, quiconque se lève est considéré comme prenant le pouvoir : c'est compréhensible, mais c'est parfois la seule méthode curative pour le groupe.

C'est dans ce cadre qu'il faut voir le ministère de Jésus sur terre. Il n'a jamais été accepté, mais il a opéré une prise de pouvoir salutaire chez les siens, par-ce qu'il connaissait mieux leurs besoins qu'aucun autre. (Jean 12.48 peut s'expliquer dans ce sens).

* Cet article fait suite à celui de J. HOFFMANN, PROMESSES N° 69

 

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QUELQUES CARACTERISTIQUES DE L’HOMME CHARNEL

17 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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(2 Pierre 1.8-9) 

Introduction : Lorsque considérons les principes de croissance indiqués par l’Apôtre depuis le verset 3, nous pouvons constater une cohérence dans la croissance spirituelle équilibrée. Cette démarche ou processus de la croissance normale est le même que celui indiqué par le Seigneur Jésus dans Mt 5.3-12. Cependant, lorsque ces recommandations de l’Apôtre Pierre ne sont pas appliquées, l’absence de la croissance spirituellement laissera apparaître les traces d’immaturité.

Les Ecritures Saintes demandent de travailler pour notre salut avec crainte et tremblement, mais ne travaillons-nous pas beaucoup plus pour le maintien physique que spirituel ? Avons-nous dans notre programme journalier, adopté un programme d’alimentation équilibrée de la méditation de la Parole de Dieu pour une saine santé spirituelle autant que nous le faisons chaque jour pour les aliments physiques pour le maintien de notre corps biologique ?

Comme nous savons nous abusons nous-mêmes. Je connais dans mon église locale des frères et sœurs qui sont dans la routine, ne manifestant plus une discipline rigoureuse possible pour remise à la norme du programme d’entretien de leur vie spirituelle. Ils tournent en rond, se contentent des histoires de leurs exploits passés pour lesquels ils sont près à rappeler à chaque ’instant. Le nombre de leurs années de marche dans l’église et peut-être pas de marche avec Christ est un drapeau qu’ils brandissent devant les nouveaux convertis pour s’attirer quelques respect ou appréciations. Mais, au fond, ils restent très charnels, trahissant leur prétendu ancienneté. Ces derniers, bien qu’ils aient mis longtemps dans l’église, sont encore crus (bruts), bien qu’ils croient avoir cru (s’être convertis). Qu’en est-il de nous ? Au juste, que veut dire être charnel et comment cela se manifeste-t-il ? 

Dans 1 Cor 2.14, l’Apôtre Paul parle de l’homme naturel ou charnel pour désigner ceux qui ne sont pas convertis (régénérés) et qui ne possède pas la sagesse surnaturelle que donne le Saint-Esprit. Ces derniers au lieu de la révélation divine du Saint-Esprit dans leur esprit (inspiration déposée dans leur intuition), c’est plutôt leur intelligence (partie de leur âme) qui est très aiguisée pour raisonner, ergoter pour s’affirmer. Alors que lorsque l’inspiration vient du Saint-Esprit et reçu dans l’intuition, l’intelligence analyse avec les éléments spirituels, et le résultat produit plutôt l’humilité pour soumettre le corps à la volonté divine pour l’accomplissement de ce qui vient d’en haut.

Tous ceux qui marchent selon la chair ou qui sont simplement des chrétiens charnels se caractérisent par les aspects suivants : 

  1. Ils ne supportent pas la nourriture solide
  2. Ils sont charnels : 1 Cor 5 et 6 ; 2 Cor 8 et 9 ; Hébreux 13.5 ; Gal 5.20 ; 2 Cor 4.8-11 ;

      2 Cor 8.1 ; 1 Cor 3.1,3.

      La paix, le désintéressement, l’humilité et la maîtrise de soi leur manquent.

  1. Ils sont égocentriques : 1 Cor 10.23 ; 1 Cor 11.21 ; 1 Cor 12.12,22-24
  2. Leur foi este entachée d’erreurs doctrinales

-fausse notion de la résurrection : 1Cor 15

-le légalisme : Col 2.21

  1. Ils manquent le discernement : Hébreux 5.14 ; 1Sam 16.17
  2. Ils sont instables et manquent de  persévérance : Héb 10.36 ; Héb 12.1 ; Mt 13.20,21
  3. Ils ont peur de souffrir : Hébreux 12.27
  4. Ils manquent de tact dans le contact avec les autres

Ils s’occupent d’eux-mêmes, de ce qui les plaît et se rendent pas compte que ce qu’ils font peut blesser d’autres.

  1. Ils sont toujours prêts à critiquer les autres

Généralement, le chrétien charnel est si sûr de lui, qu’il croit être le parfait, celui qui est suffisant, le compétent, celui qui seul peut tout faire très bien.

10.  Ils sont toujours à le prouver en vantant leur qualité et mérite, exposant leurs œuvres pour que tout le monde s’en aperçoive et les félicitent

11.  Ils sont incapables de supporter les critiques bien que doués pour critiquer les autres

12.  Ils résistent à tout changement

13.  Ils se mêlent souvent des affaires des autres, mais n’aiment qu’on se mêle des leurs

14.  Ils accusent généralement les autres

15.  Ils sont incapables de travailler avec d’autres dans une équipe

16.  Ils sont incapables d’aider les autres à atteindre leurs objectifs

17.  Ils aiment qu’on leur attribue des titres

18.  Quand ils font mal, ils ne supportent pas les blâmes

19.  Eux, au contraire, ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent (Jude 10)

20.  et ils se corrompent dans ce qu'ils savent naturellement comme les brutes (Jude 10)

21.  Malheur à eux! car ils ont suivi la voie de Caïn (Jude 11) : Gen 4.8

22.  ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Balaam (Jude 11)

. Nbres 22.7-35 : ils sont attiré par l’appât du gain qui illustre les hérétiques

. Bien que Balaam délivre d’authentiques messages inspirés (prophétiques), il s’est éloigné du chemin de la vérité à cause de l’amour de l’argent que devrait lui donner Balaq, il incite subtilement le peuple de Dieu à se livrer à la débauche et à l’idolâtrie (Nbres 31.16)

23.  ils se sont perdus par la révolte de Coré (Jude 11)

24.  Ce sont des écueils dans vos agapes (entendons : ils représentent de véritablement danger dans les repas de la communion fraternelle) (Jude 11)

25.  ils représentent selon le Nouveau Testament, des prophètes de mensonge par l’illustration de la personne de Balaam (2Pierre 2.1).

26.  Autrement dit, ils prophétisent le mensonge soit pour impressionner, soit pour dénoncer une chose soit dans la vie d’un frère parce qu’ils ont entendu dire, soit parce qu’ils ont vu et au lieu de dire au frère concerné selon les Ecritures, ils font comme s’ils sont inspirés.

« Les dirigeants de ce peuple l’égarent, Et ceux qui se laissent diriger sont engloutis » (Esaïe 9.16 Version Semeur).

27.  « Car tous sont des impies et des méchants, Et toute bouche profère des insanités » (Esaïe     9.17 Version Semeur). Es-tu impie (moqueur, qui manque la crainte de Dieu)?

28.  « Car la méchanceté brûle comme un feu Qui dévore ronces et épines, Il embrase les taillis de la forêt, Qui se dissipent en volutes de fumée » (Esaïe 9.18 Version Semeur). L’esprit de la vengeance, de la haine, de la méchanceté vous ronge.      

  1. « Les prophètes prophétisent avec fausseté » (Jér 5.31). Prophétises-tu avec mensonge ?
  2. Lisez et commentez Jérémie 14.14 ; 23.30-32. Quelle déduction faites-vous pour vous ?

31.  « Les sacrificateurs les tiennent en leur pouvoir, Et mon peuple aime qu’il en soit ainsi ! » (Jér 5.31). 

  1. « Mais que ferez–vous pour l’avenir du pays ? » (Jér 5.31). Quel sera ton avenir spirituel ?         

33.  Il y a eu de faux prophètes parmi le peuple ; de même il y a parmi vous de faux docteurs qui introduiront insidieusement des hérésies de perdition et qui, reniant le Maître qui les a rachetés,

34.  « attireront sur eux une perdition soudaine » (2 Pierre 2.1). Savez-vous qu’en suivant les faux enseignements ou en suivants les faux frères (ceux de mauvaises vie avec qui vous communiez)  vous attirez sur vous la colère de Dieu et l’enfer 

  1. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine du Christ n’a pas Dieu ; celui qui demeure dans la doctrine a le Père et le Fils » (2Jean 9). L’homme charnel n’a pas Dieu.

36.  « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! » (2Jean 10). Coopères-tu avec les faux Docteurs charnels qui enseignent des faussetés ?     

  1. Certains faux ou enseignants bibliques charnels :

      -Balaam :selon la tradition juive, son enseignement est sous forme de séduction, inculquant le mauvais exemple. Ta sens tu indexé parce que ta vie charnel est en scandale à plusieurs, faisant de toi un mauvais exemple de vie chrétienne ?   

      Cet enseignement de Balaam aux festivités des cultes des idôles et les viandes sacrifiées, à la débauche, prostitution spirituelle qui est signe d’idolâtrie. (Apoc 2.14)

     -Nicolaïtes (Apoc 2.15) : Les Nicolaïtes sont ceux qui vivent dans la licence (libertinage, désordre, péché, anarchie, débauche, idolâtrie, rébellion, et.. et continue à se dire chrétien. Apoc 2.2,6,14,20,24).

     -Jézabel (Apoc 2.120) : Sa doctrine enseigne :

     La prostitution et la sorcellerie : « Dès que Joram vit Jéhu, il dit: Est-ce la paix, Jéhu? Jéhu répondit: Quoi, la paix! Tant que durent les prostitutions de Jézabel, ta mère, et la multitude de ses sortilèges! » (2Rois 9.22 ;

     La séduction (les fards aux yeux) pour faire tomber Jéhu dans l’adultère avec elle), les paroles agressives, « Jéhu entra dans Jizreel. Jézabel, l'ayant appris, mit du fard à ses yeux, se para la tête, et regarda par la fenêtre.  Comme Jéhu franchissait la porte, elle dit: Est-ce la paix, nouveau Zimri, assassin de son maître? » (2Rois 9.30-31)

      Hyménée et Philète: Évite les discours vains et profanes; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent le foi de quelques uns » (2 Tim 2.16-18).

      « Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi.

      Hyménée et Alexandre : « De ce nombre son Hyménée et Alexandre, que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne pas blasphémer » (1Ti 1:19-20)

       Jannès et Jambrès : « De même que Jannès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, de même ces hommes s'opposent à la vérité, étant corrompus d'entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes » (2Ti 3:8-9).

      Koré : « ils se sont perdus par la révolte de Coré » (Jude 12). Il a contesté l’autorité de Moïse et soulevé la rébellion contre l’autorité de Dieu en Moïse dans Nomb 16.1-5.

38.   « car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2Jean 11). Celui qui le fait est en abomination à Dieu (Lire 2 Chron 19.2)

39.  « Beaucoup les suivront dans leurs dérèglements et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera calomniée » (2 Pierre 2.2). Etre encore attaché aux enseignements de ces faux Docteurs est un grand danger pour la foi. En t’attachant à eux, tu es anathème (Gal 1.6-10)

40.  « Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses, mais depuis longtemps leur condamnation est en marche et leur perdition n’est pas en sommeil » (2Pierre 2.3).

41.  « faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes » (Jude 11).

       . Les frères charnels aiment trop le manger et le boire et

42.   « Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents » (Jude 12).

     . La confession des frères charnels exprime les grandes promesses de Dieu, mais leur vie pratique est décevante de par leur comportement.

     « des arbres d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés » (Jude 12)

      . Par l’extérieur, on croit voir dans les frères charnels de par leurs nombreuses paroles, des fruits spirituels. Mais ils sont comme le figuier qui fut maudit faute de fruit en son temps.

      . Le premier exemple et le deuxième font d’eux des personnes mortes deux fois, déjà déracinées.

       Apoc. 3.1 et 1 Tim 5.6 dira qu’ils paraissent vivants, mais ils sont morts. En est-il de vous aussi ?

43.  « des vagues furieuses de la mer, rejetant l'écume de leurs impuretés; des astres errants, auxquels l'obscurité des ténèbres est réservée pour l'éternité » (Jude 13).  Le comportement des faux docteurs ou frères charnels entraîne la corruption et contamine les autres.

        Hébreux 12.15-17 dit : « Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n'en soient infectés;

        à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet ».  Vous sentez-vous concerné ?             

44.  « pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux 

        de tous les actes d'impiété qu'ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui des pécheurs impies » (Jude 1:15).

      Deux choses ressortent caractérisant le charnel : actes d’impiété ou faux zèle, manque d’amour pour Dieu et la craint respectueuses des choses de Dieu et ses Serviteurs ; les paroles hautaines, injurieuses.

  1.  « Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs  convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d'intérêt » (Jude 1:16). 

Conclusion : Ces frères charnels ne sont jamais satisfaits, ils se plaignent toujours, ne disent jamais merci pour les bienfaits, mais en veulent toujours, ils sont ingrats. La vie chrétienne authentique n’est pas en eux. Ils font les choses de Dieu à leur manière, temps et guise. Ils convoitent, aspirent aux miracles et grands ministères alors que leur vie est mauvaise. Ils sont arrogants et manquent de politesse et respect. Ils aiment ceux qui sont riches et pour eux, font des promesses et de fausses prophéties. Ils aiment enfin non pour rien, mais par intérêt, cherchant profit à tirer. Ils sont comme les Israélites dans Exode 16.7-12. Dans tout cela, comment vous sentez-vous et où en êtes-vous impliqué et à quel degré ?

Dr André CHOUBEU

 

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LE CHEMIN DE LA RESPONSABILITE DU LEADER

12 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CHEMIN DE LA RESPONSABILITE DU LEADER

(2 Rois 10.15-16)

Introduction : Chemin-sinueux.jpg

La responsabilité en un mot est une charge, un poste, une situation qui entraîne des responsabilités, c’est-à-dire des prises de décisions qui éventuellement entraînent des conséquences.

Le responsable doit donc accepter et subir les conséquences de ses actes, autrement dit en répondre.

La responsabilité implique la notion de rendre compte. Il y a donc lieu de comprendre que la responsabilité implique les devoirs et les obligations, c’est-à-dire, les prises de décisions, mais aussi en assumer les conséquences en cas de préjudices. 

Toute charge appelle certes à une fonction avec certainement son cortège d’honneur, mais aussi de ses problèmes. Il y a lieu pour le Pasteur, pour le fonctionnaire ou toute personne appelé à une charge quelconque d’assumer sa responsabilité de manière à répondre lorsque les résultats attendus ne sont pas atteints. 

Dans le texte de base de 2 Rois 10, les noms des personnes qu’utilise Dieu sont bien significatifs : 

Jéhu : Il est l’Éternel

Jonadab : L’Éternel est généreux

Samarie : vigilance, guet 

Tout responsable spirituel doit être ‘‘Samarie’’, c’est-à-dire ‘‘vigilant’’, qui sait ‘‘guetter’’ pour mieux voir afin de bien marcher, voir et savoir (Jéhu) qu’"Il (Dieu) est l’Éternel" et que "l’Éternel est généreux" (Jonadab). 

Qui est Jéhu ? 

La signification "Il est l’Éternel" du nom de Jéhu, vient pour attester que c’est bien Lui, l’Éternel qui avait parlé dans 1 Rois 21.21-22) qui est en action pour accomplir ce qu’il avait annoncé d’avance. Autrement, ce n’est pas Jéhu qui agit intentionnellement, mais c’est bien l’Éternel qui en lui accomplit sa Parole.

Au moment convenu, Jéhu est oint roi par Élisée sur l’ordre de l’Éternel pour accomplir la prophétie sur la maison de Achab (2 Roi 9 et 10). 

Jéhu sur le chemin de vigilance (Samarie), guette et voit la générosité de l’Éternel (Jonadab) dont il a besoin pour l’accomplissement de sa mission de manière à plaire à Dieu qui l’envoie. 

Qui est donc Jonadab ? 

Il est fils de Récab. Les Récabites été caractérisés par une vie de nomade et d’abstinence de boisson alcoolisée. Ils descendirent des Kéniens, race dont Jethro, beau-père de Moïse partie (1 Chron. 2.55 ; Juges 4.11). Jonadab comme chaque membre de sa famille vivait une vie désintéressée et dans cette simplicité, sauvegardait les coutumes primitives de bienséance que plusieurs avaient abandonné à cause de la luxure et de l’imitation des mœurs de la cité. Jéhu constatant que Jonadab avait la vision de l’Éternel dans la haine des idoles, l’amena avec lui dans sa vision. Il l’emmena à Samarie par souci de vigilance et Jonadab l’aida à séparer les idolâtres, prêtres de baal des autres hommes afin de ne pas faire périr l’innocent avec les coupables (2 Rois 10.1,23). 

Que signifie le geste de Jéhu  envers Jonadab ? 

‘‘Jéhu part de là et rencontre Yonadab, fils de Rékab, qui vient vers lui. Jéhu le salue et lui demande: «Est-ce que tu es sincère envers moi comme je le suis envers toi?» Yonadab répond: «Oui.» Jéhu lui dit: «Dans ce cas, serrons-nous la main.» Ils se serrent la main, puis Jéhu le fait monter sur son char. Il dit à Yonadab: «Viens avec moi, et tu verras mon amour brûlant pour le SEIGNEUR.» Et il l’emmène sur son char.’’ (2 Rois 10.15-16). 

La main tendue de Jéhu à Jonadab est un signe d’engagement, une main d’association pour devenir un dans la vision et dans le service de Dieu. 

Voulez-vous, ce matin, vous qui devez être consacrés, accepter la main tendue du Seigneur Jésus pour être ouvrier avec lui dans la vigne de dieu au service des pauvres, démunis, pécheurs de toute sorte ? 

Chemin du leader, chemin de responsabilité et de discipline

Le chemin du leader est un chemin de responsabilité vis-à-vis de Dieu, d’autrui et de soi-même. En tant que leader, nous ne devons pas nous comporter comme si nous n’avons pas de compte à rendre. Nous avons de compte à rendre à l’Église. Aucun leader n’est au-dessus de l’Église. Si nous savons que nous avons de comptes à rendre à l’Église, nous serons protégés. La responsabilité implique quatre éléments ou qualités : 

La vulnérabilité : 

La vulnérabilité est la fragilité, la faiblesse. Quoiqu’étant Serviteur de Dieu, on est d’abord un homme avec ses qualités, ses défauts et ses limites. Il convient pour réussir de garder ces choses constamment en sa conscience et reconnaître que le secours d’en haut est capital pour faire face aux péripéties de la marche et atteindre l’objectif sans faille ou sans trop de gâchis.

On parle de vulnérabilité d’un leader lorsqu’il accepte d’être critiqué, d’être corrigé. Beaucoup de fois, nous croyons que nous ne pouvons pas nous tromper comme si nous étions invulnérables. Dieu seul l’est. Aussi longtemps que nous ne connaîtrons pas nos limites, notre vulnérabilité, l’orgueil, l’efficacité, l’indispensabilité et la célébrité nous guetteront et notre chute ne sera pas lointaine. 

Il doit de temps en temps être fait au leader des remarques non négatives qui détruisent, mais celle qui au contraire sont constructives. Le manque de vulnérabilité d’un leader le pousse à tomber dans la haine, dans le règlement des comptes. Pour réussir dans sa mission, tout leader doit cultiver en lui cette qualité de vulnérabilité. 

Plusieurs se font des illusions et croient que le fait d’être leader le place au rang du spirituel le plus élevé du monde et même au-dessus du diable et des difficultés inhérentes (inséparables) à la vie humaines et au parcours du de tout serviteur de Dieu. En qualité de leader, on  n’est pas plus spirituel que l’Église dans laquelle on n’est pas non plus le plus spirituel. C’est par la grâce que Dieu nous choisit. Aussi Jéhu rencontra sur son chemin pour l’aider dans sa mission, le nommé Jonadab qui signifie "l’Éternel est généreux", c’est-à-dire que Dieu est miséricordieux dans son choix et autres à notre endroit. 

Personne en effet ne peut être vulnérable s’il ne passe par "l’école de la nullité qui consiste à être prêt à recevoir des blâmes quand les choses ne vont plus, c’est être prêt à ne pas être récompensé quand les choses marchent bien". 

La docilité 

La docilité consiste à apprendre et être prompt à écouter. Le leader est cet homme qui s’instruit du jour au jour.  L’apprentissage excluant tout idée de moi, du rang social, de la position, de ce que j’étais, de ce que je serai et autres exige l’humilité, l’abaissement parois jusqu’au ridicule aux yeux des hommes. Le roi Ozias à cause e de son manque de docilité en apprit à ses dépens : 

‘‘Mais à cause de sa puissance, il devient orgueilleux, et ceci entraîne sa perte. Il devient infidèle au SEIGNEUR son Dieu: un jour, il entre dans le temple pour brûler de l’encens sur l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria entre derrière lui avec 80 prêtres du SEIGNEUR, tous très courageux. Ils se placent en face du roi Ozias et lui disent: «Notre roi, tu n’as pas le droit d’offrir toi-même de l’encens pour le SEIGNEUR. Seuls les prêtres, les hommes de la famille d’Aaron, qui ont été consacrés pour cela, peuvent le faire. Sors du lieu saint! Oui, tu es en train de commettre un péché. Aux yeux du SEIGNEUR Dieu, cette offrande ne sera pas un acte glorieux.» Ozias, qui tient le brûle-parfum à la main, se met en colère contre les prêtres. Au même moment, la lèpre apparaît sur son front, en présence des prêtres, dans le temple près de l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria et tous les autres prêtres, qui le regardent, voient la lèpre apparaître sur son front. Ils le chassent tout de suite. Et lui-même se dépêche de sortir du lieu saint, parce que le SEIGNEUR l’a frappé. Le roi Ozias reste lépreux jusqu’à sa mort. À cause de cette lèpre, il doit habiter dans une maison à l’écart et il n’a pas le droit de retourner au temple du SEIGNEUR. Son fils Yotam est chef du palais royal. C’est lui qui gouverne le peuple du pays’’ (2 Chron. 26.16-21)

La disponibilité 

La disponibilité consiste à être accessible à tous, tous les membres de l’Assemblée. Être disponible pour toutes les couches de l’Église est la pensée de Dieu pour le leader selon le cœur de Dieu. La disponibilité consiste aussi à être libre devant Dieu à tout moment prêt à écouter sa voix et à recevoir ses instructions et exécuter ses ordres sans rechigner (résister). Que souvent, les soucis du siècle présent, les pensées de haine, de vengeance et autres occupations viles du monde viennent souvent obstruer la communion intime que Dieu veut avec ses serviteurs à tout moment. 

Être disponible comme leader, c’est se laisser atteindre par tout le monde. Nous entendons par tout le monde, les obéissant comme les rebelles, les ignorants comme les sages, les pauvres comme les riches, et traiter chacun avec équité sans faire de préférence. La responsabilité implique la disponibilité de jour et de nuit pour le vrai leader.

Chaque soir, Dieu visitait Adam (Gen 3.8). 

L’intégrité 

L’intégrité, qualité essentielle de tout leader est l’honnêteté face à la vérité. En tant que leader, nous devons faire attention à l’intégrité. C’est être la même personne quelque soit l’endroit où on se trouve. C’est être le même au-dedans et au dehors. C’est être le même chrétien dans tous les lieux où on est. Nous sommes Pasteurs à la maison et dans notre milieu social, il a des éléments très importants dans la notion d’intégrité : 

La franchise 

En tant que leader, l’esprit de mensonge nous guette souvent. Nous avons toujours tendance à amplifier. Nous devons essayer de créer au maximum la transparence. Quand les brebis découvrent l’esprit de mensonge dans leur leader, ils perdent la crédibilité. L’un des grands principes dans le leadership est la confiance. Nous ne saurons diriger les gens s’ils n’ont pas confiance ne nous. 

L’équité 

Pour rester dans l’équité qui exprime une notion de justice, il faut être :

éviter le favoritisme

éviter la dissimulation

éviter la partialité

Il  y a des gens que Dieu nous envoie, mais nous les perdons à cause du manque d’équité. Nous faisons cela pour défendre notre personnalité et notre trône comme si nous sommes patrons de nous-mêmes.  Cependant, le manque d’équité est une chose très nuisible pour le service et pour notre réputation elle-même.

Pour rester dans l’équité selon la pensée de Dieu, nous devons apprendre à respecter les gens quelque soit leur rang social. Ne trafiquons pas les dons que nous avons reçus de Dieu en nous livrant comme Balaam au salaire d’impiété :

‘‘Quel malheur pour eux! Ils ont suivi le même chemin que Caïn, ils ont menti pour de l’argent comme Balaam, ils sont morts parce qu’ils se sont révoltés comme Coré. Oui, ce sont eux qui mettent en danger les repas que vous prenez entre chrétiens. Là, ils mangent et ils boivent en abondance, sans aucune honte, en ne pensant qu’à eux. Ils sont comme des nuages emportés par le vent et qui ne donnent pas de pluie. Ils sont comme des arbres sans fruits au moment de la récolte, déracinés et complètement morts’’ (Jude 11-12). 

La capacité de reconnaître ses erreurs dans le jugement 

Nous devons savoir que nous sommes faillibles et qu’il n’y a que Dieu qui est infaillible. Nous aurons souvent tendance à croire que si nous reconnaissons nos erreurs, nous perdons notre témoignage, notre personnalité, notre leadership. C’est faux. Reconnaître ses erreurs est une puissance pour le leadership. Tout homme entêté qui ne reconnaît point ses fautes ou ses faiblesses, non seulement ne peut grandir, mais deviendra à la longue un obstacle pour lui-même et pour les autres dans la marche.

‘‘Voici le message que nous avons entendu de la bouche de Jésus-Christ, et nous vous l’annonçons: Dieu est lumière, en lui, il n’y a pas de nuit. Nous disons peut-être: nous sommes unis à Dieu. Mais si, en même temps, nous marchons dans la nuit, nous mentons et nous ne faisons pas sa volonté. Dieu est dans la lumière. Alors, si nous aussi, nous marchons dans la lumière, nous sommes unis les uns aux autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas de péché.» Mais nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous. Dieu fait ce qu’il promet et il est juste. Alors, si nous avouons nos péchés, il nous les pardonnera et il enlèvera tout le mal qui est en nous. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas commis de péchés.» Dans ce cas, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est pas en nous’’ (1 Jean 1.5-11). 

La discrétion 

Il n’y a pas de leadership sans direction. Souvent nous connaissons la vie de certaines personnes, leurs faiblesses et nous avons tendance à les détruire au moment où nous rencontrons cela. Sans discrétion, nous allons déstabiliser le groupe dans lequel nous sommes. La croissance des hommes est souvent fonction du plan de Dieu pour chacun et le temps est un grand facteur dans le processus divin de notre transformation. Lorsque Dieu nous montre certaines choses, ce n’est pas pour parler à tout vent, mais pour prier et aller rencontrer les concernés afin de leur en parler pour leur bien. Que la recommandation de cette portion de l’Écriture fait tant défaut parmi le peuple de Dieu aujourd’hui :

‘‘Si ton frère te fait du mal, va le voir et fais-lui des reproches quand tu es seul avec lui. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, retourne le voir avec une ou deux personnes. De cette façon, "on jugera l’affaire avec deux ou trois témoins". S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église. S’il refuse d’écouter l’Église, traite-le comme un non Juif ou comme un employé des impôts’’ (Mt 18.15-17). 

La loyauté 

La loyauté entraîne la fidélité. Une personne loyale est une personne qui reste fidèle à quelqu’un, qu’il pleuve ou qu’il neige, même si Dieu l’élève spirituellement et financièrement, restons fidèles à nos premiers compagnons.

David n’avait chassé, même oublié las générosités avec lesquelles il avait commencé. Nous devons nous efforcer de pouvoir être loyaux. La loyauté est la fidélité aux frères et sœurs quelque soit la visitation de Dieu. David, arrivé à Jérusalem n’a pas oublié les hommes qui étaient auprès de lui dans la caverne d’Adullan. Le manque de loyauté déstabilise notre leadership. L’épreuve de la prospérité est plus dure que l’épreuve de l’adversité.  C’est dans l’épreuve de l’adversité que nous avons tendance à oublier les générosités avec qui nous avons conquis

La décision 

L’une des choses la plus difficile dans le leadership c’est la décision. En tant que leader, nous serons confrontés à la prise de la décision. La décision est un acte quel e leader pose. Autrement dit, c’est un engagement quel e leader prend.

Décider c’est choisir comme l’objectif, déterminer, fixer, décréter quelque chose.

Décider, c’est pousser à agir, à prendre telle ou telle décision.

La décision est une résolution prise. 

Conclusion :

‘‘Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, et qui a du caractère’’ (Ps 1.1). 

C

 

Confiance en Dieu (sans la foi, nul n’est agréable à Dieu)

A

Accepte-toi (Avoir une bonne image de soi, refuser de se comparaître à autrui, refuser de se sous estimer)

R

 

Respecter la Parole de Dieu, de l’autorité et des autres.

A

 

Attitude (pessimiste, optimiste ou négatif)

C

 

Choix (bon ou mauvais)

T

 

Travail (engagement, détermination et sacrifice) Pas croiser les bras

E

 

Excellence de ce qu’on fait (la notion du beau et de la grandeur)

R

Repentance (Reconnaître son erreur, sa faute et être prêt pour le changement, le changement est évolutif).

E

Écouter Dieu (Dans la prière, méditation et conseils des autres et même dans certaines circonstances)

 Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA

Tél. (237) 775 7160 / 958 6505

 

 

 

 

 

 

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LA MISSION DE LA SOUFFRANCE

10 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Denise Dupraz

Je crois à la mission de la souffrance. - Je crois à son œuvre secrète dans les tréfonds de l'âme. - Je crois que ses labours sont suivis de moissons magnifiques. -Je crois à l'enrichissement par la souffrance. - Je crois quelle comble le cœur qu'elle dépouille d'abord, qu'elle le fait plus grand, plus large, plus aimant, plus humble surtout... Je crois à l'élévation par la souffrance.

Nous détachant des choses secondaires pour nous attacher aux choses essentielles, elle nous fait monter à la recherche de cet absolu, de cet infini dont l'âme est affamée. Elle nous pousse à cette ascension de l'âme vers le parfait, vers la lumière.

Je crois à la transfiguration de la souffrance, par l'amour. L'amour pour Dieu, quand le cœur voit en Lui son Père et son Consolateur, son Maître et son Ami. Alors la souffrance est transfigurée par la certitude que s'Il la permet, ce n'est jamais en vain, jamais injustement, jamais inutilement.

Au-dessus de l'inexplicable et de l'incompréhensible, il y a cette affirmation qu'Il sait pourquoi... et que le jour viendra, le jour de la révélation et des réparations, car le mot de la fin est à Dieu.

La souffrance est transfigurée aussi par l'amour pour autrui. Il vaut la peine de souffrir pour apprendre à comprendre et consoler. Tenir bon pour aider d'autres à tenir... Se perdre de vue pour voir d'autres douleurs que la sienne...

Je crois que ta souffrance est amie ou ennemie. Amie, si elle est acceptée avec Dieu. Ennemie, si elle est subie sans Lui.

Lorsqu'elle ouvre le cœur pour que le Maître y pénètre largement, sa mission s'accomplit. Elle révèle à l'âme, de plus en plus, les richesses enfouies qu'elle ne connaissait pas. Mais si le cœur se ferme à sa vie, l'âme perd les plus précieux trésors qui puissent jamais lui être communiqués.

Elle reste seule, aigrie, durcie, sans fleurs et sans récolte. Je crois qu'il vaut la peine d'apprendre qu'elle est une puissance amie dont nous ne comprendrons toute la signification qu'au delà du voile.

Jusque là je crois que La réponse à tout pourquoi est:

Lien :  http://www.promesses.org/arts/51p264f.html

 

 

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LIBERTE OU PREDESTINATION

10 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LIBERTE OU PREDESTINATION

A. E. Wilder Smith

Une étude à propos de ce qu'implique l'exercice du libre arbitre ne serait pas complète si l'on ne mentionnait pas le problème de la prédestination (ou un manque complet de liberté).

Dans les Saintes Ecritures, il n'y a aucun doute que les deux propositions - liberté et non-liberté - sont mentionnées comme existant parallèlement l'une à côté de l'autre, sans s'annuler pour autant l'ensemble du sujet est difficile; il devrait être traité par un théologien, plutôt que par un simple scientifique. Cependant, les propositions suivantes, basées essentiellement sur le point de vue de la liberté de choix, exigent, sous peine de partialité, de mentionner la doctrine opposée, la prédestination ou la non-1iberté de choix. Elle joue aussi un rôle. C'est ce qu'avait souligné Calvin, en particulier.

La liberté de choix et la prédestination peuvent-elles exister côte à côte sans aboutir à une contradiction ou à un non-sens ? Les Ecritures enseignent qu'elles existent sans s'annuler l'une l'autre !

Une liste de quelques textes servira à confirmer notre manière de voir.

Passages comportant un libre choix :

« Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ».

(Jean 3.16).

Matt. 11 : 28.
Matt. 8: 34.
Matt.7:24.
Matt. 10: 32-33.

Matt. 12: 50.
Luc 6: 47.
Luc 12: 8.
Jean 4: 13.

Jean 11 : 26.
Jean 12: 46.
Actes 2: 21.
Actes 10: 43.

Rom. 9: 33.
Rom. 10: 11, 13.
I Jean 2:23.
I Jean 5: 1.

Passages enseignant la prédestination :

« Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis. je vous ai choisis du milieu du monde ».

(Jean 15: 16, 19).

Jean 13: 18.
Actes 13: 17.

I Cor. 1 : 27.
Eph. 1: 4.

Jacq. 2: 5.
II Thess. 2: 13.

Et d'autres textes encore.

Une comparaison des passages ci-dessus montre que l'homme est en mesure de dire NON à Dieu, avec toutes les conséquences temporelles et éternelles qui peuvent en découler. La même comparaison nous enseignera qu'il est exhorté à dire OUI à Dieu (à moins que le Dieu qui l'exhorte ne se moque de lui !). Mais remarquez bien le point suivant: quand un homme dit OUI à Dieu, il s'aperçoit qu'il était prédestiné à faire ce choix, et que Dieu, selon son conseil éternel, avait prévu (non déterminé) la décision affirmative. L'homme n'était pas nécessairement prédestiné à dire NON quoique Judas fut prophétiquement désigné comme le « fils de la perdition » (préconnaissance).

Le point central est ceci: l'homme est exhorté, il est invité à dire OUI. Il peut le faire et il le fait. Mais quand il accepte l'invitation, il découvre qu'il était prédestiné à agir dans ce sens et que Dieu avait prévu une décision affirmative. Mais si dans le cas de Judas, il y a eu une préconnaissance du NON, dans le cas de tous les chrétiens, c'est un OUI prédestiné qui émerge lorsque, regardant en arrière, ils considèrent la parfaite liberté de leur choix! Le point de vue qui consiste à concilier la liberté avec la prédestination ne peut évidemment pas être abordé par la simple logique.

Du point de vue humain, la première exclut la seconde. C'est un paradoxe. Ayant reconnu cette situation, nous devons poser la question : « La réalité, incluant les deux valeurs, est-elle en elle-même intrinsèquement paradoxale ou bien y a-t-il une faille dans notre description de la réalité ? ».

La réalité placée devant nos yeux est multidimensionnelle et probablement éternelle, tandis que nous vivons dans trois dimensions, et de plus nous sommes limités dans le temps. Comme tels, notre compréhension est temporelle et bornée. C'est ainsi que nous essayons de saisir les contours d'une réalité apparemment sans limites par le canal de nos possibilités de langage, d'un langage forcément limité et généralement insuffisant dans ce domaine. Or, exprimer cette réalité est semblable à l'essai de présenter une formule de probabilités en utilisant les chiffres 1 à 10, sans l'aide de l'algèbre.

La lumière, une réalité ?

Voici une autre illustration. La lumière, telle que nous la connaissons, est un phénomène qui fait partie de notre univers. Nos yeux se réjouissent à la lumière. Cependant, si nous sommes appelés à saisir la réalité de la lumière, nous butons contre de nombreuses difficultés. Nous pouvons la décrire comme étant corpusculaire ou ondulatoire. Il serait assez logique de dire qu'elle ne peut être simultanément l'un ou l'autre. Si elle est formée de particules, elle ne peut être onde pure. Une définition exclut l'autre. Cependant la physique enseigne que la lumière ne peut être décrite qu'au moyen des deux définitions.

Le champ de la difficulté réelle est maintenant délimité. Le dilemme concernant la lumière n'est pas le fait même de la lumière, mais de notre essai d'expliquer le phénomène avec notre langage limité. L'aspect ondulatoire et l'aspect corpusculaire semblent s'exclure, mais l'un et l'autre sont unis dans ce que nous appelons lumière. Ainsi, le paradoxe apparaît seulement dans notre description aux termes insuffisants pour des réalités si complexes.

Nous pouvons essayer de surmonter la contradiction apparente de la description de la lumière, soutenant qu'elle est soit de nature ondulatoire, soit de nature corpusculaire, simplement parce que dans notre logique elle ne peut être l'une et l'autre tout à la fois. Mais si nous laissons de côté l'une des définitions en faveur de l'autre, nous sommes manifestement dans l'erreur... Car une seule d'entre elles ne suffit pas pour expliquer l'ensemble. Les deux sont nécessaires pour fournir une explication satisfaisante du phénomène.

Liberté et non-liberté

Nous revenons à notre question de liberté et de « non-liberté ». Si nous maintenions notre point de vue que le fait du libre choix exclut la possibilité de la prédestination, alors nous tomberions dans la même faute que celle décrite ci-dessus, à savoir que la lumière n'est pas simultanément corpusculaire et ondulatoire. Le fait est cependant établi que libre choix et prédestination existent l'un à côté de l'autre et expriment une réalité multidimensionnelle. Nous avons de la peine à concevoir que ces deux faits ne s'excluent pas, mais qu'ils se complètent. En laisser tomber un conduit à se faire une fausse image de la réalité.

Ainsi, nous soutenons que la liberté de choix est aussi réelle que la prédestination. La réalité comprend l'une et l'autre, et les deux décrivent la réalité. Cela nous amène à souligner une conséquence essentielle : si le libre choix est une réalité, alors les conséquences de ce choix sont inéluctables et gardent toute leur valeur -face à la pré-destination qui demeure, parallèlement, valable aussi.images--9-.jpg

Ainsi, étant en mesure de me déterminer, je ne dis pas NON à Christ. Et de plus, je sais que mon OUI, dans l'éternel conseil de Dieu - ultime réalité - est un OUI préconnu et prédéterminé. Selon mes connaissances, la Bible ne parle jamais d'un NON de la part de l'homme comme ayant été prédéterminé, mais seulement préconnu. Eliminer le libre choix ou la prédestination reviendrait à supprimer un des aspects de la réalité.

Il est important de se rendre compte des difficultés rencontrées pour définir l'infini et l'éternel dans l'espace et dans le temps. Ce sont des phénomènes pour lesquels notre pensée et notre langage sont encore inadéquats. Mais il tombe sous le sens que l'un des aspects de la vérité, celui du libre arbitre, devait être mis en évidence pour en clarifier le message. Pour faire la part des choses, nous avons désiré présenter aussi la question de la prédestination. Si le libre choix existe, et les Ecritures et l'expérience chrétienne l'affirment, alors il existe dans toute sa force, avec toutes les conséquences telles que 'nous les avons tracées.

Lutte invisible

Il est évident, d'après ce qui précède, que Dieu cherche à obtenir de l'homme qu'il prenne une décision. Il vise à l'influencer pour le bien. Cette activité est entièrement légitime et n'interfère aucunement avec notre liberté d'action. De plus, l'Ecriture sainte enseigne que l'on ne découvre pas, dans ce domaine, uniquement les effets de cette action vers le bien. Il y a aussi, oeuvrant contre le désir de Dieu, contre l'Esprit-Saint, une activité contraire dont le but est d'influencer l'homme pour le mal. Tout comme un être personnel bon (Dieu) nous sollicite pour le bien, ainsi un être personnel mauvais (Satan) nous sollicite pour le mal. La Bible enseigne que les hommes n'ont pas seulement à lutter contre « la chair et le sang » dans cette vie, mais aussi contre des puissances spirituelles « de méchanceté » dans les « lieux célestes ». La pleine réalité de ce fait, dans la lutte pour subjuguer la volonté de l'homme, contre son bien, est tout à fait sous-estimée de nos jours, où les masses ne croient plus ni en Dieu, ni en Diable. Tout un livre serait nécessaire pour essayer de traiter cette question d'une manière convenable.

D'après « Un Dieu d'amour », Editions Telos.

Lien : http://www.promesses.org/arts/51p253-256f.html

 

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LE JUGEMENT DES CROYANTS

10 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le jugement des croyants

Jacq. Rouge

Voilà un titre qui ne manquera pas d'étonner, voire d'inquiéter plus d'un lecteur. Comment devrons-nous passer par un jugement, alors que nous sommes si sûrs de notre salut ?

Lisons plutôt ce que dit la Bible, parole inspirée de Dieu :

« car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (II Cor. 5.10).

Les destinataires de cette épître

Cette parole s'adresse à des croyants, convertis, nés de nouveau et sauvés, parmi lesquels s'insère l'apôtre Paul. Tous (les chrétiens) devront comparaître devant celui « dont les yeux sont comme une flamme de feu » (Apoc 1.14), et qui peut dire « Je connais tes œuvres » (Apoc. 2.2). Mais ce jugement, plus exactement cet examen, ne porte pas sur la question du ou des péchés.

Sécurité parfaite et éternelle du racheté

La Croix, où mourut notre Sauveur, est le lieu où le jugement fut exécuté de façon définitive sur notre nature de péché (Es. 53.5). Les péchés sont oubliés: « Tu as jeté derrière toi tous mes péchés » (Es. 38.17). « C'est moi qui efface tes transgressions... Et je ne me souviendrai plus de tes péchés » (Hé. 8.12), (cf. Jér. 31.34). « Il n'y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rom. 8.1).

« L'Eternel délivre 1'âme de ses serviteurs, et tous ceux qui l'ont pour refuge échappent au châtiment » (Ps. 34.23). Jésus-Christ lui-même déclare : «. celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5.24).

Ces quelques passages attestent, parmi beaucoup d'autres, la sécurité de quiconque met sa confiance en Jésus pour son salut. Dieu ne revient pas sur ce qui a été jugé et expié une fois pour toutes à la Croix.

Jugement des œuvres

Le jugement dont il est question ici concerne les rachetés enlevés à la rencontre du Seigneur (I Th. 4: 16), qui tous « comparaîtront devant le tribunal de Christ » (II Cor. 5.10), ou « tribunal de Dieu » (Rom. 14.10). - C'est un jugement qui porte sur la vie ou les œuvres du croyant.

Sauvés par la foi pour les œuvres

En I Cor. 3.12-15, il est question du fondement de notre salut: Jésus-Christ (v. 11) sur l'œuvre duquel repose notre certitude du pardon et de la vie éternelle, certitude acquise à la foi par l'œuvre parfaite de Christ.

Mais si c'est « par la foi sans les œuvres de loi » (Rom. 3.28) « par la grâce... par le moyen de la foi » (Eph. 2.8) que nous sommes sauvés, nous le sommes toutefois pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées, « afin que nous les pratiquions » (Eph. 2.10). Nous nous sommes « convertis à Dieu pour servir le Dieu vivant et pour attendre des cieux son Fils... » (I Th. 1.9-10). D'autre part, l'authenticité de la foi se prouve par les œuvres (Jacques 2.14-26).

C'est chaque détail de la vie et des œuvres du croyant qui sera mis en lumière en ce jour, « car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu » (Mt. 10.26).

la qualité de la construction

Selon I Cor. 3.12, il est possible de bâtir sur le fondement, qui lui, reste inaltérable et sûr, avec deux catégories de matériaux :

1. l'or, l'argent et les pierres précieuses.
2. le bois, le foin et le chaume.

Une chose est à relever ici, c'est que dans la nature, la première catégorie se trouve en moins grande quantité que la seconde. De ce phénomène, on peut déduire que dans le domaine spirituel, la quantité des œuvres et l'intensité des activités ne sont pas forcément un critère d'appréciation pour le Seigneur. La valeur de notre service sera révélée « en ce jour » (I Cor. 3.13). « C'est pourquoi ne jugez rien avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur » (I Cor. 4.5).

« Si l'œuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense » (v. 14). L'or, l'argent et les pierres précieuses, contrairement au bois, au foin et au chaume, résistent à l'épreuve du feu.

La source de toute œuvre valable

« Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15.5).

Voici une parole importante qui nous permet de définir ce qui pourra supporter l'épreuve du feu. Christ est le cep. Tout comme le cep transmet la vie au sarment qui lui est attaché ainsi le Christ donne au croyant, qui lui est uni, Sa vie et Sa force. Le sarment ne produit pas de fruit, mais il PORTE le fruit que le cep alimente au moyen de la sève qu'il fait passer au travers du sarment.

L'or, L'argent 'et les pierres précieuses sont ces œuvres qui découlent d'une communion intime et constante avec le Seigneur, dont le résultat est « l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5.22).

Des œuvres qui, tout en ayant l'apparence d'œuvres spirituelles, ne prennent pas racine en Christ, ne découlent pas d'une vie de communion avec Lui, n'ont pas de valeur à ses yeux (I Cor. 13.1-3). Ce qui résulte d'un zèle humain et charnel, risque bien d'être consumé (id. 3.15), tout comme le bois, le foin et le chaume. Il est, bien entendu, question ici de la destruction de l'ouvrage, et non du chrétien, qui lui, « est sauvé comme au travers du feu », tout « en perdant sa récompense » (v. 15).

Jugement sur les dispositions intérieures

Ce jugement portera aussi sur les intentions profondes et les mobiles qui ont motivé les actes. « Le Seigneur mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et manifestera les desseins des cœurs » (I Cor. 4.5).Tout travail, même domestique, manuel, aura sa récompense. « Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. (1 Cor. 3.8). «Votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur » (id. 15.58). « Car Dieu n'est pas injuste pour oublier votre travail et l'amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints » (Héb. 6.10). « Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense » (Mt. 10.42).

Le plus humble travail sera estimé au même titre que l'œuvre de grande envergure: « celui qui plante et celui qui arrose sont égaux » (I Cor. 3.8).

C'est sur l'attitude du cœur que le Seigneur se prononcera. « Et quoi que vous fassiez, en paroles ou en œuvres, faites tout au nom du Seigneur Jésus. (Col. 3.17). « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (id. 23). Ce que ne fit pas celui qui n'avait reçu qu'un talent (Mt. 25.14-30).

Cette parabole nous apprend aussi que si les dons et les capacités diffèrent de l'un à l'autre, la récompense est la même (id. v. 21 et 23), en raison de l'égale fidélité des serviteurs.

La fidélité dans le service qui nous est confié est donc un point important pour l'appréciation que le Seigneur fera de notre travail. Les œuvres les plus en vue ne seront pas forcément les mieux récompensées. Ce pourrait même être le contraire, selon la parole de Jésus en Mt. 6.2,5.

« L'œuvre cachée est la plus belle, la plus près de Dieu et de son cœur, la plus entièrement à lui: Il la reconnaîtra telle au jour où il manifestera ce qu'Il aura donné et approuvé. (Nouveau recueille de pensées de J.N.D., page 51).

Service chrétien et rapports mutuels dans l'Eglise, la famille et la société

La perspective du retour de Christ et du règlement de comptes qui s'en suivra doit aussi inspirer la conduite du croyant dans les divers domaines de sa vie. L'apôtre Pierre, dans sa première épître, chapitre 5.1-4, s'adresse aux anciens qui ont une responsabilité dans l'Eglise pour paître le troupeau. Il leur précise la manière dont ils devront s'acquitter de leur tâche : « Lorsque Le souverain berger paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire » (v. 4).

Ensuite, dans les v. 5 et 6, il s'adresse aux jeunes en leur recommandant la soumission aux anciens et conseille à tous d'être revêtus d'humilité dans leurs rapports mutuels « ...afin que Dieu vous élève au temps convenable » (v. 6).

En Ephésiens 5.22 à 6.9 et Colossiens 3.18 à 4.1, Paul pose les bases des relations entre époux, parents et enfants, maîtres et serviteurs, « sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel » (Col. 4.1), « sachant que chacun, soit esclave soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien » (Eph. 6.8).

Au travers de ces quelques textes, nous voyons que la vie du croyant sera examinée sous tous ses aspects et que rien n'échappera au regard de flamme du Seigneur. Tout ce qui reste encore obscur aujourd'hui sera mis en lumière. Toute mésentente, tout dissension qui n'aura pas été réglée ici-bas, devra nécessairement être mise en ordre à ce moment-là. D'où l'importance, autant que cela dépend de nous, de rechercher la paix avec tous et de nous placer journellement sous le jugement de la Parole de Dieu afin que toute scorie soit ôtée, afin de n'avoir pas à subir une perte au jour de l'épreuve du feu.

Dieu, dans sa grâce, nous offre aujourd'hui la possibilité de nous mettre en ordre en confessant tout ce que le Saint-Esprit nous dévoilera être en désaccord avec la volonté de Dieu dans nos vies. De plus, Il nous assure une rémission totale et parfaite.

le but du Seigneur

est de « faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable » (Ep. 5.27).

Il reste à l'actif de l'Eglise en général, et du croyant en particulier ce « vêtement d'un fin lin éclatant et pur; car ce fin lin, ce sont les œuvres justes des saints » (Apoc. 19.8).

Dès aujourd'hui, nous pouvons-nous laisser purifier par « l'eau de fa Parole » (Ep. 5.26). « Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est La vérité » (Jean 17.17). La Parole de Dieu, par 1'action du Saint-Esprit, peut nous montrer tout ce qui ne convient pas dans notre vie et nous amener à le confesser et à l'abandonner. Nous avons la promesse que « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et « nous purifier de toute iniquité » (I Jean 1.9). Et « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (id. v. 7).

Dans un prochain article nous parlerons des récompenses que Le Seigneur accordera aux siens, en ce jour. Pour l'instant, laissons-nous pénétrer du sérieux de ces avertissements, non pour nous effrayer ou nous décourager, mais au contraire pour nous inciter à rechercher une communion toujours plus étroite avec Le Seigneur, afin de vivre une vie qui corresponde à ce qu'Il attend de nous, tant sur le plan personnel que communautaire.

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Une charte pour l'entreprise

8 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Une charte pour l'entreprise

Jean-Yves SALIN

Préambule

Quelles sont les catégories "socio-professionnelles" condamnées par le Nouveau Testament ? En fait, une seule: celle des prostituées. Pourquoi ? Simplement parce que leur activité est inséparable du péché d'idolâtrie qu'est l'immoralité.

Pourtant l'ensemble du Nouveau Testament et l'Evangile en particulier regorgent de rencontres diverses. ]ésus, mais aussi ]ean-Baptiste, sont souvent interpellés par leurs contemporains : que devons-nous faire ?

Luc 3.12-14, nous rapporte les conseils que ]ean-Baptiste donna, par exemple, aux percepteurs et aux militaires, pour leur permettre de continuer leur activité professionnelle sans s'éloigner du Père.

17.14-15) et même mis en évidence pour que nos proches voient nos bonnes œuvres et qu'ils en glorifient notre Père qui est dans les cieux (Mat 5.15-16). Sans distinction de classe sociale, Dieu veut que nous répandions en tout lieu, l'odeur de la co naissance de Christ (2 Cor 2.14), le parfum de la grâce. Et comment entendront-ils parler s'il n'y a personne qui prêche? (Rom 10.14)... là où ils sont.

S'il n'y a pas de doctrine de l'entreprise chrétienne dans la Bible, il y a une doctrine de l'entrepreneur chrétien qui, au travers de son activité, proclamera la gloire du Père dans sa sphère professionnelle et aussi auprès de ses employés. Par son comportement il laissera une empreinte différente dans les milieux décisionnaires à l'instar de Joseph, Esther, Daniel et bien d'autres.

Le dirigeant

Pour lui même d'abord, le dirigeant doit clairement se positionner: qu'il soit salarié, gérant ou P.D.G. - pour prendre exemple sur les statuts français - il est numéro 2, gérant de ce que Dieu lui a confié, parce qu'il nous est demandé de faire toute chose comme pour le Seigneur, pour sa gloire (1 Cor 10.31) et en rendant des actions de grâces (Col 3.17).

Mais, comme en toutes choses d'ailleurs, les excès et la confusion mènent à la destruction. Pour les excès, la Parole de Dieu, nous recommande d'être vigilants et de ne pas prendre le nom de l'Eternel comme prétexte ou à la légère (Ex 20.7).

Pour la confusion, nous pouvons nous appuyer sur le texte de Matthieu 6.24 «vous ne pouvez servir Dieu et Mammon». Ce texte n'est pas un appel à la pauvreté, c'est un principe de gestion des richesses. L'entrepreneur qui doit le développement économique de sa société, ne doit pas servir le système économique universel et encore moins le promouvoir. Si la contradiction n'est qu'apparente, la rupture est profonde. L'activité économique "moderne" est une recherche du profit (pouvoir) personnel. L'entrepreneur chrétien qui ne peut souscrire à cette définition, s'inscrira en faux. Le rayonnement de sa prise de position augmentera avec la croissance de sa société.

Conscient de l'importance de la tâche qui lui est confiée, le dirigeant - tout comme les bons et fidèles serviteurs de Luc 19.17- sait qu'il doit racheter le temps, car les jours sont mauvais, sans être inconsidéré et comprenant la volonté du Seigneur (Eph 5.17). Placé comme une lampe au milieu des ténèbres, il aura soin d'agir dans la clarté. L'honnêteté peut même ébranler un contrôleur fiscal (1 Pi 2.15), particulièrement formé à la suspicion !

Les actionnaires

L'homme est ainsi fait, qu'il a besoin du conseil des autres pour diriger sa vie (Pr 13.10). Seul l'ennemi cherche à nous isoler. La loi sociale également incite le dirigeant à s'entourer d'un conseil d'administration, qui est normalement constitué d'actionnaires.

Au moment de la création d'entreprise, le dirigeant veillera particulièrement au choix de ses associés. Pour garder sa liberté d'action (chrétienne), il lui faut rejeter toute association disparate avec des non-chrétiens. Il aura à subir une forte pression extérieure qui tentera de le faire dévier de sa position, si en plus il se trouve avec un ver à l'intérieur, la situation risque de devenir très vite intenable (2 Cor 6,14). C'est donc auprès de chrétiens professionnellement et spirituellement qualifiés, qu'il recherchera le soutien qui le rendra solide (Ecc 4.12). Seul un frère ou une sour pourra le rappeler à l'amour et aux bonnes oeuvres (Héb 10.24).

Le dirigeant doit accepter de recevoir les conseils.

Le dirigeant doit accepter de donner.

Au percepteur et au militaire, Jean-Baptiste a adressé le même conseil: "Attention au profit personnel !" Le jeune homme riche de Luc 18, plus attaché à ses richesses personnelles qu'à son envie de service, devint triste. Avec le temps, celui qui thésaurise se laisse lier par ses richesses, jusqu'à en oublier les vraies priorités (Luc 12.21). 
Partout la Bible nous dit que Dieu donne à ses enfants et leur demande de partager. L'Ecclésiaste nous précise même "donne une part à sept et même à huit" (Eccl 11.2). Le dirigeant doit accepter de partager.

Le personnel

Avant d'aborder, ou plutôt de revenir sur le rayonnement extérieur, voyons le rayonnement intérieur.

Pour beaucoup, la gestion du personnel en est restée au stade de «diviser pour régner»; la rétention d'information est la forme la plus courante du pouvoir. D'autres essayent honnêtement de se former en suivant des cours de «management».

Pour nous qui sommes ambassadeurs de Christ et représentants du royaume, lorsque nous sommes pères, nous devons gérer nos relations avec nos enfants comme le Père le fait avec nous. De même, en tant que chef d'entreprise - leader - nous avons de nombreux modèles sur la conduite des hommes, le recours à Dieu, la délégation, la récompense ou la correction.

Former pour déléguer

Le fondement essentiel à ne perdre de vue sous aucun prétexte est que nous sommes là pour transmettre autour de nous la part de grâce qui nous a été communiquée: recréer l'espoir dans ce monde désespéré !

Si l'employé est chrétien, la situation est plus délicate encore. D'abord parce que les Epîtres nous apportent des prescriptions particulières telles que : Maîtres ne menacez pas votre serviteur (Eph 6.2) ou Serviteurs ne méprisez pas votre maître, mais servez le avec plus de zèle encore (2 Tim 6.2). Les dérapages résultent en général de la confusion du double rapport dirigeant-employé et frères en Christ. Ensuite parce que le dirigeant devra veiller à ce qu'à aucun moment l'employé non chrétien puisse ressentir une disparité dans la qualité des relations humaines au sein de l'entreprise.

Activité et clientèle

Le carnet de commande est et reste le point central de l'entreprise. Le dirigeant chrétien a entre les mains deux cartes sûres: providence et compétence.

Providence parce que notre Père céleste sait ce dont nous avons besoin (Mat 6.32). Dans 1 Rois 17.6, les corbeaux amènent la nourriture matin et soir, aux heures des repas et dans 2 Rois 4.6 l'huile, manifestation de la providence, ne s'arrête de couler que lorsque les récipients disponibles sont pleins.

Compétence, parce que même si le Seigneur pourvoit, l'entrepreneur aura à développer le même engagement et le même savoir-faire que ses concurrents athées. Notons au passage qu'à la compétence naturelle, pour ceux dont le cour est bien disposé, l'Eternel ajoute encore du savoir-faire (Ex 35.31,35; 36.2).

Compétence, parce qu'en face du client nous devons être irréprochables... au milieu d'une génération perverse (Phi12.15).

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Le principe économique mis en œuvre est "l'oïkonomia" (faire fructifier un bien confié pour assurer la subsistance de plusieurs) et non le "chrematiske" (recherche du profit personnel).

La réussite n'est pas le signe de la bénédiction de Dieu sur notre vie professionnelle; il peut la donner un temps, il peut l'écarter de notre route selon son bon vouloir - sa bonté me rassure.

L'entreprise n'est pas une finalité en soi, elle n'est qu'un terrain d'expérimentation de notre foi. L'entrepreneur veillera à rester dans les dispositions d'esprit de Salomon: Ecoutons la/in du discours : crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal (Ecc 12.13-14).

N.d.l.r. - L'auteur de cet article est chef d'entreprise à Lille où il a créé sa propre entreprise il y a quelques années. La vision biblique du monde englobe l'éthique du travail tant pour l'entrepreneur que pour l'ouvrier chrétien. Cela touche, bien entendu, l'économie. Nous vivons des temps difficiles; les valeurs de l'éthique chrétienne ont été mises au rancart, et l'économisme humaniste est en train de ruiner la société occidentale. Nous invitons entrepreneurs et ouvriers chrétiens à réfléchir sérieusement sur ce thème. Nous attendons avec plaisir vos remarques et suggestions dans l'engagement de ce combat à la gloire de Dieu: contribuer ensemble à la gestion de la terre selon le mandat divin reçu dans Gen 1.28-31.

Nous recommandons la lecture du livre .Vision chrétienne du monde. par B. Walsh et R. Middleton (Editions Sator).

H. Lüscher

Lien : www.promesses.org

 

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La défaillance d'Elie

8 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Lire I Rois 19.

Michel Perrot

« Je suis le Cep, VOUS êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, CAR SANS MOI VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE. »

(Jean 15: 5).

I) Elie sous le genêt - 1-4.

On a peine à réaliser que, chronologiquement, les événements du chapitre 19 suivent immédiatement ceux du 18; où donc est cet homme de feu qui triomphait des prophètes de Baal à la montagne du Carmel et qui courait devant le char d'Achab ? Où est Elie ? Sous un genêt, anéanti, désespéré et demandant la mort. Quelle est la raison d'une telle défaillance ? A première vue, on serait tenté de répondre que c'est la terrible menace de Jézabel, mais il y a une raison bien plus profonde que celle-là: Elie n'est plus en communion avec son Dieu, il ne se nourrit plus des paroles de Dieu. Bien qu'il ait déployé une énergie considérable, une foi et un courage remarquables, bien qu'il ait triomphé sur toute la ligne, Elie n'a pas su rester profondément attaché à son Dieu ; rien n'est plus important que de maintenir avec le Seigneur une communion de tous les instants, sans lui nous ne pouvons rien faire (Jean 15: 5). Autant nous sommes forts lorsque nous restons attachés au divin cep, autant nous devenons faibles et vulnérables lorsque nous quittons cette position. Satan le sait bien et c'est la raison pour laquelle il multiplie attaques et ruses, afin que nous quittions ce sûr chemin et devenions ainsi pour lui une proie facile. Alors que jusqu'à ce jour, les ordres de l'Eternel avaient décidé de toutes les actions d'Elie, nous le voyons maintenant dirigé uniquement par la peur, fuir devant une femme pour sauver sa vie. Quel triste changement ! Ne touchons-nous pas ici à la raison profonde de nos défaillances ? Nous pensons souvent que les circonstances difficiles sont les vraies raisons de nos défaites, alors que c'est dans nos cœurs qu'il faut en rechercher la cause véritable ; nous n'avons pas su maintenir nos regards sur Christ et alors nous nous sommes retrouvés sous un genêt.
Et pourquoi Elie n'utilise-t-il pas la prière, lui qui en connaissait, par expérience, l'efficacité ? Il avait prié avec instance pour qu'il ne plût point et le ciel était devenu d'airain, puis il avait prié de nouveau et la pluie était venue (Jacques 5 : 16 b - 18); le fils de la veuve de Sarepta était tombé malade, puis il était mort ; Elie avait invoqué l'Eternel qui avait entendu sa voix et rendu la vie à ce jeune homme il s'était adressé à l'Eternel au sujet du taureau, et le feu était descendu du ciel et l'avait consumé. Si notre prophète s'était servi de la même arme, assurément, le Dieu Tout-Puissant, le Dieu fidèle lui aurait encore répondu et aurait su arrêter le dessein meurtrier de Jézabel, mais hélas il oublie les leçons du passé, aussi est-il sans ressources devant l'épreuve.

II) Un gâteau cuit et une cruche d'eau - 5-8.

Rien n'est plus insensé et dangereux que d'accabler, par un interminable discours, un homme éprouvé et affligé ! C'était la méthode des amis de Job. C'est l'art de tourner le couteau dans la plaie. Le silence est parfois préférable aux messages les plus fidèles. Le Dieu d'amour nous donne ici une belle leçon. Il arrive qu'un homme atteigne un tel degré d'épuisement moral, que seul un temps de repos peut lui faire du bien. Dieu laisse son serviteur se reposer. Puis, et cela est vraiment touchant, Dieu envoie auprès d'Elie un ambassadeur du ciel ; dans le passé, Dieu s'était servi de corbeaux pour le nourrir, puis de la veuve de Sarepta, mais ici tout a changé, devant la douleur de son ami, Dieu déplace un ange comme pour lui dire tu vois, je suis encore avec toi, je suis là près de toi, sois sans crainte, ne te décourage pas. Pas de longs discours ! Pas de reproches Un gâteau cuit et une cruche d'eau. Ah ! Cher lecteur déprimé, cher ouvrier du Seigneur lassé au point de vouloir, comme Elie, déposer les armes, apprends par ce récit, qu'il existe une manne céleste, un succulent gâteau, un merveilleux pain de vie (Jean 6 35), c'est le Seigneur Jésus ; lève-toi, mange, le chemin est trop long pour toi. Apprends encore, comme la Sama­ritaine (Jean 4), qu'il existe une eau capable de désaltérer les soifs les plus brûlantes de ton âme, cette eau, l'homme de Sychar peut te la donner ; mais prends-tu le temps de cultiver cette précieuse communion avec Jésus, sais-tu, comme Jean lors du dernier souper, te tenir sur le sein de Jésus ? (Jean 13 23). Qu'il est donc doux de vivre près de lui !
Ainsi, sans reproches et sans longs discours, Dieu montra à son serviteur le point de départ de sa chute, il n'avait pas su se nourrir des paroles de Dieu et, manquant de ces indispensables ressources, il s'était trouvé sans forces devant la colère de Jézabel.

III) « Une voix douce, subtile » (version Darby) - « un murmure doux et léger »(version Segond) - 9-18.

Après une marche de quarante jours et de quarante nuits, Elie arrive à Horeb et entre dans une caverne. Que se passe-t-il dans son cœur ? Ressasse-t-il d'amères pensées contre Israël qui avait méconnu l'appel que Dieu lui adressait par son ministère ? La parole de l'Eternel le fera sortir de cette sombre méditation « Que fais-tu ici, Elie ? ». Rien n'est plus solennel que les questions de Dieu La première que nous rencontrons dans la Bible obligea Adam à reconnaître sa profonde misère morale, face à ce « Où es-tu ? » (Genèse 3 9); il dut avouer qu'il n'était plus dans la position où Dieu le voulait. D'autres furent adressées au meurtrier Caïn « Où est ton frère Abel ?... Qu'as-tu fait ? » (Genèse 4 : 9-10). Par la triple question M'aimes-tu (Jean 21 : 15-19), le Seigneur Jésus sonda, transperça, mais restaura l'apôtre Pierre. « Que fais-tu ici, Elie ? » Es-tu bien dans la position qui convient ? Es-tu dans le lieu où je te désire ? Dis-­moi, est-ce d'après mon ordre que tu es à Horeb ? Quel est le motif de ce voyage qui t'a amené jusqu'ici ? Voyons quelle est sa réponse et examinons-la attentivement. « J'ai déployé mon zèle pour l'Eternel, le Dieu des armées ; car les enfants d'Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l'épée tes prophètes ; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m'ôter la vie ». Tout d'abord, ne nous y trompons pas, bien qu'il ne l'exprime pas ouvertement, c'est une plainte qu'il adresse à Dieu contre Israël, Romains 11 : 2-3 le dit clairement. Alors qu'il aurait dû intercéder en faveur d'Israël, il l'accuse, il souhaite que Dieu intervienne pour le châtier; ce n'est pas ainsi qu'aurait dû s'exprimer un homme dont la mission était de ramener le cœur du peuple à son Dieu. Il est bien loin d'atteindre le niveau de Samuel qui lui, considérait que c'était un péché de cesser de prier pour Israël (I Samuel 12 : 23). Il estime qu'il est resté seul, mais Dieu lui répondra qu'il y a sept mille hommes qui n'ont pas fléchi les genoux devant Baal ; Elie, le grand solitaire, les ignorait; certes, ils ne possédaient pas une foi aussi forte que la sienne, mais ils constituaient cependant le résidu fidèle de cette époque. Ainsi, Elie se préoccupait bien peu des croyants de son temps, et c'était une chose navrante, son successeur Elisée saura les trouver et les rassembler. Il dit encore que les enfants d'Israël ont renversé les autels de l'Eternel alors qu'il venait de rétablir un autel formé de douze pierres à la montagne du Carmel. En un mot, dans sa réponse, le « moi » se manifeste. On peut dire que les caractères les plus remarquables portent toujours une ou plusieurs failles, le cas d'Elie le prouve; seul, Jésus fut rigoureusement parfait dans toute sa marche. Quelle perfection ! Quelle beauté morale nous trouvons dans toute sa personne ! Sur ce clavier, le Père fit résonner, dans un monde où règne la discordance, une mélodie pure, harmonieuse, unique. Ne manquons pas d'écouter, en lisant les quatre Evangiles, cette sublime symphonie.

Un vent fort et violent.., un tremblement de terre.., un feu...

ces choses ne nous parlent-elles pas du caractère de notre prophète ? Le chapitre 18 nous le montre agissant tel un vent impétueux. Et il était habitué à voir les démonstrations de la puissance de Dieu, il avait vu le feu descendre du ciel, en réponse à sa prière. Toutes ces choses lui étaient donc familières. Mais la parole insiste pour nous dire que l'Eternel n'était ni dans le vent, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, il ne faut pas confondre une manifestation de la puissance de Dieu avec Dieu lui-même. Comme il est nécessaire de distinguer don et donateur les bénédictions sont utiles et nécessaires sur les chemins de la terre, mais c'est à celui qui bénit, c'est-à-dire à la personne même du Seigneur que nous devons nous attacher.
Mais voici qu'une voix douce et subtile se fait entendre, et cette voix-là, Elie ne la connaissait pas; alors il sort de sa sombre caverne, et, comme les séraphins se couvraient la face de leurs ailes (Esaïe 6 : 2), il s'enveloppe avec révérence le visage de son manteau. Mais quelle est cette voix mystérieuse ? C'est la voix du Dieu d'amour, c'est la voix du Dieu de la miséricorde, ce Dieu qui aurait voulu faire grâce à son peuple rebelle. Si Elie connaissait la sainteté de Dieu, il connaissait moins bien son immense bonté. Avec un remarquable équilibre, l'apôtre Jean, dans sa première épitre, nous apprend que Dieu est lumière, donc saint (I Jean 1 : 5), mais aussi qu'il est amour (I Jean 4 : 8). Et cette voix douce et subtile, c'est la parole de notre Père céleste dont nos cœurs ont tant besoin. Elie, tout habitué qu'il était aux démonstrations de la puissance de Dieu, n'avait pas pris le temps d'écouter cette voix si douce. Il n'avait pas su éveiller son oreille chaque matin pour écouter comme écoutent des disciples (Esaïe 50 : 4). Voilà donc la raison profonde de sa défaillance ! Et nous, chers lecteurs, prenons-nous le temps d'entendre sa douce voix? Pour le faire, nous n'aurons pas besoin d'aller à Horeb, il nous suffira d'ouvrir notre Bible et le Père ne manquera pas de s'adresser à nos cœurs lisons-la sans cesse, lisons-la avec prière. Mais, direz-vous, mes journées sont chargées et je n'ai pas le temps ! Alors, considérez que cette lecture est vitale, prioritaire éliminez ce qui est secondaire, ne privez pas votre âme de cette voix douce et subtile, ne courez pas le risque de vous retrouver un jour sous un genêt. Telle Marie de Béthanie, prenons l'habitude de vivre aux pieds de Jésus. - Notons encore les ordres nouveaux que Dieu donna à son serviteur (15-18).

IV) L'appel pour le service - 19-21.

La remarquable obéissance d'Elisée fait penser à certaines scènes de l'Evangile qui nous sont familières (Matthieu 4: 18-22 et 9 : 9). Nous sommes donc en présence d'un appel de Dieu pour un service particulier, il ne faut pas le confondre avec l'annonce du salut que tous sont appelés à recevoir. Jésus appela des hommes du peuple, sans grande culture, à devenir pêcheurs d'hommes. En lisant ces textes si simples, un de mes lecteurs entendra-t-il l'appel du maître pêcheur ? Alors qu'aussitôt, imitant ces disciples d'autrefois, il laisse tout pour le suivre, et que surtout, il n'oppose pas de « oui, mais ». Jésus dit: « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes »(Matthieu 4.19).

Lien : http://www.promesses.org/arts/36p189-192f.html

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UN PASSAGE DE TEMOIN REUSSI

5 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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L’exemple de Moïse et Josué

Timothée Wenger

De tout temps, l'être humain passe le témoin. Il le fait dans le cadre familial entre parents et enfants, dans le cadre professionnel, ecclésial et jusque dans la remise de la plus petite responsabilité.

Cette transmission à différents degrés comprend les valeurs éthiques, familiales, spirituelles et sociales. Souvent les protagonistes ne se rendent même pas compte de ce transfert.

Cadre historique

Le livre des Nombres fait partie des écrits de Moïse qui constituent les cinq premiers livres de la Bible, communément appelés le Pentateuque. La Genèse parle de l'origine, l'Exode de la présence de Dieu parmi son peuple, le Lévitique de la façon de s'approcher de Dieu, les Nombres de l'organisation du peuple et le Deutéronome est un rappel et un résumé des instructions fondamentales.

Ces cinq premiers livres de la Bible nous montrent comment Dieu choisit un peuple (Genèse), le rachète (Exode), le sanctifie (Lévitique), le dirige (Nombres) et l'enseigne (Deutéronome). Ils préfigurent le plan du salut en Jésus-Christ.

Dans la direction et l'organisation du peuple, le livre des Nombres indique bien des éléments utiles quant à l'attitude, la responsabilité, l'autorité et la charge des dirigeants :
– la consécration des Lévites dans leurs fonctions (chapitres 3-4, 8),
– la désignation des 70 anciens (11),
– la rébellion d'Aaron et Myriam contre l'autorité de Moïse (12),
– la révolte au retour des espions, et la fidélité de Caleb et de Josué (13-14),
– la révolte de Qoré, et la confirmation de Moïse et d'Aaron (16-17),
– la faute de Moïse et d’Aaron (20),
– les préparatifs pour l'entrée en Canaan (26-36).

C'est dans la préparation pour l'entrée en Canaan que nous trouvons le texte de Nom 27.15-23. Dieu demande à Moïse de monter sur une montagne, lui fait voir le beau pays et lui rappelle qu'il n'entrera pas dans la terre promise. Moïse, prévenu de sa mort prochaine, élève « un cri du cœur » vers Dieu pour demander un successeur, et le Seigneur répond.

Moïse premier conducteur spirituel

Moïse naît dans des circonstances où, comme tous les bébés mâles de son peuple, il est condamné à mourir. Il est choisi, sauvé et préparé par Dieu pour devenir le chef des Hébreux. Il reçoit une éducation aristocratique, étant instruit dans toute la science des Égyptiens. Son apprentissage de l'écriture lui sera utile pour transcrire les ordonnances de Dieu. Au pays de Madian, Moïse apprend à vivre dans le désert comme berger et à exercer la patience. Il entend l'appel divin, devant un buisson embrasé qui ne se consume pas.

Moïse conduit le peuple de Dieu hors d'Égypte, transmet la loi, et la manière d'entrer en communion avec Dieu. Moïse est le témoin vivant de l'alliance que Dieu a conclue avec son peuple au Mont Sinaï. Dans le N.T., il a l'honneur d'être présent lors de la transfiguration, aux côtés de Jésus et d’Élie.

Il ne s'est plus levé en Israël de prophète comme Moïse, que l'Éternel connaissait face à face. Il est incomparable pour tous les signes et prodiges que l'Éternel l'envoya accomplir au pays d'Égypte contre le Pharaon, contre ses serviteurs et contre tout son pays, et pour les actes redoutables qu’il exécuta avec autorité sous les yeux de tout Israël (Deut 34.10-11).

Suite à une désobéissance à Dieu, Moïse se voit interdit d’entrée dans le pays découlant de lait et de miel, c'est pourquoi il demande un successeur pour terminer son mandat. Moïse initie ce que son successeur est appelé à continuer : il démontre sa dépendance de Dieu à maintes reprises ; il responsabilise les anciens en les faisant participer à la conduite du peuple ; il enseigne et met en pratique la loi et les ordonnances de Dieu. Quand au caractère de Moïse, nous savons qu'il est humble (fort patient ou très doux, selon les traductions). Il est prêt à se donner totalement pour le peuple, jusqu'à intercéder pour le pardon de celui-ci au risque de sa vie.

1. Le besoin d'un successeur (Nom 27.15-17)

« Moïse parla à l'Éternel et dit : Que l'Éternel, le Dieu des esprits de toute chair, établisse sur la communauté un homme qui sorte devant eux et qui entre devant eux, qui les fasse sortir et qui les fasse entrer, afin que la communauté de l'Éternel ne soit pas comme des brebis qui n'ont point de berger. »

a) L'importance de la demande d'un successeur

Dans la perspective de la préparation à la transmission de charges, la demande d'un successeur est capitale. Pour transmettre une responsabilité, il est indispensable de découvrir une (ou plusieurs) personne(s) qui poursuive(nt) l'œuvre commencée.

A qui est adressée la demande ?

La demande est adressée à l'Éternel, « le Dieu des esprits de toute chair ». Moïse, en utilisant cette expression, démontre donc qu'il sait que c'est Dieu qui a autorité sur la vie, et dans cette attitude, montre humblement sa confiance en celui qui a déjà souvent répondu favorablement à ses requêtes.

Quelle est la demande ?

La demande est claire et précise. Moïse demande à Dieu d'établir (désigner, placer, nommer, donner) un homme sur la communauté. Moïse demande à Dieu de désigner un homme. Un autre devra conduire le peuple dans le pays promis et terminer le voyage. Il ne mentionne pas Josué dans sa prière : il est essentiel que ce ne soit pas Moïse qui désigne son successeur, mais Dieu lui-même.

Qu'est-ce qui motive la demande ?

Ce qui motive la demande de Moïse, c'est l'humilité, le don de soi et le souci pour son peuple en tant que berger expérimenté. Moïse désirait ardemment entrer en Canaan. Il sait maintenant qu'il n’y entrera pas. Mais Dieu tient parole selon le jugement qu'il a prononcé à Qadech, aux eaux de Meriba. Moïse réagit sans un mot de plainte. Il est préoccupé par la communauté de l'Éternel : il ne dit pas mon troupeau. Il ne se place pas au-dessus des autres, bien qu'il ait reçu l'autorité (déléguée par Dieu) sur le peuple.

 

b) Le profil du successeur

Dans la demande de Moïse, nous pouvons discerner deux éléments essentiels concernant le profil de son remplaçant :


- capable de diriger (faire entrer et sortir) : cette expression « entrer et sortir » désigne le commandement, la conduite du peuple ; l'image est tirée de l'office du berger à l'égard du troupeau ;
- capable de « paître » (berger) : le peuple d'Israël a besoin d'un conducteur qui le mène au combat dans la conquête de la terre promise, mais ce conducteur ne doit pas seulement être un guerrier. Il doit également savoir soutenir, encourager, enseigner, guider, soulager, et soigner le peuple.

c) La réponse souveraine de Dieu (Nom 27.18-21)

« L'Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Noun, homme en qui (se trouve) l'Esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute la communauté, et tu lui donneras des ordres sous leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, de sorte que toute la communauté des Israélites l'entende. Il se tiendra devant le sacrificateur Éléazar, qui consultera pour lui le jugement de l'ourim devant l'Éternel ; et lui-même, ainsi que tous les Israélites avec lui, et toute la communauté, sortiront sur l'ordre d'Éléazar et rentreront sur son ordre ».

Dieu répond à Moïse de façon précise et le met à l’œuvre. Dieu est souverain, il contrôle et dirige tout. Il demande cependant la participation de Moïse : Moïse n’est pas passif, mais responsable et actif, dans le courant de l’action de Dieu.

2) La désignation d'un homme préparé

a) Un homme courageux et fidèle

La mention initiale de Josué se trouve en Exode 17.8-16 lors du premier combat que les Israélites ont dû livrer après la sortie d'Égypte. Généralement, le contexte de la première mention d'un personnage dans la Bible nous donne des indications sur sa personnalité. Ici, Josué est nommé chef militaire pour sortir au combat. Josué fait partie des 12 espions qui vont explorer le pays de Canaan. C'est à ce moment-là que Moïse change le nom de Hochéa (salut) en Josué (L'Éternel sauve). Avec Caleb, il reste fidèle et confiant en Dieu, malgré la révolte des autres espions et du peuple. Ainsi Josué reçoit la promesse d'entrer dans le pays promis. Dieu l'a préparé à l'avance au travers de ces différentes étapes de vie.

b) Un homme en qui se trouve l'Esprit

Lors de la désignation officielle de Josué comme successeur, Dieu utilise l'expression « un homme en qui se trouve l'Esprit ». Il est vrai que, d’une manière générale, nul esprit humain ne peut exister ni subsister sans l’œuvre vivifiante de Dieu. Mais dans cette expression, il est également possible de comprendre que Dieu a imparti à Josué les qualités nécessaires à l’exécution de son futur mandat. Que Dieu lui ait donné toutes ces qualités dès le début de son ministère, ou qu’il les lui ait dispensées en temps opportun, le texte ne nous le dit pas. Le seul indice qui puisse nous faire pencher pour un complément d’équipement étape par étape est la mention dans Deut 34.9 de l'esprit de sagesse pour conduire le peuple, que Josué reçoit lors de l'imposition des mains de Moïse.

c) Un homme préparé

Josué est l'assistant de Moïse lorsque celui-ci monte sur le mont Sinaï. Nous le trouvons dans la tente de la rencontre lorsque l'Éternel parle à Moïse face à face. Assistant et confident de Moïse, Josué a l’occasion d’écouter ce que Dieu dit à son illustre aîné. En mettant Josué dans cette situation d'écoute, Dieu le prépare et le fortifie pour son mandat. Josué était donc idéalement préparé pour ce service (Nom 11.28 ; Ex 17.9ss ; 24.13 ; 32.17). Il avait également visité le pays de Canaan avec les autres espions (Nom 13.8 ; 14.6).

3) Le passage de témoin

a) Une nomination personnelle

« Prends Josué. » Sans développer longuement, nous soulignons que ce geste est important. Moïse n'est pas appelé à se mettre devant le peuple et à appeler « du haut de la chaire » celui qui deviendra son successeur. Il n'est pas suggéré de demander qui veut bien assumer ce travail. Prendre Josué signifie aller chercher un homme désigné par le souverain Berger, Dieu.

b) Une identification par l'imposition des mains

Dieu demande à Moïse de poser sa main sur Josué. Si Dieu fait cette demande avant de placer Josué devant le peuple, c'est parce que l'identification est plus importante. La présentation devant le peuple en découle. L'imposition des mains est un acte d'identification et de transmission. Celui qui transmet son mandat doit clairement indiquer qui est son successeur, et donner sa bénédiction. La manière de le faire à l'époque de Moïse était de mettre la main sur la tête.

c) Une mise à part visible

L'Éternel demande de présenter Josué devant deux témoins de cette transmission : le sacrificateur Éléazar et le peuple. Pourquoi devant le sacrificateur Éléazar ? Bien que rempli de l'Esprit, et honoré, le successeur ne doit rien faire sans demander conseil à Dieu, et ne pas se fier à son propre jugement. Cela souligne la réalité du gouvernement divin ! Éléazar est le représentant du système sacrificiel, seul moyen d'entrer en contact avec Dieu ; il est le médiateur entre Dieu et les hommes. Dieu demande également à Moïse de placer Josué devant tout le peuple. Le peuple doit savoir que Josué est désigné par Dieu et être témoin de la charge qu’il reçoit (et donc entendre les modalités de cette charge). Ainsi, la communauté entière participe comme témoin, donnant une validité juridique à une cérémonie où le rite de l'imposition des mains est pratiqué, symbole de la transmission d’une charge. Rien n'est fait en cachette, et comme Josué sera le conducteur du peuple, il importe que le peuple connaisse son nouveau conducteur.

d) Une transmission transparente

L’Éternel demande à Moïse de donner des ordres (des instructions) à Josué devant les Israélites. Les consignes de Dieu sont ainsi transmises afin que tous comprennent que même si Josué est investi de la charge suprême, Dieu reste le Souverain. Et qu'ainsi les membres du peuple prennent conscience de la charge que Josué porte, et qu'ils s’engagent à l'assister et à l'encourager. Quelles sont les consignes que Moïse donne à Josué ? L'ordre de conduire le peuple dans la crainte et l'obéissance à Dieu, d'être courageux, de marcher en tête du peuple lors de la conquête du pays promis, car il peut être assuré de la présence et de l'aide divine, et libéré de toute crainte des ennemis. Ces dispositions sont confirmées par Dieu en Deut 31.23. Si les ordres sont maintenant donnés devant le peuple, c'est afin que tout le peuple soit informé du but à atteindre et des promesses de Dieu. Ne pas donner d'ordres devant le peuple reviendrait à cacher les promesses de Dieu et à rendre confus le rôle du successeur.

e) Une transmission progressive

Moïse fait participer Josué à l'honneur du gouvernement civil ; il ne l'utilise plus comme serviteur, mais comme partenaire. Il lui donne une part d'autorité, et une part d'exercice de celle-ci. Non seulement pour l'introduire dans le gouvernement, mais aussi pour le rendre respectable aux yeux du peuple, afin que toute la congrégation d'Israël le reconnaisse comme législateur et gouverneur, s’attache à sa parole et obéisse à ses directives. Dans cette perspective, Moïse est appelé à prendre Josué à part pour un temps de formation spécifique. Josué doit l'accompagner et prendre sa place petit à petit. La transmission entre Moïse et Josué n'est pas abrupte. Dieu n'a pas seulement préparé Josué, mais il a aussi préparé le peuple, par la participation de Josué à la dignité de Moïse.

4) Mise en pratique (Nom 27.22-23)

Moïse agit comme l'Éternel le lui avait ordonné. Il prit Josué et le plaça devant le sacrificateur Éléazar et devant toute la communauté. Il posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l'Éternel l'avait dit par l'intermédiaire de Moïse.

Moïse agit comme l'Éternel le lui avait ordonné ! Moïse fait même plus que ce que Dieu lui a demandé, puisqu'il impose les deux mains au lieu d’une seule. Cela prouve que Moïse n'est pas un imposteur et ne cherche pas à tirer la couverture de son côté, du côté de sa famille ou de sa tribu. Le pouvoir est transmis à son serviteur, un Éphraïmite, et non pas à son fils, comme ce fut le cas pour Aaron dans le cadre du sacerdoce

« Agir comme l'Eternel le demande », cette phrase devrait être notre devise. Pour en faire l’expérience pratique, il est nécessaire de connaître ce que Dieu demande ! Moïse, dans les versets 22-23 nous donne un aperçu de son obéissance, mais son action envers Josué ne s'arrête pas là. À partir de ce jour, Josué participe avec lui à la conduite du peuple. Quel exemple de consécration et de renoncement ! Ce qui importait pour Moïse, ce n'était pas sa position, ni celle de Josué, mais leur obéissance à Dieu.

Josué a-t-il suivi l'exemple de Moïse ? Oui. En Jos 24, nous voyons qu'il place le peuple face à ses responsabilités devant Dieu. Il lui rappelle l'œuvre de Dieu et lui donne des ordres. A la mort de Josué, ce sont les anciens qui ont la responsabilité du peuple, et nous voyons que tant qu'ils sont en vie, Israël sert l'Éternel (Jos 24.31 ; Jug 2.7). Mais curieusement, la génération suivante fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, car ils ne le connaissent pas (Jug 2.10-11). Les anciens ont-ils pratiqué la transmission de témoin dans le même esprit que Moïse à l’égard de Josué ? Et nous aujourd'hui, comment transmettons-nous le témoin ? L’histoire de Moïse a beaucoup à nous apporter : obéissants et dépendants de Dieu, cherchons à laisser l’exemple d’une vie de foi altruiste et totalement tournée vers Dieu.

 

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