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Le blog de Dr André CHOUBEU

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BABEL AUJOURD’HUI

21 Août 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BABEL AUJOURD’HUI

BABEL AUJOURD’HUI

Bernard Cousyn

Le chapitre 11 du livre de la Genèse retrace l’histoire des descendants de Noé qui rêvèrent d’élever une tour immense pour accéder au ciel. Leur projet échoua, et tourna en crise universelle. Mais l’histoire nous atteste que l’homme n’en a pas moins cherché à s’affranchir de Dieu en lui disputant sa prééminence.

Comme à Babel, le sentiment de supériorité que donne la mutualisation des efforts du plus grand nombre est toujours d’un grand confort pour l’orgueil humain ! C’est un motif, pour les créatures que nous sommes, de reléguer au rang de l’accessoire et du démodé la notion de Dieu.

Ne sourions donc pas de la péripétie de Babel : rien de plus actuel que cette entreprise. Des bâtisseurs semblables s’affairent énergiquement de nos jours1. Aux hommes du xxie siècle comme à ceux de l’Antiquité, la raison et l’indépendance semblent encore supérieures à l’obéissance et à la foi. La technique omniprésente rayonne, la connaissance augmente, et le religieux est appelé à s’y conformer.

Les architectes du pouvoir

Comme à Babel, les hommes, présumant posséder des atouts suffisants pour se diriger et s’épanouir, font facilement crédit aux « constructeurs » politiques, aux technocrates, aux experts, aux philosophes, et l’on en passe. Opportunistes, les inspirateurs et les leaders de nos Babels contemporaines exploitent cette démangeaison d’autosuffisance pour la tourner à leur profit. Gourous dont l’objectif inlassablement poursuivi est de rallier à eux-mêmes le plus grand nombre, ils ne manquent pas de faire valoir leurs mobiles humanistes ou humanitaires.

Ces meneurs cultivent l’art d’assurer leur pouvoir. Ils flattent pour mieux débaucher, font mine d’accueillir favorablement toutes les tendances — mais savent exclure ceux qui les dérangent. Ils excellent à assouplir la morale et à cautériser les derniers scrupules des consciences — mais ils ne manquent pas de culpabiliser les irréductibles. Leur supériorité autoproclamée leur fait négliger, voire mépriser, ceux qui ne s’alignent pas sur leur programme.

Babel dans nos églises ?

L’Écriture nous met aussi en garde contre l’infiltration et l’influence de dangereux bâtisseurs au cœur de nos églises2. Leurs stratégies et attitudes sont variées :

– Ils peuvent se montrer intransigeants. Ceux qui les entravent dans la construction de « leur tour » seront exclus. Leur violente réaction de rejet s’explique : les récalcitrants leur donnent en effet la désagréable impression d’un rappel à l’ordre permanent, et leur conscience en est agacée. Les « perturbateurs » leur tendent involontairement un miroir qu’ils estiment impératif de briser.

– Ils peuvent essayer de soumettre leurs détracteurs en jetant le doute sur le bien-fondé des positions de ces derniers ou sur leurs compétences — n’est-ce pas une manière détournée de se rendre soi-même plus recommandable ?

C’est un travail de longue haleine que celui auxquels s’astreignent ces « faux docteurs ». Au sein de l’Église, ils choisissent de miner la doctrine chrétienne en survalorisant tout ce qui plaît à l’homme charnel, au « vieil homme [qui] se corrompt par les convoitises trompeuses » (Éph 4.22). Leur aspiration à un pouvoir sans partage est en effet renforcée par les tendances naturelles de leurs disciples trop humains. En particulier, par le besoin d’appartenir à un groupe où « il se passe quelque chose », où l’on favorise une religiosité bon enfant, où l’on éprouve la sensation de n’avoir pas quitté l’Église authentique et de faire bel et bien partie d’une « famille spirituelle ». Ce mimétisme entretenu a un côté rassurant : les nouvelles recrues retrouvent un vocabulaire familier assorti d’une « nouvelle lecture » des textes bibliques pour une « nouvelle compréhension », d’une actualisation de la pensée biblique avec tous les ajouts et faire-valoir de notre société profane.

La pédagogie employée par ces « cadres » n’est pas nouvelle : elle appartient à l’arsenal classique du « père du mensonge ». Comme d’habitude, on voit se développer, sournoisement, une force d’opposition à la vérité. Or, depuis le jardin d’Éden, nombreuses sont les armes de séduction de Satan : la tromperie, la perversion des règles édictées par Dieu, la manipulation de la vérité. Les faux apôtres sont donc en réalité « des hommes qui s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. » (2 Tim 3.9)

Bien souvent, leurs manœuvres commencent par la dispersion d’un poison qui trouble les chrétiens et dont il est difficile de se débarrasser : le relativisme (« Dieu a t-il réellement dit ? » Genèse 3.1). Ce « levain » de doute a pour complices naturels la mentalité et les « paradigmes » du monde !

L’élitisme à l’assaut de l’Église

L’épisode de la tour de Babel est la concrétisation d’une attitude générale qui reste intacte chez tous les hommes au travers des millénaires : la démangeaison de rivaliser avec Dieu et l’illusion de la grandeur de ce combat. D’où tant de prétentions à la possession d’une connaissance supérieure3. Mais cette « sagesse » ne reflète rien de plus que ce qui sort instinctivement du cœur humain non régénéré par l’Esprit de Dieu. Les conducteurs de cette humanité-là manifestent tôt ou tard des comportements répréhensibles : « …entraînés par leurs rêveries, [ils] souillent leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires [et] parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent… » (Jude 8,10) Ainsi naissent de nouvelles hérésies prônées par de faux prophètes adulés par ceux qu’ils ont dupés.

Cette mainmise sur les âmes est non seulement bâtie sur le mensonge, mais elle se perpétue également par le mensonge : flatteries en permanence ; manipulation de la crédulité des fidèles ; ouverture de nouveaux chemins vers le bien-être et l’auto-rédemption promis. C’est au prix de tels stratagèmes que la fausse « science » prend la place de l’autorité divine.

Notre contre-attaque

L’ennemi du genre humain cherche à creuser un gouffre infranchissable entre Dieu et sa créature. Il mettra même tout en œuvre pour faire douter les chrétiens du bien-fondé de leur engagement, et pour leur prouver que l’herbe est plus verte ailleurs !

C’est pourquoi le croyant fidèle ne peut vivre qu’à contre-courant de cette société soumise au diable. Mais rassurons-nous : Satan sera rendu impuissant si la Parole est obéie et suivie. Toute obéissance à Dieu est en effet destructrice des œuvres du diable4. Nous désamorçons efficacement les ruses de Satan en offrant nos vies à Dieu et en refusant « tout discours vain et profane, les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns qui se sont ainsi détournés de la foi » (1 Tim 6.20-21).

Il y a toujours péril à prêter l’oreille à un « autre Évangile » (Gal 1.6-7), car telle nouveauté mine la vérité scripturaire, compromet le témoignage de l’Église et fait perdre de vue notre Seigneur et Sauveur. Nous n’avons pas de part avec « ceux du dehors » : on ne marchande pas avec la perversité ! Face aux nombreuses tours de Babel modernes, édifiées par l’orgueil des hommes et soutenues par les partisans de la « mort de Dieu », il n’existe qu’une seule réponse : glorifier Dieu dans notre corps et notre esprit qui appartiennent à Dieu5.

La fin de l’épopée de Babel nous montre des ambitieux rendus muets et impuissants. Dieu intervient et démunit leurs chefs de leur influence prestigieuse en les privant de leur « ciment » communautaire : la parole. Quant à nous, il ne nous appartient pas de faire cesser par la force toutes les entreprises diaboliques de notre temps, mais la Bible ne dit-elle pas que par notre témoignage fidèle nous fermerons la bouche des incrédules6 et — qui sait ? — peut-être pourrons-nous en amener quelques-uns aux pieds du Sauveur.

1Voir Ps 2.
2Cf. Mat 15.8,9 ; 24.5,11,24 ; 1 Tim 1.7 ; 4.2 ; 6.3-5 ; 2 Tim 4.3 ; Tite 1.11,16 ; 2 Pi 2.1-22 ; Jude 3-19.
31 Cor 1.17-2.1.
41 Jean 3.8 ; 5.3-5, 18.
51 Cor 6.20.
61 Pi 2.12,15,16 ; 3.15,16.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p06.html

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GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

21 Août 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

GRANDIR EN PÉRIODE DE CRISE

Ésaïe 6 : 1-13

Philip Nunn

Le chapitre 6 du livre d’Esaïe raconte une expérience remarquable qui a changé la vie du prophète. Cette rencontre bouleversante avec Dieu a eu lieu « l’année de la mort du roi Ozias » (6.1). Ce détail nous aide à situer cet épisode extraordinaire de la vie d’Esaïe au cours de l’année 740 avant notre ère, mais plus que cela, il nous aide à en comprendre le contexte. Quelle est la signification de la mort du roi Ozias ?

La vie du roi Ozias est retracée en 2 Chroniques 26. Il « était âgé de seize ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem ; […] Et il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel […] Et il rechercha Dieu pendant les jours de Zacharie, qui avait l’intelligence des visions de Dieu1 ; et pendant les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer » (26.3-5). La nation toute entière profita de ses succès, jouissant de la paix, d’une bonne renommée vis-à-vis du monde, et de prospérité matérielle. Il était particulièrement admiré à cause de sa puissance militaire : « Ozias avait une armée pour faire la guerre […] Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour être placées sur les tours et sur le haut des remparts, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé. » (26.11-15)

Essayez de vous représenter ce que furent ces 52 années de paix, de stabilité et de prospérité. Dans le royaume de Juda, il n’y avait personne de moins de 55 ans qui savait ce qu’avait été la vie avant le roi Ozias. Mais ces années de normalité se sont achevées. Le roi Ozias a péché, il a été frappé de lèpre, et puis il est mort. Nous pouvons presque sentir la tension qui régnait : que va-t-il se passer maintenant ? Qui va conduire le peuple ? Les ennemis vont-ils nous envahir ? C’était une année de crise nationale. Et dans cette période de crise, « l’année de la mort du roi Ozias », le Seigneur Dieu a choisi d’appeler, de purifier et d’envoyer le prophète Esaïe.

Nous sommes également confrontés à des situations de crise. Ce peut être une crise familiale du fait d'un problème de santé, d’un divorce ou d’un décès. Des crises nationales ou globales peuvent également nous affecter personnellement, qu’elles aient trait au terrorisme, au chômage, ou aux marchés financiers instables. Nous pouvons traverser des crises quant à notre foi, lorsque nous nous bagarrons contre de nouveaux doutes, lorsque nous pensons à nos prières restées sans réponse ou lorsque nous affrontons un conflit dans notre église locale. Une période de calme relatif vient de s’achever, et l’avenir nous semble si incertain. La manière dont Dieu a agi envers Esaïe nous enseigne qu’il peut utiliser ces moments douloureux et difficiles. Dans la main de Dieu, les périodes de crise sont une opportunité de croissance personnelle.

1. En période de crise, recherchez le Seigneur

Lorsque survient la crise, certaines personnes sont comme paralysées, que ce soit de crainte ou du fait du choc. D’autres, cependant, deviennent hyperactifs, recherchant une solution rapide en courant d’un point à un autre. Qu’a fait Ésaïe ? Il aurait pu se joindre à une délégation se rendant dans un pays voisin pour signer un accord de paix. Il aurait pu entamer des discussions avec l'armée puissante. Il aurait pu essayer de monter son propre parti politique « religieux ». Dans ce premier verset, nous ne trouvons Ésaïe ni dans le palais ni sur la place du marché, mais dans le temple. En période de crise, il a recherché le Seigneur.

Le Seigneur est heureux de l’y voir, et le récompense en lui donnant une vision très importante. Ce n’est pas la vision d’un avenir millénaire paisible. Ce n’est pas la vision de la destruction des ennemis. Non ! Dieu sait exactement qu’Ésaïe a besoin de la vision de Dieu lui-même : « Je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. » (6.1) Le Seigneur ne s’agitait pas. La crise ne l’avait pas pris par surprise. Il ne courait pas d’un point à un autre. Le Seigneur était calme. Il était assis. Esaïe avait besoin de constater cela. Et nous aussi. Le Seigneur était assis sur un trône, qui parle de son autorité, un trône haut et élevé. Au fur et à mesure qu’Esaïe saisissait ce qu’il voyait, son esprit trouvait le repos. La crise ouvrait la porte sur un avenir incertain pour Juda. Mais pour Esaïe, le fait de voir Dieu l’a rempli d’une confiance paisible. Sachant que l’avenir est dans les mains de Dieu, il a pu ensuite écrire : « Voilà la résolution prise contre toute la terre, voilà la main étendue sur toutes les nations. L’Éternel des armées a pris cette résolution : qui s’y opposera ? Sa main est étendue : qui la détournera ? » (Esaïe 14.26-27, Segond) Pour rester calme dans les moments de crises, et confiants dans l’avenir, nous avons également besoin d’une vision réaliste et renouvelée de Dieu.

2. En période de crise, regardez-vous en face

En dirigeant les yeux vers le Seigneur, Ésaïe a vu deux séraphins qui volaient au-dessus de son trône. Il les entendait s’interpeller l’un l’autre : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire ! » (6.3) Et pour compléter cette expérience impressionnante, « les fondements des seuils étaient ébranlés (…), et la maison était remplie de fumée. » (6.4) Dieu a de nombreux attributs merveilleux. Il est amour. Il est fidèle. Il est tout puissant. Mais le seul de ses attributs qui soit répété trois fois est celui-ci : il est saint. La répétition est utilisée pour l’emphase. Esaïe a compris le message. Ses yeux ont quitté le Seigneur pour se tourner vers lui-même. Le contraste était douloureusement évident. « Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures (…) » (6.5). Une crise nous procure l’occasion de nous rapprocher du Seigneur. Et en le faisant, nous nous rendons douloureusement compte de notre propre insuffisance.

Avant la crise, nous disons avec joie que notre avenir est dans les mains de Dieu. Mais lorsqu’elle nous frappe, lorsque nos économies s’envolent, lorsque nous perdons notre emploi, lorsque nous avons des ennuis de santé… notre avenir ne nous semble plus du tout rassurant. Il est peut-être plus facile de faire confiance au Seigneur lorsque nous nous sentons en confiance, en sûreté et aux commandes de notre vie. La crise brise notre sécurité factice. Il était important pour le Seigneur qu’Esaïe ressente sa propre petitesse, afin de lui révéler sa grandeur. Il était important pour le Seigneur qu’Esaïe ressente sa nature pécheresse, afin de lui révéler sa sainteté.

La crise que vous traversez est également une invitation à vous approcher du Seigneur, puis à vous regarder de manière réaliste. Une crise est dans les mains du Seigneur un outil pour nous réveiller d’une routine religieuse confortable, pour révéler le mensonge de notre manière de penser, pour nous aider à discerner nos priorités mondaines. Au lieu d’essayer de rejeter le blâme sur les autres du fait de leur implication dans la crise que vous traversez, regardez en vous-même dans la présence de Dieu. Peut-être y a-t-il quelque chose à corriger. Peut-être avez-vous vous aussi des « lèvres impures » !

3. En période de crise, essayez d’écouter

« Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché. » (6.6-7) C’était là une action symbolique. L’autel représente probablement l’œuvre de Christ, puisque le pardon et la purification sont habituellement associés à la mort en sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ. « Christ (…) s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs. » (Héb 9.28) Pouvez-vous vous représenter l’effet de charbons ardents touchant vos lèvres sensibles ? Je suis certain qu’Esaïe n’a jamais oublié ce moment douloureux. Les cicatrices et les souvenirs étaient là afin qu’il n’oublie jamais cette réalité passée : des lèvres impures. Nous avons également besoin de nous souvenir d’où nous venons. Sans le rappel de notre propre insuffisance et de sa suffisance, nous manquerons de grâce dans nos rapports avec les autres. Le Seigneur veut utiliser les lèvres d’Esaïe, alors il commence par les brûler.

Esaïe est maintenant purifié et attentif, en présence du Seigneur. Il est désormais prêt à écouter. « Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » (6.8) C’est tellement facile d’avoir nos propres idées, nos propres plans, nos propres opinions, nos propres solutions. Et lorsque notre esprit est occupé de nos propres idées, opinions et solutions, c’est tellement difficile d’écouter le Seigneur : sa douce voix est étouffée dans notre chaos intérieur. Mais si nous voulons tirer profit de cette crise, si nous voulons grandir en la traversant, nous devons remettre toutes nos initiatives au Seigneur et essayer d’écouter sa voix. Esaïe appliqua plus tard ce principe au peuple tout entier : « Malheur aux fils qui se rebellent […] pour former des desseins, mais non de par moi, et pour établir des alliances, mais non par mon Esprit, afin d’ajouter péché sur péché ! » (30.1) « Cependant l’Eternel désire vous faire grâce, et il se lèvera pour vous faire miséricorde ; car l’Eternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! […] Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y ! » (30.18,21, Segond) Le Seigneur peut choisir de parler par l’intermédiaire de conseils d’amis, par sa Parole, par les circonstances, par un rêve, le Seigneur tout puissant choisit le moyen. De notre côté, soyons comme Esaïe et Samuel, prêts à entendre : « Parle, Éternel, car ton serviteur écoute ! » (1 Sam 3.9)

4. En période de crise, soyez ouvert au changement

Lorsque Esaïe a répondu au Seigneur « me voici, envoie-moi » (6.8), je me demande à quoi il s’attendait de la part du Seigneur. Pensait-il que le Seigneur allait l’envoyer pour oindre un nouveau roi, comme Samuel le fit avec David presque 300 ans auparavant ? A-t-il flirté avec la possibilité que le Seigneur le nomme en tant que nouveau roi ?

Imaginait-il que le Seigneur allait l’utiliser, comme Moïse, pour sortir le peuple de Dieu de cette crise et le mener dans un nouveau pays quelconque ? Le Seigneur n’a pas demandé à Esaïe : « Qu’as-tu envie de faire ? » Il lui a dit au contraire : « Va, et dis à ce peuple : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en voyant vous verrez et vous ne connaîtrez pas. » (6.9) Le Seigneur savait ce qu’il fallait faire. Nous pouvons avoir nos préférences, mais lorsque nous disons au Seigneur : « Je suis à toi. Me voici, utilise-moi », nous devons être ouverts à sa réponse. Avant la crise, les amitiés, la famille, l’église, les études, le travail, la santé et les finances s’inscrivaient dans un cadre « satisfaisant ». Un changement radical ne semblait pas nécessaire. Vous pensiez peut-être qu’il n’y avait besoin que de réajustements mineurs. Comprenez que les périodes de crises peuvent aussi être des périodes de changement.

Il est important de remarquer que ce n’est pas la crise elle-même qui a changé Esaïe. La crise nous donne une opportunité de stopper ce qui semble normal, de nous rapprocher du Seigneur, de nous purifier, d’écouter. Et lorsque nous faisons cela, nous pouvons sentir le Seigneur nous appeler à changer. Il peut nous conduire dans la poursuite fidèle de nos travaux. Ou comme Archippe, nous avons mélangé les priorités, et nous sommes désormais appelés à prendre garde au service que nous avons reçus du Seigneur, afin de l’accomplir (Col 4.17). Mais le Seigneur peut également ouvrir une fenêtre pour nous montrer une nouvelle direction, un nouveau service, un nouvel appel. Esaïe a reçu un ministère prophétique difficile. Le peuple auquel il devait s’adresser était endurci. S’il avait regardé au « succès » et aux résultats visibles, il n’aurait pas tenu longtemps. Ce ne sont pas les crises et les difficultés en elles-mêmes qui doivent nous dire quand nous arrêter. Lorsqu’il a été envoyé, Esaïe a demandé : « Jusques à quand, Seigneur ? Et il dit : Jusqu’à ce que les villes soient dévastées, de sorte qu’il n’y ait pas d’habitants (…), que l’Éternel en ait éloigné les hommes, et que la solitude soit grande au milieu du pays. » (6.11-12) Chaque activité sous le soleil est temporaire, y compris les activités chrétiennes telles que les écoles, les hôpitaux, les orphelinats, les organisations missionnaires, les orchestres, les magazines chrétiens… et mêmes les églises locales. Comme Ésaïe, nous devons également demander : « Jusques à quand, Seigneur ? » C’est à lui de déterminer le commencement et la fin. Poursuivre lorsqu’il a dit d’arrêter n’est pas de la fidélité. C’est de la désobéissance. S’arrêter lorsqu’il dit d’avancer, c’est aussi de la désobéissance. Une crise peut suggérer un changement, mais ne commencez, ne terminez ou ne changez rien sans certitude que le Seigneur vous parle.

Des crises qui font croître

Votre vie a peut-être pris un virage étrange et difficile récemment. Vous vous demandez parfois pourquoi le Seigneur utilise un outil aussi émoussé et douloureux. Dieu se sert des périodes de tourmentes intérieures pour nous encourager à nous rapprocher de lui, pour nous purifier, pour parler à notre cœur. Considérez la crise que vous traversez comme une opportunité de grandir. Le Seigneur est toujours assis sur son trône, haut et élevé. Il contrôle toujours toutes choses. Choisissez de vous rapprocher de lui, choisissez de vous purifier, choisissez d’écouter sa voix, choisissez de croître par le moyen de cette crise. Et bientôt, comme un témoignage, vous allez pouvoir chanter avec beaucoup d’autres : « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à tout jamais ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles. » (Esaïe 26.3-4)

1 La version anglaise NIV utilisée par Ph. Nunn dit : « qui l’instruisit dans la crainte de Dieu ». Dans l’article traduit en français, c’est la version Darby qui est utilisée, sauf mention contraire.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p07.html

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CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

21 Août 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

CONSEILS À UN INTERCESSEUR DÉCOURAGÉ

Pour renoncer à la prière en gardant bonne conscience, nous trouvons aisément des prétextes. Sous forme de conversation, nous dénonçons ces prétextes en suggérant des pistes pour les surmonter. Ainsi, Valério se propose de répondre à Barnabé, inquiet et désemparé. Nous croyons que ces lignes pourront aider ceux qui éprouvent quelque difficulté à prier.

Barnabé – Je suis découragé en constatant combien mon cœur est sec. Ma prière est froide, sans vie, dénuée de ferveur. Elle devient une corvée.

Valério – Cesse donc de regarder à la « sécheresse » de ton cœur. Après tout, peu importe que ta prière soit ceci ou cela, pourvu que tu t’attendes au Seigneur, pourvu que tu te « concentres » sur Jésus. C’est lui qui, le moment venu, éveillera ton cœur. Il te donnera, lui, la ferveur que tu ne peux créer.

Barnabé – Lorsque je m’approche de Dieu, j‘ai l’impression qu’un mur se dresse entre lui et moi. C’est pour cette raison que j’hésite à prier.

Valério – Quand donc cesseras-tu de considérer tes impressions et de jauger ta prière en fonction de ce que tu ressens ou ne ressens pas ? Réfléchis ! Tes impressions négatives sont du domaine de notre Ennemi, trop heureux de te voir éloigné du Seigneur. Une bonne fois pour toutes, sache que tu as une « libre entrée dans le sanctuaire au moyen du sang de Jésus ». (Héb 10.19) Celui qui a « renversé le mur de séparation » par son sacrifice (Éph 2.14) ne veut surtout pas que tu le rétablisses. C’est pourquoi, « passe ce mur » et « approche-toi avec assurance du trône de la grâce » (Héb 4.16). C’est l’attitude conforme à l’Écriture.

Barnabé – Mais n’y aurait-il pas quelque infidélité de ma part qui expliquerait le malaise que je ressens lorsque je cherche sa face ?

Valério – Ici, tu tiens le langage de chrétiens tellement scrupuleux qu’ils sont devenus une proie facile pour l’Accusateur. Je t’en conjure, cesse de t’introspecter. Ce « moi » incurable qui bronche toujours, regarde-le donc « comme mort », sachant que tu vis pour le Seigneur (Rom 6.11). Au lieu de chercher tes fautes — Satan ne se privera pas de t’en révéler du matin au soir, si bien que tu n’oseras plus t’approcher du Seigneur —, laisse plutôt au Saint-Esprit le soin de te convaincre et de dénoncer le ou les obstacles à une vraie communion ; mais surtout ne te substitue pas à lui en prétendant jouer son rôle. À toi de marcher dans la lumière, toujours ouvert à l’action de l’Esprit, déterminé à obéir à sa voix chaque fois que tu t’approches de lui.

Barnabé – J’ai rarement envie de prier. Puis-je honnêtement m’adresser à lui si je ne le fais pas de tout mon cœur ?

Valério – Balaie ce nouveau prétexte et avoue à ce Père aimant ton indifférence et tes négligences en lui disant ton ardent désir de lui consacrer du temps dans la prière, pour lui être agréable. Vouloir la joie de l’autre, n’est-ce pas déjà l’aimer ?

Barnabé – Ce qui me désespère et m’attriste, c’est de voir mon esprit vagabonder lorsque je prétends l’invoquer. Je me surprends bien souvent à penser à des choses très éloignées de ce que je suis en train de lui dire. Prier seulement du bout des lèvres me désole et me culpabilise.

Valério – Surtout que ce motif n’en soit pas un pour déserter la prière. Devant Dieu, reconnais ce travers et demande-lui, avec détermination, la grâce de penser à ce que tu dis. Avec son aide, sois centré sur la personne du Seigneur. Tu dois savoir que Jésus est là, à tes côtés. Pense à lui et non à tes pensées. Devant un haut personnage, la conversation ne s’égare pas, encore moins les pensées.

Barnabé – Au bout de quelques minutes, je ne sais plus que dire au Seigneur. Je suis à court d’idées. De plus, je ne suis pas certain qu’il s’intéresse à mes paroles. J’ai si peu de choses valables à lui exposer.

Valério – Cela ne devrait pas t’étonner, puisque l’Écriture elle-même déclare que « nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières » (Rom 8.26). Rassure-toi donc et reconnais que Dieu sait à l’avance ce dont tu as besoin (Mat 6.8). C’est pourquoi, ne te hâte pas d’ouvrir la bouche et surtout, garde-toi de multiplier les phrases. S’il le faut, reste silencieux devant lui, puis bénis-le, conscient que le Saint-Esprit, par « des soupirs inexprimables », intercède en ta faveur et obtient tout ce qui t’est présentement nécessaire. N’est-ce pas là déjà un beau sujet de reconnaissance ?

Barnabé – La prière ne m’apporte pas la joie que j’attendais y trouver. Je voudrais tellement être porté par elle et connaître les émotions profondes qu’éprouve celui qui se tient dans la présence du Seigneur.

Valério – Halte-là! Qui t’a dit que ta prière te porterait ? Que tu connaîtrais à chaque rencontre des états d’âme merveilleux ? En réalité, tu te recherches toi-même dans tes prières et tu es surtout préoccupé de ta joie et non de la joie de Dieu. Autrement dit, tu viens pour toi d’abord. Veux-tu être béni ? Alors consens à « mourir à toi-même » et sois tout entier désireux de plaire à ton Maître. Quand il le jugera bon, le Dieu souverain te donnera d’expérimenter l’ineffable. En tout cas, si tu ne ressens rien, bénis-le quand même, sachant que la louange lui est agréable plus que les sacrifices les plus coûteux (Ps 69.31-32).

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p10.html

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DIEU SEUL A RAISON

21 Août 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

DIEU SEUL A RAISON

Dieu seul pouvait offrir son Fils pour ton salut éternel,
mais tu peux lui soumettre ta vie.
Dieu seul peut te purifier de tout péché,
mais tu peux pardonner à ton prochain.
Dieu seul peut te donner la foi,
mais tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut te donner l’espérance,
mais tu peux rendre confiance à tes frères.
Dieu seul peut te donner l’amour,
mais tu peux encourager l’autre à aimer.
Dieu seul peut te donner la paix,
mais tu peux semer l’entente.
Dieu seul peut te donner la force,
mais tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le Chemin,
mais tu peux l’indiquer aux autres.
Dieu seul est la Lumière,
mais tu peux la refléter aux yeux de tous.
Dieu seul est la Vie,
mais tu peux rendre aux autres leur désir de vivre.
Dieu seul peut faire ce qui est impossible,
mais tu peux faire le possible.
Dieu seul se suffit à lui-même,
mais il compte aussi sur toi.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p11.html

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Le rôle de la famille dans le Christianisme

9 Juillet 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Le rôle de la famille dans le Christianisme

Le rôle de la famille dans le Christianisme

Jean-Marc BERTHOUD

A. Introduction

Tout d'abord, quelques remarques préliminaires nécessaires avant d'entrer au cour du sujet; ces remarques concernent le deuxième terme de notre titre : Le rôle de la famille dans le christianisme.

Qu'entendons-nous par «christianisme » ? Il s'agit de bien distinguer entre ce qu'on peut appeler le «christianisme historique» et une version travestie qui s'est manifestée dès le début de l'Eglise. Je vais donc parler de la véritable Foi Chrétienne, non de son travesti, de son apostasie.

Comment distinguer l'original de la version travestie ? Nous donnerons ici quatre réponses.

Réponse 1

Il faut examiner l'attitude du croyant face à la Bible. La Bible - le Tanak juif (l'Ancien Testament) et le Témoignage Apostolique (le Nouveau Testament) - est-elle la Parole inspirée de Dieu, et en tant que telle, l'autorité finale pour l'enseignement de la Foi Chrétienne? Ou la Bible juive et chrétienne n'est-elle qu'une parole humaine, certes utile et qui nous inspire, mais forcément faillible, comme toute entreprise humaine, et en aucun cas normative pour tous les hommes, en tous lieux et en tout temps? La question de l'autorité finale est au coeur de toute foi religieuse. Cette autorité n'est-elle qu'humaine, comme dans la version «moderne» frauduleuse de la Foi Chrétienne? Est-elle uniquement rationnelle, scientifique, expérimentale, bref «critique» à l'égard de la révélation divine? Ou l'autorité du Tanak et du Témoignage Apostolique est-elle pleinement divine, comme l'affirme la Foi Chrétienne Historique pour laquelle l'autorité finale est inscrite dans la texture verbale même des Saintes Écritures? Ainsi, dans la perspective de la Foi Chrétienne Historique, le critère absolu pour définir le rôle de la famille sera l'enseignement de la Bible, tel qu'on le trouve dans le Tanak et dans le Témoignage Apostolique. Cette vérité normative ne peut se trouver ni dans l'expérience indépendante de l'Église ni dans l'expérience autonome de l'homme, elle ne se rencontre ni dans les leçons de l'histoire ni dans la sociologie. Je m'empresse d'ajouter ici qu'il n'est absolument pas question de négliger toute information utile que l'on peut, à la lumière de l'Écriture Sainte, glaner dans ces différents domaines de la recherche humaine.

Réponse 2

La Foi Chrétienne a un caractère historique. Je veux dire par cela que, dès le début de l'histoire, la confrontation entre la Foi Chrétienne Historique et les erreurs qui n'ont cessé de l'attaquer, ont conduit à une meilleure compréhension tant de ses croyances fondamentales que des erreurs qui ont constamment cherché à la détruire. La Foi Chrétienne Historique confesse donc d'une seule voix la confession de foi fondamentale de l'Église primitive: le Symbole des Apôtres, la Confession de Nicée, les définitions du Concile de Chalcédoine, qui sont toutes restées fidèles à leur fondement scriptural. Dans notre entreprise de définition du rôle assigné à la famille par le christianisme, nous tiendrons compte de cette accumulation à travers l'histoire de sagesse doctrinale soigneusement formulée. Les attaques dirigées contre la famille, par exemple, celles d'hier comme celles d'aujourd'hui, nous ont permis de mieux comprendre la nature, le caractère et la fonction de la famille.

Réponse 3

La Foi Chrétienne Historique tient à une épistémologie réaliste. Ce qui veut dire que le contenu intellectuel de la Foi peut être déterminé par la formulation de concepts soigneusement définis. Donc, si ces concepts sont vrais dogmatiquement, les affirmations de leurs contraires sont nécessairement fausses. En ce qui concerne la famille, il est donc possible, du point de vue de la Foi Chrétienne Historique, non seulement de définir avec précision l'origine, le caractère, le rôle, les obligations et la finalité religieuse de la famille, mais il est aussi possible de réfuter les déformations qui l'ont attaquée à travers les siècles et qui aujourd'hui cherchent désespérément à la détruire.

Réponse 4

La Foi Chrétienne Historique n'est pas simplement une doctrine, une théorie, mais la vie, une façon de vivre, une obéissance éthique, sociale et personnelle, reçue comme un cadeau de Dieu. Elle cherche donc à se conformer à la volonté révélée de Dieu, à sa Loi, contenue dans l'Écriture entière, le Tanak et le Témoignage Apostolique. Ceci veut dire que dans le contexte de la Foi Chrétienne Historique, le rôle de la famille doit être représenté dans l'histoire et qu'il doit faire preuve de sa vérité en se manifestant concrètement dans la vie de tous les jours de la société. Il est clair que la restauration des structures créationnelles et des fonctions de la famille passeront par la destruction de leurs imitations et contrefaçons qui réapparaissent régulièrement au cours de l'histoire.

Ces quelques remarques préliminaires étant faites, nous allons pouvoir aborder notre thème: Le rôle de la famille dans le christianisme. Le rôle que la Foi Chrétienne Historique assigne à la famille ne peut être correctement appréhendé sans une bonne compréhension de son origine et de son caractère, de ses obligations et de sa finalité. Voyons brièvement chacun de ces aspects.

B. L'origine de la famille 2

L'Écriture, le Tanak et le Témoignage Apostolique, nous dit que la famille, comme l'homme lui-même, la terre et la mer et tout ce qu'elles contiennent, est une créature, c'est-à-dire une forme sociale créée directement par Dieu, et que ses membres - chacun d'entre nous, sans exception - sont en fin de compte redevables à Dieu de la façon dont ils traitent cette institution. La famille a donc le caractère d'une forme substantielle permanente (comme les espèces biologiques ou les éléments chimiques) et par conséquent, comme pour toutes les formes créées, elle ne pourra jamais être détruite par l'homme. Et nous pouvons en tirer les conclusions suivantes : la famille créée est constitutive de la race humaine et, même si elle est aujourd'hui durement attaquée, elle ne peut disparaître; tout être humain, de par sa nature même, appartient à la famille ; tous les humains, sans tenir compte de leurs croyances religieuses (ou irréligieuses) ne peuvent pas plus échapper à ce cadre divinement établi qu'ils ne peuvent s'arrêter de respirer, ou refuser d'utiliser leur système digestif, ou encore se passer de leur circulation sanguine. Cette permanence de la famille à laquelle on ne peut échapper est la raison de notre rencontre ici à Genève (en des temps plus anciens, une citadelle exemplaire de la Foi Chrétienne Historique), car ce qui nous a rassemblés aujourd'hui, c'est notre conviction commune de la nature fondationnelle de la famille, famille qui, en tant qu'institution créationnelle, nous inclut tous dans la perspective de son autorité. Ce qui nous console dans la bataille que nous livrons tous pour la défense de la famille créée, c'est son caractère indestructible, aussi indestructible que l'ordre universel luimême. Comme ils sont vains et futiles, les efforts de ceux qui cherchent à la détruire! La nature même que Dieu leur a donnée les force, de génération en génération, à ré-établir la famille. Nous ferons bien de commencer nos considérations sur le rôle de la famille dans le christianisme par l'écoute tout d'abord du témoignage de la Torah, telle qu'il est consigné dans le livre de la Genèse, puis par l'écoute du témoignage du Messie Luimême, tel qu'il est rapporté par le témoignage apostolique de Marc sur l'origine divine et le caractère créationnel de la famille.

L'Eternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide qui sera son vis-à-vis.[...] Et l'homme dit: Cette fois c'est l'os de mes os, la chair de ma chair. C'est elle qu'on appellera femme, car elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. (Gen 2.18; et 23-24).

Dieu créa l'homme à son image: il le créa à l'image de Dieu, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui rampe sur la terre. (Gen 1.27-28).

Voilà pour la Torah, voyons maintenant le Témoignage Apostolique:

Les Pharisiens l'abordèrent et, pour l'éprouver, lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit : Que vous a commandé Moïse ? Moïse, dirent-ils, a permis d'écrire un acte de divorce et de répudier (sa femme). Et Jésus leur dit : C'est à cause de la dureté de votre cour que Moïse a écrit pour vous ce commandement. Mais au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme; c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux (époux) deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. (Marc 10.2-9)3.

Nous voyons donc que la Torah et le Témoignage Apostolique, tant Moïse que Jésus-Christ, témoignent de la divine origine de la famille créationnelle, de son unité fondamentale, de sa permanence et de son caractère strictement exclusif et monogame. Car la famille, création de Dieu, est une forme substantielle bien réelle, «une seule chair», qu'«aucun» homme (y compris bien sûr le Population Council de New York et les lobbies homosexuels du monde entier!) ne doit s'aviser de «séparer», c'est-à-dire de détruire. Les deux aspects de la famille ressortent du texte de la Genèse:

a. la communion et l'aide mutuelle entre mari et femme, si merveilleusement et si délicatement décrites dans le Cantique des Cantiques, dans le dernier chapitre desProverbes et au chapitre cinq de l'Epître de Paul aux Ephésiens ;

b. la consommation naturelle du mariage dans la procréation de nombreux enfants, la fécondité étant toujours considérée dans la Bible comme une bénédiction divine 4. Les écrits du Témoignage Apostolique, le Nouveau Testament, font abondamment écho à ces enseignements du Tanak.

C. Le caractère (ou structure) de la famille

L'idée que l'on se fait aujourd'hui du modèle de la famille, c'est à dire la famille occidentale moderne constituée par l'union temporelle de deux partenaires fonctionnellement interchangeables, accompagnés de un, ou tout au plus, de deux enfants dont la conception a été explicitement désirée et «planifiée», est une idée très éloignée de la vérité. La famille biblique chrétienne a un caractère bien différent. Elle est surtout une institution hautement complexe et organisée. Par certains aspects, on peut dire qu'elle est monarchique, par d'autres, aristocratique, et par certains côtés on peut même considérer qu'elle a un caractère démocratique.

Elle est tout d'abord monarchique. Mari et femme sont tous deux créés à l'image de Dieu. A cause de la chute, ils sont tous deux également pécheurs et les objets du jugement de Dieu comme de sa grâce. A cet égard, il n'y a pas de différence spirituelle fondamentale entre homme et femme 5, ce qui n'exclut pas qu'il y ait une hiérarchie dans la structure de la famille. L'institution de la famille est en fait strictement monarchique dans le sens que le mari, loin d'être «l'égal» mathématique de son épouse, est assurément son supérieur institutionnel. Tant le Tanak que le Témoignage Apostolique sont clairs sur ce point : l'homme est légalement le chef de la femme. L'explication de cette hiérarchie conjugale est de nature fondamentalement religieuse: le Tanak et le Témoignage Apostolique nous enseignent tous les deux que la relation entre le mari et sa femme constitue une image de la relation entre Dieu et sa création, entre le Seigneur Dieu et son peuple, Israël, et entre Jésus- Christ - la seconde personne de la Trinité - et son peuple de la nouvelle alliance, l'Église Chrétienne. Cette dernière est constituée d'hommes et de femmes de toutes nations, qui, par leur foi en leur Messie, sont devenus héritiers des promesses faites à Abraham. Le rétablissement de la structure biblique de la famille doit donc s'accompagner d'un rejet total de l'égalitarisme pseudo-mathématique professé par la société contemporaine, en particulier en ce qui concerne la relation entre mari et femme. Il nous faut absolument revenir à la structure hiérarchique de la famille biblique. Mais comme il ressort clairement de l'enseignement tout entier de la Bible, cette hiérarchie structurelle et institutionnelle ne tolère en aucun cas la domination tyrannique du mari sur sa femme. Elle ne tolère pas non plus la domination féministe de l'homme par la femme, telle qu'on la connaît aujourd'hui dans nos sociétés occidentales. Mais ce qui est encore pire, c'est une famille (ou une société) menée par les caprices des enfants 6 Ce dont il est question ici, c'est de la structure de ces institutions - dans ce cas, la famille -. Il ne s'agit pas de l'infériorité ou de la supériorité intrinsèque de différents êtres humains. La lecture du dernier chapitre du livre des Proverbes et un examen attentif du rôle vital joué par les femmes dans le ministère de Jésus-Christ et dans celui de l'Apôtre Paul devraient amplement suffire à nous éclairer ce point.

Mais la famille biblique est également structurée de manière hiérarchique, aristocratique. Si le père est, comme nous l'avons vu, le Roi de la famille, son épouse en est la Reine. C'est la raison pour laquelle en Occident la cérémonie du mariage chrétien a été pendant si longtemps célébrée comme un couronnement (jusqu'aux temps de Breughel l'Ancien au XVIe siècle). C'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui dans la tradition orthodoxe. Ensemble, mari et femme forment le gouvernement de la famille. La famille chrétienne n'est donc pas gouvernée par la seule autorité monolithique (moniste) du Père et Mari, mais par une sorte de système de gouvernement à deux chambres. L'autorité de l'épouse fait contrepoids à celle du mari, mais elle reste subordonnée à l'autorité du mari. C'est pour cela que le Témoignage Apostolique parle du péché originel non pas comme du péché d'Eve, mais comme du péché d'Adam, parce que, en tant qu'époux, c'était lui qui en dernier lieu, était responsable envers Dieu de tout ce qui se passait sous son autorité. La raison théologique de cette forme de double gouvernement - une garantie contre l'absolutisme arbitraire masculin - se trouve dans le fait que si d'une part l'homme est personnellement créé à l'image de Dieu, d'autre part, la famille est créée à l'image de la famille céleste, la Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, trois Personnes divines, Dieu 7.

Enfin, dans la perspective chrétienne, la famille a, jusqu'à un certain point, un caractère démocratique. Non pas que dans la famille ce soit la majorité des votes qui établisse la loi ou la vérité, comme c'est le cas partout aujourd'hui en Occident, où est pratiquée une forme pervertie de la démocratie qui en fait n'est rien d'autre qu'une divinisation de l'Homme et du Nombre. Mais dans les familles chrétiennes (famille au sens large), tous les membres, enfants et parents, domestiques et employés 8 - étant tous créés à l'image de Dieu - ont droit, selon leur âge et leur condition, à s'exprimer quant aux affaires de la famille. Ceci naturellement sous la direction des parents et de l'autorité finale du père. Là aussi nous observons les effets bénéfiques du modèle divin de la famille, la Trinité. Car dans la structure de la famille biblique, ces deux éléments aussi ressortent: ceux de l'unité et de la diversité. L'apport des enfants à la gestion de la famille ira en grandissant avec l'âge jusqu'au moment oùl'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme; et ils deviendront une seule chair. Ils établiront donc une nouvelle famille sur le modèle de base qu'ils ont reçu de leurs parents. Cette nouvelle branche de la famille, en se détachant du tronc patriarcal, s'ouvre à l'innovation. Et son attachement au modèle de base lui assure la continuité. Cette structuration complexe et cette diversité au sein du modèle biblique de la famille produisent une institution extraordinairement dynamique et flexible, capable d'agir en commun (les ordres doivent être suivis!) et dotée de la force nécessaire pour résister aux prétentions totalitaires des institutions plus larges de la société, qu'elles soient de nature politique ou religieuse.

J.-M.B.

N.D.L.R.: Nous terminerons cet exposé dans le numéro suivant de PROMESSES.

Notes
* Ce texte et celui qui suivra dans le prochain numéro constituent un chapitre dans le livre de Jean-Marc Berthoud à paraître prochainement aux Editions de l'Age d'Homme sous le titre «Foi chrétienne et politique»

1 Etude lue à l'occasion du Deuxième Congrès Mondial des Familles à Genève, du 14 au 17 novembre 1999.(N.d.l.r.: nous avons légérement écourté la partie A. de l'Introduction avec l'autorisation de l'auteur). Pour un exposé plus complet des thèses développées ici, voyez le livre de Jean-Marc Berthoud, L'Ecole et la famille contre l'utopie (L'Age d'Homme, Lausanne, 1997) en particulier sa première partie, qui traite spécifiquement de la famille.

2 Sur le thème du fondement biblique de la famille, je vous recommande la lecture de deux brillantes dissertations, très détaillées, sur l'application concrète des Dix Commandements: Pierre Viret, L'Instruction Chrétienne en la Loi et l'Evangile, qui pour la première fois depuis 1564 va bientôt être publié à nouveau en cinq volumes aux Editions de l'Age d'Homme, à Lausanne, et: Rousas John Rushdoony, The Institutes of Biblical Law, Vol. I, Presbyterian and Reformed, Philadelphia, 1973, Vol. II, Law and Society, 1982 and Vol. III, The Intent of the Law, 1999, tous deux publiés par Ross House Books (P.O. Box 67, Vallecito, California 95251).
3 Voir aussi les versets suivants: Mat 19.3-9, I Cor 6.16; Eph 6.31.
4 Voir entre autres les Psaumes 127 et 128.

5 Cette «égalité» spirituelle s'applique aussi à d'autres catégories sociales. Elle n'abolit pas les distinctions et hiérarchies créationnelles et sociales telles que celles que cite l'apôtre Paul entre hommes libres et esclaves, Grecs et Juifs, Chinois et Africains, soldats et officiers, enfants et parents, etc. Voir Gal 3.28 et Col 3.11.
6 Sur ce sujet vital, voyez l'enseignement du prophète Esaïe et notre étude: «L'Humanisme: la confiance en l'homme, ruine des nations. Ésaïe chapitre 3», dans Résister et Construire, No 41-42 1998 (Case postale 468, 1001 Lausanne, Suisse).
7 Voyez entre autres, Eph 3.14-15

8 Dans la société biblique, et en d'autres temps de l'histoire de la chrétienté, les esclaves étaient inclus dans la famille élargie, ou ménage.

Lien : http://www.promesses.org/arts/135p2-8f.html

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Le problème social d'après la Bible

1 Juillet 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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Le problème social d'après la Bible

1 Juillet 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Le problème social d'après la Bible

Le problème social d'après la Bible

René Pache

Où se trouve donc la solution ?

Tout d'abord dans une révolution personnelle. Il ne suffit pas de lancer une nouvelle idéologie, de coller en quelque sorte une nouvelle étiquette sur une vieille bouteille. C'est le contenu qu'il faut changer, en commençant par le cœur de chaque individu. L'Evangile nous dit qu'un mauvais arbre porte de mauvais fruits, et qu'on ne cueillera jamais des raisins sur des épines (Matt. 7.16-18). Notre cœur mauvais a besoin d'être greffé pour pouvoir porter de bons fruits. Selon les paroles de Jésus-Christ « ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit... Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3.5-7). Cela veut dire que, né de parents pécheurs, l'homme hérite forcément d'une nature mauvaise et charnelle, mais il peut « naître de nouveau », et recevoir par le Saint-Esprit une nouvelle nature, capable de glorifier Dieu et d'aimer son prochain. D'après l'apôtre Paul, les œuvres produites par notre cœur naturel sont l'impureté, les querelles, les jalousies, les divisions, l'envie, les excès du manger et du boire, toutes choses éminemment anti-sociales. Mais le fruit de l'Esprit-Saint, dans le cœur du croyant régénéré, c'est « l'amour, la joie, la paix, la bonté, la bienveillance, la maîtrise de soi », vertus qui sont à la base même des bons rapports entre les hommes (Galates 5.19-23). -Cette régénération s'est-elle opérée en nous, et sommes-nous réellement devenus des « hommes sociaux » dans le vrai sens du terme ?

Quelle sera notre attitude sociale pratique ?

Elle est si clairement indiquée dans le Nouveau Testament que nous n'avons qu'à citer les textes :

Vis-à-vis du prochain: « Nous avons connu l'amour (de Christ) en ce qu'il a donné sa vie pour nous; nous aussi nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? ...N'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité » (1 Jean 3.16-18).

Vis-à-vis du patron: « Serviteurs, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, dans la crainte du Seigneur. Tout ce que vous faites. faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes » (Colossiens 3.22-25).

Vis-à-vis de l'ouvrier: « Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux » (Ephésiens 6.9). « Maîtres, accordez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel » (Colossiens 4.1).

De telles exhortations peuvent paraître bien dépassées à ceux qui voient dans la religion l'opium du peuple, bon pour endormir les ouvriers qu'on exploite en leur promettant une problématique récompense au ciel. Il n'en reste pas moins, comme nous venons de le dire, que l'état social ne devient acceptable que dans la mesure où l'Evangile est effectivement cru et mis en pratique.

Vis-à-vis du pauvre: Jacques trouve des accents terribles pour s'adresser à ceux qui oppriment les misérables: « A vous, maintenant, riches! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui vont venir sur vous. Vos richesses sont pourries... Voici, le salaire des ouvriers, qui ont moissonné vos champs et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur... Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices! » (Jacques 5.1-6) .

Vis-à-vis de la famille et des autres croyants: « qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu'ils ont reçu d'eux; car cela est agréable à Dieu... Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle... Si quelque fidèle, homme ou femme, a des veuves (dans sa famille), qu'il les assiste et que l'Eglise n'en soit point chargée, afin qu'elle puisse assister celles qui sont véritablement veuves » (I Timothée 5.4, 8, 16). « Pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi » (Galates 6.10).

Il va sans dire que les principes énoncés ci-dessus doivent trouver leur application dans tous les domaines que l'on pourrait imaginer encore: par exemple notre attitude vis-à-vis d'autres races et de pays moins développés.

Quelle sera la solution universelle et définitive du problème social ?

Quelqu'un dira: vos principes sont peut-être excellents. Mais seront-ils jamais appliqués par tout le monde ? Verrons-nous un jour les plaies sociales disparaître complètement ? Si nous ne comptons que sur les hommes, chrétiens ou non, évidemment pas. C'est pourquoi, force nous est une fois de plus de croire ce que dit la Bible. C'est le retour glorieux de Jésus-Christ qui seul établira le royaume de justice et de paix que nous attendons. Le Seigneur commencera par juger ceux qui prennent plaisir à faire le mal; puis avec les siens, Il fera régner le droit, le bonheur et même le bien-être matériel qui transformeront la terre en un paradis. Depuis longtemps, les prophéties bibliques ont annoncé ces jours-là : « Les ténèbres ne régneront pas toujours sur la terre, où il y a maintenant des angoisses. ..Sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, une lumière resplendit. ..Car un enfant nous est né (Jésus), un fils nous est donné. ..On l'appellera Admirable. ..Dieu puissant. ..Prince de la paix.. C'est Lui qui, monté sur le trône de David, assurera sans fin le triomphe de la paix, du droit et de la justice » (Esaïe 8.23 ; 9 : l.5-6).

Le règne du Messie n'aura rien de commun avec les régimes humains: « II jugera les pauvres avec équité, et il se prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre... La justice sera la ceinture de ses flancs et la fidélité la ceinture de ses reins. ..Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte, car la terre sera remplie de la connaissance de l'Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. (Esaïe 11.4-5, 9).

« Il jugera tout peuple avec justice. ..II fera droit aux malheureux du peuple, il sauvera les enfants du pauvre, et il écrasera l'oppresseur » (Psaume 72.2,4). « Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. Parce que vous avez heurté avec le côté et avec l'épaule, et frappé de vos cornes toutes les brebis faibles jusqu'à ce que vous les ayez chassées, je porterai secours à mes brebis, afin qu'elles ne soient plus au pillage. ..J'établirai sur elles un seul pasteur, qui les fera paître (ce sera Jésus, le descendant de David). Moi, l'Eternel, je serai leur Dieu. (Ezéchiel 34.20-24).

Comment n'appellerions-nous pas de nos vœux Celui qui seul possède l'amour et la puissance capable d'assurer une telle victoire! L’homme a fait faillite sur toute la ligne; efforts moraux, religieux, politiques, tout a échoué. Qu'il paraisse donc, le glorieux Prince de la paix !

Conclusion :

Ne nous imaginons pas que toutes ces considérations sociales sont chose indifférente, bonnes tout au plus pour certains esprits humanitaires. Pour le croyant, elles sont un impératif catégorique, une partie intégrante de l'Evangile, et même une question de vie ou de mort.

En effet, déclare Jacques: « Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un de vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même ...Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jacques 2.15-19) .

Une foi morte équivaut à celle du diable et ne peut rien faire pour nous sauver. Au contraire, le vrai croyant prouvera sa foi par des œuvres d'amour et de dévouement, à l'exemple de son divin Maître.

Jésus-Christ Lui-même insiste sur la façon dont il jugera un jour le comportement social des hommes. Lorsqu'il viendra dans sa gloire, il fera comparaître devant lui les nations, mettant les uns à sa droite et les autres à sa gauche. Il dira aux premiers: « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père. . .car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi .. Les justes lui demanderont quand donc ils lui ont fait tout cela. Et le roi leur répondra: « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites ». Ensuite, il dira à ceux qui seront à sa gauche, et qui n'ont accompli aucune de ces œuvres: « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel, qui a été préparé pour le diable et pour ses anges... Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Matt. 25: 31-46).

Nous sommes donc pleinement avertis. Puissions-nous accepter de Dieu à la fois le salut et la force de le communiquer à d'autres, sur le plan social autant que spirituel, jusqu'à l'établissement du règne parfait qui vient !

Lien : http://www.promesses.org/arts/20p88-91f.html

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LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

27 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

Pendant son ministère terrestre, notre Seigneur avait en une phrase exprimer son amour inlassable pour nous en ces termes : « Jésus leur répondit : Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’œuvre » (Jean 5.17). Etre à l’œuvre exprime l’occupation à faire quelque chose, l’action que l’on mène certainement pour l’atteinte d’un objectif. Alors, le Père continue à travailler et le Fils également disait Jésus. Lorsque nous pénétrons cette parole, nous parviendrons à la connaissance selon laquelle bien qu’assis à la droite du Père dans les lieux célestes, Jésus exerce encore des ministères, ayant sur la terre, exercé d’autres dont il a légué la continuité aux hommes selon Ephésiens 4.11.

Hébreux 4.16 nous dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins ».

Lorsque nous considérons la dimension de ce texte sacré, nous réalisons que dans l'original grec du Nouveau Testament, cette petite expression « dans nos besoins » veut dire « dans nos besoins saisonniers ». Cela veut tout simplement dire que nous pouvons courir vers le trône de la grâce et recevoir au moment opportun, le secours nécessaire dans nos besoins du moment. Il est bien vrai que Dieu sait tout de nous parce qu’Il est Dieu, toutefois, Il m'invite tout de même au trône de la grâce. Au trône de grâce où Jésus est assis à la droite de Dieu, l’accessibilité ne peut être que par Celui que Dieu avait désigné d’avance selon le Saint Conseil de sa Souveraineté à savoir Jésus Christ, lequel rend encore auprès du Père, un certain nombre de ministères pour rendre son Eglise irrépréhensible au jour de l’enlèvement. Nous aborderons ces aspects en cinq points :

1. CHRIST EST NOTRE AVOCAT

Nous lisons dans 1 Jean 2.1-2 : « Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier ».

La compréhension de ce texte nous conduit à reconnaître que Christ est notre défenseur, notre avocat dans le cadre de son sacerdoce. Nous savons bien quel rôle joue l’avocat. Il se lève de temps en temps pour prendre notre défense lorsqu’une accusation est dressée contre nous. Dans une vision, le Prophète Zacharie en fait très bien une illustration. Il démontre dans une vision, Josué avec sur lui des vêtements sales, debout devant les anges : « Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser. L'Éternel dit à Satan: Que l'Éternel te réprime, Satan! Que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N'est-ce pas là un tison arraché du feu? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange. L'ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Otez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête. Je dis: Qu'on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L'ange de l'Éternel était là » (Zacharie 3.1-5).

Le livre d’Apocalypse 12.10, nous lisons : « Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit ».

Nous comprenons alors que Satan vient pour accuser les enfants de Dieu sur divers aspects négatifs de leur vie. L’exemple de Job, de Josué le Souverain Sacrificateur, sont des cas que témoignent les Ecritures Saintes. Satan, se saisissant de nos faiblesses aussi petites soient-elles, trouve des arguments d’accusation exigeant un châtiment qui assurément selon lui, occasionnerait notre destruction totale par un abandon de la confiance en Dieu. Mais Christ se lève et dit au Père : « Oui, c'est vrai, ils ont failli, mais je suis mort pour eux ». Une partie du ministère actuel de notre Seigneur est d'être notre avocat. C'est la fonction qu'Il a pour nous dans les cieux, lorsque nous avons échoué, lorsque nous avons péché. Christ exerce Son ministère d'Avocat après que nous ayons péché, après que nous ayons tout mis sens dessus dessous.

2. CHRIST EST NOTRE INTERCESSEUR

Un texte frappant d’Hébreux 7.25 ressort : « C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur ».

Il est donc évident que le second aspect du sacerdoce actuel de notre Seigneur Jésus est celui d'intercesseur. Christ prie pour nous : « En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2.17-18).

Les deux premier aspects ‘‘Avocat’’ et ‘‘Intercesseur’’ ont une différence en ce que Jésus dans son ministère d’Avocat pour nous intervient après que nous ayons péché, et Il est notre Intercesseur après que nous ayons péché.

Déjà pendant son ministère terrestre, notre Seigneur a exercé ce ministère envers l’Apôtre Pierre : « Le Seigneur dit: Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc 22.31-32).

Il l’a fait devant eux avant de les quitter :

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés parce qu’ils sont à toi (Jean 17.9).

Il a aussi prié aussi pour ses bourreaux :

Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23.34).

Mais quittant le monde, après le sacrifice de la croix nécessaire pour l’expiation des péchés des hommes et la réconciliation de Dieu avec l’homme, élevé dans la gloire, assis à la droite du Père, il entre par l’ascension dans une nouvelle forme du ministère d’intercession en notre faveur.

C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Héb 7.25).

Le Christ-Jésus est celui qui est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous (Rom 8.34).

En tenant compte du contexte de l’activité discontinue du monde des ténèbres, il devient évident que le rôle d’intercession de Jésus pour son Eglise n’est pas en heure, mais continue. Nous dirons 24 heures sur 24 en notre langage spatio-temporel. Si Jésus porte ci fort un tel ministère, qu’en est-il de ceux qui ont ce fardeau dans l’Eglise. N’est pas à cause de la faiblesse des intercesseurs dans l’église que le mal abonde, la vie est dans l’immobilisme spirituel ? Pourtant, Jésus prie pour vous incessamment. C'est merveilleux d'avoir des chrétiens qui prient comme de vrais intercesseurs selon le cœur de Dieu. Combien prient pour leur leader, Pasteur, Missionnaire, leur église locale, l’œuvre de Dieu dans le monde, les autorités sous toutes formes, etc. ? Revenons au programme d’intercession de l’église locale aux normes divines et nous verrons de grands résultats. Organisons souvent des programmes d’intercession en continue et comme Jésus prions 24 heures sur 24 pour tous.

Nous devrons nous encourager les uns les autres lorsque nous avons un problème, priant les uns pour les autres tout en sachant que quelqu'un prie pour nous dans les cieux. Il y a un grand réconfort en cela. Jésus est donc notre avocat après que nous ayons péché, et Jésus est notre intercesseur avant que nous n'ayons commis un quelconque péché.

Elevé dans la gloire Jésus intercède auprès du Père de la même façon que le Souverain Sacrificateur intercédait dans le Temple. Il présente à Dieu un sacrifice, mais qui est cette fois parfait.

Mais l’intercession se trouve encore dans toutes les formes de prière, celle produite par le Saint-Esprit ou celle suscitée par la compassion des croyants.

Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints (Rom 8.26-27).

Priez les uns pour les autres (Jacques 5.16)

Ainsi l’Esprit Saint intercède directement ou indirectement sur la terre en tant que Paraclet qui est à la fois consolateur et avocat.

3. CHRIST EST NOTRE MEDIATEUR

Le troisième aspect du ministère actuel de Jésus est exprimé dans Hébreux 9.13-15 en ces termes : « Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis ».

Christ est le médiateur de la nouvelle alliance. Ainsi donc Jésus est notre avocat lorsque nous avons péché, Il est un intercesseur avant que nous nous ne péchions, Il est médiateur de la Nouvelle Alliance pour que nous ne péchions pas. Cela semble une révélation plus importante si nous réalisons la différence, comprenant le merveilleux plan de la miséricorde divine. Les trois aspects important de Son ministère dans les cieux peuvent être ainsi résumés :

• Si nous péchons, Jésus est notre Avocat.

• Avant que nous ne péchions, Jésus est notre Intercesseur.

• Mais pour que nous ne menions pas une vie de péché, c’est-à-dire être ministre de péché, autrement dit livré au péché) Jésus est le médiateur de la Nouvelle Alliance.

Il doit rester continuellement en notre mémoire que la Nouvelle Alliance, c'est la grâce. Elle nous ouvre un chemin de maturité et de sanctification. Le Saint Esprit a mis l'accent sur Christ comme médiateur de la Nouvelle Alliance et nous sommes des croyants de la Nouvelle Alliance pour vivre en communion avec le médiateur de la Nouvelle Alliance.

En retournant à Hébreux 4.16 qui dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins », Nous saisissons que c'est le seul endroit où nous pouvons courir lorsque l’oppression devient forte et que le péché se couche à notre porte. Et s’il advient que nous avons péché, nous y courons immédiatement pour nous y repentir, pour confesser nos péchés et pour y trouver le pardon. Toujours, le Seigneur vient à notre rencontre comme le père du fils prodigue, répétant les mots de Zacharie 3.1-5. Mais retenons surtout que l'objectif du trône de la grâce est de nous éviter de pécher. La seule barrière entre nous et le péché, c'est le trône de la grâce. C'est le seul barrage entre nous et le péché. De toute façon, si nous nous abstenons d’aller au trône de la grâce, la fatalité est évidente, compte tenu de la faiblesse de la chair et de la fragilité de l’homme. Aucun chrétien ne peut échapper à cela. Nul n'est assez fort pour cela, car voici l'illustration en Galates 6.1 : « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. »

Quelle est la différence entre celui qui est tombé et celui qui est appelé spirituel? L'un a été tenté et l'autre ne l'a pas été. C'est la seule différence. Paul nous dit: « Faites attention parce que si vous êtes tentés, vous pourrez également chuter ». La chose doit être aussi prise au sérieux que le Seigneur nous l’a expressément mentionné dans la prière dominicale : « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Mt 6.13).

En effet, on ne peut résister à la tentation. Aucun chrétien au monde ne pourra rester ferme au jour de la tentation, à moins de courir au trône de la grâce. C’est le seul lieu où comme une batterie faible, notre spiritualité peut reprendre son énergie et exercer pour un temps son autonomie jusqu’au prochain retour au même trône de grâce. Et quand nous oublions souvent de nous y rendre, nous chutons ! Nous devons demander au Seigneur de ne pas nous laisser tomber en tentation ».

4. CHRIST EST NOTRE SOUVERAIN SACRIFICATEUR

Aux regards des Ecritures, nous savons que le sacerdoce tant d’Aaron que de Jésus :

• se préoccupent du péché,

• sont compatissants,

• ont été ordonnés par Dieu.

Toutefois, le sacerdoce de Christ est la réalité, sans péché, et basé sur la promesse de Dieu.

« C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hébreux 10.5-7).

Pendant tout le parcours du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament, la loi de Moïse avaient ancré dans la mentalité les notions de sacrifice expiatoire et de sacrificateur. Cela était une manière pour mieux comprendre le contenu de l’œuvre actuelle de Jésus que l’épître aux Hébreux présente comme étant le Souverain Sacrificateur de la foi que nous professons :

C’est pourquoi, frères saints qui participez à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession de foi, Jésus (Hébreux 3.1). Jésus, notre souverain sacrificateur est de par sa nature différent de Aaron étant compatissant, parfait, vivant, glorifié, suffisant :

Compatissant : En venant sur terre comme un homme, Jésus nous montre qu’il peut comprendre nos combats et nos fautes. Il les a connus, mais il en est sorti vainqueur :

Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans commettre de péché (Héb 4.15).

Parfait : Car s’il a été tenté comme nous en toutes choses, Jésus n’a pas succombé à la tentation. Il était parfait et irréprochable. Satan n’avait rien en lui :

Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel (Héb 5.9).

Vivant : Parce qu’il est ressuscité et qu’il est entré dans une autre dimension de vie, Jésus est toujours vivant pour intercéder pour nous :

C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Héb 7.25).

Glorifié : Par la résurrection et l’ascension, Jésus est entré dans la gloire auprès de Dieu.

Nous avons un souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite de la majesté divine dans les cieux (Hébreux 8.1).

Suffisant : Le sacrifice de Jésus n’as pas besoin d’être recommencé. Il est pleinement suffisant pour notre salut. Le sang qu’il a versé est la garantie de notre pardon.

Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C’est ainsi qu’il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 9.12).

« Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n'a rien amené à la perfection, et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n'a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l'est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek » (Hébreux 7.18-21)

Point de prière :

Père, tu connais notre immense faiblesse qui va jusqu'à ajuster Ta grandeur à notre petitesse. Tu savais que nous allions douter. C'est pourquoi Tu as juré par Toi-même, ne pouvant pas jurer par quelqu'un de plus grand. Revêts-nous de l'assurance, et de la confiance de notre sécurité, étant ancrés au-delà du voile, au trône de la grâce. Pardonne-nous de douter si souvent. Donne-nous l'assurance pour vivre dans ton repos en toute tranquillité et courir la course qui est devant nous. Manifeste cela dans notre cœur et prépare-nous à entrer dans la plénitude de ton ministère présent à la droite de Dieu. Nous le demandons au nom de Jésus. Amen !

5. CHRIST EST NOTRE PRECURSEUR

‘‘Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek’’ (Hébreux 6.19-20).

Nous devons noter que le sommaire d’Hébreux à son chapitre 6 retrace ‘‘la marche vers la perfection’’ en suivant le canevas suivant :

  • Quitter les premiers principes.
  • Les premiers principes expliqués.
  • Aller vers la perfection.
  • Les conséquences fatales de l’apostasie.
  • Exhortation au zèle.
  • L’assurance absolue des promesses de Dieu.

Ce processus peut facilement s’expliquer par :

laissant : Il ne s’agit pas d’abandonner ou de mépriser les doctrines de base. C’est par elles qu’il faut commencer, mais il ne faut pas s’arrêter à elles. Elles sont la porte d’entrée donnant sur le chemin qui mène au salut en Christ.

les éléments de la parole de Christ : Tout comme pour l’expression « oracles de Dieu » en Hébreux 5.12, l’A.T. qui est concerné laisse comprendre que beaucoup de choses qu’il retraçait concernaient Christ, Christ étant venu, il convient de laisser ces éléments là pour suivre Christ. L’auteur a en vue l’enseignement de base de l’A.T. qui préparait la voie au Messie. C’étaient les premiers enseignements relatifs à Christ (Hébreux 6.1-2).

tendons à ce qui est parfait : Ce qui est « parfait », c’est le salut par la foi en Jésus, le Messie. Le verbe « tendons » est au passif, comme pour dire « laissons-nous porter vers le salut ». Cela ne signifie pas que le disciple doit se laisser porter par l’enseignant, mais que tous deux se laissent pousser en avant par Dieu. L’auteur avertit ses lecteurs juifs qu’il n’y a aucune vertu à s’arrêter aux principes élémentaires de l’A.T. et à répéter (« poser de nouveau le fondement ») ce qui n’avait été conçu que pour servir de fondations.

renoncement aux œuvres mortes : Dans l’A.T., se repentir signifiait se détourner des œuvres mauvaises porteuses de mort (Ez 18.4 ; Rom 6.23) et se tourner vers Dieu. Trop souvent les Juifs se tournaient vers Dieu d’une façon superficielle, en se contentant d’obéir à la lettre de la loi pour faire montre de leur repentance. L’homme intérieur restait mort (Mt 23.25-28 ; Rom 2.28-29). Cette sorte de repentance ne pouvait amener au salut (Héb 6.6 ; 12.17 ; Actes 11.18 ; 2Cor 7.10). Sous la nouvelle alliance, la repentance envers Dieu doit se doubler de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ (Actes 20.21). C’est sa mort expiatoire qui nous sauve de nos « œuvres mortes » (Héb 9.14 ; Jean 14.6).

Nous devons garder l’espérance des acquis de la croix, l’usant comme une ancre de l’âme. De même que l’ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme attachée à Christ, le vainqueur de tout temps, vivant dans la victoire qu’il a acquise pour nous. Il a pénétré au-delà du voile. Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Ainsi, Jésus ayant traversé les cieux est entré dans le lieu très saint en présence du Père. Il devient notre les prémices de l’accomplissement de l’œuvre de Dieu à la croix. Nous devrons plus tard y être avec lui et par Lui.

Dr. André CHOUBEU

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LE TEMPS ET L'ETERNITE

27 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE TEMPS ET L'ETERNITE

LE TEMPS ET L'ETERNITE

G. G. Jones

QU'EST -CE QUE LE TEMPS ?

Rom. 13, 11: «...connaissant le temps... ..»

2 Cor. 4, 18: «.les choses qui se voient sont pour un temps

2 Cor. 6, 2: «.Voici, c'est maintenant le temps agréable; voici, c'est maintenant le jour du salut.»

Commençons par un peu de théologie, nous rappelant les exhortations de Paul, en 1 Cor. 14, 20: «.Dans vos entendements, soyez des hommes faits», et de l'apôtre Jean (1 Jean 2, 13) qui s'adresse aux «pères» qui connaissent «Celui qui est dès le commencement.»

DIEU ET LE TEMPS

Dieu est «Infini» et de perfection absolue; qui, parmi nous, peut dessiner un cercle autour de l'Infini? Dieu est hors du Temps et de l'Espace quant à sa nature, sa substance, bien qu'Il tienne compte de l'existence du Temps et de l'Espace à cause de la création qui est soumise à ces deux conditions. Il n'y a pas de «succession» en Dieu, et le temps est dominé par succession. Rien ne peut être ajouté à Dieu pour L'améliorer, ni retiré pour Le diminuer. Nous ne pouvons pas appliquer les mots «avant» et «après» à la nature de Dieu. Il n'y a pas de succession d'idées, de pensées, de sentiments ou de propos en Lui. Il existe dans un «maintenant éternel». Ce qui, pour nous, est passé, présent et avenir, est un éternel PRESENT pour Lui. Si Dieu recevait, comme nous, de nouvelles pensées ou idées, Il ne serait pas en possession de toutes les idées à la fois et, ainsi, ne serait pas OMNISCIENT (qui connait tout), De nouvelles pensées chassent les anciennes, elles sont changées ou oubliées. Nous, les humains, rampons de pensée en pensée et, n'étant pas infinis, nous «grandissons» en connaissance. Celui qui est infini ne peut pas grandir et, avec Lui, il n'y a pas de mots «jadis» et «quand», Mais bien que Dieu n'ait pas de «succession» chronologique, il y a en Lui «succession» logique, et ce que nous appelons «Temps» possède une réalité objective pour Dieu; malgré le fait que tout est un éternel présent pour Lui, Il reconnaît, pour Ses créatures, les divisions du temps en passé, présent et avenir. Le temps a commencé avec la création: nous ne le concevons que par des mesures matérielles. Lorsque Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles, c'était pour servir comme «signes et pour saisons, pour jours et pour années» (Gen. 1, 14); en réalité, Il était en train de «créer» le Temps. Sans l'existence des nuits et des jours, de la lumière et des ténèbres, des marées, du tic-tac des chronomètres ou de l'indication silencieuse des sabliers et des cadrans solaires, nos esprits flotteraient dans une sorte de «maintenant» continuel, plutôt affolant pour les êtres que nous sommes, et qui avons physiquement et moralement besoin du temps et de ses divisions. On peut objecter que la Bible elle-même nous parle de la pré-connaissance de Dieu, de sa pré-détermination, etc., mots qui semblent indiquer passé et avenir. Mais, à proprement parler, cela n'existe pas en Dieu et n'est qu'une condescendance envers nous. Dans les Ecritures, il faut tenir compte de ce qu'on appelle l'anthropomorphisme» (grec: anthropos = homme, morphe = forme, manière) ; Dieu, en effet, se présente sous forme ou manière d'homme lorsque, par exemple, Il «se repentit d'avoir fait l'homme» (Genèse 6.6-7), ou que, «les yeux de l'Eternel parcourent toute la terre» (2 Chron. 16, 9), ou encore lorsque nous lisons: «les paumes de Mes mains» (Esaïe 49, 16), et bien d'autres passages. Dieu est Esprit pur, et il nous est impossible de comprendre ce qu'est un esprit pur. Nous courrions le danger de tomber dans l'abstraction et de nier que Dieu est une vraie Personne, car il nous est difficile d'imaginer une personne sans silhouette, sans membres, etc.

Laissons maintenant ces considérations aux théologiens. Nous les donnons simplement pour «déblayer» en quelque sorte le «terrain».

CINQ POINTS (OU ÉPOQUES) IMPORTANTS DANS LE TEMPS

1) Gal. 4,4: «mais, quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé Son Fils». -L'incarnation du Fils de Dieu.

2) Héb. 9, 26: «mais maintenant, dans la consommation des siècles. abolition du péché par Son sacrifice». - La Croix.

3) Matt. 13, 39: «la moisson, c'est la consommation du siècle». - La fin de la dispensation de la grâce.

4) Eph. 1, 10: «l'administration de la plénitude des temps.de réunir toutes choses dans le Christ». - Le Millénium, ou règne de Christ sur la terre pendant 1000 ans.

5) 1 Cor. 15, 24: «ensuite la fin; quand Il aura remis le royaume à Dieu le Père».

Il n'y a pas, en somme, de fin au temps, même au ciel, car les anges eux-mêmes ont eu un commencement et les rachetés se rappelleront sans doute le temps qu'ils ont passé sur la terre. Certaines versions de la Bible citent le mot «temps» au lieu de «délai» (Apoc. 10, 6).

Bien des passages de la Bible nous parlent du temps, même si le mot «temps», ou son équivalent, ne s'y trouve pas. Il y a un temps pour la repentance. Actes 17, 30: «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant à tous les hommes de se repentir». Hébreux 3, 7: «Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs». Il y a un temps pour Satan, pendant lequel il résiste à Dieu et mène les hommes à la perdition, mais Satan aussi saura à un certain moment que son temps est court (Apoc.12, 12).

QUELQUES SYMBOLES DU TEMPS

Fleuve, courant, etc. Le temps, comme un courant irrésistible, nous emporte vers le gouffre de l'éternité. Il n'y a aucun arrêt, ni de possibilité de recul. Ce fleuve du Temps charrie sur toute sa largeur des millions d'âmes immortelles qui descendent, comme une immense cataracte, dans l'abîme sombre et sans fond de l'éternité. Quel naufrage terrifiant se déroule depuis des siècles! Ames sans Sauveur, qui roulent vers la perdition !

Chronomètre. Le Temps est comme une horloge remontée par le Tout-puissant «Horloger»; rien ne peut l'arrêter. C'est une montre dont le tic-tac changera bientôt de rythme; il s'affaiblira pour céder la place à la grande horloge de l'éternité, qui sonnera - peut-être pour beaucoup - le glas. ..Nous voudrions parfois tourner en arrière ces aiguilles, ces engrenages, pour rattraper les années de notre jeunesse!

Pépinière ou Parterre. Nous labourons la terre et y semons en vue de la récolte dans l'éternité.

Chapelet. Le fil représente le temps; nos actes et nos pensées, les perles que nous y enfilons jour après jour. L'ange qui tient le registre de nos actes les égrène au fur et à mesure que nous forgeons sur la terre, au cours des années, notre caractère et notre destinée.

Couloir. Nous le traversons irrémédiablement, en jetant un coup d'œil - ou en entrant même, pour un moment - par les portes situées de chaque côté de ce couloir, tout en enjambant avec difficulté les obstacles qui en jonchent le sol: ce sont les épreuves et les souffrances de la vie; elles précèdent la grande «Sortie».

Salle d'attente. C'est celle de l'éternité, où nous attendons l'appel de l'huissier, la Mort, qui nous introduira dans le cabinet du Juge.

Métier de tisserand. Sa navette va et vient à une vitesse affolante. Nous n'avons pas toujours la possibilité de remplacer les fils cassés ou dont la couleur ne correspond pas au modèle.

Lac. Tandis que nous voguons sur l'eau, les vagues de notre influence vont jusqu'au rivage de l'éternité.

Démolisseur. Le temps a une prodigieuse puissance de destruction. Les anciennes villes de Babylone, Ninive, etc., ainsi que les temples, les palais royaux qu'elles contenaient, ont été effacés par les siècles. Là où les rois régnaient, il ne reste que des ruines où ulule le hibou. Mais, heureusement, il est des choses que le Temps ne peut toucher, telles la pensée et la mémoire; elles continuent et peuvent mûrir malgré lui. Ce monstre, le Temps, dévore ses propres enfants et, comme une sorte d'usurier, nous envoie les heures matinales avec des mains pleines pour donner, mais aussi les heures du soir avec des mains vides pour reprendre. ..

Il y a beaucoup d'autres symboles du Temps, mais le temps (lui-même!) et la place, ici, nous empêchent de les citer.

Dans un prochain article, nous parlerons de la brièveté du Temps et de la nécessité de bien l'employer, etc.

Les lecteurs de PROMESSES ont lu avec intérêt la première partie de l'étude de G. G. Jones intitulée «LE TEMPS ET L'ETERNITÉ». La suite paraît dans le présent cahier. Nous avons le devoir de vous faire part que notre frère nous a quittés en novembre dernier: il est auprès du Seigneur. Anglais d'origine, mais en France pendant de longues années, G. G. Jones avait été fort maltraité durant la dernière guerre, par la puissance occupant ce pays. Depuis, sa santé fortement ébranlée ne s'était plus rétablie.

Ce brusque départ nous prive d'une voix bien nécessaire. Elle manquera à PROMESSES en particulier. Le Seigneur a jugé que la course terrestre de son serviteur était terminée. Que son Nom soit béni.

Nous tenons à exprimer à sa famille, à Madame Jones surtout, toute notre sympathie. Celui qui vient de nous quitter réalise déjà les promesses du Père céleste: Les souffrances du temps passé ici-bas ne se comparent pas à la gloire qui, aujourd'hui, lui est révélée (Rom. 8.18).

I. LA BRIÈVETÉ DU TEMPS

1. Le Temps est court -EN LUI-MÊME

Cela veut dire par rapport à nous-mêmes; il s'agit du temps (moment) que dure notre vie. La vie passe comme un rêve. A ceux qui sont âgés, il semble que les années aient acquis quelque nouveau pouvoir de locomotion: une vitesse accélérée digne de notre époque électronique. Notre vie est comme une vapeur des plus évanescentes (voir Jacques 4. 14-15). Nous ne possédons qu'un seul moment à la fois, et ne sommes jamais certains du suivant.

2. Le Temps est court -PAR COMPARAISON

a) Pour l'œuvre à accomplir. Le Temps semble passer beaucoup plus rapidement si nous sommes très occupés. Nous avons tous à œuvrer ici-bas en vue de l'éternité. Il faut gagner des âmes pour le Sauveur; vivons en vue de la haute destinée qui nous est réservée dans le ciel.

b) Avant le retour du Seigneur. Lire à ce sujet Romains 13. 12-13 et 1 Pierre 4. 7.

c) Face à l’Éternité. Mais pouvons-nous vraiment comparer le Temps à l'Eternité, puisque cette dernière est sans limites? Imaginons une grande salle remplie de sable du plancher au plafond. Une fois tous les 1000 ou 100000 ans, on en enlève un grain. La salle sera vide après un certain laps de temps, naturellement très long, mais qu'est-ce en regard de l’Éternité? A ce moment-là, la durée de celle-ci n'en serait nullement diminuée. Quant à nous, dans quelques années seulement, nous aurons tous disparu de la terre.

II. L'UTILISATION DU TEMPS (voir 1 Cor. 7.29-31)

L'apôtre indique le danger qu'on court à être trop absorbé par plusieurs choses: cercle domestique - peines - joies - occupations et affaires - monde. Ce sont des choses naturelles ou nécessaires, mais temporaires, sur lesquelles il ne faut pas trop fixer nos cœurs, au point de perdre de vue les choses plus importantes de l’Éternité.

Les membres de nos familles (mari, femme, enfants, etc.) ? Endossons les responsabilités, jouissons des joies familiales, mais rappelons-nous les passages de Luc 20. 35-36 et 14. 26, où le Seigneur Jésus utilise un langage très fort. Nous devrions mettre le service et la gloire de Dieu au-dessus de nos familles.

Nos peines ? Ici aussi le texte est clair: «Ceux qui pleurent comme ne pleurant pas» (1 Cor. 7.30). Pour de nombreux êtres humains, les peines d'ici-bas iront se déverser dans les peines éternelles comme une goutte d'eau se jette dans l'océan qui l'engloutit. Il importe d'y réfléchir et de chercher à éviter ces peines-là.

Nos joies terrestres ? Même lecture: «Ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas» (v. 30). L'homme riche de Luc 12. 16-21 se réjouissait et disait: «Mon âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois, mène grande vie.» Le malheureux ne savait pas qu'il n'avait plus que quelques heures à vivre. ..Les joies fugitives de la terre n'auront aucune valeur lorsque la mort arrivera; elles ne devraient pas satisfaire nos cœurs.

Nos possessions ? «Ceux qui achètent comme ne possédant pas» (30). Tous, nous achetons et vendons d'une manière ou d'une autre. Nous échangeons temps, énergie, talents, etc., de «main à main». Nous regardons avec plaisir notre maison, notre ferme, notre voiture et tout ce que nous avons acquis comme étant nôtres...et nous oublions d'acheter «le vin et le lait et les choses grasses» d'Esaïe 55. 1-3.

Nos occupations ? «Ceux qui usent du monde comme n'en usant pas à leur gré» (31). Tout en étant dans le monde, ne soyons pas du monde et ne passons pas notre temps à faire ripaille, à mener un joyeux train de vie, à nous occuper de belles toilettes, etc. Bien sûr, le Créateur nous permet, en tant que créatures, de jouir de ses bienfaits, des loisirs, des récréations, des vacances, des diversions qui rafraîchissent nos esprits et nos corps, mais attention! Utilisons ces loisirs en vue de l’Éternité.

III. QUELQUES INTRUSIONS DANS LE TEMPS

a) Imagination indisciplinée. Elle construit des «châteaux en Espagne», elle rêvasse, spécule, vit de romantisme et de chimères.

b) Occupations frivoles. Ce sont les jeux et les divertissements inutiles. La récréation doit être de saison seulement, et limitée en vue de tonifier l'esprit et le corps. Au lieu de «tuer le temps», comme on dit, faisons-le plutôt mourir d'épuisement par le travail.

c) Organisation désordonnée (!). En manquant d'ordre et de méthode, on gaspille beaucoup d'heures précieuses; on commence une chose et ne la finit pas; on court çà et là sans but précis, avec fièvre, sans achever la tâche qu'on nous a confiée.

d) Temporisation. On remet à plus tard ce qu'il faudrait faire immédiatement. On a bien l'intention de tirer le meilleur parti du Temps, mais - malheureusement - c'est toujours pour l'avenir: l'inconverti renvoie sa conversion à plus tard, le chrétien renvoie à plus tard sa consécration à Dieu. Les disciples ont pu s'étonner des paroles du Seigneur Jésus (Jean 16. 181: «Qu'est-ce que ceci: un peu de temps ? Nous ne savons ce qu'Il dit.» Notre «peu de temps» est pourtant celui des opportunités; les fleuves de grâce coulent, à notre portée, mais ils passent rapidement. Ne tombons cependant pas dans la précipitation en «dépensant» hâtivement le temps, d'une manière désordonnée, en essayant de concentrer sur une seule heure ce: qu'il n'est pas raisonnable de faire en si peu de temps. Pas de paresse non plus, ni de nonchalance dans l'accomplissement de nos devoirs; ne délaissons pas. une chose, par exemple, pour en entreprendre une autre.

Tirons parti du Temps

1) en nous concentrant et en faisant toute chose (ou tâche) à fond, avec le maximum d'attention, et en temps opportun, ce qui nous permettra de faire face à la vie trépidante d'aujourd'hui;

2) avec calme, en évitant toute confusion et nous rappelant qu'on ne peut faire plus qu'une certaine quantité de travail. Il est préférable de. faire PEU de choses à fond que BEAUCOUP avec médiocrité;

3) avec énergie, en y mettant toute notre force. Songeons que c'est le Seigneur qui nous a confié cette tâche.

IV. QUELQUES CARACTÉRISTIQUES DU TEMPS

1) Le Temps est PRÉCIEUX. Il est, avec la vie, le plus grand «dépôt» que nous ayons reçu. Il est la semence et l'éternité en sera la moisson. Un jour que son carrosse était en retard, le grand prédicateur John Wesley gémissait: «J'ai perdu à jamais dix minutes.» Le passage de' l'Ecriture déjà cité ci-dessus dit que «la figure de ce monde passe» (1 Cor. 7). Utilisons donc le monde comme un voyageur utilise l'hôtel où il passe la nuit. Il ne cherche pas à s'approprier cet hôtel, il n'est pas à lui. Il utilise seulement la chambre, les meubles, etc., et temporairement, car le lendemain, il partira pour un autre endroit. Notre «home», notre foyer, n'est pas ici-bas. Nous quitterons bientôt ce monde pour notre «patrie», là-haut.

2) Le Temps est IRRÉCUPÉRABLE. On peut, par le travail, retrouver des richesses perdues; la santé, grâce à la science médicale; une réputation compromise, par un amendement. Mais tout temps gaspillé est à tout jamais perdu, même pour le ciel.

3) Le cours du Temps est IMPERCEPTIBLE. Il glisse en silence. Nous n'en percevons la marche que par la succession des pensées dans nos propres esprits. Nous ne le sentons pas lorsque nous le gaspillons. Si nous pouvions le voir disparaître, comme l'argent qui fuit de nos mains, nous cesserions de le gaspiller. Imaginons un homme emprisonné dans une cellule dotée de quatre murs mobiles qui se referment lentement, mais sûrement, pour l'écraser. Il en est de même de notre vie, avec ses occasions de servir Dieu.

Le Temps nous emporte toujours à la même vitesse; c'est pour cela aussi que nous ne remarquons pas qu'il fuit.

Pendant que j'ai écrit cette dernière phrase, près de 30 personnes sont passées de vie à trépas; les statistiques parlent en effet d'une mort par seconde. La mort fait chaque jour disparaître l'équivalent de la population d'une de nos villes moyennes (90000 âmes). Chaque fois que nous respirons, la porte de l'Eternité s'ouvre et se referme sur une âme qui a passé dans l'au-delà, pour rendre compte de sa vie à Dieu. Pour elle, ce fut «la dernière heure» (1 Jean 2.18). Que notre Dieu nous fasse la grâce de mesurer le Temps et de l'utiliser à profit!

Lien : http://www.promesses.org/arts/3p50-53f.html

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26 Juin 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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