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L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

20 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

Auteur Inconnu

En parcourant la revue mensuelle de «MAYIM FOUNDATION», nous avons trouvé cet article en anglais sous le titre de ‘‘THE CHURCH THAT WALKS WITH THE WORLD’’ que nous avons traduit en français. Les lignes de cette traduction interpellent chaque église et chaque frère en Christ à un retour aux sources de l’Eglise Primitive. Cet article d’un auteur inconnu retrace la réalité spirituelle de la marche du christianisme jusqu’à ce jour. Peut-être cher lecteur en étiez-vous un peu écarté comme cette église que vous êtes par votre être qui est le Corps de Christ ou comme membre de l’Eglise qui est le Corps de Christ.

Nous espérons qu’en lisant le Saint-Esprit attirera votre attention sur la révélation spéciale qu'il transmet au travers de ces lignes, afin que loin de la mondanité et proche de la montagne vers laquelle courait Loth, les vérités essentielles et primaires du Royaume ne nous soient plus inconnues :

L’Eglise et le monde marchaient chacun de son côté, sur les rivages changeant du temps ;

Le monde chantait une chanson enivrée et l’Eglise un hymne sublime.

‘‘Viens et donne-moi ta main, dit le monde joyeux et alors marche avec moi dans cette voie ;’’

Mais la bonne Eglise cacha sa main blanche comme neige et répondit solennellement : «Non».

‘‘Je ne te donnerai pas du tout ma main et je ne marcherai pas avec toi. Ta voix est celle de la mort éternelle et tes paroles sont mensongères'’.

‘‘Non ! Marche avec moi un petit bout ‘’ dit le monde avec un air aimable.

‘‘La route que j’emprunte est une route gaie et le soleil y brille toujours’’.

‘‘Ta voie est étroite et épineuse et rocailleuse alors que la mienne est fleurie et lisse.

Ton lot est triste avec reproche et travail, mais je marche dans des tourbillons de joie.

Ma voie, comme tu peux voir, est large et belle et mon portail est haut et large ;

Il y a suffisamment de place pour toi et moi et nous voyageons côte à côte.’’

Quelque peu timidement, l’Eglise approcha le monde et lui donna sa main de neige ;

Et le monde faux s’en saisit et avança en murmurant tout bas ;

‘‘Ta robe est trop simple pour plaire – j’ai de l’or et des perles à porter ;

Du velours riche et des soies pour ta forme pleine de grâce et des diamants pour parer ta chevelure’’.

L’Eglise considéra ses habits simples et blancs et ensuite le monde éblouissant et rougit lorsqu’elle vit la belle lèvre du monde qui souriait avec mépris.

‘‘Je changerai mon habillement pour quelque chose de plus coûteux’’

Dit l’Eglise avec un sourire plein de grâce.

Alors son vêtement blanc comme neige fut poussé au loin et le monde prit sa place.

De beaux satins et des soies à la mode, et des roses, et des pierres précieuses et des perles ; et sur son front ses cheveux brillants tombaient et dansaient au vent en mille boucles.

‘‘Ta maison est trop laide’’, dit l’orgueilleux vieux monde.

‘‘Construisons-en une pour toi qui soit semblable à la mienne.

Avec des cuisines pour festoyer et un salon pour jouer et des meubles d’excellente qualité.’’

Ainsi le monde lui construisit une maison belle et coûteuse, splendide à contempler ; les filles et les garçons de l’Eglise s’y rencontraient souvent, brillante de pourpre et d’or.

Ses foires et des festivals, des ébats indicibles, étaient tenus et célébrés à la place de la prière ; et des jeunes filles charmantes telles de vieilles sirènes et des rares beautés qui attirent au monde.

Parées aux beaux bijoux, avec des cheveux bouclés, insensibles à l’évangile et aux lois ;

Pour séduire et distraire et gagner du monde quelque aide pour la bonne cause.

L’ange de miséricorde réprimanda l’Eglise et murmura : ‘‘Je connais ton péché !’’

Alors l’Eglise sembla triste et anxieusement désira réunir de nouveau ses enfants.

Mais certains étaient loin au bal de minuit et d’autres étaient au jeu ;

D’autres buvaient dans des salons fastueux, et l’ange s’en alla.

Et alors le monde dit dans un langage plein de douceur : ‘‘Tes bien-aimés ne pensent à aucun mal. Seulement ils aiment les sports innocents’’, ainsi elle s’appuya sur la main que lui offrait le monde.

Elle sourit et bavarda et chercha des fleurs et marcha avec le monde.

Alors que d’innombrables millions d’âmes étaient assoiffées pour la vérité non prêchée.

‘’Tes prédicateurs sont tous trop vieux et francs’’, dit le joyeux monde d’un ton railleur. Ils effraient mes enfants avec des histoires horribles que je n’aime pas écouter.

Ils parlent de jugements et de feu et de peine et de condamnation dans la nuit la plus noire.

Ils avertissent au sujet d’une place dont on ne devrait pas parler ainsi à des oreilles délicates’’.

‘’Je t’enverrai quelque meilleure étiquette, plus brillante, plus gaie et plus agréable, qui montrera comment l’homme peut vivre comme il lui plaît et finalement aller au ciel.

Le Père est miséricordieux, grand et bon, aimable, tendre et gentil.

Penses-tu qu’il prendrait un enfant au ciel et laisserait un autre en arrière ?’’

Ainsi elle appela les prêtres gais, réputés, doués et grands et doctes ;

Et les vieux hommes bigots qui avaient prêché la croix furent chassés de ses autels.

Alors Mammon vint et supporta l’Eglise et loua un banc en exergue et prêcha et chanta et fit une démonstration fleurie pour annoncer le nouvel évangile.

‘’Tu donnes trop aux pauvres’’, dit le monde – beaucoup plus que tu ne devrais. Bien que le pauvre ait besoin de refuge, de nourriture et d’habitats, pourquoi est-ce que cela te troublerait tant ?

‘’Vas, prends ton argent et paye des habits riches, des beaux chevaux et de belles voitures, et des perles et des bijoux et de la nourriture délicieuse, du vin le plus rare et le plus cher’’.

‘’Mes enfants aiment éperdument toutes choses pareilles, et si toi, tu veux les gagner, tu dois faire comme ils font, et marcher dans la voie, à l’intérieur de la voie fleurie’’.

L’Eglise, déliant les cordons de sa bourse courba sa tête et sourit avec flatterie :

‘’J’ai trop lâché du lest. Je ferai, monsieur comme vous l’avez dit’’

Ainsi les pauvres étaient repoussés loin des portes et méprisés ; l’église n’entendit plus le cri de l’orphelin ;

Et elle se pavanait dans ses beaux vêtements alors que la veuve s’en allait en pleurant.

Et ceux de l’Eglise, et ceux du monde, firent route côte à côte, la main au cœur ; et personne en dehors du Maître qui savait tout, ne pouvait discerner les deux.

Alors l’Eglise s’assit à son aise et dit : ‘’Je suis riche et mes possessions ont augmenté ; Je n’ai besoin de rien et rien à faire sinon rire et danser et festoyer.’’

Le monde astucieux entendit et rit en lui-même et, d’un air moqueur, dit en aparté :’’l’Eglise est tombée, la belle Eglise, sa honte dans sa gloire et dans sa fierté’’.

Ainsi, son pouvoir de témoignage, hélas, avait disparu et des temps périlleux vinrent ; les moments de la fin dont on avait tant parlé, souvent formés de plaisir et de péché.

Et l’ange s’approcha du trône de grâce et murmura et soupira son nom ; et les saints arrêtèrent leur hymne joyeuse et couvrirent leurs têtes avec honte.

Une voix se fit entendre dans le silence du ciel, de Celui qui est assis sur le trône ; ‘’Je connais tes œuvres et ce que tu as dit ; mais hélas, tu n’as pas su que tu es pauvre et nue, aveugle et orgueilleuse et ta ruine est assurée ; L’épouse supposée d’un (fiancé) époux céleste est la prostituée du monde.

Tu as cessé de vivre pour cette espérance bénie, tu es tombée du zèle et de la grâce. Ainsi, hélas, je dois te jeter au dehors et effacer ton nom de sa place.

Mais, de la côte de l’Eglise prostituée, pendant qu’elle dormait dans une honte indolente,

Sera sortie le petit nombre qui a gardé la Parole de Dieu et a honoré Son Saint Nom.

Par la parole de leur témoignage, et le sang de l’Agneau, ils ont vaincu le monde ; ils ont prié pour le jour où leurs puissants ennemis seraient jetés dans l’abîme.

Car ceux qui ont gardé leurs vêtements propres, marcheront avec lui en blanc, le jour où il viendra pour réclamer les siens pour en faire Ses bijoux éclatants.

Cher lecteur, nous sommes au terme de ces lignes et appelons chacun à une plus grande prise de conscience. Ne sommes-nous pas cette Eglise qui a troqué sa gloire céleste contre une certaine mondanité proclamée être la nouvelle révélation de l’Evangile de Jésus Christ ?

N’avons-nous pas au nom de Dieu changé l’évangile pur, authentique, non dilué au profit de l’évangile de la prospérité, de la santé et de l’onction même vivant dans le péché ?

L’Apôtre Paul dit : ‘‘Je suis consterné de la rapidité avec laquelle vous avez abandonné Celui qui vous a si généreusement invités à bénéficier de la grâce de Christ. Si vite, vous vous êtes laissés gagner à un autre «évangile» ! Vraiment, vous m’étonnez ! Comme s’il pouvait y avoir un autre Evangile ! Non, il n’en existe pas d’autre, mais certains sèment la confusion et cherchent à vous troubler ! Ils tordent le sens de l’Evangile du Christ, au point de lui faire dire le contraire. Et bien ! Si jamais quelqu’un venait vous apporter, sous le nom d’Evangile, un message différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il tombe sous le coup du châtiment divin. Même si moi ou un ange descendu du ciel venions proclamer au milieu de vous une « Bonne Nouvelle » contredisant celle que je vous ai annoncée, que la malédiction divine (Anathème) nous frappe. Je l’ai déjà dit autrefois, et je le répète aujourd’hui : si quelqu’un vous prêche un autre Evangile que celui que vous avez reçu, mettez-le au ban de l’Eglise et interdisez-lui d’enseigner !’’ (Gal 1.6-9) Version de la Parole Vivante.

Sans fausse humilité, si nous sommes tombés sous le coup de l’anathème, ne serait-il pas juste de tout déposer et rechercher la face de Dieu en nous inscrivant à son Ecole dans la classe du «Retour aux anciens sentiers» (Jérémie 6.16) pour fonder notre foi et nos pratiques selon les principes de l’Eglise Primitive ? Un jour, un homme de Dieu a dit que parce que Dieu est le Dieu de recommencement, il n’a pas peur de recommencer. Ayons du courage, ôtons la honte et rentrons à Dieu qui peut tout recommencer et nous faire vivre une ère nouvelle selon qu’Il dit : « Je descendis dans la maison du potier, Et voici, il travaillait sur un tour. Le vase qu’il faisait ne réussit pas, Comme il arrive à l’argile dans la main du potier; Il en refit un autre vase, Tel qu’il trouva bon de le faire. Et la parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots: Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, Ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël » (Jér 18.3-6).

Puissions-nous agir ainsi pour dire ensemble avec l’Esprit Saint : Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (Apoc. 22).

Dr. André CHOUBEU

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LE PEUPLE DANS LE DESERT

20 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE PEUPLE DANS LE DESERT

LE PEUPLE DANS LE DESERT

(Première partie)

Jean-Pierre SCHNEIDER

Les 40 ans qu'Israël doit passer au désert sont, nous l'avons vu, un châ­timent imposé au peuple suite à son incrédulité. Tout père qui aime son fils le punit, nous dit Salomon dans ses Proverbes (13.24 ; 19.18). L'au­teur aux Hébreux nous dit que c'est aussi valable pour nous qui som­mes le peuple de la nouvelle alliance, qui est une alliance de grâce ; il cite Proverbes 3.11-12 et nous montre le but de toute correction divine: Dieu nous corrige pour notre véritable intérêt, afin de nous faire partici­per à sa sainteté (Héb 12.5-11).

J'ai d'emblée établi un parallélisme entre le peuple de l'ancienne et le peuple de la nouvelle alliance, entre l'israélite et le chrétien. Avant d'étu­dier le rapport qu'il y a entre les deux, il faut examiner la base qui fait de l'un un Israélite et de l'autre un chrétien. Je vous invite à interrompre votre lecture pour relire Exode 12.

La Pâque

Sans l'agneau immolé, il n'y a pas de libération de l'esclavage égyptien. Sans l'Agneau immolé, le Christ, il n'y a pas de libération du péché. Le sacrifice sanglant est toujours à la base du pardon de Dieu: Sans effu­sion de sang, il n'y a pas de pardon (Héb 9.22). Dieu pardonne et libère Israël à cause du sacrifice expiatoire de Christ accompli à la croix, pour ainsi dire rétrospectivement. Car le sang de l'agneau pascal dont l'israélite badigeonne l'encadrement de la porte de sa maison n'a aucune valeur en soi: Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés (Héb 10.4), ni celui des tourterelles, des veaux, des béliers, des brebis ou des agneaux... Tous ces animaux sacrifiés par les Israélites préfiguraient le sacrifice des sacrifices, celui offert volontaire­ment par le Fils de Dieu (les animaux sacrifiés n'avaient pas de choix à faire). Aussi le sacrifice de Christ est-il final. Tout sacrifice, sanglant ou non, offert après celui de Christ en vue de se faire pardonner est un affront à Dieu, comme si la mort expiatoire de Jésus à la croix n'était pas suffisante pour tous les temps. Car nous sommes sanctifiés, par l'offran­de du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes et par une seule offran­de, lia rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés, vu qu'avec son propre sang... il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 10.10,14; 9.12). Comme "éternel" veut dire "sans commencement ni fin", le sacri­fice de Christ a été la base sur laquelle Dieu a fait grâce dès le premier sacrifice offert par Abel dans Genèse 4 ; Caïn aussi a bénéficié de l'effi­cacité éternelle du sang de Christ, car quel autre signe que celui de la croix pensez-vous que I'Eternel aurait mis sur Caïn pour que personne ne le tue à cause de son meurtre (Gen 4.15) ?

Signification de la Pâque

Regardons la Pâque décrite dans Exode 12 de plus près (les versets indiqués entre parenthèses se rapportent à ce chapitre):

1. Toute l'assemblée d'Israël l'immolera (non les immolera, 6).

- Un seul peuple: Israël, qui préfigure l'Eglise.
- Un seul agneau, donc un seul sacrifice: Jésus-Christ.
- Chaque maison est l'expression locale du peuple entier.
- Chaque église est l'expression locale de toute l'Eglise.

2. Quand JE verrai le sang, je passerai... (13).

C'est Dieu qui apprécie la valeur du sang de l'agneau, et donc de Christ. (Les sentiments, les pensées, les expériences passées ne changent rien à la valeur du sacrifice aux yeux de Dieu.)
Le sang était dehors: la famille réunie dans la maison ne le voyait pas. Elle n'avait qu'à l'appliquer à sa maison et Dieu faisait grâce. Nous appliquons-nous le sang de Christ en croyant qu'il nous fait grâce ?

3. On mangera la chair de l'agneau rôtie au feu et vous n'en laisserez rien (8,10).

S'appliquer le sang, c'est une chose: recevoir le pardon.
Manger la chair, c'est autre chose: accepter Jésus-Christ dans sa totali­té (il fallait manger tout l'agneau) - être en communion continuelle avec lui.
L'agneau était l'objet de la réunion.
Jésus-Christ est l'objet de nos réunions.
Le feu est l'image du jugement qui purifie.
Christ a été jugé pour les péchés du monde afin de se purifier un peuple qui lui appartienne.

4. On mangera sa chair avec des pains sans levain (8).
Le levain est le symbole du mal dans toute la Bible.
Le sang sur le cadre de la porte donne la sécurité (il n'y a plus de con­damnation).
Mais si on laisse entrer le mal (le levain), la communion avec Dieu est interrompue.

5. On le mangera avec des herbes amères (8)

Elles signifient les souffrances de Christ.
Elles signifient la crucifixion de notre chair (Gal 6.14)
Elles signifient la mise à mort du vieil homme (Rol 6.6)
Renoncer à notre Moi pécheur : chose amère pour la nature charnelle!

6. Concerne le verset 11:

Les reins ceints: lier les vêtements qui gênent à la marche, c'est lier, ren­dre inoffensif ce qui encombre dans la marche spirituelle.
Serrer la ceinture: une discipline à exercer (1 Cor 9.27).
Les souliers aux pieds: quitter l'endroit de la servitude, l'esclavage du péché. Quitter parfois son lieu géographique. Etre sur pied de paix et non de guerre (Eph 6.15)
Le bâton à la main: c'est l'emblème du pèlerin. Il sert à s'appuyer dessus (Ps 23.4).
La Pâque signifie donc non seulement le départ d'Egypte (esclavage du péché) et la libération de Pharaon (Satan), mais aussi la formation d'un peuple dans la communion avec Dieu, l'acceptation inconditionnelle de son Fils comme Sauveur, l'exclusion du mal, le renoncement au Moi crucifié à la croix avec Christ, une marche fidèle pour apporter le mes­sage de la paix en s'appuyant sur les promesses et la personne du Seigneur Jésus-Christ.

Quel programme! Est-il mis à exécution dans ma vie? Dans ma famille? Dans mon église? Dans mon peuple qui se dit peut-être encore chré­tien?... Ou sommes-nous un peuple dans le désert?

Le désert

Dans la Bible, le désert n'est jamais là où l'on demeure: on y passe pour arriver ailleurs. Elie marcha 40 jours et 40 nuits pour arriver à la monta­gne de Dieu (1 Rois 19.8). Jésus passa 40 jours et 40 nuits dans le désert pour y être tenté (Mat 4.1-2). Israël devait traverser le désert pour arriver à Canaan mais il n'était pas prévu qu'il y reste 40 ans! Le chiffre 40 signifie une période passagère qui doit déboucher sur une déli­vrance.

Bien entendu, le désert peut aussi signifier la solitude (la chambre où l'on rencontre Dieu). Le désert peut être le silence loin de la foule (la méditation qui accompagne la lecture de la Bible). Ainsi l'apôtre Paul se retira pendant 7 ans dans une région désertique en Arabie, en Syrie et en Cilicie (GaI 1.17-21), où Dieu le prépara à sa grande tâche mission­naire. Se retirer dans ce désert-là est aussi important que de vivre en communauté avec les autres et de travailler avec les autres. Les deux se complètent un seul des deux constitue un déséquilibre - le moine ou l'activiste.

Cependant, le désert dont il est question dans le Pentateuque est tout autre. Il ne faut pas s'imaginer des dunes de sable sans aucune végéta­tion, tel le Sahara. Il s'agit plutôt d'étendues désertiques où le bétail trouve assez de nourriture pour subsister, mais où l'eau peut faire cruel­lement défaut. Par son incrédulité, donc par sa faute, Israël reste 40 ans dans le désert, c'est-à-dire toute une génération, selon le consensus biblique. Ce n'était pas le plan de Dieu pour son peuple. Ce n'est pas non plus le plan de Dieu pour le chrétien pourtant, la grande majorité des chrétiens sont dans le désert au lieu d'être en Canaan, pays des promesses que Dieu leur a destiné, Ils sont sortis d'Egypte, mais ils ne sont jamais entrés en Canaan. Ils sont dans le désert, et tout le beau pro­gramme qui devait se réaliser une fois libérés de l'esclavage du péché reste en suspens. Pourquoi ?

Dans le prochain numéro, nous allons chercher à comprendre le pour­quoi du comportement du peuple d'Israël, comportement qui explique son incrédulité et son séjour au désert. Du même coup, nous compren­drons aussi pourquoi le chrétien reste dans le désert spirituel, car ce sont les mêmes raisons qui l'y maintiennent.

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p6-8f.html

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MOISE FACE AU PEUPLE

17 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

MOISE FACE AU PEUPLE

MOISE FACE AU PEUPLE

(quatrième partie)

Jean-Pierre SCHNEIDER

L'incrédulité du peuple d'Israël l'empêche de prendre possession du pays promis. Face à un ennemi puissant, le peuple recule, prend peur, oublieux de la puissance supérieure de 'Eternel. La conséquence? 40 ans à tourner en rond dans le désert! C'est la septième étape: le châtiment du peuple

La punition de Dieu peut provoquer en l'homme des réactions très différentes: la soumission sous la main de Dieu l'acceptation du châtiment comme d'une fatalité inévitable la révolte. Où vous reconnaissez-vous? La première attitude est la seule qui permette à Dieu d'accomplir son œuvre de formation spirituelle en l'homme.

Lisez Nombres 16 et 17.1-15, le récit de la révolte de 250 hommes de Dieu, incités par Qoré, Datan et Abirâm de se soulever contre Moïse et Aaron. Quel est leur argument? Nous aussi, on est saint! On est tous saints! On a autant à dire que ce Moise, cet Aaron!

C'est encore la jalousie qui pousse ces notables à se soulever contre ceux que Dieu a choisis, a mis a part (ce qui est le sens du mot saint). Ils se choisissent comme chefs, s'estimant assez saints pour cela. On peut imaginer le gâchis si Dieu avait laissé faire... L'Histoire est jonchée des conséquences catastrophiques, subies par les peuples, à la suite de prises de pouvoir par les notables aussi bien que par des gens de rien.

Moïse ne cherche pas à défendre sa position de chef. Il se prosterne devant celui dont il la tient et qui lui donne la réponse à faire aux rebelles: L'Eternel fera connaître... qui est saint. Parmi ces notables, il y a des Lévites, mis à part pour servir Dieu, le "corps ecclésiastique" d'Israël. Et ils refusent de se soumettre au chef choisi par Dieu! Malheur aux responsables ecclésiastiques d'aujourd'hui qui ne se soumettent pas au Seigneur Jésus-Christ, seul Chef de l'Eglise institué par Dieu (Eph 1 .22 5.23)! Et malheur à moi si je me soumets à un autre que Christ, le Seigneur des Seigneurs!

Le signe visible de la révolte, c'est la désobéissance ouverte. A la convocation de Dieu exprimée par Moïse le chef, les rebelles répondent: Nous ne monterons pas! Quand Dieu nous ordonne par notre chef: Pardonne à ton frère sans compter les fois (Mat 18.21-22), disons-nous: Je ne pardonnerai pas? Pardonnez-vous réciproquement est un ordre (Col 3.13); ce n'est pas à bien plaire, pas plus que l'ordre de gagner sa vie honnêtement (1 Thes 4.11), de ne jamais se venger (1 Thes 5.15), de rechercher la justice, la fidélité (aussi conjugale), l'amour (caractérisé par le pardon) et la paix avec tous (2 Tim 2.22), de prendre soin des membres de sa famille (1 Tim 5.8) et de respecter et aider ses parents (1 Tim 5.4). Tout cela se trouve englobé dans cet ordre: Aimez-vous les uns les autres. L'amour consiste à marcher selon ses commandements (2 Jean 5-6). Ma désobéissance aux ordres de Dieu-et le NT en regorge-est donc une conséquence de mon manque d'amour. C'est aussi une négation de la souveraineté de Dieu: Celui qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme (ici Paul, qui communique ces préceptes de la part de Dieu), mais il rejette Dieu (1 Thes 4.8). Pas besoin d'en préciser les conséquences...

Pour la troisième fois, Dieu annonce l'extermination de tout Israël. Une fois de plus, Moïse intercède: Ne détruis que les coupables! Et il demande à Dieu de les faire disparaître dans la terre: elle s'ouvre et engloutit Qoré et sa famille, tandis que le feu de l'Eternel consume les 250 notables révoltés.

C'est une illustration frappante de la sainteté de Dieu, qui ne supporte pas le mal (Hab 1.13). Moïse l'intercesseur préfigure le Christ intercesseur (Héb 7.25), qui est aussi la victime expiatoire pour nos péchés (1 Jean 2.1-2), en quoi il dépasse infiniment Moïse. Le sort des rebelles est une autre image, celle du feu éternel qui engloutira ceux qui meurent en révolte contre Dieu et son Christ (Mat 25.41,46).

Dieu a épargné le peuple, qui a vu où peut mener la révolte contre Dieu trois fois saint. On aurait pu s'attendre à ce que le jugement de Dieu produise un saint respect de sa volonté, de sa parole. Il n'en est rien: Dès le lendemain, tout Israël accuse Moïse et Aaron de la port du peuple de l'Eternel (17.6)! Décidément, le coeur de l'homme est d'une dureté à tout casser! Dieu annonce une quatrième fois l'extermination du peuple tout entier. La situation demande un remède d'urgence. Moïse agit avec rapidité: il envoie Aaron parcourir le camp avec un brasier prélevé sur l'autel pour expier le péché d'Israël, afin que cesse la plaie qui aura fait périr près de quinze mille personnes.


La braise de l'autel proclamait que l'affaire avait déjà été jugée en la victime sacrifiée sur l'autel. Aujourd'hui, la croix de Golgotha proclame qu'en Jésus-Christ le péché de l'humanité a été jugé et expié une fois pour toutes. Dans 'AT comme dans le NT, le principe de la grâce est appliqué chaque fois que Dieu trouve la foi dans le coeur de l'homme.

Au cours de ses pérégrinations dans le désert, le peuple passe plusieurs fois aux mêmes endroits. Dans Nombres 20, il arrive au même rocher qui avait donné lieu à un miracle dans Exl7 ou l'eau avait jailli du rocher quand Moïse l'eut frappé de son bâton. Rien n'a changé: le peuple conteste maintenant comme avant contre Moïse et Aaron parce qu'il n'a pas d'eau, raison pour laquelle le lieu s'appelle Meriba (contestation).

Ne hochez pas trop vite la tête. Etes-vous sûr de ne pas vous être fâché plusieurs fois contre Dieu (oh! sans le dire en paroles) à cause des mêmes circonstances adverses ? Et si elles étaient voulues par Dieu ? Comment voulez-vous être transformé en la même image (que le Seigneur) de gloire en gloire (2 Cor 3.18), si vous ne vous laissez pas former par Dieu 7 Quelle est votre destinée ? Aussi incroyable que cela puisse vous paraître: vous êtes prédestiné à être semblable à l'image de son Fils, afin qu'il soit le premier-né d'un grand nombre de frères (Rom 8.29).

Dieu demande à Moïse de parler au rocher, rien de plus. Mais Moïse s'emporte (comme on le comprend!), et il frappe le rocher deux fois en s'écriant: Rebelles! Vous allez voir comment on va vous faire sortir de l'eau de ce rocher, Aaron et moi! (J'ai transposé Nom 20.10 en langage moderne). Oui, Moïse a été emporté par la colère: cela arrive à l'homme le plus humble, le plus patient qu'ait porté la terre (Nom 12.3). Pas si grave, pensons-nous. Qu'en pense Dieu ?

Dieu punit Moïse et Aaron: Vous ne ferez pas entre cette assemblée (ce peuple) dans le pays que je lui donne. Cette sentence nous semble-t-elle trop sévère, en disproportion avec un délit somme toute négligeable? Posons-nous une autre question: Est-ce grave ou non de désobéir à l'ordre de Dieu ? Après tout, Dieu en est le seul juge laissons-le parler: La désobéissance est aussi coupable que la divination, c'est-à-dire l'occultisme (1 Sam 15.23). Pour grave, c'est grave!

Dans Nombres 27.12-14, Dieu donne la raison pour laquelle ni Moïse ni Aaron n'entreront en Canaan: parce que vous avez été rebelles à mon ordre. L'auteur de l'épître aux Hébreux, après avoir dit que les Israélites n'entrèrent pas en Canaan parce qu'ils avaient désobéi, ajoute: Aussi voyons-nous qu'ils ne purent entrer à cause de leur incrédulité (3.18-19). C'est exactement ce que Dieu dit à Moïse et Aaron: Parce que vous n'avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des Israélites (Nom 20.12). Sanctifier veut dire "mettre à part pour Dieu". L'action de Moïse avait un sens à part, un sens symbolique. Sans s'en rendre compte, Moïse avait violé le symbole divin en frappant le rocher au lieu de lui parler. Les textes cités peuvent faire penser que Moïse ne croyait pas que la simple parole adressée au rocher pût avoir le même effet qu'un coup de bâton.

Voyons cela de plus près. Dans Exode 17, Moïse a dû frapper le rocher une seule fois. Cette action préfigurait la mort de Jésus, frappé pour nos péchés. "Qu'est-ce qui vous donne le droit d'interpréter cela ainsi ?" me demanderont certains. Parlant des Israélites dans le désert, Paul écrit: ... ils buvaient à un rocher spirituel..., et ce rocher était Christ. ... Or, ce sont là des exemples (Ou: types) pour nous... (1 Cor 10.4-6). Il s'agit donc d'un symbolisme qui se trouve dans la Bible. Pourquoi Moïse devait-il seulement parler au rocher la deuxième fois, et ne pas le frapper à nouveau ? C'est que le Christ a été frappé une seule fois à la croix, et des fleuves d'eau vive couleront de celui qui croit en Christ (Jean 7.38). Moïse a exécuté une action préfigurant la croix. Le Christ ne peut pas être sacrifié à nouveau ; il suffit de lui parler, ce que Moïse aurait dû signifier en parlant au rocher. En le frappant deux fois, il a détruit le symbolisme divin. Son châtiment vaut aussi pour ceux qui, aujourd'hui, nient la toute-suffisance du sacrifice du Fils de Dieu à la croix et s'imaginent qu'il faut le répéter sous une forme ou une autre.

Le dernier épisode que nous allons méditer se trouve dans Nombres 21.1-9. Il semblerait que la victoire d'Israël sur le roi cananéen Arad, que Dieu leur avait livré, aurait dû encourager le peuple. Il n'en est rien. Pour contourner le pays d'Edom, il faut prendre le chemin de la mer des Joncs, cette lagune à l'extrémité du golfe de Suez que les Israélites avaient franchie à pied sec lors de leur sortie d'Egypte. Cette fois, pas de raccourci! Est-ce pour cela que le peuple s'impatiente ?

L'impatience est une des expressions de la colère. Le peuple fâché par la contre Dieu et contre Moïse. Et Dieu l'entendit. Tout comme l'Eternel écouta la voix d'Israël quand le peuple demanda son secours contre Arad. Parler contre Dieu... contre le créateur tout-puissant! Et les Israélites sont vraiment déchaînés: On est dégoûté de ce pain méprisable! Quel pain ? Il s'agit de la manne, du pain de Dieu!

T'es-tu déjà fâché(e) contre la Parole que Dieu t'avait adressée ? Tu l'as repoussée parce qu'elle te semblait trop dure et tu ne pouvais pas l'accepter. Tu as été impatient(e), tout comme moi, avec tes enfants mais c'est Dieu qui te les a donnés. Tu t'es fâché(e) contre les conditions de ta vie, de ton travail, de ton habitation contre l'attitude de ton mari, de ta femme, de ton patron ou de tes employés contre le manque de respect, d'estime, d'appréciation que tu croyais être ton dû. Contre qui cette colère était-elle dirigée, en fin de compte? Le peuple parla contre Dieu; il méprisait le pain, pourtant don de Dieu. Es-tu, comme je l'ai été si souvent, en révolte contre Dieu?

En voici la conséquence: Alors I ‘Eternel envoya des serpents brûlants.., et il mourut beaucoup de gens. Des morsures qui brûlent et qui tuent: Dieu devra-t-il te parler ainsi ? J'entends quelqu'un me dire: "Mais cher monsieur, nous ne sommes plus sous la loi, nous sommes sous la grâce!". A quoi Hébreux 12.29 répond : Notre Dieu est aussi un feu dévorant. Grâce n'est pas synonyme de licence. Ne savez-vous pas que... vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit au péché qui conduit à la mort, soit à l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais... vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été transmise (Rom 6.16-17). Obéir de bon cœur! Votre cœur est-il encore un cœur de pierre ? Je vous donnerai un cœur nouveau et... j'ôterai de votre chair le cœur de pierre... Je mettrai mon Esprit en vous (Ez 36.26-27). Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature (ou: création) (2 Cor 5.1 7), et il marche en nouveauté de vie (Rom 6.4). Plus de mécontentement, plus de colère... Chacun de nous devrait se placer tous les jours sous la parole de Rom 6.11:Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Est-ce possible ? Oui, car nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui (Rom 6.6). Mon MOI méchant, égoïste est mort avec Christ il y a 2000 ans! Si mon grand-père était mort à l'âge de dix ans, je serais pour ainsi dire mort avec lui. Si le MOI né dans le péché est mort avec Christ, je ne suis plus esclave du péché. J'ai reçu une vie nouvelle, celle de Christ: Ce n'est plus moi qui vis, mais Christ en moi (Gal 2.20).
Cette vie du Christ n'était pas encore accessible aux Israélites, séparés de la croix de près de quinze siècles. Mais la grâce de Dieu était à leur portée, car le Dieu saint qui juge le péché fait grâce chaque fois qu'il y a repentance. Le chrétien qui s'est fâché contre Dieu peut se repentir: la grâce lui est assurée. Les Israélites se sont repentis: Nous avons péché contre l'Eternel... Dieu leur a pardonné. Non pas en passant l'éponge! Mais il pardonne, et ceci bien avant que la croix soit devenue un fait historique, sur la base de la croix de Golgotha, où le péché de l'humanité a été jugé et expié en Christ. Car le serpent d'airain est un autre symbole du Christ: Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'homme soit élevé (à la croix), afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (Jean 3.14-15). C'est Jésus qui dit cela en parlant à Nicodème. L'israélite qui contemple le serpent d'airain symbolisant Satan vit. Satan cloué à la perche signifie sa défaite â la croix. Celui qui contemple le Christ mort à la croix pour son péché vit.

Toute grâce que Dieu a accordée jusqu'à ce jour est due uniquement à la mort propitiatoire de Jésus-Christ. La croix est l'événement central de l'Histoire. Nous la voyons ici, plus d'un millénaire avant Golgotha, représentée par une perche à laquelle est cloué un serpent. C'est encore la croix que le monde entier verra lors du retour de Jésus-Christ. A la question des disciples: Quel sera le signe de ton avènement ?, Jésus répondit: Quand des cataclysmes cosmiques se produiront, alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, et toutes les tribus de la terre... verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire (Mat 24.3, 29-30).
Ainsi, dès le début de l'histoire du peuple d'Israël, la croix et avec elle le Christ, est au centre.

La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu. (1 Cor 1.18).

Ceux qui refusèrent de regarder le serpent â la perche périrent ; ceux qui le regardèrent guérirent de leurs morsures. Nous avons tous été mordus par le serpent. Avons-nous tous contemplé le Christ, agneau de Dieu è la croix, pour être guéris

source : http://www.promesses.org/arts/73p16-20f.html

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L'Eglise n'a pas remplacé Israël (2ème partie)

12 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (2ème partie)

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (2ème partie)

Jean-Pierre Schneider

III. Exemples de promesses faites spécifiquement à Israël partiellement ou non encore réalisées

Note: Les citations en caractères gras doivent encore s'accomplir. Les passages indiqués sont cités partiellement; il est recommandé de les lire en entier.

I. Le rassemblement d'Israël

Je cite d'Ez 39.25-29: ...je ramènerai les captifs de Jacob... Alors ils oublieront leur opprobre... Ils habiteront en sécurité sur leur territoire, ... quand je les ramènerai d'entre les peuples... je serai sanctifié par eux aux yeux de beaucoup de nations. On reconnaîtra que je suis l'Eternel, leur Dieu, qui les avait déportés chez les nations et qui les réunit sur leur territoire. Je ne laisserai là-bas aucun d'entre eux. Je répandrai mon Esprit sur la maison d'Israël.

Jér 23.7-8: ...voici que les jours viennent... où l'on ne dira plus: l'Eternel est vivant, lui qui a fait monter du pays d'Egypte les Israélites! Mais on dira: l'Eternel est vivant, lui qui a ramené la descendance de la maison d'Israël du pays du nordet de tous les pays où je les avais chassés! Et ils habiteront sur leur territoire (actuellement seulement partiellement accompli).

Mich 2.12: Assurément, je te rassemblerai tout entier, ô Jacob!

2. Israël pardonné

Jér 50.20: En ces jours-là, ...on cherchera la faute d'Israël et elle n'existera plus, le péché de Juda, et il ne se trouvera plus; car je pardonnerai au reste que j'aurai laissé (dont écrit Paul aux Romains, déjà cité; Israël et Juda ne peuvent être l'Eglise).

Es45.17: Quant à Israël, c'est par l'Eternel qu'il obtient le salut, un salut Eternel. Vous ne serez ni honteux ni confus jusque dans l' éternité (il s'agit du peuple entier).

Zach 8.13: De même que vous avez été malédiction parmi les nations, mai son de Juda et maison d'Israël, de même je vous sauverai, et vous serez bénédiction (spécifiquement «maison» d'Israël et de Juda; ne peut s'appliquer à l'Eglise).

Zach 12.10: Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont transpercé. Ils porteront son deuil comme on porte le deuil d'un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui</B>. (La citation dans Jean 19.37 n'a pas à ce moment eu les suites prédites par Zacharie). Le «alors» du texte se réfère au retour de Christ, dont Zacharie dit:Ses pieds se placeront en ce jour-là sur le mont des Oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l' orient; le mont des Oliviers se fendra par le milieu, vers l'est et vers l'ouest, en une très grande vallée... L'Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints seront avec lui... Ce sera un jour unique. Il n'y pas moyen de spiritualiser ces indications géographiques si exactes.

Hébr 12.26 cite Aggée 2.6: Encore une fois, je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel, en accord avec Pierre dans son discours de la Pentecôte, où il cite Joël 3.1-5 en rapport avec le jour du Seigneur (Act 2.19-21).

Apoc 1.7 parle du même événement: Voici qu'il vient avec les nuées. Tout homme le verra, même ceux qui l'ont percé (Israël est nommé à part); et toutes les tribus de la terre se lamenteront à son sujet.

3. L'alliance avec Israël jamais abrogée

Ps IO5.8-10:L'Eternel se souvient à toujours de son alliance... conclue avec Abraham et de son serment à Isaac; il l' a établi comme une prescription pour Jacob, pour Israël une alliance éternelle, disant: Je te donnerai le pays de Canaan comme héritage qui vous est échu.

Jér 33.23-26: A ceux qui disent que Dieu a rejeté Israël, l'Eternel rappelle que son alliance avec Israël est aussi stable que les lois de la nature. Il répète: J'aurai compassion d'eux.

Jér31.35-36: L'Eternel qui a établi le soleil, la lune et les étoiles sur leurs orbites dit: Si ces lois viennent à cesser devant moi, la descendance d'Israël aussi cessera pour toujours d'être une nation devant moi. 33.20-21: Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit..., alors elle sera rompue aussi, mon alliance avec David, mon serviteur, en sorte qu'il n'ait pas de fils régnant sur sont trône. Jér 31,1-4: En ce temps-là,... je serai Dieu pour toutes les familles d'Israël, et ils seront mon peuple... Je t'aime d'un amour éternel; c'est pourquoi je te conserve ma bienveillance. Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d'Israël!

Jér 31.31-34: Voici que les jours viennent... où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle... Je mettrai ma loi au- dedans d'eux, je l'écrirai sur leur cour,. je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain... en disant: Connaissez l'Eternel! Car tous me connaîtront... Car je pardonnerai leur faute et je ne me sou- viendrai plus de leur péché. (Ce pardon est aujourd'hui pour tout homme qui met sa foi en Christ; mais alors, quand les jours seront venus, au retour de Christ, le peuple d'Israël entier entrera dans la nouvelle alliance lors de sa conversion décrite par Zacharie; Paul le confirme dans Rom 11.26, où il dit qu'après que tous les païens prédestinés à former le Corps de Christ y seront entrés, tout Israël sera sauvé. )

4. L'occupation définitive du pays promis

Abd v.17-21: ...la maison de Jacob reprendra ses possessions. La maison de Jacob sera un/eu et la maison de Joseph (représentant le royaume du nord) une flamme; mais la maison d'Esaü (les Edomites, ennemis d'Israël) sera du chaume... et il n 'y aura aucun survivant pour la maison d'Esaü, car l'Eternel a parlé... Les déportés, cette armée d'Israélites, posséderont le pays de Canaan jusqu'à Sarepta (entre Tyr et Sidon, au nord), et les déportés de Jérusalem... posséderont les villes du Négueb (au sud). Des libérateurs monteront sur la montagne de Sion, pour juger la montagne d'Esaü; et à l'Eternel appartiendra le règne. -Es 26.15: Tu as augmenté la nation, ô Eternel!... tu as reculé toutes les limites du pays. -Toute la Palestine appartiendra à Israël.

Amos 9.14-15: Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront;... Je les planterai sur leur terre, et ils ne seront plus arrachés de leur terre, celle que je leur ai donnée dit l'Eternel, ton Dieu.

Ez 11,17 : Ainsi parle le Seigneur, ['Eternel: Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des peuples où vous êtes disséminés, et je vous donnerai le territoire d'Israël.

Jér 34.16-17: Consultez le livre de l'Eternel et lisez!... sa main leur a partagé cette terre au cordeau, ils la posséderont toujours, ils l'habiteront d'âge en âge.

5. Israël, témoignage de la puissance et de la gloire de Dieu

Soph 3.20: En ce temps-Ià, je vous ferai revenir, ce sera le temps où je vous rassemblerai, car je ferai de vous un sujet de renommée et de louange parmi tous les peuples de la terre...

Ez 36.36: Les nations qui resteront autour de vous reconnaîtront que moi, l'Eternel, j'ai rebâti ce qui était abattu et planté ce qui était désolé. Moi, l'Eternel, j'ai parlé et j'agirai.

Es 51.3: Ainsi l'Eternel console Sion... Il rendra son désert semblable à l'Eden... Et je ferai jaillir mon jugement pour être la lumière des peuples. 41.19: Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia, le myrte et l'olivier; je placerai dans la steppe le cyprès, l'orme et le buis, tous ensemble; afin qu'ils voient, qu'ils reconnaissent, qu'ils observent et comprennent que la main de l'Eternel a fait ces choses, que le Saint d'Israël les a créées. -En 40 ans, 70 millions d'arbres ont été plantés en Israël; mais le monde ne comprend pas encore que c'est l'ouvre de Dieu.

Zach 8.23: En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un juif... et diront: Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous .

6. Jérusalem, capitale du royaume du Christ-Roi sur la terre

Dan 3.4-5: Les Israélites resteront longtemps sans roi, sans .chef.. Après cela, les Israélites reviendront, ils chercheront l'Eternel, leur Dieu, et David, leur roi; et ils trembleront en s'approchant de l'Eternel et de sa bonté, dans la suite des temps.

Zach 14.16-18 dit que Jérusalem sera le centre d'une bénédiction mondiale: Alors tous ceux qui subsisteront de toutes les nations venues contre Jérusalem (cf. 12.3: toutes les nations de la terre) monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l'Eternel des armées, pour célébrer la fête des huttes. - La fête des Huttes (Tabernacles, Tentes ) est la seule qui n'a pas encore trouvé son accomplissement: le rassemblement final d'Israël et l'entrée des nations dans le millénium. La Pâque juive a trouvé son accomplissement dans la croix et la ré- surrection de Christ, et la fête des Moissons ou Pentecôte dans l'effusion du St- Esprit selon Actes 2; elles ne seront donc plus célébrées au millénium.

Zach 8.20-22: ...beaucoup de peuples et de puissantes nations viendront chercher l'Eternel des armées à Jérusalem et implorer l'Eternel.

Jér 3.17: En ce temps-là, on appellera Jérusalem le trône de l'Eternel; toutes les nations se dirigeront vers elle, au nom de l'Eternel, vers Jérusalem, et elles ne suivront plus obstinément leur cour mauvais. Cette dernière affirmation trouve sa raison en Apoc 20.2-3, qui dit que Satan sera lié pour mille ans (ce qui n'est manifestement pas le cas à présent)...jusqu'à ce que les mille ans soient accomplis.

Jér 33.9: Cette ville (Jérusalem) sera pour moi... une parure parmi toutes les nations de la terre.

7. Le millénium, une réalité à venir

Les textes cités concernant le rétablissement d'Israël et l'instauration de Jérusalem comme capitale du royaume millénaire sont d'une clarté convaincante. Le règne de Christ en tant que Roi sur la terre est attesté par trop de textes pour qu'il puisse être mis en doute. Les conditions qui prévaudront pendant ce règne qu' Apoc 20 dit 6 fois millénaire sont décrites dans de nombreux textes dont voici quelques-uns:
-Es 2.2-4; 9.5-6: ce sera un règne de paix;
-Es 11.1-9: la justice y régnera;
-Es 65.18-25: longévité et prospérité; -Es 65.20; Ps 101.8: le pécheur invétéré devra mourir;
-Es 66.18-20: Israël évangélisera la terre entière;
-Luc 1.32-33: Jésus occupera le trône de David;
-Ps 68.30: Jérusalem sera le siège du gouvernement de Christ;
-Ps 46.10; Mich 4.3: absence totale de guerres.
Il est question de «terre», de «nations» (et de leur obédience au Christ- Roi), de «la maison de Jacob ou d'Israël», du «trône de David», de l'absence de guerres: il est incontestable que l'utilisation de ces termes exclut leur application à des conditions célestes et
, partant, à l'Eglise.

Es 11.6-8 fait comprendre que la création sera rétablie dans son état primitif d'avant le déluge; pas moyen de spiritualiser ces descriptions! D'ailleurs, le NT confirme ces prophéties: Rom 8.21-22 prédit que la création sera libérée de la servitude de la corruption</I>, tout comme les fils de Dieu qui sont sauvés en espérance.

Dan 2.44: ...le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit... qui subsistera éternellement. Apoc 20 & 21 montrent qu'après le royaume de mille ans, Satan sera jeté en enfer, où aboutiront aussi les méchants après le jugement dernier, après quoi il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre. Ainsi le millénium débouchera sur le royaume dont le millénium aura été le stade inaugural; cela explique pourquoi ce dernier est déjà qualifié d'éternel.

Conclusion

La citation finale de cet exposé fait bien ressortir qu'une partie des prophéties s'est accomplie en et par Christ lors de sa première venue, alors qu'une autre partie s'accomplira en et par Christ lors de sa deuxième venue, que nous attendons encore:

Dieu a de la sorte accompli ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous les prophètes, c'est-à- dire les souffrances de son Christ. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que les temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, le Christ Jésus. C'est lui que le ciel doit recevoir jusqu'au temps du rétablisse- ment de tout ce dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes d'autrefois(Act 3.18-22).

Lien : http://www.promesses.org/arts/102p3-7f.html

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L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

4 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

Jean-Pierre Schneider

Préambule

L'Eglise est le corps de Christ constitué par tous ceux qui croient en Jésus-Christ comme leur Sauveur mort et ressuscité dans son corps, qu'ils soient d'origine juive ou païenne. Israël, le peuple de l'ancienne alliance, n'a pas cessé d'exister pour autant; preuve en est l'Etat juif en Palestine. Dans le Nouveau Testament, le terme «Israël» se rapporte 68 fois sans équivoque au peuple juif (sur un total de 70).

Deux textes ont été invoqués pour étayer l'idée que l'Eglise aurait remplacé Israël en tant que peuple de Dieu. Le premier: Rom 2.25-29 (je vous invite à le lire). Il est évident que «Juif» ne peut remplacer «chrétien» dans ce texte, qui fait remarquer que pour être vrai Juif, il ne suffit pas d'être circoncis, autrement dit de descendre d'Abraham «selon la chair»; le vrai Juif manifeste par sa vie qu'il a la crainte de Dieu. Un païen incirconcis qui craint Dieu est supérieur à un Juif circoncis qui ne craint pas Dieu (pensée inacceptable pour un Juif du temps de Paul). Le but de Paul: montrer que la circoncision ne suffit pas. - Ce passage n'enseigne pas que tous les croyants seraient des Juifs ou que l'Eglise serait l'Israël de Dieu.

Gal 6.16 dit: Sur tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi que sur l'Israël de Dieu. Le contexte montre qu'il s'agit de la règle de la nouvelle création en Christ. L'Israël de Dieu se réfère aux chrétiens d'origine juive. Le «Commentaire biblique du chercheur» (éditions Béthel, Québec, 1988) spécifie: «Par crainte d'être traité d'antisémite, Paul démontra, au moyen de cette bénédiction, son amour et son intérêt profonds pour Israël, soit les Juifs qui étaient venus à Christ.»

Le critère décisif se trouve dans les promesses faites à Israël. il faut poser la question: toutes les prophéties concernant Israël trouvent-elles leur accomplissement dans l'Eglise?

La lecture objective de certains chapitres des prophètes de l'Ancien Testament fait clairement ressortir qu'il y a toute une série de prédictions concernant le peuple d'Israël (l'Israël selon la chair, 1 Cor 10.18) qui ne se sont pas accomplies à ce jour. J'invite à la lecture réfléchie des chapitres suivants: Es Il, 65, 66; Jér 31,33; Ez 37; Zach 12 à 14.

Vouloir appliquer toutes ces prophéties à l'Eglise demande des tours de force exégétiques nés du désespoir. C'est pourquoi certains textes sont tout simplement ignorés par ceux qui refusent d'accepter que le plan de Dieu prévoit un avenir glorieux pour le peuple d'Israël, à commencer par le rassemblement d'Israël des quatre coins du monde: En ce jour, l'Eternel étendra une seconde fois sa main pour racheter le... reste de son peuple qui sera resté en Assyrie et en Egypte, à Patros (Haute-Egypte) et en Ethiopie (mai 1991: 25000 Juifs rapatriés en Israël par avion!), en Perse, à Babylone et en Syrie et dans les îles de le mer (l'Europe). Il élèvera une bannière pour les nations, il rassemblera les bannis d'Israël et il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre (Es Il.11-12).

Je donnerai aux développements suivants le sous-titre:

Prophéties encore non accomplies concernant le peuple d'Israël

Je traiterai ce sujet en trois parties

I. L'actualité confirme les prophéties.
II. L'Eglise ne remplace pas Israël.
III. Exemples de prophéties faites spécifiquement à Israël partiellement ou non encore réalisées.

Je précise que cet exposé est le fruit de ma propre réflexion, complétée par quelques textes et données supplémentaires que m'a fournis le livre de Pierre Despagne cité plus bas.

I. L'actualité confirme les prophéties

Ce processus de rassemblement s'accomplit sous nos yeux. Jamais un peuple dispersé dans le monde entier n'est revenu habiter en sa terre 2 millénaires plus tard, et cela malgré l'opposition mondiale.

La création de l'Etat juif en 1948 est un miracle historique: Un pays peut-il naître en un jour? Une nation est-elle enfantée d'un seul coup? A peine en travail, Sion a enfanté ses fils!... Moi qui fais enfanter, empêcherais-je de naître ? dit ton Dieu (Es 66.8-9).

Ez 37.1-14: Dans cette vision, les ossements qui reprennent vie représentent toute la maison d'Israël (v.11), dont il est dit plus loin: ô mon peuple, je vous fais revenir sur le territoire d'Israël (v. 12). - Les ossements ont repris vie, mais l'Esprit de Dieu ne les habite pas encore, tel que Zach 12.10 le décrit.

La proclamation de l'Etat juif en 1948 a élevé une bannière pour les nations, et Israël est devenu une pierre pesante à soulever pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront gravement meurtris; quant à Jérusalem, Dieu déclare: Voici que moi-même je fais de Jérusalem une coupe d'étourdissement pour tous les peuples d'alentour (Zach 12.2-3).

Quiconque a lu le livre de Dominique Lapierre et Larry Collins, O Jérusalem, doit constater que seule une intervention divine a pu empêcher que Jérusalem soit arrachée aux Juifs et ceux-ci massacrés, les Anglais étant de connivence avec les Arabes en faisant tout pour que ceux-ci réussissent. La parole de Zacharie 12.6 s'est avérée vraie: Jérusalem demeurera encore à sa place, à Jérusalem. Elle y restera jusqu'à l'établissement du royaume millénaire, quoi que fassent les ennemis. Israël a survécu à trois guerres dont chacune aurait dû l'anéantir, à vues humaines:

En 1956: Israël est attaqué par 40'000 Egyptiens équipés par l'Angleterre et la Russie (avions «Mig»); l'armée égyptienne est anéantie en une semaine. Israël fait un butin valant 50 millions de dollars.

En 1967: Israël est attaqué par 4 armées (Egypte, Irak, Jordanie, Syrie), qui sont anéanties en 6 jours! Israël fait 60'000 prisonniers, détruit 900 chars et 450 avions ennemis. 20'000 Egyptiens périssent dans le Sinaï.

En 1973: Attaque surprise pendant le Yom Kippour. Rapport des forces: 1 soldat israélien sur 15 égyptiens; 1 char sur 10 (450 chars israéliens sur 4500 chars russes); 1 pièce d'artillerie sur 24 égyptiennes. Israël se reprend si rapidement que Es 17.1 est presque accompli (la prise de Damas est donc encore à venir). Israël avance jusqu'en territoire égyptien, aux portes de Suez, et encercle une armée égyptienne de 20'000 soldats; plus tard Israël échangera 8000 prisonniers égyptiens contre 250 soldats israéliens! Israël a détruit ou capté 1500 chars et détruit les bases russes SAM.

Note: ces données se trouvent dans le livre de Pierre Despagne, Le grand retour au pays de la Bible, Maison dela Bible, Genève-Paris, 1984, p.61-79.

Ces faits historiques ont du poids pour tout lecteur qui prend la Bible au sérieux. Tous ceux qui ont attaqué Israël ont été gravement meurtris, selon la prophétie. Il est absurde de vouloir attribuer ces victoires extraordinaires à la chance ou au savoir faire des Israéliens. La main de Dieu y est bien trop évidente.

L'histoire confirme d'une manière incontestable ce que les prophètes avaient annoncé: Israël est retourné des quatre coins de la terre au pays de leurs pères; il a fait refleurir le désert; il a retrouvé son identité nationale avec une grande partie de son territoire et Jérusalem comme sa capitale, et il a successivement vaincu ses ennemis. Par contre, le retour des Juifs de l'exil babylonien n'était pas définitif; en 70 après J.-C., les Romains détruisirent Jérusalem et finirent par exiler les Juifs de leur pays; cet exil dura 1800 ans.

L 'histoire contemporaine confirme aussi la prédiction de Ps 83.3-5: ...tes ennemis s'agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse et tiennent conseil contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, faisons-les disparaître en tant que nation, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël. - On croit entendre les paroles mêmes des Arafat et Co.

Il. L'Eglise ne remplace pas Israël

L'ancienne alliance n'a jamais été révoquée en ce qui concerne l'avenir terrestre d'Israël. Par la foi en Jésus-Christ, chacun bénéficie de la nouvelle alliance, qu'il soit d'origine juive ou païenne, pour former un nouveau peuple de Dieu, le Corps de Christ, l'Eglise. Jésus-Christ n'est jamais nommé le Roi de l'Eglise, toujours le Seigneur. Il sera en ce jour le Roi d'Israël; dans Apoc 15.3, il est nommé Roi des nations.

D'une part, l'épître aux Hébreux démontre que tout le côté rituel, sacrificiel, cultuel de l'ancienne alliance est devenu caduc, par le fait qu'en la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ ces ombres des choses célestes (8.5) sont devenues des réalités. Les chapitres 9 à 11 de l'épître aux Romains insiste sur l'accomplissement encore à venir des promesses faites au peuple de l'ancienne alliance. Rom 9.28 dit, en parlant manifestement des fils d'Israël: Le Seigneur exécutera pleinement et promptement sa parole. Paul, se référant à sa descendance israélite, d'Abraham, de la tribu de Benjamin, déclare formellement: Dieu n'a pas rejeté son peuple qu'il a connu d'avance (cela ne ferait aucun sens si cela se rapportait à l'Eglise). Et la suite montre qu'il ne s'agit pas seulement des Israélites devenus chrétiens par la foi en Christ, mais du peuple juif en tant qu'entité ethnique.

Les trois chapitres de Romains 9 à 11 font nettement la distinction entre le peuple d'Israël et les croyants ressortissants des païens: il y a endurcissement partiel d'Israël jusqu'à ce que la totalité des paiens soit entrée (11.25). Quand cela se sera produit, tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion (Jérusalem), il détournera de Jacob (qui ne peut pas être l'Eglise) les impiétés; et telle sera mon alliance avec eux, lorsque j' ôterai leurs péchés (11.26-27). La prophétie y relative se trouve p.ex. dans Jér 31.33-34 et Zach 12.10; elle prédit la conversion en bloc d'Israël quand ce peuple verra le Christ venu en gloire,celui qu'ils ont percé; jusqu'à présent, tout Israël n'a encore jamais vu le Messie ainsi. La suite du texte montre qu'il y a une nette distinction entre l'Evangile et l'élection d'Israël en tant que peuple de l'ancienne alliance: En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car les dons gratuits de Dieu sont irrévocables ( 11.28.29).

Dans Actes 15, Jacques, le frère du Seigneur, mentionne d'abord l'intervention de Dieu pour prendre parmi les nations (païens) un peuple consacré à son nom(v.14), sur quoi il cite Amos 9.11-12: Après cela, je reviendrai, et je relèverai la tente de David... Il s'agit donc là d'une nouvelle étape dans l'accomplissement du plan de Dieu: après la formation de l'Eglise, le relèvement d'Israël.

De même, lorsque les disciples demandent à Jésus quand il rétablira le royaume pour Israël, Jésus, loin de réfuter cette idée, répond que seul le Père en connaît le moment (Act 1.6- 7).

Les chrétiens sont appelés enfants d'Abraham parce qu'ils sont justifiés par la foi comme lui; il est ainsi le père de tous ceux qui croient, bien qu'incirconcis (Rom 4.11 ). Pour eux, les promesses faites à Abraham se sont réalisées: ils sont héritiers selon la promesse (Gal 3.29), dont le contenu est aussi bien la venue du Médiateur et la réception de l'Esprit que la patrie et la cité célestes (Héb 11.16). Mais il est évident que la possession éternelle du pays de Canaan, que Dieu promit à la descendance d'Abraham, ne peut être appliquée à l'Eglise, formée d'individus juifs et païens suite à leur foi personnelle, nommée «Corps de Christ», dont les promesses concernent l'héritage céleste et non terrestre, bien que, selon Apoc 20.4-6, les croyants ressuscités lors de l'avènement de Christ, régneront avec lui(Christ) pendant (les) mille ans; ceci est deux fois répété.

Il est manifeste que les promesses faites au peuple de l'ancienne alliance concernant le pays promis et le rétablissement du trône de David à Jérusalem même ne peuvent pas être spiritualisées pour être appliquées au peuple de Dieu qu'est l'Eglise, bien que certains détails peuvent aussi avoir un sens symbolique. L'interprétation des prophéties de l'Ancien Testament doit respecter 2 principes complémentaires:

1. Chercher tout d'abord la signification littérale en rapport avec Israël.

2. Chercher ensuite s'il y a une signification symbolique, un éventuel sens spirituel, à la lumière d'autres passages dans la Bible,

La partie suivante de cet exposé met en évidence des prophéties de l'Ancien Testament concernant de toute évidence le destin du peuple d'Israël et non l'Eglise.J.-P.S

Lien : http://www.promesses.org/arts/101p3-7f.html

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Le jugement des croyants

30 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le jugement des croyants

Le jugement des croyants

Jacq. Rouge

Voilà un titre qui ne manquera pas d'étonner, voire d'inquiéter plus d'un lecteur. Comment devrons-nous passer par un jugement, alors que nous sommes si sûrs de notre salut ?

Lisons plutôt ce que dit la Bible, parole inspirée de Dieu :

« car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (IICo.5:10).

Les destinataires de cette épître

Cette parole s'adresse à des croyants, convertis, nés de nouveau et sauvés, parmi lesquels s'insère l'apôtre Paul. Tous (les chrétiens) devront comparaître devant celui « dont les yeux sont comme une flamme de feu » (Ap. 1 : 14), et qui peut dire « Je connais tes oeuvres » (Ap. 2 : 2). Mais ce jugement, plus exactement cet examen, ne porte pas sur la question du ou des péchés.

Sécurité parfaite et éternelle du racheté

La Croix, où mourut notre Sauveur, est le lieu où le jugement fut exécuté de façon définitive sur notre nature de péché (Es. 53 : 5). Les péchés sont oubliés: « Tu as jeté derrière toi tous mes péchés » (Es. 38: 17). « C'est moi qui efface tes transgressions... Et je ne me souviendrai plus de tes péchés » (Hé. 8: 12), (cf. Jér. 31 : 34).« Il n'y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Ro. 8 : 1).

« L'Eternel délivre 1'âme de ses serviteurs, et tous ceux qui l'ont pour refuge échappent au châtiment » (Ps. 34 : 23). Jésus-Christ lui-même déclare : «. celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5 : 24).

Ces quelques passages attestent, parmi beaucoup d'autres, la sécurité de quiconque met sa confiance en Jésus pour son salut. Dieu ne revient pas sur ce qui a été jugé et expié une fois pour toutes à la Croix.

Jugement des oeuvres

Le jugement dont il est question ici concerne les rachetés enlevés à la rencontre du Seigneur (I Th. 4: 16), qui tous « comparaîtront devant le tribunal de Christ »(II Co. 5: 10), ou « tribunal de Dieu » (Ro. 14: 10). - C'est un jugement qui porte sur la vie ou les oeuvres du croyant.

Sauvés par la foi pour les oeuvres

En I Co. 3: 12-15, il est question du fondement de notre salut: Jésus-Christ (v. 11) sur l'oeuvre duquel repose notre certitude du pardon et de la vie éternelle, certitude acquise à la foi par l'oeuvre parfaite de Christ.

Mais si c'est « par la foi sans les oeuvres de loi » (Ro. 3 : 28) « par la grâce... par le moyen de la foi » (Eph. 2 : 8) que nous sommes sauvés, nous le sommes toutefois pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées, « afin que nous les pratiquions » (Ep. 2 : 10). Nous nous sommes « convertis à Dieu. pour servir le Dieu vivant et pour attendre des cieux son Fils... » (I Th. 1 : 9-10). D'autre part, l'authenticité de la foi se prouve par les oeuvres (Ja. 2: 14-26).

C'est chaque détail de la vie et des oeuvres du croyant qui sera mis en lumière en ce jour, « car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu » (Mt. 10: 26).

la qualité de la construction

Selon I Co. 3: 12, il est possible de bâtir sur le fondement, qui lui, reste inaltérable et sûr, avec deux catégories de matériaux :

1. l'or, l'argent et les pierres précieuses.
2. le bois, le foin et le chaume.

Une chose est à relever ici, c'est que dans la nature, la première catégorie se trouve en moins grande quantité que la seconde. De ce phénomène, on peut déduire que dans le domaine spirituel, la quantité des oeuvres et l'intensité des activités ne sont pas forcément un critère d'appréciation pour le Seigneur. La valeur de notre service sera révélée « en ce jour » (I Co. 3: 13). « C'est pourquoi ne jugez rien avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur » (I Co. 4 : 5).

« Si l'oeuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense » (v. 14). L'or, l'argent et les pierres précieuses, contrairement au bois, au foin et au chaume, résistent à l'épreuve du feu.

La source de toute oeuvre valable

« Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15: 5).

Voici une parole importante qui nous permet de définir ce qui pourra supporter l'épreuve du feu. Christ est le cep. Tout comme le cep transmet la vie au sarment qui lui est attaché ainsi le Christ donne au croyant, qui lui est uni, Sa vie et Sa force. Le sarment ne produit pas de fruit, mais il PORTE le fruit que le cep alimente au moyen de la sève qu'il fait passer au travers du sarment.

L'or, L'argent 'et les pierres précieuses sont ces oeuvres qui découlent d'une communion intime et constante avec le Seigneur, dont le résultat est « l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5: 22).

Des oeuvres qui, tout en ayant l'apparence d'oeuvres spirituelles, ne prennent pas racine en Christ, ne découlent pas d'une vie de communion avec Lui, n'ont pas de valeur à ses yeux (I Co. 13: 1-3). Ce qui résulte d'un zèle humain et charnel, risque bien d'être consumé (id. 3: 15), tout comme le bois, le foin et le chaume. Il est, bien entendu, question ici de la destruction de l'ouvrage, et non du chrétien, qui lui, « est sauvé comme au travers du feu », tout « en perdant sa récompense » (v. 15).

Jugement sur les dispositions intérieures

Ce jugement portera aussi sur les intentions profondes et les mobiles qui ont motivé les actes. « Le Seigneur mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et manifestera les desseins des coeurs » (I Co. 4 : 5).Tout travail, même domestique, manuel, aura sa récompense. « Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. (1 Co. 3 : 8). «Votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur » (id. 15 : 58). « Car Dieu n'est pas injuste pour oublier votre travail et l'amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints » (Hé. 6 : 10). « Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense » (Mt. 10: 42).

Le plus humble travail sera estimé au même titre que l'oeuvre de grande envergure: « celui qui plante et celui qui arrose sont égaux » (I Co. 3 : 8).

C'est sur l'attitude du coeur que le Seigneur se prononcera. « Et quoi que vous fassiez, en paroles ou en oeuvres, faites tout au nom du Seigneur Jésus. (Col. 3 : 17). « Tout ce que vous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (id. 23). Ce que ne fit pas celui qui n'avait reçu qu'un talent (Mt. 25 : 14-30).

Cette parabole nous apprend aussi que si les dons et les capacités diffèrent de l'un à l'autre, la récompense est la même (id. v. 21 et 23), en raison de l'égale fidélité des serviteurs.

La fidélité dans le service qui nous est confié est donc un point important pour l'appréciation que le Seigneur fera de notre travail. Les oeuvres les plus en vue ne seront pas forcément les mieux récompensées. Ce pourrait même être le contraire, selon la parole de Jésus en Mt. 6, v. 2 et 5.

« L'oeuvre cachée est la plus belle, la plus près de Dieu et de son coeur, la plus entièrement à lui: Il la reconnaîtra telle au jour où il manifestera ce qu'Il aura donné et approuvé. (Nouveau recueille de pensées de J.N.D., page 51).

Service chrétien et rapports mutuels dans l'Eglise, la famille et la société

La perspective du retour de Christ et du règlement de comptes qui s'en suivra doit aussi inspirer la conduite du croyant dans les divers domaines de sa vie. L'apôtre Pierre, dans sa première épître, ch. 5, v. 1-4, s'adresse aux anciens qui ont une responsabilité dans l'Eglise pour paître le troupeau. Il leur précise la manière dont ils devront s'acquitter de leur tâche : « Lorsque Le souverain berger paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire » (v. 4).

Ensuite, dans les v. 5 et 6, il s'adresse aux jeunes en leur recommandant la soumission aux anciens et conseille à tous d'être revêtus d'humilité dans leurs rapports mutuels « ...afin que Dieu vous élève au temps convenable » (v. 6).

En Ephésiens 5 : 22 à 6 : 9 et Colossiens 3 : 18 à 4 : 1, Paul pose les bases des relations entre époux, parents et enfants, maîtres et serviteurs, « sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel » (Col. 4 : 1), « sachant que chacun, soit esclave soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien » (Eph. 6 : 8).

Au travers de ces quelques textes, nous voyons que la vie du croyant sera examinée sous tous ses aspects et que rien n'échappera au regard de flamme du Seigneur. Tout ce qui reste encore obscur aujourd'hui sera mis en lumière. Toute mésentente, tout dissension qui n'aura pas été réglée ici-bas, devra nécessairement être mise en ordre à ce moment-là. D'où l'importance, autant que cela dépend de nous, de rechercher la paix avec tous et de nous placer journellement sous le jugement de la Parole de Dieu afin que toute scorie soit ôtée, afin de n'avoir pas à subir une perte au jour de l'épreuve du feu.

Dieu, dans sa grâce, nous offre aujourd'hui la possibilité de nous mettre en ordre en confessant tout ce que le Saint-Esprit nous dévoillera être en désaccord avec la volonté de Dieu dans nos vies. De plus, Il nous assure une rémission totale et parfaite.

le but du Seigneur

est de « faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable » (Ep. 5 : 27).

Il reste à l'actif de l'Eglise en général ,et du croyant en particulier ce « vêtement d'un fin lin éclatant et pur; car ce fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints » (Ap. 19: 8).

Dès aujourd'hui, nous pouvons nous laisser purifier par « l'eau de fa Parole » (Ep. 5 : 26). « Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est La vérité » (Jn 17 : 17). La Parole de Dieu, par 1'action du Saint-Esprit, peut nous montrer tout ce qui ne convient pas dans notre vie et nous amener à le confesser et à l'abandonner. Nous avons la promesse que « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et « nous purifier de toute iniquité » (I Jn 1 : 9). Et « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (id. v. 7).

Dans un prochain article nous parlerons des récompenses que Le Seigneur accordera aux siens, en ce jour. Pour l'instant, laissons-nous pénétrer du sérieux de ces avertissements, non pour nous effrayer ou nous décourager, mais au contraire pour nous inciter à rechercher une communion toujours plus étroite avec Le Seigneur, afin de vivre une vie qui corresponde à ce qu'Il attend de nous, tant sur le plan personnel que communautaire.

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Evenements à venir

29 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Evenements à venir

Evenements à venir

Chs. Racine

La révélation des événements futurs doit être, pour tout chrétien, un sujet de réels intérêt et importance.
Dieu seul sait le commencement et la fin de toutes choses. Il lui a plu de révéler l'avenir dans la Bible: là où, sans cette révélation, tout ne serait que ténèbres et pure spéculation de l'esprit humain, la certitude nous est donnée.
Les écrits prophétiques de l'Ancien Testament ont annoncé, avec une certitude infaillible, les événements des siècles passés, bien avant qu'ils n'eussent lieu. Les faits prophétiques touchant l'avenir sont tout aussi certains, tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament.

QUELQUES EXEMPLES PROBANTS

C'est ainsi, par exemple, que la prophétie biblique annonçait la naissance de quatre grands empires gentils (Chaldéen, Médo-Perse, Grec et Romain); ces prédictions s'accomplirent avec une parfaite exactitude au point qu'elles soient devenues des faits historiques.
Et quelle richesse d'expressions prophétiques pour annoncer la venue, dans ce monde, du Seigneur Jésus-Christ, le Messie; Son rejet par son peuple: les Juifs; Sa mort, Sa résurrection, Sa séance à la droite de Dieu: toutes choses réalisées comme il avait été prédit.

DIRECTION DU SAINT-ESPRIT POUR L'ENSEIGNEMENT

Avant de quitter Ses disciples, le Seigneur leur dit que lorsque l'Esprit de Vérité serait venu, il les conduirait dans toute la vérité (Jean 16, 13). Il est nécessaire d'être dirigé par ce guide divin pour avoir une pensée exacte de ce que Dieu a révélé dans Sa Parole. Christ étant le centre de tout le plan de Dieu, le Saint-Esprit a pour mission de glorifier le Fils en prenant de ce qui est de Lui, pour nous l'annoncer et nous faire connaître les choses qui vont arriver (Jean 16,13-15).

DISTINCTIONS IMPORTANTES POUR L'ETUDE DE LA PROPHETIE

Rappelons qu'il ne faut pas confondre les dispensations, sinon nous tomberions dans une grande confusion en appliquant aujourd'hui, à l'Eglise de Dieu, les déclarations qui se rapportent à Israël
Christ est venu chez les Siens {Israël), mais Il fut rejeté et crucifié. Dès lors, Dieu a commencé une ceuvre tout à fait nouvelle et distincte, à savoir le rassemblement de personnes tirées du milieu de toutes les nations, Juifs ou gentils; non pour en faire un peuple terrestre comme Israël, mais un peuple dont l'appel est céleste.
Telle est l'Eglise de Dieu, dans sa nature et sa destinée.
Par suite du rejet du Messie par Israël, Dieu a rompu Ses relations avec ce peuple et un partiel endurcissement s'est produit en Israël, endurcissement qui continuera jusqu'à ce que la plénitude des nations soit établie; alors, tout Israël sera sauvé {Rom. 11, 25-26).

QUE DEVONS-NOUS ATTENDRE ?

Nous attendons la «Bienheureuse Espérance» et «l'apparition de la gloire» de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ (Tite 2, 13) ; ce passage de la Parole de Dieu met en évidence deux phases de la venue du Seigneur.
Premièrement, sa venue pour enlever son Eglise (1 Thess. 4. 16-18; 1 Cor. 15, 51-53; Jean 14, 3); c'est la bienheureuse espérance. L'Eglise attend son Seigneur.
Deuxièmement, son apparition et sa manifestation en gloire avec ses saints, pour l'établissement de son règne.

QUAND LE SEIGNEUR VIENDRA-T-IL POUR ENLEVER L'EGLISE ?

Cet événement peut se réaliser d'un moment à l'autre, sans toutefois que nous puissions en fixer la date.
Plusieurs indices, cependant, nous permettent de discerner que ce moment est proche et que le temps de la grâce va prendre fin. L'indifférence des masses pour l'évangile, la chrétienté qui a l'apparence de la piété mais qui en a renié la puissance (2 Tim. 3, 5), les nations qui cherchent leur voie vers une forme d'unité font présager que le moment approche où la bête à dix cornes sortira de la mer (Ap. 13); plus encore, la renaissance d'un état juif: tous ces faits sont des signes qui prouvent l'imminence du retour de Jésus pour enlever Son Eglise.

ET APRES ?

Après l'enlèvement de l'Eglise se déroulera la soixante-dixième semaine de Daniel, c'est-à-dire une période d'au moins sept ans. Cette période sera d'abord caractérisée par un temps de tribulation venant sur la terre pour éprouver ceux qui l'habitent; puis par un temps où la colère de Dieu s'abattra sur ce monde rebelle: ce sera la grande tribulation, un temps de détresse pour Jacob (Jér. 30, 7), qui durera trois ans et demi.
C'est au cours de cette dernière semaine que Satan exercera toute sa puissance par la Bête à dix cornes et la Bête à deux cornes (Ap. 13, 1-8; 11-18). Mais le ciel s'ouvrira et le Seigneur apparaîtra en gloire et par un jugement radical, s'emparera de la bête, chef politique de l'empire romain, et du faux Christ, l'homme de péché, l'inique (2 Thess. 2, 3), lesquels seront jetés vifs dans l'étang de feu, embrasés par le soufre (Ap. 19.20, 2 Thess. 2, 8). Ainsi, la domination de la bête romaine et de l'Antichrist prendra fin à la grande bataille d'Harmaguédon (Ap. 16, 16).
Le prophète Esaïe annonce aussi certains événements se rapportant à l'invasion de la Palestine par l'Assyrien; les chapitres 12 et 14 montrent clairement qu'après le jugement de l'Antichrist et de la bête romaine, par le Seigneur, Jérusalem sera attaquée par une coalition de nations, dirigée par l'Assyrien. La ville sera prise et saccagée, la moitié de ses habitants sera emmenée en captivité, mais le reste du peuple ne sera pas retranché de la ville (Zach. 14, 1-2).
Le Seigneur Lui-même combattra contre ces nations, comme Il a combattu au jour de la bataille (Zach. 14, 3). Ce dernier passage fait allusion à la destruction de la bête et de l'Antichrist par le Seigneur, lorsqu'il est apparu du ciel avec ses armées (Ap. 19).
Ainsi, la manifestation glorieuse du Seigneur se fera en trois phases. Tout d'abord Il sortira du ciel avec ses armées pour frapper les nations, la bête et le faux prophète. Puis, il apparaîtra aux juifs fidèles sur la montagne des oliviers et les délivrera de l'Assyrien, ou roi du Nord. Enfin, Il viendra dans Sa gloire, tous Ses saints avec Lui (Zach. 14, 5), pour établir son règne, le règne de mille ans. (Ap. 20, 4).
Durant ce temps béni, Israël et les nations qui resteront, jouiront de la justice et de la paix instaurées par le Seigneur, par l'homme que Dieu a destiné à juger la terre habitée, ce dont il a donné à tous une preuve certaine, l'ayant ressuscité d'entre les morts (Act. 17, 31).
Ainsi, lecteur, Jésus dit: «Et voici, je viens bientôt» (Ap. 22, 7-12). Es-tu prêt pour ce jour de l'enlèvement?

Lien : http://www.promesses.org/arts/7p130-132f.html

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LE PEUPLE DANS LE DESERT

28 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE PEUPLE DANS LE DESERT

LE PEUPLE DANS LE DESERT

(première partie)

Jean-Pierre SCHNEIDER

Les 40 ans qu'Israël doit passer au désert sont, nous l'avons vu, un châ­timent imposé au peuple suite à son incrédulité. Tout père qui aime son fils le punit, nous dit Salomon dans ses Proverbes (13.24 ; 19.18). L'au­teur aux Hébreux nous dit que c'est aussi valable pour nous qui som­mes le peuple de la nouvelle alliance, qui est une alliance de grâce ; il cite Proverbes 3.11-12 et nous montre le but de toute correction divine: Dieu nous corrige pour notre véritable intérêt, afin de nous faire partici­per à sa sainteté (Héb 12.5-11).

J'ai d'emblée établi un parallélisme entre le peuple de l'ancienne et le peuple de la nouvelle alliance, entre l'israélite et le chrétien. Avant d'étu­dier le rapport qu'il y a entre les deux, il faut examiner la base qui fait de l'un un Israélite et de l'autre un chrétien. Je vous invite à interrompre votre lecture pour relire Exode 12.

La Pâque

Sans l'agneau immolé, il n'y a pas de libération de l'esclavage égyptien. Sans l'Agneau immolé, le Christ, il n'y a pas de libération du péché. Le sacrifice sanglant est toujours à la base du pardon de Dieu: Sans effu­sion de sang, il n'y a pas de pardon (Héb 9.22). Dieu pardonne et libère Israël à cause du sacrifice expiatoire de Christ accompli à la croix, pour ainsi dire rétrospectivement. Car le sang de l'agneau pascal dont l'israélite badigeonne l'encadrement de la porte de sa maison n'a aucune valeur en soi: Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés (Héb 10.4), ni celui des tourterelles, des veaux, des béliers, des brebis ou des agneaux... Tous ces animaux sacrifiés par les Israélites préfiguraient le sacrifice des sacrifices, celui offert volontaire­ment par le Fils de Dieu (les animaux sacrifiés n'avaient pas de choix à faire). Aussi le sacrifice de Christ est-il final. Tout sacrifice, sanglant ou non, offert après celui de Christ en vue de se faire pardonner est un affront à Dieu, comme si la mort expiatoire de Jésus à la croix n'était pas suffisante pour tous les temps. Car nous sommes sanctifiés, par l'offran­de du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes et par une seule offran­de, lia rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés, vu qu'avec son propre sang... il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 10.10,14; 9.12). Comme "éternel" veut dire "sans commencement ni fin", le sacri­fice de Christ a été la base sur laquelle Dieu a fait grâce dès le premier sacrifice offert par Abel dans Genèse 4 ; Caïn aussi a bénéficié de l'effi­cacité éternelle du sang de Christ, car quel autre signe que celui de la croix pensez-vous que I'Eternel aurait mis sur Caïn pour que personne ne le tue à cause de son meurtre (Gen 4.15) ?

Signification de la Pâque

Regardons la Pâque décrite dans Exode 12 de plus près (les versets indiqués entre parenthèses se rapportent à ce chapitre):

1. Toute l'assemblée d'Israël l'immolera (non les immolera, 6).

Un seul peuple: Israël, qui préfigure l'Eglise.
Un seul agneau, donc un seul sacrifice: Jésus-Christ.
Chaque maison est l'expression locale du peuple entier.
Chaque église est l'expression locale de toute l'Eglise.

2. Quand JE verrai le sang, je passerai... (13).

C'est Dieu qui apprécie la valeur du sang de l'agneau, et donc de Christ. (Les sentiments, les pensées, les expériences passées ne changent rien à la valeur du sacrifice aux yeux de Dieu.)
Le sang était dehors: la famille réunie dans la maison ne le voyait pas. Elle n'avait qu'à l'appliquer à sa maison et Dieu faisait grâce. Nous appliquons-nous le sang de Christ en croyant qu'il nous fait grâce ?

3. On mangera la chair de l'agneau rôtie au feu et vous n'en laisserez rien (8,10).

S'appliquer le sang, c'est une chose: recevoir le pardon.
Manger la chair, c'est autre chose: accepter Jésus-Christ dans sa totali­té (il fallait manger tout l'agneau) - être en communion continuelle avec lui.
L'agneau était l'objet de la réunion.
Jésus-Christ est l'objet de nos réunions.
Le feu est l'image du jugement qui purifie.
Christ a été jugé pour les péchés du monde afin de se purifier un peuple qui lui appartienne.

4. On mangera sa chair avec des pains sans levain (8).
Le levain est le symbole du mal dans toute la Bible.
Le sang sur le cadre de la porte donne la sécurité (il n'y a plus de con­damnation).
Mais si on laisse entrer le mal (le levain), la communion avec Dieu est interrompue.

5. On le mangera avec des herbes amères (8)

Elles signifient les souffrances de Christ.
Elles signifient la crucifixion de notre chair (Gal 6.14)
Elles signifient la mise à mort du vieil homme (Rol 6.6)
Renoncer à notre Moi pécheur : chose amère pour la nature charnelle!

6. Concerne le verset 11:

Les reins ceints: lier les vêtements qui gênent à la marche, c'est lier, ren­dre inoffensif ce qui encombre dans la marche spirituelle.
Serrer la ceinture: une discipline à exercer (1 Cor 9.27).
Les souliers aux pieds: quitter l'endroit de la servitude, l'esclavage du péché. Quitter parfois son lieu géographique. Etre sur pied de paix et non de guerre (Eph 6.15)
Le bâton à la main: c'est l'emblème du pèlerin. Il sert à s'appuyer dessus (Ps 23.4).
La Pâque signifie donc non seulement le départ d'Egypte (esclavage du péché) et la libération de Pharaon (Satan), mais aussi la formation d'un peuple dans la communion avec Dieu, l'acceptation inconditionnelle de son Fils comme Sauveur, l'exclusion du mal, le renoncement au Moi crucifié à la croix avec Christ, une marche fidèle pour apporter le mes­sage de la paix en s'appuyant sur les promesses et la personne du Seigneur Jésus-Christ.

Quel programme! Est-il mis à exécution dans ma vie? Dans ma famille? Dans mon église? Dans mon peuple qui se dit peut-être encore chré­tien?... Ou sommes-nous un peuple dans le désert?

Le désert

Dans la Bible, le désert n'est jamais là où l'on demeure: on y passe pour arriver ailleurs. Elie marcha 40 jours et 40 nuits pour arriver à la monta­gne de Dieu (1 Rois 19.8). Jésus passa 40 jours et 40 nuits dans le désert pour y être tenté (Mat 4.1-2). Israël devait traverser le désert pour arriver à Canaan mais il n'était pas prévu qu'il y reste 40 ans! Le chiffre 40 signifie une période passagère qui doit déboucher sur une déli­vrance.

Bien entendu, le désert peut aussi signifier la solitude (la chambre où l'on rencontre Dieu). Le désert peut être le silence loin de la foule (la méditation qui accompagne la lecture de la Bible). Ainsi l'apôtre Paul se retira pendant 7 ans dans une région désertique en Arabie, en Syrie et en Cilicie (GaI 1.17-21), où Dieu le prépara à sa grande tâche mission­naire. Se retirer dans ce désert-là est aussi important que de vivre en communauté avec les autres et de travailler avec les autres. Les deux se complètent un seul des deux constitue un déséquilibre - le moine ou l'activiste.

Cependant, le désert dont il est question dans le Pentateuque est tout autre. Il ne faut pas s'imaginer des dunes de sable sans aucune végéta­tion, tel le Sahara. Il s'agit plutôt d'étendues désertiques où le bétail trouve assez de nourriture pour subsister, mais où l'eau peut faire cruel­lement défaut. Par son incrédulité, donc par sa faute, Israël reste 40 ans dans le désert, c'est-à-dire toute une génération, selon le consensus biblique. Ce n'était pas le plan de Dieu pour son peuple. Ce n'est pas non plus le plan de Dieu pour le chrétien pourtant, la grande majorité des chrétiens sont dans le désert au lieu d'être en Canaan, pays des promesses que Dieu leur a destiné, Ils sont sortis d'Egypte, mais ils ne sont jamais entrés en Canaan. Ils sont dans le désert, et tout le beau pro­gramme qui devait se réaliser une fois libérés de l'esclavage du péché reste en suspens. Pourquoi ?

Dans le prochain numéro, nous allons chercher à comprendre le pour­quoi du comportement du peuple d'Israël, comportement qui explique son incrédulité et son séjour au désert. Du même coup, nous compren­drons aussi pourquoi le chrétien reste dans le désert spirituel, car ce sont les mêmes raisons qui l'y maintiennent.

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p6-8f.html

Joël FREYCHE

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La patience de Dieu, son silence, plus de délai

25 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

La patience de Dieu, son silence, plus de délai

La patience de Dieu, son silence, plus de délai

Ch. Racine

Etat du monde actuel
L'état moral et spirituel du monde, qui marche rapidement vers son jugement, est désastreux. Le temps de la patience de Dieu tend à sa fin. Le mystère d'iniquité opère déjà (II Thess. 2, 7). C'est la dernière heure, celle où l'esprit de l'antichrist, qui doit venir, agit déjà dans toutes les activités des hommes.

Attitude des hommes face à la patience de Dieu
Parce que la sentence contre les mauvaises oeuvres ne s'exécute pas immédiatement, le coeur des fils des hommes est plein d'envie de faire le mal (Ecc. 8, 11). Dieu dit à celui qui fait le mal: «Tu as fait ces choses-là et j'ai gardé le silence; tu as estimé que j'étais véritablement comme toi; mais je te reprendrai, et mettrai tout devant tes yeux» (Ps. 50, 21).
Certains hommes prennent la patience de Dieu pour de l'indifférence: Dieu ne s'occupe pas de nous. D'autres nient son existence, tandis que d'autres encore affirment qu'Il est mort.
Ces divers aspects de l'incrédulité témoignent de la mort spirituelle des hommes. Ils ignorent que la patience de Dieu est salut, car Il ne prend pas plaisir à la mort du méchant, mais plutôt à ce qu'il se détourne de sa voie et vive. (Ez. 33, 11).

Encore un dernier silence de Dieu
Après l'enlèvement de l'Eglise, le mal se développera très rapidement, à tel point qu'à l'ouverture du 6ème sceau, les autorités seront renversées, donnant à Satan l'occasion de faire monter de la mer agitée, la Bête à 10 cornes (Ap. 13), à laquelle il donnera sa puissance, son trône et un grand pouvoir (Ap. 13, 2).
Devant un tel développement du mal, le 7ème sceau s'ouvre et il se fait un «Silence» au ciel, d'environ «une demi-heure» (Ap. 8, 1). Un court temps où Dieu semble se recueillir avant de faire son oeuvre étrange et inaccoutumée (Es. 28, 21). Il y a une vie dans sa faveur et un moment dans sa colère (Ps. 30, 5).

Ap. 10,7. Plus de délai. Le mystère de Dieu sera terminé
Ni le dernier silence d'une demi-heure au ciel, ni les événements décrits depuis la première trompette (Ap. 8, 7) au son de la 6ème trompette (Ap. 8, 7 à 9 et 13, 21), ne produiront la repentance chez les hommes. Au contraire (Ap. 9, 20-21).
Alors l'ange que Jean a vu se tenir sur la mer et sur la terre lèvera sa main et jurera qu'il «n'y aura plus de délai», mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sera sur le point de sonner de la trompette, le «mystère de Dieu» sera terminé (Ap. 10, 7). Dieu mettra une fin au mystère de l'inaction dans laquelle Il semble rester actuellement, quant au gouvernement du monde. Les hommes peuvent pécher. En tant qu'il s'agit d'une intervention directe, Dieu n'apparaît pas, sauf en quelques occasions exceptionnelles. Mais le moment vient où Dieu jugera le péché; alors, Il ne tolérera plus rien de ce qui est contraire à sa nature et il n'y aura plus de délai; mais au jour de la voix du septième ange, quand il sera sur le point de sonner de la trompette, le mystère de Dieu arrivera à conclusion.
Le mystère de Dieu, c'est qu'Il permet au mal de poursuivre son cours avec une apparence d'impunité, comportement auquel les hommes ne comprennent rien. Mais au jour où la colère de Dieu éclatera dans toute son ardeur, le mystère de Dieu sera terminé (Ap. 10, 7).
Cette colère de Dieu s'exercera par les sept anges qui verseront sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu (Ap. 16). Mais, malgré l'intensité de ces jugements, les hommes blasphémeront. Lorsque la dernière coupe sera versée, une grosse grêle, dont les grêlons pèseront un talent, tombera du ciel sur les hommes (Ap. 16, 21). Lire aussi: Job 38, 22: Ez. 38, 22. Le poids d'un talent, ou 3000 sicles, correspond à 42,533 kg. (Dict. de Vigourux).

Lecteur,
Nous sommes dans les temps de la fin. Jésus revient pour enlever son Eglise. Es-tu prêt pour cet événement?
Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs (Héb. 3, 7). Demain, il peut être trop tard.

Etre utile à Dieu

Vous n'êtes d'aucune utilité à Dieu tant que votre volonté n'est pas brisée.

Lieu : http://www.promesses.org/arts/8p156-157f.html

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Le retour de Jésus-Christ (2)

24 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le retour de Jésus-Christ (2)

Le retour de Jésus-Christ (2)

Jean-Pierre Schneider

Avant-propos (rappel)
Les réflexions que nous vous soumettons dans ces deux études ne doivent pas refléter une position eschatologique particulière, ce qui n'empêchera pas le lecteur d'y trouver des éléments qu'il sera libre de classer sous une catégorie ou une autre. Notre souci est de laisser parler les Ecritures et non d'ériger un quelconque système prophétique. Chacune des deux études est précédée d'un examen de quelques textes afin de déblayer le terrain en vue d'une meilleure compréhension de l'étude proprement dite.

Il est vivement recommandé de lire cette étude avec la Bible ouverte, afin de pouvoir lire toutes les références indiquées, trop longues et trop nombreuses pour être citées textuellement.

B. Retour de Jésus-Christ en relation avec l'Eglise

Réflexions préliminaires

Pour cerner le sujet d'un peu plus près, posons-nous quelques questions fondamentales.

1. Depuis quand serons-nous là où Jésus est?
Jean 14.1-4 nous donne la réponse: . . .je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi.

2- A la lumière de 1 Thes 4.13-18:

a) Quand Christ reviendra-t-il?
... à un signal donné, à la voix d'un archange, au son de la trompette de Dieu... (cf. aussi Apoc 14.14-15).

b) Quels 2 événements se suivront-ils de près?
La résurrection des morts en Christ et l'enlèvement des vivants en Christ.

c) Où les rachetés rencontreront-ils le Christ?
Dans les nuées, c'est-à-dire à proximité de la terre.

3. Lisez 1 Thes 5.1-6. Serons-nous surpris par le retour de Jésus-Christ?
Certes non: vous n'êtes pas dans les ténèbres pour que ce jour vous surprenne comme un voleur... (v. 4).

4. Lisez 2 Thes 2.1-12.

a) A qui cet avertissement est-il adressé?
Il s'adresse à l'Eglise, donc aux chrétiens (frères).

b) Quelles 2 choses doivent arriver avant le retour de Christ?

L'apostasie générale et la révélation (l'apocalypse) de l'Antichrist (l'homme impie, litt. l'homme d'impiété, celui qui rejette toute loi).

c) Certains pensent que ce/celui qui retient encore la révélation de l'Antichrist serait le Saint-Esprit qui aurait été enlevé de la terre avec l'Eglise dès Apoc 4; mais il n'y a pas de texte qui l'affirme clairement. De quel événement s'agit-il donc? Avant de répondre, lisez les textes suivants: Apoc 14.14-16 et 19.11-16.
A présent, je vous prie de lire Apoc 12.17; 13.10; 14.12; 17.6, et de comparer avec 1.9.
De qui ces textes parlent-ils?
A moins d'un préjugé insurmontable, vous avez reconnu en eux des disciples de Jésus, qui seront donc sur terre à ce moment-là.

5. Selon Apoc 1.7, qui verra le retour de Jésus-Christ?
Tout homme le verra, même ceux qui l'ont percé (le peuple juif; comparez avec Zach 12.10, qui parle du même moment). Aucun texte ne parle d'un «retour secret» de Jésus-Christ.

6. Veuillez lire Apoc 14.14-20 avant de donner une réponse.

a) Quand aura lieu la moisson? (cf. aussi Mat 24)
Elle aura lieu au retour de Christ.

b) Qui moissonnera? (comparez avec Mat 24.31)
Les anges moissonneront, la faucille d'Apoc 14.15 symbolisant les anges de Mat 24.31. Il n'est pas dit ici que Christ descend sur la terre.

7. partir d'Apoc 19.11-16, je vous invite à deux réflexions:

a) Que décrit cette scène?
Certainement le retour de Jésus-Christ sur la terre (il s'appelle Fidèle et Véritable; son nom est la Parole de Dieu, Roi des rois et Seigneur des seigneurs).

b) Quelle expression relie ce texte au précédent (Apoc 14.14-20)? L'ardente colère du Dieu Tout-Puissant (la fureur de Dieu).

Etude du sujet

N.B. Nous essayerons de cerner certaines expressions qui sont utilisées en parlant de l'avènement de Christ:
l'enlèvement de 1'Eglise
la première résurrection
les signes précurseurs
la grande tribulation
le millénium et le royaume éternel de Dieu

Le retour glorieux de Christ est une affirmation ferme qui n'a rien de symbolique et ne peut être spiritualisée sans la vider de tout son sens, pas plus que la première venue à Noël.

Jésus annonce son retour en termes sans équivoque: je vais vous préparer une place, et je reviendrai et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi (Jean 14.3. Il en ressort que ce ne sera que depuis son retour que les croyants seront avec lui, pas avant. Quand Paul dit qu'il aimerait mieux mourir pourêtre avec Christ, il parle d'un état intermédiaire en attendant la résurrection et la rédemption du corps (Rom 8.23); à ce moment, les paroles de Jésus s'accompliront: nous serons là où il est.

Qu'arrivera-t-il à son retour? 1)ans I Thes 4.13-18, Paul répond à une question que les Thessaloniciens lui avaient posée: ils s'inquiétaient du sort de ceux qui étaient morts avant le retour de Christ. Paul leur apprend que quand le Seigneur descendra du ciel, d'abord les morts en Christ ressusciteront, ensuite les croyants encore en vie seront transformés en un clin d'oeil (1 Cor 15.51-52). Toute l'Eglise sera enlevée à la rencontre du Seigneur dans les airs (donc à proximité de la terre), et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur (Jean 14.3). C'est cela, l'enlèvement: l'Eglise entière, les morts en Christ et les vivants en Christ, sera enlevée de la terre au retour de Christ. Cette résurrection des croyants est nommée «la première résurrection». Apoc 20 parle des deux résurrections (v. 5-6: la première, avant le règne de mille ans; v. 11-13: la deuxième, après ce règne).

Mais quand? Il ne s'agit pas de calculer une date - qui serait de toute façon fausse! Jésus disait que le Père seul connaît le moment précis de son retour même pas le Fils. Mais le texte de 1 Thes 4 nous indique que le Seigneur viendra à un signal donné, à la voix d'un archange, au son de la trompette de Dieu, à savoir la dernière trompette, selon 1 Cor 15.52. Dans Apoc 11, la septième et dernière trompette retentit, et 14.14 -16 nous montre le Christ couronne sur une nuée et une faucille à la main, au même moment où un ange, qui sort du temple (donc de la présence du Père), lui crie que l'heure est venue pour la moisson. Alors les anges sont envoyés pour rassembler tous les élus (les faucilles symbolisent les anges: comp. Mat 24.31).

Le Seigneur viendra donc quand le signal sera donné; litt.: à un cri de commandement! Mystère de la Trinité: le Père seul connaît le moment historique; et pourtant le Père et le Fils sont un...

Cependant la question reste: à quel moment? 1 Thes 5.2 dit que ce sera comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront: Paix et sécurité! Or on ne sait jamais quand un voleur vient. Vraiment? Paul continue: Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. Le moment précis reste connu du Père seul; mais ses enfants ne seront pas surpris. Pourquoi? Veillons et soyons sobres: parce que si nous sommes éveillés, nous comprenons les signes des temps, et nous sommes sobres dans le boire et le manger, dans les plaisirs légitimes de l'existence, dans la prière, dans la méditation de la Parole.

La venue du Christ sera donc inattendue pour les incrédules (dans les ténèbres), mais attendue pour les croyants (dans la lumière). Pour eux, parce qu'eux seulement y croient, il y a des signes précurseurs qui sont clairement indiqués. Quels sont ces signes?

2 Thes 2.1-12 dit ceci: En ce qui concerne l'avènement du Seigneur et notre rassemblement auprès de lui, ne vous laissez pas ébranler de votre bon sens(sobriété!) . . . comme si le jour du Seigneur était déjà là. Le mot avènement rend imparfaitement le mot grec parousia, qui comprend l'arrivée et la présence (= il vient et il reste). Cette arrivée est liée au rasssemblement avec lui (sur les nuées, selon 1 Thes 4) et se nomme jour du Seigneur. Ce jour, nous dit le texte, n'est pas encore arrivé: Christ ne règne pas encore comme ce sera le cas pendant le millénium. Cela n'empêche pas ceux qui spiritualisent les textes de prétendre que nous serions déjà dans le millénium. J'ai tenu cette persuasion pendant quelques années, il y a 30 ans; mais l'étude approfondie des textes prophétiques, notamment aussi ceux de l'AT ont réfuté cette position comme intenable (car il y a des textes qui perdent tout leur sens quand on les spiritualise, ainsi p. ex. Ps 72, Es 60 et 66, Zach 14). Non, le Seigneur n'est pas encore revenu et n'a pas encore établi son règne sur la terre, car (dit Paul, inspiré par l'Esprit) il faut qu'auparavant l'apostasie soit arrivée et que se révèle l'homme impie, celui qui rejette toute loi divine.

Apostasie signifie ici l'éloignement de l'état de la foi: on se détourne de ce qu'on a cru. Cela doit arriver avant le retour de Christ. Regardez autour de vous l'occident n'est-il pas en apostasie? (Les prophéties bibliques visent toujours le Proche-Orient et l'Europe.) Ailleurs, il y a de nouvelles populations qui se tournent vers Christ. Mais l'occident croyant est devenu incroyant. C'est ce dont le texte parle. Nous assistons aujourd'hui à un abandon de toutes les valeurs morales et esthétiques (perte du sens de la beauté) qui étaient le résultat culturel du christianisme (il faut peu de sel pour assaisonner tout l'aliment).

L'avènement de l'impie se traduit littéralement par apocalypse (révélation) de l'homme d'impiété. A un moment donné, l'Antichrist sera dévoilé comme tel: révélé à ceux qui auront été avertis. Quand l'Antichrist se manifestera, seuls les chrétiens avertis le comprendront. Les autres se laisseront séduire en croyant que l'Antichrist apportera une paix durable. C'est pourquoi Jésus, en réponse à la question de ses disciples: Quand cela arrivera-t-il? a répondu: Prenez garde que personne ne vous séduise! La deuxième lettre de Paul aux Thessaloniciens, tout comme la première, est adressée à des chrétiens, enfants de Dieu, membres de son Corps, l'Eglise. Quel sens aurait cet avertissement si l'Eglise n'était plus sur terre à ce moment-là?

Dans la première étude, nous avions vu qu'à l'Antichrist fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre; or les saints, dans toute la Bible, ce sont les croyants, autant ceux de l'ancienne que de la nouvelle alliance. Il semble s'agir là de la grande tribulation, qui est la co1ère de la bête, donc de l'Antichrist, finalement de Satan. Elle est distincte de la colère de Dieu: Dieu ne nous a pas destinés à la colère (de Dieu), mais à la possession du salut (1 Thes 5.9). Cette colère de Dieu déferlera sur le monde quand le Christ y viendra pour juger les nations. Et il y viendra avec les siens qu'il aura préalablement enlevés sur les nuées, donc à proximité de la terre, avant de venir poser ses pieds sur le Mont des Oliviers (Zach 14.4; Act 1.1 1).

On peut se demander: Qu'est-ce qui retient l'Antichrist d'apparaître? Est-ce l'ordre de la loi dont l'Empire romain était alors le garant, ordre et loi qui se désintègrent si visiblement en notre siècle? Cela expliquerait pourquoi Paul ne le nomme pas, car écrire que l'Empire romain disparaîtrait aurait été suicidaire! On ne sait en général pas qu'il a subsisté jusqu'en 1806 sous la désignation de «Saint Empire Romain Germanique» (Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation).

Si Paul voulait dire qu'il s'agissait du Saint-Esprit, pour quelle raison ne l'aurait-il pas nommé? Il faut aussi noter que, jusqu'au chap. 19 de l'Apocalypse (noces de l'Agneau), il est plusieurs fois question de ceux qui sont restés fidèles au témoignage de Jésus, ce qui ne peut viser que des chrétiens, preuve que le Saint-Esprit est encore présent (Apoc 12.17; 13.10; 14.12; 17.6).

Les textes bibliques ne nous permettant évidemment pas de trancher sur cette question, n'essayons pas de percer une prophétie que Dieu a voulue assez obscure pour que son sens exact ne puisse apparaître qu'à son accomplissement.

Voici en fait ce que le Seigneur nous dit aujourd'hui: «Quand vous verrez les pays christianisés se détourner en masse de la foi en Christ et en sa Parole, vous saurez que l'apostasie est là. Quand vous verrez l'Antichrist se manifester, vous saurez que mon retour est imminent. Et voici ma consigne pendant tout le temps de l'attente:Veillez, priez, soyez sobres. »

Une dernière question se pose: Comment concilier le règne éternel, sans fin, établi à toujours, dont parle sans exception l'AT en prédisant le règne à venir du Messie, avec le millenium que ne mentionne d'ailleurs que l'Apocalypse (20.1-7)? Que le chiffre mille soit figuratif ou non, il dénote néanmoins une longue période limitée et non infinie.

Question subsidiaire: Ce règne nommé «millénium», aura-t-il lieu sur notre terre ou sur la nouvelle terre (peut-être notre terre renouvelée)? Voici la réponse que je soumets à votre considération: Je me dis que le règne de mille ans sur notre terre (renouvelée) du Fils de Dieu bafoué et rejeté pourrait bien être l'inauguration du règne éternel de Jésus-Christ, règne millénaire qui, après le dernier sursaut de Satan et la destruction des ennemis des saints et de Jérusalem (la ville bien-aimée), suivis du dernier jugement (cf. Apoc 20), déboucherait sur le règne éternel, cosmique, universel, englobant la terre et les cieux pour toute l'éternité.

Je concluerai là où j'ai commencé. La venue (l'apocalypse = la révélation) de Jésus-Christ et son règne sur la terre, précédés de la résurrection des croyants de l'ancienne et de la nouvelle alliance et simultanément de l'enlèvement de l'Eglise, aussi bien que de l'apostasie générale et du court règne de l'Antichrist: tout cela n'est pas une invention née de l'imagination des prophètes et des apôtres. Ce sont «les lendemains qui chantent» qui sont illusoires.

S'il y a une chose qui ressort de ces études, c'est que la venue de Christ, notre résurrection et enlèvement à Sa rencontre, son règne sur la terre et notre règne avec lui, sont des faits prophétiquement établis, exactement au même titre que les prophéties de l'AT qui annonçaient la venue de Christ à Noël. Celles-ci se sont accomplies à la lettre. Verriez-vous une raison soutenable pour que les prophéties relatives à l'avènement glorieux de Jésus-Christ ne s'accomplissent pas tout aussi littéralement?

Je suis bien conscient que le sujet du retour de Christ a donné lieu à des interprétations très diverses et souvent impressionnantes. La plupart d'entre elles ont voulu aller trop loin dans l'établissement d'un système prophétique détaillé où l'on fait dire aux textes bibliques ce qu'ils ne disent souvent pas vraiment. Mon souci principal a été de n'affirmer que ce que certains textes choisis disent vraiment, quitte à avancer ici ou là une supposition dont l'appréciation est laissée au jugement personnel du lecteur.

Je précise encore une fois que ce que j'avance ne correspond pas forcément aux vues d'autres frères que j'apprécie beaucoup. Mais nous tous, quelle que soit notre opinion sur certains détails, avons à entendre le Seigneur nous dire:

Voici, je viens rapidement, et j'apporte avec moi ma rétribution pour rendre à chacun selon son œuvre. Amen, viens, Seigneur Jésus!

Lien : http://www.promesses.org/arts/97p17-22f.html

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