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BABEL AUJOURD’HUI

26 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

26 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

26 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

Pour renoncer à la prière en gardant bonne conscience, nous trouvons aisément des prétextes. Sous forme de conversation, nous dénonçons ces prétextes en suggérant des pistes pour les surmonter. Ainsi, Valério se propose de répondre à Barnabé, inquiet et désemparé. Nous croyons que ces lignes pourront aider ceux qui éprouvent quelque difficulté à prier.

Barnabé – Je suis découragé en constatant combien mon cœur est sec. Ma prière est froide, sans vie, dénuée de ferveur. Elle devient une corvée.

Valério – Cesse donc de regarder à la « sécheresse » de ton cœur. Après tout, peu importe que ta prière soit ceci ou cela, pourvu que tu t’attendes au Seigneur, pourvu que tu te « concentres » sur Jésus. C’est lui qui, le moment venu, éveillera ton cœur. Il te donnera, lui, la ferveur que tu ne peux créer.

Barnabé – Lorsque je m’approche de Dieu, j‘ai l’impression qu’un mur se dresse entre lui et moi. C’est pour cette raison que j’hésite à prier.

Valério – Quand donc cesseras-tu de considérer tes impressions et de jauger ta prière en fonction de ce que tu ressens ou ne ressens pas ? Réfléchis ! Tes impressions négatives sont du domaine de notre Ennemi, trop heureux de te voir éloigné du Seigneur. Une bonne fois pour toutes, sache que tu as une « libre entrée dans le sanctuaire au moyen du sang de Jésus ». (Héb 10.19) Celui qui a « renversé le mur de séparation » par son sacrifice (Éph 2.14) ne veut surtout pas que tu le rétablisses. C’est pourquoi, « passe ce mur » et « approche-toi avec assurance du trône de la grâce » (Héb 4.16). C’est l’attitude conforme à l’Écriture.

Barnabé – Mais n’y aurait-il pas quelque infidélité de ma part qui expliquerait le malaise que je ressens lorsque je cherche sa face ?

Valério – Ici, tu tiens le langage de chrétiens tellement scrupuleux qu’ils sont devenus une proie facile pour l’Accusateur. Je t’en conjure, cesse de t’introspecter. Ce « moi » incurable qui bronche toujours, regarde-le donc « comme mort », sachant que tu vis pour le Seigneur (Rom 6.11). Au lieu de chercher tes fautes — Satan ne se privera pas de t’en révéler du matin au soir, si bien que tu n’oseras plus t’approcher du Seigneur —, laisse plutôt au Saint-Esprit le soin de te convaincre et de dénoncer le ou les obstacles à une vraie communion ; mais surtout ne te substitue pas à lui en prétendant jouer son rôle. À toi de marcher dans la lumière, toujours ouvert à l’action de l’Esprit, déterminé à obéir à sa voix chaque fois que tu t’approches de lui.

Barnabé – J’ai rarement envie de prier. Puis-je honnêtement m’adresser à lui si je ne le fais pas de tout mon cœur ?

Valério – Balaie ce nouveau prétexte et avoue à ce Père aimant ton indifférence et tes négligences en lui disant ton ardent désir de lui consacrer du temps dans la prière, pour lui être agréable. Vouloir la joie de l’autre, n’est-ce pas déjà l’aimer ?

Barnabé – Ce qui me désespère et m’attriste, c’est de voir mon esprit vagabonder lorsque je prétends l’invoquer. Je me surprends bien souvent à penser à des choses très éloignées de ce que je suis en train de lui dire. Prier seulement du bout des lèvres me désole et me culpabilise.

Valério – Surtout que ce motif n’en soit pas un pour déserter la prière. Devant Dieu, reconnais ce travers et demande-lui, avec détermination, la grâce de penser à ce que tu dis. Avec son aide, sois centré sur la personne du Seigneur. Tu dois savoir que Jésus est là, à tes côtés. Pense à lui et non à tes pensées. Devant un haut personnage, la conversation ne s’égare pas, encore moins les pensées.

Barnabé – Au bout de quelques minutes, je ne sais plus que dire au Seigneur. Je suis à court d’idées. De plus, je ne suis pas certain qu’il s’intéresse à mes paroles. J’ai si peu de choses valables à lui exposer.

Valério – Cela ne devrait pas t’étonner, puisque l’Écriture elle-même déclare que « nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières » (Rom 8.26). Rassure-toi donc et reconnais que Dieu sait à l’avance ce dont tu as besoin (Mat 6.8). C’est pourquoi, ne te hâte pas d’ouvrir la bouche et surtout, garde-toi de multiplier les phrases. S’il le faut, reste silencieux devant lui, puis bénis-le, conscient que le Saint-Esprit, par « des soupirs inexprimables », intercède en ta faveur et obtient tout ce qui t’est présentement nécessaire. N’est-ce pas là déjà un beau sujet de reconnaissance ?

Barnabé – La prière ne m’apporte pas la joie que j’attendais y trouver. Je voudrais tellement être porté par elle et connaître les émotions profondes qu’éprouve celui qui se tient dans la présence du Seigneur.

Valério – Halte-là! Qui t’a dit que ta prière te porterait ? Que tu connaîtrais à chaque rencontre des états d’âme merveilleux ? En réalité, tu te recherches toi-même dans tes prières et tu es surtout préoccupé de ta joie et non de la joie de Dieu. Autrement dit, tu viens pour toi d’abord. Veux-tu être béni ? Alors consens à « mourir à toi-même » et sois tout entier désireux de plaire à ton Maître. Quand il le jugera bon, le Dieu souverain te donnera d’expérimenter l’ineffable. En tout cas, si tu ne ressens rien, bénis-le quand même, sachant que la louange lui est agréable plus que les sacrifices les plus coûteux (Ps 69.31-32).

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p10.html

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BABEL AUJOURD’HUI

26 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

BABEL AUJOURD’HUI

BABEL AUJOURD’HUI

Bernard Cousyn

Le chapitre 11 du livre de la Genèse retrace l’histoire des descendants de Noé qui rêvèrent d’élever une tour immense pour accéder au ciel. Leur projet échoua, et tourna en crise universelle. Mais l’histoire nous atteste que l’homme n’en a pas moins cherché à s’affranchir de Dieu en lui disputant sa prééminence.

Comme à Babel, le sentiment de supériorité que donne la mutualisation des efforts du plus grand nombre est toujours d’un grand confort pour l’orgueil humain ! C’est un motif, pour les créatures que nous sommes, de reléguer au rang de l’accessoire et du démodé la notion de Dieu.

Ne sourions donc pas de la péripétie de Babel : rien de plus actuel que cette entreprise. Des bâtisseurs semblables s’affairent énergiquement de nos jours1. Aux hommes du xxie siècle comme à ceux de l’Antiquité, la raison et l’indépendance semblent encore supérieures à l’obéissance et à la foi. La technique omniprésente rayonne, la connaissance augmente, et le religieux est appelé à s’y conformer.

Les architectes du pouvoir

Comme à Babel, les hommes, présumant posséder des atouts suffisants pour se diriger et s’épanouir, font facilement crédit aux « constructeurs » politiques, aux technocrates, aux experts, aux philosophes, et l’on en passe. Opportunistes, les inspirateurs et les leaders de nos Babels contemporaines exploitent cette démangeaison d’autosuffisance pour la tourner à leur profit. Gourous dont l’objectif inlassablement poursuivi est de rallier à eux-mêmes le plus grand nombre, ils ne manquent pas de faire valoir leurs mobiles humanistes ou humanitaires.

Ces meneurs cultivent l’art d’assurer leur pouvoir. Ils flattent pour mieux débaucher, font mine d’accueillir favorablement toutes les tendances — mais savent exclure ceux qui les dérangent. Ils excellent à assouplir la morale et à cautériser les derniers scrupules des consciences — mais ils ne manquent pas de culpabiliser les irréductibles. Leur supériorité autoproclamée leur fait négliger, voire mépriser, ceux qui ne s’alignent pas sur leur programme.

Babel dans nos églises ?

L’Écriture nous met aussi en garde contre l’infiltration et l’influence de dangereux bâtisseurs au cœur de nos églises2. Leurs stratégies et attitudes sont variées :

– Ils peuvent se montrer intransigeants. Ceux qui les entravent dans la construction de « leur tour » seront exclus. Leur violente réaction de rejet s’explique : les récalcitrants leur donnent en effet la désagréable impression d’un rappel à l’ordre permanent, et leur conscience en est agacée. Les « perturbateurs » leur tendent involontairement un miroir qu’ils estiment impératif de briser.

– Ils peuvent essayer de soumettre leurs détracteurs en jetant le doute sur le bien-fondé des positions de ces derniers ou sur leurs compétences — n’est-ce pas une manière détournée de se rendre soi-même plus recommandable ?

C’est un travail de longue haleine que celui auxquels s’astreignent ces « faux docteurs ». Au sein de l’Église, ils choisissent de miner la doctrine chrétienne en survalorisant tout ce qui plaît à l’homme charnel, au « vieil homme [qui] se corrompt par les convoitises trompeuses » (Éph 4.22). Leur aspiration à un pouvoir sans partage est en effet renforcée par les tendances naturelles de leurs disciples trop humains. En particulier, par le besoin d’appartenir à un groupe où « il se passe quelque chose », où l’on favorise une religiosité bon enfant, où l’on éprouve la sensation de n’avoir pas quitté l’Église authentique et de faire bel et bien partie d’une « famille spirituelle ». Ce mimétisme entretenu a un côté rassurant : les nouvelles recrues retrouvent un vocabulaire familier assorti d’une « nouvelle lecture » des textes bibliques pour une « nouvelle compréhension », d’une actualisation de la pensée biblique avec tous les ajouts et faire-valoir de notre société profane.

La pédagogie employée par ces « cadres » n’est pas nouvelle : elle appartient à l’arsenal classique du « père du mensonge ». Comme d’habitude, on voit se développer, sournoisement, une force d’opposition à la vérité. Or, depuis le jardin d’Éden, nombreuses sont les armes de séduction de Satan : la tromperie, la perversion des règles édictées par Dieu, la manipulation de la vérité. Les faux apôtres sont donc en réalité « des hommes qui s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. » (2 Tim 3.9)

Bien souvent, leurs manœuvres commencent par la dispersion d’un poison qui trouble les chrétiens et dont il est difficile de se débarrasser : le relativisme (« Dieu a t-il réellement dit ? » Gen 3.1). Ce « levain » de doute a pour complices naturels la mentalité et les « paradigmes » du monde !

L’élitisme à l’assaut de l’Église

L’épisode de la tour de Babel est la concrétisation d’une attitude générale qui reste intacte chez tous les hommes au travers des millénaires : la démangeaison de rivaliser avec Dieu et l’illusion de la grandeur de ce combat. D’où tant de prétentions à la possession d’une connaissance supérieure3. Mais cette « sagesse » ne reflète rien de plus que ce qui sort instinctivement du cœur humain non régénéré par l’Esprit de Dieu. Les conducteurs de cette humanité-là manifestent tôt ou tard des comportements répréhensibles : « …entraînés par leurs rêveries, [ils] souillent leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires [et] parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent… » (Jude 8,10) Ainsi naissent de nouvelles hérésies prônées par de faux prophètes adulés par ceux qu’ils ont dupés.

Cette mainmise sur les âmes est non seulement bâtie sur le mensonge, mais elle se perpétue également par le mensonge : flatteries en permanence ; manipulation de la crédulité des fidèles ; ouverture de nouveaux chemins vers le bien-être et l’auto-rédemption promis. C’est au prix de tels stratagèmes que la fausse « science » prend la place de l’autorité divine.

Notre contre-attaque

L’ennemi du genre humain cherche à creuser un gouffre infranchissable entre Dieu et sa créature. Il mettra même tout en œuvre pour faire douter les chrétiens du bien-fondé de leur engagement, et pour leur prouver que l’herbe est plus verte ailleurs !

C’est pourquoi le croyant fidèle ne peut vivre qu’à contre-courant de cette société soumise au diable. Mais rassurons-nous : Satan sera rendu impuissant si la Parole est obéie et suivie. Toute obéissance à Dieu est en effet destructrice des œuvres du diable4. Nous désamorçons efficacement les ruses de Satan en offrant nos vies à Dieu et en refusant « tout discours vain et profane, les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns qui se sont ainsi détournés de la foi » (1 Tim 6.20-21).

Il y a toujours péril à prêter l’oreille à un « autre Évangile » (Gal 1.6-7), car telle nouveauté mine la vérité scripturaire, compromet le témoignage de l’Église et fait perdre de vue notre Seigneur et Sauveur. Nous n’avons pas de part avec « ceux du dehors » : on ne marchande pas avec la perversité ! Face aux nombreuses tours de Babel modernes, édifiées par l’orgueil des hommes et soutenues par les partisans de la « mort de Dieu », il n’existe qu’une seule réponse : glorifier Dieu dans notre corps et notre esprit qui appartiennent à Dieu5.

La fin de l’épopée de Babel nous montre des ambitieux rendus muets et impuissants. Dieu intervient et démunit leurs chefs de leur influence prestigieuse en les privant de leur « ciment » communautaire : la parole. Quant à nous, il ne nous appartient pas de faire cesser par la force toutes les entreprises diaboliques de notre temps, mais la Bible ne dit-elle pas que par notre témoignage fidèle nous fermerons la bouche des incrédules6 et — qui sait ? — peut-être pourrons-nous en amener quelques-uns aux pieds du Sauveur.

1Voir Ps 2.
2Cf. Mat 15.8,9 ; 24.5,11,24 ; 1 Tim 1.7 ; 4.2 ; 6.3-5 ; 2 Tim 4.3 ; Tite 1.11,16 ; 2 Pi 2.1-22 ; Jude 3-19.
31 Cor 1.17-2.1.
41 Jean 3.8 ; 5.3-5, 18.
51 Cor 6.20.
61 Pi 2.12,15,16 ; 3.15,16.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p06.html

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GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

26 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

Ésaïe 6.1-13

Philip Nunn

Le chapitre 6 du livre d’Ésaïe raconte une expérience remarquable qui a changé la vie du prophète. Cette rencontre bouleversante avec Dieu a eu lieu « l’année de la mort du roi Ozias » (6.1). Ce détail nous aide à situer cet épisode extraordinaire de la vie d’Ésaïe au cours de l’année 740 avant notre ère, mais plus que cela, il nous aide à en comprendre le contexte. Quelle est la signification de la mort du roi Ozias ?

La vie du roi Ozias est retracée en 2 Chroniques 26. Il « était âgé de seize ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem ; […] Et il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel […] Et il rechercha Dieu pendant les jours de Zacharie, qui avait l’intelligence des visions de Dieu1 ; et pendant les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer » (26.3-5). La nation toute entière profita de ses succès, jouissant de la paix, d’une bonne renommée vis-à-vis du monde, et de prospérité matérielle. Il était particulièrement admiré à cause de sa puissance militaire : « Ozias avait une armée pour faire la guerre […] Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour être placées sur les tours et sur le haut des remparts, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé. » (26.11-15)

Essayez de vous représenter ce que furent ces 52 années de paix, de stabilité et de prospérité. Dans le royaume de Juda, il n’y avait personne de moins de 55 ans qui savait ce qu’avait été la vie avant le roi Ozias. Mais ces années de normalité se sont achevées. Le roi Ozias a péché, il a été frappé de lèpre, et puis il est mort. Nous pouvons presque sentir la tension qui régnait : que va-t-il se passer maintenant ? Qui va conduire le peuple ? Les ennemis vont-ils nous envahir ? C’était une année de crise nationale. Et dans cette période de crise, « l’année de la mort du roi Ozias », le Seigneur Dieu a choisi d’appeler, de purifier et d’envoyer le prophète Ésaïe.

Nous sommes également confrontés à des situations de crise. Ce peut être une crise familiale du fait d'un problème de santé, d’un divorce ou d’un décès. Des crises nationales ou globales peuvent également nous affecter personnellement, qu’elles aient trait au terrorisme, au chômage, ou aux marchés financiers instables. Nous pouvons traverser des crises quant à notre foi, lorsque nous nous bagarrons contre de nouveaux doutes, lorsque nous pensons à nos prières restées sans réponse ou lorsque nous affrontons un conflit dans notre église locale. Une période de calme relatif vient de s’achever, et l’avenir nous semble si incertain. La manière dont Dieu a agi envers Ésaïe nous enseigne qu’il peut utiliser ces moments douloureux et difficiles. Dans la main de Dieu, les périodes de crise sont une opportunité de croissance personnelle.

1. En période de crise, recherchez le Seigneur

Lorsque survient la crise, certaines personnes sont comme paralysées, que ce soit de crainte ou du fait du choc. D’autres, cependant, deviennent hyperactifs, recherchant une solution rapide en courant d’un point à un autre. Qu’a fait Ésaïe ? Il aurait pu se joindre à une délégation se rendant dans un pays voisin pour signer un accord de paix. Il aurait pu entamer des discussions avec l'armée puissante. Il aurait pu essayer de monter son propre parti politique « religieux ». Dans ce premier verset, nous ne trouvons Ésaïe ni dans le palais ni sur la place du marché, mais dans le temple. En période de crise, il a recherché le Seigneur.

Le Seigneur est heureux de l’y voir, et le récompense en lui donnant une vision très importante. Ce n’est pas la vision d’un avenir millénaire paisible. Ce n’est pas la vision de la destruction des ennemis. Non ! Dieu sait exactement qu’Ésaïe a besoin de la vision de Dieu lui-même : « Je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. » (6.1) Le Seigneur ne s’agitait pas. La crise ne l’avait pas pris par surprise. Il ne courait pas d’un point à un autre. Le Seigneur était calme. Il était assis. Ésaïe avait besoin de constater cela. Et nous aussi. Le Seigneur était assis sur un trône, qui parle de son autorité, un trône haut et élevé. Au fur et à mesure qu’Ésaïe saisissait ce qu’il voyait, son esprit trouvait le repos. La crise ouvrait la porte sur un avenir incertain pour Juda. Mais pour Ésaïe, le fait de voir Dieu l’a rempli d’une confiance paisible. Sachant que l’avenir est dans les mains de Dieu, il a pu ensuite écrire : « Voilà la résolution prise contre toute la terre, voilà la main étendue sur toutes les nations. L’Éternel des armées a pris cette résolution : qui s’y opposera ? Sa main est étendue : qui la détournera ? » (És 14.26-27, Segond) Pour rester calme dans les moments de crises, et confiants dans l’avenir, nous avons également besoin d’une vision réaliste et renouvelée de Dieu.

2. En période de crise, regardez-vous en face

En dirigeant les yeux vers le Seigneur, Ésaïe a vu deux séraphins qui volaient au-dessus de son trône. Il les entendait s’interpeller l’un l’autre : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire ! » (6.3) Et pour compléter cette expérience impressionnante, « les fondements des seuils étaient ébranlés (…), et la maison était remplie de fumée. » (6.4) Dieu a de nombreux attributs merveilleux. Il est amour. Il est fidèle. Il est tout puissant. Mais le seul de ses attributs qui soit répété trois fois est celui-ci : il est saint. La répétition est utilisée pour l’emphase. Ésaïe a compris le message. Ses yeux ont quitté le Seigneur pour se tourner vers lui-même. Le contraste était douloureusement évident. « Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures (…) » (6.5). Une crise nous procure l’occasion de nous rapprocher du Seigneur. Et en le faisant, nous nous rendons douloureusement compte de notre propre insuffisance.

Avant la crise, nous disons avec joie que notre avenir est dans les mains de Dieu. Mais lorsqu’elle nous frappe, lorsque nos économies s’envolent, lorsque nous perdons notre emploi, lorsque nous avons des ennuis de santé… notre avenir ne nous semble plus du tout rassurant. Il est peut-être plus facile de faire confiance au Seigneur lorsque nous nous sentons en confiance, en sûreté et aux commandes de notre vie. La crise brise notre sécurité factice. Il était important pour le Seigneur qu’Ésaïe ressente sa propre petitesse, afin de lui révéler sa grandeur. Il était important pour le Seigneur qu’Ésaïe ressente sa nature pécheresse, afin de lui révéler sa sainteté.

La crise que vous traversez est également une invitation à vous approcher du Seigneur, puis à vous regarder de manière réaliste. Une crise est dans les mains du Seigneur un outil pour nous réveiller d’une routine religieuse confortable, pour révéler le mensonge de notre manière de penser, pour nous aider à discerner nos priorités mondaines. Au lieu d’essayer de rejeter le blâme sur les autres du fait de leur implication dans la crise que vous traversez, regardez en vous-même dans la présence de Dieu. Peut-être y a-t-il quelque chose à corriger. Peut-être avez-vous vous aussi des « lèvres impures » !

3. En période de crise, essayez d’écouter

« Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché. » (6.6-7) C’était là une action symbolique. L’autel représente probablement l’œuvre de Christ, puisque le pardon et la purification sont habituellement associés à la mort en sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ. « Christ (…) s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs. » (Héb 9.28) Pouvez-vous vous représenter l’effet de charbons ardents touchant vos lèvres sensibles ? Je suis certain qu’Ésaïe n’a jamais oublié ce moment douloureux. Les cicatrices et les souvenirs étaient là afin qu’il n’oublie jamais cette réalité passée : des lèvres impures. Nous avons également besoin de nous souvenir d’où nous venons. Sans le rappel de notre propre insuffisance et de sa suffisance, nous manquerons de grâce dans nos rapports avec les autres. Le Seigneur veut utiliser les lèvres d’Ésaïe, alors il commence par les brûler.

Ésaïe est maintenant purifié et attentif, en présence du Seigneur. Il est désormais prêt à écouter. « Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » (6.8) C’est tellement facile d’avoir nos propres idées, nos propres plans, nos propres opinions, nos propres solutions. Et lorsque notre esprit est occupé de nos propres idées, opinions et solutions, c’est tellement difficile d’écouter le Seigneur : sa douce voix est étouffée dans notre chaos intérieur. Mais si nous voulons tirer profit de cette crise, si nous voulons grandir en la traversant, nous devons remettre toutes nos initiatives au Seigneur et essayer d’écouter sa voix. Ésaïe appliqua plus tard ce principe au peuple tout entier : « Malheur aux fils qui se rebellent […] pour former des desseins, mais non de par moi, et pour établir des alliances, mais non par mon Esprit, afin d’ajouter péché sur péché ! » (30.1) « Cependant l’Eternel désire vous faire grâce, et il se lèvera pour vous faire miséricorde ; car l’Eternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! […] Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y ! » (30.18,21, Segond) Le Seigneur peut choisir de parler par l’intermédiaire de conseils d’amis, par sa Parole, par les circonstances, par un rêve, le Seigneur tout puissant choisit le moyen. De notre côté, soyons comme Ésaïe et Samuel, prêts à entendre : « Parle, Éternel, car ton serviteur écoute ! » (1 Sam 3.9)

4. En période de crise, soyez ouvert au changement

Lorsque Ésaïe a répondu au Seigneur « me voici, envoie-moi » (6.8), je me demande à quoi il s’attendait de la part du Seigneur. Pensait-il que le Seigneur allait l’envoyer pour oindre un nouveau roi, comme Samuel le fit avec David presque 300 ans auparavant ? A-t-il flirté avec la possibilité que le Seigneur le nomme en tant que nouveau roi ?

Imaginait-il que le Seigneur allait l’utiliser, comme Moïse, pour sortir le peuple de Dieu de cette crise et le mener dans un nouveau pays quelconque ? Le Seigneur n’a pas demandé à Ésaïe : « Qu’as-tu envie de faire ? » Il lui a dit au contraire : « Va, et dis à ce peuple : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en voyant vous verrez et vous ne connaîtrez pas. » (6.9) Le Seigneur savait ce qu’il fallait faire. Nous pouvons avoir nos préférences, mais lorsque nous disons au Seigneur : « Je suis à toi. Me voici, utilise-moi », nous devons être ouverts à sa réponse. Avant la crise, les amitiés, la famille, l’église, les études, le travail, la santé et les finances s’inscrivaient dans un cadre « satisfaisant ». Un changement radical ne semblait pas nécessaire. Vous pensiez peut-être qu’il n’y avait besoin que de réajustements mineurs. Comprenez que les périodes de crises peuvent aussi être des périodes de changement. La vie d’Ésaïe a

Il est important de remarquer que ce n’est pas la crise elle-même qui a changé Ésaïe. La crise nous donne une opportunité de stopper ce qui semble normal, de nous rapprocher du Seigneur, de nous purifier, d’écouter. Et lorsque nous faisons cela, nous pouvons sentir le Seigneur nous appeler à changer. Il peut nous conduire dans la poursuite fidèle de nos travaux. Ou comme Archippe, nous avons mélangé les priorités, et nous sommes désormais appelés à prendre garde au service que nous avons reçus du Seigneur, afin de l’accomplir (Col 4.17). Mais le Seigneur peut également ouvrir une fenêtre pour nous montrer une nouvelle direction, un nouveau service, un nouvel appel. Ésaïe a reçu un ministère prophétique difficile. Le peuple auquel il devait s’adresser était endurci. S’il avait regardé au « succès » et aux résultats visibles, il n’aurait pas tenu longtemps. Ce ne sont pas les crises et les difficultés en elles-mêmes qui doivent nous dire quand nous arrêter. Lorsqu’il a été envoyé, Ésaïe a demandé : « Jusques à quand, Seigneur ? Et il dit : Jusqu’à ce que les villes soient dévastées, de sorte qu’il n’y ait pas d’habitants (…), que l’Éternel en ait éloigné les hommes, et que la solitude soit grande au milieu du pays. » (6.11-12) Chaque activité sous le soleil est temporaire, y compris les activités chrétiennes telles que les écoles, les hôpitaux, les orphelinats, les organisations missionnaires, les orchestres, les magazines chrétiens… et mêmes les églises locales. Comme Ésaïe, nous devons également demander : « Jusques à quand, Seigneur ? » C’est à lui de déterminer le commencement et la fin. Poursuivre lorsqu’il a dit d’arrêter n’est pas de la fidélité. C’est de la désobéissance. S’arrêter lorsqu’il dit d’avancer, c’est aussi de la désobéissance. Une crise peut suggérer un changement, mais ne commencez, ne terminez ou ne changez rien sans certitude que le Seigneur vous parle.

Des crises qui font croître

Votre vie a peut-être pris un virage étrange et difficile récemment. Vous vous demandez parfois pourquoi le Seigneur utilise un outil aussi émoussé et douloureux. Dieu se sert des périodes de tourmentes intérieures pour nous encourager à nous rapprocher de lui, pour nous purifier, pour parler à notre cœur. Considérez la crise que vous traversez comme une opportunité de grandir. Le Seigneur est toujours assis sur son trône, haut et élevé. Il contrôle toujours toutes choses. Choisissez de vous rapprocher de lui, choisissez de vous purifier, choisissez d’écouter sa voix, choisissez de croître par le moyen de cette crise. Et bientôt, comme un témoignage, vous allez pouvoir chanter avec beaucoup d’autres : « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à tout jamais ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles. » (És 26.3-4)

1 La version anglaise NIV utilisée par Ph. Nunn dit : « qui l’instruisit dans la crainte de Dieu ». Dans l’article traduit en français, c’est la version Darby qui est utilisée, sauf mention contraire.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p07.html

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ICHTUS ! LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

19 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

ICHTUS !  LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

Introduction :

En lisant un article intitulé : ‘‘ Je t'envoie ce poisson comme symbole de notre amitié. stp pour que ce poisson vive mets ton ordinateur ou téléphone dans l'eau. Merci de laisser notre amitié vivre’’. J’ai réalisé que ces lignes sont très profondes, mais peut-être incomprise ou ignorée de plusieurs. Procédant aux recherches pour mieux saisir la portée exacte du mot poisson selon les Ecritures Sainte et par ailleurs, ce mot en rapport à l’Eglise Primitive, la découverte a été grande. Nous savons que les mots poisson et eau dans la compréhension spirituelle signifient beaucoup de choses pour le chrétien qui a une idée de l’église Primitive. Pour la première fois en 1986, j’ai eu connaissance de ce mot lorsque je lisais un livre très recherché aujourd’hui intitulé ‘‘Les Martyrs des Catacombes’’. Mais sonder les Ecritures fait poser des questions pertinentes : peut-on parler du poisson sans toucher les aspects combien riches qui entourent ce mot ? Il le faut à coup sûr afin de puiser au mieux, les précieux éléments du trésor de la Bible.

D’où est-il venu que le poisson à cette époque soit le signe ou la marque de son appartenance à Christ ? Quelles sont les principales motivations qui ont poussé ces braves héros de la foi de l’Eglise primitive qui pour la plus part ont écrit de leur sang, des lignes sublime dans l’illustre Registre des œuvres des saints, à adopter le poisson comme mot de passe entre les croyants ? Que signifiait ce poisson et comment était la vie chrétienne à cette époque très hostile aux disciples de Christ ? Les lignes ci-après nous aideront à comprendre et à réajuster notre marche chrétienne à l’éthique chrétienne afin d’acquérir l’approbation divine sans laquelle nous pourrions nous entendre dire en ce jour-là : ‘‘Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité’’ (Mt 7.23). . Puisse Dieu y aider par son Esprit Saint pendant que nous parcourrons ces lignes à la fois émouvante et pleines de leçons pour un retour au Dieu de la Bible

L’EGLISE PRIMITIVE AU TEMPS DES PERSECUTIONS

Lorsque nous jetons un coup d’œil rétrospectif sur les tristes évènements qui ont été le propre de l’Eglise primitive, nous avons sujet aujourd’hui de remettre plusieurs aspects de notre foi et de notre marche chrétienne en doute ou en question. Par la puissance, le dynamisme, la résistance, la fermeté et l’endurance de leur foi, l’Eglise Primitive avait été fichée par les fausses accusations portées contre elle. Sa condamnation par la loi romaine était reconnue par plusieurs termes.

Ainsi, la religion chrétienne fut déclarée :

- étrange et illicite (décret sénatorial de l'an 35),

- pernicieuse (" exitialis ", Tacite),

- perverse et excessive (" prava et immodica ", Pline),

- neuve et maléfique (" nova et malefica ", Suétone),

- obscure et ennemie de la lumière (" tenebrosa et lucifuga ", de l'Octavius de Minucius),

- détestable (" detestabilis ", Tacite).

Le principe de la loi sénatoriale romaine (" Non licet vos esse " - " Il ne vous est pas permis d'exister ") est suffisant pour comprendre ce que pouvait souffrir quiconque oserait publiquement confesser Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel.

L’EXPANSION ET L’INFLUENCE DE L’EGLISE PRIMITIVE :

Dès le premier siècle, la religion chrétienne s'est répandue rapidement à Rome et dans le monde, non seulement par son originalité et son universalité, mais aussi et surtout par le témoignage de ferveur, d'amour fraternel et de charité envers tous, manifesté par les chrétiens. Les autorités civiles et le peuple même, d'abord indifférents, se montrèrent très vite hostiles à la nouvelle religion, parce que les chrétiens refusaient le culte de l'empereur et l'adoration des divinités païennes de Rome. Pour cette raison, les chrétiens furent accusés de manque de loyauté envers la patrie, d'athéisme, de haine envers le genre humain, de délits occultes comme l'inceste, l'infanticide et le cannibalisme rituel. On les accusa d'être la cause des calamités naturelles, telles que la peste, les inondations, les famines, les incendies, etc.

Au Vue de tout ceci, l’Eglise fut donc mise hors la loi et poursuivie comme l'ennemi le plus dangereux du pouvoir romain, qui était fondé sur l'ancienne religion nationale et sur le culte de l'empereur, instrument et symbole de la puissance et de l'unité de l'Empire. Nous devons comprendre que Rome seule comptait sept cents temples et des autels sans nombre. Alors, laisser l’Eglise progresser constituait un grand danger qui favoriserait l’extinction de leurs nombreuses divinités par la diminution considérable du nombre de leurs différents adeptes.

L'EPOQUE DES MARTYRS :

Les trois premiers siècles constituent la pire des sombres épisodes des persécutions qu’a connu l’Eglise de Jésus Christ à travers son histoire. Cette persécution eut lieu sous le règne des empereurs suivants : Néron, Domitien, Hadrien, Antonin le pieux et Marc Aurèle. Elle s'achève en 313 avec l'édit de Milan, par lequel les empereurs Constantin et Licinius concédèrent la liberté à l'Eglise. La persécution ne fut pas toujours continue et générale, c'est-à-dire étendue à tout l'empire ; elle ne fut pas non plus partout également cruelle et sanglante. A des périodes de persécution succédèrent des périodes de paix relative.

Dans la très grande majorité des cas, les chrétiens affrontèrent avec courage, souvent avec héroïsme, l'épreuve des persécutions, sans toutefois la subir passivement. Ils se défendirent avec force en dénonçant le manque de fondement des accusations de délits occultes ou publics qui leur étaient adressées, en présentant la teneur de leur foi, c’est-à-dire en : " ce en quoi nous croyons ", et en décrivant leur identité : " qui nous sommes ". Ce témoignage de leur foi en temps difficile peut-il être le propre de nous tous aujourd’hui ? Si en temps de paix, notre témoignage chrétien est sombre, lugubre, morne et honteux à la limite, à plus forte raison si nous étions sous la persécution ? Matière à réflexion vraiment !

QU’ETAIENT LES CATACOMBES ?

Dans mes recherches interrogatives de ce qu’étaient réellement les catacombes, j’ai trouvé ces phrases très émouvantes : ‘‘Admirable synthèse qui montre la fusion entre un drame humain de mort et de deuil, et l'expression passionnée de la foi consolatrice dont l’issue est ‘vie au-delà de la mort, vie avec les êtres chéris que nous rejoindrons bientôt, vie éternelle, vie en Dieu’’.

Le constat à prendre très au sérieux à la suite de mes recherches réside dans le fait qu’une fois à l’intérieur des catacombes, les rapports familiaux sont rehaussés par les rapports sociaux. Les tombes chrétiennes ignorent les mentions des charges et des honneurs, qui sont habituelles dans les épitaphes païennes. Tous sont un en Christ et il n’y a ni distinction, ni rang social, ni privilège, car tous sont parvenus à la gloire céleste à travers le martyr par la grâce de Dieu. Quel privilège de saisir cette vérité si édifiante. Alors, qu’est-ce que ce mot catacombes ?

Les catacombes sont les anciens cimetières souterrains, utilisés jadis par les communautés chrétiennes et juives, surtout à Rome. Les catacombes chrétiennes, qui sont les plus nombreuses, sont nées au deuxième siècle et l'excavation ou vie cachées dans les cavernes, se poursuivit jusqu'à la première moitié du cinquième siècle.

A l'origine, elles étaient seulement des lieux de sépulture. C'est là que les chrétiens se réunissaient pour célébrer les rites funéraires, les anniversaires des martyrs et des défunts.

Au cours des persécutions, dans des cas exceptionnels, les catacombes servirent de lieux de refuge momentané pour la célébration, de la prière, de la Cène et du partage fraternel. Selon certains, elles ne furent pas utilisées comme cachettes secrètes pour les chrétiens.

Après les persécutions, en particulier à l'époque du pape Saint Damase I (366-384), les catacombes devinrent de véritables sanctuaires des martyrs, centres de dévotion et de pèlerinage de chrétiens de tous les lieux de l'empire romain.

A cette époque, il existait également à Rome des cimetières à ciel ouvert, mais, pour diverses raisons, les chrétiens préféraient les cimetières souterrains. Tout d'abord, les chrétiens refusaient la coutume païenne de la crémation des corps. Sur l'exemple de la sépulture du Christ, ils préféraient l'inhumation, par respect pour le corps, destiné un jour à la résurrection d'entre les morts.

Ce vif sentiment des chrétiens donna lieu à un problème d'espace, problème qui influença grandement le développement des catacombes. S'ils n'avaient utilisé que des cimetières à ciel ouvert, l'espace disponible aurait été très tôt épuisé, à partir du moment où les chrétiens ne réutilisaient normalement pas les tombes. Les catacombes résolurent le problème de façon économique, pratique et sûre. Les premiers chrétiens étant en majorité pauvres, cette forme de sépulture fut décisive.

Il y eut également d'autres motifs qui conduisirent à choisir les excavations souterraines ; les chrétiens avaient un sens de la communauté très développé ; ils désiraient se retrouver ensemble également dans le "sommeil de la mort". En outre, ces lieux reculés, en particulier lors de la période des persécutions, permettaient des réunions communautaires réservées et discrètes et le libre emploi des symboles chrétiens.

Conformément à la loi romaine, qui interdisait la sépulture des défunts à l'intérieur des murs de la ville, toutes les catacombes étaient situées le long des grandes voies, et généralement, dans l'immédiate périphérie de la Rome de l'époque.

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (2)

LA VIE DANS LES CATACOMBES

Les premiers chrétiens dans les catacombes ont mené une vie de vrais rachetés à l’image de leur Seigneur Jésus Christ. Le témoignage et la confirmation de la vie admirable des chrétiens est décrite par plusieurs apologistes. La lecture de leurs pensées ou plaidoyers devait nous rappeler à l’ordre par rapport à la dimension ou la mesure de notre foi par eu égard au standard divin attendu de chacun de nous. Nous retraçons ci-dessous quelques passages significatifs, qui constituent une carte d'identité de ces chrétiens des premiers siècles :

1. Apologie d'un auteur inconnu, IIe - IIIe siècle

Les chrétiens sont des hommes comme les autres

" Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes ni par les terres qu'ils occupent, ni par la langue qu'ils parlent, ni par leur manière de s'habiller. Ils ne s'isolent pas dans leurs villes, ils n'utilisent pas un langage particulier et ne mènent pas un genre de vie spécial.

Leur doctrine n'est pas la conquête due au génie insatisfait de chercheurs, et ils ne professent pas non plus, comme le font quelques-uns, un système philosophique humain. Ils habitent les villes grecques et barbares (étrangères), comme cela leur échoit à chacun, s'adaptant aux traditions locales tant pour la manière de s'habiller que de se nourrir et pour tout ce qui concerne le reste de leur vie, donnant un exemple admirable de leur forme de vie sociale, qui, aux dires de tous, est extraordinaire. "

Ils demeurent sur terre, mais ils sont citoyens des cieux

" Ils habitent leur propre pays, mais comme des étrangers. Ils prennent part à tous leurs devoirs de citoyens, mais sont considérés comme des étrangers. Une terre étrangère est pour eux une patrie, et une patrie leur est terre étrangère. Ils se déplacent comme tout le monde et ils ont des enfants, que toutefois ils n'exposent pas. Ils ont des repas en commun, mais jamais le lit. Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair (2 Cor 10.3; Rom 8.12-15). Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens des cieux.

Ils obéissent aux lois établies, mais par leur genre de vie ils dépassent les lois. Ils aiment tous les êtres et sont par tous persécutés. Ils ne sont pas connus et ils sont condamnés. On leur donne la mort et ils en reçoivent la vie. Ils sont pauvres, mais ce sont eux qui rendent riches beaucoup de personnes (2 Co 6.9-10). Ils sont privés de tout, mais ils abondent de tout. Ils sont méprisés, mais dans le mépris ils trouvent grâce devant Dieu. On bafoue leur honneur et l'on ne fait qu'accumuler des témoignages de leur innocence.

Insultés, ils bénissent (1 Co 4.12). On se montre insolent à leur égard, et eux se comportent avec respect. Ils font le bien et sont punis comme des malfaiteurs. Punis, ils se réjouissent, comme si on leur donnait la vie. Les juifs leur font la guerre comme à un peuple étranger. Les Grecs les poursuivent, mais ceux qui les haïssent ne savent pas dire le motif de leur haine. "

Ils sont dans le monde comme l'âme dans le corps

" Pour le dire en un mot, les chrétiens sont dans le monde ce que l'âme est dans le corps. Comme l'âme est présente à toutes les parties du corps, ainsi les chrétiens sont disséminés dans les différentes cités du monde. L'âme habite dans le corps, mais elle ne provient pas du corps; les chrétiens, eux aussi, habitent dans le monde, mais ils ne proviennent pas du monde. L'âme invisible est enfermée dans un corps visible; les chrétiens, eux aussi, sont dans le monde, mais leur piété reste invisible.

Comme la chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans avoir reçu d'elle aucune offense, mais seulement parce qu'elle lui interdit de jouir des plaisirs, ainsi le monde prend en haine les chrétiens, alors que ceux-ci ne lui ont fait aucun tort, mais seulement parce qu'ils s'opposent à un système de vie basé sur le plaisir.

L'âme aime la chair, qui la déteste, et elle aime les membres: les chrétiens, eux aussi, aiment ceux qui les détestent. L'âme est enfermée dans le corps, mais c'est elle qui soutient le corps: les chrétiens, eux aussi, sont retenus dans le monde comme dans une prison, mais ce sont eux qui soutiennent le monde. L'âme immortelle habite dans une tente mortelle, comme les chrétiens passent en pèlerins parmi les choses qui se corrompent, dans l'attente de l'incorruptibilité céleste.

Se mortifiant dans la nourriture et la boisson, l'âme devient meilleure; les chrétiens, eux aussi, alors qu'ils sont punis, se multiplient de jour en jour. Dieu leur a assigné un emplacement si sublime qu'ils ne doivent absolument pas abandonner"

2. Apologie de Théophile d'Antioche (IIe siècle)

Les chrétiens honorent l'empereur et prient pour lui (Livre I,2)

" J'honorerai l'empereur, mais je ne l'adorerai pas; je prierai cependant pour lui. J'adore le Dieu vrai et unique, par lequel, je le sais, le souverain a été fait. Et alors tu pourrais me demander: et pourquoi donc ne pas adorer l'empereur? L'empereur, par sa nature, doit être honoré par des marques de respect légitimes, il ne doit pas être adoré. Il n'est pas Dieu mais un homme que Dieu a mis à cette place non pour qu'il soit adoré mais pour qu'il exerce la justice sur la terre.

Le gouvernement de l'Etat lui a été confié en quelque sorte par Dieu. Et, comme l'empereur ne peut tolérer que son titre soit porté par tous ceux qui lui sont subordonnés - personne en effet ne peut être appelé empereur -, ainsi personne ne peut être adoré, si ce n'est Dieu. C'est pourquoi le souverain doit être honoré avec des sentiments de dévotion; il faut lui obéir et prier pour lui. Ainsi s'accomplit la volonté de Dieu. "

La vie des chrétiens démontre la grandeur et la beauté de leur religion (Livre III,15) " Chez les chrétiens on trouve une sage maîtrise de soi, on pratique la continence, on s'en tient à l'unicité du mariage, on reste chaste, on exclut l'injustice, on extirpe le péché à sa racine, on pratique la justice, on observe la loi, on apprécie la piété dans les faits concrets. Dieu est reconnu et la vérité est considérée comme la norme suprême.

La grâce les garde, la paix les protège, la parole sacrée les guide, la sagesse les instruit, la vie (éternelle) les oriente, Dieu est leur roi. "

3. Apologie" d'Aristide (IIe siècle)

Les chrétiens observent les lois divines

" Les chrétiens portent inscrites dans leur cœur les lois de Dieu et ils les observent dans l'espérance de la vie future. C'est pourquoi ils ne commettent pas l'adultère et ne forniquent pas; ils ne portent pas de faux témoignages et ne se déclarent pas propriétaires des biens qu'ils ont reçu; ils ne convoitent pas ce qui ne les concerne pas; ils honorent leur père et leur mère; ils font du bien à leur prochain; et, s'ils sont juges, ils jugent avec justice. Ils n'adorent pas des idoles de forme humaine; tout ce qu'ils ne veulent pas que les autres leur fassent, ils ne le font à personne. Ils ne mangent pas les viandes offertes aux idoles, parce qu'elles sont souillées. Leurs filles sont pures et vierges et fuient la prostitution; les hommes s'abstiennent de toute union illégitime et de toute impureté; leurs femmes aussi sont chastes, dans l'espérance de la grande récompense dans l'autre monde... "

Ils sont bons et charitables

" Ils secourent ceux qui les offensent, en se faisant d'eux des amis; ils font du bien à leurs ennemis. Ils n'adorent pas des étrangers; ils sont doux, bons, pudiques, sincères, et ils s'aiment entre eux; ils ne méprisent pas la veuve; ils sauvent l'orphelin; celui qui possède donne, sans murmurer, à celui qui ne possède rien. S'ils voient des étrangers, ils les font entrer dans leur maison et ils se réjouissent avec eux, reconnaissant en eux de vrais frères, parce qu'ils appellent ainsi non pas ceux qui leur sont frères selon la chair, mais ceux qui le sont selon l'âme.

Quand un pauvre meurt, s'ils l'apprennent, ils contribuent selon leurs moyens à ses funérailles; s'ils viennent à savoir que certains sont persécutés, mis en prison ou condamnés pour le nom du Christ, ils mettent en commun leurs aumônes et leur envoient ce dont ils ont besoin, et, s'ils le peuvent, ils les libèrent; s'il y a un esclave ou un pauvre à secourir, ils jeûnent deux ou trois jours et leur envoient la nourriture qu'ils s'étaient préparés, estimant que lui aussi doit en profiter puisque comme eux il est appelé à la joie. "

Ils vivent dans la justice et dans la Sainteté

" Ils observent avec exactitude les commandements de Dieu, en vivant dans la Sainteté et dans la justice, ainsi que le Seigneur Dieu le leur a demandé; ils rendent grâce chaque matin et chaque soir, pour la nourriture ou la boisson et pour tout autre bien...

Telles sont, ô empereur, leurs lois. Les biens qu'ils doivent recevoir de Dieu, ils les lui demandent, et c'est ainsi qu'ils traversent ce monde jusqu'à la fin des temps; car Dieu leur a tout assujetti. C'est pourquoi ils sont reconnaissants envers lui, car l'univers tout entier et toute la création ont été faits pour eux. A vrai dire, ces gens ont trouvé la vérité. "

4. Apologétique" de Tertullien (IIe - IIIe siècle).

Les chrétiens ne sont ni inutiles ni improductifs

" On nous accuse d'être improductifs dans les différents secteurs d'activités. Mais comment pouvez-vous dire cela de personnes qui vivent avec vous, qui mangent comme vous, qui portent les mêmes habits, qui adoptent le même genre de vie et qui connaissent les mêmes nécessités?

Nous nous souvenons de rendre grâce à Dieu, le Seigneur et le créateur, et nous ne refusons aucun des fruits de son œuvre. Certes, nous usons des choses avec modération, sans excès ou malveillance. Nous cohabitons avec vous et nous fréquentons la place publique, le marché, les bains, les magasins, les ateliers, les fermes, en prenant part à toutes les activités.

Nous naviguons également avec vous, nous servons dans l'armée, nous cultivons la terre, nous exerçons le commerce, nous échangeons les marchandises et vendons, pour votre usage, le fruit de notre travail. Je ne comprends vraiment pas comment nous puissions paraître inutiles et improductifs dans vos affaires, alors que nous vivons avec vous et grâce à vous.

Oui, il y a des personnes qui ont des motifs de se plaindre des chrétiens, parce qu'elles ne peuvent faire affaires avec eux. Ce sont les protecteurs des prostituées, les entremetteurs et leurs complices, et encore les criminels, les homicides intentionnels, les maîtres-chanteurs, les diseurs de bonne aventure, les sorciers, les astrologues. C'est une bonne chose d'être improductifs pour ces gens-là !... Enfin, dans les prisons, vous ne trouvez jamais, à moins qu'il y soit pour sa religion. Nous avons appris de Dieu à vivre dans l'honnêteté. "

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (3)

LA SPIRITUALITE DES CATACOMBES

Cette phrase très célèbre d’un auteur inconnu relatant l’historique de la vie dans les catacombes nous conduit à une véritable mise en cause de notre spiritualité d’aujourd’hui : ‘‘Le pèlerin d'aujourd'hui, avec une âme émue, entrevoit lui aussi dans les catacombes l'intime secret de la spiritualité de ces martyrs, de ces vierges et de cette foule innombrable de chrétiens obscurs. Les inscriptions et les peintures, qui ont résisté à tant de dévastations et de déprédations, révèlent, tout au moins partiellement, un tel secret et répètent encore les paroles d'une ancienne épitaphe chrétienne : " Tauta ho bios ", " Voilà, telle est notre vie. "

La spiritualité des catacombes est celle-là même de l'Eglise primitive dans sa jeunesse pleine de conquête et de martyr. Nourrie par la moelle des Ecritures, simple et puissante, elle est la sœur des confessions les plus anciennes ; de sorte que celui qui visite les catacombes touche aux sources de la spiritualité chrétienne de cette époque dont les aspects sont variés :

Spiritualité christocentrique

Cette spiritualité pose Jésus-Christ comme figure dominante, c'est-à-dire le signe de la bonté du Christ, équivalait, pour le chrétien des premiers siècles, au Bon Pasteur. Parmi les représentations rencontrées dans les catacombes, celle du Bon Pasteur est la plus fréquente ; on la trouve peinte sur les plafonds parmi de riches décorations florales, gravée grossièrement sur les plaques funéraires, dessinée en relief sur les sarcophages, et enfin sculptée avec une élégance grecque dans une des plus anciennes statues chrétiennes que l'on connaisse (IVe siècle, Musées du Vatican). L'agneau qui repose sur ses épaules, fermement tenu par les mains du pasteur, représente le chrétien. Tout autour règne cette atmosphère de confiance qui faisait dire à l’Apôtre Paul ces propos combien riche de sens : " Qui nous séparera de l'amour du Christ? La détresse, l'angoisse, la persécution, la faim? " (Romains 8.35).

Plusieurs images des catacombes ont très souvent représenté le Sauveur agissant parmi les hommes : on voit Jésus qui touche les yeux de l'aveugle ou qui ressuscite Lazare du tombeau ; qui multiplie les pains ou qui change l'eau en vin : c'est le Christ qui passe en faisant le bien.

Ensuite il y a les symboles. Les figures les plus significatives sont peut-être celles où le Christ apparaît sous les voiles d'un symbole. Avant Constantin, quand la croix était utilisée quotidiennement comme gibet pour les esclaves et les étrangers, le chrétien en voilait pieusement l'aspect repoussant et recourait aux symboles, comme par exemple l'ancre.

Spiritualité exprimée par des symboles : La spiritualité des catacombes est aussi exprimée par les symboles chrétiens. Dans ces symboles chrétiens pour exprimer la rédemption et le salut de l'homme, le baptême à travers le rite baptismal l'homme meurt et ressuscite spirituellement avec le Christ, et par l'efficacité de ces actes rédempteurs il est associé à la vie divine.

Une des plus anciennes peintures dans l’aspect des symboles des catacombes représente le baptême. Devant une pièce d'eau siège un pêcheur tirant avec sa ligne un poisson hors de l'eau : on voit volontiers dans ce personnage un apôtre obéissant au commandement de Jésus: " Suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes " (Mc 1, 17). De nombreux chrétiens, " saisis par le Christ " (Phil 3.12), après des expériences intérieures angoissantes, ont senti que le moment du baptême avait marqué le début d'une vie nouvelle. De là est venu ce nom que l'on peut lire sur une pierre de la " tricora " de Saint-Callixte, un nom qui devint ensuite très commun dans la chrétienté: " Renatus ", " René ", c'est-à-dire " Je suis né à une vie nouvelle ".

Sur une représentation, il a aussi été découvert des chrétiens assis à la table sainte au nombre de sept, symbolisant les disciples qui se rassemblèrent autour de Jésus ressuscité sur les rives du lac ; sur les plats qui se trouvent devant eux se trouve le poisson qui signifiait pour eux : ‘‘Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur’’. Par ailleurs, l'autre côté de la table sainte, on voyait une personne en prière tenant les bras élevés, nous rappelant que, pour aller au ciel, il faut se nourrir de ce pain consacré (manger la pâque qui est le Christ ressuscité). Dans un autre tableau, on pouvait lire : " Dans le sacrifice d'Isaac est préfiguré le sacrifice du Christ. "

On pouvait aussi voir représentés de manière identique deux poissons, devant lesquels sont placés deux paniers pleins de pains. Entre les paniers, on entrevoyait deux coupes de vin. Le poisson est le Christ; le pain et le vin, par contre, sont les espèces sous lesquelles le Christ est manifeste dans la communion de son corps et de son sang lors de la Sainte Cène.

Nous sommes aux sources du christianisme et le chrétien des origines est conscient qu' " il n'y a sous le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut, si ce n'est celui du Christ " (Actes 4.12).

Spiritualité sociale

La spiritualité des catacombes est encore " sociale " : le chrétien, habitué à dire dans sa prière non pas " mon Père " mais " notre Père ", sait que dans la famille de Dieu l'on ne vit pas isolément mais socialement : " A plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ " (Rom 12.5). Les catacombes nous donnent l'image de ce corps de Christ à l'intérieur duquel les chrétiens vivent ensemble de manière ordonnée, dans une hiérarchie de fonctions et une unité d'esprit. Dans leurs logements de fortune qu’étaient les catacombes, les martyrs qui jouaient le rôle d’Anciens demeuraient sans complexe de titre au milieu de la multitude humble et anonyme de leur troupeau. Cependant, la sémantique nous trouble aujourd’hui en sorte que les mots : berger, évêque, ancien qui pourtant signifient la même chose sont perçus comme des gros titres auxquels il faut faire de grandes distinctions et accorder de privilège, honneur, différence et prévalence voir prédominance. A quelle heure sommes-nous et où allons-nous ?

On pouvait compter par milliers les inscriptions avec des prières les uns pour les autres sachant que chaque personne singulière est reliée à l'Eglise tout entière.

Spiritualité évangélique

Le chrétien est tourné vers les " eschata ", c'est-à-dire les réalités définitives de la vie éternelle: " Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche de la cité future " (Heb 13.14). " Notre cité, à nous, est dans les cieux " (Phil 3.20). Il suffit de faire un petit tour dans une catacombe pour voir briller cette vérité de tous ses feux. Forts de cette conviction des Ecritures Saintes, les frères et sœurs en Christ des catacombes trouvaient comme un gain, une mort victorieuse en Christ qu’une vie en conformité au système du monde. En est-il vraiment pour nous aujourd’hui ? Plusieurs ne trouveraient-ils pas meilleur de renier Christ pour partager les quelques heures du règne ténébreux de Lucifer dans ce monde avant que ne vienne très bientôt la fin de tout ? N’est-il pas des sectes dénommées ‘‘vivre heureux et mourir jeune’’ ? A chacun d’en juger. Toutefois, les Ecritures saintes sont claires : ‘‘Nous sommes pèlerins et voyageurs dans ce monde, alors, abstenons-nous des convoitises et du système de ce monde’’ (1 Pierre 2.11).

Agrippine déclara que le jour de sa mort fut le jour de son entrée dans la lumière, dans la béatitude espérée. Combien parmi les chrétiens de nos jours voient dans la mort un passage de la souffrance de ce monde à la gloire éternelle ? Paul dit pourtant : ‘‘selon ma ferme attente et mon espérance que je n'aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; car Christ est ma vie, et la mort m'est un gain’’ (Phil 1.20-21).

Cette ferme assurance d’une vie meilleure avait poussé les chrétiens des catacombes à porter par ailleurs une inscription grecque " ecoimète ", c'est-à-dire " s'est endormie ", tout comme la fillette de Capharnaüm, qui - comme le dit l'Evangile - " n'est pas morte, mais dort " (Mc 5.39) et attend l'appel de celui qui est la résurrection et la vie. La mort n'est donc plus terrifiante pour le chrétien, qui est porté par le Christ vers les verts pâturages.

Sur la paroi d'une chambre funéraire des catacombes, un tableau de cinq chrétiens lèvent les bras dans une attitude d'adoration ; autour d'eux un superbe jardin en fleurs. Ceci est le symbole du jardin céleste ou paradis qui nous attend au bout de notre persévérance. Il était aussi trouvé une pierre sur laquelle était gravée une croix-ancre symbolisant qu'un chrétien porte à travers l’œuvre de la croix, une ferme assurance qui lui donne accès à la porte du paradis.

Tous ces cimetières visités par les chercheurs du mystère des catacombes paraissaient empreints de paix. La réponse ne se trouve nulle part que dans la foi totalement ferme et bien engagée des premiers chrétiens. Cette foi qui s'exprime dans le silence des catacombes pouvait traduire les propos du Seigneur Jésus : " Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? " (Luc 24.5). " Je suis la résurrection et la vie " (Jean 11.25). " Ne crains pas, crois seulement " (Mc 5.36).

Spiritualité biblique

Peintres, graveurs, sculpteurs et épigraphistes nous apparaissent imprégnés et inspirés par la Parole de Dieu. Ici l'Ancien Testament est entièrement remédité et réinterprété à la lumière du Nouveau. Les thèmes centraux des Evangiles et des Epîtres sont particulièrement présents. La spiritualité des catacombes s'alimente dans l'Ecriture Sainte ; Il est dit que lors de son martyr, Cécile, selon les Actes, portait toujours sur elle l'Evangile du Christ, et, au moment suprême de son martyre, elle indiqua de ses doigts l'unicité et la trinité divine pour affirmer sa confession de foi au Père, au Fils et au Saint-Esprit. L’attachement à la Bible, quel exemple pour notre temps !

Spiritualité transformatrice

On découvre ici la véritable révolution opérée par le christianisme. Sont en particulier présents deux types de personnages d'une grande force spirituelle: le " martyr " et la " vierge ". Le " martyr " donne sa vie pour témoigner de la certitude de sa foi ; il la donne sereinement et sans regret, alors que se déchaînent autour de lui caractérisé par les brutalités et tortures ; il meurt sans haine pour qui le tue, et même il implore le pardon pour celui-ci. Beaucoup de chrétiens inhumés dans les catacombes ont réalisé de manière sublime et dans des situations très diverses le martyre sanglant. La figure de la " vierge " chrétienne ne manque pas dans les catacombes. C’est ainsi que l’on trouvera très significatif à cet égard, le poème de Damasse en l'honneur de sa sœur Irène : ‘‘

... Celle-ci, alors qu'elle était encore en vie, s'était consacrée au Christ, de sorte que sa Sainteté et sa pudeur même ont prouvé les mérites de sa virginité...

Et maintenant, quand toi, ô Dieu, tu viendras, souviens-toi de moi, afin que ton flambeau me soit une lumière. "

Il sera aussi important de faire état d’un autre témoignage d’un père sur lequel brille un sourire de tendresse plein de larmes à l’intention d’une vierge : " âme douce. Dans la paix du Seigneur. Elle vécut 15 ans, 75 jours. (Elle mourut) à la veille des calendes (le 1er) de décembre. Le père à sa fille très douce ". Nous remarquons là comme aujourd’hui, bien que cela devienne très rare, qu’avec la foi du Christ, c'est aussi une source divine de pureté et de tendresse qui entre dans les familles les plus humbles.

Spiritualité du silence

‘‘Il peut paraître étrange de parler d'une spiritualité du silence, parce que le silence, à première vue, n'est que vide de sens, pure absence de paroles, de pensées et de sentiments. En réalité, le silence de la parole, de l'imagination et de l'esprit est une dimension humaine fondamentale : il appartient à notre essence, car il est le gardien de notre monde intérieur, la condition préalable de l'écoute, la prémisse nécessaire à toute communication humaine’’, dit le commentateur sur les catacombes. En effet, ceux qui ont parcouru les galeries des catacombes ou en s'arrêtant dans les cryptes, se sont vu immergés dans une atmosphère de silence, qui n'est cependant que le silence d'un ancien cimetière. Mais ce silence poursuit le commentateur, frappe profondément, car ce n'est pas le silence de la mort, des regrets désespérés de tout ce qui était cher aux chrétiens durant leur vie. C'est poursuit-il, un silence de plénitude, rempli du témoignage de la vie des martyrs qui ont vécu une vie comme la nôtre et qui ont cependant courageusement et constamment témoigné de leur foi, pas seulement en temps de paix religieuse mais spécialement au cours des persécutions. Ce silence est débordant de paix, d'espérance dans une vie future meilleure, dans la lumière de la résurrection du Christ.

Le silence des catacombes est plein d'histoire et de mystère; il est sacré, expressif et plus éloquent que les paroles elles-mêmes; il est enrichissant parce qu'il porte à réfléchir sur l'Eglise des origines, sur le témoignage héroïque des martyrs, comme sur le témoignage ordinaire des simples chrétiens qui n'ont pas mis sous terre leur foi mais l'ont vécue dans la vie de tous les jours, dans la famille, en société, au travail, dans toute tâche ou profession, et surtout nous interpellant à réexaminer notre vie pour savoir si nous aurions pu comme eux résister jusqu’au bout sans renier notre Maître à cause de la grande souffrance qu’imposaient les bourreaux ?

C’est un silence communicatif, qui parle au cœur et à l'esprit des pèlerins, qui leur révèle le monde inconnu de l'Eglise primitive, avec ses classes sociales, ses sentiments et ses émotions, et aussi avec les peines et les espérances des chrétiens inhumés dans les catacombes est interpelatif pour notre temps de paix où malgré la liberté à nous offerte, notre foi pour Christ est très superficielle.

Cette atmosphère de silence, qui évoque la vie et le sacrifice des premiers chrétiens, constitue un lieu privilégié de méditation spirituelle, de révision de notre vie et de renouvellement de la foi. Le témoignage courageux et fidèle de ces chrétiens nous interpelle personnellement. Quelle est aujourd'hui " notre " réponse à l'amour de Dieu, dans une société qui, certes, n'est pas aussi hostile que celle où ces chrétiens ont vécu, mais qui est de prime abord indifférente aux valeurs religieuses? Les catacombes nous laissent un message de foi, silencieux mais clair, d'autant plus nécessaire que notre époque est malade du bruit, de l'extériorité, de la superficialité. Ici les paroles ne sont pas nécessaires, parce que les catacombes parlent par elles-mêmes. Tel est le christianisme dans son degré maximal de simplicité et d'intensité, concrétisé par des figures de martyrs, de confesseurs et de vierges, qui parlent au travers des cryptes, des longs couloirs, par les peintures et les pierres funéraires consacrées par presque deux millénaires. Sur les pas des martyrs et des premiers chrétiens, l’étude de la spiritualité des catacombes devrait nous aider à chercher la face de Dieu pour retrouver les vrais valeurs chrétiennes par un appel à la repentance et à la réformation exprimé dans : Sola Scriptura ; Solus Christus ; Sola Gratia ; Sola Fide ; Soli Deo Gloria

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (4)

EXPLICATION DU SYMBOLE ICHTUS

Le signe du poisson :

On le voit partout sur les voitures, les vélos et les vélomoteurs, les sacs de voyage...Mais quelle en est la signification ?

un code secret en grec

Ce poisson est un cryptogramme, un "code secret de reconnaissance.". Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines l'utilisaient comme code secret pour se reconnaître. A cette époque, le grec était davantage parlé dans l'empire romain que le latin. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ICHTHYS. Les cinq lettres grecques correspondaient chacune à la première lettre d'un des noms de leur Sauveur

I = I …………………………….Iessous……………………………………………..Jésus

CH= X……………………………Christos…………………………………………….Christ

TH= T……………………………Theou………………………………………………..Dieu

Y (U)= Y…………………………. .hYios………………………………………………...Fils

S = Σ……………………………Soter…………………………………………………Sauveur

Ces lettres rassemblées forment la déclaration : Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ("Iesu Christos Theou Uios Sautèr"). C'est ainsi que les premiers chrétiens s'identifiaient à Jésus-Christ.

Quel sens pour aujourd'hui ?

Le poisson est un signe de ralliement des chrétiens, indépendamment de toute appartenance dénominationnelle. Celui qui adopte le signe du poisson témoigne qu'il a découvert Jésus-Christ, qu'il croit en lui. Il affirme son appartenance à Jésus-Christ. A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

Considérant qu’Avril est le premier mois du calendrier hébreu, il est fort possible que le poisson dont on fait état le premier Avril peut bien être moquerie à l’encontre de chrétien.

MAIS POURQUOI UN POISSON POUR SYMBOLISER LE CHRIST ?

Le poisson à la fois dans la culture biblique (juive) et dans la culture grecque avait par essence, un symbole extrêmement positif :

§ Dans la culture juive biblique, l'eau (quand elle est paisible) évoque la bénédiction de Dieu, comme cette eau qui fait fleurir le désert, et calme notre soif. Le poisson est l'image même de la créature qui vit tout entièrement plongée dans l'eau, c'est ainsi une image du croyant qui vit tout entier plongé dans la bénédiction de Dieu bien qu’exerçant ses fonctions d’Ambassadeur de Dieu en Christ sur terre. C'est ainsi une bonne image du Christ, d'abord, ou plus modestement du croyant fidèle. D'autant plus que le poisson a la réputation de grandir tout au long de sa vie et de garder toujours les yeux ouverts. Ces deux belles qualités pour un croyant symbolisent tant la croissance spirituelle que la vigilance ou le discernement.

§ Dans la culture grecque, le dauphin (que l'on prenait pour un poisson) était l'image du sauveur, puisqu'il arrivait que des dauphins sauvent des naufragés en les portant , jusqu'à la rive.

§ Christ en appelant ses disciples dit qu’il fera d’eux des pécheurs d’homme. Le poisson peut dont assimiler également le pêcheur repentant qui a été arraché du monde de la perdition par la prédication de l’Evangile du royaume.

Cette coïncidence était donc un privilège extraordinaire pour le christianisme primitif qui était une branche de la culture juive biblique se répandant dans un monde imprégné de culture grecque. Par là, Christ est ainsi reconnu à la fois comme l'exemple même du croyant, et leur Sauveur en même temps.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4 ;1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu

Conclusion :

Le symbole graphique résume l’identité de Jésus, qui est le Fils de Dieu et le Sauveur des hommes.

Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines utilisaient le dessin d’un poisson, comme

A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4:1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu.

De cette vie isolée du monde, mais communautaire en Christ, favorisant une croissance spirituelle sans précédent due à l’encadrement de proximité, une connaissance profonde des uns et des autres, quelques leçons non négligeables mérites d’être retenues :

L'art des catacombes est aussi un art symbolique, c'est-à-dire que l'on représente de façon très simple certains concepts difficiles à exprimer. Pour indiquer le Christ, on dessine un poisson ou un berger avec l’Agneau sur ses épaule ; pour signifier la paix du paradis, une image de la colombe ; pour exprimer la fermeté de la foi, une ancre. Sur les plaques fermant les niches, sont parfois sculptés des symboles de diverses significations. Dans certains cas, se trouve représenté un outil utilisé dans le métier du défunt. La plupart des symboles se réfèrent au salut éternel, comme la colombe, la palme, le paon, le phénix et l'agneau.

Les niches constituent le système cimetérial le plus humble et égalitaire, dans le respect du sens communautaire qui animait les premiers chrétiens.

L'art des catacombes. Dès la fin du IIème siècle, se développe dans les catacombes un art extrêmement simple, en partie narratif et en partie symbolique. Les peintures, les mosaïques, les reliefs des sarcophages et les arts mineurs évoquent les histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament, comme pour présenter les exemples du salut du passé aux nouveaux convertis. C'est ainsi qu'on trouve souvent représenté Jonas sauvé du ventre de la baleine où il était resté pendant trois jours, pour évoquer la résurrection du Christ.

Que le Seigneur nous pardonne et nous fasse grâce !

Dr André CHOUBEU

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LE CÈDRE DU LIBAN

12 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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LE CÈDRE DU LIBAN

11 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE CÈDRE DU LIBAN

LE CEDRE DU LIBAN

Introduction :

Dans le livre de Job il est écrit : ‘‘Interroge les bêtes, elles t'instruiront, les oiseaux du ciel, ils te l'apprendront’’ (Job 12.7). La lecture d’un tel verset nous pousse parfois à des interrogations insensées lorsque nous ne sommes pas attentifs à la voix, aux choses et à la voie de Dieu. Mais que peuvent bien me donner comme instruction, ces bêtes ? Et les oiseaux ? La nature en effet regorge des grandes leçons pour notre instruction, édification et que sais-je encore ? La création a bien de leçons utiles tant pour notre instruction, le développement de notre connaissance que de la croissance équilibrée dont nous avons besoins pour être matures en Christ.

Dans ce contexte, nous parlerons du cèdre, généralement appelé ‘‘Cèdre du Liban’’ parce que c’est là que sa source biblique est manifestée. Le Liban était sa patrie, bien que plus tard, on fasse état de son existence dans d’autres continents.

Au Liban : Le “Cedrus libani” a été adopté en 1943 comme symbole du drapeau libanais après avoir été pendant plus de 500 ans l’emblème de l’église maronite. Les libanais sont très fiers de leur arbre, le cèdre est un symbole d'espoir, de liberté et de mémoire.

En 1920, un des textes de la proclamation du Grand Liban déclare : “Un cèdre toujours vert, c'est un peuple toujours jeune en dépit d'un passé cruel. Quoiqu’opprimé, jamais conquis, le cèdre est son signe de ralliement. Par l'union, il brisera toutes les attaques”.

Contre nous : pour les abattre et en faire des palais, des navires, des armes, des machines de guerre. Les inscriptions assyriennes parlent des cèdres du Liban employés à la construction des palais. Alexandre fit établir une flotte de bois de cyprès ; le cèdre fournissait d’excellents mâts de vaisseau.

Les habitants du Chouf racontent que durant la Guerre civile (1975-1990), le leader druze Walid Joumblatt avait fait creuser des tranchées et miner les alentours de la forêt des cèdres pour la protéger. Les écologistes mettent en garde contre l'impact du réchauffement climatique sur cet arbre qui figure sur la “liste rouge” des espèces “menacées fortement” de l'Union Internationale pour la Préservation de la nature. Au-delà de tout ceci, une question demeure : quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

La spécificité du cèdre :

  • son bois est qualifié de bois très-sain et durable.
  • il servait à la purification
  • L’hysope est utilisée comme à la Pâque (Lév. 14.4 ; Ex 12.22), avec du bois de cèdre et du cramoisi pour la préparation de l’eau de purification (Nombres 19)
  • Le bois de cèdre était réputé dans la fabrication des lambris (2 Sam 7.2 ; 1Rois 6.18 ; 1Chron 22.4)
  • un arbre conifère de 20 à 60 m de hauteur atteignant jusqu’à 12 m de circonférence, le feuillage pouvant couvrir 50 m d'une extrémité à l'autre.

- La durée de vie du Cèdre du Liban peut aller jusqu'à 3 000 ans.

- Au Liban, le cèdre croît entre 1300 et 3000 m d'altitude (à l'étage subalpin).

- Il supporte une couverture neigeuse de plusieurs mois et des points de gel dépassant moins 30 °C.

- La floraison du cèdre est en septembre-octobre, contrairement à la plupart des conifères qui ont leur floraison au printemps.

- Les fruits en cônes dressés de 10 cm s'écaillent sur place en 3 ans, ne laissant que la tige centrale dégarnie. Ces fruits se présentent d'abord vert jaunâtre, deviennent ensuite pourpre violacé à maturité.

- Imputrescible, le bois du cèdre est résistant aux moisissures et aux termites, il a une durée de vie très importante ; les temples du Moyen-Orient et de l'Inde en ont fait un réel usage ; on l'a aussi employé pour la construction navale et la fabrication de sarcophages en Egypte.

- Ce qui fait la particularité du cèdre, ce sont ses huiles naturelles (ces huiles agissent comme des conservateurs pour que le bois puisse résister aux attaques d'insectes et aux caries).

- Indifférent à la nature chimique du sol

(1) Autres usages : (1) médicinal : plante astringente, diurétique, antiseptique, antifongique et sudorifique (bois, résine).

(2) parfumerie : huile essentielle et encens (bois, feuilles).

(3) alimentation animale : fourrage (aiguilles).

(4) bois : chauffage, charpente, menuiserie, construction navale, ébénisterie, panneaux et plafond sculptés, selon qualité du bois.

La célébrité du cèdre

Élégant dans ses grandioses proportions, il est svelte et fort élevé (1Rois 4.33 ; Job 40.12 ; Esaïe 2.13 ; Jér 22.23 ; Eze 17.22 ; Am 2.9 ; Ps 92.13).

Les leçons à tirer du cèdre du Liban :

Le cèdre porte de petites feuilles de 4 à 5 centimètres de longueur, raides, dures, persistantes, et vertes encore au milieu de l’hiver ; elles sortent par vingtaines environ, de petites gaines en faisceaux ;

Symbolisme : la vie chrétienne doit reste attachée au Seigneur et manifester la foi à temps et à contre temps, surmontant tout par la grâce de Dieu due à l’attachement indéfectible à Christ.

Le cèdre croît lentement, et préfère les terrains gras, les lieux froids et les montagnes ; il ne porte guère de fruit avant l’âge de quarante-cinq ou cinquante ans. Son bois est incorruptible, sauf à l’humidité ; il est beau, solide, sans nœuds (Cant 4.11 ; Osée 14.6). Le chrétien, lorsqu’il demeure dans la parole de Dieu, expérimente une croissance est équilibrée.

Le cèdre s’illustre par une particularité dans sa croissance. Comme nous l’avons vue, sa croissance lente est due à un fait important qui devait nous inspirer profondément. Une fois mis en terre, le cèdre à peine montre sa tige que sa croissance physique s’arrête au profit des racines qui vont aussi profondément en terre jusqu’à retrouver la nappe souterraine. Alors, la croissance physique reprends son ascension jusqu’à ses 60 mètres étant sure d’une chose : aucun vent, aucune tornade, bourrasque ne peut l’ébranler. Mais le chrétien, à peine retient-il quelques maigres versets qu’il cherche immédiatement à s’illustrer, à s’afficher, à se distinguer. Il en est de même de plusieurs qui dès leur entrer dans le ministère, se croient au dessus de tous, se prévalent, se vantent de leurs mérites et privilèges alors qu’ils seront terrassé sous peu par une très proche campagne de dénigrement ou autre désagrément du parcours spirituel. Vivons une vie chrétienne enracinée en Christ afin que la vie de Christ se manifeste en nous pour faire éclater la gloire de Dieu.

Lorsque le temple devait être construit, aucun outil de fer ne devait retentir lors de la construction de l’ouvrage. Ceci s’exprime par le calme et le silence qui sont propices à la piété. Même de nos jours, le travail pour la maison de Dieu devrait être effectué avec beaucoup de soin, dans la discrétion. La clameur et l’agitation sont souvent gênantes, et ne font qu’entraver le travail du Seigneur ici-bas. Il en est ainsi, de l’œuvre Divine, dans le cœur de l’homme : Elle croît dans la discrétion (Marc 5.27).

Le cèdre répand un parfum (Cant 4.11 ; Osée 14.7) : le chrétien doit répandre par sa vie, l’odeur de Christ en tout lieu que foule ses pieds.

Lorsqu’il faut faire état de la purification dont le cèdre était un élément utilisé, Romains 4.25 évoquent les deux aspects du salut ; L’oiseau égorgé, et l’oiseau vivant trempé dans le sang puis relâché, explique le fait que Christ a d’abord été « livré pour nos offenses ! », puis il est « ressuscité pour notre justification ».

Symbolisme :

Le Cèdre est le plus célèbre des arbres mentionnés dans l’Écriture sainte et symbolise à la fois : l’emblème de la beauté, de la force et de l’immortalité (Juges 9.15 ; 1Rois 5.6 ; Esaïe 14.8 ; Eze 27.5 ; Zach 11.1). En raison des caractéristiques (taille, diamètre, durée de vie), le Cèdre du Liban est devenu un emblème de grandeur, de noblesse, de force, de pérennité et d'incorruptibilité. “Le Cèdre ne pourrit pas ; faire du cèdre les poutres de nos demeures, c'est préserver l'âme de la corruption.” Origène (IIème siècle). L'astrologie celtique a fait du cèdre le symbole de “la confiance”. Le Cèdre du Liban, erez en hébreu, est mentionné dans les trois grandes religions monothéistes. Le Cèdre du Liban est cité 103 fois dans la Bible.

‘‘Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : J'enlèverai, moi, la cime d'un grand cèdre, et je la placerai ; j'arracherai du sommet de ses branches un tendre rameau, et je le planterai sur une montagne haute et élevée. Je le planterai sur une haute montagne d'Israël; il produira des branches et portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Les oiseaux de toute espèce reposeront sous lui, tout ce qui a des ailes reposera sous l'ombre de ses rameaux. Et tous les arbres des champs sauront que moi, l'Éternel, j'ai abaissé l'arbre qui s'élevait et élevé l'arbre qui était abaissé, que j'ai desséché l'arbre vert et fait verdir l'arbre sec. Moi, l'Éternel, j'ai parlé, et j'agirai” (Ezéchiel 17.22-24). Voir la totalité du texte : http://aupieddemonarbre.free.fr/cedre/bible.htm#27

‘‘Son aspect est celui du Liban, sans rival comme les cèdres. Ses discours sont la suavité même, et tout en lui n'est que charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux, filles de Jérusalem’’ (Cantique 5,15)

Sanchérib à propos du cèdre dit : ‘‘Avec la multitude de mes chars, j’ai gravi les sommets des montagnes, les côtés du Liban ; je couperai les plus hauts de ses cèdres, les plus beaux de ses cyprès ; je parviendrai jusqu’à sa dernière cime, jusqu’à la forêt de son verger’’ (Esaïe 37.24)

Salomon, vers 976 avant Jésus-Christ, utilisa largement le Cèdre du Liban, en planches, en poutres, en caisson pour la construction du premier Temple de Jérusalem : “Il garnit de planches de cèdre la face interne des murs du Temple - depuis le sol du Temple jusqu'aux poutres du plafond, il mit un revêtement de bois à l'intérieur - et il couvrit de planches de genévrier le sol du Temple.” (1Rois 6.15).

La chaleur et la stabilité exceptionnelles du cèdre en font le matériau idéal pour une variété d'utilisations en intérieur, comme des zones à humidité élevée telles que les cuisines, salles de bains et saunas. Un panneautage en cèdre dans ces situations apportera caractère et charme à une beauté fonctionnelle et fiable au fil des ans.

La Croix du Christ aurait été faite en Cèdre, pour la traverse, et en bois d'Olivier pour le pieu.
Le Coran cite le Sidrat-al-Muntaha, ou cèdre de la fin : « cet arbre géant s'élève jusqu'au septième ciel sous le trône d'Allah ; quand une feuille tombe, une personne meurt ».

Les noces de cèdre symbolisent les 49 ans de mariage dans le folklore français.

« Le croyant est comme une plante cultivée qui croît et que le vent fait pencher, car le Croyant aussi ne cesse de subir des épreuves. L’hypocrite, quant à lui, est comme le cèdre que rien ne peut secouer jusqu’à sa chute. »

Conclusion : Puissions-nous chacun pour sa part, s’inspirer du cèdre pour paraître par la grâce de Dieu lorsque notre stabilité en Christ est effective parce profondément enracinés dans sa Parole et affermis contre tout vent de doctrine.

Dr. André CHOUBEU

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QUELQUES TRAITS BIBLIQUES D'UNE EGLISE LOCALE

9 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

QUELQUES TRAITS BIBLIQUES D'UNE EGLISE LOCALE

QUELQUES TRAITS BIBLIQUES D'UNE EGLISE LOCALE

1. L’église n’est pas une entité isolée

. L’église fait partie du grand dessein et de l’univers éternel de Dieu.

. L’église locale fait aussi partie de l’église globale et doit reconnaître sa position.

Quand bien même qu’elle serait petite, elle est importante au bien-être et à l’ordre du dessein de Dieu. Chaque église locale doit avoir un paradigme global vaste d’opération.

. Chaque église locale est équivalente à une tribu d’Israël de l’A.T. Chaque tribu avait sa propre identité et son propre dessein (Gen 49). Toutefois elles étaient toutes connectées à un dessein global plus grand (Nom 32).

2. Principe de direction et de leadership

. Christ est la tête ultime, (Eph 1.22; 5.23 ; Col 1.18). Dans Mat 16.18, là où le mot église apparaît pour la première fois, Christ déclare clairement : « Je bâtirai mon église » (1 Cor 3.7), c’est Dieu qui fait croître.

. Cela n’empêche pas qu’il y ait des responsabilités individuelles. Nous sommes ouvriers avec Christ (1 Cor 3.9 ; 2 Cor 1.24 ; 6.1 ; Col 4.11 ; 3 Jean 1.8).

. Le leadership humain est important. Ce principe est répété dans la Bible, Dieu appelle un homme pour impacter un peuple. Dans le Psaumes 133.2, le principe spirituel est que, la bénédiction spirituelle commence à couler à partir de la tête et descend jusqu’au vêtement.

. La manière dont la Tête ultime se met en relation avec les leaders de l’église locale et la façon dont ces derniers Le considèrent, déterminera la nature, le caractère et l’esprit de cette église locale.

. L’état spirituel de l’église est déterminé par la maturité et l’ordre divin se trouvant dans le leadership de l’église locale (Eccl 10.16-17).

3. L’église locale est le lieu de la manifestation du Royaume

. L’un des desseins clairement définis de l’église sur la terre est d’exprimer la sagesse variée de Dieu (Eph 3.10). Le mot « variée » signifie plusieurs faces ou aspects de la sagesse de Dieu.

. L’église est le corps de Christ (1 Cor 12.12). Tout au long de son séjour terrestre, Christ n’a cessé de le déclarer (Jean 14.9). De la même manière aujourd’hui, Dieu est représenté par le corps de Christ et pour que les nations voient Christ, ils doivent regarder l’église.

. L’église doit être le point de conversion de toute parole prophétique exprimée dans les écritures; cela est une réalité apostolique (Actes 2.16).

. 1 Tim 3.15 “… colonne…” en grec « stulos » qui signifie le soutien d’un bâtiment.

L’église est donc destinée à protéger et à soutenir toutes les vérités de Dieu sur la terre.

4. Lieu d’une vision et d’une unité singulière

. 1 Cor. 1.10 : l’équivalent du mot division en grec est le mot « shisma » qui signifie « déchirer » ou « louer ». Le mot ‘parfaitement’ en grec est « katartizo » qui signifie équiper, préparer et relier.

. Une église locale doit agir et fonctionner dans l’unité de la même manière qu’en Christ nous sommes tous un seul homme, voir aussi Phil 2.1-2.

. La puissance d’une vision et d’une unité singulière est clairement vue dans le cas de la tour de Babel (Gen 11.1-9).

5. Relation et Communion

. 1 Jean 1.5-7 : marcher dans la lumière implique une communion mutuelle et résulte de la purification de nos péchés.

. 1 Jean 4.20 est très clair là-dessus. On ne peut pas prétendre aimer Dieu tout en haïssant son frère. Cet amour ne doit pas être verbal seulement mais doit être manifesté dans le contexte de l’église locale.

6. Un lieu d’alliance communautaire

Actes 2:43-47, il y a plusieurs niveaux d’alliances conclus dans l’église du N.T que nous devons réaliser dans les églises d’aujourd’hui à travers le monde.

L’accès à ces choses est conditionné par la réception de la doctrine et du baptême apostolique (v 41).

Ce principe est aussi vu dans Nom 32.

Voir aussi Mat 22.36-40.

7. Correction et discipline du Royaume

. Les églises locales ne sont pas des clubs sociaux arbitraires mais sont plutôt supposées dépendre de l’ordre divin et d’un gouvernement propre et ce d’une manière structurelle et morale, tout en se soumettant à la parole de Dieu et aux standards du Seigneur.

. Il y a un niveau de comportement recommandé des membres, et cela est établi par la parole de Dieu qui n’a rien à voir avec la culture de ce temps.

Voir 2 Thess 3.6-15 ; 1 Cor 5.9-13 ; Mat 18.17.

Lieu : http://metaneo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=157:quelques-traits-bibliques-dune-eglise-locale&catid=1

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LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

25 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

Définition :

Royaume de Dieu est la sphère où Dieu règne, où sa volonté est respectée et accomplie.

La notion du royaume de Dieu est contenue dans la Bible d’un bout à l’autre. En scrutant les Saintes Ecritures, il devient évident que le Royaume de Dieu est présenté sous sept phases successives :

- 1. Le Paradis : Dieu, Créateur de l’univers visible et invisible est aussi et pour toujours le roi glorieux de ce domaine dont la description et l’appréhension exacte nous échappe à bien d’égard (Psaumes 10.16 ; 24.1-2,9-10 ; 29.10 ; 47.7-8 ; 93.1 ; Deut 10.15). Dieu ne règne pas seulement dans le paradis, mais bien plus, Il est le roi des nations, le souverain du monde entier. Le Jardin d’Eden, appelé par certains paradis terrestre était un endroit où le règne théocratique régentait les principes de vie et d’action. C’est de ce fait qu’Adam était appelé à dominer sur les animaux et à assujettir la terre, dans une étroite dépendance de Dieu (Genèse 1.28 ; 2.15-17). Mais par le péché, l’homme s’est volontairement soustrait de la totale dépendance au Seigneur, pour se placer sous celle du diable. Subtilement, Satan avait par là usurpé la position de Dieu dans les commandes du régime de vie, du comportement et des actions, étant devenu le prince de ce monde, disposant de tous les royaumes et de leur gloire (Luc 4.5-6). Cependant, il n’avait pas le pouvoir absolu de vie ou de mort sur Adam ou sa descendance. Afin donc de ne pas donner sa gloire à un autre, tous les efforts de Dieu à travers l’histoire tendront à restaurer le royaume perdu, sur des bases parfaites et indestructibles.

- 2. La théocratie en Israël : Depuis la chute, Dieu ne baissa pas les bras, mais instaura un principe gouvernemental de la conscience pour ramener l’homme à lui-même s’il se trouvait en état de péché. Cette méthode s’avéra infructueuse car très tôt, Caïn refusa d’écouter sa conscience pour se laisser diriger par la passion de son cœur dont l’ultime but était de satisfaire son désir de vengeance. Dès le livre de Genèse 6, la perversion sexuelle entre les anges et les belles filles de la terre, la conduite abominable des hommes conduira Dieu à tout détruire pour sauver Noé et sa race à travers l’Arche. Dieu optera ensuite pour le Gouvernement humain (l’homme sous l’autorité d’un autre homme. Mais à la Tour de Babel, l’homme montrera ses limites et son incapacité totale à obéir dieu et à diriger son prochain dans la juste et l’intégrité. Alors, laissant provisoirement les nations de côté après Babel, Dieu suscite le peuple élu, qui doit être pour lui "un royaume de sacrificateurs" (Ex 19.4-6). L’Eternel lui-même est le juge, le législateur, le roi, le sauveur d’Israël (Esaïe 33.22 ; 44.6). Il gouverne par le moyen de Moïse et des juges, ses successeurs. Mais, vint le moment où le peuple signifiera à Samuel qu’il préfère un souverain humain faillible, au roi divin trop saint et redoutable (1Sam 8.4-9,17-20).

- 3. Le royaume de Dieu annoncé par les prophètes : Au moment où disparait la théocratie, le Seigneur en annonce le rétablissement bien plus glorieux. Un jour, le Fils de David occupera éternellement le trône (2Sam 7.15-16). Il naîtra d’une vierge, à Bethlehem, souffrira pour l’expiation des péchés, et établira le royaume universel de justice et de paix sur la terre, puis dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre (Esaïe 7.14 ; Michée 5.1 ; Esaïe 53 ; 2.1-4 ; 11.1-10 ; 65.17-25 ; Psaumes 2.6-9 ; 72.8,11)

- 4. Le royaume offert et rejeté à la première venue du Christ : Dès sa naissance, Jésus est présenté comme roi (Mt 2.1-6 ; Luc 1.32,33). Jean-Baptiste et lui-même annoncent aux Juifs que le royaume des cieux est proche (Mt 3.2 ; 4.17 ; 12.28 ; Luc 10.9), "qu’il est au milieu d’eux" (Luc 17.20-21). C’est en tant que roi que Jésus se présente à Jérusalem (Mt 21.4-9 ; Luc 19.38), c’est aussi comme tel qu’il est repoussé par son peuple (Jean 18.37 ; 19.15, 19-22).

- 5. Le royaume de Dieu caché dans les cœurs : Le roi ayant été rejeté, le royaume visible et glorieux est pour l’instant retiré. Christ s’en est allé "se faire investir de l’autorité royale" (Luc 19.12). En son absence, se déroule la période de l’Eglise, caractérisée par "les mystères du royaume des cieux" (Mt 13.11). Elle présente, en effet, des aspects déconcertants, qui nécessitent une révélation spéciale. Elle débute à la Pentecôte, et nous entrons dès maintenant par la nouvelle naissance dans ce royaume spirituel du Seigneur (Mt 16.28 ; 11.11-12 ; Jean 3.3,5 ; Col 1.12-13 ; Actes 20.24-25). Les paraboles dites "du royaume" illustrent le mélange de bien et de mal qui caractérise la dispensation présente. Prenons comme exemple celle de l’ivraie (Mt 13.24-30,36-43). Christ ensemence le monde en plaçant partout des "fils du royaume" ; le diable de son côté met parmi eux les "fils du malin". Dans sa patience, le Seigneur les laisse subsister ensemble jusqu’à la moisson; remarquons cependant qu’il s’agit du monde (Mt 13.38), et non de l’Eglise, qui doit exercer une stricte discipline (Mt 18.15-17 ; 1Cor 5.11-13). Cette période-là finira par le jugement.

- Une grande erreur fréquemment commise a été de confondre la période présente avec le royaume glorieux à venir. Trop souvent telle Eglise puissamment organisée a voulu devancer le temps où le retour de Christ établira d’une façon autoritaire et visible son règne ici-bas. On a cherché à mettre fin à l’incrédulité et à l’"hérésie" par le fer et par le feu. On a voulu asseoir l’autorité de l’Eglise par des moyens mondains et charnels, tels que l’alliance du trône et de l’autel, les manœuvres politiques, la puissance temporelle et la richesse des ecclésiastiques. On avait oublié qu’en l’absence du divin Roi, l’Eglise, son Epouse, est humiliée et rejetée elle aussi par le monde. Pourtant, elle est aussi le petit troupeau auquel le Père a jugé bon de donner le royaume (Luc 12.32). Au retour du Seigneur, mais pas avant, elle s’assiéra avec lui sur son trône.

- 6. Le royaume glorieux établi sur la terre pendant mille ans (Apoc 20.1-10) : Alors s’accompliront les promesses des prophètes, jusqu’à ce qu’interviennent la destruction de la terre et le jugement dernier (v. 11-15).

- 7. Le royaume éternel dans le ciel : Après le triomphe total du Seigneur, s’établira sa domination définitive et parfaite. Nous aurons part pour toujours à ce règne de Dieu, ayant été reçus par sa grâce dans son royaume céleste (1Cor 15.24-28 ; Dan 7.14,27 ; Apoc 22.3-5; 2Tim 4.18)

LE ROYAUME DES CIEUX ET LE ROYAUME DE DIEU

D’après les évangiles synoptiques, le royaume (ou le règne), c’est-à-dire la sphère du gouvernement de Dieu et de son autorité, a été le thème central de l’enseignement de Jésus. Matthieu préfère employer l’expression "royaume des cieux", les Juifs évitant de prononcer le mot de Dieu. Marc et Luc utilisent "royaume de Dieu". Il n’existe aucune différence entre les deux expressions.

Certains auteurs pensent que la 1re expression désigne le royaume du Seigneur établi sur la terre pendant une période donnée, tandis que la 2e s’applique dans un sens beaucoup plus vaste à sa domination universelle, sans limitation de temps ni d’espace. Toutefois, on constate que Matthieu seul parle du "royaume des cieux" alors que Marc et Luc, dans les mêmes phrases, emploient l’expression "royaume de Dieu" (Mt 3.2; 13.24, 31, 33, 44, 45; 18.3-4 ; Marc. 1.15; 4.11, 26, 30; 10.14-15; Lc. 14.15; 17.20). Une des raisons de cette différence peut avoir été que Matthieu écrivait pour les Juifs, qui évitaient le plus possible de prononcer le nom de Dieu, afin de ne pas l’employer en vain (v. les circonlocutions qu’ils utilisaient pour ne pas jurer par le nom du Seigneur, Mt. 5.34-36). - A cette interprétation dispensationnaliste du royaume de Dieu (ou des cieux), on peut ajouter d’autres options s’appuyant également sur les données bibliques.

- La plupart des exégètes qui ont étudié cette expression en voient l’origine dans l’A.T. et dans la pensée juive de la période intertestamentaire. Tous s’accordent pour dire que "la notion du Royaume de Dieu est essentielle à la compréhension du message de Jésus" (J. Bright, Le royaume de Dieu, SCE Paris, s. d., p. 7). - A.T.: Comme il a été dit plus haut (3.), les prophètes et les psalmistes célèbrent l’Eternel Roi de l’univers: il est sur son trône et il règne sur la terre entière (Ps 47; 93; 97-99; 103.19) il domine tous les royaumes du monde (2Rois 19.15) il règne sur toutes les nations (Esaïe 24.23; Ob 21; Michée 4.6; Zach 14.9-17) éternellement (Ps 74.12; 93.2; 145.11-13; 146.10; Da 2.44; 7.27), mais en Israël même "le Royaume de Dieu ne comprend plus que ceux qui obéissent à la loi de Dieu (Esaïe 65.13-15) et il englobe en même temps les membres des nations étrangères qui Le connaissent et se tournent vers lui" (J. Bright, op. cit. p. 107).

- Période intertestamentaire: L’espérance s’est portée sur l’avenir où Dieu établirait son règne et où il dirigerait personnellement "tout peuple, toute nation et toute langue". Pour les rabbins de cette période, le royaume de Dieu se réfère à l’action de Dieu découlant de sa volonté souveraine envers l’humanité. "Le royaume des cieux est la forme sémitique, le royaume de Dieu la forme gr. de la même expression. Ces deux expressions sont interchangeables, de plus elles sont toutes les deux interchangeables avec la vie éternelle" (G. E. Ladd, Evangile du Royaume, Vida, 1985, p. 38)

- Royaume actuel: Certaines paroles se rapportent clairement à la présence déjà réalisée du royaume là où le Roi est présent: il est "au milieu" des hommes (Luc 17.20-21) on le cherche ici et maintenant, durant toute la vie (Mt 5.20 ; 7.21 ; 18.3) il se réalise dans une vie obéissant aux règles fixées par Dieu (Mt 5.3, 10 ; 6.33). Cet aspect du royaume est donc "un domaine dans lequel les disciples de Jésus-Christ sont déjà entrés"

- Déjà les rabbins utilisaient dans ce sens l’expression : "prendre sur soi le joug du royaume de Dieu" pour parler de l’obéissance volontaire à la Torah ou l’acceptation du règne de Dieu sur soi (Mt. 11.28-30). Le royaume de Dieu est donc avant tout une réalité spirituelle plus qu’une entité politique (Marc 9.1 ; 10.14 ; 12.34). Dans tous ces passages, le mot règne convient mieux que royaume qui fait penser à un territoire, un domaine sur lequel le roi exerce son autorité. L’hébreu, comme le français, a des termes différents pour exprimer les notions de royauté, règne et royaume (meloukhah, malkout et mamlakhah), alors que le grec n’en a qu’un seul (basileia) couvrant les trois. On devrait donc traduire basileia suivant le sens et le contexte par l’un des trois termes ci-dessus, ou de : l’autorité royale, la souveraineté, le pouvoir, la puissance... Parfois, vu le contenu de l’espérance du royaume, royaume est même synonyme de vie éternelle, de salut (Mt 25.34,46 ; Marc 9.43-47 ; 10.17,24).

"L’Evangile du royaume de Dieu est la même chose que le message du salut (Actes 28.30-31). La bonne nouvelle du royaume de Dieu était le message de Paul à la fois pour les Juifs et les gentils".

- Royaume futur : Ces passages ne doivent pas nous faire oublier la réalité eschatologique également évoquée par cette expression. Le royaume viendra lorsque Dieu mettra un terme à l’histoire de l’humanité et que Jésus reviendra instaurer son règne sur la terre (Mt 16.28; Marc 9.1 ; Luc 9.27).

Par la venue du Roi sur la terre, le royaume de Dieu a déjà commencé (Mt. 16.28 et Marc. 11. 9-10), Satan est virtuellement vaincu (Luc 10.18). Les guérisons et les délivrances sont des signes que les puissances du monde à venir sont déjà actives. Ceux qui se soumettent au règne de Dieu les expérimentent dans leur vie. Ils peuvent dès à présent chercher le royaume de Dieu (Mt 6.33) le recevoir (Luc 12.32) y entrer par la repentance et la foi (Marc 1.15) accepter ses lois (Mt 5.19) vaincre la tentation (Marc 9.47). "Le N.T. affirme à la fois: le Royaume est venu... et il est encore à venir"

- Dans les Actes, la "prédication du royaume" passe à l’arrière-plan bien qu’elle reste l’une des formules désignant le message chrétien (8.12; 14.22; 19.8; 20.25; 28.23, 31).

- Dans les épîtres, l’aspect présent du royaume apparaît dans Rom. 14.17 qui en donne une définition très large : "la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit" et dans 1 Cor. 4.20: "le royaume de Dieu consiste... en puissance".

- Mais pour Paul, il est évident qu’actuellement Christ règne au ciel (1Co 15.25) comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs (1Tim 6.15) et qu’il admet constamment des hommes dans son royaume (Col 1.13).

SON ENSEIGNEMENT COMPORTE DEUX ASPECTS :

Le royaume est présent : Pour Jésus, le royaume était déjà présent en sa personne et dans son ministère, et se manifestait visiblement dans l’expulsion des démons ; le pouvoir de Satan était brisé (Luc 11.17)

Le royaume se manifestait également à travers les autres œuvres de Jésus : il le confirma à Jean-Baptiste (Mt 11.2). Ainsi le pardon des péchés était un aspect de la proclamation du royaume et une réalité offerte dans l’immédiat et pas simplement dans l’avenir (Marc 2.1). La messianité de Jésus a été proclamée à son baptême et lors de la transfiguration comme une réalité présente (Marc 1.11; 9.7) ; il était investi de la pleine autorité de Dieu (Mt 21.27) ; il est venu pour accomplir la loi (Mt 5.17), pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus (Luc 19.10), pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10.45). Le secret pour entrer dans le royaume c’est d’être uni à Jésus (Mt 7.23).

Le royaume est futur : Jusqu’à présent, le royaume n’est présent dans ce monde que partiellement. Les miracles de Jésus étaient des gages et des signes d’une autre réalité, encore à venir, lorsque les puissances du mal auront été repoussées dans les ténèbres (Mt 8.29). Dans plusieurs de ses paraboles, Jésus enseigne que le royaume s’étend en secret et que son développement peut être partiellement ralenti (Mt 13).

Le royaume ne pouvait se révéler totalement que par la croix : Par son humble obéissance (Mt 3.15) il imposera plus tard son autorité aux royaumes de la terre (Mt 4.8 ; 28.18) lorsque prendra fin l’ordre actuel du monde.

Le royaume et l’Eglise : Royaume et Eglise sont liés mais non pas identiques. Le royaume englobe tous les aspects de l’activité rédemptrice de Dieu dans le monde ; l’Eglise est le rassemblement de ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et ont accepté l’Evangile de son royaume. Le royaume se manifeste de façon visible dans la vie de ceux qui suivent les commandements du roi (Mt 11.28). Mais le royaume n’est pas confiné aux limites de l’Eglise. Là où la royauté du Christ prévaut, non seulement des vies individuelles sont changées, mais la vie sociale est transformée, comme on le voit par exemple quand des sociétés animistes sont touchées par le christianisme. Mais, comme le montre le livre de l’Apocalypse, quels que soient dans l’histoire du monde les progrès du royaume, avec les délivrances et les bénédictions qu’il apporte, ce n’est que lorsque le Christ reviendra sur terre, à la fin de l’histoire, qu’il établira son règne de paix et de salut de façon définitive et visible pour tous.

Le royaume dans la théologie : En réaction contre une théologie qui avait tendance à confondre l’Eglise et le royaume, les Réformateurs ont mis l’accent sur l’aspect spirituel et invisible du royaume ; ils le définirent comme la souveraineté spirituelle du Christ s’exerçant par la prédication de sa Parole et par l’action du Saint-Esprit. Plus tard, les théologiens libéraux ont défini plutôt le royaume d’un point de vue moral, comme un royaume d’amour et de paix ou de justice sociale. Aujourd’hui certains exégètes du Nouveau Testament reviennent à la signification originale du royaume dans la prédication de Jésus, avec son aspect déjà "présent" lié à l’activité salvatrice de Dieu dans le monde, et son aspect "pas encore là" lié à l’accomplissement final du salut.

LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

Le but du royaume de Dieu parmi nous est d’amener à la manifestation physique, l’aspect spirituel de ce royaume. Dans l’oraison dominicale (Mt 6.9-15), Jésus nous donne le modèle des demandes à adresser au Père au nombre de six :

- les trois premières sont plus expressément relatives à Dieu et son honneur,

- les trois dernières se rapportent à nos propres inquiétudes, à la fois temporelles et spirituelles.

Cette prière vise un seul but, nous apprendre à chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et que toutes les autres choses y seront ajoutées. Ce royaume de Dieu concerne la gloire de Dieu, son royaume et sa volonté.

L’axe suivant de la prière nous conduit à demander au Très Haut les supports nécessaires et les réconforts de la vie présente. Chaque aspect de ces besoins pour notre vie présente a une leçon en elle :

- nous demandons du pain; cela nous apprend la sobriété et la modération

- nous demandons seulement pour du pain ;

- nous n’avons pas à demander pour ce dont nous n’avons pas besoin

- nous demandons notre pain ; cela nous enseigne l’honnêteté et le travail

- nous ne demandons pas le pain des autres

- nous ne demandons pas le pain du mensonge (Proverbes 20.17)

- nous ne demandons pas le pain de paresse (Proverbes 31.27)

- nous demandons le pain obtenu honnêtement

La leçon contenue dans la demande de notre pain quotidien nous nous apprend à dépendre constamment de la Providence divine. Nous demandons à Dieu de nous le donner ; pas qu’il nous le vende, ni qu’il nous le prête, mais qu’il nous le donne. Les plus grands des hommes sont redevables à la miséricorde de Dieu pour leur pain quotidien. Le fait de dire ‘‘Seigneur, donne-nous’’, nous enseigne à avoir compassion pour le pauvre, et aussi que nous devons prier avec nos familles, pour les orphelins et les veuves en passant parles démunis ou les laisser pour compte. Nous prions que Dieu nous donne cela aujourd’hui, ce qui nous apprend à renouveler les désirs de nos âmes envers Dieu, comme les besoins de nos corps sont renouvelés chaque jour de manière systématiquement programmée par le Créateur. Comme le jour vient, nous devons prier notre Père céleste, et compter que nous pourrions aussi bien avoir un jour sans nourriture mais pas sans prière. Il nous est appris à détester et à redouter le péché tandis que nous espérons la miséricorde, à nous méfier de nous-mêmes, à compter sur la providence et la grâce de Dieu pour nous protéger du péché, à être prêts à résister au tentateur, et de ne pas devenir les tentateurs des autres. Il y a ici une promesse: si vous pardonnez, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Nous devons pardonner, comme nous espérons être pardonnés. Ceux qui désirent trouver la miséricorde de Dieu, doivent montrer de la miséricorde à leur frère. Christ est venu dans le monde comme le grand Pacificateur, pour nous réconcilier non seulement avec Dieu, mais les uns avec les autres.

Dieu dans la réalité de ses manifestations nous amène à entrer comme acteur dans les principes de son royaume et pour y parvenir, il nous conduit de manière progressive dans la pleine révélation de ses plans rédemptifs. Après l’échec cuisant du Jardin d’ Eden, loin de perdre la face, Dieu voit les choses aller dans la perfection de ses projets. L’homme ne sera pas seulement l’image de Dieu (Genèse 1.27), mais en christ l’image et la ressemblance (Genèse 1.26). C’est là, après la chute que Dieu révèle de manière voilée, ses mystères pour l’homme qu’il a créé. Le péché doit conduire l’homme à la mort physique, mais par sa foi au fils de la promesse de Genèse 3.15, son statut changera, car d’habitant terrestre, il deviendra après sa résurrection, habitant éternel dans le royaume céleste de Dieu. Tout le processus de la marche commence donc là à travers un chemin très sinueux et parfois incompréhensible, mais très certain. Pour donc atteindre le but du royaume des cieux ou de Dieu dans notre vie, le chemin de Dieu commencera du stade d’innocence non éprouvée et de sainteté non justifiée du Jardin d’Eden à la chute où l’homme dans sa première initiative de prise de décision face à un avis contraire a montré son incapacité. Tombé sans espérance, le diable croit à l’instauration absolue de son règne sur la terre, prétendant y devenir à jamais dieu. Viendra le parcours de la conscience après la chute pour que l’homme une fois séparé de Dieu expérimente le danger de la rupture de la communion avec le Créateur sa source de vie. Au contraire, l’endurcissement, l’incrédulité, le refus de repentance produit son effet dévastateur, éloignant de plus en plus ce dernier de son Créateur. Dieu conduira après le déluge l’homme à veiller sur l’autre homme, devant rendre compte de son prochain à Dieu. Le spectre malheureux et humiliant de la tour de Babel viendra montrer que l’homme loin de chercher à s’abaisser pour reconnaître les voies de Dieu qui le conduiront au but de son existence, créera ses propres méthodes d’adoration et d’élévation pour se proclamer dieu. L’ambition de l’homme telle que détectée à la Tour de Babel n’est rien d’autre que la copie de la révolte de Lucifer contre Dieu telle qu’exprimée dans Esaïe 14.13-14), mais la réaction de Dieu a valu l’accomplissement du verset 15 du même texte d’Esaïe 14. Alors, Dieu décide de choisir un homme Abraham en qui il mettra en exécution son plan pour un gouvernement sans partage de son régime théocratique. Les choses rencontreront des obstacles de la part de l’homme et Dieu soumettra la postérité de Jacob à 400 années d’esclavagisme afin que par la souffrance, elle apprenne qu’elle doit solliciter le secours d’en haut et se soumettre à ses principes et méthodes en vue de la transformation de son intelligence pour un vécu dans une pureté de cœur et d’esprit. Mais encore, la délivrance miraculeuse d’Israël et l’empêcha pas de murmurer, se plaindre à chaque étape. Dieu décide enfin de faire alliance avec son peuple par la loi qui le dirigerait facilement pour une vie soumise à un régime gouvernemental théocratique. Pendant que Moïse sur la montage est en train de recevoir les dix commandements, le peuple de Dieu se livre à la prostitution spirituelle par la fabrication d’un veau d’or qu’il adore comme leur dieu qui les a délivré d’Egypte. Après la forte intercession de Moïse, Dieu fait grâce et la loi instaurée, les Sacrificateurs établies pour le rapprochement du peuple à Dieu non seulement seront eux-mêmes bien qu’appelés à être modèles, s’avèreront être de véritables pierres d’achoppement pour le peuple qui à son tour continuera à se révolter contre les principes de Dieu, tendant à imiter et à vivre comme les autres nations. Cette attitude continuera jusqu’au jour où sous le juge Samuel, Israël demandera à un Dieu un roi comme celui des nations, rejetant à jamais le régime théocratique de Dieu sur eux. Toujours sous la loi, le règne de la royauté montrera son inefficacité, alors, Dieu par les Prophètes annoncent qu’un vrai Roi viendra et gouvernera comme Dieu le veut, instaurant le royaume des cieux dans le cœur, la vie des hommes et parmi les hommes. Cette personne Jésus Christ, venu du ciel, connaissant la vie du ciel et le gouvernement de Dieu dans son royaume est celui choisi par le ciel.

Il est l’accomplissement de la loi (à la Montagne de Transfiguration, Moïse représentant la Loi disparaît et laissa sa place à Jésus car jusque là, la Loi n’avait apporté aucune perfection selon les attentes divines) et des Prophètes (à la Montagne de Transfiguration Elie représentant les Prophètes cède sa place à Jésus qui est l’accomplissement de l’annonce de tous les Prophètes qui disaient que le Messie viendra). Rejeté selon les desseins de Dieu, il est mort afin que la loi supposé apporter la justice et la vérité montre ses limites et ne constitue selon le plan divin qu’une méthode pour montrer à l’homme que sans Dieu, il ne peut rien (Jean 15.5). La loi ayant condamné Christ injustement, n’avait pas ainsi accompli la justice de Dieu, aussi, Christ, le crucifié devient JUSTICE DE DIEU.

Crucifié sans péché, Christ triomphé sur plusieurs aspects :

  1. Sur le péché qui depuis le jardin d’Eden a dominé sur Adam et ensuite sur sa progéniture jusque là.
  2. Etant l’incarnation de Dieu parce que la naissance n’obéit pas à la loi biologique, Christ devient le fils de la promesse par qui la victoire sur le bourreau Satan viendra : ‘‘Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon’’ (Genèse 3.15).
  3. La loi qui jusque là avait été parfaite se heurtera sur lui en le condamnant injustement. De fait, il devient la justice de Dieu pour l’accomplissement de toute bonne œuvre.
  4. Satan qui s’était depuis lors montré comme le terrible se trouva affaibli parce qu’un plus fort que lui depuis les 4000 ans de règne sans partage se manifesta et lui ainsi que son royaume des ténèbres devinrent minoritaire et complètement mis hors d’état de nuire à jamais.
  5. La mort qui depuis Abel avait régné sans partage à cause du péché trouva aussi la mort de son règne terrifiant par la résurrection de Jésus Christ.
  6. Le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme parce que personne n’y est entré et revenu, fut vaincu par la résurrection de Jésus. Alors s’accompli « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est– elle, ô mort, ta victoire ? Où est–il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56).
  7. Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumises Jésus, mais dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 06h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h (Mt 27.45).
  8. Jésus, s’identifiant comme l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut s’écria vers Dieu (Mt 27.46-47). Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ (Mt 27.51).
  9. Ce spectacle fut terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y a eut des tremblements de terre, les rochers se sont fendus, le ciel et la lune ont perdu leur éclat (Mt 27.51). Par là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut ensemble avec l’homme, son chef vendue par le péché à Lucifer, revoit la défaite publique de leur bourreau.
  10. Les morts qui sortent du tombeau symbolise le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité et ne pouvant pas expérimenter les merveilles du royaume de Dieu (Mt 27.52).
  11. Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes humaines (Mt 27.53).
  12. Notre nouvelle vie ne Christ, démontrera aux yeux de tous les effets du royaume de Dieu parmi ceux les hommes par ceux qui ont cru et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout Puissant.

Le royaume de Dieu exprimé :

* que ton règne : Mt 3.2 ; 4.17 ; 16.28 ; Psaumes 2.6 : Esaïe 2.2 ; Jér 23.5 ; Dan .44 ; Mt 7.13,27 ; Zach 9.9 ; Marc 11.10 ; Luc 19.11,38 ; Col 1.13 ; Apoc 11.15 ; 12.10 ; 19.6 ; 20.4

* que ta volonté : Mt 7.21 ; 12.50 ; 26.42 ; Psaumes 40.8 ; Marc 3.35 ; Jean 4.34 ; 6.40 ; 7.17 ; Actes 13.22 ; 21.14 ; 22.14 ; Rom 12.2 ; Eph 6.6 ; Col 1.9 ; 1Th 4.3 ; 5.18 ; Heb 10.7,36 ; 13.21 ; 1Pierre 2.15 ; 4.2

* comme au ciel : Neh 9.6 ; Psaumes 103.19-21 ; Dan 4.35 ; Heb 1.14

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