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LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

25 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

Définition :

Royaume de Dieu est la sphère où Dieu règne, où sa volonté est respectée et accomplie.

La notion du royaume de Dieu est contenue dans la Bible d’un bout à l’autre. En scrutant les Saintes Ecritures, il devient évident que le Royaume de Dieu est présenté sous sept phases successives :

- 1. Le Paradis : Dieu, Créateur de l’univers visible et invisible est aussi et pour toujours le roi glorieux de ce domaine dont la description et l’appréhension exacte nous échappe à bien d’égard (Psaumes 10.16 ; 24.1-2,9-10 ; 29.10 ; 47.7-8 ; 93.1 ; Deut 10.15). Dieu ne règne pas seulement dans le paradis, mais bien plus, Il est le roi des nations, le souverain du monde entier. Le Jardin d’Eden, appelé par certains paradis terrestre était un endroit où le règne théocratique régentait les principes de vie et d’action. C’est de ce fait qu’Adam était appelé à dominer sur les animaux et à assujettir la terre, dans une étroite dépendance de Dieu (Genèse 1.28 ; 2.15-17). Mais par le péché, l’homme s’est volontairement soustrait de la totale dépendance au Seigneur, pour se placer sous celle du diable. Subtilement, Satan avait par là usurpé la position de Dieu dans les commandes du régime de vie, du comportement et des actions, étant devenu le prince de ce monde, disposant de tous les royaumes et de leur gloire (Luc 4.5-6). Cependant, il n’avait pas le pouvoir absolu de vie ou de mort sur Adam ou sa descendance. Afin donc de ne pas donner sa gloire à un autre, tous les efforts de Dieu à travers l’histoire tendront à restaurer le royaume perdu, sur des bases parfaites et indestructibles.

- 2. La théocratie en Israël : Depuis la chute, Dieu ne baissa pas les bras, mais instaura un principe gouvernemental de la conscience pour ramener l’homme à lui-même s’il se trouvait en état de péché. Cette méthode s’avéra infructueuse car très tôt, Caïn refusa d’écouter sa conscience pour se laisser diriger par la passion de son cœur dont l’ultime but était de satisfaire son désir de vengeance. Dès le livre de Genèse 6, la perversion sexuelle entre les anges et les belles filles de la terre, la conduite abominable des hommes conduira Dieu à tout détruire pour sauver Noé et sa race à travers l’Arche. Dieu optera ensuite pour le Gouvernement humain (l’homme sous l’autorité d’un autre homme. Mais à la Tour de Babel, l’homme montrera ses limites et son incapacité totale à obéir dieu et à diriger son prochain dans la juste et l’intégrité. Alors, laissant provisoirement les nations de côté après Babel, Dieu suscite le peuple élu, qui doit être pour lui "un royaume de sacrificateurs" (Ex 19.4-6). L’Eternel lui-même est le juge, le législateur, le roi, le sauveur d’Israël (Esaïe 33.22 ; 44.6). Il gouverne par le moyen de Moïse et des juges, ses successeurs. Mais, vint le moment où le peuple signifiera à Samuel qu’il préfère un souverain humain faillible, au roi divin trop saint et redoutable (1Sam 8.4-9,17-20).

- 3. Le royaume de Dieu annoncé par les prophètes : Au moment où disparait la théocratie, le Seigneur en annonce le rétablissement bien plus glorieux. Un jour, le Fils de David occupera éternellement le trône (2Sam 7.15-16). Il naîtra d’une vierge, à Bethlehem, souffrira pour l’expiation des péchés, et établira le royaume universel de justice et de paix sur la terre, puis dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre (Esaïe 7.14 ; Michée 5.1 ; Esaïe 53 ; 2.1-4 ; 11.1-10 ; 65.17-25 ; Psaumes 2.6-9 ; 72.8,11)

- 4. Le royaume offert et rejeté à la première venue du Christ : Dès sa naissance, Jésus est présenté comme roi (Mt 2.1-6 ; Luc 1.32,33). Jean-Baptiste et lui-même annoncent aux Juifs que le royaume des cieux est proche (Mt 3.2 ; 4.17 ; 12.28 ; Luc 10.9), "qu’il est au milieu d’eux" (Luc 17.20-21). C’est en tant que roi que Jésus se présente à Jérusalem (Mt 21.4-9 ; Luc 19.38), c’est aussi comme tel qu’il est repoussé par son peuple (Jean 18.37 ; 19.15, 19-22).

- 5. Le royaume de Dieu caché dans les cœurs : Le roi ayant été rejeté, le royaume visible et glorieux est pour l’instant retiré. Christ s’en est allé "se faire investir de l’autorité royale" (Luc 19.12). En son absence, se déroule la période de l’Eglise, caractérisée par "les mystères du royaume des cieux" (Mt 13.11). Elle présente, en effet, des aspects déconcertants, qui nécessitent une révélation spéciale. Elle débute à la Pentecôte, et nous entrons dès maintenant par la nouvelle naissance dans ce royaume spirituel du Seigneur (Mt 16.28 ; 11.11-12 ; Jean 3.3,5 ; Col 1.12-13 ; Actes 20.24-25). Les paraboles dites "du royaume" illustrent le mélange de bien et de mal qui caractérise la dispensation présente. Prenons comme exemple celle de l’ivraie (Mt 13.24-30,36-43). Christ ensemence le monde en plaçant partout des "fils du royaume" ; le diable de son côté met parmi eux les "fils du malin". Dans sa patience, le Seigneur les laisse subsister ensemble jusqu’à la moisson; remarquons cependant qu’il s’agit du monde (Mt 13.38), et non de l’Eglise, qui doit exercer une stricte discipline (Mt 18.15-17 ; 1Cor 5.11-13). Cette période-là finira par le jugement.

- Une grande erreur fréquemment commise a été de confondre la période présente avec le royaume glorieux à venir. Trop souvent telle Eglise puissamment organisée a voulu devancer le temps où le retour de Christ établira d’une façon autoritaire et visible son règne ici-bas. On a cherché à mettre fin à l’incrédulité et à l’"hérésie" par le fer et par le feu. On a voulu asseoir l’autorité de l’Eglise par des moyens mondains et charnels, tels que l’alliance du trône et de l’autel, les manœuvres politiques, la puissance temporelle et la richesse des ecclésiastiques. On avait oublié qu’en l’absence du divin Roi, l’Eglise, son Epouse, est humiliée et rejetée elle aussi par le monde. Pourtant, elle est aussi le petit troupeau auquel le Père a jugé bon de donner le royaume (Luc 12.32). Au retour du Seigneur, mais pas avant, elle s’assiéra avec lui sur son trône.

- 6. Le royaume glorieux établi sur la terre pendant mille ans (Apoc 20.1-10) : Alors s’accompliront les promesses des prophètes, jusqu’à ce qu’interviennent la destruction de la terre et le jugement dernier (v. 11-15).

- 7. Le royaume éternel dans le ciel : Après le triomphe total du Seigneur, s’établira sa domination définitive et parfaite. Nous aurons part pour toujours à ce règne de Dieu, ayant été reçus par sa grâce dans son royaume céleste (1Cor 15.24-28 ; Dan 7.14,27 ; Apoc 22.3-5; 2Tim 4.18)

LE ROYAUME DES CIEUX ET LE ROYAUME DE DIEU

D’après les évangiles synoptiques, le royaume (ou le règne), c’est-à-dire la sphère du gouvernement de Dieu et de son autorité, a été le thème central de l’enseignement de Jésus. Matthieu préfère employer l’expression "royaume des cieux", les Juifs évitant de prononcer le mot de Dieu. Marc et Luc utilisent "royaume de Dieu". Il n’existe aucune différence entre les deux expressions.

Certains auteurs pensent que la 1re expression désigne le royaume du Seigneur établi sur la terre pendant une période donnée, tandis que la 2e s’applique dans un sens beaucoup plus vaste à sa domination universelle, sans limitation de temps ni d’espace. Toutefois, on constate que Matthieu seul parle du "royaume des cieux" alors que Marc et Luc, dans les mêmes phrases, emploient l’expression "royaume de Dieu" (Mt 3.2; 13.24, 31, 33, 44, 45; 18.3-4 ; Marc. 1.15; 4.11, 26, 30; 10.14-15; Lc. 14.15; 17.20). Une des raisons de cette différence peut avoir été que Matthieu écrivait pour les Juifs, qui évitaient le plus possible de prononcer le nom de Dieu, afin de ne pas l’employer en vain (v. les circonlocutions qu’ils utilisaient pour ne pas jurer par le nom du Seigneur, Mt. 5.34-36). - A cette interprétation dispensationnaliste du royaume de Dieu (ou des cieux), on peut ajouter d’autres options s’appuyant également sur les données bibliques.

- La plupart des exégètes qui ont étudié cette expression en voient l’origine dans l’A.T. et dans la pensée juive de la période intertestamentaire. Tous s’accordent pour dire que "la notion du Royaume de Dieu est essentielle à la compréhension du message de Jésus" (J. Bright, Le royaume de Dieu, SCE Paris, s. d., p. 7). - A.T.: Comme il a été dit plus haut (3.), les prophètes et les psalmistes célèbrent l’Eternel Roi de l’univers: il est sur son trône et il règne sur la terre entière (Ps 47; 93; 97-99; 103.19) il domine tous les royaumes du monde (2Rois 19.15) il règne sur toutes les nations (Esaïe 24.23; Ob 21; Michée 4.6; Zach 14.9-17) éternellement (Ps 74.12; 93.2; 145.11-13; 146.10; Da 2.44; 7.27), mais en Israël même "le Royaume de Dieu ne comprend plus que ceux qui obéissent à la loi de Dieu (Esaïe 65.13-15) et il englobe en même temps les membres des nations étrangères qui Le connaissent et se tournent vers lui" (J. Bright, op. cit. p. 107).

- Période intertestamentaire: L’espérance s’est portée sur l’avenir où Dieu établirait son règne et où il dirigerait personnellement "tout peuple, toute nation et toute langue". Pour les rabbins de cette période, le royaume de Dieu se réfère à l’action de Dieu découlant de sa volonté souveraine envers l’humanité. "Le royaume des cieux est la forme sémitique, le royaume de Dieu la forme gr. de la même expression. Ces deux expressions sont interchangeables, de plus elles sont toutes les deux interchangeables avec la vie éternelle" (G. E. Ladd, Evangile du Royaume, Vida, 1985, p. 38)

- Royaume actuel: Certaines paroles se rapportent clairement à la présence déjà réalisée du royaume là où le Roi est présent: il est "au milieu" des hommes (Luc 17.20-21) on le cherche ici et maintenant, durant toute la vie (Mt 5.20 ; 7.21 ; 18.3) il se réalise dans une vie obéissant aux règles fixées par Dieu (Mt 5.3, 10 ; 6.33). Cet aspect du royaume est donc "un domaine dans lequel les disciples de Jésus-Christ sont déjà entrés"

- Déjà les rabbins utilisaient dans ce sens l’expression : "prendre sur soi le joug du royaume de Dieu" pour parler de l’obéissance volontaire à la Torah ou l’acceptation du règne de Dieu sur soi (Mt. 11.28-30). Le royaume de Dieu est donc avant tout une réalité spirituelle plus qu’une entité politique (Marc 9.1 ; 10.14 ; 12.34). Dans tous ces passages, le mot règne convient mieux que royaume qui fait penser à un territoire, un domaine sur lequel le roi exerce son autorité. L’hébreu, comme le français, a des termes différents pour exprimer les notions de royauté, règne et royaume (meloukhah, malkout et mamlakhah), alors que le grec n’en a qu’un seul (basileia) couvrant les trois. On devrait donc traduire basileia suivant le sens et le contexte par l’un des trois termes ci-dessus, ou de : l’autorité royale, la souveraineté, le pouvoir, la puissance... Parfois, vu le contenu de l’espérance du royaume, royaume est même synonyme de vie éternelle, de salut (Mt 25.34,46 ; Marc 9.43-47 ; 10.17,24).

"L’Evangile du royaume de Dieu est la même chose que le message du salut (Actes 28.30-31). La bonne nouvelle du royaume de Dieu était le message de Paul à la fois pour les Juifs et les gentils".

- Royaume futur : Ces passages ne doivent pas nous faire oublier la réalité eschatologique également évoquée par cette expression. Le royaume viendra lorsque Dieu mettra un terme à l’histoire de l’humanité et que Jésus reviendra instaurer son règne sur la terre (Mt 16.28; Marc 9.1 ; Luc 9.27).

Par la venue du Roi sur la terre, le royaume de Dieu a déjà commencé (Mt. 16.28 et Marc. 11. 9-10), Satan est virtuellement vaincu (Luc 10.18). Les guérisons et les délivrances sont des signes que les puissances du monde à venir sont déjà actives. Ceux qui se soumettent au règne de Dieu les expérimentent dans leur vie. Ils peuvent dès à présent chercher le royaume de Dieu (Mt 6.33) le recevoir (Luc 12.32) y entrer par la repentance et la foi (Marc 1.15) accepter ses lois (Mt 5.19) vaincre la tentation (Marc 9.47). "Le N.T. affirme à la fois: le Royaume est venu... et il est encore à venir"

- Dans les Actes, la "prédication du royaume" passe à l’arrière-plan bien qu’elle reste l’une des formules désignant le message chrétien (8.12; 14.22; 19.8; 20.25; 28.23, 31).

- Dans les épîtres, l’aspect présent du royaume apparaît dans Rom. 14.17 qui en donne une définition très large : "la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit" et dans 1 Cor. 4.20: "le royaume de Dieu consiste... en puissance".

- Mais pour Paul, il est évident qu’actuellement Christ règne au ciel (1Co 15.25) comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs (1Tim 6.15) et qu’il admet constamment des hommes dans son royaume (Col 1.13).

SON ENSEIGNEMENT COMPORTE DEUX ASPECTS :

Le royaume est présent : Pour Jésus, le royaume était déjà présent en sa personne et dans son ministère, et se manifestait visiblement dans l’expulsion des démons ; le pouvoir de Satan était brisé (Luc 11.17)

Le royaume se manifestait également à travers les autres œuvres de Jésus : il le confirma à Jean-Baptiste (Mt 11.2). Ainsi le pardon des péchés était un aspect de la proclamation du royaume et une réalité offerte dans l’immédiat et pas simplement dans l’avenir (Marc 2.1). La messianité de Jésus a été proclamée à son baptême et lors de la transfiguration comme une réalité présente (Marc 1.11; 9.7) ; il était investi de la pleine autorité de Dieu (Mt 21.27) ; il est venu pour accomplir la loi (Mt 5.17), pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus (Luc 19.10), pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10.45). Le secret pour entrer dans le royaume c’est d’être uni à Jésus (Mt 7.23).

Le royaume est futur : Jusqu’à présent, le royaume n’est présent dans ce monde que partiellement. Les miracles de Jésus étaient des gages et des signes d’une autre réalité, encore à venir, lorsque les puissances du mal auront été repoussées dans les ténèbres (Mt 8.29). Dans plusieurs de ses paraboles, Jésus enseigne que le royaume s’étend en secret et que son développement peut être partiellement ralenti (Mt 13).

Le royaume ne pouvait se révéler totalement que par la croix : Par son humble obéissance (Mt 3.15) il imposera plus tard son autorité aux royaumes de la terre (Mt 4.8 ; 28.18) lorsque prendra fin l’ordre actuel du monde.

Le royaume et l’Eglise : Royaume et Eglise sont liés mais non pas identiques. Le royaume englobe tous les aspects de l’activité rédemptrice de Dieu dans le monde ; l’Eglise est le rassemblement de ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et ont accepté l’Evangile de son royaume. Le royaume se manifeste de façon visible dans la vie de ceux qui suivent les commandements du roi (Mt 11.28). Mais le royaume n’est pas confiné aux limites de l’Eglise. Là où la royauté du Christ prévaut, non seulement des vies individuelles sont changées, mais la vie sociale est transformée, comme on le voit par exemple quand des sociétés animistes sont touchées par le christianisme. Mais, comme le montre le livre de l’Apocalypse, quels que soient dans l’histoire du monde les progrès du royaume, avec les délivrances et les bénédictions qu’il apporte, ce n’est que lorsque le Christ reviendra sur terre, à la fin de l’histoire, qu’il établira son règne de paix et de salut de façon définitive et visible pour tous.

Le royaume dans la théologie : En réaction contre une théologie qui avait tendance à confondre l’Eglise et le royaume, les Réformateurs ont mis l’accent sur l’aspect spirituel et invisible du royaume ; ils le définirent comme la souveraineté spirituelle du Christ s’exerçant par la prédication de sa Parole et par l’action du Saint-Esprit. Plus tard, les théologiens libéraux ont défini plutôt le royaume d’un point de vue moral, comme un royaume d’amour et de paix ou de justice sociale. Aujourd’hui certains exégètes du Nouveau Testament reviennent à la signification originale du royaume dans la prédication de Jésus, avec son aspect déjà "présent" lié à l’activité salvatrice de Dieu dans le monde, et son aspect "pas encore là" lié à l’accomplissement final du salut.

LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

Le but du royaume de Dieu parmi nous est d’amener à la manifestation physique, l’aspect spirituel de ce royaume. Dans l’oraison dominicale (Mt 6.9-15), Jésus nous donne le modèle des demandes à adresser au Père au nombre de six :

- les trois premières sont plus expressément relatives à Dieu et son honneur,

- les trois dernières se rapportent à nos propres inquiétudes, à la fois temporelles et spirituelles.

Cette prière vise un seul but, nous apprendre à chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et que toutes les autres choses y seront ajoutées. Ce royaume de Dieu concerne la gloire de Dieu, son royaume et sa volonté.

L’axe suivant de la prière nous conduit à demander au Très Haut les supports nécessaires et les réconforts de la vie présente. Chaque aspect de ces besoins pour notre vie présente a une leçon en elle :

- nous demandons du pain; cela nous apprend la sobriété et la modération

- nous demandons seulement pour du pain ;

- nous n’avons pas à demander pour ce dont nous n’avons pas besoin

- nous demandons notre pain ; cela nous enseigne l’honnêteté et le travail

- nous ne demandons pas le pain des autres

- nous ne demandons pas le pain du mensonge (Proverbes 20.17)

- nous ne demandons pas le pain de paresse (Proverbes 31.27)

- nous demandons le pain obtenu honnêtement

La leçon contenue dans la demande de notre pain quotidien nous nous apprend à dépendre constamment de la Providence divine. Nous demandons à Dieu de nous le donner ; pas qu’il nous le vende, ni qu’il nous le prête, mais qu’il nous le donne. Les plus grands des hommes sont redevables à la miséricorde de Dieu pour leur pain quotidien. Le fait de dire ‘‘Seigneur, donne-nous’’, nous enseigne à avoir compassion pour le pauvre, et aussi que nous devons prier avec nos familles, pour les orphelins et les veuves en passant parles démunis ou les laisser pour compte. Nous prions que Dieu nous donne cela aujourd’hui, ce qui nous apprend à renouveler les désirs de nos âmes envers Dieu, comme les besoins de nos corps sont renouvelés chaque jour de manière systématiquement programmée par le Créateur. Comme le jour vient, nous devons prier notre Père céleste, et compter que nous pourrions aussi bien avoir un jour sans nourriture mais pas sans prière. Il nous est appris à détester et à redouter le péché tandis que nous espérons la miséricorde, à nous méfier de nous-mêmes, à compter sur la providence et la grâce de Dieu pour nous protéger du péché, à être prêts à résister au tentateur, et de ne pas devenir les tentateurs des autres. Il y a ici une promesse: si vous pardonnez, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Nous devons pardonner, comme nous espérons être pardonnés. Ceux qui désirent trouver la miséricorde de Dieu, doivent montrer de la miséricorde à leur frère. Christ est venu dans le monde comme le grand Pacificateur, pour nous réconcilier non seulement avec Dieu, mais les uns avec les autres.

Dieu dans la réalité de ses manifestations nous amène à entrer comme acteur dans les principes de son royaume et pour y parvenir, il nous conduit de manière progressive dans la pleine révélation de ses plans rédemptifs. Après l’échec cuisant du Jardin d’ Eden, loin de perdre la face, Dieu voit les choses aller dans la perfection de ses projets. L’homme ne sera pas seulement l’image de Dieu (Genèse 1.27), mais en christ l’image et la ressemblance (Genèse 1.26). C’est là, après la chute que Dieu révèle de manière voilée, ses mystères pour l’homme qu’il a créé. Le péché doit conduire l’homme à la mort physique, mais par sa foi au fils de la promesse de Genèse 3.15, son statut changera, car d’habitant terrestre, il deviendra après sa résurrection, habitant éternel dans le royaume céleste de Dieu. Tout le processus de la marche commence donc là à travers un chemin très sinueux et parfois incompréhensible, mais très certain. Pour donc atteindre le but du royaume des cieux ou de Dieu dans notre vie, le chemin de Dieu commencera du stade d’innocence non éprouvée et de sainteté non justifiée du Jardin d’Eden à la chute où l’homme dans sa première initiative de prise de décision face à un avis contraire a montré son incapacité. Tombé sans espérance, le diable croit à l’instauration absolue de son règne sur la terre, prétendant y devenir à jamais dieu. Viendra le parcours de la conscience après la chute pour que l’homme une fois séparé de Dieu expérimente le danger de la rupture de la communion avec le Créateur sa source de vie. Au contraire, l’endurcissement, l’incrédulité, le refus de repentance produit son effet dévastateur, éloignant de plus en plus ce dernier de son Créateur. Dieu conduira après le déluge l’homme à veiller sur l’autre homme, devant rendre compte de son prochain à Dieu. Le spectre malheureux et humiliant de la tour de Babel viendra montrer que l’homme loin de chercher à s’abaisser pour reconnaître les voies de Dieu qui le conduiront au but de son existence, créera ses propres méthodes d’adoration et d’élévation pour se proclamer dieu. L’ambition de l’homme telle que détectée à la Tour de Babel n’est rien d’autre que la copie de la révolte de Lucifer contre Dieu telle qu’exprimée dans Esaïe 14.13-14), mais la réaction de Dieu a valu l’accomplissement du verset 15 du même texte d’Esaïe 14. Alors, Dieu décide de choisir un homme Abraham en qui il mettra en exécution son plan pour un gouvernement sans partage de son régime théocratique. Les choses rencontreront des obstacles de la part de l’homme et Dieu soumettra la postérité de Jacob à 400 années d’esclavagisme afin que par la souffrance, elle apprenne qu’elle doit solliciter le secours d’en haut et se soumettre à ses principes et méthodes en vue de la transformation de son intelligence pour un vécu dans une pureté de cœur et d’esprit. Mais encore, la délivrance miraculeuse d’Israël et l’empêcha pas de murmurer, se plaindre à chaque étape. Dieu décide enfin de faire alliance avec son peuple par la loi qui le dirigerait facilement pour une vie soumise à un régime gouvernemental théocratique. Pendant que Moïse sur la montage est en train de recevoir les dix commandements, le peuple de Dieu se livre à la prostitution spirituelle par la fabrication d’un veau d’or qu’il adore comme leur dieu qui les a délivré d’Egypte. Après la forte intercession de Moïse, Dieu fait grâce et la loi instaurée, les Sacrificateurs établies pour le rapprochement du peuple à Dieu non seulement seront eux-mêmes bien qu’appelés à être modèles, s’avèreront être de véritables pierres d’achoppement pour le peuple qui à son tour continuera à se révolter contre les principes de Dieu, tendant à imiter et à vivre comme les autres nations. Cette attitude continuera jusqu’au jour où sous le juge Samuel, Israël demandera à un Dieu un roi comme celui des nations, rejetant à jamais le régime théocratique de Dieu sur eux. Toujours sous la loi, le règne de la royauté montrera son inefficacité, alors, Dieu par les Prophètes annoncent qu’un vrai Roi viendra et gouvernera comme Dieu le veut, instaurant le royaume des cieux dans le cœur, la vie des hommes et parmi les hommes. Cette personne Jésus Christ, venu du ciel, connaissant la vie du ciel et le gouvernement de Dieu dans son royaume est celui choisi par le ciel.

Il est l’accomplissement de la loi (à la Montagne de Transfiguration, Moïse représentant la Loi disparaît et laissa sa place à Jésus car jusque là, la Loi n’avait apporté aucune perfection selon les attentes divines) et des Prophètes (à la Montagne de Transfiguration Elie représentant les Prophètes cède sa place à Jésus qui est l’accomplissement de l’annonce de tous les Prophètes qui disaient que le Messie viendra). Rejeté selon les desseins de Dieu, il est mort afin que la loi supposé apporter la justice et la vérité montre ses limites et ne constitue selon le plan divin qu’une méthode pour montrer à l’homme que sans Dieu, il ne peut rien (Jean 15.5). La loi ayant condamné Christ injustement, n’avait pas ainsi accompli la justice de Dieu, aussi, Christ, le crucifié devient JUSTICE DE DIEU.

Crucifié sans péché, Christ triomphé sur plusieurs aspects :

  1. Sur le péché qui depuis le jardin d’Eden a dominé sur Adam et ensuite sur sa progéniture jusque là.
  2. Etant l’incarnation de Dieu parce que la naissance n’obéit pas à la loi biologique, Christ devient le fils de la promesse par qui la victoire sur le bourreau Satan viendra : ‘‘Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon’’ (Genèse 3.15).
  3. La loi qui jusque là avait été parfaite se heurtera sur lui en le condamnant injustement. De fait, il devient la justice de Dieu pour l’accomplissement de toute bonne œuvre.
  4. Satan qui s’était depuis lors montré comme le terrible se trouva affaibli parce qu’un plus fort que lui depuis les 4000 ans de règne sans partage se manifesta et lui ainsi que son royaume des ténèbres devinrent minoritaire et complètement mis hors d’état de nuire à jamais.
  5. La mort qui depuis Abel avait régné sans partage à cause du péché trouva aussi la mort de son règne terrifiant par la résurrection de Jésus Christ.
  6. Le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme parce que personne n’y est entré et revenu, fut vaincu par la résurrection de Jésus. Alors s’accompli « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est– elle, ô mort, ta victoire ? Où est–il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56).
  7. Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumises Jésus, mais dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 06h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h (Mt 27.45).
  8. Jésus, s’identifiant comme l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut s’écria vers Dieu (Mt 27.46-47). Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ (Mt 27.51).
  9. Ce spectacle fut terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y a eut des tremblements de terre, les rochers se sont fendus, le ciel et la lune ont perdu leur éclat (Mt 27.51). Par là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut ensemble avec l’homme, son chef vendue par le péché à Lucifer, revoit la défaite publique de leur bourreau.
  10. Les morts qui sortent du tombeau symbolise le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité et ne pouvant pas expérimenter les merveilles du royaume de Dieu (Mt 27.52).
  11. Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes humaines (Mt 27.53).
  12. Notre nouvelle vie ne Christ, démontrera aux yeux de tous les effets du royaume de Dieu parmi ceux les hommes par ceux qui ont cru et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout Puissant.

Le royaume de Dieu exprimé :

* que ton règne : Mt 3.2 ; 4.17 ; 16.28 ; Psaumes 2.6 : Esaïe 2.2 ; Jér 23.5 ; Dan .44 ; Mt 7.13,27 ; Zach 9.9 ; Marc 11.10 ; Luc 19.11,38 ; Col 1.13 ; Apoc 11.15 ; 12.10 ; 19.6 ; 20.4

* que ta volonté : Mt 7.21 ; 12.50 ; 26.42 ; Psaumes 40.8 ; Marc 3.35 ; Jean 4.34 ; 6.40 ; 7.17 ; Actes 13.22 ; 21.14 ; 22.14 ; Rom 12.2 ; Eph 6.6 ; Col 1.9 ; 1Th 4.3 ; 5.18 ; Heb 10.7,36 ; 13.21 ; 1Pierre 2.15 ; 4.2

* comme au ciel : Neh 9.6 ; Psaumes 103.19-21 ; Dan 4.35 ; Heb 1.14

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LE MAVAIS MAUVAIS SERVICE DEVANT DIEU

25 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE MAVAIS MAUVAIS SERVICE DEVANT DIEU

Le Mauvais Service devant Dieu

Introduction

De tout temps, Dieu veut un homme qui fera sa volonté (Esaïe 6.8-13).

Ce service est souvent fait de manière si incomplète qu’il finit par être une source de malédiction que de bénédiction (Jér 48.10).

Que de fois, nous avons attendu la bénédiction et la malédiction est venue parce que nos mauvais actions ou plutôt le mauvais service devant Dieu ont poussé l’auteur des bénédictions à maudire celles que nous avions (Mal 2.1-2) Avons-nous souvent demandé pourquoi ?

Plutôt, nous nous sommes mis à maudire Dieu, à le juger, à le placer sur le banc des accusés et finalement nous sommes mis à convoiter, finissant toujours à nous méprendre envers ceux qui par leur vie intègre ont bénéficié de la grâce de Dieu.

Alors que l’église était prospère, le diable comme il tua Abel pour introduire le crime dans la création charnelle, il en fit encore ici au commencement d’une autre histoire, celle de la nouvelle création. De nombreux Ananias et Saphira n’existent-ils pas à l’Eglise de nos jours ? En effet, jusqu’où leur faute a-t-elle été grave ?

Ananias et Saphira :

Ce n’est pas en vain qu’il est écrit : « Mais si vous n’agissez pas ainsi, vous péchez contre l’Éternel ; sachez que votre péché vous retrouvera » (Nombres 32.24). Leur péché et ses conséquences :

  1. Faux calcul : Ils se sont convenus pour faire une mauvaise équation mathématique sur le dos de l’Eternel. Dieu hait les faux poids et les fausses balances (Prov 11.1).

«Malheur aux fils rebelles, –– Oracle de l’Éternel, Ils tiennent conseil sans moi Et contractent des alliances sans mon Esprit, Pour accumuler péché sur péché ! » (Esaïe 30.1).

  1. Orgueil : Ils ont vu que Joseph surnommé Barnabas (fils d’exhortation) a vendu un champ et donné le prix aux Apôtres ; cela a été hautement apprécié, et ils ont voulu défier ce modèle unique pour s’inscrire aussi sur le tableau d’honneur. Les compétitions, les courses aux titres, les luttes d’influence ne bondent-elles pas nos milieux dit évangéliques ? Dans plusieurs de nos églises ne devient-on pas Anciens, Pasteur et que sais-je à la hauteur de notre offre, fonction de notre bourse bien garnie ? Petit argent, petit titre. Grosse somme, on fabrique même des titre. C’est ainsi que dans une église, j’ai vu un homme bien qui avait sérieusement financé. Après mûre réflexion, le Pasteur dit, en li donnant un titre il fera encore plus. Alors, on le consacra « Sacrificateur » et il fit pour la circonstance, un banquet royal, mais pour la gloire de qui ?
  2. Imitation : Comme Joseph a fait, pourquoi pas nous aussi ? Alors, nous serons bien vus par les Apôtres et les frères. Nous serons pris pour modèles et jouiront d’une grande popularité. N’est-ce pas fameux ? Oui, mais pas pour Dieu.
  3. Duplicité : les deux se sont entendus pour user d’artifices de tromperie, pour faire double jeu.
  4. Complicité : Ils se sont entendus pour mentir étant chacun convaincu qu’ils agissent mal.
  5. Mensonge : Ils se sont entendus pour mentir de manière bien délibérée.
  6. Fourberie : Les deux n’ont pas eu un cœur juste pour agir droitement devant Dieu. Ils ont manqué d’intégrité et corrompu leur voie
  7. Préméditation du mal : Leur péché n’est pas le fait d’une attaque démoniaque, mais d’une réflexion préalable sur le mal et la manière de s’y prendre.
  8. Ruse : Les deux s’entendent pour agir devant les frères comme s’ils étaient des vrais saints, justes dans leur action alors qu’au fond d’eux-mêmes ils savent qu’ils mentent. Ils sont conscients qu’ils cachent quelque chose aux autres.
  9. Vol : Ce qu’ils ont consacré à Dieu, ils le retiennent injustement, mentant contre la vérité. Ils tombent sous le coup du parjure que décrit Zacharie 5.1-4
  10. Hypocrisie : Du fond d’eux-mêmes, ils sont convaincus du péché, mais, se cachent derrière le faux, simulant passer pour des hommes intègres, loyaux et obéissants, qui aiment la Communauté.
  11. Doute : Ils ne sont pas certains du lendemain, ne croient pas en Dieu et se disent «Et bien, si demain, rien ne va plus, alors, que ferons-nous» ? Oui, on se servira de ce que nous avons retenu pour continuer à subsister alors tant pis pour ceux qui ont tout donné.

13. Incrédulité : Ils ne croient pas à la puissance de Dieu.

Ils mettent en cause la toute puissance de Dieu et ne le croit pas capable de les préserver au mauvais jour.

14. Confiance en soi-même : Ils croient que leur raisonnement est le meilleur et que Dieu a tort.

  1. Blasphème : Ils ont menti au Saint-Esprit qui sonde les cœurs et les reins connaissant toute la vérité (Deut 29.29)
  2. Refus de la vérité : La vérité consistait à vendre et à donner tout le produit de la vente comme l’avait fait Joseph.
  3. Egoïsme : Ils ont bénéficié des biens des autres, maintenant, ils cachent les leurs. Alors au mauvais jour, quand rien n’ira plus, et que les autres se lamenteront, nous serons heureux pouvaient-ils se dire.

18. Escroquerie : Ils veulent continuer à profiter des autres comme avant, même après avoir caché une partie de leur vente, se faisant comme nécessiteux alors qu’ils avaient une réserve. La mentalité de pauvre.

  1. Endurcissement : Lorsqu’ils sont interrogés, le Saint-Esprit insiste sur le prix pour bien les ramener à sentir leur péché et se repentir, mais ils s’endurcissent volontairement pour la mort.

Conclusion :

Alors que l’Eternel venait de poser un nouveau fondement, celui de l’Eglise, les deux deviennent les instruments du malin pour semer le premier scandale, la première abomination de façon non physique, mais spirituelle. Très subtilement, Satan a cru que ce péché causé dans u angle spirituel serait invisible comme au temps de la loi où seul le péché visible était condamné.

Saphira et Ananias constituent les deux premières gangrènes de la communauté naissante.

Dans l’histoire biblique, tout mauvais service devant Dieu entraînait la mort physique :

  • Les deux fils d’Aaron, Nadab et Abihu meurent pour avoir offert un feu étranger à Dieu. Le feu de la colère de Dieu sortant du trône, les a consumés.
  • UZZA meurt frappé par l’Eternel pour avoir voulu soutenir l’arche alors qu’il n’était pas qualifié pour le service de Dieu.

Comment faisons-nous notre service devant Dieu ?

Nous abordons la fin d’année et quelques jours seulement nous séparent de 2011, ne serait-il pas judicieux de s’arrêter un instant et faire le bilan ?

Dr André CHOUBEU

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LE FIGUIER MAUDIT

25 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE FIGUIER MAUDIT

LE FIGUIER MAUDIT

(Mt 21.18-21)

Historique : La scène se passe au mois de Mars alors que les figuiers produisent normalement en Juin. Jésus après son entrée à Jérusalem précédée de son accueil triomphal purifie le temple et retourne à Béthanie. Le lendemain, alors qu’il sortait de Béthanie, il rencontre ce fameux figuier sans fruit.

Symbolisme et contexte : Le figuier est souvent employé dans les Ecritures en tant que symbole d’Israël (Osée 9.10 ; Joël 1.7). Le figuier stérile en particulier symbolise souvent le jugement divin sur Israël qui ne porte pas du fruit en dépit des abondant privilèges spirituels qu’il a reçu (Jér 8.13 ; Joël 1.12) Le geste prophétique de Jésus sur le figuier est une expression du peuple d’Israël dont la malédiction est en cours à cause de leur incrédulité et du refus de croire au Messie qui leur a été envoyé.

Ce texte retrace des faits très importants :

  1. LA PURIFICATION DU TEMPLE.

L’être humain, temple du Saint-Esprit a été souillé par le commerce avec Satan. L’entrée de Jésus à Jérusalem, résidence du temple terrestre, symbolise sa venue en qualité de Messie dans une vie pour y destabilisé la tyrannie de Lucifer et la purifier en y ôtant les souillures tout en détruisant le comptoir de la corruption ou simplement les œuvres démoniques. Ceci ne pouvait être possible que par l’œuvre expiatoire de la croix. Les serviteurs de Dieu de l’époque (Souverains Sacrificateurs, scribes et Pharisiens) avaient transformé la maison de Dieu en comptoir commercial. A l’époque, l’expiation se faisait avec les animaux et leur acquisition se faisait avec la monaie juive. Le Souverain sacrificateur avait fait du temple son Centre commercial. Ainsi, pour offrir un agneau, un pigeon, un bœuf ou un bouc, en sacrifice d’expiation ou d’action de grâce puisqu’il en fallait toujours deux pour un seul péché commis, le coupable devait, même s’il les avait chez lui, n’acheter que ceux seuls qui étaient en vente au temple sinon il resterait avec ses péchés. Les enchères étaient de principe puisqu’il y avait monopole. En plus, le changement de monaie dont le monopole était également détenu par les vendeurs, ouvriers des Sacrificateurs (entendons ici Pasteurs) se faisait à des taux très fantaisistes et variables en fonction de la qualité, c’est-à-dire du rang social des acheteurs.

Jésus comme Souverain Sacrificateur selon l’ordrede Melchisédek, Roi de Salem que décrit Hébreux 7, entre dans le temple pour que le lieu devienne Jérusalem (c’est-à-dire Cite de Paix).

Après ce travail de purification de nos p échés par le sang expiatoire de la croix, Jésus retourne à Béthanie (Maison de l’affligé : ciel demeure de l’homme de douleur Esaïe 53) situé sur le Mont des Oliviers à 3 km environ de Jérusalem. C’est de là que Jésus fut enlevé au ciel.

C’est donc ici du retour de Béthanie (ciel) pour chercher ses élus que Jésus rencontre ce fameux figuier maudit, type de chrétien à la foi sans oeuvre. La fête de Pentecôte est ce jour où naquit l’église de Jésus Christ. Cette fête juive est la fête de la récolte. Ceci explique que c’est la descente du Saint-Esprit dans le Corps de l’homme, temple de Saint-Esprit que Dieu récolte sur la terre les premiers fruits de ceux qui adorent en Esprit et en Vérité selon Jean 4.24. Dès la descente du Saint-Esprit dans la vie des hommes, les fruits de Galates 5.22 sont produits dans leur vie par le Saint-Esprit. Ces fruits du Saint-Esprit qui caractérisent le vrai croyant, résultant de son obéissance à la Parole de Dieu est la manifestation de la nature de Christ en celui sur qui, l’approbation divine est exprimée.

  1. Le figuier maudit :

Le figuier est le symbole du peuple d’Israël. Le chrétien est appelé par Paul Israël de Dieu (Gal 6.16).

Jésus revient donc chercher ceux qui par leur consécration totale ont laissé leur vie au soin du Saint-Esprit pour un modelage au goût de Dieu exprimé dans la vie de Jésus Christ. Jérémie nous en donne une illustration dans son livre au chapitre 18.1-10. Cette transformation n’est possible que par la soumission de la chair à la loi de la mort avec Christ dans les œuvres de la chair par le feu de l’aversité Esaïe 48.10 [entendons la croix.]

  1. La malédiction du figuier :

Selon Marc 11.12-14, ce n’était pas la saison des figues. Naturellement, les figuiers portent du fruit et ensuite viennent les feuilles. Le contraste que soulève Mt 21.18-22 est que ce fameux figuier avait beaucoup de feuilles. Les feuilles sont l’expression d’une bonne santé spirituelle pour un chrétien. Que celui qui se croit debout, dit l’Apôtre Paul prenne garde de tomber. Combien de chrétiens aujourd’hui ne savent pas qu’ils sont malades spirituellement ? Combien savent juger, critiquer, voir la paille dans l’œil des autres alors qu’ils ont une poutre dans le leur ?

  1. Les causes de la malédiction :

Le figuier était stérile, mais cachait sa vraie nature. Elle avait une apparence trompeuse. Il paraissait vivant alors qu’en réalité, il était mort (Apoc 3.1). Le Saint-Esprit par la bouche de Paul dit qu’il recherche les fruits qui abondent pour notre compte et non un simple zèle extérieur manifesté par la solidarité que l’on trouve même chez les inconvertis. La stérilité est un facteur de contradiction à la loi divine donné à la création et au départ de Jésus :

-A la création : «Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujetissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre» (Gen 1.28)

-Au départ du Seigneur Jésus : «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jjours, jusqu’à la fin du monde» (Mt 28.19-20)

Aux regards de ces deux textes situés l’un au départ de la création déchue par le péché d’Adam et l’autre au départ de la nouvelle création, restaurée par la rédemption opérée à la croix. La loi de croissance devient un facteur essentiel de vie. Si l’on vit, on doit croitre, et si l’on croit, on doit porter du fruit. Pour porter du fruit, il faut rester attaché au cep qui est le Seigneur Jésus Christ (Jean 15.1-14).

Tout chrétien stéril au retour du Seigneur Jésus est retranché et jeté dans les ténèbres de dehors (Mt 25.30).

Bien-Aimé, comment est ta croissance ? Te nourris-tu du lait spirituel pour ta croissance (1 Pierre 2.1-3) ? Ta croissance est-elle rationnelle selon 2 Pierre 1.3-11 pour que ton entrée dans le royaume de notre Seigneur Jésus Christ te soit largement accordée ?

Selon Luc 13.6-9, le figuier était planté au milieu de la vigne. Tout frère qui vit sa foi isolée, ne partageant pas ses expériences, ses difficultés et peines avec les autres pour que les fardeaux soient portés les uns les autres, finit par manquer la sève parce que succée par les mauvaises compagnies (1 Cor 15.33 ; Ps 1.1-2). Tout frère en Christ qui reçoit la Parole de Dieu en vain sans la laisser travailler sa vie finit par ne pas porter de fruits.

La loi de la fécondité en Christ intime le port de fruit :

-Il est un arbre planté par Dieu dans le jardin de la grâce (Psaumes 1.3 ; 52.10 ; 92.13-16)

-Celui qui est en Christ, la source de bénédictions divines il n’expérimente pas la sécheresse (Jér 17.7-8 ; Osée 14.7)

-Il est une plantation de l’Eternel qui porte les fruits qui glorifient Dieu (Es 61.3 ; Ez 47.7)

-Il boit du fleuve spirituel constamment (Ps 36.9 ; 46.5 ; Es 48.18 ; Ez 47.5 ; Apoc 22.1)

-Conditions pour porter des fruits (Ps 1.3 ; Mt 13.23 ; Jn 12.24 ; 15.2,5)

  1. Conséquences :

-Couper pour qu’il n’occupe pas inutilement le sol (Luc 13.7)

-Privation de la présence de Dieu (Mt 28.20 ; Nbres 14.22-2334)

-Rejet par Christ de tout mauvais serviteur (Mt 7.21-23)

Dr. CHOUBEU

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L'INVINCIBILITÉ DE L'EGLISE

25 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

L'INVINCIBILITÉ DE L'EGLISE

L'invincibilité de l'Eglise

(Matt 16.18)

Introduction :

L’invincibilité de l’Eglise telle que annoncée par Jésus Christ est-elle réelle ? Pourquoi tant de dérapages ici et là ? Pourquoi les échecs à gauche et à droite ? Pourquoi les dépressions, le désespoir, le découragement de ceux-là qui sont membres de l’église. Le vrai problème est non celui de Dieu, mais des membres de l’Eglise qui n’ont pas compris qu’est-ce que Jésus a dit, qui sont-ils devant les hommes, qui sont-ils aux yeux du monde, quels est leur responsabilité entant membre de l’Eglise, quelle est la mission de l’Eglise, voire son fonctionnement. Il est évident que l’homme qui porterait entre ses mains l’arme la plus puissante du monde, mais qui ne connait ni son fonctionnement ni comment la manier serait le plus vulnérable qui soit.

Telle est l’état et le statut de plusieurs chrétiens. Dans les lignes qui suivent, nous nous pencherons sur la compréhension de ce que Jésus a dit par "Et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle" (Matt 16.18). S’il est dit que les porte du séjour des morts ne prévaudront pas contre l’Eglise, c’est en rapport à sa mission et son autorité puisqu’elle a le pouvoir de lier et de délier. Dans ce cas, son institution, sa constitution et son instruction doivent avoir une signification et un impact profond dans cette déclaration du Seigneur Jésus. En fait quel est ce secret de l’invincibilité de l’Eglise ?

A- L’Institution de l’Eglise :

‘‘Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église’’ (Mat 16.18).

Jésus ici, institue l’Eglise en remplacement d’un ancien système dont le judaïsme était le garant depuis longtemps et qui n’avait jamais atteint le standard du culte agréable au Très Haut. Jésus voulais dire, je bâtirai mon Eglise (Assemblée : ekklesia) dont la structure et le fonctionnement répondront aux normes de Dieu, différemment de vos Assemblées (qahal) qui n’ont malgré ses multiples pratiques n’avaient jamais satisfait les principes de Dieu pour une adoration normale. Par l’institution de l’Eglise, Jésus apporte non une réforme, mais une refonte (correction) complète de l’ancien système basée sur la loi mosaïque. De la base de la loi de Moïse, Jésus passe à la grâce et la vérité : « car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus–Christ » (Jean 1.17). L’innovation supplémentaire que Jésus apporte est cette autorité qui est donnée à l’Eglise.

Jésus ne partira pas en laissant son institution (l’Eglise) vide de sens. Il fera une déclaration inhabituelle en ces mots : « Jésus s’approcha et leur dit : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Mt 28.18). Dans un certain sens, Il a toujours eu pleine autorité. Mais là, Il parle en tant que Chef de la nouvelle création. Depuis sa mort et sa résurrection, Il a le pouvoir d’accorder la vie éternelle à tous ceux que Dieu lui a donnés (Jean 17.2). Comme Premier-né de toute la création, Il a toujours détenu l’autorité. Mais maintenant qu’Il a achevé l’œuvre de la rédemption, Il a autorité en tant que Premier-né d’entre les morts, « afin d’être en tout le premier » (Col 1.15, 18). L’expression tout pourvoir « exousia » qui tire son origine de exesti signifie habilité, privilège implique la force, la capacité, la compétence, la liberté de commander, de juger, de gouverner surnaturellement, gouvernant avec puissance, prenant contrôle en exerçant l’autorité. Autrement dit, l’exercice du pouvoir incluse la notion de manifester la puissance pour asseoir l’autorité du pouvoir qui a été reçu.

Les portes du séjour des morts : littéralement « les portes de l’Hadès » (ou du

« Schéol »). L’expression se trouve dans le cantique d’Ezéchias : « Je me disais : quand mes jours sont en repos, je dois m’en aller aux portes du séjour des morts. Je suis privé du reste de mes années ! » (Esaïe 38.10). L’image évoque une forteresse ou une prison où sont enfermés les morts, et dont les verrous résistent aux efforts des sauveteurs. Elle signifie que l’Église prend l’offensive et que son Chef va piller les possessions de Satan : « Comment quelqu’un pourrait–il entrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens sans avoir d’abord lié cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison » (Mt 12.29 ; 1Pierre 3.18-20).

"Et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle" (Matt 16.18). Le mot "porte" a le sens de protection et non pas de conquête. Une porte de maison sert à protéger ses habitants. En revanche, les portes d'une prison servent à empêcher les prisonniers de sortir. "Prévaloir" (katischuo) veut dire "maîtriser", "tenir emprisonné"-

- "Jésus nous a libérés du pouvoir des ténèbres pour nous transporter dans le royaume de son Fils bien-aimé" (Col 1.13). Les portes de l'enfer n'y peuvent rien contre nous. Nous avons été emprisonnés par les ténèbres et nous avons été libérés par le Christ, en vertu de son œuvre rédemptrice.

- "Les portes de l'enfer", c'est aussi Satan et sa cohorte se liguant contre l'Eglise de Christ. Ces "portes" ne pourront s'ouvrir pour détruire l'Ekklesia. Elle est protégée par le Seigneur et ses armées. Ce sont nos "ennemis à la porte" (Ps 127.5)

- L'expression "Les portes du Hades" se réfère à la mort également (Job 17.16; Ps 9.13; Es 38.10). Jésus a "vaincu le monde" (Jean 16.33) et son prince, Satan, à la croix. Le texte dans Col 2.15 est instructif: "il a dépouillé les nations et les autorités et les a livrés publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix". Sans doute, l'apôtre faisait allusion au spectacle triomphant de l'armée Romaine traversant la capitale de l'empire. Il fallait voir ce cortège triomphant passant devant l'empereur et les sénateurs, ayant à sa tête le général vainqueur, suivi des prêtres portant de l'encens, des officiers, de l'armée traînant derrière elle les esclaves captifs. Et le peuple leur lançait des fleurs. Pour Paul, le Christ victorieux est aussi à la tête de son armée invincible. Satan a été vaincu de fait, et son Eglise reste invincible. Bien plus, la "bonne odeur de Christ" de l'Eglise monte vers le ciel constamment (2 Cor 2.14). Nous restons plus que vainqueurs dans notre "bon combat de la foi" (1 Tim 6.12), et les tribulations les plus diverses n'y prévaudront point contre nous (Rom 8.26-39). L'Eglise reste invincible dans cette lutte quotidienne acharnée (Eph 6.10-13). Elle est sous la puissante protection de Dieu.

Or, "le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous ses pieds" (Rom 16.20) pour la victoire de facto, finale (Apoc 19.11-20.6; 20.7-14) qui se déroulera en plusieurs étapes.

· La mission et l'autorité divines de l'Eglise (Matt 18.19-20)

Une clef est le symbole de l'autorité. "Malheur à vous scribes, vous avez enlevé la clef de la connaissance et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient" (Luc 11.52).

- Pierre, sur la base de sa propre confession du Christ révélée par le Père, peut, à son tour proclamer l'Evangile et ouvrir - avec les clefs reçues du Seigneur - le royaume des cieux. Il a ainsi ouvert le royaume aux juifs (Act 2) aux Samaritains (Act 8.14-17) et aux nations (Act 10.44-48).

- C'est Pierre. les apôtres et d'autres frères qui ont exercé cette autorité par la prédication de l'Evangile (Act 2.14-36, 37-41; 3.12-26 (Pierre); 4.5-22 (Pierre et Jean); 7.1-53 (Etienne); 8.14-17 Pierre et Jean); 8.26-40 (Philippe); 10.22-48 (Pierre); 11.19-21 (les chrétiens de Jérusalem dispersés par la persécution); 11.22-25 (Barnabas); 13-28 (Paul); 15.39 (Barnabas et Marc).

- C'est aussi l'Eglise de Christ qui a cette mission divine d'apporter l'Evangile aux perdus. En annonçant l'Evangile, elle aide ainsi les âmes à passer des ténèbres à la merveilleuse lumière de Jésus-Christ. La phrase "tout ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans les cieux" (Matt 16.19) devrait être traduit littéralement "tout ce que tu lieras sur la terre, aura été lié dans le ciel. En suivant la volonté de Dieu dans l'obéissance à sa Parole, nous ne ferons que confirmer ce qui a déjà été fait dans le ciel. Ce passage est en quelque sorte l'explication de Matt 18.18 "tout ce que vous lierez…". Par notre attachement ferme au Christ et à sa Parole, nous recevons dans une certaine mesure le discernement de l'authenticité d'une conversion.

Il en est de même de la discipline "tout ce que vous délierez"…. de croyants tombés dans des péchés graves et qui doivent être sanctionnés de différentes manières:

- Ananias et Saphira (Act 5) dont le jugement arriva par leur décès immédiat

- l'inceste qui fut excommunié de l'église de Corinthe et livré à Satan pour la destruction da la chair (1 Cor 5.1-13)

- celui qui méprise les avertissements (Tite 3.10-11) tombe sous coup de l'isolation et du jugement

- les faux docteurs Hyménée et Alexandre qui furent livrés à Satan (1 Tim 1.20)

L'Eglise a reçu l'autorité d'exercer cette discipline (Mat 18.15-20; Tite 2.15). Mais cette discipline est toujours exercée dans l'espoir d'une restauration de la personne sous discipline (2 Cor 7.9). Ceci dit, gardons-nous de nous ériger en justiciers. Ce n'est que dans des cas graves et après avoir procédé selon Matt 18.15-20 qu'une telle discipline devra être exercée, et cela dans l'humiliation et la tristesse devant le Seigneur, qui lui seul connaît et sonde les cœurs. Nous pouvons faillir, nous tromper dans nos jugements. C'est toujours dans la crainte du Seigneur qu'il faut exercer une telle discipline.

IV. Autres aspects de l'Eglise

· 3 bases concernant l'Eglise:

- L'institution de l'Eglise se situe dans Matthieu 16.13-20

- La constitution de l'Eglise est réalisée historiquement à la Pentecôte, événement unique (Act 2)

- L'instruction sur l'Eglise se trouve dans les Epîtres de Paul

· Absolus et non-absolus concernant l'Eglise

Les absolus sont au dessus de toute culture et se dégagent dans la Parole

- Fonctions: (anciens, diacres, ministères, "déclarer", "parler", "proclamer", "prêcher", "témoigner", baptiser, enseigner, encourager, exhorter, fortifier, consoler, édifier, etc.) Ces fonctions sont permanentes

- Principes: Ils sont permanents (se réunir en assemblée, prier, prendre le repas du Seigneur)

- Organisme: Il englobe tous les chrétiens authentiques et tire sa vie de Christ (le Corps de Christ)

- La Vérité: C'est d'abord une Personne, puis, la Parole incarne ce qu'elle a dit. (Dieu, Jésus-Christ, la Parole; Jean 14. 6-7; 17.17)

- Le message: La Bonne Nouvelle est un absolu divin et non négociable (l'Evangile, la Parole)

Les non-absolus varient selon les siècles, les cultures et sont toujours soumis en premier lieu aux Ecritures

- Formes: Elles varient selon les siècles, les cultures (comment l'église se réunit)

- Exemples et modèles: Nous avons de multiples formes et modèles qui constituent tous un ensemble complémentaire (selon chaque culture, l'Eglise se réunit sous diverses formes)

- Organisation: L'Eglise peut comporter diverses structures qui peuvent varier d'une communauté à l'autre. (diverses structures administratives)

- Tradition: Elle est toujours soumise à la Vérité de la Parole et tout se mesure selon les Ecritures. Une tradition naît en général d'une confession de foi et est en danger de s'éloigner au fil des années de la vérité. Il faut toujours l'examiner et la mettre en accord avec les Ecritures (Act 17.16)

- Méthodes: Les méthodes peuvent différer les unes des autres selon les cultures pour apporter l'Evangile, témoigner, prêcher, instruire.

· Les 4 piliers de l'Eglise selon Actes 2.42

La persévérance dans

  1. l'enseignement des apôtres

L'instruction biblique est à la base du reste. Les disciples étaient enseignés par le Seigneur et toutes les instructions nécessaires à la vie de l'Eglise ont été transmises aux apôtres (1 Jean 4.6;

2. la communion fraternelle

Elle touche toute la vie de l'Eglise. Toutes les Epîtres mettent l'accent sur le partage, la communion fraternelle qui englobe l'amour fraternel, l'édification, l'encouragement, l'avertissement, l'exhortation et le soutien mutuels.

  1. la fraction du pain

Elle est le point central des rencontres: le sacerdoce universel des croyants y est exercé. Le mémorial de la mort de Christ et de sa résurrection prend la principale place au jour du Seigneur (le premier jour de la semaine (Act 20.7). On se réunit en premier lieu pour adorer Dieu et pour célébrer la mort du Seigneur (1 Cor 11.23-33; Act 20.7).

  1. la prière

Elle reste la respiration divine de l'individu, de la famille, de l'Eglise (Matt 18.19-201 Tim 2.1-8) Il y a diverses formes de prières (requêtes, prières, intercessions, actions de grâces)

· Le sacerdoce universel des croyants

Luther rédigea en 1520 un pamphlet polémique "à la noblesse allemande" contre le concept romain sur le ministère sacerdotal. C'est de là que provient cette expression "sacerdoce universel des croyants". Elle est correcte et devrait être appliquée dans l'Eglise.

Texte d'appui: 1 Pi 2.4-9

- Chaque croyant une "pierre vivante" pour s'approcher directement de Dieu (2 Pi 1.4)

- Nous formons tous "la maison spirituelle"

- Nous avons tous part au "saint sacerdoce" (Ex 19.6)

- Nous offrons tous des "victimes spirituelles" que sont les prières, les louanges, les actions de grâces (Ps 50.14,23; 107.22; 141.2; Héb 13.15-16)

- Nous devons tous annoncer les "vertus du Seigneur" (1 Pi 2. 9)

Ce sacerdoce consiste en

- des louanges à Dieu (ministère de l'adoration)

- de l'évangélisation du monde, le témoignage face aux non-croyants (ministère de la parole)

- de l'édification de l'Eglise (ministères de la Parole)

- de l'intercession pour les croyants et pour le monde (ministère de la prière)

En quoi se résume ce sacerdoce universel de tous les croyants ?

1. Consécration à Dieu (Rom 11.1-2). Toute notre vie lui appartient. Nous nous offrons d'abord nous-mêmes à Lui (2 Cor 8.5) et nous nous gardons des souillures du monde à l'instar des sacrificateurs de l'ancienne alliance (Lév 10.8-9; 21.7)

2. Sacrifices de louanges. Nous avons un libre accès (Heb 10.20 alors que dans l'ancienne alliance seuls les sacrificateurs y avaient accès). Nous offrons ces louanges à Dieu (1 Pi 2.4-9; Apoc 1.6; 5.8; 8.3). Rendez toujours grâces pour tout à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Eph 5.20)

3. Intercession (1 Tim 2.1). Dans l'ancienne alliance, le souverain sacrificateur portait les noms des 12 tribus sur son cœur (Ex 28.9,29; 39.6-7)

4. Témoignage en vie et en paroles (Act 1.8. Nous sommes porteurs de paroles de vie (Phil 2.15-16).

5. Edification mutuelle. Instruisez-vous mutuellement (Col 3.16). Les sacrificateurs enseignaient au peuple la loi de l'Eternel (2 Chron 15.3; Néh 8.13-18; Mich 3.11). Exhortez-vous mutuellement (Col 3.16; 1 Thes 5.11). Portez les fardeaux les uns des autres (Gal 6.2). Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur (Eph 5.19). Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ (Eph 5.21). Ayez soins les uns des autres (1 Cor 12.24-25).

6. Miséricorde, bienfaisance, libéralité (Héb 13.16; Phil 4.18; 2 Cor 9.11-14)

Conclusion du sacerdoce universel de tous les croyants

- Le sacerdoce universel concerne tous les croyants. Tous appelés à se consacrer à Dieu, à l'adorer et le louer, à témoigner, à intercéder, à s'édifier mutuellement et à exercer miséricorde et compassion.

- Le ministère universel concerne les services divers de chacun. Cela est l'équivalent de l'équipement du sacrificateur dans l'ancienne alliance. Chacun exerce son don et son ministère spécifique selon 1 Co3 12.7 et 1 Pi 4.10-11.

- Il y a donc une responsabilité collective de la vie de l'Eglise dans tous les aspects de la vie. En voici quelques exemples:

- tous prennent position contre ceux qui divisent l'église (Rom 16.17)

- tous sont responsables d'exercer la discipline contre l'immoralité (1 Cor 5.2)

- tous sont responsables en cas d'un procès public d'un frère contre un autre (1 Cor 6.5)

- tous sont responsables en cas de désordre à l'occasion du repas du Seigneur (1 Cor 11.17)

- tous sont appelés à redresser tel frère repris en faute (Gal 6.1)

- tous doivent avertir ceux qui vivent dans le désordre et en cas d'insoumission aux Ecritures de s'éloigner d'un tel frère (1 Thes 5.14)

- Les points suivants concernent tous, sans exception:

- Instruction, exhortation et vigilance (Col 3.16; 1 Thes 3.11; Héb 10.24-25)

- L'organisation (1 Cor 11.33-34; 14.39-40; 16.22)

- La discipline (Rom 16.17; 1 Cor 5.3-5;11; 6.1-6; 16.22; Gal 6.1; 2 Thes 2.14)

- La croissance spirituelle en Christ (Rom 15.14; 1 Co3 14.31; Eph 4.15; Phil 2.4; Col 3.16; 1 Thes 5.11)

· Pourquoi l'Eglise?

Parce que

- Christ lui-même l'a instituée (Matt 16.18-19)

- Le Saint-Esprit l'a constitué (Act 2 et 1 Cor 12.13) "baptisés par un seul Esprit pour (lui) former un seul corps")

- Les apôtres étaient membres des églises locales (1 Pi 5.1; et Héb 10.25 "n'abandonnez pas votre rassemblement"

- C'est dans la volonté de Dieu et dans son plan. (Prov. 18.1 "Celui qui se tient à l'écart ne recherche que son désir". Dieu désire faire connaître sa sagesse à travers l'Eglise aux principautés et pouvoirs dans les lieux célestes (Eph 3.9).

- Elle est la base du témoignage collective et individuelle face au monde (témoignage oral, attitude et vie (Matt 28.19-20; Act 13.1-4; 17.17)

- Chaque chrétien a besoin de l'église locale pour croître dans la foi au Christ et dans sa connaissance (Eph 4.11-15; 1 Thes 5.11-14; Col 3.16). L'Eglise, elle, a besoin de chaque chrétien qui apporte ses dons pour son édification collective.

- Elle est appelée à être "le sel de la terre et la lumière du monde" (Matt 5.13-16)

V. La Mission de l'Eglise selon Matthieu 18.18-20

· Les 4 "tout" dans ce texte

- L'omnipotence du Seigneur: "tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre"

- Son ordre concernant notre témoignage: "Allez, faites des toutes les nations des disciples"

- Son ordre concernant notre instruction: "Baptisez-les (les disciples) au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit"

- Sa présence permanente en nous et au milieu de nous: "Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde"

· L'Eglise et les Actes

Les Actes donnent l'historique de l'Eglise primitive. Ce n'est pas toujours normatif, surtout dans les événements divers. Nous n'y trouvons en conséquence pas de prescriptions comme dans les Epîtres, surtout celles de Paul. Voici les étapes historiques principales qui ne se répéteront pas, à l'instar de celles de l'ancienne alliance:

- La Promesse d'envoyer le Saint-Esprit pour former l'Eglise et faire des disciples les témoins puissants (Act 1.8)

- La naissance de l'Eglise par la descente du Saint-Esprit pour former l'Eglise à la Pentecôte (Act 2)

- L'Evangile apporté aux Juifs (à Jérusalem): l'Eglise de Jérusalem (Act 1 - 7)

- L'Evangile apporté aux Samaritains (Act 8)

- L'Evangile apporté aux nations (12 - 28)

· Les 2 impératifs de l'Eglise selon Matthieu 28.18-20

1. Evangélisation: "Faites disciples"

Quelques principes bibliques pour l'évangélisation:

- La puissance de l'amour (Jean 13.34) maintenir les relations dynamiques dans l'Eglise (Rom 13.8; 1 Thes 3.12; 2 Thes 1.3; 1 Pi 1.22; 1 Jean 3.11,23; 4.11-12,21; 2 Jean 5)

- La puissance de l'unité (Jean 17.21,23) "UN" (1 Cor 12.13; Eph 4.3 ("unité de l'Esprit) Eph 4.13 ("unité de la foi"); "d'un seul cœur" (Act 1.14; 2,1,46 ; 4.24; 5.12; 8.6; 12.20; 15.25; Rom 15.16)

- La puissance de la communication comme témoignage: "parler" (Act 4.31), "évangéliser" (5.42); "enseigner" (4.2; le peuple 5.25,28); "proclamer" (8.5-6); "témoigner" (1.8) "dialoguer" (17.2-3)

- La puissance d'une vie exemplaire: Act 2.42-47; Rom 13.9; 2 Cor 3.2; Col 4.3-6; 1 Thes 4.11-12; 1 Tim 6.1; 1 Pi 2.12,18; 3.2-7.10,15

Quelques impératifs pour l'évangélisation:

- Chaque église locale doit manifester l'amour, l'unité, une règle de vie chrétienne dans tous les domaines,

- Chaque chrétien doit être un témoin par l'amour fraternel (Jean 13.34, par l'amour du prochain (Rom 13.9, par une attitude correcte (1 Pi 2.12; 1 Cor 6.1) par l'humilité (1 Pi 2.18) et par un témoignage correct (1 Pi 3.15)

- Un des objectifs importants doit être l'intégration rapide des nouveaux croyants dans l'Eglise (Prov. 18.1). L'individualisme-. produit partiel de l'opulence a trop marqué l'Occident, et nous devons veiller à une intégration saine et équilibrée des croyants dans l'Église. L'accueil chaleureux, la communion fraternelle, le partage, sont primordiaux.

- Gagner des familles est un objectif important. Exemples dans les Actes et le reste du N.T.: Zachée (Luc 19.9; Lydia (16.15), le geôlier (16.31-34), Corneille (Act 10) Crispus (18.8); 1 Cor 1.16; Onésiphore (2 Tim 1.16) Philémon 1). La famille crée un impact. Les parents ont le devoir d'enseigner ou d'instruire les enfants dans la crainte de Dieu (Deut 6.7; Jos 24.15; Proverbes).

- Développons le discernement et l'encouragement de ceux qui ont un appel pour la mission extérieure

- Cherchons constamment de nouveaux chemins pour atteindre les non-croyants.

2. Instruction: "Enseignez-les"

L'édification de l'Eglise est le second impératif de l'Eglise.

Développement des 3 vertus

1 Cor 13.13: la foi, l'espérance et l'amour.: Eph 1.15-18; Col 1-3-4; 1 Thes 1.2-3; 2 Thes 1.3-4; 1 Tim 1.5; 1 Pi 1.20-22; Héb 10.22-24. Ces 3 vertus poursuivies nous mènent à la maturité spirituelle

- La foi: Eph 1.5 (en Jésus-Christ); 1 Thes 1.3; 5.8 (œuvre de la foi); 2 Thes 1.3 (foi élargie); 1 Tim 1.5 (foi sans hypocrisie), 1.19 (garder la foi (l'ensemble des Ecritures; de la doctrine biblique); Phim 5 (envers Jésus et pour tous les saints) Héb 10.22; Heb. 1.1 (assurance des choses qu'on espère); 1 Pi 1.25 (en Dieu)

- L'espérance : Eph 1.18; Col 1.5 ; 1Thes 1.3; 5.8; 1 Tim 1.1; 4.10; 6.17; Tite 1.2; 2.13; Héb 10.23; 1 Pi 1.3,25.

- L'amour : 1Cor 13.4-9; Eph 414-16; Phil 1.9-10; 1Jean 3.11,23 ; 4.7,11 ; Col 3.12-14

Quelques principes pour l'édification de l'Eglise

- La Parole inspirée, inerrante, base et priorité absolue: "faites disciples… les enseignant" (Matt 28.19-20); persévérer dans l'enseignement des apôtres (Act 2.42) apporter "le pur lait de la Parole pour croître quant au salut" (1 Pi 2.2). Le mot "didasko" est employé env. 100 fois dans le NT. Dans les Actes, la moitié de ce terme est employée par rapport aux chrétiens et l'autre moitié par rapport aux non-chrétiens.

- Le relations: avec Dieu d'abord (verticalement), et avec les autres frères (horizontalement): "Que vous ayez communion avec nous, car notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ (1 Jean 1.3). C'est la "koinonia" la communion fraternelle", le partage. Cela implique

- La prière collective: Act 1.14 (les 120 croyants ensemble, "priaient continuellement"); Act 2.42 (persévérer dans la prière); Rom 12.12; Col 4.2 (exhortation à la prière); Eph 6.18; 1 Thes 5.17 (tout le temps, sans cesse); Phil 4.6 (exposer tout à Dieu); 1 Tim 2.1-8 (supplications, prières, intercessions, actions de grâces). Tout cela se passe dans le contexte de la communauté locale. Prier "les uns pour les autres" (1 Thes 4.14-18; Jacques 5.13-16; 1 Pi 4.7-10; Act 12.12). Prier ensemble pour la proclamation de l'Evangile (Act 4.23-31). Rendre grâces ensemble (Eph 5.20; Phil 4.6; Col 4.2; 1 Thes 5.17-18). Paul demande à l'église de prier pour lui (Eph 6.19; 2 Thes 3.1). Paul prie pour les églises (Rom 1.8; Eph 1.16; 3.14; Phil 1.9-10)

- Le chant collectif: L'A.T. est rempli d'exemples. Jésus et les disciples chantaient des Psaumes (Marc 14.26). C'est un moyen d'instruction, d'exhortation, d'avertissement, de témoignage (Eph 5.19; Col 3.16). "hymne" est une composition poétique non inspiré, un psaume de louange en quelque sorte. La raison de nos chants: expression de notre attitude envers Dieu et les autres.

- L'offrande collective: c'est une qualité de vie relationnelle qui est un témoignage face au monde. Gal 6.10 (pratiquer le bien envers tous, spécialement envers les frères en la foi); Act 2.44-45 (partager les produits des biens selon les besoins); Rom 12.13 (Subvenir aux besoins des saints, exercer l'hospitalité): 1 Cor 16.1-4 (les offrandes réunies chaque premier jour de la semaine à l'église locale pour l'œuvre de Dieu); 2 Cor 8.3-4 (donner de plein gré selon nos possibilités) 2 Cor 9.6-15 (la libéralité selon nos possibilités, car Dieu récompensera notre libéralité provenant du cœur); Phil 1.5 (prendre part (koinonia) à l'Evangile par ses biens)1 Thes 5.15 (rechercher toujours le bien, soit entre vous soit envers tous). " Corinthiens 8 - 9 nous montrent un christianisme relationnel, qui aura sa répercussion même dans le monde.

- Le repas collectif: Selon Act 20.7, nous pouvons déduire que l'Eglise primitive se réunissait le "premier jour de la semaine" (dimanche) pour "rompre le pain". L'institution de la Cène avait été faite par le Seigneur: Matt 26.26-28 "prenez, mangez, ceci est mon corps… Buvez en tous, ceci est mon sang". Selon Act 2.42, l'église persévérait aussi "dans la fraction du pain". On prenait le repas du Seigneur même plusieurs fois par semaine dans les maisons (Act 2.46-47).

Ce mémorial est décrit dans 1 Cor 11.28-34 et constitue la principale partie du rassemblement. La Cène est donc un repas que l'on prend en mémoire du Sauveur mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification.

Il semble avoir été lié à des repas de communion dans l'église de Corinthe (1 Cor 11.20-22). "Faites tout pour la gloire de Dieu, soit que vous mangiez, soit que vous buviez" (1 Cor 10.31).

Quelques impératifs pour l'édification de l'Eglise

- La priorité de l'édification à l'église locale

Eph. 4.11-13. La "koinonia" (communion, partage, participation) dynamique

1. l'Eglise, corps de Christ, composée de croyants, des personnes régénérées de l'Esprit

2. l'Eglise doit se réunir régulièrement

3. l'Eglise doit avoir des conducteurs qualifiés (1 Tim 3)

4. l'Eglise exercice une discipline sous diverses formes envers ceux qui violent les principes bibliques sur la vie chrétienne

5. L'Eglise maintient les grands axes bibliques, le baptême d'eau, l'enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, la prière

- La connaissance de base des Ecritures doit être prodiguée aux croyants

Paul passe une année à Antioche (Act 11.25)

Paul et Barnabas passent à Lystre, Icône, Antioche pour "affermir l'âme des disciples, les exhorter à demeurer dans la foi" (Act 14.22)

Paul passe une année et demie à Corinthe "à enseigner parmi eux la parole de Dieu" (Act 18.11) en "se consacrant entièrement à la parole" (11.5)

Paul passe trois ans à Ephèse (Act 19). "Pendant deux ans, il prit les disciples à part et eut des entretiens chaque jour dans l'école de Tyrannus" (v. 9-10). En Act 20.31, il rappelle les anciens d'Ephèse que "pendant 3 ans, il n'a cessé nuit et jour d'avertir chacun des disciples".

Depuis Athènes, il envoie Timothée à l'église locale de Thessalonique "afin de les affermir et de les exhorter dans l'intérêt de leur foi pour que personne ne soit ébranlé dans les tribulations présente" (1 Thes 3.2)

Paul dans sa 1ère lettre au Corinthiens écrit à cette église que Timothée leur "rappellera mes voies en Christ, telles que je les enseigne partout dans toutes les églises" (4.17)

Paul exhorte Tite, son collaborateur à "dire ce qui est conforme à la saine doctrine" aux églises de Crète (Tite 2.1; 1.5).

Pierre exhorte les "élus qui sont des étrangers dans la dispersion au Pont, en Galatie, et Cappadoce, en Asie et en Bithynie" (1 Pi 1.1) de "désirer comme des enfants nouveaux nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut" (2.2-3).

- La connaissance des Ecritures doit être menée en profondeur

Nécessité de faire connaître Dieu, la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, ses attributs, ses voies

Transmettre une connaissance compréhensible des messages de Dieu à l'homme

L'épître aux Ephésiens a comme but d'amener cette église au delà d'une simple connaissance, à passer de l'état d'enfance à celui de d'état d'homme fait. Paul prie qu'ils soient remplis "d'un esprit de sagesse" et "que leur cœur soit illuminé" (1.16-19) et qu'ils "soient fortifiés dans l'homme intérieur" (3.14-19) en progressant dans la foi et dans l'amour de Dieu. C'est plus qu'une connaissance intellectuelle ou superficielle.

Il faut un équilibre entre la connaissance de la Parole de Dieu, notre relation avec Dieu et les frères et notre témoignage face aux non-croyants, ce qui se résume à: connaissance - communion - communication. Aucun de ces 3 aspects ne doit être négligé

- L'Equipement des croyants en vue du service dans l'église

Eph 4.11-12, 15-16; 1 Pi 4. Le corps de Christ est un organisme vivant, dont la sève est la vie de l'Esprit.

- Développement de la qualité d'une vie de famille

Eph 5.24-33 nous exhortent à une qualité de vie relationnelle entre mari et femme; et Eph 6. 1-4 entre parents et enfants. Des familles fortes constituent des églises fortes (Deut 6.6-9)

Deut 8.18 nous exhorte de garder l'humilité en cas de succès dans nos entreprises permis par Dieu: Nous avons une mauvais exemple en Israël: "une autre génération qui ne connaissait pas l'Eternel ni l’œuvre qu'il avait accomplie pour l'Eternel" (Juges 2.10)

Si les époux ne font pas l'expérience de la vraie communion (koinonia), communication, et partage entre eux, ils ne pourront pas non plus la faire dans l'Eglise. "Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché" (1 Jean 1.7).

- Développement dans l'église du 21e siècle des formes et structures adéquate

Les absolus de la Parole restent: les principes, bases, fonctions permanents.

Attention, ne suivons ni formes, ni traditions ni structures humaines comme des absolus, ou comme une théologie. La Parole reste notre seule norme de foi et de vie.

VI. développement normal d'une église locale

La réflexion qui suit a été tirée du livre Le Développement de l'Eglise de Christian Schwarz (éditions Empreinte Temps Présent, 1996). L'auteur fait une approche originale en opposant la tendance d'une méthode technocratique aux principes d'une croissance naturelle. Nous exposons simplement les 8 critères de qualité relevés par l'auteur suite à son l'analyse de centaines d'églises de différentes tailles.

8 Critères de qualité

Selon notre propre expérience, ces critères s'avèrent pertinents et trouvent leur appui dans les Ecritures. Ils confirment entièrement notre exposé qui précède ces principes bibliques.

1. Des responsabilités déléguées

Il est important de ne pas confondre les projets avec les personnes. Chaque église doit d'abord composer avec les frères et sœurs que le Seigneur y a placés. 1 Cor 12 est un exemple comment une église locale devrait fonctionner. Un corps a plusieurs membres dont chacun a sa fonction spécifique. Il est indispensable que les conducteurs de l'église locale découvrent les divers dons des membres et les aident à les développer. Il faut donc former, soutenir, motiver et accompagner les membres avec cet objectif en vue. Ensuite, il faut les responsabiliser pour leur(s) tâche(s) déléguée(s). C'est un travail en équipe qui est délégué par les conducteurs qui veillent à ce qu'il soit bien exécuté. Les conducteurs doivent apprendre à déléguer les tâches dans l'église. Cela fait partie du ministère d'un conducteur.

2. Des ministères selon les dons

Les passages de Rom 12.3-8; 1 Cor 12 - 14; Eph 4.7-16 et 1 Pi 4.7-11 sont clairs à ce sujet. Dieu a accordé au moins un don à chacun. Les anciens doivent aider à discerner ces dons chez les membres du corps de Christ local. Nos engagements dans l'église devraient correspondre à nos divers dons. Une enquête menée, écrit Christian Schwarz, a révélé que 80 % des frères et sœurs ignorent leur(s) don(s). Une ignorance à ce sujet peut "tuer" une église. Nous vous renvoyons également aux quelques lignes que nous avons consacrées au "sacerdoce universel des croyants" dans cette étude. L'adoration, les prières, les chants, la libéralité, le témoignage, par exemple, sont exercés par tous. En revanche, il y a ceux qui ont des dons divers d'évangélistes, d'enseignants, de direction, de miséricorde, etc. Le discernement pour découvrir les dons est une tâche importante pour les anciens, et la formation à exercer ces divers ministères l'est également. On ne peut jamais recevoir assez de formation biblique. Notre éducation biblique est d'ailleurs continue jusqu'à notre dernier souffle. Nous n'avons jamais fini d'apprendre à marcher dignement de l'appel de notre Seigneur Jésus-Christ. Tous nos ministères servent à l'édification de toute l'église (1 Co4 4.12)

3. Une spiritualité enthousiaste

Cela n'a aucun rapport avec une exaltation malsaine. L'enthousiasme, le dynamisme, la joie, se communiquent. Cela est bien plus qu'assister simplement aux rencontres d'église, ou adhérer à une confession de foi aussi biblique qu'elle soit. Jésus nous a donné la "vie éternelle en abondance" (Jean 10.10). "Nous avons tout pleinement en Christ" (Col 2.10). Cela "déteint" sur les autres. Une foi authentique, une vie de prière, une consécration réelle au Seigneur, vécues de paire avec l'orthodoxie de la doctrine biblique confèrent au chrétien cette spiritualité enthousiaste. Si l'église possède cette qualité en ces membres, d'autres viendront se joindre à elle.

4. Des structures efficaces

Souvent, la tradition exerce une influence négative sur la croissance de l'église. Ce n'est pas parce que l'on a toujours fait ainsi dans notre église que l'on ne puisse pas revoir les structures pour les adapter aux temps et aux circonstances actuels dans un monde en pleine mutation. D'autre part, de constantes restructurations et remaniements peuvent aussi être destructeurs pour une église. Il faut une structure en harmonie avec la vie. N'ayons donc pas peur de réfléchir sur nos structures internes de l'église locale. Nous avons reçu la grâce et les capacités de créer, former et structurer une église dans son organisation interne, restons donc toujours attachés aux principes bibliques qui sont permanents.

5. Des cultes édifiants

Comme l'église est "une habitation de Dieu en Esprit" (Eph 2.22), nos cultes devraient être célébrés dans la présence de Dieu. Les éléments de l'adoration, de la fraction du pain, de l'enseignement et de l'exhortation bibliques devraient être présents au culte. Quand l'Esprit est à l'œuvre il influence le culte et son déroulement. Cela ne signifie nullement que les choses doivent se passer dans le désordre et la confusion. Dieu est un Dieu d'ordre et de paix (1 Cor 14.33). Les messages bien préparés sous le regard de Dieu servent à nous instruire, nous exhorter, nous encourager, nous édifier et nous corriger. C'est aussi au culte que nous éprouvons de la joie et vivons la communion avec nos frères et sœurs. Nous partageons ce que nous avons vécu pendant la semaine: joie, peine, témoignages, etc., et nous nous édifions mutuellement dans notre foi.

6. Des groupes de maison

Il est toujours avantageux de former de petits groupes de maison pour l'étude de la Parole et son application pour la vie quotidienne. Cela peut s'effectuer de différentes façons. On peut procéder par thème, par livre de la Bible, par formation plus complète à différents niveaux.

7. Une évangélisation adaptée

Sachons qu'il n'y a aucune méthode idéale qui garantisse un "succès". Chaque chrétien témoigne déjà du Seigneur. Mais tous ne sont pas évangélistes. L'église locale doit s'adapter aux problèmes et besoins de nos contemporains non-chrétiens. Il faut examiner les courants modernes, la situation de notre entourage et dresser ensemble un plan des besoins et des possibilités pour atteindre les gens de notre ville. L'Evangile se partage. Faisons-nous donc des amis. Invitons-les, partageons avec eux les problèmes de la vie, et n'ayons pas peur de leur parler aussi de notre propre fragilité face aux épreuves de la vie, mais avec la différence que nous trouvons toujours refuge en un grand Dieu et Christ, et que nous avons une espérance fabuleuse au delà de la vie présente.

8. Des relations amicales

Soignons aussi les rencontres en dehors des réunions. L'hospitalité est un point très important. L'amour fraternel manifesté dans la vie quotidienne fait des miracles. Cela peut s'extérioriser pas une aide concrète dans les domaines les plus divers de la vie, par une visite aux malades, un repas, un échange en discussion, la lecture de la Parole et la prière, etc. L'amour de Christ devrait imprégner toutes nos activités quotidiennes.

Nous arrivons à la fin de notre étude sur l'Eglise selon le Nouveau Testament. Repassons ces choses dans nos cœurs et attelons-nous à changer ce qu'il y a à changer, à consolider ce qui est à consolider, et à établir ce qui reste à établir. Restons fermement attachés à la Parole. Dieu bénira et ajoutera à l'église ceux qui doivent être sauvés (Act 2.47)

Dieu bénisse toute votre chère Communauté et vous enrichisse en Christ, le Chef de l'Eglise, notre bien-aimé Seigneur et Sauveur qui revient bientôt enlever son Eglise pour l'introduire dans la gloire. "Maranatha! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous" (1 Cor 16.22-23).

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LA FEMME ENVELOPPEE DU SOLEIL, L’ENFANT MALE ET LE DRAGON

14 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LA FEMME ENVELOPPEE DU SOLEIL, L’ENFANT MALE ET LE DRAGON

Les événements décrits dans ce chapitre marquent le commencement de la tribulation de sept ans, après l’enlèvement de l’Eglise. Les chapitres 6 à 11 nous ont présenté la vision sous l’angle des Juifs. Le chapitre 11 présente les deux témoins, la résurrection des saints de l’Ancien Testament et des martyrs en général, à la fin de la tribulation, et le commencement du règne de mille ans. Avec ce chapitre 11 se termine la vision sous l’angle des Juifs. Pour cette raison, le chapitre 12 ne peut pas être la prolongation du chapitre 11. Au contraire, il présente le début de la même vision, sous l’angle de l’Eglise. On peut dire qu’il décrit la même vision des événements futurs, comme un saint du Nouveau Testament les verrait. Étudions cette vision dans le détail.

«Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement » (Apoc. 12:1-2).

Jean contemple un grand signe dans le ciel: en d’autres termes, c’est la vision de quelque chose qui se passe dans les lieux célestes. Voici ce qu’il voit:

1. Une femme enveloppée du soleil,

2. La lune sous ses pieds,

3. Et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

4. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement.

De nombreux livres ont été écrits par d’éminents spécialistes de la Bible, pour tenter de prouver que la femme enveloppée du soleil était Israël, ou la Vierge Marie. Ceux qui prétendent qu’il s’agit d’Israël sont répartis en deux groupes, selon leur interprétation. Les premiers disent que «l’enfant mâle» représente Jésus-Christ, qui est né au temps marqué dans l’une des tribus d’Israël. Les seconds disent que «l’enfant mâle» représente les 144.000 qui reçoivent le sceau de Dieu pendant la seconde moitié de la tribulation de sept ans. Les Catholiques Romains croient fermement que la femme enveloppée du soleil est la Vierge Marie, et que «l’enfant mâle» est Christ, qui est monté au Ciel après Sa résurrection. Aucune de ces interprétations ne correspond à l’enseignement de la Parole de Dieu.

1. Dans Apoc. 4:1, Jean entend une voix qui lui dit: «Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite.» «Ce qui doit arriver dans la suite» décrit évidemment les événements de la fin des temps. Les événements tels que la naissance de Christ, Son ascension, etc..., s’étaient déjà produits lorsque Jean a reçu sa vision. 2. Ni Israël ni la Vierge Marie n’ont été exaltés dans les lieux célestes avant la naissance de Christ.

3. Le fait que Christ devait naître d’une vierge n’était pas un mystère caché, au moment où Jean eut la vision. 4. Il est dit que cette femme «s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu.» Nous ne lisons nulle part dans la Bible que Dieu avait préparé une place pour Israël ou pour Marie, afin de les garder, en particulier après la naissance de Christ. 5. S’il était vrai que les 144.000 du chapitre 7 constituent «l’enfant mâle,» ceux-ci n’ont jamais été enlevés «vers Dieu et vers son trône.» Ils ont seulement reçu le sceau de Dieu sur leur front, pour être préservés afin d’entrer dans le Millénium. Cette femme n’est personne d’autre que l’Eglise du Nouveau Testament, remplie du Saint-Esprit. Paul, parlant de l’Eglise, dit:

«Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère» (Galates 4:26). L’Eglise est aussi appelée l’Epouse, ou la «femme» de l’Agneau (Apoc. 19:7; 21:9; Ephésiens 5:25-31).

«Une femme enveloppée du soleil»: Jésus est appelé «le soleil de la justice» (Malachie 4:2). Lorsque Jésus a été transfiguré sur la montagne, Son visage est devenu resplendissant comme le soleil, et Ses disciples Le virent glorieusement enveloppé de Sa justice intérieure. Pierre, qui avait contemplé cette vision sur la montagne, dit que lorsque nous souffrons joyeusement pour Dieu, le même «Esprit de gloire» et de Dieu repose sur nous (1 Pierre 4:14). Jésus, le «Soleil de la Justice,» révèle Sa plus grande justice et Sa plus grande gloire dans, et au travers de l’Eglise. Par conséquent, la femme enveloppée du soleil met l’accent sur le fait que l’Eglise partagera la justice et la gloire même de Christ. Le plus grand désir de Paul était d’être trouvé en Lui, non pas avec sa propre justice, «mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi» (Philippiens 3:9).

«La lune sous ses pieds»: La femme avait la lune sous ses pieds. Dieu avait créé la lune comme un luminaire plus petit, pour présider à la nuit. Mais la lune n’a aucune clarté ni aucune gloire qui lui soit propre. Il faut pour cela qu’elle soit éclairée par le soleil. Elle tire sa lumière du soleil, et la réfléchit sur la terre. La lune signifie donc la grâce de Dieu, qui règne «par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur» (Romains 5:21). Concernant sa vie de vainqueur et son ministère efficace, Paul a toujours confessé: «Non pas moi, mais Christ» ou «non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi» (Galates 2:20; 1 Cor. 15:10). Ainsi, la femme debout sur la lune, ou ayant la lune sous ses pieds, nous parle de l’Eglise qui tient debout par la grâce de Dieu. Comme le dit Paul: «Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu» (Romains 5:1,2).

«Une couronne de douze étoiles sur sa tête»: La Bible Newburry dit qu’il s’agit de la «couronne à douze étoiles du vainqueur.» La «couronne» fait référence à notre appel à mener une vie de victoire, pour régner finalement avec Christ (Apoc. 2:10; 3:21). Les «étoiles» désignent les «anges» ou les serviteurs de Dieu dans l’Eglise (Apoc. 1:20). Les «douze étoiles» font donc référence aux douze apôtres, et aux saines doctrines que nous avons reçues des apôtres de Christ. Dieu nous exhorte à mener notre combat spirituel en nous conformant aux enseignements apostoliques, et à mener une vie de vainqueur. Sinon, nous ne recevrons pas la couronne des vainqueurs. Paul dit: «L’athlète n’est pas couronné, s’il n’a pas combattu selon les règles» (2 Timothée 2:5).

«Elle... criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement

»: Un travail d’enfantement dans la prière fait partie intégrante de notre vie de vainqueurs. L’Eglise de Dieu, ou encore le peuple de Dieu rempli du Saint-Esprit, crie et est en travail dans les douleurs de l’enfantement, pour être sanctifié et être trouvé parfait lors de la venue du Seigneur. «Nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons (ou nous combattons dans la prière) en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps» (Romains 8:23). Conscient de cette vérité vitale, Epaphras, serviteur de Christ, combattait toujours avec ferveur dans la prière, afin que son Eglise soit parfaite et pleinement persuadée, et qu’elle persiste «dans une entière soumission à la volonté de Dieu» (Col. 4:12).

«Et un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers de étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté» (Apoc. 12:3,4).

Jean voit un autre signe dans le ciel. Cette vision concerne également ce qui se passe dans les lieux célestes. Voici ce qu’il voit:

1. Un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes...

2. Et sur ses têtes sept diadèmes.

3. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre.

4. Il se tint devant la femme..., afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté.

Cette seconde vision lui montre le dragon se tenant devant la femme dans les lieux célestes. Le dragon est Satan lui-même (Apoc. 12:9). Nous savons que Satan et ses anges sont des esprits déchus, et qu’ils demeurent dans les lieux célestes, depuis qu’ils ont été chassés du Ciel (Ephésiens 6:12). Le chapitre 12 de l’Apocalypse nous révèle que Satan sera précipité sur la terre (depuis les lieux célestes), dès que l’enfant mâle (l’Eglise des vainqueurs) aura été enlevé vers le trône de Dieu (Apoc. 12:5).

La femme enveloppée du soleil demeure dans les lieux célestes tout au long de la période du Nouveau Testament. Satan aussi demeure dans les lieux célestes pendant toute la durée de la même période. Il est l’ennemi de l’Eglise.

«Ayant sept têtes et dix cornes»: Le chiffre sept est le chiffre de la perfection. Ici, les «sept têtes» désignent la perfection dans le péché, car le diable est «pécheur dès le commencement» (Jean 8:44). Les «sept têtes» suggèrent aussi qu’il est le maître des sept empires mondiaux suivants: L’Egypte, l’Assyrie, Babylone, L’Empire Médo-Perse, la Grèce, Rome, et l’Empire de la Bête, c’est-à-dire l’Empire de l’Antichrist, qui prendra le pouvoir après l’enlèvement de l’Eglise.

Les «cornes» représentent la force et la puissance. Les «dix cornes» représentent les «royaumes» fédérés qui, dans les derniers temps, se soumettront à l’Antichrist, qui recevra lui-même sa puissance du dragon. (Pour avoir des explications complémentaires concernant les «sept têtes» et les «dix cornes,» voir les notes de Apocalypse chapitre 17:3,9).

«Et sur ses têtes sept diadèmes»: Les «diadèmes», ou couronnes, représentent le règne et l’autorité. Comme nous l’avons déjà vu, le diable a autorité sur les rois de cette terre et sur les nations. Il est appelé «le prince de la puissance de l’air» (Ephésiens 2:2), et «le dieu de ce siècle» (2 Cor. 4:4).

«Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre»: Les «étoiles» représentent les serviteurs de Dieu, qui sont dans Sa main droite (Apoc. 1:20; 2:1). Comme cette vision concerne des événements du futur proche, ces «étoiles» ne font pas référence aux «anges déchus,» mais aux saints et aux serviteurs de Dieu qui brillent actuellement comme des étoiles. Le messager de Dieu dit à Daniel: «Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité» (Daniel 12:3).

La «queue» du dragon représente la subtilité de Satan, dont il se sert pour introduire dans l’Eglise certaines doctrines pernicieuses pour corrompre les pensées des saints de Dieu, afin de les détourner de la simplicité qui est en Christ. Paul dit que Satan envoie ses propres «faux apôtres,» des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres de Christ. Satan lui-même peut se transformer en «ange de lumière» (2 Cor. 11:3,4,13,14). «Le prophète qui enseigne le mensonge, c’est la queue» (Esaïe 9:15).

«Le dragon se tint devant la femme..., afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté»: Lorsqu’il est dit que le dragon tente de dévorer l’enfant, il s’agit d’une expérience spirituelle, qui doit être interprétée de manière spirituelle. Nous avons déjà vu que la femme, tout comme le dragon, demeurent dans les lieux célestes pendant toute la période de l’Eglise, c’est-à-dire depuis le jour de la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’Eglise. Au cours de cette période, l’Eglise doit être édifiée dans le caractère de Jésus. «Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle» (Jude 20,21). Mais avant qu’une personne puisse être ainsi édifiée, Satan envoie ses esprits méchants pour détruire le bon caractère de cette personne et la faire rétrograder.

Ce travail de Satan se poursuit dans les lieux célestes, dans le monde spirituel. Ceci ne peut pas être compris par l’homme charnel. C’est pourquoi l’Esprit de Dieu dit à l’Eglise: «Que celui qui a des oreilles entende...» (Apoc. 2:7). Quant aux apôtres, ils exhortaient l’Eglise, disant: «Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement» (Philippiens 2:12). Ils les pressaient à faire partie de ceux qui pourront dire: «J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi» (2 Timothée 4:7). Mais les yeux du dragon épient davantage l’enfant mâle que la femme, parce qu’il est certain que cet enfant mâle est digne de monter sur le trône, et qu’il sera enlevé. Même aujourd’hui, les efforts principaux de Satan sont concentrés sur les élus, ou les saints qui vivent en vainqueurs, et qui sont, pour ainsi dire, cachés dans l’Eglise. Puisse le Seigneur illuminer les yeux de notre compréhension spirituelle, pour que nous puissions voir ces choses.

«Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône» (Apoc. 12:5).

La véritable Eglise est appelée «l’enfant mâle,» pour les raisons suivantes:

Bien que tous les chrétiens baptisés du Saint-Esprit forment l’Eglise de Dieu, tous ne seront pas enlevés au retour du Seigneur. L’apôtre Paul dit qu’il est décidé à parvenir, s’il le peut, «à la résurrection d’entre les morts» (Philippiens 3:11). Cela signifie qu’il y aura une résurrection d’entre les morts des saints parvenus à la perfection, et que cette résurrection sera sélective. C’est pour cela qu’il nous faut courir vers le but, «pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ» (Philippiens 3:14). C’est pour cela que l’Eglise doit combattre. Ainsi, seuls seront enlevés ceux qui auront atteint le but et qui auront «gagné Christ» (Philippiens 3:8), parce qu’ils auront tout surmonté. Ceux-là seuls constituent «l’enfant mâle.» L’Eglise qui doit être enlevée est comparée à un enfant. Christ a dit à Ses disciples: «Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux» (Matthieu 18:3). Cela signifie que nous devons grandir dans l’humilité. Christ, qui est le Dieu Tout-Puissant, est représenté comme un Agneau, à cause de Son humilité.

L’Eglise, qui est l’Epouse de l’Agneau, doit devenir aussi humble que Lui. Paul dit: «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix» (Philippiens 2:5-8). Chaque doctrine de Christ est une étape sur le chemin de l’humilité. Seuls ceux qui s’humilient comme de petits enfants peuvent être unis en un corps parfait. C’est la raison pour laquelle l’Eglise qui est enlevée vers le trône de Dieu est appelée «l’enfant mâle.» Bien que Christ soit modeste, doux et humble comme un agneau, Il est pourtant aussi appelé le Lion de Juda, parce qu’il a vaillamment affronté Satan et ses attaques, comme un lion, et Il l’a vaincu. De même, bien que Dieu nous exhorte à être humbles comme des enfants, Il veut que nous soyons des «hommes,» de bons soldats de Christ remplis de vaillance, pleins d’assurance comme des lions, afin de vaincre Satan. Paul dit: «Soyez des hommes, fortifiez-vous» (1 Cor. 16:13). Dans sa première épître, Jean écrit: «Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin» (1 Jean 2:14). Paul dit aux Corinthiens: «Pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits» (1 Cor. 14:20). L’Eglise, Corps de Christ, doit grandir jusqu’à la mesure de la stature parfaite de Christ, à l’état d’homme fait. C’est pourquoi l’Eglise qui est enlevée vers le trône de Dieu est appelée «un enfant mâle.» Cet enfant mâle, l’Eglise, constitue un seul corps. Nous qui sommes plusieurs, nous ne formons qu’un seul corps. «Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout et en tous» (Colossiens 3:11). L’enfant mâle ne désigne donc pas une seule personne, mais l’assemblée des saints, des élus qui, parmi l’Eglise baptisée dans le Saint-Esprit, ont vaincu le dragon ou Satan. «Ils (le groupe élu) l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort» (Apoc. 12:11).

Bien que l’Eglise prie d’une manière générale, dans le monde entier, ceux qui sont les élus, au sein de l’Eglise, sont ceux qui crient à Dieu nuit et jour, qui combattent avec ferveur dans la prière pour vaincre toutes choses et être transformés à l’image du Seigneur, afin de pouvoir être enlevés à Sa venue. Ils croissent en force et en puissance dans leur être intérieur, et sont remplis de sagesse, pour pouvoir paître toutes les nations avec une verge de fer, c’est-à-dire la verge de l’autorité et de la fermeté de caractère. Tous ceux qui sont baptisés dans le Saint-Esprit et qui forment actuellement l’Eglise ne seront pas enlevés. Seuls les vainqueurs, les saints qui constituent l’enfant mâle, seront enlevés lorsque le Seigneur viendra.

L’enfant mâle ne représente pas les 144.000 Israélites

Certains enseignent que l’enfant mâle représente les 144.000 Israélites que les anges ont marqués du sceau sur leur front, comme nous le lisons au chapitre 7. Ceci n’est pas l’interprétation correcte, pour les raisons suivantes:

1. Les Israélites sont marqués du sceau par les anges, alors que l’enfant mâle naît de l’Eglise, qui est scellée par le Saint-Esprit (Eph. 4:30).

2. Ce n’est qu’après l’enlèvement de l’enfant mâle (les vainqueurs) sur le trône de Dieu que ces 144.000 Israélites reçoivent le sceau, au milieu de la grande tribulation.

3. Il n’est pas dit que ce sont les 144.000 Israélites qui sont enlevés vers Dieu et Son trône. En ce qui les concerne, ils sont préservés de la mort pour entrer dans le Millénium sur la terre. 4. Le pouvoir de paître toutes les nations avec une verge de fer n’appartient qu’à Christ et à l’enfant mâle (l’Eglise des vainqueurs) (Apoc. 2:26,27; 12:5; 19:15). Il n’est dit nulle part dans les Ecritures que ce sont les 144.000 Israélites qui reçoivent ce pouvoir.

5. Les 144.000 Israélites du Chapitre 7 ne sont qu’un groupe d’Israélites, alors que l’enfant mâle est composé de toutes les nations, baptisées en un seul corps par le Saint-Esprit. «Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit» (1 Cor. 12:13). 6. C’est par le ministère éternel d’un tel Corps de Christ sanctifié, l’enfant mâle, que toutes choses seront réunies dans les cieux et sur la terre (Ephésiens 1:9,10). Paul parle de cela comme étant le mystère de la volonté de Dieu, révélé aux seuls apôtres et prophètes. «Nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre» (Ephésiens 1:9,10). Mais les 144.000 Israélites sont appelés «serviteurs de Dieu,» ce qui implique qu’ils ont un ministère à accomplir sur la terre au cours du règne de mille ans. 7. Pour être enlevé vers le trône de Dieu et vers Dieu, il est nécessaire d’être un avec Christ et avec Dieu. Ceci fut la prière de Christ concernant Ses disciples et Son Eglise. «Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un» (Jean 17:20-22).

Ceci était le désir de Jésus concernant à la fois les Juifs et les païens, qui sont devenus le Corps de Christ au cours de la dispensation de la grâce. Cependant, les 144.000 Israélites ne font pas partie du Corps de Christ, parce qu’ils ne commencent leur ministère qu’après l’enlèvement de l’enfant mâle, au milieu de la tribulation de sept ans.

8. Il n’y aura aucun martyr parmi les 144.000 Israélites, parce qu’ils seront marqués du sceau pour être gardés en vie et entrer dans le règne de mille ans, alors que le groupe représenté par l’enfant mâle comprend des martyrs, tels que les apôtres, Etienne et d’autres encore, qui sont morts pour la Parole de Dieu, au cours de la période de la Grâce.

Pour toutes ces raisons, nous comprenons que l’enfant mâle soit différent des 144.000 Israélites.

Les autres noms donnés au fils mâle constituant l’Eglise

Le fils mâle constituant l’Eglise est appelé de bien d’autres noms dans la Parole de Dieu, selon la relation qui existe entre Christ et l’Eglise. Voici certains de ces noms:

L’Eglise Ephésiens 1:22

La femme de l’Agneau Eph. 5:32; Apoc 21:9

Le temple, l’habitation de Dieu Ephésiens 2:21,22

Le soldat, le combattant Ephésiens 6:10-17

L’homme fait Ephésiens 4:13

La vierge 2 Corinthiens 11:3

La Nouvelle Jérusalem Apoc. 21:10

L’assemblée des premiers-nés Hébreux 12:23

Les prémices Jacques 1:18; Rom. 8:23

Le Corps de Christ Ephésiens 1:23

La colombe Cantique des cantiques 6:9

Le royaume de Dieu Matthieu 16:28; Héb. 12:28

Le précieux fruit Jacques 5:7

L’Epouse de Christ Apoc. 19:7

Les élus 1 Pierre 1:2

Une vigne Cantique des cant. 7:12

Un jardin fermé Cantique des cant. 4:12; 5:1

Un palmier Cantique des cant. 7:8

Une source fermée Cantique des cant. 4:12

L’héritier Romains 8:17

Il y a encore bien d’autres épithètes pour désigner le fils mâle constituant l’Eglise.

«Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours» (Apoc. 12:6).

La femme qui s’enfuit dans le désert représente le reste de l’Eglise, après l’enlèvement de l’Epouse. Ce reste comprend deux groupes:

1. Ceux qui garderont les commandements de Dieu.

2. Ceux qui ne les garderont pas.

Le désert mentionné ici ne concerne pas un endroit particulier, mais désigne le monde entier, parce que la terre elle-même sera comme un désert à cette époque, en raison de la pénurie de nourriture spirituelle. La Parole de Dieu ne sera plus prêchée sur la terre. Satan, l’Antichrist et le faux prophète seront les maîtres de la terre (Apoc. 13:2,5). La femme, qui était jusqu’ici dans les lieux célestes, au bénéfice des bénédictions spirituelles, est maintenant abaissée sur le plan terrestre. Cependant, ceux qui garderont les commandements de Dieu et le témoignage du Seigneur Jésus-Christ recevront la grâce de Dieu. Ce sera un temps de grâce et de miséricorde qui ne durera que trois ans et demi, ou encore mille deux cent soixante jours.

Dans la parabole des dix vierges, Jésus précise que «cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.» Cette parabole correspond à la première moitié de la tribulation de sept ans, parce que:

1. Il est dit que «toutes (aussi bien les folles que les sages) s’assoupirent et s’endormirent,» alors qu’il est demandé à l’Eglise, pendant la période de la Grâce, de veiller constamment. «Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit» (1 Thessaloniciens 5:6,7). Les vierges folles et les vierges sages, toutes endormies, font référence à l’expérience de ceux qui seront laissés après l’enlèvement, et qui traverseront la période de la tribulation, que Jésus appelle «la nuit où personne ne peut travailler.» Par conséquent, le «milieu de la nuit» fait référence au milieu de la tribulation de sept ans.

2. Certains anciens manuscrits font apparaître le premier verset de Matthieu 25 de la manière suivante: «Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux et de son épouse.» Le sens est alors clair.

Jésus ne vient pas pour prendre dix vierges, mais «une vierge pure» (2 Corinthiens 11:2). Il est donc évident que Jésus vient d’abord enlever Sa vierge pure, qui devient Son Epouse, et qu’Il revient chercher les vierges sages, à la fin de la première moitié de la grande tribulation, pour les rassembler dans le Ciel. «Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau» (Apoc. 7:14). Les vierges folles se voient refuser l’entrée du Ciel. Il est clair qu’elles finiront par se joindre à l’église oecuménique du faux prophète. Par le baptême du Saint-Esprit, nous devenons des lampes remplies du Saint-Esprit et de puissance. Mais si nous voulons que nos lampes brûlent, il faut de l’huile. Ici, l’huile représente la grâce de Dieu, que nous recevons par la révélation de la Parole de Dieu, par le Saint-Esprit. «Et maintenant, frères, je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés» (Actes 20:32).

Au cours de la première moitié de la tribulation de sept ans, le Saint-Esprit exercera Son ministère en faveur des saints de la tribulation d’une manière très limitée, comme Il le faisait pour les saints de l’Ancien Testament. Par exemple, Jean-Baptiste, qui n’a pas reçu le baptême dans le Saint-Esprit, et qui n’appartenait pas à l’Eglise baptisée du Saint-Esprit, a vécu et a exercé son ministère «comme une lampe qui brûle et qui luit» (Jean 5:35)

«Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui» (Apoc. 12:7-9).

Après l’enlèvement du fils mâle, qui est l’Eglise, il y aura une guerre dans le ciel entre Michel et ses anges, et le dragon et ses anges. Le dragon et ses anges seront précipités sur la terre. Le dragon ne peut pas travailler efficacement en dehors d’un corps humain, de préférence le corps d’un homme qui lui est entièrement consacré. Il trouvera cet homme en la personne de l’Antichrist, qui satisfera joyeusement tous ses désirs, et par le moyen duquel il inaugurera un règne de terreur, encore appelé la grande tribulation. Nous le verrons quand nous étudierons le chapitre treize.

«Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit» (Apoc. 12:10).

«Il a été précipité, l’accusateur de nos frères»: Cela signifie que

Satan est jugé dans les lieux célestes, et qu’il est précipité sur la terre, bien que cela ne représente pas son jugement ultime. En tant qu’Eglise, nous avons un rôle à jouer pour préserver notre unité, outre le fait d’être baptisés dans le Saint-Esprit. Paul dit: «Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment» (1 Corinthiens 12:10). Satan hait une telle unité. Son activité dans l’Eglise, en tant qu’accusateur de nos frères, est de provoquer des divisions et de monter les saints les uns contre les autres. Avertissant les Galates de se tenir en garde contre les subtilités de Satan, Paul leur écrit: «Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair» (Galates 5:15,16). Satan tente de dévorer le fils mâle en causant des divisions, par la haine, les disputes, l’envie, etc..., afin que tous les membres de l’Eglise se dévorent les uns les autres. Nous qui appartenons à l’Eglise qui est le fils mâle, efforçons-nous d’être en paix avec tous les hommes et de garder l’unité de l’Esprit.

«Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort» (Apoc. 12:11).

«Ils l’ont vaincu»: Les «vainqueurs» mentionnés ici sont le fils mâle qui a été enlevé «vers Dieu et vers son trône.» Ceci est évident parce que personne n’a été mentionné jusqu’ici comme ayant vaincu le dragon. Le verset 17 de ce même chapitre mentionne cependant un autre groupe, appelé «le reste de sa postérité.» Ce sont les martyrs de la tribulation, qui refuseront d’adorer la bête ou son image, et de recevoir sa marque (Apoc. 20:4), et qui ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau (Apoc. 7:14). Cependant, ils ne sont pas les mêmes que les vainqueurs mentionnés dans ce verset 11.

Au verset 10, Satan est appelé «l’accusateur de nos frères.» «Ils l’ont vaincu par le sang de l’agneau et par la parole de leur témoignage..., » et ils ont été enlevés vers le trône de Dieu, en tant qu’enfant mâle. Paul mentionne ces frères dans Hébreux 2:11, en disant: «Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères.»

«C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps» (Apoc. 12:12).

Pendant ce temps, il y aura une grande joie dans le Ciel parmi les saints, tandis que les habitants de la terre seront véritablement dans une grande détresse, parce que le diable les persécutera.

«Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle» (Apoc. 12:13).

Ce verset nous enseigne que seule la femme est persécutée, car elle représente ceux qui sont restés de l’Eglise, et non l’Eglise tout entière. Ceci parce que la semence de la femme (le fils mâle) a déjà été enlevé dans le Ciel (Apoc. 12:5). Ce n’est qu’après cet événement que Satan est précipité sur la terre, et que la tribulation commence.

«Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent» (Apoc 12:14).

Les «deux ailes du grand aigle» représentent la prière et la louange (2 Cor. 1:11). Paul nous exhorte à persévérer dans la prière, et d’y veiller avec actions de grâces (Colossiens 4:2). Il dit aussi: «Ne vous inquiétez de rien; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces» (Philippiens 4:6).

«Un temps, des temps, et la moitié d’un temps» signifie trois ans et demi. Cela signifie que son séjour sur la terre ne durera que trois ans et demi, c’est-à-dire la première moitié de la tribulation de sept ans.

«Vers son lieu, où elle est nourrie...»: Elle trouvera un lieu de protection préparé par Dieu (Apoc. 12:6), où elle sera nourrie spirituellement et physiquement, pendant une période de trois ans et demi. Elle sera gardée en partie par la loi, et en partie par la grâce (voir les commentaires après Apoc. 15:2,3).

«Et, de sa bouche, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve» (Apoc. 12:15).

«De l’eau comme un fleuve»: Ceci fait référence à la persécution inouïe qui sera causée par les démons qui appartiennent à Satan. En ces jours-là, les habitants de la terre seront possédés par ces démons. Fortifiés par la puissance de ces esprits démoniaques, les hommes persécuteront le reste de l’Eglise. Le roi David, qui avait souffert entre les mains de tels hommes, a dit: «Les liens de la mort m’avaient environné, et les torrents de la destruction m’avaient épouvanté» (Psaume 18:5).

«Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche» (Apoc. 12:16).

Ici «la terre» représente les inconvertis. La terre qui «engloutit le fleuve» signifie que les habitants de la terre se combattront et se détruiront les uns les autres. Ainsi, la femme (le reste de l’Eglise) pourra être préservée d’une destruction totale pendant une courte période.

Nous voyons beaucoup d’exemples semblables dans la Bible. Il est dit que «les fils d’Ammon et de Moab se jetèrent sur les habitants de la montagne de Séir pour les dévouer par interdit et les exterminer; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séir, ils s’aidèrent les uns les autres à se détruire. Lorsque Juda fut arrivé sur la hauteur d’où l’on aperçoit le désert, ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus à terre, et personne n’avait échappé» (2 Chroniques 20:23,24).

«Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus-Christ» (Apoc. 12:17).

Nous remarquons que l’Eglise de Dieu baptisée dans le Saint-Esprit est composée de trois groupes:

1. Ceux qui se portent «vers ce qui est en avant,» et qui courent vers le but, «pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ» (les vainqueurs ou le fils mâle) (Philippiens 3:14). 2. Ceux qui ne grandissent pas à la mesure de la stature parfaite de Christ. Ils sont appelés des «bébés en Christ.» Ils ne seront pas enlevés à la venue du Seigneur. S’ils meurent comme martyrs pendant la tribulation, ils feront partie des «restes de sa postérité.» 3. Ceux qui ont reçu le Saint-Esprit, mais qui ont rétrogradé et qui sont déchus de la grâce de Dieu. Eux non plus ne seront pas enlevés. De toute évidence, ils iront rejoindre l’Antichrist. Les deux derniers groupes forment la femme qui s’enfuit dans le désert, où elle rencontre le dragon qui est furieux contre elle. Mais nous lisons dans ce verset que Satan ne fera la guerre qu’aux restes de sa postérité «qui gardent les commandements de Dieu,» et qui refusent de prendre la marque de la Bête. La femme elle-même recevra la marque de la Bête et rejoindra l’Antichrist et ses adeptes. Mais «les restes de sa postérité,» qui se sont enfin décidés à rester fidèles à Dieu durant la première moitié des sept années de tribulation, résisteront à l’Antichrist, et périront comme martyrs. Ils ne seront pas tous rassemblés en un seul lieu, mais ils seront répartis sur toute la terre. Lorsque le «signe du Fils de l’homme» apparaîtra dans le ciel, ils seront tous rassemblés et enlevés. «Alors le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire. Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre» (Matthieu 24:30,31). Ceci est appelé la résurrection des martyrs de la tribulation, et se produira à la fin de la première moitié de la tribulation de sept ans.

C’est à ce moment-là que les yeux des Israélites s’ouvriront pour voir Jésus, «celui qu’ils ont percé,» et qu’ils «pleureront sur lui» et L’accepteront comme leur Messie (Zacharie 12:10). Au même moment, ils rompront leur alliance avec l’Antichrist. C’est à ce moment précis que la persécution des Israélites commencera, que Jérémie appelle le «temps d’angoisse pour Jacob» (Jérémie 30:7).

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Toute pensée captive en Christ ?

14 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Toute pensée captive en Christ ?

Toute pensée captive en Christ ?

II Co. 10: 3-6

R. H. Guignard

Au jour où Noé sortit de l'arche, après le déluge, il bâtit un autel à l'Eternel... il offrit des holocaustes sur l'autel. L'Eternel sentit une odeur agréable et dit en son coeur: « Je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l'ai fait ». Mais il ajouta: « Les pensées du coeur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse ».

Le Nouveau Testament le confirme : « Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c'est ce qui souille l'homme » (Mt. 15 : 18). « Mais c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées » (Mt. 15 : 19). Dieu a pensé dans son coeur. Christ a fait de même (voir Jn 1 :17, 18). Ces enseignements nous amènent à prendre soin de nos pensées, de nos réflexions, de nos jugements. Les versets cités en tête de cet article nous conduisent très loin sur ce chemin.

« Si nous marchons dans la chair (dans notre corps), nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance du Christ » (II Co. 10: 3.5).

« L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais un roseau pensant », écrivait Pascal. C'est une description fort valable, bien que non tirée de la Bible. L'homme pense et pense beaucoup. Créé à l'image de Dieu, l'homme est responsable de sa pensée.

Nous citons à nouveau le texte de Gn. 8: 21 : « Les pensées de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse » ou comme d'autres l'ont traduit: « l'imagination du coeur de l'homme est mauvaise dès sa jeunesse ». L'imagination, ce sont des pensées sur la base desquelles l'homme peut édifier, construire, échafauder, mais quand... n'ayant que quelques pierres, l'on aperçoit devant ses yeux l'image d'une grande maison en dur, c'est de l'imagination. Un verset de Proverbes 18: 11 nous en fournit un tableau: « Les biens du riche sont sa ville forte; ils sont une haute muraille dans son imagination ». Les possessions du riche, tous ses biens matériels sont devenus dans sonimagination sa ville forte, sa forteresse. Il peut s'appuyer dessus, il compte dessus. Il se base donc sur ses pensées, ses déductions, alors que, comme le dit la Parole, il n'est que poussière ! En fait, il s'appuie sur le vent. Il oublie qu'il a un Créateur: c'est là notre leçon.

Si les biens du riche sont devenus « sa ville forte », c'est que, bien souvent, sa pensée s'est portée sur ce point: il en a rempli son coeur. Or, « tout homme devient stupide par sa science, tout orfèvre est honteux de son image taillée, car ses idoles ne sont que mensonge... » (Jé. 10: 14). L'étendue ou la masse des projets que peut concevoir le cerveau de l'homme est sans limite. Que de possibilités pour le bien ou pour le mal !

C'est ainsi que nous sommes invités à prendre garde à nos pensées. Plus que cela, à dominer nos pensées.

L'apôtre démontre ensuite que toute pensée doit être amenée à l'obéissance à Christ et à reconnaître son autorité. Une condition qui ne doit pas échapper à notre attention, c'est que nous devons être décidés à écouter et à obéir en toutes choses (sous-entendu obéir à Dieu et à Christ, voir le v. 5).

L'apôtre reprend la même pensée au v. 3 du ch. 11 : « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa subtilité, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ ». Par cet avertissement, nous saisissons que notre faculté de penser, de raisonner est précieuse. Le serpent « séduisit », trompa Eve. Aujourd'hui, il continue de même façon. Il cherche à dominer le coeur et le cerveau de l'homme, ne serait-ce que partiellement et momentanément. Il surveille de préférence le chrétien. Avec tous ses anges déchus, il est capable de suggérer ses pensées et il le fait. Comment cela ? Effectivement, c'est son moyen le plus facile, le plus courant pour intervenir dans la vie du croyant, comme de l'incroyant. Il faut que le chrétien en soit bien conscient: l'ennemi nous attaque de même manière et nous ne sommes souvent pas sur nos gardes. Il cherche à corrompre notre foi, nos décisions, nos conclusions, etc.

Dans II Co. 11: 4, l'apôtre rend attentif tout enfant de Dieu que l'ennemi peut nous présenter

« un autre Jésus », « un autre esprit », « un autre évangile »,

et cela par le moyen de faux apôtres, d'ouvriers trompeurs, qui prétendent être des apôtres de Christ. Ainsi, constamment, nous devons être sur nos gardes, non seulement quant à la personne de Christ, comme le recommande l'apôtre, mais pour toute décision à prendre dans la vie courante.

A ce stade, presque tout commence par une réflexion. Comment faire ? Soumettre toute pensée à l'approbation de la Parole écrite, et à Dieu dans la prière. Ne jamais se précipiter. Ne jamais obéir à une pensée qui frappe brusquement notre attention (pensez à Eve). L'ennemi connaît nos points faibles, les failles de notre position de défense. Il connaît la Bible, mieux que nous ! Facilement, il peut suggérer une phrase, un commandement de l'Ecriture, aussi une bonne action, une parole d'encouragement (et pourtant cela n'en est pas une si c'est l'ennemi qui la suggère).

Dieu nous parle par sa Parole. Il nous laisse le temps pour prier et connaître si c'est Lui qui parle. La Parole écrite nous a été donnée par le Saint-Esprit. De plus et de temps à autre, il parle directement aux croyants, mais c'est rare. D'ailleurs, il ne se contredit jamais. La Parole est pour nous la règle divine; nous devons nous y référer.

Autre problème:
celui de nos mauvaises pensées personnel
les.

Prenons par exemple la convoitise, faute grave, essentiellement intellectuelle; nous citons le verset 4 de II Pi. ch. 1 :

« Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par se propre goire et par sa vertu; celles-ci nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ».

La pensée exprimée par ce dernier mot représente une puissance parmi les plus opposées à l'esprit de justice et d'amour que dévoile la Bible. Eve convoita plus et mieux qu'un fruit: elle crut que, effectivement, ce fruit était précieux pour « ouvrir l'intelligence ! » L'Ennemi avait fait miroiter cette perspective devant ses yeux: « Vous serez comme Dieu ». Elle tomba dans le piège.

Certainement à la création, Dieu avait-il donné à la femme de l'intelligence, en vue de tout son travail et de sa marche en communion avec l'homme. Mais Dieu n'avait pas trouvé bon de lui révéler certaines conditions dans lesquelles elle allait avoir à vivre. C'était pour son bien et celui de son époux. Il semble bien qu'Eve ait été trompée par surprise - c'est là une leçon que nous avons à apprendre. Le péché avait franchi la porte, celle de son coeur.

On peut convoiter beaucoup de choses: intellectuelles, sentimentales, corporelles, charnelles, matérielles. On peut désirer ardemment ce qu'on n'a pas. Et ne pas se contenter de ce que l'on a ! De ce que le Créateur nous a imparti, donné. Vous avez lu plus haut qu'il faut « fuir la corruption qui est dans le monde par la convoitise ». FUIR, fuir.

Par contre, nous sommes invités à « devenir participants de la nature divine ». Si Dieu nous assure « les plus grandes et les plus précieuses promesses », alors pourquoi vouloir davantage ? L'Ennemi sait vous promettre davantage. Il offre un chemin pour aller plus facilement jusqu'à Dieu, des capacités intellectuelles améliorées, une jouissance immédiate, une paix nouvelle au cours de la prière ! Mais la Parole de Dieu nous avertit. Nous avons un devoir: amener toute pensée captive à l'obéissance de Christ.

Comment alors?

« Nous ne combattons pas selon la chair » (II Co. 11: 3). Le chrétien ne combat plus selon les méthodes héritées de sa vie passée, selon les usages du monde et de la politique des hommes. Ses armes sont spirituelles, puisées à la lecture de la Parole, par l'étude, la méditation. La pensée et le jugement, nourris de cette Parole, sont en communication, non avec « l'esprit du monde, mais avec l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce » (I Co. 2:12). Le chrétien fidèle sera alors capable de « renverser les raisonnements » (les imaginations), capable de dominer et, par conséquent, d'éliminer ce qui est pure imagination, création de la pensée humaine, charnelle et non spirituelle.

Remplacer la pensée née de la chair par une telle basée sur la Parole, c'est donc au départ un acte de volonté. Il est fait appel à notre décision, éliminant « toute hauteur », tout orgueil, toute prétention humaine, qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons, avec l'aide de Dieu, toute pensée « captive » à l'obéissance due à Christ, notre Sauveur.

Lien : http://www.promesses.org/arts/46p124-127f.html

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Vivre dans un monde en mouvement

7 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Vivre dans un monde en mouvement

Vivre dans un monde en mouvement

L'évangélisation d'homme à homme

L'Eglise des Castors, qui est l'Eglise évangélique des Frères la plus importante de la capitale, Bangui, offre un modèle unique pour l'étude de l'évangélisation. Ce n'est pas un missionnaire occidental qui l'a créé, mais un pasteur africain. Il l'a appelé EVANGELISATION DE QUARTIER.
L'Evangélisation de Quartier est l'enfant né du cerveau du pasteur Noël Gaiwaka. Son Eglise l'Eglise des Castors de Bangui - a connu une histoire remarquable de croissance, lente mais régulière. Peu après sa création en 1954, l'Eglise s'est rendu compte qu'il serait nécessaire et très valable d'adopter une limite optimale de croissance. Le pasteur aussi bien que les fidèles ont cru dès le départ au modèle biblique de « divisez et multipliez », principe qui a fait ses preuves.
La première église « filiale » est née 3 ans plus tard. Par la suite, à chaque fois que l'église atteignait sa limite optimale, on créait une nouvelle église. En 1972, l'église avait ajouté 7 « enfants » à sa famille, avec au total 5000 fidèles assistant au culte, soit une croissance annuelle nette de 267 en moyenne pour les 18 premières années de son histoire.
Puis, en 1972, une évolution remarquable a eu lieu dans le modèle de croissance de la famille de l'Eglise des Castors. Au cours des trois années suivantes, quatre églises « familiales » supplémentaires ont été créées dans la ville, et le nombre total des fidèles assistant au culte est passé à plus de 8000 - une croisance nette de 1000 par an pour les trois dernières années. Ceci constituait presque quatre fois la croissance annuelle nette pendant les 18 années précédentes.
L'idée a germé dans Le coeur du pasteur Gaiwaka au cours d'une période où la croissance des Eglises des Frères dans l'Empire Centrafricain s'était presque - complètement immobilisée. De 1969 à 1972, les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre église et mission. Il y avait de graves divisions au sein de la dénomination. Alors, au milieu de cette période de malentendus et de problèmes, une campagne d'évangélisation a été lancée dans tout le pays en 1970 et 1971, regroupant dans la coopération les cinq dénominations évangéliques du pays.
Bien que la campagne ait eu pour plusieurs des groupes des résultats positifs importants, en fait la plupart des églises de la dénomination des Frères n'en ont tiré que peu ou pas de fruit durable. Les raisons semblaient évidentes: D'abord, la condition spirituelle des églises, dûe aux tensions existantes. Et, en second lieu, le manque de suivi adéquat dans la planification, la préparation et les procédures de la campagne.
En 1968, le nombre des membres des Frères avait atteint une pointe de 60000 (dans l'ensemble du pays). Cependant, durant les tensions des 4 années suivantes, on n'a pas sorti de rapports statistiques et aucun n'était disponible. Quand finalement les problèmes ont été résolus à la Conférence générale en 1972 et que l'on a à nouveau rassemblé des données statistiques, on s'est aperçu que la dénomination avait eu une croissance de zéro au cours des 4 dernières années. Le nouveau total était exactement le même qu'en 1968: 60000.
Toutefois, les résultats de la campagne nationale parmi les églises des Frères n'ont pas été négatifs dans l'ensemble. Deux points forts de la campagne ont eu un effet salutaire à la fois sur la dénomination dans son ensemble, et sur l'Egise des Castors en particulier, bien que le pasteur Gaiwaka n'y ait pas lui-même participé.
L'une des forces de la campagne était l'accent mis sur l'évangélisation d'individu à individu ainsi que sur l'utilisation d'une littérature adaptée à la culturecomme instrument efficace d'évangélisation. Ceci exigeait que tous les membres soient totalement engagés et soigneusement formés.
On a noté qu'une grande campagne comme celle-là peut constituer un substitut ou un stimulant pour faire s'engager l'église dans la tâche d'évangélisation. Et pour le pasteur Gaiwaka, la campagne nationale a été un extraordinaire stimulant. Bien qu'il n'y ait pas participé, il s'est mis à voir en elle un potentiel illimité d'évangélisation, en ce qu'elle mobilise et motive les gens pour en gagner d'autres à Christ et les amener dans la communion de l'église.
En mettant dans leurs mains un outil efficace et en leur apprenant à s'en servir, en faisant d'eux des disciples dans l'art de l'évangélisation d'homme à homme, le pasteur Gaiwaka a découvert une nouvelle énergie atomique spirituelle qui, si elle est mise en valeur comme il faut, pourrait résulter en une explosion évangélisatrice dans sa propre église et dans l'évangélisation d'une ville toute entière pour Christ.
« Pendant des années », a-t-il témoigné lors de la séance de travail sur Evangélisation / Croissance de l'Eglise tenue en mars 1976, « j'ai pensé que le travail du ministère, et en particulier d'évangélisation, était le travail du pasteur. Mais j'ai changé totalement d'orientation. Comme il a été indiqué si nettement dans Ep. 4:11,12, c'est le travail de l'église toute entière. Ma tâche est d'en équiper les membres pour qu'ils évangélisent par l'exemple et par le précepte ».
C'est ce changement d'orientation né de la stratégie de la campagne nationale d'évangélisation qui a constitué le tournant décisif. Mais ce changement d'orientation comportait plus que le simple fait de mobiliser et de motiver ses fidèles, ou d'en faire des disciples pour évangéliser. Le pasteur Gaiwaka a réalisé que cela exigerait une préparation minutieuse et beaucoup de prières.

Premièrement, il s'est donné comme objectif d'atteindre la ville entière pour Christ. Les observations qu'il avait faites sur la récente campagne l'ont amené à croire que le moyen le plus efficace pour le faire se situait sur une base de formation de disciples d'individu à individu. Mais ceci exigeait le recrutement et la formation de tous ses membres.

Deuxièmement, il s'est rendu compte que cela ne pourrait se faire d'un seul coup, en une seule réunion d'évangélisation de masse. Pour que son but soit atteint, il fallait que ce soit fait par l'église elle-même et non par un évangéliste venu de l'extérieur. Pas même le pasteur. Mais les gens eux-mêmes - tous participant systématiquement à la tâche de gagner la ville pour Christ. Et il fallait que ce soit fait par étapes.
Du point de vue administratif, la ville de Bangui est divisée en sections nettement délimitées, appelées quartiers. Pourquoi ne pas utiliser ces limites pré-établies, a-t-il pensé, et organiser notre objectif dévangéisation autour des quartiers de la ville déjà existants ?

Troisièmement, le pasteur Gaiwaka s'est rendu compte qu'une évangélisation à longue portée suivant le modèle du Nouveau Testament doit avoir comme résultat à la fois de rattacher les convertis à des assemblées existantes et de donner naissance à de nouvelles assemblées. Sinon, la tâche d'évangélisation n'atteint pas son objectif. La stratégie des quartiers fournissait un cadre naturel pour réaliser ce double objectif. Il fallait qu'il édifie à partir du noyau de membres de chaque quartier. Il fallait qu'il en fasse des disciples de façon qu'ils fassent à leur tour des disciples dans leur voisinage immédiat. Et il devait aider à la fois les communiants et les convertis à comprendre les rapports et les responsabilités que Dieu leur assigne à l'égard de l'assemblée filiale novice dans leur propre quartier. L'implantation d'assemblées devait devenir un des objectifs du processus d'évangélisation.

A l'invitation du pasteur Gaiwaka, le missionnaire Don Hocking lui-même a participé à l'une des campagnes du quartier. Voici comment il décrit la stratégie en six points du pasteur Gaiwaka:

1. Elle a eu comme point de départ le pasteur.
En fait, en raison de l'importance numérique de l'Eglise des Castors, il y a 4 pasteurs. Deux d'entre eux sont chargés des réunions en Sango, la langue véhiculaire de l'Empire Centrafricain, et les deux autres des réunions en français, qui est la langue officielle du pays. Le pasteur Noël Gaiwaka étant le plus âgé, il est ce que l'on pourrait appeler le pasteur principal.
Ensemble, ces 4 pasteurs ont mis au point la stratégie, coordonné les préparatifs, et préparé le terrain longtemps à l'avance par des messages sur l'évangélisation un enseignement sur la formation de disciples, la prière organisée et l'engagement de tous les membres. Lorsque la campagne dans le quartier suivant était annoncée, chaque membre de ce district prévoyait la responsabilité particulière qu'il y aurait. Et chacun des 4 pasteurs les aidait à s'y préparer.

2. Elle a été centrée dans un lieu de réunion spécifique.
Il y a dans chaque quartier une petite chapelle où les chrétiens se rassemblent chaque matin pour prier. Le dimanche, bien sûr, ils vont à l'église principale pour le culte. Ces chapelles sont petites et peuvent contenir au plus peut-être 100 personnes. L'Eglise des Castors peut contenir environ 1700 fidèles.
D'une manière très naturelle, les chapelles de quartiers offrent un point d'identification et de continuité à long terme pour la congrégation naissante. Alors que dans le Nouveau Testament un bâtiment ou un lieu de réunion n'est jamais appelé l'ecclesia. (église), le corps local de Christ est cependant toujours identifié avec un lieu de réunion spécifique désigné par sa situation géographique, c'est-à-dire l'Eglise de Corinthe, l'Eglise dans la maison de Philémon, etc.
Le pasteur Gaiwaka a trouvé que ces chapelles étaient extrêmement importantes comme centres de rassemblement, non seulement pour la prière, mais également pour l'enseignement, le culte, l'objectif d'évangélisation, ainsi que la naissance et le développement de l'assemblée embryonnaire.

3. Elle engageait systématiquement les membres dans une semaine intensive d'évangélisation.
Le lundi matin, ils se réunissaient dans la chapelle pour prier. L'après-midi, ils y retournaient pour y recevoir inspiration, et enseignement. Ceux qui n'avaient pas la possibilité de se réunir à ce moment-là, on prenait leur nom et on organisait pour eux une autre séance de formation. Mais tous étaient engagés.
Après les chants et la prière, et une lecture édifiante de la Parole, chacun écrivait son nom en haut d'une feuille de papier en laissant la place pour les noms de ceux qui étaient susceptibles d'être amenés par lui à Christ. Chaque jour suivant de la semaine, le pasteur « fait l'appel ». On fait le point des progrès accomplis. On ajoute le nom de ceux qui sont venus à Christ le jour précédent, après s'être occupé de chacun individuellement.
Ensuite, les pasteurs font un cours sur la manière de gagner les âmes et sur l'utilisation des documents écrits préparés spécialement à cette intention. A la fin, les membres se divisent en groupes de trois pour la prière, après laquelle le pasteur et les fidèles sortent avec la ferme espéreance que, tandis que certains planteront et que d'autres arroseront; Dieu fera certainement croître. Tel est le processus qu'ils ont suivi tout au long de la semaine.
Chaque après-midi, ils revenaient rendre compte de leurs activités. Il était stupéfiant de les voir amener avec eux de nouvelles personnes. Au lieu de 20, ce sont soudain 30, puis 50 personnes qui assistent à la réunion. A la fin de la semaine, la chapelle était comble, plus de 100 personnes étant présentes. La majorité d'entre elles avaient été amenées à Christ au cours de la semaine.
Les gens partaient et revenaient avec de nouvelles personnes. On avait donné à chacun une carte de 7,5 x 12,5 cm sur laquelle il écrivait le nom de 6 amis non chrétiens. Deux jours plus tard, certains revenaient avec les 6 amis et réclamaient une autre carte « 6 amis ».

4. Elle a rendu les gens responsables vis-à-vis d'autres dans le Seigneur,
en quelque sorte des rapports de « grand frère » à « petit frère.. Lorsqu'une personne est gagnée à Christ et amenée dans la chapelle, son nom est inscrit sous celui de son « grand frère ». Celui qui a pris la responsabilité de l'amener là et de le conduire à Christ est à présent également responsable de la croissance et de l'éducation de son « frère cadet » en Christ. Cette délégation de responsabilité envers le chrétien « cadet » est l'un des traits les plus significatifs du concept d'évangélisation de quartier et, peut-être plus que toute autre chose, il est la raison du pourcentage élevé de « fruit qui demeure » (Je 15:16).

5. Le point culminant s'est situé le soir du dernier samedi, avec une grande fête.
Après la semaine intensive d'évangélisation, tous les chrétiens, y compris ceux qui avaient mis leur confiance en Christ durant la semaine, se sont rassemblés pour un moment de fête et de communion fraternelle. Ensemble, ils ont adoré Dieu en chantant, en priant et en tirant de la Parole un encouragement. Sans façon, ils ont pris une tasse de café ou une boisson fraîche, des makala (sorte de beignets) et des fruits, et ils ont rompu le pain ensemble ainsi que dans le Nouveau Testament. Ils ont vécu dans leur quartier un nouveau type d'appartenance mutuelle, et d'appartenance à Christ et à Son Eglise.

6. La stratégie comprenait un programme à long terme de suivi et de contiunité.
Tout nouveau converti a fait tout de suite partie d'une des classes organisées à l'avance pour la préparation au baptême. Tout nouveau converti a reconnu que « accepter Christ » signifiait faire partie de Son Corps visible - son association locale de croyants. En « recevant la Parole avec joie », ils ont été « baptisés » et « ajoutés » à la nouvelle assemblée. Et ils ont persévéré en « enseignement », « communion fraternelle » et « évangélisation »... « Et le Seigneur ajoutait chaque jour à lEglise ceux qui étaient sauvés » (Actes 2: 41-47).

CE PLAN AVAIT DE NOMBREUX AVANTAGES:

- L'organisation de la campagne était facilitée par les divisions pré-établies de la ville.
- Il y avait des membres de son église qui vivaient dans pratiquement tous les quartiers, fournissant ainsi un noyau d'évangélisation dans chaque secteur de la ville. Il pouvait édifier sa stratégie autour de ces noyaux.
- Les quartiers eux-mêmes étaient constitués de goupements homogènes à l'intérieur desquels les rapports naturels se prêtaient à une évangélisation d'individu à individu. Les membres des tribus qui migrent vers la ville tendent à s'installer parmi leurs propres congénères. Ils se sentent à l'aise parmi eux. Et ils sont acceptés naturellement, ce qui ouvre la porte au témoignage et à la formation de disciples. L'évangélisation « par quartiers », le pasteur Gaiwaka le savait, tiendrait compte des gens eux-mêmes qui vivent dans ces secteurs; des disciples faisant des disciples à l'intérieur du contexte de leur sphère d'influence et de leur style de vie individuel. Ceci constitue à son avis Le pilier de la moisson d'évangélisation.
- La stratégie d'évangélisation quartier par quartier a fourni un moyen excellent de mesurer les réalisations. Elle a permis au pasteur et aux fidèles de savoir quand une phase de la poussée d'évangélisation était terminée et qu'une autre commençait. Dimanche après dimanche, l'assemblée des Castors pouvait suivre les progrès accomplis. Ils se sentaient participer à l'ensemble de la poussée d'évangélisation. Comme on avait prévu pour chaque quartier une semaine d'efforts d'évangélisation, on recrutait les membres habitant dans ce district. Ainsi, chaque membre avait un rôle à jouer dans la stratégie couvrant toute la ville.

LES RESULTATS

de cette nouvelle stratégie d'évangélisation ont été très encourageants.

Premièrement, elle a eu pour résultat de faire s'engager un grand nombre de personnes dans l'évangélisation. Pas tous, mais certainement la majorité (plus de 50 % des membres de l'Eglise des Castors) ont participé à la série de campagnes, qui a duré un an.

Deuxièmement, elle a eu pour résultat une tentative systématique pour atteindre la ville entière pour Christ. Il y a eu à présent une campagne dans chaque quartier. Et les habitants de chaque partie de la ville ont été confrontés aux exigences de Christ.

Troisièmement, elle a eu pour résultat une croissance certaine de l'église. Le nombre de fidèles assistant au culte du dimanche dans toute la ville a passé de 5000 à 8000, soit un taux de croissance de 60% De plus, depuis le début du programme, 4 nouvelles églises des Frères ont été créées par l'assemblée des Castors: Garamba, Yembe Trois, Bimbo et Bangui Mporo.

Quatrièmement, elle a eu pour résultat l'initiation à un programme de formation de disciples dans lequel la majorité des membres ont été, ou sont actuellement, formés à faire des disciples. Ils viennent à présent au culte du dimanche non en tant qu'observateurs, mais en tant que participants à la véritable « raison d'être » de l'église, à savoir faire des disciples.

Cinquièmement, elle a eu pour résultat de pousser toute la dénomination à entreprendre un programme d'évangélisation passionnant et productif qui a vu 22 000 personnes venir à Christ en 7 mois, de juillet 1975 à février 1976. Environ 40 % de celles-ci sont devenus des disciples, ont été baptisés et intégrés aux églises locales. Les autres sont encore dans des classes où on leur enseigne la Parole pour les préparer au baptême.

Sixièmement, elle a eu pour résultat la réunion de la séance de travail sur Evangélisation / Croissance de l'Eglise en mars 1976, dont le point culminant a été des projections par la foi pour les 17 églises des Frères y participant, et totalisant 13 275 nouveaux membres et 26 nouvelles églises pour les 5 années à venir. Les pasteurs de ces églises sont retournés dans leurs assemblées locales pour y organiser à leur tour des séances de travail semblables et encourager leurs églises à fixer des objectifs de foi.

Juste avant la séance de travail du mois de mars, le dimanche 29 février 1976 au matin, plus de 800 fidèles avaient assisté au premier culte en français. Au second culte en Sango, il y en avait environ 1700, ce qui fait au total plus de 2500 fidèles assistant au culte du dimanche matin pour l'Eglise des Castors. Si l'on tient compte des cultes des 12 églises, on estime les fidèles à environ 8000 ce matin-là.

Un peu plus d'un mois plus tard, à la suite de la séance de travail, l'Eglise des Castors a mené sa propre séance de travail sur la croissance de l'église dont le point culminant a été la fixation d'un objectif de foi de 6000 nouveaux membres et la création d'une nouvelle église « filiale » au cours des cinq années venir !

(Autorisé par A. E. A. M.)

Lien : http://www.promesses.org/arts/46p139-144f.html

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MARCHER SELON L'ESPRIT

7 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

MARCHER SELON L'ESPRIT

Marcher selon l'Esprit

ou le témoignage d'Elisabeth (Luc 1: 5-25, 39-45, 56-66)

Jacqueline Muston

La venue du Messie est toute proche; bien des prophètes l'ont annoncée des siècles à l'avance. Mais maintenant l'événement qui va bouleverser le monde est à la porte. L'heure de Dieu a sonné. Dans une ville de Juda située dans les plateaux montagneux à l'ouest de la Mer Morte vit un couple âgé, sans enfant, Zacharie et Elisabeth. Ce sont des gens pieux et droits devant Dieu, respectant d'une manière irréprochable toutes les ordonnances du Seigneur (v. 6-7). Zacharie est sacrificateur au temple de Jérusalem. Sa tâche consiste à servir le Seigneur, à accomplir les sacrifices, à enseigner la loi et à consulter l'Eternel pour le peuple. Il est donc un intermédiaire entre Dieu et Israël. Elisabeth, sa femme, est dans l'affliction à cause de sa stérilité. Pour les Juifs, avoir un enfant était une grâce qui les mettait au bénéfice de l'accomplissement de la promesse faite à Abraham et leur permettait d'être un maillon dans la généalogie du Messie. Elisabeth ne connaît pas ce privilège; au contraire, elle est en butte à la médisance de ses contemporains. La stérilité dans la loi Juive était parfois liée au châti­ment, à la punition d'une faute. On peut donc facilement imaginer les raille­ries adressées à Elisabeth. Au sein de cette épreuve, Dieu décide de faire éclater sa gloire. Il révèle à Zacharie la naissance d'un fils (v. 8-23). Peu de temps après, celle qui était dans l'opprobre portera dans son sein celui dont Esaïe annonça la venue en disant: « C'est ici le voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers » (Mt. 3: 3).

Relevons ensemble quelques traits caractéristiques de l'attitude d'Ellsabeth qui a su se laisser remplir et conduire par l'Esprit de Dieu.

1) Humilité.

Elisabeth est enceinte. Pendant cinq mois elle ne sort plus de chez elle (v. 24) - Etrange attitude ! Cette bonne nouvelle aurait dû la pousser à partager avec ses voisins, ses amis. Elle aurait dû s'empresser de raconter aux moqueurs la bonté de Dieu à son égard. Au contraire, elle se cache. Par sa réaction inhabituelle en pareilles circonstances, Elisabeth fait preuve de sagesse et d'humilité. Parler à ceux qui la raillaient ne servirait à rien; ils ne l'auraient certainement pas crue, car ils n'avaient aucune preuve tangi­ble confirmant ses dires. Elle se serait donc exposée à de nouvelles mo­queries. Alors à quoi bon Jeter de l'huile sur le feu ! Elle attend simplement le moment où sa grossesse sera visible. Pendant cette période de retraite, elle se rappelle sans cesse qu'elle est au bénéfice de la grâce de Dieu qui a ôté son opprobe (v. 25). Le moment venu, l'évidence de l'événement sau­tera aux yeux des moqueurs et fermera la bouche des médisants d'une manière plus percutante que tout ce qu'Elisabeth pourrait dire.

Quelle leçon pour nous ! Bien souvent nous sommes pressées de partager des expériences profondes vécues avec le Seigneur (guérison, délivrance, etc.). Et la réaction de nos auditeurs nous déçoit: indifférence, incompré­hension, moquerie... A l'exemple d'Elisabeth, nous aurions avantage à lais­ser parler l'évidence du Seigneur en nous, à permettre à cette expérience de transformer notre être, de devenir visible aux yeux des hommes. Notre témoignage serait ainsi positif, car il aurait la marque indélébile de l'inter­vention toute-puissante de Dieu.

2) Discernement.

Au sixième mois de sa grossesse (v. 36), Elisabeth reçoit la visite de Marie, sa parente. Au moment même où Marie la salue, Elisabeth reconnaît en elle la mère du Seigneur. Elles n'ont rien pu échanger à ce sujet. Marie vient de faire un voyage de trois ou quatre Jours pour rejoindre Elisabeth. Il est donc humainement impossible qu'Elisabeth soit au courant de l'évé­nement. Dieu lui donne une révélation. Par la puissance du Saint-Esprit, elle discerne en Marie, la mère du Sauveur. C'est précisément après avoir été remplie de l'Esprit qu'Elisabeth fait cette étonnante constatation (v. 43). Le Saint-Esprit nous révèle des choses profondes, cachées aux yeux des hommes et inaccessibles à la raison humaine.

Pour sonder la pensée de Dieu en toutes circonstances, nous avons besoin de l'Esprit de Dieu. Par Lui seul, nous pouvons connaître Jésus et demeurer en communion avec Lui. Dieu ne nous appelle pas à croire d'une manière intellectuelle, théorique. Au contraire, il nous exhorte à vivre avec Lui dans une relation d'intimité et désire nous donner des révélations pour nos vies, pour l'Eglise et pour le monde. Pour cela, il veut nous remplir de son Esprit comme Il l'a fait pour Elisabeth

.

3) Obéissance.

Elisabeth met au monde un fils. Le huitième jour selon la coutume juive, l'enfant est circoncis. A cette occasion on lui donne un nom. Le fils ainé portait généralement le nom de son père ou de son grand-père. C'est la raison pour laquelle les voisins et parents veulent nommer l'enfant Zacha­rie comme son père. Mais Elisabeth s'y oppose. L'enfant s'appellera Jean, dit-elle. Eilsabeth a eu le courage de ramer à contre-courant, d'aller à l'en­contre des traditions. Zacharie l'a-t-il mise au courant du nom à donner à l'enfant ? A-t-elle reçu une révélation par l'Esprit ? Le texte ne le précise pas et ce n'est pas l'essentiel. Sans s'inquiéter du qu'en dira-t-on, Elisa­beth obéît à l'ordre du Seigneur.

Il est intéressant de noter l'importance de la signification des noms dans la Parole de Dieu. La famille voulait appeler l'enfant Zacharie, ce qui signi­fie « l'Eternel s'est souvenu ». Mais Dieu avait quelque chose de plus à apporter au travers de cet enfant, d'où l'insistance sur le nom de Jean, « le Seigneur fait grâces ». Le sens du nom Jean est déjà le premier signe de l'avènement du Messie, du Sauveur du monde. En obéissant aux injonc­tions de l'Esprit, Elisabeth, comme Zacharie, entre dans le plan du salut de Dieu. Cette obéissance d'Elisabeth concernant le choix du nom de son fils peut paraître un détail aux yeux de certains. Mais pour Dieu tout est im­portant. Sachons nous aussi obéir dans ce que nous considérons être des détails.

L'exemple d'Elisabeth nous montre combien la marche selon l'Esprit con­siste à accepter d'être conduites sur des chemins non-battus, de sortir des ornières de la routine, de la tradition. Il est donc important d'être perméa­bles à la voix de l'Esprit et surtout d'être prêtes à Lui obéir en dépit des conséquences que cela peut impliquer. Dans la mesure de notre disponi­bilité, le Seigneur nous parle par son Esprit et nous appelle à Lui obéir. L'obéissance dans les moindres détails de nos vies est une exigence de la marche selon l'Esprit.

Si nous sommes prêtes à vivre selon les indications du Saint-Esprit, cette promesse qu'Elisabeth adresse à Marie se réalisera pour nous. Heureuse celle qui a cru, car Dieu ne ment jamais il est fidèle et il accomplit tou­jours ce qu'il a promis (v. 45).

Lien : http://www.promesses.org/arts/46p121-123f.html

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LE FRUIT DE L’ESPRIT

2 Mai 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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LE FRUIT DE L’ESPRIT

30 Avril 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE FRUIT DE L’ESPRIT

LE FRUIT DE L’ESPRIT

Pierre-Yves Charrière

« Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ; la loi n’est pas contre ces choses. » (Galates 5.22-23)

Nous examinerons d’abord les différents sens du mot « fruit » et le rôle de l’Esprit en relation avec ces différentes significations ; puis nous examinerons ce qu’évoque l’allégorie du « fruit de l’Esprit » ; enfin nous regarderons brièvement les différents aspects de ce fruit.

A. Qu’est-ce qu’un fruit ?

Considérons trois sens du mot « fruit » :

• organe végétal succédant à la fleur et protégeant la graine ;

• aliment sucré produit par un arbre ;

• au sens figuré : résultat, bénéfice, but (« il récolte le fruit de son travail »).

Un fruit, comme porteur de graines et comme aliment, vise deux finalités évoquées dans le récit biblique de la création :

1. Transmettre la vie et la disséminer (le fruit a le sens de « porteur de graines ») : « Dieu dit : Que la terre produise […] des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. » (Gen 1.11) Le fruit protège les graines, puis les dissémine. Par exemple, une noix de coco flotte, et, en échouant sur un rivage lointain, peut faire germer un cocotier.

Dans un sens figuré, ces graines de vie ainsi semées sur toute la terre évoquent le résultat du travail de l’Esprit : il produit d’abord là où il le juge bon (il souffle « où il veut ») une conviction de péché qui conduit à accepter le salut en Jésus-Christ (Jean 16.8). L’Esprit peut alors transmettre la puissance d’une vie éternelle (Jean 3.5 ; 6.63).

2. Entretenir, fortifier la vie (le fruit a alors le sens d’aliment, de nourriture). Adam a entendu autrefois la voix de Dieu : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin » (cf. Gen 2.16) et depuis, l’homme se nourrit de tous ces fruits délicieux qui désaltèrent et fournissent de l’énergie. De tous ces fruits sans lesquels nous manquerions de vitamine C, nourriture essentielle pour notre santé (entre autres pour éviter la maladie du scorbut !) Non seulement les fruits entretiennent la vie de l’homme, mais ils procurent aussi un plaisir renouvelé par leur immense variété en goût, en consistance, en couleur, en taille, etc.

De même, la vie de l’homme intérieur doit être renouvelée : « Qu’il [le Père] vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur » dira Paul (Éph 3.16). « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. » (Gal 5.25)

B. L’allégorie du « fruit de l’Esprit »

L’expression « le fruit de l’Esprit » est en relation avec le sens figuré du mot fruit (résultat, bénéfice, but).

L’action de l’Esprit dans le croyant a donc pour « but » les neuf caractères énumérés en Galates 5.22 : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi.

Le choix inspiré du terme « fruit » est magnifique ! Paul reprend le terme que Jean-Baptiste ou le Seigneur lui-même avaient déjà utilisé dans son sens figuré : « Produisez donc du fruit digne de la repentance. » (Mat 3.8) « Tout bon arbre porte de bons fruits » (Mat 7.17)

Un FRUIT

Le fruit de l’Esprit est différent des dons de l’Esprit, lesquels sont accordés à différents chrétiens, à des moments choisis par Dieu (1 Cor 12.7-11). Par contre, le fruit de l’Esprit doit être porté par tous les chrétiens de tous les temps !

Mais ces caractères ne sont pas « portés » d’une façon automatique. Comme pour l’arbre, des conditions sont nécessaires, que le Seigneur précise à ses disciples : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. » (Jean 15.5)

La fragilité de certains fruits peut évoquer aussi la fragilité de notre relation avec Dieu. Le fruit de l’Esprit pourrait-il disparaître ? « N’attristez pas le Saint-Esprit » enjoint Paul (Éph 4.30). Le contexte de cette exhortation indique comment ne pas attrister cet hôte divin en nous : par une vie droite, honnête, communiquant la grâce, sans amertume, dans un chemin de pardon et d’amour. Paul évoque aussi un cœur disposé à la prière et à la reconnaissance, et l’abstention de toute espèce de mal quand il écrit : « N’éteignez pas l’Esprit. » (1 Thes 5.19)

Comme le sarment de vigne « porte » la grappe de raisin, le chrétien « porte » ces caractères produits par l’Esprit ; le fruit est vu comme le résultat direct de la vie de Christ (la sève) dans le chrétien (Jean 15.1-8).

Nous avons tous, certainement à des degrés divers, des capacités naturelles, mais limitées : par exemple, les uns auront plus de douceur ou de patience que d’autres… L’Esprit saura sans doute utiliser ces capacités, mais fera en sorte qu’elles soient transcendées, et subsistent même au travers d’épreuves trop grandes pour nos forces naturelles.

Un fruit issu DE L’ESPRIT

Il est donc le résultat d’une action surnaturelle de Dieu en nous. Dieu souhaite nous rappeler que les caractères du fruit de l’Esprit sont le résultat, non de nos efforts ou de nos œuvres, mais de la présence du Saint-Esprit en nous.

Paul donne aux Éphésiens une autre description du fruit de l’Esprit (appelé ici le « fruit de la lumière »), qui complète bien celle donnée aux Galates : « Maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. » (Éph 5.8-9) À la liste des neuf caractères du fruit de l’Esprit de Galates 5, s’ajoutent donc la justice et la vérité. (D’ailleurs, l’absence de ces deux caractères aurait été très surprenante !)

UN fruit au singulier, bien que multiple

L’utilisation du singulier suggère non seulement que le Saint-Esprit ne produit qu’une sorte de fruit (il transforme le chrétien pour le rendre semblable à l’image de Christ), mais aussi que le résultat de l’action de Dieu en nous est globale, harmonieuse, équilibrée dans ses effets. Inutile donc de revendiquer une marche juste et vraie, si nous sommes dépourvus d’amour et de bonté, et réciproquement !

Un fruit en contraste avec les ŒUVRES de la chair

Par opposition aux « œuvres de la chair » (Gal 5.19-21), on s’attendrait à l’expression « les œuvres de l’Esprit ». Mais l’apôtre parle du « fruit de l’Esprit » pour montrer l’aspect intérieur du développement de la vie nouvelle, dont la source est l’Esprit de Dieu en l’homme.

Les œuvres sont produites par l’énergie humaine. Le fruit pousse quand la branche reste attachée au cep (Jean 15.5). La différence est comparable à celle qui existe entre une usine et un verger ! Dans le contexte de cette comparaison, les « œuvres » de la chair évoquent une activité fiévreuse alors que le « fruit » de l’Esprit évoque un verger paisible.

C. Les différentes facettes du fruit de l’Esprit

Examinons succinctement tous les aspects de ce fruit :

1. L’amour : En Galates 5.14, nous comprenons que toute la loi est contenue dans un seul commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Nous avons tous besoin de l’œuvre de Dieu dans nos cœurs pour aimer vraiment Dieu, notre conjoint, nos frères et sœurs, etc. Et c’est l’Esprit saint qui va verser dans nos cœurs l’amour même de Dieu (Rom 5.5).

2. La joie : La joie qui subsiste au sein de la souffrance ne peut que découler de la grâce de Dieu, comme celle par exemple de la joie de notre salut (Luc 10.20 ; Ps 51.12).

3. La paix : Elle désigne avant tout la paix avec Dieu. Elle nous est acquise par la foi en Christ (Rom 5.1). Si nous avons trouvé la paix avec Dieu, nous devons, par la puissance de l’Esprit en nous, nous efforcer de vivre en paix avec nos frères et nos sœurs dans l’Église (Rom 14.19) pour que l’unité de l’Esprit soit gardée par le lien de la paix (Éph 4.3) ! De même, cherchons à vivre en paix avec tous les hommes (Rom 12.18).

Ces trois vertus évoquent aussi la confiance en notre Père céleste.

4. La patience : Elle décrit la persévérance dans l’épreuve. Être patient, c’est savoir supporter, attendre, faire preuve de sympathie et de compréhension envers notre frère malgré ses faiblesses et ses péchés (Éph 4.2). En puisant dans la patience dont Jésus a fait preuve à notre égard, usons de patience les uns envers les autres (1 Tim 1.16).

5. La bienveillance : Elle est la disposition d’accueillir favorablement dans son cœur l’autre, tel qu’il est. La bienveillance recherche les occasions de faire le bien envers tous les hommes.

6. La bonté : Être bon, c’est être compatissant et faire du bien à son prochain.

Ces trois vertus de Christ — la patience, la bienveillance et la bonté — conduisent tout naturellement au pardon (Mat 18.21-22).

7. La foi ou la fidélité : Être fidèle, c’est être loyal et fiable dans nos affections, nos pensées, nos engagements. La fidélité et la confiance constituent le fondement sans lequel la société, le couple et la famille ne peuvent subsister !

8. La douceur : Souvenons-nous de ce que dit l’apôtre Pierre : « Un esprit doux et paisible […] est d'un grand prix devant Dieu » (1 Pi 3.4). La douceur intérieure est synonyme d’humilité. Un homme humble, animé d’un esprit de douceur, ne se préoccupe pas de son honneur (Gal 5.26), mais il se soucie de l’honneur de Christ (Gal 6.1-2).

9. La maîtrise de soi : Cette vertu consiste à placer notre « vieille nature » pécheresse sous le contrôle de l’Esprit et à ne pas accomplir les désirs de la chair (Gal 5.16). C’est aussi la retenue par rapport à la colère, aux paroles, aux désirs, à la passion pour l’argent ou le pouvoir…

Paul souligne la valeur de ces neuf facettes par une litote : « La loi ne condamne certes pas de telles choses. » (Gal 5.23)

D. La maturité du fruit de l’Esprit

Un fruit a besoin de temps pour mûrir. Minuscule au départ, il se développe, croît lentement et arrive progressivement à maturité grâce aux éléments nutritifs apportés par la sève et à l’énergie des rayons du soleil.

De même, le terme « fruit » évoque une action progressive de Dieu en nous. Dieu nous fait cheminer pas après pas, progrès après progrès. « Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour. » (Pr 4.18)

Comment savoir si le fruit de l’Esprit en nous est « mûr » ? Quels sont nos critères pour savoir si une pêche est arrivée à maturité ? En la pressant ! N’est-ce pas les circonstances difficiles de la vie qui mettent le plus en relief le fruit de l’Esprit ? Tant que tout va bien, il nous semble facile d’être chrétiens. Le fruit de l’Esprit peut donner l’impression qu’il est arrivé à maturité. Lorsque l’épreuve survient, lorsque nous sommes « pressés », nous savons si le fruit de l’Esprit est réellement mûr ou pas. Comment réagissons-nous lorsque nous sommes confrontés à la calomnie, à l’injustice, à une simple contrariété ? Que sort-il du fruit pressé ? Un jus amer de récriminations ? Un jus d’orgueil blessé, de colère ? Un jus de mépris ? Ou un jus fait d’amour, de joie, de patience, d’humilité ?

E. Les bienfaits du fruit de l’Esprit

Quand nous voyons de beaux fruits sur un arbre ou sur l’étalage d’un marché, nous sommes attirés par eux. Ce fut l’expérience de Salomon : « Ce qui attire dans un homme, c’est sa bonté. » (Pr 19.22, Darby) Le fruit de l’Esprit que nous pourrons porter (souvent à notre insu) non seulement nous fera du bien, mais aussi sera bénéfique pour nos proches (notre conjoint, nos collègues de travail, nos frères et sœurs dans l’église, etc.). « Le fruit que porte le juste est un arbre de vie » (Pr 11.30, Semeur). Autrement dit, tout ce qui procède du juste (paroles et actions) est salutaire à ses proches. Quel encouragement pour nous !

F. Un fruit durable

Jésus l’évoque : « C’est moi qui vous ai choisis ; je vous ai donné mission d’aller, de porter du fruit, du fruit qui soit durable. » (Jean 15.16, Semeur) Le bon fruit porté aujourd’hui a produit des conséquences pour l’éternité ! L’habit de toile fine de l’Épouse, dans le ciel, sera constitué des « œuvres justes des saints » (Apoc 19.8) !

L’apôtre Paul dit aussi : « Le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle » (Rom 6.22, Semeur) et nous paraîtrons devant lui « chargés d’œuvres justes, ce fruit que Jésus–Christ aura produit en vous, à la gloire et à la louange de Dieu. » (Phil 1.11, Semeur)

Conclusion

Pour paraphraser une publicité qui vantait les bienfaits d’un yaourt bio, on pourrait dire, à la suite de la description que Paul fait du « fruit de l'Esprit » : « Ce que l’Esprit fait dans votre être intérieur se voit à l'extérieur ! »

L’expression « le fruit de l’Esprit » indique une action :

– surnaturelle de Dieu,

– globale, touchant tout l’être, harmonieuse, équilibrée dans ses effets,

– progressive tout au long de la vie,

– tranquille, paisible, attirante

Que Dieu nous aide à pouvoir dire à notre bien-aimé Sauveur qui vient bientôt : « Tous les fruits exquis [dans ma vie avec toi], nouveaux et anciens : mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi ! » (Cant 7.13, Darby)

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