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Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles récents

LA CONVERSION

8 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LA CONVERSION

LA CONVERSION

Actes 3.18-19 ; Actes 2.38

Définition :

La notion de la conversion dans son sens le plus profond se réfère à un changement émotionnel, à un changement de choix et même fait référence à des détails sur la vie entière manifestée par un regret, même accompagné de remords, caractérisé par un retournement de l’objectif moral, ce qui est la repentance.

Les mots grecs traduits par conversion expriment une idée de : ‘‘ faire demi-tour ou revenir, se tourner- vers Dieu (Actes 3.26 ; Actes 9.35 ; Actes 11.21 ; Actes 14.15 ; Actes 15.19 ; Luc 22.32).

Les étapes de la conversion : Actes 26.18-20

La repentance traduite en grec par metanoeo (met-an-o-eh’-o) se définit comme :

1) changer son esprit, se repentir, changer d’avis, regretter

2) changer son esprit pour mieux, s’amender de bon cœur avec une aversion extrême pour ses péchés passés

Cependant, les dérivés de ces mots laissent entrevoir une idée de : comprendre, faire attention, considérer, se représenter, penser, reconnaître, intelligence autrement dit :

1) percevoir avec l’esprit, comprendre, avoir de la compréhension

2) penser, faire attention à, réfléchir, considérer

La conversion intervient donc après une réelle repentance et signifie : se retourner, se convertir, retourner, s’en retourner, ramener, revenir, passer, conversion, se détourner, mais comment ?

(1) d’une façon transitoire (1a) se tourner vers (1a1) vers l’adoration du vrai Dieu (1b) retourner, revenir, ramener (1b1) à l’amour et l’obéissance de Dieu (1b2) à l’amour pour les enfants (1b3) à l’amour de la sagesse et de la justice (2) d’une façon non transitoire (2a) se tourner sur soi-même (2b) se détourner (2c) retourner, revenir.

La profondeur va jusqu’à exprimer :

  1. tourner, retourner (2) se détourner (c.à.d. tourner le dos à quelqu’un), (3) de quelqu’un qui ne veut plus s’occuper d’un autre (4) métaphore : se détourner de son ancienne conduite, c.à.d. changer son esprit, se convertir

Actes 3.19 fait ressortir la notion d’un temps de rafraichissement qui précède la conversion suivie d’une réelle repentance en employant le mot kairos (kahee-ros’) qui donne la compréhension de :

- temps, époque, ce temps-là, temps convenable, ce siècle-ci, saison, temps de la récolte, moment, occasion, circonstance ressortant la stricte notion d’une portion définie et limitée de temps avec en plus la notion de convenable et favorable.

L’aspect favorable de ce temps est caractérisé par le rafraichissement symbolisé ou manifesté par les termes : réparer les effets dévastateurs que la vie a connue par les difficultés diverses dues la déchéance de la grâce divine ; ramener la paix dans l’esprit, retrouver la respiration ou le sens de la vie, prendre l’air ou vivre une vie de liberté, se renouveler, être consolé, être réconforté.

La notion de conversion ne saurait être bien comprise sans prise en compte de certaines significations :

  • transformation :

Changement de forme ou d'aspect extérieur (de quelque chose), changement physique, moral ou psychologique favorable ou défavorable (de quelqu'un)

  • changement d’état

Processus de modification par évolution

Modification par remplacement ou substitution (de quelque chose ou de quelqu'un par quelque chose ou quelqu'un)

L’eau peut passer de l’état liquide à l’état solide, mais reste toujours l’eau

  • échange (changement de nature)

Remplacer (quelque chose) par (quelque chose d'autre

Histoire du garçon qui avait échangé sa chemise propre contre la chemise sale de son petit frère

NOTA :

  • La fausse conversion maintient l’homme dans son ancien statut avec toutes les implications y relative

. les émotions restent très actifs

. les œuvres de la chair sont encore très manifestent

. la pensée non régénérée est toujours entachée des œuvres du mal et du souvenir du passé très présent

  • La conversion introduit l’homme dans une nouvelle nature à laquelle est attachée les avantages y référents.

. la nature ayant changée, on bénéficie des avantages de la nouvelle nature

. on est cohéritier avec Christ et on hérite les biens surnaturels qui ont leur répercutions dans le monde physique

. les bénédictions divines dans toutes leur dimensions sont nôtres

. les bénédictions d’Abraham sont notre en Christ

Dr. CHOUBEU

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LE CHEMIN QUI MÈNE EN HAUT

8 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE CHEMIN QUI MÈNE EN HAUT

LE CHEMIN QUI MENE EN HAUT

De plus en plus, la préoccupation des choses du monde nous engloutie si bien qu’accoutumer au rythme du présent siècle, l’habitude imprime ne nous la marque de son pouvoir. Alors, nous sombrons très vite et très bas ; alors retourner à Dieu et à ses principes devient nécessaire pour que ‘‘marcher selon la voie de dieu’’ devienne à nouveau notre raison de vivre et de service.

Vivre ou marcher selon la voie de Dieu implique de nous dépouiller de notre égoïsme et de nous engager à suivre la Parole de Dieu en dépit de tout sentiment contraire (Psaumes 1.1-3 ; Mt 7.13-14 ; Luc 9.23 ; Gal 5.17). Si nous agissons ainsi, Dieu nous bénira (Jean 14.27 ; 15.11 ; Gal 5.22-23; Jacques 1.25). Les éléments ci-après sont des indicateurs fiables qui attestent que nous sommes sous la dépendance de Dieu :

  1. Vivre une vie abondante, remplie de la paix et de la joie de Dieu (Jean 10.10; 14.27; 15.11; Jean 16.33)
  2. Expérimenter le développement en vous du caractère de Jésus-Christ, grâce à l’œuvre du Saint-Esprit (2Cor 3.18; Gal 5.22-23)
  3. Se réjouir toujours (Ph 4.4; 1Th 5.16), rendant grâces en toutes choses (1Th 5.18) et pour toutes choses (Eph 5.20)
  4. Prier sans cesse au sujet de tout (Ph 4.6-7; 1Th 5.17)
  5. Dire la vérité dans l’amour (Eph 4.15; Col 3.9)
  6. Travailler de bon cœur, comme pour le Seigneur (Eph 6.7; Col 3.23-24)
  7. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations (Ph 2.14)
  8. Vivez continuellement d’une manière conforme à votre vocation en Jésus-Christ (Eph 4.1)
  9. Considérer toute épreuve comme une joie, puisque Dieu se sert de vos épreuves pour développer en vous le caractère de Jésus-Christ (Rom 5.3-5; 8.28-29; Jacques 1.2-4)
  10. Pratiquer le pardon et la réconciliation (Mt 5.23-24; 6.14; Mr 11.25-26; Eph 4.32; Col 3.12-13) et bénissez les autres lorsqu’ils vous font du mal (Rom 12.17-21; 1Pierre 3.8-9)
  11. Montrer continuellement des œuvres dignes de la repentance (Luc 3.8; Actes 26.20; Apo 2.5; 3.3,19)
  12. Etre rempli de compassion, bon, humble, doux et patient (Col 3.12)
  13. Apprendre à aimer la voie de Dieu (Jean 3.16; 15.17; Rom 5.8; 1Cor 13.4-8a; 1Jean 4.11,19)
  14. Fixer vos pensées sur ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, de bonne réputation, excellent et digne de louange (Ph 4.8-9) et attachez-vous aux choses d’en haut plutôt qu’aux choses de la terre (Col 3.2)
  15. Regarder les autres comme étant plus importants que vous-même, comme l’a fait Jésus (Ph 2.3-8)
  16. Jugeons-nous continuellement devant la Bible (Mt 7.5; 1Cor 11.31)
  17. Soumettons-nous au Saint-Esprit (Eph 5.18-20) et à la Parole de Dieu (Psaumes 119.11; Col 3.16)
  18. Obéir à la Parole de Dieu par amour pour le Seigneur (Jean 14.15,21)
  19. Confions-nous sans réserve à Dieu (Pr 3.5-8; Mt 22.37; 2Cor 5.9; Col 3.17) et renoncez à vous-même pour suivre Jésus (Mt 10.24-26; Luc 9.23-24)
  20. Prier avec foi pour recevoir la sagesse en toutes choses (Jacques 1.5-8)
  21. Repentons-nous (Pr 9.6; 28.13; Actes 26.20; 2Cor 7.9-11; Apo 2.5)
  22. Confessons nos péchés identifiés (Psaumes 51.3-6,9-13,19; Jacques 5.16; 1Jezn 1.9)
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ETRE UNE PERSONNE DE RESSOURCE POUR LES AUTRES

6 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

ETRE UNE PERSONNE DE RESSOURCE POUR LES AUTRES

ETRE UNE PERSONNE DE RESSOURCE POUR LES AUTRES

(Jérémie 1.4-19)

  • Qui es-tu ?

a)Notre grand obstacle aujourd’hui face au Service de Dieu est le fait de voir différemment que Dieu. Dieu a ses objectifs, ses desseins préétablis, et marche selon ses saints conseils d’avance arrêtés pour chacun de nous. Le complexe d’infériorité et l’incrédulité nous freine d’être ce que Dieu a prédestiné pour nous (Ephésiens 2.8-10).

b)le leader doit se poser la question de savoir ce qu’il est devant :

1. devant Dieu

2. devant les hommes

3. devant nous-mêmes

c)pour être efficace dans le ministère, il faut être capable de découvrir son appel ou sa vocation

d)pour servir Dieu efficacement, il y a un facteur important dans Jérémie 1.5 :

la Consécration, la vocation est une mise à part pour Dieu. Dans les principes lévitiques, la séparation en vue d’une mise à part pour Dieu était un impératif incontournable.

1. La séparation dans les Ecritures est présentée sous deux aspects :

a)séparation de tout ce qui est contraire à la pensée divine :

b)séparation pour Dieu Lui-même

Sur le plan moral, c’est là un principe fondamental, car il est impossible à Dieu de bénir pleinement et d’employer ses enfants, s’ils vivent dans le compromis ou dans la complicité avec le mal.

2. La séparation d’avec le mal implique :

i.une séparation d’avec les désirs, les motifs et les actes conformes au monde dont le sens moral est pervertie. L’humanité incrédule est placée et gouvernée par le malin (1 Jean 5.19) qui désigne le système mondial placé sous Satan et exprimé par les principes universels de force, de cupidité, d’égoïsme, d’orgueil et de licence (Apo 13.8 ; Mt 4.8-9 ; Jean 12.31 ; 14.30 ; 18.36 ; Eph 2.2 ; 6.12 ; 1 Jean 2.15-17). Ce système mondial s’impose à tous et manifeste sa grande puissance militaire sous de dehors religieux, culturel et artistique et prônent des rivalités et ambitions nationales et commerciales ; toutefois, pour prétendre la paix, il manifeste la force par la puissance de Satan (Zach 12.1-6).

ii.La séparation d’avec les faux docteurs, que l’Ecriture désigne comme des « vases d’un usage vil » (2 Tim 2.20-21 ; 2 Jean 9.11).

3. La séparation d’avec le mal n’implique pas une absence de contact avec le mal qui règne dans le monde ou s’est infiltré dans l’église, mais le refus de toute complicité ou conformité avec lui (2 Cor 6.14-18 ; Jean 17.15 ; Galates 6.1)

4. La séparation produit la récompense ; elle est la manifestation de notre filiation divine et permet une communion et une adoration sans ombre (Héb 13.13-15), et un service fructueux (2 Tim 2.21. La conformité au monde par contre entraîne la perte des privilèges du salut. Christ doit en toute chose, être notre modèle.

  • Que fais-tu ?

a)pourquoi Dieu a t-il appelé le prophète Jérémie ?

« Regarde, je t'établis aujourd'hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes » (Jérémie 1.10).

b)Jérémie ne connaissait pas le sens réel de sa vocation. C’est Dieu qui lui a expliqué le contour

exact de son appel. Plusieurs leaders servent mal et parfois en désordre parce qu’ils n’ont pas reçu de Dieu la vision exacte de leur ministère. Certains ont une vision personnelle et la prenne pour une vision corporative. C’est ainsi qu’ils sont comme cet aveugle qui bien que guéri par Jésus, voyait tout de manière floue, comme des arbres disait-il. Certainement, même Jésus qui l’avait guéri était lui aussi flou à ses yeux (Marc 8.24). Ces derniers ont besoin de retourner à Jésus pour une illumination afin de bien voir dans la vision du Tout Puissant pour servir droitement le Seigneur (Marc 8.25-26).

Chacun doit rechercher la face de Dieu pour mieux Connaître le pourquoi de Dieu pour sa vie. Cela est d’autant important que si nous échouons, nous servirons Dieu, mais sans faire de Lui, le Seigneur de notre œuvre.

  • Que vois-tu ?

a)Dieu dit à Jérémie

2.ce qu’il doit voir

3.ce qu’il fallait comprendre de ce qu’il a vu

4.ce qu’il faire

5.la vision est nécessaire pour chaque ministère ou pour chaque homme de Dieu

b)Notre vision doit être conforme à celle de Dieu afin que nous accomplissions exactement les œuvres de Dieu selon les méthodes, les principes de Dieu.

c)Nous devons nous demander si ce que nous voyons (c’est à dire notre vision) est conforme à la vision de Dieu, afin de ne pas poser des actions abominables devant la face de l’Eternel.

d)Dans le livre de Jérémie 1.11, Dieu pose la question à Jérémie pour s’assurer que Jérémie qu’il appelle voit comme Lui Dieu voit afin de lui communiquer la vision. Deux personnes marchent-elles ensemble sans s’en être convenus (Ames 3.3)

e)Nous devons savoir que dans la vision de Dieu, il y a les choses présente pour lesquelles Dieu se révèle à nous, et les choses futures pour lesquelles, il se révèlera à nous dans la suite de la marche avec Lui : « Je demandai : -qui es-tu Seigneur ? Et le Seigneur dit : -Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Mais lève-toi, tiens-toi debout. Voici pourquoi je te suis apparu : C’est pour t’engager à mon service. Tu témoigneras de ce que tu as vu aujourd’hui. A l’avenir, je me manifesterai à toi, et tu annonceras ce que tu verras. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple de païens et je vais te renvoyer vers eux, pour que tu leur ouvre les yeux, que tu les ramène des ténèbres à la lumière, et que tu les délivre du pouvoir de Satan pour les soumettre à celui de Dieu » (Actes 26.15-18.

f)Nous pouvons nous tromper en voyant mal. Aussi, soyons vigilants. Si nous nous étions trompés, sans honte, il vaut la peine de tout détruire afin de rebâtir selon Dieu

Tous les croyants sont appelés à des fonctions spécifiques. L’appel de Dieu a deux faces qui forment un tout parfaitement équilibré. On ne mettra jamais suffisamment l’accent sur la nécessité d’un appel divin au moment où beaucoup d’accent est mis sur les ministères de gouvernement décrits dans Ephésiens 4.11. L’Eglise elle-même a mis trop d’accent sur les cinq ministères-dons, et n’a pas suffisamment enseigné sur chaque ministère individuel.

Il y a une grande différence entre les ministères de gouvernement et les ministères de congrégation. Les ministères gouvernementaux reçoivent l’autorité divine pour diriger le Corps de Christ au travers des fonctions qui leur sont conférées. Pour travailler dans un ministère congrégationnel, la personne doit comprendre sa position de responsabilité et ses limitations ; Bien qu’il y ait des appels différents dans le Corps de Christ, tous les appels sont importants et nécessaires. La différence réside dans la fonction, pas dans l’importance.

Les Ecritures illustrent ce fait :

1.2 Tim 1.9 : il ‘‘ nous a sauvés, et nous a adressé une sainte convocation’’

2.2 Pierre 1.10 : ‘‘appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection’’

3.1 Thess 2.12 : Dieu ‘‘qui vous appelle à son royaume et à sa gloire’’

4.Hébreux 3.1 : vous ‘‘avez part à la vocation céleste’’

5.Romains 1.6-7 : ‘‘vous (qui) avez été appelés par Jésus Christ’’

6.1 Cor 1.26 : ‘‘considérez, frères, (que parmi) vous (qui) avez été appelés’’

La sagesse de Dieu pour appeler différentes personnes à fonctionner dans différentes positions est une compréhension humaine du passé et une législation humaine. Certains chrétiens souffrent de complexe d’infériorité ; ils ne peuvent pas croire que Dieu puisse les appeler à occuper une place dans le ministère (1 Cor 1.26).

La nature de l’appel :

Qu’est-ce que l’appel de Dieu ? L’appel de Dieu sur votre vie contient-il certains éléments que l’on peut examiner et comprendre ? L’appel de Dieu sur vous a-t-il des choses en commun avec son appel sur tous les autres membres du Corps de Christ ? Nous pouvons répondre à ces questions avec une brève étude de plusieurs mots du Nouveau Testament qui nous donnent plus de compréhension dans le domaine de l’appel de Dieu à chaque membre du Corps de Christ. Ces mots sont : Ministère, Talent, Grâce, Don et Charge.

Le mot Ministère se dit en grec ‘‘diakonia’’, ce qui signifie Serviteur.

  1. Col 4.17 : ‘‘Prends garde au ministère que tu as reçu’’
  2. 1 Cor 16.15 : ‘‘dévouée au service des saints’
  3. 2 Cor 5.18 : ‘‘Iil nous a donné le ministère de la réconciliation’’
  4. Rom 12.7 : ‘‘s’attache à son ministère’’

Tous les chrétiens ont le ministère d’être serviteurs dans la maison du Seigneur. Tous les chrétiens reçoivent l’ordre de SERVIR. Alors que les ministères publics n’ont pas de place pour tous les chrétiens, il y a toujours de la place pour les chrétiens consacrés.

Talent : le mot talent veut dire des capacités et des occasions. Chaque membre du Corps du Christ a reçu au moins un talent (Mt 25).

Don : signifie une dotation et une bénédiction de Dieu. Romains 1.11 : ‘‘pour vous communiquer quelque don spirituel’’.

Grâce : signifie influence divine, le dépôt de Dieu dans un chrétien. Luc 2.40.

Charge : Signifie une action de droit officiel de faire ou de pratiquer quelque chose. Une action, une fonction ou un engagement spécifique (Exode 29.1 ; 1 Chron. 9.22 ; 23.28 ; Néh. 13.13 ; Rom 11.13 ; 12.4).

D’abord, naturel et ensuite le spirituel est le principe de l’Ecriture de 1 Cor 15.45-49. L’image naturelle du corps humain au travail est une illustration parfaite de la charge de chaque membre. Tous les membres du corps n’ont pas la même charge.

Quelques points fondamentaux de la vision du leadership

a)le leader doit avoir une vision de l’Eglise en tant qu’assemblée ou église locale (1Pierre 2.4-5)

  1. les chrétiens sont des pierres vivantes appelées à s’assembler les unes posées sur les autres
  2. les chrétiens doivent former une maison spirituelle, un temple spirituel
  3. l’église locale est une maison Spirituelle et un lieu où l’on exerce le saint sacerdoce (Apoc 1.5-6).
  4. l’église est un lieu où l’on offre à Dieu les victimes spirituelles
  5. l’adoration, la prière, la louange, les actions de grâce, sont victimes spirituelles agréables à Dieu

b)quelques aspects de l’église locale : l’église est un lieu d’édification mutuelle

2. l’église locale exécute les jugements de Dieu contre Satan et ses démons

3. l’église doit arracher le plus grand nombre d’âmes qui sont entre les mains du diable

C avec tout ce que nous venons d’étudier et voir, êtes-vous d’accord avec les trois grandes activités de l’église locale

  1. l’évangélisation (Mt 28.19-20 ; Mc 16.15-16 ; Luc 24.46-48 ; Jean 15.16 ; 20.21)
  2. l’implantation des églises locales (Actes 15.36 ; 14.21-23)
  3. la formation des leaders (2 Tim 2.2)

d. Il y a une relation entre Jérémie 1.5 et 1Pierre 2.9 car selon ce texte de Pierre, en notre qualité de leader ou enfants de Dieu, nous sommes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte et un peuple acquis.

f. nous, en tant qu’enfant de Dieu, notre rôle est d’annoncer les vertus de Celui qui nous a appelé des ténèbres à son admirable lumière, parce que nous sommes le peuple de Dieu et nous avons obtenu la miséricorde.

g. dans les Actes des Apôtres 2.42 nous trouvons les quatre piliers de l’église primitive ?

  1. Enseignements
  2. Communion fraternelle
  3. Fraction de pain
  4. Prière

Les deux piliers les plus négligés dans l’église locale sont

  1. L’enseignement
  2. La communion fraternelle

h. Quand nos âmes sont purifiées en obéissant à la Parole de Dieu qui est la Vérité, nous pouvons avoir un amour fraternel sincère, indispensable à la croissance de l’église (1 Pierre 1.22).

la communion fraternelle signifie aussi nos frères de tout notre cœur.

la parole de Dieu est comparable au lait pur, elle est nécessaire à la croissance spirituelle et numérique de l’église. A cause de cela rejetons :

  1. de toute malice
  2. de toute ruse
  3. de toute dissimulation
  4. Toute médisance (1 Pierre 2.1-2).

L’unité spirituelle dans l’église apporte

  1. la paix
  2. la guérison
  3. la joie
  4. la croissance de l’église

i. Dans les textes de 1 Jean 1.7 ; 1 Jean 2.11 ; et 1 Jean 4.20

  1. le sang de Jésus ne peut pas purifier ceux qui ne vivent pas en communion. L’amour fraternel est la condition d’un véritable disciple de Jésus. Ceux qui haïssent sont du diable (1 Jean 2.9,11).
  2. Celui qui hait son frère
    1. Est dans les ténèbres et la vérité n’est point en lui (Jean 8.44).
    2. Marche dans les ténèbres et il ne sait où il va parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

A partir de ce verset comprenons que la nouvelle naissance est intimement liée à notre façon d’aimer les autres.

  1. Dans le texte de 1 Jean 4.20
  2. Qui est menteur ? Celui qui dit qu’il aime Dieu, alors qu’il déteste ses frères
  3. Qui est incapable d’aimer Dieu ? Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit.

Aimer :

=Ne pas avoir de sentiment négatif envers son prochain

=La nécessité de transparence dans nos relations

=La confession réciproque de nos péchés

=L’acceptation de la correction mutuelle

La croissance de l’église dépend de :

a.L’unité spirituelle (1Pierre 1.22)

b.L’amour divin (1Jean 1.7 ; 1Jean 2.11 ; 1Jean 4.20

L’amour détermine

  1. L’état de notre relation avec le Seigneur
  2. L’authenticité de notre nouvelle naissance
  3. La présence de Dieu dans l’église
  4. L’exaucement de nos prières

c.La discipline personnelle (1Corthiens 9.24-27)

  1. comment devons-nous servir ou courir ? Courir de manière à remporter le prix.
  2. la discipline personnelle signifie s’imposer toutes sortes d’abstinences
  3. la discipline personnelle signifie aussi traiter durement son corps
  4. la discipline personnelle est nécessaire pour obtenir la couronne incorruptible
  5. la discipline personnelle est nécessaire pour ne pas être rejeté par le Seigneur. Etre rejeté signifie aussi perdre la faveur et la grâce de Dieu indispensable à la croissance de l’église

d. La prière et l’intercession, et la méditation de la Parole de Dieu.

L’importance de la mise en pratique de la parole de Dieu : Jacques 1.25

Cinq questions que chaque leader doit se poser et auxquelles il doit répondre

  1. Pourquoi est-ce que je fais ceci ?

a.Le but…………………………………………………………………………b.Les objectifs…………………………………………………………………..

c.La motivation…………………………………………………………………

  1. Quand est-ce que je fais ceci ?
    1. Date limite………………………………………………………………………………
    2. Chronométrer les objectifs…………………………………………………………….
  2. Comment est-ce que je fais ceci ?
    1. Planification………………………………………………………………………………
    2. Organisation………………………………………………………………………………
  3. Quoi (qu’est-ce) que j’utilise (ressource, outils) ?
    1. Communication…………………………………………………………………………
    2. Matériel…………………………………………………………………………………
    3. Equipement………………………………………………………………………………
    4. Budget……………………………………………………………………………………
  1. Qui est-ce que j’utilise ?
    1. Personne de même esprit……………………………………………………………….
    2. Personnes éprouvées……………………………………………………………………
    3. Personnes formées………………………………………………………………………
    4. Personnes équipées………………………………………………………………………

Les personnes compétentes font toute chose juste. Les personnes efficaces font la bonne chose. Dieu a besoin des personnes qui font la chose effective efficacement.

Pour être vraiment unique ou très précieux, soyez un leader qui comme Timothée sert l’organisation en aidant ses partisans à réussir.

Dr. CHOUBEU

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LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

5 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

Introduction :

De plus en plus, nous assistons à une tragédie des siècles par l’effondrement des valeurs morales. Ce fait indéniable est dû à la falsification des Saintes Ecritures au profit d’une interprétation plus libérale de la Parole de Dieu. Cette Théologie libérale comme on l’appelle s’efforce tant bien que mal à concilier le monde avec l’Eglise sur un terrain subtilement neutre diront les géants de ce principe afin de trouver un terrain d’entente entre les extrémiste entendons intégriste et les modérés. Cela permettra diront-ils de voir tout le monde s’allier à la foi. Mais la foi de foi, de qui et en qui. De toute façon, le mot croire dans ses fondements originaux diffère les expressions « croire en Dieu et croire Dieu ». Croire en Dieu veut simplement traduire l’implémentation de son adhésion intellectuelle en Dieu par la reconnaissance de son existence. Jacques 2.19 ne dira-t-il pas que nous croyons qu’il existe un seul Dieu, nous faisons bien, mais que le diable croyait aussi et il tremblait ? Croire Dieu signifie au contraire reconnaître sa Parole pour vraie et s’unir à elle non pour accepter sa véracité, mais pour se soumettre désormais à elle. Il est dit que la Parole de Dieu a été faite chair et elle a habité parmi nous. Se soumettre à la Parole de Dieu et la laisser se manifester dans notre vie, fera que le vieil homme soit crucifié et Cette Parole manifestera la nature de Christ en nous. Malheureusement, cet objectif n’est pas souvent atteint par tous à cause de l’inefficacité de la communion des cinq ministères établis : « Et il a donné les uns comme Apôtres, les autres comme Prophètes, les autres comme Evangélistes, les autres comme Pasteurs et docteurs » (Ephésiens 4.11).

La priorité, le rôle de chaque ministère :

Les ministères dans la pensée de Dieu sont complémentaires et non jamais ni suffisants en eux-mêmes, encore moins isolés. La force de l'Eglise Primitive demeurait dans la compréhension de cette pensée divine. C'est ainsi que qu'il est simple de savoir :

  1. le pouce désigne l'Apôtre. Dans les fonctions du perfectionnement du Corps de Christ qui est l’Eglise, il peut facilement exercer les quatre autres ministères en l’absence de ceux-ci. Il est facile au pouce de toucher les quatre autres doigts sans difficulté. Il détient le plan de l’œuvre qui lui a été confié. Il porte la vision reçu de Dieu (Hébreux 8.5). Dans l’œuvre qu’il dirige, il peut facilement coordonner sans difficulté à cause de ce que Dieu lui a donné le plan de construction. Il sait qui convient où et a l’habileté de corriger afin de maintenir le standard divin selon la vision reçue d’en haut. Il est comparé au chef chantier, le Saint-Esprit étant l’Architecte divin qui veille pour que tout soit conforme au modèle céleste. L’Apôtre en sa qualité de Chef Chantier de la construction de l’édifice qui est la maison de Dieu, distribue les tâches et veille pour s’assurer que chacun accomplit sa tâche en conformité avec le plan qu’il détient du Saint-Esprit. Il lui revient de blâmer, imposer la discipline, l’ordre pour que les objectifs divins soient atteint selon le standard céleste. De même le pouce bien que faisant partie des cinq doigts, le pouce est légèrement indépendant par rapport aux auprès quatre doigts qui sont collés directement les uns sur les autres. Avec l’index et l’auriculaire, le pouce constituent les points d’appui d’un objet que l’on tient en main. L’Apôtre est parfois intransigeant et incompris parce qu’il voit seul le modèle qui lui est demandé. C’est de là que vient la chute de plusieurs qui loin de reconnaître et se soumettre à la souveraineté de Dieu dans son choix, s’égarent pour être rejeté à la fin. Il ya l’éthique dans le ministère.
  2. l’index désigne le Prophète. Ce doigt a la particularité d’indexer, de menacer, d’apostropher, de d’indiquer une direction. Le Prophète est comme le géomètre qui plante les jalons, mesure le tracée de la route pour permettre au bulldozer de créer la route ou le passage. Le Prophète en effet devait voir dans la vision du Très Haut pour indiquer au peuple de Dieu la vraie voie.
  3. le majeur représente l’Evangéliste. Il est semblable au bulldozer qui écrase tout sur son passage, renversant les baobabs (gros arbres) qui en tombant écrasent les petits arbres. Tout pour lui, c’est de tout faire tomber, même avec force, exerçant la puissance nécessaire pour que le chemin soit créé. Si opéré quelqu’un pour mettre Jésus dans le cœur du pécheur était possible, l’Evangéliste le ferait sans hésitation et avec la plus grande satisfaction. Pour l’Evangéliste, le péché est partout ; tout péché doit être sévèrement sanctionné parce que le ciel est pur et tout homme doit être pur maintenant. Le processus de croissance normale dans la vie chrétienne lui est inconnu. Si un vrai Evangéliste fait longtemps dans une église locale qu’il a créé, il dispersera les âmes par sa violence. Pour l’Evangéliste, tout doit être pureté absolue ou rien.

4 l’annulaire représente le Pasteur. Le doigt qui symbolise le Pasteur est celui sur lequel on met l’alliance lors de la bénédiction nuptial. Il est l’artisan qui œuvre avec Dieu pour établir une alliance entre le croyant et Dieu par le moyen de l’enseignement des Ecritures. Il est appelé berger parce que son aptitude par la grâce qui est attaché à son ministère lui permet de supporter, d’être patient, doux pour conduite le troupeau. Le mot Pasteur tire son origine de pâtre. Le pâtre estun homme qui garde et prend soin de son troupeau. De ce mot est né paître qui signifie entre autre conduire, guider, prendre soin, nourrir, éduquer, soigner, équiper, garder, protéger, etc. Voilà le Pasteur qui au quotidien veille étroitement sur son troupeau avec l’attitude que décrit l’Apôtre Paul en ces termes : « souvent dans les veilles, dans la faim et la soif ; souvent dans les jeûnes, dans le froid et le dénuement. Sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne, l’inquiétude au sujet de (l’église) toutes les Eglises ! Qui est faible sans que je sois faible ? De qui cause–t–on la chute, sans que moi–même je brûle ? S’il faut faire le fier, c’est de ma faiblesse que je ferai ma fierté » (2 Cor 11.27-30).

Le Pasteur est comme la niveleuse qui vient dégager les troncs, les branches et tout ce que le bulldozer en passant a broyé pour faciliter le passage de la route. Après avoir donc dégagé la voie telle que tracée, il nivelle et trace les rigoles pour permettre à l’eau de couler aisément sans laisser la route boueuse. Toutefois, la garantie d’une route non boueuse n’est effective. C’est pourquoi le Docteur interviendra.

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Il est le dernier des cinq doigts de la main non parce ce que son ministère est le plus petit. Loin de-là, au contraire, voici ce qui est écrit à propos de l’importance des ministères dans l’église locale : « Or Dieu a placé dans l’Eglise premièrement des Apôtres, deuxièmement des Prophètes, troisièmement des maîtres ; ensuite il y a des miracles, ensuite des dons de guérison, des aptitudes à secourir, à gouverner, diverses langues » (1 Cor 12.28). Le Docteur est comparé à un compacteur qui dame la route, compacte la terre pour qu’après, le bitume y soit versée afin d’assurer une circulation sur une voie assurée et précise qui conduit à une destination certaine.

L’auriculaire a la particularité de nettoyer l’oreille pour facilite une bonne compréhension. Une expérience a permis de comprendre que l’usage de l’auriculaire dans la saisie d’objets est incontournable. Si on veut s’abstenir de son service, l’objet que l’on tient ne pourra pas être employé efficacement et par conséquent, on échouera dans ce qu’on voulait faire ou on le fera mal.

Cette précision permet de comprendre que la complémentarité dans les cinq ministères. Selon le plan divin, les cinq Ministère existent« pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Eph 4.11-15).

L’une des particularités de la force de l’Eglise Primitive demeurait dans la compréhension des cinq ministères entre eux. La fragilité de nos églises locales de nos jours demeure dans le manque de collaboration des cinq ministères. Il suffit aujourd’hui qu’un Evangéliste commence une œuvre pour Dieu et devient tout à la fois. Son église sera forte dans l’évangélisation et faible dans tous les autres domaines qui sont qualifiés par les quatre autres ministères. On entendra d’ailleurs dire et c’est très fréquent : « Mon leader est Révérend Apôtre, Prophète, Evangéliste, Pasteur, Docteur ». Quelle utopie !

Mes frères, revenons sur la base des Saintes Ecritures pour bâtir sur le modèle divin qui est Jésus Christ et selon les principes du Saint-Esprit. Si nous n’agissons pas ainsi, nous travaillerons pour le feu selon qu’il est écrit :

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu»(Cor 3.1-15).

COMPRENDRE LA CLASSIFICATION DE CHAQUE MINISTERE

Une approche ignorante fera croire que les cinq ministères sont classés par simple hasard. Notons très bien que les choses de Dieu sont toujours faites de très haute précision en tenant compte du lieu, de la nation, du contexte, de l’époque, des chiffre et que sais-je encore ? C’est ainsi que nous comprendrons par les lignes qui suivent, le message que Dieu véhicule par le positionnement de chaque ministère par rapport aux cinq doigts de la main dans le sens ascendant et descendant :

  1. Sens descendant :

Pour bien saisir le but et le fonctionnement des ministères, nous devons retenir que toute tentative pour atteindre ou servir Dieu avait de tout temps été un échec cuisant pour l’homme. Le livre de Romains retrace avec précision le mécanisme ou le processus qui a conduit à la juste selon Dieu, clôturant de son chapitre 12 à 16 par l’application de la justice au sens de la prescription et perception divine. Ainsi, dans le sens descendant, Dieu vient vers nous exerçant ministère pour nous donner un exemple du modèle céleste. Il deviendra aisé par-là de saisir le sens du nom de Jésus, Emmanuel qui signifie ‘‘Dieu avec nous’’ ou simplement, ‘‘Dieu parmi nous’’. Ainsi, chaque ministère dans son positionnement divin signifie :

  1. Le pouce ou Apôtre désigne Christ, l’Envoyé de Dieu vers nous selon qu’il est écrit : ‘‘ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.68-75).
  2. l’index qui désigne le Prophète, est Christ, le Messager de Dieu pour nous afin que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force’’ (Ephésiens 1.17-19).
  3. le majeur représente l’Evangéliste, Christ venu dans le monde pour ce message de l’Ecriture : ‘‘L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ?’’ (Luc 4.18-22).

4. l’annulaire représente le Pasteur qui n’est autre que Christ car il est écrit de lui : ‘‘Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger’’ (Jean 10.11,14-16).

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Au cours de son ministère terrestre, son ministère d’Enseignant spécialement oint a fait ses preuves et obtenu de grands témoignages, même de ses ennemis : ‘‘Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat. On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant: Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour’’ (Luc 4.31-37).

Tout ceci nous atteste fort bien que Jésus est l’auteur des cinq ministères qu’il a lui-même exercé selon la prescience du Père. Pour assurer la continuité de ce qu’il a commencé et ainsi pérenniser son œuvre, il continue bien qu’étant au ciel à exercer au travers de chaque ministère don, le perfectionnement des saints en vue d’une Eglise irréprochable, sans tâche ni ride qu’il viendra bientôt chercher.

Cette première approche retrace le chemin du Tabernacle duquel Dieu quitte le lieu Très Saint pour se manifester aux hommes, montrant son amour, accomplissant tout ce qui était requis par la loi en vue du salut. Ainsi en chair, il ira au parvis extérieur prendre le pécheur pour ensuite le ramener vers lui, dans le lieu Très Saint, en sa Sainte présence selon le processus ci-après, en utilisant les hommes qu’il a souverainement choisis :

  1. Sens ascendant :
  1. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant).Lorsque le pécheur se convertit, le Docteur lui enseigne avec précision la voie du salut et les principes de Dieu qui régissent la nouvelle vie en Christ. Lorsque ce fondement est posé selon les Écritures, le nouveau converti qui sort de l’Ecole de fondement est remis au soin du Pasteur.
  2. l’annulaire représente le Pasteur qui avec ses vertus de berger, encadrera ce nouveau venu dans le royaume. Il veillera sur lui, lui montrant comment vivre dans cette nouvelle famille en harmonie avec Dieu, avec les autres membres de famille qu’il a trouvé aussi bien que ceux qui viendront après. Le Pasteur pour ce faire, soigne ses plaies, panse ses blessures et le façonne pour passer du stade de l’enfant à fils. Il est formé dans la prière, la communion fraternelle, la vie communautaire et les principes de la vie dans le royaume dont il est devenu fils, faisant partie intégrante des membres de la famille de Dieu. Devenu fils, il sent la nécessité d’accomplir la volonté de Dieu pour l’accroissement de la famille. Il passe alors entre les mains de l’Evangéliste.
  3. le majeur représente l’Evangéliste qui passe dans l’église locale et forme ce fils dans la conquête des âmes perdues, le combat spirituel, la guerre défensive et offensive contre le royaume des ténèbres. Par ce ministère, le fils ressent la douleur du cœur de Dieu pour les perdus et s’y investi sans réserve, sachant qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir et que le salut d’un seul pécheur réjouit tout le ciel. La passion pour les choses du royaume devenant sa raison d’être, il est peut maintenant recevoir du Prochaine pour sa croissance vers la maturité spirituelle.
  4. l’index désigne le Prophète qui de messager de Dieu qu’il est peut transmettre la connaissance de la révélation divine au nouveau fils du royaume. Cette connexion lui apprendra non plus à rester dépendant des rudiments, mais à être éveillé dans son homme intérieur et voir dans la vision de Dieu pour accomplir les œuvres agréables, comprenant que la dispensation de Dieu pour un homme, une famille, une tribu, un peuple, une nation ou un continent fait l’objet de la prescience divine et il faut s’y atteler pour rester dans l’intimité avec Dieu. On peut aisément pour cette circonstance lire Nombres 24.4 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Nombres 24.16 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très-Haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Lorsqu’on a la révélation des choses de Dieu et s’y attache avec fermeté, on n’a plus raison de ne pas être envoyé.

  1. Le pouce désigne l'Apôtre. La réformation apostolique est l’étape du retour à la case départ pour attendre le retour du Christ.

Ce processus montre fort bien que le nouveau converti peut et doit être formé par les cinq ministères dons qui lui passeront le relai pour l’œuvre de Dieu dans l’aspect spécifique de la multiplication comme l’a si bien dit l’Apôtre Paul à son fils Timothée par ces mots profonds dans leur implication et responsabilité : ‘‘Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres’’ (2 Tim 2.1-2).Il faut cela pour transmettre la connaissance aux hommes car ‘‘Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice’’ (2 Tim 3.16).

Extrait du livre en correction ‘‘Les cinq Ministères bibliques’’

Dr. André CHOUBEU

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LES COMBATS DE L’ETERNEL

3 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LES COMBATS DE L’ETERNEL

LES COMBATS DE ÉTERNELLE

1. LE SECRET DE VICTOIRE SUR AMALEK

(Exode 17.8-16 ; JOSUÉ 1.1-9)

‘‘Parce que la main a été levée sur le trône de l'Éternel, il y aura guerre de l'Éternel contre Amalek, de génération en génération’’ (Exode 17.16)

Plus que par le passé, nous devons prendre conscience de la guerre de l’Eternel. Pourquoi l’expression la guerre de l’Eternel ? Dans nos vies, dans nos villes, villages ou quartiers, plusieurs choses nous barrent le chemin d’accès à Canaan. Dans la stratégie du combat dans la guerre de l’Eternel, des leçons doivent être retenues sinon, notre victoire tardera à venir. L’identification de notre ou nos ennemis dans la guerre de l’Eternel est primordiale.

L’IDENTIFICATION DE L’ADVERSAIRE :

Dans la stratégie de combat, l’identification de l’adversaire est la priorité. Comme nous passons souvent du temps à chasser des ennemis qui n’existe pas, gaspillant des munitions qui nous feront défaut au moment convenable ! Alors, lorsque survient le véritable adversaire, nous sommes pris au dépourvu et la défaite est consommée. L’identification, communément appelée cartographie ou géographie spirituelle consiste à connaître l’adversaire en profondeur

  • son nom éventuellement sa signification dans laquelle peut bien se cacher des éléments importants pour nous mener dans la victoire.
  • La localisation de l’adversaire, c’est-à-dire le lieu où il réside, la forteresse dans laquelle il est logé et son environnement afin de connaître comment l’approcher.
  • Elaborer une stratégie de combat en tenant compte des réalités de chaque localité.

Chaque localité a il faut le retenir, ses priorité et réalités qu’il ne faut jamais confondre avec l’expérience d’un autre endroit risque d’échouer avant le début effectif du combat. Après de nombreuses années d’instabilité spirituelle et de manque de progrès dans la communauté, nous avons opté pour l’identification des divinités principales du village qui abrite notre église. Voici la réplique du Seigneur à cet effet :

Pendant la prière de quatorze jours que la Communauté du Centre Apostolique de Jésus Christ organise chaque année, et qui cette fois a eu lieu du 19 Juillet au 01 Août 2004, le Seigneur nous a révélé dans une vision, ce qui suit :

‘‘Neuf couches de nuage et dans chacune des couches, il y avait neuf trônes’’.

Prière pour demander l’explication des neuf couches de nuage :

C’est une hiérarchisation de la domination de ce village. Domaine territorial de commandement démoniaque du village.

Prière pour demander l’explication des neuf trônes :

Les trônes représentent les subdivisions ou les divers princes qui occupent le poste principal de commandement dans la domination du village.

Prière pour demander à Dieu leur identification :

Diverses principautés du village et leur domaine d’activités :

  1. Vision : Un imam ayant en main un animal ressemblant au mouton

. Trône : Prince de l’Islam

. Domaine d’activités : Conjuration, aveuglement, blanchiment d’argent sale, sacrifice sanglant, pratiques diverses

  1. Vision : Une femme revêtue d’une mousseline, mais paraissant toute nue car tout son corps est dessiné dans sa tenue. Elle apparaît encore toute nue tenant en main un animal ayant la tête du chien et le corps d’un oiseau.

. Trône : Prince : Princesse de Babylone (Apocalypse 17)

. Domaine d’activités : séduction, idolâtrie, envoûtement, argent sale, luxure, richesse impure, fraude

  1. Vision : Un homme revêtu d’une robe noire tenant en main un animal comme le bouc qui a les yeux d’un fauve sauvage, possédant les cornes de fer et les sabots de pierres.

. Trône : Prince : Le Catholicisme romain

. Domaine d’activités : Idolâtrie, entrée puissante de l’incrédulité, de l’impudicité et de la fausse adoration

  1. Vision : Un homme assis sur un trône recouvert d’un semblant d’arc-en-ciel de couleur noir, rouge, bleue. Ses vêtements exprimaient sa grande richesse ; au-devant de lui il y avait une cuvette remplie d’eau, d’argent et des bébés en miniature.

. Trône : Prince : Magie (Occultisme)

. Domaine d’activités : Incantation, richesse et fausse luxure, mensonge, violence

  1. Vision : Un homme au visage d’un indien ayant une plume plantée au milieu deux cornes poussées sur son crâne. La plume était penchée vers le derrière de sa tête. La plume était très grosse et avait la couleur bleu, tenue des veuves. Il avait à l place de la ceinture un serpent vivant qui tournait constamment autour de ses reins.

. Trône : Prince : Prince de Tyr (Lucifer) Ezéchiel 28)

. Domaine d’activités : Opulence, domination, puissance, inimitié envers Dieu et son peuple.

  1. Vision : Quelqu’un dont le trône est fait des casiers de bière très bien arrangés. Mains pour arriver à lui il faut gravir les marches faites de paquets de cigarette. Il est habillé en kimono marqué à la ceinture d’une croix gammée en rouge.

. Trône : Prince : Ivrognerie

. Domaine d’activités : Anarchie (ni Dieu, ni loi), contrefaçon, inimitié contre Dieu, violence, cigarette, drogue.

  1. Vision : un homme plein de collier au cou. Le bout de ses cheveux est rouge alors que les cheveux eux-mêmes sont violet Il est assis sur une chaise et une rivière coule sous ses pieds. Il y a une forêt autour de la rivière. L’homme est torse nu, un pagne SAWA noir couvrant le reste du corps, et tenant en main un bâton au bout duquel il y a un crâne d’homme.

. Trône : Prince : Tradition

. Domaine d’activités : NGONDO, esprit Sawa, (une voix dit : je suis le fils des eaux), sacrifice, prostitutions sacrées, scandales, sirènes de eaux

  1. Vision : Une femme dont tout le tronc est un serpent jusqu’en bas. La tête est une femme, les mains sont semblables à ceux d’un animal sauvage, les cheveux semblable à ceux des rastafariens (rastamen) et elle est aveugle. Son front est semblable à celui de l’aigle.

. Trône : Prince : Princesse des eaux et des forêts (Reine de la Côte)

. Domaine d’activités : Sort, charme, sorcellerie, sacrifice, incantations,

AGATAMIA : démon chargé de mettre l’orgueil dans ceux qui ont des dons spirituels afin de les pousser à la suffisance, la révolte si on les reprend ; alors, ils saisissent l’occasion pour partir de l’église nécrophilie, vie rétrograde et impudicité

  1. Vision : La tête d’un homme, le corps d’un gorille et qui se nourrit de la chair des enfants.

. Trône : Prince : Dominateur

. Domaine d’activités : Egarement, kidnapping, destruction, agression, vols

De cette expérience, nous pouvons facilement relever un fait très important qu’il ne faut jamais négliger : La principauté du lieu est le démon territorial qui assure le contrôle et la supervision des activités satanique dans la région en question. Il est la plus grande hiérarchie démoniaque de cette circonscription. Les trônes représentent les divers domaines d’activités par lesquels Satan et ses démons assujettissent les hommes de la localité en question. Non seulement les Amalécites étaient idolâtres, mais encore plus, une raison profonde poussait Dieu à ordonner aux Israélites, la destruction de ce peuple :

‘‘Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d'Égypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi-même. Lorsque l'Éternel, ton Dieu, après t'avoir délivré de tous les ennemis qui t'entourent, t'accordera du repos dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d'Amalek de dessous les cieux: ne l'oublie point’’ (Deut 25.17-19).

Amalek est un peuple issu de la descendance d’un petit fils d’Esaü, habitant la zone désertique du Neguev et dans la montagne de Séir. ll vivait du pillage ou des incursions dans le pays de Canaan ou du Sinaï (Gen 36.6 ; 1 Sam 15 ; 1 Sam 30 ; 1 Chron 1.36 ; Juges 6.3). Amalek est donc un peuple guerrier habitant dans la vallée et signifie ‘‘qui lèche’’. Amalek pour le chrétien typifie la chair.

LA STRATEGIE DE COMBAT CONTRE AMALEK

  1. Amalek : Amalek est issu de la même racine génétique (congénitale) qu’Israël, étant de la descendance d’Esaü, grand frère de Jacob (Israël). Ainsi, il maîtrisait l’histoire de la famille et ayant entendu les témoignages de la puissance de Dieu qui accompagnait Israël depuis sa sortie d’Egypte, se mit délibérément en travers du chemin de celui-ci pour l’empêcher d’entrer dans l’héritage de Canaan qu’il n’ignorait pas appartenir à Israël. Amalek, peuple rodé dans la guerre utilisa une stratégie dangereuse pour combattre contre son frère. Au 10è arrêt de la marche vers Canaan, au lieu dit Rephidim (appuis, supports, repos), il attaqua Israël. Israël fatigué, se reposait pour reprendre la route après. C’est alors, qu’Amalek choisit ce moment précis de la lassitude pour attaquer son adversaire qu’il connaissait sans force.
  2. Israël : Sur les instructions de Moïse, une stratégie est mise sur pied pour combattre Amalek : Choix des guerriers, l’Intercession, l’action. Les acteurs eux-mêmes sont des personnes dont le nom est aussi bien significatif :
    • Moïse : tiré de l’eau
    • Aaron : éclairé, illuminé, haut élevé
    • Josué : dont le salut est l’Eternel
    • Hur : délivrance

De grandes leçons doivent être tirées de la manière de combattre d’Israël en tenant compte des noms des principaux acteurs. Pour dont combattre les combats de l’Eternel, il faut être sorti de l’eau (monde), il faut avoir la verge de Dieu à la main (Ex 17.9), symbole de l’autorité reçue de Dieu pour une mission ou une cause, se tenir devant Dieu sur la montagne (intercession), s’asseoir sur la pierre (Christ ou la Parole de Dieu), il faut être éclairé autrement dit il faut être illuminé par l’Esprit de Dieu et enfin reconnaître que le salut est en l’Eternel. Alors, la délivrance est acquise.

2. LE SECRET DE LA CONQUÊTE DE CANAAN

I. La situation

Moïse est mort. Le peuple est au bord du Jourdain et attend l'entrée dans le pays de la promesse. Il a passé 40 ans dans le désert à cause de son incrédulité. La génération concernée a dû finir sa course terrestre dans le désert. Une nouvelle génération se lève. Mais il faut un conducteur, il faut des hommes fidèles qui prennent en main la destinée du peuple.

Josué est là. Il a été préparé depuis longtemps à cette nouvelle mission. Il va maintenant devoir se consacrer au service auquel Dieu l'a appelé : Conduire le peuple de l'autre côté du Jourdain, préparer le plan pour la conquête et prendre possession du pays promis par Dieu: Canaan.

II. EXPÉRIENCE DU GUERRIER DE ÉTERNELLE

Son nom premier "Hosée" ("salut",) a été changé en "Josué" ce qui veut dire "l'Eternel est salut" (yehochoua) Nom 13.8.16). Il est de la tribu d'Ephraïm. Son père s'appelle Noun (Ex 33.11; Nom 13.8,16).Il a probablement à peu près le même âge que Caleb de la tribu de Juda qu'il représentait (Nom 34.19). Seuls ces deux hommes de cette génération purent rentrer dans le pays à cause de leur foi inébranlable aux Paroles du Seigneur et ses promesses (Nom 13.2,6,30). A la fin de la conquête du pays de Canaan, Caleb avait 85 ans (Jos 14.7,10. La conquête durait 7 ans, ce qui fait qu'il avait 78 ans. Josué, lui, devient le conducteur du peuple à 79 ans. Il meurt à 110 ans. Il a donc dirigé le peuple pendant 31 ans.

Situons la chronologie aux environs des années 1405 - 1375 avant J.-C. Après "avoir erré 40 ans dans le désert" à cause de son infidélité lors de sa révolte à Kadès-Bernéa, et après le décès de cette génération incrédule, (Nom 14.33), le peuple est enfin prêt à la conquête.

Josué a été à l'école de la vie. Appelé par Dieu à cette difficile mission de conducteur, il a passé les deux tiers de sa vie pour être préparé par lui à faire entrer le peuple d'Israël dans le pays promis, à le préparer à la conquête de Canaan et à attribuer ensuite à chaque tribu sa terre.

Son cheminement est celui d'un homme obéissant, fidèle, loyal, constant et courageux, qualités qu'il possédait réellement:

  • Ex 17.9-10,13-14: On le voit au premier tiers de sa vie préposé à l'armée contre les Amalécites, alors que Moïse, soutenu par Aaron et Hur, montait sur la montagne pour intercéder en faveur de son peuple combattant contre son ennemi. Sa sagesse et son courage l'ont mis à la tête de l'armée. Il avait déjà la pleine confiance de Moïse.
  • Ex 24.13: Il est l'assistant de Moïse qui lui demande expressément de l'accompagner à la montagne du Sinaï pour rencontrer Dieu et recevoir les 10 commandements. C'est aussi l'exhortation de Paul à l'église concernant le jeune Timothée "Que personne ne méprise ta jeunesse" (1 Tim 4.12). Qu'en est-il de notre église à ce sujet? Qu'en est-il de notre jeunesse? Est-elle bien consacrée au Seigneur comme Josué le fut?
  • Ex 33.11: On le voit aussi étroitement associé à Moïse dans cette rencontre de Moïse avec Dieu après les infidélités commises de son peuple. Il ne sortit pas du milieu de la tente où se tenait Moïse et où était la gloire de Dieu.
  • Nom 11.26-30: Il se passionne pour l'Eternel en voulant intervenir en faveur de Moïse dans l'affaire d'Eldad et Médad qui prophétisaient. C'était du zèle un peu trop charnel, et Moïse remet les choses au point. Josué était depuis sa jeunesse l'assistant de Moïse (v. 28). Juger et discerner par l'Esprit demande de l'expérience, et Moïse le lui apprend au milieu de ce peuple incrédule.
  • Nom 13.16: Moïse lui-même donne à Hosée (salut) le nom de Josué l'Eternel est salut). C'est lors du choix des 12 hommes pour explorer le pays à conquérir, que cela se passe. Ce sont les 12 représentants de leurs tribus (Nom 13).
  • Nom 14.6-10,30,38 : Caleb et Josué se désolidarisent des autres espions revenants qui décourageaient le peuple. Ils ne cachent pas la réalité, mais exhorte le peuple découragé, rebelle, de mettre sa confiance en Dieu seul, sans se laisser trop impressionner ou détourner par les obstacles. L'approbation du Seigneur leur suffit: "Si l'Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays" (v 8). Ils seront les deux seuls survivants de leur génération à entrer dans le pays de la promesse.
  • Nom 27.18: L'Esprit de Dieu réside en Josué; il était habité par Lui.
  • Nom 27.18-24: Sur l'ordre de Dieu, Moïse consacre Josué officiellement à le "rendre participant de sa dignité, afin que tout l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute". Il "posera la main sur lui" et le remettra au sacrificateur pour ratifier cette association au ministère de Moïse. Un peu comme Paul l'avait fait en association avec les anciens d'Ephèse pour Timothée (1 Tim 4.14; 2 Tim 1.6). Sa responsabilité augmente, et Josué, approuvé par Dieu est reconnu par Moïse et le peuple comme "éprouvé" et digne de la confiance de tous.
  • Nom 32.12: Ce texte relève spécialement la qualité de deux hommes: "Caleb… et Josué… qui ont pleinement suivi la voie de l'Eternel". Y-a-t-il plus beau témoignage que celui-là! Suivre Dieu était la devise de ces deux hommes de foi. Dieu pouvait ainsi leur confier de hautes responsabilités. Paul exhorte Timothée: "Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier, afin que tes progrès soient évidents pour tous" (1 Tim 4.15).
  • Deut 31.22: Dieu confirme à Josué qu'il succèdera à Moïse pour faire entrer le peuple dans le pays de Canaan. Il doit se fortifier et prendre courage face à une telle responsabilité. Les tâches qui nous sont imposées ne doivent pas nous écraser, et nous ne devons pas nous laisser dépasser par des sentiments d'incapacité ou accabler par notre accusateur, Satan. Dieu donne toujours exactement la force nécessaire pour accomplir nos ministères divers.
  • Deut 34.9: "Josué…était rempli de l'Esprit de sagesse, car Moïse avait posé sa main sur lui" (Nom 27.18-24). Le parallèle avec Timothée est frappant: "L'Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse" (2 Tim 1.7).

Le serviteur de Dieu est désormais prêt à assumer pleinement la tâche que Dieu lui a assignée. Il a fallu 2/3 de sa vie pour son ministère spécifique. Dieu prend son temps. Il n'est pas pressé. Quand il ordonne, il donne aussi et prépare son serviteur, sa servante à toutes sortes de circonstances et d'instructions utiles.

Josué, dès son jeune âge avait suivi le Seigneur. Il aimait l'Eternel et sa loi et résistait tout au long de sa vie aux tentations de son peuple de tomber dans l'incrédulité ou de suivre plutôt les coutumes des nations païennes voisines. Plutôt que de déplaire à l'Eternel, il avait choisi le camp des minoritaires que la pensée courante d'aujourd'hui nommerait "fondamentalistes" "biblicistes".

III. LE PAYS DES CANANEENS ET SA CONQUETE

Il pourrait surgir une question: "Pourquoi exterminer les habitants de ces pays et prendre et s'approprier leur butin?".

Les Cananéens sortent de la racine génétique de Canaan, fils de Cham et petit-fils de Noé. Les listes des peuples habitant Canaan sont très variables ; deux nations (Gend 13.7) ; cinq nations (Nbre 13.29) ; six nations (Ex 3.17 ; Juges 5.3) ; dix nations (Gen 15.19-21) ou même douze nations (Gen 10.15-20 ; Deut 7.1 ; Jos 3.10). La signification des noms de ces différentes nations est à prendre avec beaucoup de sérieux dans le combat spirituel de la marche avec Dieu. Voici leur signification :

  1. Cananéens ou canaanites : habitant de Canaan qui signifie « inférieur, bas, déprimé ». Ce nom introduit les esprits de complexe d’infériorité et disqualifie d’emblée pour le combat.
  2. Hétiens : issus de Heth dont le nom signifie « terreur, peur, panique, embrouille »
  3. Héviens ou Hivites (Gabaonites) : petit village de shavvah, signifie « place habitée, villageois, ignorant ». Ce nom introduit les esprits d’incompétence et d’inexpérience.
  4. Phéréziens : sginifie « paysan de la rase campagne, villageois ». Ce nom introduit les esprits de stérilité, d’improductivité, de sécheresse et de limitation.
  5. Guirgasiens : signifie « créateur d’habitude, habitant d’une terre argileuse ». ce nom introduit les esprits d’instabilité, de manque d’expérience, d’immaturité, de non fondement fonctionnant en relation avec la routine.
  6. Amoréens : ce mot provient d’Amar et signifie « dire, montagnard ». Ce nom introduit les esprits de la haute opinion de soi, exhibant les œuvres égoïstes, cherchant à paraître, produisant des actions qui frappent juste pour attirer les regards sur soi, la haute estimation de soi, d’orgueil et de prétention.
  7. Jébusiens : habitant de Jébus qui signifie « tassé ou pressé, foulé aux pieds ».
  8. Anakim (Josué 11.21) : descendant d’Anak qui signifie « cou long ». Ils constituent la race des géants. Ce nom introduit les esprits de curiosité, d’envie.
  9. Rephaïm (Josué 12.4) : habitants des vallées de Canaan dont le nom signifie « fort, géant ». Ce nom introduit les esprits de domination, lutte d’influence, intimidation.
  10. Arkiens : habitants d’Arka qui signifie « archi ». Ce nom exprime une notion de prééminence, de supériorité, d’extrémisme et d’arnarchi.
  11. Arvadiens : descendants d’Arvard dont le nom signifie « égarement, errant ».
  12. Tsémariens : signifie « désert ».

Siniens : nom de provenant de Sin qui désigne « un lieu désertique, un terrain argileux » situé entre la Mer rouge et le mont Sinaï.

Hamathiens : signifie « défense, citadelle, forteresse »

IV. LES DIVERSES DIVINITES

Ces nations étaient politiquement sous l'influence de l'Egypte.

La religion et l'éthique de ces peuples étaient totalement dépravées:

  • EL était le dieu suprême, Il était cruel et sanguinaire et aux passions effrénées.
  • BAAL était son successeur, le dieu suprême des Cananéens, le "Seigneur de cieux": Il était le dieu des pluies, de la fertilité et des plantes et verdures.
  • ANATH était la sœur de Baal, une des 3 déesses de la fertilité et de la guerre. Dans ce culte voué à cette déesse, prostitution et sacrifices d'enfants se pratiquaient.
  • ASTORETH (Astarté) et ASHERE, aussi en relation avec Baal, étaient les 2 autres déesses de la fertilité et de la guerre.
  • MOLOCH et MILKOM étaient des dieux ammonites des orgies et correspondait à KEMOSH, le dieu national des moabites.

Voici les raisons qui expliquent les conquêtes de Josué dans le pays des Cananéens. Cela répond à la question "comment il est possible que le peuple choisi de Dieu, envahit, conquiert le pays, en tuant ses habitants et en les épouillant de leurs richesses ?"

  1. Dieu est un Dieu saint et juste. Au fur et à mesure que l'homme s'éloigne de Dieu, il tombe dans l'idolâtrie. Nous avons un exemple significatif en Sodome et Gomorrhe. Au fil des années elles avaient accumulées une somme d'iniquité telles que le Dieu de patience devait mettre un terme à cette éthique totalement corrompue et débauchée; "Le cri de Sodome et Gomorrhe s'est accru et leur péché est énorme" (Genèse 18.20) . Or Dieu est "le juge de la terre" et "exerce la justice" (Genèse 18.25).

Nous découvrons un principe divin fondamental: Dieu est un Dieu de patience (2 Pi 3.9; Luc 13.34). Mais quand le péché d'un peuple arrive à son comble, Dieu le fait passer par le jugement divin: "L'iniquité des Amoréens n'est pas encore arrivé à son comble" (Genèse 15-16; voir aussi Jér 18.7-10).

Pendant le temps de sa patience, Dieu avertit, appelle à la repentance (Jér 18.11; Jonas 3).

  1. La religion était alors totalement dénaturée. Elle était devenue "une abomination devant l'Eternel". L'immoralité et la cruauté à outrance des dieux cananéens (preuves dans l'archéologie était connues. Le culte voué aux 3 déesses érotiques Anat, Astoret et Ashère avec des serpents autour de leur corps était une sorte de vénération des serpents rempli d'immoralité.
  2. La culture des Cananéens était totalement décadente, licencieuse, dépravée et obscène. On célébrait des cultes de fertilité et de guerre et il se dégageait des comportements sociaux, pleins de passions sans freins, accompagnés d'actes de cruauté. Les fouilles archéologiques confirment que des prêtres et des prêtresses sodomistes, des foyers d'immoralité et des sacrifices d'enfants étaient chose courante. En revanche, les religions de l'Egypte et de la Mésopotamie étaient en contraste avec ces "abominations".
  3. L'avertissement contre de telles nations est sévère: "Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c'est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasser devant vous. Le pays en a été souillé; je punirai son iniquité, et le pays vomira ses habitants… Car ce sont là toutes les abominations qu'ont commises les hommes du pays qui ont été avant vous. Et le pays en a été souillé: Prenez garde que le pays ne vous vomisse, si vous le souillez, comme il aura vomi les nations qui y étaient avant vous" (Lév 18.24-28).

Cette patience de Dieu s'est manifestée aux contemporains de Noé qui ont refusé ses avertissements (Genèse 9.22-27). Dieu laisse mûrir l'iniquité jusqu'à un point de non-retour de l'exercice de son jugement (Genèse 15.16), quand "l'iniquité sera arrivée à son comble" (Genèse 18.25), Il livre les hommes à leurs propres passions et mentalités réprouvées à tel point que déjà cela constitue un jugement de Dieu (Rom 1.18-22).

  1. L'ordre divin adressé à Israël était qu'en tant que nation alliancielle, il avait des obligations à remplir, aussi dans l'exécution ordonnée des jugements de ces pays dont l'iniquité était arrivé à son comble (Nom 31.7; Deut 9.3; 7.16; Jos 1 - 7.

Mais parallèlement ils devaient aussi riposter aux attaques cruelles de ce pays contre eux (Nom 21.1,23-24;33; Jos 9.1-2; 1.1-4; 11.1-5).

  1. Le peuple de l'Alliance de Dieu devait recevoir ce pays de la promesse. Ses frontières s'établiraient depuis "le désert et le Liban…jusqu'au grand fleuve, le fleuve de l'Euphrate, tout le pays des Hittittes et jusqu'à la grande mer, au soleil couchant" (Jos 1.4; Genèse 15.7; Deut 7.8; 30.5). C’est le Dieu souverain, le Tout-puissant qui dans sa grande sagesse accomplit tous ces plans à l'égard de son peuple Israël et à l'égard des nations.

V- DIEU CHERCHE UN HOMME QUI DOIT ALLER AU FRONT

Moïse est appelé "serviteur de l'Eternel" au v. 1. En Matt 20.26-27, l'humilité est une des caractéristiques du serviteur: "Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme rançon à tous". Cela va à l'encontre de l'homme naturel. S'affirmer et non pas s'effacer est la devise de la société moderne.

Le seul modèle sans faille est Jésus pour servir et donner sa vie comme rachat pour nous libérer de l'esclavage du péché et de la puissance des ténèbres. Son prix nous a valu le salut, le pardon, la vie éternelle. Incapables de nous sauver par les œuvres, Jésus, en vertu de son œuvre de Rédempteur, nous ouvert la porte du bonheur éternel indépendant de toute circonstance.

La fidélité est une autre qualité de vrai serviteur. "Bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître" (Matt 25.21). Ce n'est pas dans la quantité du travail que j'abats, mais dans sa qualité que gît le secret du serviteur. "Etre fidèle en peu de chose" vaut mieux que l'infidélité et beaucoup d'activisme. Pas de nonchalance, ni de négligence non plus. C'est l'éternité qui démontrera la qualité de notre service.

"Servons donc le Seigneur en nouveauté de vie et non en vieillesse de lettre" (Rom 7.6). Cela implique une vie remplie du Seigneur. Moïse et Josué ont manifesté tous deux ces qualités de serviteurs de Dieu dignes de lui.

II. Les impératifs POUR LE COMBAT

Dieu appelle Josué à remplacer Moïse. Qu'en est-il de notre génération de la relève? Entendez-vous l'appel du Seigneur à remplir les ministères restés vacants?

1. Lève-toi (v. 2)

Tel est l'ordre de Dieu adressé à tout chrétien qui veut suivre le Seigneur. "Lève-toi et mange" dit l'ange à Elie fatigué de la vie (1 Rois 19.5). "Lève-toi et agis, et l'Eternel sera avec toi" (1 Chron 22.16) a été l'ordre de David à son fils Salomon pour construire la maison de Dieu. Les hommes encouragés par Néhémie pour reconstruire les murailles de Jérusalem s'écrient "Levons-nous et bâtissons" (Néh 2.18). "Ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur" (Jér 1.17) tel est l'ordre de l'Eternel au jeune serviteur Jérémie.

Tel était l'ordre bienveillant du Seigneur aux malades guéris "Lève-toi et marche": Matt 9.5, (Luc 5.23; Marc 2.9); "lève-toi, prends ton lit et va" Matth 9.6 (Marc 2.11; Luc 5.24); voir encore Luc 17.14; 17.19 ("Lève-toi, et va t'en, ta foi t'a guéri"); lève-toi, prends ton petit lit et marche" (Jean 5.8).Tel était l'impératif pour ceux qui étaient dans la peur: "Levez-vous et n'ayez point de peur" (Matt 17.7). Dans les tentations, le Seigneur nous ordonne "Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation (Luc 22.46).

Le Seigneur se leva de bon matin pour prier: "Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria" (Marc 1.35). Le secret d'une vie spirituelle abondante est dans nos entretiens matinaux avec Dieu (Psaumes 57.8 "je m'éveillerai à l'aube du jour").

"Lève-toi" est un appel à notre disponibilité pour Christ (Rom 12.1-3)

Ne restons plus assis, levons-nous et marchons, bâtissons. Cette expression nous secoue et nous rappelle que nous avons un service à remplir pour le Seigneur.

2. Passe ce Jourdain (v. 2)

Le Jourdain est d'abord le symbole de notre mort avec Christ. "Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ" (Rom 6.11). Après la sortie d'Egypte, la traversée de la Mer Rouge et celle du désert, il s'agit maintenant de prendre possession du pays de la promesse. Mais il faut franchir le Jourdain. C'est la prise de conscience de notre état de péché, de notre impuissance face au péché, et en même temps de notre appropriation par la foi de la grande réalité spirituelle que "notre vieil homme a été crucifié avec lui (Rom 6.6) et que nous "nous marchions maintenant en nouveauté de vie" comme "Christ qui est ressuscité" (v 4).

Le péché appartient à notre ancien statut et "marcher en nouveauté de vie" en Christ signifie que "le péché est rendu à l'impuissance" (v. 6). "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vit, mais c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi" (Gal 2.20). Le passage du Jourdain nous est indispensable pour planter nos pieds dans le pays de Canaan afin de le conquérir.

Rappelons-nous que l'obstacle le plus sérieux pour franchir le Jourdain, c'est toujours mon propre "moi". N'oublions jamais cette traversée que nous devons franchir quotidiennement avec l'aide de Dieu. "Quiconque se livre au péché est esclave du péché", mais "si le Fils vous affranchi, vous serez réellement libres" (Jean 8.34-35).

Le Jourdain devait être franchi avec tout le peuple de Dieu. Servir Dieu veut dire aussi amener d'autres personnes à Christ et avancer ensemble. Franchir le Jourdain avec notre Eglise locale. Ensemble nous devons réaliser cette descente dans le fleuve de la repentance et du renouveau en Christ.

3. Prenez tout (v. 3)

Dieu nous a déjà tout acquis en Christ. Mais à nous de "fouler la plante de notre pied" sur le sol des promesses de la conquête par la foi.

4. Fortifie-toi et prend courage (v. 3,7,9)

Une telle aventure de la foi demande des forces et du courage. Nombreux sont les embûches et les adversités dans la voie de la conquête.

Jean 16.33: "Prenez courage, j'ai vaincu le monde". Aucun système dans notre société moderne sans Dieu ne pourra nous vaincre.

Eph 6.20: "Au reste frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force". Les artifices du diable, ses multiples attaques de toute sorte n'y pourront rien. Job est un exemple encourageant pour nous.

1 Pi 5.8-9: "Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrance sont imposées à vos frères dans le monde".

2 Cor 12.9-11: "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort".

La vraie force se cache dans la conscience de notre faiblesse et dans nos cris à Dieu pour recevoir force, courage et audace en Christ.

5. Médite ce livre de la loi jour et nuit (v. 7-8)

"La loi de l'Eternel" c'est toute la Bible. Dieu s'est progressivement révélé à travers les écrivains divinement inspirés et qui nous ont laissé 66 livres. C'est la Bible, Parole de Dieu. Dans la méditation du Pentateuque pour Josué et de toute la Bible pour nous dit le secret de toute victoire. Paul exhorte son jeune collaborateur de "s'appliquer à la lecture, à l'exhortation et à l'enseignement" (1 Tim 4.13). Il devait puiser toute la sagesse, les directives, les instructions, les exhortations de la Bible.

Dans 2 Tim 3.15-17, les Ecritures saintes nous ont été données pour "nous rendre sages à salut par la foi en Jésus-Christ" et elles nous sont "utiles pour enseigner, convaincre, corriger, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre".

Le Ps 1 est un appel au choix que nous avons à faire entre le bonheur, la conquête, la réussite dans la voie des Ecritures ou la ruine éternelle pour celui qui refuse cette alternative.

Toute la Bible est truffée d'exemples d'hommes et de femmes de Dieu qui, à travers la méditation et l'obéissance à Dieu, ont été richement bénis. Mais elle dépeint aussi tant d'hommes et de femmes divers - rois, leaders religieux d'apparence pompeuse qui ont terminé leur carrière terrestre en ruine.

Rappelons-nous que la Parole de Dieu est aussi "l'épée de l'Esprit" (Eph 6.16). Elle seule a la puissance de transformer un cœur, de faire ployer les genoux d'un chef d'état autant que ceux d'un être humain inconnu du monde mais connu et aimé de Dieu. Qu'en est-il de nos méditations quotidiennes? C'est de là que dépend toute richesse intérieure.

6. Vous aiderez vos frères (v. 11)

Les tribus de Ruben et de Gad ainsi que la demi-tribu de Manassé, ayant déjà reçu de Moïse "le pays de ce côté-ci" (v. 14) étaient dans l'obligation d'aider leurs frères dans la conquête de leur terre promise. Il en est ainsi de l'Eglise du Christ. Nul ne travaille pour lui-même, pour son propre intérêt. Tout don, tout service est accompli en vue "de l'édification de l'Eglise" (1 Cor 14.26). Tout doit être fait dans cette perspective. Si nous négligeons ce point, nous privons nos frères de conquêtes précieuses, et nous devrons répondre un jour devant Dieu de ce qu'il nous avait confié. "Maintenant nous vivons pour Dieu" (Rom 6.10-11). Or Dieu désire que tout se fasse pour l'encouragement et l'édification mutuels des membres du Corps de Christ. (1 Cor 12 - 14). Notre vrai repos sera celui de nos frères et sœurs aidés selon nos divers dons (Jos 1.14-15). C'est le résumé des autres impératifs: l'amour du prochain.

III. Les promesses de Dieu

Quand Dieu ordonne, il équipe aussi ses serviteurs en vue de l'accomplissement de la tâche. A part le principal objectif de Dieu, sa gloire, il a aussi des promesses qu'il désire se voir réaliser dans la mesure de notre marche avec Lui.

1. Tout lieu foulé par la plante de votre pied, est à vous (v. 3)

Il va sans dire que "pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu" (1 Cor 1.20). C'est donc par la foi seule que nous devons nous approprier les promesses de Dieu. Nous le faisons à l'instar du père de l'enfant possédé et délivré par Jésus: "Je crois! Viens au secours de mon incrédulité" (Marc 9.21-24).

La foi n'a pas besoin de voir d'abord, car "heureux sont ceux qui croient sans voir" (Jean 20.29). Si nous marchons dans l'obéissance à sa Parole en mettant la plante de notre pied sur de nouveaux lieux de conquête, Dieu va faire le reste.

Abraham ne sachant pas où aller, suivit l'appel de Dieu (Hébreux 11.8-10). Tous ces héros de la foi dans Hébreux 11 nous servent d'exemples pour avancer sur la route de l'inconnues pour eux mais parfaitement claires pour Dieu qui les conduisit pas à pas vers la victoire, pour les uns déjà ici-bas, pour les autres dans la perspective de l'éternité, mais toujours dans l'aboutissement du triomphe final dans le Christ mort et ressuscité et revenant en gloire.

Rappelons-nous de cela, Dieu nous a dit: "je vous le donne" (v. 3).

2. Nul ne tiendra devant toi (v. 5)

Nous avons l'affirmation on peut plus claire par Jésus lui-même: "Je vous donne autorité (pouvoir; "exousia")… sur toute la puissance (dynamis) de l'ennemi" (Luc 10.19). Ce droit délégué de Christ d'exercer l'autorité sur la force de l'ennemi nous a été délégué en Christ.

Or "tout pouvoir (exousia) a été donné dans le ciel et sur la terre à Christ" (Matt 28.18). "Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable" (1 Jean 3.8).

Ambassadeurs de Christ, nous pouvons être rassurés que "nul ne tiendra devant nous" si nous restons cachés en Christ. Ce combat spirituel décrit en Eph 6.10-20 consiste essentiellement en notre résistance à l'ennemi et la fermeté dans la foi et le combat par l'épée de l'Esprit, la Parole de Dieu. C'est le Christ qui s'occupera de la victoire qui fera reculer Satan et ses cohortes.

3. Je serai avec toi (v. 5,9)

"L'Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras". Quelle belle assurance. Les circonstances les plus défavorables et effrayantes en apparence sont des épreuves tests pour nous manifester sa présence constante. "je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matt 28.20).

Le Père et le Fils ont envoyé l'Esprit, 3e Personne de la Trinité pour "être avec nous et en nous éternellement" (Jean 14.16-17).

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui" (Jean 14.23). "Christ en vous, l'espérance de la gloire" (Col 1.27).

Et si Dieu est en nous par l'Esprit, "nous avons aussi tout pleinement en Lui, le chef de toute principauté et de tout pouvoir" (Col 1.10). Que nous manque-t-il encore? Sommes-nous rassurés par cette réalité spirituelle immuable? Le Dieu de l'univers avec nous et en nous par Christ! Avec lui, nous pouvons affronter par la foi les plus grand défis du monde.

4. Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point (v. 5)

L'auteur de l'Epître aux Hébreux reprend ce passage également prononcé par Dieu en Deut 31.6 en faveur des siens. Nous devons nous contenter de ce que Dieu nous donne et ne pas "nous livrer à l'amour de l'argent", car il prend soin de nous en toutes choses. "C'est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire l'homme?" (Hébreux 13.5-6). Dieu pourvoit à tous nos besoins, spirituels et matériels. (Matt 6.19-21; 25-34; Phil 4.6-7; 11-13; 19; 1 Pi 5.7)

Psaumes 37.25: "J'ai été jeune, et je suis vieux; je n'ai jamais vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain; il use de grâce tout le jour, et il prête et sa semence sera en bénédiction".

Cette promesse adressée à Josué a été accomplie dans la vie des millions de croyants en Christ.

IV. Conclusion

Nous sommes au 21e siècle. Ce défi lancé à Josué par Dieu et aussi actuel pour nous. L'Eglise de Christ est en constant mouvement en avant. Il s'agit de prendre possession de nouvelles terres arrachées à notre ennemi, Satan. Suivons les impératifs du Seigneur et saisissons-nous de ses promesses. A nous de nous lever et de conquérir le pays de la promesse. A Dieu de nous accorder la réalisation de toutes ses promesses.

Peut-être il y a quelqu'un qui se décide aussi de lâcher son ancienne vie et de saisir Jésus comme son Sauveur prêt à lui donner une nouvelle vie passionnante, celle du pardon, du salut et de la joie. Alors n'hésitez pas à suivre dès aujourd'hui le divin JOSUE, L'ETERNEL MON SALUT (Jésus Christ).

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Dangers de la face cachée du leader

29 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Dangers de la face cachée du leader

Dangers de la face cachée du leader

(d'après le livre : « OVERCOMING THE DARK SIDE OF LEADERSHIP »)

Les dangers de notre côté sombre :

Les tendances compulsives peuvent engendrer :

§ Une rigidité personnelle et dans l'organisation qui étouffe la créativité et sape les relations avec les autres

§ Un environnement de propre justice et de légalisme qui aliène ceux que nous voulons conduire.

§ Un dirigeant qui va être « drogué de travail », ou qui va exploser douloureusement sur la plan émotionnel (dépression), qui peut le conduire à un burn-out complet.

§ Une rébellion ou une aliénation de la part de ceux qui ne supportent plus d'être contrôlés et qui réagissent (le foyer comme l'église peuvent se fracturer dans ces conditions)

Les tendances narcissiques peuvent engendrer :

§ Le fait d'exploiter ceux que nous sommes appelés à conduire.

§ Au lieu de répondre aux besoins des autres, ce type de dirigeant voit les autres comme des « instruments » qui servent à satisfaire son appétit insatiable de réalisations grandioses et meilleures.

§ Des églises qui s'effondrent sous le poids financier de projets de constructions dont elles n'avaient pas besoin ou qu'elles n'étaient pas en mesure de payer, simplement dans le but de permettre à un dirigeant insécurisé de se sentir bien pour un moment.

§ Parfois, des pratiques illégales ou contraires à la morale, alors que le dirigeant veut absolument réussir, sans tenir compte du prix qu'il faut payer.

Les tendances paranoïdes peuvent engendrer :

§ Un état permanent de déni cher le dirigeant.

§ Une méfiance terrible au sein de l'équipe de direction, un combat de type « guérilla » au sein de l'église.

§ Une incapacité à apprécier une véritable communion entre chrétiens.

Les tendances à la co-dépendance peuvent engendrer :

§ Une auto-destruction du ministère du dirigeant, qui essaie de rendre tout le monde heureux dans l'église et de répondre aux besoins de tous, en mettant de côté les siens et ceux de sa famille.

§ Burn-out, divorce, adultère, maladie physique.

Les tendances du tempérament passif-agressif engendrent :

§ Un dirigeant qui vit constamment avec la honte et les conséquences de ses explosions incontrôlées.

§ Un dirigeant qui doit parfois déménager malgré lui d'église en église à cause de ses comportements changeants et bizarres, et qui n'arrive pas à comprendre pourquoi « ces gens » ne l'aiment pas ou ne le veulent pas.

Nous devons prendre la responsabilité de triompher de notre côté sombre. Il vaut la peine de faire un effort pour nous éviter certaines de ces conséquences négatives, et prévenir un éventuel échec dans notre rôle de dirigeant.

Comment racheter notre côté sombre ?

Notre côté sombre n'est pas intrinsèquement mauvais : c'est une partie de l'être humain. Dieu fait son œuvre au travers de notre côté sombre pour accomplir ses buts et pour nous élever à certains postes de responsabilités.

Cependant, il est essentiel que notre côté sombre soit racheté à un certain degré, si nous voulons mieux servir les buts du Seigneur et être moins occupés à satisfaire nos propres besoins.

→ Nous devons examiner en profondeur nos motivations, ainsi que les peurs et anxiétés qui accompagnent le leadership.

→ Nous apprendrons alors à remettre à Dieu nos motivations injustes et nos craintes.

→ Nous devons réaliser qu'aucun niveau de succès ou d'épanouissement de soi ne pourra combler les trous créés par nos besoins non satisfaits.

§ Celui qui a des tendances compulsives : doit réaliser que Dieu est Souverain, et qu'il contrôle totalement sa vie personnelle, ainsi que les circonstances qui entourent sa vie. Il doit apprendre à faire confiance au Seigneur pour tous les détails de sa vie.

§ Celui qui a des tendances narcissiques : doit apprendre qu'aucune dose de réussite ou de reconnaissance de la part des autres ne pourra étancher sa soif intérieure permanente de savoir qu'il est à la hauteur et son besoin d'être estimé - à moins de trouver une complète satisfaction en Christ.

§ Celui qui a des tendances paranoïdes : doit apprendre à faire confiance à Dieu pour être son protecteur, et qu'Il sera sa forteresse contre toutes les attaques sui se lèveront contre son leadership (réelles ou imaginaires). Ce type de dirigeant devra apprendre que lorsqu'il encourage le développement des autres, Dieu veillera à lui rendre justice.

§ Celui qui a des tendances co-dépendantes : doit apprendre qu'il n'est pas responsable des attitudes et des réactions des autres, et que faire plaisir à Dieu est plus important que recevoir l'approbation des gens qu'il sert. En tant que dirigeant, nous n'avons pas la responsabilité de répondre aux attentes de tout le monde, nous ne pouvons pas toujours sauvegarder la paix. A certains moments nous sommes utilisés par Dieu pour que les gens se sentent mal à l'aise avec certains comportements inacceptables.

§ Celui qui a des tendances passives-agressives : doit apprendre qu'une motivation issue d'une vision inspirée par Dieu associée avec une stratégie bien au point sont plus efficaces que la manipulation des autres, au moyen d'explosions émotionnelles en public.

C'est en suivant ce processus d'apprendre à mieux nous connaître et à progressivement mieux gérer notre côté sombre que nous pourrons éviter son paradoxe destructeur, et que nous permettrons à Dieu de mieux exercer son contrôle sur notre leadership. Avec le temps, nous pourrons exercer notre leadership avec plus de repos, alors que nous dirigerons calmement et avec foi pour la gloire de Dieu plutôt que pour nous satisfaire nous-mêmes.

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LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

27 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT
Par Watchman N
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I. UNE CONSCIENCE DÉPOURVUE D'OFFENSE

Une fois que nous croyons au Seigneur, nous devons prendre l'habitude de demander pardon et de restituer. Si nous avons offensé quelqu'un, ou si nous avons failli dans notre relation avec un autre, nous devons apprendre à demander pardon et à dédommager. Si un homme ne confesse pas ses péchés devant Dieu et ne demande pas pardon aux hommes en proposant de restituer, sa conscience pourra facilement s'endurcir. Une fois que la conscience s'endurcit, un problème sérieux et fondamental se manifeste : il devient difficile pour la lumière de Dieu d'éclairer l'homme. Nous devons prendre l'habitude de confesser nos péchés et de dédommager pour garder une conscience sensible et vive devant le Seigneur.

Une personne qui travaillait pour le Seigneur a demandé un jour : « Depuis combien de temps n'avez-vous pas demandé pardon à quelqu'un ? » Si cela fait longtemps qu'une personne ne s'est pas confessée à quelqu'un d'autre, il y a sans doute un problème avec la conscience de cette personne. Nous offensons régulièrement les autres. Si une personne a offensé quelqu'un et ne le ressent pas dans sa conscience, celle-ci doit être malade ou anormale. Le temps qui vous sépare de votre dernière confession peut vous permettre de savoir s'il existe ou non un problème entre vous et Dieu. Si le temps est long, cela prouve qu'il y a un manque de lumière dans votre cœur. Si le temps est court, autrement dit, si vous vous êtes récemment confessé à quelqu'un, cela prouve que votre conscience est encore sensible. Pour pouvoir vivre dans la lumière de Dieu, nous avons besoin d'une conscience sensible, et pour que notre conscience demeure sensible, nous avons besoin de continuellement reconnaître le péché comme tel. Nous devons nous confesser à Dieu, et nous devons aussi demander pardon aux hommes et les dédommager.

Si nous avons offensé Dieu et que l'offense n'a aucun rapport avec l'homme, nous n'avons pas besoin de nous confesser à l'homme. Nous ne devons pas tomber dans l'extrême. Si les péchés d'un frère ou d'une sœur n'ont aucun rapport avec les hommes, et qu'ils n'ont offensé que Dieu, ils n'ont besoin que de se confesser à Dieu ; il n'y a absolument aucun besoin de se confesser à l'homme. J'espère que nous ferons attention à ce principe.

Quelles sortes de péchés offensent les hommes ? Comment une personne doit elle s'excuser auprès d'une autre, ou dédommager une autre quand elle l'offense ou qu'elle pèche dans sa relation avec elle ? Pour être clair sur ce point, il est nécessaire d'étudier attentivement deux parties des Écritures.

II. LE SACRIFICE D'EXPIATION DE LÉVITIQUE 5

Le sacrifice d'expiation revêt deux aspects spécifiques, qui sont tous deux présentés dans le chapitre cinq. Le début de ce chapitre nous dit que nous devons confesser à Dieu et offrir un sacrifice d'expiation pour nos divers péchés. La fin du chapitre nous dit qu'il n'est pas suffisant d'offrir un sacrifice à Dieu si nous avons offensé une personne dans le domaine matériel ; nous devons aussi dédommager la personne que nous avons offensée. Ce passage nous dit que si nous avons offensé quelqu'un dans le domaine matériel, nous devons régler ce problème avec l'homme. Bien sûr, cela ne nous dispense pas de nous confesser à Dieu et de Lui demander pardon. Mais dans ce cas, traiter uniquement avec Dieu n'est pas suffisant. Nous ne pouvons pas demander à Dieu de nous pardonner pour le compte de ceux que nous avons offensés.

Comment devons-nous traiter ce problème du côté de l'homme ? Regardons de plus près le sacrifice d'expiation de la fin de Lévitique 5.

A. Certains péchés constituent des offenses envers l'homme

Lévitique 5:21-26
“Lorsque quelqu'un péchera et commettra une infidélité envers l'Éternel, en mentant à son prochain au sujet d'un dépôt, d'un objet confié à sa garde, d'une chose volée ou soustraite par fraude, en niant d'avoir trouvé une chose perdue, ou en faisant un faux serment sur une chose quelconque de nature à constituer un péché; lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ou la chose quelconque sur laquelle il a fait un faux serment. Il la restituera en son entier, y ajoutera un cinquième, et la remettra à son propriétaire, le jour même où il offrira son sacrifice de culpabilité. Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. [...] ” » suite

Une personne qui a offensé quelqu'un dans le domaine matériel doit régler le problème avec les hommes avant de pouvoir être pardonnée. Si elle ne règle pas le problème avec les hommes, elle ne pourra pas recevoir le pardon.

Ces versets décrivent six types de péchés :

(1) Mentir à son prochain au sujet d'une chose confiée : Cela signifie que quelqu'un nous a confié quelque chose, et que nous en avons intentionnellement retenue la meilleure partie en restituant la chose. Ceci est un mensonge, et c'est un péché devant Dieu. Nous ne devons pas mentir aux autres par rapport à ce qu'ils nous ont confié, mais nous devons plutôt garder la chose fidèlement. Les enfants de Dieu devraient toujours garder fidèlement les choses que les autres leur confient. Si nous ne pouvons pas le garder, nous ne devons pas accepter un tel dépôt. Une fois que nous l'avons accepté, nous devons faire de notre mieux pour le garder. Si quelque chose se produit suite à notre infidélité, nous avons péché envers l'homme.

(2) Mentir à son prochain au sujet d'une chose déposée entre ses mains : Cela signifie traiter injustement ou mentir dans les relations professionnelles, ou tirer profit par des moyens abusifs, ou usurper quelque chose injustement par le commerce. C'est là un péché devant l'Éternel duquel nous devrions nous occuper sérieusement.

(3) Voler : Même si cela n'arrive certainement pas parmi les saints, nous devons pourtant en parler. Personne ne doit acquérir quoi que ce soit par le vol. Celui qui profite de sa position ou de son pouvoir pour usurper les biens d'autrui a commis un péché.

(4) Extorquer à son prochain : Profiter de quelqu'un en usant de sa position ou de son pouvoir est un péché. Aux yeux de Dieu, Ses enfants ne devraient jamais faire une telle chose. Nous devons nous traiter un tel problème.

(5) Mentir au sujet d'une chose perdue : Les nouveaux croyants doivent prendre garde à ce sujet. Beaucoup de personnes ont menti concernant des choses que les autres ont perdues. Dire que quelque chose n'est rien, dire que beaucoup est peu, ou échanger ce qui est mauvais contre ce qui est bon, c'est mentir. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Il y a beaucoup, mais vous dites qu'il y a peu. Une chose peut être bonne, mais vous dites qu'elle est mauvaise - tout cela constitue un péché. Une personne a perdu quelque chose et vous en profitez, en extorquant d'elle un gain ou un bénéfice : c'est un péché. Un chrétien ne doit pas prendre possession des biens d'autrui. Si vous avez pris quelque chose par erreur, vous devez le garder précieusement afin de pouvoir le rendre à son propriétaire. Ne vous appropriez jamais une chose perdue. Il n'est pas juste de conserver les objets perdus ; c'est encore pire d'usurper les biens d'autrui par la fraude. Obtenir les biens d'autrui par tout moyen injuste est un péché. Un croyant ne devrait jamais faire quelque chose qui lui profite au détriment d'un autre.

(6) Jurer en mentant : C'est un péché que de jurer injustement concernant une chose matérielle. Vous savez quelque chose, et pourtant, vous dites que vous ne savez rien. Vous avez vu quelque chose, mais vous dites n'avoir rien vu. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Quelqu'un qui jure injustement a péché.

« Toutes les choses qu'un homme fait de manière à pécher en les faisant. » Cela nous parle de tous les péchés que nous commettons dans le domaine matériel. Les enfants de Dieu doivent apprendre cette leçon, et ne jamais s'en éloigner : ils ne doivent pas s'approprier le bien d'autrui. Les biens des autres appartiennent aux autres. Ne vous les appropriez pas. Celui qui jure faussement concernant l'une des choses mentionnées ci-dessus a péché.

Frères et sœurs, s'il a de la malhonnêteté dans quelque chose que vous avez fait, si vous avez acquis quelque chose au détriment d'un autre, ou si vous avez acquis une chose dans l'une des six circonstances mentionnées, vous avez péché. Vous devez traiter ce problème avec sérieux.

B. Comment dédommager

Notre manière de vivre doit être juste et notre conscience dépourvue d'offense devant Dieu. La Parole de Dieu nous dit : « Alors, s'il a péché et qu'il soit coupable, il arrivera qu'il rendra l'objet qu'il a volé » (v. 23). Le mot « rendra » est très important. Le sacrifice d'expiation a deux aspects. Il y a d'un côté le besoin de propitiation devant Dieu et de l'autre, le besoin de « rendre » à l'homme ce qui a été enlevé. Ne pensez pas que la propitiation devant Dieu soit suffisante. Vous devez également rendre à l'homme ce qui lui a été enlevé. Si vous ne le rendez pas, il manque quelque chose. Le sacrifice d'expiation du début de Lévitique 5 nous parle des choses qui ne constituent pas des offenses matérielles envers les hommes. Bien sûr, dans ce cas il n'y a aucun besoin de rendre la chose. Mais les péchés dont il est question à la fin de Lévitique 5 impliquent une perte matérielle, auquel cas il est nécessaire de faire restitution. La propitiation par le sacrifice n'était pas suffisante. Il fallait en plus « rendre » ce qui avait été enlevé. C'est pourquoi le verset 23 nous dit :

Lévitique 5:23
“lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ”

Tout ce qui s'acquiert par des moyens injustes doit être restitué. Nous devons rendre ce qui a été volé, ce qui a été extorqué, ce qui a été confié, ce qui a été retrouvé, et ce au sujet duquel on a juré faussement. Toutes ces choses doivent être restituées.

Comment devons-nous restituer ces choses ?

Lévitique 5:5
“Celui donc qui se rendra coupable de l'une de ces choses, fera l'aveu de son péché. ”

Il y a trois choses qui sont intéressantes à noter.

Premièrement, nous devons restituer complètement. Nous sommes dans l'erreur si nous ne restituons rien. Mais nous sommes tout autant dans l'erreur si nous ne restituons pas complètement. Il ne suffit pas de demander pardon. Si l'objet demeure dans votre maison, cela prouve que vous êtes encore dans l'erreur. Nous devons tout restituer.

Deuxièmement, Dieu ne veut pas seulement que nous restituions complètement, mais Il veut aussi que nous ajoutions un cinquième lorsque nous restituons. Pourquoi devons-nous ajouter un cinquième ? Selon ce principe, nous devons restituer abondamment. Si nous avons volé de l'argent ou d'autres choses, Dieu veut que nous ajoutions un cinquième à la valeur totale lorsque nous faisons restitution. Dieu ne veut pas que Ses enfants rendent le strict minimum. En imprimant des livres, l'imprimeur laisse toujours une marge en haut, en bas, à gauche et à droite. De la même façon, nous ne devons pas être mesquins lorsque nous demandons pardon aux gens et que nous leur rendons ce qui leur appartient. Nous devons être généreux.

Certains n'ajoutent pas un cinquième à leur restitution. En fait, ils rendent bien moins d'un cinquième de ce qu'ils devaient. Ils demandent pardon en disant : « C'est vrai que je t'ai offensé sur ce point, mais j'avais raison sur d'autres points. Sur d'autres points je ne t'ai pas offensé, au contraire, c'est toi qui m'as offensé. » Ce n'est pas une confession, c'est un règlement de comptes. Si vous voulez vous confesser, ne soyez pas si mesquin. Ce n'est pas grave de demander pardon pour plus qu'il ne faut, ce qui est grave, c'est de demander pour moins. Pourquoi avez vous péché initialement ? Puisque vous devez maintenant restituer, soyez généreux. Ne prenez pas quelque chose à quelqu'un pour ensuite lui rendre uniquement ce que vous avez pris. Vous devez restituer généreusement.

Les enfants de Dieu devraient se comporter d'une manière digne de leur Père. C'est particulièrement vrai dans le domaine de la confession. Demander pardon dans l'esprit d'un règlement de comptes n'est pas le type de confession que les enfants de Dieu devraient pratiquer. Les enfants de Dieu devraient confesser leurs fautes complètement et ajouter un cinquième lors d'un dédommagement. Personne ne devrait hésiter à faire le moindre sacrifice lorsqu'il s'agit de la confession. Si vous vous occupez de calculer combien chacun doit à l'autre lorsque vous demandez pardon, alors vous ne vous comportez pas en chrétien. Certaines personnes disent : « Je n'étais pas en colère au départ, mais ce que tu as dit m'as mis en colère. J'ai confessé ma faute, maintenant c'est à toi de confesser la tienne. » Il s'agit ici tout simplement d'un règlement de comptes ; ce n'est pas une confession. Si vous faites une confession, vous devriez faire un mille de plus:

Matthieu 5:41
“Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. ”

Soyez plus généreux dans le domaine de la confession. Ne retenez rien dans votre confession ; soyez plutôt généreux.

Ajouter un cinquième à notre confession ou notre dédommagement nous rappelle que nous y perdons lorsque nous offensons les autres, et que par conséquent, nous devons faire attention de ne pas recommencer. Lorsqu'un nouveau croyant offense quelqu'un, il doit réaliser qu'il en souffrira en fin de compte, même s'il pense avoir gagné quelque chose sur le moment. Il a pris cinq cinquièmes, mais il doit en rendre six. Il est facile de prendre quelque chose à quelqu'un. Mais lorsqu'on doit le rendre, il faut y ajouter un cinquième de sa valeur.

Troisièmement, nous devons effectuer notre confession et notre dédommagement dès que possible. Le verset 24 nous dit : « Il le donnera à celui à qui cela appartient, le jour de son sacrifice pour le délit. » Si nous avons la possibilité de restituer l'objet en question, ou si l'objet est encore en notre possession, nous devrions le restituer le jour même où nous apprenons notre faute. Il est trop facile de repousser cette chose. Plus les enfants de Dieu repoussent la confession et le dédommagement, plus la sensation du péché s'estompera. Dès que nous recevons la lumière, nous devons agir en conséquence. Nous devons restituer le jour même. J'espère que nos frères et sœurs prendront ce chemin étroit dès le moment de leur conversion. Nous ne devrions jamais profiter des autres et agir injustement. Le principe de base de la vie chrétienne sur cette terre est de ne pas profiter des autres. Profiter des autres, c'est mal. Nous ne devons pas profiter des autres, mais plutôt prendre l'habitude dès le départ de traiter les autres avec justice.

Nous devons rendre aux autres ce qui leur appartient. Mais ce n'est pas tout. Nous ne devons pas penser que l'affaire est réglée dès que nous avons demandé pardon et que nous avons dédommagé la personne. L'affaire n'est pas encore réglée.

Lévitique 5:25
“Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. ”

Après avoir confessé notre faute et avoir fait restitution, nous devons encore aller à Dieu pour obtenir le pardon. Le sacrifice d'expiation dont il est question au début du chapitre cinq ne concerne que le cas où il n'y a pas de dommage matériel. Mais dans le cas présenté à la fin du chapitre cinq, il s'agit d'une faute envers l'homme. Dans ce cas, nous devons d'abord aller régler le problème auprès de l'homme avant de venir à Dieu pour obtenir le pardon. Tant qu'une affaire n'est pas réglée avec l'homme, nous ne pouvons pas nous adresser à Dieu pour obtenir le pardon. Que se passe-t-il une fois que l'affaire est réglée avec l'homme et nous nous sommes confessés devant Dieu ?

Lévitique 5:26
“Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. ”

Voilà ce que le Seigneur demande. Celui qui a commis une faute envers l'homme dans le domaine matériel devrait faire de son mieux pour dédommager. Ensuite, il peut venir devant Dieu et Lui demander le pardon de son péché par le sang du Seigneur.

Nous ne devons pas considérer cela comme une chose insignifiante. Si nous sommes négligents, nous profitons des autres et nous péchons contre eux. Les enfants de Dieu devraient se souvenir de cela et y prêter attention durant toute leur vie. Quel que soit le domaine dans lequel ils ont offensé les autres, ils devraient toujours les dédommager et confesser leurs péchés à Dieu.

III. L'ENSEIGNEMENT DE MATTHIEU 5

Tournons-nous maintenant vers une autre portion des Écritures : Matthieu 5. Ce chapitre diffère de Lévitique 5, qui nous parle des transgressions envers l'homme uniquement dans le domaine matériel. Matthieu 5 aborde beaucoup plus que les transgressions dans le domaine matériel.

Matthieu 5.23-26 nous dit :

Matthieu 5:23-26
“Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. [...]” » suite

Les quadrants dont il est question ici ne signifient pas simplement des quadrants physiques. Ils nous parlent du principe de perte dans un certain domaine.

Le Seigneur nous dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi. » Cela se réfère particulièrement aux disputes qui se produisent parmi les frères, parmi les enfants de Dieu. Si vous offrez un sacrifice sur l'autel, c'est-à-dire que vous offrez quelque chose à Dieu et que soudain vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, le fait de vous souvenir vient de Dieu. Le Saint-Esprit vous donne souvent une pensée appropriée. Lorsque vous vous souvenez de quelque chose, ne rejetez pas la pensée en vous disant que ce n'est qu'une pensée. Dès que vous vous souvenez de quelque chose, il faut vous en occuper avec soin.

Si vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, c'est que vous avez péché contre lui. Votre transgression peut être ou non dans le domaine matériel. Peut-être l'avez-vous offensé en agissant injustement envers lui. L'accent n'est pas sur les choses matérielles, mais plutôt sur ce que les autres ont contre vous. Un nouveau croyant devrait réaliser que s'il offense quelqu'un et qu'il ne demande pas pardon, c'en est fini de lui, dès lors que la personne offensée mentionne son nom et soupire devant l'Éternel. Rien de ce qu'il offrira au Seigneur ne sera accepté. Tout ce qu'il demandera dans la prière sera refusé. Nous ne devrions pas donner l'occasion à qui que ce soit de soupirer devant Dieu à notre sujet. Une fois que cette personne soupire, c'en est fini de nous devant Dieu. Si nous avons fait le mal, ou si nous avons offensé ou blessé quelqu'un, la personne en question n'a pas besoin de nous accuser devant Dieu. Il suffit qu'elle dise : « Oh ! Untel... », il suffit même qu'elle dise : « Oh ! » et tout ce que nous offrons à Dieu sera rejeté. Tout ce que l'autre a besoin de faire, c'est soupirer devant Dieu à cause de nous. Nous ne devrions jamais donner l'occasion à un frère ou une sœur de soupirer devant Dieu à notre sujet. Si nous leur donnons une raison de soupirer, nous perdons alors toutes nos perspectives spirituelles, et toutes nos offrandes àDieu seront refusées.

Si vous offrez un sacrifice sur l'autel et que vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, ou a une quelconque raison de soupirer à cause de vous, n'offrez pas votre offrande. Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, « va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » Dieu veut l'offrande, mais vous devez d'abord être réconcilié avec votre frère. Ceux qui ne sont pas réconciliés avec les hommes ne sont pas capables d'offrir des offrandes à Dieu. Vous devez laisser là votre offrande, et aller d'abord vous réconcilier avec votre frère, puis venir présenter votre offrande. Voyez-vous comment il faut agir ? Vous devez d'abord aller vous réconcilier avec votre frère. Que signifie être réconcilié avec son frère ? Cela signifie ôter la colère de son frère. Vous aurez besoin de demander pardon et peut-être aussi de le dédommager. Cependant, il s'agit de satisfaire votre frère. Il ne s'agit pas d'ajouter un cinquième, ou un dixième ; il s'agit d'être réconcilié. Se réconcilier signifie satisfaire la demande de l'autre.

Quand vous avez offensé votre frère et commis une faute envers lui, quand il est dérangé et qu'il pense que vous n'avez pas agi justement et quand vous lui avez donné l'occasion de soupirer à votre égard devant Dieu, votre communion spirituelle avec Dieu est interrompue ; toutes vos perspectives spirituelles ont disparu. Vous n'avez peut-être aucun sentiment d'être dans les ténèbres et vous avez peut-être l'impression d'avoir raison, mais l'offrande que vous offrez sur l'autel a perdu sa valeur. Vous ne pouvez rien demander à Dieu. Vous ne pouvez rien donner à Dieu. Vous ne pouvez ni Lui donner quelque chose, ni recevoir des réponses de Sa part. Vous avez peut-être tout remis sur l'autel, mais Dieu n'en est pas satisfait. Il faut donc, lorsque vous venez à l'autel de Dieu, être réconcilié avec votre frère. Quelles que soient ses demandes, vous devez faire de votre mieux pour les honorer. Apprenez à satisfaire les justes demandes de Dieu, ainsi que les justes demandes de votre frère. Vous ne pouvez offrir votre sacrifice à Dieu qu'après avoir fait cela. C'est un sujet très sérieux.

Nous ne devons pas offenser les autres à la légère. En particulier, nous ne devons pas offenser les frères et les sœurs à la légère. Si nous offensons un frère ou une sœur, nous tombons immédiatement sous le jugement de Dieu, et il n'est pas facile d'en sortir. Dans le verset 25, le Seigneur souligne :

Matthieu 5:25
“Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. ”

Voilà un frère qui a souffert l'injustice à cause de vous ; il n'est pas en paix devant Dieu. Les mots du Seigneur nous sont adressés en termes humains. Notre frère est comme un plaignant au tribunal. L'expression « pendant que tu es en chemin avec lui » est merveilleuse. Aujourd'hui nous sommes encore « en chemin ». Notre frère n'est pas encore mort, et nous non plus. Nous voici, et le voici. Il est en chemin, et nous aussi. Nous devons nous accorder promptement avec lui. Il est très facile pour nous de ne plus être là un jour ; il est très facile pour nous de ne plus être « en chemin ». Il est également très facile pour notre frère de ne plus être là, et de ne plus être « en chemin ». À ce moment-là il sera trop tard. Personne ne sait qui sera le premier à partir. À ce moment-là il sera trop tard pour faire quoi que ce soit. Pendant qu'il est encore là et que nous sommes encore là, il y a la possibilité de se parler et de se demander pardon. Nous devrions être réconciliés les uns envers les autres rapidement. La porte du salut ne restera pas toujours ouverte. Il en est de même pour la porte de la confession mutuelle entre frères. Les frères ont souvent regretté de ne pas avoir eu l'occasion de se demander pardon ; la personne offensée n'est plus en chemin. Si nous avons offensé quelqu'un, nous devrions profiter de la première occasion pour nous réconcilier avec lui pendant que nous sommes encore tous les deux en chemin. Nous ne savons pas si les autres seront là demain. Nous devons donc être bien disposés envers les frères pendant que nous sommes en chemin. Une fois qu'une personne n'est plus en chemin, il n'est plus possible de régler le problème.

Nous devons réaliser combien ce sujet est important ! Vous ne pouvez pas être nonchalant ou négligent dans ce domaine. Pendant qu'il vous reste encore du temps, soyez bien disposés envers votre frère ! Si vous savez qu'un frère a quelque chose contre vous, vous devez vous en occuper. Vous devez faire le maximum pour lui demander pardon, de peur de ne plus avoir la possibilité de vous réconcilier par la suite.

Ensuite, le Seigneur nous parle de nouveau en termes humains : « De peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. » Nous ne nous attarderons pas sur l'interprétation biblique concernant le paiement des derniers quadrants. Nous relèverons simplement la nécessité de payer les derniers quadrants. Nous voyons que cette affaire doit être réglée correctement. Si nous ne la réglons pas bien, l'affaire ne sera pas résolue. Le Seigneur ne nous parle pas d'un jugement futur ni d'être jeté et libéré d'une véritable prison. Le Seigneur ne met pas l'accent sur ces choses. Son souci est que nous soyons réconciliés aujourd'hui, et que nous payions tous les quadrants nécessaires aujourd'hui, sans remettre au lendemain. Nous devons faire cela pendant que nous sommes encore en chemin. Nous ne devons pas remettre l'affaire en espérant qu'elle se réglera plus tard. Ce n'est pas sage, et il n'est pas bon de remettre les choses à plus tard. Les enfants de Dieu doivent bien apprendre cette leçon. Nous devons restituer lorsque c'est nécessaire, et demander pardon lorsque c'est nécessaire. Nous devons constamment restituer et constamment demander pardon. Nous ne devons laisser aucune occasion à un frère ou à une sœur de nourrir une plainte contre nous. Si notre conscience est pure, et que le mal n'est de toute évidence pas de notre côté, nous pouvons être en paix. Autrement, si nous avons mal agi, nous devons demander pardon. Nous devons être irréprochables dans notre conduite. Nous ne devons pas toujours considérer que les autres ont tort et que nous avons raison. Il n'est assurément pas bon d'ignorer les plaintes des autres et d'insister sur le fait que nous avons raison.

IV. QUELQUES CONSIDERATIONS PRATIQUES

Premièrement, la portée de votre confession devrait être à la mesure de votre offense. Vous devriez tout faire selon la Parole de Dieu et ne pas emprunter la voie extrême. N'exagérez rien. Une fois que vous commencez à exagérer les choses, vous tomberez sous l'attaque de Satan. Si vous offensez beaucoup de personnes, vous devez demander pardon à beaucoup de personnes. Si vous offensez un seul individu, vous ne devez demander pardon qu'à cet individu. Confesser votre faute à une seule personne si vous avez offensé beaucoup de personnes, c'est insuffisant. Confesser votre faute à beaucoup de personnes, alors que vous n'en avez offensé qu'une, c'est en faire trop. La portée de notre confession dépend de la portée de notre offense. La portée de notre témoignage est autre chose. Parfois vous avez offensé un seul individu, mais parce que vous voulez témoigner aux frères et sœurs, vous leur en parlez. C'est là tout à fait autre chose. En ce qui concerne la confession, nous devons nous limiter à la portée de notre offense. Nous ne devons pas dépasser cette limite. Faisons attention à ce point.

Deuxièmement, notre confession doit être complète. Nous ne devons rien cacher dans le but de « sauver la face » ou de préserver notre intérêt. Il existe bien entendu des cas où nous devons user de beaucoup de discernement dans notre façon de nous confesser ; nous devons faire attention aux intérêts des autres. Dans de tels cas, il vaudrait peut-être mieux de parler de l'offense sans entrer dans les détails. Si nous avons du mal à prendre des décisions dans des cas délicats, demandons conseil à des frères et sœurs plus expérimentés qui pourront nous aider à faire le bon choix.

Troisièmement, il y aura parfois des cas où vous ne serez pas en mesure d'effectuer le dédommagement adéquat. Cependant, la possibilité de dédommager et le désir de dédommager sont deux choses bien distinctes. Certaines personnes sont peut-être incapables de dédommager, mais elles ont au moins le désir de le faire. Si quelqu'un est incapable de dédommager immédiatement, il devrait dire à la personne offensée : « Je veux te dédommager, mais je ne suis pas en mesure de le faire aujourd'hui. Sois patient avec moi ; je le ferai dès que possible. »

Quatrièmement, la loi de l'Ancien Testament nous indique que si le bénéficiaire légitime de notre dédommagement est décédé et qu'il n'a laissé aucun parent qui puisse recevoir le dédommagement, cela devrait être remis aux sacrificateurs qui servent l'Éternel :

Nombres 5:8
“S'il n'y a personne qui ait droit à la restitution de l'objet mal acquis, cet objet revient à l'Éternel, au sacrificateur, outre le bélier expiatoire avec lequel on fera l'expiation pour le coupable. ”

Selon ce principe, si le bénéficiaire de votre dédommagement n'est plus disponible, vous devez dédommager ses proches parents. S'il n'a aucun parent, vous devez dédommager l'Église. Si vous pouvez dédommager, vous devez dédommager la personne offensée ou l'un de ses proches parents. Vous ne devez pas dédommager l'Église pour des raisons de commodité. Cependant, si la personne offensée est décédée et qu'il semble n'y avoir aucune possibilité de confession, vous pouvez traiter l'affaire avec l'Église selon ce principe.

Cinquièmement, après avoir confessé, vous devez vous assurer que vous n'êtes pas condamné dans votre conscience. Il est possible que la conscience continue à subir la condamnation même une fois que vous avez confessé le péché. Nous devons être au clair sur le fait que le sang du Seigneur a purifié notre conscience. Grâce à Sa mort nous avons une conscience dépourvue d'offense devant Dieu et nous pouvons nous approcher de Dieu. Ce sont là des faits. Toutefois, nous devons voir que, pour être purs devant les hommes, nous devons nous occuper sérieusement des péchés. Nous devons nous occuper de toutes nos offenses dans le domaine matériel aussi bien que dans les autres domaines de notre vie. Mais nous ne devons pas permettre à Satan de nous condamner injustement.

Sixièmement, la confession est en rapport avec la guérison physique.

Jacques 5:16
“Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. ”

Le résultat de la confession est souvent la guérison divine. La maladie intervient souvent lorsqu'il y a des obstacles parmi les enfants de Dieu. Si nous confessons nos péchés les uns aux autres, nous serons guéris de nos maladies.

J'espère que les frères et sœurs seront vigilants dans ce domaine de la confession et du dédommagement. C'est ainsi que nous pouvons maintenir notre pureté. Si quelqu'un a transgressé envers l'homme, il doit confesser son péché envers Dieu d'une part, et il doit s'occuper sérieusement de sa relation avec l'homme d'autre part. Ce n'est qu'alors que sa conscience demeurera forte. Quand sa conscience est forte, une personne peut faire de bons progrès dans le domaine spirituel.

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VOIR DANS LA VISION DE DIEU

22 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

VOIR DANS LA VISION DE DIEU

VOIR DANS LA VISION DE DIEU

La vision spirituelle : Elle doit caractériser la vie du croyant authentique et consiste à voir dans la

vision du Tout Puissant : « Et maintenant voici, je m'en vais vers mon peuple. Viens, je t'annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps. Balaam prononça son oracle, et dit: Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l'homme qui a l’œil ouvert, Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui connaît les desseins du Très Haut, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent. Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s'élève d'Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth. Il se rend maître d'Édom, Il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force. Celui qui sort de Jacob règne en souverain, Il fait périr ceux qui s'échappent des villes » (Nombre 24.14-19).

Une personne de vision doit :

a) Avoir les yeux (spirituels) ouverts

b) Entendre les paroles de Dieu (oreilles spirituelles ou discernement)

c)Connaître les desseins du Très haut (connaissance, intelligence dans la compréhension des choses spirituelles)

d)Voir la vision du Tout Puissant (voir comme Dieu Lui-même voit)

e)Celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent (aller au Conseil de Dieu et recevoir instruction ou direction précise pour un but, un objectif à atteindre).

f)Celui qui a la révélation de Dieu pour maintenant, et marche dans la révélation des voies de Dieu pour le futur « Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai » (Actes 26.16).

La vision est parfois donnée comme celle que nous venons de mentionner concernant l’Apôtre Paul pour fixer un objectif dans une vie en vue d’atteindre les desseins rédemptifs de Dieu dans une vie, une nation, un peuple précis :

Moïses : a) «Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font souffrir les Égyptiens. Maintenant, va, je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les enfants d'Israël » (Ex 3.9-10).

b) Regarde, et fais d'après le modèle qui t'est montré sur la montagne » (Ex 25.40).

Pour avoir une inspiration qui conduit à une vision selon le cœur de Dieu et obtenir de l’aide en temps opportun, il faut toujours regarder à Dieu (Psaumes 34.6 ; 123.1 ; Esaïe 40.26 ; Jean 11.41 ; 17.1 ; Actes 1.10 ; 7.55.

Elle est parfois donnée :

a)en réponse à une prière : « Élisée pria, et dit: Éternel, ouvre ses yeux, pour qu'il voie. Et l'Éternel ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d'Élisée » 2 Rois 6.17).

b)Les afflictions préparent à la vision : « Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon œil t'a vu » (Job 42.5). « En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre; Et, délivrés de l'obscurité et des ténèbres, Les yeux des aveugles verront » (Esaïe 29.18).

c)La pureté du cœur est essentielle à la vison : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! » Mt 5.8)

d)Seuls les croyants possèdent la vison : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi » (Jean 14.19).

e)Le Saint-Esprit est l’auteur de la vision : « Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera » (Jean 16.14-15).

f)La vision utilise le télescope (lunette, microscope, jumelle, longue-vue) de la foi : « C'est par la foi qu'il quitta l'Égypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible » (Hébreux 11.27.

1.La Vision domine la vie de celui qui la reçue :

-Regarder derrière empêche le progrès : « La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel » (Genèse 19.26). « Jésus lui répondit: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9.62)

-Regarder vers Christ sauve : «Moïse fit un serpent d'airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d'airain, conservait la vie » (Nombres 21.9) Jean 3.14-15

-Regarder les difficultés déprime : «Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria: Seigneur, sauve-moi! » (Mt 14.29-30)

  • Regarder vers le ciel produit la gloire : « Mais Étienne, rempli du Saint Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu » (Actes 7.55).

LA FORCE DE LA VISION

"Sans vision le peuple dépérit." (Proverbes 29.18).

Si vous vivez en accord avec la vision divine, quatre éléments devraient régir votre quotidien:

1- La passion du succès final.

Une vision claire et nette pour votre vie vous permettra d'anticiper le résultat final. Malgré les difficultés rencontrées en chemin, votre cœur bondira à l'avance. La passion est une émotion qui enrichira votre engagement pour la tâche à laquelle Dieu vous a appelé, en vous faisant oublier les difficultés présentes.

2- La motivation.

L'étudiant qui vient de terminer ses études en a eu besoin chaque jour, pour traverser ces longues heures passées à étudier tant de projets apparemment futiles. Mais sa motivation le poussait à décrocher sa licence ou son doctorat, le rêve d'une vie peut-être. Votre vie devrait ressembler à ces années d'études motivées par le succès final.

3- La direction.

Votre vision ressemble à une carte routière: il vous suffit de suivre la direction indiquée pour atteindre le but final. Tout ce qui encourage votre progression dans la bonne direction est précédé par un feu vert. Tout ce qui vous entraîne sur une fausse route est précédé par un feu rouge ! Débarrassez-vous de tout ce qui obstrue votre marche vers l'avant. Ne vous laissez pas distraire par les voies secondaires, qui ne mènent nulle part. Les gens qui vivent sans vision papillonnent d'une idée à une autre sans boussole spirituelle ou morale pour les guider. Ils risquent de prendre souvent des décisions sans lendemains.

4- La raison de vivre.

Votre vision vous donne une raison de vous lever le matin ! Si vous ne le faites pas, vous risquez de manquer une opportunité que Dieu va mettre sur votre chemin. Votre vie a un sens, qui est d'une importance capitale à Ses yeux. Alors chérissez votre vision !

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L'au-delà

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L'au-delà

L'Au-delà

Henri LÜSCHER

A. L'au-delà : un monde à part

Comment se représenter « l'au-delà » ? Le Larousse trois volumes en couleurs 1970 le décrit comme « l'autre monde, la vie future » ; le Quillet 1959 parle également de « l'autre monde » et de « l'après la mort », tandis que le Petit Robert 1996 donne : « Le monde supraterrestre ; la vie, l'activité imaginée après la mort ». Plutôt flou .

L'au-delà serait donc le monde invisible qui nous attend après la mort. Mais quel monde ? Michel Colucci, dit Coluche, a cru pouvoir résoudre le problème en déclarant : « Y a-t-il une vie après la mort ? Seul Jésus pourrait répondre à cette question. Malheureusement il est mort ». Cent ans avant Coluche, Charles Darwin écrivait : « Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l'esprit et de la vie future une absurdité »1.

Cependant, la croyance en un au-delà reprend ses droits dans notre société postmoderne. La question a même envahi les médias depuis la parution des fameux ouvrages sur les « expériences de mort imminente » (EMI) du Dr R. Moody : La vie après la vie (R. Laffont, Paris, 1977), de P. Van Eersel : La Source noire - Révélations aux portes de la mort (B. Grasset, Paris, 1986), de B. Martino : Voyage au bout de la vie (Editions Balland, 1987), et de bien d'autres.

Cet engouement n'a rien de surprenant : Dieu ayant mis la pensée de l'éternité dans le cour de l'homme, ce dernier ne peut s'empêcher de penser à la mort et à ce qui la suivra. C'est pourquoi, dans notre étude sur l'au-delà, nous nous concentrerons sur la question de notre survie individuelle. Nous laisserons de côté le monde invisible des anges, ainsi que les divers aspects de l' « environnement » supraterrestre. Et nous donnerons la première place à la Révélation de celui qui est le Dieu éternel, le Créateur de toutes choses.

B. Une mort à deux dimensions

La Bible enseigne dès ses premières pages que la mort est une conséquence tragique de la chute de nos premiers parents. Ainsi, nous apprenons que cet acte historique de désobéissance devait fatalement amener le péché et la mort dans le monde :

« Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen 2.17).

Il a ainsi entraîné l'humanité dans la mort, et la création dans « l'asservissement de la corruption » (Rom 8.21-22) :

« Le salaire du péché c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Rom 5.12-14).

Nous reconnaissons ainsi l'universalité du péché, et de la mort qui atteint tous les hommes. Personne n'y échappe. La mort est irréversible et elle scelle définitivement le sort de l'homme. Les meilleurs soins et cures de santé, la science la plus avancée ne pourront jamais éliminer la mort physique.

La mort spirituelle

Depuis la chute, l'homme est mort spirituellement. Cela veut dire que son être tout entier est corrompu. Il est loin de Dieu, et son intelligence est enténébrée quant à la connaissance de Dieu :

« Morts dans vos fautes et dans vos péchés; morts dans nos fautes » (Éph 2.1,5) ;

« Celui qui croit en moi a passé de la mort à la vie » (Jean 5.24) ;

« Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur cour » (Éph 4.18).

La mort physique

La mortalité est la conséquence de la mort spirituelle de l'homme depuis sa chute au jardin d'Eden :

« Le salaire du péché, c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement » (Héb 9.27).

Le corps se décompose et retourne à la poussière :

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen 3.19).

C'est Dieu qui tient tout en main, même le jour de notre mort :

« Tu leur retires le souffle; ils expirent et retournent dans leur poussière » (Ps 104.29).

Le Ps 90 nous enseigne que la mort a été décrétée sur tous les hommes, dont les plus robustes atteignent 80 ans. Le simple bon sens voudrait donc que nous nous efforcions de « conduire notre cour avec sagesse en comptant nos jours ».

En bref, la mort n'est pas un simple « phénomène naturel ». Elle est anormale et contraire à la théorie évolutionniste qui enseigne que la mort est une phase nécessaire et positive dans l'évolution des espèces vivantes. La Bible enseigne que la mort est un jugement de Dieu, une conséquence de la désobéissance d'Adam et Ève au jardin d'Eden. Nous sommes tous « dignes de mort » (Rom 1.32) et « le jugement, après une seule faute, aboutit à la condamnation » (Rom 5.17). La mort est « le roi des épouvantements », le terme ultime vers lequel nous marchons tous, selon Job 18.14. Elle est le signe de la défaite de notre race, et s'est constituée comme notre suprême ennemie (1 Cor 15.26). C'est pourquoi Jésus-Christ, le Sauveur, l'a attaquée de front, triomphant de ses liens par sa résurrection et par la vie impérissable qu'il réserve aux siens.

C. Quand notre corps s'en va

L'homme est un être tripartite - corps, âme et esprit (1 Thes 5.23). Il va continuer son existence après la mort jusqu'à sa résurrection, soit pour la vie éternelle, soit pour la mort éternelle :
- le corps, dépouille mortelle, est appelé à retourner à la poussière (Gen 3.19 et Ecc 12.7 : « la poussière retourne à la terre »).
- l'âme, séparée du corps, s'en va dans un lieu appelé « séjour des morts » - une sorte de salle d'attente de la résurrection des corps. En Luc 16.19-31, nous voyons que cette sphère (le « hadès » en grec) est caractérisé par une séparation infranchissable entre le lieu de tourments des réprouvés, et « le sein d'Abraham » où se trouve Lazare. Les âmes des justes comme celles des injustes continuent d'exister, conscientes.
- l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecc 12.7 ; Act 6.59).

A noter que certains passages décrivent l'être humain de manière plutôt dualiste : ils distinguent entre sa partie matérielle et visible, le corps, et sa partie invisible, immatérielle, comportant à la fois l'âme et l'esprit.

D. L'état intermédiaire

Jusqu'à la résurrection « des justes » et des « injustes » (Dan 12.2; Jean 5.25, 28-29 ; Act 24.15; Apoc 20.4-6, 12 -13), l'âme reste séparée du corps, ayant rejoint le lieu intermédiaire, le « séjour des morts ». Nous savons très peu de choses sur l'état intermédiaire jusqu'à la résurrection des corps.

Le lieu

L'A.T. appelle ce lieu « shéol », mot équivalent à peu près au « hadès » du N.T. Toute âme humaine séparée du corps y entre jusqu'à la résurrection. C'est une réalité incontournable : « Le séjour des morts apparaît comme la résidence des croyants aussi bien que des réprouvés » (Précis de doctrine chrétienne, J.M. Nicole, Éd. de l'Institut biblique, Nogent, 1983, p. 320).

Bien que « Dieu seul possède l'immortalité » (1 Tim 6.16), l'âme est également immortelle. Elle ne cesse donc pas d'exister à la mort physique.

Les morts ne reviennent plus sur terre (Job 16.22) et n'ont « plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil » (Ecc 9.6).

Le récit de Lazare et de l'homme riche (Luc 16.19-31) nous révèle les vérités suivantes quant à l'au-delà :
- il y a dans le séjour des morts deux endroits distincts ;
- il y a entre ces deux lieux un gouffre infranchissable ;
- l'âme est consciente et jouit du bonheur dans le sein d'Abraham, mais souffre de tourments dans le séjour des injustes ;
- il n'y a plus de possibilité de repentir après la mort (Héb 9.27).

E. L'âme du défunt incroyant

Dans son état intermédiaire

L'âme entre dans le « séjour des morts » (Éz 32.21). Elle est consciente, à l'exemple des âmes des grands de ce monde décédés lorsqu'ils voient Satan les y rejoindre :

« Le shéol s'émeut jusque dans ses profondeurs pour t'accueillir à ton arrivée. Il réveille pour toi des défunts, tous les guides de la terre. Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations. Tous prennent la parole pour te dire: toi aussi, tu es sans force comme nous. Tu es devenu semblable à nous » (És 14.9-10).

C'est un lieu de tourments qui la fait souffrir constamment, consciemment, irrémédiablement.

Dans son état final

Les réprouvés restent dans le "hadès" jusqu'au jugement dernier. Ils seront jugés « selon leurs ouvres » et jetés dans « l'étang de feu » (Apoc 20.11-15). Il s'agit de la résurrection des injustes :

« Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement » (Jean 5.28-29).

Il y aura une résurrection des justes et des injustes (Act 24.15).

Les incroyants aussi ressusciteront et seront jugés devant le grand Trône blanc et jetés dans « l'étang de feu...où brûle le soufre » (Apoc 20.15; 19.20). La Bible appelle ce lieu de tourment la « Géhenne » (Mat 5.22), qui signifie « Vallée de Hinnom », au sud de Jérusalem, où du temps des rois on célébrait un culte idolâtre, et qui était devenu l'endroit où l'on brûlait les immondices, si bien que le feu y était continuel" (Précis de doctrine chrétienne, J.-M. Nicole, p. 324).

C'est aussi l'endroit où « le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas » (Es 33.14; Marc 9.48). Il implique une séparation d'avec Dieu: « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable » (Matt 25.41; 7.3). Ce sort final des incroyants est éternel, aussi permanent que la félicité des croyants : « Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Mat 25.46).

Cet état définitif est appelé « étang de feu - seconde mort » (Apoc 20.14). La « mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu » (Apoc 20.14). Ce sera la séparation définitive d'avec Dieu, le lieu de tourments sans fin, celui « des pleurs et des grincements de dents" (Mat 8.12; 13.42,50; 22.13; 24.51; 25.30). « Ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 14.10; 20.10). Les réprouvés seront donc conscients dans leur tourment.

F. L'âme du défunt croyant

Dans son état intermédiaire

Pendant les temps pré-chrétiens, il est probable que l'âme du croyant défunt soit allée au séjour des morts, dans un « compartiment » séparé de celui des incroyants. La mort et la résurrection de Jésus ont peut-être changé quelque chose à leur condition. Ceux qui étaient dans « le sein d'Abraham » sont maintenant « auprès du Seigneur ».

Le Seigneur, à la croix, disait au brigand :

« Aujourd'hui, tu seras aujourd'hui avec moi au paradis » (Luc 23.43).

Paul dit:

« Nous savons qu'en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue - nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Cor 5.6-8) ;

« Christ est ma vie et mourir m'est un gain. Mais, est-ce utile pour mon ouvre que je vive dans la chair ? Que dois-je préférer ? Je ne sais. Je suis pressé des deux côtés; j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur » (Phil 1.21-23).

L'auteur de l'épître aux Hébreux parle des « esprits des justes parvenus à la perfection » (12.23), ce qui veut dire qu'après la mort, notre progression dans le chemin de la sanctification, sera terminée. Arrivés auprès du Seigneur, nous jouirons de la présence de Dieu :

« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Après que ma peau aura été détruite, moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C'est lui que moi je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu'un d'autre » (Job 19.25-27) ;

« Etienne, rempli d'Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu. Il dit: Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils lapidèrent Etienne qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Act 7.55-59) ;

« Je suis persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus notre Seigneur » (Rom 8.38-39).

Ces âmes sont conscientes (Luc 9.30-31). Moïse et Élie, en compagnie de Jésus, apparurent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration. Abraham, dans « le sein d'Abraham », était également conscient (Luc 16.19-31), et il parlait avec le défunt riche. Ces âmes-là sont dans le bonheur et le repos (Apoc 14.13).

Dans son état final

La Bible parle étonnamment peu de l'état intermédiaire de l'âme du croyant. En revanche, tout est centré sur le retour de Christ qui amène le croyant à la résurrection du corps. Une étude approfondie de 2 Cor 5.1-9 montre qu'il est question d'espérance dans le « revêtement » d'un corps de résurrection immortel, soit par la transformation instantanée des croyants encore sur terre lors du retour de Christ, soit par la résurrection des croyants déjà décédés à ce moment-là.

Lors de la venue de Jésus-Christ qui, « au son de la trompette de Dieu descendra du ciel, [et] les morts en Christ ressusciteront en premier. Ensuite nous, les vivants serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur » (1 Thes 4.13-18). Notre être tout entier, corps, âme et esprit, ayant été « conservé sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Thes 5.23) aura été réunifié en un « corps spirituel » (1 Cor 15.44; 35-58).

Les récompenses promises par le Seigneur feront alors pleinement notre joie (Luc 14.14; 2 Tim 4.8). Nous serons réunis définitivement autour du trône de l'Agneau pour chanter éternellement « un cantique nouveau » en rendant gloire à l'Agneau divin qui « a été immolé et est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ». Nous adorerons pleinement « celui qui est assis sur le trône et l'Agneau à qui sont dus la louange, l'honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles » (Apoc 5.11-14).

G. Notions erronées

Plusieurs enseignements erronés circulent, inconciliables avec la Parole de Dieu.

Le conditionalisme et l'universalisme

Le conditionalisme et l'universalisme, sont des hérésies déjà condamnées au second Concile de Constantinople en 553. L'une enseigne l'annihilation des rebelles et leur destruction par un jugement ponctuel (avec ses diverses variantes), et l'autre le salut universel et final de tous (également avec ses diverses variantes). Les deux théories erronées sous leurs diverses formes sont tout à fait contraires à l'enseignement clair de l'Écriture sur les peines éternelles pour les rebelles (Mat 10.28 ; 25.46 ; Héb 9.27-28 ; Apoc 20.10).

Mentionnons de façon plus détaillée encore la réincarnation et le purgatoire.

La réincarnation

Ce mot est composé de « ré » (de nouveau) et « incarner » (dans la chair). Selon cette fausse doctrine, l'âme, au moment de la mort, quitte la personne et fait une « transmigration » dans un nouveau corps. Origène (185 - 254), influencé par la philosophie grecque, a soutenu cette doctrine. La réincarnation moderne, importée de l'hindouisme, n'est donc pas nouvelle. Elle enseigne que l'âme est purifiée à travers la réincarnation - au cours de nombreuses vies - et arrive finalement à l'état pur du Nirvana. La Bible dit au contraire en Hébr. 9.27 « qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement ». Cette doctrine est basée sur une auto-rédemption et nie de ce fait que Jésus seul sauve. Aucun homme ne pourra jamais atteindre un état de perfection par ses propres moyens.

Le purgatoire

Cette fausse doctrine fut officiellement admise au Concile de Florence en 1439 par l'Église romaine. L'Église orthodoxe ne reçoit pas cette doctrine.

Le mot « purgatoire » vient de « purgare » (purger, purifier), mot composé de « purus » (pur) et d' « agere » (faire). C'est un lieu où, après la mort, l'âme peut être purifiée plus complètement. Déjà Augustin (354 - 430) avait une fausse notion sur ce point , pensant que les esprits des morts seraient purifiés par le feu entre leur mort et leur jugement. Le Concile de Trente accepte la notion du purgatoire et affirme qu' « il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont détenues, sont aidées par l'intercession des fidèles, mais la plupart d'entre elles le seront pas le sacrifice acceptable de l'autel » (Dictionary of Christian Theology de Peter A. Angeles, p. 168). Plusieurs passages sont cités pour soutenir cette doctrine (Zach 9.11; Mat 12.32; 1 Cor 3.13-15). Mais le passage clé pour la soutenance de cette doctrine se trouve dans les Apocryphes (2 Maccabées 12.42-45).

Voici quelques dogmes corrélatifs à ce faux enseignement du purgatoire :
- c'est une période de discipline et de châtiment après la mort pour purger les péchés commis dans cette vie ;
- les non baptisés ne peuvent pas y entrer ;
- tous les baptisés n'y entrent pas, car quelques-uns vont directement en enfer ;
- le temps passé au purgatoire correspond à la somme des péchés commis dans cette vie moins le nombre d'indulgences données pour l'absolution des péchés ;
- le purgatoire cessera au moment du Jugement dernier ;
- les fidèles encore en vie peuvent avoir une influence sur la condition et le statut des occupants du purgatoire, et ceci par leurs prières, leurs intercessions, leur ouvres de charité, et les messes (Dictionary of Christian Theology, p.168).

Ces fausses notions sont à rejeter, parce qu'elles sont contraires à ce que l'Écriture enseigne. Le texte d'Héb 9.27 est clair quant à l'illusion d'un tel lieu. Par le récit de l'homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), le Seigneur nous avertit solennellement que le sort de l'homme est scellé à sa mort physique. C'est lors de son vivant que l'homme, responsable devant Dieu, doit se repentir de ses péchés devant Lui et croire en Jésus-Christ. Seule l'ouvre de Jésus-Christ est suffisante pour effacer les péchés (Héb 7.25; 10.14, 19-20; Rom 8.1). En Lui, il n'y a plus de condamnation. Nous avons un exemple touchant dans le brigand repentant qui, du lieu de sa crucifixion, put entrer directement au paradis (Luc 23.43).

H. Bon voyage !

Ce monde moderne nous offre mille moyens trompeurs pour nous rassurer au sujet de l'au-delà. Toutes ces séductions attrayantes ont un instigateur, « Satan, se transformant en ange de lumière » (2 Cor 11.14). Tenons-nous simplement à la Parole de Dieu qui est suffisante pour lever quelque peu le voile sur l'au-delà et nous dire l'essentiel. Elle invite chacun à prendre au sérieux le temps de notre voyage terrestre, qui ne se répètera pas. C'est une question aux conséquences éternelles. Alors, « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » (Amos 4.12).

Cher lecteur, si tu n'as pas encore saisi la main de ton Sauveur Jésus-Christ, fais-le maintenant. Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11.25-26).

Suivons donc le Seigneur et « revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour » (Rom 13.11-14). « Nous sommes donc toujours pleins de confiance. C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que le quittions. Car il nous faut tous [nous les chrétiens] comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (2 Cor 5.5-10).

Note :
1 (tiré de www.atheisme.free.fr/Citations/au_dela.htm -- site hors-ligne)

Ouvrages recommandés

Et après ? d'Henry Bryant (80 p.) Éditions Clé, 1993, 2, Impasse Morel, FR-69003 Lyon

L'Au-delà de René Pache (292 p.) éditions Emmaüs, 1977, CH-1806 St-Légier

Le lieu invisible et l'état de l'âme après la mort de H. Rossier (16 p.) et Les peines éternelles d'après les Écritures de J.N. Darby (24 p.) aux éditions EBLC, La Foge C, CH-1816 Chailly-Montreux

Lien : http://www.promesses.org/arts/155p1-7f.html

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LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

(2ème partie)

Paul-André DUBOIS

Cet article comprend la deuxième et dernière partie du thème «la résistance à l’esprit du monde». Son auteur, Paul-André Dubois, expose les différentes facettes du culte de l’homme et, dans sa conclusion, nous donne le secret pour résister à l’esprit du monde régi par son prince. Les deux articles ont paru dans la revue trimestrielle «La Bonne Nouvelle», 21, rue de la Patinoire, CH-2504 Bienne (n° 4/2000 et 1/2001). Nous les avons reproduits avec l’aimable autorisation de sa rédaction.

Dans la première partie de cet article - «La résistance à l’esprit du monde» -, nous avons illustré ce combat par l’exemple donné au VIIe siècle avant Jésus-Christ par Daniel et ses trois compagnons, dans leur confrontation avec l’idolâtrie païenne: Daniel ch. 1, 3, 6. Puis nous avons dégagé trois leçons:

– Il incombe au croyant, quelle que soit l’époque, de ne pas reculer d’un pouce dans la lutte contre l’esprit du siècle.
– C’est l’erreur qui doit reculer; les rois païens ont fini par «louer» le Dieu des Hébreux, cf. Dan 6.25-27. L’emprise de l’idolâtrie sur eux s’est relâchée.
– Cette victoire spirituelle n’est possible que par la foi, cf. Héb 11.30-34; 1 Jean 5.3-5, qui est capable de vaincre des royaumes, à savoir la coalition de la puissance politique et religieuse.

III – La résistance au monde aujourd’hui

A chaque époque de l’histoire, les croyants ont été et sont confrontés à l’esprit du siècle, à ce qui émane de la société sans Dieu. La culture du jour, les modes de penser, de sentir, de vivre, voudraient s’imposer à l’enfant de Dieu, le modeler, et pour la simple raison qu’il y a, derrière tout cela, une puissance spirituelle invisible en conflit irréductible avec Dieu et avec le peuple de Dieu. Le diable, appelé par Jésus- Christ le prince de ce monde, Jean 12.31; 14.30, et par Paul le dieu de ce siècle, qui aveugle l’intelligence des incrédules afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de la gloire de l’Evangile de Christ, cf. 2 Cor 4.3,4, patronne la société sans Dieu. Il est le «chef d’orchestre» invisible derrière le rideau.

Nous aussi, nous sommes exposés, soumis à d’énormes pressions dans notre intelligence, notre âme, notre sensibilité, nos sens. Nous aussi, nous devons affronter unrouleau compresseur culturel qui cherche à «niveler» les conceptions, les émotions, les réactions, les aspirations. Ce rouleau compresseur agit avec d’autant plus d’efficacité qu’il dispose d’un appareil médiatique perfectionné et de la puissance grandissante des images. L’homme moderne ne court-il pas le risque d’être un jour enseveli sous les images et les moyens d’information et de communication toujours plus développés et performants?

Le danger est d’être peu à peu conformés à un modèle culturel unique conçu par le diable, d’être embrigadés à notre insu dans de nouvelles formes d’idolâtrie, dans des cultes adaptés à notre époque, cf. Rom 12.2.

Ce modèle culturel unique se reflète dans le langage, de plus en plus impersonnel, uniforme et d’une pauvreté effrayante! Les cultes dominants sont facilement repérables et ils vont dans le sens d’une nouvelle «paganisation » de notre société. Je vais partir de ce qui est le plus tangible et choquant.

A) Le culte du sexe

Avec ce culte, de plus en plus agressif et envahissant, on est tout près de la pourriture morale de la Grèce et de la Rome antiques. Il suffit pour s’en rendre compte de lire les dénonciations de Paul et de Pierre, cf. Rom 1.18-32; 1 Pi 4.1-6.

Après la seconde guerre mondiale, on a beaucoup parlé de révolution sexuelle et de libération des mœurs. Mais le dernier mot, «libération», est terriblement trompeur. L’apôtre Pierre ne dit-il pas: Ils leur promettent la liberté, quand ils sont euxmêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui, 2 Pi 2.19?

Les idéaux de pureté, chasteté, discipline dans le domaine des sens, ont été mis au rancart. On a prôné et prêché «l’amour libre », hors mariage, avant le mariage (pour ceux qui donnaient encore une valeur à cette institution divine), sans cadres, sans frontières, sans contraintes, sans tabous!

La pression du sexe, de l’érotisme, de la sensualité, de l’hédonisme (recherche du plaisir, cf. 2 Tim 3.4), se fait sentir partout, et les chrétiens n’y échappent pas. Ce «moule » culturel veut s’imposer. L’idolâtrie du sexe pénètre tout: les journaux, les livres, certains festivals, un certain type de musique, le cinéma, la télévision, les bandes dessinées, la publicité et, bien sûr, la mode!

On peut dire de la société moderne «sans dieu», et sur tous les continents: Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre, Phil 3.19.

B) Le culte du corps

Voilà encore un relent de paganisme, et il y a forcément connexion entre ce culte et le précédent.

Plus l’homme moderne se vend au péché, aux plaisirs de la chair, autrement dit plus «il se vide de son âme», plus aussi son corps prend de la place.

Il est légitime de se préoccuper de la santé corporelle, mais l’attention et les soins apportés au corps – enveloppe de l’âme – ne doivent pas tourner à l’obsession. Pour la santé, le bien-être, la forme physique, les exercices, les disciplines et thérapies de tout genre se multiplient. Il suffit de penser à la prolifération des établissements de «fitness »!

Pour la beauté du corps, les produits et les soins cosmétiques sont légion; l’étalage publicitaire donne la nausée…

Le rite sacré du bronzage – malgré tous les risques qu’il comporte – montre que le corps est devenu le centre de tout et jusqu’où certains sont prêts à sacrifier à sa beauté.

C) Le culte de l’exploit ou de la performance

Peut-être pour se prouver à lui-même qu’il est quelqu’un, l’homme veut se dépasser, se surpasser. Il se lance des défis. A un présentateur de télévision qui lui demandait le pourquoi de sa tentative, une jeune Bretonne qui a traversé l’Atlantique à la rame a fait cette réponse significative: «Le dépassement de moi». Il semble que l’homme moderne soit hanté par l’image du «surhomme ».

Il y a les défis et les exploits d’ordre scientifique et technologique, comme la conquête de l’espace, le génie génétique… Mais Rabelais nous avertit que: «Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme». Cet écrivain du XVIe siècle a pressenti les dangers qui guettaient ceux qui veulent aller toujours plus loin dans la recherche de la connaissance.

Il y a les défis et les exploits sportifs: on tente aujourd’hui les épreuves les plus extrêmes, les plus risquées, les plus osées, les plus coûteuses aussi: il n’est que de penser au fameux «Paris Dakar», qui se répète chaque année, malgré son caractère scandaleux.

On se pâme devant des records qui se comptent en quelques centièmes de seconde!

De plus, les champions deviennent de vrais dieux: un joueur de basket-ball a même été qualifié de «dieu vivant». C’est du blasphème, de l’idolâtrie et de la pure folie collective.

Cette rage de l’exploit révèle le vide profond de l’homme moderne, orphelin de Dieu. Quel contraste avec le profond rassasiement intérieur de l’homme qui adore Dieu, devenu son Père en Jésus-Christ, cf. Phil 4.11 b, 12; Ps 131!

Que veut dire «se dépasser, repousser ses limites», si, en définitive, l’on passe toujours à côté du but suprême: Dieu Lui-même?

Ne s’agit-il pas de vains records et de vaines tentatives? L’homme se dépasse pour le vide et pour le néant, ce qui est tout à fait irrationnel. N’est-ce pas là ce que Jean appelle l’orgueil – ou la fanfaronnade – de la vie? (1 Jean 2.16)

D) Le culte du délire

Le trafic et l’usage de la drogue dans notre culture sont emblématiques. Ils révèlent que, dans ce domaine aussi, l’homme veut «s’éclater», dépasser ses limites. Mais il y a toutes sortes de drogues et toutes sortes de délires, de transes et d’extases.

A côté de la drogue chimique qui altère les états de conscience, qui «dilate» le psychisme et les perceptions sensorielles (le poète Rimbaud parlait déjà d’un «dérèglement de tous les sens»), il y a aujourd’hui le délire de la musique. Dans certains concerts l’on assiste à un phénomène d’hystérie collective, que le dictionnaire définit comme un «délire nerveux». Or, l’hystérie – la perte de contrôle – est contraire à la volonté de Dieu, cf. Eph 5.18, et l’inverse du résultat de l’action du Saint-Esprit. Dans Gal 5.22, «la tempérance», un des fruits de l’Esprit, signifie l’auto-contrôle.

Il y a aussi le délire mystique ou religieux. A Delphes, la pythie vouée au culte d’Apollon et qui rendait des oracles, entrait en transe en mâchant des feuilles de laurier.

Aujourd’hui, une frange importante de la chrétienté s’est laissé envahir, depuis le milieu du XXe siècle, par une série de vagues mystiques accompagnées de phénomènes bizarres extraordinaires: visions, prophéties, parler en langues, souvent dans une atmosphère survoltée. C’est un signe certain de paganisation, bien que tout cela soit attribué à l’action du Saint-Esprit, malgré le fait que la Bible le caractérise comme un Esprit d’ordre et de paix, cf. 1 Cor 14.33,40. Dans un livre paru en 1981 (Labor & Fides), intitulé «Le Mouvement Charismatique », l’auteur, Françoise Van der Mensbrugghe, enseignante et sociologue, a ajouté au-dessous du titre une double question: «Retour de l’Esprit? Retour de Dionysos?» Nous avons reconnu dans ce nom grec l’équivalent de Bacchus, dieu de l’ivresse et du délire.

E) Le culte de l’argent

La cupidité sans frein, taxée d’idolâtrie par l’Ecriture, cf. Col 3.5, est une des marques ignominieuses de notre société matérialiste, où les «affaires» (détournements, abus des biens publics, profits scandaleux, corruption), pullulent.

La poursuite frénétique du gain, du profit, accompagne l’exploitation du sexe, du sport et même du délire mystique. Ne connaissons- nous pas des «gourous» qui se remplissent les poches?

F) Le culte du nombre

Le nombre, la majorité, l’opinion majoritaire, semblent avoir une auréole. Voyez la course aux records d’audience à la télévision!

Un jour, une religion majoritaire, basée sur une unité de façade, factice, humaine et diabolique parce que fondée sur le compromis et la confusion, exigera la soumission des minoritaires, soit des chrétiens attachés à la pureté et à l’unité authentique de l’Eglise.

Serons-nous impressionnés, ébranlés, écrasés par le prestige du nombre, et allonsnous fléchir les genoux devant l’idéologie religieuse dominante et menaçante? Il en est aujourd’hui, hélas, et même dans le monde évangélique, qui ont déjà succombé et qui ont fait des alliances honteuses avec l’immense machine œcuménique (cf. la Célébration œcuménique du 23 janvier 2000 à la cathédrale de Lausanne, où une fédération d’églises évangéliques (1) a pris publiquement et officiellement des engagements qui déshonorent Dieu et constituent une trahison de l’Evangile).

G) Le culte de la nature

Quand l’adoration du vrai Dieu cède place à une perversion du sentiment religieux - par le rejet de la vérité révélée dans la création, cf. Rom 1.18-32, dans la conscience, Rom 2.14-16, et dans l’Ecriture - le sens du sacré doit se loger ailleurs que dans son objet légitime. «La créature» (les chose créées) se substitue au Créateur: … Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen! Rom 1.25.

Aujourd’hui, la déesse «nature» a remplacé le Dieu vivant et vrai. Ne lisons-nous pas souvent, sous la plume de scientifiques, que «la nature a bien fait les choses»? C’est une façon commode d’escamoter Dieu, d’occulter l’action du Dieu personnel infiniment sage et puissant.

Lors des dernières et toutes récentes catastrophes en Europe (tempêtes), les médias se sont référés à la fragilité de l’homme face… à la nature, aux éléments déchaînés. Je n’ai entendu personne faire allusion à Celui à qui la nature obéit, au Maître absolu de toutes choses, au Souverain de l’univers qui tient tout dans Sa main. Qui a élevé son regard au-dessus du monde naturel, vers Dieu qui siège dans les cieux? (Ps 123.1; Dan 4.34)

La majesté de Dieu est anachronique, une notion rétrograde! On en drape la nature, qui est «sacralisée».

Il peut y avoir, chez les écologistes, si épris et jaloux des équilibres naturels, un respect louable et utile des choses créées. Mais, le mal, c’est que la plupart d’entre eux ont complètement oublié le Créateur et qu’ils voient la nature presque comme une entité divine. Leur respect tourne à l’idolâtrie, la divinisation.

H) Le culte de l’homme

Sur un fond d’oubli volontaire de Dieu (dans ses rubriques religieuses, le Figaro a parlé «d’Europe apostate», de «paganisation de la France» et de «panthéisme qui revient au galop»), se développe le culte abominable de la confiance en l’homme, en ses capacités extraordinaires, en son génie «prométhéen », en son pouvoir à changer son destin, à infléchir le cours des événements.

Quelques esprits lucides, ici et là, discernent le côté dramatique de notre situation, voient que l’humanité va tout droit «dans le mur», entrevoient avec terreur la catastrophe finale. Mais ce qui prévaut, en général, c’est une confiance folle, aveugle et obstinée en l’homme, un optimisme buté, suicidaire, et cela malgré les coups de boutoir des deux grandes guerres mondiales, et les preuves accumulées au cours des siècles - «erreurs et horreurs» - de la misère morale de l’homme. Même s’il reste «grand» par certains côtés comme créature faite à l’image de Dieu, l’homme a amplement démontré sa faillite, son impuissance totale à maîtriser les forces du mal et de la destruction, à commencer par le mal qui est en lui et ronge son propre cœur.

En dépit de tout, la confiance, l’assurance, l’arrogance continuent à prévaloir, et l’on s’acharne sans états d’âme à élever «une statue d’or» à la gloire de l’homme. C’est la répétition de l’Histoire.

A l’aube de l’an 2000, j’ai été frappé d’entendre deux discours présidentiels allant exactement dans le même sens, celui de l’optimisme à tous crins nourri aux sources de la foi en l’homme. Cela fait frémir… surtout après des avertissements divins (catastrophes naturelles) comme ceux que nous avons eus récemment!

La forme individualisée de cette foi démente en l’homme, c’est «le culte de soi» que promeut et nourrit la psychologie, si omniprésente dans notre culture: Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes… 2 Tim 3.1,2. Egoïstes signifie littéralement épris d’eux-mêmes.

Un narcissisme effrayant sévit dans notre société, y compris dans une chrétienté décadente.

IV – Le secret pour résister au monde

Vers la fin du livre de Daniel, nous trouvons l’annonce prophétique de la venue d’un roi syrien, Antiochus Epiphane («l’illustre »), dont le règne se situe au début du IIe siècle avant Jésus-Christ (175 - 164). Ce roi impie cherchera à détruire en Palestine le culte du vrai Dieu, défiera la foi juive et les fidèles en Israël en dévalisant le Temple et en érigeant une statue de Jupiter dans le Lieu Très Saint. Il ordonnera aussi d’offrir des porcs en holocaustes et détruira tous les écrits sacrés qu’il trouvera. Ces profanations suscitèrent la révolte des Maccabées, cf. livre apocryphe du même nom.

C’est à propos de cette résistance héroïque à un paganisme provocateur et persécuteur que le livre de Daniel nous révèle le secret spirituel de la victoire: CEUX QUI CONNAITRONT LEUR DIEU agiront avec fermeté, Dan 11.32.

Pas de fermeté sans connaissance personnelle, intime, profonde de Dieu.

Les quatre Hébreux connaissaient intimement et clairement leur Dieu: sa gloire, sa puissance, souveraineté, fidélité, justice, miséricorde, bonté, etc. (cf. Dan 9, la prière du prophète).

C’est pourquoi ils ont pu, par la foi, résister à l’idolâtrie païenne et à ses menaces, et même la vaincre.

Cette connaissance est source de convictions inébranlables, et c’est d’hommes et de femmes convaincus dont l’Eglise a besoin, de chrétiens profondément enracinés dans la connaissance de leur Dieu à travers l’action de la Parole et de l’Esprit.

Notes :
(1) FREOE, «Fédération Romande d’Eglises et Œuvres Evangéliques»

Lien : www.promesses.org

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