Le blog de Dr André CHOUBEU - - Enseignements bibliques - Etudes bibliques - Conseils bibliques - Cours de Formation en théologie - Réponses aux questions bibliques
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles récents

Le yoga : une religion ?

3 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le yoga : une religion ?

D’après un document de Florent Varak

Yoga.jpg

Le yoga semble offrir tout ce que l'homme occidental recherche. Le corps, rouillant sur les chaises de bureau trop longuement fréquentées, trouve ainsi le moyen de s'assouplir et de s'exprimer. La tête, obscurcie de chiffres et de soucis, est gentiment vidée de ses impuretés. Pour beaucoup, le yoga est une source de détente équivalente à un sport ou un loisir.
Mais n’est-il que cela ?

Les auteurs d'ouvrages sur le yoga montrent que cette technique n'est pas purement physique. Elle relève d'une conception théologique du monde où les postures sont à la fois représentation d'une réalité théologique et véhicule d'une puissance spirituelle.
Le yoga est de nature religieuse.
Une religion est un « ensemble d'actes rituels liés à la conception d'un domaine sacré distinct du profane et destinés à mettre l'âme humaine en rapport avec Dieu ». C’est un « système de croyances et de pratiques, impliquant des relations avec un principe supérieur et propre à un groupe social ». Nous sommes ainsi en présence d'une religion lorsque les caractéristiques suivantes sont présentes :

1. l'homme est considéré comme une entité spirituelle ;

2. l'homme a accès à une dimension spirituelle ;

3. il existe une méthode pour parvenir à cette dimension.

Un mouvement révèle sa nature lorsque son historique témoigne d'une recherche spirituelle. Lorsque sa conception du monde affirme l'existence d'un monde spirituel. Lorsque ses objectifs s'appliquent à faire passer l'homme dans des sphères spirituelles. Et lorsqu'il propose à ses adhérents des gestes propres à éveiller une conscience spirituelle. C'est précisément le cas du yoga !

1. Origines du yoga

Le yoga classique indien provient d'un texte attribué à Patanjali dont on connaît peu de choses. Il aurait vécu au Pendjab au ive s. avant notre ère (certains avancent le xie s. av. J.-C.). Le terme yoga signifie littéralement « joug » ou « attelage » ; il évoque la recherche de l'union entre le soi et l'Absolu (brahman).

Selon les époques, les philosophies comme les pratiques varient. Elles visent le salut individuel par un enseignement métaphysique ou religieux (selon les écoles). Ainsi, dès sa création, le yoga est une quête spirituelle.

2. Conception du monde pour le yoga

Le yoga part de l'idée que tout est souffrance, et il faut en être délivré. Cette douleur provient d’une séparation de l’âme avec l’Absolu. L’âme souffre de cette condition déchue et recherche, à travers ses incarnations successives, à retourner dans la fusion originelle avec l’Absolu.

Selon l'hindouisme, la vie humaine est cyclique, d'où la doctrine de la réincarnation. La vie est pleine de douleurs et de chagrins, fondements de la condition de l'homme. Le but du yogi est de se retirer de ce cycle douloureux de la mort et d'atteindre l'immortalité. Cette libération (salut) est entraînée par La mort de l’identité individuelle par sa fusion avec l’absolu. Ainsi, il devient un jîvanmukta, un « délivré de son vivant ». À travers le yoga, un homme profane peut devenir sacré ou divin.

Il est difficile d'échapper à la conclusion que la pratique du yoga illustre une conception éminemment religieuse du monde.

3. Objectif du yoga

Jean Varenne décrit le yoga comme « une technique de salut originale qui se propose de libérer l'âme de sa condition  charnelle par l'exercice de disciplines psychiques et corporelles. [L’âme] est en quelque sorte exilée dans le monde de l'existence où elle est condamnée à se réincarner indéfiniment, passant de corps en corps à la manière d'un oiseau migrateur1 ».

Il est évident que le yoga a un objectif religieux. Ce n'est pas seulement une série de gestes innocents. Ils sont pédagogiques (et opérants !) en vue d'une transformation spirituelle de l'être.

4. Pratique du yoga

Comme nous l'avons vu, le yoga est religieux. Pour des raisons obscures, les professeurs occidentaux de yoga voilent cette réalité à leurs étudiants. En décrivant leurs pratiques, ils révèlent pourtant ce côté religieux :

« Le yoga n'a jamais été conçu seulement comme une discipline de mieux-être dans la vie actuelle, mais comme un mode de transformation si radical que ses effets se répercutent sur l'après-vie2 ».

On ne pourra jamais séparer la pratique du yoga de la « théologie » à laquelle elle est liée. En quelque sorte, le yoga offre à l'hindouisme ce que les sacrements offrent au catholicisme. Ils sont les rites initiatiques et opérants de privilèges spirituels.

5. Dangers du yoga

De l'aveu même des praticiens, le yoga n'est pas sans danger. Mircea Eliade évoque les « troubles auxquels certaines techniques exposent l'amateur imprudent, nous pensons surtout à celle de “l'érotisme mystique” »3. Ysé Tardan-Masquelier parle de « graves dissociations, conduisant parfois à la folie ». Il ajoute :

« Le pratiquant est donc très vulnérable […] : il n'a pas perdu son jugement qu'il retrouvera d'ailleurs clarifié et affermi, mais il l'a  levé, suspendu, pour entrer plus profondément en lui-même et, si telle est sa forme de spiritualité, en contact avec une puissance divine. On imagine bien à quels excès des instructeurs à tendance paranoïaque, se sentant investis d'une mission urgente pour le monde, peuvent se livrer […] parfois, dans le sens d'un véritable “viol” psychique, […] où les  préceptes inoculés dans ces moments de totale réceptivité, atteignent l'inconscient et y laissent des traces indélébiles. »4

Si, selon Saravasti, le yoga est « l'annihilation de toutes les fonctions du mental, l'art de vider son mental et d'en faire un feuillet blanc »5, on entre dans  un terrain glissant. Il devient facile à un enseignant, terrestre ou angélique, d'écrire à sa guise les « vérités » spirituelles qui contrôleront la vie de celui qui pratique le yoga.

6. Un chrétien peut-il pratiquer le yoga ?

Deux raisons exigent une réponse négative.

En premier lieu, nul ne peut fléchir le genou devant une statue « innocemment », c'est-à-dire sans détrôner celui qui est le Seigneur. Pareillement, rechercher le « Grand Suprême » par le yoga revient à dire que la Révélation, la Parole de Dieu, est insuffisante.

En second lieu, un geste est un témoignage public. Un chrétien faisant du yoga enseigne qu'il existe d'autres chemins de libération que Jésus-Christ.

C'est probablement ce qui explique la présence dans la loi de commandements comme : « Vous ne couperez pas en rond les bords de votre chevelure. Tu ne raseras pas les bords de ta barbe » (Lév 19.27). Ce n'est pas que ces gestes étaient mauvais en eux-mêmes, mais ils étaient des rites païens que les Israélites ne devaient pas imiter. Il en va de même avec les postures du yoga.

Conclusion

J'invite le lecteur à méditer 2 Corinthiens 6.11-7.1 pour conclure cette brève étude :

11 Notre bouche s’est ouverte pour vous, Corinthiens, notre cœur s’est élargi, 12 Vous n’y êtes point à l’étroit, mais c’est votre cœur qui s’est rétréci pour nous. 13 Rendez-nous la pareille — je vous parle comme à mes enfants — élargissez, vous aussi, votre cœur ! 14 Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger.
Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? 15 Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? 16 Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
17 C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. 18 Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.
7.1 Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.

1J. Varenne, « Yoga », Encyclopedia Universalis, vol. 12, p. 1029.
2Ysé Tardan-Masquelier, Le yoga : du mythe à la réalité, Paris, Éditions Droguet et Ardant, p. 55.
3M. Eliade, Techniques du yoga, p. 12-13.
4Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga : du mythe à la réalité, Paris, Éditions Droguet et Ardant, p. 111-112.
5Saravasti, La pratique de la méditat

Lien :http://www.promesses.org/arts/173p3.html

Voir les commentaires

LE CHOIX DE LA PURETE

3 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Purete.jpg

Randy Alcorn

Parlez de la pureté sexuelle et l’on vous rira au nez.

Voici cependant l’un de nos plus grands combats. La sexualité est un don de Dieu, une pierre précieuse dont la valeur en fait un enjeu spirituel majeur.

Ce petit livre est le fruit de son ministère auprès des jeunes depuis des années.
À partir de quelques témoignages et de nombreux versets pertinents, il nous conduit dans une réflexion, fondée sur la thèse suivante : la pureté est toujours avisée, l’impureté toujours stupide.

C’est en vue de notre bonheur que Dieu recommande la pureté. Le non-respect du « mode d’emploi » divin provoque des blessures indélébiles, qui mettent des années à cicatriser, parfois impossibles à oublier. Voilà en quoi consiste la « stupidité ».

Chacun s’y retrouve puisqu’il s’adresse — sans détours — aux célibataires, aux couples, aux jeunes et aux moins jeunes. Le problème existe potentiellement en tout chrétien ayant à cœur de vivre une vie digne de Jésus-Christ. Le sujet, si actuel dans notre société, n’est pas souvent abordé. Nous avons tendance à éluder les conséquences destructrices de l'impureté… comme si convoitise ou adultère n’existaient pas dans nos assemblées, ou si peu.

Son livre se veut pratique ; il donne beaucoup de « tuyaux » pour aujourd’hui, qui sont autant d’idées qui font travailler les méninges ! Pensez, par exemple, à ce verset d’Éphésiens : « Que l'immoralité sexuelle, l'impureté [...] ne soient pas même mentionnées parmi vous » (Éph 5.3) et demandez-vous comment vos films préférés résistent à leur épreuve. Et que penser du proverbe : « Si quelqu’un se détourne pour ne pas écouter la loi, sa prière même est en horreur à Dieu » (Pr 28.9) ? De quoi faire réfléchir.

Voici donc un petit livre pour avertir plutôt que guérir. S’il commence par effrayer en racontant des témoignages désastreux, il montre surtout qu’il est possible de s’en sortir et de vaincre ses tentations. Son contenu clair tient bibliquement la route. Loin d’être austère ou légaliste, il devrait convaincre de prendre le sujet au sérieux.

Court et concis, il va droit au but et sera facile à lire jusqu’au bout. Que vous soyez ou non pris au piège de la tentation, il vous encouragera à ne pas abandonner le combat et à emprunter résolument le chemin de la pureté, source d’une joie véritable.

Extraits choisis

L’argument sage et l’argument stupide

Dieu plaide-t-il vraiment en faveur de la pureté sexuelle parce qu’elle correspond à un choix sage tandis que l’impureté serait stupide ? Jugez-en vous-même ? « Pourquoi, mon fils, t’amouracherais-tu de la femme d’autrui?? Pourquoi donnerais-tu tes caresses à une inconnue?? L’Éternel surveille toute la conduite d’un homme, il observe tout ce qu’il fait. Celui qui fait le mal sera pris à ses propres méfaits, il s’embarrasse dans le filet tissé par son propre péché. Il périra parce qu’il n’a pas su se discipliner, il s’égarera enivré par l’excès de sa folie. » (Proverbes 5.20-23)

Pourquoi éviter l’adultère?? Parce que Dieu le verra et qu’il jugera. Mais avant même le jour du jugement, la personne infidèle se prendra les pieds dans le filet tissé par son propre péché. Prise au piège, elle mourra. Elle est donc la première victime de sa folie. Par contre, celui qui reste pur peut se réjouir et s’enivrer de l’amour de sa femme en profitant pleinement de leur complicité sexuelle (voir Proverbes ?5.18-19).

Dans le chapitre suivant, Dieu demande?: « Peut-on mettre du feu dans sa poche sans que les vêtements s’enflamment?? Peut-on marcher sur des braises sans se brûler les pieds?? De même, celui qui court après la femme de son prochain ne demeurera pas indemne?; s’il la touche, il ne saurait rester impuni. » (Proverbes 6.27-29)

[…] Je ne sortirai jamais impuni de l’immoralité sexuelle. Dieu veut que je me rappelle cela dans mon intérêt. ch. 2, p. 21s.

Chapitre 6 : Une stratégie intelligente, La première et la plus fondamentale des stratégies

Les bonnes intentions les plus sincères et même les prières, ne suffisent pas. Pour vaincre la tentation, nous devons adopter des objectifs clairs et des stratégies saines, et nous devons les appliquer avec rigueur.

Quelle est notre première ligne de défense contre l’impureté??

« Fuyez l’immoralité sexuelle » (1 Corinthiens 6.18 – Segond 21).

En matière de tentation sexuelle, la lâcheté est une stratégie payante. Celui qui hésite (et se cherche des excuses) est perdu. Celui qui prend la fuite garde la vie sauve.

Les Écritures sont catégoriques?: « N’entre pas dans le sentier des méchants et ne t’avance pas dans la voie des hommes mauvais. Évite-la, n’y passe pas ? détourne-t’en et passe outre. » (Proverbes 4.14-15 – Colombe)

Joseph a démontré la valeur de ce principe avec la femme de Potiphar […] (Genèse 39.10,12). […]

Gardez vos distances

Si vous dites à votre enfant?: « Je t’interdis de jouer sur l’autoroute », qu’attendez-vous de sa part?? Qu’il se rende aux abords de l’autoroute, qu’il grimpe sur le parapet, qu’il balance ses jambes de l’autre côté ou qu’il marche en équilibre sur la ligne du bas-côté??

Manifestement non. Ce serait jouer avec le feu.

« Mais je ne suis pas allé sur l’autoroute », rétorquerait-il. Peut-être pas, non. Toutefois, s’il continue à tester à quel point il peut s’en approcher, il finira par se faire renverser.

Voilà pourquoi je n’aime pas cette question classique?: Jusqu’où peut-on aller???Que signifie-t-elle en réalité?? Jusqu’où peut-on aller sans pour autant tomber dans le péché?? Indiquez-moi où se trouve la limite pour que je puisse m’en approcher le plus près possible?!

Les Écritures prescrivent une attitude différente. […]

Anticipez et évitez la tentation

[…] Dans les moments où vous êtes fort, prenez des décisions qui empêcheront la tentation de survenir dans les moments où vous serez faible.

Cultivez votre vie intérieure

Le danger existe qu’un livre comme celui-ci paraisse simplement encourager un changement de comportement par des recettes simples. […] Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de recourir à la puissance du Christ ressuscité qui vit en nous. L’auto-transformation ne suffit pas. Elle peut permettre de gagner un peu de terrain, mais elle peut aussi engendrer de l’autosatisfaction. La vie chrétienne est bien davantage que la simple gestion du péché. Elle consiste en une transformation divine qui nous donne la capacité de mener une vie vertueuse.[…]

Le temps passé avec Dieu est la source de laquelle coule notre sainteté ainsi que notre joie et notre plaisir. Il nous rappelle qui nous sommes et à qui nous appartenons. […]

Mémorisez et citez les Écritures

Jésus a cité les Écritures pour répondre aux tentations du diable (voir Matthieu 2-11). […] « Je garde ta parole tout au fond de mon cœur pour ne pas pécher contre toi. » (Psaumes 119.11)

Ce livre contient beaucoup de passages bibliques. Choisissez-en plusieurs qui vous parlent en particulier. Notez-les, emportez-les avec vous, mettez-les en évidence. Lorsque vous êtes tenté, répliquez au diable. La Bible vous fournit les mots à utiliser. Gardez-les en mémoire et sous la main à tout moment.

Priez sans vous lasser

Jésus a enseigné à ses disciples de prier constamment, sans jamais se décourager (Luc 18.1).

Nous sommes souvent à genoux après avoir perdu une bataille. Or, nous devons tomber à genoux avant que la bataille commence ch. 6, p. 65s.

Lien :  http://www.promesses.org/arts/173p12.html

Voir les commentaires

LES CAUSES DE LA CHUTE DES HÉROS (2)

2 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CES OBSTACLES QUI CAUSENT LA CHUTE DES HEROS

 « Les fils d’Ephraïm, armés et tirant de l’arc, tournèrent le dos le jour du combat. Ils ne gardèrent point l’alliance de Dieu, et ils refusèrent de marcher selon sa loi. Ils mirent en oubli ses œuvres, ses merveilles qu’il leur avait fait voir » (Psaumes 78.9-11). 

Obstacles qui provoquent la chute

1-      Ils ont tourné le dos au combat

-          Ils n’ont pas gardé la loi de la guerre.

-          Le soldat est un homme de guerre et il n’y a pas de facilité sur les choses de Dieu, il faut le courage.

Il ne garda point les alliances de Dieu ; ils ne gardèrent point la loi de Dieu.

Le héros ne doit pas refuser de marcher selon la loi de Dieu.

      Les guerres saintes sont les guerres de l’Eternel et il faut les stratégies divines pour combattre :

« L’Eternel dit à Moïse: Ecris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. Moïse bâtit un autel, et lui donna pour nom: l’Eternel ma bannière.

Il dit: Parce que la main a été levée sur le trône de l’Eternel, il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek, de générations  en générations (Ex 17.14-16)

David tomba très bas en péchant avec la femme de Urie le Hethien parce qu’il était chez lui au moment ou Israël était dans le champ de bataille.

  2-    Ils mirent en oubli les choses de Dieu

Chacun doit connaître ses origines. Connaître d’où je viens. Celui qui ne connaît pas ses origines est un homme instable. Comment est la doctrine fondamentale de ta foi ? Nous sommes nés pour servir Dieu et ne pas le faire équivaudrait a s’écarter du but de la création.

3-   Ils avaient oubliés que l’appel, l’élection, la fidélité sont les critères de sélection divine (Jg 7.1-7)

      L’auto proclamation des titres et fonctions deviennent des principes que Dieu ignore pourtant.

      Plusieurs sont Apôtres ou autres par prophétie            

4-  Ils avaient oubliés la grâce de Dieu pour entamer les murmures (1 Cor 10.10)

      Les murmures, les commérages, les préjugés, les fausses conceptions, les justifications sont le lot d’un grand nombre

5-  Ils avaient abandonné le pouvoir de Dieu pour devenir idolâtres (1 Cor 10.7)

Lorsque la présence de Dieu quitte plusieurs hommes de Dieu comme ce fut le cas de Saul, au lieu de  s’humilier pour revenir a l’Eternel,  ils s’allient aux démons et sorciers pour s’acquérir une puissance (1Sam 28.5-8).

6-  Ils étaient tombés dans l’impudicité (1 Cor 10.8)

Le signe de la fin tel que donné par le Seigneur Jésus Christ est plus d’actualité que jamais. L’immoralité sexuelle dans les églises locales est aussi accentuée que dans le milieu païen. Il y a les femmes de ministère, entendons concubine des Pasteurs ; à défaut de se masturber, les jeunes sœurs deviennent des lesbiennes et les jeunes frères en Christ se masturbent, qualifiant ces abominations de normales. Les divorces sont à la mode et nul ne s’en inquiète et l’abomination est installée en lieu saint.

7-  Ils avaient négligé la miséricorde de Dieu pour tenter Dieu (1 Cor 10.9)

Le problème de pardon, de véritable foi en Dieu dans sa Parole, de compassion voire de l’amour mutuel est criarde car les scandales sont nombreux et toujours justifiés. La raison prévaut sur la justice de Dieu de telle sorte que même l’injustifiable devient justifiable et des doctrines sont crées au jour le jour pour soutenir voire légaliser les abominations.

8-  Ils avaient été séduits par de gain sordide ou salaire d’égarement (Jude 11)

Des textes bibliques hors contextes sont cités pour dépouiller les biens des fideles. L’accent est plus mis sur la richesse spirituelle plus que la richesse spirituelle qui devait conditionner la croissance des biens matériels.

9-  Ils s’étaient plongés dans la rébellion et la révolte contre les serviteurs de Dieu (Jude ; Nbre 16)

Comme nous verrons plus bas, toute révolte contre un serviteur de Dieu ne peut rester sans conséquences présentes ou a venir. Dans le cas de Nombres 12, Aaron et Marie avaient jugé Moise sur ce qu’ils ignoraient. Marie et Aaron en effet, parlèrent contre Moïse au sujet de la femme éthiopienne qu'il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne. Cette femme au fait est Madianite, issue de la postérité d’Abraham par Ketura, femme qu’il prit après la mort de Sara (Genèse 25). Cette cushite, entendons éthiopienne est descendante d’Abraham elle aussi.

Bien que les deux ainés de Moise aient péché contre Moise, l’oint de l’eternel, seule Marie fut punie par Dieu. Dieu ne tint pas compte de tous les efforts de Marie pour que ce dernier soit admis dans le palais de Pharaon.

Koré, descendant de Lévi, se révolta avec Dathan et Abiram, tous trois descendants de Ruben, se soulevèrent contre Moïse, avec deux cent cinquante hommes des enfants d'Israël, des principaux de l'assemblée, de ceux que l'on convoquait à l'assemblée, et qui étaient des gens de renom (Nombres 16.1-2).

Voici les termes rebelles de leur propos : ‘‘C'en est assez ! car toute l'assemblée, tous sont saints, et l'Éternel est au milieu d'eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l'assemblée de l'Éternel ?’’ (Nombres 16.3).

Cette déclaration parfois banale est une véritable rébellion contre Dieu. Jésus dit :

      ‘‘Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé’’ (Mt 10.40).

‘‘En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé’’ (Jean 13.20).

L’Apôtre Paul plus tard ira loin en disant : ‘‘Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur à le pouvoir de l'affermir’’ (Romains 14.4).

Se rebeller, juger, parler mal et monter des coups bas contre un serviteur de Dieu, celui là que Dieu connait et a choisi est simplement chercher sur soi la malédiction de Dieu. 

10-Ils avaient oublié la voie de sanctification pour se plonger dans le manger et le boire (Jude 12)

L’illustration de 1Rois 13 est largement suffisante pour démontrer que Satan utilise toujours sa vieille stratégie du jardin d’Eden, a savoir le manger et le boire pour faire chuter les héros :

‘‘Alors il lui dit: Viens avec moi à la maison, et tu prendras quelque nourriture. Mais il répondit: Je ne puis ni retourner avec toi, ni entrer chez toi. Je ne mangerai point de pain, je ne boirai point d'eau avec toi en ce lieu-ci; car il m'a été dit, par la parole de l'Éternel: Tu n'y mangeras point de pain et tu n'y boiras point d'eau, et tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé. Et il lui dit: Moi aussi, je suis prophète comme toi; et un ange m'a parlé de la part de l'Éternel, et m'a dit: Ramène-le avec toi dans ta maison, et qu'il mange du pain et boive de l'eau. Il lui mentait. L'homme de Dieu retourna avec lui, et il mangea du pain et but de l'eau dans sa maison. Comme ils étaient assis à table, la parole de l'Éternel fut adressée au prophète qui l'avait ramené. Et il cria à l'homme de Dieu qui était venu de Juda: Ainsi parle l'Éternel: Parce que tu as été rebelle à l'ordre de l'Éternel, et que tu n'as pas observé le commandement que l'Éternel, ton Dieu, t'avait donné; parce que tu es retourné, et que tu as mangé du pain et bu de l'eau dans le lieu dont il t'avait dit: Tu n'y mangeras point de pain et tu n'y boiras point d'eau, -ton cadavre n'entrera pas dans le sépulcre de tes pères’’ (1Rois 13.15-22).

C’est inspiré que l’Apôtre Paul dit : ‘‘Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit’’ (Romains 14.17).

11-Ils avaient oublié la purification de leurs anciens péchés (2 Pierre 1.9)

      Plusieurs frères et sœurs comprennent mal le sens de la grâce au point de vivre continuellement dans le péché parce que la grâce de Dieu est là. Par le baptême d’eau, le croyant apporte un témoignage extérieur à sa foi intérieure. Comment ne pas comprendre que le vieil homme est enterré et que le nouvel homme en Christ qui sort des eaux du baptême doit exprimer son identification à la vie victorieuse de la résurrection de Christ ? Paul ne dit-il pas : ‘‘Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,   sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là! Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?’’ (Romains 6.1-16)

12-Ils étaient oisifs et stériles ayant rejeté la croissance spirituelle sont devenus aveugles (2 Pier 1.9)

      La marche avec Christ doit obligatoirement obéir aux principes spirituels, lesquels consistent comme les enfants d’Israël dans le désert à suivre la nuée, symbole de la révélation divine par le Saint-Esprit pour avancer dans le programme de Dieu. Nombreux sont ceux qui croient être avec Dieu alors qu’ils ont été longtemps rejetés. Certains se sont avancés sans Dieu vers une destination étrangère pendant que d’autres sont restés loin voire très loin de Dieu. C’est a juste titre que Denis Mock a écrit : ‘‘l’Eglise est un organisme spirituel, conduit par des hommes spirituel, avec une parole spirituelle, utilisation des méthodes spirituelle pour une fin spirituelle’’ (Ministère de l'Eglise/ Administration/ Enseignement). Tout principe intellectuel ou humain pour diriger l’église conduira à l’introduction du feu étranger dans le service de Dieu.  Nous devons retenir que les deux fils d’Aaron en moururent (Lévitique 10)

13-Ils se moquèrent des anciens oubliant que les stratégies de combat peuvent changer en leur défaveur

     ‘‘Que celui qui revêt une armure ne se glorifie pas comme celui qui la dépose!’’ (1Rois 20.11) 

14. Ils ne portèrent pas de respect aux leaders et les jugèrent :

      a) Attitude a adopter devant un leader en faute

          - Bien que Dieu aie rejeté et que la royauté aie été selon Dieu, la conduite à son égard :

‘‘Samuel dit à Saül: Je ne retournerai point avec toi; car tu as rejeté la parole de l'Éternel, et l'Éternel te rejette, afin que tu ne sois plus roi sur Israël’’ (1Sam 15.26)

Le signe de rejet total de Saul est confirmé :

‘‘Et comme Samuel se tournait pour s'en aller, Saül le saisit par le pan de son manteau, qui se déchira.  Samuel lui dit: L'Éternel déchire aujourd'hui de dessus toi la royauté d'Israël, et il la donne à un autre, qui est meilleur que toi’’ (1Sam 15.27-28).

La position irréversible de Dieu :

 ‘‘Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir’’ (1Sam 15.29).

Attitude du Prophète Samuel a l’égard de Saul :

‘‘Saül dit encore: J'ai péché! Maintenant, je te prie, honore-moi en présence des anciens de mon peuple et en présence d'Israël; reviens avec moi, et je me prosternerai devant l'Éternel, ton Dieu. Samuel retourna et suivit Saül, et Saül se prosterna devant l'Éternel’’ (1Sam 15.30-31).

Samuel continue le service en préservant Saul et le peuple de l’interdit :

‘‘Puis Samuel dit: Amenez-moi Agag, roi d'Amalek. Et Agag s'avança vers lui d'un air joyeux; il disait: Certainement, l'amertume de la mort est passée. Samuel dit: De même que ton épée a privé des femmes de leurs enfants, ainsi ta mère entre les femmes sera privée d'un fils. Et Samuel mit Agag en pièces devant l'Éternel, à Guilgal.’’ (1 Sam 15.32-33)

Attitude de David, oint roi face à Saul :

Samuel prit la corne d'huile, et l'oignit au milieu de ses frères. L'esprit de l'Éternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite. Samuel se leva, et s'en alla à Rama. L'esprit de l'Éternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l'Éternel’’ (1Sam 13.-14).

-          Saul est jaloux de David et cherche à le tuer, mais David se préserve du mal :

‘‘Les femmes qui chantaient se répondaient les unes aux autres, et disaient: Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille. Saül fut très irrité, et cela lui déplut. Il dit: On en donne dix mille à David, et c'est à moi que l'on donne les mille! Il ne lui manque plus que la royauté. Et Saül regarda David d'un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite’’ (1Sam 18.7-9).

-          Saul tente de tuer David :

Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main. Saül leva sa lance, disant en lui-même: Je frapperai David contre la paroi. Mais David se détourna de lui deux fois. Saül craignait la présence de David, parce que l'Éternel était avec David et s'était retiré de lui’’ (1Sam 18.10-12).

-          Saul utilise des stratégies pour tuer David, mais David resta l’intègre et Dieu l’élevait

Il l'éloigna de sa personne, et il l'établit chef de mille hommes. David sortait et rentrait à la tête du peuple; il réussissait dans toutes ses entreprises, et l'Éternel était avec lui. Saül, voyant qu'il réussissait toujours, avait peur de lui; mais tout Israël et Juda aimaient David, parce qu'il sortait et rentrait à leur tête’’ (1Sam 18.13-16,21).

-          La vie de Saul est livrée entre les mains de David, mais David refuse de porter main sur l’Oint de Dieu

Les gens de David lui dirent: Voici le jour où l'Éternel te dit: Je livre ton ennemi entre tes mains; traite-le comme bon te semblera. David se leva, et coupa doucement le pan du manteau de Saül.

Après cela le cœur lui battit, parce qu'il avait coupé le pan du manteau de Saül. Et il dit à ses gens: Que l'Éternel me garde de commettre contre mon seigneur, l'oint de l'Éternel, une action telle que de porter ma main sur lui! Car il est l'oint de l'Éternel. Par ces paroles David arrêta ses gens, et les empêcha de se jeter sur Saül. Puis Saül se leva pour sortir de la caverne, et continua son chemin.

Après cela, David se leva et sortit de la caverne. Il se mit alors à crier après Saül : O roi, mon seigneur! Saül regarda derrière lui, et David s'inclina le visage contre terre et se prosterna’’  (1Samuel 25.5-9).

De nouveau, la vie de Saül est livrée entre les mains de David qui à cause de l’onction évite sa mort :

David et Abischaï allèrent de nuit vers le peuple. Et voici, Saül était couché et dormait au milieu du camp, et sa lance était fixée en terre à son chevet. Abner et le peuple étaient couchés autour de lui.  Abischaï dit à David: Dieu livre aujourd'hui ton ennemi entre tes mains; laisse-moi, je te prie, le frapper de ma lance et le clouer en terre d'un seul coup, pour que je n'aie pas à y revenir. Mais David dit à Abischaï: Ne le détruis pas! Car qui pourrait impunément porter la main sur l'oint de l'Éternel ? Et David dit: L'Éternel est vivant! C’est à l'Éternel seul à le frapper, soit que son jour vienne et qu'il meure, soit qu'il descende sur un champ de bataille et qu'il y périsse. Loin de moi, par l'Éternel! De porter la main sur l'oint de l'Éternel! Prends seulement la lance qui est à son chevet, avec la cruche d'eau, et allons-nous-en’’ (1Sam 26.7-11).

-          Réaction de David face au roi oppresseur :

Et il dit: Pourquoi mon seigneur poursuit-il son serviteur? Qu'ai-je fait, et de quoi suis-je coupable?

Que le roi, mon seigneur, daigne maintenant écouter les paroles de son serviteur: si c'est l'Éternel qui t'excite contre moi, qu'il agrée le parfum d'une offrande; mais si ce sont des hommes, qu'ils soient maudits devant l'Éternel, puisqu'ils me chassent aujourd'hui pour me détacher de l'héritage de l'Éternel, et qu'ils me disent: Va servir des dieux étrangers! Oh! Que mon sang ne tombe pas en terre loin de la face de l'Éternel! Car le roi d'Israël s'est mis en marche pour chercher une puce, comme on chasserait une perdrix dans les montagnes.  Saül dit: J'ai péché; reviens, mon fils David, car je ne te ferai plus de mal, puisqu'en ce jour ma vie a été précieuse à tes yeux. J'ai agi comme un insensé, et j'ai fait une grande faute. David répondit: Voici la lance du roi; que l'un de tes gens vienne la prendre.  L'Éternel rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité; car l'Éternel t'avait livré aujourd'hui entre mes mains, et je n'ai pas voulu porter la main sur l'oint de l'Éternel. Et comme aujourd'hui ta vie a été d'un grand prix à mes yeux, ainsi ma vie sera d'un grand prix aux yeux de l'Éternel et il me délivrera de toute angoisse. Saül dit à David: Sois béni, mon fils David! Tu réussiras dans tes entreprises. David continua son chemin, et Saül retourna chez lui’’ (1Sam 26.18-25).

-          Réaction de David à la nouvelle de la mort de Saul :

2Sam 1.1-27 :

a)     Un homme arrive auprès de David pour annoncer la mort de Saul et déclare être l’auteur de sa mort, juste pour chercher la faveur de David :

Combien parmi les Pasteurs et fideles font du mal sur les autres pour chercher la faveur du berger ?

De même que David mis a mort le menteur, ceux qui tuent par les paroles, les commérages, les complots sont spirituellement morts

b)     A la nouvelle de la mort de Saul, David déchire ses vêtements et jeûne jusqu’au soir

De nos jours, combien ne se réjouissent pas face a la mort de leur ennemis ?

La réputation de David n’aurait pu être établie sans cette attitude négative de Saul à son endroit.

c)      David fait une complainte sur la mort de Saul et Jonathan

Avant de parler négativement de la mort d’un autre, savons-nous si la notre serait pire ? 

       Puisse chacun relire attentivement les propos ci-après de David sur Saul et Jonathan pour saisir la profondeur de la pensée divine devant les situations ! Bien que Saul fut ennemi, David se contenta pas de la salir, le noircir, mais il reconnut ses valeur et en pleurait la perte. Il ne regarda pas avec empressement le trône royale qui était pourtant le sien, mais dans l’humilité, il se remettait ainsi a Dieu qui seul peut aider a mieux faire.  De nos jours, on aurait non seulement jubilé, mais on aurait proclamé tout haut : Voila, je vous l’avais dit, Saul n’avait plus Dieu, c’était juste qu’il tombe devant l’ennemi. Puisse la lecture de ces propos nous servir désormais car Dieu ne se plait pas à voir la chute d’un géant :

‘‘Montagnes de Guilboa! Qu'il n'y ait sur vous ni rosée ni pluie, Ni champs qui donnent des prémices pour les offrandes! Car là ont été jetés les boucliers des héros, Le bouclier de Saül; L'huile a cessé de les oindre.

Devant le sang des blessés, devant la graisse des plus vaillants, l'arc de Jonathan n'a jamais reculé, et l'épée de Saül ne retournait point à vide.

Saül et Jonathan, aimables et chéris pendant leur vie, n'ont point été séparés dans leur mort; Ils étaient plus légers que les aigles, Ils étaient plus forts que les lions. Filles d'Israël! Pleurez sur Saül, qui vous revêtait magnifiquement de cramoisi, qui mettait des ornements d'or sur vos habits.

Comment des héros sont-ils tombés au milieu du combat? Comment Jonathan a-t-il succombé sur tes collines?  Je suis dans la douleur à cause de toi, Jonathan, mon frère! Tu faisais tout mon plaisir; Ton amour pour moi était admirable, Au-dessus de l'amour des femmes.

 Comment des héros sont-ils tombés? Comment leurs armes se sont-elles perdues?’’ (2Sam 1.21-27) 

      Chaque homme doit avoir un mentor (entendons ici un coach) : Paul avait Barnabas pour mentor ; Josué avait Moïse. La présence à nos côtés de telles personnes nous conduit à une espèce de formation interactive qui nous fonde sur des principes de transformation active et pratique à effet visible dont l’impact autour de nous n’a plus besoin d’autres expressions que ‘‘venez et voyez’’.

« Il s'appliqua à rechercher Dieu pendant la vie de Zacharie, qui avait l'intelligence des visions de Dieu; et dans le temps où il rechercha l'Éternel, Dieu le fit prospérer » (2 Chron 26.5)   

Dr Andre CHOUBEU

Obstacles.jpg

Voir les commentaires

LES CAUSES DE LA CHUTE DES HÉROS ((1)

1 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES CAUSES DE LA CHUTE DES HÉROS 2 Samuel 1.25-27 Introduction : Une rétrospective avertie laisse voir sur le chemin de la foi chrétienne un nombre considérable de cadavres de très nombreux héros qui jonchent le parcours. Nous nous souviendront que 60.000 homme d’élite tirant l’épée sont sortis de l’Egypte pour Canaan, mais de toute l’église de Moise estimée a 2.500.000 personnes, seuls deux sont entrés a Canaan. Tout le reste est tombé sur le parcours de la foi à cause de diverses fautes autant collectives qu’individuelles. C’est alors que nous pouvons facilement appréhender la pensée exacte du texte suivant : ‘‘Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert. Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d'eux, selon qu'il est écrit: Le peuple s'assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir. Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-trois mille en un seul jour. Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par l'exterminateur. Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!’’ (1Cor 10.1-12) Puisque nous sommes engagés aussi sur le même parcours, retenons que nous n’avons pas de nouveaux ennemis, mais les mêmes. Ils peuvent de temps a autre en fonction de notre appel, intimité avec le Seigneur ou autre particularité en nous résultant de la grâce de Dieu, adopter de stratégie différentes, mais retenons-le, ils utilisent les mêmes armes. Aussi, comme le stipule si bien l’avertissement de 1 Corinthiens 10, ‘‘Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles’’. Vaudrait-il encore la peine de dire que notre chute face à ces mêmes obstacles ne pourraient être considérée comme une ignorance ? Il est d’ailleurs écrit : ‘‘Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.’’ (Osée 4.6). Puisse Dieu nous aider a tenir bon jusqu'à la fin de notre course comme l’Apôtre Paul. Le cri de détresse : Face a la disparition brutale de Saul et de Jonathan, David qui connaissait la stratégie, les stratèges, la capacité, l’efficacité et la compétence de ces deux héros dans le combat, n’a pu s’empêcher de composer une complainte dont la lecture est vraiment douloureuse. Apres une victoire inédite contre les prophètes de Baal et d’Astarté au nombre de 850 (1 Rois 18.19) lors du défi du Mont Carmel, le Prophète Elie sous les menaces de Jézabel s’enfuit et sous le genêt, il demande la mort. Comment cela est-il possible d’un grand homme de Dieu hors pair qui seul dans l’histoire a fait stopper la pluie pendant trois ans et demi et faire descendre le feu du ciel plusieurs fois ? Que dirons-nous de Jean Baptiste, née pour présenter Christ au monde, l’ayant fait avec célébrité qui dans sa prison, envoya encore demander a Christ si c’est lui qui devait venir ? Que penserons-nous de Samson, né pour une cause précise, consacré et oint depuis le ventre maternel, mais qui fut séduit par une prostituée au point de finir sa mission avec les yeux crevés. Au regard de tout ceci, le héros doit-il fixer les yeux sur ses exploits au mépris de la grâce de Dieu ? Puisque Dieu est appelé Eternel des Armées, tout soldat de Christ se doit à tout moment comme l’Apôtre Paul de dire avec vérité : ‘‘Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi’’ (1Cor 15.10). Que vise au juste l’adversaire ? L’onction divine en nous fait la différence. C’est quand les Philistins ont appris l’onction de David qu’ils se sont levés. Dès que le monde des ténèbres sait que tu as un dépôt, il luttera contre toi jusqu'à ce qu’il y ait victoire ou défaite de leur cote ; mais nous avons en Christ, la capacité par la grâce divine et les moyens que sont la Parole de Dieu. A travers la Bible, il y a des héros qui sont tombé parce qu’ayant oublié les règles de combat. De tout temps, le diable fait tout pour créer une faille afin de procéder à une attaque ciblée contre sa victime. Bien que l’intention et l’action divines soient absolument absentes de la tentation qui se trouve dans les épreuves, Dieu les envoie comme un remède, mais c’est l’homme seul qui en fait un poison (Jacques 1.14 ; Mt 6.13 ; 1Co 10.13). Au-delà de la visée très subtile du malin à travers la tentation, la stratégie pour atteindre l’ultime but attendu par les puissances des ténèbres consiste à séduire le héros. En effet, de la définition du mot Séduire, l’hébreux chânêph, traduit en français par séduire ressort dans son sens premier l’expression salir, spécialement dans la dimension morale autrement dit corrompre, polluer, profaner, dénaturer. La compréhension va plus loin et s’applique à : suborner, duper, tromper, illusionner, berner, abuser, corrompre, acheter, éblouir, aveugler, égarer, perdre, fourvoyer, appâter, attirer, altérer, modifier, changer, gâter, pourrir, putréfier, endommager, détériorer, dégrader, flétrir, affaiblir, ébranler, fausser, trafiquer, truquer, maquiller, déformer, contrefaire, dénaturer, tronquer, mentir. Le mécanisme de séduction est le suivant : le diable miroite une contre vérité dans l’esprit de l’homme et créé un doute pour semer la confusion. Dieu a-t-il réellement dit ? Le mot réellement n’est pas employé de manière hasardeuse, mais vise un but sérieux. Réellement introduit un doute dans la pensée de la femme. Entre l’incertitude et la vérité elle a l’embarras et alors un vide se crée dans son esprit. Le diable saisira alors l’occasion pour dire Dieu sait que. Cette contre vérité semblera si évidente que la femme croira sans hésitation, ayant été corrompu dans ses idées, pensée et entendement. De même que l’obéissance physique ne l’est en réalité qu’après l’avoir été en esprit, la chute n’intervient que lorsque la victime a été vaincue spirituellement. Manifestement, quand l’intelligence apprécie et adopte, la volonté ne peut que conduire le corps à l’exécution.

Dr Andre CHOUBEU

Voir les commentaires

LE REPOSITIONNEMENT

19 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Repositionnement.jpg 

Introduction : 

L’observation de la création laisse voir que tout est en mouvement :

-      La terre tourne autour du soleil

-      L’heure est composée de 60 minutes

-      La Minute est composée de 60 secondes

-      La seconde est composée de 60 tierces

-      Le jour est constitué de :

. 24 heures consécutives

. 1 jour

. 1 nuit

-      La semaine est constituée de 7 jours

-      Le mois est constitué de 4 semaines

-      Le trimestre est composé de 3 mois

-      L’année est composée :

. 4 trimestres

. 52 semaines

. 12 mois

. 365 jours

. 4 saisons

-      La marche de l’Eglise a obéit a plusieurs mouvements :

1)   L’âge apostolique (33-100)

2)   La sombre période de la marche de l’Eglise (100-1500)

3)   La reformation

  • 1500 : Pastorale
  • 1800 : Evangélique
  • 1900-1970 : Doctorale
  • 1980 : Prophétique
  • 1990 : Apostolique

-      Etc. 

Tout laisse voir que le mouvement est propre à l’homme dans l’espace comme dans le temps. Parce que la terre tourne autour du soleil, si la fondation d’une maison n’est pas bonne, le mouvement de la terre obligera très vite les murs à se fissurer et l’édifice s’écroulera a coup sur. La femme dans son cycle ovarien, les cellules du corps, la nature sont soumis à la régénérescence continue pour favoriser son repositionnement en vue d’un fonctionnement efficient. Depuis la création, les divers mouvements tant des saisons, des hommes, des circonstances, etc., obéissent aux lois naturelles ou aux diverses étapes de l’une ou de l’autres des sept dispensations. L’ultime but est de se repositionner. Pendant le ministère terrestre de Jésus, les pharisiens, scribes et toute la composante sociopolitique et politico-religieuse était appeler a se repositionner par rapport a la nouvelle donne, a savoir reconnaitre le temps de la visitation et se conformer en fonction du mouvement de Dieu pour le moment, d’où, accepter d’abandonner le judaïsme, et ceux qui étaient avec Jean baptiste de le délaisser pour suivre Jésus. Apres sa crucifixion et sa résurrection, il fallait croire à l’œuvre expiatoire pour le salut. La foi sans équivoque à cette œuvre accomplie à la croix entraine des actes de repositionnement :

-      Repentance

-      Confession

-      Conversion

-      Baptême d’eau

-    Plénitude de l’Esprit

-    Membre actif d’une église locale

-    Implication dans l’œuvre du ministère

-    Croissance continue 

Le refus de repositionnement entraine systématiquement la rétrogradation, le risque de tourner en rond, le risque de déphasage complet par rapport au temps et aux circonstances. Le refus ou le l’ignorance de la nécessité de repositionnement peut conduire a la mort physique autant que spirituelle. Etre à la place qu’il ne faut pas entraine assez de conséquences fâcheuses. 

Définition des termes : 

Repositionner : action de positionner de nouveau.  

Il va sans dire que cette définition entraine une succession de circonstances et d’évènements : réparer, replacer, dépanner, restituer, remettre, remplacer, rétablir, refaire, réconcilier, stopper, reconstruire, restaurer, rectifier, briser, détruire, casser.   

Différence entre restauration et repositionnement  

La restauration consiste remettre a sa place initiale quelque chose qui avait subi une déformation, une altération, un préjudice, une dégradation ou dévaluation. C’est rétablir quelqu’un dans son droit. C’est remettre à quelqu’un ce qu’il avait perdu. ‘‘Je vous remplacerai les années Qu'ont dévorées la sauterelle, Le jélek, le hasil et le gazam, Ma grande armée que j'avais envoyée contre vous’’ (Joël 2.25). 

Le repositionnement par contre consiste a un réajustement, un recalibrage afin d’être ce qu’il faut a la place qu’il faut pour remplir les conditions requise a ce moment précis en vue du résultat attendu. 

Les causes et circonstance effectives du repositionnement : 

La marche du croyant oblige le brisement en vue d’un éventuel repositionnement adéquat au temps ou à la circonstance. Ce processus s’enclenche par une succession de problèmes, difficultés dont le but est de casser, briser, déraciner, ruiner pour que prennent place une reformation de caractère. Les cas bibliques sont nombreux :

1.  Joseph :

. rejet et haine de ses frères

. brisement, humiliation,

. fausse accusation et injustice après un excellent travail chez Potiphar

. souffrances injuste dans la prison

But de Dieu : passage obligé ou méthode divine pour repositionner :

.  Il appela sur le pays la famine, Il coupa tout moyen de subsistance.

.  Il envoya devant eux un homme: Joseph fut vendu comme esclave.

.  On serra ses pieds dans des liens, On le mit aux fers,

.  Jusqu'au temps où arriva ce qu'il avait annoncé, Et où la parole de l'Éternel l'éprouva.

.  Le roi fit ôter ses liens, Le dominateur des peuples le délivra.

.  Il l'établit seigneur sur sa maison, et gouverneur de tous ses biens,

.  Afin qu'il pût à son gré enchaîner ses princes, et qu'il enseignât la sagesse à ses anciens’’ (Psaumes 105.17-22).

Etre l’accomplissement prophétique : ‘‘Et l'Éternel dit à Abram: Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans’’ (Genèse 15.13).

  1. Jephté : Rejet par ses frères à cause de son statut d’enfant issu de l’immoralité sexuelle. Il est pourtant le premier né, mais selon la loi juive, il ne peut hériter avec les enfants légitimes. Il se laisse diriger par la souffrance qui le forma et au temps marqué, il fut sollicité pour être restauré et repositionné (Juges 11.1-11).
  2. David : Oint roi pourtant (1 Sam 16.13), sa victoire sur Goliath sera très vite oubliée par Saül qui verra en lui un grand danger pour son trône et mettra tout en marche pour le tuer. D’attentats de meurtre en fuite devant Saul et son armée, il échappera a la mort et évitera de tuer son ennemi à cause de l’onction royale sur lui aussi. Apres la mort de Saül, il aura une deuxième onction royale sur Juda (2Sam 2.4) et enfin sur tout Israël (2Sam 5.3). La justice a caractérisé ses actions pour qu’il soit repositionné.
  3. Jacob : Depuis le ventre de sa mère, il fut dit qu’il sera le leader de son frère jumeau, pourtant né le premier. Pour y parvenir, il faudra qu’il use de la sagesse pour obtenir droitement le droit d’ainesse. Poursuivi par son frère qui réalisa tard son erreur, il passa 20 ans chez son oncle qui le maltraita, bien qu’il fût son beau fils en même temps. Aux regards des hommes, Jacob était un grand homme car beau-fils de son oncle en plus de qui il a la sœur aînée et cadette comme épouses en plus d’être le berger principal du troupeau familial. Il apparaissait extérieurement comme un homme béni, mais dans la réalité, son beau père, le ruinait, l’oppressait, l’utilisait et réduisait même son salaire presque tous les sept mois pendant six ans (Genèse 31.7). 

Lorsque nous considérons le mouvement de l’Eglise vers le finish, nous réalisons que le changement de paradigme entraine toujours des cassures, des brisures, des déchirures, des querelles, mésententes et tristes conséquences. La raison est simple : ceux qui sont hostiles aux changements gardent dogmatiquement leur positions, refusent tout changement et combattent acharnement ceux qui sont dans le flot de la manifestation de l’Esprit Saint par rapport au temps de Dieu.

Si nous revenons aux diverses phase du mouvement de l’Eglise depuis son commencement, nous constaterons :

  1. Lorsque Jean baptiste est venu, il a été combattu par les pharisiens

     ‘‘Car Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites: Il a un démon’’ (Luc 7.33).

  1. Lorsque Jésus est venu, il a été combattu également par les pharisiens et scribes.

    ‘‘Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites: C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie’’ (Luc 7.34).

     Les hommes ont même tenté de créer un conflit entre jean baptiste et Jésus. Heureusement que Jean baptiste très spirituel a compris la voix de Dieu et su qu’il fallait faire une passation de service :

             ‘‘Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. Jean répondit: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux; mais l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. Il faut qu'il croisse, et que je diminue’’ (Jean 3.26-30). 

  1. Des sa naissance, l’Eglise est combattu par le judaïsme qui se refuse tout changement, restant dans les pratiques qui n’étaient que l’ombre des choses qui venaient de prendre corps dans la manifestation de l’Eglise (Colossiens 2.17). Même le diable s’y prête parfois pour s’opposer au repositionnement ; la longue période très sombre de l’Eglise dans sa marche depuis les terribles persécutions jusqu'à la papauté et ses nombreuses guerres religieuses contre la vérité en sont des témoignages vivants.
  2. En l’an 1500, lorsque Dieu visita Matin Luther pour écrire les 95 thèses qui dénonçaient les pratiques anti-bibliques afin de susciter un retour à la vrai foi au vrai Dieu, une guerre sans précédent fut soulevée contre lui et tous ceux qui voulaient s’adhérer à la nouvelle vision divine. Pourtant Dieu restaurait en ce moment là, le Ministère de Pasteur dans son Eglise.
  3. En 1800, alors que Dieu restaurait le Ministère d’Evangéliste, le même combat fut soulevé par qu’il fallait un plus grand zèle ; il fallait ajouter a la foi, la sanctification et la vie de vrai disciple ; ceux qui gardaient encore en eux la nostalgie du mouvement de Dieu par Luther voulaient a tous prix garder et l’image, le style, le zele et le modèle de ce réformateur dont la fin d’activité cessait pour passer le flambeau à un autre. Il se dit même que John Wesley cru tellement que c’est lui qui est la source du vrai fondement des principes de Dieu qu’il cru un instant être le seul à révéler la vérité et par qui seul le salut peut être possible. Dieu mis fin à sa démence lorsque dans un songe, il se vit devant un lieu où il y avait des cantiques, il y alla et demanda avec joie, ne sont-ils pas les gens de John Wesley ? La réponse fut non et il se sentit un peu offusqué. Il demanda donc avec étonnement : qui sont-ils donc ? La réponse fur sans équivoque : Se sont ceux qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau. Il se retrouva devant l’enfer et entendit avec frayeur les luttes, les abominations et blasphèmes. Il interrogea celui qui gardait l’entrée en ces termes : Y a-t-il les protestants là dedans ? La réponse fut oui. Et les catholiques aussi ? La réponse fut encore oui. Et les méthodistes (ceux qui sont de lui) ? Il fut encore choqué de recevoir une réponse affirmative.
  4. En 1900, l’arrivée du mouvement de la pentecôte suscita tellement d’engouement que ceux du mouvement précédent le qualifia de faux pendant que ces nouveaux au lieu de retenir qu’ils continueront sur le fondement posée depuis Luther, ont qualifié tous les mouvements précédents d’hérétiques et ont cru qu’ils sont les fondateurs des principes du salut. Quelle utopie ! Ce n’était que la restauration du Ministère de Docteur pour la période allant jusqu'à 1979.
  5. En 1980, le flot de l’Esprit de Dieu dirigeait ver le Ministère de Prophète. Des lors, des paroles de connaissances, des paroles prophétiques et la délivrance s’exercèrent avec plus d’efficacité. Tous les hommes y accourent et conservent cela comme la fin du programme de Dieu. Celui qui était Docteur croit maintenir sa popularité seulement en s’appelant Docteur -Prophète. Quel égarement ?
  6. Dans le mouvement final de la restructuration des Ministères pour préparer le retour de Jésus Christ, le Mouvement du flot de l’Esprit ramena la mission de l’Apôtre. Les Prophètes se sont mis à combattre ce nouveau programme de Dieu. Le combat contre cette période de la reformation apostolique est si grand qu’il a fallu que le diable instaure des ministères inconnu d’en haut pour croire freiner l’action de Dieu. C’est alors que le Bishop (Ancien) fait son entrée pour être supérieur à l’apostolat. Véritable conflit des termes. Maintenant, l’Archibishop ou Archevêque, les Souverain et que sais-je encore entrent en ligne de compte. 

Nous constatons par ces choses que le repositionnement est très important et le diable veut à tout prix y imprimer sa marque pour semer une grande confusion. Puisse chacun faire attention.

Il est facile de constater qu’à chaque étape de reformation, le dilemme du paradigme constitue un obstacle majeur pour un rétablissement. De là, hésitation, routine, aveuglement, trouble, regret d’avoir cru, idée d’être abandonné de Dieu, tentative de tout abandonner, désir argent de contourner la situation si possibilité se présentait, quitte à emprunter le chemin de la facilité ou de la mise de fin a la vie. Le livre de Job est révélateur à ce sujet. Ce n’est qu’a la réelle prise de conscience du programme divin pour lui qu’il dira :

Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon œil t'a vu. 

‘‘C'est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre.  Après que l'Éternel eut adressé ces paroles à Job, il dit à Éliphaz de Théman: Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n'avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job.  Prenez maintenant sept taureaux et sept béliers, allez auprès de mon serviteur Job, et offrez pour vous un holocauste. Job, mon serviteur, priera pour vous, et c'est par égard pour lui seul que je ne vous traiterai pas selon votre folie; car vous n'avez pas parlé de moi avec droiture, comme l'a fait mon serviteur Job’’ (Job 42.5-8). 

Le repositionnement ou le recalibrage devient une évidence :

-    Tu aurais dû être plus que ce que tu es aujourd’hui

-    Tu as pris une direction contraire à la pensée de Dieu à un moment donné

-    Tu as des choses qui t’ont frustré et que tu as gardées, n’ayant jamais pardonné

-    Tu regrettes ta position, accuses les autres oubliant être l’auteur de ce que tu es

-    Le retard de ton entrée dans le programme de Dieu a laissé des conséquences sur toi, sur ton entourage et sur ton avenir

-    Tu fixes les yeux sur les circonstances et non sur Dieu

-    Tu crois que tout es fini pour toi et qu’il n’y a plus d’espoir

-    Tu as exercé avec négligence la mission qui t’a été confiée

-    Tu t’es sous-estimé

-    Tu as le complexe d’infériorité et croient les autres meilleurs que toi

-   Il faut absolument se repositionner pour être la où Dieu le désire 

Repositionnement-1.jpg

PRIERE DE CIRCONSTANCE 

  1. L’attitude dans la posture : 

Nous nous tenons dans le domaine de l’Esprit, là où trouvons la définition de notre vie ; là en ta sainte présence où nous nous tenons, nous déversons  le cri de nos cœurs en larmes devant toi ; là Seigneur, nous élevons nos yeux vers Toi. C’est ici Seigneur, en ta sainte présence que nous découvrons l’exactitude et la définition de ce que nous sommes en Christ : notre attitude dans notre posture mentale, les choses qui sont importantes, l’aspect collectif de notre salut.

La révélation de ta présence, Oh notre Dieu, va bien au-delà de ce que nous pensons, bien au-delà de la connaissance des versets bibliques et du contenu de la Bible. Ta présence est au-dessus de toute chose et de toutes ces choses. La définition de l’endroit dans lequel nous nous tenons en ta présence ne peut se résumer qu’en gloire, majesté, suprématie, autorité et, domination. C’est là en ta présence que tu opère le calibrage de qui nous sommes et de notre identité interne. Oui, Père, procède pour que ces choses qui sont vitales et importantes, qui font partie du dynamisme interne de notre salut et de notre marche vers Christ soient véritablement effectives pour la manifestation réelle de qui tu es et de ce que tu veux. Nous te prions de rafraîchir tout notre être afin que nous apprenions à marcher en conformité à la définition de la Nouvelle Ère.

  1. La crainte de Dieu

Seigneur Dieu, que ta crainte soit intensifiée à l’intérieur de mon Cœur. Je veux Te craindre et ne jamais agir sans considération de Toi ; ne jamais T’oublier quand je pose une action. A tout moment oh mon Dieu, je veux entendre Ta voix, voir Ta présence et être conscient de Toi en tout temps. Pousse ta Crainte à agir comme une retenue, comme un gardien, comme un guide et comme une emprise sur ma liberté personnelle. Donne-moi ce sens de ta crainte comme une terreur dans mon Esprit et non dans mes émotions, Oh Dieu. Crée un tremblement dans mon Esprit et une crainte de transgresser ta loi et tout ce que Tu as déclaré dans Ta Parole sainte.

Pousse mon homme intérieur à trembler ; pousse mon Esprit intérieur à être sensible à toute transgression.

Intensifie en moi ta crainte Seigneur et met la en nous pendant que nous levons nos mains vers ta sainte Majesté. Nous disons oui à ta souveraineté, l’acceptons et la considérons comme source absolue de ton gouvernement sans partage sur nous. Nous y pensons, et soumettons tout notre intérieur, cœur, âme et esprit à ton règne incontesté et incontestable.

  1. 3.   La justice personnelle

La poursuite de la Justice personnelle, je voudrai bâtir mon existence.

Ainsi, Seigneur, mets dans mon cœur ce cri qui rend mes décisions fortes. Que cela me donne la sagesse de guider ma vie, de guider ma maison et de guider mes relations. Donne-moi cet engagement à la justice personnelle en sorte que je ne brise pas tes standards ou négocie avec tes voies de Dieu. Mais que je sois  fort et clair comme de l’eau, clair comme un cristal. Pousse-moi à comprendre qu’est-ce que ta volonté dans ma vie. Rends-moi juste, intègre et correctement aligné. Pousse-moi à être positionné correctement selon Tes principes et Ta loi. Rends-moi clair et vertical dans l’application de chaque principe divin que mon esprit connaît et que mon cœur a vu. Que tout soit appliqué et ordonné dans ma vie. Qu’il n’y ait aucun domaine où Tu as déclaré un principe divin dans ma vie que je négocie, que je retienne, que je ralentisse, que je retarde, que je torde et que j’affaiblisse.

Ta Justice Dieu ! Rends la tellement pleine de puissance, tellement pleine d’attrait, tellement pleine d’exactitude, tellement pleine de force de la Nouvelle Ere, tellement pleine de définition de mon humanité avancée, tellement pleine de la maturité que j’ai acquise toute cette année. Ta Justice ! Rends-moi juste à Ta vue.

Ton trône est établi sur la fondation de la justice. Ta puissance divine est établie sur la justice. Ton onction s’enracine dans ma vie sur la plateforme de la justice. Mon autorité contre les ténèbres est établie sur la plateforme de la justice. Ma puissance de déclarer la parole de Dieu est établie sur la plateforme de la justice. Ma force de vivre dans les ténèbres brûle à cause de cette plateforme de justice. Mon pouvoir à protéger mes enfants des ténèbres et à déclarer sur ma maison est bâti sur ma force de justice.

Justice Dieu, Justice ! Rends-la comme un pilier, comme une planche, comme une fondation, comme une force dans ma vie. Je l’embrasse, et je la reçois de la Parole de Dieu. Je la reçois de la Parole de Dieu. Justice ! Dieu qu’elle emmène tout péché à s’écrouler. Emmène toute faiblesse en moi à commencer à s’épuiser et mourir. Meurs ! Transgression ! Meurs ! Tout péché ! Meurs ! Toute désobéissance. Meurs ! Toute rébellion. Meurs ! Ancienne vie égoïste. Meurs ! Sois crucifié ! Mourrez! Mourrez! Mourrez! Anciennes habitudes ! Mourrez ! Mourrez ! Anciennes convoitises! Mourrez dans ma vie.

Dieu, je déclare que ma délivrance est ma justice ! Maintenant marche avec moi et aide-moi, prends ma main, prends ma vie, prends ma force. Fais-moi marcher dans la justice. Que j’entende Ta voix !

  1.  Rester dans un monde sécurisé : Reconnaître l’ordre divin de l’Eglise

Aide-moi à rester dans ton Eglise, dans une relation pure avec les frères et sœurs de la communauté pour marcher dans les voies que nous a révélées. Fortifie-nous maintenant Père, fortifie ma sœur assise à côté de moi et mon frère derrière moi. Enlève la puissance de la condamnation et donne-nous plutôt la puissance de la conviction. Enlève la condamnation Dieu. Je rejette la condamnation !

Cela vient des ténèbres, cela vient du diable ! Je rejette la condamnation et je reçois la conviction du Saint-Esprit et la force de Dieu qui coule dans ma vie.

Nous levons tous nos mains vers Toi et recevons ta grâce et ta paix pour vivre dans une complicité intime comme Toi, le Fils et le Saint-Esprit. Ainsi Père, délivre-nous là où il y a le péché. Libère-nous là où il y a la désobéissance.

A tes pieds, nous nous jetons pour une dépendance sans retour ni partage. Laboure, transforme et que ta théocratie soit réelle et effective a jamais sur nous et dans ton Eglise pour que vienne enfin à jamais ton règne parmi nous.

Dr André CHOUBEU

Nota : La prière légèrement modifiée est tirée du CWBN

 Repositionnement-2.jpg

Voir les commentaires

http://dr-choubeu.over-blog.com/article-le-remariage-ou-le-divorce-selon-mt-5-31-32-113467549.html

14 Décembre 2012 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

Voir les commentaires

LE REMARIAGE OU LE DIVORCE SELON MT 5.31-32 ?

14 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE REMARIAGE OU LE DIVORCE SELON MT 5.31-32 ?

 

Divorce-3.jpgIntroduction : 

Lorsque le lien conjugal est rompu par la mort, le conjoint survivant est libre de se remarier pourvu que ce soit dans le Seigneur (Rom 7.1-2 ;  1 Cor 7.39). Les Ecritures précisent par ailleurs que si un conjoint incroyant se décide de divorcer, le frère ou la sœur n’est pas lié(e) et pourra en toute quiétude se remarier (1 Cor 7.15).

La femme doit être regardée, non comme une servante mais comme une compagne pour le mari. Il y a un serment de Dieu dans le couple avec lequel on ne doit pas plaisanter.  L’homme et la femme devraient continuer jusqu’à la fin de leur vie dans l’amour et la paix de Dieu. Dieu n’a-t-il pas créé une seule Ève pour un Adam ? Et pourtant Il aurait pu créer une autre Ève. Pourquoi n’a-t-il fait qu’une femme seulement pour un homme ? C’était pour que leur postérité Le serve. Les maris et les femmes doivent vivre dans la crainte de Dieu afin que leur descendance soit une descendance pieuse. Le Dieu d’Israël hait la répudiation. Ceux qui voudraient se garder du péché doivent faire attention à leur esprit car c’est là que tout péché naît.  Les hommes constateront que leur mauvaise conduite dans leur famille naît de leur égoïsme qui ne tient aucun compte du bien-être et du bonheur des autres lorsqu’ils s’opposent à leurs passions et à leurs fantasmes.  C’est fatigant pour Dieu d’entendre Son peuple se justifier dans des pratiques corrompues. Ceux qui pensent que Dieu peut tolérer le péché l’affrontent et se trompent eux-mêmes. Les moqueurs ont dit : « Où est le Dieu de la justice » ? Mais le jour du jugement va venir.

De grands débats et une mauvaise interprétation des Ecritures ont longtemps attribué à Mt 5.31-32 et Mt 19.9, un sens que l’auteur même de la Bible ignore. Une approche sans discrimination du texte en question nous conduit dans la profondeur de la pensée juive à comprendre qu’il s’agit là d’un fait plus grave que celui que nos cœurs qualifient légèrement d’infidélité entre guillemet à notre façon juste pour assouvir le désir de divorce qui habitait nos cœurs tortueux, hypocrites et dénués de la vérité substantielle de la pensée divine relative au mariage. Le thème du divorce et du remariage est l’un des plus difficiles de toute la Bible. S’il est quasiment impossible de répondre à toutes les questions qu’il suscite, il est néanmoins utile de résumer l’enseignement de l’Ecriture sur ce point. Les lois sur le divorce étaient très lâches parmi les Juifs. Un homme pouvait renvoyer son épouse « pour n’importe quelle cause. Moïse demandait une lettre légale pour le divorce (Deut 24.1). Au-delà de tout ceci, faut-il reconnaître, Dieu hait le divorce (Mal 2.16) qui n’a pas de fondement scripturaire. Dirons-nous donc, qu’Il ne hait pas toute forme de divorce, puisqu’Il déclare avoir divorcé lui-même d’avec le peuple d’Israël ? (Jérémie 3.8). Cette rupture était motivée du fait que le peuple l’avait abandonné pour servir des idoles. Israël avait donc été infidèle. Christ interdit fermement le divorce excepté pour infidélité. Le mariage est une institution divine, et une obligation pour la vie (Mt 19.3-9 ; Rom 7.1-3 1 ; Co 7.10-17). Parmi les excellents interprètes, B. Weiss estime que Jésus ne donne pas ici l’adultère comme motif de divorce, mais qu’il veut seulement dire : celui qui répudie sa femme l’expose à devenir adultère, à moins que par la fornication, elle ne se soit déjà rendue telle. Ici, le mot clé réside sur la signification de fornication. Le mot infidèle dans d’autre traduction précise en cas d’union illégale (Lév. 18.6-18). 

Une reconstitution de la société juive de l’époque s’avère indispensable pour comprendre le problème dans sa complexité. Dieu en effet ne peut refuser et autoriser en même temps une chose. 

LES ORIGINES DU TESTE DONT MT 5.31-32 FAIT REFERENCE : 

Le texte qui fait sujet aux interprétations équivoques tire son origine de Deutéronome 24.1-4 : « Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ».

Le terme hébreu traduisant honteux peut signifier « la nudité, la honte ou quelque chose de honteux ». Cette expression plus vague a dont donner lieu à de nombreuses déductions parmi les rabbins principalement au temps de Jésus : « une offense sexuelle proche de l’indécence ou de l’adultère ; pour certains, pas l’adultère au sens absolu du terme sinon l’auteur aurait été passible de lapidation (Deut 22.22) ; d’autres de manière plus large traduisait ce forfait par toutes sortes de fautes allant des plus sérieuses aux plus futiles, même mineure, comme le fait de brûler un repas dans la marmite au feu selon l’Ecole de Hillel ; exemple : « si elle n’a pas trouvé grâce à tes yeux », autrement dit : si quelqu’un voit une  plus belle que la sienne, qu’il répudie sa femme » (E. Staefer, Palestine… page 50). Seule l’Ecole de Schammaï prescrivait l’adultère comme motif de divorce. Le mot « infidélité » utilisé par Jésus pour justifier le divorce tire son origine du grec porneia. De Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, le mot utilisé par Jésus ‘‘« porneia » tire son origine des mots juifs et grecs signifiant « prostitution incluant adultère et inceste » dans l’aspect  d’un libertinage dans l’action comme si la notion d’une quelconque idée de mariage du sujet était effacé imputant plutôt à la faute commise le sens de fornication. L’action devenue fréquente ou régulière ne constitue plus une simple faute, mais une vie devenue pratique comme celle de l’idolâtrie en faisant allusion à la prostitution sacrée dans les temples du dieu Baal. Des dérivés du même mot font allusion à un attachement à la prostitution renfermant ses pratiques infâmes devenues un mode de vie ; idée de garce, bordel, putain, catin, gagneuse ; cocotte ; faisant appel à l’idée de la notion de vente de son corps dans la vie de débauche, encourageant les autres à le faire, voire servir d’intermédiaire entre deux personnes pour une fin sexuelle illicite en échange d’argent pour commission ; notion de transport de sa personne l’ayant transformé en objet de séduction pour une fin commerciale afin de se faire des partenaires dans un sens de trafic pour lequel son corps est désormais utilisé comme un objet sans valeur transformé en esclave au profit du gain sexuel’’.

La position des églises : 

‘‘L’intervention de Jésus pose deux principes : (1) celui qui répudie sa femme pour les motifs futiles alors considérés comme suffisants, la fait devenir adultère, par la liberté qu’il lui donne de se remarier, tandis qu’en droit elle est la femme d’un autre ; (2) et celui qui épouse une femme ainsi séparée commet le même péché, par la même raison.

Mais une question se pose : si la séparation a eu lieu pour cause d’adultère, et qu’ainsi le divorce soit légal un second mariage le sera-t-il aussi ? Les uns, d’après ce texte, répondent oui ; et telle est l’opinion qui a prévalu dans l’Église et dans les législations des pays protestants, qui ont même statué d’autres causes légitimes de divorce ; les autres, se fondant sur les passages parallèles (Luc 16.18 ; Marc 10.11), où ne se trouve pas la cause exceptionnelle admise ici (si ce n’est pour cause de fornication), répondent non, et considèrent le mariage après divorce comme interdit d’une manière absolue. Telle est l’opinion et la pratique de l’Église et des législations catholiques, qui n’autorisent en aucun cas le divorce, mais seulement la séparation. La question est complexe ; Jésus n’a point entendu l’épuiser ici, puisqu’il ne parle que de la femme, qui pourtant a les mêmes droits, et nullement du mari, qui peut avoir les mêmes torts. L’apôtre Paul présente de la même manière les deux faces de ce sujet : la pratique la plus sévère (1Cor 7.10,11) et le point de vue plus adouci (1Cor 7.15)’’ (commentaire tiré d’un document).

LA COMPREHENSION DE MT 5.31-32 

Mat 5:32 : ‘‘But I say unto you, that whosoever shall put away his wife, except for cause of fornication, makes her commit adultery, and whosoever marries one that is put away commits adultery’’.

‘‘Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère’’

Nous comprenons donc que la faute exprimée par porneia implique les pratiques sexuelles condamnées par la loi de Moïse comme la prostitution, l’homosexualité, la bestialité, le lesbianisme, l’inceste (Lév. 18 et 20) etc. Ainsi, le sens porneia dans la pensée du texte biblique signifierait « la prostitution, l’homosexualité, autres vices sexuels comme le cunnilingus ou fellation et pratiques associées devenues régulières visant le seul but dans la perversion de disposer son corps en le livrant comme une marchandise dans une transaction commerciale. Celle qui se comporte ainsi ne serait plus simplement une femme adultère si oui, le pardon ne serait-il pas là ? Il s’agirait donc bien plus selon le même Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, d’une prostituée (femme de mauvaise vie, fille de joie, fille publique, professionnelle), putain (femme facile, sans moralité, qui cherche à plaire à tout le monde en utilisant des moyens et des méthodes de séduction pour s’attirer la clientèle (Prov. 7.10-23 ; 5.3-6 ; 2 Rois 9.30), courtisane (femme prostituée de rang social élevé), souteneur (personne qui vit du proxénétisme ; proxénète signifie personne qui tire des revenus de la prostitution d’autrui).

La consultation de diverses traductions bibliques nous conduit à découvrir plusieurs sens lourds de signification pour le mot infidélité utilisé dans la version Louis Segond :

1. Version Webster de l’an 1833 emploie le mot « lewdness » qui se traduit par lubricité et signifie : vie de débauche, soûlerie, étalage, surabondance, luxe, dévergondage, excès, dépravation, inconduite, dérèglement, luxure, licence, obscénité, intempérance, abus. Ce même mot a aussi le sens de « obscénité » qui traduit l’indécence, la bêtise, l’impudeur, l’avilissement, l’ordure, l’impureté.

2. Version People’s New Testament emploi l’idée de manque de chasteté qui qualifie une absence de continence, de pudeur, d’abstinence, de caractère.

3.  Version Young’s Literal Translation utilise le mot « whoredom»  que nous pouvons traduire par vie de débauche.

4.  Version Bible in Basic English de l’an 1965 traduit le mot infidélité par « loss of her virtue » qui s’exprime par la perte de sa chasteté.

5.   Hebrew Name Version traduit le même mot par « sexual immorality » en Français immoralité sexuelle qui signifie amoralité, licence, perversion, dérèglement, orgie, perversité, cynisme, débauche, dévergondage, scandale.

6.  Version Vulgate traduit infidélité par fornication. Ce mot ne revêtira son sens qu’en rentrant dans l’historicité pour comprendre qu’à Rome, les prostituées « fornis » se tenaient dans les chambres voûtées et pratiquaient le vice sexuel dans les murs des maisons. Ici, il y a lieu de considérer l’attitude qu’adoptent plusieurs jeunes filles et femmes dans les endroits communément appelés « marché mondial », « rue de la joie » ; dans ces endroits, les filles à certaines heures tardives de la nuit se revêtent de manière luxueuse, séduisante ou autres et se placent à des endroits précis en quête d’un homme pour le sexe (Prov 7.10-18). 

7. Version Weymouth New Testament de 1912 traduit quant à elle le mot par « vie d’infidélité ».

Le tout résume une femme mariée qui se livre au libertinage ou vagabondage et à la perversion sexuelle, menant une vie totalement honteuse de dépravation de mœurs comme si elle était libre, autrement dit jeune fille. Dans la pensée d’une telle femme, la notion de soumission à un époux est totalement absente et elle agit en demoiselle libre de tout engagement.

La Parole Vivante de Alfred KUEN explique cette parole de Jésus comme il suit : ‘‘« excepté le cas de porneia » ; ce terme de porneia était rendu par : 1. Débauche, d’où les traductions : sauf si elle a commis un adultère, excepté pour cause d’infidélité. 2. Prostitution, dévergondage, d’où : sauf s’il s’agit d’une femme qui se livre à la prostitution, qui vit dans l’immoralité. 3. Union illégale, irrégulière, faux ménage. 4. Mariage consanguin ou incestueux (Lév. 18 ; Actes 15.20, 29, 21,25 ; 1 Cor 5.1). Dans les deux premiers cas, le lien avec la suite s’explique ainsi : il ne l’expose plus à devenir adultère puisqu’elle est déjà. Dans le troisième cas, s’il y a union irrégulière, il faut, au contraire, la renvoyer. Dans le quatrième cas, l’union peut être dissolue en cas de remariage, du vivant de son mari, avec un autre homme (Rom 7.3 ; Nombres 30.3, Deut 21.23)’’.

 

La femme chrétienne qui se conduirait comme nous venons d’expliquer tombe sous le coup de cette parole de l’Ecriture : « En effet, il y a des responsabilités dont nous devons tenir compte. Si des hommes ont été éclairés par la lumière d’en haut, s’il ont goûté aux dons du ciel, s’il ont eu part au Saint-Esprit, s’ils ont senti combien la parole de Dieu était bonne et bienfaisante et s’ils ont connu par expérience les richesses et les forces merveilleuses du monde à venir, et si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener à une nouvelle repentance car, au fond, ils sont en train de crucifier le fis de Dieu pour leur propre compte et l’expose à la moquerie publique » (Héb 6.4-6 Version Parole vivante). 

Une femme qui parviendrait à une telle position n’est qu’une preuve réelle qu’elle avait été à l’église, mais n’avait jamais cru au sens étymologique du mot. Le mot « Croire, traduit du grec pisteuō et de l’hébreu 'âman’ dérive des préfixes et suffixes exprimant  persuasion, crédibilité, conviction morale religieuse au sujet d’une vérité ou de la véracité divine ou encore d’un enseignant, spécialement basé sur le salut en Christ. C’est pratiquement l’attachement à la profession de la déclaration de foi, c’est-à-dire au système relatif à la pratique religieuse saine, à l’évangile qui est la vérité elle-même. Croire contient l’idée de Promesse, conviction, acceptation de la vérité révélée, foi et attachement sacré aux choses divines ou dévouées à Dieu, incluant la loyauté et la fidélité. C’est avoir foi en la parole révélée, l’accepter et l’appliquer dans la conduite ou comportement, avec ferveur, respect et crainte à l’égard de la personne de Dieu et de ses choses ; ceci conduit à l’adoration, impliquant la dépendance de son bien être en Christ. C’est agir en mettant sa confiance en Christ qui devient le fondement et le support de la vie qui ne s’exprime plus qu’en lui (Christ). C’est se comporter, se tenir, vivre fermement et en permanence dans la tranquillité parce qu’on est moralement dans la vérité ou dans la certitude en prenant toujours la bonne direction qui est dans Sa volonté parfaite». 

C’est donc pourquoi, une telle personne est retournée à sa vomissure « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux... En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 pierre 2.1-22).

Certains exégètes pensent, d’après 1Co 7.12-16, que le divorce est admissible si le conjoint chrétien est abandonné par le non-chrétien. Dans ce passage, Paul déclare que le croyant qui reste n’est pas lié dans ce cas, c’est-à-dire que le frère ou la sœur est libre de demander le divorce, pour abandon du domicile conjugal. L’auteur de ce Commentaire est d’avis que le cas envisagé par Paul est identique à celui décrit par Matthieu : l’incroyant a quitté son conjoint croyant pour vivre avec quelqu’un d’autre. Le conjoint croyant a donc des raisons scripturaires de demander le divorce uniquement si l’autre a commis un adultère. 

Dans ce cas, l’alliance conclue avec le mari (frère) et la femme (sœur) par leur union réciproque basée sur leur foi à la Parole de Dieu et sur Christ ayant été profanée, la validité de l’alliance est rendue nulle par la violation des clauses et seule les conséquences de la trahison subsistent désormais ; car telles sont les principes des clauses de l’alliance dont nous avons amplement expliqué dans notre livre intitulé ‘Le Secret d’un foyer heureux’’ en correction. 

Nous avons rencontré des cas de certaines femmes qui par suite d’un désaccord, ont quitté leur foyer et sont allées vivre maritalement avec un autre homme pendant des années. De tels cas constituent l’un des aspects traités par Alfred KUEN. Il nous est facile maintenant de comprendre que l’infidélité dont parle le Seigneur Jésus n’est pas la paresse d’une femme, la légèreté, la rébellion, la résistance, le manque d’intelligence, le manque de zèle pour l’œuvre de Dieu, et autres défauts naturels corrigeables avec le temps, la patience ou une éducation par l’œuvre du Saint-Esprit au moyen de la Parole de Dieu et de nos prières. 

Jésus déduit la convoitise à l’adultère :

Jésus précise que celui qui regarde une femme pour la convoiter a commis adultère. Il veut dire ici que si quelqu’un éprouve le désir d’une relation coupable avec une femme, il a commis un adultère dans son cœur. Le Seigneur associe ainsi le 7ème au 10ème commandement, et affirme que Dieu ne tient pas compte seulement de l’attitude extérieure face à l’adultère physiquement commis, mais de l’état du cœur à l’égard de la femme. A cette époque, les femmes juives mariées devaient se couvrir la tête pour ne pas susciter la convoitise ; certains écrits juifs mettant en garde le grand danger qu’elles (les femmes) représentent dans la société par les moyens de séduction. La femme se trouve ici chosifiée par la personnification du désir mauvais. Le Seigneur inverse la responsabilité du mauvais désir qui est propre à tout cœur, tant de l’homme que de la femme. Alors, il déclara avec force que celui qui convoite une femme dans son cœur pour commettre adultère avec elle a déjà commis un péché. Lequel des hommes peut-t-il affirmer avec justice n’avoir jamais convoité pour prétendre chasser son épouse à cause d’un péché d’adultère ? En effet, l’homme qui a convoité a aussi été infidèle à l’alliance conclu avec Christ. Je vous ai fiancé à un seul époux, Christ, proclamera l’Apôtre Paul par le Saint-Esprit. La Bible précise que le délaissement de l’amour pour Dieu pour s’attacher un temps soit peu à autre chose, même si on doit revenir après, constitue de fait un adultère. La victoire sur les désirs du cœur, doit être accompagnée d’efforts douloureux. Mais il en vaut la peine. Tous nos sens et nos pouvoirs doivent être gardés de ces choses qui conduisent à la transgression. Ceux qui amènent les autres dans la tentation à pécher, que ce soit par leur tenue ou d’autres moyens, ou qui les laissent ou les exposent à ce péché, se rendent eux-mêmes coupables de leur péché, et en seront responsables devant Dieu. Il est vrai que des justifications personnelles sont prétentieusement et fortement avancées pour vivre une telle vie. Mais la justice de l’homme renversera-t-elle la justice divine ? Si nous devons passer par des opérations douloureuses pour que nos vies puissent être sauvées, pourquoi nos esprits ne s’y résoudraient-t-ils pas lorsqu’il s’agit du salut de nos âmes ? Il y a une tendre miséricorde dans toutes les exigences divines, et la grâce et les consolations de l’Esprit nous rendront capables d’y prêter attention. 

Et lorsqu’on a divorcé injustement ?

La prescription mosaïque que cite Jésus (Mt 5.31) se trouve dans Deutéronome 24.1. Elle permettait le divorce, mais la lettre ou (grec) l’acte de répudiation que donnait, dans ce cas, le mari à sa femme, constatait officiellement la séparation. Que de désordre parmi les croyants de nos ours. Des frères prétendus en Christ se séparent à gré de leur épouses, épousent plusieurs autres à la suite des divorces répétés, ce parfois sans divorce officiel bien que ce soit interdit par le Seigneur. Nous avons rencontré des frères qui sont à leur troisième noce laissant derrière eux deux actes de mariage au régime monogamique. Il est entendu que l troisième jouit également entre guillemet d’un acte aussi établi sous le régime monogamique. Il n’est pas étonnant d’entendre ces frères se dire ‘‘très ontionnés’’. Quelle utopie ! Un mauvais mariage favoriserait-il l’entrée au ciel ? A mon avis non parce que le mariage est un type de Christ et l’Eglise : ‘‘Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps’’ (Eph 5.25-30). 

Dans Malachie 2.13-17, apparaît une seconde chose contre les Sacrificateurs dont l’objet principal du reproche précédent était le mariage avec des païennes ; le prophète relève surtout dans ce qui suit le péché du divorce avec des femmes juives.

  — Vous couvrez de larmes l’autel. Ces larmes sont celles des femmes répudiées qui s’en vont pleurer devant Dieu dans le parvis.

  — De pleurs et de sanglots. Expression de la détresse à laquelle elles se trouvent réduites.

  — De sorte que l’Éternel n’a plus égard. Le culte du mari devient odieux à l’Éternel, par l’injure faite à sa femme.

Leur relâchement en ce qui concernait le culte de l’Éternel, se manifestait par des mœurs dépravées, certainement contraires à la pensée de Dieu caractérisées par  des mariages avec des femmes étrangères, la polygamie selon toute apparence, et de fréquents divorces. Une telle attitude de relâchement des mœurs correspondait à celui de la piété. Mais sur ce point encore ils cherchaient à se justifier, alléguant l’union d’Abraham avec Agar, comme si leurs désordres avaient pu s’expliquer aussi par une erreur de la foi (Genèse 16.1). Ce n’est pas tout : au lieu de s’humilier, ils contestent contre Dieu (Mal 2.17) ; ils prétendaient, eux qui devaient si bien savoir le contraire, que Dieu se plaît dans la méchanceté des hommes ; ils allaient même jusqu’à invoquer la justice divine, dont ils pensaient apparemment n’avoir rien à redouter. Nos églises d’aujourd’hui expérimentent pour certaines, les mêmes situations ayant à leur tête des Pasteurs véreux, adultères, vivant pour d’autres avec une sœur en second bureau officiellement connu dans l’église, comme pour se moquer de Dieu. 

Je hais la répudiation. On traduit aussi : « Si l’un hait [sa femme], qu’il la répudie » ; ce serait une ironie ; ou : « il la répudie » ; le fait serait mentionné avec indignation, et la suite en indiquerait la conséquence.

  — C’est couvrir de violence son vêtement. Le premier motif était la haine de Dieu pour le divorce ; le second est la culpabilité qu’assume sur lui le mari en rompant le lien qui l’unit à sa femme. Au lieu de la couvrir de tendresse et de protection, selon le symbole dont nous avons un exemple (Ruth 3.9), en lui faisant tort il se fait tort à lui-même, comme un homme qui déchirerait violemment son propre vêtement. 

Lorsqu’un homme choisissait son épouse, il la couvrait de son vêtement (Ruth 3.9). Ici, par conséquent, il faut comprendre par vêtement « les liens du mariage » ;  nous voyons également par vêtement, un symbole de protection, d’affection, d’assurance, d’amour dont la conjointe est entourée. Lui ôter toutes ces choses qui lui reviennent ne peut être caractérisé qu’au traitement brutal qu’entraîne le divorce. 

Vous avez fatigué l’Éternel. Toues ces attitudes répétées fatiguent Dieu qui à longueur de journée crient contre l’oppression, la destruction des foyers sans qu’aucune changement intervienne. La violence faite aux femmes dans les foyers est monnaie courante, même justifiée, approuvée par les Anciens d’église qui cautionnent le mal en se joignant à la multitude pour commettre l’iniquité. Cesser de violenter les épouses et coopérer avec elles pour l’atteinte des objectifs de dieu pour le couple est la vision céleste. 

En restant dans le contexte des Ecritures, il apparaît que celui qui répudie sa femme injustement devrait rester sans se marier : ‘‘A ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme’’ (1 Cor 7.10-11). 

Dans l’Ancien Testament, Israël était comparé à un adultère à cause de ses fréquents attachements aux divinités païennes.

« Tu n’apporteras point dans la maison de l’Eternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un vœu quelconque ; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu » (Deut. 18.23). Que d’églises sont sous le coup des malédictions parce qu’elles ne réprimandent pas la prostitution en recevant les offrandes des prostituées ! 

Divorce-2.jpg

Conclusion : 

Ne vaut-il pas la peine de revoir sa position et se mettre en accord avec la parole de Dieu ?

Que de trouble ont été causés dans les églises locales par des prophéties proclamant de la part du Seigneur, des divorces et des fiançailles inconnus du ciel. Que de familles ont été trainées en justice ou abandonnées dans la rue sous prétexte d’infidélité ? Prenez garde en votre cœur d’être infidèle car je hais la répudiation dira l’Eternel par la bouche de Malachie en son chapitre 2 en ses versets 13-17.

Lorsque les cris de l’épouse abandonnée ou des enfants livrés soit au banditisme ou la prostitution s’élèveraient vers le ciel, les coupables peuvent-ils être exaucés ? Leur travail de leurs mains serait-il agréé par Dieu ? N’avons-nous pas d’une manière ou d’une autre contribué quelque part à un divorce ?

Au-delà de tout ce qui est, ne conviendrait-il pas de reconnaître que dans le royaume de Christ, celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère. Cela ne signifie pas que cette femme devient automatiquement adultère ; elle le devient si, n’ayant aucun moyen de subvenir à ses propres besoins, elle se voit contrainte de vivre avec un autre homme. Dans ce cas, la femme n’est pas seule à vivre dans l’adultère, celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère, lui aussi.

En général toutefois, les solutions que Dieu offre n’aggravent pas la situation. Si, pour rompre un lien matrimonial illégitime, des hommes et des femmes étaient incités à pécher, ou si des épouses et des enfants étaient livrés à eux-mêmes, sans foyer et sans ressources, le remède serait pire que le mal. Alors, pourquoi dans un tel cas, à cause de la survie, de l’avenir de la progéniture le couple ne pourrait-il pas entrevoir une possibilité de pardon quand bien même les conditions de divorces serait bibliquement établi ? Le divorce n’est pas une option. L’intention de Dieu pour le mariage est qu’il soit pour la vie. Tous les conflits entre époux doivent être résolus au travers d’entretiens empreints de tolérance, de pardon et de compassion. Les différences de caractère et de comportement sont parfois qualifiées par certains à tort d’infidélité. Pourtant une approche intelligente discerne dans ces différences, une grande source de sanctification mutuelle. Dans les églises locales, les anciens peuvent souvent conduire à une réconciliation en agissant comme médiateurs du conflit.

Au-delà de tout ceci, regardons vers Dieu dans sa Parole qui déclare : ‘‘Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n'en usant pas, car la figure de ce monde passe’’ (1 Cor 7.29-31).

Revenons à Dieu comme il est convenable et ne péchons plus. Sans la paix avec tous et la sanctification, nul ne verra Dieu.

Dr André CHOUBEU

Divorce-1.jpg

Voir les commentaires

LA SPIRITUALITÉ DANS LA FORMULE DU BAPTÊME ?

13 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Bapteme-par-immersion-copie-1.jpg

Introduction : 

De plus en plus des controverses s’élèvent au sujet du baptême. Deux formules divisent les enfants de Dieu, donnant lieu à des interprétations à la fois honteuses et alarmantes parce l’ignorance du contexte créé des prétextes, causant des sujets de polémiques constantes.

Les dégâts sont tels que les enfants de Dieu se déchirent, se dénigrent mutuellement et chaque partie se croit meilleure que l’autre. Les arguments avancés par chaque côté semblent si convainquant les uns que les autres, que nous avons découvert des leaders d’église se baptiser de nuit afin de ne pas perdre leurs brebis disent-ils.

Au-delà des faits, que signifient concrètement les deux expressions autour de laquelle se livre au nom du Seigneur, une guerre sans merci qui a déjà fait des victimes, dévié plusieurs et placé un grand nombre dans l’expectative pour finalement adopter  la position : ‘‘le baptême ne sauve pas, il faut mieux rester comme ça’’. Alors, que voulait dire le Christ ? Les Apôtres ont-ils désobéi à l’ordre de la grande commission en pratiquant autre chose dans le livre des Actes, le Saint-Esprit les conduisant à la rébellion contre les ordres du Seigneur ? 

Le contexte : 

Jésus s’adresse à ses disciples à la fin de sa mission terrestre. Avant de promulguer la grande commission  ‘‘Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie’’ (Jean 20.21). 

Les Ecritures Saintes sont très claires : ‘‘Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs’’ (Jean 4.22).

Jésus ayant apporté le salut aux siens selon le plan de rédemption divin commande aux disciples qu’il avait formé depuis trois et demi d’étendre la bonne nouvelle au monde entier afin qu’au jour du jugement, la sentence divine contre tout pécheur soit juste. La peuple juif connaissait Dieu le Père, d’où l’expression ‘‘Abba, Père’’ dans : ‘‘En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux !’’ (Mt 6.7-9) 

Il connaissait le Saint-Esprit : ‘‘Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles ! vous vous opposez toujours au Saint–Esprit, vous comme vos pères’’ (Actes 7.52). 

Mais les Juifs ont rejeté Jésus, l’auteur de leur délivrance (salut). Pourtant, hors de Lui, il n’y a de salut en aucun autre reporte sans équivoque Actes 4.32. Christ s’établit dès lors comme la condition sine qua non, la plaque tournante absolue pour être sauvé. Les Juifs qui l’ont rejeté doivent le confesser pour être baptisé afin d’entrer en communion dans l’amour du Père qui a tant aimé le monde, la grâce du Seigneur Jésus Christ, mort sur la croix pour le salut de l’humanité déchue,  la communication du Saint-Esprit pour leur régénération. Il convient de préciser que les Juifs connaissaient le Père et le Saint-Esprit (Actes 7). Il ne leur manquait plus que Jésus pour entrer dans le plan parfait de la rédemption. 

Les païens quant à eux se doivent de connaître le Père comme Créateur de toute chose, Christ, l’Oint de Dieu qui apporte la réconciliation pour la paix avec Dieu par le pardon des péchés et le rejet des idoles muettes pour accepter le salut gracieusement offert par sa mort a leur place sur la croix de Golgotha ; enfin, accepter le Saint-Esprit pour leur restauration dans le plan parfait de Dieu établit depuis avant la fondation du monde à leur égard. 

  1. 1.   LA FORMULE DE BAPTEME AU NOM DU PERE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT

 A-   L’IMPACT SPIRITUEL DE LA FORMULE 

Loin d’être une simple formule, l’expression ‘‘au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit’’ enseigne une vérité incontestable :

Au nom du Père : retourner avec des larmes de repentance au Père, Créateur de toute chose contre qui nous avons été rebelles par notre vie de péché. Nous constaterons que ceux qui venaient a Jean Baptiste confessaient leurs péchés en premier et ils étaient baptises ensuite.

-   Au nom du Fils : Apres la chute, le Père promis en Genèse 3.15, un fils qui écraserait la tête du serpent. Se faire baptiser au nom du Fils consiste a croire que Christ est le Fils promis qui par son sacrifice sur la croix a accompli la promesse de la rédemption pour notre salut complet.

- Au nom du Saint-Esprit : Initialement, l’homme est créé pour fonction indépendamment, mais pour une victoire qui ne peut être dissociée des principes de l’Esprit de Dieu. Se baptiser au nom du Saint-Esprit consisterait simplement à se remettre au Saint-Esprit pour notre régénération par le façonnement du caractère de Dieu en nous tel que contenu en Christ, le dieu manifeste en chair et quia vécu au milieu de nous pour nous servir de modèle au service de Dans tant par sa vie, ses actes, ses paroles, ses pensées, son zèle pour l’œuvre de Dieu que son attitude et comportement. 

Ainsi, au cours de la rencontre des trois personnes de la trinité par le baptême au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, une chose importante se manifeste : le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de cet Esprit par lequel il peut dire « Abba, Père. » « Au nom de » peut aussi être l’équivalent à : sur ordre de, dans la présence de  ou dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit. 

Par ailleurs, baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est baptiser avec l’assurance que toutes les grâces dont le Dieu trois fois saint est la source seront communiquées au croyant, qu’il est reçu par le baptême dans la communion du Père, source éternelle de tout amour, de toute vie ; dans la communion du Fils, qui l’a racheté et qui fait de lui un membre vivant de son propre corps ; dans la communion du Saint-Esprit, qui l’éclaire et le sanctifie. Telle est la riche et profonde signification du baptême chrétien, qui a pour fruit la purification et la régénération par le Saint-Esprit (Jean 3.5 ; Tite 3.5).

Nous trouvons ainsi dans cette solennelle parole de Jésus-Christ une révélation complète de Dieu, tel que l’Église le connaît et l’adore et tel qu’il répond seul aux profonds besoins de notre âme. L’Écriture, en effet, ne présente pas les rapports de ces trois Êtres de l’essence divine comme objets de spéculation, mais comme la source de toutes les grâces qui sont indispensables à la vie spirituelle (2Cor 13.13). Ôtez à la foi l’un de ces noms divins, avec les dons qu’il nous garantit, et aussitôt le chrétien sentira une diminution dans sa foi, dans sa vie ou dans son espérance. 

Le passage ci-après tirée de la version Louis Segond Révisée stipule en des termes sans équivoques :

‘‘C’est lui, Jésus–Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et l’Esprit Saint. Et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord’’ (1 Jean 5.6-8).

(Extrait d’un livre en préparation 2012)

Dr André CHOUBEU.

Voir les commentaires

L'AU-DELA

9 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Au-delà65818_ABDEM4GTI24KBZJOY44KQT8KVBEVZU_65818_abdem4g-copie-1.jpg

Henri LÜSCHER

A.  L'au-delà : un monde à part

Comment se représenter « l'au-delà » ? Le Larousse trois volumes en couleurs 1970 le décrit comme « l'autre monde, la vie future » ; le Quillet 1959 parle également de « l'autre monde » et de « l'après la mort », tandis que le Petit Robert 1996 donne : « Le monde supraterrestre ; la vie, l'activité imaginée après la mort ». Plutôt flou .

L'au-delà serait donc le monde invisible qui nous attend après la mort. Mais quel monde ? Michel Colucci, dit Coluche, a cru pouvoir résoudre le problème en déclarant : « Y a-t-il une vie après la mort ? Seul Jésus pourrait répondre à cette question. Malheureusement il est mort ». Cent ans avant Coluche, Charles Darwin écrivait : « Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l'esprit et de la vie future une absurdité »1.

Cependant, la croyance en un au-delà reprend ses droits dans notre société postmoderne. La question a même envahi les médias depuis la parution des fameux ouvrages sur les « expériences de mort imminente » (EMI) du Dr R. Moody : La vie après la vie (R. Laffont, Paris, 1977), de P. Van Eersel : La Source noire - Révélations aux portes de la mort (B. Grasset, Paris, 1986), de B. Martino : Voyage au bout de la vie (Editions Balland, 1987), et de bien d'autres.

Cet engouement n'a rien de surprenant : Dieu ayant mis la pensée de l'éternité dans le cour de l'homme, ce dernier ne peut s'empêcher de penser à la mort et à ce qui la suivra. C'est pourquoi, dans notre étude sur l'au-delà, nous nous concentrerons sur la question de notre survie individuelle. Nous laisserons de côté le monde invisible des anges, ainsi que les divers aspects de l' « environnement » supraterrestre. Et nous donnerons la première place à la Révélation de celui qui est le Dieu éternel, le Créateur de toutes choses.

B.  Une mort  à deux dimensions

La Bible enseigne dès ses premières pages que la mort est une conséquence tragique de la chute de nos premiers parents. Ainsi, nous apprenons que cet acte historique de désobéissance devait fatalement amener le péché et la mort dans le monde :

« Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen 2.17).

Il a ainsi entraîné l'humanité dans la mort, et la création dans « l'asservissement de la corruption »  (Rom 8.21-22) :

« Le salaire du péché c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Rom 5.12-14).

Nous reconnaissons ainsi l'universalité du péché, et de la mort qui atteint tous les hommes. Personne n'y échappe. La mort est irréversible et elle scelle définitivement le sort de l'homme. Les meilleurs soins et cures de santé, la science la plus avancée ne pourront jamais éliminer la mort physique.

La mort spirituelle

Depuis la chute, l'homme est mort spirituellement. Cela veut dire que son être tout entier est corrompu. Il est loin de Dieu, et son intelligence est enténébrée quant à la connaissance de Dieu :

« Morts dans vos fautes et dans vos péchés; morts dans nos fautes » (Éph 2.1,5) ;

« Celui qui croit en moi a passé de la mort à la vie » (Jean 5.24) ;

« Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur cour » (Éph 4.18).

La mort physique

La mortalité est la conséquence de la mort spirituelle de l'homme depuis sa chute au jardin d'Eden :

« Le salaire du péché, c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement » (Héb 9.27).

Le corps se décompose et retourne à la poussière :

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen 3.19).

C'est Dieu qui tient tout en main, même le jour de notre mort :

« Tu leur retires le souffle; ils expirent et retournent dans leur poussière » (Ps 104.29).

Le Ps 90 nous enseigne que la mort a été décrétée sur tous les hommes, dont les plus robustes atteignent 80 ans. Le simple bon sens voudrait donc que nous nous efforcions de « conduire notre cour avec sagesse en comptant nos jours ».

En bref, la mort n'est pas un simple « phénomène naturel ». Elle est anormale et contraire à la théorie évolutionniste qui enseigne que la mort est une phase nécessaire et positive dans l'évolution des espèces vivantes. La Bible enseigne que la mort est un jugement de Dieu, une conséquence de la désobéissance d'Adam et Ève au jardin d'Eden. Nous sommes tous « dignes de mort » (Rom 1.32) et « le jugement, après une seule faute, aboutit à la condamnation » (Rom 5.17). La mort est « le roi des épouvantements », le terme ultime vers lequel nous marchons tous, selon Job 18.14. Elle est le signe de la défaite de notre race, et s'est constituée comme notre suprême ennemie (1 Cor 15.26). C'est pourquoi Jésus-Christ, le Sauveur, l'a attaquée de front, triomphant de ses liens par sa résurrection et par la vie impérissable qu'il réserve aux siens.

C.  Quand notre corps s'en va

L'homme est un être tripartite - corps, âme et esprit (1 Thes 5.23). Il va continuer son existence après la mort jusqu'à sa résurrection, soit pour la vie éternelle, soit pour la mort éternelle :
- le corps, dépouille mortelle, est appelé à retourner à la poussière (Gen 3.19 et Ecc 12.7 : « la poussière retourne à la terre »).
- l'âme, séparée du corps, s'en va dans un lieu appelé « séjour des morts » - une sorte de salle d'attente de la résurrection des corps. En Luc 16.19-31, nous voyons que cette sphère (le « hadès » en grec) est caractérisé par une séparation infranchissable entre le lieu de tourments des réprouvés, et « le sein d'Abraham » où se trouve Lazare. Les âmes des justes comme celles des injustes continuent d'exister, conscientes.
- l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecc 12.7; Act 6.59).

A noter que certains passages décrivent l'être humain de manière plutôt dualiste : ils distinguent entre sa partie matérielle et visible, le corps, et sa partie invisible, immatérielle, comportant à la fois l'âme et l'esprit.

D.  L'état intermédiaire

Jusqu'à la résurrection « des justes » et des « injustes » (Dan 12.2; Jean 5.25, 28-29 ; Act 24.15; Apoc 20.4-6, 12 -13), l'âme reste séparée du corps, ayant rejoint le lieu intermédiaire, le « séjour des morts ». Nous savons très peu de choses sur l'état intermédiaire jusqu'à la résurrection des corps.

Le lieu

L'A.T. appelle ce lieu « shéol », mot équivalent à peu près au « hadès » du N.T. Toute âme humaine séparée du corps y entre jusqu'à la résurrection. C'est une réalité incontournable : « Le séjour des morts apparaît comme la résidence des croyants aussi bien que des réprouvés » (Précis de doctrine chrétienne, J.M. Nicole, Éd. de l'Institut biblique, Nogent, 1983, p. 320).

Bien que « Dieu seul possède l'immortalité » (1 Tim 6.16), l'âme est également immortelle. Elle ne cesse donc pas d'exister à la mort physique.

Les morts ne reviennent plus sur terre (Job 16.22) et n'ont « plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil » (Ecc 9.6).

Le récit de Lazare et de l'homme riche (Luc 16.19-31) nous révèle les vérités suivantes quant à l'au-delà :
- il y a dans le séjour des morts deux endroits distincts ;
- il y a entre ces deux lieux un gouffre infranchissable ;
- l'âme est consciente et jouit du bonheur dans le sein d'Abraham, mais souffre de tourments dans le séjour des injustes ;
- il n'y a plus de possibilité de repentir après la mort (Héb 9.27).

E.  L'âme du défunt incroyant

Dans son état intermédiaire

L'âme entre dans le « séjour des morts » (Éz 32.21). Elle est consciente, à l'exemple des âmes des grands de ce monde décédés lorsqu'ils voient Satan les y rejoindre :

« Le shéol s'émeut jusque dans ses profondeurs pour t'accueillir à ton arrivée. Il réveille pour toi des défunts, tous les guides de la terre. Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations. Tous prennent la parole pour te dire: toi aussi, tu es sans force comme nous. Tu es devenu semblable à nous » (És 14.9-10).

C'est un lieu de tourments qui la fait souffrir constamment, consciemment, irrémédiablement.

Dans son état final

Les réprouvés restent dans le "hadès" jusqu'au jugement dernier. Ils seront jugés « selon leurs ouvres » et jetés dans « l'étang de feu » (Apoc 20.11-15). Il s'agit de la résurrection des injustes :

« Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux  qui sont dans les tombeaux entendront  sa voix, ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement » (Jean 5.28-29).

Il y aura une résurrection des justes et des injustes (Act 24.15).

Les incroyants aussi ressusciteront et seront jugés devant le grand Trône blanc et jetés dans « l'étang de feu...où brûle le soufre » (Apoc 20.15; 19.20). La Bible appelle ce lieu de tourment la « Géhenne » (Mat 5.22), qui signifie « Vallée de Hinnom », au sud de Jérusalem, où du temps des rois on célébrait un culte idolâtre, et qui était devenu l'endroit où l'on brûlait les immondices, si bien que le feu y était continuel" (Précis de doctrine chrétienne, J.-M. Nicole, p. 324).

C'est aussi l'endroit où « le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas » (Es 33.14; Marc 9.48). Il implique une séparation d'avec Dieu: « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable » (Matt 25.41; 7.3). Ce sort final des incroyants est éternel, aussi permanent que la félicité des croyants : « Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Mat 25.46).

Cet état définitif est appelé « étang de feu - seconde mort » (Apoc 20.14). La « mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu » (Apoc 20.14). Ce sera la séparation définitive d'avec Dieu, le lieu de tourments sans fin, celui  « des pleurs et des grincements de dents" (Mat 8.12; 13.42,50; 22.13; 24.51; 25.30). « Ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 14.10; 20.10). Les réprouvés seront donc conscients dans leur tourment.

F.  L'âme du défunt croyant

Dans son état intermédiaire

Pendant les temps pré-chrétiens, il est probable que l'âme du croyant défunt soit allée au séjour des morts, dans un « compartiment » séparé de celui des incroyants. La mort et la résurrection de Jésus ont peut-être changé quelque chose à leur condition. Ceux qui étaient dans « le sein d'Abraham » sont maintenant « auprès du Seigneur ».

Le Seigneur, à la croix, disait au brigand :

« Aujourd'hui, tu seras aujourd'hui avec moi au paradis » (Luc 23.43).

Paul dit:

« Nous savons qu'en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue - nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Cor 5.6-8) ;

« Christ est ma vie et mourir m'est un gain. Mais, est-ce utile pour mon ouvre que je vive dans la chair ? Que dois-je préférer ? Je ne sais. Je suis pressé des deux côtés; j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur » (Phil 1.21-23).

L'auteur de l'épître aux Hébreux parle des « esprits des justes parvenus à la perfection » (12.23), ce qui veut dire qu'après la mort, notre progression dans le chemin de la sanctification, sera terminée. Arrivés auprès du Seigneur, nous jouirons de la présence de Dieu :

« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Après que ma peau aura été détruite, moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C'est lui que moi je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu'un d'autre » (Job 19.25-27) ;

« Etienne, rempli d'Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu. Il dit: Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu . Ils lapidèrent Etienne qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Act 7.55-59) ;

« Je suis persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus notre Seigneur » (Rom 8.38-39).

Ces âmes sont conscientes (Luc 9.30-31). Moïse et Élie, en compagnie de Jésus, apparurent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration. Abraham, dans « le sein d'Abraham », était également conscient (Luc 16.19-31), et il parlait avec le défunt riche. Ces âmes-là sont dans le bonheur et le repos (Apoc 14.13).

Dans son état final

La Bible parle étonnamment peu de l'état intermédiaire de l'âme du croyant. En revanche, tout est centré sur le retour de Christ qui amène le croyant à la résurrection du corps. Une étude approfondie de 2 Cor 5.1-9 montre qu'il est question d'espérance dans le « revêtement » d'un corps de résurrection immortel, soit par la transformation instantanée des croyants encore sur terre lors du retour de Christ, soit par la résurrection des croyants déjà décédés à ce moment-là.

Lors de la venue de Jésus-Christ qui, « au son de la trompette de Dieu descendra du ciel, [et] les morts en Christ ressusciteront en premier. Ensuite nous, les vivants serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur »(1 Thes 4.13-18). Notre être tout entier, corps, âme et esprit, ayant été « conservé sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Thes 5.23) aura été réunifié en un « corps spirituel » (1  Cor 15.44; 35-58).

Les récompenses promises par le Seigneur feront alors pleinement notre joie (Luc 14.14; 2 Tim 4.8). Nous serons réunis définitivement autour du trône de l'Agneau pour chanter éternellement « un cantique nouveau » en rendant gloire à l'Agneau divin qui « a été immolé et est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ». Nous adorerons pleinement « celui qui est assis sur le trône et l'Agneau à qui sont dus la louange, l'honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles » (Apoc 5.11-14).

G.  Notions erronées

Plusieurs enseignements erronés circulent, inconciliables avec la Parole de Dieu.

Le conditionalisme et l'universalisme

Le conditionalisme et l'universalisme, sont des hérésies déjà condamnées au second Concile de Constantinople en 553. L'une enseigne l'annihilation des rebelles et leur destruction par un jugement ponctuel (avec ses diverses variantes), et l'autre le salut universel et final de tous (également avec ses diverses variantes). Les deux théories erronées sous leurs diverses formes sont tout à fait contraires à l'enseignement clair de l'Écriture sur les peines éternelles pour les rebelles (Mat 10.28 ; 25.46 ; Héb 9.27-28 ; Apoc 20.10).

Mentionnons de façon plus détaillée encore la réincarnation et le purgatoire.

La réincarnation

Ce mot est composé de « ré » (de nouveau) et « incarner » (dans la chair). Selon cette fausse doctrine, l'âme, au moment de la mort, quitte la personne et fait une « transmigration » dans un nouveau corps. Origène (185 - 254), influencé par la philosophie grecque, a soutenu cette doctrine. La réincarnation moderne, importée de l'hindouisme, n'est donc pas nouvelle. Elle enseigne que l'âme est purifiée à travers la réincarnation - au cours de nombreuses vies - et arrive finalement à l'état pur du Nirvana. La Bible dit au contraire en Hébr. 9.27 « qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement ». Cette doctrine est basée sur une auto-rédemption et nie de ce fait que Jésus seul sauve. Aucun homme ne pourra jamais atteindre un état de perfection par ses propres moyens.

Le purgatoire

Cette fausse doctrine fut officiellement admise au Concile de Florence en 1439 par l'Église romaine. L'Église orthodoxe ne reçoit pas cette doctrine.

Le mot « purgatoire » vient de « purgare » (purger, purifier), mot composé de « purus » (pur) et d' « agere » (faire). C'est un lieu où, après la mort, l'âme peut être purifiée plus complètement. Déjà Augustin (354 - 430) avait une fausse notion sur ce point , pensant que les esprits des morts seraient purifiés par le feu entre leur mort et leur jugement. Le Concile de Trente accepte la notion du purgatoire et affirme qu' « il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont détenues, sont aidées par l'intercession des fidèles, mais la plupart d'entre elles le seront pas le sacrifice acceptable de l'autel » (Dictionary of Christian Theology de Peter A. Angeles, p. 168). Plusieurs passages sont cités pour soutenir cette doctrine (Zach 9.11; Mat 12.32; 1 Cor 3.13-15). Mais le passage clé pour la soutenance de cette doctrine se trouve dans les Apocryphes (2 Maccabées 12.42-45). Voici quelques dogmes corrélatifs à ce faux enseignement du purgatoire

- c'est une période de discipline et de châtiment après la mort pour purger les péchés commis dans cette vie ;
- les non baptisés ne peuvent pas y entrer ;
- tous les baptisés n'y entrent pas, car quelques-uns vont directement en enfer ;
- le temps passé au purgatoire correspond à la somme des péchés commis dans cette vie moins le nombre d'indulgences données pour l'absolution des péchés ;
- le purgatoire cessera au moment du Jugement dernier ;
- les fidèles encore en vie peuvent avoir une influence sur la condition et le statut des occupants du purgatoire, et ceci par leurs prières, leurs intercessions, leur ouvres de charité, et les messes (Dictionary of Christian Theology, p.168).

Ces fausses notions sont à rejeter, parce qu'elles sont contraires à ce que l'Écriture enseigne. Le texte d'Héb 9.27 est clair quant à l'illusion d'un tel lieu. Par le récit de l'homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), le Seigneur nous avertit solennellement que le sort de l'homme est scellé à sa mort physique. C'est lors de son vivant que l'homme, responsable devant Dieu, doit se repentir de ses péchés devant Lui et croire en Jésus-Christ. Seule l'ouvre de Jésus-Christ est suffisante pour effacer les péchés (Héb 7.25; 10.14, 19-20; Rom 8.1). En Lui, il n'y a plus de condamnation. Nous avons un exemple touchant dans le brigand repentant qui, du lieu de sa crucifixion, put entrer directement au paradis (Luc 23.43).

H.  Bon voyage !

Ce monde moderne nous offre mille moyens trompeurs pour nous rassurer au sujet de l'au-delà. Toutes ces séductions attrayantes ont un instigateur, « Satan, se transformant en ange de lumière » (2 Cor 11.14). Tenons-nous simplement à la Parole de Dieu qui est suffisante pour lever quelque peu le voile sur l'au-delà et nous dire l'essentiel. Elle invite chacun à prendre au sérieux le temps de notre voyage terrestre, qui ne se répètera pas. C'est une question aux conséquences éternelles. Alors, « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » (Amos 4.12).

Cher lecteur, si tu n'as pas encore saisi la main de ton Sauveur Jésus-Christ, fais-le maintenant. Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11.25-26).

Suivons donc le Seigneur et « revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour » (Rom 13.11-14). « Nous sommes donc toujours pleins de confiance . C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que le quittions. Car il nous faut tous [nous les chrétiens] comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (2 Cor 5.5-10).

Note :
1 (tiré de www.atheisme.free.fr/Citations/au_dela.htm -- site hors-ligne)

Ouvrages recommandés

Et après ? d'Henry Bryant (80 p.) Éditions Clé, 1993, 2, Impasse Morel, FR-69003  Lyon

L'Au-delà de René Pache (292 p.) éditions Emmaüs, 1977, CH-1806 St-Légier

Le lieu invisible et l'état de l'âme après la mort de H. Rossier (16 p.) et Les peines éternelles d'après les Écritures de J.N. Darby (24 p.) aux éditions EBLC, La Foge C, CH-1816 Chailly-Montreux

Lien : http://cmrsvc.com/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=56&lang=fr

Voir les commentaires

CHAQUE VIE EST SACREE

9 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Chaque vie est sacrée

Gilles GEORGEL

1. L'histoire de ma vie

1er mai : Par amour, aujourd'hui, mes parents m'ont appelée à la vie !

15 mai : Mes premières artères apparaissent et mon corps se forme très rapidement.

19 mai : J'ai déjà une bouche.

21 mai : Mon cour commence à battre. Qui pourra mettre en doute le fait que je vive ?>

28 mai : Mes bras et mes jambes commencent à croître.

8 juin : À mes mains poussent de petits doigts. Que c'est beau ! Bientôt, je pourrai saisir, grâce à eux.

16 juin : C'est seulement aujourd'hui que maman a appris que j'étais là. Je m'en suis bien réjouie.

20 juin : Maintenant, c'est sûr : je suis une fille.

24 juin : Tous mes organes se dessinent. Je peux sentir la douleur.

6 juillet : J'ai des cheveux et des sourcils. Cela me rend jolie.

8 juillet : Mes yeux sont finis depuis longtemps, même si mes paupières sont encore fermées. Bientôt je pourrai tout voir : le monde si grand et si beau et, par-dessus tout, ma chère maman qui me porte encore.

18 juillet : Mon cour bat magnifiquement. Je me sens protégée et je suis heureuse.

20 juillet : Aujourd'hui, maman m'a fait mourir. (Tiré du livre du Dr S. Saltzmann, Et Dieu donna la vie, éd. LLB, p. 106-107).

Le massacre des innocents

Ils sont en France 220'000 par an dans ce cas. Éliminés à peine conçus, ils n'ont pas franchi la première étape de la vie : la naissance. Ni désirés, ni attendus, ils ont débarqué au mauvais moment. Ils sont de trop, ils ne survivront pas.

Conçu aujourd'hui, Jésus aurait couru le même risque. Malcom Muggerdidge l'exprime en ces termes : « La grossesse de Marie, dans des conditions aussi précaires et en l'absence de père, aurait fait d'elle une candidate tout indiquée pour un avortement » (cité par Philip Yancey dans Ce Jésus que je ne connaissais pas, éd. Farel, p.28-29). Orientée vers les services du planning familial, elle aurait peut-être eu droit à ce discours :

- Vous avez voulu  cet enfant ?

- Non !

- Qu'allez-vous faire de lui ? Vous n'allez pas le garder ?

- Je ne sais pas.

- Vous êtes encore jeune ! C'est une erreur de parcours qui peut être effacée !

- Mais cet enfant que je porte vit !

- Vous savez, l'embryon n'a pas de statut. On ne peut pas encore dire qu'il soit un être vivant !

Plus vite vous interromprez votre grossesse, mieux ce sera. Pensez à vous-même et à votre avenir !

- !

- Alors, on le prend, ce rendez-vous ? Vous verrez, tout se passera bien ! Ce n'est pas douloureux  et, à votre âge, on oublie vite.

Chaque vie est sacrée

« Notre cinquième enfant, Maxime, est né huit ans après Florine, notre seconde fille atteinte de myopathie. À la nouvelle de cette grossesse, la gynécologue a demandé à ma femme ce qu'elle comptait faire. Le risque que notre garçon soit malade était réel. Des examens prénataux auraient pu nous révéler son état de santé. Nous les avons refusés. Qui sommes-nous pour décider qui doit vivre ou non ? Maxime est né en bonne santé. L'avortement nous aurait privés de la joie que sa venue a procurée à toute la famille ! » (Le handicap des bien-portants, Radio Réveil, BP 310, FR-18007 Bourges cedex)

2.  Dieu et la vie

Heureusement, Jésus est né ! Sa naissance, décidée par Dieu, atteste deux choses au sujet de la condition humaine :

Dieu est l'Auteur de la vie, pas l'homme !

Chaque créature est le fruit de la volonté divine. Elle correspond à un projet personnel et précis. Le roi David a écrit : « Mon corps n'était pas caché à tes yeux quand, dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre. Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m'avais destinés alors qu'aucun d'eux n'existait encore » (Ps 139.15-16).

Dieu a droit de vie et de mort sur l'être humain, pas l'homme ! 

Valeur-de-la-vie.jpg

Chaque vie est sacrée, y compris celle qui est en formation. Dans la pensée de Dieu, celui qui attente à la vie d'un embryon en est pénalement coupable.

La Bible donne un exemple à ce sujet : « Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte et causent un accouchement prématuré, mais sans qu'il y ait d'autre conséquence grave, l'auteur de l'accident devra payer une indemnité dont le montant sera fixé par le mari de la femme et approuvé par arbitrage. Mais s'il s'ensuit un dommage, tu feras payer vie pour vie, oil pour oil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied » (Ex 21.22-24).

3.  La famille de Jésus

Le témoignage des Évangiles sur l'enfance de Jésus est succinct. Contrairement à une idée reçue, il n'est pas resté enfant unique dans le foyer de Marie et de Joseph. Alors que Jésus enseigne à Nazareth, ses contemporains s'étonnent : « D'où tient-il cette sagesse et le pouvoir d'accomplir ces miracles ? N'est-il pas le fils du charpentier ? N'est-il pas le fils de Marie, et le frère de Jacques, de Joseph, de Simon, de Jude ? Ses sours ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où a-t-il reçu tout cela » (Mat 13.54-56). Jésus a donc au moins eu quatre frères et deux sours.

Faire de Marie une femme définitivement vierge est :

- culturellement inacceptable.

Quel sens le mariage de Marie et de Joseph a-t-il sans la possibilité de créer une famille ? La Bible dit : « Des fils : voilà bien l'héritage que donne l'Éternel, oui, des enfants sont une récompense » (Ps 127.3). Dans la culture juive de l'époque de Jésus, une famille nombreuse est signe de bénédiction. Que Marie, choisie par Dieu pour porter son Fils, devienne mère de beaucoup d'enfants, n'est qu'un juste retour des choses.

- bibliquement incorrect.

L'évangéliste Matthieu est précis. Marie est bien vierge lorsque Jésus est conçu en elle. Elle le restera jusqu'à sa naissance. Troublé par la grossesse de sa fiancée, Joseph reçoit en songe  la visite d'un ange qui le rassure sur l'origine de ce qui se passe en Marie. «À son réveil, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait commandé : Joseph prit sa fiancée pour femme. Mais il n'eut pas de relations conjugales avec elle avant qu'elle ait mis au monde un fils, auquel il donna le nom de Jésus » (Mat 1.24-25).

Dieu donne toujours plus qu'il ne réclame : il y a quelque chose d'injuste à imaginer que Dieu exige de Marie et Joseph, légalement mariés, de rester indéfiniment vierges. Jusqu'où, dans l'expression de son amour pour sa femme, Joseph a-t-il le droit d'aller ? Lui est-il permis de l'embrasser ? Peut-il la caresser ? Que doit-il faire de ses désirs d'homme ? Pourquoi Dieu insiste-t-il tant auprès de Joseph pour qu'il épouse Marie si, par la suite, il lui interdit de s'unir à elle ?

Selon l'apôtre Paul, Dieu n'impose jamais une épreuve qui soit au dessus des forces humaines (1 Cor 10.13). Il ne peut exiger telle chose du couple qu'il a choisi comme foyer d'accueil pour son Fils. Dieu donne toujours beaucoup plus qu'il ne réclame. La virginité perpétuelle de Marie ne peut être que le fruit d'une imagination pervertie. Elle n'est pas digne de Dieu.

- historiquement en voie d'être infirmé.

Plus que toute autre discipline, l'archéologie a contribué à crédibiliser la Bible. Des dizaines de découvertes ont permis d'exhumer des documents confirmant l'exactitude de nombreux récits concernant des lieux, des civilisations ou des personnages dont la Bible parle. La dernière trouvaille en date est celle de l'ossuaire de Jacques. En 2002, André Lemaire, directeur d'études à l'École pratique de la Sorbonne, annonce une nouvelle stupéfiante : la découverte d'un ossuaire du 1er siècle portant l'inscription suivante en langue araméenne : « Jacques fils de Joseph, frère de Jésus ». Elle serait, selon les spécialistes, la première preuve épigraphique de l'existence du Christ et de son lien de parenté direct avec Jacques. Le débat fait rage. L'inscription est-elle authentique ou un rajout tardif ? (RevueChristianisme aujourd'hui, sept 2003).

Pour les lecteurs honnêtes de la Bible, cette découverte n'est pas nécessaire à leur foi. Elle confirme cependant un écrit de Paul : « Ce n'est que trois ans plus tard que je suis allé à Jérusalem pour  faire la connaissance de Pierre, chez qui je suis resté quinze jours. À part lui et Jacques, le frère du Seigneur, je n'ai rencontré aucun apôtre » (Gal 1.18-19).

Note de la rédaction : Devant l'importance que l'Écriture accorde à la vie humaine, à la femme comme à l'homme, au mariage et à la famille, sommes-nous prêts à considérer que dans tous ces domaines, Dieu doit conserver la haute main ? Son honneur et notre bonheur sont les enjeux de la bataille pour la vie.mais c'est aussi tout l'avenir de nos sociétés qui est suspendu au respect des dispositions divines. Mépriser ces dernières, c'est courir à la ruine et encourager la mort.

Lien : http://cmrsvc.com/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=56&lang=fr

 

Voir les commentaires