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CROIX (1)

25 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CROIX (1)

CROIX (1)

1 Cor 1.18

Introduction :

comprendre le mystère de la croix :

La croix est la manifestation divine pour se substituer en homme et venir lui-même accomplir avec perfection la loi et en mourant pour libérer l’homme pécheur de la malédiction. Il ne faut jamais l’oublier, toute violation de la loi aussi petite soit-elle, entraine la mort pour sentence.

Pour que cette loi soit accomplie, il faut que les éléments de la malédiction du jardin d’Eden soient ôtés. La sentence gracieuse après la chute fut celle-ci :

  • malédiction du sol à cause de l’homme.
  • trop de peine pour tirer de la nourriture du sol tous les jours de sa vie,
  • le sol produira des épines et des ronces
  • il mangera de l'herbe des champs
  • il retournera dans la poussière d'où il a été pris (Genèse 3.17-19)

Historique :

La crucifixion était un supplice bien ancien. On en trouve des traces chez les Égyptiens, (Genèse 40.19), chez les Perses (Esther 7.10 ; Esdras 6.11) et chez les Juifs (Nombre 25.4 ; Josée 8.29 ; 2Samuel 21.6).

Le supplice de la croix était chez les Romains, une infamante et cruelle peine des condamnés à mort, des esclaves, des criminels, des brigands et des émeutiers.

La crucifixion fut établie en Judée comme peine de mort à l’époque de la domination romaine. Dans l’adoption de cette sanction, le condamné à mort devait avoir été au préalable flagellé avec un fouet semblable à la peau d’animaux dans lequel on a enroulé e plomb ou des nœuds du fil barbelés (Mt 27.26), ce que l’on considérait comme plus dur et plus infamant que les verges. Ensuite, les condamnés devaient porter jusqu’au lieu du supplice la croix à laquelle ils allaient être attachés (Mt 27.32 ; Jean 19.17).

Pour augmenter le supplice dans l’aspect moral, le lieu de crucifixion était situé hors de la ville. Sur la route du parcours vers le lieu de la crucifixion, le condamné devait cheminer au milieu des cris d’une foule bordant la route lançant qui d’insultes, qui d’humiliation, etc. Ceci augmentait la tension du condamné, qui était déjà fatigué et affaibli par la flagellation à laquelle plusieurs succombait. Au lieu du supplice, on les dépouillait de leurs vêtements (Mt 27.28 ; Jean 19.23,24) et après leur avoir donné un breuvage enivrant (Mt 27.34), on les élevait sur la croix où des bourreaux armés de marteaux et de clous leur perçaient les mains, et les attachaient. On leur clouait aussi quelquefois les pieds, quoique ce ne fut pas général, et tantôt ensemble, tantôt séparément.

Cet affreux supplice était aussi long qu’il était cruel car aucun organe du corps important n’était attaqué. Ainsi, le sang ne coulait pas avec abondance, et la douleur partant des extrémités des deux mains tendues et des pieds parvenir lentement au centre, par degrés, mais toujours en augmentant, provoquant des douleurs atroces et de vives angoisses, l’excitation des muscles et des nerfs, puis peu à peu le tétanos, provenant des clous rouillés qui retenait le supplicié à ma croix.

L’histoire ressort qu’à cause de l’écoulement lent du sang, certains n’expiraient qu’au troisième jour. Cependant chez les Juifs, le supplice était abrégé par les lois compatissantes de cette législation. Aussi, le crucifié devait être enseveli le soir même du jour où il avait été pendu au bois (Deut 21.23). C’est à cause de cela, et pour hâter la mort des condamnés, qu’on leur brisait les os avant le coucher du soleil (Jean 19.31,32 ; Josée 8.29). Les Juifs, soit dans un intérêt hygiénique, soit par respect pour la dignité humaine, ensevelissaient immédiatement leurs condamnés, (Mt 27.60), mais ils ne leur accordaient le privilège de reposer dans les sépulcres de leurs familles, que lorsque leurs chairs avaient été déjà consumées dans les sépulcres publics. Mais pour répondre aux exigences prophétiques, Jésus a été épargné du déshonneur puisque Joseph d’Arimathée demanda la permission de l’ensevelir dans un sépulcre neuf de sa possession.

Josèphe raconte qu’Alexandre roi des Juifs, ayant fait crucifier huit cents de ses sujets rebelles, ordonna, par surcroît de cruauté, que l’on mette à mort au pied de leur croix, sous leurs yeux, et pendant qu’ils respiraient encore, leurs femmes et leurs enfants.

Au cours de l’histoire, on a cité des croix de différentes formes. On a toujours fait mention de deux pièces de bois croisées l’une sur l’autre, quelquefois comme un X, ou comme un T. Toutefois, la forme la plus connue, est celle que l’on donne aux crucifix et que l’on trouve sur presque toutes les gravures : †.

Les croix lorsque nous voyons partout ne sont-elles que l’emblème des cercueils, des cimetières ou des chapelles ? Curieusement pour tout mort, une croix accompagne son cercueil et sa tombe même s’il n’était pas chrétien ! Fait significatif ou preuve de jugement ? Cependant, pour nous, en passants, devant la croix, pensons toujours à notre Sauveur, pensons qu’il est mort pour nous, pécheur !

LES DIVERS ASPECTS DE LA CROIX

L croix est l’antitype de la circoncision, signe divin de l’alliance de Dieu avec les juifs, mais aussi du dépouillement de la chair.

La croix de Jésus-Christ représente :

1) L’instrument de la mort de la mort (Mt 27.32 Jean 19.17 ; Philippiens 2.8 ; Hébreux 12.2)

2) La Doctrine de la croix

Elle est prêchée pour le salut des pécheurs (1Cor 1.17)

Elle est prêchée comme source de la gloire (Galates 6.14)

Elle est prêchée moyen de réconciliation (Ephésiens 2.16)

Il y a aussi les ennemis de croix (Philippiens 3.18)

La paix obtenue par le moyen de la croix (Colossiens 1.20)

Les ordonnances de l’Ancien Testament sont abolies par la croix (Colossiens 2.14)

L’histoire dit que notre Seigneur fut crucifié une croix dont la dimension était : 15 pieds de hauteur soit 4,60m et 8 d’envergure soit 2,50m.

Conclusion :

Puisque nous devons suivre sur la terre les traces de notre divin modèle, souvenons-nous toujours que Jésus notre Seigneur disait que celui qui veut être son disciple doit porter sa croix après lui (Mt 10.38). Ces paroles expliquées ailleurs laissent entendre que tous ceux qui voudront vivre selon la piété souffriront persécution (2Tim 3.12). L’Apôtre Paul nous dit qu’il est crucifié avec Christ (Galates 2.20) ; qu’il ne se glorifie qu’en la croix du Seigneur, par laquelle le monde lui est crucifié, et lui au monde (Galates 6.14) ; que ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses affections et ses convoitises (Galates 5.24) ; que le vieil homme a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit détruit (Romains 6.6).

Dr. André CHOUBEU

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POURQUOI LES HÉROS SONT-ILS TOMBES ?

22 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

POURQUOI LES HÉROS SONT-ILS TOMBES ?

2 Samuel 1.25-27

Introduction :

Une rétrospective avertie laisse voir sur le chemin de la foi chrétienne un nombre considérable de cadavres de très nombreux héros qui jonchent le parcours. Nous nous souviendront que 60.000 homme d’élite tirant l’épée sont sortis de l’Egypte pour Canaan, mais de toute l’église de Moise estimée a 2.500.000 personnes, seuls deux sont entrés a Canaan. Tout le reste est tombé sur le parcours de la foi à cause de diverses fautes autant collectives qu’individuelles. C’est alors que nous pouvons facilement appréhender la pensée exacte du texte suivant :

‘‘Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert. Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d'eux, selon qu'il est écrit: Le peuple s'assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir. Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-trois mille en un seul jour. Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par l'exterminateur. Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!’’ (1Cor 10.1-12)

Puisque nous sommes engagés aussi sur le même parcours, retenons que nous n’avons pas de nouveaux ennemis, mais les mêmes. Ils peuvent de temps a autre en fonction de notre appel, intimité avec le Seigneur ou autre particularité en nous résultant de la grâce de Dieu, adopter de stratégie différentes, mais retenons-le, ils utilisent les mêmes armes.

Aussi, comme le stipule si bien l’avertissement de 1 Corinthiens 10, ‘‘Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles’’.

Vaudrait-il encore la peine de dire que notre chute face à ces mêmes obstacles ne pourraient être considérée comme une ignorance ? Il est d’ailleurs écrit : ‘‘Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.’’

(Osée 4.6).

Puisse Dieu nous aider a tenir bon jusqu'à la fin de notre course comme l’Apôtre Paul.

Le cri de détresse :

Face a la disparition brutale de Saul et de Jonathan, David qui connaissait la stratégie, les stratèges, la capacité, l’efficacité et la compétence de ces deux héros dans le combat, n’a pu s’empêcher de composer une complainte dont la lecture est vraiment douloureuse.

Apres une victoire inédite contre les prophètes de Baal et d’Astarté au nombre de 850 (1 Rois 18.19) lors du défi du Mont Carmel, le Prophète Elie sous les menaces de Jézabel s’enfuit et sous le genêt, il demande la mort. Comment cela est-il possible d’un grand homme de Dieu hors pair qui seul dans l’histoire a fait stopper la pluie pendant trois ans et demi et faire descendre le feu du ciel plusieurs fois ?

Que dirons-nous de Jean Baptiste, née pour présenter Christ au monde, l’ayant fait avec célébrité qui dans sa prison, envoya encore demander a Christ si c’est lui qui devait venir ?

Que penserons-nous de Samson, né pour une cause précise, consacré et oint depuis le ventre maternel, mais qui fut séduit par une prostituée au point de finir sa mission avec les yeux crevés.

Au regard de tout ceci, le héros doit-il fixer les yeux sur ses exploits au mépris de la grâce de Dieu ?

Puisque Dieu est appelé Eternel des Armées, tout soldat de Christ se doit à tout moment comme l’Apôtre Paul de dire avec vérité : ‘‘Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi’’ (1Cor 15.10).

Que vise au juste l’adversaire ?

L’onction divine en nous fait la différence. C’est quand les Philistins ont appris l’onction de David qu’ils se sont levés. Dès que le monde des ténèbres sait que tu as un dépôt, il luttera contre toi jusqu'à ce qu’il y ait victoire ou défaite de leur cote ; mais nous avons en Christ, la capacité par la grâce divine et les moyens que sont la Parole de Dieu. A travers la Bible, il y a des héros qui sont tombé parce qu’ayant oublié les règles de combat.

De tout temps, le diable fait tout pour créer une faille afin de procéder à une attaque ciblée contre sa victime. Bien que l’intention et l’action divines soient absolument absentes de la tentation qui se trouve dans les épreuves, Dieu les envoie comme un remède, mais c’est l’homme seul qui en fait un poison (Jacques 1.14 ; Mt 6.13 ; 1Co 10.13).

Au-delà de la visée très subtile du malin à travers la tentation, la stratégie pour atteindre l’ultime but attendu par les puissances des ténèbres consiste à séduire le héros.

En effet, de la définition du mot Séduire, l’hébreux chânêph, traduit en français par séduire ressort dans son sens premier l’expression salir, spécialement dans la dimension morale autrement dit corrompre, polluer, profaner, dénaturer.

La compréhension va plus loin et s’applique à : suborner, duper, tromper, illusionner, berner, abuser, corrompre, acheter, éblouir, aveugler, égarer, perdre, fourvoyer, appâter, attirer, altérer, modifier, changer, gâter, pourrir, putréfier, endommager, détériorer, dégrader, flétrir, affaiblir, ébranler, fausser, trafiquer, truquer, maquiller, déformer, contrefaire, dénaturer, tronquer, mentir.

Le mécanisme de séduction est le suivant : le diable miroite une contre vérité dans l’esprit de l’homme et créé un doute pour semer la confusion. Dieu a-t-il réellement dit ? Le mot réellement n’est pas employé de manière hasardeuse, mais vise un but sérieux. Réellement introduit un doute dans la pensée de la femme. Entre l’incertitude et la vérité elle a l’embarras et alors un vide se crée dans son esprit. Le diable saisira alors l’occasion pour dire Dieu sait que. Cette contre vérité semblera si évidente que la femme croira sans hésitation, ayant été corrompu dans ses idées, pensée et entendement. De même que l’obéissance physique ne l’est en réalité qu’après l’avoir été en esprit, la chute n’intervient que lorsque la victime a été vaincue spirituellement. Manifestement, quand l’intelligence apprécie et adopte, la volonté ne peut que conduire le corps à l’exécution.

1-Ils ont tourné le dos au combat (Psaumes 78.9-11)

-Ils n’ont pas gardé la loi de la guerre.

-Le soldat est un homme de guerre et il n’y a pas de facilité sur les choses de Dieu, il faut le courage.

Il ne garda point les alliances de Dieu ; ils ne gardèrent point la loi de Dieu.

Le héros ne doit pas refuser de marcher selon la loi de Dieu.

Les guerres saintes sont les guerres de l’Eternel et il faut les stratégies divines pour combattre :

« L’Eternel dit à Moïse: Ecris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. Moïse bâtit un autel, et lui donna pour nom: l’Eternel ma bannière.

Il dit: Parce que la main a été levée sur le trône de l’Eternel, il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek, de générations en générations (Ex 17.14-16)

David tomba très bas en péchant avec la femme de Urie le Hethien parce qu’il était chez lui au moment ou Israël était dans le champ de bataille.

2- Ils mirent en oubli les choses de Dieu

Chacun doit connaître ses origines. Connaître d’où je viens. Celui qui ne connaît pas ses origines est un homme instable. Comment est la doctrine fondamentale de ta foi ? Nous sommes nés pour servir Dieu et ne pas le faire équivaudrait a s’écarter du but de la création.

3- Ils avaient oubliés que l’appel, l’élection, la fidélité sont les critères de sélection divine (Jg 7.1-7)

L’auto proclamation des titres et fonctions deviennent des principes que Dieu ignore pourtant.

Plusieurs sont Apôtres ou autres par prophétie

4- Ils avaient oubliés la grâce de Dieu pour entamer les murmures (1 Cor 10.10)

Les murmures, les commérages, les préjugés, les fausses conceptions, les justifications sont le lot d’un grand nombre

5- Ils avaient abandonné le pouvoir de Dieu pour devenir idolâtres (1 Cor 10.7)

Lorsque la présence de Dieu quitte plusieurs hommes de Dieu comme ce fut le cas de Saul, au lieu de s’humilier pour revenir a l’Eternel, ils s’allient aux démons et sorciers pour s’acquérir une puissance (1Sam 28.5-8).

6- Ils étaient tombés dans l’impudicité (1 Cor 10.8)

Le signe de la fin tel que donné par le Seigneur Jésus Christ est plus d’actualité que jamais. L’immoralité sexuelle dans les églises locales est aussi accentuée que dans le milieu païen. Il y a les femmes de ministère, entendons concubine des Pasteurs ; à défaut de se masturber, les jeunes sœurs deviennent des lesbiennes et les jeunes frères en Christ se masturbent, qualifiant ces abominations de normales. Les divorces sont à la mode et nul ne s’en inquiète et l’abomination est installée en lieu saint.

7- Ils avaient négligé la miséricorde de Dieu pour tenter Dieu (1 Cor 10.9)

Le problème de pardon, de véritable foi en Dieu dans sa Parole, de compassion voire de l’amour mutuel est criarde car les scandales sont nombreux et toujours justifiés. La raison prévaut sur la justice de Dieu de telle sorte que même l’injustifiable devient justifiable et des doctrines sont crées au jour le jour pour soutenir voire légaliser les abominations.

8- Ils avaient été séduits par de gain sordide ou salaire d’égarement (Jude 11)

Des textes bibliques hors contextes sont cités pour dépouiller les biens des fideles. L’accent est plus mis sur la richesse spirituelle plus que la richesse spirituelle qui devait conditionner la croissance des biens matériels.

9- Ils s’étaient plongés dans la rébellion et la révolte contre les serviteurs de Dieu (Jude ; Nbre 16)

Voici les termes rebelles de leur propos : ‘‘C'en est assez ! car toute l'assemblée, tous sont saints, et l'Éternel est au milieu d'eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l'assemblée de l'Éternel ?’’ (Nombres 16.3).

Cette déclaration parfois banale est une véritable rébellion contre Dieu. Jésus dit :

‘‘Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé’’ (Mt 10.40).

‘‘En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé’’ (Jean 13.20).

L’Apôtre Paul plus tard ira loin en disant : ‘‘Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur à le pouvoir de l'affermir’’ (Romains 14.4).

Se rebeller, juger, parler mal et monter des coups bas contre un serviteur de Dieu, celui là que Dieu connait et a choisi est simplement chercher sur soi la malédiction de Dieu.

10-Ils avaient oublié la voie de sanctification pour se plonger dans le manger et le boire (Jude 12)

L’illustration de 1Rois 13 est largement suffisante pour démontrer que Satan utilise toujours sa vieille stratégie du jardin d’Eden, a savoir le manger et le boire pour faire chuter les héros (Romains 14.17).

11-Ils avaient oublié la purification de leurs anciens péchés (2 Pierre 1.9)

Plusieurs frères et sœurs comprennent mal le sens de la grâce au point de vivre continuellement dans le péché parce que la grâce de Dieu est là. Par le baptême d’eau, le croyant apporte un témoignage extérieur à sa foi intérieure. Comment ne pas comprendre que le vieil homme est enterré et que le nouvel homme en Christ qui sort des eaux du baptême doit exprimer son identification à la vie victorieuse de la résurrection de Christ ? (Romains 6.1-16)

12-Ils étaient oisifs et stériles ayant rejeté la croissance spirituelle sont devenus aveugles (2 Pier 1.9)

La marche avec Christ doit obligatoirement obéir aux principes spirituels, lesquels consistent comme les enfants d’Israël dans le désert à suivre la nuée, symbole de la révélation divine par le Saint-Esprit pour avancer dans le programme de Dieu. Nombreux sont ceux qui croient être avec Dieu alors qu’ils ont été longtemps rejetés. Certains se sont avancés sans Dieu vers une destination étrangère pendant que d’autres sont restés loin voire très loin de Dieu. C’est a juste titre que Denis Mock a écrit : ‘‘l’Eglise est un organisme spirituel, conduit par des hommes spirituel, avec une parole spirituelle, utilisation des méthodes spirituelle pour une fin spirituelle’’ (Ministère de l'Eglise/ Administration/ Enseignement). Tout principe intellectuel ou humain pour diriger l’église conduira à l’introduction du feu étranger dans le service de Dieu. Nous devons retenir que les deux fils d’Aaron en moururent (Lévitique 10)

13-Ils se moquèrent des anciens oubliant que les stratégies de combat peuvent changer en leur défaveur

‘‘Que celui qui revêt une armure ne se glorifie pas comme celui qui la dépose!’’ (1Rois 20.11)

14. Ils ne portèrent pas de respect aux leaders et les jugèrent :

a) Attitude a adopter devant un leader en faute

- Bien que Dieu aie rejeté et que la royauté aie été selon Dieu, la conduite à son égard :

‘‘Samuel dit à Saül: Je ne retournerai point avec toi; car tu as rejeté la parole de l'Éternel, et l'Éternel te rejette, afin que tu ne sois plus roi sur Israël’’ (1Sam 15.26)

Le signe de rejet total de Saul est confirmé :

‘‘Et comme Samuel se tournait pour s'en aller, Saül le saisit par le pan de son manteau, qui se déchira. Samuel lui dit: L'Éternel déchire aujourd'hui de dessus toi la royauté d'Israël, et il la donne à un autre, qui est meilleur que toi’’ (1Sam 15.27-28).

La position irréversible de Dieu :

‘‘Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir’’ (1Sam 15.29).

Attitude du Prophète Samuel a l’égard de Saul :

‘‘Saül dit encore: J'ai péché! Maintenant, je te prie, honore-moi en présence des anciens de mon peuple et en présence d'Israël; reviens avec moi, et je me prosternerai devant l'Éternel, ton Dieu. Samuel retourna et suivit Saül, et Saül se prosterna devant l'Éternel’’ (1Sam 15.30-31).

Samuel continue le service en préservant Saul et le peuple de l’interdit : (1 Sam 15.32-33)

Attitude de David, oint roi face à Saul : (1Sam 13.-14).

  • Saul est jaloux de David et cherche à le tuer, mais David se préserve du mal :(1Sam 18.7-9).
  • Saul tente de tuer David : (1Sam 18.10-12).
  • Saul utilise des stratégies pour tuer David, mais David resta l’intègre et Dieu l’élevait (1Sam 18.13-16,21).
  • La vie de Saul est livrée entre les mains de David, mais David refuse de porter main sur l’Oint de Dieu

(1Samuel 25.5-9 ; 1Sam 26.7-11).

  • Réaction de David face au roi oppresseur : (1Sam 26.18-25).
  • Réaction de David à la nouvelle de la mort de Saul : (2Sam 1.1-27)
  1. Un homme arrive auprès de David pour annoncer la mort de Saul et déclare être l’auteur de sa mort, juste pour chercher la faveur de David :

même que David mis a mort le menteur, ceux qui tuent par les paroles, les commérages, les complots sont spirituellement morts

  1. A la nouvelle de la mort de Saul, David déchire ses vêtements et jeûne jusqu’au soir réputation de David n’aurait pu être établie sans cette attitude négative de Saul à son endroit.
  2. David fait une complainte sur la mort de Saul et Jonathan

Avant de parler négativement de la mort d’un autre, savons-nous si la notre serait pire ?

Qu’aurais-tu fait si tu était David en entendant cette nouvelle ?

Puisse chacun relire attentivement les propos ci-après de David sur Saul et Jonathan pour saisir la profondeur de la pensée divine devant les situations ! Bien que Saul fut ennemi, David se contenta pas de la salir, le noircir, mais il reconnut ses valeur et en pleurait la perte. Il ne regarda pas avec empressement le trône royale qui était pourtant le sien, mais dans l’humilité, il se remettait ainsi a Dieu qui seul peut aider a mieux faire. De nos jours, on aurait non seulement jubilé, mais on aurait proclamé tout haut : Voila, je vous l’avais dit, Saul n’avait plus Dieu, c’était juste qu’il tombe devant l’ennemi. Puisse la lecture de ces propos nous servir désormais car Dieu ne se plait pas à voir la chute d’un géant :

(2Sam 1.21-27)

Chaque homme doit avoir un mentor (entendons ici un coach) : Paul avait Barnabas pour mentor ; Josué avait Moïse. La présence à nos côtés de telles personnes nous conduit à une espèce de formation interactive qui nous fonde sur des principes de transformation active et pratique à effet visible dont l’impact autour de nous n’a plus besoin d’autres expressions que ‘‘venez et voyez’’.

« Il s'appliqua à rechercher Dieu pendant la vie de Zacharie, qui avait l'intelligence des visions de Dieu; et dans le temps où il rechercha l'Éternel, Dieu le fit prospérer » (2 Chron 26.5)

CES OBSTACLES QUI CAUSENT LA CHUTE DES HÉROS

Attitude exemplaire de David :

Après la mort de Saul, David pouvait s’ériger immédiatement en roi car il avait été oint de manière officielle par Samuel et tout le peuple savait que Dieu était avec lui. Da manière prophétique, Dieu établit devant deux personnes la preuve irréfutable de l’onction royale sur David :

  1. Chez Eliab, grand frère de David :

Il nous souvient que dans 1Samuel 16, Dieu envoya le Prophète Samuel pour oindre le roi selon le cœur de Dieu dans la famille d’Isaï. Lorsque lui et les Anciens de Bethlehem y entrèrent, il se dit, en voyant

Éliab: Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui. Mais la réponse de Dieu fut sans équivoque :

‘‘Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur’’. Probablement, Eliab n’avait pas digéré cette déception car son droit d’ainesse qui lui conférait automatiquement le titre d’héritier se voyait ainsi ôté. Lorsque la prescience divine voulue que leur père envoya le jeune David recouvert de l’onction royale pour donner à manger a ses frères ainés en guerre. Mais voici la réaction d’Eliab : ‘‘Éliab, son frère aîné, qui l'avait entendu parler à ces hommes, fut enflammé de colère contre David. Et il dit: Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur. C'est pour voir la bataille que tu es descendu’’. La réponse très empreinte d’un sens bien élevé de leadership de David fut : ‘‘Qu'ai-je donc fait? ne puis-je pas parler ainsi?’’. Et ensuite il adopta à l’ endroit de son ainé qui méprisait la personnalité royale qu’il incarnait : ‘‘Et il se détourna de lui pour s'adresser à un autre, et fit les mêmes questions. Le peuple lui répondit comme la première fois’’.

Par cette attitude, nous découvrons la maturité de David et un sens développé de leadership. La victoire de David sur Goliath devant Eliab qui comme les autres ont battu retraite devant Goliath attestera le choix de Dieu sur son oint David.

  1. Chez Saul, roi d’Israël :

Saul quant à lui sans le savoir avait procédé à une passation de commandement avec David lors de la guerre contre les Philistins. En effet, lorsque Goliath avait semé la terreur au point où tous les vaillants guerriers d’Israël avait fait volte face. Dieu suscita David. Lorsqu’il vint se présenter comme potentiel adversaire du Philistin, il s’était au préalable renseigné de la récompense donnée au vainqueur et voici ce qui était dit par le roi Saul : ‘‘Si quelqu'un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille, et il affranchira la maison de son père en Israël’’ (1Sam 17.25,38).

Dans ce texte il est des choses importantes :

-le roi le comblera de richesses

-il lui donnera sa fille

-il affranchira la maison de son père en Israël

  • Saül fit mettre ses vêtements à David : le vêtement du roi est l’emblème de la royauté.
  • il plaça sur sa tête un casque d'airain : Dans Esaïe 59.17, l’Éternel se coiffe du « casque du salut » pour défendre l’homme, c’est-à-dire que le salut de l’homme est l’acte qui « couronne » toute l’œuvre divine.
  • et le revêtit d'une cuirasse : la cuirasse protège la poitrine contre les balles et flèche qui peuvent atteindre le cœur.

Lui qui est le chef de l’armée de son peuple se dépouille de son armure et en revêt David qui systématiquement prend sa place. Apres donc la mort de Saul, David attend l’action de Dieu pour son intronisation physique par un processus normal (2Sam 2.4-7).

Dans une attitude de trahison de son chef d’armée, David agit avec intégrité (2Sam 2.27-39)

La troisième onction de David (2Sam 4.1-12).

Et puis vient enfin l’heure de l’élévation :

L’élévation a de tout temps été l’objet de tractation, de lutte, de coup bas, de toutes sortes de mauvaises pratiques et démarches, mais tout ce qui est de Dieu se fait dans la paix selon qu’il est écrit (Jacques 3.13-18).

C’est donc dans cet aspect paisible que David sera au vue de sa vie juste, sollicité par tout le peuple qui reconnaitra enfin ses actions même au temps du roi Saul. Ce qui est de Dieu, même si ca semble tarder, s’accomplira en son temps. David reçoit la troisième onction royale (2Sam 5.1-4).

Dr. André CHOUBEU

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Bonheur sans orgasme ?

20 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Bonheur sans orgasme ?

Bonheur sans orgasme ?

Ruth Heil

Il y a quelque temps, j'étais assise avec mes enfants au bord d'un lac. Nous dégustions des glaces tout en admirant le paysage. Je ne fus pas peu étonnée quand je surpris, tout près de nous, la conversation de deux fillettes (d'environ dix ans) qui s'entretenaient de l'orgasme.

Ce sujet délicat préoccupe les chrétiens comme les non-chrétiens. A notre époque on parle ouvertement de tout et certes, en bien des cas, cela vaut mieux. Mais souvent on se sent poussé à suivre l'exemple donné par quelqu'un d'autre. Chez bien des femmes, cela va jusqu'à faire dépendre de l'orgasme la réussite ou l'échec de leur mariage! Si «elles y sont arrivées», tout n'est qu'harmonie. Sinon, elles s'imaginent, hélas! ne pas être heureuses et cela devient un sujet de discorde. Il est intéressant de noter qu'il n'est jamais question de l'orgasme dans la Bible. Elle évoque, certes, la beauté corporelle dans le Cantique des Cantiques, et l'on voit ainsi que Dieu approuve le corps et nous l'a donné pour notre joie. La Bible place l'union des corps («devenir une seule chair») dans le contexte de l'union conjugale comme quelque chose de bon, de pur, voulu par Dieu. Mais l'union physique n'est pas obligatoirement une extase enivrante. Il s'agit plutôt pour chaque partenaire d'y découvrir l'un par l'autre une joie toujours plus grande.

«Mon partenaire, a-t-il besoin de moi?»

Cependant «devenir une seule chair» signifie bien plus. C'est, comme les époux l'ont promis le jour des noces, partager les joies et les peines. Chacun prend part à la joie, mais aussi à la souffrance de l'autre. On «ne fait plus qu'un.» La question n'est pas: «Ai-je envie de relations sexuelles quand il le désire?», mais plutôt: «A-t-il besoin de moi?»

Il ne s'agit pas non plus de se demander s'il le mérite ou non. Je partage son fardeau et ses soucis, et je m'abandonne à lui. Je n'ai pas à réaliser une performance. Je n'ai qu'à être celle qui l'accueille. On a déposé les armes, c'est l'armistice. Nous pouvons, l'un par l'autre, oublier les soucis du jour. Nous n'avons plus besoin de jouer d'autres rôles.

Mais cette union n'est jamais synonyme de passivité: il s'agit plutôt d'une disponibilité active. Il peut même arriver que ce soit moi, la femme, qui invite mon mari et lui laisse entendre qu'il est le bienvenu. Etre ainsi accueilli, quelle joie pour le mari!

Si l'on est obsédée par l'orgasme. on ne sera jamais libre de se donner. On est bien trop occupée par soi-même, par ce qu'on ressent. Là aussi, on peut appliquer le texte de Luc 6,38: «Donnez, et l'on vous donnera...»

Notre rencontre devrait être un sujet de prière: «Seigneur, je veux m'unir à mon mari. Je veux apprendre à n'être qu'un avec lui, de la manière dont Toi, Seigneur, tu comprends l'unité.» Si la femme s'abandonne de cette façon, elle se sentira heureuse, même si elle n'atteint pas le point culminant de l'orgasme.

Beaucoup de femmes m'ont révélé qu'à la suite d'une déchirure du périnée lors d'un accouchement, par exemple, elles n'avaient pas connu l'orgasme pendant longtemps. Cela peut aussi arriver après des interventions chirurgicales. Et cela entraîne souvent une dépression. Je voudrais citer une femme qui s'en est sortie: «Bien sûr, la sensation extraordinaire n'était plus là, mais ce n'était pas pour cette sensation que j'aimais mon mari, et c'est ce dont je me suis rendu compte. J'étais heureuse qu'il ait un orgasme et qu'il se détende. Nous sommes parvenus à être plus sensibles l'un à l'autre, peu à peu nous avons découvert ce qui nous semblait agréable. J'ai cessé de me préoccuper anxieusement de mes sensations, j'ai appris à m'abandonner tout entière. La proximité tendre et aimante de mon mari m'est plus précieuse que mille orgasmes.»

Ruth Heil

Avec la permission de «Mission vie et famille», route neuve 14, F-91940 Gometz-le-Châtel.

Lien : http://promesses.org/arts/93p13-14f.html

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AU COMMENCEMENT DIEU (2)

18 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (2)

2. Au commencement de Dieu

L’Evangéliste Jean nous introduit dans le mystère des méandres du Dieu sur qui seul peut reposer avec vérité l’existence de toutes choses puisque étant lui-même la source et l’origine de toutes existence. Il est évident que sans la Parole, personne n’aurait connu Dieu. Si par la révélation on peut percevoir Dieu dans ce qu’Il est, c’est encore la Parole qui en est la source et l’authentification. Plus que jamais, l’Evangile de Jean restitue Dieu dans la vérité de qui il est et de ce qu’Il fait. Au commencement était la Parole rappellent les premiers mots de la Genèse et il ne s’agit point d’un simple rapprochement dans les termes, mais d’une analogie profonde. Si la Genèse raconte la création de l’univers, l’Evangile de Jean retrace la création nouvelle d’un monde moral. Nous avons là sans faille deux commencements, liés entre eux par un trait d’union qui est Christ dans l’impact et le rôle précis à cette époque de la marche de la création. Il vient unir le passé au présent en renversant les méandres des moindres controverses pour ramener toute chose en Lui au commencement de Dieu. Il est lui-même Dieu ‘‘car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un: il a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant abrogé par l’immolation de sa chair la loi des ordonnances avec ses rigoureuses prescriptions, afin de fondre en lui-même les deux dans un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre unis en un seul corps avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Et il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches; car par lui nous avons accès les uns et les autres auprès du Père, dans un seul et même Esprit. Ainsi donc vous n’êtes plus des étrangers, ni des hôtes de passage; mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, édifiés que vous êtes sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire. C’est en lui que tout l’édifice bien ordonné s’élève, pour former un temple saint dans le Seigneur; c’est en lui que, vous aussi, vous êtes édifiés, pour être par l’Esprit-Saint, une demeure où Dieu habite’’ (Ephésiens 2.14-22).

Dans l’introduction, Jean remonte à l’origine de toutes choses pour nous montrer l’Auteur de cette double création du monde physique et enfin du monde spirituel. Même si les mots au commencement ne reportent pas la pensée au-delà de la première création, la Parole n’ayant pas été elle elle-même créée, était au moment où toutes choses furent créées, parce qu’étant antérieure à toute la création, et par conséquent au temps lui-même (Prov. 8.23 ; Jean 17.5 ; Eph 1.4). Dans cette pensée, Jean met le doigt pour désigner l’éternité passé et futur renfermée en Dieu.

Si la préexistence éternelle du Fils de Dieu n’est point un sujet qui doit faire débat, nous convenons la vérité chrétienne clairement enseignée dans tout le Nouveau Testament (Col 1.17 ; 1Jean 1.1 ; Apoc 3.14 ; Michée 5.1), parce que ressortant des paroles de Jésus lui-même (Jean 6.62 ; 8.58 ; 17.5,24), il va s’en dire que puisque c’est par elle que tout a été créé et doit être conduit jusqu’au bout, elle doit rester au centre de tout notre être. Jésus est la personne, la Parole éternelle, par laquelle ont eu lieu la création et toutes les révélations divines.

On ne peut donc être au commencement de Dieu en rejetant la parole par laquelle nous avons été ou pouvons être au commencement de la création et des prévisions divines. La Bible affirme à propos de la Parole :

(1) que celui qui s’est ensuite manifesté comme le Christ existait avant que la création commence;

(2) qu’il était présent avec Dieu;

(3) qu’il était divin;

(4) qu’il était la Parole;

(5) que toutes choses ont été faites par lui, ou à travers lui. (v. 3).

Dieu démontre sa puissance créative à travers la Parole, et à travers la même parole il manifeste sa volonté. Dans les écrits sur le sujet de la Parole et la création, il y a des mystères appartenant à la nature divine et à la relation entre le Fils et le Père, que seule l’éternité nous permettra de les comprendre. Ils sont trop profonds pour la compréhension humaine, mais une chose est claire: Dieu a créé, et il parle aux hommes au travers de sa Parole. Comme nous exprimons nos pensées par des mots, de la même manière Dieu révèle sa volonté par sa Parole, et quand la Parole est faite chair, pour enseigner les hommes, nous la reconnaissons en Jésus-Christ.

Dieu est tout en tous et existe depuis toujours par lui-même. Il est avant l’éternité passé et à venir puisque l’Eternité se définit par rapport à Lui. Il jure par lui-même étant le seul Celui qui est, entendons qui était, qui est et qui revient.

Comme le dit une chanson, ‘‘mon espérance n’est bâti sur autre chose qu’en Christ, le Rock Séculaire’’.

En effet, au commencement de Dieu qui n’a pas de commencement Lui-même, toute chose a été conçue et amené à l’existence. Tout ce qui existe donc sans être dans le commencement de Dieu n’a pas d’issue. En fait, il est évident selon Ephésiens 1.4 que tout ce qui est d’origine divine a existé dans le Dieu de commencement avant tous les siècles.

Le commencement de Dieu s’illustre donc comme le point de départ de tout ce qui a existé, existe et existera. Une importante question se pose alors, ce que nous sommes, faisons ou projetons faire se situent-elle dans le commencement de Dieu pour bénéficier de la fin de tout selon le programme de Dieu ? La fin ici ne signifie pas la fin de Dieu, mais l’atteinte des objectifs de Dieu pour et dans sa création. L’homme créé a chuté, Dieu l’a racheté par la mort substitutive de Christ sur la croix de Golgotha. La sentence gracieuse du jardin d’Eden a été pour Dieu l’occasion de donner un coup de massue à Satan, écrasant sa tête, et faisant passer l’homme d’habitant de la terre à habitant éternel de la cité céleste par Christ.

Dr. CHOUBEU

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L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

13 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE


L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

Période 2: de 100 à 312 après J-C

Scott McCARTY

I. Résumé

Les Actes des Apôtres fournissent l’essentiel des informations pour l’étude du fonctionnement, des méthodes, de la doctrine et de l’extension de l’Eglise au 1er siècle. Si tous les aspects de cette communauté universelle composée de convertis n’ont pas été traités, il est évident que tous les détails de notre présente étude ne le seront pas non plus en si peu de place, car la tâche est immense. N’oublions pas que cette série vise à améliorer la connaissance de notre «famille» spirituelle et historique. Ignorer notre héritage spirituel et ecclésiastique ou ne pas le comprendre nous rend vulnérables face à l’avenir et aux tromperies les plus habiles.

L’histoire de l’Église de l’an 100 à l’an 312 (année de la «conversion» de Constantin) pourrait s’intituler «la période du Christianisme catholique». Le mot «catholique» a été employé pour la première fois par Ignace (mort en 107) dans le sens d’«universel»: là où est Christ, là est l’Eglise. Ô malheur! Car ce n’est que plus tard que les mots «Église» et «catholique» ont été accaparés par Rome pour désigner la seule église reconnue par Dieu et par les successeurs de Pierre!

II. La continuité et la croissance

Les caractéristiques fondamentales du Corps (des églises locales indépendantes, soumises au Seigneur et à sa Parole, fonctionnant ensemble par le lien de l’Esprit, le sacerdoce universel des croyants, l’œuvre missionnaire, la discipline, le baptêmeimmersion, l’enseignement des convertis, la cène, etc.), si évidentes au 1er siècle, le resteront-elles au 2ème siècle? Malheureusement, l’esprit de domination et de confédération s’impose petit à petit après la disparition des apôtres (au sens strict du N.T.). Les chrétiens s’en remettent à des évêquesanciens et des diacres pour la direction de leur église locale. Puis à ces deux groupes s’ajoute l’évêque local. Celui-ci, devenant d’abord le seul chef hiérarchique de l’église locale, le sera ensuite de toute une région. Avant de considérer la dégénérescence de la qualité de vie, de l’orthodoxie doctrinale et de la pratique des principes du N.T. dans l’église locale, un regard précis sur les aspects positifs de la croissance numérique et géographique du Corps universel rafraîchira notre esprit.

Le développement rapide du christianisme au 2ème siècle, même sans les apôtres, trouve sa cause:

1. dans la réalité de la résurrection de Jésus- Christ vécue au quotidien par les vrais convertis. En effet, leur vie rayonne Christ par:
a) leur éthique: finis le vol, la tricherie, le mensonge, l’immoralité
b) leur style de vie: refus de participer à la vie impériale débauchée, de s’engager en règle générale dans la guerre, de vivre dans le luxe sous toutes ses formes, car ils sont citoyens du Ciel et non de la terre,

2. dans l’amour pur et bon pour les autres, même pour leurs ennemis,

3. dans une évangélisation sincère, gratuite et dynamique inspirée par le Saint-Esprit, dépourvue de spectacles charnels, par le témoignage au un à un - en privé, sur le lieu de travail, et par la prédication dans la rue – témoignage rendu avec la conviction que la Vérité réside en Christ (Act 4.20),

4. dans l’assurance de la véracité doctrinale christique et apostolique qui, seule, régénère (1 Pi 1.18,22-23), édifie (Act 20.32), console (1 Thes 4.18), sanctifie (Jean 17.17), protège de l’erreur (Jude 17-18), etc.,

5. dans l’exercice de l’égalité de tous devant le Seigneur (Gal 3.28), vécue sans distinctions raciales, culturelles ou sociales pour que la communion fraternelle existe réellement,

6. dans la pratique de l’autonomie de la communauté locale liée directement à Christ au Ciel, fondée sur la Parole de Dieu et guidée par l’Esprit.

En résumé, le christianisme du 2ème siècle, dans ses aspects positifs, porte l’empreinte de la simplicité. Il se caractérise par la vie communautaire, l’amour, l’attachement à la Vérité, l’évangélisation et l’entraide.

Où nous situons-nous, dans notre vie personnelle et dans notre église, par rapport à ce type de christianisme?

III. Des faiblesses apparaissent

Avec l’expansion rapide du christianisme biblique, Satan a réagi pour essayer de ralentir la progression et de corrompre la vie intérieure des églises:

1. par dix persécutions virulentes orchestrées périodiquement par les Empereurs depuis Néron (en 64) jusqu’à Dioclétien (303-305) ; au Proche Orient, la persécution continuera jusqu’en 313: des multitudes y laissent la vie; des églises sont ravagées; les traîtres sont nombreux; des églises sont divisées sur l’attitude à adopter à leur égard. Mais ces persécutions ont aussi des effets bénéfiques: les églises sont purifiées des faux frères; seuls les sincères osent se convertir; l’Évangile est répandu partout par des exilés; de vrais chefs spirituels se lèvent, capables de combattre les hérésies; Christ accompagne ses fidèles jusqu’à la mort.

La lecture des récits de ces fidèles martyrisés m’humilie. Elle me jette un défi, me galvanise, m’enseigne et me pousse à la prière afin de rester attaché à Christ alors qu’une persécution future est envisageable (et probable?) avant l’enlèvement de l’Eglise (1 Thes 4.13-18), donc avant les sept années de la Tribulation (Apoc 6 - 19).

2. par le déclin d’une direction collégiale guidée par l’Esprit:
Ignace (mort en 117) écrit que l’église locale a été dominée par l’évêque assisté des anciens et de quelques diacres. Ce mauvais exemple devient universel avant même le 4ème siècle par l’application de Mt 16.18-19 à Rome, sous l’impulsion de Cyprien (mort en 258)!

3. par l’infiltration du gnosticisme (11 types différents!) qui a été un éclectisme philosophique cherchant à réconcilier toutes les religions par l’ésotérisme, l’emploi d’une tradition secrète humaine acquise par l’initiation.

4. par l’attirance mondaine de la culture, de la philosophie et des mœurs païennes, et par le matérialisme (1 Jean 2.14-15).

5. par des sectes comme:
a) les Ebionites.
Ils affirment: Jésus n’a été qu’un homme parvenu à la justice; il faut rejeter les épîtres de Paul; il faut obéir à la Loi mosaïque; Jésus est un docteur et non un sauveur, etc,
b) les Marcionites.
Ils rejettent l’A.T. et mettent en opposition la justice de Dieu et l’amour de Jésus. Pour eux le N.T. ne devrait se constituer que des épîtres de Paul et de l’Évangile de Luc. Ils affirment que Jésus n’est pas né, mais qu’il est apparu à Capharnaüm en l’an 29!
c) les Manichéens.
Ils professent le dualisme gnostique, un panthéisme réel, une hiérarchie «d’élus parfaits» seuls habilités à être baptisés, à participer à l’Eucharistie et à servir d’intermédiaires entre Dieu et «des auditeurs». Il rejettent l’A.T. Il en découle: un esprit d’ascétismemonasticisme (4ème siècle), un esprit de «cérémonialisme» pompeux, le sacerdotalisme (le chef spirituel «négocie » avec Dieu pour qu’Il bénisse les fidèles), la théorie des indulgences.
d) le Montanisme, un mouvement apocalyptique dont les mauvaises caractéristiques masquent les bonnes. Les bonnes sont le désir d’avoir un rapport sincère avec Dieu, l’appel au retour à la simplicité du N.T., la condamnation de la mondanité. Les mauvaises sont des fausses prophéties. La prophétie à cette époque est plus importante pour les Montanistes que la Parole de Dieu. Le mariage est condamné. Ils font la distinction entre péchés mortels et péchés véniels!

6. par des hérésies dont celle des anti-trinitaires, qui se répartissent entre
a) ceux qui nient la divinité innée de Christ, la personnalité du Saint-Esprit, l’essence divine de la Trinité (en postulant que Dieu prend un masque pour jouer tour à tour le rôle du Père, puis du Fils et de l’Esprit); et qui croient que Christ est devenu divin par ses propres efforts
b) ceux qui identifient tellement le Fils avec le Père que le Fils occupe la 1ère place, et qui enseignent que le Fils a été le Père incarné et que le Père est mort à la Croix!

7. par des chrétiens bien intentionnés ayant une bonne base doctrinale, mais qui érigent des règles basées sur des points de vue personnels. Par exemple:
* tout converti s’identifiant avec leur église devrait repasser par le baptême
* la foi en la régénération baptismale
* l’assurance d’être les seuls «purs» (ceux qui sont en dehors de leur église sont des «pollués»)
* l’impossibilité de se repentir d’un péché «grave» après avoir reçu le baptême
* le refus de restaurer ceux qui ont renié Christ pendant les persécutions
* l’obligation de baptiser les enfants pour les sauver
* l’affirmation que leur église était la seule vraie église pure.

Ces frères avaient un authentique esprit de réforme, mais les méthodes employées n’étaient pas celles du N.T. Ils sont restés influents en Afrique du Nord jusqu’à leur annihilation par l’islam aux 7ème et 8ème siècles.

8. par l’invention de l’ascétisme monastique dès la fin du 3ème siècle, puis par le monachisme communautaire à partir de 320. Ceci pour accéder à une vie spirituelle supérieure à la vie «ordinaire» en ville.

Que le Corps de Christ universel ait survécu à toutes ces vicissitudes - extérieures et intérieures, causées par l’éloignement des principes du N.T. - est un témoignage de la grâce et de la souveraineté de Dieu! Il en est de même aujourd’hui!

IV. Le Canon et la littérature chrétienne

Il est important de mettre en évidence au moins deux événements capitaux qui ont influencé les trois premiers siècles, et même tous les siècles depuis:

1. La Bible

La partie néo-testamentaire n’a pas toujours existé dans sa forme actuelle!

Sa rédaction par les Apôtres, Luc, Jude, Jacques et par l’auteur de l’épître aux Hébreux a été assez rapide (1er siècle). Mais sa compilation et son acceptation par les convertis a duré jusqu’au 4ème siècle!

L’Ancien Testament avait été accepté par les Juifs au plus tard en 200 av. J-C, après que chaque livre a passé des tests quant son authenticité, la reconnaissance de son origine divine, sa doctrine (sans contradictions ni erreurs), son caractère (capable d’édifier, de consoler, de corriger, de révéler la présence et la puissance de Dieu lorsqu’on le lisait), et finalement ait été accepté par le peuple de Dieu.

Ces mêmes critères ont, en général, été appliqués pour déterminer quels étaient les livres à retenir et à considérer comme la parole de Dieu de la Nouvelle Alliance, le Nouveau Testament.

Il y avait des raisons pratiques à cette compilation:
a) le désir tenace de préserver ce qui est apostolique (2 Pi 3.15-16; Col 4.16), de répondre aux demandes doctrinales et éthiques (1 Thes 5.27; 1 Tim 4.13; 2 Tim 3.16-17), de définir la norme, l’autorité en matière de foi et de pratique,
b) la menace hérétique par laquelle tel ou tel mouvement rejetait un livre ou un autre qui ne lui convenait pas,
c) la poussée missionnaire voyait beaucoup de conversions et de création d’églises locales; il fallait que ces convertis soient nourris de la parole de Dieu, donc il était nécessaire de savoir quels livres traduire pour eux,
d) la persécution par la Rome impériale avait, entre 303 et 313, comme but essentiel de détruire «les livres des chrétiens »; les chrétiens étaient prêts à mourir seulement pour les «bons livres»; lesquels?

Ce tri des livres en circulation a pris du temps. Plus de 50 livres ont été éliminés petit à petit, soit parce qu’ils n’étaient pas apostoliques, soit qu’ils contenaient des hérésies ou des légendes ridicules qui contredisaient la vérité acceptée par tous, etc.

À travers ces siècles, le Saint-Esprit a surveillé bien discrètement, mais souverainement, cette compilation des livres divinement inspirés. En 367, le théologien Athanase rédige, à Alexandrie en Égypte, une lettre pascale aux chrétiens. Il y affirme que seuls 27 livres sont inspirés et acceptés par tous les Chrétiens et composent ce que nous appelons «Le Nouveau Testament ». Après cette date des synodes à Hippone (393) et à Carthage (397) en Afrique du Nord confirment l’information d’Athanase. Nos actuels 27 livres du N.T. sont les seuls reconnus comme «canoniques», c.- à-d. qu’eux seuls font autorité et sont inspirés du Saint-Esprit.

2. La littérature chrétienne.

L’importance de cette littérature est inestimable:
a) Son contenu confirme par contraste la valeur, la supériorité et l’inspiration du N.T!
b) Cette littérature est la seule source d’informations sur l’évolution du christianisme. Elle nous révèle que le christianisme apostolique s’est dégradé progressivement (doctrine, vie, pratique, culte et institution) jusqu’au moment où il a été reconnu par l’État au 4ème siècle.
c) Elle trace le cheminement qui a conduit à l’acceptation des 27 livres du N.T. comme seuls inspirés de Dieu.
d) Sa diversité décrit toutes les formes de la chrétienté et leurs développements. Cette littérature rend compte de quatre périodes successives:
• celle de l’édification qui s’est faite d’une manière informelle; elle ne mentionne aucune philosophie païenne, mais révèle le christianisme à l’œuvre et un respect pour l’A.T.,
• celle des apologistes qui ont surtout écrit aux Empereurs pour réfuter les accusations d’athéisme (!), d’immoralité et de cannibalisme,
• celle des polémistes qui écrivent pour combattre des hérésies de toutes natures et pour essayer d’établir l’orthodoxie,
• celle de l’approche «scientifique» par des théologiens en Égypte; ils composent une théologie systématique basée sur la Bible, en employant malheureusement la méthode platonicienne et allégoriste; Alexandrie reste le principal centre de la pensée chrétienne jusqu’au 7ème siècle.

V. Conclusion

À la fin du 3ème siècle, le christianisme pénètre tout l’Empire romain, et s’est propagé même en dehors. Il est accepté jusque dans les échelons les plus élevés de la société et du gouvernement. Toutefois, il a encore des ennemis mortels: philosophes, prêtres païens, magiciens, fausses religions et les empereurs. Les chrétiens ont accumulé leur part de richesses, et bien des églises ont de beaux bâtiments.

Hélas, le christianisme a été progressivement déformé dans la chrétienté, car les différences entre l’an 100 et l’an 312 sont grandes à cause:

1. des œuvres méritoires qui ont enfanté l’ascétisme, la perversion de l’amour, la transformation des ordonnances en mystères magiques
2. du fétichisme (culte des reliques)
3. du sacerdotalisme
4. du ritualisme
5. de l’interprétation allégorique
6. du pardon des péchés effectué par l’évêque
7. d’une hiérarchie écrasante
8. du début des synodes/conciles dont les décisions sont devenues des lois, car approuvées par l’Empereur
9. des églises somptueusement décorées
10. de la mondanité du «clergé»
11. de la débauche qui se généralise parmi des chrétiens de toutes conditions
12. de l’entrée des païens dans l’église, sans passer par la conversion
13. de l’instauration de toutes sortes de fêtes religieuses
14. de la vénération des martyrs («saints» plus tard).

Heureusement tout n’est pas sombre (voir le § IV. ci-dessus), car le Seigneur a toujours connu ceux qui lui sont fidèles.

Ce résumé est important: toute la suite du christianisme et de la chrétienté découle, en bien et en mal, des trois premiers siècles.

Lien : http://www.promesses.org/arts/141p25-29f.html

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L’ÉGLISE PRIMITIVE APOSTOLIQUE (1)

6 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L’ÉGLISE PRIMITIVE APOSTOLIQUE (1)

L’ÉGLISE PRIMITIVE APOSTOLIQUE

Période 1

Scott McCARTY

Nous avons le plaisir de publier une série d’études sur l’histoire de l’Église, exposés instructifs pour notre compréhension de l’histoire de la doctrine chrétienne et de la situation actuelle de l’Église pour en tirer des leçons. Son auteur, M. Scott McCarty, a fait ses études en théologie au «Dallas Seminary» aux États-Unis. Il exerce un ministère d’enseignement biblique en France depuis 1971. Il est marié et père de cinq enfants. Il est co-fondateur du C.I.F.E.M. et auteur de nombreux articles.

I. Prologue.

«L’histoire est la connaissance et le récit des événements du passé…relatifs à l’évolution de l’humanité…»,
Le Petit Robert, p. 1093.

Cet article concerne le récit de ce qui est connu de l’origine et du développement de l’organisme appelé «l’Église», composé des nés-denouveau en Christ (Ac 4.12). Ce terme d’Église s’applique aussi dans l’histoire pour désigner l’organisation mondialement répandue composée de dénominations et de groupements divers.

Cette série commence par l’étude de cet organisme - l’Église, Corps de Christ - décrit dans le Nouveau Testament. Puis nous poursuivrons en montrant, qu’à partir du 2e siècle, ce Corps spirituel devient de plus en plus organisationnel. Il en est de moins en moins spirituel, malgré des îlots de grande spiritualité qui subsistent ici et là.

Le chrétien moyen, qui n’a jamais connu cette histoire, en souffre involontairement. Celui qui, l’ayant connue, l’oublie, souffre également de son amnésie «historique »!

L’Éternel reconnut cet état amnésique chez son peuple (Ex 8; 16; 33); et l’apôtre Paul nous met en garde (1 Cor 10.6,11- 12). Voici trois résultats de cette amnésie:

1. Les sectes tordent l’histoire de l’Église afin d’accaparer les ignorants vulnérables.
2. Des chrétiens tombent dans le piège de l’orgueil en affirmant que leur église- dénomination est la seule vraiemeilleure. Cela leur arrive car ils n’ont pas de repères pour comparer correctement leur situation ni avec la norme biblique, ni avec celle de l’histoire.
3. Beaucoup de gens s’engagent dans des ministères, ignorants du cadre étendu et riche de l’histoire du Corps de Christ, donc, ils peuvent avoir un ministère tronqué.
4. Les hérésies doctrinales prolifèrent facilement. Chaque converti doit devenir, à son niveau de compréhension, un étudiant de l’histoire de l’Église.

La connaissance de cette histoire devrait séparer l’éphémère du permanent, l’ombre du concret, le faux du réel, ce qui est une mode passagère de ce qui est vrai et durable. Il faut raconter la vraie histoire, que cela fasse «mal» à son camp ou non. Voici quatre approches de l’étude de l’histoire chrétienne:

L’Église romaine: toute autorité, toute décision et toute version touchant le christianisme émanent uniquement du Pape et de ses représentants. C’est la vue hiérarchique.
L’Anglo-catholique (la partie romanisante de l’Eglise anglicane): la vraie histoire (celle de «son» camp ) s’identifie avec celle des Pères de l’Église et avec les canons des Quatre Conciles Œcuméniques des premiers siècles. C’est la vue de la continuité ecclésiastique.
Le N.T. ne nous donne qu’une idée générale de l’organisation de l’église locale, et chacune des générations successives doit s’adapter aux modes de vie de son siècle; le style de la congrégation simple s’est transformé en gouvernement presbytéral, puis en épiscopal, prélature pour arriver enfin au papisme. C’est la vue du développement circonstanciel ecclésial.
Seuls Christ et les apôtres définissent avec authenticité et avec autorité le standard éternel pour le vrai plan de l’Église universelle, et locale, puis des relations inter-églises.

L’histoire du Corps de Christ ne tombe pas du Ciel, car ce sont des convertis qui l’ont «écrite», pour commencer, dans le N.T. Elle se lit ensuite dans les écrits des «Pères», appelés apostoliques et postapostoliques, dans les écrits des apologistes et des polémistes, dans les décisions des conciles et des synodes, dans la correspondance entre des religieux, dans les liturgies et les hymnes, etc.

Notre histoire de «l’Église», organisme et organisation, sera davantage compréhensible en la divisant en périodes logiques, lesquelles seront ciblées par des études successives:

1. Période Néo-testamentaire, le 1er siècle.
2. Période Post-apostolique, jusqu’à la «conversion» de Constantin, de l’an 100 à l’an 312.
3. Période de l’Age du développement de la chrétienté impériale romaine, de l’an 312 à l’an 590.
4. Période du Moyen Âge ou l’Âge des Ténèbres, de 590 à 1517( avec des subdivisions ).
5. Période de La Réforme, de 1517 à 1648.
6. Période du Siècle des Lumières et des Réveils, de 1648 à 1789.
7. Période des Révolutions politiques, économiques, sociales et religieuses, de 1789 à 1914.
8. Période du Siècle des bouleversements, des tragédies, de la dégénérescence et des victoires, de 1914 à aujourd’hui.

II. L’histoire selon les Actes des Apôtres.

En commençant avec la création de l’Église (Corps) - selon 1 Cor 12.12-13, Eph 1.22-23; 2.21-22 - au Jour de la Pentecôte (Act 2), nous découvrons une communauté locale composée de pécheurs repentis-croyants (Act 2.41; 3.19; 4.12) en Jésus-Christ. Ils viennent de toute race, nation, langue sans aucun esprit tribal au début (Act 2.8-11; Eph 2.11-18; Apoc 7.9). Le Saint-Esprit est l’agent créateur du Corps (1 Cor 12.12-13; Eph 2.22). Il y réside en permanence (Act 2.4a; 9.17; cf. Jean 16.7; 14.16; Rom 8.2,9a; 1 Cor 3.16; 6.19; Eph 1.4; Gal 4.6; 1 Jean 4.13). Il fixait comme buts à accomplir à travers les convertis:

1. De révéler les qualités excellentes du Seigneur Jésus-Christ (1 Pi 2.9), afin de changer le monde païen par des principes bibliques vécus ( 1 Pi. 2.11- 21; 3.1-9; 4.14-19; Eph 4 à 6; Rom 12 à 16; 1 Thes 4.1-8, etc.).
2. D’évangéliser les païens (Mat 28.18- 20; Ac 1.8; 2 Cor 5.14-15, 18-21).
3. D’édifier et de former des chrétiens (Act 9.31; Rom 15.2; 2 Cor 10.8; 13.10; 1 Cor 8.1;14.12,26; Eph 4.11- 16; 2 Tim 2.2). Les Actes des Apôtres étalent amplement devant nos yeux ces trois buts.

Christ mentionne la création future de l’Église-organisme (Mat 16.18), et les Actes démontrent l’application vivante de cette promesse. La doctrine de l’Église est bien développée dans les épîtres, et les Actes servent de fond historique, spirituel et géographique. Ce livre unique nous renseigne sur le caractère, des tensions internes, des persécutions, des problèmes doctrinaux et spirituels, des espérances, des conversions, des victoires, des églises locales fondées, etc. Cette histoire explique comment le message du Royaume de Dieu et de l’Évangile progressait de Jérusalem à Rome pour être reconnu finalement comme une Foi mondiale ( Act 1; 8.12; 10.24 à 11.18; 19.8; 28.23; Col 4.11; etc.).

Le Corps se constitua à la Pentecôte (Ac 2), lorsque le Saint-Esprit baptisa les repentis- convertis dans ce Corps. Selon 1 Cor 12.12-13, ce début fut très spectaculaire, voire extraordinaire. Parfois même, il y avait des «grands coups» exceptionnels (Ac 8;10;19). Mais les passages de Act 2.47; 6.7; 9.31; 12.24; 16.5; 19.20; 28; 30-31 nous informent que le progrès de l’Église était plutôt régulier et «normal ».

Ce progrès se faisait par étapes sur le plan géographique (Act 1 à 7; 8 à 9; 10 à 11; 13 à 14; 15 à 28. Votre église locale a-t-elle la vision apostolique, désirant annoncer l’Évangile plus loin sur le plan géographique? Ou bien êtes-vous simplement satisfaits du statu-quo, c.-à-d. que votre église devienne la plus grande possible sans se préoccuper d’annoncer la Bonne Nouvelle aussi plus loin?

Le progrès se faisait aussi sur le plan spirituel:

1° en commençant dans un contexte «tribal » ( le Judaïsme, ch. 1-7 ), puis,
2° en «se métissant» (ch. 8-10 ), pour finir,
3° en acceptant que n’importe quel individu, prêt à se soumettre à Jésus-Christ comme Sauveur et nouveau Maître, fasse partie du Corps, l’Église organisme (11.19 à 28.31). Quels sont les progrès de votre église dans ce domaine?

La méthode apostolique pour fonder et pour consolider des églises locales se résume très brièvement ainsi:

1. Par l’évangélisation en prêchant la vérité de Christ et en témoignant personnellement, la parole de Dieu (Act 2.17-40; 3.12-26; 4.33; 7.2-53; 8.5-8; 9.20,28; 10.34-43; 13.7, 17-41, 44-49; etc.). Notez bien 1 Cor 1.23; 9.16; 2 Cor 9.5; Gal 1.6; 2 Tim 4.2. Elle se fait sans «gadgets» souvent charnels très en vogue depuis presque 100 ans? Êtes-vous, vous et les prédicateurs de votre église, des témoins «apostoliques »?

2. Par l’acceptation de l’obligation volontaire de passer par immersion dans les eaux du baptême de tout vrai converti, comme signe sincère de sa foi en Christ (Act 2.38,41; 8.12,36; 9.18; 10.47-48; 16.15,33; etc.). Êtes-vous baptisé bibliquement?

3. Par le rassemblement en une assemblée locale et indépendante, pour vivre selon les points 1 et 2, ci-dessus (Act 2.46; 4.23,31-32; 14.21-23,27; 15.5; etc.). Ceci sans oublier la communion fraternelle avec d’autres assemblées locales, voire nationales indépendantes (Act 11.19-26; 12..24-25; 14.27-28; 15; 2 Cor 8.18-19, 22-23; 9.12-14).

4. Par les quatre activités fondamentales, sans lesquelles aucune église ne peut prétendre suivre le chemin apostolique (Act 2.42): «la persévérance dans l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières». Où en est votre église locale?

5. Par trois autres éléments essentiels, celui de l’entraide humanitaire (Act 2.44-45; 4.32,35; 6.1-3), celui de la discipline juste (Ac 5.1-11; 8.18-24; 15.38) et celui del’envoi de missionnaires (Ac 11.22; 13.1-3; 15.40-41; 16.1-3; 18.22-23,27-28; 19.23).

Où, vous et votre église, vous situez-vous par rapport à ces cinq piliers essentiels?

Il apparaît clairement que le Corps de Christ, l’Église, fut bien meurtri pendant le 1er siècle par de terribles persécutions qui ont été racontées sans fard dans les Actes; mais ce Corps se développe toujours pendant les époques de virulente opposition. Un théologien du 3ème siècle a dit: «Le sang est la semence de l’Église ». La prochaine étude développera bien, entre autres, ce point dans la période de l’an 100 à l’an 312.

Il est impossible en si peu de pages d’écrire totalement l’histoire de l’Église apostolique, mais le but est de stimuler votre réflexion et votre action, afin que vous alliez plus loin avec le Seigneur, vous et votre église locale, en cette époque de médiocrité.

Retournons à l’étude de l’histoire néotestamentaire afin d’apprendre ce qui est bien devant Dieu, ce qu’il faut éviter à notre époque si dégénérée et tiède. Pour apprendre aussi ce que nous devons changer dans notre église, sur la base de la parole de Dieu écrite sous l’inspiration du Saint-Esprit. Il existe des chrétiens bien intentionnés qui parlent beaucoup du Saint-Esprit. Or, si nous ne respectons pas tout ce qu’Il a fait écrire dans le N.T.(«tout le conseil de Dieu», Act 20.26-27), nous tombons assez loin du modèle apostolique. Pour honorer Jésus-Christ par l’Esprit, nous devons suivre les traces de Leur œuvre concertée, si bien présentée dans les Actes des Apôtres.

Chers lecteurs, à l’étude, à la réflexion, et à l’action! Le Corps de Christ a besoin d’un réveil. Cette série pourrait vous encourager dans cette direction, je l’espère!

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UNE EGLISE EN MARCHE (3)

27 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE (3)

UNE EGLISE EN MARCHE (3)

Une communauté remplie du Saint-Esprit (2 Rois 6.5-6)

Maurice Decker

Cet article est le dernier d'une série de 5 études sur le thème de l'Eglise. Les lecteurs qui désirent posséder la série complète voudront bien écrire à la rédaction.

Celui qui remue des pierres en sera blessé, celui qui fend du bois court un risque. Si le fer est émoussé et qu'on n'en ait pas aiguisé le tranchant; on devra redoubler de vigueur; mais la sagesse a l'avantage du succès (Ecc 10.9-10).

Devenir «actionnaire de l'amour» dans l'église locale, c'est s'exposer aux assauts de l'ennemi. C'est quitter les gradins des spectateurs pour descendre dans l'arène et devenir acteur dans une vraie guerre spirituelle. Le diable, qui nous inscrits dans son carnet d'adresses dès notre nouvelle naissance, passe lui à l'action. Il importe donc d'être bien équipé pour parer ses coups directs ou sournois et travailler efficacement à l'édification du Corps en glorifiant Dieu.

A. Non à une puissance empruntée

(verset 5): Dans l'épisode de la vie d'Elisée qui nous sert d'illustration, un des fils des prophètes se voit subitement stoppé dans son action. Il n'a plus qu'un manche entre les mains, le fer de sa hache venant de disparaître dans les flots du Jourdain. L'incident le met en émoi nous révélant ainsi son problème: la hache n'était pas sa propriété! L'homme travaillait en quelque sorte avec une «puissance» empruntée à autrui. Sans doute connaissait-il mal l'outil et ses défauts. Un bon ouvrier aime travailler avec ses propres outils car il les connaît bien et ils sont adaptés à sa main. Il entretient sa hache, en aiguise le tranchant, s'assure que le fer tient bien... Car la sagesse a l'avantage du succès !

Dans l'église locale aussi, vouloir être un bon ouvrier c'est se refuser à travailler avec une puissance empruntée. On ne triche pas avec Dieu. La première fausse note qui nous soit rapportée par le livre des Actes concernant l'église primitive touche précisément au domaine que nous évoquons (4.36 à 5.11). Barnabas, le fils de consolation, concrétise la plénitude spirituelle qui l'habite par un don généreux déposé aux pieds des apôtres, sans réserve ni arrière pensée. Ananias et Saphira lui emboîtent le pas dans un acte d'offrande apparemment similaire.

Hélas, leur plénitude n'a ni la même origine ni la même nature... Satan a rempli leur coeur (5.3). Ils ont emprunté à Barnabas son geste extérieur tout en étant habités par un autre esprit, de mensonge et d'hypocrisie. L'extrême sévérité de Dieu n'a d'égal que le péril encouru par l'église locale dans laquelle de telles attitudes se font jour. Plus tard, pendant le ministère de Paul à Ephèse, quelques exorcistes juifs connaîtront douloureusement ce qu'il en coûte d'essayer de chasser les esprits mauvais par «le Jésus de Paul». L'imitation pure et simple sans relation personnelle avec le Christ vivant et sans revêtement de la puissance d'En-Haut ne paye pas autrement qu'en accidents et blessures graves dans le combat contre le monde des ténèbres (19.13-20). Le verset 20 précise d'ailleurs que c'est par la force du Seigneur que la parole se répandait efficacement et la même pensée est reprise dans 1 Pi 4.10-11 qui indique que notre service doit s'effectuer par la force que Dieu nous accorde. Déjà dans l'ancienne alliance le jeune David a tenté d'affronter l'ennemi Goliath en revêtant une puissance empruntée au roi Saül. Mais heureusement, la sagesse et l'humilité l'avaient emporté et c'est dans son habit de berger et équipé de sa fronde qu'il avait vaincu l'envoyé du malin (1 Sam 17.38-48). Le bâton emprunté à Elisée par son serviteur Guéhazi n'avait pas suffit pour ramener à la vie le fils de la Sunamite. Le prophète lui-même avait dû livrer un grand combat dans la prière et jeter dans la bataille toutes les ressources dont Dieu l'avait équipé pour voir enfin le miracle s'accomplir (2 Rois 4.25-37).

Le service du croyant, dans l'église locale, doit jaillir d'un canal purifié, parcouru librement par le Saint-Esprit. Vivre continuellement dans la plénitude du Saint-Esprit n'est pas un luxe réservé à une élite mais une nécessité absolue pour tout disciple de Christ (Eph 5.18-21). Servir le Seigneur sans la plénitude et la puissance d'En-Haut revient à essayer d'abattre un arbre avec une hache privée de son fer!

B. Oui à la grâce qui restaure

(versets 6 et 7): Si la hache avait été la propriété du fils des prophètes, l'incident aurait pu avoir lieu quand même ! Un second enseignement s'impose après lecture attentive de ces quelques versets: la plénitude du Saint-Esprit se perd vite! Le service du Seigneur et de nos frères dans la communauté locale est révélateur des tristes réalités de notre coeur tortueux. Il suffit de se mettre à l'ouvrage pour découvrir parfois même avec effarement les limites de notre patience, l'effritement rapide de notre persévérance, les démangeaisons de notre langue acide et acerbe... Le fer glisse vite comme happé et englouti dans les flots tumultueux des péchés de toutes sortes qui attristent le Saint-Esprit. Qu'il nous suffise de relire le contexte d'Eph 4.30 pour aussitôt découvrir les multiples raisons de la perte de la plénitude intérieure: mensonge et manque de droiture, colère injuste et aveugle, vol, paresse, paroles malsaines, amertume... Que d'églises locales déchirées par des querelles sans fin, minées par des conflits de personnalités, dévorées par la jalousie et la rancune insatiables. Avec une émouvante clarté, l'histoire de cette cognée empruntée nous montre la voie de la restauration et du renouvellement de la plénitude et de la puissance pour le service.
a) Reconnaître et confesser ouvertement et précisément la faute commise: Il était emprunté... Il lui montra l'endroit (5b, 6a).
b) Regarder à nouveau la Croix du Calvaire (6b).
Le geste sauveur d'Elisée annonce la Croix, le lieu des miracles les plus incompréhensibles. Confondue avec le jugement terrible qui frappe à mort le Fils de Dieu, la grâce inouïe du Libérateur se déploie dans toute son énergie, changeant les situations les plus impossibles. Elle est plus puissante que toutes les pesanteurs désespérantes qui nous enfoncent, infiniment plus forte que la loi du péché qui voudrait nous faire disparaître à jamais dans les flots d'un enfer insatiable. Regarder à la Croix, c'est réaliser que le sang de Jésus-Christ n'a rien perdu de sa puissance pour purifier parfaitement notre conscience des oeuvres mortes afin que nous servions le Dieu vivant (Héb 9.14).
c) Saisir le pardon de Dieu et la plénitude retrouvée.
(7 il tendit la main et le prit.)
Tendre la main de la foi pour saisir les promesses de pardon et de restauration et les appliquer à notre vie: Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice (1 Jean 1.9).

Conclusion

Au coeur d'une vie d'église en marche se dresse la Croix de Golgotha. Elle est le pivot, l'axe de la grâce autour duquel tournent la santé et l'efficacité de l'église locale dans son témoignage. Elle signifie esprit de sainteté à cause du prix infiniment élevé payé par le Christ lorsqu'il versait son sang pour effacer notre dette. Elle signifie également esprit d'humiliation et de pardon réciproque, marche dans la transparence et la lumière de Dieu, renoncement constant à satisfaire les convoitises de la vieille nature crucifiée avec Christ. Tout cela est rendu possible par le ministère du Saint-Esprit qui demeure dans le coeur de chaque croyant et qui est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4.4). Une église en marche ne perd de vue ni la Croix, ni le tombeau vide. Le Crucifié est aussi le grand vainqueur de la mort, le restaurateur parfait, le réparateur des brèches, celui qui relève, fortifie et donne le vrai repos. Tout ceci me remet en mémoire une anecdote entendue dans un lointain passé. Au fronton d'une chapelle nouvellement inaugurée avait été reproduit le début de 1 Cor 1.23: Nous, nous prêchons Christ crucifié. Au pied du mur, du lierre avait été planté qui peu à peu s'était mis à grimper. Dans ses débuts, l'église était bien vivante et la chapelle se remplissait de plus en plus car Christ crucifié était proclamé avec fidélité et puissance. Avec le temps, le lierre grimpant toujours plus haut couvrit le mot «crucifié», Dans la chapelle hélas Christ n'était plus présenté que comme exemple, grand sage parmi les sages. Les problèmes se multipliaient et l'église stagnait. Bientôt, le lierre couvrit le mot «Christ». Dans l'église, l'Evangile avait fait place nette à l'humanisme, au social, voire même à la politique: les rangs étaient de plus en plus clairsemés. Finalement, le lierre couvrit l'inscription toute entière: l'église était vide!

Au moment de mettre le point final au dernier chapitre de cette longue réflexion sur l'église locale, une question s'impose à mon esprit. Je vous la livre: Qu'en est-il de ma hache aujourd'hui? Puissance empruntée ? Manche sans fer? Tranchant émoussé?

Seigneur, je te montre l'endroit où j'ai perdu la puissance dans le service, le feu du premier amour, la paix d'une conscience purifiée, la plénitude du Saint-Esprit... Je reviens à la Croix! Tu es mon Elisée, mon sauveur parfait, le réparateur dont j'ai infiniment besoin. Tu veux purifier ma coupe par ton sang afin que le Saint-Esprit la remplisse à nouveau et qu'elle déborde, selon tes promesses.

M.D

Nous, nous prêchons Christ crucifié
1 Cor 1.23

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AU COMMENCEMENT DIEU (1)

25 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (1)

AU COMMENCEMENT DIEU (1) Genèse 1.1

Introduction :

Lorsque nous portons un regard soutenu sur le déroulement des actes, activités et événements divers dans le monde, la certitude de leur fondement est toujours incertains à cause des effets catastrophiques de leur issu. Une question peut facilement se poser : d’où vient leur source d’inspiration ? Pour quel but et quelle initiative ces choses ont-elles pris corps ? Qui en réalité se cachait derrière ces faits dont le début parfois très flatteur cachait subtilement une hécatombe ? Pourquoi certaines initiatives sont-elle acclamées dès leur naissance, mais décriées dès que leur véritable but montre le contraire de qu’on était en droit d’attendre selon les initiatives du départ.

A ce qui semble incontestable, il n’y a que Dieu seul qui soit et doit rester le commencement de tout ce qui est juste, appréciable et digne d’approbation dans son caractère sain, pur et droit. Il est évidemment clair que Dieu qui est au commencement de tout, n’a pas lui-même de commencement. A coût sûr, il me sera répliqué : Pourquoi dit-on que Dieu est le commencement et la fin ? Je réitérerai simplement par dire que Dieu est le commencement de tout ce qui existe, mais ayant été l’initiateur avant la mise à l’existence de toute chose par une création ex-nihilo. Parce que la création se situe dans le contexte spatio-temporel, Dieu est dans l’éternité passé et avenir par rapport à tout ce qu’il a créé depuis leur commencement jusqu’à leur fin. En effet, avant Dieu, les choses existaient et après ces choses, Dieu est toujours vivant.

De nos jours, on se poserait avec raison certaines : pourquoi ceci, pourquoi cela ? La raison est simple : Dieu n’est plus et n’a pas été le commencement de ce qui a été fait, même si à des moments, l’homme attribue à Dieu, ce à tort, Dieu le chef d’œuvre de ses œuvres mesquines.

Sachons-le, tout ce qui existe devrait l’être par Dieu, pour Dieu et en Dieu. Retenons-le, nous sommes l’ouvrage de Dieu, ayant été préparé pour des bonnes œuvres prédestinées à n’être accomplies que par nous (Ephésiens 2.10). Le savons-nous vraiment et nous arrimons-nous à cela ? De tout temps, Dieu désire être au commencement de toute chose comme il l’a été à la création. Puissions-nous revenir au point de départ et placer Dieu comme l’initiateur, l’ordonnateur de tout pour voir sa gloire manifeste.

Vérifions certains aspects de commencement :

  1. Au commencent Dieu

Il est celui qui pose le tout premier acte de la création, amenant ex-nihilo, toute chose à l’existence. Nous conviendrons que rien ne pouvait être amené à l’existence sans que cela ait au préalable existé dans le spirituel. Nous comprenons que la conception des choses de la création l’avait été dans la pensée de Dieu et au moment convenable, leur création a été manifeste par la vertu de Dieu dans le contexte physique à son unique gloire.

Si Dieu est le fondement de toute chose, tout ce qui est en dehors de ce fondement est sujet à l’instabilité, d’où d’existence précaire.

La magnifique introduction de l'Evangile de Jean est une proclamation d’une personne ou d’une communauté qui confesse sa foi et rend grâces pour le dessein salvifique de Dieu révélé, réalisé et présent en Jésus-Christ, Parole de Dieu. Dans ces propos combien profond, riche de sens et d’une spiritualité très élevée Jean retrace en trois poèmes bien différents, les particularités du sujet principal dont il se considère privilégié d’être le porte-parole :

  1. Il joint l’éternité au temps, le présent au passé
  2. Il expose le dessein éternel et salvifique de Dieu réalisé et présent dans sa Parole (Jean 1.1-5), décrit l’accomplissement de ce dessein dans l’histoire par la venue de la Parole dans le monde (Jean 1.6-13),
  3. Puis Il fait écho à l’acclamation de foi et d’action de grâces de l’Église devant la manifestation de la Parole de Dieu dans la chair (Jean 1.14-18).

S’agissant du commencement, ecabac_evang*MarcQuébec dans son commentaire sur Jean 1.1 dit : dans la première strophe de l’hymne (Jean 1.1-5) considère premièrement le Verbe en lui-même et dans son rapport avec Dieu (Jean 1.1-2), puis dans son rapport avec le monde créé (Jean 1.3), finalement dans son rapport particulier, salvifique, avec les hommes (Jean 1.4-5).

L’expression « Au commencement » dans l’Evangile de Jean rappelle la première phrase de la Bible : « Au commencement Dieu créa… » Mais « Au commencement » n’indique pas ici le point de départ d’un récit de création. L’expression signifie plutôt, dans le présent passage, que de toute éternité la Parole de Dieu était. Le Verbe était Dieu. Parce que Dieu seul est de toute éternité, parce que sa Parole est de toute éternité auprès de lui, la Parole est Dieu au même titre que ce Dieu vers lequel elle est tournée. En effet, sans la Parole, nul n’aurait connu ni Dieu ni contemplé Dieu dans les œuvres de la création !

Dr. André CHOUBEU

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UNE EGLISE EN MARCHE

20 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE

UNE EGLISE EN MARCHE

Une communauté d'actionnaires (2)

Maurice Decker

2.Aspirer aux dons les meilleurs

(1 Cor 12.31: «meilleurs» ; «kreittona» ou «plus grands»; «meizona» suivant la variante retenue). Il s'agit donc de chercher avec ardeur, d'avoir du zèle pour (aspirer à = zèloô), de désirer de tout son coeur.

Cette recherche s'exprimera d'abord au niveau de ma vie de prière personnelle. Dieu attend de moi une prière pure et intelligente caractérisée par une saine ambition: «Accorde-moi Seigneur les dons que tu considères comme les meilleurs pour ton Corps». Comment se caractérisent-ils?
- Ceux qui permettent le mieux d'exprimer son amour envers les autres.
- Ceux donc qui sont les plus utiles aux autres (I Cor 12.7; 14.6).
- Ceux qui édifient les autres membres (I Cor 13.3-5, 12, 17, 26; Eph 4.12).
- Ceux qui mettent en évidence la seigneurie de Christ (1 Cor 12.3) et qui tournent donc les regards vers Lui!
- Ceux qui produisent un climat saint, fait d'unité, d'ordre, de respect réciproque (1 Cor 12.14-26,14.33- 40).
- Ceux qui sont les plus stratégiques dans la hiérarchie établie par Dieu (1 Cor 12.28; Eph 4.11-12), les fonctions fondamentales pour le perfectionnement des saints. Cette aspiration concerne certainement plus particulièrement ceux qui passent par la nouvelle naissance dans leur enfance et leur adolescence ou dans les premiers temps de l'âge adulte et que Dieu pourra former d'une manière toute particulière pour les donner à l'Eglise comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs.

Ne devons-nous pas reconnaître la pauvreté actuelle de l'Eglise et son besoin urgent de missionnaires-pionniers, de sentinelles au coeur brûlant, d'accrocheurs d'hommes, de bergers dévoués capables d'enseigner les Ecritures et de docteurs de la Parole aux coeurs de berger? Ne doit-on pas voir dans ces «dons-hommes» les jointures et les articulations dont Paul parle dans Eph 4.16 et Co12.19 et qui permettent au Corps tout entier d'être bien ordonné, cohérent, croissant harmonieusement à la gloire de Dieu?

3. Se soumettre à la souveraineté de l'Esprit

(1 Cor 12.11, 18, 24, 28). J'aspire avec un coeur droit et des motifs purs... mais c'est Dieu qui décide en dernier ressort... Heureusement !! Nous nous évitons ainsi la tension de recherche effrénée et malsaine qui engendre tant de dangereuses contre-façons. Dieu s'attend à ce que nous lui fassions confiance dans une recherche paisible, centrée sur la grâce. Dans la parabole des talents (Mat 25.14-30), celui qui n'avait reçu qu'un talent était déjà très riche puisqu'il disposait de six mille deniers, soit le salaire d'un ouvrier pour... six mille jours de travail (près de seize ans et demi de travail sans un jour de congé!).
Dans sa souveraineté, notre Dieu est très généreux. Sa grâce est débordante! Il ne veut voir ses enfants ni frustrés («j'ai si peu» ) ni gonflés d'orgueil ( «regardez-moi» ).

4. Se mettre au travail en commençant par les tâches les plus ordinaires

Lorsque la cathédrale de Milan fut achevée, lors de sa dédicace, on entendit une petite fille s'écrier dans la foule: «J'ai aidé à construire ça!»
«Quoi !» s'écria alors un des gardes revêtu d'un uniforme magnifique, «montre-moi ce que tu as fait!» L'enfant répondit: «J'ai apporté chaque jour le repas de papa quand il travaillait là-bas».

Dès ma nouvelle naissance, une multitude de possibilités de services s'offrent à moi dans le cadre de la communauté locale: nettoyage et entretien des locaux, décoration, préparation du journal de l'église, pliage des traités, gestion de la bibliothèque, cassettothèque, chasse aux échantillons médicaux et confection de colis missionnaires, affichage, aide musicale, diverses formes d'évangélisation en équipe avec un aîné (de même que les visites aux malades, personnes âgées, etc. stand biblique, club d'enfants... où je vais pouvoir apprendre aux côtés d'un aîné doué par Dieu et expérimenté).

Dans les champs de Bethléhem, Ruth a commencé sa nouvelle vie en glanant, s'attachant à suivre docilement les conseils de son aînée Naomi, laquelle était soucieuse de son bonheur.

Il ne faut pas opposer systématiquement talents naturels et dons spirituels. A.Kuen le souligne très justement: «Les listes ne contiennent aucune indication d'une discrimination entre dons naturels et surnaturels, ordinaires et extraordinaires ou miraculeux: dans l'exercice de chaque don, la nature et la grâce collaborent ou, si l'on préfère, le don d'ordre créationnel se fond avec le don d'ordre spirituel, le critère n'étant pas son origine naturelle ou surnaturelle, mais on emploie «pour l'utilité». (Dons pour le service, Série Ekklésia, Cahiers Emmaüs, page 38). Les charismes portent la marque divine par la manière dont ils sont exercés. Un travail de brisement et de purification, de sanctification par l'Esprit est nécessaire pour qu'ils servent à la gloire de Dieu, lequel peut dans Sa souveraineté, ajouter des cadeaux miraculeux sans liens évidents avec notre passé. Une chose est certaine: la découverte et le développement de nos dons nécessitent avant tout une humble disponibilité; je n'attendrai pas les sollicitations suppliantes des anciens de ma communauté pour m'offrir à servir mes frères dans un bon esprit.

5. Exercer ses dons avec application et selon le Seigneur

(Rom 12.3-8; 1 Pi 4.10-11).

On ne travaille pas dans l'église locale comme dans bon nombre d'entreprises de ce monde: rivalités, ambitions malsaines, recherche de la meilleure place au détriment des autres qu'on écrase sans pitié pour mieux avancer, surestimation de soi, jalousie, revendications permanentes jalonnées de grèves, etc. y sont monnaie courante !

Humilité (Rom 12.3, 6a; 1 Cor 12.21; Eph 4.2).

Quelques mots-clés suffiront à montrer dans quel esprit et de quelle manière nous sommes appelés à exercer nos dons.
- Je me souviens constamment que ce sont des cadeaux de Dieu ( 1 Cor 4.7).
- J'accepte les limites qui me tracent les dons reçus de Dieu (voir Rom 12.3 dans Parole Vivante, A. Kuen).
- Personne n'est complet en soi: j'ai donc besoin de mes frères tout comme ils ont besoin de moi. Nos dons sont complémentaires. Chacun doit être à sa place... et comme le disait un prédicateur africain: «Il faut des pelles à côté des Paul» ! (1 Cor 12.14-26).
- Je travaille par la force que Dieu m'accorde et non dans l'énergie de la chair, dans la dépendance du Saint-Esprit et non en comptant sur mes capacités propres (1 Pi 4.11).
- Je suis au service des autres et non de ma propre gloire: je ne pratique pas les dons pour fixer sur ma personne les feux de la rampe (1 Pi 4.10).

Fidélité-application (Rom 12.6-8; 1 Tim 4.13-16; 1 Pi 4.10-11).
- Je me refuse au travail bâclé voulant être un bon intendant des charismes reçus. Bientôt, il me faudra rendre compte de ma gestion: suis-je appelé bon et fidèle serviteur? (Mat 25.21,23; Luc 12.42-48).
- Je veille à me maintenir en forme dans la pratique des dons: on peut laisser ses dons s'éteindre progressivement en négligeant l'exercice régulier(1 Tim 4.14 et 2Tim 1.6) qui nous enseignent par ailleurs que Timothée avait reçu un don par prophétie au moment où il était mis à part pour le service avec imposition des mains des anciens.

6. Aider les autres à découvrir et à exercer leurs dons

- En priant les uns pour les autres.
- En encourageant nos frères et en les conseillant lorsque nous commençons à discerner leurs dons.
- Les anciens accepteront de courir des risques (comme Dieu en prend avec nous!) avec sagesse, utilisant ici le frein, là l'accélérateur, confiant avec mesure, des responsabilités, passant beaucoup de temps avec chaque jeune disciple pour le piloter, le conseiller et prier avec lui.

Lien : http://www.promesses.org/arts/107p21-24f.html

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LE DROIT DU LEVIRAT

17 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE DROIT DU LEVIRAT

LE DROIT DU LEVIRAT

(Le droit du Rachat)

Définition :

Action de racheter, de libérer en payant une rançon.

Libération par le paiement d’une rançon, délivrance de celui qui est en esclavage ou en prison pour dette

L’ancien Testament souligne constamment la pensée qu’Israël appartient à l’Eternel, ayant été racheté de l’esclavage de l’Egypte.

Le droit de rachat dans les principes bibliques s’appliquait dans plusieurs domaines :

LE DROIT DU LEVIRAT

. Premiers-nés (Ex 13.11-13 ; Nbre3.12)

. Des terres (héritage) Lév. 25 ; Néh. 5.8)

1. RACHAT DES PREMIES-ES

Les premiers-nés : ont été délivré par le sang de l’Agneau pascal, et ils devront être rachetés à leur tour par une somme payée au sanctuaire (Ex 13.11-15). Le peuple tout entier libéré de la maison de servitude, appartient désormais au Seigneur (Ex 19.4-6 ; 202 ; Lév. 25.38). Chaque Israélite devra verser un demi-sicle pour le rachat de sa personne (Ex 30.12-13 ; Mt 17.24). Le rachat des premiers-nés ou le versement d’un demi-siècle était pour Israël, le rappel de sa propre Rédemption, par un regard de foi tourné vers le sacrifice du calvaire où Jésus Christ, véritable type du lévirat opéra la Rédemption une fois pour toute.

2. LE RACHAT DE HÉRITAGE :

Lorsqu’un homme du peuple tombait dans la pauvreté, et vendait sa propriété, son plus proche parent avait le droit de rachat. Celui-ci pouvait intervenir et libérer ce qui avait été vendu (Lev. 25.25). Le même droit pouvait jouer en faveur d’une personne qui s’était vendu au service d’un homme plus riche (Lev.25.47-49). Ruth, la Moabite et sa terre furent ainsi rachetées en un même jour par Boas (Ruth 4.1-10)

Dans la loi du lévirat, le rédempteur qui rachète devrait être un proche parent, et avait une profonde responsabilité dans la circonstance :

. La Rédemption par le proche parent concernait à la fois les personnes et les héritages (Lév. 25.25, 48 ; Gal 4.5 ; Eph.1.7,11,14)

. Le rédempteur devait être un proche parent Lev. 25.48-49 ; Ruth 3.12-13 ; Gal 4.5 ; Héb 2.14-15)

. Le rédempteur devait avoir la capacité d’acheter (Ruth 4.4-6 ; J 50.34 ; Jean 10.11,18)

. La rédemption était rendue effective lorsque le goël s’acquittait de la totalité de la somme due pour le rachat (Lév. 25.27 ; Gal 3.13 ; & Pierre 1.18-19)

L'ÉTERNEL EST LE PROPRIETAIRE DE TOUT HERITAGE

Dieu est le propriétaire par excellence de tout domaine céleste, terrestre et des profondeurs des abîmes (Deut. 10.14 ; Psaumes 24.1 ; 1Cor 10.27). « Car le pays est à moi, car vous êtes chez moi comme étrangers et comme habitants » (Lév. 25.23)

JUGEMENT ET CONDAMNATION DIVINE SUR L’HERITAGE

Dieu est saint et tout ce qui est à lui doit être saint. Le péché ôte l’état de sainteté à une personne, un objet ou un héritage.

Par le péché d’Adam, la terre souillée tomba sous le coup de la malédiction (Gen 3.17-18). Par le meurtre d’Abel, Caïn a souillé la terre qui fut maudite en même temps que lui-même, le meurtrier (Gen. 4.10-12).

le péché a une forte influence négative sur les hommes, sur un pays ou sur un héritage (Lév. 25.20 ; Psaumes 107.33-34 ; Jér.2.19 ; Deut 29.22-25 ; Lév.18.25 : le pays vomira ses habitants à cause du péché.

Racheté de la mort et de la malédiction par la Rédemption de la croix, le chrétien est héritier des bénédictions éternelles en Christ. Mais Jérémie 18.7-8 dit : « soudain je parle, sur une nation, sur un royaume d ‘arracher, d’abattre et de détruire ; mais si cette nation sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, je me repens du mal que j’avais pensé lui faire ».

Plusieurs maisons, propriété ou héritages qui nous ont été légué par nos ancêtres, les premiers occupants, ont été le théâtre de pratiques occultes diversifiée L’histoire des deux autels bâtis par Gédéon nous donne une illustration qui nous conduira à mieux saisir la portée de l’importance du droit du rachat. En effet, après sa rencontre avec le message qu’il connut plus tard être l’ange de Dieu, Gédéon s’empressa de bâtir là, un autel en faveur de l’Eternel. Cet autel ne plut point à Dieu. Dans la nuit, Dieu lui demanda de renverser l’autel qu’avait fait son père à Baal avant de lui bâtir un autel (Juges 6.21-27). Dans les maisons que nous habitons, sur les terrains que nous occupons, des autels invisibles avaient été bâtis en l’honneur

de Satan, des sacrifices divers y ont été fait.

Lorsqu’un enfant de Dieu qui garde la communion avec Dieu, loge pour la première nuit dans une maison, un village, une ville ou dans pays, il ressent les premières attaques. S’il reste sans passer le lieu à la délivrance en liant l’homme fort du lieu et dévouant par interdit toutes pratiques qui y ont été faites, il sera progressivement affaiblit jusqu’à être dépouillé complètement de la puissance de Dieu à cause de l’intensité des combats spirituels, réclamations et poursuites fréquentes. Il convient donc de passer ces lieux à la délivrance.

DELIVRANCE :

Lév. 25.24 : « dans tout le pays dont vous aurez la possession, vous aurez le droit de rachat pour les terres ».

Comme nous le constaterons, une telle délivrance n’est pas légère à cause du sérieux à porter

dans sa méthode.

Pour la personne qui procède à la délivrance du lieu, voici l’approche à adopter :

SE DEBARRASE DE L’IDOLATRIE : L’idolâtrie inclut tout ce que l’on peut avoir sur le trône de son cœur, au- dessous, à côté ou près de Dieu, que ce soit une personne, un système ou une philosophie.

RUPTURE AVEC L’HEREDITE : L’homme traîne avec lui, des traits de caractères familiaux. Certains de ces traits sont actifs et d’autres passifs. Ces traits comprennent.

- L a paresse, l’indiscipline, l’agitation, la gloutonnerie, la colère,

Le désordre, la calvitie, les cheveux blancs précocement l’hématie falciforme etc.… reçu

des parents indépendamment de nous.

Le croyant doit mettre fin à ces traits hérité des parents, de l’environnement ou on a été élevé (1 Pierre 1.16-18 ; Ex 20.5).

Ensuite, il doit réclamer la puissance du Seigneur et en être délivré.

REJET DE L’INFLUENCE DES PUISSANCES DE SATAN :

Le croyant peut avoir été élevé dans une atmosphère ou le diable était adoré d’une façon ou d’une autre. Un proche peut avoir servi Satan et y engager passivement le croyant. Il peut avoir été dédié au diable, les siens peuvent avoir consulté Satan pour lui. Alors, il n’est pas libre (dans le contexte Camerounais : Nouveau-né chez les Sawa, les Kribien, Ngumba), le blindage familial, l’alliance par personne interposée.

DELIVRANCE PERSONNELLE DE CELUI QUI DELIVRE

. Confesser à haute voix et d’une façon nominative, les péchés conscients responsables (enseignement sur la confession authentique).

. Reconnaître les péchés dont on n’est pas responsable et en dégager la responsabilité.

. Invoquer le nom du Seigneur Jésus, briser tous les noms et liens forts et faibles qui te lient

au passé (famille, amis travail, loge, etc.…) pour autant que les engagements avec le diable, en soient concernés.

. Réclamer sa position hors des liens du passé (famille, amis etc.…), et s’intégrer dans la

famille de Dieu.

. Dire au diable de cesser à jamais dès ce moment sa puissance et ses activités sur toi.

. Dire par cet acte, à travers lequel tu brises les engagements du passé et par lequel tu te

couvres sous le Sang de Jésus, tu n’as plus de part dans les activités que pourrait faire

quiconque en ton nom dès maintenant et à jamais.

Par cet acte de rupture du passé, tu te tiens totalement libre devant le Seigneur

METHODE DE COMBAT POUR LE RACHAT D’UN HERITAGE

1. Confesser les péchés :- Les crimes, les meurtres, les péchés sexuels, la vengeance, le trafic

d’influence, le faux et usage de faux, le faux dans les affaires, les violences maritales, l’ivrognerie, les fausses alliances, l’occultisme etc. qui ont pu être commis sur ce lieu (Jérémie 5.18-19 ; Lévitique 26.40-42 ; Osée 4.11-13 ; 5.4 ; Nahum 3.1-5)

2. Renverser les Eventuels autels ; Dans les locaux ou terrains, on a dû verser le sang, fait des sacrifices humains ou autres. Dans le cas d’occultisme, des autels invisibles, des pentagrammes, des sanctuaires ou des signes cabalistiques ont été dressés. Il convient de les renverser et les détruire par la foi au nom de Jésus Christ.

3. Rebâtir par la foi un autel saint a Dieu : Elie le prophète après avoir laissé le temps aux prophètes de Baal qui n’ont pu invoquer le feu du ciel pour consumer leur sacrifice, bâtir un autel selon la vision de Dieu, en posant le fondement par les douze pierres représentant toutes les douze tribus d’Israël et la justice divine à leur égard avant d’offrir le sacrifice

4. Prière de combat :

. Lire d’abord 2 Cor 10.3-6 ; Michée 5.10-13 ; Esaïe 47.1-3 qui prononcent le jugement de Dieu

. Prophétisé sur toute la terre ou toute la maison afin que la malédiction quitte la terre et qu’elle reçoive la bénédiction divine. (Ez 37.4-8,12)

. Prophétiser sur toute la communauté (Jér 1.9-10).

. Consacrer chaque membre de la communauté à Dieu (2Chron 29.1-3)

. Prophétiser sur chaque membre de la Communauté appelant le Saint-Esprit à souffler son vent des quatre coins de l’horizon sur chacun d’eux, les remplissant et faisant de chacun d’eux, un instrument puissant, un peuple guerrier de l’Eternel dont un seul poursuit mille ennemis (Ez. 37.9-10).

Véhicule : Un véhicule de seconde main, peut avoir été volé et vous l’avez acheté. Le propriétaire légitime entre temps fait des incantations, lace des malédictions (Habacuc 2.11-12) et sorts. Les sièges du véhicule peuvent avoir servi de cadre à la prostitution, aux incantations, de sanctuaire diabolique, de pratique des actes satanistes, de crime divers ou pouvaient avoir été à usage du gangstérisme et terrorisme.

Vêtements de seconde main : Ils peuvent avoir servi de tenues magiques pour les séances occultes ou avoir été porté par des criminels, des satanistes et autres.

La peinture sur lesdits véhicules ou le lessivage desdits vêtements n’enlèvera pas les esprits qui y sont associés par les liens des actes commis. Y exercer le droit de rachat (lévirat) par la même méthode devient indispensable avant tout usage personnel.

Maisons : En occupant une maison comme nouveau locataire ou propriétaire prendre les dispositions suivantes : - Lire Lév 14.33-57 ; Habacuc 2.10-11 – Confesser les péchés des premiers occupants du terrain, et de la maison avant vous et même des éventuels constructeurs – Libérer le terrain et la maison en détruisant les éventuels autels invisibles, y appliquer l’huile d’onction et y bâtir enfin un autel à l’Eternel

Dr. André CHOUBEU

Tél. 7775 7160 / 9958 6505

BP 9042 DOUALA (Cameroun)

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