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Le blog de Dr André CHOUBEU

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REVELATION DE JESUS-CHRIST

8 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

REVELATION DE JESUS-CHRIST

REVELATION DE JESUS-CHRIST
(Apocalypse 1.1-8)

Frank Horton

1 Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean ;

2 celui-ci a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ: soit tout ce qu’il a vu.
3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.

4 Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, 5 et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre !

À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, 6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !

8 Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.

1. Révélation

Commençons au commencement. Le Petit Larousse définit le terme « révélation » comme une « action de Dieu faisant connaître aux hommes les vérités que leur raison ne saurait découvrir ». Le mot grec apocalypsîs signifie littéralement : l’enlèvement du voile qui cache un objet. Dieu met en lumière des vérités cachées appelées « mystères » dans l’Écriture. Mais la révélation est-elle possible ? La vérité absolue peut-elle être exprimée dans les termes relatifs du langage humain ? Bien que l’homme ne puisse trouver Dieu en le cherchant, Dieu, dans son amour et sa sagesse infinis, peut trouver un moyen de parler à l’homme. Par la Parole incarnée et écrite, il a daigné communiquer sa pensée à l’humanité.

Dans la Bible, la révélation est un fait historiquement saisissable : ses intermédiaires sont connus, et leurs paroles ont été conservées. Croire, pour un chrétien, c’est accueillir cette révélation qui parvient aux hommes portée par l’histoire.

Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse de Jean est, par définition même, une révélation (v. 1). Non plus centrée sur la vie terrestre de Jésus, mais sur les conséquences de sa mort et de sa victoire, et orientée vers sa manifestation finale. Gardons en mémoire que ce mot révélation souligne l’origine divine, unique et sûre des textes que nous allons méditer : loin d’être le fruit de réflexions philosophiques humaines, de tâtonnements mystiques ou du développement naturel de la pensée religieuse selon un quelconque schéma évolutionniste, ces textes nous viennent de Dieu et sont, par conséquent, dignes de foi.

2. Dieu

Source de la Révélation, Dieu se laisse découvrir par le biais d’une liste de noms propres et de titres riches de signification.

« Celui qui est, qui était, et qui vient » (1.4,8c) : L’expression est une anomalie grammaticale en grec : 1° la préposition apo (de la part de) est suivie d’un nominatif et non du génitif habituel ; 2° en l’absence d’un participe passé, l’imparfait én (était) est précédé d’un article. Fautes de l’auteur ? Il semble plutôt que celui-ci subordonne sciemment une « mauvaise » grammaire à une théologie majestueuse pour nous livrer une paraphrase du Nom ineffable (le tétragrammaton YHVH) par lequel Dieu s’était révélé à Moïse (Ex 3.14-15). L’expression se présente donc comme un titre qui exprime quelque chose au sujet du caractère de Dieu : celui qui existe éternellement en lui-même, sans début ni fin, et qui ne change pas. Ce titre fortifiera la foi de l’Église persécutée, en lui rappelant que Dieu, éternel et immuable, exerce un contrôle souverain sur le cours de l’histoire.

« Je suis l’alpha et l’oméga » (1.8a) : Déjà les Hébreux avaient utilisé les lettres de l’alphabet comme chiffres, ou pour exprimer la totalité d’une idée ; d’où le commentaire rabbinique que « Adam avait transgressé la loi entière, d’aleph jusqu’à tau » (la première et la dernière lettres de l’alphabet hébreu). À leur tour, les Grecs et les Romains ont fait de même. Tout est en Dieu : primauté temporelle et causale du Dieu unique, suprême — vérités affirmées dans l’Ancien Testament et résumées par ce titre.

« Je suis le premier et je suis le dernier. Et hors de moi il n’y a point de Dieu. » (És 44.6) « C’est moi qui suis le premier, c’est aussi moi qui suis le dernier. Ma main a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux. » (És 48.12-13)

Il s’agit du Nom qui est au-dessus de tout autre nom où sont concentrées toute dignité, toute majesté et toute gloire en une Personne divine, unique et sublime, sans frontière géographique ni limitation historique. Détail remarquable : ce titre est attribué au début et à la fin du livre, d’abord à Dieu le Père (1.8 ; 21.6) mais aussi à Dieu le Fils (12.13 ; 21.13).

« Le Seigneur Dieu » (1.8b) : Le titre grec kurios (maître ou seigneur), correspond à l’hébreu Adonaï : c’est le titre d’autorité suprême, attribué à Celui qui domine, qui règne sur la création, sur l’humanité et sur l’histoire. Source d’encouragement pour les Églises d’Asie exposées à la persécution. Notre réponse à nous ? Accepter sa seigneurie et nous y soumettre avec joie et sans réserve.

« Le Tout-Puissant » (1.8d) : C’est la traduction donnée par la version des Septante de l’expression « l’Éternel des armées célestes » (en hébreu, YHVH Sebaot). Ce titre pourrait aussi correspondre à l’hébreu El Schaddaï : celui qui fortifie, enrichit, satisfait... et châtie son peuple. Ici l’allusion se rapporte moins à l’omnipotence divine qu’à la suprématie totale que Dieu exerce. Notons aussi que ce titre a une résonance messianique : le Fils qui nous est donné (És 9.5) est appelé, entre autres, « Dieu puissant ».

3. Jésus-Christ

Jean intitule son ouvrage « Révélation de Jésus-Christ ». Le petit mot « de » peut signifier :

– soit la possession : la Révélation appartient à Jésus-Christ, car « Dieu la lui a donnée » ;

– soit le thème central du livre : la Révélation est « au sujet de Jésus-Christ », elle le concerne en premier lieu ;

– soit que Jésus-Christ est l’agent de la Révélation, chargé de la transmettre, comme dit la suite du texte : « pour montrer à ses serviteurs […] et qu’il [Jésus-Christ] a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean. »

L’un de ces sens n’exclut pas les autres, car la proclamation est de Christ : il la possède et en assume l’entière responsabilité. De plus, elle le concerne, elle est centrée sur lui : la clé de la compréhension de l’Apocalypse est donc une lecture « christologique ». Mais le sens direct ici est peut-être le troisième : le Père confie au Fils la tâche de transmettre le message, comme le disent clairement les deux premiers versets, d’en être le « Révélateur », ce qu’il réalise en envoyant son ange à Jean. Jésus seul est digne de dicter les lettres aux sept Églises d’Asie (ch. 2-3), d’ouvrir le livre (ch. 5) et d’en dévoiler le contenu (ch. 6-8).

La désignation complète « Jésus-Christ » est utilisée trois fois dans les cinq premiers versets, et nulle part ailleurs dans la suite du livre ! Cet usage correspond au style solennel de l’entrée en matière :

« Jésus » est tiré du grec Iésous, provenant de l’hébreu Yeshua : l’Éternel est salut. « Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Mat 1.21)

• Le titre « Christ », juxtaposé au nom personnel Jésus, vient du grec Christos (oint), traduit de l’hébreu Mâshîah (oint, messie).

Le Christ, l’Oint par excellence, réunit en sa seule personne les trois offices dans lesquels, au temps de l’ancienne alliance, on entrait par une onction d’huile : prophète, sacrificateur et roi. Ces trois offices sont évoqués au v. 5 :

« Le témoin fidèle » rappelle son onction prophétique. Jésus est le prophète définitif, le dernier et le plus grand des prophètes qui nous transmet, dans l’Apocalypse, la Révélation dernière de Dieu.

« Le premier-né d’entre les morts » : Jésus est le souverain sacrificateur qui, par le sacrifice de lui-même, nous a acquis le salut et ouvert la voie jusqu’au Père et qui, par sa résurrection, devient le garant de notre propre résurrection.

« Le souverain des rois de la terre » fait clairement allusion à son onction royale. Fils de David, Jésus est le « Roi des rois et le Seigneur des seigneurs », qui reviendra bientôt établir son règne sur toute la terre. Quel autre descendant de David, depuis la destruction des archives généalogiques à Jérusalem en l’an 70, pourrait prétendre à ce trône ?

« Celui qui vient » : Le verset 7 mériterait à lui seul un article entier ! Il cite deux prophéties messianiques de l’A.T. : « Et voici que sur les nuées du ciel arriva comme un fils d’homme » (Dan 7.13) ; « Ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercé. Et ils porteront son deuil. » (Zach 12.10)

Ce verset fait du retour de Jésus Christ le thème central de l’Apocalypse, et affirme son universalité : ce retour sera glorieux, visible pour tous les hommes sans limitation du temps ou de l’espace. Celui qui est — et qui nous aime — qui était — et qui nous a rachetés — celui-là même vient !1

Ainsi, l’Apocalypse fait du cœur de l’enseignement prophétique de l’Ancien Testament le centre de ses visions. Le point culminant, le seul, grand événement universel qui réunit tous les endroits, époques, races et attentes, est le retour du Seigneur, avec ses conséquences pour les croyants et les incrédules.

4. Heureux (1.3)

Voici la première des sept béatitudes distribuées à travers le livre2. Jean déclare heureux — c’est-à-dire objet de la faveur et de la bénédiction de Dieu — celui qui lit les paroles de la prophétie ; heureux aussi sont ceux qui en écoutent la lecture et la mettent en pratique. Cette béatitude reproduit presque mot pour mot celle que Jésus avait prononcée : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Luc 11.28) Remarquons que Jean place son ouvrage sur le même niveau que la littérature prophétique de l’Ancien Testament, et lui reconnaît une autorité morale qui appelle le lecteur croyant à une lecture et une écoute attentive, puis à un engagement dans une obéissance fidèle. Puissions-nous entendre d’emblée cette recommandation !

1 Un commentateur suggère que l’expression « avec les nuées » laisse entendre qu’il sera accompagné par les rachetés, cf. Apoc 19.14,19.
2 Pour les 6 autres, voir 14.13 ; 16.15 ; 19.9 ; 20.6 ; 22.7,14. L’article de Scott McCarty dans ce même numéro.

Source : http://www.promesses.org/arts/185p06.html

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Les Béatitudes dans l’Apocalypse

6 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Les Béatitudes dans l’Apocalypse

Les Béatitudes dans l’Apocalypse

Scott McCarty

Le titre de cet article va peut-être vous surprendre ! La tradition évangélique réserve d’ordinaire le terme de « béatitudes » aux listes de Matthieu 5.1-12 et Luc 6.20-23. Par ces paroles, Jésus-Christ avait un but particulier : enseigner aux siens les normes que Dieu fixe à disciple — dans sa conduite spirituelle personnelle et dans ses relations interpersonnelles. Le mot « béatitude » signifie à l’origine « un état de bien-être ». Déclarer un individu « bienheureux » est lui souhaiter d’être dans un état de bonheur, de félicité, d’honneur.

Mais connaissons-nous les sept « béatitudes » du livre de l’Apocalypse (1.3 ; 14.13 ; 16.15 ; 19.9 ; 20.6 ; 22.7.14) ? Elles sont bien différentes de celles des Évangiles dans leur sens et leur portée, car leurs contextes et leurs contenus sont tout autres. Celles de Jésus ont été énoncées dans l’environnement paisible du début de la prédication du royaume de Dieu, tandis que celles de l’Apocalypse ont été écrites pendant une période de sévère persécution à la fin du 1er siècle. Elles s’inscrivent dans un kaléidoscope eschatologique catastrophique de la fin des temps, où certaines promesses et assurances sont destinées à encourager le disciple à rester fidèle à l’Agneau envers et contre tout. Ces exhortations de l’Apocalypse ont affermi le dévouement des disciples persécutés depuis lors.

Les sept bénédictions

1. « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! » (1.3)

« Heureux » peut aussi être traduit par « béni » : vu les thèmes fréquemment tragiques de ce livre, il me semble que « béni » est mieux adapté que « heureux ». On peut recevoir une bénédiction de Jésus même pendant une crise décourageante ! La bénédiction vient encore d’En-haut, malgré les drames horribles qui se déroulent pendant la période de la tribulation. Cette bénédiction venait et viendra à la suite de la lecture attentive et obéissante de la Parole écrite. La lecture et la compréhension de ce livre s’avèrent un peu difficiles ; une promesse de bénédiction est donc offerte pour inciter le disciple à aller jusqu’à la fin de son engagement envers Christ.

Voici trois leçons à tirer du verset :

(a) Les seuls vrais bienfaiteurs sont le Père et l’Agneau, par l’Esprit. La bénédiction n’est pas à chercher en idolâtrant tel ou tel « grand ».

(b) Il y a une vraie bénédiction à recevoir la Parole de Dieu (cf. 1 Thes 2.13).

(c) La lecture publique est bénie ; donc lisons davantage la Bible à haute voix, en particulier en réunion d’église.

Prière : Seigneur Jésus, fais de moi un lecteur quotidien fidèle et obéissant à la parole de Dieu. Amen.

2. « J’entendis du ciel une voix qui disait : Écris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » (14.13)

Le contexte indique que cette bénédiction est réservée aux persécutés, qui font face à une mort certaine en raison de leur fidélité à la parole du Père et à la foi prêchée en Jésus (14.12-13). Leur réconfort vient du fait qu’ils sont déjà dans un état de bénédiction, car ils seront bientôt avec le Père et l’Agneau (cf. Phil 1.21,23 ; 3.20-21). Le Saint-Esprit vient confirmer la première promesse. La persécution pourrait épuiser le corps et assommer l’âme et l’esprit ; on pourrait être tenté de lâcher prise et se dire intérieurement : « À quoi tout cela sert-il ? » La voix venant du ciel réconforte les fidèles chancelants : « Votre prochaine arrivée là-haut vaut la peine ; donc restez fermes, car l’épreuve qui peut vous conduire à la mort ouvre la porte au repos. » En plus, « leurs œuvres les suivent » : toute leur activité pour représenter fidèlement Jésus en face de l’opposition diabolique acharnée sera largement récompensée au ciel (cf. Luc 10.7 ; 1 Tim 5.18 ; Jean 4.36).

Prière : Seigneur Jésus, fortifie-moi par l’Esprit saint pour que je te reste fidèle malgré l’opposition et la tentation de te renier. Amen.

3. « Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte ! » (16.15)

Le contexte est celui de la 6e coupe de jugement (16.12-16) qui décrit la préparation à la longue campagne1 d’Harmaguédon. C’est à la fois une promesse (celle d’avoir la surprise de voir le Seigneur) et un avertissement solennel. Jésus cherche à préparer les siens (ceux convertis pendant la période de la grande tribulation) à lui rester fidèles en dépit de l’opposition injuste venant d’hommes inspirés par Satan et sous le contrôle de l’antichrist. « Veiller », « rester en éveil » signifie anticiper la visite de quelqu’un d’important (ici Jésus) à n’importe quel moment en gardant ses vêtements (on ne se met pas en pyjama si l’on attend un visiteur de marque !) « Marcher nu » est une image annonçant une réprimande au jour de jugement ; « garder ses vêtements » signifie pratiquer de bonnes œuvres (Éph 2.10) en accord avec le salut qu’on possède (cf. 19.8).

Je vois personnellement des leçons spirituelles pratiques pour nous :

– Jésus n’a pas encore dévoilé le moment exact de son retour pour nous ; aussi soyons préparés (cf. Mat 25.1-13), ne nous relâchons pas (cf. 1 Thes 5.5-8).

Continuons à faire du bien aux autres en dépit des circonstances contraires (cf. 1 Th 2.8-10 ; Mat 25.35-36 ; Tite 2.13-14 ; 3.1-2 ; 2 Cor 9.8 ; Éph 2.10).

Rappelons-nous que nous comparaîtrons devant le tribunal de Christ (2 Cor 5.10) : quel embarras pour nous s’il nous trouve dans un état incompatible avec les exigences morales de sa Parole (cf. 3.18)…

Prière : Seigneur Jésus, stimule-moi par l’Esprit à prendre au sérieux ma responsabilité de te représenter avec fidélité, parce que je ne veux pas avoir honte devant toi. Amen.

4. « L’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau ! Puis il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. » (19.9)

Tout né de nouveau en Jésus-Christ depuis la Pentecôte est au bénéfice de cette bénédiction : l’Église de tous les siècles participera à une fête céleste grandiose, le « banquet nuptial » qui suivra son mariage spirituel avec l’Époux (l’Agneau, Jésus-Christ) (19.7).

Prière : Merci, Seigneur Jésus, pour ce privilège futur.

Le verset 10 décrit la réaction appropriée : adorer Dieu le Père pour cette perspective inestimable concernant Jésus et nous, les sauvés.

Ne serait-t-il pas convenable que nous fassions pareil ? Si cette bénédiction est surtout réservée pour le ciel, nous avons le privilège maintenant de nous réjouir en attendant la gloire ! Ne nous en privons pas ici-bas, frères et sœurs ! Vibrons dans l’anticipation de cette expérience future inouïe, en dépit des tempêtes de la vie.

Prière : Père Céleste, fortifie-moi pour rester fidèle à l’Agneau immolé malgré toute opposition qui me pousse à le renier. Gloire à toi ! Amen.

5. « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. » (20.6)

Le mot « saint » signifie une séparation du mal puis une consécration — un dévouement au service de Dieu. Le croyant sauvé, ayant été mis à part et justifié à sa conversion (Rom 3.22-26 ; 5.1-2 ; 8.30), cherche pendant son pèlerinage ici-bas à se séparer quotidiennement de ce qui ne correspond pas au saint caractère moral de Dieu.

Les saints mis à mort pendant la période de la tribulation seront ressuscités pour participer activement avec Christ à son règne millénaire : c’est leur récompense pour leur fidélité face à des persécutions souvent mortelles. Ils vont servir d’intermédiaires entre le Roi Jésus et les pécheurs (ceux nés pendant le millénium naîtront avec la nature adamique et vont donc pécher, cf. 20.7-9).

Notre texte mentionne une « seconde mort » : elle aura lieu après le jugement du grand trône blanc après la fin du millénium. C’est la mort après laquelle il n’y aura aucune possibilité de retour ni de pardon. Tous les perdus de toute l’histoire humaine y seront rassemblés pour subir leur juste jugement !

Si vous n’avez pas encore accepté le salut par la repentance envers Dieu et la foi en Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés, c’est le moment de lui offrir votre soumission. Ainsi vous n’entrerez jamais dans la deuxième mort éternelle qu’est l’étang de feu (20.14-15).

Prière : Merci, Seigneur ressuscité, de récompenser activement tes fidèles d’une manière juste pendant le millénium. Amen.

6. « Et voici, je viens bientôt. — Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! » (22.7)

Le Seigneur interpelle le lecteur brusquement, puis il promet que son apparition sera soudaine. « Bientôt » n’est pas une mesure sur l’échelle du temps, mais un mode d’apparition : « rapidement ». Si lors de sa première venue, Jésus était entré progressivement dans son ministère, sa seconde venue sera subite.

Le Seigneur promet une bénédiction spéciale à toute personne qui prend au sérieux le contenu du livre. Une des leçons principales est l’exaltation de la gloire du Père et du Seigneur Jésus-Christ, l’Agneau. Preuve en est la présence de 15 doxologies (1.5b-6 ; 4.8,11 ; 5.9-10,12,13 ; 7.10,12 ; 11.16-18 ; 15.3-4 ; 16.5-6,7 ; 19.1-3,4,6-8), dont 9 sont réservées uniquement au Père, 3 uniquement à l’Agneau, et 3 au Père et à l’Agneau2.

Prière : Aide-moi à apprécier et à garder dans mon cœur et dans ma vie les vérités apprises par la lecture et la méditation de ce livre.

7. « Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! » (22.14)

Le sang de Jésus-Christ joue un rôle primordial dans l’accomplissement de notre salut, car il signifie que nos péchés ont été enlevés éternellement et le résultat est notre droit d’accès auprès du Père et de l’Agneau (1.6 ; 5.9 ; 7.14). Au millénium, les rachetés ressuscités de la tribulation vont jouir de tous les privilèges de la citoyenneté (És 25.8 ; Rom 8.29 ; 1 Jean 3.2 ; Apoc 7.13-17 ; 22.1-5).

Prière : Merci, notre Père Céleste, parce que, par le sang versé de Jésus-Christ notre Sauveur, toute personne née de nouveau va pouvoir bénéficier abondamment de tous les privilèges que tu nous réserves avec le Seigneur.

Résumé et conclusion

Ce livre unique dans toute la Bible est un mélange d’extrêmes : il va des hauteurs de l’existence céleste avec Dieu le Père et avec Jésus, l’Agneau, par l’Esprit, jusqu’aux profondeurs de la dépravation humaine attisée par Satan. Sa lecture doit conduire le pécheur à la repentance et à la foi pour échapper à l’étang de feu, et stimuler le converti à une vie de fidélité disciplinée en face de toute opposition.

Au milieu de toutes ces descriptions, le lecteur peut désaltérer son âme et son esprit à sept oasis de « bénédictions » qui nous sont déjà accessibles. Pour en jouir, souvenons-nous que :

– la lecture de la Parole est une nécessité pour rester proche de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.

– la Parole lue apporte du bien-être seulement si on y obéit et la met en pratique.

– la Parole avertit chacun qu’il existe une règle inviolable et indestructible : tout sera récompensé à la fin, soit le mal, soit le bien. Chacun donc doit décider maintenant de quel côté il veut se ranger.

– les bénédictions divines sont innombrables (et vont bien au-delà des sept traitées dans cette étude). Elles sont utiles pour soutenir chaque sauvé dans toutes les situations imaginables. À nous de décider si nous voulons les recevoir.

1Le mot grec indique une bataille qui n’est pas courte.

2 Au ciel, la louange et l’adoration sont spécialement et exclusivement adressées aux deux premières personnes de la Trinité. L’Esprit ne reçoit ni adoration ni prière. De ce fait, il me semble raisonnable de croire que notre adoration et nos prières ici-bas doivent être uniquement réservées à Dieu et à Jésus, avec l’aide précieuse et l’inspiration du Saint-Esprit (1 Cor 14.15 ; Éph 6.18 ; Phil 3.3).

Source : http://www.promesses.org/arts/185p05.html

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LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

4 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

Introduction :

Un courant de prophétisme et d’apostolat parfois les deux pour un même homme défraie la chronique dans le milieu chrétien. Juste parce que nous sommes dans la mouvance spirituelle de l’Apostolique et du Prophétique, le monde des ténèbres est aux abois. Puisque le diable dit l’Apôtre Paul se déguise en ange de lumière, le milieu ecclésial est truffé de faux ouvriers de Christ. Il devient impératif de voir quel est le fondement, non du ministère tant de Prophète que de l’Apôtre, mais sur quels principes l’Eglise Primitive a été fondée.

Dans les lignes qui suivent, nous aborderons juste les principes des piliers de cette église et donnerons quelques caractéristiques d’une église qui a une onction prophétique.

Qu’est-ce qu’être dans l’apostolique et prophétique ?

Affirmer être apostolique doit forcément impliquer Ephésiens 2.19-20 : ‘‘Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire’’. Nous rechercherons dans les lignes qui suivent, ce qui caractérisait cette église apostolique dont on parle tant et que chacun, même les impies, en réclame son appartenance :

La persévérance : Le mot persévérer dans son sens original hébreu comme grec, traduit la notion d’appartenance, de devoir, de présence maintenue et continue manifestée par l’attitude qui consiste à être toujours à la disposition de quelqu’un, étant assidu, continuant de lui être attaché, ne pas quittant pas, restant entièrement appliqué, résister aux difficultés, parce qu’on est adhérent à celui-là, demeurant constamment attentif à ses instruction, se montrant courageux pour être d’un empressement constant à son service.

Dieu met en garde dans Hébreux 10.25,38 : ‘‘N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui’’.

Qu’en est-il de nous ? Sommes-nous dans la mouvance divine ? Surfons-nous sur les vagues de l’Esprit Saint ou des vagues émotionnelles ?

La persévérance constitue incontestablement la preuve de la réalité d’une conversion et la démonstration de la réalité de la profession de foi par l’assiduité dans :

  1. L’enseignement des apôtres :

a) doctrine ou plutôt l’enseignement des Apôtres

b)- fondement ou base de croissance et maturité spirituelle

c)- amour des Saintes Ecritures, la vérité révélée de Dieu.

d)- doctrine produit la vie nécessaire à l’Église

e)- respect ferme des saintes ordonnances,

f)- abondance dans la piété et la dévotion

g)- attitude de vraie dépendance à Dieu pour toute chose

Aucune croissance ne saurait être équilibrée si elle rejette la base de la parole. La croissance doit obéir à un développement dans quatre aspects importants : grandir en sagesse (intelligence), en stature (physiquement), en grâce devant Dieu (spiritualité) et en grâce devant les hommes (social) (Luc 2.52).

Lorsque nous admettons la puissance de sa Parole, le Saint-Esprit dispose notre âme à la communion avec Dieu dans n’importe quel chemin où il a décidé de nous rencontrer, et où il a promis de nous rencontrer soit pour nous bénir, nous instruire, nous reprendre, nous corriger ou pour nous conduire. La persévérance dans l’enseignement de la parole de Dieu, nous conduit inéluctablement à la grandeur spirituelle qui nous introduit ensuite dans notre destinée prophétique en Christ.

Plusieurs sont stériles, rabougris, nains atteints de rachitisme spirituel faute de l’enseignement approprié, qualifié, rationnel et méthodique de l’église.

Par le truchement du Saint-Esprit, le Seigneur, de jour en jour, au moyen de l’enseignement de la Parole et de sa mise en pratique, incline les cœurs à accepter pleinement les prescriptions de l’Évangile. Ceci conduit non pas simplement à professer verbalement la Parole, mais à la vivre pour être vraiment amenés dans un état d’acceptation avec Dieu, étant fait participants de la grâce qui régénère. Par l’enseignement de la Parole de Dieu, le témoignage de notre foi fera que ceux que Dieu a désignés pour le salut éternel seront amenés efficacement à Christ, jusqu’à ce que la terre soit remplie par la connaissance de sa gloire.

2. La communion fraternelle :

Le terme grec communion traduit a souvent un sens concret de participation, solidarité, mise en commun (Actes 2.44 ; 4.32 ; Rom 15.26 ; 2Cor 8.4). Littéralement « association » ou « partage », l’expression communion fraternellement veut dire que les chrétiens deviennent les partenaires de Jésus et de tous les autres croyants (1Jean 1.3). Ils ont le devoir spirituel de s’encourager mutuellement à persévérer dans la justice et l’obéissance (Rom 12.10 ; 13.8 ; 15.5 ; Gal 5.13 ; Eph 4.2 ; 4.25 ; 5.21 ; Col 3.9 ; 1Th 4.9 ; Hébreux 3.13 ; 10.24-25 ; 1Pierre 4.9-10). La vie communautaire pratique était le propre de l’Eglise primitive. Ils avaient tout en commun.

La communion fraternelle pratique se traduit par :

  • les cœurs, à l’unisson, chantaient des cantiques
  • sensation d’ascension par un transport au ciel
  • absence de clanisme
  • tous sont membres de la même famille en Christ
  • la solidarité

Une autre preuve de la vie nouvelle est le désir des convertis de se retrouver avec les autres enfants de Dieu et d’avoir communion ensemble. Tous les croyants ont le sentiment d’être mis à part du monde pour Dieu, et d’avoir les mêmes intérêts que d’autres chrétiens, ayant en unique vision, l’éternité en Christ dans leur patrie céleste. L’enseignement de la Parole authentique de Dieu nous introduit dans une vie dont les évènements qui les caractérisent sont élevés au-dessus du monde et de sa compréhension car obéissant aux décrets célestes prédestinés aux croyants dont l’existence en Christ est avant la création du monde. Ainsi par le biais de la Parole de Dieu, le Saint-Esprit nous remplit d’un amour qui fait que nous voyons un autre comme nous-mêmes, ceci permet de faire toutes choses en commun, non pas pour détruire la propriété, mais pour écarter l’égoïsme, et mettre en œuvre la charité qui est et demeure le témoignage d’une vraie foi en Christ.

3. La fraction du pain :

Les premiers chrétiens avaient coutume de prendre le repas du Seigneur le premier jour de la semaine. A l’époque de l’Eglise primitive, un repas fraternel était organisé en rapport avec la cène pour exprimer l’affection que les saints se portaient les uns aux autres. L’agape, ou repas fraternel réconfortait leur communion.

L’agape est le moment de joie, de partage de repas apportés par chaque membre. La consommation se fait autour de la joie, chants, dance, partage. La fraction de pain fait allusion à la table du Seigneur ou cène, à laquelle tous les chrétiens doivent avoir part (1Co 11.24-29). S’absenter à la Cène, laisse paraître une trahison, un doute qui introduit un manque de confiance dans sa foi. : La communion mutuelle de la fraction du pain est un aspect très important de la communion. La participation à la sainte Cène doit s’entendre par l’union intime des membres de l’Église entre eux. La monde chrétien est une famille dont Dieu est le Père, et Jésus-Christ le frère aîné, en même temps qu’il en est le chef, le docteur, le sauveur ; une famille au sein de laquelle le Saint-Esprit répand les plus tendres et les plus pures affections (Jean 13.35).

L’Eglise primitive persévérait dans la fraction du pain, c’est-à-dire qu’ils aimaient à se retracer, par cet acte, le souvenir du dernier souper de leur Seigneur, et le sacrifice qu’il avait accompli le lendemain. C’est ce souvenir qui retrempait leur foi, vivifiait leur espérance et réchauffait leur amour. La vue du pain rompu plaçait devant eux le Sauveur expirant sur la croix, et leur était un gage de son prochain retour en sa chair glorifiée (Lu 22.19-20).

4. Les prières :

La quatrième pratique essentielle de l’Eglise primitive exprimait une dépendance totale du Seigneur pour l’adoration, les décisions à prendre, la protection et le service. La communion avec le Seigneur est motivée non seulement par la persévérance dans l’enseignement de la Parole, la communion ou la fraction de pain, mais aussi par la fréquence de ces prières en commun, dans chaque assemblée. Spécialement avant et après la cène.

Les frères de l’Eglise Primitive persévéraient dans la prière, car ils avaient reçu l’Esprit qui fait prier, l’Esprit qui leur remettait en mémoire les nombreuses exhortations de Jésus sur ce sujet. Éloignés pour un temps du Seigneur, il leur était doux d’entretenir ainsi des relations avec lui, soit qu’ils invoquent le Père en son nom, soit qu’ils l’invoquent lui-même. Tel est le tableau que présentait alors l’Église : modèle à suivre dans tous les temps ! Qu’est-ce donc qu’une Église ? Vous l’avez dit : une réunion d’hommes qui, professant la doctrine des Apôtres et s’aimant les uns les autres, s’assemblent pour rompre le pain en mémoire du Sauveur, et pour offrir à Dieu des prières communes. Je ne pense pas qu’on en puisse donner une définition plus vraie.

Ces moyens de grâce étaient aux jours apostoliques, tout ce qu’il y avait de plus propre à développer la vie de l’Esprit dans les âmes et dans l’Église ; ils restent aujourd’hui encore, pour les chrétiens, les vrais éléments du progrès et de la sanctification. Mais pour cela il s’agit de persévérer.

CARACTERISTIQUE D’UNE EGLISE PROPHETIQUE

Dans la promesse divine de la restauration de son peuple, Dieu qui connaît l’avenir dit : « Je vous remplacerai les années qu’on dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, ma grande armée que j’avais envoyée contre vous » (Joël 2.25).

L’église n’atteindra sa restauration que si elle est une église prophétique dans la vision de la reformation apostolique. La restauration promise par Dieu est prophétique en fait. Du livre de Nombres 24.15-16, nous lisons :

« Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quel que soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.
  5. Les membres sont oints de l’Esprit de prophétie : Dieu les utilise, leur révélant les choses cachées dans la vie des autres, de la tribu, de l’église ou de la nation afin de ramener le peuple égaré à son Créateur (1 Cor 14.25-26 ; Amos 3.7)
  6. L’Assemblée locale est recouverte du manteau apostolique : les membres travaillent avec acharnement pour annoncer la bonne nouvelle du salut afin de préparer le retour du Seigneur Jésus Christ.

Conclusion :

L’Esprit de Dieu nous avertit avec empressement à travers de nombreuses révélations venant de sources différentes, mais bien concordantes que nous devons retourner à la base de la Parole de Dieu, pure et non diluée par une réelle repentance afin de préparer le retour très imminent du Seigneur Jésus Christ. Alors, des dispositions s’imposent :

  • Considérer le chemin parcouru
  • Retenir les leçons du parcours
  • Rompre avec les mauvaises habitudes et routines du passé
  • S’engager résolument sur la voie du succès par une consécration
  • Equiper les ouvriers pour une excellence dans le service
  • S’abandonner entre les mains du Saint-Esprit pour surfer sur les vagues de la mouvance de l’Esprit
  • Adorer Dieu par notre vie et service

Dr. André CHOUBEU

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Devenir majeurs en Christ

17 Juin 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Devenir majeurs en Christ

Devenir majeurs en Christ

I Cor. 2.6.


par Egon Wilms

"Nous prêchons aux chrétiens parvenus à maturité "

La famille de Jacob a faim. Une fois déjà, les fils ont fait le voyage de l'Egypte, pour prier le vice-roi inconnu - le frère qu'ils ont vendu - de leur vendre du blé. Genèse 42 nous renseigne à ce sujet. Au chapitre 43, nous lisons ceci: « La famine pesait lourdement sur le pays. Quand ils eurent achevé de manger le blé qu'ils avaient apporté d'Egypte, leur père leur dit: « Retournez pour acheter un peu de vivres ». On le sent tout de suite: Les fils de Jacob ont renvoyé le plus longtemps possible le départ du voyage de Canossa au bord du Nil. Mais voilà, la détresse au pays a atteint son plus haut degré. L'homme a faim. Le bétail a faim. Et cela même oblige à penser au deuxième départ vers le Nil, vers l'homme sévère...

A ce point, un « quelque chose » attire notre regard :

Dieu a recours à la catastrophe pour amener des élus à posséder une bonne santé spirituelle.

Car, avec le temps, cela ne peut aller - traîner après soi, jour après jour, année après année, un péché non pardonné, tel un fardeau de cent kilos sur les épaules !

Connaissons-nous cela ? Une offense non pardonnée peut brûler comme un feu, et l'on n'est pas soi-même dans la possibilité de l'éteindre. Les fils de Jacob vivent avec une mauvaise conscience en face de leur père âgé. Ils lui ont menti; ils l'ont trompé, volé - ils ont fait disparaître leur frère Joseph. De plus, ils ont péché contre Dieu; ils savent très bien ce que cela signifie.

Si nous laissons le texte nous enseigner, nous avons l'impression qu'ils craignent le contre-coup du Dieu saint. Ils doivent se présenter à nouveau devant le sévère vice-roi. Pourquoi veut-il avoir le frère Benjamin ? Nouvelle chicane, esclavage ou même la mort ? Ils ont encore peur de révéler toute la vérité à leur père, ce qui permettrait de mettre fin à cette tragi-comédie et de rétablir avec le père des relations de confiance. Mieux prendre un nouveau risque en Egypte... que la fuite dans la bonne direction, dans les bras de Dieu! Ce texte n'est- il pas pour nous tous ?

Combien d'offenses, de manquements, pèsent sur nos relations avec notre Maître, entre parents et enfants, entre frères et sœurs ! On ne s'y retrouve même plus. On se sépare après une querelle, puis on meurt. Combien d'offenses entre mari et femme ? On n'arrive pas à prendre le chemin le plus bas... pour demander pardon et nettoyer l'atmosphère. Combien d'offenses non réglées entre frères de la même communauté - de la communauté de Christ !

Une aide importante nous est offerte dans la lettre de Jacques: « Confessez vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ». La confession, une pratique qui n'est plus guère d'usage parmi nous. On se rend chez le vis-à-vis, on s'incline, on reconnaît sa faute, et l'on prie l'un pour l'autre. Alors, tout redevient limpide. Mais rien n'est plus pénible, pour l'orgueil humain, que de prendre le chemin de la confession, avec l'intention d'en finir une fois ! Notre but est pourtant de gagner des hommes à Christ, sans être entravé, bloqué par l'Esprit-Saint attristé. Cela ne peut réussir que si toute offense est réglée, tout péché reconnu, en face de celui que nous avions blessé !

Dieu se saisit de la catastrophe pour guérir ses élus. Cependant, encore un point: Dieu n'utilise pas seulement la catastrophe, lorsqu'il s'agit de ses bien-aimés malades spirituellement. Il utilise aussi l'amour. Simultanément, Dieu déclenche l'offensive de l'amour et attaque sur tout le front.

A leur arrivée sur le bord du Nil, les fils de Jacob éprouvent une surprise après l'autre. Une énigme se dresse après une énigme. Faveur sur faveur. Joie sur joie. Ils sont étonnés et stupéfaits tout à la fois. Nous lisons plus loin: « Joseph parla à l'intendant de sa maison, après que ses frères se fussent prosternés devant lui jusqu'à terre, et il dit : « fais entrer ces hommes dans ma maison, car ils prendront leur repas avec moi, à midi ».

Pour aller plus loin, nous devons maintenant nous souvenir des moeurs de ce temps-là, qui étaient fort différentes des nôtres. La réception dans la maison du vice-roi (que les frères n'avaient pas encore reconnu) est d'une beaucoup plus grande valeur qu'une manifestation de bienvenue, comme nous la pratiquons dans nos maisons et nos familles. Là, c'était vraiment offrir sa maison à l'étranger. Et cela était fait en toute cordialité. Manger de la même marmite, boire du même verre signifiaient davantage que ce que nous comprenons aujourd'hui comme une aimable invitation. L'hôte qui agissait de cette manière se déclarait solidaire avec ceux qu'il recevait à sa table. Il reconnaissait que rien ne les séparait. Le repas communautaire signifiait une acceptation intime de l'étranger, la base d'une communion de cœur avec lui !

Celui qui connaît l'Ecriture sait que la préparation d'un repas de fête avait toujours une profonde signification. Sous forme imagée, la Bible compare souvent la réunion des enfants de Dieu dans la gloire à une fête sans fin! Un céleste repas de mariage, les noces de l'Agneau ! De même, dans la similitude du fils prodigue, nous trouvons mention d'un repas de fête. Le père voulait affirmer ce fait: « Tu es reçu dans la gloire divine; il n'y a plus pour toi que gloire et bénédictions ». Ne devons-nous pas toujours nous en souvenir lorsque nous prenons part à la cène ? C'est une heure où l'on mange, où l'on boit, où l'on se souvient que Dieu, à la croix, a donné le départ à l'offensive de l'amour. De même encore, la salutation avait, à ce moment-là, une plus grande signification que celle d'aujourd'hui. Nous lisons que « Joseph les salua » ou « Joseph leur demanda comment ils se portaient ». En langue hébraïque, nous lisons ceci: « Il leur demanda après « Shalom ». Shalom veut dire: paix, salut, santé intime. Ce n'était pas une phrase seulement. L'Oriental exprimait ainsi une profonde question, un vœu sincère. Il souhaitait que la paix fût vraiment la part des visiteurs.

Joseph leur posa encore une autre question: « Votre vieux père se porte-t-il bien ? » Plus exactement: « Votre vieux père a-t-il Shalom ?" A-t-il la paix ? Est-il en bonne santé ? Comment va son âme ? Combien était aimable toute cette bienveillance dont les visiteurs étaient entourés. Beaucoup d'amour. Puis Joseph dit encore: « Est-ce là votre jeune frère dont vous m'avez parlé ? ». Il ajouta: « Dieu te fasse miséricorde, mon fils ».

C'en est trop pour les fils de Jacob, trop d'amour. Ils ne peuvent supporter cette offensive de bonté. C'est pourquoi ils réagissent très sainement au réveil de leur conscience. Ah! ils auraient bien voulu disparaître sous terre. Leur dette les accable: de la tête aux pieds, ils constatent leur perversité et leur vulgarité. « Ils eurent peur », ils craignirent et tremblèrent. Et voici leur commentaire: on veut nous assaillir, faire de nous des esclaves. Peut-être avaient-ils peur de la potence. En Egypte, tout était possible. Après tout, n'avaient-ils pas eux-mêmes accompli quelque chose de terrible ?

C'est pourquoi ils s'adressent à l'intendant de la maison de Joseph et s'enquièrent de l'argent trouvé dans leurs sacs lors du premier voyage. Or, c'est un païen (un homme qui ne croyait pas au Dieu d'Israël) qui parle à leur conscience: « C'est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui vous a donné un trésor dans vos sacs. Votre argent m'a bien été remis ». De tous côtés, Dieu les saisit. Ils sont entourés par l'amour du Créateur.

Est-ce le moment de nous confesser ? Paul écrivait dans Romains 2.4 : « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience, de sa longanimité, et ne reconnais-tu pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance ? ».

Nous rendons-nous compte de la situation ?

Pour la plupart d'entre nous, notre table est bien garnie; nous sommes rassasiés. Nos enfants sont en bonne santé; nous avons du travail et nous gagnons notre vie matérielle. JI y a du confort dans notre appartement - et pourquoi pas ? Nous sommes dans un pays démocrate et libre. Pas de police secrète. Et nous sommes protégés.

Cependant « Il te couvrira de ses ailes et sous sa protection (en automobile, par exemple), tu trouveras un refuge ». Savons-nous que tout cela ne va pas de soi ? Dieu est présent, avec son offensive d'amour. Ne voyez-vous pas combien Il nous entoure ? Il nous demande :« Quand me donneras-tu tout, jusqu'à la dernière dette ou faute non pardonnée? Quand mettras-tu en ordre ceci ou cela ? Quand sortiras-tu, t'élèveras-tu hors de ta paresse spirituelle ? ».

Dieu met en œuvre l'amour, l'offensive de l'amour, pour guérir spirituellement les élus d'Israël. La question doit être posée: Sommes- nous des hommes chrétiens dont l'existence satisfait pleinement Dieu ?

C'est ce qu'Il désire, et c'est la raison de l'offensive de l'amour. « Et aussitôt, sentant son coeur ému à la vue de son frère, Joseph chercha un endroit pour pleurer; il entra dans la chambre intérieure, et y pleura » - lui, l'homme fort Joseph, le frère de ses frères...

Mais le même Joseph est aussi l'instrument de Dieu et il le sait! Tenant compte de Dieu, il doit être dur à cause de la chair. Il se redresse, il se ressaisit, car Dieu est encore en action... mais non pas lui, Joseph - en ce moment - l'homme et le frère de ses frères.

Laissez-moi l'exprimer concrètement: chaque croyant est un être humain, comme Joseph est humain ; simultanément, il est aussi un « outil » dans la main de Dieu.

Une certaine relation ou tension lie ces points les uns aux autres. Quant à Joseph: « Ainsi dit le Seigneur », Je te le dis, sois dur; tu es outil, non encore le frère qui peut se faire connaître à ses frères. Dans l'Ancien Testament, nous voyons

le prophète, avec le joug sur le cou,

membre de son peuple, de sa communauté. Certainement, c'était pénible, pour le prophète, de porter le joug à la vue de chacun, tel le bœuf qui porte son joug. Peut-être s'est-on moqué de lui! « Tu es mon instrument, premièrement, tu n'es pas frère de tes frères en Israël. Tu portes mon joug, tu dois annoncer ma prophétie :

Le roi Nebukadnetsar vaincra Israël.
Osée prendra une prostituée comme femme - horrible,
afin de rendre clair à leurs yeux que le peuple d'Israël
est devenu une prostituée, qui court aujourd'hui vers Dieu,
demain vers un Baal, un faux dieu... !

L'homme Joseph doit maintenant se laisser dominer par la vocation divine -« Tu es instrument dans les mains de Dieu ». Comprenons- nous cela ? Le conducteur spirituel aimerait bien dire: « Humainement parlant, vous devriez agir comme ceci ou cela ». Mais, comme outil dans la main de Dieu, il doit annoncer ce que le Seigneur VEUT pour une situation donnée. Joseph aimerait se faire, connaître, dévoiler son incognito. Son cœur se serre... « mais ce sont mes frères! » Je leur dis tout et tout est clair !...

Mais l'Esprit de Dieu est sur lui: « Non, tu es l'instrument de Dieu. Il y a plus et plus haut, que d'être frère parmi ses frères. Il s'agit de mieux encore; il faut que ces hommes deviennent MAJEURS devant MOI".

Le Seigneur aimerait aussi nous amener à la majorité, à la stature « d'hommes faits » (I Cor. 2: 6).

Un vrai chrétien « majeur » brûle d'amour à cause de son amour pour Jésus; il fait Sa volonté, il vit en communion avec ses frères. Dans cette optique, Dieu crée, utilise cette tension entre l'humain et le spirituel :

Humain parmi les humains,
frère parmi les frères,
mais instrument de Dieu.

Joseph, tu ne dois pas te laisser attendrir,
Joseph, tu dois être sévère,
Joseph, tes frères doivent devenir majeurs.

Dieu met en jeu la catastrophe,
Dieu déploie son amour, car
Dieu désire nous guérir et nous posséder entièrement.

Dieu nous laisse subir et endurer cette contradiction :
Etre humain, mais aussi instrument de Dieu,
afin que les élus deviennent majeurs - pour Dieu.

Comprenons-nous Sa voix ?

D'après « Ruf », No 17/2, avec autorisation.

Source : http://www.promesses.org/arts/27p246-250f.html

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LA RESTAURATION

12 Juin 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RESTAURATION

LA RESTAURATION

La restauration se définit selon l’Encyclopédie biblique comme ‘‘réparation, rétablissement, remise en état’’.
La marche chrétienne est soumise à de perpétuels combats spirituels qui épuisent, ce qui occasionne la perte de certains privilèges, atouts ou potentialités du point de départ.
1. Les jours glorieux :
Nous sommes en effet passés par ces jours de véritables foi, d’exaucement de la prière et de grand témoignage lorsque nous avons reçu Christ et lors de notre baptême dans le Saint-Esprit, nous avons expérimenté les réalités de la présence de Dieu et des merveilles de la vie spirituelle. Il en fut de même lors de l’expérience de la Pentecôte par les Apôtres. La joie était au comble, ils étaient dans le glorieux plan de Dieu, remplis d’amour, l’harmonie et l’unité dans l’église primitive, le partage des biens et la mise en commun de ce qu’ils possédaient étaient une réalité. Ils étaient persécutés, mises à mort, séquestrés, mais l’unité régnait au milieu d’eux et la présence de Dieu était leur réconfort. Les miracles, les signes et les prodiges les accompagnaient. L’amour, la paix, l’harmonie, l’unité dans l’église, la croissance spirituelle et numérique, le partage et la vie communautaire, les guérisons spectaculaires caractérisaient l’église. Au milieu de persécutions, l’intervention directe de Dieu établissait une différence entre la religion judaïque et la nouvelle jeune communauté.
Mais le premier virus dévastateur a commencé par le phénomène Ananias et Saphira (Actes 5), se prolongeant par la fausse conversion de Simon le magicien (Acte 8). La stérilité entamée continue sa course et cette situation devient lamentable, mais la dévastation loin de s’arrêter se prolonge. D’autres pestes s’amoncellent pour laisser place au dévastateur suivant la sauterelle.
2. Les avertissements de Dieu :
Le prophète dit : « Ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré ; ce qu’a laissé le jelek, le hasil l’a dévoré ». (Joël 1.4).
Dieu voyait le désastre qui les plongerait dans un état très sombre et l’avait ainsi prédit par Joël. Le Seigneur Jésus dira la même chose par : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes » (Apocalypse 2.4-5).
3. Comment survient la perte de la puissance spirituelle :
L’œuvre du gazam :
L’ennemi met sur pied une stratégie de rongeur pour tout détruire :
Le feu du Saint-Esprit s’éteint, les malades ne sont plus guéris au rythme d’autrefois. La désobéissance, l’orgueil spirituel, l’abandon de l’ardeur de la vie de prière et de témoignage gagnent progressivement le chrétien et le sommeil spirituel s’installe. Le péché frappe continuellement à la porte et les esprits méchants en prenant possession amènent avec eux d’autres esprits plus méchants et le désastre devient considérable. Les chrétiens téméraires d’hier fuient la persécution, la stérilité spirituelle gagne du terrain et les dons du Saint-Esprit s’en vont au profit de la chair.
. Le Saint-Esprit attristé ne se manifeste plus et la présence de Dieu devient rare, la foi commence à s’éteindre. L’interprétation des langues, les visions deviennent rares et les visions sont fortement combattues. Les fruits de l’amour, de la paix, de la joie sont aussi attaqués par la gazam et le ravage devient plus sérieux.
L’œuvre de la sauterelle :
. Finalement, ‘‘ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré’’ (Joël 1.4).
L’œuvre de la sauterelle est d’attaquer les feuilles. Elle parcourt de grands territoires et mangent toutes les feuilles au point où il ne reste après leur passage. La perte de la présence du Saint-Esprit ne manifeste par l’excès de bruits dénué de tout fondement spirituel, de bavardage abondant, de la fausse science et un langage ordurier. La prière fervente et les réunions de louanges disparaissent aussi. Le charnel prend le dessus et les jugements se font les uns contre les autres se basant sur des préjugés, des soupçons et parfois des ‘‘on dit’’.
L’humilité, la piété et la manifestation du Saint-Esprit sont devenues denrées très rares, les reproches, la haine du péché, les persécutions disparaissent.
Les réunions originelles sont transformées en des cultes respectueux et plus orthodoxes (traditionnels, coutumiers, classiques, habituels). Les réunions de prière authentiques font place aux chorales dirigées par la science humaines et les hautes méthodes appréciées au milieu d’une chorégraphie qui frise la honte spirituelle à cause de la mixture du profane (monde) et du spirituel. Les communautés de maison qui donnaient le souffle et la base de la vraie spiritualité à l’église n’existent plus. Alors que la persécution extérieure disparaît, la persécution intérieure prend de l’envol. Le Saint-Esprit est blessé au point de se retirer en silence, avec lui ses merveilleuses et puissantes manifestations, laissant la place à la foi intellectuelle. Le charnel s’impose à l’église, l’influence s’établit et le critère spirituel du choix des ouvriers de Dieu est remplacé par la considération du rang social, intellectuel et autres. Le prophète explique ce stade par : « la nourriture n’est-elle pas enlevée sous nos yeux ? La joie et l’allégresse n’ont-elles pas disparu de la maison de Dieu ? » (Joël 1.16).
Le baptême dans le Saint-Esprit qui était la règle d’or pour le départ de toute marche chrétienne authentique devient un élément sans grande valeur, chacun se contentant d’avoir été baptisé du Saint-Esprit dès la nouvelle naissance, bien que vivant très charnellement, nul ne connaît ses infirmités. Trop s’humilier pour confesser ses péchés, ôter de son cœur toute souillure, ce avec des pleurs, devenait ennuyeux. Comment peut-on laisser entrer et habiter le Seigneur l’Esprit dans un cœur impur qui ne veut nullement la conversion ?
L’œuvre du jélek :
. ‘‘Ce qu’a laissé la sauterelle, le jélek l’a dévoré’’ (Joël 1.4).
Après la destruction des fruits et des feuilles par la sauterelle, le jelek commence sont travail sur les branches et les tendres bourgeons de l’arbre.
1. La perte de la sainteté
Cet insecte destructif symbolise ceux qui abandonnent la conduite sainte. La séparation d’avec le monde est devenue un slogan creux. Ils ont abandonné le sentier étroit qu’exige la vie avec Dieu pour se lancer dans le chemin large et spacieux de la mondanité.
La sève de l’arbre qui est évidemment sa vie commence aussi à être attaquée et consumée et la pourriture s’accentue. Les choses autrefois considérées comme péchés deviennent normales. Le service religieux qui exigeait un caractère saint devient profane. Dans l’ivrognerie, l’adultère, le mensonge et autres, on peut prier, prêcher, être dans la chorale sans se gêner. Cette attitude sème la confusion entre la vérité et le mensonge et le diable danse.
2. L’entrée en puissance de la mondanité : la luxure, la mondanité devient le point de départ d’une course effréné vers l’égarement. Dès lors naît à l’église, des sacro-saints, supers spirituels se proclament connaisseurs émérites, mais s’éloignant de la sainteté. Le mélange de la sève (vie) avec le poison mortel de la mondanité produit la mort spirituelle (Apoc 3.1 ; 1 Tim 5.6).
L’œuvre du hasil :
« Ce qu’a laissé le jélek, le hasil l’a dévoré » (Joël 1.4).
Les fruits, les feuilles et les branches étant pourris, les écorces sont aussi entamées et commencent à tomber. Finalement, les racines et le tronc sont atteints et le hasil fait sa demeure dans l’arbre.
Aucun arbre ne peut vivre sans feuilles qui lui servent de respiration et les branches véhiculent la sève (vie) ; Joël 1.9,10,17,18,20. La sève qui est la vie dans les veines de l’arbre caractérisées par les branches finira par céder place à une mort programmée de l’arbre. De même, la vie du croyant sans le Saint-Esprit, souffle de vie, et sans la sainteté de Jésus dans ses membres ne représente qu’une vie chrétienne très pauvre.
La perte de la justification devient un fait réel, alors, on s’enorgueilli de ses œuvres, se vente de ses mérites « Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien » (Apoc 3. 17).
La vie chrétienne est une vie manifestée par la foi. A ce stade, le chrétien a complètement sombré dans les ténèbres, les œuvres dominent sur la foi et ce sont les efforts personnels qui priment l’activité pour Dieu. L’espoir semble à jamais perdu.
La Promesse divine de la restauration :
Dieu qui connaît l’avenir dit : « Je vous remplacerai les années qu’on dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, ma grande armée que j’avais envoyée contre vous » (Joël 2.25).
L’église n’atteindra sa restauration que si elle est une église prophétique. La restauration promise par Dieu est prophétique en fait.
Caractéristique d’une église prophétique :
« Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :
1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.
4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.
Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».
Dieu par le prophète a dépeint ici la marche de son peuple à travers les siècles :
1. Retour à la foi après les sombres périodes de sa marche sous l’emprise papale
2. Retour au vrai baptême par les baptistes
3. Retour à l’expérience du baptême du Saint-Esprit
4. La présence du charisme (miracles).
5. La connaissance du vrai Dieu
David avant de mourir dit à son fils Salomon : « Connais le Die de ton père ».
Il n’y a pas d’action apostolique sans déclaration prophétique. Nous sommes au troisième jour : Jubilé, restauration. Cela ne dépend pas de moi, mais bien de Dieu. Cela ne dépend ni de ce que je ressens, ni de ce que je pense ou des circonstances par lesquelles je passe ou de ce que je crois ou vois, mais de ce que Dieu déclare.
Esaïe 62.10-11 : « Franchissez, franchissez les portes ! Préparez un chemin pour le peuple ! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres ! Elevez une bannière vers les peuples. Voici ce que l’Eternel proclame aux extrémités de la terre : Dites à la fille de Sion : Voici, ton Sauveur arrive ; Voici, le salaire est avec lui, et les rétributions le précèdent ».
Avant que le Seigneur ne rentre, le salaire l’accompagne. Nous devons pour être restauré, rétablir ce que nous avons perdu quelque chose. Nous avons perdu la présence de Dieu en nous. Nous avons renversé l’autel de Dieu et pour rebâtir, il faut le faire selon le plan de Dieu afin de voir Dieu siéger en Roi.
Depuis l’esclavage jusqu’à ce jour, il y a 400 ans et dès les années 1950 où les pays africains ont eu l’indépendance, il y a 50 ans. Après 50 ans, Israël entrait dans l’année sabbatique ou jubilé.
Esaïe 19.1-2 : « Oracle sur l’Egypte. Voici, l’Eternel est monté sur une nuée rapide, il vient en Egypte ; et les idoles de l’Egypte tremblent devant lui, et le cœur des Egyptiens tombe en défaillance. J’armerai l’Egyptien contre l’Egyptien, et l’on se battra frère contre frère, ami contre ami, ville contre ville, royaume contre royaume ». L’esprit de l’Egypte disparaîtra du milieu d’elle, et j’anéantirai son conseil ; on consultera les idoles et les chanteurs, ceux qui évoquent les morts et ceux et ceux qui prédisent l’avenir.
v. 1 : Nous avons l’onction prophétique nécessaire pour détruire les idoles.
v. 2 : Les guerres africaines aujourd’hui sont prophétiques. Ce ne sont pas les étrangers, mais ce sont les africains, les frères qui combattent contre eux-mêmes.
v. 3 : Pendant la colonisation, les africains ont perdu leurs principes traditionnels, mais continuaient toujours à servir les faux dieux.
Nous parlons de la restauration et dans son aspect quant à l’église, elle sera au temps marqué par les Ecritures. Sommes-nous vraiment à cette époque arrêtée par Dieu ? Sinon, nous ne pouvons espérer à la restauration dont on parle tant en ces derniers moments
1 Chron 12.32 : connaissance des signes du temps pour connaître dans quelle génération nous sommes
Est-ce vraiment le temps ou la saison de la restauration ?
Esaïe 20.3-4 : l’Egypte et l’Ethiopie = Afrique dans le sens de continent
Selon cette prédiction, les arabes viendraient en Afrique pour prendre des hommes et les vendre comme esclaves. Ceci se fit sous le signe du commerce triangulaire. Les hommes vigoureux furent vendus, certains par nous-mêmes africains
La Bible parle de 3 ans. Selon les principes prophétiques, il y a des jours et des semaines années autant qu’il peut avoir soit des jours qui sont des millénaires selon 2 Pierre 3.8. La prophétie se situait ici dans la période de 1000 ans avant Jésus. Après Jésus, il a eu 3è jour de la prédiction selon l’Ecriture.
Esaïe 21.6-9 :
L’esclavage a laissé des blessures.
Que disent les sentinelles ?
Esaïe 21.10 :
Pour mieux comprendre que « mon peuple dont il est question ici n’est pas Israël, mais bien l’Afrique, nous lisons Esaïe 19.25 : « Et l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, les bénira disant : Bénie soit l’Egypte, mon peuple, bénie soit l’Assyrie, mon œuvre, et Israël, qui m’appartient ». Osée dit : « celui qui n’était pas mon peuple est devenu mon peuple ».
Esaïe 19.18-25 : « En ce jour-là, il y aura dans le pays d’Egypte cinq ville où l’on parlera la langue de Canaan et où l’on prêtera serment par l’Eternel, le Seigneur des armées célestes. On appellera l’une d’entre elle la ville de Destruction… »
L’intelligence humaine ne connaît pas le temps et ne pourra pas nous aider à mettre dans l’ordre chronologique les prophéties. C’est dans leur accomplissement que nous saurons les situer dans le contexte spatio-temporel.
La restauration de l’Afrique viendra en même temps que celle de l’Arabie.
Cinq pays qui parlent la langue de Canaan. La langue de Canaan est l’Arabe qui vient des Philistins (Philistie), les palestiniens. Ces cinq pays qui ont l’Arabe pour langue officielle sont : Libye, Egypte, Maroc, Tunisie, Algérie.
Ville de destruction : La Libye est depuis connue comme une nation de terrorisme dont les effets sont nombreux dans le monde (destruction avion Air Afrique….)
L’autel au Centre du pays de l’Egypte. Egypte ici désigne toute l’Afrique. A l’heure actuelle des rumeurs de réveil se font entendre et se dessine en Afrique Centrale (Les deux Congo, le Cameroun, le Centrafrique, le Tchad, le Gabon)
Monument
Frontière : Un Pasteur Egyptien a dit que le territoire du Sinaï situé à la frontière de l’Egypte et Israël était totalement fermé à l’évangile. Cependant en ces derniers moments, une forte croissance des conversions voit le jour par la multiplication des cassettes du fils de Jésus Christ que les gens voient discrètement chez eux. Par Internet aussi, les hommes lisent et copient l’évangile depuis leur maison sans s’inquiéter des radicaux musulmans.
Joël 2.1-27 : donne tout le processus qu’il nous faut pour la restauration.
1. V. 1-11 : Le jour du Seigneur qui nous montre notre état et nous pousse à une prise de conscience pour un retour à Dieu. Par des pleurs, on prie pour la restauration.
Les difficultés sont inévitables avant la restauration. Ceci est un élément capital pour le passage à la seconde étape.
2. V. 12-17 : La repentance : Aujourd’hui, c’est la repentance dans l’étape des iniquités.
3. V. 18 : La consécration :
4. V. 19-27 : La restauration : Nous demandons les bénédictions de Dieu
Dieu dit à Josué que Canaan appartient à Israël. Dieu fait le miracle et on traverse le Jourdain à sec. Le mur de Jéricho tombe sous l’obéissance et la louange à Dieu. Mais il faut combattre pour gagner le pays.
Mais pour combattre et rentrer dans le plan de la restauration divine il faut bâtir sur le fondement. Nous vivons à une époque délicate que les Ecritures dépeignent fort bien. Le psalmiste s’écrit alors en ces termes : « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? ».
Jérémie 5.24-25 : « Ils ne disent pas dans leur cœur : Craignons l’Eternel, notre Dieu, qui donne la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et qui nous réserve les semaines destinées à la moisson. C’est à cause de vos iniquités que ces dispensations n’ont pas lieu, ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens ».
Les fondements sont renversés, nous n’avons pas les bénédictions à cause de :
1. Les iniquités
2. Nos péchés
Nous devons prendre conscience que nous avons perdu quelque chose. Il y a une grande différence entre péchés et iniquité.
Péché : transgression d’un individu contre Dieu.
Psaumes 51.6 : « J’ai péché contre toi seul, et j’i fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement ».
Iniquités : Les péchés de nos parents et de nos arrières grands parents. Dieu punit l’iniquité jusqu’à la quatrième génération.
Ps 51.7 : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché ».
Confession de David : Ps 51.11 : « Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités ».
1 Jean 1.9 : Le pardon est pour le péché personnel et les conséquences des iniquités des parents.
Quand Esdras est rentré de la captivité, lui et le peuple se sont repentis de leurs péchés et de l’iniquité des parents. Il n’y a pas de repentance s’il n’y a pas de confession des péchés.
C’est l’iniquité qui apprend le mal aux enfants. Comment peut-on expliquer qu’un enfant morde les seins de sa maman et quand celle-ci le frappe, il ne pleur pas ? Deux enfants de 6 ans qui n’ont jamais connu le sexe, s’accoupleront facilement quand ils seront dans l’obscurité ou dans un lieu secret.
Avant de naître, nous sommes déjà par les iniquités de nos parents, consacrés au diable. La stabilité du pays n’est pas assurée parce que le pays est maudit par les iniquités de nos parents. Il faut racheter la terre.
Il faut rebâtir un autel à l’Eternel : « En ce jour là, l’Eternel aura un autel au milieu de l’Egypte, et une stèle sera dressée en l’honneur du Seigneur sur sa frontière » (Esaïe 19.19).
1 Rois 18.30-36 :
Elie fut choisi pour trois raisons :
1. Reprendre Achab pour sa vie de péché d’idolâtrie,
2. Exercer le jugement sur les prophètes de Baal
3. Ramener Israël à Dieu
L’intervention d’Elie introduit par le biais du rapprochement du peuple à côté de lui, deux situations importantes :
1. La restauration des bénédictions matérielles
2. La restauration de la vie spirituelle
v.31 : La restauration des douze pierres constitue le rétablissement de l’unité entre le peuple.
v.34 : La réconciliation (Elie verse l’eau trois fois). L’eau était très rare à cette époque qui connut trois ans et demi de sécheresse :
1. eau de repentance (prise de conscience de son état)
2. eau de restauration
3. eau de séparation (mise à part pour Dieu). Israël ne devait plus aller après d’autres dieux.
v. 35 : eau de la puissance de Dieu utilisée pour que le feu descende car toute chose bénéficiait de la restauration.
Les iniquités dans leur diversification : (Lévitique. 18 et 20)
Dr. André CHOUBEU

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LA MEDITATION PERSONNELLE

25 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MEDITATION PERSONNELLE

Frédéric WALRAVEN

Frédéric Walraven a été missionnaire au Cameroun pendant de nombreuses années. Il est retourné récemment aux Pays-Bas, son pays d’origine, où il continue à servir le Seigneur dans l’enseignement et l’encouragement des chrétiens. Il est marié et père de trois enfants.

Partout, dans la Bible, le croyant est invité à s’approcher de Dieu. Méditer la Parole de Dieu, chanter, prier ou jeûner, sont toutes des expressions d’une consécration à Dieu. Concentrons-nous sur la méditation personnelle.

Un temps de méditation quotidienne avec le Seigneur est une expérience indispensable pour grandir dans la connaissance de Dieu et dans la foi personnelle. Ces moments sont importants pour la vie spirituelle. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matt 4.4)

Pourquoi est-il utile d’avoir un temps de méditation ?

La Parole nous donne plusieurs raisons :

1. Pour mieux connaître quelqu’un, il faut passer du temps avec lui.

Nous avons besoin de la communion avec Dieu pour mieux le connaître et pour mieux l’adorer. La vie éternelle se trouve dans une relation vivante avec Dieu et son Fils Jésus Christ : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. » (Jean 17.3)

2. C’est un moment pour se rappeler de ce que Dieu fait dans notre vie.

« Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » (Ps 103.2) Nous risquons facilement d’oublier les bienfaits de Dieu. Le temps de méditation nous invite à réfléchir sur la fidélité et la bonté de Dieu.

3. La méditation est indispensable pour la croissance spirituelle.

L’apôtre Pierre dit que les croyants doivent désirer la nourriture spirituelle comme un bébé désire le lait maternel. (1 Pi 2.2) Le bébé dans la foi a besoin du lait. Le croyant mature a besoin de la nourriture solide : « La nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l'habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal. » (Héb 5.14) La méditation de la Parole nous apprend à discerner la volonté de Dieu pour notre vie.

4. La méditation de la Parole nous garde sur le bon chemin.

De notre temps avec le Seigneur nous recevons direction pour notre marche. « Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi. » (Ps 25.4-5) « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (Ps 119.9-11)

Parfois, en plus d’une direction nous recevons une correction : « Heureux l’homme que tu châties, ô Éternel ! et que tu instruis par ta loi. » (Ps 94.12)

5. La Parole est aussi une source de consolation.

Les Thessaloniciens étaient dans l’inquiétude quant à leurs frères décédés. Paul les console par des éclaircissements sur ce sujet (1 Thes 4.17-18).

6. Ce temps quotidien avec le Seigneur nous rafraîchit comme le bain de chaque jour.

Il nous lave et nous garde en santé spirituelle : c’est la purification par le lavage d'eau de la Parole (Éph 5.25-26). Par cette Parole, qui est la vérité, nous sommes sanctifiés jour après jour (Jean 17.17).

Comment pouvons-nous VIVRE ce temps avec le Seigneur ?

a. Commençons par adopter la bonne attitude

1. Attendons quelque chose de lui

Il est nécessaire d’avoir un esprit d’attente afin de recevoir quelque chose de Dieu. Si nous n’attendons rien, nous ne recevrons probablement rien.

– David avait cette attente : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire. » (Ps 63.1-2)

– Moïse aussi : « Rassasie–nous chaque matin de ta bonté, et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse. » (Ps 90.14)

2. Venons avec sincérité et respect

Notre Seigneur est celui dont les séraphins disent : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! » (És 6.1-3). Aussi « montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. » (Héb 12.28) Nous prions alors : « Dispose mon cœur à la crainte de ton nom. » (Ps 86.11)

3. Soyons réveillé

C’est déjà à prendre au sens littéral ! Être réveillé veut dire adopter une bonne hygiène de vie. Pour être clair le matin, il faut se coucher à l’heure la veille au soir… En nous réveillant, lavons-nous le visage ; faisons quelques exercices corporels. Lisons et prions à haute voix. Prenons des notes lors de notre lecture. Disciplinons-nous !

David avait cette discipline : « Éternel ! le matin tu entends ma voix ; le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » (Ps 5.3) « Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, je ferai retentir mes instruments. Réveille-toi, mon âme ! réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. » (Ps 57.7-8)

4. Obéissons à la Parole

Prenons garde à ne pas être des hommes insensés qui construisent leur maison sur le sable en entendant les paroles de Dieu sans les mettre en pratique (Matt 7.26). Job disait : « Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. » (Job 23.12)

La Parole de Dieu doit être mise en pratique. Partout dans la Parole, nous voyons que le Seigneur préfère la réalité intérieure plutôt que la forme extérieure (1 Sam 15.22). Nous devons faire attention à ne pas tomber dans le formalisme. Faire de son temps de méditation un devoir n’est pas selon les pensées de Dieu. Notre cœur doit être là et dirigé vers Dieu. Le Seigneur Jésus disait : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 4.34)

b. Choisissons un temps spécifique

Jésus sortait quand il faisait encore nuit (Marc 1.35). Choisissons le meilleur moment du jour.

La Bible donne des exemples des hommes de Dieu qui avaient plusieurs moments par jour avec le Seigneur :

– David : « Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, et il entendra ma voix. » (Ps 55.17)

– Daniel : « Trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. » (Dan 6.10)

Combien de temps faut-il passer avec le Seigneur ? C’est difficile de répondre à cette question… 15 minutes par jour correspondent à 1 % du temps entier d’une journée. Est-ce un sacrifice trop grand à offrir à notre Sauveur ?

Ne regardons pas notre montre pendant que nous lisons et prions. Mettons plutôt l’accent sur la qualité et non sur la quantité des minutes.

Courrons-nous après le temps ? C’est avant tout une question de priorité. Nous avons tous 168 heures par semaine ! Il faut créer du temps pour les choses importantes. Si nous n’avons pas de temps pour Dieu, c’est que nous sommes trop occupés.

c. Choisissons un endroit spécifique

C’était le cas :

– d’Abraham : « Il se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Éternel. » (Gn 19.27)

– de Jésus : « Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers. Ses disciples le suivirent. » (Luc 22.39)

Ce doit être un endroit où nous pouvons être seul, sans être dérangé par les enfants, de la musique, etc. Un endroit où nous pouvons prier à haute voix sans déranger les autres ; où nous avons une bonne lumière et un siège agréable. Ce doit être une place spéciale et consacrée à ce but.

d. Suivons un plan simple

Il est utile d’avoir un plan pour le temps de méditation, mais faisons attention à ne pas devenir esclave de notre plan. Soyons créatifs ! Pour ne pas tomber dans une routine ennuyeuse, changeons les manières de faire.

En dehors de notre Bible, munissons-nous aussi d’un cahier et d’un stylo pour prendre des notes, ainsi que d’un recueil de chants. Enlevons toute source de distraction. Notons les pensées errantes sur un bout de papier afin de les considérer plus tard.

Incluons les points suivants :

– 1. Repos

Attendons d’abord une minute et restons tranquille pour nous confier à Dieu : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » (Ps 46.10) « C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (És 30.15)

– 2. Requête

Ce n’est pas un temps d’intercession mais de préparation. Voici quelques prières qui peuvent servir d’exemple :

– « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » (Ps 139.23-24)

– « Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi ! » (Ps 119.18)

– 3. Lecture de la Parole

Lisons un passage dans la Bible lentement, sans nous arrêter. Lisons le passage plusieurs fois. Lisons le passage à haute voix. Lisons selon un plan systématique (livre par livre).

– 4. Méditation

Réfléchissons sur le texte que nous avons lu. Posons-nous des questions comme : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ?

– 5. Mémorisation

Apprenons par cœur un verset qui nous a parlé particulièrement.

– 6. Notes

Écrivons ce que Dieu nous a montré : une promesse, un péché à confesser, une faiblesse à surmonter, quelque chose que nous devrions faire, un trait de caractère à désirer.

– 7. Chants

Prenons du temps pour chanter quelques cantiques avec l’esprit et avec l’intelligence (1 Cor 14.15).

« Que mon cœur te chante et ne soit pas muet. Éternel, mon Dieu ! je te louerai toujours. » (Ps 30.12)

– 8. Prière

Ce temps de prière comprend plusieurs aspects :

– Louange et adoration (voir par exemple Ps 50.23 ; 1 Chr 29.10-13) : Trouvons chaque jour au moins cinq sujets pour lesquels nous pouvons remercier le Seigneur !

– Confession : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » (Prov 28.13)

– Pétition et intercession : Faisons des prières pour nous-mêmes et pour d’autres. « Loin de moi aussi de pécher contre l’Éternel, de cesser de prier pour vous ! » (1 Sam 12.23) « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières. » (Éph 1.16) Soyons spécifique. Faisons une liste avec des sujets pour mieux formuler les besoins. Notons aussi dans le cahier quand la prière a été exaucée. Prions pour notre famille, l'église, les voisins, les collègues de travail, les gens que nous croisons en route, notre pays et les autorités. En plus, prions pour l’œuvre missionnaire, la propagation de l’Évangile, les occasions de témoigner (1 Tim 2.1-3).

– Consécration : Consacrons-nous à Dieu pour la journée qui se présente devant nous. « Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes destinées sont dans ta main. » (Ps 31.14,15) « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (Rom 12.1) « Me voici, Seigneur ! » (Act 9.10) « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Act 22.10)

Conclusion

Souvent les gens ont de la bonne volonté, mais ils ne sont pas capables de mettre à part un moment quotidien avec le Seigneur. Commençons aujourd’hui et non demain. Faisons une alliance avec Dieu : Seigneur, je consacre chaque jour un temps de qualité avec toi. Je me confie en toi pour que tu me donnes la force pour sa réalisation.

Promesses No 176 - 2011 / 2 (avril – juin)

Dossier : Avec Dieu, chaque jour

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MOISE FACE AU PEUPLE

24 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

MOISE FACE AU PEUPLE

MOISE FACE AU PEUPLE

Jean-Pierre SCHNEIDER

L'incrédulité du peuple d'Israël l'empêche de prendre possession du pays promis. Face à un ennemi puissant, le peuple recule, prend peur, oublieux de la puissance supérieure de 'Eternel. La conséquence? 40 ans à tourner en rond dans le désert! C'est la septième étape: le châtiment du peuple

La punition de Dieu peut provoquer en l'homme des réactions très différentes: la soumission sous la main de Dieu l'acceptation du châtiment comme d'une fatalité inévitable la révolte. Où vous reconnaissez-vous? La première attitude est la seule qui permette à Dieu d'accomplir son oeuvre de formation spirituelle en l'homme.

Lisez Nombres 16 et 17.1-15, le récit de la révolte de 250 hommes de Dieu, incités par Qoré, Datan et Abirâm de se soulever contre Moïse et Aaron. Quel est leur argument? Nous aussi, on est saint! On est tous saints! On a autant à dire que ce Moise, cet Aaron!

C'est encore la jalousie qui pousse ces notables à se soulever contre ceux que Dieu a choisis, a mis a part (ce qui est le sens du mot saint). Ils se choisissent comme chefs, s'estimant assez saints pour cela. On peut imaginer le gâchis si Dieu avait laissé faire... L'Histoire est jonchée des conséquences catastrophiques, subies par les peuples, à la suite de prises de pouvoir par les notables aussi bien que par des gens de rien.

Moïse ne cherche pas à défendre sa position de chef. Il se prosterne devant celui dont il la tient et qui lui donne la réponse à faire aux rebelles: L'Eternel fera connaître... qui est saint. Parmi ces notables, il y a des Lévites, mis à part pour servir Dieu, le "corps ecclésiastique" d'Israël. Et ils refusent de se soumettre au chef choisi par Dieu! Malheur aux responsables ecclésiastiques d'aujourd'hui qui ne se soumettent pas au Seigneur Jésus-Christ, seul Chef de l'Eglise institué par Dieu (Eph 1 .22 5.23)! Et malheur à moi si je me soumets à un autre que Christ, le Seigneur des Seigneurs!

Le signe visible de la révolte, c'est la désobéissance ouverte. A la convocation de Dieu exprimée par Moïse le chef, les rebelles répondent: Nous ne monterons pas! Quand Dieu nous ordonne par notre chef: Pardonne à ton frère sans compter les fois (Mat 18.21-22), disons-nous: Je ne pardonnerai pas? Pardonnez-vous réciproquement est un ordre (Col 3.13); ce n'est pas à bien plaire, pas plus que l'ordre de gagner sa vie honnêtement (1 Thes 4.11), de ne jamais se venger (1 Thes 5.15), de rechercher la justice, la fidélité (aussi conjugale), l'amour (caractérisé par le pardon) et la paix avec tous (2 Tim 2.22), de prendre soin des membres de sa famille (1 Tim 5.8) et de respecter et aider ses parents (1 Tim 5.4). Tout cela se trouve englobé dans cet ordre: Aimez-vous les uns les autres. L'amour consiste à marcher selon ses commandements (2 Jean 5-6). Ma désobéissance aux ordres de Dieu-et le NT en regorge-est donc une conséquence de mon manque d'amour. C'est aussi une négation de la souveraineté de Dieu: Celui qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme (ici Paul, qui communique ces préceptes de la part de Dieu), mais il rejette Dieu (1 Thes 4.8). Pas besoin d'en préciser les conséquences...

Pour la troisième fois, Dieu annonce l'extermination de tout Israël. Une fois de plus, Moïse intercède: Ne détruis que les coupables! Et il demande à Dieu de les faire disparaître dans la terre: elle s'ouvre et engloutit Qoré et sa famille, tandis que le feu de l'Eternel consume les 250 notables révoltés.

C'est une illustration frappante de la sainteté de Dieu, qui ne supporte pas le mal (Hab 1.13). Moïse l'intercesseur préfigure le Christ intercesseur (Héb 7.25), qui est aussi la victime expiatoire pour nos péchés (1 Jean 2.1-2), en quoi il dépasse infiniment Moïse. Le sort des rebelles est une autre image, celle du feu éternel qui engloutira ceux qui meurent en révolte contre Dieu et son Christ (Mat 25.41,46).

Dieu a épargné le peuple, qui a vu où peut mener la révolte contre Dieu trois fois saint. On aurait pu s'attendre à ce que le jugement de Dieu produise un saint respect de sa volonté, de sa parole. Il n'en est rien: Dès le lendemain, tout Israël accuse Moïse et Aaron de la port du peuple de l'Eternel (17.6)! Décidément, le coeur de l'homme est d'une dureté à tout casser! Dieu annonce une quatrième fois l'extermination du peuple tout entier. La situation demande un remède d'urgence. Moïse agit avec rapidité: il envoie Aaron parcourir le camp avec un brasier prélevé sur l'autel pour expier le péché d'Israël, afin que cesse la plaie qui aura fait périr près de quinze mille personnes.


La braise de l'autel proclamait que l'affaire avait déjà été jugée en la victime sacrifiée sur l'autel. Aujourd'hui, la croix de Golgotha proclame qu'en Jésus-Christ le péché de l'humanité a été jugé et expié une fois pour toutes. Dans 'AT comme dans le NT, le principe de la grâce est appliqué chaque fois que Dieu trouve la foi dans le coeur de l'homme.

Au cours de ses pérégrinations dans le désert, le peuple passe plusieurs fois aux mêmes endroits. Dans Nombres 20, il arrive au même rocher qui avait donné lieu à un miracle dans Exl7 ou l'eau avait jailli du rocher quand Moïse l'eut frappé de son bâton. Rien n'a changé: le peuple conteste maintenant comme avant contre Moïse et Aaron parce qu'il n'a pas d'eau, raison pour laquelle le lieu s'appelle Meriba (contestation).

Ne hochez pas trop vite la tête. Etes-vous sûr de ne pas vous être fâché plusieurs fois contre Dieu (oh! sans le dire en paroles) à cause des mêmes circonstances adverses ? Et si elles étaient voulues par Dieu ? Comment voulez-vous être transformé en la même image (que le Seigneur) de gloire en gloire (2 Cor 3.18), si vous ne vous laissez pas former par Dieu 7 Quelle est votre destinée ? Aussi incroyable que cela puisse vous paraître: vous êtes prédestiné à être semblable à l'image de son Fils, afin qu'il soit le premier-né d'un grand nombre de frères (Rom 8.29).

Dieu demande à Moïse de parler au rocher, rien de plus. Mais Moïse s'emporte (comme on le comprend!), et il frappe le rocher deux fois en s'écriant: Rebelles! Vous allez voir comment on va vous faire sortir de l'eau de ce rocher, Aaron et moi! (J'ai transposé Nom 20.10 en langage moderne). Oui, Moïse a été emporté par la colère: cela arrive à l'homme le plus humble, le plus patient qu'ait porté la terre (Nom 12.3). Pas si grave, pensons-nous. Qu'en pense Dieu ?

Dieu punit Moïse et Aaron: Vous ne ferez pas entre cette assemblée (ce peuple) dans le pays que je lui donne. Cette sentence nous semble-t-elle trop sévère, en disproportion avec un délit somme toute négligeable? Posons-nous une autre question: Est-ce grave ou non de désobéir à l'ordre de Dieu ? Après tout, Dieu en est le seul juge laissons-le parler: La désobéissance est aussi coupable que la divination, c'est-à-dire l'occultisme (1 Sam 15.23). Pour grave, c'est grave!

Dans Nombres 27.12-14, Dieu donne la raison pour laquelle ni Moïse ni Aaron n'entreront en Canaan: parce que vous avez été rebelles à mon ordre. L'auteur de l'épître aux Hébreux, après avoir dit que les Israélites n'entrèrent pas en Canaan parce qu'ils avaient désobéi, ajoute: Aussi voyons-nous qu'ils ne purent entrer à cause de leur incrédulité (3.18-19). C'est exactement ce que Dieu dit à Moïse et Aaron: Parce que vous n'avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des Israélites (Nom 20.12). Sanctifier veut dire "mettre à part pour Dieu". L'action de Moïse avait un sens à part, un sens symbolique. Sans s'en rendre compte, Moïse avait violé le symbole divin en frappant le rocher au lieu de lui parler. Les textes cités peuvent faire penser que Moïse ne croyait pas que la simple parole adressée au rocher pût avoir le même effet qu'un coup de bâton.

Voyons cela de plus près. Dans Exode 17, Moïse a dû frapper le rocher une seule fois. Cette action préfigurait la mort de Jésus, frappé pour nos péchés. "Qu'est-ce qui vous donne le droit d'interpréter cela ainsi ?" me demanderont certains. Parlant des Israélites dans le désert, Paul écrit: ... ils buvaient à un rocher spirituel..., et ce rocher était Christ. ... Or, ce sont là des exemples (Ou: types) pour nous... (1 Cor 10.4-6). Il s'agit donc d'un symbolisme qui se trouve dans la Bible. Pourquoi Moïse devait-il seulement parler au rocher la deuxième fois, et ne pas le frapper à nouveau ? C'est que le Christ a été frappé une seule fois à la croix, etdes fleuves d'eau vive couleront de celui qui croit en Christ (Jean 7.38). Moïse a exécuté une action préfigurant la croix. Le Christ ne peut pas être sacrifié à nouveau ; il suffit de lui parler, ce que Moïse aurait dû signifier en parlant au rocher. En le frappant deux fois, il a détruit le symbolisme divin. Son châtiment vaut aussi pour ceux qui, aujourd'hui, nient la toute-suffisance du sacrifice du Fils de Dieu à la croix et s'imaginent qu'il faut le répéter sous une forme ou une autre.

Le dernier épisode que nous allons méditer se trouve dans Nombres 21.1-9. Il semblerait que la victoire d'Israël sur le roi cananéen Arad, que Dieu leur avait livré, aurait dû encourager le peuple. Il n'en est rien. Pour contourner le pays d'Edom, il faut prendre le chemin de la mer des Joncs, cette lagune à l'extrémité du golfe de Suez que les Israélites avaient franchie à pied sec lors de leur sortie d'Egypte. Cette fois, pas de raccourci! Est-ce pour cela que le peuple s'impatiente ?

L'impatience est une des expressions de la colère. Le peuple fâché par la contre Dieu et contre Moïse. Et Dieu l'entendit. Tout comme l'Eternel écouta la voix d'Israël quand le peuple demanda son secours contre Arad. Parler contre Dieu... contre le créateur tout-puissant! Et les Israélites sont vraiment déchaînés: On est dégoûté de ce pain méprisable! Quel pain ? Il s'agit de la manne, du pain de Dieu!

T'es-tu déjà fâché(e) contre la Parole que Dieu t'avait adressée ? Tu l'as repoussée parce qu'elle te semblait trop dure et tu ne pouvais pas l'accepter. Tu as été impatient(e), tout comme moi, avec tes enfants mais c'est Dieu qui te les a donnés. Tu t'es fâché(e) contre les conditions de ta vie, de ton travail, de ton habitation contre l'attitude de ton mari, de ta femme, de ton patron ou de tes employés contre le manque de respect, d'estime, d'appréciation que tu croyais être ton dû. Contre qui cette colère était-elle dirigée, en fin de compte? Le peuple parla contre Dieu; il méprisait le pain, pourtant don de Dieu. Es-tu, comme je l'ai été si souvent, en révolte contre Dieu?

En voici la conséquence: Alors I'Eternel envoya des serpents brûlants.., et il mourut beaucoup de gens. Des morsures qui brûlent et qui tuent: Dieu devra-t-il te parler ainsi ? J'entends quelqu'un me dire: "Mais cher monsieur, nous ne sommes plus sous la loi, nous sommes sous la grâce!". A quoi Hébreux 12.29 répond:Notre Dieu est aussi un feu dévorant. Grâce n'est pas synonyme de licence. Ne savez-vous pas que... vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit au péché qui conduit à la mort, soit à l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais... vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été transmise (Rom 6.16-17). Obéir de bon coeur! Votre coeur est-il encore un coeur de pierre ? Je vous donnerai un coeur nouveau et... j'ôterai de votre chair le coeur de pierre... Je mettrai mon Esprit en vous (Ez 36.26-27). Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature (ou: création) (2 Cor 5.1 7), et il marche en nouveauté de vie (Rom 6.4). Plus de mécontentement, plus de colère... Chacun de nous devrait se placer tous les jours sous la parole de Rom 6.11:Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Est-ce possible ? Oui, car nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui (Rom 6.6). Mon MOI méchant, égoïste est mort avec Christ il y a 2000 ans! Si mon grand-père était mort à l'âge de dix ans, je serais pour ainsi dire mort avec lui. Si le MOI né dans le péché est mort avec Christ, je ne suis plus esclave du péché. J'ai reçu une vie nouvelle, celle de Christ: Ce n'est plus moi qui vis, mais Christ en moi (GaI 2.20).
Cette vie du Christ n'était pas encore accessible aux Israélites, séparés de la croix de près de quinze siècles. Mais la grâce de Dieu était à leur portée, car le Dieu saint qui juge le péché fait grâce chaque fois qu'il y a repentance. Le chrétien qui s'est fâché contre Dieu peut se repentir: la grâce lui est assurée. Les Israélites se sont repentis: Nous avons péché contre l'Eternel... Dieu leur a pardonné. Non pas en passant l'éponge! Mais il pardonne, et ceci bien avant que la croix soit devenue un fait historique, sur la base de la croix de Golgotha, où le péché de l'humanité a été jugé et expié en Christ. Car le serpent d'airain est un autre symbole du Christ: Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'homme soit élevé (à la croix), afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (Jean 3.14-15). C'est Jésus qui dit cela en parlant à Nicodème. L'israélite qui contemple le serpent d'airain symbolisant Satan vit. Satan cloué à la perche signifie sa défaite â la croix. Celui qui contemple le Christ mort à la croix pour son péché vit.

Toute grâce que Dieu a accordée jusqu'à ce jour est due uniquement à la mort propitiatoire de Jésus-Christ. La croix est l'événement central de l'Histoire. Nous la voyons ici, plus d'un millénaire avant Golgotha, représentée par une perche à laquelle est cloué un serpent. C'est encore la croix que le monde entier verra lors du retour de Jésus-Christ. A la question des disciples: Quel sera le signe de ton avènement ?, Jésus répondit: Quand des cataclysmes cosmiques se produiront,alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, et toutes les tribus de la terre... verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire (Mat 24.3, 29-30).
Ainsi, dès le début de l'histoire du peuple d'Israël, la croix et avec elle le Christ, est au centre.

La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu. (1 Cor 1.18).

Ceux qui refusèrent de regarder le serpent â la perche périrent ; ceux qui le regardèrent guérirent de leurs morsures. Nous avons tous été mordus par le serpent. Avons-nous tous contemplé le Christ, agneau de Dieu è la croix, pour être guéris

Lien : http://www.promesses.org/arts/73p16-20f.html

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PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

21 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignementts

PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

Jean-Luc DANDRIEU

L’Évangile selon Luc nous présente tout particulièrement le Seigneur Jésus comme un homme, l’homme parfait. Il est le « fils de l’homme ». Il est né et a grandi au milieu des hommes, a travaillé et a souffert comme un homme. Dans son humanité, il a vécu une vie de dépendance et de prière, en contact permanent avec son Père. Tout le long de cet Évangile, il prie. Nous allons passer en revue ses prières et tenter d’en retirer des applications pour nous.

• Luc 3.21-22 : « Jésus aussi étant baptisé et priant, le ciel s’ouvrit. »

C’est le début de son service, de sa mission. Il vient au baptême de Jean avec ceux qui se repentent, se courbent devant Dieu, reconnaissent leurs péchés — ce que les pharisiens et les docteurs de la loi refusaient de faire (Luc 7.29-30). Seul Luc précise qu’il prie à ce moment-là. Le Saint Esprit vient sur lui. Il entend la voix du Père : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir. » C’est une manifestation spéciale de l’amour du Père pour son Fils.

Le Seigneur a une relation unique avec son Père. Pour nous, la prière exprime notre relation d’enfant de Dieu. C’est le premier cri d’un « nouveau-né » dans la foi, le premier signe de la vie divine. Au moment où je crois, je reçois le Saint Esprit (Éph 1.13) et j’ai une relation vivante avec mon Père (Rom 8.16). C’est l’émerveillement : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! » (1 Jean 3.1)

• Luc 5.12-16 : « Jésus se tenait à l’écart dans les déserts et priait. »

Il enseigne et guérit des foules autour de lui. « Sa renommée se répandait de plus en plus. » Il accomplit son service et il a du succès. Que fait-il ? Il pourrait s’organiser pour être plus efficace, pour faire face à la demande. Non, il se retire « à l’écart » pour prier, cultiver sa relation avec son Père. Il n’est pas venu comme fondateur d’une nouvelle religion, ou pour être célèbre. Il montre ainsi que l’essentiel n’est pas ce que l’on fait, mais ce que l’on est : un enfant attaché à son Père.

Sur quoi vais-je asseoir ma vie, mon service ? Quand tout semble urgent, je dois m’arrêter, passer du temps avec mon Père, approfondir ma relation avec lui, pour avoir le discernement de ce qui est important et urgent.

• Luc 6.12-13 : « Il alla sur la montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu. Quand il fit jour, il appela à lui ses disciples. Il en choisit douze. »

Avant un choix, une grande décision, il passe la nuit à prier, sans dormir ! Pourtant il connaît toutes choses, il sait même que Juda le trahira (Luc 6.16). C’est une leçon de dépendance, de vie dans la proximité de Dieu.

Souvent, je fais mes choix seul, puis je demande au Seigneur de les bénir. Il vaudrait mieux, avant de prendre mes décisions, passer du temps avec lui dans la prière pour connaître sa volonté.

• Luc 9. 10-17 : « Il prit les cinq pains et les deux poissons et, regardant vers le ciel, il bénit et les rompit. »

Il accueille une foule immense, en guérit les malades et la nourrit. Il reçoit comme de la part de Dieu les cinq pains et les deux poissons et remercie. Il introduit dans le dénuement des gens les ressources du ciel : « Ils mangèrent et furent tous rassasiés. ».

Rendre grâce à Dieu pour chaque circonstance, recevoir avec gratitude « notre pain quotidien » n’est pas une simple forme. C’est reconnaître la bonté de notre Père et lui ouvrir la porte de notre quotidien. Paul savait le faire, même dans des moments très difficiles et ce fut une source de bénédiction pour ses compagnons de souffrance (Act 27.33-36).

• Luc 9.18-22 : « Comme il était en prière à l’écart, avec ses disciples, il leur posa cette question : Qui suis-je aux dires des hommes ? Ils répondirent : Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, qu’un des anciens prophètes est ressuscité. Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre répondit : Le Christ de Dieu. »

Jésus veut enseigner à ses disciples une vérité importante. Quel est le cœur du dialogue qu’il initie ? Sont-ce les opinions des hommes à son sujet ? Ou la réponse de Pierre : « Tu es le Christ de Dieu » ? Non, en réalité, c’est l’enseignement qu’il leur communique, et qu’ils ne comprennent pas : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup […] qu’il soit mis à mort et qu’il soit ressuscité le troisième jour. » Ils ne sont pas prêts à entendre le vrai motif de sa venue : le Christ (le Messie) va mourir et ressusciter le troisième jour ! D’ailleurs il continuera de les enseigner, encore et chaque jour. Mais avant de communiquer une grande vérité, Jésus prie.

Je désire parler à mon voisin du salut en Jésus Christ. C’est une mission difficile ; que faire d’abord ? Prier ! Je ne suis pas seul, je demande la direction de l’Esprit de Dieu. Seul Dieu produira la vie, par sa Parole et son Esprit. Je ne suis qu’un canal qui doit rester branché à la source. Comment l’être si je ne prie pas ? Paul, ne se contente pas d’exposer la vérité, à l’exemple de son maître il prie (Éph 1.15-23 ; 3.14-21 ; Col 1.9).

• Luc 9.28-31 : « Il prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Comme il priait, l’apparence de son visage devint tout autre. »

Pendant qu’il prie, il est transfiguré. Seul Luc le précise. Pierre, Jacques et Jean sont les témoins de sa gloire divine. Ils en ont été marqués définitivement. « En effet, ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. » (2 Pi 1.16-18)

Autrefois, le visage de Moïse rayonnait après avoir parlé avec Dieu (Ex 34.35). Que se passe-t-il quand nous vivons dans la proximité de Dieu ? « Nous tous contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. » (2 Cor 3.18) Une transformation ! « Nous tous » : ce n’est pas réservé à une élite (comme Moïse et Élie) La communion avec Dieu transforme l’être intérieur, lui apportant paix, joie, douceur : quelque chose de Christ devient visible. C’est un reflet de sa présence. Le but de Dieu, c’est « Christ formé en vous » (Gal 4.19), « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col 1.27).

• Luc 10.21 : « Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c'est ce que tu as trouvé bon devant toi. »

C’est le retour joyeux des soixante-dix, retour d’une mission bien réussie. Jésus leur montre que l’important n’est pas dans le succès, mais ailleurs : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Lui se réjouit, exprime sa reconnaissance, car Dieu se révèle aux petits, et non à ceux qui ont la prétention du savoir.

Mais le texte parallèle en Mat 11.25 donne un autre éclairage : les villes de Galilée l’ont rejeté par incrédulité. C’est un échec apparent. Et Jésus exprime la même reconnaissance avec les mêmes paroles. Sa joie ne dépend pas des circonstances. Elle est liée à sa relation avec son Père.

Ai-je l’œil exercé pour voir ce que Dieu fait, en toutes circonstances (succès ou échecs) et dans la vie de mes frères et sœurs ? Quelle est la place de la louange et de la reconnaissance dans ma vie ? Être reconnaissant, c’est accepter ses plans, voir son œuvre, l’admirer. « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. » (1 Thes 5.16)

• Luc 11.1-13 : « Comme Jésus était en prière […] un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier […] — Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié… » Puis Jésus leur raconte l’histoire de l’ami qui vient chercher trois pains à minuit…

Son enseignement sur la prière commence par l’exemple. Puis il leur enseigne le « Notre Père ». Ce n’est pas une prière à réciter sans y penser.

D’abord, quand je prie, je m’adresse à un Dieu vivant, à mon Père, qui m’écoute, m’aime et veut répondre. Est-ce que je mets en place les bonnes priorités : en premier, Dieu et sa gloire, en second mes besoins matériels et spirituels ?

L’exemple de l’ami insiste sur la confiance et la liberté. N’ayons pas peur de déranger, de demander, d’insister : Dieu est le Dieu de toute grâce.

L’enseignement est clair : « Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert. » (Luc 11.9)

« Vous n’avez pas parce que vous ne demandez pas. » (Jac 4.2) Demande et fais confiance à la sagesse de ton Père qui te donnera ce qu’il te faut et au bon moment !

• Luc 22.31-32 : « Moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères. »

L’intercession du Seigneur a été comme une bouée pour que Pierre ne sombre pas. Il renie le Seigneur, qui meurt. Il n’a pas pu se réconcilier avec lui. Mais il sait que Jésus a prié pour lui. Il lui a dit aussi : « Quand tu seras revenu... » Il y a un espoir, un retour possible.

Chacun a ses difficultés, ses tentations. Aujourd’hui encore, le Seigneur est l’intercesseur de chacun de nous « pour avoir du secours au moment opportun » (Héb 4.16 ; Jean 17.20 ; Rom 8.34 ; 1 Jean 2.1). Paul écrivait : « Frères, priez pour moi… » Prions-nous l’un pour l’autre ? La prière d’intercession rapproche l’un de l’autre. Nous avons besoin des soins réciproques qui rendent concret l’amour de Dieu pour nous.

Un frère de Colombie a raconté : « Un matin, de bonne heure, j’étais en route vers un orphelinat chrétien. Une moto m’a dépassé et son passager a jeté un œuf contre le pare-brise de ma voiture pour m’aveugler. J’ai freiné, et j’ai vu très distinctement le canon d’un révolver braqué sur moi. Mais le coup n’est pas parti. En arrivant à destination, j’ai été accueilli par le frère directeur de l’orphelinat, sur le pas de sa porte. ‘Est-ce que tout va bien ? Ce matin, à sept heures, j’ai été réveillé brusquement, avec le sentiment très fort que vous étiez en danger et que je devais prier pour vous.’ Quand je lui ai raconté l’agression, nous avons pu louer et remercier notre Père ensemble. » Ce frère a conclu : « Si vous pensez très fort à quelqu’un, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, priez pour lui aussitôt. » Peut-être pourrions-nous parfois mettre en pratique ce conseil.

• Luc 22.39-46 : « Et lui s'éloigna d'eux environ d'un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. »

Gethsémané ! Lui est à genoux, la face contre terre, dans une supplication intense, un combat terrible devant l’horreur des moments à venir, comme celui de l’abandon de Dieu à cause de notre péché ! « Si tu voulais… » : pas d’exigence. « Pas ma volonté, mais la tienne » : dépendance et soumission.

Est-ce que je désire toujours faire la volonté de Dieu ? Je sais que je ne serai jamais abandonné, mais les dangers existent. La prière est la ressource. « Il leur dit : Priez afin que vous n’entriez pas en tentation. » (Luc 22.46)

• Luc 23.33-34 : « Père, pardonne-leur… »

De qui Jésus est-il occupé à cette heure terrible, de lui ou des autres ? Son souci, c’est le pardon de ses tortionnaires, le salut de ses ennemis : « Il a intercédé pour les coupables. » (És 53.12)

Toute sa vie il a donné l’exemple de l’abnégation, du dévouement parfait.

La nuit avant la croix, il dit à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas troublé. » (Jean 14.1) Pourtant à ce moment là, il est lui-même troublé dans son âme et son esprit (Jean 12.27 ; 13.21). Il s’oublie lui même pour s’occuper des siens.

« Christ […] a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces. » (1 Pi 2.21) Je ne pourrai lui ressembler qu’en recherchant le bien des autres.

• Luc 23.46 : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »

Son dernier souffle est une prière.

À la fin de la vie de quelqu’un, ce qui a fait la trame de sa vie ressort souvent (plainte, colère, gourmandise, etc., — ou bonté, joie, confiance…). Le cœur de la vie du Seigneur Jésus, c’est la prière, expression de sa confiance en son Père. Quel exemple merveilleux !

Un frère africain, aveugle, très âgé, qui avait évangélisé dans les rues de son village en chantant chaque matin, avait l’habitude de dire, avant toute salutation, à tous ceux qu’il rencontrait : « D’abord, cale tes mains. » Et les deux mains jointes, il priait.

***

Rien n’a jamais troublé la relation du Seigneur Jésus avec son Père. Comme lui, approchons-nous de notre Père, avec nos joies et nos peines, nos questions et nos émerveillements, pour le rencontrer, l’écouter aussi, tout partager… Il y a des obstacles : le téléphone, les soucis, les occupations, le manque de temps… Qu’il nous aide à suivre ses traces.

Promesses No 176 - 2011 / 2 (Avril - Juin)

Dossier : Avec Dieu, chaque jour

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L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

20 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

Auteur Inconnu

En parcourant la revue mensuelle de «MAYIM FOUNDATION», nous avons trouvé cet article en anglais sous le titre de ‘‘THE CHURCH THAT WALKS WITH THE WORLD’’ que nous avons traduit en français. Les lignes de cette traduction interpellent chaque église et chaque frère en Christ à un retour aux sources de l’Eglise Primitive. Cet article d’un auteur inconnu retrace la réalité spirituelle de la marche du christianisme jusqu’à ce jour. Peut-être cher lecteur en étiez-vous un peu écarté comme cette église que vous êtes par votre être qui est le Corps de Christ ou comme membre de l’Eglise qui est le Corps de Christ.

Nous espérons qu’en lisant le Saint-Esprit attirera votre attention sur la révélation spéciale qu'il transmet au travers de ces lignes, afin que loin de la mondanité et proche de la montagne vers laquelle courait Loth, les vérités essentielles et primaires du Royaume ne nous soient plus inconnues :

L’Eglise et le monde marchaient chacun de son côté, sur les rivages changeant du temps ;

Le monde chantait une chanson enivrée et l’Eglise un hymne sublime.

‘‘Viens et donne-moi ta main, dit le monde joyeux et alors marche avec moi dans cette voie ;’’

Mais la bonne Eglise cacha sa main blanche comme neige et répondit solennellement : «Non».

‘‘Je ne te donnerai pas du tout ma main et je ne marcherai pas avec toi. Ta voix est celle de la mort éternelle et tes paroles sont mensongères'’.

‘‘Non ! Marche avec moi un petit bout ‘’ dit le monde avec un air aimable.

‘‘La route que j’emprunte est une route gaie et le soleil y brille toujours’’.

‘‘Ta voie est étroite et épineuse et rocailleuse alors que la mienne est fleurie et lisse.

Ton lot est triste avec reproche et travail, mais je marche dans des tourbillons de joie.

Ma voie, comme tu peux voir, est large et belle et mon portail est haut et large ;

Il y a suffisamment de place pour toi et moi et nous voyageons côte à côte.’’

Quelque peu timidement, l’Eglise approcha le monde et lui donna sa main de neige ;

Et le monde faux s’en saisit et avança en murmurant tout bas ;

‘‘Ta robe est trop simple pour plaire – j’ai de l’or et des perles à porter ;

Du velours riche et des soies pour ta forme pleine de grâce et des diamants pour parer ta chevelure’’.

L’Eglise considéra ses habits simples et blancs et ensuite le monde éblouissant et rougit lorsqu’elle vit la belle lèvre du monde qui souriait avec mépris.

‘‘Je changerai mon habillement pour quelque chose de plus coûteux’’

Dit l’Eglise avec un sourire plein de grâce.

Alors son vêtement blanc comme neige fut poussé au loin et le monde prit sa place.

De beaux satins et des soies à la mode, et des roses, et des pierres précieuses et des perles ; et sur son front ses cheveux brillants tombaient et dansaient au vent en mille boucles.

‘‘Ta maison est trop laide’’, dit l’orgueilleux vieux monde.

‘‘Construisons-en une pour toi qui soit semblable à la mienne.

Avec des cuisines pour festoyer et un salon pour jouer et des meubles d’excellente qualité.’’

Ainsi le monde lui construisit une maison belle et coûteuse, splendide à contempler ; les filles et les garçons de l’Eglise s’y rencontraient souvent, brillante de pourpre et d’or.

Ses foires et des festivals, des ébats indicibles, étaient tenus et célébrés à la place de la prière ; et des jeunes filles charmantes telles de vieilles sirènes et des rares beautés qui attirent au monde.

Parées aux beaux bijoux, avec des cheveux bouclés, insensibles à l’évangile et aux lois ;

Pour séduire et distraire et gagner du monde quelque aide pour la bonne cause.

L’ange de miséricorde réprimanda l’Eglise et murmura : ‘‘Je connais ton péché !’’

Alors l’Eglise sembla triste et anxieusement désira réunir de nouveau ses enfants.

Mais certains étaient loin au bal de minuit et d’autres étaient au jeu ;

D’autres buvaient dans des salons fastueux, et l’ange s’en alla.

Et alors le monde dit dans un langage plein de douceur : ‘‘Tes bien-aimés ne pensent à aucun mal. Seulement ils aiment les sports innocents’’, ainsi elle s’appuya sur la main que lui offrait le monde.

Elle sourit et bavarda et chercha des fleurs et marcha avec le monde.

Alors que d’innombrables millions d’âmes étaient assoiffées pour la vérité non prêchée.

‘’Tes prédicateurs sont tous trop vieux et francs’’, dit le joyeux monde d’un ton railleur. Ils effraient mes enfants avec des histoires horribles que je n’aime pas écouter.

Ils parlent de jugements et de feu et de peine et de condamnation dans la nuit la plus noire.

Ils avertissent au sujet d’une place dont on ne devrait pas parler ainsi à des oreilles délicates’’.

‘’Je t’enverrai quelque meilleure étiquette, plus brillante, plus gaie et plus agréable, qui montrera comment l’homme peut vivre comme il lui plaît et finalement aller au ciel.

Le Père est miséricordieux, grand et bon, aimable, tendre et gentil.

Penses-tu qu’il prendrait un enfant au ciel et laisserait un autre en arrière ?’’

Ainsi elle appela les prêtres gais, réputés, doués et grands et doctes ;

Et les vieux hommes bigots qui avaient prêché la croix furent chassés de ses autels.

Alors Mammon vint et supporta l’Eglise et loua un banc en exergue et prêcha et chanta et fit une démonstration fleurie pour annoncer le nouvel évangile.

‘’Tu donnes trop aux pauvres’’, dit le monde – beaucoup plus que tu ne devrais. Bien que le pauvre ait besoin de refuge, de nourriture et d’habitats, pourquoi est-ce que cela te troublerait tant ?

‘’Vas, prends ton argent et paye des habits riches, des beaux chevaux et de belles voitures, et des perles et des bijoux et de la nourriture délicieuse, du vin le plus rare et le plus cher’’.

‘’Mes enfants aiment éperdument toutes choses pareilles, et si toi, tu veux les gagner, tu dois faire comme ils font, et marcher dans la voie, à l’intérieur de la voie fleurie’’.

L’Eglise, déliant les cordons de sa bourse courba sa tête et sourit avec flatterie :

‘’J’ai trop lâché du lest. Je ferai, monsieur comme vous l’avez dit’’

Ainsi les pauvres étaient repoussés loin des portes et méprisés ; l’église n’entendit plus le cri de l’orphelin ;

Et elle se pavanait dans ses beaux vêtements alors que la veuve s’en allait en pleurant.

Et ceux de l’Eglise, et ceux du monde, firent route côte à côte, la main au cœur ; et personne en dehors du Maître qui savait tout, ne pouvait discerner les deux.

Alors l’Eglise s’assit à son aise et dit : ‘’Je suis riche et mes possessions ont augmenté ; Je n’ai besoin de rien et rien à faire sinon rire et danser et festoyer.’’

Le monde astucieux entendit et rit en lui-même et, d’un air moqueur, dit en aparté :’’l’Eglise est tombée, la belle Eglise, sa honte dans sa gloire et dans sa fierté’’.

Ainsi, son pouvoir de témoignage, hélas, avait disparu et des temps périlleux vinrent ; les moments de la fin dont on avait tant parlé, souvent formés de plaisir et de péché.

Et l’ange s’approcha du trône de grâce et murmura et soupira son nom ; et les saints arrêtèrent leur hymne joyeuse et couvrirent leurs têtes avec honte.

Une voix se fit entendre dans le silence du ciel, de Celui qui est assis sur le trône ; ‘’Je connais tes œuvres et ce que tu as dit ; mais hélas, tu n’as pas su que tu es pauvre et nue, aveugle et orgueilleuse et ta ruine est assurée ; L’épouse supposée d’un (fiancé) époux céleste est la prostituée du monde.

Tu as cessé de vivre pour cette espérance bénie, tu es tombée du zèle et de la grâce. Ainsi, hélas, je dois te jeter au dehors et effacer ton nom de sa place.

Mais, de la côte de l’Eglise prostituée, pendant qu’elle dormait dans une honte indolente,

Sera sortie le petit nombre qui a gardé la Parole de Dieu et a honoré Son Saint Nom.

Par la parole de leur témoignage, et le sang de l’Agneau, ils ont vaincu le monde ; ils ont prié pour le jour où leurs puissants ennemis seraient jetés dans l’abîme.

Car ceux qui ont gardé leurs vêtements propres, marcheront avec lui en blanc, le jour où il viendra pour réclamer les siens pour en faire Ses bijoux éclatants.

Cher lecteur, nous sommes au terme de ces lignes et appelons chacun à une plus grande prise de conscience. Ne sommes-nous pas cette Eglise qui a troqué sa gloire céleste contre une certaine mondanité proclamée être la nouvelle révélation de l’Evangile de Jésus Christ ?

N’avons-nous pas au nom de Dieu changé l’évangile pur, authentique, non dilué au profit de l’évangile de la prospérité, de la santé et de l’onction même vivant dans le péché ?

L’Apôtre Paul dit : ‘‘Je suis consterné de la rapidité avec laquelle vous avez abandonné Celui qui vous a si généreusement invités à bénéficier de la grâce de Christ. Si vite, vous vous êtes laissés gagner à un autre «évangile» ! Vraiment, vous m’étonnez ! Comme s’il pouvait y avoir un autre Evangile ! Non, il n’en existe pas d’autre, mais certains sèment la confusion et cherchent à vous troubler ! Ils tordent le sens de l’Evangile du Christ, au point de lui faire dire le contraire. Et bien ! Si jamais quelqu’un venait vous apporter, sous le nom d’Evangile, un message différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il tombe sous le coup du châtiment divin. Même si moi ou un ange descendu du ciel venions proclamer au milieu de vous une « Bonne Nouvelle » contredisant celle que je vous ai annoncée, que la malédiction divine (Anathème) nous frappe. Je l’ai déjà dit autrefois, et je le répète aujourd’hui : si quelqu’un vous prêche un autre Evangile que celui que vous avez reçu, mettez-le au ban de l’Eglise et interdisez-lui d’enseigner !’’ (Gal 1.6-9) Version de la Parole Vivante.

Sans fausse humilité, si nous sommes tombés sous le coup de l’anathème, ne serait-il pas juste de tout déposer et rechercher la face de Dieu en nous inscrivant à son Ecole dans la classe du «Retour aux anciens sentiers» (Jérémie 6.16) pour fonder notre foi et nos pratiques selon les principes de l’Eglise Primitive ? Un jour, un homme de Dieu a dit que parce que Dieu est le Dieu de recommencement, il n’a pas peur de recommencer. Ayons du courage, ôtons la honte et rentrons à Dieu qui peut tout recommencer et nous faire vivre une ère nouvelle selon qu’Il dit : « Je descendis dans la maison du potier, Et voici, il travaillait sur un tour. Le vase qu’il faisait ne réussit pas, Comme il arrive à l’argile dans la main du potier; Il en refit un autre vase, Tel qu’il trouva bon de le faire. Et la parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots: Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, Ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël » (Jér 18.3-6).

Puissions-nous agir ainsi pour dire ensemble avec l’Esprit Saint : Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (Apoc. 22).

Dr. André CHOUBEU

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LE PEUPLE DANS LE DESERT

20 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE PEUPLE DANS LE DESERT

LE PEUPLE DANS LE DESERT

(Première partie)

Jean-Pierre SCHNEIDER

Les 40 ans qu'Israël doit passer au désert sont, nous l'avons vu, un châ­timent imposé au peuple suite à son incrédulité. Tout père qui aime son fils le punit, nous dit Salomon dans ses Proverbes (13.24 ; 19.18). L'au­teur aux Hébreux nous dit que c'est aussi valable pour nous qui som­mes le peuple de la nouvelle alliance, qui est une alliance de grâce ; il cite Proverbes 3.11-12 et nous montre le but de toute correction divine: Dieu nous corrige pour notre véritable intérêt, afin de nous faire partici­per à sa sainteté (Héb 12.5-11).

J'ai d'emblée établi un parallélisme entre le peuple de l'ancienne et le peuple de la nouvelle alliance, entre l'israélite et le chrétien. Avant d'étu­dier le rapport qu'il y a entre les deux, il faut examiner la base qui fait de l'un un Israélite et de l'autre un chrétien. Je vous invite à interrompre votre lecture pour relire Exode 12.

La Pâque

Sans l'agneau immolé, il n'y a pas de libération de l'esclavage égyptien. Sans l'Agneau immolé, le Christ, il n'y a pas de libération du péché. Le sacrifice sanglant est toujours à la base du pardon de Dieu: Sans effu­sion de sang, il n'y a pas de pardon (Héb 9.22). Dieu pardonne et libère Israël à cause du sacrifice expiatoire de Christ accompli à la croix, pour ainsi dire rétrospectivement. Car le sang de l'agneau pascal dont l'israélite badigeonne l'encadrement de la porte de sa maison n'a aucune valeur en soi: Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés (Héb 10.4), ni celui des tourterelles, des veaux, des béliers, des brebis ou des agneaux... Tous ces animaux sacrifiés par les Israélites préfiguraient le sacrifice des sacrifices, celui offert volontaire­ment par le Fils de Dieu (les animaux sacrifiés n'avaient pas de choix à faire). Aussi le sacrifice de Christ est-il final. Tout sacrifice, sanglant ou non, offert après celui de Christ en vue de se faire pardonner est un affront à Dieu, comme si la mort expiatoire de Jésus à la croix n'était pas suffisante pour tous les temps. Car nous sommes sanctifiés, par l'offran­de du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes et par une seule offran­de, lia rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés, vu qu'avec son propre sang... il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 10.10,14; 9.12). Comme "éternel" veut dire "sans commencement ni fin", le sacri­fice de Christ a été la base sur laquelle Dieu a fait grâce dès le premier sacrifice offert par Abel dans Genèse 4 ; Caïn aussi a bénéficié de l'effi­cacité éternelle du sang de Christ, car quel autre signe que celui de la croix pensez-vous que I'Eternel aurait mis sur Caïn pour que personne ne le tue à cause de son meurtre (Gen 4.15) ?

Signification de la Pâque

Regardons la Pâque décrite dans Exode 12 de plus près (les versets indiqués entre parenthèses se rapportent à ce chapitre):

1. Toute l'assemblée d'Israël l'immolera (non les immolera, 6).

- Un seul peuple: Israël, qui préfigure l'Eglise.
- Un seul agneau, donc un seul sacrifice: Jésus-Christ.
- Chaque maison est l'expression locale du peuple entier.
- Chaque église est l'expression locale de toute l'Eglise.

2. Quand JE verrai le sang, je passerai... (13).

C'est Dieu qui apprécie la valeur du sang de l'agneau, et donc de Christ. (Les sentiments, les pensées, les expériences passées ne changent rien à la valeur du sacrifice aux yeux de Dieu.)
Le sang était dehors: la famille réunie dans la maison ne le voyait pas. Elle n'avait qu'à l'appliquer à sa maison et Dieu faisait grâce. Nous appliquons-nous le sang de Christ en croyant qu'il nous fait grâce ?

3. On mangera la chair de l'agneau rôtie au feu et vous n'en laisserez rien (8,10).

S'appliquer le sang, c'est une chose: recevoir le pardon.
Manger la chair, c'est autre chose: accepter Jésus-Christ dans sa totali­té (il fallait manger tout l'agneau) - être en communion continuelle avec lui.
L'agneau était l'objet de la réunion.
Jésus-Christ est l'objet de nos réunions.
Le feu est l'image du jugement qui purifie.
Christ a été jugé pour les péchés du monde afin de se purifier un peuple qui lui appartienne.

4. On mangera sa chair avec des pains sans levain (8).
Le levain est le symbole du mal dans toute la Bible.
Le sang sur le cadre de la porte donne la sécurité (il n'y a plus de con­damnation).
Mais si on laisse entrer le mal (le levain), la communion avec Dieu est interrompue.

5. On le mangera avec des herbes amères (8)

Elles signifient les souffrances de Christ.
Elles signifient la crucifixion de notre chair (Gal 6.14)
Elles signifient la mise à mort du vieil homme (Rol 6.6)
Renoncer à notre Moi pécheur : chose amère pour la nature charnelle!

6. Concerne le verset 11:

Les reins ceints: lier les vêtements qui gênent à la marche, c'est lier, ren­dre inoffensif ce qui encombre dans la marche spirituelle.
Serrer la ceinture: une discipline à exercer (1 Cor 9.27).
Les souliers aux pieds: quitter l'endroit de la servitude, l'esclavage du péché. Quitter parfois son lieu géographique. Etre sur pied de paix et non de guerre (Eph 6.15)
Le bâton à la main: c'est l'emblème du pèlerin. Il sert à s'appuyer dessus (Ps 23.4).
La Pâque signifie donc non seulement le départ d'Egypte (esclavage du péché) et la libération de Pharaon (Satan), mais aussi la formation d'un peuple dans la communion avec Dieu, l'acceptation inconditionnelle de son Fils comme Sauveur, l'exclusion du mal, le renoncement au Moi crucifié à la croix avec Christ, une marche fidèle pour apporter le mes­sage de la paix en s'appuyant sur les promesses et la personne du Seigneur Jésus-Christ.

Quel programme! Est-il mis à exécution dans ma vie? Dans ma famille? Dans mon église? Dans mon peuple qui se dit peut-être encore chré­tien?... Ou sommes-nous un peuple dans le désert?

Le désert

Dans la Bible, le désert n'est jamais là où l'on demeure: on y passe pour arriver ailleurs. Elie marcha 40 jours et 40 nuits pour arriver à la monta­gne de Dieu (1 Rois 19.8). Jésus passa 40 jours et 40 nuits dans le désert pour y être tenté (Mat 4.1-2). Israël devait traverser le désert pour arriver à Canaan mais il n'était pas prévu qu'il y reste 40 ans! Le chiffre 40 signifie une période passagère qui doit déboucher sur une déli­vrance.

Bien entendu, le désert peut aussi signifier la solitude (la chambre où l'on rencontre Dieu). Le désert peut être le silence loin de la foule (la méditation qui accompagne la lecture de la Bible). Ainsi l'apôtre Paul se retira pendant 7 ans dans une région désertique en Arabie, en Syrie et en Cilicie (GaI 1.17-21), où Dieu le prépara à sa grande tâche mission­naire. Se retirer dans ce désert-là est aussi important que de vivre en communauté avec les autres et de travailler avec les autres. Les deux se complètent un seul des deux constitue un déséquilibre - le moine ou l'activiste.

Cependant, le désert dont il est question dans le Pentateuque est tout autre. Il ne faut pas s'imaginer des dunes de sable sans aucune végéta­tion, tel le Sahara. Il s'agit plutôt d'étendues désertiques où le bétail trouve assez de nourriture pour subsister, mais où l'eau peut faire cruel­lement défaut. Par son incrédulité, donc par sa faute, Israël reste 40 ans dans le désert, c'est-à-dire toute une génération, selon le consensus biblique. Ce n'était pas le plan de Dieu pour son peuple. Ce n'est pas non plus le plan de Dieu pour le chrétien pourtant, la grande majorité des chrétiens sont dans le désert au lieu d'être en Canaan, pays des promesses que Dieu leur a destiné, Ils sont sortis d'Egypte, mais ils ne sont jamais entrés en Canaan. Ils sont dans le désert, et tout le beau pro­gramme qui devait se réaliser une fois libérés de l'esclavage du péché reste en suspens. Pourquoi ?

Dans le prochain numéro, nous allons chercher à comprendre le pour­quoi du comportement du peuple d'Israël, comportement qui explique son incrédulité et son séjour au désert. Du même coup, nous compren­drons aussi pourquoi le chrétien reste dans le désert spirituel, car ce sont les mêmes raisons qui l'y maintiennent.

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p6-8f.html

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