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LE SECRET DES COMBATS DE L’ETERNEL

13 Novembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DES COMBATS DE L’ETERNEL

 

1. LE SECRET DE VICTOIRE SUR AMALEK (Exode 17.8-16 ; JOSUÉ 1.1-9) 

‘‘Parce que la main a été levée sur le trône de l'Éternel, il y aura guerre de l'Éternel contre Amalek, de génération en génération’’ (Exode 17.16) 

Plus que par le passé, nous devons prendre conscience de la guerre de l’Eternel. Pourquoi l’expression la guerre de l’Eternel ? Dans nos vies, dans nos villes, villages ou quartiers, plusieurs choses nous barrent le chemin d’accès à Canaan. Dans la stratégie du combat dans la guerre de l’Eternel, des leçons doivent être retenues sinon, notre victoire tardera à venir. L’identification de notre ou nos ennemis dans la guerre de l’Eternel est primordiale.

L’IDENTIFICATION DE L’ADVERSAIRE :

Dans la stratégie de combat, l’identification de l’adversaire est la priorité. Comme nous passons souvent du temps à chasser des ennemis qui n’existe pas, gaspillant des munitions qui nous feront défaut au moment convenable ! Alors, lorsque survient le véritable adversaire, nous sommes pris au dépourvu et la défaite est consommée. L’identification, communément appelée cartographie ou géographie spirituelle consiste à connaître l’adversaire en profondeur  

son nom éventuellement sa signification dans laquelle peut bien se cacher des éléments importants pour nous mener dans la victoire.

La localisation de l’adversaire, c’est-à-dire le lieu où il réside, la forteresse dans laquelle il est logé et son environnement afin de connaître comment l’approcher.

Elaborer une stratégie de combat en tenant compte des réalités de chaque localité.

Chaque localité a il faut le retenir, ses priorité et réalités qu’il ne faut jamais confondre avec l’expérience d’un autre endroit  risque d’échouer avant le début effectif du combat. Après de nombreuses années d’instabilité spirituelle et de manque de progrès dans la communauté, nous avons opté pour l’identification des divinités principales du village qui abrite notre église.

De cette expérience, nous pouvons facilement relever un fait très important qu’il ne faut jamais négliger : La principauté du lieu est le démon territorial qui assure le contrôle et la supervision des activités satanique dans la région en question. Il est la plus grande hiérarchie démoniaque de cette circonscription. Les trônes représentent les divers domaines d’activités par lesquels Satan et ses démons assujettissent  les hommes de la localité en question. Non seulement les Amalécites étaient idolâtres, mais encore plus, une raison profonde poussait Dieu à ordonner aux Israélites, la destruction de ce peuple :

‘‘Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d'Égypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi-même. Lorsque l'Éternel, ton Dieu, après t'avoir délivré de tous les ennemis qui t'entourent, t'accordera du repos dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d'Amalek de dessous les cieux: ne l'oublie point’’ (Deut 25.17-19).

Amalek est un peuple issu de la descendance d’un petit fils d’Esaü, habitant la zone désertique du Neguev et dans la montagne de Séir. Ill vivait du pillage ou des incursions dans le pays de Canaan ou du Sinaï (Gen 36.6 ; 1 Sam 15 ; 1 Sam 30 ; 1 Chron 1.36 ; Juges 6.3). Amalek est donc un peuple guerrier habitant dans la vallée et signifie ‘‘qui lèche’’. Amalek pour le chrétien typifie la chair.

LA STRATEGIE DECOMBAT CONTRE AMALEK

  1. Amalek : Amalek est issu de la même racine génétique (congénitale) qu’Israël, étant de la descendance d’Esaü, grand frère de Jacob (Israël). Ainsi, il maîtrisait l’histoire de la famille et ayant entendu les témoignages de la puissance de Dieu qui accompagnait Israël depuis sa sortie d’Egypte, se mit délibérément en travers du chemin de celui-ci pour l’empêcher d’entrer dans l’héritage de Canaan qu’il n’ignorait pas appartenir à Israël. Amalek, peuple rodé dans la guerre utilisa une stratégie dangereuse pour combattre contre son frère. Au 10è arrêt de la marche vers Canaan, au lieu  dit Rephidim (appuis, supports, repos), il attaqua Israël. Israël fatigué, se reposait pour reprendre la route après. C’est alors, qu’Amalek choisit ce moment précis de la lassitude pour attaquer son adversaire qu’il connaissait sans force.
  2. Israël : Sur les instructions de Moïse, une stratégie est mise sur pied pour combattre Amalek :   Choix des guerriers, l’Intercession, l’action. Les acteurs eux-mêmes sont des personnes dont le nom est aussi bien significatif :

Moïse : tiré de l’eau

Aaron : éclairé, illuminé, haut élevé

Josué : dont le salut est l’Eternel

Hur    : délivrance

De grandes leçons doivent être tirées de la manière de combattre d’Israël en tenant compte des noms des principaux acteurs. Pour dont combattre les combats de l’Eternel, il faut être sorti de l’eau (monde), il faut avoir la verge de Dieu à la main (Ex 17.9), symbole de l’autorité reçue de Dieu pour une mission ou une cause très précise,  se tenir devant Dieu sur la montagne (intercession), s’asseoir sur la pierre (Christ ou la Parole de Dieu), il faut être éclairé autrement dit il faut être illuminé par l’Esprit de Dieu et enfin reconnaître que le salut est en l’Eternel. Alors, la délivrance est acquise.

2. LE SECRET DE LA CONQUÊTE DE CANAAN

I. LA SITUATION

Moïse est mort. Le peuple est au bord du Jourdain et attend l'entrée dans le pays de la promesse. Il a passé 40 ans dans le désert à cause de son incrédulité. La génération concernée a dû finir sa course terrestre dans le désert. Une nouvelle génération se lève. Mais il faut un conducteur, il faut des hommes fidèles qui prennent en main la destinée du peuple.

Josué est là. Il a été préparé depuis longtemps à cette nouvelle mission. Il va maintenant devoir se consacrer au service auquel Dieu l'a appelé : Conduire le peuple de l'autre côté du Jourdain, préparer le plan pour la conquête et prendre possession du pays promis par Dieu: Canaan.

II. L’EXPERIENCE DU GUERRIER DE L’ETERNEL

 

Son nom premier "Hosée" ("salut",) a été changé en "Josué" ce qui veut dire "l'Eternel est salut" (yehochoua) Nom 13.8.16). Il est de la tribu d'Ephraïm. Son père s'appelle Noun (Ex 33.11; Nom 13.8,16).Il a probablement à peu près le même âge que Caleb de la tribu de Juda qu'il représentait (Nom 34.19). Seuls ces deux hommes de cette génération purent rentrer dans le pays à cause de leur foi inébranlable qux Paroles du Seigneur et ses promesses (Nom 13.2,6,30). A la fin de la conquête du pays de Canaan, Caleb avait 85 ans (Jos 14.7,10. La conquête durait 7 ans, ce qui fait qu'il avait 78 ans. Josué, lui, devient le conducteur du peuple à 79 ans. Il meurt à 110 ans. Il a donc dirigé le peuple pendant 31 ans.

Situons la chronologie aux environs des années 1405 - 1375 avant J.-C. Après "avoir erré 40 ans dans le désert" à cause de son infidélité lors de sa révolte à Kadès-Bernéa, et après le décès de cette génération incrédule, (Nom 14.33), le peuple est enfin prêt à la conquête.

Josué a été à l'école de la vie. Appelé par Dieu à cette difficile mission de conducteur, il a passé les deux tiers de sa vie pour être préparé par lui à faire entrer le peuple d'Israël dans le pays promis, à le préparer à la conquête de Canaan et à attribuer ensuite à chaque tribu sa terre.

Son cheminement est celui d'un homme obéissant, fidèle, loyal, constant et courageux, qualités qu'il possédait réellement:

Ex 17.9-10,13-14: On le voit au premier tiers de sa vie préposé à l'armée contre les Amalécites, alors que Moïse, soutenu par Aaron et Hur, montait sur la montagne pour intercéder en faveur de son peuple combattant contre son ennemi. Sa sagesse et son courage l'ont mis à la tête de l'armée. Il avait déjà la pleine confiance de Moïse.

Ex 24.13: Il est l'assistant de Moïse qui lui demande expressément de l'accompagner à la montagne du Sinaï pour rencontrer Dieu et recevoir les 10 commandements. C'est aussi l'exhortation de Paul à l'église concernant le jeune Timothée "Que personne ne méprise ta jeunesse" (1 Tim 4.12). Qu'en est-il de notre église à ce sujet? Qu'en est-il de notre jeunesse? Est-elle bien consacrée au Seigneur comme Josué le fut?

Ex 33.11: On le voit aussi étroitement associé à Moïse dans cette rencontre de Moïse avec Dieu après les infidélités commises de son peuple.  Il ne sortit pas du milieu de la tente où se tenait Moïse et où était la gloire de Dieu.

Nom 11.26-30: Il se passionne pour l'Eternel en voulant intervenir en faveur de Moïse dans l'affaire d'Eldad et Médad qui prophétisaient. C'était du zèle un peu trop charnel, et Moïse remet les choses au point. Josué était depuis sa jeunesse l'assistant de Moïse ( v. 28). Juger et discerner par l'Esprit demande de l'expérience, et Moïse le lui apprend au milieu de ce peuple incrédule.

Nom 13.16: Moïse lui-même donne à Hosée (salut) le nom de Josué l'Eternel est salut). C'est lors du choix des 12 hommes pour explorer le pays à conquérir, que cela se passe. Ce sont les 12 représentants de leurs tribus (Nom 13).

Nom 14.6-10,30,38 : Caleb et Josué se désolidarisent des autres espions revenants qui décourageaient le peuple. Ils ne cachent pas la réalité, mais exhorte le peuple découragé, rebelle, de mettre sa confiance en Dieu seul, sans se laisser trop impressionner ou détourner par les obstacles. L'approbation du Seigneur leur suffit: "Si l'Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays" (v 8). Ils seront les deux seuls survivants de leur génération à entrer dans le pays de la promesse.

Nom 27.18: L'Esprit de Dieu réside en Josué; il était habité par Lui.

Nom 27.18-24: Sur l'ordre de Dieu, Moïse consacre Josué officiellement à le "rendre participant de sa dignité, afin que tout l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute". Il "posera la main sur lui" et le remettra au sacrificateur pour ratifier cette association au ministère de Moïse. Un peu comme Paul l'avait fait en association avec les anciens d'Ephèse pour Timothée (1 Tim 4.14; 2 Tim 1.6). Sa responsabilité augmente, et Josué, approuvé par Dieu est reconnu par Moïse et le peuple comme "éprouvé" et digne de la confiance de tous.

Nom 32.12: Ce texte relève spécialement la qualité de deux hommes: "Caleb… et Josué… qui ont pleinement suivi la voie de l'Eternel". Y-a-t-il plus beau témoignage que celui-là! Suivre Dieu était la devise de ces deux hommes de foi. Dieu pouvait ainsi leur confier de hautes responsabilités. Paul exhorte Timothée: "Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier, afin que tes progrès soient évidents pour tous" (1 Tim 4.15).

Deut 31.22: Dieu confirme à Josué qu'il succèdera à Moïse pour faire entrer le peuple dans le pays de Canaan. Il doit se fortifier et prendre courage face à une telle responsabilité. Les tâches qui nous sont imposées ne doivent pas nous écraser, et nous ne devons pas nous laisser dépasser par des sentiments d'incapacité ou accabler par  notre accusateur, Satan. Dieu donne toujours exactement la force nécessaire pour accomplir nos ministères divers.

Deut 34.9: "Josué…était rempli de l'Esprit de sagesse, car Moïse avait posé sa main sur lui" (Nom 27.18-24). Le parallèle avec Timothée est frappant: "L'EsPrit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse" (2 Tim 1.7).

Le serviteur de Dieu est désormais prêt à assumer pleinement la tâche que Dieu lui a assignée. Il a fallu 2/3 de sa vie pour son ministère spécifique. Dieu prend son temps. Il n'est pas pressé. Quand il ordonne, il donne aussi et prépare son serviteur, sa servante à toutes sortes de circonstances et d'instructions utiles.

Josué, dès son jeune âge avait suivi le Seigneur. Il aimait l'Eternel et sa loi et résistait tout au long de sa vie aux tentations de son peuple de tomber dans l'incrédulité ou de suivre plutôt les coutumes des nations païennes voisines. Plutôt que de déplaire à l'Eternel, il avait choisi le camp des minoritaires que la pensée courante d'aujourd'hui nommerait "fondamentalistes" "biblicistes".

 

III. LE PAYS DES CANANEENS ET SA CONQUETE

Il pourrait surgir une question: "Pourquoi exterminer les habitants de ces pays et prendre et s'approprier leur butin?".

Les Cananéens sortent de la racine génétique de Canaan, fils de Cham et petit-fils de Noé. Les listes des peuples habitant Canaan sont très variables ; deux nations (Gend 13.7) ; cinq nations (Nbre 13.29) ; six nations (Ex 3.17 ; Juges 5.3) ; dix nations (Gen 15.19-21) ou même douze nations (Gen 10.15-20 ; Deut 7.1 ; Jos 3.10). La signification des noms de ces différentes nations est à prendre avec beaucoup de sérieux dans le combat spirituel de la marche avec Dieu. Voici leur signification :

 

Cananéens ou canaanites : habitant de Canaan qui signifie « inférieur, bas, déprimé ». Ce nom introduit les esprits de complexe d’infériorité et disqualifie d’emblée pour le combat.

Hétiens : issus de Heth dont le nom signifie « terreur, peur, panique, embrouille »

Héviens ou Hivites (Gabaonites) : petit village de shavvah, signifie « place habitée, villageois, ignorant ». Ce nom introduit les esprits d’incompétence et d’inexpérience.

Phéréziens : sginifie « paysan de la rase campagne, villageois ». Ce nom introduit les esprits de stérilité, d’improductivité, de sécheresse et de limitation.

Guirgasiens : signifie « créateur d’habitude, habitant d’une terre argileuse ». ce nom introduit les esprits d’instabilité, de manque d’expérience, d’immaturité, de non fondement fonctionnant en relation avec la routine.

Amoréens : ce mot provient d’Amar et signifie « dire, montagnard ». Ce nom introduit les esprits de la haute opinion de soi, exhibant les œuvres égoïstes, cherchant à paraître, produisant des actions qui frappent juste pour attirer les regards sur soi, la haute estimation de soi, d’orgueil et de prétention.

Jébusiens : habitant de Jébus qui signifie « tassé ou pressé, foulé au pieds ».

Anakim (Josué 11.21) : descendant d’Anak qui signifie « cou long ». Ils constituent la race des géants. Ce nom introduit les esprits de curiosité, d’envie.

Rephaïm (Josué 12.4) : habitants des vallée de Canaan dont le nom signifie « fort, géant ». Ce nom introduit les esprits de domination, lutte d’influence, intimidation.

Arkiens : habitants d’Arka qui signifie « archi ». Ce nom exprime une notion de prééminence, de supériorité, d’extrémisme et d’arnarchi.

Arvadiens : descendants de Arvard dont le nom signifie « égarement, errant ».

Tsémariens : signifie « désert ».

Siniens : nom de provenant de Sin qui désigne « un lieu désertique, un terrain argileux » situé entre la Mer rouge et le mont Sinaï.

Hamathiens : signifie « défense, citadelle, forteresse »13454238-croquis-de-l-39-art-du-tatouage-les-combats-guerri.jpg 

 

IV.  LES DIVERSES DIVINITES 

Ces nations étaient politiquement sous l'influence de l'Egypte.

La religion et l'éthique de ces peuples étaient totalement dépravées:

EL était le dieu suprême, Il était cruel et sanguinaire et aux passions effrénées.

BAAL était son successeur, le dieu suprême des Cananéens, le "Seigneur de cieux": Il était le dieu des pluies, de la fertilité et des plantes et verdures.

ANATH était la sœur de Baal, une des 3 déesses de la fertilité et de la guerre. Dans ce culte voué à cette déesse, prostitution et sacrifices d'enfants se pratiquaient.

ASTORETH (Astarté) et ASHERE, aussi en relation avec Baal, étaient les 2 autres déesses de la fertilité et de la guerre.

MOLOCH et MILKOM étaient des dieux ammonites des orgies et correspondait à KEMOSH, le dieu national des moabites.

Voici les raisons qui expliquent les conquêtes de Josué dans le pays des Cananéens. Cela répond à la question "comment il est possible  que le peuple choisi de Dieu, envahit, conquiert le pays, en tuant ses habitants et en les épouillant de leurs richesses?"

Dieu est un Dieu saint et juste. Au fur et à mesure que l'homme s'éloigne de Dieu, il tombe dans l'idolâtrie. Nous avons un exemple significatif en Sodome et Gomorrhe. Au fil des années elles avaient accumulées une somme d'iniquité telles que le Dieu de patience devait mettre un terme à cette éthique totalement corrompue et débauchée; "Le cri de Sodome et Gomorrhe s'est accru et leur péché est énorme" (Gen 18.20) . Or Dieu est "le juge de la terre" et "exerce la justice" (Gen 18.25).

Nous découvrons un principe divin fondamental: Dieu est un Dieu de patience (2 Pi 3.9; Luc 13.34). Mais quand le péché d'un peuple arrive à son comble, Dieu le fait passer par le jugement divin: "L'iniquité des Amoréens n'est pas encore arrivé à son comble" (Gen 15-16; voir aussi Jér 18.7-10).

Pendant le temps de sa patience, Dieu avertit, appelle à la repentance (Jér 18.11; Jonas 3).

La religion était alors totalement dénaturée. Elle était devenue "une abomination devant l'Eternel". L'immoralité et la cruauté à outrance des dieux cananéens (preuves dans l'archéologie était connues. Le culte voué aux 3 déesses érotiques Anat, Astoret et Ashère avec des serpents autour de leur corps était une sorte de vénération des serpents rempli d'immoralité.

La culture des Cananéens était totalement décadente, licencieuse, dépravée et obscène. On célébrait des cultes de fertilité et de guerre et il se dégageait des comportements sociaux, pleins de passions sans freins, accompagnés d'actes de cruauté. Les fouilles archéologiques confirment que des prêtres et des prêtresses sodomistes, des foyers d'immoralité et des sacrifices d'enfants était chose courante. En revanche, les religions de l'Egypte et de la Mésopotamie étaient en contraste avec ces "abominations".

L'avertissement contre de telles nations est sévère: "Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c'est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasse devant vous. Le pays en a été souillé; je punirai son iniquité, et le pays vomira ses habitants… Car ce sont là toutes les abominations qu'ont commises les hommes du pays qui ont été avant vous. Et le pays en a été souillé: Prenez garde que le pays ne vous vomisse, si vous le souillez, comme il aura vomi les nations qui y étaient avant vous" (Lév 18.24-28).

Cette patience de Dieu s'est manifestée aux contemporains de Noé qui ont refusé ses avertissements (Gen 9.22-27). Dieu laisse mûrir l'iniquité jusqu'à un point de non-retour de l'exercice de son jugement (Gen 15.16), quand "l'iniquité sera arrivée à son comble" (Gen 18.25), Il livre les hommes à leurs propres passions et mentalités réprouvées à tel point que déjà cela constitue un jugement de Dieu (Rom 1.18-22).

L'ordre divin adressé à Israël était qu'en tant que nation alliencielle, il avait des obligations à remplir, aussi dans l'exécution ordonnée des jugement de ces pays dont l'iniquité était arrivé à son comble (Nom 31.7; Deut 9.3; 7.16; Jos 1 - 7.

Mais parallèlement ils devaient aussi riposter aux attaques cruelles de ce pays contre eux (Nom 21.1,23-24;33; Jos 9.1-2; 1.1-4; 11.1-5).

Le peuple de l'Alliance de Dieu devait recevoir ce pays de la promesse. Ses frontières s'établiraient depuis "le désert et le Liban…jusqu'au grand fleuve, le fleuve de l'Euphrate, tout le pays des Hittittes et jusqu'à la grande mer, au soleil couchant" (Jos 1.4; Gen 15.7; Deut 7.8; 30.5). C’est le Dieu souverain, le Tout-puissant qui dans sa grande sagesse accomplit tout ces plans à l'égard de son peuple Israël et à l'égard des nations.

 

V- DIEU CHERCHE UN HOMME QUI DOIT ALLER AU FRONT

 Moïse est appelé "serviteur de l'Eternel" au v. 1. En Matt 20.26-27, l'humilité est une des caractéristiques du serviteur: "Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme rançon à tous". Cela va à l'encontre de l'homme naturel. S'affirmer et non pas s'effacer est la devise de la société moderne.

Le seul modèle sans faille est Jésus pour servir et donner sa vie comme rachat pour nous libérer de l'esclavage du péché et de la puissance des ténèbres. Son prix nous a valu le salut, le pardon, la vie éternelle. Incapables de nous sauver par les œuvres, Jésus, en vertu de son œuvre de Rédempteur, nous ouvert la porte du bonheur éternel indépendant de toute circonstance.

La fidélité est une autre qualité de vrai serviteur. "Bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître" (Matt 25.21). Ce n'est pas dans la quantité du travail que j'abats, mais dans sa qualité que gît le secret du serviteur. "Etre fidèle en peu de chose" vaut mieux que l'infidélité et beaucoup d'activisme. Pas de nonchalance, ni de négligence non plus. C'est l'éternité qui démontrera la qualité de notre service.

"Servons donc le Seigneur en nouveauté de vie et non en vieillesse de lettre" (Rom 7.6). Cela implique une vie remplie du Seigneur. Moïse et Josué ont manifesté tous deux ces qualités de serviteurs de Dieu dignes de lui.

 

II. Les impératifs POUR LE COMBAT

Dieu appelle Josué à remplacer Moïse. Qu'en est-il de notre génération de la relève? Entendez-vous l'appel du Seigneur à remplir les ministères restés vacants?

1. Lève-toi (v. 2)

Tel est l'ordre de Dieu adressé à tout chrétien qui veut suivre le Seigneur. "Lève-toi et mange" dit l'ange à Elie fatigué de la vie (1 Rois 19.5). "Lève-toi et agis, et l'Eternel sera avec toi" (1 Chron 22.16) a été l'ordre de David à son fils Salomon pour construire la maison de Dieu. Les hommes encouragés par Néhémie pour reconstruire les murailles de Jérusalem s'écrient "Levons-nous et bâtissons" (Néh 2.18). "Ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur" (Jér 1.17) tel est l'ordre de l'Eternel au jeune serviteur Jérémie.

Tel était l'ordre bienveillant du Seigneur aux malades guéris "Lève-toi et marche": Matt 9.5, (Luc 5.23; Marc 2.9); "lève-toi, prends ton lit et va" Matth 9.6 (Marc 2.11; Luc 5.24); voir encore Luc 17.14; 17.19 ("Lève-toi, et va t'en, ta foi t'a guéri"); lève-toi, prends ton petit lit et marche" (Jean 5.8).Tel était l'impératif pour ceux qui étaient dans la peur: "Levez-vous et n'ayez point de peur" (Matt 17.7). Dans les tentations, le Seigneur nous ordonne "Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation (Luc 22.46).

Le Seigneur se leva de bon matin pour prier: "Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria" (Marc 1.35). Le secret d'une vie spirituelle abondante est dans nos entretiens matinaux avec Dieu (Ps 57.8 "je m'éveillerai à l'aube du jour").

"Lève-toi" est un appel à notre disponibilité pour Christ (Rom 12.1-3)

Ne restons plus assis, levons-nous et marchons, bâtissons. Cette expression nous secoue et nous rappelle que nous avons un service à remplir pour le Seigneur.

2. Passe ce Jourdain (v. 2)

Le Jourdain est d'abord le symbole de notre mort avec Christ. "Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ" (Rom 6.11). Après la sortie d'Egypte, la traversée de la Mer Rouge et celle du désert, il s'agit maintenant de prendre possession du pays de la promesse. Mais il faut franchir le Jourdain. C'est la prise de conscience de notre état de péché, de notre impuissance face au péché, et en même temps de notre appropriation par la foi de la grande réalité spirituelle que "notre vieil homme a été crucifié avec lui (Rom 6.6) et que nous "nous marchions maintenant en nouveauté de vie" comme "Christ qui est ressuscité" (v 4).

Le péché appartient à notre ancien statut et "marcher en nouveauté de vie" en Christ signifie que "le péché est rendu à l'impuissance" (v. 6). "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vit, mais c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi" (Gal 2.20). Le passage du Jourdain nous est indispensable pour planter nos pieds dans le pays de Canaan afin de le conquérir.

Rappelons-nous que l'obstacle le plus sérieux pour franchir le Jourdain, c'est toujours mon propre "moi". N'oublions jamais cette traversée que nous devons franchir quotidiennement avec l'aide de Dieu. "Quiconque se livre au péché est esclave du péché", mais "si le Fils vous affranchi, vous serez réellement libres" (Jean 8.34-35).

Le Jourdain devait être franchi avec tout le peuple de Dieu. Servir Dieu veut dire aussi amener d'autres personnes à Christ et avancer ensemble. Franchir le Jourdain avec notre Eglise locale. Ensemble nous devons réaliser cette descente dans le fleuve de la repentance et du renouveau en Christ.

3. Prenez tout (v. 3)

Dieu nous a déjà tout acquis en Christ. Mais à nous de "fouler la plante de notre pied" sur le sol des promesses de la conquête par la foi.

4. Fortifie-toi et prend courage (v. 3, 7, 9)

Une telle aventure de la foi demande des forces et du courage. Nombreux sont les embûches et les adversités dans la voie de la conquête.

Jean 16.33: "Prenez courage, j'ai vaincu le monde". Aucun système dans notre société moderne sans Dieu ne pourra nous vaincre.

Eph 6.20: "Au reste frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force". Les artifice du diable, ses multiples attaques de toute sorte n'y pourront rien. Job est un exemple encourageant pour nous.

1 Pi 5.8-9: "Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrance sont imposées à vos frères dans le monde".

2 Cor 12.9-11: "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort".

La vraie force se cache dans la conscience de notre faiblesse et dans nos cris à Dieu pour recevoir force, courage et audace en Christ.

 

5. Médite ce livre de la loi jour et nuit (v. 7-8)

"La loi de l'Eternel" c'est toute la Bible. Dieu s'est progressivement révélé à travers les écrivains divinement inspirés et qui nous ont laissé 66 livres. C'est la Bible, Parole de Dieu. Dans la méditation du Pentateuque pour Josué et de toute la Bible pour nous dit le secret de toute victoire. Paul exhorte son jeune collaborateur de "s'appliquer à la lecture, à l'exhortation et à l'enseignement" (1 Tim 4.13). Il devait puiser toute la sagesse, les directives, les instructions, les exhortations de la Bible.

Dans 2 Tim 3.15-17, les Ecritures saintes nous ont été données pour "nous rendre sages à salut par la foi en Jésus-Christ" et elles nous sont "utiles pour enseigner, convaincre, corriger, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre".

Le Ps 1 est un appel au choix que nous avons à faire entre le bonheur, la conquête, la réussite dans la voie des Ecritures ou la ruine éternelle pour celui qui refuse cette alternative.

Toute la Bible est truffée d'exemples d'hommes et de femmes de Dieu qui, à travers la méditation et l'obéissance à Dieu, ont été richement bénis. Mais elle dépeint aussi tant d'hommes et de femmes divers  - rois, leaders religieux d'apparence pompeuse qui ont terminé leur carrière terrestre en ruine.

Rappelons-nous que la Parole de Dieu est aussi "l'épée de l'Esprit" (Eph 6.16). Elle seule a la puissance de transformer un cœur, de faire ployer les genoux d'un chef d'état autant que ceux d'un être humain inconnu du monde mais connu et aimé de Dieu. Qu'en est-il de nos méditations quotidiennes? C'est de là que dépend toute richesse intérieure.

6. Vous aiderez vos frères (v. 11)

Les tribus de Ruben et de Gad ainsi que la demi tribu de Manassé, ayant déjà reçu de Moïse "le pays de ce côté-ci" (v. 14) étaient dans l'obligation d'aider leurs frères dans la conquête de leur terre promise. Il en est ainsi de l'Eglise du Christ. Nul ne travaille pour lui-même, pour son propre intérêt. Tout don, tout service est accompli en vue "de l'édification de l'Eglise" (1 Cor 14.26). Tout doit être fait dans cette perspective. Si nous négligeons ce point, nous privons nos frères de conquêtes précieuses, et nous devrons répondre un jour devant Dieu de ce qu'il nous avait confié. "Maintenant nous vivons pour Dieu" (Rom 6.10-11). Or Dieu désire que tout se fasse pour l'encouragement et l'édification mutuels des membres du Corps de Christ. (1 Cor 12 - 14). Notre vrai repos sera celui de nos frères et sœurs aidés selon nos divers dons (Jos 1.14-15). C'est le résumé des autres impératifs: l'amour du prochain.

III. Les promesses de Dieu

Quand Dieu ordonne, il équipe aussi ses serviteurs en vue de l'accomplissement de la tâche. A part le principal objectif de Dieu, sa gloire, il a aussi des promesses qu'il désire se voir réaliser dans la mesure de notre marche avec Lui.

1. Tout lieu foulé par la pante de votre pied, est à vous (v. 3)

Il va sans dire que "pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu" (1 Cor 1.20). C'est donc par la foi seule que nous devons nous approprier les promesses de Dieu. Nous le faisons à l'instar du père de l'enfant possédé et délivré par Jésus: "Je crois! Viens au secours de mon incrédulité" (Marc 9.21-24).

La foi n'a pas besoin de voir d'abord, car "heureux sont ceux qui croient sans voir" (Jean 20.29). Si nous marchons dans l'obéissance à sa Parole en mettant la plante de notre pied sur de nouveaux lieux de conquête, Dieu va faire le reste.

Abraham ne sachant pas où aller, suivit l'appel de Dieu (Héb 11.8-10). Tous ces héros de la foi dans Héb 11 nous servent d'exemples pour avancer sur la route de l'inconnues pour eux mais parfaitement claires pour Dieu qui les conduisit pas à pas vers la victoire, pour les uns déjà ici-bas, pour les autres dans la perspective de l'éternité, mais toujours dans l'aboutissement du triomphe final dans le Christ mort et ressuscité et revenant en gloire.

Rappelons-nous de cela, Dieu nous a dit: "je vous le donne" (v. 3).

2. Nul ne tiendra devant toi (v. 5)

Nous avons l'affirmation on peut plus claire par Jésus lui-même: "Je vous donne autorité (pouvoir; "exousia")… sur toute la puissance (dynamis) de l'ennemi" (Luc 10.19). Ce droit délégué de Christ d'exercer l'autorité sur la force de l'ennemi nous a été délégué en Christ.

Or "tout pouvoir (exousia) a été donné dans le ciel et sur la terre à Christ" (Matt 28.18). "Le Fils de Dieu  a paru afin de détruire les œuvres du diable" (1 Jean 3.8).

Ambassadeurs de Christ, nous pouvons être rassurés que "nul ne tiendra devant nous" si nous restons cachés en Christ. Ce combat spirituel décrit en Eph 6.10-20 consiste essentiellement en notre résistance à l'ennemi et la fermeté dans la foi  et le combat par l'épée de l'Esprit, la Parole de Dieu. C'est le Christ qui s'occupera de la victoire qui fera reculer Satan et ses cohortes.

3. Je serai avec toi (v. 5, 9)

"L'Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras". Quelle belle assurance. Les circonstances les plus défavorables et effrayantes en apparence sont des épreuves tests pour nous manifester sa présence constante. "je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matt 28.20).

Le Père et le Fils ont envoyé l'Esprit, 3e Personne de la Trinité pour "être avec nous et en nous éternellement" (Jean 14.16-17).

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui" (Jean 14.23). "Christ en vous, l'espérance de la gloire" (Col 1.27).

Et si Dieu est en nous par l'Esprit, "nous avons aussi tout pleinement en Lui, le chef de toute principauté et de tout pouvoir" (Col 1.10). Que nous manque-t-il encore? Sommes-nous rassurés par cette réalité spirituelle immuable? Le Dieu de l'univers avec nous et en nous par Christ! Avec lui, nous pouvons affronter par la foi les plus grand défis du monde.

4. Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point (v. 5)   

L'auteur de l'Epître aux Hébreux reprend ce passage également prononcé par Dieu en Deut 31.6 en faveur des siens. Nous devons nous contenter de ce que Dieu nous donne et ne pas "nous livrer à l'amour de l'argent", car il prend soin de nous en toutes choses. "C'est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire l'homme?" (Heb 13.5-6). Dieu pourvoit à tous nos besoins, spirituels et matériels. (Matt 6.19-21; 25-34; Phil 4.6-7; 11-13; 19; 1 Pi 5.7)

Ps 37.25: "J'ai été jeune, et je suis vieux; je n'ai jamais vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain; il use de grâce tout le jour, et il prête et sa semence sera en bénédiction".

Cette promesse adressée à Josué a été accomplie dans la vie des millions de croyants en Christ.

IV. Conclusion

Nous sommes au 21e siècle. Ce défi lancé à Josué par Dieu et aussi actuel pour nous. L'Eglise de Christ est en constant mouvement en avant. Il s'agit de prendre possession de nouvelles terres arrachées à notre ennemi, Satan. Suivons les impératifs du Seigneur et saisissons-nous de ses promesses. A nous de nous lever et de conquérir le pays de la promesse. A Dieu de nous accorder la réalisation de toutes ses promesses.

Peut-être il y a quelqu'un qui se décide aussi de lâcher son ancienne vie et de saisir Jésus comme son Sauveur prêt à lui donner une nouvelle vie passionnante, celle du pardon, du salut et de la joie. Alors n'hésitez pas à suivre dès aujourd'hui le divin JOSUE, L'ETERNEL MON SALUT (Jésus Christ).

Dr André CHOUBEU

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Le temps et l'éternité (3)

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le temps et l'éternité (3)

G. G. Jones

L'ETERNITE ET DIEU

Psaume 90, 2:

Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d'éternité en éternité, tu es Dieu.

Esaïe 57, 15:

...celui qui est haut élevé et exalté, qui habite 1'éternité...

Esaïe 40, 28:

...le Dieu d'éternité, l'Eternel, créateur des bouts de la terre...

Psaume 102, 25-27:

Eux (la terre et les cieux) périront, mais toi, tu subsisteras... Toi, tu es le Même, et tes années ne finiront pas,

Genèse 21, 33:

Abraham invoqua le nom de l'Eternel, le Dieu d'éternité,

Jérémie 10, 10:

Mais l'Eternel est vérité, lui est le Dieu vivant et le Roi d'éternité,

1 Tim. 1, 17 :

Or, qu'au Roi des siècles, l'incorruptible, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire aux siècles des siècles! Amen!

1 Tim. 6, 16:

...lui seul possède 1'immortalité, qui habite la lumière inaccessible.

TERMINOLOGIE

Rappelons-nous que certains mots ne sont que des jetons et non des pièces de monnaie, leur sens change parfois, selon l'usage qu'on en fait; il ne faut donc pas se laisser uniquement guider par l'étymologie (origine des mots), mais par le sens qu'ils acquièrent à l'usage. Cela est important pour les mots éternité, éternel, siècles, immortalité, car plusieurs fausses doctrines sont basées sur le sens original de ces mots qu'elles utilisent pour nier et renier ce que la Bible enseigne, notamment la doctrine des peines éternelles. Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu olam signifie monde, univers, et dans le grec du Nouveau Testament, le mot aion signifie période, époque, etc. Il faut également se rappeler que les philosophes et les poètes païens, qui écrivaient en grec, n'avaient généralement aucune idée de l'Eternité séparée du Temps; cela n'était pas possible sans une révélation de Dieu, leur conception était limitée à l'Aion (siècle), qui comprend le temps tout entier, Mais la Parole de Dieu a enseigné aux hommes inspirés par le Saint-Esprit une autre conception que les païens n'avaient pas saisie, l'Ancien Testament était écrit en hébreu (sauf quelques très courts passages en araméen) et le Nouveau Testament en grec, non pas en grec classique, qui est le langage des poètes et des philosophes païens, mais en grec populaire, la koiné. La Septante (version grecque de l'Ancien Testament écrite en Egypte par 70 Juifs, au temps de Ptolomée, quelque 300 ans avant J. C.) est aussi dans ce dialecte; les Juifs ont ennobli et donné un sens plus élevé à beaucoup de mots du grec classique. Non seulement cela, mais en formant des phrases à l'aide d'autres mots qui renforcent le sens - tels que ad (jusque) et même ad v'ad (jusque et jusque) avec olam - ils ont donné le sens éternel, tel que nous le concevons aujourd'hui. Quatre ou cinq phrases du grec sont généralement traduites dans nos versions françaises par aux siècles des siècles. Mais même dans le grec classique, certains poètes et philosophes avaient saisi ce que veulent dire éternité et éternel, affirme J. N. Darby, qui connaissait bien cette langue. Il cite notamment le philosophe grec Aristote (384-322 avant J. C.) et Hérodote, surnommé le «Père de l'Histoire» (vers 484-425 avant J. C.), qui donnaient à ces mots le sens «existant toujours». Philon d'Alexandrie a dit en grec classique, au premier siècle après J. C.: «En éternité, rien n'est ni passé, ni à venir, mais subsiste seulement». Nous n'avons donc pas à craindre les affirmations des faux docteurs qui prétendent, en insistant, que les termes que la Bible utilise pour éternité et éternel, etc, ne possèdent pas le sens que nous leur attribuons aujourd'hui. Mais laissons là ces questions de terminologie; nous les avons surtout données en pensant à certaines sectes modernes qui colportent partout des erreurs de doctrine en rapport avec les peines éternelles.

L'ETERNITE AVANT LA CREATION DE L'UNIVERS

Nous devrions dire, selon les savants modernes, LES univers, car la découverte de certaines nébuleuses, appelées «Amas Globuleux» et «Univers Insulaires», a contribué à reculer les limites de l'espace à une telle distance de l'univers visible des plus puissants télescopes modernes, que l'univers que nous avons jusqu'à maintenant connu n'est que le «trottoir» des univers 'existants. Notre Dieu a eu besoin, en tant que divin «artiste peintre», d'une très grande toile de fond pour peindre certains de Ses «paysages» ! Mais avant la création de l'univers, aussi vaste soit-il, avant les formidables concentrations et l'ensemble merveilleux de tous les corps célestes, il y eut nécessairement un temps où le moindre atome de tous ces systèmes solaires n'existait pas. Alors, aucun séraphin radieux ne se tenait devant le Trône de Dieu, aucun vermisseau ne rampait sur la terre. Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit) était absolument seul, dans une solitude sublime. Dieu seul, dans Sa terrifiante majesté, remplissait de Sa Présence cet espace vide d'êtres et de matière. Avant la création du premier ange, avant l'existence d'une seule molécule de matière, les Trois Personnes de la Trinité vivaient dans une béatitude parfaite, se réjouissant réciproquement (mutuellement) dans leurs perfections. Il est terrifiant pour nos esprits de songer à cette éternité passée avant la création; il est vain d'essayer de la mesurer et d'imaginer une suite de vastes périodes, d'espaces de temps, car tout chiffre est englouti dans l'immensité, comme une goutte d'eau dans l'océan. Il importe peu de savoir combien de milliards de siècles se sont écoulés depuis le moment où Dieu a émis le premier décret visant à créer quoi que ce fût: il y eut toujours une éternité où Il se trouvait seul. Mais cette solitude n'était pas un désert aride, car Sa Présence remplissait ce que nous appelons l'Espace et le Temps. Lui seul est l'Eternel, le «JE SUIS», sans commencement, sans présent et sans avenir, vivant dans un éternel MAINTENANT.

CARACTERE ET QUALITE DE L'ETERNITE

L'éternité n'est pas qu'une période sans fin, puisqu'elle possède le pouvoir de vivifier, d'agrandir et de transformer ce qui caractérise. le temps et la terre. Le temps est «enfant» de l'Eternité; comme un bébé ressemble déjà, tant soit peu, à son père, physiquement et moralement (ressemblance qui se développera au cours des années), de même certaines choses «temporelles» seront ennoblies par l'éternité. L'Ecriture nous apprend que certains sujets dans le Temps sont des «copies» de ceux qui sont dans le ciel (voir Hébr. 9, 23, 24.), l'Eternité étant 1'arrière-plan, ou le «fond du Temps». Peut-être que les choses du temps que nous appelons Trônes, Roi, Cité, etc, ne sont que des reflets de ce qui existe en Eternité, même si d'autres mots ne sont destinés qu'à faciliter notre compréhension si limitée, tels que arbre de vie (Apoc. 22, 14), fruits, etc. Ces «reflets», pourtant soumis à des limitations et des changements, céderont la place à ce qui est éternel, donc substantiel et sans bornes. 
Selon l'enseignement du Seigneur Jésus et de Ses apôtres, le temps que nous passons ici-bas a une importance incalculable: c'est le germe de ce qui est éternel. Cette existence ici-bas, de très courte durée, est à la fois TOUT et RIEN. Envisagée comme un Commencement d'Eternité et donnant forme à un avenir fixé, elle est TOUT, mais comparée à cette Eternité, elle n'est RIEN (voir Marc 8, 36; 2. Cor. 4, 17).

Si nous considérons le sens étymologique du mot ainos (siècle), qui exprime une période mesurée de temps en Eternité, il se peut qu’ll y ait une éternelle série, ou succession d'époques, telle une chaîne qui n'a ni commencement ni fin; les différentes périodes du temps terrestre, et même le temps écoulé entre la création et la fin du monde, rie sont qu'un des anneaux de cette chaîne éternelle.

Dans l'Eternité, il y aura, au ciel, des chaînons distincts les uns des autres, certains pouvant durer des milliers, des millions ou des milliards d'années «de Temps»; pendant la durée. de chaque chaînon, Dieu, l'INFINI, se révélera à nous différemment, sous les aspects variés de toutes Ses perfections, de Son amour, de Sa grâce, etc. S'il en est ainsi, de quel prix sera l'héritage des croyants? Rappelons-nous que l'Ecriture dit (Rom. 8, 17) que nous sommes «héritiers de DIEU», non pas seulement de ce que Dieu possède; l'Eternité elle-même sera-t-elle trop courte pour épuiser les trésors qui se trouvent dans cet héritage : DIEU LUI-MEME? 

Lien : www.promesses.org

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Le temps et l'éternité (2)

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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G. G. Jones

… G. G. JONES

Les lecteurs de PROMESSES ont lu avec intérêt la première partie de l'étude de G. G. Jones intitulée «LE TEMPS ET L'ETERNITÉ». La suite paraît dans le présent cahier. Nous avons le devoir de vous faire part que notre frère nous a quittés en novembre dernier: il est auprès du Seigneur. Anglais d'origine, mais en France pendant de longues années, G. G. Jones avait été fort maltraité durant la dernière guerre, par la puissance occupant ce pays. Depuis, sa santé fortement ébranlée ne s'était plus rétablie. 
Ce brusque départ nous prive d'une voix bien nécessaire. Elle manquera à PROMESSES en particulier. Le Seigneur a jugé que la course terrestre de son serviteur était terminée. Que son Nom soit béni. 
Nous tenons à exprimer à sa famille, à Madame Jones surtout, toute notre sympathie. Celui qui vient de nous quitter réalise déjà les promesses du Père céleste: Les souffrances du temps passé ici-bas ne se comparent pas à la gloire qui, aujourd'hui, lui est révélée (Rom. 8.18). 

Réd.

I. LA BRIÈVETÉ DU TEMPS

1. Le Temps est court -EN LUI-MÊME

Cela veut dire par rapport à nous-mêmes; il s'agit du temps (moment) que dure notre vie. La vie passe comme un rêve. A ceux qui sont âgés, il semble que les années aient acquis quelque nouveau pouvoir de locomotion: une vitesse accélérée digne de notre époque électronique. Notre vie est comme une vapeur des plus évanescentes (voir Jacques 4. 14-15). Nous ne possédons qu'un seul moment à la fois, et ne sommes jamais certains du suivant.

2. Le Temps est court -PAR COMPARAISON

a) Pour l'œuvre à accomplir. Le Temps semble passer beaucoup plus rapidement si nous sommes très occupés. Nous avons tous à œuvrer ici-bas en vue de l'éternité. Il faut gagner des âmes pour le Sauveur; vivons en vue de la haute destinée qui nous est réservée dans le ciel. 
b) Avant le retour du Seigneur. Lire à ce sujet Romains 13. 12-13 et 1 Pierre 4. 7. 

c) Face à l'Eternité. Mais pouvons-nous vraiment comparer le Temps à l'Eternité, puisque cette dernière est sans limites? Imaginons une grande salle remplie de sable du plancher au plafond. Une fois tous les 1000 ou 100000 ans, on en enlève un grain. La salle sera vide après un certain laps de temps, naturellement très long, mais qu'est-ce en regard de l'Eternité? A ce moment-là, la durée de celle-ci n'en serait nullement diminuée. Quant à nous, dans quelques années seulement, nous aurons tous disparu de la terre. ..

II. L'UTILISATION DU TEMPS (voir 1 Cor. 7.29-31)

L'apôtre indique le danger qu'on court à être trop absorbé par plusieurs choses: cercle domestique - peines - joies - occupations et affaires - monde. Ce sont des choses naturelles ou nécessaires, mais temporaires, sur lesquelles il ne faut pas trop fixer nos cœurs, au point de perdre de vue les choses plus importantes de l'Eternité. 
Les membres de nos familles (mari, femme, enfants, etc.)? Endossons les responsabilités, jouissons des joies familiales, mais rappelons-nous les passages de Luc 20. 35-36 et 14. 26, où le Seigneur Jésus utilise un langage très fort. Nous devrions mettre le service et la gloire de Dieu au-dessus de nos familles. 
Nos peines? Ici aussi le texte est clair: «Ceux qui pleurent comme ne pleurant pas» (1 Cor. 7.30). Pour de nombreux êtres humains, les peines d'ici-bas iront se déverser dans les peines éternelles comme une goutte d'eau se jette dans l'océan qui l'engloutit. Il importe d'y réfléchir et de chercher à éviter ces peines-là. 
Nos joies terrestres? Même lecture: «Ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas» (v. 30). L'homme riche de Luc 12. 16-21 se réjouissait et disait: «Mon âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois, mène grande vie.» Le malheureux ne savait pas qu'il n'avait plus que quelques heures à vivre. ..Les joies fugitives de la terre n'auront aucune valeur lorsque la mort arrivera; elles ne devraient pas satisfaire nos cœurs. 
Nos possessions? «Ceux qui achètent comme ne possédant pas» (30). Tous, nous achetons et vendons d'une manière ou d'une autre. Nous échangeons temps, énergie, talents, etc., de «main à main». Nous regardons avec plaisir notre maison, notre ferme, notre voiture et tout ce que nous avons acquis comme étant nôtres. ..et nous oublions d'acheter «le vin et le lait et les choses grasses» d'Esaïe 55. 1-3. 
Nos occupations? «Ceux qui usent du monde comme n'en usant pas à leur gré» (31). Tout en étant dans le monde, ne soyons pas du monde et ne passons pas notre temps à faire ripaille, à mener un joyeux train de vie, à nous occuper de belles toilettes, etc. Bien sûr, le Créateur nous permet, en tant que créatures, de jouir de ses bienfaits, des loisirs, des récréations, des vacances, des diversions qui rafraîchissent nos esprits et nos corps, mais attention! Utilisons ces loisirs en vue de l'Eternité.

III. QUELQUES INTRUSIONS DANS LE TEMPS

a) Imagination indisciplinée. Elle construit des «châteaux en Espagne», elle rêvasse, spécule, vit de romantisme et de chimères. 
b) Occupations frivoles. Ce sont les jeux et les divertissements inutiles. La récréation doit être de saison seulement, et limitée en vue de tonifier l'esprit et le corps. Au lieu de «tuer le temps», comme on dit, faisons-le plutôt mourir d'épuisement par le travail. 
c) Organisation désordonnée(!). En manquant d'ordre et de méthode, on gaspille beaucoup d'heures précieuses; on commence une chose et ne la finit pas; on court çà et là sans but précis, avec fièvre, sans achever la tâche qu'on nous a confiée. 
d) Temporisation. On remet à plus tard ce qu'il faudrait faire immédiatement. On a bien l'intention de tirer le meilleur parti du Temps, mais - malheureusement - c'est toujours pour l'avenir: l'inconverti renvoie sa conversion à plus tard, le chrétien renvoie à plus tard sa consécration à Dieu. Les disciples ont pu s'étonner des paroles du Seigneur Jésus (Jean 16. 181: «Qu'est-ce que ceci: un peu de temps? Nous ne savons ce qu'Il dit.» Notre «peu de temps» est pourtant celui des opportunités; les fleuves de grâce coulent, à notre portée, mais ils passent rapidement. Ne tombons cependant pas dans la précipitation en «dépensant» hâtivement le temps, d'une manière désordonnée, en essayant de concentrer sur une seule heure ce: qu'il n'est pas raisonnable de faire en si peu de temps. Pas de paresse non plus, ni de nonchalance dans l'accomplissement de nos devoirs; ne délaissons pas. une chose, par exemple, pour en entreprendre une autre.

Tirons parti du Temps

1) en nous concentrant et en faisant toute chose (ou tâche) à fond, avec le maximum d'attention, et en temps opportun, ce qui nous permettra de faire face à la vie trépidante d'aujourd'hui;

2) avec calme, en évitant toute confusion et nous rappelant qu'on ne peut faire plus qu'une certaine quantité de travail. Il est préférable de faire PEU de choses à fond que BEAUCOUP avec médiocrité; 
3) avec énergie, en y mettant toute notre force. Songeons que c'est le Seigneur qui nous a confié cette tâche.

IV. QUELQUES CARACTÉRISTIQUES DU TEMPS

1) Le Temps est PRÉCIEUX. Il est, avec la vie, le plus grand «dépôt» que nous ayons reçu. Il est la semence et l'éternité en sera la moisson. Un jour que son carrosse était en retard, le grand prédicateur John Wesley gémissait: «J'ai perdu à jamais dix minutes.» Le passage de' l'Ecriture déjà cité ci-dessus dit que «la figure de ce monde passe» (1 Cor. 7). Utilisons donc le monde comme un voyageur utilise l'hôtel où il passe la nuit. Il ne cherche pas à s'approprier cet hôtel, il n'est pas à lui. Il utilise seulement la chambre, les meubles, etc., et temporairement, car le lendemain, il partira pour un autre endroit. Notre «home», notre foyer, n'est pas ici-bas. Nous quitterons bientôt ce monde pour notre «patrie», là-haut. 
2) Le Temps est IRRÉCUPÉRABLE. On peut, par le travail, retrouver des richesses perdues; la santé, grâce à la science médicale; une réputation compromise, par un amendement. Mais tout temps gaspillé est à tout jamais perdu, même pour le ciel.

3) Le cours du Temps est IMPERCEPTIBLE. Il glisse en silence. Nous n'en percevons la marche que par la succession des pensées dans nos propres esprits. Nous ne le sentons pas lorsque nous le gaspillons. Si nous pouvions le voir disparaître, comme l'argent qui fuit de nos mains, nous cesserions de le gaspiller. Imaginons un homme emprisonné dans une cellule dotée de quatre murs mobiles qui se referment lentement, mais sûrement, pour l'écraser. Il en est de même de notre vie, avec ses occasions de servir Dieu.

Le Temps nous emporte toujours à la même vitesse; c'est pour cela aussi que nous ne remarquons pas qu'il fuit. 

Pendant que j'ai écrit cette dernière phrase, près de 30 personnes sont passées de vie à trépas ; les statistiques parlent en effet d'une mort par seconde. La mort fait chaque jour disparaître l'équivalent de la population d'une de nos villes moyennes (90000 âmes). Chaque fois que nous respirons, la porte de l'Eternité s'ouvre et se referme sur une âme qui a passé dans l'au-delà, pour rendre compte de sa vie à Dieu. Pour elle, ce fut «la dernière heure» (1 Jean 2.18). Que notre Dieu nous fasse la grâce de mesurer le Temps et de l'utiliser à profit!

Lien : www.promesses.org

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Le temps et l'éternité (1)

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le temps et l'éternité (1)

G. G. Jones

QU'EST -CE QUE LE TEMPS ?

Rom. 13, 11: «...connaissant le temps... ..» 
2 Cor. 4, 18: «. ..les choses q,ui se voient sont pour un temps.» 
2 Cor. 6, 2: «. ..Voici, c'est maintenant le temps agréable; voici, c'est maintenant le jour du salut.» 
Commençons par un peu de théologie, nous rappelant les exhortations de Paul, en 1 Cor. 14, 20: «. ..dans vos entendements, soyez des hommes faits», et de l'apôtre Jean (1 Jean 2, 13) qui s'adresse aux «pères» qui connaissent «Celui qui est dès le commencement.»

DIEU ET LE TEMPS

Dieu est «Infini» et de perfection absolue; qui, parmi nous, peut dessiner un cercle autour de l'Infini? Dieu est hors du Temps et de l'Espace quant à sa nature, sa substance, bien qu'Il tienne compte de l'existence du Temps et de l'Espace à cause de la création qui est soumise à ces deux conditions. Il n'y a pas de «succession» en Dieu, et le temps est dominé par succession. Rien ne peut être ajouté à Dieu pour L'améliorer, ni retiré pour Le diminuer. Nous ne pouvons pas appliquer les mots «avant» et «après» à la nature de Dieu. Il n'y a pas de succession d'idées, de pensées, de sentiments ou de propos en Lui. Il existe dans un «maintenant éternel». Ce qui, pour nous, est passé, présent et avenir, est un éternel PRESENT pour Lui. Si Dieu recevait, comme nous, de nouvelles pensées ou idées, Il ne serait pas en possession de toutes les idées à la fois et, ainsi, ne serait pas OMNISCIENT (qui connait tout), De nouvelles pensées chassent les anciennes, elles sont changées ou oubliées. Nous, les humains, rampons de pensée en pensée et, n'étant pas infinis, nous «grandissons» en connaissance. Celui qui est infini ne peut pas grandir et, avec Lui, il n'y a pas de mots «jadis» et «quand», Mais bien que Dieu n'ait pas de «succession»chronologique, il y a en Lui «succession» logique, et ce que nous appelons «Temps» possède une réalité objective pour Dieu; malgré le fait que tout est un éternel présent pour Lui, Il reconnaît, pour Ses créatures, les divisions du temps en passé, présent et avenir. Le temps a commencé avec la création: nous ne le concevons que par des mesures matérielles. Lorsque Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles, c'était pour servir comme «signes et pour saisons, pour jours et pour années» (Gen. 1, 14); en réalité, Il était en train de «créer» le Temps. Sans l'existence des nuits et des jours, de la lumière et des ténèbres, des marées, du tic-tac des chronomètres ou de l'indication silencieuse des sabliers et des cadrans solaires, nos esprits flotteraient dans une sorte de «maintenant» continuel, plutôt affolant pour les êtres que nous sommes, et qui avons physiquement et moralement besoin du temps et de ses divisions. On peut objecter que la Bible elle-même nous parle de la pré-connaissance de Dieu, de sa pré-détermination, etc., mots qui semblent indiquer passé et avenir. Mais, à proprement parler, cela n'existe pas en Dieu et n'est qu'une condescendance envers nous. Dans les Ecritures, il faut tenir compte de ce qu'on appelle l'anthropomorphisme» (grec: anthropos = homme, morphe = forme, manière) ; Dieu, en effet, se présente sous forme ou manière d'homme lorsque, par exemple, Il «se repentit d'avoir fait l'homme» (Gen. 6, 6-7), ou que, «les yeux de l'Eternel parcourent toute la terre» (2 Chron. 16, 9), ou encore lorsque nous lisons: «les paumes de Mes mains» (Esaïe 49, 16), et bien d'autres passages. Dieu est Esprit pur, et il nous est impossible de comprendre ce qu'est un esprit pur. Nous courrions le danger de tomber dans l'abstraction et de nier que Dieu est une vraie Personne, car il nous est difficile d'imaginer une personne sans silhouette, sans membres, etc.

Laissons maintenant ces considérations aux théologiens. Nous les donnons simplement pour «déblayer» en quelque sorte le «terrain».

CINQ POINTS (OU ÉPOQUES) IMPORTANTS DANS LE TEMPS

1) Gal.4,4: «mais, quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé Son Fils». -L'incarnation du Fils de Dieu. 
2) Héb. 9, 26: «mais maintenant, dans la consommation des siècles. .. abolition du péché par Son sacrifice». - La Croix. 
3) Matt. 13, 39: «la moisson, c'est la consommation du siècle». - La fin de la dispensation de la grâce. 
4) Eph. 1, 10: «l'administration de la plénitude des temps. ..de réunir toutes choses dans le Christ». - Le Millénium, ou règne de Christ sur la terre pendant 1000 ans. 
5) 1 Cor. 15, 24: «ensuite la fin; quand Il aura remis le royaume à Dieu le Père». 

Il n'y a pas, en somme, de fin au temps, même au ciel, car les anges eux-mêmes ont eu un commencement et les rachetés se rappelleront sans doute le temps qu'ils ont passé sur la terre. Certaines versions de la Bible citent le mot «temps» au lieu de «délai» (Apoc. 10, 6).

Bien des passages de la Bible nous parlent du temps, même si le mot «temps», ou son équivalent, ne s'y trouve pas. Il y a un temps pour la repentance. Actes 17, 30: «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant à tous les hommes de se repentir». Hébreux 3, 7: «Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs». Il y a un temps pour Satan, pendant lequel il résiste à Dieu et mène les hommes à la perdition, mais Satan aussi saura à un certain moment que son temps est court (Apoc.12, 12).

QUELQUES SYMBOLES DU TEMPS

Fleuve, courant, etc. Le temps, comme un courant irrésistible, nous emporte vers le gouffre de l'éternité. Il n'y a aucun arrêt, ni de possibilité de recul. Ce fleuve du Temps charrie sur toute sa largeur des millions d'âmes immortelles qui descendent, comme une immense cataracte, dans l'abîme sombre et sans fond de l'éternité. Quel naufrage terrifiant se déroule depuis des siècles! Ames sans Sauveur, qui roulent vers la perdition !

Chronomètre. Le Temps est comme une horloge remontée par le Tout-puissant «Horloger»; rien ne peut l'arrêter. C'est une montre dont le tic-tac changera bientôt de rythme; il s'affaiblira pour céder la place à la grande horloge de l'éternité, qui sonnera - peut-être pour beaucoup - le glas. ..Nous voudrions parfois tourner en arrière ces aiguilles, ces engrenages, pour rattraper les années de notre jeunesse!

Pépinière ou Parterre. Nous labourons la terre et y semons en vue de la récolte dans l'éternité.images--8-.jpg

Chapelet. Le fil représente le temps; nos actes et nos pensées, les perles que nous y enfilons jour après jour. L'ange qui tient le registre de nos actes les égrène au fur et à mesure que nous forgeons sur la terre, au cours des années, notre caractère et notre destinée.

Couloir. Nous le traversons irrémédiablement, en jetant un coup d'œil - ou en entrant même, pour un moment - par les portes situées de chaque côté de ce couloir, tout en enjambant avec difficulté les obstacles qui en jonchent le sol: ce sont les épreuves et les souffrances de la vie; elles précèdent la grande «Sortie».

Salle d'attente. C'est celle de l'éternité, où nous attendons l'appel de l'huissier, la Mort, qui nous introduira dans le cabinet du Juge.

Métier de tisserand. Sa navette va et vient à une vitesse affolante. Nous n'avons pas toujours la possibilité de remplacer les fils cassés ou dont la couleur ne correspond pas au modèle.

Lac. Tandis que nous voguons sur l'eau, les vagues de notre influence vont jusqu'au rivage de l'éternité.

Démolisseur. Le temps a une prodigieuse puissance de destruction. Les anciennes villes de Babylone, Ninive, etc., ainsi que les temples, les palais royaux qu'elles contenaient, ont été effacés par les siècles. Là où les rois régnaient, il ne reste que des ruines où ulule le hibou. Mais, heureusement, il est des choses que le Temps ne peut toucher, telles la pensée et la mémoire; elles continuent et peuvent mûrir malgré lui. Ce monstre, le Temps, dévore ses propres enfants et, comme une sorte d'usurier, nous envoie les heures matinales avec des mains pleines pour donner, mais aussi les heures du soir avec des mains vides pour reprendre. ..

Il y a beaucoup d'autres symboles du Temps, mais le temps (lui-même!) et la place, ici, nous empêchent de les citer.

Dans un prochain article, nous parlerons de la brièveté du Temps et de la nécessité de bien l'employer, etc.

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TU AS ABANDONNE TON PREMIER AMOUR

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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C. H. M.

Qu'est-ce que tout cela sinon un avertissement pour les enfants de Dieu à revenir à leur point de départ, c'est-à-dire au premier mouvement de leur cœur vers Dieu. Quelqu'un pourrait dire que l'amour éprouvé est bien au-dessus d'un premier amour. Admettons-le; mais ne trouvons-nous pas dans notre propre histoire spirituelle que lorsque nous avons commencé à suivre Jésus, il y avait en nous une simplicité, un zèle, une fraîcheur, une ferveur de dévouement que malheureusement nous ne possédons plus? Nous sommes devenus indifférents et quelques peu sceptiques; le monde nous gagne peu à peu et dévore notre spiritualité; le vieil homme prend aisément le dessus, d'une façon ou de l'autre, et tue la sensibilité spirituelle, suffoque notre ardeur et offusque notre vision.

Est-ce peut-être le cas pour l'un de nos lecteurs? Si oui, serait-ce une grâce pour lui d'être ramené d'où il est parti? Sans doute, vous pouvez être assuré que le Seigneur use de patience à votre égard, que Son amour est immuable; mais rappelez-vous qu'il attend une réponse de votre part. C'est pourquoi, cher ami, si pour un moment vous vous êtes laissé séduire par le monde, que votre cœur retourne aussitôt à Lui. N'hésitez pas, ne retardez pas, jetez-vous aux pieds du Seigneur qui vous aime - dites Lui tout - faites que votre cœur se tourne vers Lui et qu'il soit pour Lui seul. Ceci est le ressort secret de tout vrai service. Si Christ n'a pas l'affection de votre cœur, Il n'a pas besoin du travail de vos mains. Il ne dit pas: «Mon fils, donne-moi ton argent, ton temps, tes talents, tes énergies, ta plume, ta langue, ta tête.» Toutes ces choses n'arrivent pas à satisfaire Son cœur. Quand le cœur est donné à Jésus tout est en règle. Hors du cœur sont les issues de la vie; et si Christ a sa place légitime dans le cœur, la marche dans ce monde sera comme elle doit être pour Lui.


L'ÉVANGILE MIS EN PRATIQUE 
: Mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce ,qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui a bonne réputation, tout ce qui est vertueux et digne de louange, que tout cela occupe vos pensées. Phil. 4, 8 

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LES 3 MALAISES INTERIEURS D’UNE CONSCIENCE...

23 Octobre 2012 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

LES 3 MALAISES INTERIEURS D’UNE CONSCIENCE...

LES 3 MALAISES INTERIEURS D’UNE CONSCIENCE TROUBLEE

1. Incapacité de pardonner –»Se diriger à la croix
• Culpabilité non résolues
• Désir de vengeance
• Matérialisme
• Prendre pour soi une offense qui ne nous vise pas
2. Incapacité de s’approprier le pardon de Dieu
• Pardon demandé à Dieu mais pas à la personne offensée
• Confession de torts mineure et non des offenses graves
3. Incapacités de témoigner efficacement
• Sécheresse spirituelle
• Compensation sentimentale
• Zele amer
• Déséquilibres doctrinaux

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CONFESSION POSITIVE DE LA PAROLE DE DIEU

22 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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 Par la grâce de Dieu le Tout Puissant,  JE SUIS

1.  Un enfant de Dieu (Rom 8.16)

2. Racheté de la main de l'adversaire (Ps 107.2)

3. Pardonné (Ephésiens 1.7 ; 1 Jean 1.9)

4. Sauvé par grâce, par le moyen de la foi (Rom 5.1)

5. Lavé, sanctifié, justifié au nom du Seigneur Jésus (1Cor 6.11)

6. Une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées (2 Cor 5.17)

7. Participant de la nature divine (2 Pierre 1.4)

8. Racheté de la malédiction de la loi (Gal 3.13)

9. Délivré du pouvoir des ténèbres (Col 1.13-14)

10. Conduit par l'Esprit de Dieu (Rom 8.14)

11. Gardé par des anges dans toutes mes voies (Ps 91.11)

12. Mis à l'abri de tous les besoins en Jésus Christ (Phil 4.19)

13. Libre de tous soucis, car Dieu prend soin de moi (Phil 4.6-7

14. Fortifié  dans le Seigneur et par sa force toute puissante (souveraine) (Ephésiens 6.10)

15. Héritier de Dieu et cohéritier de Christ (Rom 8.17)

16. Héritier de la bénédiction d'Abraham (Gal 3.13-14)

17. Observant et mettant en pratique les commandements de l'Eternel par conséquent, je suis béni à mon arrivée et béni à mon départ, béni dans toutes mes entreprises et dans tout le travail de mes mains, béni en mes enfants (Deut 28.1-13)

18. Béni de toutes sortes de bénédictions (Eph 1.13 ; 2 Pierre 1.3)

19. Guéri par les meurtrissures de Jésus Christ (1 Pierre 2.24)

20. Plus que vainqueur par Christ celui qui m'aime (Rom  8.37)

21. Transformé par le renouvellement de l'intelligence (Rom 12.2)

22. La justice de Dieu en Christ (2 Cor 5.21)

23. Ouvrier avec Dieu et imitateur de Christ (1 Cor 3.9 ; Eph 5.1)

24. Je renverse les raisonnements et toute hauteur qui se lève contre la connaissance de Dieu et j'amène toute pensée captive à l'obéissance de Christ (2 Cor 10.5)

25. Je marche par la foi et non par la vue (2 Cor 5.7)

26. Je triomphe à cause du sang de l'Agneau (Apoc 12.11)

27. Je vaincs le diable en tout temps car Celui qui est en moi est plus fort que celui qui est dans le monde (1 Jean 4.4)

28. J'ai le pouvoir sur toute la puissance de l'ennemi et rien ne peut me nuire (Luc 10.19)

29. J'établis la Parole de Dieu sur la terre (Mat 16.19)

30. Je suis toujours en haut, jamais en bas (Deut 28.13)

31. Je suis le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5.13-14)

32. Je puis tout par Celui qui me fortifie (Phil 4.13)

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LES PRINCIPES ET FRUITS DE LA REFORMATION SELON DIEU

20 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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(Ezéchiel 47.1-12)

Introduction :

La lecture attentive du chapitre 47 d’Ezéchiel laisse entrevoir le plan parfait de Dieu pour nous dans la marche du ministère. Les étapes vers la plénitude ou l’acquisition de l’onction laissent apercevoir la précipitation effroyable et effrayante qu’ont aujourd’hui plusieurs serviteurs lorsqu’on observe de près leur conquête pour la célébrité, ce même au prix du mensonge, de la supercherie et de subterfuges, bien que conscient de leur avancée vertigineuse vers la perdition. Ce qui est important diront-ils, c’est le résultat ; oui, mais sur quelle base pour quelle approbation divine ?

De même, dans les principes, charte ou lois du royaume que retrace avec force détail Matthieu 5 à 7, plusieurs aspects sont complètement mis de côté au profit du modernisme du siècle présent. Tout royaume terrestre a ses principes et lois qui régissent le fonctionnement harmonieux de la structure pour une éventuelle cohésion sociale. Mais il sera dit à notre honte par le Prophète Jérémie que les oiseaux connaissent les saisons, l’âne connait son maitre, mais le peuple de Dieu ne connait pas son Dieu.

L’étude schématique de chaque verset nous donnera d’en ressortir la pensée divine à chaque étape pour une marche rationnelle et équilibrée vers la gloire en Lui. Puisse Dieu nous aider à en tirer le maximum de profit pour une heureuse fin spirituelle : 

  1. S’abandonner entre les mains du Saint-Esprit et se laisser diriger : (Eze 47.1)

 Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison, à l'orient, car la face de la maison était à l'orient; l'eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l'autel.

Nous devons comprendre ici que l’obéissance aux prescriptions divines a été et reste l’unique accès aux bénédictions célestes. 1Samuel 15.22-23 ressort avec autorité que la désobéissance (Rébellion selon la version de la Bible Anglaise) est coupable comme le péché de la sorcellerie. Et poursuivra ce texte, la résistance est semblable au théraphins. Si les théraphins représentent les dieux étrangers que les orientaux de l’époque enteraient soit au seuil de la porte ou ailleurs tant dans la maison, la concession ou les champs pour assurer leur protection, nous comprenons que l’hésitation, le retard, l’absentéisme, la légèreté, la résistance à la soumission est assez grave devant Dieu.

  1. Se laisser conduire par le Saint-Esprit qui est le directeur de l’œuvre de Dieu et qui maitrise si bien le chemin qui est Christ. Il faut à ce stade de la marche, déposer son intellect pour laisser la révélation nous conduire : (Eze 47:2) :

Il me conduisit par le chemin de la porte septentrionale, et il me fit faire le tour par dehors jusqu'à l'extérieur de la porte orientale. Et voici, l'eau coulait du côté droit.

Nous devons avouer que très peu à nos jours ont une relation d’intimité avec le Saint-Esprit. L’intellectualité a pris place à la spiritualité car une dualité inappropriée entre l’intuition et l’intelligence a fait interférence. Puisse Dieu nous aider à revenir aux anciens sentiers. Les vraies valeurs sont renversées à tel point que mal est appelé bien et le bien mal dira si bien longtemps avant le Prophète Esaïe.

  1. La transformation se fait par proportion définie d’avance et non au hasard (Eze 47.3)

       Lorsque l'homme s'avança vers l'orient, il avait dans la main un cordeau, et il mesura mille coudées; il me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles.

       Nous savons tous bien que certains l’ignorent, que la mort expiatoire de Christ a eu deux effets majeurs sur l’homme. La rédemption a pour effet le rachat, satisfaisant ainsi les exigences de la loi pour le salut. Par ailleurs, la régénération produit par le Saint-Esprit une sorte de reformation dans le caractère de la personne sauvée. Par cet autre moyen, la nature humaine corrompue par le péché doit par le Saint-Esprit, subir une transformation de gloire en gloire par l’effet de la Parole de Dieu dont la lecture au quotidien mettra à nouveau dans la conscience autrefois déflatée, les prescriptions divines de la saine manière de vivre.

  1. Progression dans l’action avec le Saint-Esprit (Eze 47.4) 

       Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser, et j'avais de l'eau jusqu'aux reins.

       Bien que l’évangile au rabais l’ignore ou plutôt ne veut pas l’admettre, la transformation ou le passage effectif de l’ancienne à la nouvelle nature ne peut se faire que par le brisement, la souffrance et les difficultés. Ces choses sont de véritables enseignants divins pour nous découvrir tels que nous sommes afin d’implorer la grâce divine pour notre changement progressif jusqu'à revêtir complètement la nature de Christ (Ephésiens 4.13).

  1. Consécration dans la voie de l’obéissance (Eze 47.5)

Il mesura encore mille coudées; c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau était si profonde qu'il fallait y nager; c'était un torrent qu'on ne pouvait traverser.

La volonté divine pour tout serviteur et servante de Dieu est la disponibilité, la loyauté, la fidélité, l’intégrité dans une marche saine vers la perfection. Seul un réel engagement sans retour peut conduire jusqu'à l’approbation divine.

  1. Entrée dans une nouvelle dimension avec Dieu (Eze 47.6)

 Il me dit: As-tu vu, fils de l'homme? Et il me ramena au bord du torrent.

Il est facile de découvrir les disciples de l’Eglise Primitive dans de grands exploits à cause de leur abandon total et sans réserve à Dieu pour faire sa volonté. Quel temps, moyen et possibilité personnelle consacrons-nous vraiment à Dieu pour attendre de Lui tant ? Comment dans notre laxisme pouvons-nous exiger des choses pour lesquelles nous ne remplissons pas les conditions ?

  1. Fruit de la consécration (Eze 47.7)

Quand il m'eut ramené, voici, il y avait sur le bord du torrent beaucoup d'arbres de chaque côté.

Nous ne pourront récolter que ce que nous avons semé. Si nous avons semé la chair, nous moissonnerons la corruption, par contre, si nous avons semé selon l’Esprit, nous moissonnerons la vie éternelle avec toutes ses bénédictions.

     ‘‘Jésus répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de l’Évangile, maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou terres, et qui ne reçoive au centuple, présentement dans ce temps–ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers’’ (Marc 10.20-31).

Portons-nous de fruits dignes de la repentance ? Portons-nous des fruits que Dieu agrée ?

  1. Exécution du programme divin (Eze 47.8)

Il me dit: Cette eau coulera vers le district oriental, descendra dans la plaine, et entrera dans la mer; lorsqu'elle se sera jetée dans la mer, les eaux de la mer deviendront saines.

L’une des choses cruciales dans la marche avec Christ ou du ministère en général est non de faire, mais de faire avec Dieu et par Dieu sur la base de la révélation divine que l’on peut avancer avec certitude tout en recevant l’approbation divine.

  1. L’évolution dans la progression devient systématique à cause de notre subordination au Saint-Esprit (Eze 47.9)

Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.

      Personne ne fait l’œuvre pour lui-même ou selon lui-même. Lors de la construction du Tabernacle, Dieu dit ceci a Moise : ‘‘Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut–il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne’’ (Hébreux 8.5).

L’œuvre de Dieu marche sur programmation divine pour un but bien défini et arrêté d’avance dans le plan de Dieu.

  1. Abondantes récoltes des fruits évangéliques (Eze 47.10)

Des pêcheurs se tiendront sur ses bords; depuis En Guédi jusqu'à En Églaïm, on étendra les filets; il y aura des poissons de diverses espèces, comme les poissons de la grande mer, et ils seront très nombreux.

La vision de l’Eglise dans sa mission est de faire des disciples et des leur enseigner les principes fondamentaux pour une croissance réelle en Christ. S’investir dans l’évangélisation constitue un pilier pour l’élargissement du royaume de Dieu sur la terre. Christ envoya Pierre pêcher un poisson de la bouche duquel il retirerait de quoi payer les droits du temple. De même, les âmes gagnées devront pourvoir aux besoins de l’œuvre de Dieu.

  1. Ceux qui ont les cœurs fermés aux réprimandes, à la confession et à la repentance resteront tels sans changement aucun (Eze 47.11)

Ses marais et ses fosses ne seront point assainis, ils seront abandonnés au sel.

Le besoin d’adaptation au flot de l’Esprit s’impose pour briser le mythe du paradigme et accomplir la volonte de Dieu. Malheureusement, très peu de frères et sœurs en Christ sont enseignables.

  1. Manifestation du règne de Dieu dans sa totalité, restauration, abondance (Eze 47:12)

Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède.

Quand nous considérons le programme prophétique de Dieu, la restauration  de l’Eglise aujourd’hui regardée comme ayant perdu ses valeurs primitives est dans le plan de Dieu. Evitons simplement de nous voir hors de la volonté de Dieu sur son église.

Conclusion :

Une lecture attentive du texte d’Ezéchiel 47 nous a amené à conclure que le Prophète commence par une soumission incontestée aux ordres qui lui sont donnés, lesquels le préparent à une ascension spirituelle selon les normes divines (47.1-7). Cette expérience vue et vécue par lui-même est l’unique point de départ pouvant garantir son succès. C’est donc ce vécu très discipliné sous les injonctions formelles du guide qui conduira équipera le Prophète pour communiquer ensuite. Que souvent, nous avons mis la charrue avant les bœufs et attendons l’approbation de Dieu sur nos abominations. Lorsque l’attente se solde par le néant, nous inventons une doctrine pour soutenir nos égarements. Revenons aux normes de Dieu et recevons les explications (47.8-12) que nous donneront nos guides afin de voir des effets merveilleux se produire par le flot de l’Esprit Saint. Tout commence du parvis extérieur au parvis intérieur. Quelle merveilleuse illustration. Beaucoup de nos prouesses dites spirituelles aujourd’hui vont de l’extérieur vers l’intérieur, contraignant l’esprit à épouser ce qui est humain, traditionnel, charnel. 

Pourtant, une profonde compréhension de d’Ezéchiel 47.13-23 et tout le chapitre 48 nous introduit de fait a une et une seule chose tant cherchée et tant voulue par Dieu pour nous : Jéhovah – schammah qui signifie : l’Éternel est ici. Jésus dans les Evangile n’est-il pas appelé Emmanuel ou Dieu avec nous ? 

En entendant ces passages au sens littéral, ou dans le sens allégorique et spirituel, nous déduisons sans ambiguïté, conduits par l’abondance et la précision des détails, que cet oracle n’a pas déjà eu son accomplissement. En effet, bien que les Juifs soient rentrés en grand nombre dans leur pays après les soixante-dix ans de captivité, bien qu’ils aient rebâti Jérusalem et reconstruit le temple, bien qu’ils aient eu plus tard des princes et qu’ils se soient remis de tout leur cœur à observer les ordonnances religieuses de la loi, il n’y a rien eu dans leur nouvelle situation qu’on puisse envisager comme l’accomplissement entier et littéral de cette grande prophétie. Si donc elle fut réellement destinée à tracer d’avance un moment de l’histoire temporelle et religieuse du peuple juif, il faut reconnaître que ce moment n’a pas encore paru, et tous sont d’accord sur ce point. 

Par ailleurs, lorsqu’on prend cette prophétie au sens spirituel et symbolique, elle décrirait un ordre de choses que l’Évangile n’a pas encore produit, si ce n’est en de faibles proportions ; car, alors, la Judée représenterait le monde entier ; la ville, à son tour, serait l’Église au sein de laquelle le Seigneur habite et dont le nom est Jéhovah-schammah. 

Quelle que soit, en définitive, l’idée qu’on se fasse de la nouvelle Jérusalem, et du nouveau temple, et des nouvelles institutions destinées au nouveau peuple, il demeure vrai que le genre humain, semblable à la mer Morte, est tout entier dans le péché ; qu’un jour viendra cependant où la face du monde moral sera changée, et peut-être, jusqu’à un certain point, celle du monde matériel ; que les eaux de nettoiement, de purification et de vie ne peuvent sortir que du temple de l’Éternel ; que ce temple, après tout, c’est Jésus-Christ, et, par lui, son Église ; qu’il n’est rien, en conséquence, dont nous devions être plus désireux que d’appartenir à Jésus-Christ ; rien non plus que les chrétiens doivent avoir à cœur comme de répandre son glorieux nom par toute la terre. 

Bien que le livre d’Ézéchiel finisse en cet endroit, nous avons la certitude que ce ne fut pas alors que se termina sa carrière prophétique ; car deux années après cette grande vision (Ezéchiel 29.17-21), il dut encore prophétiser contre l’Égypte. Il n’est donc pas encore tard pour nous de revenir sur le programme de Dieu.

Dr André CHOUBEU

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VERS UNE DEFINITION DE L'AUTORITE

20 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Bernard COUSYN

L'existence de l'autorité

C'est un lieu commun de dire que l'Ecriture est très sensible à la qualité des rapports tissés entre les hommes. Et c'est vrai particulièrement dans l'Eglise. Un type de relations nouvelles y a été inauguré par le Saint-Esprit.

L'Eglise identifiée à un corps (Eph 4.12 5.23), où tous les membres sont bien coordonnés (Eph 4.16 I Cor 12. 14-27), nous parle à la fois d'un ordonnancement harmonieux et d'une explosion de vie nouvelle, mais sans anarchie.

L'autorité confessée, qui organise et gère cet état de choses, est toujours en fin de compte celle de Christ (Col 1.17-18) ; mais il faut reconnaître, dans la pratique, que le rouage de l'autorité existe entre les membres de l'Eglise, et plus spécialement entre les adhérents d'une église locale !

Ignorer cet axiome, c'est résoudre ce problème relationnel fondamental, soit par la dissolution de l'autorité, ce qui est illusoire et amène la pagaille soit par l'absolutisation de l'autorité, ce qui est usurpatoire et amène la dictature. 

Les diverses formes de l'autorité

1) Dans notre société, il existe des chefs "naturels" qui détiennent une autorité que nous pouvons qualifier de hiérarchique les parents pour leurs enfants, les professeurs pour les élèves, les patrons, les maîtres, etc... Même seuls contre tous, ils décident et font appliquer ce qui leur paraît juste.
2) D'autres critères peuvent nous faire découvrir une autorité fonctionnelle, par exemple celui qui est plus âgé, ou l'animateur en Centre de Vacances, ou encore celui qui détient le savoir.

Le leader

Prenons précisément l'exemple de "celui qui sait" dans un groupe qu'il connaît et qui le connaît. Celui-ci sera désigné comme chef, tout simplement parce que les autres reconnaissent en lui le seul capable de les instruire de les guider, de répondre à leurs besoins. L'exemple des anciens dans 'Eglise est typique. L'ancien n'est jamais celui qui se désigne, mais celui qui s'impose au groupe comme une évidence.

La conséquence immédiate de ce qui précède, est qu'il n'y a pas d'autorité sans groupe. Il en découle que la règle de l'unanimité prévaut lors de la reconnaissance du leader.

Il paraît alors légitime de penser que l'autorité personnelle, ou naturelle, est un leurre. Il existe certes des qualités pour être et rester leader mais celui qui s'impose de lui-même, qui est là et que l'on supporte, n'est plus vraiment un leader, mais une idole ou un despote, avec cette caractéristique redoutable : celui qu'on n'a pas voulu et à qui on donne constamment !

Les qualités d'un leader

1) Il est avant tout celui qui répond aux attentes du groupe, qui mène, qui nourrit, et qui montre par lé qu'il n'a pas usurpé sa place.
2) Il est aussi celui qui se remet en question constamment.
L'autocritique est biblique et permet de mieux se connaître (I Cor 11.28 ; Apoc 3.17,18). Mais ce dont il est question ici, c'est de se sentir constamment renvoyé à son rôle de chef, à tout moment, et de façon tacite !
3) Il est enfin celui qui est apte à "rentrer dans les rangs" à certaines occasions, et être lui-même capable d'investir un autre, sans arrière-pensée, d'une autorité de la même qualité que celle qu'il détenait.
4) Sans être exhaustif, les qualités morales telles que maîtrise de soi, honnêteté, simplicité, sincérité et justice, viennent compléter l'esquisse à peine ébauchée du leader d'un groupe.

L’autorité pour quoi faire ?

Dans ce qui précède, nous avons tout d'abord découvert que celui qui a l'autorité, est celui qui, issu d'un groupe, d'une communauté, d'une église, est reconnu comme chef.
Maintenant que notre leader est découvert, il nous reste à examiner comment il va concevoir son rôle et exercer son autorité.

La mise en exercice de l'autorité

On peut légitimement s'attendre à ce que le leader assume pleinement le rôle pour lequel il a été choisi. Ses qualités, son savoir-faire, ses connaissances, qui ont guidé son "élection" dans le sein du groupe, n'ont de valeur que si le groupe lui-même tire profit de ce choix. Il est normal qu'une communauté ou une assemblée soit au bénéfice de ses anciens, au lieu de les subir.

Les critères d'un groupe qui avance sous l'impulsion de son chef sont finalement simples harmonie, gens heureux, pas de conflit, pour ne citer que ce qui frappe de prime abord.

La prise de pouvoir

Le tableau ci-dessus ne correspond mal heureusement pas toujours à la réalité. Il arrive parfois qu'un leader se coupe du groupe. Pour des motifs charnels tels que l'orgueil ou le goût du pouvoir, le leader s'investit alors lui-même d'une autorité qui ne correspond plus aux désirs du groupe. Issu des rangs du groupe, il n'est plus question pour lui d'y retourner : c'est la prise de pouvoir. Il détient bel et bien le pouvoir, mais il ne détient plus l'autorité authentique dans le groupe, puisque celui-ci lui échappe. Les échanges entre le groupe et lui, si abondantes au début, s'étiolent jusqu'é cesser totalement. Comment le leader peut-il alors exercer son autorité dans un groupe qui le rejette, si ce n'est en établissant le règne de l'autoritarisme?

Il est vrai que l'élection d'un leader au sein d'un groupe présente un double aspect:
d'une part, la promesse d'un épanouissement certain des éléments qui composent le groupe ; d'autre part, le risque de porter un homme à un poste de premier rang.

Sans le discernement collectif pour ce choix, parfois capital, il faut reconnaître que l'élection d'un leader comporte pour celui-ci une certaine tentation ; car la maladie du pouvoir est un danger réel qui, à des degrés très divers, fait des leaders des "tentés à vie". Qui ne connaît ce "frère prêcheur", dont la recherche de la parole en chaire est le symptôme évident de cette maladie ? Qui ne connaît ce "frère indispensable", ou ce "frère président", dont l'activité est devenue activisme, toujours à cause de cette maladie ?

Nuance

Ce qui précède présuppose un groupe adulte, mûr, capable de se choisir un leader, même s'il y a un risque. Mais dans une situation différente, au sein d'un groupe incapable de se gouverner, soit par inertie, soit par manque de vie, soit à cause de nombreux conflits, on ne peut s'attendre à ce que le groupe choisisse lui-même son chef. Dans ce cas, quiconque se lève est considéré comme prenant le pouvoir : c'est compréhensible, mais c'est parfois la seule méthode curative pour le groupe.

C'est dans ce cadre qu'il faut voir le ministère de Jésus sur terre. Il n'a jamais été accepté, mais il a opéré une prise de pouvoir salutaire chez les siens, par-ce qu'il connaissait mieux leurs besoins qu'aucun autre. (Jean 12.48 peut s'expliquer dans ce sens).

* Cet article fait suite à celui de J. HOFFMANN, PROMESSES N° 69

 

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