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L'ENLEVEMENT DE L'EGLISE

22 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'ENLEVEMENT DE L'EGLISE

L'ENLEVEMENT DE L'EGLISE

Ph. J.-J. BENOÎT

L'Eglise est constituée de tous ceux qui croient en Christ comme leur Sauveur. Elle poursuivra sa mission terrestre jusqu'à ce que Christ vienne la chercher. Or cet événement, appelé l'enlèvement - le passage des croyants de ce monde-ci vers le ciel - peut survenir à n'importe quel moment. .

Le texte du Nouveau Testament qui nous donne le plus de détails sur l'enlèvement est certes celui de 1 Thes 4.13-18. Bien que l'ensemble de la première Epître aux Thessaloniciens fasse souvent allusion aux événements futurs, la doctrine de l'enlèvement repose sur des certitudes émanant de ces six versets.

Une raison

«Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui sont décédés» - littéralement «ceux qui dorment».

Lors de son passage à Thessalonique, l'apôtre avait sans doute annoncé le retour de Christ dans sa prédication (voir 1 Thes 2.19). Mais depuis son départ, certains des croyants étaient décédés, et leurs survivants s'interrogeaient: "Est-il possible d'espérer que ces chrétiens morts avant l'enlèvement participent à cet événement béni?" L'apôtre avait enseigné aux Thessaloniciens à vivre chaque jour dans la fervente espérance du retour imminent de Christ (voir 1 Thes 1.9-10). Mais apparemment l'apôtre ne leur avait laissé aucune instruction quant au sort des croyants décédés. Aussi se posaient-ils diverses questions à leur sujet: seraient-ils exclus de l'enlèvement? et ceux qui seront enlevés vivants, ne reverront-ils jamais leurs bien-aimés en Christ décédés auparavant?

Les chrétiens de Thessalonique étaient d'autant plus perplexes que l'apôtre avait l'habitude de répéter: Je ne veux pas que vous ignoriez... (Rom 11.25; 1 Cor 10.1; 12.1; cp Rom 1.13; 2 Cor 1.8). Poussé par le Saint-Esprit, Paul abordait donc ce sujet avec des raisons bien précises: il devait rassurer les Thessaloniciens au sujet de ceux qui dorment, une expression qui dans la Bible ne concerne que la mort des croyants et jamais celle des incroyants (voir Jean 11.11; Act 7.60; 1 Cor 11.30; 15.6, 18,51; 2 Pi 3.4).

Un raisonnement

Car si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont décédés (1 Thes 4.14). Cette espérance repose sur le solide fondement d'un raisonnement bien étayé. Le mot si gagnerait à être remplacé par puisque. Ainsi l'espérance du retour de Christ pour les siens, qu'ils soient morts ou vivants lors de sa venue, est un fait aussi certain et essentiel que celui de la mort et de la résurrection de Christ lui-même. L'homme privé de certitudes au sujet de la mort et de la résurrection de Christ n'aura pas non plus de certitude par rapport à sa propre résurrection. Ici le raisonnement est logique. L'espérance chrétienne ne repose pas sur une philosophie spéculative quelconque. La mort physique et la résurrection corporelle de Jésus-Christ sont le fondement même de notre assurance: Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts (1 Pi 1.3). La préposition si de 1 Thes 4.14 écarte tout doute. Christ étant mort et ressuscité, aucun racheté ne sera oublié dans la tombe lorsque Jésus reviendra. Sa propre résurrection est le gage de la nôtre (voir Rom 8.11; 1 Cor 6.14; 15.20-22).

Une révélation

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur (1 Thes 4.15). Cette phrase n'implique pas nécessairement la citation par l'apôtre Paul de paroles prononcées par le Seigneur au cours de son ministère terrestre, et qui n'auraient pas été transcrites jusqu'alors (voir Act 20.35). Du reste, rien dans les quatre Evangiles ne correspond pleinement à ce passage de l'Epître aux Thessaloniciens. Et si quelques versets de son discours sur le mont des Oliviers évoquent bien l'enlèvement, le Seigneur, en Mat 24, met surtout l'accent sur des scènes consécutives à cet événement (voir Mat 24.29-31).

Il est plus vraisemblable que ces vérités au sujet de l'enlèvement et de la résurrection des croyants aient été l'objet d'une révélation spéciale réservée à Paul. D'autant plus que plusieurs des déclarations de l'apôtre se réfèrent à une révélation directe qui lui a été accordée, ce qui lui permet de se réclamer d'une pleine inspiration divine (cp Act 16.6; 18.9; 1 Cor 11.23; 15.3; 2 Cor 12.4; Gal 1.12; Eph 3.3). Il n'a donc rien imaginé ou inventé; mais le Saint-Esprit lui a révélé ces mystères. C'est pourquoi les croyants n'ont aucune crainte à avoir, car Dieu lui-même est la source de cette révélation pleinement authentique, crédible et digne de confiance.

Cette révélation spéciale a aussi dissipé bien des mystères. Ainsi: Nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés (v.15). On aurait pu penser que les rachetés encore vivants lors de l'enlèvement auraient pu avoir une "longueur d'avance" sur leurs frères et sœurs décédés précédemment. Mais non, ils ne les devanceront pas. Au contraire, les morts en Christ qui seront arrachés au tombeau auront l'insigne privilège de précéder les croyants demeurés vivants pour l'avènement du Seigneur.

Un autre point apparaît en ce verset 15. Paul espérait personnellement connaître l'enlèvement de son vivant. Il croyait que cet événement étant imminent, il pouvait se produire à tout instant. Bien qu'il se soit refusé à formuler une date quelconque, il souhaitait ardemment être du nombre des vivants en ce jour et à cette heure suprême (cp 1 Cor 15.51-52; Phil 4.5; Tite 2.13). Il faut dire qu'aucun des apôtres ni aucun des premiers chrétiens ne se sont attendus à ce que le temps de l'Eglise s'étende à près de 2000 ans. Cependant rappelons aussi que Paul envisageait simultanément la possibilité de mourir avant l'avènement du Seigneur (cp 2 Cor 5.1-10; Phil1.23-24; 2 Tim 4,6).

Un retour

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel (1 Thes 4.16). Voilà qui implique littéralement le retour corporel de Christ. Jésus a dit: je reviendrai... (Jean 14.3). Les deux témoins célestes de l'ascension de Jésus l'ont attesté: Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel (Actes 1.11). Ce retour ne saurait donc être la venue du Saint-Esprit ni celle d'un ange, mais bien celle du Seigneur Jésus-Christ lui-même. Du reste, l'expression lui-même déjà mise en évidence en 1 Thes 3.11 ressort aussi en 1 Thes 4.16. Oui, c'est le Seigneur lui-même, mort et ressuscité, que nous attendons! Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois... (l Pi 2.24). C'était son corps; pas son esprit qui fut enseveli dans le tombeau de Joseph d'Arimathée. C'est son corps qui fut enlevé (Marc 16.19; Luc 24.51) et élevé devant les disciples vers le ciel (Act 1.9), et ce sera le même corps qui descendra du ciel (1 Thes 4.16).

Deux résurrections

Jésus l'a dit: Ne vous étonnez pas de cela; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement (Jean 5.28-29). Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle (Dan 12.2). Il y aura donc deux résurrections distinctes. Avec l'enlèvement, les rachetés connaîtront la résurrection pour la vie; après la grande tribulation, les perdus ressusciteront pour la damnation. Sauvé ou perdu, chaque individu qui a vécu ressuscitera physiquement un jour. Mais l'enseignement d'une résurrection globale et simultanée ne cadre pas avec l'interprétation des passages précités. Gardez toujours à l'esprit qu'il y aura deux résurrections, la première qui mène à la vie, la deuxième qui mène à la damnation.

La première résurrection

L'Ecriture nous montre qu'elle ne surviendra pas d'un coup, mais qu'elle se manifeste par étapes ( voir 1 Cor 15.20-23). Christ est déjà ressuscité, et il est les prémices de ceux qui sont morts. Puis ce sera le tour de ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement (l Cor 15.23). Précisément l'étape à laquelle se réfère le passage de 1 Thes 4.16 que nous étudions en ce moment.

Les morts en Christ ressusciteront premièrement (l Thes 4.16). L'expression morts en Christ est synonyme de ceux qui dorment en Christ (v.14). Le mot premièrement utilisé dans ce passage implique de manière absolue le fait que les morts en Christ ressusciteront avant que les vivants ne soient changés. Au lieu d'être désavantagés parce qu'ils seront décédés avant que l'enlèvement n'intervienne, ils ressusciteront avant les croyants demeurés sur la terre jusqu'à ce moment-là. Et si le moindre doute subsistait encore quant aux risques pour les morts en Christ de manquer une part de la bénédiction inhérente à l'enlèvement, il est définitivement dissipé par la phrase: Les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Dans le texte de 1 Thes 4, il n'est nullement fait allusion à l'ensemble des trépassés, mais seulement à la résurrection des rachetés, ceux qui sont morts en Christ. Cette première résurrection s'inscrit dans le cadre de la seconde venue de Christ sur la terre; car après la grande Tribulation il reviendra régner ici-bas. C'est pourquoi la première résurrection englobera encore les croyants sauvés pendant la grande Tribulation et devenus martyrs. Eux aussi ressusciteront. L'apôtre Jean l'atteste : Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans (Apoc 20.6).

Une réunion

Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur (l Thes 4.17). Les morts ressuscités et les vivants en Christ formeront dès l'enlèvement un seul groupe pour rencontrer leur Seigneur. Oh! la majesté d'une telle scène devrait remplir nos cours à la fois de respect sacré et d'une attente joyeuse. Ce sera le jour de la merveilleuse réunion des enfants de Dieu, et dès lors tout ce que nous ferons, nous le ferons ensemble!

Je pense à toutes les divisions qui affligent le peuple de Dieu. Il est des chrétiens qui n'adressent pas la parole à certains de leurs frères en Christ. Je connais une jeune fille chrétienne qui a refusé d'adresser la parole à sa mère pendant des années. Oh! quel merveilleux jour ce sera, lorsque tous ceux qui sont en Christ seront réunis; alors toute querelle sera apaisée, et les affligés seront consolés. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Alléluia!

Une nouvelle affirmation

Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles (1 Thes 4.18). Voici le baume pour les cours brisés, la parole de consolation pour ceux qui pleurent, et pour tous un vibrant espoir. Les Thessaloniciens traversaient des jours difficiles; aussi ces paroles de réconfort durent-elles leur apporter un nouveau courage, une espérance renouvelée. Paul leur montrait qu'ils n'auraient pas à affronter la grande Tribulation, mais qu'ils devraient se préparer à l'enlèvement, délivrance qui devrait précéder ces terribles événements. Aussi pourraient-ils se consoler réciproquement. Comme pasteur, j'ai eu l'insigne privilège de partager cette glorieuse perspective avec de nombreux enfants de Dieu frappés par le deuil, suite au départ d'un de leurs bien-aimés, et j'ai vu à quel point chacun des mots de Paul pèse de tout son poids pour communiquer force et secours en toute situation.

Soyez prêts

Toute dissertation sur l'enlèvement serait incomplète si l'on n'en tirait pas une application pratique. Une chose est de savoir que Christ peut revenir à n'importe quel moment, C'en est une tout autre que d'être prêt pour le moment de ce retour. Sans aucun doute, l'enlèvement sera, pour certains chrétiens, comparable à la brusque fermeture d'une trappe, tout simplement parce qu'ils ne se seront pas préparés à rencontrer le Seigneur. Sa venue pour chercher son Eglise sera soudaine et foudroyante. Et Dieu a tenu à garder secrète la date de ce retour.

Dans une telle perspective, quels doivent être les attitudes et les actes qui assurent au chrétien à la fois sécurité et pleine approbation de Dieu? L'apôtre Paul, qui attendait pour lui-même aussi bien l'enlèvement que la mort en Christ, pouvait écrire: Pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche (2 Tim 4.6). Il est un fait inéluctable: le jour vient où notre séjour terrestre prendra fin, soit par la mort, soit par l'enlèvement. Dans ce passage, Paul envisage sa mort comme imminente. En même temps il affirme sa conviction inébranlable par rapport à la couronne de justice qui lui est destinée et que le Seigneur a réservée à tous ceux qui auront aimé son avènement (2 Tim 4.8). Parce que Paul aimait cet avènement et vivait dans la perspective de l'apparition de son Seigneur, il pouvait affirmer: Maintenant je suis prêt...

Suis-je personnellement prêt, maintenant?

Peut-être avons-nous l'intention louable de nous préparer au retour de Jésus, mais cela ne veut pas dire que nous soyons réellement prêts aujourd'hui. Vivre dans l'expectative du retour de Christ ne peut que produire en nous le besoin urgent d'une vie sanctifiée et d'un cour entièrement dévoué à son service. Les chrétiens que j'ai rencontrés au cours des années et dont le cour vibrait à la perspective du retour de Christ, étaient tous entièrement dévoués au salut des âmes. Je n'ai par contre jamais rencontré un croyant charnel, égoïste ou mondain, manifestant un intérêt quelconque pour l'avènement du Seigneur Jésus-Christ. Voici du reste neuf passages de l'Ecriture qui nous exhortent à une vie sainte et à un service fructueux en vue de ce retour: 1 Cor 4.5; Col 3.4-5; 1 Thes 5.23; 2 Tim 4.1-2; Tite 2.11-13; 1 Pi 1.7; 4.12-13; 1 Jean 2.28; 3.1-2.

Mystère et soudaineté

Permettez-moi d'examiner encore brièvement l'exhortation de Paul aux Corinthiens au sujet de l'enlèvement: Voici je vous, dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'oil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés (1 Cor 15.51-52).

Il est d'importantes vérités qui ne doivent pas être considérées avec superficialité. Ce passage nous dit que l'enlèvement est un mystère. Or ce n'était pas un mystère que les saints doivent ressusciter un jour, et la doctrine de la résurrection n'avait pas été introduite par Paul, puisque tout l'Ancien Testament - comme le Nouveau - démontre que les morts doivent ressusciter. Le mystère réside plutôt dans le fait qu'au retour de Christ certains des saints seront enlevés sans connaître la mort. L'expression ceux qui dorment qui ne concerne donc que les morts en Christ, fait allusion au sommeil du corps. Lorsqu'un croyant décède, il se rend auprès de Christ. Ce n'est pas Christ qui vient à lui, c'est son âme qui a directement rendez-vous avec Jésus. Son esprit est dès lors auprès du Seigneur (2 Cor 5.8). Cependant, que nous dormions ou que nous soyons vivants lorsque Jésus reviendra, nous serons changés. Tel était le secret, le mystère que le Saint-Esprit avait confié à Paul.

Une autre vérité est la soudaineté de l'enlèvement: en un instant, en un clin d'oil. La translation des saints sera d'une rapidité extrême. Songez par exemple à ce croyant qui gît sur un lit de maladie, endurant des souffrances presque insupportables et qui, en une fraction de seconde, partira à la rencontre du Seigneur dans les airs, dans un corps qui ne connaîtra plus aucune souffrance. Et tout cela se produira en l'espace d'un clin d'oil.

Une dernière vérité révélée situe l'événement dans le temps: à la dernière trompette. La trompette sonnera...
Le rôle de cette trompette n'est pas d'annoncer la séparation d'avec Dieu ou le jugement, mais bien la résurrection et la vie. Ce n'est pas un ange qui soufflera dans cet instrument, et nous ne pouvons pas l'apparenter aux trompettes de jugement résonnant dans l'Apocalypse. Il s'agira de la trompette de Dieu (I Thes 4.16); elle sera la dernière de la période de la grâce. Le son de cette trompette ne sera pas perçu du monde entier, car Dieu ne convoquera que ses rachetés pour qu'ils viennent à sa rencontre et soient toujours avec lui. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Une perspective propre à nous jeter à genoux pour nous humilier, nous préparer... et adorer!

Lien : http://www.promesses.org/arts/125p3-9f.html

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L'IMPORTANCE D'UNE ETUDE DES PROPHETIES

21 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'IMPORTANCE D'UNE ETUDE DES PROPHETIES

L'importance d'une étude des prophéties

Il est logique de poser quelques bases afin de justifier notre intérêt pour l'étude des prophéties, puisque tant de responsables chrétiens d'autrefois les négligeaient, voire méprisaient et craignaient d'aborder le sujet.

Les chrétiens devraient s'intéresser aux prophéties à cause de la personne de Dieu. En effet, ou le monde échappe au contrôle de Dieu et son plan n'est rien d'autre qu'une sorte de replâtrage, ou il est absolument souverain et « il accomplit ses desseins » (Esaïe 46 : 11 ). Certaines parties de son plan ont déjà connu un accomplissement littéral; elles indiquent que le reste s'accomplira aussi à la lettre. Croire aux prophéties, c'est croire en Dieu et en son dessein révélé.

L'accomplissement des prophéties est l'une des preuves les plus solides de la véracité et de l'exactitude des Ecritures. Il est impossible que d'aussi nombreuses prophéties se soient réalisées en détail par pur hasard. D'autre part, nous n'échappons pas à l'obligation de connaître et d'expliquer les prophéties, puisque le serviteur du Seigneur doit « annoncer tout le conseil de Dieu » (Actes 20 : 27). Seize livres de l'Ancien Testament et de nombreux chapitres du Nouveau sont de nature prophétique ; nous ne pouvons certes pas négliger une part aussi importante de la Parole de Dieu. C'est une question d'obéissance.

L'étude des prophéties est extrêmement profitable au croyant.

a) elle le garde des fausses doctrines et des espérances erronées.

b) elle l'aide à saisir la réalité du monde invisible et crée dans sa vie l'atmosphère même du royaume. La lecture de l'Apocalypse conduit à l'adoration par ses nombreuses visions de la gloire divine.

c) elle le remplit de joie dans les épreuves et les afflictions de la vie (II Corinthiens 4: 17).

d) elle augmente sa fidélité à Jésus-Christ et l'amène à un service et un don de soi authentique.

e) quand le croyant réalise pleinement quelle gloire l'attend, il saisit plus facilement la vanité du siècle présent et ses attraits.

f) la vérité prophétique est la grande source de réconfort dans les périodes de chagrin, d'échec et de perte (I Thessaloniciens 4: 13-18).

g) toute l'Ecriture est profitable et la prophétie ne fait pas exception à cette règle : elle produit et nourrit en effet une vie consacrée (I Jean 3 : 3).

Que le Saint-Esprit garde les lecteurs de ces pages de se borner à entendre seulement la parole prophétique, mais qu'il augmente en chacun l'amour du retour de notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous avons esquissé les fondements bibliques du prémillénarisme et avons, en même temps, examiné les arguments de l'amillénarisme là où ils touchent nos convictions. Nous l'avons fait dans un esprit que nous voulons fraternel. Certes, nous n'avons pas traité en détail tous les aspects de la question et Dieu ne nous demande pas l'unité parfaite sur tous les points. Certaines questions sont d'importance secondaire et doivent être regardées comme telles.

Nous l'avons dit au début, tout système théologique comporte des problèmes. Nous les avons examinés et nous avons proposé des solutions basées sur les Ecritures. Nous avons démontré que la doctrine prémillénariste n'est pas une invention moderne mais qu'elle est apostolique et se fonde sur les principes herméneutiques prêchés par tous les grands réformateurs.

Les alliances conclues avec Abraham et David sur des bases inaltérables, et dont l'accomplissement reste à venir, apportent un soutien aux thèses prémillénaristes. C'est un des aspects essentiels de ce livre. Ainsi Israël et l'Eglise restent distincts et ne se confondent pas dans l'accomplissement de ces alliances.

Si le plan de Dieu pour le peuple d'lsraë1 n'est pas assimilé au programme de l'Eglise, il existe alors une eschatologie véritable et complète qui fait justice à toutes les prophéties, tout en gardant intact le mystère de l'Eglise présenté dans le Nouveau Testament. Le prémillénarisme dépasse donc le simple programme eschatologique pour déboucher sur une ecclésiologie authentique.

Tous les éléments analysés (histoire, herméneutique, alliances, ecclésiologie et eschatologie) constituent les maillons d'une chaîne qui traverse toute l'Ecriture. Ils forment un ensemble harmonieux et donnent un fondement spirituel solide au prémillénarisme. Mais à l'arrière plan de l'histoire et des prophéties se profile la fidélité de Dieu qui tient ses promesses, termine ce qu'il commence et triomphe partout où il est aux prises avec l'ennemi. A lui seul la gloire aux siècles des siècles !

Lien : http://www.promesses.org/arts/62pxv-xvif.html

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LES DANGERS DES SOUCIS LEGITIMES

15 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DANGERS DES SOUCIS LEGITIMES

LES DANGERS DES SOUCIS LEGITIMES

Mt 6.33-34

Introduction :

‘‘Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine’’ (Mt 6.24-34).

Une lecture attentive de Matthieu 6 qui est le chapitre central du Sermon sur la montagne ressort les trois premières sections qui abordent les trois actes fondamentaux de la piété dans le judaïsme : (1) l’aumône, (2) la prière et (3) le jeûne (Mt 6.1-18). Ces trois œuvres ont une caractéristique commune frappante : il est facile pour des pécheurs de se lancer dans des activités valables, philanthropiques et même religieuses moins pour faire ce qui est bien que pour être admiré. si passer pour généreux est plus important que de l’être, si passer pour s’adonner à la prière est plus important que de prier quand personne n’écoute sauf Dieu, si nous ne jeûnons que pour pouvoir en parler hypocritement, alors ces actes de piété sont en réalité des actes d’impiété.

La marche quotidienne de tout homme est constamment soumise à une confrontation toujours liée à un problème important. A tout moment, nous avons des décisions à prendre. Notre tendance naturelle est toujours hanté par la cherche du point de moindre résistance, le passage le plus facile qui soit ou qui exclut toute difficulté. Le culte de la facilité devient un principe de vie et par là, le petit mensonge s’il pouvait en avoir un nous faciliterait grandement la vie. Fermer les yeux un instant fera croire que l’on n’a pas vu ce que l’on a vu ; porter des choses secondaires sur le devant de la scène permettra de masquer le problème principal ou réel ; laisser opprimer quelqu’un nous dispensera de beaucoup de soucis, etc. Ces pratiques honteuses constituent le contraire de la justice pratique qui est de règle lorsqu’on est un Ambassadeur de Christ dont la mission principale est non seulement de dire la vérité, mais d’en être en Christ, la manifestation. Nous devons à tout moment convenir que bien que notre Roi (Jésus) soit absent du monde, il est au ciel et nous sur la terre ; mais il est aussi omniprésent en Esprit, aussi, tout croyant doit porter les caractères. Il ne faut pas confondre la justice humaine avec celle de Christ dont nous sommes revêtus. La justice pratique dont nous parlons consiste à vivre toutes nos relations, avec Dieu et les hommes, dans la droiture et l’amour. A propos de la justice divine, les Saintes Ecritures disent :

  1. Qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part ? » la réponse est : « Que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Michée 6.8).
  2. Qu’est-ce que les croyants doivent poursuivre avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ? « la justice, la foi, l’amour, la paix » (2Tim 2.22).
  3. Quelles sont les deux premières pièces de l’armure pour résister victorieusement aux puissances spirituelles de méchanceté ?« Tenez donc ferme, ayant ceints vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice… » (Eph 5.14).
  4. Quelles sont les choses qui doivent occuper nos pensées ? « Toutes les choses qui sont vraies, vénérables, justes… » (Ph 4.8-9).

Soyons donc les imitateurs de notre Seigneur Jésus appelé par Dieu « mon serviteur juste » (Esaïe 53.11), connu de ses rachetés comme celui qui demeure éternellement « le Juste » (Actes 22.14). Jour après jour, appliquons-nous à être justes et droits dans toutes nos relations.

La priorité du croyant :

« Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain… : à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.33,34).

Ce texte extrait du « Sermon sur la montagne » où Jésus présente la charte du royaume, dépasse de loin la loi de Moïse et propose pour le nouveau royaume dont le caractère est éternel, un vrai « manuel d’instruction chrétienne » pour tous ceux qui reconnaissent l’autorité de Dieu des cieux sur eux.

Depuis toujours, la vie matérielle qui préoccupe tous les hommes toujours au plus haut, le rendant généralement insatiable. Cette préoccupation est légitime, tant pour soi que pour sa famille. Cependant le texte fait remarquer deux choses capitales qui fixent une priorité à rechercher : (1) la relation avec Dieu que nous négligeons trop souvent et (2) la providence de Dieu dans le domaine matériel. La priorité qui s’en dégage concernant le commencement de nos journées est « d’abord le royaume de Dieu ». De cette résultante, nous devons convenir qu’ à nos efforts et nos soucis légitimes, nous devons toujours retenir qu’«à chaque jour suffit sa peine ».

Tout vrai croyant dépend désormais du ciel, le décret céleste devant seul régir son existence, il devrait donc bannir l’inquiétude dans le domaine matériel, car à cause d’elle l’esprit n’est plus libre pour une relation avec son Créateur.

L’apôtre Paul réprimande dans la seconde épître aux Thessaloniciens ceux qui ne travaillent pas. Il démontre bien qu’étant au service de son Maître, il aurait eu droit au soutien matériel de ses frères, mais, il travaillait « nuit et jour pour n’être à charge à aucun (d’eux) » (2Th 3.8). On ne saurait insister davantage sur l’importance d’avoir ou de chercher activement un travail. C’est une nécessité pour notre vie matérielle et c’est un facteur d’équilibre, pour le chrétien comme pour tout homme, qui prend toute sa valeur quand il est fait avec le Seigneur.

A cause de l’importance du Royaume, le Seigneur insiste sur le fait que quels que soient les problèmes matériels que connaît tout homme, il y a une priorité : la relation avec Dieu. Pour le quotidien, le Seigneur désire la démonstration de notre confiance et zèle pour Lui, tout en assumant nos responsabilités. La prévenance pour notre âme est le meilleur « traitement » ici-bas. Chercher premièrement le royaume de Dieu, et faire de la piété notre priorité. Ne considérons pas que c’est le désistement ; au contraire, cette attitude de dépendance totale à Dieu nous assurera de nombreuses bénédictions en ce monde.

Ce texte indique que cet enseignement représente la Volonté et le commandement du Seigneur pour notre bonheur entier. Ainsi, sans murmures, soucis, inquiétudes, au moyens des prières quotidiennes, nous puissions obtenir la force de supporter nos différents problèmes, et être armés contre les tentations qui peuvent en découler, afin qu’aucune de ces épreuves ne nous ébranle spirituellement !

La considération du Seigneur comme notre Dieu, la manifestation de notre pleine confiance en Lui provoqueront sa providence qui seront immédiatement activées en notre faveur ! Par l’Esprit, soyons convaincus de la présence du péché en nous, si nous n’avons pas cette disposition de cœur, et débarrassons-nous de toutes les mauvaises pensées de ce monde !

La dimension de l’inquiétude, des soucis et la méfiance de la vie

La lecture attentive de Mt 6.25-34 laisse clairement démontrer qu’il n’y a pratiquement aucun autre péché contre lequel notre Seigneur mette autant en garde Ses disciples comme l’inquiétude, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie.

  1. Les biens temporels :

Ces pensées sont souvent un piège pour le pauvre, comme d’ailleurs l’amour des richesses pour l’homme aisé. Même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes.

  1. La longueur de la vie :

Nous allons parfois jusqu’à nous tracasser pour votre vie, en particulier sur sa durée ; laissons plutôt le soin à Dieu de l’allonger ou de la raccourcir comme Il le désire ; notre temps est dans Sa main, en une bonne main ! Le disciple du Christ doit apprendre à valoriser ce qui est éternel et à choisir Dieu plutôt que ce qui est éphémère. Mais son ennemi mesquin c’est l’inquiétude qui dissimule une part d’orgueil puisqu’elle présuppose la possibilité de gérer sa vie tout seul. C’est donc en ayant confiance en lui et en aspirant à voir l’établissement du royaume de justice sur terre que les fils du Père calment leur angoisse du lendemain et trouvent le bonheur.

  1. Notre devenir :

Ne vous souciez pas non plus de votre devenir ici-bas ; mais permettez à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté. Nous ne devons pas nous soucier du lendemain, ni du temps à venir. Ne soyons pas non plus inquiets pour le futur, quelle sera votre vie l’an prochain, ou quand nous serons âgés, ce que nous laisserons derrière nous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter. Toutefois, nous devons dans la directive de l’Esprit de Dieu prendre des dispositions pour les jours futurs, pour notre progéniture. L’Apôtre Pierre fut visité par cet esprit qui voulait à sa perte avant que le Seigneur ne l’en délivre : ‘‘Pierre se mit à lui dire ; Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi. Jésus répondit : Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle’’ (Marc 10.28-30).

  1. Le bien-être :

La nourriture et le vêtement : Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Si Dieu nous a donné la vie, ainsi qu’un corps que ne pourrait-Il faire encore pour nous, puisque rien ne Lui est impossible ? Si nous prenons soin de notre âme et de notre éternité, ce qui représente plus que le corps et la vie, nous pouvons laisser à Dieu le soin de pourvoir à notre nourriture et à notre vêtement, éléments mineurs, en comparaison. Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas !

  1. L’inquiétude :

L’inquiétude est caractérisée comme l’excuse par excellence du matérialisme. Le Seigneur attire notre attention sur cette question importante qui ne laisse personne indifférent. Nous devons cependant établir une nette différence importante entre la prévoyance et l’inquiétude. La prévoyance est commandée par le Seigneur (Prov. 6.6-8 ; 30.25). Celui qui ne pourvoit pas aux besoins de sa famille est pire qu’un infidèle (1Tim 5.8). L’inquiétude, par contre, est un péché, un refus de voir que Dieu régit notre vie. Notre Seigneur dans le passage de Mt 6.24-34, indique à la fois la folie de ce manque de confiance dans notre Père Céleste et sa futilité. Les assurances que nous trouvons dans ces versets sont parmi les plus belles et les plus réconfortantes de toutes les Écritures.

Nous ne devons pas nous inquiéter, parce que :

1. Si Dieu s’occupe des moindres de ses créatures, à combien plus forte raison de ses propres enfants. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?

2. L’inquiétude est parfaitement inutile et ne peut rien changer dans une situation donnée. Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée (un demi-mètre) à la durée de sa vie ?

3. L’inquiétude est indigne d’un enfant de Dieu, et le rend semblable à ceux qui n’ont pas d’espérance. Toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent.

4. L’inquiétude n’est pas nécessaire, car Dieu promet formellement de pourvoir aux besoins de celui qui a les bonnes priorités. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Dieu « ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité » (Ps 84.11). « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Rom 8.32).

L’inquiétude ajoute inutilement d’autres nombreux fardeaux à notre vie. Ne nous inquiétons donc pas du lendemain … Chaque jour suffit sa peine. Ce mot peine veut littéralement dire méchanceté. Il s’agit des problèmes et des tensions de la vie quotidienne : un enfant qui a mal à la gorge ou un patron difficile à vivre. Demain, Dieu m’accordera la force et la sagesse pour résoudre les difficultés du jour : ‘‘Car les bontés de l’Éternel ne sont pas à leur terme et ses tendresses ne sont pas épuisées. Chaque matin, elles se renouvellent. Oui, ta fidélité est grande !’’ (Lamentations 3.22-23).

Tous les soucis que nous pouvons nous faire aujourd’hui pour notre avenir n’allégeront en rien les difficultés de demain. L’inquiétude est non seulement inutile, mais néfaste. Ce n’est pas en se faisant du mauvais sang qu’on peut changer quoi que ce soit à une situation. C’est pour cela que le Seigneur dit : Qui de vous peut, à force d’inquiétude, prolonger son existence, ne serait-ce que de quelques instants ?

Voulons-nous goûter un plein repos quant aux choses de la vie présente ? Cherchons avant tout et par-dessus tout, toujours plus et toujours mieux, le royaume de Dieu, ce royaume dont Jésus est l’unique Roi, puis la justice de Dieu, la justice que Dieu donne (Mt 5.6). Cherchons en Christ le salut et la vie de Dieu qui procure l’abondance. Alors, tout ce qui est vraiment nécessaire nous sera donné par-dessus et comme si cela ne comptait pas : car « si Dieu n’a point épargné son propre Fils pour nous, ne nous donnera-t-il pas toutes choses avec lui ? » (Rom 8.32).

  1. Nos motivations les plus profondes :

Le Seigneur nous demande de nous amasser un trésor dans le ciel, car notre cœur se fixe immanquablement sur notre trésor. Ce qui pour nous a le plus de valeur finit par tirer notre cœur à savoir : notre personnalité, nos rêves, notre temps, notre imagination, notre for intérieur ; inévitablement, nous irons à sa poursuite. Indéniablement, cet objet ou cette chose devient notre dieu et l’asservissement à la satisfaction de ses désirs devient une idolâtrie. Si ce que nous valorisons par-dessus tout est purement matériel, nous avons le matérialisme pour dieu. En revanche, si tout ce que nous chérissons le plus appartient au domaine spirituel, nous poursuivrons de tout notre être ce qui revêt une signification élevée.

Ensuite, le Seigneur déclare qu’une communion véritable et fidèle avec Dieu ne peut s’accommoder d’une inquiétude perpétuelle et vaine. Nous pouvons faire confiance à Dieu à savoir : à sa sagesse, sa bonté, sa maîtrise providentielle sur toutes choses, ce, même dans ce monde déchu et mauvais. Le refus de compter sur lui révèlerait le caractère païen de notre cœur.

Conclusion :

Aujourd’hui, travaillons et prions ; aujourd’hui, préparons ce qui doit être prêt aujourd’hui pour demain : mais dans tous les cas, point de soucis ! Confions-nous, non pas à la manière des gens indolents, paresseux, dissipateurs ; mais à la manière de ceux qui, chaque jour, prennent de la peine, en se disant toutefois que le jour de demain ne leur appartient point encore ; que, par conséquent, ils doivent lui laisser, ou mieux laisser à Dieu, le souci de ce qui le regarde. Que l’Esprit de Celui qui les a prononcés daigne les graver dans nos cœurs ! Cherchez premièrement le royaume de Dieu. La promesse est faite que si nous le recherchons en priorité, avec sa justice, tous nos besoins terrestres seront satisfaits. La condition implique :

(1) Que nous recherchions d’abord le royaume du point de vue du temps. C’est immédiatement que nous devons servir Dieu.

(2) Nous devons le placer d’abord en importance. Toute autre chose, considérée comme moins importante, nous sera donnée en plus.

(3) Il doit être placé le premier dans nos affections, avant toute autre chose dans notre cœur. Nous devons « aimer le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur. »

Dieu établit donc une alliance avec les siens par ces termes : « Si vous prenez d’abord en compte les intérêts de Dieu, je m’engage à subvenir à vos besoins futurs. Si vous cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, alors je veillerai à ce que vous ne manquiez jamais du nécessaire. »

Pour aller plus loin, l’Apôtre Paul dira : ‘‘Recommande à ceux qui possèdent des richesses en ce monde de se garder de toute arrogance et de ne pas fonder leur espoir sur la richesse, car elle est instable. Qu’ils placent leur espérance en Dieu, qui nous dispense généreusement toutes ses richesses pour que nous en jouissions. Recommande-leur de faire le bien, d’être riches en œuvres bonnes, d’être généreux et de partager avec les autres. Ils s’assureront ainsi pour l’avenir un beau capital placé en lieu sûr afin d’obtenir la vraie vie’’ (1Timothée 6.19).

Il n’y a qu’un seul moyen efficace de tester notre sincérité : pratiquer ces actes discrètement afin que Dieu seul le sache. Soyons généreux, mais ne disons à personne que nous donnons (Mt 6.1-4). Insistons auprès du bénéficiaire pour qu’il garde le silence. Prions beaucoup plus souvent en secret qu’en public (Mt 6.5-8). Jeûnez, mais ne le disons à personne (Mt 6.16-18). Un autre test s’applique au thème qui accompagne ces trois actes traditionnels de piété : ne nous donnons pas la peine de demander pardon à votre Père céleste si nous ne sommes pas disposés à pardonner à autrui (Mt 6.14-15). Ainsi donc, la vie chrétienne authentique se caractérise par le désir simple et profond de plaire à Dieu, et non par une attitude ostentatoire qui, en réalité, cherche davantage à donner l’impression à nos semblables que nous plaisons à Dieu.

Faire du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux notre préoccupation première, consiste à souscrire aux mêmes hiérarchies de valeurs que dans la prière du Notre Père. C’est alors que toutes ces choses nous seront données en plus. L’Apôtre Paul ne dit-il pas : ‘‘Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi toutes choses avec lui ?’’ (Romains 8.32).

Dr. André CHOUBEU

Tél. (237) 99 58 65 05

E-mail. : chandre403@gmail.com

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Le corps du chrétien face à l'Eternité

13 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le corps du chrétien face à l'Eternité

Le corps du chrétien face à l'Eternité

« C'est par la foi que nous savons que le monde a été formé par la Parole de Dieu, en sorte que les choses qui se voient ne proviennent pas de choses visibles » (Héb. 11 : 3). Le mot « créa » (bara) se trouve trois fois dans Genèse, ch. 1. Il correspond au texte cité ci-dessus, c'est-à-dire que Dieu a créé sans matériel préalable, sans élément intermédiaire, le monde que nous voyons aujourd'hui. De la poussière qu'il venait de former, Il créa un corps pour l'être qu'il allait placer sur cette terre. Puis, lui ayant donné un « souffle de vies », ce corps se mit à fonctionner: cerveau, cœur, poumons, glandes diverses, sommeil, cinq sens, tout un organisme très compliqué, qui, en général, fonctionne merveilleusement et sans qu'entre en jeu notre volonté.

Le point que nous désirons relever et qui importe ici, c'est que notre corps, formé de chair et d'os, est « charnel » ; c'est le terme que nous donne la Bible (le mot charnel se rapporte à notre être physique, en opposition à l'esprit, et deuxièmement aux instincts des sens - nous le verrons plus loin). Mais il est une création divine; nous ne devons point le mépriser, mais en prendre soin. Il a des besoins: faim, soif, et d'autres encore. Il a des appétits divers, des exigences charnelles. C'est normal. « Je vous ai parlé comme à des hommes charnels », écrivait l'apôtre aux Corinthiens, « comme à de petits enfants » (I Cor. 3 : 1). Notons bien qu'il s'adressait à des croyants en Christ. Il n'est pas écrit que ces chrétiens s'opposaient à Dieu. Non, leur croissance spirituelle avait plutôt été trop lente, capricieuse peut-être, coupée de rechutes, etc. Ils n'avaient pas obéi, semble-t-il, « de cœur » aux recommandations de l'apôtre; ils étaient encore dominés (peut-être même esclaves) de ce qui avait été le cadre et le fond de leur vie avant leur conversion à Dieu et à Christ (I Cor. ch. 5, 6).

Les mots « chair » et « charnel », pris dans le sens voulu par l'apôtre, sont en opposition à l'esprit. Ils sont relatifs aux instincts des sens, en particulier à l'instinct sexuel. Voici quelques citations: « en effet, lorsque nous vivions selon la chair, les passions mauvaises, excitées par la Loi, agissaient dans nos membres et produisaient des fruits pour la mort » (Rom. 7 : 5). « C'est pourquoi faites mourir ce qui dans vos membres est terrestre: la débauche, l'impureté, les passions, la mauvaise convoitise et l'avarice » (Col. 3 : 5). « Ils déshonorent eux-mêmes leur propre corps; c'est pour cela que Dieu les a livrés à des passions déshonorantes » (Rom. 1 : 26).

Qu'est-ce qu'une passion ? On peut avoir une passion pour les arts, la musique, la peinture, les voyages. pour des choses bonnes en elles-mêmes; on peut trop aimer le jeu, le luxe, les louanges, les éloges. Plus encore, on peut avoir une passion irrésistible pour la cigarette, le tabac, pour l'alcool, le sexe; on peut trop aimer l'argent. Une pensée raisonnable, un emploi modéré des choses mises à notre disposition peuvent être transformés en envie, puis en convoitise et devenir un acte irréfléchi; éventuellement même une passion à laquelle l'homme ne résiste plus.

C'est ainsi que l'Ecriture décrit une puissance malsaine qui domine l'homme, une force qui dégrade l'être créé par Dieu: « Ils (les hommes) se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Rom. 1 : 21).

En fait, tout ce qui domine l'homme et l'obsède, tout appétit insatiable est passion. Pour le chrétien, tout ce qui prend une place réservée à Dieu et à Christ dans la vie psychique et physique devient passion. Aujourd'hui, nous voulons chercher à comprendre quels sont les devoirs du chrétien concernant son corps, laissant à plus tard ce qui concerne l'âme. En effet, la Parole de Dieu nous invite à prendre soin de notre corps, car il est écrit: « Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Rom. 8 : 11). « Il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité et que ce corps mortel revête l'immortalité » (I Cor. 15: 53). Certes, cela concerne la vie à venir, mais aujourd'hui : « Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises » (Rom. 6: 12). « Vos corps sont les membres de Christ », « le temple du Saint-Esprit ». Création divine, le corps du croyant a une grande valeur aux yeux de Dieu, alors qu'il n'est que poussière...». Ce que Dieu veut, c'est votre propre sanctification ; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité; c'est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu » (I Thes. 4 : 3-5). « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité » (Col. 3: 5, cp. Rom. 7: 5, Gal.5 : 24, Marc 7: 21-23. II Tim. 2: 22).

L'essentiel des pages suivantes est condensé des livres « Man's Origin, Man's Destiny » et « Herkunft und Zukunft des Menschen », de M. A. E. Wilder Smith, Editions Telos, 9535 Heerbrugg.

L'Ecriture Sainte fait au croyant deux grandes promesses, parmi tant d'autres. La première est le renouvellement du caractère, de l'être intime (âme), au moment de la rencontre avec Christ, à l'heure de la repentance, du pardon des péchés, et par conséquent à la nouvelle naissance. Ce renouvellement de l'homme intérieur se continue pendant tout le reste de sa vie; il est résumé en ces mots: « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création » (II Cor. 5: 17).

Ce renouvellement est activé par la lecture de la Bible, la prière, la communion avec d'autres chrétiens et par l'effort porté à obéir à la volonté de Dieu. Le chrétien est appelé à réformer son caractère, de telle manière qu'il puisse un jour ressembler à son Maître, Christ. C'est la première grande promesse. En termes plus modernes, il est souhaitable que la philosophie de la vie de Christ devienne celle du croyant.

Ce renouvellement ne peut rester isolé. Il influe l'ensemble de l'être humain. Il envahit le corps de l'homme. Les yeux commencent à briller différemment; l'expression de la face devient autre: seules les personnes qui n'ont pas fait l'expérience de la nouvelle naissance douteront de ces faits. L'Ecriture s'exprime comme il suit :

« Nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit » (II Cor. 3 : 18). La langue chante un « chant nouveau » (Ps. 96 : 1-4). Les forces de la jeunesse sont renouvelées (Esaïe 40 : 31).

Nous savons, en effet, que si cette tente (notre corps) où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l'ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n'a pas été faite de main d'homme. Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste... » (II Cor. 5 : 1-2).

Pour parler en langage moderne, l'apôtre nous informe que ce corps sera dissous. Cependant, nous pouvons être tranquilles, car Dieu a déjà prévu, pour nous, un autre corps, supramatériel (mais pas immatériel), pour recevoir notre âme et notre esprit. Car « nous les vivants qui serons restés (c'est-à-dire qui serons en vie au moment du retour du Seigneur), nous serons tous ensemble enlevés avec eux dans les nuées » (I Thes. 4: 17). Ces chrétiens-là ne passeront pas par le passage souvent si pénible de la mort, mais le corps mortel sera transformé en un instant en un corps de « résurrection », la mortalité sera remplacée instantanément par l’immortalité (I Cor. 15: 53, 54).

En effet, la « chair et le sang » ne sont pas propres à la vie du royaume supramatériel de Dieu. « Mais notre cité est dans les cieux, d'où nous attendons le Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre corps humilié (par le péché, la faiblesse, la maladie, la mort), en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses » (Phil. 3: 20, 21).

Dans le verset ci-dessus, nous avons l'essence de la deuxième promesse faite au chrétien. La vie n'est pas sans signification, comme de nombreux penseurs modernes aiment à le répéter à satiété. Voici le but de la vie ici-bas : « Car nous sommes dans cette tente (notre corps) ...non pas pour nous dépouiller, mais pour nous revêtir (pour nous donner un corps éternel), afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie » (II Cor. 5: 4, 5). Certainement, Dieu nous en a donné l'assurance et laissé une garantie sous la forme du don présent et actuel du Saint-Esprit. Car « celui qui nous a formés pour cela, c'est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l'Esprit » (II Cor. 5: 5).

Lorsque la nouvelle naissance, confirmée par le don de l'Esprit, a assuré le point de départ d'une personnalité renouvelée et restaurée, le Seigneur dirige notre attention sur la question de notre corps, car notre corps devient nécessairement l'enveloppe, le vase dont a besoin le nouveau-né dans un environnement différent. L'âme du chrétien, l'être intime est préparé en vue de vivre dans la présence du Créateur. Le sang et la chair doivent être transformés pour hériter du Royaume éternel, tout comme la chenille doit être métamorphosée pour vivre dans l'air, devenue papillon.

Le corps à venir, éternel, en supra-matériel, sera évidemment un organe neuf (la chair et le sang ayant été éliminés), mais sa structure sera en quelque sorte basée sur le vieux corps de chair, tout comme le corps de la chenille forme la base structurelle du nouveau papillon. Ainsi, aujourd'hui même, notre corps de poussière, assujetti à la pourriture et à la mort appartient à Celui qui l'a formé, au Créateur; de ce fait, il est saint, c'est-à-dire séparé pour Dieu, mis à part (cf. I Cor. 6 : 13, 19).

Il est ainsi essentiel que nous n'estimions pas pouvoir traiter notre corps comme nous le voulons; nous ne pouvons en faire ce que nous désirons. Aussi étrange que cela paraisse, les péchés dont il a été le siège, les œuvres pour lesquelles il a servi de base, ne disparaissent pas du tout. Ils demeurent comme une base, un fondement. Les outrages physiques (outrages aux bonnes mœurs, par exemple) laissent au cours de la vie une trace sur le corps ou sur les cellules cérébrales ; ils sont enregistrés dans la « mémoire cellulaire ». Comment ? Nous ne le savons pas! C'est encore un mystère.

Notre corps physique sera métamorphosé, tout comme le corps de Jésus-Christ a été transformé après la résurrection. Ce dernier a certainement gardé diverses marques ou empreintes de sa vie passée ici-bas. On peut bien admettre que la marque des clous constitue une exception, car nous savons qu'Il a été « l'Agneau immolé dès avant la fondation du monde », ce qui nous donne une explication suffisante.

Une raison profonde nous invite à garder notre corps dans un état de « sainteté », bien qu'il soit appelé à disparaître. Les quelques versets suivants devraient suffire pour nous instruire. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps ». On ne se rend pas encore compte du mal qu'apportent les contraceptifs distribués dans les hautes écoles et les collèges, mais nous sommes informés de la pensée du Créateur concernant l'impudicité, la fornication et l'adultère. « Le corps n'est pas fait pour l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps » (I Cor. 6 : 13, 18; cp. Eph. 5: 3; Col. 3: 5; Gal. 5: 19). Nous sommes clairement avertis que celui qui se joint à une prostituée pèche contre la sainteté (pureté) de son propre corps.

En Christ, le chrétien s'est tourné vers Dieu. En Christ, il Lui appartient. Renouvelé, métamorphosé, le corps du chrétien appartient au Créateur. Il n'est pas un terrain de jeu pour satisfaire à toute indulgence. D'une manière à nous encore incompréhensible, il demeure la base de notre futur corps éternel. Si la base n'est pas en ordre, la superstructure en supportera les conséquences ! Pourquoi le Créateur tient-il tant à l'homme et à son corps en particulier ? Il désire qu'il revienne à Lui - corps, âme et esprit. Pourquoi est-il si intéressé à notre vie tout entière ? Nous ne le saurons pas ici-bas. Mais le fait qu'Il nous aime et qu'Il veut nous arracher des mains du Méchant a été prouvé par

L E D O N D E S O N F I L S

envoyé pour un temps comme homme sur la terre, afin de vivre, de mourir, de ressusciter pour apporter, face à sa créature, la preuve qu'Il l'aimait, qu'Il l'aime. A toujours !

Lien : http://www.promesses.org/arts/38p222-226f.html

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L'avênement de Christ

11 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

L'avênement de Christ

L'avênement de Christ

H. Lüscher

SA PREMIÈRE VENUE

«Personne ne vit jamais Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître» (Jean 1.18). Jésus-Christ est venu sur la terre pour nous apprendre à connaître Dieu. Il y a une quantité étonnante de prophéties dans la Bible. Un certain nombre concerne l'avènement du Fils de Dieu sur la terre. Plusieurs siècles avant la naissance du Messie, les prophètes annoncèrent sa venue et sa vie ici-bas, ses souffrances et sa mort. L'accomplissement de ces prophéties est une preuve irréfutable de l'inspiration divine des Ecritures. Jésus-Christ est venu montrer à l'homme un chemin ouvert qui mène à Dieu, une entrée gratuite au paradis céleste, par la repentance et la foi en son NOM. Ainsi, l'apôtre Pierre affirme que les prophètes de l'Ancien Testament ont rendu témoignage des souffrances et de la mort de Christ (1 Pi.1, 11).
Voici quelques citations:

Prophétie

Accomplissement

-Es. 7,14

Il est né d'une vierge

-Matth. 1,22-25;

Luc 2, 5-7

-Mich. 5,2

Il est né à Bethléhem

-Luc 2,5-7

-Es. 11, 2

Il est oint de l'Esprit

-Actes 10, 38

-Zach. 9. 9

Il est trahi par un ami

-Matth. 26, 20-25

-Ps. 34, 20

Ses os ne sont pas rompus

-Jean 19, 36

-Ps. 22, 16

Ses mains et ses pieds sont percés

-Jean 19, 18

-Es. 53

Ses souffrances et sa mort

-1 Pi. 2, 21-24

SON RETOUR

Les prophéties relatives à sa première venue ont été littéralement accomplies. Nous sommes donc en droit de penser que son retour, annoncé par les Ecritures, s'accomplira aussi littéralement. C'est la seule interprétation logique et rationnelle des textes sacrés. Ce sont «les gloires qui suivront les souffrances de Christ» (1 Pi. 1, 11), annoncées en partie par les prophètes de l'Ancien Testament.

1. SON RETOUR EN GRACE

Prophétie

Jean 14, 2

Il viendra chercher les siens

1 Thess. 4, 16

Il viendra lui-même

1 Thess. 4, 16

Il ressuscitera les morts en Christ

1 Cor. 15, 51-52

Il ressuscitera les morts en Christ

1 Thess. 4, 17

Il enlèvera les vivants en Christ

Phil. 3, 20-21

Il transformera nos corps

1 Thess. 4, 17

Nous serons toujours avec le Seigneur

Apoc. 5

Nous l'adorerons à jamais sans entraves

Cette première phase de son retour est un «mystère» (1 Cor. 15, 51), qui n'a pas été révélé aux prophètes de l'Ancien Testament. Cela concerne l'Eglise de Christ qui est aussi appelée «mystère» (Eph. 3, 3). Elle est née à Pentecôte et sera enlevée lors du retour de Christ «en grâce».

2. SON RETOUR EN GLOIRE

Prophétie Ancien Testament

Prophétie Nouveau Testament

Zach.14,3

Il apparaîtra

Actes 1, 11

Zach. 12, 10

Il apparaîtra visiblement,

Apoc. l.7

officiellement

Dan. 7, 14

Il apparaîtra en gloire

Tite 2, 13

Zach. 6, 13; Ps. 132, 11

Il s'assiéra sur son trône

Matth. 25, 31

Es. 63, 1-6

Il jugera les nations

Matth. 25, 32

Ps. 47, 8-9

La terre le servira

Apoc. l. 5

Es. 11, 9-10

Il régnera sur les nations

Apoc. 21, 21

L'apparition publique et glorieuse du Messie, seconde phase de son retour, était en revanche déjà annoncée par les prophètes de l'Ancien Testament. Les Israëlites pieux de l'Ancien Testament attendaient un royaume terrestre de justice et de paix, gouverné par le Messie. Il y aura ainsi un jugement sévère pour les incrédules, puis un changement important dans les relations de Dieu avec les hommes sur la terre, et avec le peuple d'Israël en particulier.
Ces prophéties nous offrent ainsi une perspective des événements qui vont arriver bientôt. Lecteur, Jésus revient! Etes-vous prêt?

Lien : http://www.promesses.org/arts/3p59-60f.html

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Prophéties bibliques et Histoire contemporaine

11 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Prophéties bibliques et Histoire contemporaine

Prophéties bibliques et Histoire contemporaine

J. Beauverd

Le 14 mai 1948, conformément à de nombreux textes prophétiques de la Bible, l'Etat d'Israël était proclamé et reconstitué.

Le 7 juin 1967, Jérusalem, capitale historique du pays, retombait sous la juridiction juive. La parole de Jésus, en Luc 21 : 24, se réalisait alors. « Ils (les Juifs) tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations (ceci s'est produit en l'an 70 de notre ère, pendant et après la prise de la ville par l'armée du prince romain Titus, fils de l'empereur Vespasien) et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis ». Ce texte implique clairement que le temps des nations touchera à son terme dans la période où cette cité cessera d'être « foulée aux pieds par les nations.

Ces prophéties sont devenues Histoire dans notre génération et se sont réalisées littéralement. Devrait-il en aller autrement pour celles qui sont encore futures ? Nous ne le pensons pas.

Une grande promesse est alors faite par Jésus à ceux qui vivront ces événements: « Quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche » (Luc 21 : 31).

Ce qui est relatif à Israël étant généralement bien connu et ayant été souvent développé dans ce journal, nous nous arrêterons plus longuement sur une autre prophétie en vole de réalisation et faite par Jésus, relativement à l'état du monde, juste avant son retour.

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme » (Mat. 24 : 37). Quelles furent donc les caractéristiques du temps de Noé ? Nous en trouvons au moins quatre en Genèse 6: 1-13.

L'expansion démographique

1) « Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre ». Aujourd'hui, celle-ci est si rapide qu'en moyenne chaque seconde voit la naissance de trois bébés, soit 180 à la minute dans le monde! Par année, et compte tenu des gens qui meurent, ce sont actuellement 80 millions de nouvelles bouches à nourrir qui débarquent ainsi sur notre globe !

2) L'explosion d'une sexualité en dehors de la volonté de Dieu. « Les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent ». On sait que les villes d'Amsterdam, Bruxelles et Paris comptent davantage de prostituées qu'il n'y a au total de missionnaires évangéliques sur la terre entière! La pornographie se répand comme une lèpre impure sur le monde, notamment par les films, les journaux et de plus en plus souvent par la télévision. Toujours plus fréquemment, le vice n'est plus condamné, mais excusé, blanchi, quand il n'est pas recommandé par des éducateurs pervertis !

3) Une civilisation matérialiste et brillante. « Ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité ». Nous vivons dans une civilisation qui se détourne de plus en plus du vrai Dieu et manifeste une ingratitude croissante à son égard. Un agriculteur chrétien accueillait un jour chez lui des citadins. Au début du repas, il pria et remercia Dieu pour la nourriture. Ses invités marquant leur étonnement, il leur déclara: « Voyez-vous, chez nous, seuls les cochons et les vaches ne remercient pas quand on leur donne quelque chose! ».

Les connaissances humaines doublent tous les dix ans et l'on estime qu'il y a dans notre génération davantage de savants vivants qu'il yen a eu au total, depuis que le monde existe, dans toutes les générations qui nous ont précédés. Cela est, par ailleurs, l'accomplissement de la prophétie de Daniel, au chapitre 12, verset 4, qui dit: « Au temps de la fin, la connaissance augmentera ».

4) Explosion de violence. « La terre était pleine de violence ». Les statistiques les plus récentes prouvent que la criminalité augmente de façon incroyable un peu partout. Les « mass-media » véhiculent constamment des nouvelles et images pleines de violence, et la peur croît.

Des guerres, révolutions et désordres de toutes sortes font couler le sang de multitudes de gens sur le globe.

Assurément, Israël et l'état du monde indiquent qu'il est minuit moins une à l'horloge prophétique. Cher lecteur, êtes-vous prêt pour le retour prochain de Jésus-Christ ? Lorsque le Maître reviendra, vous trouvera-t-il « veillant et priant », oeuvrant pour Lui, vivant dans sa communion chaque jour et marchant dans l'obéissance à Sa Parole ?

Si le Saint-Esprit nous montre quelque chose qui n'est pas à la gloire du Seigneur dans nos vies, confessons-le à Dieu sachant » que si nous confessons nos péchés. il est fidèle et juste pour nous les pardonner », car « le sang de Jésus nous purifie de tout péché », afin qu'à Son retour. Jésus puisse nous dire: « C'est bien, bon et fidèle serviteur... entre dans la joie de ton maître ».

Lien : http://www.promesses.org/arts/50p218-220f.html

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LA PERSEVERANCE VERS LE BUT DE DIEU

1 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PERSEVERANCE VERS LE BUT DE DIEU

LA PERSEVERANCE VERS LE BUT DE DIEU

Genèse 26.1-34

Introduction :

Le chemin de Dieu n’est toujours pas aisé à cause de nos sentiments qui sont fortement influencés par notre vécu au quotidien. Lorsque des situations divines pour orienter nos voies s’imposent par des actions dont l’issue semble être conditionnée par des difficultés ou souffrance, notre intelligence entre aussitôt en action pour trouver des raccourcis souvent très dangereux pour notre devenir. Sans hésitation, notre chair opte pour une rapide navigation à vue. Alors, bonjour la fatalité et bienvenue aux désastres proches ou éloignés.

La Bible dit : ‘‘Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir’’ (1 Cor 10.6-7).

Isaac n’était point aussi riche que l’avait été son père, à cause des présents que celui-ci avait faits à ses autres fils. Ce fut pendant son séjour à Guérar qu’il vit accroitre sa fortune, mais avec elle ses soucis et, toutes sortes de difficultés. Ce qui valut mieux pour lui, ce fut la nouvelle révélation du Seigneur qu’il eut à Beersébah et les développements qu’y prit sa piété. À l’exemple d’Abraham, dont il suivait, en somme, les bonnes traces, il y bâtit un autel et il y invoqua le nom du Seigneur.

Il importe donc plus que jamais en ces temps de réelles confusions de fixer les regards sur les héros de la foi pour tirer les leçons de leur parcours afin de parvenir à l’état d’irréprochabilité.

Comment Isaac, suivant les traces de son père Abraham est-il parvenu à atteindre les voies de Dieu ? Les lignes suivantes nous serviront de repère.

1.Dieu créé une situation (Genèse 26.1-3)

Comprenant quelle est la volonté parfaite de Dieu à son égard, Isaac, loin de s’écarter, reconnait qu’il doit continuer sur les traces de son père Abraham pour bénéficier des faveurs divines. Alors, il s’installe à Beer-Lachaï-roï qui signifie le puits de Celui qui vit et me voit (Genèse 16.14 ; 24.62 ; 25.11). Nous voyons ici qu’Isaac souscrit de rester, agir et penser sous les regards de Celui est vivant éternellement et qui voit tout. Ne cherchons-nous pas aujourd’hui à nous soustraire aux regards de Dieu, agir comme si Dieu était aveugle alors que nous prétendons être à son service ? Dieu, vois très vite ce que je fais pour toi, ne vois pas mes mauvaises actions ni la mauvaise manière de le faire. Chut, surtout, Dieu tais-toi sur nos abominations et élève-nous ! Ironie de sort !

Parce qu’Isaac se serait mis sous le contrôle de Celui qui est vivant et qui voit tout, Dieu voyant sa consécration totale, décide son élévation, en utilisant des méthodes qui lui sont propres. La famille survient dans le pays et Isaac interroge Dieu jusqu’à obtenir son aval avant tout déplacement : ‘‘L’Eternel lui apparut, et dit : Ne descends pas en Egypte, demeure dans le pays que je te dirai. Séjourne dans ce pays-ci : je serai avec toi, et je te bénirai, car je donnerai toutes ces contrées à toi et à ta postérité, et je tiendrai le serment que j’ai fait à Abraham, ton père’’ (Genèse 26.1-3). Qu’en est-il de nous ?

2.Promesse de bénédiction conditionnée (Genèse 26.4-5)

‘‘Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce qu’Abraham a obéi à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois’’ (Genèse 26.4-5).

Nous marchons avec Dieu ou disons-le autrement, nous travaillons pour Dieu, mais sans Dieu. Quelle promesse avons-nous reçus de Dieu ?

3.Le témoignage de Dieu (Genèse 26.6-10)

‘‘Et Isaac resta à Guérar. Lorsque les gens du lieu faisaient des questions sur sa femme, il disait : C’est ma sœur ; car il craignait, en disant ma femme, que les gens du lieu ne le tuassent, parce que Rebecca était belle de figure. Comme son séjour se prolongeait, il arriva qu’Abimélec, roi des Philistins, regardant par la fenêtre, vit Isaac qui plaisantait avec Rebecca, sa femme. Abimélec fit appeler Isaac, et dit : Certainement, c’est ta femme. Comment as-tu pu dire : C’est ma sœur ? Isaac lui répondit : J’ai parlé ainsi, de peur de mourir à cause d’elle. Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu nous aurais rendus coupables’’ (Genèse 26.6-10).

Toute activité faite pour Dieu sans témoignage ou approbation divine est de nul effet. Bien que préservant sa vie en exposant sa femme, Dieu témoignera son serviteur et le préserve du scandale. Restons sous le regard de Dieu et mettons-nous à son contrôle pour être garantis de sa protection.

4.Décret divin en faveur d’Isaac (Genèse 26.11)

‘‘Alors Abimélec fit cette ordonnance pour tout le peuple : Celui qui touchera à cet homme ou à sa femme sera mis à mort’’ (Genèse 26.11). Tous ceux qui ont la présence de Dieu bénéficient de sa faveur. Le roi décrète en faveur d’Isaac et subitement, son nom sort de l’anonymat et de l’inconnu, tout le pays cherchera à connaître qui est cet homme, étranger de surcroit en faveur de qui le roi ordonne la sécurisation.

5.Dieu bénit abondamment Isaac (Genèse 26.12)

‘‘Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple ; car l’Eternel le bénit’’ (Genèse 26.12).

Isaac avait placé ses fondements sur celui de son père, bénéficiant des faveurs divines attachées à la promesse faite à Abraham ; au moment de la famine, il a suivi les traces de son père (Genèse 20.1) et fut grandement riche dans ce même pays comme le fut son père. Sa production ne fut pas catholique, mais bien orthodoxe car il eut le centuple de sa récolte. Quel accomplissement de la promesse divine pour Isaac ?

6.La richesse d’Isaac va croissante jusqu’à ce qu’il devienne fort riche (Genèse 26.13-14)

‘‘Cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort riche. Il avait des troupeaux de menu bétail et des troupeaux de gros bétail, et un grand nombre de serviteurs : aussi les Philistins lui portèrent envie’’ (Genèse 26.13-14).

La Bible dit que ‘‘c’est la bénédiction de l’Eternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d’aucun chagrin’’ (Prov. 10.22).

Les mots qui expliquent fort riche signifie qu’Isaac fut riche à l’infini. Autrement dit, Isaac fut plus riche que toute la population de Guérar. Dieu béni au-delà de nos attentes, pensons-y et entrons dans nos possessions.

7.La bénédiction d’Isaac attire les regards des Philistins (Genèse 26.14)

Dieu a béni Isaac. Les pauvres Philistins, malgré leur honnêteté et leur esprit travailleur, ont pu observer que la bénédiction divine vis-à-vis d’Isaac allait croissant. Les Philistins enviaient Isaac. C’est un exemple de la vanité de ce monde : plus les hommes possèdent, plus ils sont envieux, et plus ils sont vulnérables. C’est une des caractéristiques de la nature humaine corrompue ; un principe regrettable incite certaines personnes à tirer profit de la persécution des autres. Les Philistins ont chassé Isaac de leur pays. La sagesse divine nous enseigne à renoncer parfois à nos droits, pour éviter toute controverse. Si nous sommes à tort chassés d’un endroit, le Seigneur se chargera de nous trouver une place ailleurs.

8.La bénédiction divine attire les foudres de l’ennemi (Genèse 26.15-16)

‘‘Tous les puits qu’avaient creusés les serviteurs de son père, du temps d’Abraham, son père, les Philistins les comblèrent et les remplirent de poussière. Et Abimélec dit à Isaac : Va-t-en de chez nous, car tu es beaucoup plus puissant que nous’’ (Genèse 26.15-16).

Tout au long de l’histoire, nos prédécesseurs ont creusé patiemment et avec amour dans la Parole de Dieu et ont abreuvé le peuple chrétien de cette eau claire et fraîche que sont les vérités bibliques concernant la naissance virginale de Christ, sa vie sans péché, sa mort, sa résurrection, son ascension et son prochain retour. Mais les puits qu’ils avaient creusés ont parfois été comblés par les enseignements de faux docteurs. La tâche du jeune serviteur de Dieu consiste souvent à dégager ces puits de tout ce qui les encombre pour pouvoir à nouveau puiser l’eau nécessaire aux âmes assoiffées de l’humanité. La crainte des habitants de Guérar fut si grande qu’on chassa Isaac. Le diable est furieux contre notre onction. Sachons la préserver.

9.Isaac s’incline devant la volonté de Dieu et s’installe à Guérar se remet au travail. Héritage reconquit, reconnaissance de ses origines (Genèse 26.17-18)

‘‘Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, où il s’établit. Isaac creusa de nouveau les puits d’eau qu’on avait creusés du temps d’Abraham, son père, et qu’avaient comblés les Philistins après la mort d’Abraham ; et il leur donna les mêmes noms que son père leur avait donnés’’ (Genèse 26.17-18).

Après les difficultés, le serviteur de Dieu ne doit pas baisser la tête pour commencer à se plaindre, mais exploiter la nouvelle opportunité que lui donne Dieu pour conquérir de nouveaux domaines.

10.Le chemin de la restauration d’Isaac (Genèse 26.19-22)

‘‘Les serviteurs d’Isaac creusèrent encore dans la vallée, et y trouvèrent un puits d’eau vive. Les bergers de Guérar querellèrent les bergers d’Isaac, en disant: L’eau est à nous. Et il donna au puits le nom d’Esek, parce qu’ils s’étaient disputés avec lui. Ses serviteurs creusèrent un autre puits, au sujet duquel on chercha aussi une querelle ; et il l’appela Sitna. Il se transporta de là, et creusa un autre puits, pour lequel on ne chercha pas querelle ; et il l’appela Rehoboth, car, dit-il, l’Eternel nous a maintenant mis au large, et nous prospérerons dans le pays’’ (Genèse 26.19-22).

Les puits mentionnés dans la Genèse ont des noms significatifs, faisant allusion à des événements déterminés :

  • Premier puits personnellement creusé par Isaac : Esek qui signifie disputes, contestation
  • Deuxième puits personnellement creusé par Isaac Sitna qui signifie accusation, haine

Les Philistins avaient comblé les puits d’eau creusés jadis par Abraham, acte inamical signifiant que les nouveaux arrivants n’étaient pas les bienvenus. Isaac les désobstrua ce qui provoqua un conflit avec les Philistins à Esek (contestation) et à Sitna (hostilité). Finalement Isaac quitta la région des Philistins. Cette fois quand il creusa un puits, il ne se produisit aucun conflit, aussi l’appela-t-il Rehoboth (largeur ou élargissement).

Esek et Sitna rappellent les tentatives d’Isaac pour creuser ses propres puits, avant qu’il n’habite auprès des puits creusés par son père. On doit bâtir sur les fondements de Dieu sinon, on s’attirera toujours des ennuis.

Isaac a rencontré beaucoup d’opposition lorsqu’il a creusé ses puits. Deux camps étaient dressés l’un contre l’autre, pleins de haine. Observez la nature de l’esprit du monde dans ces faits ; elle ne fait qu’animer des querelles, et se trouve être à l’origine de tous ces différends ; ce qui survient est souvent le sort de celui qui est le plus discret et pacifique ; ceux qui évitent les querelles ne sont pourtant pas à l’abri des attaques des autres.

  • Troisième puits personnellement creusé par Isaac Rehobot qui signifie mettre au large ou espace dégagé. Rehoboth, peut aussi dire ‘‘largeur, élargissement’’ (Genèse 26.22).

Quelle grâce d’avoir de l’eau en abondance, et surtout, de l’avoir sans effort ! Plus cette grâce est abondante, plus il y a raison d’être reconnaissant. Isaac a finalement creusé un puits, afin d’obtenir de l’eau que les autres n’arrivaient pas à avoir. Ceux qui cherchent à être calmes et patients ne parviennent que rarement au but. Quand les hommes sont fourbes et belliqueux, Dieu, de Son côté, demeure immobile, fidèle et plein de Grâce ; quand nous sommes devant de telles situations, déçus par les hommes, il est alors temps de se tourner vers Lui. La nuit même où Isaac est venu à Beër-Shéba, las et confus, Dieu s’est approché pour apporter à son âme tout le réconfort nécessaire. Ceux qui sont assurés de la présence de Dieu peuvent en retirer tout le réconfort.

11.Dieu renouvelle l’alliance avec Isaac (Genèse 26.23-25).

‘‘Il remonta de là à Beer-Schéba. L’Eternel lui apparut dans la nuit, et dit : Je suis le Dieu d’Abraham, ton père ; ne crains point, car je suis avec toi ; je te bénirai, et je multiplierai ta postérité, à cause d’Abraham, mon serviteur. Il bâtit là un autel, invoqua le nom de l’Eternel, et y dressa sa tente. Et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits’’ (Genèse 26.23-25).

Lorsqu’Isaac a vu Dieu élargir l’espace de sa tente en confondant ses adversaires, il a posé une action prophétique en allant s’établir à Beer-Schéba. Cette action patriarche n’est pas gratuite car Beer-Schéba signifie ‘‘le puits du serment ou de l’alliance’’ (Genèse 21.25-33 ; 22.19 ; 26.23-25 ; 46.1-5). A Beer-Schéba l’Éternel le rassura par une promesse de bénédiction. Il y bâtit un autel (adora), dressa sa tente (demeura) et creusa un puits (se rafraîchit). Tout comme l’eau est un élément indispensable dans le domaine physique, de même l’eau de la Parole de Dieu est indispensable dans le domaine spirituel.

Il a préféré s’installer à la source de la grâce qui rappelle à Dieu l’alliance dont il est bénéficiaire de par sa descendance.

L’Éternel apparaît à Isaac pour lui confirmer la promesse d’une grande descendance qu’il a faite à Abraham, une promesse qui n’est assortie d’aucune condition, mais complétée par un encouragement : « Ne crains pas, car je suis avec toi ». C’est un encouragement bien à propos, car Isaac vient de se voir déclaré indésirable dans le pays des Philistins où il habitait depuis quelque temps.

Maintenant qu’il a quitté le monde et retrouvé sa relation avec Dieu, ce qui caractérise son habitation peut être résumé en trois mots : un autel, une tente, un puits.

Voilà des images qui nous montrent ce qui devrait aussi caractériser une maison chrétienne :

(1) Un autel nous parle de relation avec Dieu. Qu’en est-il de notre maison ? Peut-être, d’une manière formelle, proclamons-nous que notre maison est placée sous la seigneurie de Jésus Christ, qu’on y prie avant les repas. Mais, bien sûr, plus que cela, ce qui compte, c’est la manière pratique dont l’amour de Christ est vécu, la sincérité de notre reconnaissance envers Dieu.

(2) La tente nous rappelle que nous ne sommes pas ici chez nous, et que nous devons être prêts à nous en aller pour nous installer définitivement dans notre vraie patrie. Sommes-nous bien certains de tirer toutes les conséquences de cette affirmation volontiers répétée que nous ne sommes que des étrangers et des voyageurs sur cette terre ?

(3) L’image du puits qu’il faut creuser pour trouver l’eau évoque l’effort à accomplir pour prendre connaissance des pensées de Dieu. Pour les saisir, il faut, sous la conduite du Saint Esprit, s’en enquérir dans la Parole de Dieu avec diligence et une grande persévérance. Quelle place la Bible a-t-elle dans nos foyers ? Peut-être la lit-on chaque jour, mais un peu superficiellement. Remarquez l’expression « superficiellement » : elle exprime le contraire de creuser un puits !

12.Alliance avec le roi de Guérar (Genèse 26.26-33)

‘‘Abimélec vint de Guérar auprès de lui, avec Ahuzath, son ami, et Picol, chef de son armée. Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m’avez renvoyé de chez vous ? Ils répondirent : Nous voyons que l’Eternel est avec toi. C’est pourquoi nous disons : Qu’il y ait un serment entre nous, entre nous et toi, et que nous fassions alliance avec toi ! Jure que tu ne nous feras aucun mal, de même que nous ne t’avons point maltraité, que nous t’avons fait seulement du bien, et que nous t’avons laissé partir en paix. Tu es maintenant béni de l’Eternel. Isaac leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. Ils se levèrent de bon matin, et se lièrent l’un à l’autre par un serment. Isaac les laissa partir, et ils le quittèrent en paix. Ce même jour, des serviteurs d’Isaac vinrent lui parler du puits qu’ils creusaient, et lui dirent : Nous avons trouvé de l’eau. Et il l’appela Schiba. C’est pourquoi on a donné à la ville le nom de Beer-Schéba, jusqu’à ce jour’’ (Genèse 26.26-33).

Comme son père Abraham, Isaac conclut un pacte de non-agression avec le roi Abimélek (Prov. 16.7).

Conclusion :

Le chemin de bénédiction semble parfois très difficile, pénible, risquant parfois. Mais le plan de Dieu est de nous briser, nous modeler et nous préparer pour que nous atteignions les objectifs qu’il s’est longtemps fixés pour nous. A des moments, tout semble s’écrouler, mais tenons le bout et ne cédons pas car Dieu au temps de l’impossible, créera un chemin pour nous. Isaac a su se tenir sur le fondement, reconnaissant son origine et se tenant sur le rocher d’où il a été taillé. Il a par la circonstance bénéficié des faveurs divines attachées à son obéissance et est devenu fort riche. Puisse Dieu nous aider à suivre les trace des héros de la foi et expérimenter la dimension qu’ils ont pu atteindre par la grâce de Dieu.

Dieu peut encore comme au temps d’Isaac, nous bénir pour sa gloire dans l’œuvre de Dieu.

Dr. André CHOUBEU

Tél. (237) 99 58 65 05 / 77 75 71 60

E-mail : chandre403@gmail.com

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CE QUE TOUT HOMME DOIT SAVOIR !

28 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CE QUE TOUT HOMME DOIT SAVOIR !

L’ESPRIT DE LEADERSHIP

CE QUE TOUT HOMME DOIT SAVOIR

L’esprit du leadership est un esprit de courage, d’excellence. Tout chrétien a été créé dans le but de résoudre un problème. Nous sommes tous des solutions à un problème précis, d’une personne ou aux problèmes des autres. Chacun à un but, résoudre un problème précis. Les inventions ont été faites dans le but de résoudre un problème. Le problème commencent quand nous voulons copier les autres pour les jalousés. L’esprit de leadership est un esprit d’excellence, s’asseoir et se poser la question quelle est ma raison d’être, mon but, mon potentiel, dans le but de résoudre un problème.

  • La voiture, le vélo, les journaux, les lunettes, les différentes inventions. L’esprit de leadership nous renvoie à la question le pourquoi de ma venue, de mon existence sur la terre.

En nous, existe des capacités, intellectuelles, morales, physiques ; nous sommes appelés à les exploiter pour résoudre les problèmes de notre existence.

Genèse 2.18-23 : la création de la femme était une solution pour l’homme, celle de la solitude, un homme ne le sera jamais pour l’homme, ni la femme pour la femme (problème d’homosexualité).

La terre est remplit de solutions que de problèmes, mais ce qui est obstacle est que les uns refusent d’être la solution pour les autres. Le vrai problème est que nous refusons d’être la solution des autres en raison des arguments économiques, sociaux…qui n’ont aucune connotation avec le but de notre existence.

Jérémie 1.4 : Dire que l’homme est son propre Dieu c’est dire que l’ordinateur est son propre créateur. Notre vie est misérable par ce que nous refusons d’être une solution. Nous fuyons ceux pourquoi Dieu nous a destiné. Jérémie a souffert parce qu’il refusait d’obéir au principe de son existence.

Pour vraiment l’être il faut ôter l’orgueil, la jalousie, la méchanceté et le complexe. Beaucoup sont des solutions mais il refuse Dieu ; de le qualifier. La qualification naturelle est limitée mais celle spirituelle est indéniable. On ne fait pas des élucubrations, Dieu est au-delà des temps et des circonstances, l’espace…

Psaumes 139.14-16 : Napoléon se servait de combat de David pour toutes les guerres qu’il a livrées.

Huit faits importants de notre existence :

  1. Psaumes 139.2-3 : Dieu a son regard sur nous
  2. Psaumes 139.4 Dieu examine chacune de nos parole pour voir quel sont les intentions qu’elle cache. Nous devons aligner nos pensées et nos paroles.
  3. Psaumes 139.4 Le Dieu qui vous a créé est tous les jours avec vous.
  4. Psaumes 139.7-10 Dieu est toujours proche de nous ; soyons conscient sa présence
  5. Psaumes 139.11-13 Dieu transforme nos ténèbres en lumière ; Esaïe 8.23 rien n’est impossible a notre Dieu, il appellera la lumière de nos ténèbres
  6. Psaumes 139.17 Dieu a des principes favorable à notre égard
  7. Jean 18.37 notre responsabilité identifié notre but et non quelqu’un d’autre. Jésus savait sont but sur la terre.
  8. Psaumes 119.65 la parole de Dieu doit être votre fardeau quotidien
  9. Psaumes 119.67 David s’égarait au paravent l’esprit de l’excellence est impossible quand nous ne savons pas pourquoi nous sommes sur la terre, cela sera enfoui en vous
    • Les priorités
  • Moise était une solution à l’esclave d’Israël comme les Israélites manifestait une attente de solutions, moise en était tout que nous refuserons de nous soumettre à Dieu, nous le serons jamais, eux ils souffriront et nous aussi, alors nous affections toute une génération. Exemple : Député pour le peuple, ministre de la santé
  • Joseph pour pharaon, devant pharaon il n’a fait qu’accomplir les voix de Dieu
  • David la solution face à Goliath
  • Esther pour sauver Israël

Nous sommes la solution de quelqu’un sur la terre et si nous cherchons à l’être, quelqu’un le sera pour nous, si nous cherchons à être un moyen de bonheur pour les autres, les rendre heureux, alors vous aussi, vous le serez.

Nous devons nous en prendre à nous même par ce que nous sommes des personnes de valeur.

Le christianisme n’est pas une religion c’est une vie surnaturelle sans influence de principe, raisonnement…et ceci fait qu’il ne voit pas un changement qualitatif Luc 24.43 la puissance de la terre est inefficace devant ceux du ciel.

Prière de la foi

Merci Seigneur pour la grâce que tu me donne de découvre le leadership caché qui est en moi et j’accomplirai merveilleusement la vision que tu as pour moi avec puissance, merci de m’oindre par ton onction dans le nom de Jésus-Christ. Amen !

Pasteur Pierre CHOUBEU

+237 96582023

76198370 Pastorpeter2006@yahoo.fr

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L’AUTORITE DU ROYAUME

22 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 L’AUTORITE DU ROYAUME

L’AUTORITE DU ROYAUME

Psaumes 23.

. 1- L’Eternel est mon berger

Quand un homme grandit en Israël. Son père lui donne 100 brebis qu’il mène dans un pâturage commun aux autres jeunes hommes, toute la soirée, il va chercher de pâturage jusqu'à ce qu’il trouve et quand il y est, il marque le lieu par un piquet bien identifiable, ce qui fait de lui propriétaire des lieux. Personnes d’autre dès cet instant ne peut migrer à cet endroit excepté lui car c’est là qu’il mènera de bonheur les brebis de son pâturage. Rappelons lorsque Jésus dit de nous des brebis de son pâturage. Ceci dit, si nous le sommes, cela signifie que pour tous les virages de notre vie, Dieu a déjà négocié la vitesse maximale à laquelle nous allons rouler, pour notre subsistance, il a déjà localisé un pâturage à notre compte, identique au potentiel placé en nous. Combien de croyons savent cela non avec leur tête mais leur cœur ?

Et lorsqu’il revient le matin prendre les siens, il se tient à la porte après que le portier lui ouvre, non à la fenêtre et pousse une voix de rassemblement : le portier lui ouvre et les brebis entendent sa voix, il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et il les conduit dehors (Jean 10.3). Aussi nombreux que peuvent être les brebis réunies appartenant à différentes personnes dans l’écurie, quand les siens entendront sa voix, il l’a reconnaîtrons et de quelconque coin où elles se seront cachées, elles sortiront et se rassemblerons autour de leur berger. Rappelez-vous de la merveilleuse portion des écrits de Jean dans son chapitre 10 lorsque Jésus parle de lui comme le bon berger. Il dit :…et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. V 3

Pourquoi peuvent-ils reconnaître la voix de leur berger ? Souvenez- vous lorsque Jésus disait : Tout ce que le père me donne viendra à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi… (Jean 6.37). Simplement par ce qu’elles sont un don du père et le fils pendant tout son enfance travaillait auprès des brebis de son père jusqu’au jour ou l’âge d’homme est atteint, et les brebis de son père ont fini par maîtriser sa voix de sorte que lorsqu’une centaine sur les milliers de son père lui est donné ; elles ne peuvent méconnaître sa voix. Car il ne deviendra qu’une question d’habitude. De même à l’âge de la maturité tel qu’il est en Israël (30 ans), Jésus débuta son ministère et les brebis que son père avait à sa disposition lui furent donné : j’ai gardé ce que tu m’as donné, et aucun d’eux ne s’est perdu sinon le fils de la perdition, afin que l’écriture soit accompli (Jean 17.12)

Nous sommes les brebis du pâturage de l’Eternel. Si L’alcool a pour son pâturage, les bars, buvettes et autres… ayant comme ses brebis les soulards ou buveurs ; nous, nous appartenons à l’Eternel comme peuple et nous ne pouvons posséder le royaume que par la connaissance de notre identité. Si le berger revient le matin chercher la brebis, c’est qu’il a déjà localisée pour elle un pâturage. La parole déclare que chaque matin ses bontés à notre faveur, Il les renouvelle (Lamentation 3.29).

2- IL me fait reposer dans de verts pâturages.

Lorsque le berger prenait ses brebis assemblées autour de lui, il les conduisait dans le meilleur pâturage localisé depuis la nuit. Lorsqu’il a fait sorti toute ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix (Jean 10.4). Elles ne suivront aucun d’autre du fait que toute leur confiance est focalisée sur le berger qui ne peut les décevoir, les abandonnés, pire encore les laissé mourir de faim : Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages (v 9). Et quand le berger et les brebis y sont, on peut donc comprendre par ricochet l’expression de David : IL me fait reposer dans de verts pâturages. Ceci dit, Dieu n’est pas presser de m’enlever des bonnes choses ; quand la brebis était satisfaite ; elle se retournait sur son dos et balançant en l’air ses pattes, ceci pour exprimer sa satisfaction. Quand Dieu nous emmène à de bonne chose, c’est pour notre bonheur; c’est pour que nous nous réjouissons et IL nous donne assez de temps pour nous réjouir ; à ceci il dit : moi je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance (v. 10 b). Toutes bonnes choses qu’il fait dans notre vie seront permanentes. Tout ce que le diable fait est un flash mais quant à Dieu il est permanent. Si vous croyez de tout votre cœur, la permanence des faveurs divines vous accompagnera.

3- IL me conduit près des eaux paisibles.

En Israël les eaux coulent des montagnes, c’est pourquoi les brebis ne boivent pas l’eau qui coule depuis les montages, car elle coule avec cascade, du fait qu’elle coule du haut en bas, elles craignent d’être emporté. A cause de la laine : la qualité de leur peau, elles savent que si elles sont entraînées par le courant d’eau elles vont mourir. Elles peuvent admirer la qualité de l’eau sans la boire. Mais le berger va chercher, découvrant là où l’eau est calme, à cet instant elles vont boire. Ceci dit Dieu nous connaît et il ne nous donnera jamais ce qui nous gênera, ce qui nous mènera en prison. IL ne nous mènera jamais dans un business qui nous détruira. IL est temps de boire de l’eau paisible ; pour qu’il nous conduise, que cela se manifeste. Il déclare : Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eaux qui jaillira jusque dans la vie éternelle (Jean 4.14). Le mais illustre un contraste, en dépit de tout ce qui peut être difficulté dans la vie du chrétien, s’il ose croire à de l’eau que donne le Seigneur, il le conduira dans les rochers que ses pieds ne peuvent fouler. Conduis-moi vers le rocher que je ne puis atteindre (Psaumes 61.3b). Croyez comme le roi David et il changera vos déserts en étang d’eau, vos montagnes en vallées et vos vergers en forêt.

4- IL restaure mon âme

Allusion à sa situation quand il est tombé dans le péché avec Beersheba. Au lieu que Dieu viennent à le tuer, il a fait ce qu’un berger doit faire, quand il a 100 brebis, il y a toujours une parmi les brebis qui va manger plus que les autres et se reposer et quand on dira allons, elle va rester en arrière, Et quand le berger seras plus loin, il découvrira qu’il y a 99 avec lui et une qui manque. Et quand il y a 99, l’insécurité est préservée dans leur unité, mais celle qui est seule est vulnérable aux animaux sauvages. Alors il va laisser les 99 que les animaux ne peuvent pas attaquer à cause de leur nombre et chercher celle qui est seul parce qu’il doit rendre compte à son père. IL doit présenter les 100 à son père. C’est pourquoi Jésus a dit tout ce que mon père m’a donné, je n’ai perdu aucun. IL va laisser les 99 et chercher celle perdue, et quand il l’a trouvé il ne se fâche pas, il ne la bat pas, ne la gifle pas. IL se met à genou, la porte sur ses épaules, au lieu que cette brebis marche avec ses pieds, elle va maintenant voyager sur ses propres épaules, sous sa force parce que dans cette faiblesse, elle est faite forte. C’est là la restauration. Et parce que David est tombé Dieu est descendu et l’a porté sur ses épaules. Dieu a son merveilleux plan de restauration pour votre âme, vous avez péché, levez-vous par la foi et le chef d’œuvre d’accusation du diable dans votre vie s’écroulera et la grâce vous maintiendra à nouveau.

5- IL me conduit dans les sentiers de la justice

Quand il a eu a eu l’occasion de tuer Saül il ne lui a pas fait de mal, mais, il s’est souvenu que le nom de Dieu a été appelé sur lui et à cause de cela, il respecte le nom de Dieu, non pas Saül ! Mais Dieu. A ce moment le ciel a enregistré cela comme justice, il a honoré Dieu dans la vie de Saül de par l’onction messianique qu’il reçut. Notons déjà que ce qui détermine notre chrétienté c’est ce que nous pouvons faire et ne pas faire à cause du nom de l’Eternel. Quelle est la chose que tu peux faire à cause de l’Eternel et celle que tu ne dois pas faire ? L’orque nous honorons Dieu il nous honore. David a honoré Dieu c’est pour cela qu’il n’a pas tué Saül. Honorer Dieu, c’est honorer tout ce qui est de Dieu. David n’a pas été tué par l’épée, ni dans le champ de bataille parce qu’il a honoré Dieu, en ne touchant point Saül, c’est pour quoi aucune flèche ne pouvait l’atteindre

Dans le livre le de 2 Samuel 21.15, il nous est rapporté l’histoire de David qui allait en guerre dans sa vieillesse, marchait à la traîne et Jischbi-Benob cousin de Goliath, connaissant l’histoire de la mort de son frère et de quelle manière, se décida de le venger. L’armée avancée, il s’attaqua à lui. David combattait avec ce jeune homme qui maniait l’épée d’une main tandis que lui, le faisait avec ses deux mains. Qu’est-ce qui l’a sauvé ? C’est l’alliance de la protection parce qu’il n’a pas tué Saül. Alors Dieu a parlé à Abichaï qui les rejoint et l’aida à se défaire de cet incirconcis. Ceci implique nécessairement notre attitude face aux hommes de Dieu. Ceci démontre aussi l’alliance d’une vie prospère.

Tu ne peux avoir l’autorité du royaume jusqu’à ce que tu connaisses qui tu es dans le royaume, comprendre la relation que tu as avec Dieu.

6- Quand je marche dans l’ombre de la vallée et de la mort, je ne crains aucun mal (1 Sam 23.14–15 ; 24)

A un moment quand la vie de David était harcelée par de nombreuses poursuites de Saül, il allait dans la ville d’En-Guedi se cacher, c’est alors que Saül fut informé de sa présence dans ce lieu-là. Il envoya une expédition d’hommes farouches pour sa capture. Conscient de cela, David s’enfuit dans la forêt d’En-Guedi, suivi par ses détracteurs, il arriva près de la vallée d’En-Guedi, se heurta à une seule alternative, essayer de se défendre. Mais il se retourna vers l’Eternel le Dieu des armées des cieux et cria d’une voix forte : ‘‘Seigneur EL Shaddai, le Dieu des armées et d’Israël, tu m’as oint pour être roi sur ton peuple et Israël, mon règne n’a pas encore sonné sur toi, et l’onction de Dieu sur ma vie ira jusqu’à son terme’’. Par cette connaissance de l’autorité de Dieu dans sa vie, il sauta dans la vallée, vallée donc le background géographique nous informe de son peuplement des serpents pythons, d’animaux féroces et de plantes épineuses, là les soldats venaient après avoir aiguisé leurs épées. IL a dit à DIEU tu m’as oint pour être roi sur ton peuple, Israël je n’ai pas encore gouverné. Tu ne gaspilleras pas ton onction qui est sur ma vie. Par cette connaissance il sauta dans la vallée d’En-Guedi, alors les piquets se sont enfui, les animaux ont disparues les soldats de là ne l’ont point vu, ils ont regardé autour et ne l’ont pas vu, alors ils sont allés dirent à Saül que David a disparu. C’est quand David est sorti de là qu’il a crié : Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort je ne crains mal car tu es avec moi. Il fût émerveillé

Bien que je marche dans la vallée je porte une onction qui doit arriver à sa destinée, la mort n’est pas une mort. Chaque fois que vous voyez une ombre sachez qu’elle porte une lumière qui se cache derrière elle, c’est le produit de la lumière, chaque fois que vous voyez une ombre, ne vous concentrez pas sur elle. Mais recherche la lumière qui produit l’ombre. Chaque fois que vous avez un problème, la solution est juste à côté, ne vous concentrez pas sur le problème, mai regarde à la solution.

Exemple : l’illustration du serpent d’érain, ce serpent parle de la défaite de Satan à la croix. Ce serpent n’est pas symbole de Christ, mais le jugement de Satan.

Car l’or parle de l’image de Dieu

L’agent parle de la rédemption – Avant d’agir le diable regarde où nous regardons.

L’airain parle du jugement

La défaite de Satan est accrochée à la croix, Christ n’est plus à la croix.

Ne vous concentrez pas à ce que Satan fait, mais levez les yeux sur l’œuvre accomplie de Christ à la croix, l’auteur et le consommateur de la foi.

7- Ton bâton et ta houlette me rassurent

Quand le berger emmenait les brebis en pâturage et que les brebis sont entrain de brouter et que le lion les attaque et rougit. Ce qu’elles font, elles ne se dispersent pas, elles se tournent et regardent vers la direction du berger, s’il est à côté, elles continuent à brouter (tel qu’il est dit frappe le berger et les brebis se dispersent) aussi longtemps que le berger est à côté, elles ne se dérangent pas car l’ombre du lion rougit, mais la lumière du berger est là si tu veux voir l’onction dans la vie de ton Pasteur, fait lui confiance. A cause du degré d’onction dans sa vie. Exemple : David comme berger chez son père

Si des rougissements du diable n’ont rien pu sur Jésus il ne nous fera point de mal. Les brebis quel que soit la situation font confiance au berger

Exemple : Job quand il dit bien qu’il m’ait frappé, je lui fais confiance.

Parce que la décision de Dieu notre berger est la meilleur

Si tu fais confiance à Dieu, ton Isaac ne mourra pas car il y aura un bélier pour toi, une solution de la dernière minute se lèvera ne craignez aucun mal. Partout faite lui confiance.

8-Tu dresses une table en face de mes ennemis

IL te donnera d’expérimenter tes faveurs en face de tes ennemis malgré le mal qu’ils t’auront voulu, Dieu les changera en succès.

Une table dressée

Parce que nos ennemis sont négligeables trop petits pour empêcher le plan de dans notre vie. Beaucoup s’intéresse à la mort de leur ennemi pour savoir s’ils peuvent s’épanouir. La disponibilité de votre ennemi ne peut empêcher le plan de Dieu. Car dans la présence de Dieu, il n’y a pas de bataille. Dieu se montre car lorsqu’il se lève ses ennemis se dispersent. Lorsque la pensée est devenue intention dans le cœur de Lucifer, Dieu a envoyé Sauveur. Tout ce que nous avons à faire, c’est de porter la présence de Dieu. Nous avons besoin de deux personnes dans la vie :

  1. Un ami qui va nous encourager
  2. Un ami qui va challenger, défié

Ce sont nos ennemis qui nous incitent au progrès ils ne mourront pas. Parce que tout ce qu’ils diront est préparé à la bataille. Tout le monde ne sera pas notre ami car Dieu suscitera parmi nos amis des ennemis car il a besoin de la bataille

Si Dieu n’a pas tué Satan, c’est parce qu’il là pour nous challenger afin que sur lui nous ayons la victoire. Nous portons l’esprit de vie et non de mort car c’est là que vous verrez qu’en face de vos ennemis, il dresse une table.

Exemple : Les Philistins étaient là quand Isaac creusait un puits, ils ont fermé, mais il a creusé un autre jusqu'à atteindre Reoboth. Ne vous inquiétez pas de vos ennemis de ce qu’ils disent de vous. Car ce que Dieu fera pour vous sera énorme, une table ou vous aurez toujours à choisir, parce qu’il sait que la pauvreté ne vous donnera jamais le choix de ce que vous aurez à faire. Ils te verront te réjouir de sa providence dans ta vie.

8- Tu oins ma tête d’huile et ma coupe déborde

La raison pour laquelle je lui fais confiance, c’est qu’il m’a oint, j’ai son onction sur ma tête. Ma coupe déborde : Mes responsabilités abondent l’onction est une responsabilité –

Exemple : Jésus demande que sa coupe lui soit ôtée, mais quand il accepte de boire de cette coupe l’Eternel l’a oint, les anges lui ont rendu ministère de la force et de la grâce. Si Dieu nous a oints ici, tu finiras bien

9- La bonté et la miséricorde m’accompagneront tous les jours de ma vie

Le mot sûrement est l’image de Dieu qui met le dernier cachet. Aussi que tu seras dans la maison de l’Eternel, la grâce te donnera ce que tu ne mérites pas, la miséricorde va ôter la punition que tu mérites. Tu n’es pas qualifié, mais la grâce de Dieu te le donne, tu es qualifié à mort, mais la miséricorde va ôter la mort. Si nous ne rendons pas grâce à Dieu pour ce qu’il nous fait ce serait dangereux, par la miséricorde de Dieu la raison du diable sur nous n’a pas de pouvoir. Car quand les choses que nous ne connaissons pas sont plus grandes, plus nous sommes ignorants et moins nous sommes appelés à rendre grâce à Dieu dans nos vies.

Pourquoi la grâce et la miséricorde parce que je suis sa brebis. Car les lionceaux manqueront, mais moi non (Psaumes 34.10)

Pourquoi Dieu fera toutes ces choses parce qu’Il a deux enfants Jésus et nous.

L’un est engendré mais l’autre est adopté.

Pourquoi Dieu est notre berger et nous devons lui rendre grâce ? C’est du fait que nous sommes adoptés

N’envions pas Jésus du fait qu’il soit engendré car il y a des choses que nous pouvons faire à notre fils engendré et que nous ne pouvons pas faire à celui adopté. Parce que le fils adopté a certaines implications légales dans la légalité, il y a des choses qui ne peuvent lui être faites. Tu peux refuser ton fils biologique, l’abandonner, mais tu ne peux pas abandonner ton fils adoptif

Jésus était le fils biologique de Dieu c’est, c’est pourquoi Dieu l’a pris et le crucifié sur la croix, mais il ne peut l’essayer avec moi, parce que nous sommes fils adoptifs, à la croix, l’a abandonné mais moi, il a dit il est avec moi j’jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi quand il a fallu qu’il partage ses biens, il nous a appelé deux, il m’a fait cohéritier dans la légalité il a partagé égaux. Mais parce que le grand–frère Jésus avait une mission avec le père, il m’a dit occupe-toi de cela jusqu'à ce qu’il revienne, voilà pourquoi je dois posséder le royaume car tout m’appartient, c’est pourquoi il est mon berger, et qu’il connaît le nombre de mes cheveux, mille tomberont à ma gauche, dix mille à ma droite rien ne m’arrivera et quand je marcherais dans l’ombre de la vallée de la mort je ne craindrais aucun mal parce qu’il m’a oint et ma coupe déborde.

Pasteur Pierre Choubeu

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E-mail : pastorpeter2006@yahoo.fr

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L’INVINCIBILITÉ DE L'EGLISE

21 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’INVINCIBILITÉ DE L'EGLISE

L'invincibilité de l'Eglise

(Matt 16.18)

Introduction :

Mon désir, si je pouvais formuler un vœu, serait celui de voir tous comprendre à la traversée de l’an que l’Eglise de Jésus Christ dont nous sommes membres par grâce est invincible. Puissions-nous dans notre esprit, au-delà des circonstances physiques accepter par la foi cette réalité spirituelle, la confesser et agir afin de voir le plein triomphe de l’Eglise dans sa dimension prophétique.

En fait, l’invincibilité de l’Eglise telle que annoncée par Jésus Christ est-elle réelle ? Pourquoi tant de dérapages ici et là ? Pourquoi les échecs à gauche et à droite ? Pourquoi les dépressions, le désespoir, le découragement de ceux-là qui sont membres de l’église. Le vrai problème est non celui de Dieu, mais des membres de l’Eglise qui n’ont pas compris qu’est-ce que Jésus a dit, qui sont-ils devant les hommes, qui sont-ils aux yeux du monde, quels est leur responsabilité entant membre de l’Eglise, quelle est la mission de l’Eglise, voire son fonctionnement. Il est évident que l’homme qui porterait entre ses mains l’arme la plus puissante du monde, mais qui ne connait ni son fonctionnement ni comment la manier serait le plus vulnérable qui soit. Telle est l’état et le statut de plusieurs chrétiens. Dans les lignes qui suivent, nous nous pencherons sur la compréhension de ce que Jésus a dit par "Et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle" (Matt 16.18). S’il est dit que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre l’Eglise, c’est en rapport à sa mission et son autorité puisqu’elle a le pouvoir de lier et de délier. Dans ce cas, son institution, sa constitution et son instruction doivent avoir une signification et un impact profond dans cette déclaration du Seigneur Jésus. En fait quel est ce secret de l’invincibilité de l’Eglise ?

  • L’INSTITUTION DE L’EGLISE :

‘‘Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église’’ (Mat 16.18).

Jésus ici, institue l’Eglise en remplacement d’un ancien système dont le judaïsme était le garant depuis longtemps et qui n’avait jamais atteint le standard du culte agréable au Très Haut. Jésus voulais dire, je bâtirai mon Eglise (Assemblée : ekklesia) dont la structure et le fonctionnement répondront aux normes de Dieu, différemment de vos Assemblées (qahal) qui n’ont malgré ses multiples pratiques n’avaient jamais satisfait les principes de Dieu pour une adoration normale. Par l’institution de l’Eglise, Jésus apporte non une réforme, mais une refonte (correction) complète de l’ancien système basée sur la loi mosaïque. De la base de la loi de Moïse, Jésus passe à la grâce et la vérité : « car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus–Christ » (Jean 1.17). L’innovation supplémentaire que Jésus apporte est cette autorité qui est donnée à l’Eglise.

Pourquoi l'Eglise ?

Parce que :

  • Christ lui-même l'a instituée (Matt 16.18-19)
  • Le Saint-Esprit l'a constituée (Actes 2 et 1 Cor 12.13) "baptisés par un seul Esprit pour (lui) former un seul corps")
  • Les Apôtres étaient membres des églises locales (1 Pierre 5.1 ; Hébreux 10.25 : "n'abandonnez pas votre rassemblement"
  • C'est dans la volonté de Dieu et dans son plan : (Prov. 18.1 "Celui qui se tient à l'écart ne recherche que son désir". Dieu désire faire connaître sa sagesse à travers l'Eglise aux principautés et pouvoirs dans les lieux célestes (Eph 3.9).
  • Elle est la base du témoignage collectif et individuel face au monde (témoignage oral, attitude et vie (Matt 28.19-20 ; Actes 13.1-4; 17.17)
  • Chaque chrétien a besoin de l'église locale pour croître dans la foi au Christ et dans sa connaissance (Eph 4.11-15 ; 1 Thes 5.11-14 ; Col 3.16). L'Eglise, elle, a besoin de chaque chrétien qui apporte ses dons pour son édification collective.
  • Elle est appelée à être "le sel de la terre et la lumière du monde" (Matt 5.13-16)
  • LE POUVOIR DE L’EGLISE

Jésus ne partira pas en laissant son institution (l’Eglise) vide de sens. Il fera une déclaration inhabituelle en ces mots : « Jésus s’approcha et leur dit : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Mt 28.18). Dans un certain sens, Il a toujours eu pleine autorité. Mais là, Il parle en tant que Chef de la nouvelle création. Depuis sa mort et sa résurrection, Il a le pouvoir d’accorder la vie éternelle à tous ceux que Dieu lui a donnés (Jean 17.2). Comme Premier-né de toute la création, Il a toujours détenu l’autorité. Mais maintenant qu’Il a achevé l’œuvre de la rédemption, Il a autorité en tant que Premier-né d’entre les morts, « afin d’être en tout le premier » (Col 1.15, 18). L’expression tout pourvoir « exousia » qui tire son origine de exesti signifie habilité, privilège implique la force, la capacité, la compétence, la liberté de commander, de juger, de gouverner surnaturellement, gouvernant avec puissance, prenant contrôle en exerçant l’autorité. Autrement dit, l’exercice du pouvoir incluse la notion de manifester la puissance pour asseoir l’autorité du pouvoir qui a été reçu.

Ainsi, les portes du séjour des morts : littéralement « les portes de l’Hadès » (ou du « Schéol »). L’expression se trouve dans le cantique d’Ezéchias : « Je me disais : quand mes jours sont en repos, je dois m’en aller aux portes du séjour des morts. Je suis privé du reste de mes années ! » (Esaïe 38.10). L’image évoque une forteresse ou une prison où sont enfermés les morts, et dont les verrous résistent aux efforts des sauveteurs. Elle signifie que l’Église prend l’offensive et que son Chef va piller les possessions de Satan : « Comment quelqu’un pourrait–il entrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens sans avoir d’abord lié cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison » (Mt 12.29 ; 1Pierre 3.18-20).

Par ailleurs, "Et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle" (Matt 16.18). Le mot "porte" a le sens de protection et non pas de conquête. Une porte de maison sert à protéger ses habitants. En revanche, les portes d'une prison servent à empêcher les prisonniers de sortir. "Prévaloir" (katischuo) veut dire "maîtriser", "tenir emprisonné"-

  • "Jésus nous a libérés du pouvoir des ténèbres pour nous transporter dans le royaume de son Fils bien-aimé" (Col 1.13). Les portes de l'enfer n'y peuvent rien contre nous. Nous avons été emprisonnés par les ténèbres et nous avons été libérés par le Christ, en vertu de son œuvre rédemptrice.
  • "Les portes de l'enfer", c'est aussi Satan et sa cohorte se liguant contre l'Eglise de Christ. Ces "portes" ne pourront s'ouvrir pour détruire l'Ekklesia. Elle est protégée par le Seigneur et ses armées. Ce sont nos "ennemis à la porte" (Ps 127.5)
  • L'expression "Les portes du Hades" se réfère à la mort également (Job 17.16; Ps 9.13; Es 38.10). Jésus a "vaincu le monde" (Jean 16.33) et son prince, Satan, à la croix. Le texte dans Col 2.15 est instructif: "il a dépouillé les nations et les autorités et les a livrés publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix". Sans doute, l'apôtre faisait allusion au spectacle triomphant de l'armée Romaine traversant la capitale de l'empire. Il fallait voir ce cortège triomphant passant devant l'empereur et les sénateurs, ayant à sa tête le général vainqueur, suivi des prêtres portant de l'encens, des officiers, de l'armée traînant derrière elle les esclaves captifs. Et le peuple leur lançait des fleurs. Pour Paul, le Christ victorieux est aussi à la tête de son armée invincible. Satan a été vaincu de fait, et son Eglise reste invincible. Bien plus, la "bonne odeur de Christ" de l'Eglise monte vers le ciel constamment (2 Cor 2.14). Nous restons plus que vainqueurs dans notre "bon combat de la foi" (1 Tim 6.12), et les tribulations les plus diverses n'y prévaudront point contre nous (Rom 8.26-39). L'Eglise reste invincible dans cette lutte quotidienne acharnée (Eph 6.10-13). Elle est sous la puissante protection de Dieu.

Or, "le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous ses pieds" (Rom 16.20) pour la victoire de facto, finale (Apoc 19.11-20.6; 20.7-14) qui se déroulera en plusieurs étapes.

  • LA MISSION ET L'AUTORITE DIVINES DE L'EGLISE (Matt 18.19-20)

Une clef est le symbole de l'autorité. "Malheur à vous scribes, vous avez enlevé la clef de la connaissance et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient" (Luc 11.52).

  • Pierre, sur la base de sa propre confession du Christ révélée par le Père, peut, à son tour proclamer l'Evangile et ouvrir - avec les clefs reçues du Seigneur - le royaume des cieux. Il a ainsi ouvert le royaume aux juifs (Actes 2) aux Samaritains (Actes 8.14-17) et aux nations (Actes 10.44-48).
  • C'est Pierre. les apôtres et d'autres frères qui ont exercé cette autorité par la prédication de l'Evangile (Actes 2.14-36,37-41 ; 3.12-26 (Pierre) ; 4.5-22 (Pierre et Jean) ; 7.1-53 (Etienne) ; 8.14-17 Pierre et Jean) ; 8.26-40 (Philippe) ; 10.22-48 (Pierre); 11.19-21 (les chrétiens de Jérusalem dispersés par la persécution) ; 11.22-25 (Barnabas) ; 13-28 (Paul) ; 15.39 (Barnabas et Marc).
  • C'est aussi l'Eglise de Christ qui a cette mission divine d'apporter l'Evangile aux perdus. En annonçant l'Evangile, elle aide ainsi les âmes à passer des ténèbres à la merveilleuse lumière de Jésus-Christ. La phrase "tout ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans les cieux" (Matt 16.19) devrait être traduit littéralement "tout ce que tu lieras sur la terre, aura été lié dans le ciel. En suivant la volonté de Dieu dans l'obéissance à sa Parole, nous ne ferons que confirmer ce qui a déjà été fait dans le ciel. Ce passage est en quelque sorte l'explication de Matt 18.18 "tout ce que vous lierez…". Par notre attachement ferme au Christ et à sa Parole, nous recevons dans une certaine mesure le discernement de l'authenticité d'une conversion.

Il en est de même de la discipline "tout ce que vous délierez"…. de croyants tombés dans des péchés graves et qui doivent être sanctionnés de différentes manières:

  • Ananias et Saphira (Act 5) dont le jugement arriva par leur décès immédiat
  • l'inceste qui fut excommunié de l'église de Corinthe et livré à Satan pour la destruction da la chair (1 Cor 5.1-13)
  • celui qui méprise les avertissements (Tite 3.10-11) tombe sous coup de l'isolation et du jugement
  • les faux docteurs Hyménée et Alexandre qui furent livrés à Satan (1 Tim 1.20)

L'Eglise a reçu l'autorité d'exercer cette discipline (Mat 18.15-20; Tite 2.15). Mais cette discipline est toujours exercée dans l'espoir d'une restauration de la personne sous discipline (2 Cor 7.9). Ceci dit, gardons-nous de nous ériger en justiciers. Ce n'est que dans des cas graves et après avoir procédé selon Matt 18.15-20 qu'une telle discipline devra être exercée, et cela dans l'humiliation et la tristesse devant le Seigneur, qui lui seul connaît et sonde les cœurs. Nous pouvons faillir, nous tromper dans nos jugements. C'est toujours dans la crainte du Seigneur qu'il faut exercer une telle discipline.

Autres aspects de l'Eglise

  • 3 bases concernant l'Eglise:
  • L'institution de l'Eglise se situe dans Matthieu 16.13-20
  • La constitution de l'Eglise est réalisée historiquement à la Pentecôte, événement unique (Act 2)
  • L'instruction sur l'Eglise se trouve dans les Epîtres de Paul
  • Absolus et non-absolus concernant l'Eglise

Les absolus sont au dessus de toute culture et se dégagent dans la Parole

  • Fonctions: (anciens, diacres, ministères, "déclarer", "parler", "proclamer", "prêcher", "témoigner", baptiser, enseigner, encourager, exhorter, fortifier, consoler, édifier, etc.) Ces fonctions sont permanentes
  • Principes: Ils sont permanents (se réunir en assemblée, prier, prendre le repas du Seigneur)
  • Organisme: Il englobe tous les chrétiens authentiques et tire sa vie de Christ (le Corps de Christ)
  • La Vérité: C'est d'abord une Personne, puis, la Parole incarne ce qu'elle a dit. (Dieu, Jésus-Christ, la Parole; Jean 14. 6-7; 17.17)
  • Le message: La Bonne Nouvelle est un absolu divin et non négociable (l'Evangile, la Parole)

Les non-absolus varient selon les siècles, les cultures et sont toujours soumis en premier lieu aux Ecritures

  • Formes: Elles varient selon les siècles, les cultures (comment l'église se réunit)
  • Exemples et modèles: Nous avons de multiples formes et modèles qui constituent tous un ensemble complémentaire (selon chaque culture, l'Eglise se réunit sous diverses formes)
  • Organisation: L'Eglise peut comporter diverses structures qui peuvent varier d'une communauté à l'autre. (diverses structures administratives)
  • Tradition: Elle est toujours soumise à la Vérité de la Parole et tout se mesure selon les Ecritures. Une tradition naît en général d'une confession de foi et est en danger de s'éloigner au fil des années de la vérité. Il faut toujours l'examiner et la mettre en accord avec les Ecritures (Act 17.16)
  • Méthodes: Les méthodes peuvent différer les unes des autres selon les cultures pour apporter l'Evangile, témoigner, prêcher, instruire.
  • Les 4 piliers de l'Eglise selon Actes 2.42

La persévérance dans

  1. l'enseignement des apôtres

L'instruction biblique est à la base du reste. Les disciples étaient enseignés par le Seigneur et toutes les instructions nécessaires à la vie de l'Eglise ont été transmises aux apôtres (1 Jean 4.6;

  1. la communion fraternelle

Elle touche toute la vie de l'Eglise. Toutes les Epîtres mettent l'accent sur le partage, la communion fraternelle qui englobe l'amour fraternel, l'édification, l'encouragement, l'avertissement, l'exhortation et le soutien mutuels.

  1. la fraction du pain

Elle est le point central des rencontres: le sacerdoce universel des croyants y est exercé. Le mémorial de la mort de Christ et de sa résurrection prend la principale place au jour du Seigneur (le premier jour de la semaine (Act 20.7). On se réunit en premier lieu pour adorer Dieu et pour célébrer la mort du Seigneur (1 Cor 11.23-33; Act 20.7).

  1. la prière

Elle reste la respiration divine de l'individu, de la famille, de l'Eglise (Matt 18.19-201 Tim 2.1-8) Il y a diverses formes de prières (requêtes, prières, intercessions, actions de grâces)

  • Le sacerdoce universel des croyants

Luther rédigea en 1520 un pamphlet polémique "à la noblesse allemande" contre le concept romain sur le ministère sacerdotal. C'est de là que provient cette expression "sacerdoce universel des croyants". Elle est correcte et devrait être appliquée dans l'Eglise.

Texte d'appui: 1 Pi 2.4-9

  • Chaque croyant une "pierre vivante" pour s'approcher directement de Dieu (2 Pi 1.4)
  • Nous formons tous "la maison spirituelle"
  • Nous avons tous part au "saint sacerdoce" (Ex 19.6)
  • Nous offrons tous des "victimes spirituelles" que sont les prières, les louanges, les actions de grâces (Ps 50.14,23; 107.22; 141.2; Héb 13.15-16)
  • Nous devons tous annoncer les "vertus du Seigneur" (1 Pi 2. 9)

Ce sacerdoce consiste en

  • des louanges à Dieu (ministère de l'adoration)
  • de l'évangélisation du monde, le témoignage face aux non-croyants (ministère de la parole)
  • de l'édification de l'Eglise (ministères de la Parole)
  • de l'intercession pour les croyants et pour le monde (ministère de la prière)

En quoi se résume ce sacerdoce universel de tous les croyants ?

  1. Consécration à Dieu (Rom 11.1-2). Toute notre vie lui appartient. Nous nous offrons d'abord nous-mêmes à Lui (2 Cor 8.5) et nous nous gardons des souillures du monde à l'instar des sacrificateurs de l'ancienne alliance (Lév 10.8-9; 21.7)
  1. Sacrifices de louanges. Nous avons un libre accès (Heb 10.20 alors que dans l'ancienne alliance seuls les sacrificateurs y avaient accès). Nous offrons ces louanges à Dieu (1 Pi 2.4-9; Apoc 1.6; 5.8; 8.3). Rendez toujours grâces pour tout à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Eph 5.20)
  2. Intercession (1 Tim 2.1). Dans l'ancienne alliance, le souverain sacrificateur portait les noms des 12 tribus sur son cœur (Ex 28.9,29; 39.6-7)
  3. Témoignage en vie et en paroles (Act 1.8. Nous sommes porteurs de paroles de vie (Phil 2.15-16).
  4. Edification mutuelle. Instruisez-vous mutuellement (Col 3.16). Les sacrificateurs enseignaient au peuple la loi de l'Eternel (2 Chron 15.3; Néh 8.13-18; Mich 3.11). Exhortez-vous mutuellement (Col 3.16; 1 Thes 5.11). Portez les fardeaux les uns des autres (Gal 6.2). Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur (Eph 5.19). Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ (Eph 5.21). Ayez soins les uns des autres (1 Cor 12.24-25).
  5. Miséricorde, bienfaisance, libéralité (Héb 13.16; Phil 4.18; 2 Cor 9.11-14)

Conclusion du sacerdoce universel de tous les croyants

  • Le sacerdoce universel concerne tous les croyants. Tous appelés à se consacrer à Dieu, à l'adorer et le louer, à témoigner, à intercéder, à s'édifier mutuellement et à exercer miséricorde et compassion.
  • Le ministère universel concerne les services divers de chacun. Cela est l'équivalent de l'équipement du sacrificateur dans l'ancienne alliance. Chacun exerce son don et son ministère spécifique selon 1 Co3 12.7 et 1 Pi 4.10-11.
  • Il y a donc une responsabilité collective de la vie de l'Eglise dans tous les aspects de la vie. En voici quelques exemples:
  • tous prennent position contre ceux qui divisent l'église (Rom 16.17)
  • tous sont responsables d'exercer la discipline contre l'immoralité (1 Cor 5.2)
  • tous sont responsables en cas d'un procès public d'un frère contre un autre (1 Cor 6.5)
  • tous sont responsables en cas de désordre à l'occasion du repas du Seigneur (1 Cor 11.17)
  • tous sont appelés à redresser tel frère repris en faute (Gal 6.1)
  • tous doivent avertir ceux qui vivent dans le désordre et en cas d'insoumission aux Ecritures de s'éloigner d'un tel frère (1 Thes 5.14)
  • Les points suivants concernent tous, sans exception:
  • Instruction, exhortation et vigilance (Col 3.16; 1 Thes 3.11; Héb 10.24-25)
  • L'organisation (1 Cor 11.33-34; 14.39-40; 16.22)
  • La discipline (Rom 16.17; 1 Cor 5.3-5;11; 6.1-6; 16.22; Gal 6.1; 2 Thes 2.14)
  • La croissance spirituelle en Christ (Rom 15.14; 1 Co3 14.31; Eph 4.15; Phil 2.4; Col 3.16; 1 Thes 5.11)

La Mission de l'Eglise selon Matthieu 18.18-20

  • Les 4 "tout" dans ce texte
  • L'omnipotence du Seigneur: "tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre"
  • Son ordre concernant notre témoignage: "Allez, faites des toutes les nations des disciples"
  • Son ordre concernant notre instruction: "Baptisez-les (les disciples) au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit"
  • Sa présence permanente en nous et au milieu de nous: "Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde"
  • L'Eglise et les Actes

Les Actes donnent l'historique de l'Eglise primitive. Ce n'est pas toujours normatif, surtout dans les événements divers. Nous n'y trouvons en conséquence pas de prescriptions comme dans les Epîtres, surtout celles de Paul. Voici les étapes historiques principales qui ne se répéteront pas, à l'instar de celles de l'ancienne alliance:

  • La Promesse d'envoyer le Saint-Esprit pour former l'Eglise et faire des disciples les témoins puissants (Act 1.8)
  • La naissance de l'Eglise par la descente du Saint-Esprit pour former l'Eglise à la Pentecôte (Act 2)
  • L'Evangile apporté aux Juifs (à Jérusalem): l'Eglise de Jérusalem (Act 1 - 7)
  • L'Evangile apporté aux Samaritains (Act 8)
  • L'Evangile apporté aux nations (12 - 28)
  • Les 2 impératifs de l'Eglise selon Matthieu 28.18-20
  1. Evangélisation: "Faites disciples"

Quelques principes bibliques pour l'évangélisation:

  • La puissance de l'amour (Jean 13.34) maintenir les relations dynamiques dans l'Eglise (Rom 13.8; 1 Thes 3.12; 2 Thes 1.3; 1 Pi 1.22; 1 Jean 3.11,23; 4.11-12,21; 2 Jean 5)
  • La puissance de l'unité (Jean 17.21,23) "UN" (1 Cor 12.13; Eph 4.3 ("unité de l'Esprit) Eph 4.13 ("unité de la foi"); "d'un seul cœur" (Act 1.14; 2,1,46 ; 4.24; 5.12; 8.6; 12.20; 15.25; Rom 15.16)
  • La puissance de la communication comme témoignage: "parler" (Act 4.31), "évangéliser" (5.42); "enseigner" (4.2; le peuple 5.25,28); "proclamer" (8.5-6); "témoigner" (1.8) "dialoguer" (17.2-3)
  • La puissance d'une vie exemplaire: Act 2.42-47; Rom 13.9; 2 Cor 3.2; Col 4.3-6; 1 Thes 4.11-12; 1 Tim 6.1; 1 Pi 2.12,18; 3.2-7.10,15

Quelques impératifs pour l'évangélisation:

  • Chaque église locale doit manifester l'amour, l'unité, une règle de vie chrétienne dans tous les domaines,
  • Chaque chrétien doit être un témoin par l'amour fraternel (Jean 13.34, par l'amour du prochain (Rom 13.9, par une attitude correcte (1 Pi 2.12; 1 Cor 6.1) par l'humilité (1 Pi 2.18) et par un témoignage correct (1 Pi 3.15)
  • Un des objectifs importants doit être l'intégration rapide des nouveaux croyants dans l'Eglise (Prov. 18.1). L'individualisme-. produit partiel de l'opulence a trop marqué l'Occident, et nous devons veiller à une intégration saine et équilibrée des croyants dans l'Église. L'accueil chaleureux, la communion fraternelle, le partage, sont primordiaux.
  • Gagner des familles est un objectif important. Exemples dans les Actes et le reste du N.T.: Zachée (Luc 19.9; Lydia (16.15), le geôlier (16.31-34), Corneille (Act 10) Crispus (18.8); 1 Cor 1.16; Onésiphore (2 Tim 1.16) Philémon 1). La famille crée un impact. Les parents ont le devoir d'enseigner ou d'instruire les enfants dans la crainte de Dieu (Deut 6.7; Jos 24.15; Proverbes).
  • Développons le discernement et l'encouragement de ceux qui ont un appel pour la mission extérieure
  • Cherchons constamment de nouveaux chemins pour atteindre les non-croyants.
  1. Instruction: "Enseignez-les"

L'édification de l'Eglise est le second impératif de l'Eglise.

Développement des 3 vertus

1 Cor 13.13: la foi, l'espérance et l'amour : Eph 1.15-18; Col 1-3-4; 1 Thes 1.2-3; 2 Thes 1.3-4; 1 Tim 1.5; 1 Pi 1.20-22; Héb 10.22-24. Ces 3 vertus poursuivies nous mènent à la maturité spirituelle

  • La foi: Eph 1.5 (en Jésus-Christ); 1 Thes 1.3; 5.8 (œuvre de la foi); 2 Thes 1.3 (foi élargie); 1 Tim 1.5 (foi sans hypocrisie), 1.19 (garder la foi (l'ensemble des Ecritures; de la doctrine biblique); Phim 5 (envers Jésus et pour tous les saints) Héb 10.22; Heb. 1.1 (assurance des choses qu'on espère); 1 Pi 1.25 (en Dieu)
  • L'espérance : Eph 1.18; Col 1.5 ; 1Thes 1.3; 5.8; 1 Tim 1.1; 4.10; 6.17; Tite 1.2; 2.13; Héb 10.23; 1 Pi 1.3,25.
  • L'amour : 1Cor 13.4-9; Eph 414-16; Phil 1.9-10; 1Jean 3.11,23 ; 4.7,11 ; Col 3.12-14
Quelques principes pour l'édification de l'Eglise
  • La Parole inspirée, inerrante, base et priorité absolue: "faites disciples… les enseignant" (Matt 28.19-20); persévérer dans l'enseignement des apôtres (Act 2.42) apporter "le pur lait de la Parole pour croître quant au salut" (1 Pi 2.2). Le mot "didasko" est employé env. 100 fois dans le NT. Dans les Actes, la moitié de ce terme est employée par rapport aux chrétiens et l'autre moitié par rapport aux non-chrétiens.
  • Le relations: avec Dieu d'abord (verticalement), et avec les autres frères (horizontalement): "Que vous ayez communion avec nous, car notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ (1 Jean 1.3). C'est la "koinonia" la communion fraternelle", le partage. Cela implique
  • La prière collective: Act 1.14 (les 120 croyants ensemble, "priaient continuellement"); Act 2.42 (persévérer dans la prière); Rom 12.12; Col 4.2 (exhortation à la prière); Eph 6.18; 1 Thes 5.17 (tout le temps, sans cesse); Phil 4.6 (exposer tout à Dieu); 1 Tim 2.1-8 (supplications, prières, intercessions, actions de grâces). Tout cela se passe dans le contexte de la communauté locale. Prier "les uns pour les autres" (1 Thes 4.14-18; Jacques 5.13-16; 1 Pi 4.7-10; Act 12.12). Prier ensemble pour la proclamation de l'Evangile (Act 4.23-31). Rendre grâces ensemble (Eph 5.20; Phil 4.6; Col 4.2; 1 Thes 5.17-18). Paul demande à l'église de prier pour lui (Eph 6.19; 2 Thes 3.1). Paul prie pour les églises (Rom 1.8; Eph 1.16; 3.14; Phil 1.9-10)
  • Le chant collectif: L'A.T. est rempli d'exemples. Jésus et les disciples chantaient des Psaumes (Marc 14.26). C'est un moyen d'instruction, d'exhortation, d'avertissement, de témoignage (Eph 5.19; Col 3.16). "hymne" est une composition poétique non inspiré, un psaume de louange en quelque sorte. La raison de nos chants: expression de notre attitude envers Dieu et les autres.
  • L'offrande collective: c'est une qualité de vie relationnelle qui est un témoignage face au monde. Gal 6.10 (pratiquer le bien envers tous, spécialement envers les frères en la foi); Act 2.44-45 (partager les produits des biens selon les besoins); Rom 12.13 (Subvenir aux besoins des saints, exercer l'hospitalité): 1 Cor 16.1-4 (les offrandes réunies chaque premier jour de la semaine à l'église locale pour l'œuvre de Dieu); 2 Cor 8.3-4 (donner de plein gré selon nos possibilités) 2 Cor 9.6-15 (la libéralité selon nos possibilités, car Dieu récompensera notre libéralité provenant du cœur); Phil 1.5 (prendre part (koinonia) à l'Evangile par ses biens)1 Thes 5.15 (rechercher toujours le bien, soit entre vous soit envers tous). " Corinthiens 8 - 9 nous montrent un christianisme relationnel, qui aura sa répercussion même dans le monde.
  • Le repas collectif: Selon Act 20.7, nous pouvons déduire que l'Eglise primitive se réunissait le "premier jour de la semaine" (dimanche) pour "rompre le pain". L'institution de la Cène avait été faite par le Seigneur: Matt 26.26-28 "prenez, mangez, ceci est mon corps… Buvez en tous, ceci est mon sang". Selon Act 2.42, l'église persévérait aussi "dans la fraction du pain". On prenait le repas du Seigneur même plusieurs fois par semaine dans les maisons (Act 2.46-47).

Ce mémorial est décrit dans 1 Cor 11.28-34 et constitue la principale partie du rassemblement. La Cène est donc un repas que l'on prend en mémoire du Sauveur mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification.

Il semble avoir été lié à des repas de communion dans l'église de Corinthe (1 Cor 11.20-22). "Faites tout pour la gloire de Dieu, soit que vous mangiez, soit que vous buviez" (1 Cor 10.31).

Quelques impératifs pour l'édification de l'Eglise

  • La priorité de l'édification à l'église locale

Eph. 4.11-13. La "koinonia" (communion, partage, participation) dynamique

  1. l'Eglise, corps de Christ, composée de croyants, des personnes régénérées de l'Esprit
  2. l'Eglise doit se réunir régulièrement
  3. l'Eglise doit avoir des conducteurs qualifiés (1 Tim 3)
  4. l'Eglise exercice une discipline sous diverses formes envers ceux qui violent les principes bibliques sur la vie chrétienne
  5. L'Eglise maintient les grands axes bibliques, le baptême d'eau, l'enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, la prière
  • La connaissance de base des Ecritures doit être prodiguée aux croyants

Paul passe une année à Antioche (Act 11.25)

Paul et Barnabas passent à Lystre, Icône, Antioche pour "affermir l'âme des disciples, les exhorter à demeurer dans la foi" (Act 14.22)

Paul passe une année et demie à Corinthe "à enseigner parmi eux la parole de Dieu" (Act 18.11) en "se consacrant entièrement à la parole" (11.5)

Paul passe trois ans à Ephèse (Act 19). "Pendant deux ans, il prit les disciples à part et eut des entretiens chaque jour dans l'école de Tyrannus" (v. 9-10). En Act 20.31, il rappelle les anciens d'Ephèse que "pendant 3 ans, il n'a cessé nuit et jour d'avertir chacun des disciples".

Depuis Athènes, il envoie Timothée à l'église locale de Thessalonique "afin de les affermir et de les exhorter dans l'intérêt de leur foi pour que personne ne soit ébranlé dans les tribulations présente" (1 Thes 3.2)

Paul dans sa 1ère lettre au Corinthiens écrit à cette église que Timothée leur "rappellera mes voies en Christ, telles que je les enseigne partout dans toutes les églises" (4.17)

Paul exhorte Tite, son collaborateur à "dire ce qui est conforme à la saine doctrine" aux églises de Crète (Tite 2.1; 1.5).

Pierre exhorte les "élus qui sont des étrangers dans la dispersion au Pont, en Galatie, et Cappadoce, en Asie et en Bithynie" (1 Pi 1.1) de "désirer comme des enfants nouveaux nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut" (2.2-3).

  • La connaissance des Ecritures doit être menée en profondeur

Nécessité de faire connaître Dieu, la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, ses attributs, ses voies

Transmettre une connaissance compréhensible des messages de Dieu à l'homme

L'épître aux Ephésiens a comme but d'amener cette église au delà d'une simple connaissance, à passer de l'état d'enfance à celui de d'état d'homme fait. Paul prie qu'ils soient remplis "d'un esprit de sagesse" et "que leur cœur soit illuminé" (1.16-19) et qu'ils "soient fortifiés dans l'homme intérieur" (3.14-19) en progressant dans la foi et dans l'amour de Dieu. C'est plus qu'une connaissance intellectuelle ou superficielle.

Il faut un équilibre entre la connaissance de la Parole de Dieu, notre relation avec Dieu et les frères et notre témoignage face aux non-croyants, ce qui se résume à: connaissance - communion - communication. Aucun de ces 3 aspects ne doit être négligé

  • L'Equipement des croyants en vue du service dans l'église

Eph 4.11-12, 15-16; 1 Pi 4. Le corps de Christ est un organisme vivant, dont la sève est la vie de l'Esprit.

  • Développement de la qualité d'une vie de famille

Eph 5.24-33 nous exhortent à une qualité de vie relationnelle entre mari et femme; et Eph 6. 1-4 entre parents et enfants. Des familles fortes constituent des églises fortes (Deut 6.6-9)

Deut 8.18 nous exhorte de garder l'humilité en cas de succès dans nos entreprises permis par Dieu: Nous avons un mauvais exemple en Israël: "une autre génération qui ne connaissait pas l'Eternel ni l’œuvre qu'il avait accomplie pour l'Eternel" (Juges 2.10)

Si les époux ne font pas l'expérience de la vraie communion (koinonia), communication, et partage entre eux, ils ne pourront pas non plus la faire dans l'Eglise. "Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché" (1 Jean 1.7).

  • Développement dans l'église du 21e siècle des formes et structures adéquate

Les absolus de la Parole restent: les principes, bases, fonctions permanents.

Attention, ne suivons ni formes, ni traditions ni structures humaines comme des absolus, ou comme une théologie. La Parole reste notre seule norme de foi et de vie.

développement normal d'une église locale

La réflexion qui suit a été tirée du livre Le Développement de l'Eglise de Christian Schwarz (éditions Empreinte Temps Présent, 1996). L'auteur fait une approche originale en opposant la tendance d'une méthode technocratique aux principes d'une croissance naturelle. Nous exposons simplement les 8 critères de qualité relevés par l'auteur suite à son l'analyse de centaines d'églises de différentes tailles.

8 Critères de qualité

Selon notre propre expérience, ces critères s'avèrent pertinents et trouvent leur appui dans les Ecritures. Ils confirment entièrement notre exposé qui précède ces principes bibliques.

  1. Des responsabilités déléguées

Il est important de ne pas confondre les projets avec les personnes. Chaque église doit d'abord composer avec les frères et sœurs que le Seigneur y a placés. 1 Cor 12 est un exemple comment une église locale devrait fonctionner. Un corps a plusieurs membres dont chacun a sa fonction spécifique. Il est indispensable que les conducteurs de l'église locale découvrent les divers dons des membres et les aident à les développer. Il faut donc former, soutenir, motiver et accompagner les membres avec cet objectif en vue. Ensuite, il faut les responsabiliser pour leur(s) tâche(s) déléguée(s). C'est un travail en équipe qui est délégué par les conducteurs qui veillent à ce qu'il soit bien exécuté. Les conducteurs doivent apprendre à déléguer les tâches dans l'église. Cela fait partie du ministère d'un conducteur.

  1. Des ministères selon les dons

Les passages de Rom 12.3-8; 1 Cor 12 - 14; Eph 4.7-16 et 1 Pi 4.7-11 sont clairs à ce sujet. Dieu a accordé au moins un don à chacun. Les anciens doivent aider à discerner ces dons chez les membres du corps de Christ local. Nos engagements dans l'église devraient correspondre à nos divers dons. Une enquête menée, écrit Christian Schwarz, a révélé que 80 % des frères et sœurs ignorent leur(s) don(s). Une ignorance à ce sujet peut "tuer" une église. Nous vous renvoyons également aux quelques lignes que nous avons consacrées au "sacerdoce universel des croyants" dans cette étude. L'adoration, les prières, les chants, la libéralité, le témoignage, par exemple, sont exercés par tous. En revanche, il y a ceux qui ont des dons divers d'évangélistes, d'enseignants, de direction, de miséricorde, etc. Le discernement pour découvrir les dons est une tâche importante pour les anciens, et la formation à exercer ces divers ministères l'est également. On ne peut jamais recevoir assez de formation biblique. Notre éducation biblique est d'ailleurs continue jusqu'à notre dernier souffle. Nous n'avons jamais fini d'apprendre à marcher dignement de l'appel de notre Seigneur Jésus-Christ. Tous nos ministères servent à l'édification de toute l'église (1 Cor 4.12)

  1. Une spiritualité enthousiaste

Cela n'a aucun rapport avec une exaltation malsaine. L'enthousiasme, le dynamisme, la joie, se communiquent. Cela est bien plus qu'assister simplement aux rencontres d'église, ou adhérer à une confession de foi aussi biblique qu'elle soit. Jésus nous a donné la "vie éternelle en abondance" (Jean 10.10). "Nous avons tout pleinement en Christ" (Col 2.10). Cela "déteint" sur les autres. Une foi authentique, une vie de prière, une consécration réelle au Seigneur, vécues de paire avec l'orthodoxie de la doctrine biblique confèrent au chrétien cette spiritualité enthousiaste. Si l'église possède cette qualité en ces membres, d'autres viendront se joindre à elle.

  1. Des structures efficaces

Souvent, la tradition exerce une influence négative sur la croissance de l'église. Ce n'est pas parce que l'on a toujours fait ainsi dans notre église que l'on ne puisse pas revoir les structures pour les adapter aux temps et aux circonstances actuels dans un monde en pleine mutation. D'autre part, de constantes restructurations et remaniements peuvent aussi être destructeurs pour une église. Il faut une structure en harmonie avec la vie. N'ayons donc pas peur de réfléchir sur nos structures internes de l'église locale. Nous avons reçu la grâce et les capacités de créer, former et structurer une église dans son organisation interne, restons donc toujours attachés aux principes bibliques qui sont permanents.

  1. Des cultes édifiants

Comme l'église est "une habitation de Dieu en Esprit" (Eph 2.22), nos cultes devraient être célébrés dans la présence de Dieu. Les éléments de l'adoration, de la fraction du pain, de l'enseignement et de l'exhortation bibliques devraient être présents au culte. Quand l'Esprit est à l'œuvre il influence le culte et son déroulement. Cela ne signifie nullement que les choses doivent se passer dans le désordre et la confusion. Dieu est un Dieu d'ordre et de paix (1 Cor 14.33). Les messages bien préparés sous le regard de Dieu servent à nous instruire, nous exhorter, nous encourager, nous édifier et nous corriger. C'est aussi au culte que nous éprouvons de la joie et vivons la communion avec nos frères et sœurs. Nous partageons ce que nous avons vécu pendant la semaine: joie, peine, témoignages, etc., et nous nous édifions mutuellement dans notre foi.

  1. Des groupes de maison

Il est toujours avantageux de former de petits groupes de maison pour l'étude de la Parole et son application pour la vie quotidienne. Cela peut s'effectuer de différentes façons. On peut procéder par thème, par livre de la Bible, par formation plus complète à différents niveaux.

  1. Une évangélisation adaptée

Sachons qu'il n'y a aucune méthode idéale qui garantisse un "succès". Chaque chrétien témoigne déjà du Seigneur. Mais tous ne sont pas évangélistes. L'église locale doit s'adapter aux problèmes et besoins de nos contemporains non-chrétiens. Il faut examiner les courants modernes, la situation de notre entourage et dresser ensemble un plan des besoins et des possibilités pour atteindre les gens de notre ville. L'Evangile se partage. Faisons-nous donc des amis. Invitons-les, partageons avec eux les problèmes de la vie, et n'ayons pas peur de leur parler aussi de notre propre fragilité face aux épreuves de la vie, mais avec la différence que nous trouvons toujours refuge en un grand Dieu et Christ, et que nous avons une espérance fabuleuse au delà de la vie présente.

  1. Des relations amicales

Soignons aussi les rencontres en dehors des réunions. L'hospitalité est un point très important. L'amour fraternel manifesté dans la vie quotidienne fait des miracles. Cela peut s'extérioriser pas une aide concrète dans les domaines les plus divers de la vie, par une visite aux malades, un repas, un échange en discussion, la lecture de la Parole et la prière, etc. L'amour de Christ devrait imprégner toutes nos activités quotidiennes.

Conclusion :

Nous arrivons à la fin de notre étude sur l'Eglise selon le Nouveau Testament. Repassons ces choses dans nos cœurs et attelons-nous à changer ce qu'il y a à changer, à consolider ce qui est à consolider, et à établir ce qui reste à établir. Restons fermement attachés à la Parole. Dieu bénira et ajoutera à l'église ceux qui doivent être sauvés (Actes 2.47)

Dieu bénisse toute votre chère Communauté et vous enrichisse en Christ, le Chef de l'Eglise, notre bien-aimé Seigneur et Sauveur qui revient bientôt enlever son Eglise pour l'introduire dans la gloire. "Maranatha!

Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous" (1 Cor 16.22-23).

Dr André CHOUBEU

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