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LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

27 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

Pendant son ministère terrestre, notre Seigneur avait en une phrase exprimer son amour inlassable pour nous en ces termes : « Jésus leur répondit : Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’œuvre » (Jean 5.17). Etre à l’œuvre exprime l’occupation à faire quelque chose, l’action que l’on mène certainement pour l’atteinte d’un objectif. Alors, le Père continue à travailler et le Fils également disait Jésus. Lorsque nous pénétrons cette parole, nous parviendrons à la connaissance selon laquelle bien qu’assis à la droite du Père dans les lieux célestes, Jésus exerce encore des ministères, ayant sur la terre, exercé d’autres dont il a légué la continuité aux hommes selon Ephésiens 4.11.

Hébreux 4.16 nous dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins ».

Lorsque nous considérons la dimension de ce texte sacré, nous réalisons que dans l'original grec du Nouveau Testament, cette petite expression « dans nos besoins » veut dire « dans nos besoins saisonniers ». Cela veut tout simplement dire que nous pouvons courir vers le trône de la grâce et recevoir au moment opportun, le secours nécessaire dans nos besoins du moment. Il est bien vrai que Dieu sait tout de nous parce qu’Il est Dieu, toutefois, Il m'invite tout de même au trône de la grâce. Au trône de grâce où Jésus est assis à la droite de Dieu, l’accessibilité ne peut être que par Celui que Dieu avait désigné d’avance selon le Saint Conseil de sa Souveraineté à savoir Jésus Christ, lequel rend encore auprès du Père, un certain nombre de ministères pour rendre son Eglise irrépréhensible au jour de l’enlèvement. Nous aborderons ces aspects en cinq points :

1. CHRIST EST NOTRE AVOCAT

Nous lisons dans 1 Jean 2.1-2 : « Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier ».

La compréhension de ce texte nous conduit à reconnaître que Christ est notre défenseur, notre avocat dans le cadre de son sacerdoce. Nous savons bien quel rôle joue l’avocat. Il se lève de temps en temps pour prendre notre défense lorsqu’une accusation est dressée contre nous. Dans une vision, le Prophète Zacharie en fait très bien une illustration. Il démontre dans une vision, Josué avec sur lui des vêtements sales, debout devant les anges : « Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser. L'Éternel dit à Satan: Que l'Éternel te réprime, Satan! Que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N'est-ce pas là un tison arraché du feu? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange. L'ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Otez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête. Je dis: Qu'on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L'ange de l'Éternel était là » (Zacharie 3.1-5).

Le livre d’Apocalypse 12.10, nous lisons : « Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit ».

Nous comprenons alors que Satan vient pour accuser les enfants de Dieu sur divers aspects négatifs de leur vie. L’exemple de Job, de Josué le Souverain Sacrificateur, sont des cas que témoignent les Ecritures Saintes. Satan, se saisissant de nos faiblesses aussi petites soient-elles, trouve des arguments d’accusation exigeant un châtiment qui assurément selon lui, occasionnerait notre destruction totale par un abandon de la confiance en Dieu. Mais Christ se lève et dit au Père : « Oui, c'est vrai, ils ont failli, mais je suis mort pour eux ». Une partie du ministère actuel de notre Seigneur est d'être notre avocat. C'est la fonction qu'Il a pour nous dans les cieux, lorsque nous avons échoué, lorsque nous avons péché. Christ exerce Son ministère d'Avocat après que nous ayons péché, après que nous ayons tout mis sens dessus dessous.

2. CHRIST EST NOTRE INTERCESSEUR

Un texte frappant d’Hébreux 7.25 ressort : « C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur ».

Il est donc évident que le second aspect du sacerdoce actuel de notre Seigneur Jésus est celui d'intercesseur. Christ prie pour nous : « En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2.17-18).

Les deux premier aspects ‘‘Avocat’’ et ‘‘Intercesseur’’ ont une différence en ce que Jésus dans son ministère d’Avocat pour nous intervient après que nous ayons péché, et Il est notre Intercesseur après que nous ayons péché.

Déjà pendant son ministère terrestre, notre Seigneur a exercé ce ministère envers l’Apôtre Pierre : « Le Seigneur dit: Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc 22.31-32).

Il l’a fait devant eux avant de les quitter :

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés parce qu’ils sont à toi (Jean 17.9).

Il a aussi prié aussi pour ses bourreaux :

Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23.34).

Mais quittant le monde, après le sacrifice de la croix nécessaire pour l’expiation des péchés des hommes et la réconciliation de Dieu avec l’homme, élevé dans la gloire, assis à la droite du Père, il entre par l’ascension dans une nouvelle forme du ministère d’intercession en notre faveur.

C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Héb 7.25).

Le Christ-Jésus est celui qui est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous (Rom 8.34).

En tenant compte du contexte de l’activité discontinue du monde des ténèbres, il devient évident que le rôle d’intercession de Jésus pour son Eglise n’est pas en heure, mais continue. Nous dirons 24 heures sur 24 en notre langage spatio-temporel. Si Jésus porte ci fort un tel ministère, qu’en est-il de ceux qui ont ce fardeau dans l’Eglise. N’est pas à cause de la faiblesse des intercesseurs dans l’église que le mal abonde, la vie est dans l’immobilisme spirituel ? Pourtant, Jésus prie pour vous incessamment. C'est merveilleux d'avoir des chrétiens qui prient comme de vrais intercesseurs selon le cœur de Dieu. Combien prient pour leur leader, Pasteur, Missionnaire, leur église locale, l’œuvre de Dieu dans le monde, les autorités sous toutes formes, etc. ? Revenons au programme d’intercession de l’église locale aux normes divines et nous verrons de grands résultats. Organisons souvent des programmes d’intercession en continue et comme Jésus prions 24 heures sur 24 pour tous.

Nous devrons nous encourager les uns les autres lorsque nous avons un problème, priant les uns pour les autres tout en sachant que quelqu'un prie pour nous dans les cieux. Il y a un grand réconfort en cela. Jésus est donc notre avocat après que nous ayons péché, et Jésus est notre intercesseur avant que nous n'ayons commis un quelconque péché.

Elevé dans la gloire Jésus intercède auprès du Père de la même façon que le Souverain Sacrificateur intercédait dans le Temple. Il présente à Dieu un sacrifice, mais qui est cette fois parfait.

Mais l’intercession se trouve encore dans toutes les formes de prière, celle produite par le Saint-Esprit ou celle suscitée par la compassion des croyants.

Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints (Rom 8.26-27).

Priez les uns pour les autres (Jacques 5.16)

Ainsi l’Esprit Saint intercède directement ou indirectement sur la terre en tant que Paraclet qui est à la fois consolateur et avocat.

3. CHRIST EST NOTRE MEDIATEUR

Le troisième aspect du ministère actuel de Jésus est exprimé dans Hébreux 9.13-15 en ces termes : « Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis ».

Christ est le médiateur de la nouvelle alliance. Ainsi donc Jésus est notre avocat lorsque nous avons péché, Il est un intercesseur avant que nous nous ne péchions, Il est médiateur de la Nouvelle Alliance pour que nous ne péchions pas. Cela semble une révélation plus importante si nous réalisons la différence, comprenant le merveilleux plan de la miséricorde divine. Les trois aspects important de Son ministère dans les cieux peuvent être ainsi résumés :

• Si nous péchons, Jésus est notre Avocat.

• Avant que nous ne péchions, Jésus est notre Intercesseur.

• Mais pour que nous ne menions pas une vie de péché, c’est-à-dire être ministre de péché, autrement dit livré au péché) Jésus est le médiateur de la Nouvelle Alliance.

Il doit rester continuellement en notre mémoire que la Nouvelle Alliance, c'est la grâce. Elle nous ouvre un chemin de maturité et de sanctification. Le Saint Esprit a mis l'accent sur Christ comme médiateur de la Nouvelle Alliance et nous sommes des croyants de la Nouvelle Alliance pour vivre en communion avec le médiateur de la Nouvelle Alliance.

En retournant à Hébreux 4.16 qui dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins », Nous saisissons que c'est le seul endroit où nous pouvons courir lorsque l’oppression devient forte et que le péché se couche à notre porte. Et s’il advient que nous avons péché, nous y courons immédiatement pour nous y repentir, pour confesser nos péchés et pour y trouver le pardon. Toujours, le Seigneur vient à notre rencontre comme le père du fils prodigue, répétant les mots de Zacharie 3.1-5. Mais retenons surtout que l'objectif du trône de la grâce est de nous éviter de pécher. La seule barrière entre nous et le péché, c'est le trône de la grâce. C'est le seul barrage entre nous et le péché. De toute façon, si nous nous abstenons d’aller au trône de la grâce, la fatalité est évidente, compte tenu de la faiblesse de la chair et de la fragilité de l’homme. Aucun chrétien ne peut échapper à cela. Nul n'est assez fort pour cela, car voici l'illustration en Galates 6.1 : « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. »

Quelle est la différence entre celui qui est tombé et celui qui est appelé spirituel? L'un a été tenté et l'autre ne l'a pas été. C'est la seule différence. Paul nous dit: « Faites attention parce que si vous êtes tentés, vous pourrez également chuter ». La chose doit être aussi prise au sérieux que le Seigneur nous l’a expressément mentionné dans la prière dominicale : « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Mt 6.13).

En effet, on ne peut résister à la tentation. Aucun chrétien au monde ne pourra rester ferme au jour de la tentation, à moins de courir au trône de la grâce. C’est le seul lieu où comme une batterie faible, notre spiritualité peut reprendre son énergie et exercer pour un temps son autonomie jusqu’au prochain retour au même trône de grâce. Et quand nous oublions souvent de nous y rendre, nous chutons ! Nous devons demander au Seigneur de ne pas nous laisser tomber en tentation ».

4. CHRIST EST NOTRE SOUVERAIN SACRIFICATEUR

Aux regards des Ecritures, nous savons que le sacerdoce tant d’Aaron que de Jésus :

• se préoccupent du péché,

• sont compatissants,

• ont été ordonnés par Dieu.

Toutefois, le sacerdoce de Christ est la réalité, sans péché, et basé sur la promesse de Dieu.

« C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hébreux 10.5-7).

Pendant tout le parcours du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament, la loi de Moïse avaient ancré dans la mentalité les notions de sacrifice expiatoire et de sacrificateur. Cela était une manière pour mieux comprendre le contenu de l’œuvre actuelle de Jésus que l’épître aux Hébreux présente comme étant le Souverain Sacrificateur de la foi que nous professons :

C’est pourquoi, frères saints qui participez à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession de foi, Jésus (Hébreux 3.1). Jésus, notre souverain sacrificateur est de par sa nature différent de Aaron étant compatissant, parfait, vivant, glorifié, suffisant :

Compatissant : En venant sur terre comme un homme, Jésus nous montre qu’il peut comprendre nos combats et nos fautes. Il les a connus, mais il en est sorti vainqueur :

Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans commettre de péché (Héb 4.15).

Parfait : Car s’il a été tenté comme nous en toutes choses, Jésus n’a pas succombé à la tentation. Il était parfait et irréprochable. Satan n’avait rien en lui :

Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel (Héb 5.9).

Vivant : Parce qu’il est ressuscité et qu’il est entré dans une autre dimension de vie, Jésus est toujours vivant pour intercéder pour nous :

C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Héb 7.25).

Glorifié : Par la résurrection et l’ascension, Jésus est entré dans la gloire auprès de Dieu.

Nous avons un souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite de la majesté divine dans les cieux (Hébreux 8.1).

Suffisant : Le sacrifice de Jésus n’as pas besoin d’être recommencé. Il est pleinement suffisant pour notre salut. Le sang qu’il a versé est la garantie de notre pardon.

Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C’est ainsi qu’il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 9.12).

« Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n'a rien amené à la perfection, et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n'a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l'est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek » (Hébreux 7.18-21)

Point de prière :

Père, tu connais notre immense faiblesse qui va jusqu'à ajuster Ta grandeur à notre petitesse. Tu savais que nous allions douter. C'est pourquoi Tu as juré par Toi-même, ne pouvant pas jurer par quelqu'un de plus grand. Revêts-nous de l'assurance, et de la confiance de notre sécurité, étant ancrés au-delà du voile, au trône de la grâce. Pardonne-nous de douter si souvent. Donne-nous l'assurance pour vivre dans ton repos en toute tranquillité et courir la course qui est devant nous. Manifeste cela dans notre cœur et prépare-nous à entrer dans la plénitude de ton ministère présent à la droite de Dieu. Nous le demandons au nom de Jésus. Amen !

5. CHRIST EST NOTRE PRECURSEUR

‘‘Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek’’ (Hébreux 6.19-20).

Nous devons noter que le sommaire d’Hébreux à son chapitre 6 retrace ‘‘la marche vers la perfection’’ en suivant le canevas suivant :

  • Quitter les premiers principes.
  • Les premiers principes expliqués.
  • Aller vers la perfection.
  • Les conséquences fatales de l’apostasie.
  • Exhortation au zèle.
  • L’assurance absolue des promesses de Dieu.

Ce processus peut facilement s’expliquer par :

laissant : Il ne s’agit pas d’abandonner ou de mépriser les doctrines de base. C’est par elles qu’il faut commencer, mais il ne faut pas s’arrêter à elles. Elles sont la porte d’entrée donnant sur le chemin qui mène au salut en Christ.

les éléments de la parole de Christ : Tout comme pour l’expression « oracles de Dieu » en Hébreux 5.12, l’A.T. qui est concerné laisse comprendre que beaucoup de choses qu’il retraçait concernaient Christ, Christ étant venu, il convient de laisser ces éléments là pour suivre Christ. L’auteur a en vue l’enseignement de base de l’A.T. qui préparait la voie au Messie. C’étaient les premiers enseignements relatifs à Christ (Hébreux 6.1-2).

tendons à ce qui est parfait : Ce qui est « parfait », c’est le salut par la foi en Jésus, le Messie. Le verbe « tendons » est au passif, comme pour dire « laissons-nous porter vers le salut ». Cela ne signifie pas que le disciple doit se laisser porter par l’enseignant, mais que tous deux se laissent pousser en avant par Dieu. L’auteur avertit ses lecteurs juifs qu’il n’y a aucune vertu à s’arrêter aux principes élémentaires de l’A.T. et à répéter (« poser de nouveau le fondement ») ce qui n’avait été conçu que pour servir de fondations.

renoncement aux œuvres mortes : Dans l’A.T., se repentir signifiait se détourner des œuvres mauvaises porteuses de mort (Ez 18.4 ; Rom 6.23) et se tourner vers Dieu. Trop souvent les Juifs se tournaient vers Dieu d’une façon superficielle, en se contentant d’obéir à la lettre de la loi pour faire montre de leur repentance. L’homme intérieur restait mort (Mt 23.25-28 ; Rom 2.28-29). Cette sorte de repentance ne pouvait amener au salut (Héb 6.6 ; 12.17 ; Actes 11.18 ; 2Cor 7.10). Sous la nouvelle alliance, la repentance envers Dieu doit se doubler de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ (Actes 20.21). C’est sa mort expiatoire qui nous sauve de nos « œuvres mortes » (Héb 9.14 ; Jean 14.6).

Nous devons garder l’espérance des acquis de la croix, l’usant comme une ancre de l’âme. De même que l’ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme attachée à Christ, le vainqueur de tout temps, vivant dans la victoire qu’il a acquise pour nous. Il a pénétré au-delà du voile. Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Ainsi, Jésus ayant traversé les cieux est entré dans le lieu très saint en présence du Père. Il devient notre les prémices de l’accomplissement de l’œuvre de Dieu à la croix. Nous devrons plus tard y être avec lui et par Lui.

Dr. André CHOUBEU

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LE TEMPS ET L'ETERNITE

27 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE TEMPS ET L'ETERNITE

LE TEMPS ET L'ETERNITE

G. G. Jones

QU'EST -CE QUE LE TEMPS ?

Rom. 13, 11: «...connaissant le temps... ..»

2 Cor. 4, 18: «.les choses qui se voient sont pour un temps

2 Cor. 6, 2: «.Voici, c'est maintenant le temps agréable; voici, c'est maintenant le jour du salut.»

Commençons par un peu de théologie, nous rappelant les exhortations de Paul, en 1 Cor. 14, 20: «.Dans vos entendements, soyez des hommes faits», et de l'apôtre Jean (1 Jean 2, 13) qui s'adresse aux «pères» qui connaissent «Celui qui est dès le commencement.»

DIEU ET LE TEMPS

Dieu est «Infini» et de perfection absolue; qui, parmi nous, peut dessiner un cercle autour de l'Infini? Dieu est hors du Temps et de l'Espace quant à sa nature, sa substance, bien qu'Il tienne compte de l'existence du Temps et de l'Espace à cause de la création qui est soumise à ces deux conditions. Il n'y a pas de «succession» en Dieu, et le temps est dominé par succession. Rien ne peut être ajouté à Dieu pour L'améliorer, ni retiré pour Le diminuer. Nous ne pouvons pas appliquer les mots «avant» et «après» à la nature de Dieu. Il n'y a pas de succession d'idées, de pensées, de sentiments ou de propos en Lui. Il existe dans un «maintenant éternel». Ce qui, pour nous, est passé, présent et avenir, est un éternel PRESENT pour Lui. Si Dieu recevait, comme nous, de nouvelles pensées ou idées, Il ne serait pas en possession de toutes les idées à la fois et, ainsi, ne serait pas OMNISCIENT (qui connait tout), De nouvelles pensées chassent les anciennes, elles sont changées ou oubliées. Nous, les humains, rampons de pensée en pensée et, n'étant pas infinis, nous «grandissons» en connaissance. Celui qui est infini ne peut pas grandir et, avec Lui, il n'y a pas de mots «jadis» et «quand», Mais bien que Dieu n'ait pas de «succession» chronologique, il y a en Lui «succession» logique, et ce que nous appelons «Temps» possède une réalité objective pour Dieu; malgré le fait que tout est un éternel présent pour Lui, Il reconnaît, pour Ses créatures, les divisions du temps en passé, présent et avenir. Le temps a commencé avec la création: nous ne le concevons que par des mesures matérielles. Lorsque Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles, c'était pour servir comme «signes et pour saisons, pour jours et pour années» (Gen. 1, 14); en réalité, Il était en train de «créer» le Temps. Sans l'existence des nuits et des jours, de la lumière et des ténèbres, des marées, du tic-tac des chronomètres ou de l'indication silencieuse des sabliers et des cadrans solaires, nos esprits flotteraient dans une sorte de «maintenant» continuel, plutôt affolant pour les êtres que nous sommes, et qui avons physiquement et moralement besoin du temps et de ses divisions. On peut objecter que la Bible elle-même nous parle de la pré-connaissance de Dieu, de sa pré-détermination, etc., mots qui semblent indiquer passé et avenir. Mais, à proprement parler, cela n'existe pas en Dieu et n'est qu'une condescendance envers nous. Dans les Ecritures, il faut tenir compte de ce qu'on appelle l'anthropomorphisme» (grec: anthropos = homme, morphe = forme, manière) ; Dieu, en effet, se présente sous forme ou manière d'homme lorsque, par exemple, Il «se repentit d'avoir fait l'homme» (Genèse 6.6-7), ou que, «les yeux de l'Eternel parcourent toute la terre» (2 Chron. 16, 9), ou encore lorsque nous lisons: «les paumes de Mes mains» (Esaïe 49, 16), et bien d'autres passages. Dieu est Esprit pur, et il nous est impossible de comprendre ce qu'est un esprit pur. Nous courrions le danger de tomber dans l'abstraction et de nier que Dieu est une vraie Personne, car il nous est difficile d'imaginer une personne sans silhouette, sans membres, etc.

Laissons maintenant ces considérations aux théologiens. Nous les donnons simplement pour «déblayer» en quelque sorte le «terrain».

CINQ POINTS (OU ÉPOQUES) IMPORTANTS DANS LE TEMPS

1) Gal. 4,4: «mais, quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé Son Fils». -L'incarnation du Fils de Dieu.

2) Héb. 9, 26: «mais maintenant, dans la consommation des siècles. abolition du péché par Son sacrifice». - La Croix.

3) Matt. 13, 39: «la moisson, c'est la consommation du siècle». - La fin de la dispensation de la grâce.

4) Eph. 1, 10: «l'administration de la plénitude des temps.de réunir toutes choses dans le Christ». - Le Millénium, ou règne de Christ sur la terre pendant 1000 ans.

5) 1 Cor. 15, 24: «ensuite la fin; quand Il aura remis le royaume à Dieu le Père».

Il n'y a pas, en somme, de fin au temps, même au ciel, car les anges eux-mêmes ont eu un commencement et les rachetés se rappelleront sans doute le temps qu'ils ont passé sur la terre. Certaines versions de la Bible citent le mot «temps» au lieu de «délai» (Apoc. 10, 6).

Bien des passages de la Bible nous parlent du temps, même si le mot «temps», ou son équivalent, ne s'y trouve pas. Il y a un temps pour la repentance. Actes 17, 30: «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant à tous les hommes de se repentir». Hébreux 3, 7: «Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs». Il y a un temps pour Satan, pendant lequel il résiste à Dieu et mène les hommes à la perdition, mais Satan aussi saura à un certain moment que son temps est court (Apoc.12, 12).

QUELQUES SYMBOLES DU TEMPS

Fleuve, courant, etc. Le temps, comme un courant irrésistible, nous emporte vers le gouffre de l'éternité. Il n'y a aucun arrêt, ni de possibilité de recul. Ce fleuve du Temps charrie sur toute sa largeur des millions d'âmes immortelles qui descendent, comme une immense cataracte, dans l'abîme sombre et sans fond de l'éternité. Quel naufrage terrifiant se déroule depuis des siècles! Ames sans Sauveur, qui roulent vers la perdition !

Chronomètre. Le Temps est comme une horloge remontée par le Tout-puissant «Horloger»; rien ne peut l'arrêter. C'est une montre dont le tic-tac changera bientôt de rythme; il s'affaiblira pour céder la place à la grande horloge de l'éternité, qui sonnera - peut-être pour beaucoup - le glas. ..Nous voudrions parfois tourner en arrière ces aiguilles, ces engrenages, pour rattraper les années de notre jeunesse!

Pépinière ou Parterre. Nous labourons la terre et y semons en vue de la récolte dans l'éternité.

Chapelet. Le fil représente le temps; nos actes et nos pensées, les perles que nous y enfilons jour après jour. L'ange qui tient le registre de nos actes les égrène au fur et à mesure que nous forgeons sur la terre, au cours des années, notre caractère et notre destinée.

Couloir. Nous le traversons irrémédiablement, en jetant un coup d'œil - ou en entrant même, pour un moment - par les portes situées de chaque côté de ce couloir, tout en enjambant avec difficulté les obstacles qui en jonchent le sol: ce sont les épreuves et les souffrances de la vie; elles précèdent la grande «Sortie».

Salle d'attente. C'est celle de l'éternité, où nous attendons l'appel de l'huissier, la Mort, qui nous introduira dans le cabinet du Juge.

Métier de tisserand. Sa navette va et vient à une vitesse affolante. Nous n'avons pas toujours la possibilité de remplacer les fils cassés ou dont la couleur ne correspond pas au modèle.

Lac. Tandis que nous voguons sur l'eau, les vagues de notre influence vont jusqu'au rivage de l'éternité.

Démolisseur. Le temps a une prodigieuse puissance de destruction. Les anciennes villes de Babylone, Ninive, etc., ainsi que les temples, les palais royaux qu'elles contenaient, ont été effacés par les siècles. Là où les rois régnaient, il ne reste que des ruines où ulule le hibou. Mais, heureusement, il est des choses que le Temps ne peut toucher, telles la pensée et la mémoire; elles continuent et peuvent mûrir malgré lui. Ce monstre, le Temps, dévore ses propres enfants et, comme une sorte d'usurier, nous envoie les heures matinales avec des mains pleines pour donner, mais aussi les heures du soir avec des mains vides pour reprendre. ..

Il y a beaucoup d'autres symboles du Temps, mais le temps (lui-même!) et la place, ici, nous empêchent de les citer.

Dans un prochain article, nous parlerons de la brièveté du Temps et de la nécessité de bien l'employer, etc.

Les lecteurs de PROMESSES ont lu avec intérêt la première partie de l'étude de G. G. Jones intitulée «LE TEMPS ET L'ETERNITÉ». La suite paraît dans le présent cahier. Nous avons le devoir de vous faire part que notre frère nous a quittés en novembre dernier: il est auprès du Seigneur. Anglais d'origine, mais en France pendant de longues années, G. G. Jones avait été fort maltraité durant la dernière guerre, par la puissance occupant ce pays. Depuis, sa santé fortement ébranlée ne s'était plus rétablie.

Ce brusque départ nous prive d'une voix bien nécessaire. Elle manquera à PROMESSES en particulier. Le Seigneur a jugé que la course terrestre de son serviteur était terminée. Que son Nom soit béni.

Nous tenons à exprimer à sa famille, à Madame Jones surtout, toute notre sympathie. Celui qui vient de nous quitter réalise déjà les promesses du Père céleste: Les souffrances du temps passé ici-bas ne se comparent pas à la gloire qui, aujourd'hui, lui est révélée (Rom. 8.18).

I. LA BRIÈVETÉ DU TEMPS

1. Le Temps est court -EN LUI-MÊME

Cela veut dire par rapport à nous-mêmes; il s'agit du temps (moment) que dure notre vie. La vie passe comme un rêve. A ceux qui sont âgés, il semble que les années aient acquis quelque nouveau pouvoir de locomotion: une vitesse accélérée digne de notre époque électronique. Notre vie est comme une vapeur des plus évanescentes (voir Jacques 4. 14-15). Nous ne possédons qu'un seul moment à la fois, et ne sommes jamais certains du suivant.

2. Le Temps est court -PAR COMPARAISON

a) Pour l'œuvre à accomplir. Le Temps semble passer beaucoup plus rapidement si nous sommes très occupés. Nous avons tous à œuvrer ici-bas en vue de l'éternité. Il faut gagner des âmes pour le Sauveur; vivons en vue de la haute destinée qui nous est réservée dans le ciel.

b) Avant le retour du Seigneur. Lire à ce sujet Romains 13. 12-13 et 1 Pierre 4. 7.

c) Face à l’Éternité. Mais pouvons-nous vraiment comparer le Temps à l'Eternité, puisque cette dernière est sans limites? Imaginons une grande salle remplie de sable du plancher au plafond. Une fois tous les 1000 ou 100000 ans, on en enlève un grain. La salle sera vide après un certain laps de temps, naturellement très long, mais qu'est-ce en regard de l’Éternité? A ce moment-là, la durée de celle-ci n'en serait nullement diminuée. Quant à nous, dans quelques années seulement, nous aurons tous disparu de la terre.

II. L'UTILISATION DU TEMPS (voir 1 Cor. 7.29-31)

L'apôtre indique le danger qu'on court à être trop absorbé par plusieurs choses: cercle domestique - peines - joies - occupations et affaires - monde. Ce sont des choses naturelles ou nécessaires, mais temporaires, sur lesquelles il ne faut pas trop fixer nos cœurs, au point de perdre de vue les choses plus importantes de l’Éternité.

Les membres de nos familles (mari, femme, enfants, etc.) ? Endossons les responsabilités, jouissons des joies familiales, mais rappelons-nous les passages de Luc 20. 35-36 et 14. 26, où le Seigneur Jésus utilise un langage très fort. Nous devrions mettre le service et la gloire de Dieu au-dessus de nos familles.

Nos peines ? Ici aussi le texte est clair: «Ceux qui pleurent comme ne pleurant pas» (1 Cor. 7.30). Pour de nombreux êtres humains, les peines d'ici-bas iront se déverser dans les peines éternelles comme une goutte d'eau se jette dans l'océan qui l'engloutit. Il importe d'y réfléchir et de chercher à éviter ces peines-là.

Nos joies terrestres ? Même lecture: «Ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas» (v. 30). L'homme riche de Luc 12. 16-21 se réjouissait et disait: «Mon âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois, mène grande vie.» Le malheureux ne savait pas qu'il n'avait plus que quelques heures à vivre. ..Les joies fugitives de la terre n'auront aucune valeur lorsque la mort arrivera; elles ne devraient pas satisfaire nos cœurs.

Nos possessions ? «Ceux qui achètent comme ne possédant pas» (30). Tous, nous achetons et vendons d'une manière ou d'une autre. Nous échangeons temps, énergie, talents, etc., de «main à main». Nous regardons avec plaisir notre maison, notre ferme, notre voiture et tout ce que nous avons acquis comme étant nôtres...et nous oublions d'acheter «le vin et le lait et les choses grasses» d'Esaïe 55. 1-3.

Nos occupations ? «Ceux qui usent du monde comme n'en usant pas à leur gré» (31). Tout en étant dans le monde, ne soyons pas du monde et ne passons pas notre temps à faire ripaille, à mener un joyeux train de vie, à nous occuper de belles toilettes, etc. Bien sûr, le Créateur nous permet, en tant que créatures, de jouir de ses bienfaits, des loisirs, des récréations, des vacances, des diversions qui rafraîchissent nos esprits et nos corps, mais attention! Utilisons ces loisirs en vue de l’Éternité.

III. QUELQUES INTRUSIONS DANS LE TEMPS

a) Imagination indisciplinée. Elle construit des «châteaux en Espagne», elle rêvasse, spécule, vit de romantisme et de chimères.

b) Occupations frivoles. Ce sont les jeux et les divertissements inutiles. La récréation doit être de saison seulement, et limitée en vue de tonifier l'esprit et le corps. Au lieu de «tuer le temps», comme on dit, faisons-le plutôt mourir d'épuisement par le travail.

c) Organisation désordonnée (!). En manquant d'ordre et de méthode, on gaspille beaucoup d'heures précieuses; on commence une chose et ne la finit pas; on court çà et là sans but précis, avec fièvre, sans achever la tâche qu'on nous a confiée.

d) Temporisation. On remet à plus tard ce qu'il faudrait faire immédiatement. On a bien l'intention de tirer le meilleur parti du Temps, mais - malheureusement - c'est toujours pour l'avenir: l'inconverti renvoie sa conversion à plus tard, le chrétien renvoie à plus tard sa consécration à Dieu. Les disciples ont pu s'étonner des paroles du Seigneur Jésus (Jean 16. 181: «Qu'est-ce que ceci: un peu de temps ? Nous ne savons ce qu'Il dit.» Notre «peu de temps» est pourtant celui des opportunités; les fleuves de grâce coulent, à notre portée, mais ils passent rapidement. Ne tombons cependant pas dans la précipitation en «dépensant» hâtivement le temps, d'une manière désordonnée, en essayant de concentrer sur une seule heure ce: qu'il n'est pas raisonnable de faire en si peu de temps. Pas de paresse non plus, ni de nonchalance dans l'accomplissement de nos devoirs; ne délaissons pas. une chose, par exemple, pour en entreprendre une autre.

Tirons parti du Temps

1) en nous concentrant et en faisant toute chose (ou tâche) à fond, avec le maximum d'attention, et en temps opportun, ce qui nous permettra de faire face à la vie trépidante d'aujourd'hui;

2) avec calme, en évitant toute confusion et nous rappelant qu'on ne peut faire plus qu'une certaine quantité de travail. Il est préférable de. faire PEU de choses à fond que BEAUCOUP avec médiocrité;

3) avec énergie, en y mettant toute notre force. Songeons que c'est le Seigneur qui nous a confié cette tâche.

IV. QUELQUES CARACTÉRISTIQUES DU TEMPS

1) Le Temps est PRÉCIEUX. Il est, avec la vie, le plus grand «dépôt» que nous ayons reçu. Il est la semence et l'éternité en sera la moisson. Un jour que son carrosse était en retard, le grand prédicateur John Wesley gémissait: «J'ai perdu à jamais dix minutes.» Le passage de' l'Ecriture déjà cité ci-dessus dit que «la figure de ce monde passe» (1 Cor. 7). Utilisons donc le monde comme un voyageur utilise l'hôtel où il passe la nuit. Il ne cherche pas à s'approprier cet hôtel, il n'est pas à lui. Il utilise seulement la chambre, les meubles, etc., et temporairement, car le lendemain, il partira pour un autre endroit. Notre «home», notre foyer, n'est pas ici-bas. Nous quitterons bientôt ce monde pour notre «patrie», là-haut.

2) Le Temps est IRRÉCUPÉRABLE. On peut, par le travail, retrouver des richesses perdues; la santé, grâce à la science médicale; une réputation compromise, par un amendement. Mais tout temps gaspillé est à tout jamais perdu, même pour le ciel.

3) Le cours du Temps est IMPERCEPTIBLE. Il glisse en silence. Nous n'en percevons la marche que par la succession des pensées dans nos propres esprits. Nous ne le sentons pas lorsque nous le gaspillons. Si nous pouvions le voir disparaître, comme l'argent qui fuit de nos mains, nous cesserions de le gaspiller. Imaginons un homme emprisonné dans une cellule dotée de quatre murs mobiles qui se referment lentement, mais sûrement, pour l'écraser. Il en est de même de notre vie, avec ses occasions de servir Dieu.

Le Temps nous emporte toujours à la même vitesse; c'est pour cela aussi que nous ne remarquons pas qu'il fuit.

Pendant que j'ai écrit cette dernière phrase, près de 30 personnes sont passées de vie à trépas; les statistiques parlent en effet d'une mort par seconde. La mort fait chaque jour disparaître l'équivalent de la population d'une de nos villes moyennes (90000 âmes). Chaque fois que nous respirons, la porte de l'Eternité s'ouvre et se referme sur une âme qui a passé dans l'au-delà, pour rendre compte de sa vie à Dieu. Pour elle, ce fut «la dernière heure» (1 Jean 2.18). Que notre Dieu nous fasse la grâce de mesurer le Temps et de l'utiliser à profit!

Lien : http://www.promesses.org/arts/3p50-53f.html

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GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

26 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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BABEL AUJOURD’HUI

26 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

26 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

26 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

Pour renoncer à la prière en gardant bonne conscience, nous trouvons aisément des prétextes. Sous forme de conversation, nous dénonçons ces prétextes en suggérant des pistes pour les surmonter. Ainsi, Valério se propose de répondre à Barnabé, inquiet et désemparé. Nous croyons que ces lignes pourront aider ceux qui éprouvent quelque difficulté à prier.

Barnabé – Je suis découragé en constatant combien mon cœur est sec. Ma prière est froide, sans vie, dénuée de ferveur. Elle devient une corvée.

Valério – Cesse donc de regarder à la « sécheresse » de ton cœur. Après tout, peu importe que ta prière soit ceci ou cela, pourvu que tu t’attendes au Seigneur, pourvu que tu te « concentres » sur Jésus. C’est lui qui, le moment venu, éveillera ton cœur. Il te donnera, lui, la ferveur que tu ne peux créer.

Barnabé – Lorsque je m’approche de Dieu, j‘ai l’impression qu’un mur se dresse entre lui et moi. C’est pour cette raison que j’hésite à prier.

Valério – Quand donc cesseras-tu de considérer tes impressions et de jauger ta prière en fonction de ce que tu ressens ou ne ressens pas ? Réfléchis ! Tes impressions négatives sont du domaine de notre Ennemi, trop heureux de te voir éloigné du Seigneur. Une bonne fois pour toutes, sache que tu as une « libre entrée dans le sanctuaire au moyen du sang de Jésus ». (Héb 10.19) Celui qui a « renversé le mur de séparation » par son sacrifice (Éph 2.14) ne veut surtout pas que tu le rétablisses. C’est pourquoi, « passe ce mur » et « approche-toi avec assurance du trône de la grâce » (Héb 4.16). C’est l’attitude conforme à l’Écriture.

Barnabé – Mais n’y aurait-il pas quelque infidélité de ma part qui expliquerait le malaise que je ressens lorsque je cherche sa face ?

Valério – Ici, tu tiens le langage de chrétiens tellement scrupuleux qu’ils sont devenus une proie facile pour l’Accusateur. Je t’en conjure, cesse de t’introspecter. Ce « moi » incurable qui bronche toujours, regarde-le donc « comme mort », sachant que tu vis pour le Seigneur (Rom 6.11). Au lieu de chercher tes fautes — Satan ne se privera pas de t’en révéler du matin au soir, si bien que tu n’oseras plus t’approcher du Seigneur —, laisse plutôt au Saint-Esprit le soin de te convaincre et de dénoncer le ou les obstacles à une vraie communion ; mais surtout ne te substitue pas à lui en prétendant jouer son rôle. À toi de marcher dans la lumière, toujours ouvert à l’action de l’Esprit, déterminé à obéir à sa voix chaque fois que tu t’approches de lui.

Barnabé – J’ai rarement envie de prier. Puis-je honnêtement m’adresser à lui si je ne le fais pas de tout mon cœur ?

Valério – Balaie ce nouveau prétexte et avoue à ce Père aimant ton indifférence et tes négligences en lui disant ton ardent désir de lui consacrer du temps dans la prière, pour lui être agréable. Vouloir la joie de l’autre, n’est-ce pas déjà l’aimer ?

Barnabé – Ce qui me désespère et m’attriste, c’est de voir mon esprit vagabonder lorsque je prétends l’invoquer. Je me surprends bien souvent à penser à des choses très éloignées de ce que je suis en train de lui dire. Prier seulement du bout des lèvres me désole et me culpabilise.

Valério – Surtout que ce motif n’en soit pas un pour déserter la prière. Devant Dieu, reconnais ce travers et demande-lui, avec détermination, la grâce de penser à ce que tu dis. Avec son aide, sois centré sur la personne du Seigneur. Tu dois savoir que Jésus est là, à tes côtés. Pense à lui et non à tes pensées. Devant un haut personnage, la conversation ne s’égare pas, encore moins les pensées.

Barnabé – Au bout de quelques minutes, je ne sais plus que dire au Seigneur. Je suis à court d’idées. De plus, je ne suis pas certain qu’il s’intéresse à mes paroles. J’ai si peu de choses valables à lui exposer.

Valério – Cela ne devrait pas t’étonner, puisque l’Écriture elle-même déclare que « nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières » (Rom 8.26). Rassure-toi donc et reconnais que Dieu sait à l’avance ce dont tu as besoin (Mat 6.8). C’est pourquoi, ne te hâte pas d’ouvrir la bouche et surtout, garde-toi de multiplier les phrases. S’il le faut, reste silencieux devant lui, puis bénis-le, conscient que le Saint-Esprit, par « des soupirs inexprimables », intercède en ta faveur et obtient tout ce qui t’est présentement nécessaire. N’est-ce pas là déjà un beau sujet de reconnaissance ?

Barnabé – La prière ne m’apporte pas la joie que j’attendais y trouver. Je voudrais tellement être porté par elle et connaître les émotions profondes qu’éprouve celui qui se tient dans la présence du Seigneur.

Valério – Halte-là! Qui t’a dit que ta prière te porterait ? Que tu connaîtrais à chaque rencontre des états d’âme merveilleux ? En réalité, tu te recherches toi-même dans tes prières et tu es surtout préoccupé de ta joie et non de la joie de Dieu. Autrement dit, tu viens pour toi d’abord. Veux-tu être béni ? Alors consens à « mourir à toi-même » et sois tout entier désireux de plaire à ton Maître. Quand il le jugera bon, le Dieu souverain te donnera d’expérimenter l’ineffable. En tout cas, si tu ne ressens rien, bénis-le quand même, sachant que la louange lui est agréable plus que les sacrifices les plus coûteux (Ps 69.31-32).

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BABEL AUJOURD’HUI

26 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

BABEL AUJOURD’HUI

BABEL AUJOURD’HUI

Bernard Cousyn

Le chapitre 11 du livre de la Genèse retrace l’histoire des descendants de Noé qui rêvèrent d’élever une tour immense pour accéder au ciel. Leur projet échoua, et tourna en crise universelle. Mais l’histoire nous atteste que l’homme n’en a pas moins cherché à s’affranchir de Dieu en lui disputant sa prééminence.

Comme à Babel, le sentiment de supériorité que donne la mutualisation des efforts du plus grand nombre est toujours d’un grand confort pour l’orgueil humain ! C’est un motif, pour les créatures que nous sommes, de reléguer au rang de l’accessoire et du démodé la notion de Dieu.

Ne sourions donc pas de la péripétie de Babel : rien de plus actuel que cette entreprise. Des bâtisseurs semblables s’affairent énergiquement de nos jours1. Aux hommes du xxie siècle comme à ceux de l’Antiquité, la raison et l’indépendance semblent encore supérieures à l’obéissance et à la foi. La technique omniprésente rayonne, la connaissance augmente, et le religieux est appelé à s’y conformer.

Les architectes du pouvoir

Comme à Babel, les hommes, présumant posséder des atouts suffisants pour se diriger et s’épanouir, font facilement crédit aux « constructeurs » politiques, aux technocrates, aux experts, aux philosophes, et l’on en passe. Opportunistes, les inspirateurs et les leaders de nos Babels contemporaines exploitent cette démangeaison d’autosuffisance pour la tourner à leur profit. Gourous dont l’objectif inlassablement poursuivi est de rallier à eux-mêmes le plus grand nombre, ils ne manquent pas de faire valoir leurs mobiles humanistes ou humanitaires.

Ces meneurs cultivent l’art d’assurer leur pouvoir. Ils flattent pour mieux débaucher, font mine d’accueillir favorablement toutes les tendances — mais savent exclure ceux qui les dérangent. Ils excellent à assouplir la morale et à cautériser les derniers scrupules des consciences — mais ils ne manquent pas de culpabiliser les irréductibles. Leur supériorité autoproclamée leur fait négliger, voire mépriser, ceux qui ne s’alignent pas sur leur programme.

Babel dans nos églises ?

L’Écriture nous met aussi en garde contre l’infiltration et l’influence de dangereux bâtisseurs au cœur de nos églises2. Leurs stratégies et attitudes sont variées :

– Ils peuvent se montrer intransigeants. Ceux qui les entravent dans la construction de « leur tour » seront exclus. Leur violente réaction de rejet s’explique : les récalcitrants leur donnent en effet la désagréable impression d’un rappel à l’ordre permanent, et leur conscience en est agacée. Les « perturbateurs » leur tendent involontairement un miroir qu’ils estiment impératif de briser.

– Ils peuvent essayer de soumettre leurs détracteurs en jetant le doute sur le bien-fondé des positions de ces derniers ou sur leurs compétences — n’est-ce pas une manière détournée de se rendre soi-même plus recommandable ?

C’est un travail de longue haleine que celui auxquels s’astreignent ces « faux docteurs ». Au sein de l’Église, ils choisissent de miner la doctrine chrétienne en survalorisant tout ce qui plaît à l’homme charnel, au « vieil homme [qui] se corrompt par les convoitises trompeuses » (Éph 4.22). Leur aspiration à un pouvoir sans partage est en effet renforcée par les tendances naturelles de leurs disciples trop humains. En particulier, par le besoin d’appartenir à un groupe où « il se passe quelque chose », où l’on favorise une religiosité bon enfant, où l’on éprouve la sensation de n’avoir pas quitté l’Église authentique et de faire bel et bien partie d’une « famille spirituelle ». Ce mimétisme entretenu a un côté rassurant : les nouvelles recrues retrouvent un vocabulaire familier assorti d’une « nouvelle lecture » des textes bibliques pour une « nouvelle compréhension », d’une actualisation de la pensée biblique avec tous les ajouts et faire-valoir de notre société profane.

La pédagogie employée par ces « cadres » n’est pas nouvelle : elle appartient à l’arsenal classique du « père du mensonge ». Comme d’habitude, on voit se développer, sournoisement, une force d’opposition à la vérité. Or, depuis le jardin d’Éden, nombreuses sont les armes de séduction de Satan : la tromperie, la perversion des règles édictées par Dieu, la manipulation de la vérité. Les faux apôtres sont donc en réalité « des hommes qui s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. » (2 Tim 3.9)

Bien souvent, leurs manœuvres commencent par la dispersion d’un poison qui trouble les chrétiens et dont il est difficile de se débarrasser : le relativisme (« Dieu a t-il réellement dit ? » Gen 3.1). Ce « levain » de doute a pour complices naturels la mentalité et les « paradigmes » du monde !

L’élitisme à l’assaut de l’Église

L’épisode de la tour de Babel est la concrétisation d’une attitude générale qui reste intacte chez tous les hommes au travers des millénaires : la démangeaison de rivaliser avec Dieu et l’illusion de la grandeur de ce combat. D’où tant de prétentions à la possession d’une connaissance supérieure3. Mais cette « sagesse » ne reflète rien de plus que ce qui sort instinctivement du cœur humain non régénéré par l’Esprit de Dieu. Les conducteurs de cette humanité-là manifestent tôt ou tard des comportements répréhensibles : « …entraînés par leurs rêveries, [ils] souillent leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires [et] parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent… » (Jude 8,10) Ainsi naissent de nouvelles hérésies prônées par de faux prophètes adulés par ceux qu’ils ont dupés.

Cette mainmise sur les âmes est non seulement bâtie sur le mensonge, mais elle se perpétue également par le mensonge : flatteries en permanence ; manipulation de la crédulité des fidèles ; ouverture de nouveaux chemins vers le bien-être et l’auto-rédemption promis. C’est au prix de tels stratagèmes que la fausse « science » prend la place de l’autorité divine.

Notre contre-attaque

L’ennemi du genre humain cherche à creuser un gouffre infranchissable entre Dieu et sa créature. Il mettra même tout en œuvre pour faire douter les chrétiens du bien-fondé de leur engagement, et pour leur prouver que l’herbe est plus verte ailleurs !

C’est pourquoi le croyant fidèle ne peut vivre qu’à contre-courant de cette société soumise au diable. Mais rassurons-nous : Satan sera rendu impuissant si la Parole est obéie et suivie. Toute obéissance à Dieu est en effet destructrice des œuvres du diable4. Nous désamorçons efficacement les ruses de Satan en offrant nos vies à Dieu et en refusant « tout discours vain et profane, les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns qui se sont ainsi détournés de la foi » (1 Tim 6.20-21).

Il y a toujours péril à prêter l’oreille à un « autre Évangile » (Gal 1.6-7), car telle nouveauté mine la vérité scripturaire, compromet le témoignage de l’Église et fait perdre de vue notre Seigneur et Sauveur. Nous n’avons pas de part avec « ceux du dehors » : on ne marchande pas avec la perversité ! Face aux nombreuses tours de Babel modernes, édifiées par l’orgueil des hommes et soutenues par les partisans de la « mort de Dieu », il n’existe qu’une seule réponse : glorifier Dieu dans notre corps et notre esprit qui appartiennent à Dieu5.

La fin de l’épopée de Babel nous montre des ambitieux rendus muets et impuissants. Dieu intervient et démunit leurs chefs de leur influence prestigieuse en les privant de leur « ciment » communautaire : la parole. Quant à nous, il ne nous appartient pas de faire cesser par la force toutes les entreprises diaboliques de notre temps, mais la Bible ne dit-elle pas que par notre témoignage fidèle nous fermerons la bouche des incrédules6 et — qui sait ? — peut-être pourrons-nous en amener quelques-uns aux pieds du Sauveur.

1Voir Ps 2.
2Cf. Mat 15.8,9 ; 24.5,11,24 ; 1 Tim 1.7 ; 4.2 ; 6.3-5 ; 2 Tim 4.3 ; Tite 1.11,16 ; 2 Pi 2.1-22 ; Jude 3-19.
31 Cor 1.17-2.1.
41 Jean 3.8 ; 5.3-5, 18.
51 Cor 6.20.
61 Pi 2.12,15,16 ; 3.15,16.

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GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

26 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

Ésaïe 6.1-13

Philip Nunn

Le chapitre 6 du livre d’Ésaïe raconte une expérience remarquable qui a changé la vie du prophète. Cette rencontre bouleversante avec Dieu a eu lieu « l’année de la mort du roi Ozias » (6.1). Ce détail nous aide à situer cet épisode extraordinaire de la vie d’Ésaïe au cours de l’année 740 avant notre ère, mais plus que cela, il nous aide à en comprendre le contexte. Quelle est la signification de la mort du roi Ozias ?

La vie du roi Ozias est retracée en 2 Chroniques 26. Il « était âgé de seize ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem ; […] Et il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel […] Et il rechercha Dieu pendant les jours de Zacharie, qui avait l’intelligence des visions de Dieu1 ; et pendant les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer » (26.3-5). La nation toute entière profita de ses succès, jouissant de la paix, d’une bonne renommée vis-à-vis du monde, et de prospérité matérielle. Il était particulièrement admiré à cause de sa puissance militaire : « Ozias avait une armée pour faire la guerre […] Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour être placées sur les tours et sur le haut des remparts, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé. » (26.11-15)

Essayez de vous représenter ce que furent ces 52 années de paix, de stabilité et de prospérité. Dans le royaume de Juda, il n’y avait personne de moins de 55 ans qui savait ce qu’avait été la vie avant le roi Ozias. Mais ces années de normalité se sont achevées. Le roi Ozias a péché, il a été frappé de lèpre, et puis il est mort. Nous pouvons presque sentir la tension qui régnait : que va-t-il se passer maintenant ? Qui va conduire le peuple ? Les ennemis vont-ils nous envahir ? C’était une année de crise nationale. Et dans cette période de crise, « l’année de la mort du roi Ozias », le Seigneur Dieu a choisi d’appeler, de purifier et d’envoyer le prophète Ésaïe.

Nous sommes également confrontés à des situations de crise. Ce peut être une crise familiale du fait d'un problème de santé, d’un divorce ou d’un décès. Des crises nationales ou globales peuvent également nous affecter personnellement, qu’elles aient trait au terrorisme, au chômage, ou aux marchés financiers instables. Nous pouvons traverser des crises quant à notre foi, lorsque nous nous bagarrons contre de nouveaux doutes, lorsque nous pensons à nos prières restées sans réponse ou lorsque nous affrontons un conflit dans notre église locale. Une période de calme relatif vient de s’achever, et l’avenir nous semble si incertain. La manière dont Dieu a agi envers Ésaïe nous enseigne qu’il peut utiliser ces moments douloureux et difficiles. Dans la main de Dieu, les périodes de crise sont une opportunité de croissance personnelle.

1. En période de crise, recherchez le Seigneur

Lorsque survient la crise, certaines personnes sont comme paralysées, que ce soit de crainte ou du fait du choc. D’autres, cependant, deviennent hyperactifs, recherchant une solution rapide en courant d’un point à un autre. Qu’a fait Ésaïe ? Il aurait pu se joindre à une délégation se rendant dans un pays voisin pour signer un accord de paix. Il aurait pu entamer des discussions avec l'armée puissante. Il aurait pu essayer de monter son propre parti politique « religieux ». Dans ce premier verset, nous ne trouvons Ésaïe ni dans le palais ni sur la place du marché, mais dans le temple. En période de crise, il a recherché le Seigneur.

Le Seigneur est heureux de l’y voir, et le récompense en lui donnant une vision très importante. Ce n’est pas la vision d’un avenir millénaire paisible. Ce n’est pas la vision de la destruction des ennemis. Non ! Dieu sait exactement qu’Ésaïe a besoin de la vision de Dieu lui-même : « Je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. » (6.1) Le Seigneur ne s’agitait pas. La crise ne l’avait pas pris par surprise. Il ne courait pas d’un point à un autre. Le Seigneur était calme. Il était assis. Ésaïe avait besoin de constater cela. Et nous aussi. Le Seigneur était assis sur un trône, qui parle de son autorité, un trône haut et élevé. Au fur et à mesure qu’Ésaïe saisissait ce qu’il voyait, son esprit trouvait le repos. La crise ouvrait la porte sur un avenir incertain pour Juda. Mais pour Ésaïe, le fait de voir Dieu l’a rempli d’une confiance paisible. Sachant que l’avenir est dans les mains de Dieu, il a pu ensuite écrire : « Voilà la résolution prise contre toute la terre, voilà la main étendue sur toutes les nations. L’Éternel des armées a pris cette résolution : qui s’y opposera ? Sa main est étendue : qui la détournera ? » (És 14.26-27, Segond) Pour rester calme dans les moments de crises, et confiants dans l’avenir, nous avons également besoin d’une vision réaliste et renouvelée de Dieu.

2. En période de crise, regardez-vous en face

En dirigeant les yeux vers le Seigneur, Ésaïe a vu deux séraphins qui volaient au-dessus de son trône. Il les entendait s’interpeller l’un l’autre : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire ! » (6.3) Et pour compléter cette expérience impressionnante, « les fondements des seuils étaient ébranlés (…), et la maison était remplie de fumée. » (6.4) Dieu a de nombreux attributs merveilleux. Il est amour. Il est fidèle. Il est tout puissant. Mais le seul de ses attributs qui soit répété trois fois est celui-ci : il est saint. La répétition est utilisée pour l’emphase. Ésaïe a compris le message. Ses yeux ont quitté le Seigneur pour se tourner vers lui-même. Le contraste était douloureusement évident. « Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures (…) » (6.5). Une crise nous procure l’occasion de nous rapprocher du Seigneur. Et en le faisant, nous nous rendons douloureusement compte de notre propre insuffisance.

Avant la crise, nous disons avec joie que notre avenir est dans les mains de Dieu. Mais lorsqu’elle nous frappe, lorsque nos économies s’envolent, lorsque nous perdons notre emploi, lorsque nous avons des ennuis de santé… notre avenir ne nous semble plus du tout rassurant. Il est peut-être plus facile de faire confiance au Seigneur lorsque nous nous sentons en confiance, en sûreté et aux commandes de notre vie. La crise brise notre sécurité factice. Il était important pour le Seigneur qu’Ésaïe ressente sa propre petitesse, afin de lui révéler sa grandeur. Il était important pour le Seigneur qu’Ésaïe ressente sa nature pécheresse, afin de lui révéler sa sainteté.

La crise que vous traversez est également une invitation à vous approcher du Seigneur, puis à vous regarder de manière réaliste. Une crise est dans les mains du Seigneur un outil pour nous réveiller d’une routine religieuse confortable, pour révéler le mensonge de notre manière de penser, pour nous aider à discerner nos priorités mondaines. Au lieu d’essayer de rejeter le blâme sur les autres du fait de leur implication dans la crise que vous traversez, regardez en vous-même dans la présence de Dieu. Peut-être y a-t-il quelque chose à corriger. Peut-être avez-vous vous aussi des « lèvres impures » !

3. En période de crise, essayez d’écouter

« Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché. » (6.6-7) C’était là une action symbolique. L’autel représente probablement l’œuvre de Christ, puisque le pardon et la purification sont habituellement associés à la mort en sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ. « Christ (…) s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs. » (Héb 9.28) Pouvez-vous vous représenter l’effet de charbons ardents touchant vos lèvres sensibles ? Je suis certain qu’Ésaïe n’a jamais oublié ce moment douloureux. Les cicatrices et les souvenirs étaient là afin qu’il n’oublie jamais cette réalité passée : des lèvres impures. Nous avons également besoin de nous souvenir d’où nous venons. Sans le rappel de notre propre insuffisance et de sa suffisance, nous manquerons de grâce dans nos rapports avec les autres. Le Seigneur veut utiliser les lèvres d’Ésaïe, alors il commence par les brûler.

Ésaïe est maintenant purifié et attentif, en présence du Seigneur. Il est désormais prêt à écouter. « Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » (6.8) C’est tellement facile d’avoir nos propres idées, nos propres plans, nos propres opinions, nos propres solutions. Et lorsque notre esprit est occupé de nos propres idées, opinions et solutions, c’est tellement difficile d’écouter le Seigneur : sa douce voix est étouffée dans notre chaos intérieur. Mais si nous voulons tirer profit de cette crise, si nous voulons grandir en la traversant, nous devons remettre toutes nos initiatives au Seigneur et essayer d’écouter sa voix. Ésaïe appliqua plus tard ce principe au peuple tout entier : « Malheur aux fils qui se rebellent […] pour former des desseins, mais non de par moi, et pour établir des alliances, mais non par mon Esprit, afin d’ajouter péché sur péché ! » (30.1) « Cependant l’Eternel désire vous faire grâce, et il se lèvera pour vous faire miséricorde ; car l’Eternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! […] Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y ! » (30.18,21, Segond) Le Seigneur peut choisir de parler par l’intermédiaire de conseils d’amis, par sa Parole, par les circonstances, par un rêve, le Seigneur tout puissant choisit le moyen. De notre côté, soyons comme Ésaïe et Samuel, prêts à entendre : « Parle, Éternel, car ton serviteur écoute ! » (1 Sam 3.9)

4. En période de crise, soyez ouvert au changement

Lorsque Ésaïe a répondu au Seigneur « me voici, envoie-moi » (6.8), je me demande à quoi il s’attendait de la part du Seigneur. Pensait-il que le Seigneur allait l’envoyer pour oindre un nouveau roi, comme Samuel le fit avec David presque 300 ans auparavant ? A-t-il flirté avec la possibilité que le Seigneur le nomme en tant que nouveau roi ?

Imaginait-il que le Seigneur allait l’utiliser, comme Moïse, pour sortir le peuple de Dieu de cette crise et le mener dans un nouveau pays quelconque ? Le Seigneur n’a pas demandé à Ésaïe : « Qu’as-tu envie de faire ? » Il lui a dit au contraire : « Va, et dis à ce peuple : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en voyant vous verrez et vous ne connaîtrez pas. » (6.9) Le Seigneur savait ce qu’il fallait faire. Nous pouvons avoir nos préférences, mais lorsque nous disons au Seigneur : « Je suis à toi. Me voici, utilise-moi », nous devons être ouverts à sa réponse. Avant la crise, les amitiés, la famille, l’église, les études, le travail, la santé et les finances s’inscrivaient dans un cadre « satisfaisant ». Un changement radical ne semblait pas nécessaire. Vous pensiez peut-être qu’il n’y avait besoin que de réajustements mineurs. Comprenez que les périodes de crises peuvent aussi être des périodes de changement. La vie d’Ésaïe a

Il est important de remarquer que ce n’est pas la crise elle-même qui a changé Ésaïe. La crise nous donne une opportunité de stopper ce qui semble normal, de nous rapprocher du Seigneur, de nous purifier, d’écouter. Et lorsque nous faisons cela, nous pouvons sentir le Seigneur nous appeler à changer. Il peut nous conduire dans la poursuite fidèle de nos travaux. Ou comme Archippe, nous avons mélangé les priorités, et nous sommes désormais appelés à prendre garde au service que nous avons reçus du Seigneur, afin de l’accomplir (Col 4.17). Mais le Seigneur peut également ouvrir une fenêtre pour nous montrer une nouvelle direction, un nouveau service, un nouvel appel. Ésaïe a reçu un ministère prophétique difficile. Le peuple auquel il devait s’adresser était endurci. S’il avait regardé au « succès » et aux résultats visibles, il n’aurait pas tenu longtemps. Ce ne sont pas les crises et les difficultés en elles-mêmes qui doivent nous dire quand nous arrêter. Lorsqu’il a été envoyé, Ésaïe a demandé : « Jusques à quand, Seigneur ? Et il dit : Jusqu’à ce que les villes soient dévastées, de sorte qu’il n’y ait pas d’habitants (…), que l’Éternel en ait éloigné les hommes, et que la solitude soit grande au milieu du pays. » (6.11-12) Chaque activité sous le soleil est temporaire, y compris les activités chrétiennes telles que les écoles, les hôpitaux, les orphelinats, les organisations missionnaires, les orchestres, les magazines chrétiens… et mêmes les églises locales. Comme Ésaïe, nous devons également demander : « Jusques à quand, Seigneur ? » C’est à lui de déterminer le commencement et la fin. Poursuivre lorsqu’il a dit d’arrêter n’est pas de la fidélité. C’est de la désobéissance. S’arrêter lorsqu’il dit d’avancer, c’est aussi de la désobéissance. Une crise peut suggérer un changement, mais ne commencez, ne terminez ou ne changez rien sans certitude que le Seigneur vous parle.

Des crises qui font croître

Votre vie a peut-être pris un virage étrange et difficile récemment. Vous vous demandez parfois pourquoi le Seigneur utilise un outil aussi émoussé et douloureux. Dieu se sert des périodes de tourmentes intérieures pour nous encourager à nous rapprocher de lui, pour nous purifier, pour parler à notre cœur. Considérez la crise que vous traversez comme une opportunité de grandir. Le Seigneur est toujours assis sur son trône, haut et élevé. Il contrôle toujours toutes choses. Choisissez de vous rapprocher de lui, choisissez de vous purifier, choisissez d’écouter sa voix, choisissez de croître par le moyen de cette crise. Et bientôt, comme un témoignage, vous allez pouvoir chanter avec beaucoup d’autres : « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à tout jamais ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles. » (És 26.3-4)

1 La version anglaise NIV utilisée par Ph. Nunn dit : « qui l’instruisit dans la crainte de Dieu ». Dans l’article traduit en français, c’est la version Darby qui est utilisée, sauf mention contraire.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p07.html

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ICHTUS ! LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

19 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

ICHTUS !  LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

Introduction :

En lisant un article intitulé : ‘‘ Je t'envoie ce poisson comme symbole de notre amitié. stp pour que ce poisson vive mets ton ordinateur ou téléphone dans l'eau. Merci de laisser notre amitié vivre’’. J’ai réalisé que ces lignes sont très profondes, mais peut-être incomprise ou ignorée de plusieurs. Procédant aux recherches pour mieux saisir la portée exacte du mot poisson selon les Ecritures Sainte et par ailleurs, ce mot en rapport à l’Eglise Primitive, la découverte a été grande. Nous savons que les mots poisson et eau dans la compréhension spirituelle signifient beaucoup de choses pour le chrétien qui a une idée de l’église Primitive. Pour la première fois en 1986, j’ai eu connaissance de ce mot lorsque je lisais un livre très recherché aujourd’hui intitulé ‘‘Les Martyrs des Catacombes’’. Mais sonder les Ecritures fait poser des questions pertinentes : peut-on parler du poisson sans toucher les aspects combien riches qui entourent ce mot ? Il le faut à coup sûr afin de puiser au mieux, les précieux éléments du trésor de la Bible.

D’où est-il venu que le poisson à cette époque soit le signe ou la marque de son appartenance à Christ ? Quelles sont les principales motivations qui ont poussé ces braves héros de la foi de l’Eglise primitive qui pour la plus part ont écrit de leur sang, des lignes sublime dans l’illustre Registre des œuvres des saints, à adopter le poisson comme mot de passe entre les croyants ? Que signifiait ce poisson et comment était la vie chrétienne à cette époque très hostile aux disciples de Christ ? Les lignes ci-après nous aideront à comprendre et à réajuster notre marche chrétienne à l’éthique chrétienne afin d’acquérir l’approbation divine sans laquelle nous pourrions nous entendre dire en ce jour-là : ‘‘Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité’’ (Mt 7.23). . Puisse Dieu y aider par son Esprit Saint pendant que nous parcourrons ces lignes à la fois émouvante et pleines de leçons pour un retour au Dieu de la Bible

L’EGLISE PRIMITIVE AU TEMPS DES PERSECUTIONS

Lorsque nous jetons un coup d’œil rétrospectif sur les tristes évènements qui ont été le propre de l’Eglise primitive, nous avons sujet aujourd’hui de remettre plusieurs aspects de notre foi et de notre marche chrétienne en doute ou en question. Par la puissance, le dynamisme, la résistance, la fermeté et l’endurance de leur foi, l’Eglise Primitive avait été fichée par les fausses accusations portées contre elle. Sa condamnation par la loi romaine était reconnue par plusieurs termes.

Ainsi, la religion chrétienne fut déclarée :

- étrange et illicite (décret sénatorial de l'an 35),

- pernicieuse (" exitialis ", Tacite),

- perverse et excessive (" prava et immodica ", Pline),

- neuve et maléfique (" nova et malefica ", Suétone),

- obscure et ennemie de la lumière (" tenebrosa et lucifuga ", de l'Octavius de Minucius),

- détestable (" detestabilis ", Tacite).

Le principe de la loi sénatoriale romaine (" Non licet vos esse " - " Il ne vous est pas permis d'exister ") est suffisant pour comprendre ce que pouvait souffrir quiconque oserait publiquement confesser Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel.

L’EXPANSION ET L’INFLUENCE DE L’EGLISE PRIMITIVE :

Dès le premier siècle, la religion chrétienne s'est répandue rapidement à Rome et dans le monde, non seulement par son originalité et son universalité, mais aussi et surtout par le témoignage de ferveur, d'amour fraternel et de charité envers tous, manifesté par les chrétiens. Les autorités civiles et le peuple même, d'abord indifférents, se montrèrent très vite hostiles à la nouvelle religion, parce que les chrétiens refusaient le culte de l'empereur et l'adoration des divinités païennes de Rome. Pour cette raison, les chrétiens furent accusés de manque de loyauté envers la patrie, d'athéisme, de haine envers le genre humain, de délits occultes comme l'inceste, l'infanticide et le cannibalisme rituel. On les accusa d'être la cause des calamités naturelles, telles que la peste, les inondations, les famines, les incendies, etc.

Au Vue de tout ceci, l’Eglise fut donc mise hors la loi et poursuivie comme l'ennemi le plus dangereux du pouvoir romain, qui était fondé sur l'ancienne religion nationale et sur le culte de l'empereur, instrument et symbole de la puissance et de l'unité de l'Empire. Nous devons comprendre que Rome seule comptait sept cents temples et des autels sans nombre. Alors, laisser l’Eglise progresser constituait un grand danger qui favoriserait l’extinction de leurs nombreuses divinités par la diminution considérable du nombre de leurs différents adeptes.

L'EPOQUE DES MARTYRS :

Les trois premiers siècles constituent la pire des sombres épisodes des persécutions qu’a connu l’Eglise de Jésus Christ à travers son histoire. Cette persécution eut lieu sous le règne des empereurs suivants : Néron, Domitien, Hadrien, Antonin le pieux et Marc Aurèle. Elle s'achève en 313 avec l'édit de Milan, par lequel les empereurs Constantin et Licinius concédèrent la liberté à l'Eglise. La persécution ne fut pas toujours continue et générale, c'est-à-dire étendue à tout l'empire ; elle ne fut pas non plus partout également cruelle et sanglante. A des périodes de persécution succédèrent des périodes de paix relative.

Dans la très grande majorité des cas, les chrétiens affrontèrent avec courage, souvent avec héroïsme, l'épreuve des persécutions, sans toutefois la subir passivement. Ils se défendirent avec force en dénonçant le manque de fondement des accusations de délits occultes ou publics qui leur étaient adressées, en présentant la teneur de leur foi, c’est-à-dire en : " ce en quoi nous croyons ", et en décrivant leur identité : " qui nous sommes ". Ce témoignage de leur foi en temps difficile peut-il être le propre de nous tous aujourd’hui ? Si en temps de paix, notre témoignage chrétien est sombre, lugubre, morne et honteux à la limite, à plus forte raison si nous étions sous la persécution ? Matière à réflexion vraiment !

QU’ETAIENT LES CATACOMBES ?

Dans mes recherches interrogatives de ce qu’étaient réellement les catacombes, j’ai trouvé ces phrases très émouvantes : ‘‘Admirable synthèse qui montre la fusion entre un drame humain de mort et de deuil, et l'expression passionnée de la foi consolatrice dont l’issue est ‘vie au-delà de la mort, vie avec les êtres chéris que nous rejoindrons bientôt, vie éternelle, vie en Dieu’’.

Le constat à prendre très au sérieux à la suite de mes recherches réside dans le fait qu’une fois à l’intérieur des catacombes, les rapports familiaux sont rehaussés par les rapports sociaux. Les tombes chrétiennes ignorent les mentions des charges et des honneurs, qui sont habituelles dans les épitaphes païennes. Tous sont un en Christ et il n’y a ni distinction, ni rang social, ni privilège, car tous sont parvenus à la gloire céleste à travers le martyr par la grâce de Dieu. Quel privilège de saisir cette vérité si édifiante. Alors, qu’est-ce que ce mot catacombes ?

Les catacombes sont les anciens cimetières souterrains, utilisés jadis par les communautés chrétiennes et juives, surtout à Rome. Les catacombes chrétiennes, qui sont les plus nombreuses, sont nées au deuxième siècle et l'excavation ou vie cachées dans les cavernes, se poursuivit jusqu'à la première moitié du cinquième siècle.

A l'origine, elles étaient seulement des lieux de sépulture. C'est là que les chrétiens se réunissaient pour célébrer les rites funéraires, les anniversaires des martyrs et des défunts.

Au cours des persécutions, dans des cas exceptionnels, les catacombes servirent de lieux de refuge momentané pour la célébration, de la prière, de la Cène et du partage fraternel. Selon certains, elles ne furent pas utilisées comme cachettes secrètes pour les chrétiens.

Après les persécutions, en particulier à l'époque du pape Saint Damase I (366-384), les catacombes devinrent de véritables sanctuaires des martyrs, centres de dévotion et de pèlerinage de chrétiens de tous les lieux de l'empire romain.

A cette époque, il existait également à Rome des cimetières à ciel ouvert, mais, pour diverses raisons, les chrétiens préféraient les cimetières souterrains. Tout d'abord, les chrétiens refusaient la coutume païenne de la crémation des corps. Sur l'exemple de la sépulture du Christ, ils préféraient l'inhumation, par respect pour le corps, destiné un jour à la résurrection d'entre les morts.

Ce vif sentiment des chrétiens donna lieu à un problème d'espace, problème qui influença grandement le développement des catacombes. S'ils n'avaient utilisé que des cimetières à ciel ouvert, l'espace disponible aurait été très tôt épuisé, à partir du moment où les chrétiens ne réutilisaient normalement pas les tombes. Les catacombes résolurent le problème de façon économique, pratique et sûre. Les premiers chrétiens étant en majorité pauvres, cette forme de sépulture fut décisive.

Il y eut également d'autres motifs qui conduisirent à choisir les excavations souterraines ; les chrétiens avaient un sens de la communauté très développé ; ils désiraient se retrouver ensemble également dans le "sommeil de la mort". En outre, ces lieux reculés, en particulier lors de la période des persécutions, permettaient des réunions communautaires réservées et discrètes et le libre emploi des symboles chrétiens.

Conformément à la loi romaine, qui interdisait la sépulture des défunts à l'intérieur des murs de la ville, toutes les catacombes étaient situées le long des grandes voies, et généralement, dans l'immédiate périphérie de la Rome de l'époque.

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (2)

LA VIE DANS LES CATACOMBES

Les premiers chrétiens dans les catacombes ont mené une vie de vrais rachetés à l’image de leur Seigneur Jésus Christ. Le témoignage et la confirmation de la vie admirable des chrétiens est décrite par plusieurs apologistes. La lecture de leurs pensées ou plaidoyers devait nous rappeler à l’ordre par rapport à la dimension ou la mesure de notre foi par eu égard au standard divin attendu de chacun de nous. Nous retraçons ci-dessous quelques passages significatifs, qui constituent une carte d'identité de ces chrétiens des premiers siècles :

1. Apologie d'un auteur inconnu, IIe - IIIe siècle

Les chrétiens sont des hommes comme les autres

" Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes ni par les terres qu'ils occupent, ni par la langue qu'ils parlent, ni par leur manière de s'habiller. Ils ne s'isolent pas dans leurs villes, ils n'utilisent pas un langage particulier et ne mènent pas un genre de vie spécial.

Leur doctrine n'est pas la conquête due au génie insatisfait de chercheurs, et ils ne professent pas non plus, comme le font quelques-uns, un système philosophique humain. Ils habitent les villes grecques et barbares (étrangères), comme cela leur échoit à chacun, s'adaptant aux traditions locales tant pour la manière de s'habiller que de se nourrir et pour tout ce qui concerne le reste de leur vie, donnant un exemple admirable de leur forme de vie sociale, qui, aux dires de tous, est extraordinaire. "

Ils demeurent sur terre, mais ils sont citoyens des cieux

" Ils habitent leur propre pays, mais comme des étrangers. Ils prennent part à tous leurs devoirs de citoyens, mais sont considérés comme des étrangers. Une terre étrangère est pour eux une patrie, et une patrie leur est terre étrangère. Ils se déplacent comme tout le monde et ils ont des enfants, que toutefois ils n'exposent pas. Ils ont des repas en commun, mais jamais le lit. Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair (2 Cor 10.3; Rom 8.12-15). Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens des cieux.

Ils obéissent aux lois établies, mais par leur genre de vie ils dépassent les lois. Ils aiment tous les êtres et sont par tous persécutés. Ils ne sont pas connus et ils sont condamnés. On leur donne la mort et ils en reçoivent la vie. Ils sont pauvres, mais ce sont eux qui rendent riches beaucoup de personnes (2 Co 6.9-10). Ils sont privés de tout, mais ils abondent de tout. Ils sont méprisés, mais dans le mépris ils trouvent grâce devant Dieu. On bafoue leur honneur et l'on ne fait qu'accumuler des témoignages de leur innocence.

Insultés, ils bénissent (1 Co 4.12). On se montre insolent à leur égard, et eux se comportent avec respect. Ils font le bien et sont punis comme des malfaiteurs. Punis, ils se réjouissent, comme si on leur donnait la vie. Les juifs leur font la guerre comme à un peuple étranger. Les Grecs les poursuivent, mais ceux qui les haïssent ne savent pas dire le motif de leur haine. "

Ils sont dans le monde comme l'âme dans le corps

" Pour le dire en un mot, les chrétiens sont dans le monde ce que l'âme est dans le corps. Comme l'âme est présente à toutes les parties du corps, ainsi les chrétiens sont disséminés dans les différentes cités du monde. L'âme habite dans le corps, mais elle ne provient pas du corps; les chrétiens, eux aussi, habitent dans le monde, mais ils ne proviennent pas du monde. L'âme invisible est enfermée dans un corps visible; les chrétiens, eux aussi, sont dans le monde, mais leur piété reste invisible.

Comme la chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans avoir reçu d'elle aucune offense, mais seulement parce qu'elle lui interdit de jouir des plaisirs, ainsi le monde prend en haine les chrétiens, alors que ceux-ci ne lui ont fait aucun tort, mais seulement parce qu'ils s'opposent à un système de vie basé sur le plaisir.

L'âme aime la chair, qui la déteste, et elle aime les membres: les chrétiens, eux aussi, aiment ceux qui les détestent. L'âme est enfermée dans le corps, mais c'est elle qui soutient le corps: les chrétiens, eux aussi, sont retenus dans le monde comme dans une prison, mais ce sont eux qui soutiennent le monde. L'âme immortelle habite dans une tente mortelle, comme les chrétiens passent en pèlerins parmi les choses qui se corrompent, dans l'attente de l'incorruptibilité céleste.

Se mortifiant dans la nourriture et la boisson, l'âme devient meilleure; les chrétiens, eux aussi, alors qu'ils sont punis, se multiplient de jour en jour. Dieu leur a assigné un emplacement si sublime qu'ils ne doivent absolument pas abandonner"

2. Apologie de Théophile d'Antioche (IIe siècle)

Les chrétiens honorent l'empereur et prient pour lui (Livre I,2)

" J'honorerai l'empereur, mais je ne l'adorerai pas; je prierai cependant pour lui. J'adore le Dieu vrai et unique, par lequel, je le sais, le souverain a été fait. Et alors tu pourrais me demander: et pourquoi donc ne pas adorer l'empereur? L'empereur, par sa nature, doit être honoré par des marques de respect légitimes, il ne doit pas être adoré. Il n'est pas Dieu mais un homme que Dieu a mis à cette place non pour qu'il soit adoré mais pour qu'il exerce la justice sur la terre.

Le gouvernement de l'Etat lui a été confié en quelque sorte par Dieu. Et, comme l'empereur ne peut tolérer que son titre soit porté par tous ceux qui lui sont subordonnés - personne en effet ne peut être appelé empereur -, ainsi personne ne peut être adoré, si ce n'est Dieu. C'est pourquoi le souverain doit être honoré avec des sentiments de dévotion; il faut lui obéir et prier pour lui. Ainsi s'accomplit la volonté de Dieu. "

La vie des chrétiens démontre la grandeur et la beauté de leur religion (Livre III,15) " Chez les chrétiens on trouve une sage maîtrise de soi, on pratique la continence, on s'en tient à l'unicité du mariage, on reste chaste, on exclut l'injustice, on extirpe le péché à sa racine, on pratique la justice, on observe la loi, on apprécie la piété dans les faits concrets. Dieu est reconnu et la vérité est considérée comme la norme suprême.

La grâce les garde, la paix les protège, la parole sacrée les guide, la sagesse les instruit, la vie (éternelle) les oriente, Dieu est leur roi. "

3. Apologie" d'Aristide (IIe siècle)

Les chrétiens observent les lois divines

" Les chrétiens portent inscrites dans leur cœur les lois de Dieu et ils les observent dans l'espérance de la vie future. C'est pourquoi ils ne commettent pas l'adultère et ne forniquent pas; ils ne portent pas de faux témoignages et ne se déclarent pas propriétaires des biens qu'ils ont reçu; ils ne convoitent pas ce qui ne les concerne pas; ils honorent leur père et leur mère; ils font du bien à leur prochain; et, s'ils sont juges, ils jugent avec justice. Ils n'adorent pas des idoles de forme humaine; tout ce qu'ils ne veulent pas que les autres leur fassent, ils ne le font à personne. Ils ne mangent pas les viandes offertes aux idoles, parce qu'elles sont souillées. Leurs filles sont pures et vierges et fuient la prostitution; les hommes s'abstiennent de toute union illégitime et de toute impureté; leurs femmes aussi sont chastes, dans l'espérance de la grande récompense dans l'autre monde... "

Ils sont bons et charitables

" Ils secourent ceux qui les offensent, en se faisant d'eux des amis; ils font du bien à leurs ennemis. Ils n'adorent pas des étrangers; ils sont doux, bons, pudiques, sincères, et ils s'aiment entre eux; ils ne méprisent pas la veuve; ils sauvent l'orphelin; celui qui possède donne, sans murmurer, à celui qui ne possède rien. S'ils voient des étrangers, ils les font entrer dans leur maison et ils se réjouissent avec eux, reconnaissant en eux de vrais frères, parce qu'ils appellent ainsi non pas ceux qui leur sont frères selon la chair, mais ceux qui le sont selon l'âme.

Quand un pauvre meurt, s'ils l'apprennent, ils contribuent selon leurs moyens à ses funérailles; s'ils viennent à savoir que certains sont persécutés, mis en prison ou condamnés pour le nom du Christ, ils mettent en commun leurs aumônes et leur envoient ce dont ils ont besoin, et, s'ils le peuvent, ils les libèrent; s'il y a un esclave ou un pauvre à secourir, ils jeûnent deux ou trois jours et leur envoient la nourriture qu'ils s'étaient préparés, estimant que lui aussi doit en profiter puisque comme eux il est appelé à la joie. "

Ils vivent dans la justice et dans la Sainteté

" Ils observent avec exactitude les commandements de Dieu, en vivant dans la Sainteté et dans la justice, ainsi que le Seigneur Dieu le leur a demandé; ils rendent grâce chaque matin et chaque soir, pour la nourriture ou la boisson et pour tout autre bien...

Telles sont, ô empereur, leurs lois. Les biens qu'ils doivent recevoir de Dieu, ils les lui demandent, et c'est ainsi qu'ils traversent ce monde jusqu'à la fin des temps; car Dieu leur a tout assujetti. C'est pourquoi ils sont reconnaissants envers lui, car l'univers tout entier et toute la création ont été faits pour eux. A vrai dire, ces gens ont trouvé la vérité. "

4. Apologétique" de Tertullien (IIe - IIIe siècle).

Les chrétiens ne sont ni inutiles ni improductifs

" On nous accuse d'être improductifs dans les différents secteurs d'activités. Mais comment pouvez-vous dire cela de personnes qui vivent avec vous, qui mangent comme vous, qui portent les mêmes habits, qui adoptent le même genre de vie et qui connaissent les mêmes nécessités?

Nous nous souvenons de rendre grâce à Dieu, le Seigneur et le créateur, et nous ne refusons aucun des fruits de son œuvre. Certes, nous usons des choses avec modération, sans excès ou malveillance. Nous cohabitons avec vous et nous fréquentons la place publique, le marché, les bains, les magasins, les ateliers, les fermes, en prenant part à toutes les activités.

Nous naviguons également avec vous, nous servons dans l'armée, nous cultivons la terre, nous exerçons le commerce, nous échangeons les marchandises et vendons, pour votre usage, le fruit de notre travail. Je ne comprends vraiment pas comment nous puissions paraître inutiles et improductifs dans vos affaires, alors que nous vivons avec vous et grâce à vous.

Oui, il y a des personnes qui ont des motifs de se plaindre des chrétiens, parce qu'elles ne peuvent faire affaires avec eux. Ce sont les protecteurs des prostituées, les entremetteurs et leurs complices, et encore les criminels, les homicides intentionnels, les maîtres-chanteurs, les diseurs de bonne aventure, les sorciers, les astrologues. C'est une bonne chose d'être improductifs pour ces gens-là !... Enfin, dans les prisons, vous ne trouvez jamais, à moins qu'il y soit pour sa religion. Nous avons appris de Dieu à vivre dans l'honnêteté. "

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (3)

LA SPIRITUALITE DES CATACOMBES

Cette phrase très célèbre d’un auteur inconnu relatant l’historique de la vie dans les catacombes nous conduit à une véritable mise en cause de notre spiritualité d’aujourd’hui : ‘‘Le pèlerin d'aujourd'hui, avec une âme émue, entrevoit lui aussi dans les catacombes l'intime secret de la spiritualité de ces martyrs, de ces vierges et de cette foule innombrable de chrétiens obscurs. Les inscriptions et les peintures, qui ont résisté à tant de dévastations et de déprédations, révèlent, tout au moins partiellement, un tel secret et répètent encore les paroles d'une ancienne épitaphe chrétienne : " Tauta ho bios ", " Voilà, telle est notre vie. "

La spiritualité des catacombes est celle-là même de l'Eglise primitive dans sa jeunesse pleine de conquête et de martyr. Nourrie par la moelle des Ecritures, simple et puissante, elle est la sœur des confessions les plus anciennes ; de sorte que celui qui visite les catacombes touche aux sources de la spiritualité chrétienne de cette époque dont les aspects sont variés :

Spiritualité christocentrique

Cette spiritualité pose Jésus-Christ comme figure dominante, c'est-à-dire le signe de la bonté du Christ, équivalait, pour le chrétien des premiers siècles, au Bon Pasteur. Parmi les représentations rencontrées dans les catacombes, celle du Bon Pasteur est la plus fréquente ; on la trouve peinte sur les plafonds parmi de riches décorations florales, gravée grossièrement sur les plaques funéraires, dessinée en relief sur les sarcophages, et enfin sculptée avec une élégance grecque dans une des plus anciennes statues chrétiennes que l'on connaisse (IVe siècle, Musées du Vatican). L'agneau qui repose sur ses épaules, fermement tenu par les mains du pasteur, représente le chrétien. Tout autour règne cette atmosphère de confiance qui faisait dire à l’Apôtre Paul ces propos combien riche de sens : " Qui nous séparera de l'amour du Christ? La détresse, l'angoisse, la persécution, la faim? " (Romains 8.35).

Plusieurs images des catacombes ont très souvent représenté le Sauveur agissant parmi les hommes : on voit Jésus qui touche les yeux de l'aveugle ou qui ressuscite Lazare du tombeau ; qui multiplie les pains ou qui change l'eau en vin : c'est le Christ qui passe en faisant le bien.

Ensuite il y a les symboles. Les figures les plus significatives sont peut-être celles où le Christ apparaît sous les voiles d'un symbole. Avant Constantin, quand la croix était utilisée quotidiennement comme gibet pour les esclaves et les étrangers, le chrétien en voilait pieusement l'aspect repoussant et recourait aux symboles, comme par exemple l'ancre.

Spiritualité exprimée par des symboles : La spiritualité des catacombes est aussi exprimée par les symboles chrétiens. Dans ces symboles chrétiens pour exprimer la rédemption et le salut de l'homme, le baptême à travers le rite baptismal l'homme meurt et ressuscite spirituellement avec le Christ, et par l'efficacité de ces actes rédempteurs il est associé à la vie divine.

Une des plus anciennes peintures dans l’aspect des symboles des catacombes représente le baptême. Devant une pièce d'eau siège un pêcheur tirant avec sa ligne un poisson hors de l'eau : on voit volontiers dans ce personnage un apôtre obéissant au commandement de Jésus: " Suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes " (Mc 1, 17). De nombreux chrétiens, " saisis par le Christ " (Phil 3.12), après des expériences intérieures angoissantes, ont senti que le moment du baptême avait marqué le début d'une vie nouvelle. De là est venu ce nom que l'on peut lire sur une pierre de la " tricora " de Saint-Callixte, un nom qui devint ensuite très commun dans la chrétienté: " Renatus ", " René ", c'est-à-dire " Je suis né à une vie nouvelle ".

Sur une représentation, il a aussi été découvert des chrétiens assis à la table sainte au nombre de sept, symbolisant les disciples qui se rassemblèrent autour de Jésus ressuscité sur les rives du lac ; sur les plats qui se trouvent devant eux se trouve le poisson qui signifiait pour eux : ‘‘Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur’’. Par ailleurs, l'autre côté de la table sainte, on voyait une personne en prière tenant les bras élevés, nous rappelant que, pour aller au ciel, il faut se nourrir de ce pain consacré (manger la pâque qui est le Christ ressuscité). Dans un autre tableau, on pouvait lire : " Dans le sacrifice d'Isaac est préfiguré le sacrifice du Christ. "

On pouvait aussi voir représentés de manière identique deux poissons, devant lesquels sont placés deux paniers pleins de pains. Entre les paniers, on entrevoyait deux coupes de vin. Le poisson est le Christ; le pain et le vin, par contre, sont les espèces sous lesquelles le Christ est manifeste dans la communion de son corps et de son sang lors de la Sainte Cène.

Nous sommes aux sources du christianisme et le chrétien des origines est conscient qu' " il n'y a sous le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut, si ce n'est celui du Christ " (Actes 4.12).

Spiritualité sociale

La spiritualité des catacombes est encore " sociale " : le chrétien, habitué à dire dans sa prière non pas " mon Père " mais " notre Père ", sait que dans la famille de Dieu l'on ne vit pas isolément mais socialement : " A plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ " (Rom 12.5). Les catacombes nous donnent l'image de ce corps de Christ à l'intérieur duquel les chrétiens vivent ensemble de manière ordonnée, dans une hiérarchie de fonctions et une unité d'esprit. Dans leurs logements de fortune qu’étaient les catacombes, les martyrs qui jouaient le rôle d’Anciens demeuraient sans complexe de titre au milieu de la multitude humble et anonyme de leur troupeau. Cependant, la sémantique nous trouble aujourd’hui en sorte que les mots : berger, évêque, ancien qui pourtant signifient la même chose sont perçus comme des gros titres auxquels il faut faire de grandes distinctions et accorder de privilège, honneur, différence et prévalence voir prédominance. A quelle heure sommes-nous et où allons-nous ?

On pouvait compter par milliers les inscriptions avec des prières les uns pour les autres sachant que chaque personne singulière est reliée à l'Eglise tout entière.

Spiritualité évangélique

Le chrétien est tourné vers les " eschata ", c'est-à-dire les réalités définitives de la vie éternelle: " Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche de la cité future " (Heb 13.14). " Notre cité, à nous, est dans les cieux " (Phil 3.20). Il suffit de faire un petit tour dans une catacombe pour voir briller cette vérité de tous ses feux. Forts de cette conviction des Ecritures Saintes, les frères et sœurs en Christ des catacombes trouvaient comme un gain, une mort victorieuse en Christ qu’une vie en conformité au système du monde. En est-il vraiment pour nous aujourd’hui ? Plusieurs ne trouveraient-ils pas meilleur de renier Christ pour partager les quelques heures du règne ténébreux de Lucifer dans ce monde avant que ne vienne très bientôt la fin de tout ? N’est-il pas des sectes dénommées ‘‘vivre heureux et mourir jeune’’ ? A chacun d’en juger. Toutefois, les Ecritures saintes sont claires : ‘‘Nous sommes pèlerins et voyageurs dans ce monde, alors, abstenons-nous des convoitises et du système de ce monde’’ (1 Pierre 2.11).

Agrippine déclara que le jour de sa mort fut le jour de son entrée dans la lumière, dans la béatitude espérée. Combien parmi les chrétiens de nos jours voient dans la mort un passage de la souffrance de ce monde à la gloire éternelle ? Paul dit pourtant : ‘‘selon ma ferme attente et mon espérance que je n'aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; car Christ est ma vie, et la mort m'est un gain’’ (Phil 1.20-21).

Cette ferme assurance d’une vie meilleure avait poussé les chrétiens des catacombes à porter par ailleurs une inscription grecque " ecoimète ", c'est-à-dire " s'est endormie ", tout comme la fillette de Capharnaüm, qui - comme le dit l'Evangile - " n'est pas morte, mais dort " (Mc 5.39) et attend l'appel de celui qui est la résurrection et la vie. La mort n'est donc plus terrifiante pour le chrétien, qui est porté par le Christ vers les verts pâturages.

Sur la paroi d'une chambre funéraire des catacombes, un tableau de cinq chrétiens lèvent les bras dans une attitude d'adoration ; autour d'eux un superbe jardin en fleurs. Ceci est le symbole du jardin céleste ou paradis qui nous attend au bout de notre persévérance. Il était aussi trouvé une pierre sur laquelle était gravée une croix-ancre symbolisant qu'un chrétien porte à travers l’œuvre de la croix, une ferme assurance qui lui donne accès à la porte du paradis.

Tous ces cimetières visités par les chercheurs du mystère des catacombes paraissaient empreints de paix. La réponse ne se trouve nulle part que dans la foi totalement ferme et bien engagée des premiers chrétiens. Cette foi qui s'exprime dans le silence des catacombes pouvait traduire les propos du Seigneur Jésus : " Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? " (Luc 24.5). " Je suis la résurrection et la vie " (Jean 11.25). " Ne crains pas, crois seulement " (Mc 5.36).

Spiritualité biblique

Peintres, graveurs, sculpteurs et épigraphistes nous apparaissent imprégnés et inspirés par la Parole de Dieu. Ici l'Ancien Testament est entièrement remédité et réinterprété à la lumière du Nouveau. Les thèmes centraux des Evangiles et des Epîtres sont particulièrement présents. La spiritualité des catacombes s'alimente dans l'Ecriture Sainte ; Il est dit que lors de son martyr, Cécile, selon les Actes, portait toujours sur elle l'Evangile du Christ, et, au moment suprême de son martyre, elle indiqua de ses doigts l'unicité et la trinité divine pour affirmer sa confession de foi au Père, au Fils et au Saint-Esprit. L’attachement à la Bible, quel exemple pour notre temps !

Spiritualité transformatrice

On découvre ici la véritable révolution opérée par le christianisme. Sont en particulier présents deux types de personnages d'une grande force spirituelle: le " martyr " et la " vierge ". Le " martyr " donne sa vie pour témoigner de la certitude de sa foi ; il la donne sereinement et sans regret, alors que se déchaînent autour de lui caractérisé par les brutalités et tortures ; il meurt sans haine pour qui le tue, et même il implore le pardon pour celui-ci. Beaucoup de chrétiens inhumés dans les catacombes ont réalisé de manière sublime et dans des situations très diverses le martyre sanglant. La figure de la " vierge " chrétienne ne manque pas dans les catacombes. C’est ainsi que l’on trouvera très significatif à cet égard, le poème de Damasse en l'honneur de sa sœur Irène : ‘‘

... Celle-ci, alors qu'elle était encore en vie, s'était consacrée au Christ, de sorte que sa Sainteté et sa pudeur même ont prouvé les mérites de sa virginité...

Et maintenant, quand toi, ô Dieu, tu viendras, souviens-toi de moi, afin que ton flambeau me soit une lumière. "

Il sera aussi important de faire état d’un autre témoignage d’un père sur lequel brille un sourire de tendresse plein de larmes à l’intention d’une vierge : " âme douce. Dans la paix du Seigneur. Elle vécut 15 ans, 75 jours. (Elle mourut) à la veille des calendes (le 1er) de décembre. Le père à sa fille très douce ". Nous remarquons là comme aujourd’hui, bien que cela devienne très rare, qu’avec la foi du Christ, c'est aussi une source divine de pureté et de tendresse qui entre dans les familles les plus humbles.

Spiritualité du silence

‘‘Il peut paraître étrange de parler d'une spiritualité du silence, parce que le silence, à première vue, n'est que vide de sens, pure absence de paroles, de pensées et de sentiments. En réalité, le silence de la parole, de l'imagination et de l'esprit est une dimension humaine fondamentale : il appartient à notre essence, car il est le gardien de notre monde intérieur, la condition préalable de l'écoute, la prémisse nécessaire à toute communication humaine’’, dit le commentateur sur les catacombes. En effet, ceux qui ont parcouru les galeries des catacombes ou en s'arrêtant dans les cryptes, se sont vu immergés dans une atmosphère de silence, qui n'est cependant que le silence d'un ancien cimetière. Mais ce silence poursuit le commentateur, frappe profondément, car ce n'est pas le silence de la mort, des regrets désespérés de tout ce qui était cher aux chrétiens durant leur vie. C'est poursuit-il, un silence de plénitude, rempli du témoignage de la vie des martyrs qui ont vécu une vie comme la nôtre et qui ont cependant courageusement et constamment témoigné de leur foi, pas seulement en temps de paix religieuse mais spécialement au cours des persécutions. Ce silence est débordant de paix, d'espérance dans une vie future meilleure, dans la lumière de la résurrection du Christ.

Le silence des catacombes est plein d'histoire et de mystère; il est sacré, expressif et plus éloquent que les paroles elles-mêmes; il est enrichissant parce qu'il porte à réfléchir sur l'Eglise des origines, sur le témoignage héroïque des martyrs, comme sur le témoignage ordinaire des simples chrétiens qui n'ont pas mis sous terre leur foi mais l'ont vécue dans la vie de tous les jours, dans la famille, en société, au travail, dans toute tâche ou profession, et surtout nous interpellant à réexaminer notre vie pour savoir si nous aurions pu comme eux résister jusqu’au bout sans renier notre Maître à cause de la grande souffrance qu’imposaient les bourreaux ?

C’est un silence communicatif, qui parle au cœur et à l'esprit des pèlerins, qui leur révèle le monde inconnu de l'Eglise primitive, avec ses classes sociales, ses sentiments et ses émotions, et aussi avec les peines et les espérances des chrétiens inhumés dans les catacombes est interpelatif pour notre temps de paix où malgré la liberté à nous offerte, notre foi pour Christ est très superficielle.

Cette atmosphère de silence, qui évoque la vie et le sacrifice des premiers chrétiens, constitue un lieu privilégié de méditation spirituelle, de révision de notre vie et de renouvellement de la foi. Le témoignage courageux et fidèle de ces chrétiens nous interpelle personnellement. Quelle est aujourd'hui " notre " réponse à l'amour de Dieu, dans une société qui, certes, n'est pas aussi hostile que celle où ces chrétiens ont vécu, mais qui est de prime abord indifférente aux valeurs religieuses? Les catacombes nous laissent un message de foi, silencieux mais clair, d'autant plus nécessaire que notre époque est malade du bruit, de l'extériorité, de la superficialité. Ici les paroles ne sont pas nécessaires, parce que les catacombes parlent par elles-mêmes. Tel est le christianisme dans son degré maximal de simplicité et d'intensité, concrétisé par des figures de martyrs, de confesseurs et de vierges, qui parlent au travers des cryptes, des longs couloirs, par les peintures et les pierres funéraires consacrées par presque deux millénaires. Sur les pas des martyrs et des premiers chrétiens, l’étude de la spiritualité des catacombes devrait nous aider à chercher la face de Dieu pour retrouver les vrais valeurs chrétiennes par un appel à la repentance et à la réformation exprimé dans : Sola Scriptura ; Solus Christus ; Sola Gratia ; Sola Fide ; Soli Deo Gloria

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (4)

EXPLICATION DU SYMBOLE ICHTUS

Le signe du poisson :

On le voit partout sur les voitures, les vélos et les vélomoteurs, les sacs de voyage...Mais quelle en est la signification ?

un code secret en grec

Ce poisson est un cryptogramme, un "code secret de reconnaissance.". Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines l'utilisaient comme code secret pour se reconnaître. A cette époque, le grec était davantage parlé dans l'empire romain que le latin. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ICHTHYS. Les cinq lettres grecques correspondaient chacune à la première lettre d'un des noms de leur Sauveur

I = I …………………………….Iessous……………………………………………..Jésus

CH= X……………………………Christos…………………………………………….Christ

TH= T……………………………Theou………………………………………………..Dieu

Y (U)= Y…………………………. .hYios………………………………………………...Fils

S = Σ……………………………Soter…………………………………………………Sauveur

Ces lettres rassemblées forment la déclaration : Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ("Iesu Christos Theou Uios Sautèr"). C'est ainsi que les premiers chrétiens s'identifiaient à Jésus-Christ.

Quel sens pour aujourd'hui ?

Le poisson est un signe de ralliement des chrétiens, indépendamment de toute appartenance dénominationnelle. Celui qui adopte le signe du poisson témoigne qu'il a découvert Jésus-Christ, qu'il croit en lui. Il affirme son appartenance à Jésus-Christ. A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

Considérant qu’Avril est le premier mois du calendrier hébreu, il est fort possible que le poisson dont on fait état le premier Avril peut bien être moquerie à l’encontre de chrétien.

MAIS POURQUOI UN POISSON POUR SYMBOLISER LE CHRIST ?

Le poisson à la fois dans la culture biblique (juive) et dans la culture grecque avait par essence, un symbole extrêmement positif :

§ Dans la culture juive biblique, l'eau (quand elle est paisible) évoque la bénédiction de Dieu, comme cette eau qui fait fleurir le désert, et calme notre soif. Le poisson est l'image même de la créature qui vit tout entièrement plongée dans l'eau, c'est ainsi une image du croyant qui vit tout entier plongé dans la bénédiction de Dieu bien qu’exerçant ses fonctions d’Ambassadeur de Dieu en Christ sur terre. C'est ainsi une bonne image du Christ, d'abord, ou plus modestement du croyant fidèle. D'autant plus que le poisson a la réputation de grandir tout au long de sa vie et de garder toujours les yeux ouverts. Ces deux belles qualités pour un croyant symbolisent tant la croissance spirituelle que la vigilance ou le discernement.

§ Dans la culture grecque, le dauphin (que l'on prenait pour un poisson) était l'image du sauveur, puisqu'il arrivait que des dauphins sauvent des naufragés en les portant , jusqu'à la rive.

§ Christ en appelant ses disciples dit qu’il fera d’eux des pécheurs d’homme. Le poisson peut dont assimiler également le pêcheur repentant qui a été arraché du monde de la perdition par la prédication de l’Evangile du royaume.

Cette coïncidence était donc un privilège extraordinaire pour le christianisme primitif qui était une branche de la culture juive biblique se répandant dans un monde imprégné de culture grecque. Par là, Christ est ainsi reconnu à la fois comme l'exemple même du croyant, et leur Sauveur en même temps.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4 ;1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu

Conclusion :

Le symbole graphique résume l’identité de Jésus, qui est le Fils de Dieu et le Sauveur des hommes.

Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines utilisaient le dessin d’un poisson, comme

A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4:1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu.

De cette vie isolée du monde, mais communautaire en Christ, favorisant une croissance spirituelle sans précédent due à l’encadrement de proximité, une connaissance profonde des uns et des autres, quelques leçons non négligeables mérites d’être retenues :

L'art des catacombes est aussi un art symbolique, c'est-à-dire que l'on représente de façon très simple certains concepts difficiles à exprimer. Pour indiquer le Christ, on dessine un poisson ou un berger avec l’Agneau sur ses épaule ; pour signifier la paix du paradis, une image de la colombe ; pour exprimer la fermeté de la foi, une ancre. Sur les plaques fermant les niches, sont parfois sculptés des symboles de diverses significations. Dans certains cas, se trouve représenté un outil utilisé dans le métier du défunt. La plupart des symboles se réfèrent au salut éternel, comme la colombe, la palme, le paon, le phénix et l'agneau.

Les niches constituent le système cimetérial le plus humble et égalitaire, dans le respect du sens communautaire qui animait les premiers chrétiens.

L'art des catacombes. Dès la fin du IIème siècle, se développe dans les catacombes un art extrêmement simple, en partie narratif et en partie symbolique. Les peintures, les mosaïques, les reliefs des sarcophages et les arts mineurs évoquent les histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament, comme pour présenter les exemples du salut du passé aux nouveaux convertis. C'est ainsi qu'on trouve souvent représenté Jonas sauvé du ventre de la baleine où il était resté pendant trois jours, pour évoquer la résurrection du Christ.

Que le Seigneur nous pardonne et nous fasse grâce !

Dr André CHOUBEU

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LE CÈDRE DU LIBAN

12 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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