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LES SEPTANTES SEMAINES DE DANIEL

19 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES SEPTANTES SEMAINES DE DANIEL

LES SEPTANTES SEMAINES DE DANIEL

Courte étude sur Daniel 9, 24-27

Ch. Racine

Daniel, jeune homme juif, de famille noble, si ce n'est royale (Dan. l, 3), raconte comment il fut déporté à Babylone en 606 av. J.Ch. Là, il fut instruit dans la science et la langue des Chaldéens. Il entra par la suite au service du roi.
Longtemps après, alors qu'il avait plus de 80 ans, lisant les Ecritures, en particulier Jérémie 25, 11-12, il découvre que le temps de la libération pour son peuple est proche.
Daniel tourne alors sa face vers le Seigneur pour chercher sa volonté par la prière, la supplication, dans le jeûne, le sac et la cendre. A une si remarquable prière, la réponse de Dieu ne se fait pas attendre; elle vient même avant que Daniel ne l'ait achevée (v. 20). «Je parlais encore en priant, et l'ange Gabriel que j'avais vu dans la vision au commencement, volant avec rapidité, me toucha vers le temps de l'offrande du gâteau du soir. Il me fit comprendre et me parla et dit: Daniel, je suis maintenant sorti pour éclairer ton intelligence. Au commencement de tes supplications, la parole est sortie, et je suis venu pour te la déclarer, car tu es un bien-aimé.»
«Comprends donc la parole, et sois intelligent dans la vision.» Et l'ange Gabriel communique à Daniel une révélation qui dépasse en importance celle de Jérémie, laquelle fixait à 70 années la durée de la captivité babylonienne pour le peuple juif. Voici la révélation accordée à Daniel. «Soixante-dix semaines ont été déterminées pour ton peuple et pour la sainte ville, pour clore la transgression et pour en finir avec les péchés, pour faire propitiation pour l'iniquité, pour introduire la justice des siècles, pour sceller la vision et la prophétie, et pour oindre le saint des saints.»
«Et sache et comprends: depuis la sortie de la parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem, jusqu'au Messie, le prince, il y a sept semaines; dans soixante-deux semaines, la place et le fossé seront rebâtis, et cela en des temps de trouble. Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché et n'aura rien» (v.24-26).
Nous savons que dans cette prophétie, un jour correspond à une année et une semaine à sept années. C'est ainsi que l'apôtre Jean le précise lorsqu'il parle de la moitié de la 70e semaine (42 mois, Apoc. 13, 5; 1260 jours, Apoc. 11, 3; un temps, des temps et la moitié d'un temps, Apoc. 12, 14). Les 70 semaines ont un point de départ précis, indiqué en Néhémie 2, 1-8. Il s'agit du décret du roi Artaxerxès autorisant la reconstruction de Jérusalem, en la vingtième année de son règne, au mois de Nîsan, 445 avant Jésus-Christ.

Les 70 semaines sont donc divisées en trois périodes.

1. Sept semaines, soit 49 années pendant lesquelles la place et le fossé seront rebâtis en des temps troublés - les temps de Néhémie et d'Esdras.

2. 62 semaines sont ajoutées aux sept premières, ce qui fait 69 semaines ou 483 ans, nous amenant à la mort du Messie (v. 26). «II vint chez soi, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jean l, 11).

3. Il y a lieu de constater que le Messie ayant été rejeté après la fin de la 69e semaine (d'années), le ciel est sa demeure jusqu'au temps où il reviendra pour ce qui est appelé «le rétablissement de toutes choses» (soit son retour pour régner sur Israël). Ainsi, entre la 69e semaine, qui marque le rejet du Christ, et la 70e semaine (laquelle est à venir), s'ouvre une parenthèse, soit un temps indéterminé et non prophétique, pendant laquelle l'église, épouse de Christ se forme. L'église a une destinée céleste et sera tout d'abord enlevée «à la ren- contre du Seigneur» (1 Thes. 4, 16-17 et 1 Cor. 15, 51-52).

C'est après cet enlèvement que la 70e semaine de Daniel 9 se déroulera, avec à son échéance, l'établissement du royaume «par l'apparition du Seigneur en gloire». Ce sera l'accomplissement de toutes les promesses faites à Israël.

Lieu : http://www.promesses.org/arts/5p86-87f.html

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IL FAUT QU'IL REGNE

18 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

IL FAUT QU'IL REGNE

IL FAUT QU'IL REGNE

Joël PROHIN

« Il faut qu'il règne ! » Au milieu d’un ample développement sur la résurrection, l’apôtre Paul fait retentir cette exclamation (1 Cor 15.25). C’est une des multiples « nécessités » de la Bible : de même qu’il « fallait » que Jésus souffre et meure sur la croix (Luc 9.22 ; 17.25 ; 24.7,26,44 ; Jean 3.14, etc.), il faut qu’un jour Christ règne. Ce sujet du règne de Christ n’emporte pas l’unanimité, loin s’en faut. Toutefois cet article essayera de mettre en évidence ce qui nous semble être quelques caractéristiques importantes de ce règne dans le futur1.

Il faut qu’il règne… un jour sur la terre

Après sa mort et sa résurrection, notre Seigneur est monté au ciel, à la vue de ses disciples. Gardant pour l’éternité son corps glorifié, il a reçu une place d’honneur, « à la droite de Dieu »2. Pour autant, de très nombreux passages, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, montrent que Jésus ne restera pas pour toujours dans son lieu de gloire actuel ; pris littéralement, dans leur sens premier, ils annoncent son retour personnel sur terre.

La lecture des prophètes montre que Jésus n’a accompli lors de sa première venue qu’une partie des prophéties le concernant. Les prophéties sur le Serviteur souffrant s'étant accomplies exactement, cela nous rend parfaitement confiants sur l’accomplissement des prophéties relatives au Roi glorieux.

Les annonces se précisent dans le Nouveau Testament : Jésus a laissé ses disciples avec la promesse de venir les chercher (Jean 14.1-3) et Paul a reçu la révélation d’un retour du Seigneur pour prendre avec lui ceux qui lui appartiennent (1 Thes 4.13-18 ; 1 Cor 15.51-54). Jean, lui, a eu la vision d’un futur troublé par des jugements terribles, suivi par un règne de « mille ans » (Apoc 20.6).

Deux passages (1 Cor 15 et Apoc 19-21) éclairent particulièrement les grandes lignes chronologiques du futur. Après un cycle de jugements effroyables, la venue de Jésus Christ amènera une nouvelle période pour la terre3, qui aboutira finalement à de nouveaux cieux et une nouvelle terre.

Il faut qu’il règne… sur le peuple d’Israël

« Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous » (Luc 19.14). « Nous n’avons de roi que César » (Jean 19.15). Il avait pourtant rang de roi, celui que le premier évangile présente comme « le fils de David ». Mais le peuple juif du 1er siècle n’a pas voulu de ce roi différent, qui voulait changer les cœurs avant de dominer sur un peuple, et il l’a crucifié. Pourtant, sa royauté a été proclamée jusque dans son rejet : l’écriteau sur la croix comme la supplique du brigand repentant étaient là pour affirmer qu’il demeurait roi sur Israël.

Au travers de terribles épreuves, une partie du peuple d’Israël reconnaîtra un jour en Jésus Christ « celui qu’ils ont percé » (Zach 12.10). Ce « reste » fidèle sera prêt à accueillir son Messie, qui introduira pour son peuple un temps de bénédiction extraordinaire (Ps 72).

Le peuple d’Israël aura une place particulière dans le règne : c’est à Jérusalem qu’on viendra adorer le vrai Dieu et apporter des offrandes (Zach 14.16 ; 8.13,23). La mission jusque là inachevée du peuple que Dieu s’était choisi, sera pleinement remplie : par Israël, Dieu sera connu sur toute la terre (Jér 3.17 ; Es 60.3 ; 66.19).

Affirmer la prééminence future d’Israël n’est certainement pas « politiquement correct » aujourd’hui et ne doit en rien justifier des menées politiques pour devancer le « temps de Dieu ». Ce plein « retour en grâce » d’Israël ne peut pas avoir lieu indépendamment de son Messie. Aussi prêcher Jésus aux Juifs est-il sans doute actuellement le plus grand service à rendre à ce peuple !

Il faut qu’il règne… sur la création

Adam avait été placé par Dieu pour dominer la création (Ps 8). Mais l’introduction du péché l’a fait partiellement déchoir de cette place. Au lieu de régner sur la création, l’homme la fait plutôt souffrir (Rom 8.20,22). Les désastres écologiques qui se multiplient ne le montrent que trop.

Mais Dieu ne laisse pas les choses en l’état : il envoie le « dernier Adam », qui, un jour, occupera en perfection la place de l’homme sur la création. L’épître aux Hébreux, en appliquant à Christ le Ps. 8, indique bien que ce rétablissement est encore à venir : « nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises » (Héb 2.8).

Les prophètes évoquent à plusieurs reprises une terre où les mauvaises herbes seraient remplacées par de beaux arbres (Es 55.13) et où les animaux sauvages perdraient leurs instincts meurtriers (Es 11.6-8 ; 65.25). Il nous est difficile actuellement de trancher sur la portée littérale ou symbolique de tels passages ; qu’il nous suffise de savoir que, lorsque le Créateur prendra les rênes de sa création, celle-ci pourra enfin être « affranchie de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rom 8.19-21). Dans le millénium, plus de pollution, plus de gaspillage inutile de précieuses ressources naturelles, plus de destruction d’espèces rares, mais une terre renouvelée, qui pourra donner tous les trésors de richesses prévus par son Créateur (Amos 9.13-14) !

Il faut qu’il règne… comme Prince de paix

« Paix sur la terre ! » avaient chanté les anges à la naissance du Sauveur (Luc 2.14). L’enfant qui venait de naître avait été annoncé comme le « Prince de paix » (Es 9.6). Et pourtant, l’homme de Nazareth a été un sujet supplémentaire de conflit sur la terre (Luc 12.51) et les hommes se sont déchirés à son sujet. Plus généralement, la guerre a été une triste constante de l'histoire humaine depuis son début. Les conflits atteindront leur paroxysme dans la période qui précédera immédiatement le millénium (Apoc 16.12-16 ; 19.19-21).

Mais une espérance de paix demeure : le Prince de paix viendra un jour régner. Sous sa domination, guerres et armes disparaîtront : "De leurs épées ils forgeront des socs, et de leurs lances, des serpes : une nation ne lèvera pas l'épée contre une autre nation, et on n'apprendra plus la guerre. […] Ils habiteront en sûreté, car maintenant il sera grand jusqu'aux bouts de la terre. Et lui sera la paix" (Mich 4.3 ; 5.4 version JND).

Il faut qu'il règne… comme Roi de justice

« Il n’y a pas de juste, pas même un seul », constatait le psalmiste, suivi par l’apôtre (Rom 3.10). Une seule exception : « Jésus Christ, le juste » (1 Jean 2.1) : il a fait et dit ce qui était juste, mais cela n’a pas plu. A l’issue d’un procès qui fut un sommet d’injustice, il fut condamné, non sans que sa justice soit proclamée : par Judas, par la femme de Pilate, par le centurion, etc. Et désormais tout croyant peut reconnaître Jésus comme sa « justice » (1 Cor 1.30).

Mais il faut plus : il est nécessaire que les injustices révoltantes qui se sont accumulées depuis tant de siècles fassent place à la justice parfaite du Roi de justice qui aura enfin le pouvoir (Ps 85.10 ; 94.15). « Voici, un roi régnera en justice, et des princes domineront avec droiture. L'homme vil ne sera plus appelé noble, et on ne dira pas l'avare généreux » (Es 32.1-8). « C'est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne. Tu as aimé la justice, et tu as haï la méchanceté » (Ps 45.6-7).

Il faut qu’il règne… pour apporter le bonheur

Dieu n’a pas créé l’homme pour être malheureux : comme en témoignent les si nombreuses « béatitudes »4 qui parsèment l’Écriture, il veut le bonheur de sa créature. Et pourtant que de pleurs, de tristesses, de déceptions, d’angoisses, de faillites, etc. Malgré tout, confusément, l’espoir d’un « lendemain meilleur » existe au fond du cœur de beaucoup d’hommes. Est-ce une illusion ? Non, car la prospérité, la longévité, la santé, le bonheur sont devant pour l’humanité. Soumise au Roi des rois, elle ne subira plus les conséquences du péché et pourra se développer (Es 25 ; 65.20-23).

Il faut qu’il règne… comme monarque absolu

La sagesse humaine recommande, à juste titre, de séparer les pouvoirs pour qu’ils s’équilibrent et qu’aucun ne l’emporte sur les autres. Le règne terrestre de Christ sera différent : il concentrera en sa personne tous les pouvoirs : judiciaire (« L'Éternel est notre juge »), législatif (« l'Éternel est notre législateur ») et exécutif (« l'Éternel est notre roi », Es 33.22).

Aujourd’hui, on n’en reconnaît aucun à Christ , mais le jour va venir où, de gré ou de force, tout genou fléchira (Phil 2.11). Lors de sa première venue, il était là pour sauver le monde, pas pour le juger. Mais lui qui est déjà maintenant établi « juge des vivants et des morts » (Act 10.42) jugera :

– les nations révoltées lors de l’introduction du millénium (Mat 25.31-46 ; Apoc 19. 11-21) ;
– les hommes qui ne se soumettront pas à son pouvoir absolu pendant le règne en les faisant mourir prématurément (Es 11.4 ; Ps 2.8-12) ;
– les morts à la fin du millénium, jusqu’à la mort qui sera anéantie (Apoc 20.11-15).

Alors qu’il nous semble que la victoire de la Croix laisse encore beaucoup trop d’ennemis actifs, un jour tous seront mis sous ses pieds (1 Cor 15.25-27).

Il faut qu’il règne… pour sa joie personnelle

Au cours de sa première venue, notre Seigneur a été « l’homme de douleurs » et, même s’il pouvait trouver sa joie en son Père alors qu’il était rejeté, les pleurs ont été son « pain ». Toutefois, il avait devant lui une joie qui lui était réservée (Héb 12.2) : la joie de retourner auprès de son Père, la joie de voir des hommes et des femmes se tourner vers lui comme leur Sauveur, la joie d’avoir l’Église, son Épouse auprès de lui, mais aussi la joie du royaume. Il en a parlé de façon imagée lors de l’institution de la cène. La coupe qu’il donnait à ses disciples évoquait aussi pour lui la joie future qu’il goûtera dans son règne : « Je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » (Matt 26.29).

Il faut qu’il règne… pour l’éternité

Dans sa vision, le prophète Daniel avait vu « quelqu'un de semblable à un fils de l'homme », à qui on « donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit » (Dan 7.13-14). Pierre parle du « royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pi 1.11). Au-delà du millénium, le règne continue dans l'éternité qui s'ouvre, sur des nouveaux cieux et une nouvelle terre (Apoc 21.1).

Le royaume prend alors une nouvelle forme : Jésus, qui a régné dans le millénium comme homme, remet à Dieu son royaume et comme Fils de Dieu s'absorbe, pour ainsi dire, dans la Divinité, « afin que Dieu soit tout en tous » (1 Cor 15.28). Nous conservons la sobriété de l'Écriture sur cet avenir lointain, sans doute trop éloigné de notre compréhension actuelle pour que nous puissions le concevoir nettement…

Il faut qu’il règne… dès aujourd’hui dans notre cœur

Le royaume de Christ n'est pas seulement une spéculation sur le futur. Son règne doit dès maintenant commencer, en premier lieu dans nos cœurs5. Nous sommes actuellement un « royaume » pour notre Seigneur (Apoc 1.6), en attendant un jour d'être rois avec lui, le Roi des rois. C'est pourquoi les textes bibliques qui nous semblent s'appliquer plus directement au royaume futur de Christ doivent nous parler aujourd'hui, nous qui sommes déjà volontairement les heureux sujets du Roi. Oui, il est digne de régner toujours plus sur notre cœur ! Oui, nous sommes déjà introduits spirituellement dans le « siècle à venir », dans les « choses nouvelles » !

« Que ton règne vienne! » prient et chantent des milliers de chrétiens chaque jour. Comment pouvons-nous aller dans le sens de cette demande ? En reconnaissant l'autorité totale de Jésus Christ sur tous les domaines de notre vie et en portant l'évangile à ceux qui ne sont pas encore ses sujets.

1Les sujets prophétiques ne doivent pas occasionner des divisions dans l'Église : des chrétiens fidèles, étudiants attentifs de l'Écriture, parviennent à d'autres conclusions que les nôtres ; plusieurs de nos lecteurs partagent sans doute leur position, que nous respectons profondément. Et qui sait si les uns et les autres nous ne serons pas surpris quand nous vivrons effectivement les événements annoncés ?
2Cette expression n'est qu'une image pour indiquer l'honneur et le pouvoir que Jésus a reçus dans le ciel.
3Apocalypse 20 mentionne 6 fois la durée du règne : « 1000 ans », ce qui milite pour prendre cette durée littéralement, tout comme les 3,5 ans indiqués plus haut dans le même livre. Toutefois, il est possible que « 1000 » soit un chiffre symbolique et n'indique qu'une longue période, de durée indéterminée mais finie. Par simplicité, dans la suite de l'article, nous retiendrons le terme de "millénium" pour définir cette période.
4Une béatitude désigne un verset où les personnes qui remplissent certaines conditions sont proclamées bienheureuses. Il s'agit d'un état objectif à la suite d'une bénédiction de Dieu, bien plus qu'une émotion subjective.
5C'est pourquoi certaines traductions préfèrent le terme de "règne" à celui de "royaume", car il est moins connoté spatialement ou temporellement en français.

Lien : http://www.promesses.org/arts/145p12-15f.html

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L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

16 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

Jean-Pierre Schneider

Préambule

L'Eglise est le corps de Christ constitué par tous ceux qui croient en Jésus-Christ comme leur Sauveur mort et ressuscité dans son corps, qu'ils soient d'origine juive ou païenne. Israël, le peuple de l'ancienne alliance, n'a pas cessé d'exister pour autant; preuve en est l'Etat juif en Palestine. Dans le Nouveau Testament, le terme «Israël» se rapporte 68 fois sans équivoque au peuple juif (sur un total de 70).

Deux textes ont été invoqués pour étayer l'idée que l'Eglise aurait remplacé Israël en tant que peuple de Dieu. Le premier: Rom 2.25-29 (je vous invite à le lire). Il est évident que «Juif» ne peut remplacer «chrétien» dans ce texte, qui fait remarquer que pour être vrai Juif, il ne suffit pas d'être circoncis, autrement dit de descendre d'Abraham «selon la chair»; le vrai Juif manifeste par sa vie qu'il a la crainte de Dieu. Un païen incirconcis qui craint Dieu est supérieur à un Juif circoncis qui ne craint pas Dieu (pensée inacceptable pour un Juif du temps de Paul). Le but de Paul: montrer que la circoncision ne suffit pas. - Ce passage n'enseigne pas que tous les croyants seraient des Juifs ou que l'Eglise serait l'Israël de Dieu.

Gal 6.16 dit: Sur tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi que sur l'Israël de Dieu. Le contexte montre qu'il s'agit de la règle de la nouvelle création en Christ. L'Israël de Dieu se réfère aux chrétiens d'origine juive. Le «Commentaire biblique du chercheur» (éditions Béthel, Québec, 1988) spécifie: «Par crainte d'être traité d'antisémite, Paul démontra, au moyen de cette bénédiction, son amour et son intérêt profonds pour Israël, soit les Juifs qui étaient venus à Christ.»

Le critère décisif se trouve dans les promesses faites à Israël. il faut poser la question: toutes les prophéties concernant Israël trouvent-elles leur accomplissement dans l'Eglise?

La lecture objective de certains chapitres des prophètes de l'Ancien Testament fait clairement ressortir qu'il y a toute une série de prédictions concernant le peuple d'Israël (l'Israël selon la chair, 1 Cor 10.18) qui ne se sont pas accomplies à ce jour. J'invite à la lecture réfléchie des chapitres suivants: Es Il, 65, 66; Jér 31,33; Ez 37; Zach 12 à 14.

Vouloir appliquer toutes ces prophéties à l'Eglise demande des tours de force exégétiques nés du désespoir. C'est pourquoi certains textes sont tout simplement ignorés par ceux qui refusent d'accepter que le plan de Dieu prévoit un avenir glorieux pour le peuple d'Israël, à commencer par le rassemblement d'Israël des quatre coins du monde: En ce jour, l'Eternel étendra une seconde fois sa main pour racheter le... reste de son peuple qui sera resté en Assyrie et en Egypte, à Patros (Haute-Egypte) et en Ethiopie (mai 1991: 25000 Juifs rapatriés en Israël par avion!), en Perse, à Babylone et en Syrie et dans les îles de le mer (l'Europe). Il élèvera une bannière pour les nations, il rassemblera les bannis d'Israël et il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre (Es Il.11-12).

Je donnerai aux développements suivants le sous-titre:

Prophéties encore non accomplies concernant le peuple d'Israël

Je traiterai ce sujet en trois parties:

I. L'actualité confirme les prophéties.
II. L'Eglise ne remplace pas Israël.
III. Exemples de prophéties faites spécifiquement à Israël partiellement ou non encore réalisées.

Je précise que cet exposé est le fruit de ma propre réflexion, complétée par quelques textes et données supplémentaires que m'a fournis le livre de Pierre Despagne cité plus bas.

I. L'actualité confirme les prophéties

Ce processus de rassemblement s'accomplit sous nos yeux. Jamais un peuple dispersé dans le monde entier n'est revenu habiter en sa terre 2 millénaires plus tard, et cela malgré l'opposition mondiale.

La création de l'Etat juif en 1948 est un miracle historique: Un pays peut-il naître en un jour? Une nation est-elle enfantée d'un seul coup? A peine en travail, Sion a enfanté ses fils!... Moi qui fais enfanter, empêcherais-je de naître ? dit ton Dieu (Es 66.8-9).

Ez 37.1-14: Dans cette vision, les ossements qui reprennent vie représentent toute la maison d'Israël (v.11), dont il est dit plus loin: ô mon peuple, je vous fais revenir sur le territoire d'Israël (v. 12). - Les ossements ont repris vie, mais l'Esprit de Dieu ne les habite pas encore, tel que Zach 12.10 le décrit.

La proclamation de l'Etat juif en 1948 a élevé une bannière pour les nations, et Israël est devenu une pierre pesante à soulever pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront gravement meurtris; quant à Jérusalem, Dieu déclare: Voici que moi-même je fais de Jérusalem une coupe d'étourdissement pour tous les peuples d'alentour (Zach 12.2-3).

Quiconque a lu le livre de Dominique Lapierre et Larry Collins, O Jérusalem, doit constater que seule une intervention divine a pu empêcher que Jérusalem soit arrachée aux Juifs et ceux-ci massacrés, les Anglais étant de connivence avec les Arabes en faisant tout pour que ceux-ci réussissent. La parole de Zacharie 12.6 s'est avérée vraie: Jérusalem demeurera encore à sa place, à Jérusalem. Elle y restera jusqu'à l'établissement du royaume millénaire, quoi que fassent les ennemis. Israël a survécu à trois guerres dont chacune aurait dû l'anéantir, à vues humaines:

En 1956: Israël est attaqué par 40'000 Egyptiens équipés par l'Angleterre et la Russie (avions «Mig»); l'armée égyptienne est anéantie en une semaine. Israël fait un butin valant 50 millions de dollars.

En 1967: Israël est attaqué par 4 armées (Egypte, Irak, Jordanie, Syrie), qui sont anéanties en 6 jours! Israël fait 60'000 prisonniers, détruit 900 chars et 450 avions ennemis. 20'000 Egyptiens périssent dans le Sinaï.

En 1973: Attaque surprise pendant le Yom Kippour. Rapport des forces: 1 soldat israélien sur 15 égyptiens; 1 char sur 10 (450 chars israéliens sur 4500 chars russes); 1 pièce d'artillerie sur 24 égyptiennes. Israël se reprend si rapidement que Es 17.1 est presque accompli (la prise de Damas est donc encore à venir). Israël avance jusqu'en territoire égyptien, aux portes de Suez, et encercle une armée égyptienne de 20'000 soldats; plus tard Israël échangera 8000 prisonniers égyptiens contre 250 soldats israéliens! Israël a détruit ou capté 1500 chars et détruit les bases russes SAM.

Note: ces données se trouvent dans le livre de Pierre Despagne, Le grand retour au pays de la Bible, Maison dela Bible, Genève-Paris, 1984, p.61-79.

Ces faits historiques ont du poids pour tout lecteur qui prend la Bible au sérieux. Tous ceux qui ont attaqué Israël ont été gravement meurtris, selon la prophétie. Il est absurde de vouloir attribuer ces victoires extraordinaires à la chance ou au savoir faire des Israéliens. La main de Dieu y est bien trop évidente.

L'histoire confirme d'une manière incontestable ce que les prophètes avaient annoncé: Israël est retourné des quatre coins de la terre au pays de leurs pères; il a fait refleurir le désert; il a retrouvé son identité nationale avec une grande partie de son territoire et Jérusalem comme sa capitale, et il a successivement vaincu ses ennemis. Par contre, le retour des Juifs de l'exil babylonien n'était pas définitif; en 70 après J.-C., les Romains détruisirent Jérusalem et finirent par exiler les Juifs de leur pays; cet exil dura 1800 ans.

L 'histoire contemporaine confirme aussi la prédiction de Ps 83.3-5: ...tes ennemis s'agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse et tiennent conseil contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, faisons-les disparaître en tant que nation, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël. - On croit entendre les paroles mêmes des Arafat et Co.

Il. L'Eglise ne remplace pas Israël

L'ancienne alliance n'a jamais été révoquée en ce qui concerne l'avenir terrestre d'Israël. Par la foi en Jésus-Christ, chacun bénéficie de la nouvelle alliance, qu'il soit d'origine juive ou païenne, pour former un nouveau peuple de Dieu, le Corps de Christ, l'Eglise. Jésus-Christ n'est jamais nommé le Roi de l'Eglise, toujours le Seigneur. Il sera en ce jour le Roi d'Israël; dans Apoc 15.3, il est nommé Roi des nations.

D'une part, l'épître aux Hébreux démontre que tout le côté rituel, sacrificiel, cultuel de l'ancienne alliance est devenu caduc, par le fait qu'en la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ ces ombres des choses célestes (8.5) sont devenues des réalités. Les chapitres 9 à 11 de l'épître aux Romains insiste sur l'accomplissement encore à venir des promesses faites au peuple de l'ancienne alliance. Rom 9.28 dit, en parlant manifestement des fils d'Israël: Le Seigneur exécutera pleinement et promptement sa parole. Paul, se référant à sa descendance israélite, d'Abraham, de la tribu de Benjamin, déclare formellement: Dieu n'a pas rejeté son peuple qu'il a connu d'avance (cela ne ferait aucun sens si cela se rapportait à l'Eglise). Et la suite montre qu'il ne s'agit pas seulement des Israélites devenus chrétiens par la foi en Christ, mais du peuple juif en tant qu'entité ethnique.

Les trois chapitres de Romains 9 à 11 font nettement la distinction entre le peuple d'Israël et les croyants ressortissants des païens: il y a endurcissement partiel d'Israël jusqu'à ce que la totalité des paiens soit entrée (11.25). Quand cela se sera produit, tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion (Jérusalem), il détournera de Jacob (qui ne peut pas être l'Eglise) les impiétés; et telle sera mon alliance avec eux, lorsque j' ôterai leurs péchés (11.26-27). La prophétie y relative se trouve p.ex. dans Jér 31.33-34 et Zach 12.10; elle prédit la conversion en bloc d'Israël quand ce peuple verra le Christ venu en gloire,celui qu'ils ont percé; jusqu'à présent, tout Israël n'a encore jamais vu le Messie ainsi. La suite du texte montre qu'il y a une nette distinction entre l'Evangile et l'élection d'Israël en tant que peuple de l'ancienne alliance: En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car les dons gratuits de Dieu sont irrévocables ( 11.28.29).

Dans Actes 15, Jacques, le frère du Seigneur, mentionne d'abord l'intervention de Dieu pour prendre parmi les nations (païens) un peuple consacré à son nom(v.14), sur quoi il cite Amos 9.11-12: Après cela, je reviendrai, et je relèverai la tente de David... Il s'agit donc là d'une nouvelle étape dans l'accomplissement du plan de Dieu: après la formation de l'Eglise, le relèvement d'Israël.

De même, lorsque les disciples demandent à Jésus quand il rétablira le royaume pour Israël, Jésus, loin de réfuter cette idée, répond que seul le Père en connaît le moment (Act 1.6- 7).

Les chrétiens sont appelés enfants d'Abraham parce qu'ils sont justifiés par la foi comme lui; il est ainsi le père de tous ceux qui croient, bien qu'incirconcis (Rom 4.11 ). Pour eux, les promesses faites à Abraham se sont réalisées: ils sont héritiers selon la promesse (Gal 3.29), dont le contenu est aussi bien la venue du Médiateur et la réception de l'Esprit que la patrie et la cité célestes (Héb 11.16). Mais il est évident que la possession éternelle du pays de Canaan, que Dieu promit à la descendance d'Abraham, ne peut être appliquée à l'Eglise, formée d'individus juifs et païens suite à leur foi personnelle, nommée «Corps de Christ», dont les promesses concernent l'héritage céleste et non terrestre, bien que, selon Apoc 20.4-6, les croyants ressuscités lors de l'avènement de Christ, régneront avec lui(Christ) pendant (les) mille ans; ceci est deux fois répété.

Il est manifeste que les promesses faites au peuple de l'ancienne alliance concernant le pays promis et le rétablissement du trône de David à Jérusalem même ne peuvent pas être spiritualisées pour être appliquées au peuple de Dieu qu'est l'Eglise, bien que certains détails peuvent aussi avoir un sens symbolique. L'interprétation des prophéties de l'Ancien Testament doit respecter 2 principes complémentaires:

1. Chercher tout d'abord la signification littérale en rapport avec Israël.

2. Chercher ensuite s'il y a une signification symbolique, un éventuel sens spirituel, à la lumière d'autres passages dans la Bible,

La partie suivante de cet exposé met en évidence des prophéties de l'Ancien Testament concernant de toute évidence le destin du peuple d'Israël et non l'Eglise.

J.-P.S

Lien : http://www.promesses.org/arts/101p3-7f.html

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L'Apostasie dans l'église

15 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Apostasie dans l'église

L'Apostasie dans l'église

Mabanga Ma Puna, Zaïre

L'« apostasie ». Ce mot signifie « défection », de deux mots grecs « ténai », se tenir, et « apo », loin de. Par faiblesse de caractère, par calcul ou par intérêt, il y aura un abandon regrettable de la vraie doctrine.

« L'homme de péché » (Antichrist), le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, incarnera cette universelle apostasie. Il ira jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.

« Le mystère de l'iniquité agit déjà » dans l'Eglise. Il ne faut pas s'attendre à une ascension rapide et normale de l'église. Dès les premiers temps, de graves déviations se sont produites. Elles se manifestent déjà aux jours de l'apôtre Paul et iront grandissant. Voilà qui donne beaucoup à penser et fournit la clé de graves déviations de l'Eglise à travers l'histoire.

Bien des passages de la Bible en parlent. L'apôtre Paul a dit: « Il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition » (II Thess. 2: 3).

Jésus a dit: « Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens » (Matt. 24 : 11). « Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi (la foi en Jésus-Christ), pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (à des doctrines purement subversives) (I Tim. 4 : 1).

L'apôtre Paul donne cet avertissement : « II viendra un temps où les hommes ne supporteront pas « la saine doctrine » (la vraie doctrine de Jésus), mais ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs (les soi-disant docteurs en matière biblique) selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité et se tourneront vers les fables » (II Tim. 4 : 3-4). Tout cela semble dépeindre une époque d'hypocrisie générale, où des multitudes de gens seront amenés au sein de l'Eglise sans avoir vécu une expérience personnelle avec Jésus-Christ. Les sectes croîtront, les faux prophètes s'infiltreront dans l'Eglise, la Bible sera attaquée violemment.

La stratégie de Satan n'a pas changé, depuis le moment où, dans le jardin d'Eden, il a demandé à Eve: « Dieu a-t-il réellement dit cela ». Certains ministres de Dieu essaient délibérément de détruire l'autorité des Ecritures et la foi de l'Eglise. Ce sont les loups déguisés en agneaux contre lesquels Jésus a mis en garde ses disciples. Ce sont les conducteurs de l'« apostasie » qui caractérisera l'Eglise à la fin des temps.

« Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ » (Jude v. 4).

Dans ce même ordre d'idée, l'apôtre Pierre a dit: « II y a eu parmi le peuple de faux prophètes, il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes (des divisions religieuses) pernicieuses, et qui, reniant le Maître (Jésus-Christ) qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux. Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses... (II Pierre 2 : 1-3).

Lien : http://www.promesses.org/arts/28p269-270f.html

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MINUIT CHRETIEN

14 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

MINUIT CHRETIEN

Minuit chrétien

H. Lüscher

Nous vivons des temps extraordinaires. Le monde entier est en ébullition. Satan, meurtrier dès le commencement, est à l'origine des guerres et des meurtres toujours plus fréquents.

Sur le plan social,
une vague de haine, de révolte, de racisme et de nationalisme à outrance déferle sur tous les peuples.
La théologie moderne
n'arrange guère les choses et la Bible, Parole de Dieu, subit ses attaques violentes. Aussi assistons-nous à une union d'églises multitudinistes où l'on ne tient plus tellement compte du message central de l'Evangile: la déité de Jésus-Christ, son oeuvre rédemptrice et expiatoire à la Croix du Calvaire et son sang précieux, versé pour racheter le pécheur perdu. Il n'est pas exclu que les chrétiens fidèles auront à subir des persécutions de la part de la grande pseudo-église dont l'oecuménisme est le précurseur.
Des catastrophes naturelles
se suivent à des rythmes toujours plus rapprochés.
Le monde politique,
les gouvernements commencent à être dépassés par des situations jusqu'ici inconnues. Le mot anarchie prend un sens plus réel, hélas!

Tout cela est le prélude
à des conflits mondiaux inconnus jusqu'ici: les jugements apocalyptiques. Et notre globe est mûr pour cela; il faut le dire. D'ailleurs, la décadence morale s'étend, comme jadis au temps de Noé et de Sodome. Mais, pour le chrétien, c'est l'approche de la délivrance finale. Le Seigneur Jésus va venir chercher tous les siens avant le déclenchement de ces jugements (1 Thess. l, 10; chap. 4; Jean 14). L'atmosphère est chargée de mal. Satan sait qu'il a peu de temps. Le terme «enlevé» ou «ravi» (dans 1 Thess. 4,17) exprime l'idée d'une délivrance de l'Eglise de Christ (composée de tous ceux qui ont cru en Lui), avant un grand danger. Nul n'est besoin de prouver cette affirmation. Face aux difficultés grandissantes, au chaos de plus en plus général, l'Eglise de Christ tout entière sera enlevée dans les cieux, pour être toujours avec le Seigneur.
Sommes-nous prêts
à rencontrer notre Seigneur? Si c'était aujourd'hui ou un de ces prochains jours, que ferions-nous?
-Nous nous réconcilierions avec les frères qui nous ont fait du tort.
-Nous demanderions pardon à ceux que nous avons offensés.
-Nous prierions avec ferveur et intensité.
-Nous travaillerions d'une façon différente. Le travail serait accompli avec plus de conscience professionnelle et le Seigneur aurait la première place dans nos coeurs.
-Nous ne manquerions aucune occasion de témoigner pour Jésus-Christ devant les incroyants. Non seulement nos paroles, mais notre attitude, notre vie tout entière deviendraient la manifestation d'une Bible lue devant les hommes perdus. Et il y aurait des âmes sauvées autour de nous.
-Nous pratiquerions l'amour fraternel sans partialité et nos églises locales seraient un coeur et une âme pour adorer Dieu, pour méditer sa Parole, pour prier avec ferveur et pour évangéliser ceux qui nous entourent.

Pourquoi
ne le faisons-nous pas, puisque le Seigneur va venir? Chrétiens, humilions-nous sous la puissante main de Dieu. Conscient de ses faiblesses, l'auteur de ces lignes supplie tous les lecteurs de PROMESSES de crier à Dieu, pour qu'il donne 1a force et l'énergie spirituelles de faire face à nos responsabilités de chrétiens dignes de son appel.

Communion Bien des gens pensent que la communion est de se sentir heureux. C'est être dans la pensée de Dieu. La communion est de faire la chose juste au bon moment de la bonne façon. En dehors de la communion, vous ne pouvez faire aucune chose correctement..

Lien : http://www.promesses.org/arts/8p154-155f.html

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Histoire et destinée du pays de l'Eternel

10 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Histoire et destinée du pays de l'Eternel

Histoire et destinée du pays de l’Éternel

(suite et fin)

H. Lüscher

D L'EGLISE DE CHRIST

Le drame de la croix a justifié la chute d'Israël. Le Messie, Jésus-Christ, a été rejeté. Mais Dieu, dans sa grâce infinie, s'est servi de la faute des juifs pour bénir les nations (Rom. 11, 11 ). Ainsi, il ne fait plus de différence entre juifs et païens. Ils sont coupables de désobéissance. Plus question de prérogative nationale pour les juifs pendant leur mise à l'écart. Dieu fait miséricorde à tous les hommes qui viennent à lui (Rom. 11, 30-32).
Tous ceux qui croient en Jésus-Christ sont sauvés et intégrés dans l'Eglise par le Saint-Esprit. L'Eglise est un corps distinct d'Israël.
L'Eglise est composée de juifs et de païens qui ont accepté Jésus- Christ comme Sauveur personnel. (Eph. 2).
Elle est un mystère qui n'a pas été révélé aux prophètes de l'Ancien Testament (Eph. 3).
Sa vocation est céleste (Jean 17, 24). Sa bourgeoisie est céleste (Phil. 3, 20). Ses bénédictions sont célestes (Eph. l, 3). Son héritage est céleste (1 Pi. l, 3-4). Son espérance est céleste. Tout cela contraste avec Israël qui attend des bénédictions terrestres, millénaires.
L'Eglise, enfin, est née à Pentecôte, par la descente du Saint-Esprit; elle sera enlevée dans les cieux auprès du Seigneur, avant les jugements apocalyptiques.
Le lecteur objectif se persuadera lui-même de l'imminence de l'enlèvement de l'Eglise, par le fait historique de l'existence de l'Etat d'Israël (Mat th. 24, 32).

E LE RETOUR DE SON PEUPLE

1. A la fin des temps, Dieu reprendra le fil des relations avec Israël. Tout prépare cette fin. Ezéchiel 37, 1-14 et Esaïe 18, 1-3 prédisent un réveil national lié à un retour progressif du peuple en Palestine (Ez. 34, 13). Ces prophéties sont partiellement accomplies aujourd'hui. Les os se sont rapprochés. Ils ont été recouverts de chair et de nerfs. Mais il leur manque encore le souffle de l'Eternel. La grande masse est dans un état d'incrédulité et le restera jusqu'à ce que le Messie apparaisse sur la montagne des Oliviers.
Depuis 1791, l'influence des juifs dans la politique et la finance n'a cessé de s'accroître. Ce fut la date de l'abrogation des lois d'exception contre les juifs, acceptée par l'Assemblée nationale française.
E n 1897, le sionisme prit naissance. Nous assistons à la fondation officielle de l'Organisation Sioniste Mondiale, grâce à laquelle le développement de l'ardent désir des juifs de rentrer en possession du pays de leurs pères, fit des pas de géants.
E n 1917 , la Palestine redevint le berceau national des juifs, sous l'égide des Anglais, grâce à la déclaration Balfour en faveur d'un foyer national juif.
E n 1967 , la ville de Jérusalem tout entière redevint juive; la partie jordanienne fut intégrée à la partie juive lors de la guerre-éclair en juin.

QUELQUES CHIFFRES ELOQUENTS DE 1965

-L a p o p u I a t i o n d'Israël au 31. 12.65 était de 2 598 400 habitants, dont 2 299 100 juifs, contre 649631 en 1948. En moins de dix ans, la population juive a presque triplé, cela surtout à cause de l'immigration.
-L a s u p e r f i c i e irriguée a augmenté de 400 %; la superficie totale des terres cultivées a triplé, et la valeur de la production agricole est 5 fois plus grande.
-L' i n d u s t r i e a pris un essor extraordinaire, et depuis 1955, la valeur de la production industrielle s'est accrue de 250 %. L'exportation est aussi cinq fois supérieure au chiffre de 1955.
-Grâce aux r e s s o u r c e s n a t u r e ll e s et aux moyens d'exploitation modernes, la production minérale est devenue importante. Il y a du pétrole, des phosphates, de la potasse, du cuivre, du chrome, du soufre, etc.
-Depuis 1948, la longueur d e s r o u t e s a augmenté de 176 %, celle du réseau des chemins de fer de plus de 250 %. La marine marchande possède 90 unités, avec un tonnage total de 932000 tonnes, soit environ 66 fois le chiffre de 1948.
-L ' é d u c a t i o n est très poussée, et Israël est un des pays où l'on trouve le moins d'analphabètes. Quelque 750000 élèves jouissent de l'éducation scolaire. Actuellement, il y a cinq établissements d'études supérieures, avec 22000 étudiants.
-L ' h é b r e u d e l ' A n c i e n T e s t a m e n t est redevenu une langue vivante. Il est d'une grande importance pour la vie culturelle d'Israël. «(Israël», description sommaire du Pavillon d'Israël à l'Exposition universelle et Internationale de 1967, Montreal).
2. Le temple sera reconstruit et profané ensuite par l'Antichrist et ses acolytes. (Es. 66, 1-3; 1,10-14; Apoc.11, 1-3; 2 Thess. 2, 4; Ps. 74 et 79).
3. Une grande tribulation envahira la terre tout entière, en particulier la Palestine. Ce temps effroyable est appelé «la détresse de Jacob» (Jér. 30, 7). Le jugement de Dieu tombera sur le pays et ses habitants (Ez. 22, 17-22). Les prophètes Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, ainsi que les petits prophètes, y font abondamment allusion.
4. Mais Dieu s'est choisi un résidu juif fidèle qui prêchera l'Evangile du royaume. Beaucoup d'âmes seront sauvées par ce témoignage (Apoc. 7). Certains seront mis à mort, d'autres préservés de ces grandes épreuves (Zach. 13, 8-9; Os. 2, 14-15; Apoc. 12,14).
5. La majorité des juifs restera incrédule. Le chef d'Etat les séduira et dominera avec cruauté sur eux. Le pays sera convoité par le bloc «communiste» (la Russie et ses satellites) et les juifs concluront une alliance avec le bloc «occidental» (la bête à sept têtes et dix cornes), pour 7 ans (Dan. 9, 27; 7,7-27; Es. 28, 14-22).
Dès la seconde moitié de ces sept ans, des conflits mondiaux gigantesques se concentreront en Palestine (Apoc. 13,5; Dan. 9, 27) pour aboutir au jugement des nations à Harmaguédon (Apoc. 16, 13-16). Le pays et ses habitants seront sous les coups terribles et directs de l'Eternel.
6. Le Seigneur Jésus apparaîtra officiellement et posera ses pieds sur la montagne des Oliviers. Il anéantira les puissances de ce monde (Apoc.19, 11-21). Tout oeil le verra (Apoc.1,-7).

F. LA RESTAURATION DE SON PEUPLE

1. Lors du retour de Christ en puissance et en gloire, le peuple juif se tournera vers l'Eternel et se repentira (Zach. 12,10; 14, 4; Apoc. 1, 7). C'est avec émotion que le chrétien pense à ce jour-là - le plus beau pour Israël, car enfin, les prophéties, annonçant cette conversion nationale, trouveront leur pleine réalisation. Dieu donnera aux juifs un coeur nouveau (Ez. 36, 25-26; Rom. 1,' 26-27).
2. Le retour des juifs dispersés et exilés pendant des millénaires s'effectuera d'une manière définitive et surnaturelle (Es. 27, 12; 43, 5-7; 66, 19-20; Mich. 4, 6; Mat th. 24, 31). En chemin, les rebelles seront jugés et ne rentreront pas dans le pays (Ez. 20, 30-38). L'unification des douze tribus en sera le résultat (Ez. 37, 15-28).
3. Jésus-Christ, le Messie, gouvernera son peuple et la terre tout entière avec justice et dans la paix (Es. 9, 6; 1,' 5-9). La haine et la guerre seront bannies et feront place à un règne stable de 1000 ans (Apoc. 20, 1-6), d'où le terme: M i l l é n i u rn .
4. Le temple sera reconstruit selon les dimensions données en Ez. 40-46. Les rites et les sacrifices se concentreront sur l'Agneau immolé. Ils auront un caractère commémoratif de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus.
Les nations monteront à Jérusalem, à la maison de l'Eternel, pour adorer Dieu et se faire instruire dans ses voies. (Mich. 4, 1-2).
5. Jérusalem deviendra la première ville de toute la terre, le centre de toutes les nations (Mich. 4, 1-8; Es. 2, 2-4). Les lois nécessaires à la bonne marche de toutes choses sortiront de cette cité bénie qui s'agrandira considérablement (Jér. 31, 38-40; Zach. 14, 10).
6. Le pays subira des modifications topographiques (Joël 3, 18; Zach. 14, 4 et 8), ce qui favorisera la fertilité du sol (Es. 29, 17; Ez. 34, 27). Il y aura abondance de pluie (Es. 30, 23-25), signe de bénédiction dans l'Ancien Testament. Le pays sera partagé selon les tribus (Ez. 47,21 et 48,1-7).
7. Toutes les ruines des villes détruites disparaîtront pour faire place à des constructions nouvelles et magnifiques. Le sol sera de nouveau labouré (Ez. 36, 33-38).
En vertu du sacrifice de Jésus-Christ, par lequel toutes les prophéties s'accompliront, nous entrevoyons déjà maintenant
-un p e u p l e renouvelé
-une v i l l e renouvelée
-un p a y s renouvelé
-un t e m p l e renouvelé
-des n a t i o n s renouvelées.
Les promesses faites à Abraham trouveront leur double accomplissement: les nations seront bénies en la semence d'Abraham, c.-à-d. en Jésus-Christ, et Israël sera en bénédiction aux nations.
Lecteur, le Seigneur Jésus va revenir, es-tu prêt? Nous te supplions de faire la paix avec Dieu, en acceptant Jésus-Christ comme ton Sauveur.

Lien : http://www.promesses.org/arts/7p132-135f.html

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Ouverture sur l'au-delà

10 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Ouverture sur l'au-delà

Ouverture sur l'au-delà

Prof. A. Lamorte, Dr en théologie, Dr ès lettres

I. LE LENDEMAIN DE LA MORT

La mort (du grec Thanatos) est la dislocation de la personne humaine, dislocation provisoire (jusqu'à la résurrection). Cette séparation entre l'âme et le corps constitue une terrible épreuve au sens physique et par sa seule perspective, au cours de la vie. Cette brisure de la personne est une mystérieuse absurdité, tel est le salaire du péché (Rom. 6-23).

Que sera le lendemain de la mort? Non pas l'anéantissement, mais une survie: survie pour la vie éternelle de félicité ou pour le châtiment (Math. 25-46).

Le «comment» de cette survie

a) Faut-il accepter la doctrine romaine du purgatoire (lieu de souffrances où les âmes des justes achèvent d'expier leurs péchés avant d'entrer dans le Ciel)? Cette doctrine est contraire à la doctrine de rédemption parfaite par Christ, car elle suppose une expiation méritoire de notre part.
Le Nouveau Testament est muet sur le purgatoire.
b) Faut-il croire au sommeil des âmes après la mort, dans l'attente de la résurrection?
Cette doctrine trouve son point d'appui dans: 1) Dans les passages de l'Ancien Testament relatifs au séjour des morts (Scheol.); et 2) Dans les passages du Nouveau Testament où les morts sont évoqués comme des êtres qui dorment (Actes 7-60; I Thess. 4, 13-14; Jean 11, 11).
Mais 1) Jésus a magnifiquement redressé la doctrine du Scheol en proclamant: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort» (Jean 11, 25). 2) Quant aux allusions au sommeil, elles ne peuvent être que des images s'appliquant au corps qui attend dans la poussière le jour du réveil de la résurrection. Car Jésus affirme que l'âme croyante ne connaîtra jamais la mort (Jean 11, 26). Or l'âme non rachetée ne connaîtra pas davantage l'anéantissement.

Après la mort, c'est le paradis pour le racheté. le paradis (séjour des âmes) n'est pas encore le Ciel (séjour des ressuscités). C'est au paradis que, aussitôt après sa mort, devait être le brigand repentant (Luc 23-43). Le paradis est fait de la présence bénie du Christ «aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis»).

Après la mort, c'est l'enfer, le châtiment pour les rebelles (Matt. 25, 46). Sous les figures de la flamme (Luc 16, 24), du feu qui ne s'éteint point (Matt. 3, 12; 25, 41) de la géhenne (Matt. 18, 9; 5, 22), des ténèbres du dehors (Matt. 25, 30), de la seconde mort ou de l'étang de feu (Apoc. 21, 8), l'enfer se révèle d'un réalisme tragique, effroyable et sans limite. Car, «après la mort suit le jugement» (Hébr. 9, 27). Le récit de Lazare et du mauvais riche est particulièrement suggestif à cet égard (Luc 16,22-23). Le châtiment est éternel (Matt. 25, 46).
C'est donc ici-bas que se décide notre sort éternel. Quel appel à la décision sans délai! Demain, peut-être, il sera trop tard (Hébr. 3, 13-15).

Lien : http://www.promesses.org/arts/4p73-74f.html

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L'ESPRIT DIT EXPRESEMENT QUE

9 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

L'ESPRIT DIT EXPRESEMENT QUE

L'ESPRIT DIT EXPRESSEMENT QUE

1Tim. 3.16; 4:1-3.

R. H. Guignard

A plusieurs reprises, la Parole de Dieu donne des avertissements concernant « les derniers jours », par quoi elle sous-entend la fin d'une époque ou, selon l'anglais, la fin d'une « dispensation », c'est-à-dire d'un temps spécifié de grâce de la part de Dieu envers l'humanité.

Sommes-nous, selon la description biblique, « dans les derniers jours » OU « les derniers temps » ? Au dixième siècle de notre ère, la population chrétienne de l'Europe était en effervescence: elle croyait communément qu'avec l'an mille, la fin du monde était certaine. Ce chiffre frappait la conscience de chacun et amenait l'homme à se préparer à ce grand événement.

Rien ne se passa! Alors, dit-on, on s'est trompé, Jésus-Christ est mort environ quarante ans après l'année une. Ainsi, nous devons attendre pour ce grand jour, l'an mille et quarante.

De nouveau, rien ne se passa! Puis le cours de la vie reprit et le christianisme d'alors repartit en avant. Ce fut l'époque des Croisades et de la construction des grandes cathédrales. Une époque de foi, sans doute, mais on n'attendait plus le retour de Christ pour son église.

Plus tard, la lecture de la Bible amena les regards de chrétiens fidèles à considérer les promesses divines répandues ici et là dans la Parole. Tout au long des 19e et 20e siècles, des étudiants de l'Ecriture annoncèrent le retour plus ou moins rapproché de Celui qui avait « commencé une bonne oeuvre et qui devait l'amener à sa conclusion » (voir Ph. 1 : 6.).

Rien ne se passa, mais le fait que le peuple juif règne à nouveau dans le pays de la promesse et tout particulièrement à Jérusalem ravive l'espérance d'un retour prochain du Christ pour chercher son Epouse. Cela constituerait la fin d'une époque, la fin de l'église chrétienne, de la dernière, grande et somptueuse église qui dit: « Je suis riche, je me suis enrichie, et je n'ai besoin de rien...» mais que le Seigneur déclare être « malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue ». Avec, toutefois, une lueur d'espoir, pour « celui qui vaincra » : « je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi, j'ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône » (Ap. 3 : 14-22).

Sommes-nous aux « derniers temps » ? Nous ne voulons pas répondre, mais dirons simplement: « Soyez prêts! » Dieu, en effet, s'est réservé de donner ses ordres au moment qui lui semblera convenable. C'est lui qui ouvre la porte et personne ne la fermera...

Que dit la Parole ? « L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs, portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience » (4: 1, 2).

Sommes-nous aux derniers temps ? Voici un premier signe à étudier : « Quelques-uns (parmi les croyants) abandonneront la foi ». De quelle foi s'agit-il ? (car on peut avoir foi en différentes personnes, théories ou choses). De la foi au mystère de la piété, que nous trouvons décrite au verset précédent (3 : 16). Nous posons une nouvelle question : qu'est-ce que la piété ? C'est le respect dû à Dieu, notre Créateur, c'est l'ensemble des sentiments que nous devons posséder et exprimer face à la Déité, face à Celui dont tout dépend. « Exerce-toi à la piété... car elle est utile à tout; elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir » (4 : 8), écrivait Paul à Timothée.

Voici la description de ce mystère: « sans contredit, le mystère de la piété est grand; QUI (Dieu ou Jésus-Christ Lui-même) a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit (voir Ep. 3: 4, 5), vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire ». C'est la base du christianisme décrite en deux lignes, l'oeuvre de grâce de Dieu en faveur de l'homme, que nous a apporté l'évangile, la foi aux vérités fondamentales concernant l'incarnation du Fils de Dieu.

C'est cette foi que quelques-uns abandonneront tout en émettant la prétention d'être encore chrétiens.

La piété est donc la base de notre foi en Dieu qui consiste à recevoir ce qui nous est révélé par l'Ecriture et en particulier par le verset (3 : 16) que nous avons reproduit ci-dessus. C'est la confiance que nous éprouvons à l'égard du Créateur, lequel n'a pas hésité à envoyer sur cette terre son Fils, Jésus-Christ. C'est l'acceptation de ce Jésus comme Sauveur, puis comme Seigneur. C'est une invitation à manifester un sentiment de reconnaissance toujours renouvelé. C'est un désir tout nouveau dans le coeur d'obéir à la Parole de Dieu.

L'Esprit dit expressément que quelques-uns abandonneront l'une ou l'autre des caractéristiques de la foi chrétienne. L'enseignement de ces gens-là pourra paraître encore très correct. Ils éviteront simplement de parler des choses dont ils doutent (ce qui est honnête de leur part), mais leur doctrine sera incomplète et de ce fait boiteuse. Il y manquera une (ou des) vérité nécessaire à la marche chrétienne.

Ne se nourrissant plus de toute la Parole, il se formera dans la pensée de ces gens, dans leur conviction, un vide... Cherchant à le combler par d'autres réflexions, des « esprits séducteurs » suggéreront, insinueront des solutions de remplacement. Peu à peu, la Parole sera altérée par des considérations nouvelles, qui pourront alors se transformer en « fausses doctrines ». La Parole appelle cela « abandonner la foi ».

Parmi tant de voix qui se font entendre dans le christianisme, il est difficile de découvrir les hommes qui, partis de la foi en la bonne doctrine, s'en éloignent plus ou moins lentement. L'Ennemi est si habile que la vérité n'est plus qu'à un fil du mensonge. Comment s'y reconnaître ? Dans certains milieux, le Saint-Esprit a accordé à quelques chrétiens le don de discernement des esprits. Sont-ils écoutés ? Au verset 4: 2, il est parlé de « faux docteurs » qui, au verset 3, prescrivent « de ne pas se marier ». En Europe occidentale, le mariage est mis sur la sellette, et nombreux sont ceux qui voudraient se débarrasser de ses liens ou obligations !

Quant au troisième signe, « s'abstenir d'aliments que Dieu a créés », nous arrivera-t-il peut-être sur les ailes d'un vent d'Orient ?

Les signes peuvent ne pas se présenter partout sur la terre à la même période. C'est pourquoi les croyants sont invités à prendre garde aux avertissements que donne la Parole. « Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés ».

« En exposant ces choses aux frères écrivait Paul, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ. nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie » (4 : 6).

« La piété est utile à tout: elle a la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir » (4: 8).

Lien : http://www.promesses.org/arts/43p57-60f.html

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Célibat, fiançailles et concubinage sous l’éclairage biblique

8 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Célibat, fiançailles et concubinage sous l’éclairage biblique

Célibat, fiançailles et concubinage sous l’éclairage biblique

Daniel Arnold

Nous reproduisons ici quelques extraits de son dernier livre « Vivre l’éthique de Dieu » (Éditions Emmaüs, CH-1806 Saint-Légier, Suisse, 2010) avec l’aimable autorisation de l’auteur. Nous avons retenu quatre enseignements du chapitre 12 consacré au mariage et à la sexualité.

1) Le célibat

Dans l’A.T., la question du célibat n’est pas directement abordée. Le mariage sert de norme aux hommes et aux femmes. D’une part, les êtres humains doivent peupler le monde (« Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre » Genèse 1.28) et d’autre part, « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2.18). Les enfants, même âgés, demeuraient dans la sphère familiale jusqu’à leur mariage. Alors, ils « quittaient père et mère » pour devenir une seule chair avec leur conjoint (Genèse 2.24). Les femmes en particulier restaient sous l’autorité paternelle tant qu’elles n’étaient pas mariées.

Le célibat existait dans l’A.T., mais il est difficile d’en estimer l’importance. Avant le déluge, les hommes se mariaient, mais moins rapidement qu’aujourd’hui. Selon les généalogies de la Genèse (Genèse 5), les prédiluviens engendraient leur premier enfant après un siècle et demi en moyenne. On peut en déduire que le temps de célibat était d’une durée équivalente. Il faut dire que l’espérance de vie dépassait les neuf cents ans ! Après le déluge, les hommes engendrent beaucoup plus rapidement. Sem engendre son premier fils deux ans après le déluge (Genèse 11.10), et les huit générations suivantes apparaissent tous les trente ans environ (Genèse 11.12-24).

Plusieurs patriarches semblent très attachés à leur mère, au point qu’ils ne se marient qu’après le décès de celle-ci. C’est le cas d’Isaac qui s’est marié à 40 ans (Genèse 25.20), trois ans après le décès de Sara (Genèse 17.17 ; 23.1), et « c’est ainsi qu’Isaac fut consolé après (la perte) de sa mère » (Genèse 24.67). Jacob, lui aussi très attaché à sa mère (Genèse 27), trouve une épouse (Rachel) dès qu’il est contraint de quitter Rébecca (Genèse 27.40-28.5 ; 29.1-20). Il est alors âgé de 77 ans.1 Par contre, Esaü, son frère jumeau, moins attaché à sa mère (Genèse 25.28), se marie (déjà) à 40 ans (Genèse 26.34). Parfois, c’est la séparation de la famille élargie qui semble avoir favorisé le mariage : Juda trouve une épouse après avoir « quitté ses frères » (Genèse 38.1-2) et Moïse se marie après avoir dû fuir l’Egypte, pays où il avait grandi et où se trouvaient les Hébreux (Exode 2.15-21).

Dans l’A.T., les épouses des hommes de foi sont rarement mentionnées. Il faut dire que l’on identifiait un homme par son père. Parfois on indiquait aussi le nom de ses enfants, mais on ne nommait presque jamais son épouse. La seule exception est celle des rois de Juda dont on connaît le nom de l’épouse et du fils aîné. Par contre, on ignore souvent tout de la vie familiale des prophètes, excepté pour Osée (Osée 1.1-3) et Ésaïe (Ésaïe 8.3,18). Les autres étaient-ils mariés, eux aussi ? On peut le penser, mais pas le prouver. Quoi qu’il en soit, l’absence de toute référence à une épouse ne signifie pas que ces prophètes étaient célibataires.

Le livre des Juges fait mention de la « virginité » de la fille de Jephthé (Juges 11.37-38). Ce texte est souvent mal compris, car on le lit au premier degré. Le père ne s’est jamais engagé à brûler la personne qui l’accueillerait au retour victorieux du combat (« Je l’offrirai en holocauste » Juges 11.31), mais à la consacrer au service du Seigneur. Le langage du juge est imagé, comme celui de Paul lorsqu’il encourage les chrétiens à offrir leur corps « comme un sacrifice vivant » (Romains 12.1). Jephthé est désolé de voir sa fille unique venir à lui, car il sait qu’elle restera toujours vierge. Celle-ci honore l’engagement de son père et va pleurer sa virginité (et non sa mort). Son engagement est remarquable (et non stupide), c’est pourquoi les jeunes filles commémoraient chaque année son engagement (Juges 11.39-40). Jephthé lui-même est placé parmi les héros de la foi dans le N.T. (Hébreux 11.32). La fille de Jephthé a été consacrée au service féminin du tabernacle. Cette activité est mal connue, mais elle incluait, comme le montre le récit des Juges, le célibat de ces personnes.

L’enseignement du N.T. sur le célibat est beaucoup plus étoffé. Le texte de base se trouve dans 1 Cor 7.1 : « Il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme »3. Paul élève le statut du célibat au-dessus de celui du mariage : mieux vaut rester célibataire que de se marier (1 Cor 7.20,27,38). Paul fonde ce renversement de perspective sur le fait que l’essentiel n’est pas du domaine matériel, mais du spirituel. Concrètement, la condition du célibataire est préférable en raison « des calamités présentes » (1 Cor 7.26) et des attentions que le mariage demande (1 Cor 7.32-34). Or, les soucis du Royaume doivent venir en premier. Fondamentalement, Paul désire que rien ne fasse obstacle au ministère ; c’est pourquoi tous les sacrifices sont bons s’ils servent à l’avancement du Royaume. Néanmoins, il faut rester réaliste. L’apôtre reconnaît la difficulté du célibat et ne l’impose à personne, même pas aux serviteurs de Dieu (contrairement à la pratique de l’Église catholique). En aucun cas, les désirs sexuels ne doivent mener un chrétien à l’immoralité. C’est pourquoi « il vaut mieux se marier que de brûler » (1 Cor 7.9) et « à cause des occasions d’inconduite, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari » (1 Cor 7.2). Pour rester célibataire, il faut un don du Seigneur : « Je voudrais que tous les hommes soient comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre » (1 Cor 7.7).

Face à la valorisation du célibat dans le N.T., il est intéressant de noter que Jésus accomplit son premier miracle lors d’un mariage (Jean 2.1-11). Puisqu’il participe au bon déroulement de cette fête en suppléant au manque de vin, il ne rejette manifestement pas l’institution du mariage. D’autre part, Jésus met à profit cet événement pour manifester sa gloire à ses disciples (Jean 2.11). En d’autres termes, Jésus resserre les liens avec ses disciples à l’occasion de noces. Or, Jésus est resté célibataire toute sa vie, et les disciples semblent avoir été détachés de tous liens conjugaux durant les trois ans du ministère terrestre du Seigneur. Ainsi, le mariage de Cana donne à Jésus (le célibataire) l’occasion d’établir une relation de grande proximité avec ses disciples (« célibataires »), à l’image de la relation intime qu’un époux a avec son épouse après le mariage. Aux disciples qui étaient venus voir « où il demeurait » (Jean 1.38), « Jésus manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui » (Jean 2.11). La foi, élément indispensable pour entrer dans la nouvelle cellule familiale de Jésus, est mentionnée pour la première fois.

La perspective néotestamentaire est manifestement spirituelle. Le célibat dans le N.T. n’a de valeur « supérieure » que s’il conduit à un plus grand engagement avec le Seigneur. Ce célibat « pour raison spirituelle » n’est pas synonyme de solitude, mais de communion et d’engagement. Les filles et les fils spirituels remplacent (avantageusement) les enfants issus de la chair. Rappelons aussi que dans le ciel, il n’y aura ni mariage physique ni relations sexuelles (Mat 22.30).

Avant de conclure, rappelons que le célibat n’est pas une obligation pour servir, mais une opportunité. Paul et Barnabas n’avaient pas d’épouse, alors que Pierre et les autres apôtres en avaient une (1 Cor 9.5 ; cf. Marc 1.30). Paul avait reçu du Seigneur le don du célibat, ce qui a permis à cet apôtre des païens de voyager sans relâche pour annoncer le message de l’Évangile. Pierre avait été appelé à un autre ministère (Jean 21.15-17 ; Gal 2.8), manifestement plus sédentaire.

Pour certains chrétiens, le célibat ne résulte pas d’un choix ou d’une vocation, mais de l’absence d’un conjoint chrétien avec lequel il aurait été bon de s’engager. C’est en particulier le cas lorsque l’un des sexes est largement majoritaire dans une église, et que les chrétiens ne veulent se marier que « dans le Seigneur » (1 Cor 7.39). En effet, mieux vaut ne pas se marier que de vivre un mariage boiteux. Le Seigneur donne la force et la grâce d’affronter toutes les circonstances de la vie.

2) Les fiançailles

Les fiançailles sont pour un couple une déclaration d’intention de mariage. Le terme de fiançailles désigne le jour de cette déclaration, ainsi que le temps qui sépare cette date de celle du mariage. Ce n’est pas forcément un acte religieux. Une bague de fiançailles matérialise souvent cette décision.

Les fiançailles sont un engagement qui lie les futurs conjoints par la parole en vue du mariage. Dans l’Ancien Testament, la transgression des fiançailles était aussi grave que celle du mariage. Dans les deux cas, on parlait d’adultère, et les coupables étaient punis de mort (Deut 22.23-27).

Le temps des fiançailles était un temps où les futurs époux exprimaient verbalement leur amour. Jérémie utilise l’expression « les chants du fiancé et les chants de la fiancée » pour caractériser une période de joie profonde (Jérémie 7.34 ; 16.9 ; 25.10 ; 33.11). Les fiancés échangeaient leurs sentiments (Cantiques 4.8-12), mais ils se gardaient de l’union sexuelle. C’est pourquoi le fiancé n’était pas enrôlé dans l’armée afin de pouvoir consommer son mariage le jour des noces : « Qui est-ce qui a fiancé une femme, et ne l’a point encore prise ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne la prenne. » (Deut 20.7) Lorsque Joseph découvre que Marie, sa fiancée, est enceinte, il pense qu’elle l’a trompé, car il n’a eu aucun rapport sexuel avec elle (Mat 1.18-19). La conception miraculeuse de Marie n’a d’ailleurs de sens que si Marie était vierge à ce moment-là (Luc 1.26-38). Paul décrit aussi l’Église comme la fiancée qui est « une vierge pure » (2 Cor 11.2). Même les filles de Loth (qui n’étaient pourtant pas les plus vertueuses des femmes : Genèse 19.31-38) étaient restées vierges, alors qu’elles étaient déjà promises en mariage (Genèse 19.8,14).

La notion de fiançailles est utilisée pour décrire la relation entre l’Eternel et son peuple. Pour Ésaïe et Osée, Israël est la fiancée de l’Eternel (Esaïe 49.18 ; 61.10 ; 62.5 ; Osée 2.21-22), et pour Paul, l’Église est la fiancée de Christ (2 Cor 11.2). Fondamentalement, le sens des fiançailles se trouve dans le Seigneur. L’alliance de Dieu avec son peuple est déjà réalisée, mais la pleine manifestation de cette union est encore à venir. Nous sommes dans le temps de l’attente, « dans le déjà et le pas encore ». Jésus est maintenant avec nous : « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mat 28.20), mais l’union n’est pas encore entièrement réalisée. Nous sommes dans le temps des fiançailles et attendons les noces de l’Agneau (Mat 22.2-14 ; 25.1-13 ; Apoc 19.7-9). Alors nous serons pour toujours dans sa présence.

3) Le concubinage

Dans l’Écriture, le concubinage est presque toujours associé à la polygamie. Les concubines étaient des épouses de second rang. Parfois, la servante d’une épouse qui avait eu un rapport sexuel avec le mari est appelée concubine (pilegesh). C’est le cas de Bilha, la servante de Rachel qui a engendré deux fils à Jacob (Genèse 35.22). Qetoura est aussi appelée concubine (1 Chr 1.32) bien qu’elle ait épousé Abraham après la mort de Sara (Genèse 25.1).

Le concubinage marque le lien fragile qui unit un homme à une femme. L’histoire du lévite, qui sacrifie sa concubine aux homosexuels de Guibéa pour se tirer d’une situation difficile, illustre le peu d’attachement qu’un homme peut avoir pour une épouse de second rang (Juges 19.25-29). Relevons que cette femme était plus qu’une simple maîtresse du lévite, puisque le narrateur désigne l’homme par les termes de mari et de gendre (Juges 19.3,5), et celui-ci va chercher sa concubine chez son beau-père (Juges 19.4).

Notons que, souvent, les hommes qui avaient des concubines étaient des personnages puissants (Juges ou rois) : Gédéon (Juges 8.31), Saül (2 Sam 3.7 ; 21.11), David (2 Sam 5.13 ; 15.16 ; 20.3), Salomon (1 Rois 11.3), Roboam (2 Chr 11.21), Assuérus (Esther 2.14), Belchatsar (Daniel 5.23), Darius (Daniel 6.19). Coucher avec la concubine d’un roi était interprété comme un signe d’usurpation du trône (2 Sam 3.7 ; 16.21-22 ; 1 Rois 2.21-24).

Le concubinage aux temps bibliques n’était pas caractérisé par l’amour et la communion, mais par l’égoïsme et le désir de puissance et de notoriété ; parfois aussi pour pallier la stérilité d’une épouse. Le concubinage « occidental moderne » se différencie passablement de celui décrit dans la Bible, mais ce qui les rapproche, c’est la faiblesse de l’alliance.

Le concubinage moderne, appelé aussi union libre, se décrit difficilement, car ses formes sont multiples et rien n’est défini. L’engagement est généralement oral et privé. Concrètement, les partenaires décident simplement d’emménager ensemble pour un temps indéfini, mais tous les individus qui cohabitent ne sont pas concubins. Les voisins sont rarement informés officiellement de l’union. Avec le temps, l’alliance « s’officialise », mais le flou juridique reste avec tous les inconvénients que cela peut engendrer. Dans de nombreux pays, le législateur édicte des lois pour éviter trop de souffrances en cas de séparation des partenaires. A cet effet, les autorités encouragent fortement les concubins à établir une convention écrite.5

Henri Blocher s’interroge sur le « statut » de la cohabitation. Faut-il voir « la cohabitation sérieuse et durable comme un mariage ‘imparfait’, comme ‘sous-mariage’, plutôt que comme fornication stabilisée » ? « Nos cohabitants stables pèchent-ils de s’unir (comme dans la fornication) ou pèchent-ils de ne pas achever une union matrimoniale qu’on voit déjà, réellement, entre eux ? Nous donnons l’avantage du réalisme biblique à la deuxième analyse. Ils s’écartent du commandement divin parce qu’ils ne scellent pas leur alliance en assumant toute sa portée sociale, dans la forme donc prévue par le magistrat ».

Le concubinage est la marque d’un amour au rabais, d’un amour qui ne s’engage pas dans la durée (jusqu’à la mort). Pour les chrétiens, vivre en concubinage, c’est ignorer la dimension de l’alliance, un élément fondamental de la foi chrétienne. Les chrétiens concubins sont des chrétiens qui suivent l’esprit libertin du monde. Ils devraient concentrer leurs regards sur le Christ qui s’est livré sans retenue pour nous.

La masturbation est du domaine personnel. L’Ecriture ne la mentionne pas spécifiquement.

Le jugement dont Onan a été frappé dans la Genèse ne peut pas servir de précédent à une condamnation de la masturbation, car l’homme voulait jouir du rapport sexuel avec la femme de son frère décédé, sans pour autant lui susciter une descendance comme la loi du lévirat le demandait. C’est pourquoi l’Eternel lui a enlevé la vie (Genèse 38.8-10).

Les « pollutions nocturnes » masculines mentionnées dans le Lévitique concernent le plan rituel et n’ont aucun rapport avec la morale. Elles étaient probablement accidentelles et rendaient un homme impur jusqu’au soir (Lévitique 15.16-17), au même titre que les règles rendaient une femme impure (Lévitique 15.19-24). La perte de sperme ou de sang, symboles de la vie, rendait une personne impure pour une courte période.

Le texte le plus en lien avec la masturbation est sans doute la parole de Jésus sur la convoitise : « Moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Mat 5.28). Sur le plan éthique, ce n’est pas la masturbation en elle-même qui est problématique, mais les pensées impures qui y sont associées

Lien : http://www.promesses.org/arts/183p06.html

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Histoire et destinée du pays de l’Éternel (1)

6 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Histoire et destinée du pays de l’Éternel (1)

Histoire et destinée du pays de l’Éternel (1)

H. Lüscher

« Car le pays est à moi» (Lév. 25, 23)
7 juin 1967! Cette fois, il n'y a plus de doute possible. La guerre-éclair en Palestine a attiré l'intérêt du monde entier. D'un seul coup, Israël est devenu la plaque tournante de la politique internationale.
Tout le monde en convient: Il s'est passé quelque chose d'extraordinaire. La petite armée d'Israël, inférieure en hommes et en armes face aux peuples arabes décidés à l'anéantir, a acquis une victoire éclatante sur ses ennemis. Le général français Beaufre a exprimé son admiration en ces termes: «Jamais, peut-être, n'a-t-on vu une exécution si proche de la perfection, ni une victoire plus rapide et plus complète. J'ai vu tous ces hommes qui venaient de remporter cette incroyable victoire. Ils m'ont parlé avec modestie, surpris eux-mêmes de ce que leurs calculs, leurs hésitations et leurs veilles aient produit un résultat aussi miraculeux". (Paris Match du 24 juin 1967, page 43). Hier encore, les événements du Moyen-Orient ne faisaient guère l'objet dominant de discussions générales. Aujourd'hui, après trois dates marquantes (1948, 1956, 1967), la Palestine a captivé l'intérêt et la passion du monde entier.
L'horloge prophétique avance. Elle indique au chrétien que «l'été est proche». La saison de la moisson divine où jugements et bénédictions se manifesteront successivement envers Israël et les nations va s'ouvrir. Le rameau du figuier recommence à donner des feuilles (Mat th. 24, 32). La résurrection nationale du peuple juif est un signe sûr que nous vivons les toutes dernières heures de la dispensation de la grâce.
Comment, direz-vous peut-être, pouvez-vous mesurer la fin des temps avec le peuple d'Israël? A la lumière des Ecritures, nous allons essayer de présenter les desseins de Dieu à l'égard de ce peuple bien-aimé; on comprendra mieux la gravité de l'heure actuelle.

A. L'ELECTION DE SON PEUPLE

1. Qui est Israël? Ce sont les fils de Jacob, descendants d'Abraham (2 Rois 17, 34). La Parole a soin de préciser ce détail, car ni Ismaël, fils d'Abraham, ni Esaü, frère de Jacob, ne pouvaient jamais être intégrés à ce peuple.

2. Une promesse inconditionnelle est formellement faite à Abraham (Gen. 12,1-3). Il devait obéir à l'appel de Dieu pour aller dans le pays de la promesse. Sa postérité, en tant que collectivité, deviendrait une grande nation. Cette nation serait bénie. Dieu agirait envers les autres nations selon leur comportement à l'égard d'Israël. Et un jour, tous les peuples de la terre seraient bénis à cause d'Israël.

3. L'Eternel s'est donc choisi un peuple qu'il a mis à part (Lév. 20,26). Les dons de grâce et l'appel de Dieu sont irrévocables. Israël est son peuple élu à cause des promesses faites aux patriarches (Rom. 11, 28). L'Eternel est le Dieu d'Israël (2 Chr. 6, 7). Et qui touche son peuple, touche la prunelle de son oeil (Zach. 2,8).

4. Dieu lui a réservé un pays, la Palestine (Gen. 12, 7). Les futures frontières qu'lsraël connaîtra lorsqu'il entrera en possession des bénédictions millénaires, ont déjà été fixées par Dieu. Cela eut lieu quand il assigna une terre à chaque nation (Gen. 10; Deut. 32, 8). Depuis lors, les frontières ont changé maintes fois; des peuples ont disparu, d'autres ont surgi. Mais le principe de différentes races établies sur les terres désignées en Gen. 10 restera; on retrouvera ces nations - bien sûr sous d'autres noms - à la fin des temps, avec les frontières fixées par Dieu.
Le pays d'Israël s'étendra depuis le fleuve d'Egypte jusqu'à l'Euphrate (Lév. 25, 23). Aucune nation n'y touchera impunément.

5. Pourquoi Israël a-t-il été choisi par Dieu? Dans Deut. 7, 6-8, nous trouvons trois raisons:
-L'Eternel l'avait choisi pour rnanifester sa puissance paternelle .Les peuples sauront par Israël que Dieu ne veut pas d'une nation à double coeur. Puisque son peuple ne veut pas marcher dans ses voies, il le fera passer par le creuset de sa main (verset 6).
-Israël a été choisi à cause de l'amour infini de Dieu .De nombreux passages nous apprennent qu'il a gravement failli à son glorieux appel. L'amour est quelque chose de grandiose qui saisit l'être tout entier de l'homme intérieur. Ce n'est pas une vertu. Dieu lui-même est amour dans son essence. Ce passage met en garde le peuple bien-aimé contre un orgueil national. Jamais par ses propres qualités ou ses mérites, il pourra se glorifier de ce titre «mon peuple» (verset 7).
Dieu passe par dessus les défaillances de son peuple. L'amour éternel (Jér. 31, 3) de Dieu attirera un jour Israël rebelle à lui, en vertu de l'oeuvre rédemptrice du Messie accomplie à la croix (Es. 53).
-Enfin, Dieu ne peut renier son alliance unilatérale et inconditionnelle conclue avec Abraham, «car il n'est pas un homme pour mentir. ..aurait-il déclaré quelque chose et ne le réaliserait-il pas?» (No.23, 19)

B. LES PROMESSES RENOUVELEES

-à Abraham

Gen 17, 7-10 22, 1&-18

-à Isaac

Gen, 28, 13-14

-à Jacob

Gen 35, 11-12

Dès lors, Dieu s'est fait «le Dieu d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob", comme disait un éminent serviteur de Dieu Et, sur cette base il se rappellera toujours ses promesses jusqu'à leur plein accomplissement au Millénium A travers tout l'Ancien Testament, cette fidélité de Dieu apparaîtra continuellement pour assurer, à ses serviteurs obéissants, que cette alliance inconditionnelle ne sera jamais rompue, par exemple

-à Moise

Exode 3, 6 2, 24

-à David

1 Chron 16, 15-18

-à Michée

Michée 7, 20

Israël est donc l'élu de l'Eternel sur le plan collectif et en vertu de l'alliance faite avec les pères (Rom 11, 28)

C. LA MISE A L'ECART DE SON PEUPLE

L'histoire d'Israël est parsemée de châtiments, car il n'a pas répondu à l'appel de l'Eternel. Mais, à cause des promesses faites aux patriarches, Dieu restaurera pleinement ce peuple.

1. Avertissements Lévitique 16, 14-39 décrit les six degrés de châtiments, qui finissent par l'exil, si le peuple n'écoute pas l'Eternel.
Deutéronome 28, 15- 69 confirme cette prophétie solennelle en des termes non moins équivoques.
Précisons que ces deux portions sont précédées des promesses liées à l'obéissance d'Israël. Cependant; après ces terribles châtiments, il sera ramené dans son pays, où, purifié et restauré en vertu de l'alliance inconditionnelle avec les patriarches, il jouira du repos divin (Deut. 30).

2. Causes - -L'idolâtrie
Les livres historiques de la Bible racontent comment Israël s'est rapidement éloigné de Dieu et de ses commandements. Le peuple abandonnait l'Eternel pour adorer de faux dieux. «De leur argent et de leur or, ils se sont fait des idoles» (Lév. 26, 30-33; Deut. 29, 24-28; Os. 8, 4).
- Le rejet du Christ
Le Messie pleurait sur la ville bien-aimée de Jérusalem parce qu'elle allait connaître le drame le plus grand de son histoire: La crucifixion de Jésus-Christ, puis la destruction de la cité suivie de la dispersion de ses habitants (Luc 19,41-44). Ils avaient refusé d'écouter le Messie et de le suivre. A l'instar des prophètes dont les messages furent repoussés, le Fils de Dieu fut rejeté comme Messie par son peuple (Mat th. 23, 37-39). Il ne voulait pas qu'il régnât sur eux. Les chefs religieux tout comme le peuple crièrent: «Crucifie, crucifie-le» (Luc 23, 21 ). La sentence prononcée par eux allait, hélas, se vérifier par la suite (Mat th. 27, 25). Le sang de Jésus-Christ était sur la nation, conséquence terrible de ce rejet, à travers les siècles qui allaient suivre.
Mais c'est précisément ce sang précieux de Jésus-Christ qui rachètera la nation de toutes ses chutes, pour la sauver entièrement.
- L'opposition à la prédication de l'Evangile aux nations ..
Pour combler «la mesure de leurs péchés», ils empêchaient les apôtres de prêcher l'Evangile de la grâce {1 Thess. 2, 14-16).

3. Conséquences

Après la mort du roi Salomon, le royaume fut divisé.

En 722 avant J. C., le royaume du Nord fut déporté par les Assyriens (2 Rois 18, 9-12). Ainsi, les 10 tribus restèrent en exil et sont encore introuvables aujourd'hui.

Puis, le châtiment atteignit le royaume du Sud, avec Jérusalem. Sa déportation commença en 606 avant Jésus-Christ, par Nebucadnetsar, roi de Babylone. Le roi de Juda et les nobles furent emmenés à Babylone (Dan. l, 1-5). Un second siège suivit en 597 par les Babyloniens. Finalement, la ville de Jérusalem fut prise et détruite en 586. La majorité du peuple fut emmenée en captivité.

Exactement 70 ans après la déportation des juifs, en 536, Zorobabel retourna à Jérusalem avec quelque 42000 compatriotes. Ce retour put avoir lieu grâce à un décret de Cyrus, roi de Perse. La prophétie de Jér. 25, 9-11; 29, 10; 2 Chron. 36, 20-21, s'accomplit littéralement.

En 516, 70 ans après la destruction du temple par Nebucadnetsar, le sanctuaire en reconstruction fut achevé par les juifs rentrés dans leur pays (Esdr. 6, 15).

Au fur et à mesure que les royaumes des nations se succédèrent et prirent de l'expansion, l'ubiquité des juifs dispersés suivit parallèlement. Leur influence était telle que Strabon, géographe grec connu, écrivit à leur sujet vers l'an 85 avant Jésus-Christ: «Il ne se trouve guère un lieu dans le monde qui n'héberge pas ce peuple et qui ne soit pas sous l'influence de sa puissance.».

La diasporah signifie la dispersion des juifs dans le monde. L'empire romain, à son apogée, comptait alors environ 3 millions de juifs, sans les habitants de Jérusalem, au nombre d'environ 1 million.

Puis le châtiment tomba sur les juifs, et pendant des siècles, ils furent dispersés parmi toutes les nations (Deut. 28, 63-67). Ce passage allait s'accomplir littéralement. L'empereur Titus assaillit Jérusalem sous le règne de son père (Vespasien), fit massacrer près d'un million de juifs et détruisit le temple (Mat th. 24, 1-2; Luc 21,5-6).

Une ultime tentative de soulèvement sous Simon Bar-Kochba mit définitivement fin à..l'état juif en 135. Une fois de plus, 500000 juifs furent impitoyablement massacrés, et l'empereur Hadrien fit passer une charrue sur la place du temple. La colonie romaine Aelia Capitolina fut érigée sur la ville de Jérusalem et l'entrée des juifs interdite sous peine de mort.

Ce peuple bien-aimé passa par d'indicibles souffrances à travers les siècles qui suivirent. Traqués, persécutés, massacrés, ils errèrent de pays en pays, étant bannis de la ville chérie de Jérusalem (Ps. 55, 2; Sam. 1, 7).

En 315, l'empereur Constantin le Grand établit des lois contre les juifs.
En 395, Théodose le Grand exclut les juifs de toutes les places d'administration, et consentit à la destruction des synagogues si, pour des raisons de religion, la chose s'avérait nécessaire.

En 613, la persécution sévit aussi en Espagne. Tous les enfants juifs, dès l'âge de 7 ans, furent enlevés à leurs parents et placés chez des familles non-juives, en vue de leur «éducation chrétienne».

En 1096, l'Allemagne connut des persécutions terribles contre la diasporah. Plus de 120000 personnes furent mises à mort dans les villes rhénanes.

En France aussi, les juifs connurent l'exil pendant 17 ans (1181- 1198). Tout leur mobilier pouvait être vendu par le peuple, tandis que leurs biens immobiliers devenaient la propriété du roi Philippe-Auguste.

A Londres, la haine éclata contre eux à peu près en même temps. De nombreuses maisons furent brûlées, et beaucoup de juifs perdirent leur vie en 1189.
En 1215, le quatrième concile de Latran publia des décrets contre les juifs.

En 1593, le pape Clément VIII bannit les juifs de la cité du Vatican. Ceux qu'on rencontrait sur territoire papal pouvaient être sans autre envoyés aux galères.

Fin 18ème, début 19ème siècle: La haine se déchaîne en Russie contre eux. On oblige les hommes à faire du service militaire pendant 25 ans. Des centaines de milliers quittent la Russie. Pendant le pontificat du pape Pie IX (1846--1878), toutes les lois d'exception contre les juifs sont remises en vigueur.

Fin 19ème, début 20ème siècle: Environ trois millions de juifs quittent l'Allemagne de l'Est à cause de la pression terrible exercée par la Russie.

Le tableau sombre se clôt par la persécution la plus terrible que ce peuple ait jamais subie sous le régime nazi, de 1933 à 1945; six millions de juifs furent massacrés.

Cette dernière tragédie contribua, plus que les autres, à réaliser leur ferme désir de reprendre possession de leur terre. Ainsi, l'Etat d'Israël fut solennellement proclamé dans la nuit mémorable du 14 au 15 mai 1948.

Lien : http://www.promesses.org/arts/6p110-115f.html

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