Le blog de Dr André CHOUBEU - - Enseignements bibliques - Etudes bibliques - Conseils bibliques - Cours de Formation en théologie - Réponses aux questions bibliques
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles récents

LES CONFLITS FAMILIAUX GÉNÉRATIONNELS (1)

28 Août 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES CONFLITS FAMILIAUX GÉNÉRATIONNELS (1)

LES CONFLITS FAMILIAUX GÉNÉRATIONNELS (1)

Nombres 20.14-21

Introduction :

Nous le savons, le visons et l’expérimentons chaque jour, mais muets et parfois impuissant devant le désastre que produisent les divisions, déchirures, haines, rancœur, vengeance qui vont parfois aux crimes aggravant la désastreuse situation que vivent déjà les familles sur toute la planète.

Pour des raisons héritages, aînés et cadets, frères et sœurs, parfois encouragés par les parents s’entredéchirent et même causent expressément, maladroitement, indirectement ou directement la mort de son proche parenté.

Pour des conflits d’intérêts, des familles, tribus ou nations s’entrechoquent et s’autodétruisent.

Pour des incompréhensions, des divisions alarmantes et honteuses s’installent et laissent des empreintes funèbres et funestes qui polluent la postérité par de témoignages lugubres.

Pour de simples raisons de jalousies parce que le frère, la sœur, le cousin a par la grâce de Dieu prospéré plus que l’autre membre de la famille, le concours des sorciers et des prières psychiques et mystiques sont sollicitées pour stopper le progrès du pauvre, innocemment victime du don de Dieu en lui.

Même à l’intérieur de l’église aujourd’hui, le complexe de supériorité, la luttent d’influence et autres basses manœuvres sont d’usage pour briser les plus zélés afin parfois de favoriser la médiocrité ?

Le domaine de ce crime à large spectre qui ne dit pas son nom est assez vaste. Toutefois, puisse chacun de nous reconnaître ce que disent les Ecritures et s’attendre entièrement à Dieu de qui nous devons être dépendant de tout et pour tout selon qu’il est dit :

‘‘Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Car l’Ecriture dit à Pharaon : Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. Tu me diras : Pourquoi blâme-t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil ?’’ (Romains 9.15-21)

‘‘Que nul de vous ne conçoive de l’orgueil en faveur de l’un contre l’autre. Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?’’ (1 Cor 7.6b-7)

LE CAS D’ISRAËL ET EDOM

‘‘ De Kadès, Moïse envoya des messagers au roi d’Edom, pour lui dire : Ainsi parle ton frère Israël : Tu sais toutes les souffrances que nous avons éprouvées. Nos pères descendirent en Egypte, et nous y demeurâmes longtemps. Mais les Egyptiens nous ont maltraités, nous et nos pères. Nous avons crié à l’Eternel, et il a entendu notre voix. Il a envoyé un ange, et nous a fait sortir de l’Egypte. Et voici, nous sommes à Kadès, ville à l’extrémité de ton territoire. Laisse-nous passer par ton pays ; nous ne traverserons ni les champs, ni les vignes, et nous ne boirons pas l’eau des puits ; nous suivrons la route royale, sans nous détourner à droite ou à gauche, jusqu’à ce que nous ayons franchi ton territoire. Edom lui dit : Tu ne passeras point chez moi, sinon je sortirai à ta rencontre avec l’épée. Les enfants d’Israël lui dirent : Nous monterons par la grande route ; et, si nous buvons de ton eau, moi et mes troupeaux, j’en paierai le prix ; je ne ferai que passer avec mes pieds, pas autre chose. Il répondit : Tu ne passeras pas ! Et Edom sortit à sa rencontre avec un peuple nombreux et à main forte. Ainsi Edom refusa de donner passage à Israël par son territoire. Et Israël se détourna de lui.’’ (Nombres 20.14-21)

La relation de parenté entre Israël et Edom :

Israël et Édom sont descendants des deux frères jumeaux, Jacob et Ésaü. Ce sont donc des cousins germains. Edom est le nom qui fut donné à Ésaü, grand frère jumeau de Jacob, parce qu’il avait vendu son droit d’aînesse pour un mets de couleur rousse (Genèse 25.30 ; 36.1,8,19). Plus tard, Edom est le nom collectif désignant les Édomites, descendants d’Esaü (Nombres 20.18,20,21 ; Amos 1.6,11 ; 9.12 ; Malachie 1.4). La Contrée, mesurant à peu près 160 km de long occupée par les descendants d’Édom, donc d’Ésaü était autrefois appelée à l’origine pays de Séir (Genèse 32.4 ; 36.20,21,30 ; Nombres 24.18).

Le sommet de la montagne de Séir s’élève à environ 1066 m. Edom est un pays montagneux, très accidenté, s’étendant du sud de Moab, sur les deux côtés de l’Araba, la grande dépression reliant la partie méridionale de la mer Morte au golfe d’Akaba (Genèse 14.6 ; Deutéronome 2.1,12 ; Josué 15.1 ; Juges 11.17,18 ; 1Rois 9.26).

Raisons du conflit

Le peuple d’Israël se trouve à nouveau réuni à Qadech à la suite de ses pérégrinations au désert est au début de la quarantième année, et le moment est venu pour Moïse de prendre les mesures qui s’imposent afin de préparer la conquête de la Terre promise. Le peuple se trouve loin dans le sud-ouest du pays de Canaan. Pour éviter de remonter directement en direction du nord, pour des raisons inconnues, Moïse décide de traverser le pays des Édomites dans toute sa largeur, en ligne droite, de l’ouest à l’est, afin de contourner la Mer Morte par l’est, de traverser le Jourdain et pénétrer en Canaan d’est en ouest. Il convient de savoir que quatre siècles auparavant, le cortège funèbre égyptien qui avait ramené le corps de Jacob en Palestine avait suivi cette même déviation.

Pour respecter le fondement posé par leurs ancêtres, Moïse décide d’emprunter le même parcours et comme il se trouvait près d’une parenté qu’est Edom, il opte pour la paix et envoie des messagers au roi d’Édom pour lui demander le libre passage des Israélites. L’eau étant rare et précieuse dans ce pays aride, il lui propose même de le dédommager en espèces sonnantes et trébuchantes, s’ils utilisent leurs puits.

Malheureusement, la réponse du roi d’Edom fut non seulement négative, mais ponctuée de menace contre son Israël, son frère germain, contrairement aux principes hébreux de la famille.

Les principes de la notion et relation de parenté en Israël

L’Hébreu ’aH désigne le frère ou la sœur et dans l’Ancien Testament, ces termes s’appliquent respectivement :

a) aux enfants issus des mêmes père et mère (Genèse 4.8) et également au demi-frère ou à la demi-sœur (Genèse 20.16 ; 37.4) ;

b) aux membres d’une même famille (cousin, neveu à l’exemple d’Abraham et Lot, etc.) ;

c) aux membres d’une même tribu (Genèse 31.32) ou d’un même peuple (Exode 2.11 ; Lévitique 25.25 ; Nombres 25.18 ; Romains 9.3).

d) Le mot frère désigne également un ami intime (2Samuel 1.26), un allié (formule de respect, Nombres 20.14) ou son prochain (Deutéronome 15.11).

e) Au sens figuré, le mot sœur s’applique à des tribus ou à des villes (Jérémie 3.7…; Ezéchiel 16.45 etc.) ou même à des entités morales. Ainsi, Proverbes 7.4 appelle dans un sens métaphorique la sagesse une sœur.

En Israël, la sœur qui désirait se marier devait obtenir le consentement de son père et de son frère aîné (Genèse 24.50 ; 34.11). Le mariage entre frère et sœur (ou entre demi-frère et demi-sœur), autorisé en Perse et en Égypte, était interdit chez les Israélites (Lévitique 18.9 ; 20.17 ; Deutéronome 27.22). Il était sanctionné par la peine de mort. Ceci nous amène à comprendre comment la notion juive de la fraternité est sacrée.

Chez le juif, la notion de fraternité comportait toujours un accent éthique de solidarité et de responsabilités mutuelles. Nul n’a le droit de dire comme Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère » (Genèse 4.9). Le peuple hébreu est une grande famille de frères. Le Psaumes 133 célèbre l’harmonie qui règne entre les membres du peuple élu en parlant d’eux comme de frères unis par les liens du sang.

Ces principes sont-ils incompatibles à l’esprit chrétien ? Pourquoi donc tant de haine, vengeance, rancune, jalousie et autres actes lugubres se trouvent-ils parmi les chrétiens et particulièrement ceux dit nés de nouveau qui s’estiment être les meilleurs, mais sont plus pires ? N’est-il pas écrit à juste titre : ‘‘ Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle’’ (1 Timothée 5.8).

Au sens de ces mots, plusieurs de ceux qui se disent chrétiens, ont-ils vraiment crus ou sont-ils simplement des chrétiens charnels ?

Les principes de la notion et relation de parenté dans l’Eglise

En considérant dans un sens encore plus précis les écrits du Nouveau Testament, Jésus est devenu notre frère (Hébreux 2.11-18). Dans Mathieu 12.50, Jésus va plus loin en déclarant dans un sens élargi que nous qui croyons et faisons la volonté de Dieu sommes ses frères : ‘‘Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère’’ (Mt 12.50 ; 25.40 ; 28.10). Il appelle ses disciples ses frères (Mt 5.22 ; 18.15 ; 23.8 ; Marc 10.30). Les hommes deviennent des frères en Christ à travers la nouvelle naissance (1Cor 5.11 ; 1Timothée 6.2).

Il convient de retenir que ces liens nouveaux de fraternité, de parenté en Christ transcendent les différences sociales, raciales ou politiques entre eux. Les chrétiens de l’ère apostolique formaient la famille de Dieu (Marc 3.31-35). Dans mon article intitulé ‘‘ICHTUS en sa rubrique : la spiritualité des catacombes’‘, l’accent de la fraternité en Christ dans le séjour des croyants des catacombes était si fortement dépeinte, exprimée et vécue qu’en comparaison de leur état d’hommes dont la vie était exposée à tout moment, poursuivie et persécutés, une interrogation inquiétante de notre foi, de l’intimité entre nous, croyants de nos jours nécessite une mise en cause sur plusieurs aspects.

Le Seigneur pendant son séjour terrestre, loin de se comporter en Dieu, il a adopté l’attitude de tout homme, traitant tout être humain, non comme sa créature, mais comme un éventuel membre de sa famille, surtout lorsque celui-là, croyait qui il était. N’est-il pas écrit à cet effet à juste titre : ‘‘ Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée’’ (Hébreux 2.11-12).

Le Seigneur a bien voulu et veut encore par-là, nous donner un exemple de ce qu’est et comment on doit vivre l’amour fraternel, les uns envers les autres (1Jean 4.20).

Eviter la contradiction au profit du mensonge :

Le Seigneur Jésus avait bien de frères et sœurs de même ventre dont les Ecritures Saintes font bien état. L’expression employée par la Bible pour désigner « frères de Jésus » se retrouve dans plusieurs endroits dans les Saintes-Ecritures (Mt 13.55 ; Marc 6.3 ; Jean 2.12 ; 7.3-5). Dans ces portions des Ecritures, on parle aussi de ses sœurs. Le mot grec employé dans les passages où il est question des frères de Jésus est adelphos (Mt 12.46-47 ; Mr 3.31-32 ; Luc 8.19-20 ; Jean 7.10 ; Actes 1.14 ; 1Cor 9.5 ; Gal 1.19). Le mot delphus duquel est issu adelphos signifie matrice). Bien que l’hébreux dans sa forme régulière traite de frère, tout membre de famille, les mots utilisés pour frères de Jésus est différencié de sugeneia, suggenês, suggenis et oi par autou, ce qui donne la signification de parents, parenté, proches) qui désignent les proches parents (Marc 3.21; 6.4 ; Luc 1.36,58,61 ; 2.44 ; 14.12 ; 21.16 ; Jean 18.26 ; Actes 7.3,14 ; 10.24 ; Rom 9.3 ; 16.7,11,21).

Une attention se doit d’être faite sur l’aspect de frères dans le sens large de personnes sorties des mêmes entrailles. Certaines doctrines toxiques font croire que les membres de famille qui ne sont pas en Christ ne sont pas à considérer pourtant il est dit par la bouche de l’Apôtre Paul, ce sous l’action de l’Esprit Saint : ‘‘Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle’’ (1 Tim 3.8).

Au temps du Seigneur Jésus, les Juifs par supercherie ont dans la tradition, trouvé des astuces pour déjouer la Parole de Dieu qui prescrivait l’assistance aux parents. En effet, Jésus les reprend en ces termes : ‘‘Honore ton père et ta mère et que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : « La part de mes biens avec laquelle j’aurais pu t’assister est corban (c’est-à-dire offrande à Dieu) », alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère’’ (Marc 7.10-12).

En effet, ce commandement qui était le cinquième, était considéré comme l’un des plus importants de la Loi qui s’adressait en particulier aux enfants adultes et recommandant notamment de pourvoir pratiquement à tous les besoins des parents âgés, incluant bien sûr le soutien financier. Nous devons préciser que la Loi de Moïse, celui qui méprisait ses parents était passible de mort. Mais, une tradition des scribes étaient conçue subtilement pour esquiver le commandement divin. Pour y parvenir, il suffisait de faire le vœu inviolable que ses biens étaient une offrande à Dieu et le tour était joué. Ce don était fait sous forme de la promesse qu’après sa mort, l’argent restant irait au temple. En attendant, la personne qui avait prononcé la formule de consécration pouvait en toute liberté disposer de sa fortune tout en étant exemptée du cinquième commandement, celui d’honorer ses parents en leur venant en aide. Ces derniers étaient légalement privés de tout recours contre cette pratique. Il ne leur restait que les yeux pour pleurer et attendre leur mort en gémissant.

Des subtilités sont également utilités à ce jour pour se déjouer de ce rôle combien important qui est celui d’aider les parents. C’est ainsi qu’on entendra dire : mon père était-il obligé de m’accoucher ? Est-ce une obligation que je m’occupe de lui ? N’a-t-il pas fait que son devoir de m’encadrer ? etc..

Les enfants ou petits-enfants devraient aider leurs parents âgés et prendre vraiment soin d’eux. Il est triste de constater qu’après la retraite, plusieurs meurent très vite parce que les enfants devenus grands, ne pensent plus à eux. Les cas sont légion. Puissions-nous revenir aux normes scripturaires !

Le chrétien qui ne pourvoit pas aux besoins de ses parents, grands-parents et autres proches est pire qu’un infidèle. Même les incroyants prennent soin des leurs. Ainsi, l’Église ne doit pas entretenir par ses revenues, des pauvres que leur famille devrait aider.

Les propos de l’Apôtre Paul dans ce texte à Timothée, lorsqu’on considère les devoirs énumérés au verset 4 du chapitre 5 de 1timothée et pour lesquels la prescription du verset 8 doit intervenir, on peut résumer ainsi le modèle proposé : l’Église doit subvenir aux besoins de ceux qui sont réellement dans la misère, mais ceux qui ont les moyens de se débrouiller seuls doivent le faire, sous peine d’être accusés d’avoir abandonné la foi. La paresse est très éloignée de la piété.

Quels soins donnons-nous aux veuves, démunis de l’Eglise ? A-t-on un regard sur eux ou nous attendons-nous seulement aux dîmes et offrandes qu’ils apporteraient ? Un exemple suprême d’aide à une veuve dont le fils unique est en train de mourir nous est donné par Jésus. Alors qu’il agonisait sur la croix, Marie et l’apôtre Jean étaient présents, et le Seigneur de dire à Jean : ‘‘En voyant sa mère et, à côté d’elle, le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : Voici ton fils. Puis il dit au disciple : Voici ta mère. À partir de ce moment-là, le disciple la prit chez lui (Jean 19.26-27).

John McArthur dans son commentaire dit : ‘‘Tout croyant qui n’obéit pas à ce commandement se rend coupable de :

1° nier le principe de l’amour chrétien, fondé sur la compassion (Jean 13.35 ; Rom 5.5 ; 1Thess 4.9)

2° se révéler « pire qu’un infidèle ».

La majorité des non-croyants s’acquittent naturellement de ce devoir; cela devrait être d’autant plus vrai des chrétiens, puisque le commandement de Dieu les y pousse. Par conséquent, s’ils s’y refusent alors qu’ils en ont les moyens, ils se conduisent plus mal que des païens (1Cor 5.1-2).

Attitude envers les faux-frères dans l’église :

Nous ne devons jamais perdre de vue les loups qui se glissent subtilement parmi le troupeau. Je parle ici des faux frères contre qui, le Seigneur nous met fortement en garde (2Cor 11.26 ; Gal 2.4). Ces derniers qui se sont introduites dans l’Église pour d’autres motifs que celui du salut, ne partagent pas la même doctrine que nous. Ceux-là sont des destructeurs et ne sauraient en aucun cas être pris ou considérés comme des membres de famille en Christ. Un vif discernement mérité d’être fait dans cet angle-là, et une précaution suffisante doit être prise car nombreuses sont les victimes qui se sont fait prendre dans leur filet de mort.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

Un dernier test pour l’humanité

25 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Un dernier test pour l’humanité

Un dernier test pour l’humanité
(Apocalypse 2
0)

Keith Krell

Le chapitre 20 de l’Apocalypse commence après la bataille dévastatrice d’Harmaguédon (19.11-21). Pour bien comprendre le déroulement prophétique, plusieurs points doivent encore être traités. Que va-t-il arriver à la planète Terre une fois que son système politique, économique et religieux a été détruit ? Que va-t-il arriver à Satan ? Qu’en sera-t-il des justes mis à mort et de ceux qui survivront à la période de la tribulation ? Quel sera l’avenir des incrédules ? Toutes ces questions forment les quatre thèmes centraux d’Apocalypse 20.

1. Le pouvoir de Satan est jugulé (20.1-3)

Le mot « puis » (20.1) indique une suite chronologique par rapport au jugement de la bête et du faux prophète qui précède (19.20). Dieu juge maintenant Satan lui-même1. Lors de l’arrestation la plus sensationnelle de l’histoire, le criminel cosmique est enchaîné et lié pour 1000 ans par un ange. Cela nous rappelle que Satan n’occupe pas une place hiérarchique équivalente à celle de Jésus, mais plutôt à celle d’un ange (peut-être l’archange Michel). Dieu a une souveraineté totale sur Satan. C’est pourquoi nous n’avons rien ni personne à craindre, aujourd’hui comme demain.

Les événements des v. 2 et 3 sont futurs. Ils n’ont pas eu lieu à la croix. L’Écriture décrit le temps présent où nous vivons comme le « présent siècle mauvais » et Satan est appelé « le dieu de ce monde » (2 Cor 4.4). Aujourd’hui, Satan est libre et rôde comme un lion pour trouver quelqu’un à dévorer (1 Pi 5.8) ; mais, grâce à la victoire de Christ sur la croix, Satan et les siens sont déjà vaincus. En conséquence, pendant tout le règne de Christ sur la terre, Satan (et ses hordes de démons) seront liés et mis hors d’état de nuire (cf. Jean 12.31 ; Col 2.15).

L’objectif est que Satan « ne séduise plus les nations » (20.3). Le grand stratagème de Satan est la séduction. Il a trompé Ève au commencement et il continue à le faire (2 Cor 11.3). Nous sommes tous enclins à être trompés. Comment Satan le fait-il pour vous, votre famille ou votre église ? Susurre-t-il à votre oreille que ce péché n’a pas d’importance pour Dieu ? qu’il n’est pas important de lire sa Bible tant que l’Esprit vous conduit ? que demain vous aurez davantage de temps à consacrer à vos enfants ? qu’il est primordial de ne rien changer au culte ? que l’évangélisation doit être laissée à d’autres églises ?

2. Le règne de Dieu s’accomplit (20.4-6)

Le v. 4 est controversé parce que Jean voit un groupe de personnes assises sur des trônes, mais il ne nous dit pas qui ils sont. Jean ajoute que les saints martyrs de la tribulation seront ressuscités et règneront avec Christ. Ces saints sont le seul groupe expressément mentionné dans ce contexte.

Christ chérit particulièrement ceux qui ont enduré le martyre pour lui (cf. Ps 116.15). Il y a une bénédiction et un honneur particulier pour ceux qui ont donné leur vie pour Christ. Comment réagissez-vous face à ces martyrs ? Êtes-vous prêts à être décapités « à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu » ? Êtes-vous prêts à tenir ferme face à un système économique, religieux ou politique impitoyable ? Voulez-vous prier pour les chrétiens qui affrontent le martyre ?

Pourtant je ne crois pas que les martyrs de la tribulation soient les seuls à régner. Un des thèmes principaux de l'Apocalypse est la persévérance du peuple de Dieu. Les martyrs sont représentatifs de tous les croyants fidèles qui règneront avec Christ (cf. Dan 7.9-10,22 ; Mat 19.28 ; 2 Tim 2.12 ; Rom 8.17). Le vainqueur qui garde les œuvres de Christ jusqu’à la fin recevra autorité pour dominer sur les nations (2.26-28) et s’assiéra avec Christ sur son trône (3.21). Les croyants, représentés par les anciens, « règneront sur la terre » (5.10). Régner avec Christ est lié à la récompense.

Dieu a instillé en nous la motivation pour une récompense. Il veut que nous trouvions sens, accomplissement et plaisir dans ce qu’il nous propose mais il veut par-dessus tout être notre récompense suprême. Dieu récompense son peuple pour toute fidélité persévérante au milieu de l’activité quotidienne. Mamans, vous qui servez Christ en changeant les couches, en cuisinant, ces activités peuvent vous sembler répétitives, mais grande est votre récompense. Célibataires, qui honorez Dieu par votre pureté et mettez votre temps libre à son service, grande est votre récompense. Employés, qui faites un travail peu épanouissant, mais qui servez fidèlement votre employeur en étant intègres, grande est votre récompense.

Jean mentionne ici « la première résurrection2 » (20.5b). Cela fait référence à la première des deux résurrections dont il est question dans ce chapitre. Cette première résurrection inclut d’autres saints que les martyrs, dont celle des saints de l’A.T. (cf. 1 Cor 15.23).

La « seconde mort », la séparation éternelle de Dieu, n’a pas de pouvoir sur nous3. Au lieu d’expérimenter ce sort terrible, nous règnerons comme sacrificateurs pendant 1000 ans.

L’expression « 1000 ans » est utilisée 6 fois dans ce chapitre en relation avec un certain nombre d’événements liés chronologiquement. Il y a quatre bonnes raisons pour un règne physique, terrestre de Christ, plutôt qu’un règne seulement spirituel, céleste :

1. Christ sera sur terre après son retour (19.11-16).

2. A la fin de son règne, les saints, qui règneront avec lui, seront toujours sur terre (20.9).

3. Dieu a promis aux saints un règne sur la terre (5.10).

4. Les prophéties messianiques de l’A.T. anticipaient un règne terrestre (cf. par exemple 2 Sam 7.10-16 ; Ps 2.8 ; Es 65.17-66.24 ; Dan 7.27).

Le règne de 1000 ans de Christ sera une période pendant laquelle celui qui a été autrefois le serviteur souffrant, Jésus Christ, et ses fidèles, célébreront sa victoire. Il n’y aura plus de peur, plus de crime, plus de guerre, plus de pauvreté, plus de famine. Ce sera une période à nulle autre pareille.

3. Le jugement de Satan est nécessaire (20.7-10)

À la fin du millénium, Dieu relâchera Satan de l’abîme (20.7). Satan essayera alors une révolte finale. Il sera capable de réunir les nations du monde entier. L’immensité de cette armée n’est pas difficile à expliquer lorsqu’on pense à tous les enfants qui naîtront pendant ces mille ans. Et le fait que les gens vivront plus longtemps implique que la population du millénium sera énorme.

L’expression « Gog et Magog » (20.8) fait allusion aux chefs du monde et aux nations en rébellion contre Dieu4.

Pourquoi Dieu relâche-t-il Satan ? Aucune réponse explicite n’est donnée. Cependant, trois raisons implicites figurent dans le texte :

1° Démontrer la méchanceté de Satan. Réfléchissez un peu : même après avoir été lié pendant 1000 ans, Satan est toujours prêt à se battre et à tromper. Sa méchanceté est sans borne. Clairement, il mérite le châtiment que lui réserve la justice de Dieu.

2° Prouver la dépravation de l’humanité (cf. Jér 17.9). L’humanité est tout autant rebelle et mauvaise que le diable. Nous pouvons mettre beaucoup de choses sur le dos de Satan, mais les peuples du millénium ne le pourront pas. Personne ne pourra dire : « Le diable m’a poussé à le faire. » Les gens vivront dans un environnement parfait — un gouvernement parfait, un climat parfait, etc. — et pourtant continueront à pécher. Même un environnement parfait n’empêchera pas l’homme de pécher, parce qu’un environnement parfait est incapable de produire un cœur parfait et ne résout pas les problèmes de l’humanité ; seule une foi personnelle dans la personne et l’œuvre de Christ change le cœur.

Inutile d’attendre le millénium pour s’en rendre compte. C’est un trait actuel de l’humanité. Plus les conditions de vie s’améliorent, plus les gens concluent qu’ils n’ont pas besoin de Dieu.

3° Affirmer la justice de l’enfer. Ce passage démontre qu’une très longue durée n’est pas suffisante pour renverser l’allégeance de l’homme à Satan. C’est pourquoi le lac de feu éternel est une nécessité.

4. Le jugement de l’homme est finalisé (20.11-15)

Jean voit « un grand trône blanc » (20.11). Le trône est « grand » pour trois raisons :

– c’est là que la destinée éternelle de chaque incrédule sera déterminée et proclamée avec preuves à l’appui ;

– c’est le jugement final, qui mettra un terme à tous les jugements de tous les temps ;

– tous les incrédules de tous les temps, depuis Caïn jusqu’aux révoltés de la fin du millénium, seront rassemblés là à la barre du tribunal de la parfaite justice de Dieu5.

Il est « blanc » parce qu’il est la manifestation suprême et éclatante de la parfaite justice et de la pureté de Dieu (cf. Ps 97.2 ; Dan 7.9). À travers l’histoire, Dieu a montré à l’homme son besoin de la justice divine ; il lui a prouvé qu’il ne peut voir le mal (Hab 1.13), que tous les hommes ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu (Rom 3.23) et que le salaire du péché est la mort éternelle, la séparation d’avec Dieu (Gen 2.17 ; Rom 6.23 ; Éph 2.2). Maintenant ces vérités deviennent évidentes pour chaque personne de façon irréfutable.

Enfin, il s’agit d’un « trône » parce que le Seigneur Jésus-Christ y siège en majesté absolue et en souveraine autorité pour jeter les réprouvés dans l’étang de feu éternel.

Celui qui siège sur le trône est Jésus, à qui le jugement est confié (cf. Jean 5.22-27). Jean voit le ciel et la terre disparaître de la présence de Christ, le juge ultime. Cela semble indiquer que nous sommes arrivés à la fin des voies de Dieu envers la terre6.

Les morts qui se tiennent devant le trône sont à l’évidence les incrédules de tous les temps qui sont ressuscités (20.5 ; Dan 2.2). Ils viennent de toutes les classes et de tous les groupes humains. La nature des livres qui sont ouverts n’est pas spécifiquement révélée. Nous pouvons simplement la supposer à partir d’autres textes bibliques :

– Le premier livre est probablement la Bible : elle contient la révélation du caractère saint de Dieu, de sa loi morale, de l’état pécheur de l’homme et du plan de salut de Dieu par la foi en Christ. Ce livre révèle aussi que même les hommes qui n’ont pas la Parole écrite ont :

1° la loi de Dieu écrite dans leur cœur (Rom 2.14-16),

2° la révélation de l’existence de Dieu à travers la création (Rom 1.19-20).

Ils sont de ce fait sans excuse (Rom 1.20 ; 2.12).

– Le « livre de vie »7 contient les noms des élus de Dieu. Dieu condamnera ceux qui doivent faire face à son jugement parce qu’ils n’ont pas cru en Jésus- Christ (Jean 6.29).

– Un autre livre est celui des œuvres, selon lesquelles les incrédules seront jugés (20.12-13). Ceux qui ont rejeté le plan de salut de Dieu se destinent à se présenter avec leurs propres mérites et leur propre justice. Ainsi le livre des œuvres contiendra un enregistrement de toutes les œuvres, bonnes ou mauvaises, afin de prouver que personne n’atteint la justice de Dieu, que personne ne peut être accepté par Dieu sur ce fondement. Ces œuvres contiendront le refus de croire en Jésus-Christ (Jean 6.29).

Tous les incrédules subiront un châtiment éternel ; cependant le châtiment sera en proportion directe de la façon dont quelqu’un s’est conduit sur la terre et du degré de lumière dont il a été éclairé (cf. Mat 10.14-15 ; 11.20-24 ; 12.36). Des gens très méchants, comme Hitler, Amin Dada ou Pol Pot, souffriront le plus, tout comme les gens qui, comme Judas, ont rejeté la révélation la plus brillante.

Le grand trône blanc n’aura rien à voir avec nos palais de justice. Il y aura un juge, mais pas de jury ; un procureur, mais pas de défenseur ; une sentence, mais pas d’appel. Christ jugera les incrédules avec une justice absolue. Rien ne manquera ou ne sera négligé lorsque les hommes et les femmes perdus de toute l’histoire humaine apparaîtront devant Christ lors du jugement final.

La « mort et le hadès » représentent le fait de mourir et la condition dans laquelle on entre après la mort. Le « hadès » n’est pas le jugement final. Pour un condamné à mort, l’étape ultime n’est pas sa cellule de prison, mais son exécution. Au jugement final, Dieu ressuscitera les corps physiques des incrédules de ces enfers provisoires (même si la mer les a engloutis depuis des siècles) pour les juger au grand trône blanc. Puis il les jettera dans le lac de feu éternel. C’est là l’enfer, la place de la punition éternelle.

Les peines éternelles sont une doctrine qui devient de plus en plus impopulaire de nos jours. Notez que Jésus-Christ, le juge, en a parlé très ouvertement. Si seulement nous voyions le péché comme Dieu le voit, nous comprendrions pourquoi un endroit tel que l’enfer existe. Ce verset 15, plus qu’aucun autre de toute la Bible, devrait nous pousser à fuir la colère de Dieu et à nous précipiter pour recevoir sa grâce et son pardon.

1 Il est désigné par 4 noms : le dragon (son nom le plus fréquent dans l’Apocalypse, cf. 12.3,4,7,13,16,17 ; 13.2,4,11 ; 16.13), le serpent ancien (cf. 12.9 ; allusion à son rôle dans la chute de l’homme en Gen 3.1-15), le diable (qui signifie « l’accusateur », cf. 2.10 ; 12.9,12) et Satan (qui signifie « adversaire », cf. 2.9,13,24 ; 3.9 ; 12.9). Ces 4 noms sont en contraste avec les 4 noms de Christ du ch. 19 (Fidèle et Véritable, la Parole de Dieu, Roi des rois, Seigneur des seigneurs).
2 Le mot employé par Jean est anastasis. En 42 occurrences dans le N.T., anastasis se réfère toujours à une résurrection corporelle (à une exception claire, Luc 2.34). D’autres noms pour cette « première » résurrection sont : la résurrection des justes (Luc 14.14 ; Act 24.15), la résurrection d’entre les morts (Luc 20.34-36), la résurrection de vie (Jean 5.29), la résurrection pour la vie éternelle (Dan 12.2).
3 Si la première résurrection est spirituelle, alors la seconde mort devrait l’être aussi ; mais si la seconde est littérale (ce que peu contestent), alors la première doit l’être aussi.
4 Il semble que l’invasion totale décrite ici ne soit pas celle d’Ézéchiel 38 et 39, même si elle y fait allusion. Ici, ces noms sont utilisés sans explication, comme décrivant symboliquement une rébellion contre Dieu et son peuple — un peu comme un « waterloo » est devenu un nom désignant une défaite désastreuse, et plus seulement la bataille historique de 1815.
5 Les seules exceptions certaines sont la bête et le faux-prophète, qui ont déjà été jetés dans l'étang de feu
6 Voir Mat 24.35 ; Marc 13.31 ; Luc 16.17 ; 21.33 ; 2 Pi 3.7-13.
7 Voir d’autres mentions en 3.5 ; 13.8 ; 17.8 ; 20.15 ; 21.27. Cf. aussi És 4.3 ; Ps 69.28 ; Dan 12.1 ; Luc 10.20 ; Phil 4.3.

Source : http://www.promesses.org/arts/185p09.html

Voir les commentaires

7 messages pour l’Église d’aujourd’hui

19 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

7 messages pour l’Église d’aujourd’hui

7 messages pour l’Église d’aujourd’hui
(Apocalypse
2 et 3)

Frédéric Travier

Avant de donner ses révélations à Jean, Jésus lui apparaît dans l’éclat de sa gloire comme le Fils de l’homme prêt à exercer le jugement (1.10-16). Le Seigneur commence par purifier sa propre maison (1 Pi 4.17). C’est pourquoi le disciple voit le Seigneur « au milieu de sept lampes d’or » qui représentent sept assemblées de la province d’Asie.

Ces sept églises n’étaient pas les seules existantes à cette époque. Nous ne savons pas pourquoi elles furent choisies par le Seigneur pour recevoir un message de sa part ; c’est la souveraineté du Seigneur qui n’a pas besoin de justifier ses choix. Toutefois, le chiffre sept représente dans l’Écriture un ensemble complet. Nous pouvons comprendre que le Seigneur a en vue l’Église dans son ensemble. Il choisit ces assemblées parce que leur situation historique présente un trait spécial propre à caractériser un état particulier de l’Église à un moment donné et dans un contexte donné.

Jésus connaît parfaitement ces sept églises. Il apprécie, positivement ou négativement ou les deux à la fois, les « œuvres » de chacune d’entre elles. Rien n’est caché à l’omniscience du Seigneur, à ses yeux « comme une flamme de feu » (1.14), qui pénètrent jusque dans l’intimité, une intimité qui va faire rougir certaines de ces églises. À travers les sept lettres, Jésus ouvre, en quelque sorte, les cœurs et dévoile la vie des Églises et des membres qui les composent.

C’est pourquoi les messages aux sept églises ont reçu plusieurs applications :

1. une application locale, historique, destinée aux églises auxquelles ils sont adressés ;

2. une application aux églises de tous les temps qui devront discerner pour elles-mêmes les pièges ou les travers dans lesquels elles sont tombées ;

3. une application personnelle, à chaque croyant, invité à être « celui qui a des oreilles pour entendre », un « vainqueur » : l’église est ce que sont les membres qui la composent… ;

4. selon certains, une application prophétique, livrant un panorama où sont projetées les phases successives de l’histoire de la chrétienté jusqu’à l’enlèvement de l’Église.

Notre étude de ces lettres sera thématique ; elle ne suivra pas l’ordre des 7 lettres, et distinguera trois groupes, pour développer trois thèmes successifs :

– Le premier est composé d’Éphèse, Pergame et Thyatire, car ces trois églises reçoivent à la fois des encouragements et des reproches.

– Le second groupe est composé de Smyrne et Philadelphie : ces deux églises ne reçoivent que des félicitations et des encouragements.

– Le troisième groupe est composé de Sardes et Laodicée, car ces deux églises ne reçoivent que des reproches.

1. LA FAUSSE IMPRESSION D’ÊTRE PARVENU (ÉPHÈSE, PERGAME ET THYATIRE)

Éphèse (2.1-7)

Le Seigneur met en avant le zèle de l’église d’Éphèse, sa piété, sa fidélité, son dévouement. On peut imaginer ces chrétiens faisant du porte à porte, distribuant des traités (s’ils en avaient eu !), profitant de toutes les occasions, favorables ou pas, pour annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

La communauté d’Éphèse prend aussi courageusement parti contre tout ce qu’elle discerne être contraire à la pensée de Dieu : « Tu ne supportes pas les méchants… » Quelle église aujourd’hui ne désirerait pas recevoir de tels éloges ? Et pourtant, cette impression d’être parvenu à une certaine maturité est remise en question par la dure déclaration de Jésus : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. » (2.4)

En effet, malgré son discernement, sa fidélité et son zèle au travail, l’amour s’est progressivement refroidi. Les œuvres peuvent subsister même lorsque l'esprit de foi qui les avait engendrées s'évanouit. Et cela ne s'appelle pas autrement que de l'activisme. Plus l'amour pour Dieu se refroidit, plus l'activisme grandit pour compenser et devient la préoccupation première, faisant naître un esprit religieux qui éloigne davantage encore de ce premier amour. Et Jésus n’hésite pas à qualifier cette perte de péché dont il faut se repentir.

Le manque de patience, de tolérance, de compréhension envers les autres peut être une première alerte de cette asphyxie spirituelle qu’est le manque d’amour (cf. 1 Jean 4.20-21). Et il y a essentiellement trois domaines qui y conduisent : l'égoïsme, la lassitude et la convoitise. Une vie de fidélité ne suffit pas pour être agréable à Dieu et pour épanouir sa foi : il faut avant tout cultiver une relation d’intimité avec le Seigneur : c’est lui la source de tout vrai amour.

Pergame (2.12-17)

Jésus souligne la consécration de l'église de Pergame : « Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi. » Ne pas renier la foi, c’est demeurer attaché aux enseignements de la Parole. On imagine sans peine les luttes spirituelles des chrétiens de Pergame et la nécessité de prendre les armes de Dieu et particulièrement « l’épée de l’Esprit à double tranchant », la Parole de Dieu, que Jésus utilise en se présentant à cette assemblée (2.12b).

Mais il lui est reproché de s’attacher à « la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël » (2.14). Pour comprendre, il faut remonter très loin dans le passé, lorsque le peuple hébreu est près d’arriver en terre promise. Balaam, appelé par Balak, le roi de Moab, pour maudire le peuple de Dieu, ne peut pas faire autrement que de bénir ce peuple (Nom 22-24). Alors Balaam donne à Balak un conseil plus vicieux, qui deviendra la « doctrine de Balaam » : essayer de détruire le peuple par l’intérieur en le faisant tomber dans l’idolâtrie pour que Dieu, cette fois, soit obligé de le maudire (Nom 25 ; 31.16).

Le piège est ici celui du compromis. En effet, lorsqu'une église commence à accepter en son sein les pensées et les comportements du monde — peut-être dans le but de ne pas choquer ce dernier pour mieux l’évangéliser — elle se trouve confrontée à plus ou moins court terme à différentes tentations, voire à des déviations doctrinales. Puisse l’Église ne pas emboîter ce pas pour rester « à la mode », mais montrer une réelle différence afin d’interpeller ce monde. Un bateau sur la mer, c’est normal ; mais lorsque la mer est dans le bateau, alors il y a grand danger. De même l’Église dans le monde, c’est normal ; mais le monde dans l’Église, c’est la catastrophe ! Lorsqu’un chrétien, ou une communauté, s’interroge pour essayer de justifier une désobéissance ou éviter la discipline ou la repentance, c’est « Balaam » qui frappe à la porte et pas le Saint-Esprit !

Thyatire (2.18-29)

Thyatire reçoit le message le plus long. Ses progrès étaient tellement marqués qu'ils font dire à Jésus que ses « dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières ». L'amour pour Dieu et pour les frères ne s'était pas refroidi, à l'inverse d'Éphèse, et il produisait dans l'église une activité saine et constructive1.

Mais ces paroles d’encouragement ne s’appliquent pas à tous ceux qui étaient à Thyatire. En effet, Jésus lui reproche de laisser « la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs » (2.20). Jézabel était l’épouse païenne du roi d’Israël Achab, plus de 800 ans avant : elle l’excitait à faire le mal (1 Rois 21.25) et entraînait le peuple dans l’idolâtrie, avec ses prophètes de Baal. Elle symbolise ici l’esprit diabolique de domination et de permissivité scandaleuse, au nom d’une spiritualité et d’une foi chrétiennes. Et nous sommes invités à le discerner et à le condamner fermement. Cet esprit peut se démasquer lorsque quelqu’un prétend dire par « prophétie » : « Dieu m’a dit que… »

À travers Éphèse, Pergame et Thyatire, Jésus nous alerte simultanément sur trois dangers qui peuvent d’ailleurs se combiner : la religiosité, la compromission et l’esprit de domination. « Que celui qui a des oreilles entende » ce que l’Esprit lui révèle, et agisse maintenant, en conséquence !

2. LA FIDÉLITÉ À TOUTE ÉPREUVE (SMYRNE ET PHILADELPHIE)

Smyrne : la fidélité dans la souffrance (2.8-11)

La voie de cette fidélité avait été montrée quelques décennies plus tôt par les martyres d’Étienne, puis de Jacques, le propre frère de Jean (Act 12.1) et bien d’autres à leur suite. Le don de leur vie fut la preuve, s’il en fallait une, de l’excellence des révélations qu’ils avaient reçues, car qui donnerait lucidement sa vie pour un mensonge ou une utopie ?

Jésus annonce un temps de persécution, limité dans le temps (« dix jours »). L’histoire profane témoigne que durant deux siècles environ, on porta contre les chrétiens toutes sortes d’accusations. C’étaient les prétextes pour justifier les persécutions. Ainsi des milliers furent torturés et tués (cf. Héb 11.35-38).

Cette lettre à Smyrne montre la difficulté du témoignage et de la vie en Christ. Pourtant, malgré ce pessimisme, Jésus veut encourager son église : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir. » Non, dit Jésus, ne crains pas les blasphèmes, les pertes de biens, l'appauvrissement, les moqueries, les calomnies, la torture et même la mort. Tertullien, un père de l'église, qui vécut au iie siècle, au temps de ces épreuves et qui mourra aussi martyr, a dit : Semen est sanguis christianorum (le sang des chrétiens est une semence). En effet, paradoxalement, la persécution a été un moyen extraordinaire pour répandre l’Évangile ; on le voit déjà dans le livre des Actes des Apôtres (Act 8.1-4). Il est facile aujourd'hui en Occident d'entendre ces paroles, car nous vivons en paix. Mais qu’en serait-il si nous devions traverser des persécutions aussi effroyables que celles des premiers siècles ? Ou celles dont sont l’objet nos frères et sœurs ailleurs dans ce monde au xxie siècle ? Aurions-nous autant d'audace et de foi pour accepter sans rechigner ces paroles de Jésus : « Sois fidèle jusqu’à la mort » ?

Toute épreuve — dans le cas de Smyrne, la persécution — est un moyen de fortifier la foi. Car il est si facile de dire : « J’ai la foi », lorsque tout va bien. Acceptons de nous soumettre à la souveraineté de Dieu en lui faisant confiance. Et nous serons le parfum2 de Christ au milieu des épreuves (cf. 2 Cor 2.14-17).

Philadelphie : la fidélité dans la faiblesse (3.7-13)

Comme pour Smyrne, aucun reproche n’est adressé à cette église : « Je connais tes œuvres... tu as peu de puissance », littéralement : « une petite puissance ». Mais la force de cette faible et petite communauté de Philadelphie résidait dans le fait qu’elle s'appuyait sur la parole de Christ. Et une conséquence immédiate de cette attitude est de ne pas avoir renié le nom de Jésus. C’est pourquoi le Seigneur a honoré leur fidélité en leur ouvrant une porte « que personne ne peut fermer », qui semble être l’occasion de répandre l’Évangile (1 Cor 16.8-9).

Garder la Parole n’est pas seulement l’avoir à la maison sur une étagère, mais la chérir dans son cœur, l’estimer à sa valeur. Pourtant, force est de constater qu’aujourd’hui la Bible a bien du mal à s’imposer, même parmi les chrétiens. On ne prend plus le temps. On attend d’avoir envie. Cette façon de vivre nous influence aussi, peut-être sans que nous nous en rendions compte, dans notre vie de piété et particulièrement dans le domaine de la méditation de la Parole de Dieu. Nous sommes donc invités aujourd’hui à réfléchir, sérieusement et objectivement, au temps que nous passons à lire et méditer la Bible et nous laisser avertir et convaincre par le Saint-Esprit.

3. LE RÈGNE DE L’HYPOCRISIE (SARDES ET LAODICÉE)

La particularité des messages à ces deux églises, c’est le ton dur du Seigneur, qui ne mâche pas ses mots. Jésus met le doigt sur une grave attitude qui se retrouve dans les deux : l’hypocrisie. Et la définition même de l’hypocrisie nous est donnée à Sardes : « Tu passes pour être vivant, et tu es mort. » L'hypocrisie n'est pas autre chose que de paraître ce qu’on n'est pas.

Sardes (3.1-6)

Sardes se conformait au monde qui l’environnait, et la richesse qui s’étalait avait pris le pas sur la foi et la dépendance en Dieu seul. Les croyants de Sardes ne combattaient plus ; ils étaient devenus spirituellement des « morts vivants ». L’Église semble avoir été éclaboussée par l’esprit d’embourgeoisement de la ville3 qui lui a fait perdre de vue l’essentiel. Alors à quoi cela sert-il d’être estimé par ceux qui voient les œuvres extérieures si l’on est condamné par Celui qui voit les œuvres du cœur qui, elles, condamnent pour l’éternité ? Le chef de l’Église ne se laisse pas tromper par nos apparences.

Au cours de son ministère, Jésus a été confronté à l’hypocrisie des responsables religieux (cf. Mat 23.27-28 ; 7.21-23). Il a condamné toute profession de foi lorsqu'elle n'est que verbale et dénuée de vérité, c'est-à-dire de réalité dans les actes de chaque jour, et il continue à le faire.

Laodicée (3.14-22)

Le message de Jésus à l’Église de Laodicée montre que l’hypocrisie va plus loin que le simple fait de paraître. Elle éloigne de la présence de Dieu et finit par le rejeter, le mettre dehors.

Jésus interpelle l’église de Laodicée : « Voici je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. » (3.20). Comment le Seigneur peut-il être à la porte de son église ? En général, ce verset est utilisé pour l’évangélisation ; c’est juste dans l’esprit général de l’Écriture, mais ce n’est pas le sens premier de ce passage dans son contexte. En effet, Jésus s’adresse ici, dans un dernier élan d’amour, à son église et non au monde. Et par cette douloureuse affirmation, il ne laisse aucune ambiguïté possible quant à la triste réalité de la situation de l’église.

Le contexte aide à comprendre la force du message : Laodicée était réputée pour son commerce, son industrie textile et son école de médecine spécialisée dans les maladies des yeux4. Enfin, Laodicée était une ville très riche. Contexte qui ressemble à s’y méprendre à celui des pays dits industrialisés d’aujourd’hui, où nous retrouvons ces trois dominantes : l’importance du commerce, l’efficacité de la médecine et la puissance de l’argent.

Si Jésus s'adresse à l'église de Laodicée avec autant de sévérité, il n'a pas épuisé, pour autant, ses moyens de grâce à son égard. Avant de rejeter définitivement cette église en la vomissant de sa bouche — Dieu ne rejette pas l'individu mais le système dans lequel s'est enchevêtrée l'église — Jésus offre encore à chacun de ses membres une possibilité de sortir de cet état d'inconscience et de sa torpeur spirituelle par un dernier appel.

On peut admirer dans la cathédrale Saint-Paul à Londres un tableau de Holman Hunt illustrant ce verset qui représente Jésus couronné d’épines et frappant à la porte. L’artiste avait achevé son œuvre, lorsque quelqu’un lui fit remarquer : « Mr. Hunt, vous avez oublié la poignée de la porte.

– Non, répondit le peintre. Relisez Apocalypse 3.20. Ce n’est pas au Seigneur mais au pécheur d’ouvrir la porte. Aussi la poignée ne se trouve-t-elle qu’à l’intérieur. »

L’ouverture de la porte a un nom : le réveil. Le réveil commence lorsque l’individu écoute et fait à nouveau entrer Jésus dans sa vie. Beaucoup conçoivent le réveil sous forme d’un mouvement de l’Esprit de Dieu, accompagné d’expériences particulières, d’émotions fortes, de dons puissants, avec une croissance quantitative de l’Église. Mais le réveil, ce n’est pas le ciel qui descend : c’est le plancher qui s’effondre, et brise l’orgueil en démasquant le péché. Jésus propose trois conseils à Laodicée, en étroite relation avec l'état économique et sociologique de la ville :
– au lieu de l’or des banques, son or épuré : le Seigneur veut nous faire comprendre la nécessité de nous séparer de tout ce qui ne le glorifie pas dans notre vie et que nous gardons, peut-être secrètement, comme des richesses ;
– au lieu du commerce du textile, son propre vêtement blanc : la blancheur du vêtement fait allusion à la sanctification basée sur la repentance, cette profonde tristesse que l’on éprouve lorsque l’on a offensé Dieu ou quelqu’un et qui n’est pas du tout une faiblesse ; la faiblesse, au contraire, est de s’accommoder de son péché, de son état et de trouver des prétextes pour y demeurer ;
– au lieu du baume des oculistes, son propre collyre : la restauration spirituelle passe aussi par une vision renouvelée et un regard fixé sur Jésus (Héb 11.1 ; 12.3).

TROIS FILS ROUGES

Trois expressions sont communes aux sept lettres :

1. « Je connais tes œuvres. »

2. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ce que l’Esprit dit aux églises. »

3. « À celui qui vaincra ! » : cette expression-ci est suivie de promesses faites au vainqueur. Vous noterez le singulier (chacun est mis devant ses propres responsabilités) et le verbe « vaincre » (la vie avec Jésus n’est pas toujours facile, particulièrement aujourd’hui dans un monde en constante transformation). Les pièges dénoncés par Jésus aux églises se présenteront aussi sur notre route. Nous sommes avertis. Tenons-nous sur nos gardes et soyons vainqueurs !

1 Le « service » dont il est question (en grec diaconia) désigne tout travail, toute bienfaisance, surtout en faveur des pauvres. 2 « Smyrne » dérive du grec smurna qui signifie myrrhe. La myrrhe était une résine au goût amer, importée d'Orient en ce port de la mer Égée, pour en faire du parfum. 3 La ville de Sardes était construite sur une colline qui s’élève au-dessus du fleuve Pactole. Sardes était célèbre pour sa richesse et son luxe grâce à l’abondance d’or que le fleuve roulait dans son lit. Mais petit à petit, la cité s’est endormie en se repliant sur elle-même. Comme pour les autres églises, les caractéristiques locales ont influencé l’état moral des croyants. 4 Les oculistes appliquaient un collyre fameux que l'on fabriquait à l'aide d'une poudre nommée « baume de Phrygie ». Nombreux aussi étaient les malades qui cherchaient un soulagement par les eaux thermales tièdes de cette ville.

Source : http://www.promesses.org/arts/185p07.html

Voir les commentaires

LES RAISONS DE L'ENLEVEMENT

9 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES RAISONS DE L'ENLEVEMENT

LES RAISONS DE L’ENLÈVEMENT

Pour comprendre les raisons de l’enlèvement, nous avons besoin de connaître certains faits bibliques et les événements à travers le monde après le moment de l’enlèvement.

A. LES FAITS BIBLIQUES :

1. La semence d’Abraham est composé de :

a. Les descendants par la chair.

« Postérité d’Abraham, son serviteur, enfants de Jacob, ses élus ! » Psaumes 105:6

« Cependant le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer, qui ne peut ni se mesurer ni se compter ; Et alors qu’on leur disait : Vous n’êtes pas mon peuple ! On leur dira : Fils du Dieu vivant. » Osée 2:1

« De même qu’on ne peut compter l’armée des cieux, ni mesurer le sable de la mer, de même je multiplierai la postérité de David, mon serviteur, et les Lévites qui font mon service. » Jérémie 33:22

b. Descendants par la foi

« Ils lui répondirent : Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. » Jean 8:39

« Je planterai pour moi Lo-Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde ; Je dirai à Lo-Ammi : Tu es mon peuple ! Et il répondra : Mon Dieu ! » Osée 2:25

Le livre de l’Apocalypse se réfère également aux deux groupes, les descendants par la chair et les descendants par la foi. De la lignée directe d’Israël, le petit-fils d’Abraham, il y a 144 000 vierges scellées.

« Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. » Apocalypse 7:3-4

L’autre groupe se compose des descendants par la foi. Il est composé de toutes les nations sur la terre.« Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains.» Apocalypse 7:9

« Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. » Apocalypse 7:10

La grande foule est en train de célébrer parce qu’ils ont été sauvés de la Terre et ils doivent leur salut à « Dieu et à l’Agneau ». Les deux populations, les descendants par la chair et les descendants par la foi, constituent le groupe qui est enlevé.

B. LES ÉVÉNEMENTS APRÈS L’ENLÈVEMENT

1. Persécution des enfants d’Abraham

« Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; Mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. » Apocalypse 13:3

« Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. » Apocalypse 13:7

« Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’agneau qui a été immolé. » Apocalypse 13:8

« Et je vis des trônes ; Et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. » Apocalypse 20:4

Le groupe qui est laissé derrière sur cette terre après l’enlèvement sera persécuté par le gouvernement de la « bête ». Les Chrétiens tués par le gouvernement de la bête seront relevés à l’esprit lors de la première résurrection ; Par la suite, ils ne seront pas en mesure de se reproduire parce qu’ils sont des esprits.

« … mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. » Luc 20:35

Pour que la postérité d’Abraham puisse être aussi nombreuse que le sable de la mer, Dieu a besoin de les amener, sous forme humaine, à un endroit sûr avant que le gouvernement de la « bête » puisse les tuer.

2. La bataille d’Armageddon

Les saints qui retournent avec Jésus pour la bataille d’Armageddon sont les descendants des humains pris de la Terre au moment de l’enlèvement. Comme la première résurrection se produit après la bataille d’Armageddon, les saints de retour sont de chair et de sang.

3. Le patrimoine génétique est réduit après l’Armageddon

« Je rendrai les hommes plus rares que l’or fin, je les rendrai plus rares que l’or d’Ophir. » Ésaïe 13:12

Les quelques personnes laissées sur cette terre après la bataille d’Armageddon sont de chair et de sang (mortels).

4. La première résurrection change les Saints en Esprit

Les saints qui retournent avec Jésus sont de chair et de sang, et ainsi que tout le monde sur Terre qui aura survécu à la bataille d’Armageddon, jusqu’à l’événement de la Première Résurrection.

Seulement les croyants doivent être modifiés en des esprits lors de la Première Résurrection. Dieu ne force jamais personne à le suivre. C’est notre décision de suivre Jésus/Yeshua, la seule porte pour la vie éternelle.

« Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : Nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. » 1 Thessaloniciens 4:15-16

« Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » 1 Corinthiens 15:51-53

« Et je vis des trônes, et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection. » Apocalypse 20:4-5

Les croyants laissés derrière sur cette terre après l’enlèvement auront la possibilité d’être changés en esprits au moment de la Première Résurrection. Nous croyons qu’il y en aura très peu en raison des persécutions de la « bête ». Le reste des êtres humains qui survivront à la bataille d’Armageddon conserveront une forme physique, capable de se reproduire.

Les saints qui retournent avec Jésus du paradis pour la bataille d’Armageddon seront modifiés en esprits au moment de la première résurrection, mais, leurs enfants continueront à être de chair et de sang, capable de se reproduire.

Certaines personnes croient que quand vous mourrez, vous irez au ciel et deviendrez un esprit. Ce n’est pas selon les Écritures. Nous n’avons pas la vie éternelle. Dieu a dit :

« Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront ; Mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. » Ecclésiaste 9:5

Rappelez-vous qu’il y a plusieurs cieux. L’un d’eux se réfère à l’habitation réelle de Dieu. Dans celui-ci, aucune chair ne peut entrer.

« Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » Jean 3:13

Dieu amène les humains au moment de l’enlèvement dans le troisième ciel, aussi appelé le paradis, où il y a des arbres, des rivières et de la vie matérielle.

Les morts en Christ sont ressuscités (à l’esprit) en même temps que les croyants qui sont vivants à sa venue sont « modifiés » à l’esprit.

« Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. » 1 Corinthiens 15:22-23

De toute évidence, le changement à l’esprit se produit à « la venue du Christ pour la première résurrection ». Ne confondez pas l’enlèvement avec la première résurrection. Ces deux choses ne sont pas les mêmes ; Ce sont des événements distincts avec de nombreuses années entre les deux.

5. Pendant le Millénium les gens continuent à se reproduire

Après la bataille d’Armageddon, Satan est enchaîné pendant 1000 ans et les saints sont changés en esprit.

« Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; Mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils règneront avec lui pendant mille ans. » Apocalypse 20:6

Les populations qui seront gouvernées par les saints sont de chair et de sang, capables de se reproduire. Certains d’entre eux vont accepter Jésus le Messie ; d’autres pas.

« Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. S’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, la pluie ne tombera pas sur elles. » Zacharie 14:16-17

« Si la famille d’Égypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas sur elle ; Elle sera frappée de la plaie dont l’Éternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. » Zacharie 14:18

« Ce sera le châtiment de l’Égypte, le châtiment de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. » Zacharie 14:19

« En ce jour-là, il sera écrit sur les clochettes des chevaux : Sainteté à l’Éternel ! Et les chaudières dans la maison de l’Éternel seront comme les coupes devant l’autel. » Zacharie 14:20

« Toute chaudière à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l’Éternel des armées ; Tous ceux qui offriront des sacrifices viendront et s’en serviront pour cuire les viandes ; Et il n’y aura plus de marchands dans la maison de l’Éternel des armées, en ce jour-là. » Zacharie 14:21

Ils ont besoin de pluie pour les cultures. Ils ont besoin de pots parce que les gens mangent encore. Les pots sont saints parce que les gens ne mangeront pas des aliments impurs comme le porc et le homard.

6.La Nouvelle Terre

« Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. » 1 Corinthiens 15:24

Ceci se passe après le Millénium. Dans cette nouvelle terre, il y aura un arbre de vie et il n’y aura plus de mort.

« Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. » 1 Corinthiens 15:25

« Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. » 1 Corinthiens 15:26

« Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. » 1 Corinthiens 15:54

POURQUOI L’ENLÈVEMENT

Dieu a besoin de nous enlever avant que Jésus vienne mettre son royaume en place sur cette terre. Voici les six principaux motifs de Sa décision.

1. Pour s’acquitter de la promesse de Jésus aux Apôtres.

Jésus/Yeshua a promis de nous prendre (les croyants qui sont vivants au moment de sa venue) pour être avec lui.

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » Jean 14:1

« Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père : Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. » Jean 14:2

« Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » Jean 14:3

2. Pour tenir la promesse faite à Abraham.

« L’ange de l’Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux, » Genèse 22:15

«Et dit : Je le jure par moi-même, parole de l’Éternel ! Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, » Genèse 22:16

«Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; Et ta postérité possèdera la porte de ses ennemis. » Genèse 22:17

«Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. » Genèse 22:18

«Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura pas lui-même. » Hébreux 6:13

Afin de tenir la promesse qu’il multiplierait la postérité d’Abraham, comme les étoiles du ciel et comme le sable de la mer, Dieu doit amener cette postérité dans un endroit sûr. La terre ne sera pas un lieu sûr pour les chrétiens, essentiellement pour deux raisons. La semence d’Abraham est composée des descendants réels génétiques (les 12 tribus d’Israël)) ainsi que les adeptes par la foi, comme nous l’avons mentionné précédemment.

«Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. » Actes 3:25

3. Pour avoir un plus grand patrimoine héréditaire pour repeupler la terre après la bataille d’Armageddon.

Dieu déclare que la population humaine laissée sur cette terre serait plus rare que l’or d’Ophir. Par conséquent, afin d’éviter la consanguinité génétique, Dieu devra prendre assez de gens de cette terre pour pouvoir repeupler la Terre plus tard.

En outre, le patrimoine génétique est endommagé par manipulation génétique, non seulement le génome humain, mais, le génome des plantes.

De nombreux gènes précieux disparaissent dans le règne végétal et dans le règne animal, y compris l’homo sapiens.

4. Pour sauver ses disciples de l’heure de la tentation.

« Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va vernir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. » Apocalypse 3:10

L’heure de la tentation semble être :

1. L’acceptation de la marque de la bête et la perte de votre vie éternelle future, ou

2. Le rejet de la marque de la bête et la perte de votre vie physique par la décapitation.

La plupart des disciples de Jésus/Yeshua seront mis à mort par le gouvernement mondial mentionné dans le livre de l’Apocalypse comme étant « la bête qui ressemble à un léopard ». Par conséquent, il est nécessaire d’enlever ses disciples d’entre les mains de Satan et de la Bête. En raison du fait qu’il n’y aura pas de secteur de la terre où le gouvernement de la bête n’a pas de pouvoir, Dieu devra prendre littéralement son peuple hors de cette terre.

Dieu est compatissant et sait que la plupart de ses partisans aimeront mieux mourir que d’accepter la marque de la bête, donc, il va les protéger en les amenant dans un lieu de refuge sur une autre planète.

5. Pour sauver ses disciples de la colère de Dieu

Après l’enlèvement, Dieu va commencer à traiter avec les forces du mal ici sur cette terre, Satan et ses disciples humains. Il traite avec eux dans ce que la Bible appelle « le Jour du Seigneur » ou « le jour de la colère de Dieu ».

C’est similaire à ce qui s’est passé pendant le déluge de Noé. Premièrement, Dieu préserve Noé et sa famille, puis, Dieu procède à la destruction de la terre entière.

6. Pour détrôner Satan

Le chef de cette terre est Satan. Il a déjà été jeté hors du ciel.

« Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent. » Apocalypse 12:7

« Mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. » Apocalypse 12:8

« Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » Apocalypse 12:9

La guerre finale pour détrôner Satan et ses anges sera sur cette Terre et commencera après le retentissement de la première trompette, après l’enlèvement.

« Ils viennent d’un pays lointain, de l’extrémité des cieux : L’Éternel et les instruments de sa colère vont détruire toute la contrée. » Ésaïe 13:5

« Gémissez, car le jour de l’Éternel est proche : Il vient comme un ravage du Tout-Puissant. » Ésaïe 13:6

« Car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » Apocalypse 6:17

« Il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l’agneau. » Apocalypse 14:10

N’oubliez pas les paroles de Jésus : Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, comme elle est faite dans les cieux.

Le royaume de Dieu est pour bientôt, mais, avant son arrivée, Dieu, dans sa miséricorde, nous en sortira afin de pouvoir nettoyer cette terre des humains qui la détruisent

« Les nations se sont irritées ; Et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre. » Apocalypse 11:18

Ensuite, la volonté de Dieu sera faite sur la terre puisque Satan sera détrôné et que Jésus va commencer à diriger sur cette terre.

Nous attendons les signes du retour de Christ pour l’enlèvement de ses disciples afin de nous protéger contre le gouvernement mondial de « la bête » et de la colère de Dieu.

« Et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. » 1 Thessaloniciens 1:10

Source : http://www.rapturechrist.com/reasonsfortherapture.htm

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

Voir les commentaires

REVELATION DE JESUS-CHRIST

8 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

REVELATION DE JESUS-CHRIST

REVELATION DE JESUS-CHRIST
(Apocalypse 1.1-8)

Frank Horton

1 Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean ;

2 celui-ci a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ: soit tout ce qu’il a vu.
3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.

4 Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, 5 et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre !

À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, 6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !

8 Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.

1. Révélation

Commençons au commencement. Le Petit Larousse définit le terme « révélation » comme une « action de Dieu faisant connaître aux hommes les vérités que leur raison ne saurait découvrir ». Le mot grec apocalypsîs signifie littéralement : l’enlèvement du voile qui cache un objet. Dieu met en lumière des vérités cachées appelées « mystères » dans l’Écriture. Mais la révélation est-elle possible ? La vérité absolue peut-elle être exprimée dans les termes relatifs du langage humain ? Bien que l’homme ne puisse trouver Dieu en le cherchant, Dieu, dans son amour et sa sagesse infinis, peut trouver un moyen de parler à l’homme. Par la Parole incarnée et écrite, il a daigné communiquer sa pensée à l’humanité.

Dans la Bible, la révélation est un fait historiquement saisissable : ses intermédiaires sont connus, et leurs paroles ont été conservées. Croire, pour un chrétien, c’est accueillir cette révélation qui parvient aux hommes portée par l’histoire.

Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse de Jean est, par définition même, une révélation (v. 1). Non plus centrée sur la vie terrestre de Jésus, mais sur les conséquences de sa mort et de sa victoire, et orientée vers sa manifestation finale. Gardons en mémoire que ce mot révélation souligne l’origine divine, unique et sûre des textes que nous allons méditer : loin d’être le fruit de réflexions philosophiques humaines, de tâtonnements mystiques ou du développement naturel de la pensée religieuse selon un quelconque schéma évolutionniste, ces textes nous viennent de Dieu et sont, par conséquent, dignes de foi.

2. Dieu

Source de la Révélation, Dieu se laisse découvrir par le biais d’une liste de noms propres et de titres riches de signification.

« Celui qui est, qui était, et qui vient » (1.4,8c) : L’expression est une anomalie grammaticale en grec : 1° la préposition apo (de la part de) est suivie d’un nominatif et non du génitif habituel ; 2° en l’absence d’un participe passé, l’imparfait én (était) est précédé d’un article. Fautes de l’auteur ? Il semble plutôt que celui-ci subordonne sciemment une « mauvaise » grammaire à une théologie majestueuse pour nous livrer une paraphrase du Nom ineffable (le tétragrammaton YHVH) par lequel Dieu s’était révélé à Moïse (Ex 3.14-15). L’expression se présente donc comme un titre qui exprime quelque chose au sujet du caractère de Dieu : celui qui existe éternellement en lui-même, sans début ni fin, et qui ne change pas. Ce titre fortifiera la foi de l’Église persécutée, en lui rappelant que Dieu, éternel et immuable, exerce un contrôle souverain sur le cours de l’histoire.

« Je suis l’alpha et l’oméga » (1.8a) : Déjà les Hébreux avaient utilisé les lettres de l’alphabet comme chiffres, ou pour exprimer la totalité d’une idée ; d’où le commentaire rabbinique que « Adam avait transgressé la loi entière, d’aleph jusqu’à tau » (la première et la dernière lettres de l’alphabet hébreu). À leur tour, les Grecs et les Romains ont fait de même. Tout est en Dieu : primauté temporelle et causale du Dieu unique, suprême — vérités affirmées dans l’Ancien Testament et résumées par ce titre.

« Je suis le premier et je suis le dernier. Et hors de moi il n’y a point de Dieu. » (És 44.6) « C’est moi qui suis le premier, c’est aussi moi qui suis le dernier. Ma main a fondé la terre, et ma droite a étendu les cieux. » (És 48.12-13)

Il s’agit du Nom qui est au-dessus de tout autre nom où sont concentrées toute dignité, toute majesté et toute gloire en une Personne divine, unique et sublime, sans frontière géographique ni limitation historique. Détail remarquable : ce titre est attribué au début et à la fin du livre, d’abord à Dieu le Père (1.8 ; 21.6) mais aussi à Dieu le Fils (12.13 ; 21.13).

« Le Seigneur Dieu » (1.8b) : Le titre grec kurios (maître ou seigneur), correspond à l’hébreu Adonaï : c’est le titre d’autorité suprême, attribué à Celui qui domine, qui règne sur la création, sur l’humanité et sur l’histoire. Source d’encouragement pour les Églises d’Asie exposées à la persécution. Notre réponse à nous ? Accepter sa seigneurie et nous y soumettre avec joie et sans réserve.

« Le Tout-Puissant » (1.8d) : C’est la traduction donnée par la version des Septante de l’expression « l’Éternel des armées célestes » (en hébreu, YHVH Sebaot). Ce titre pourrait aussi correspondre à l’hébreu El Schaddaï : celui qui fortifie, enrichit, satisfait... et châtie son peuple. Ici l’allusion se rapporte moins à l’omnipotence divine qu’à la suprématie totale que Dieu exerce. Notons aussi que ce titre a une résonance messianique : le Fils qui nous est donné (És 9.5) est appelé, entre autres, « Dieu puissant ».

3. Jésus-Christ

Jean intitule son ouvrage « Révélation de Jésus-Christ ». Le petit mot « de » peut signifier :

– soit la possession : la Révélation appartient à Jésus-Christ, car « Dieu la lui a donnée » ;

– soit le thème central du livre : la Révélation est « au sujet de Jésus-Christ », elle le concerne en premier lieu ;

– soit que Jésus-Christ est l’agent de la Révélation, chargé de la transmettre, comme dit la suite du texte : « pour montrer à ses serviteurs […] et qu’il [Jésus-Christ] a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean. »

L’un de ces sens n’exclut pas les autres, car la proclamation est de Christ : il la possède et en assume l’entière responsabilité. De plus, elle le concerne, elle est centrée sur lui : la clé de la compréhension de l’Apocalypse est donc une lecture « christologique ». Mais le sens direct ici est peut-être le troisième : le Père confie au Fils la tâche de transmettre le message, comme le disent clairement les deux premiers versets, d’en être le « Révélateur », ce qu’il réalise en envoyant son ange à Jean. Jésus seul est digne de dicter les lettres aux sept Églises d’Asie (ch. 2-3), d’ouvrir le livre (ch. 5) et d’en dévoiler le contenu (ch. 6-8).

La désignation complète « Jésus-Christ » est utilisée trois fois dans les cinq premiers versets, et nulle part ailleurs dans la suite du livre ! Cet usage correspond au style solennel de l’entrée en matière :

« Jésus » est tiré du grec Iésous, provenant de l’hébreu Yeshua : l’Éternel est salut. « Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Mat 1.21)

• Le titre « Christ », juxtaposé au nom personnel Jésus, vient du grec Christos (oint), traduit de l’hébreu Mâshîah (oint, messie).

Le Christ, l’Oint par excellence, réunit en sa seule personne les trois offices dans lesquels, au temps de l’ancienne alliance, on entrait par une onction d’huile : prophète, sacrificateur et roi. Ces trois offices sont évoqués au v. 5 :

« Le témoin fidèle » rappelle son onction prophétique. Jésus est le prophète définitif, le dernier et le plus grand des prophètes qui nous transmet, dans l’Apocalypse, la Révélation dernière de Dieu.

« Le premier-né d’entre les morts » : Jésus est le souverain sacrificateur qui, par le sacrifice de lui-même, nous a acquis le salut et ouvert la voie jusqu’au Père et qui, par sa résurrection, devient le garant de notre propre résurrection.

« Le souverain des rois de la terre » fait clairement allusion à son onction royale. Fils de David, Jésus est le « Roi des rois et le Seigneur des seigneurs », qui reviendra bientôt établir son règne sur toute la terre. Quel autre descendant de David, depuis la destruction des archives généalogiques à Jérusalem en l’an 70, pourrait prétendre à ce trône ?

« Celui qui vient » : Le verset 7 mériterait à lui seul un article entier ! Il cite deux prophéties messianiques de l’A.T. : « Et voici que sur les nuées du ciel arriva comme un fils d’homme » (Dan 7.13) ; « Ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercé. Et ils porteront son deuil. » (Zach 12.10)

Ce verset fait du retour de Jésus Christ le thème central de l’Apocalypse, et affirme son universalité : ce retour sera glorieux, visible pour tous les hommes sans limitation du temps ou de l’espace. Celui qui est — et qui nous aime — qui était — et qui nous a rachetés — celui-là même vient !1

Ainsi, l’Apocalypse fait du cœur de l’enseignement prophétique de l’Ancien Testament le centre de ses visions. Le point culminant, le seul, grand événement universel qui réunit tous les endroits, époques, races et attentes, est le retour du Seigneur, avec ses conséquences pour les croyants et les incrédules.

4. Heureux (1.3)

Voici la première des sept béatitudes distribuées à travers le livre2. Jean déclare heureux — c’est-à-dire objet de la faveur et de la bénédiction de Dieu — celui qui lit les paroles de la prophétie ; heureux aussi sont ceux qui en écoutent la lecture et la mettent en pratique. Cette béatitude reproduit presque mot pour mot celle que Jésus avait prononcée : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Luc 11.28) Remarquons que Jean place son ouvrage sur le même niveau que la littérature prophétique de l’Ancien Testament, et lui reconnaît une autorité morale qui appelle le lecteur croyant à une lecture et une écoute attentive, puis à un engagement dans une obéissance fidèle. Puissions-nous entendre d’emblée cette recommandation !

1 Un commentateur suggère que l’expression « avec les nuées » laisse entendre qu’il sera accompagné par les rachetés, cf. Apoc 19.14,19.
2 Pour les 6 autres, voir 14.13 ; 16.15 ; 19.9 ; 20.6 ; 22.7,14. L’article de Scott McCarty dans ce même numéro.

Source : http://www.promesses.org/arts/185p06.html

Voir les commentaires

Les Béatitudes dans l’Apocalypse

6 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Les Béatitudes dans l’Apocalypse

Les Béatitudes dans l’Apocalypse

Scott McCarty

Le titre de cet article va peut-être vous surprendre ! La tradition évangélique réserve d’ordinaire le terme de « béatitudes » aux listes de Matthieu 5.1-12 et Luc 6.20-23. Par ces paroles, Jésus-Christ avait un but particulier : enseigner aux siens les normes que Dieu fixe à disciple — dans sa conduite spirituelle personnelle et dans ses relations interpersonnelles. Le mot « béatitude » signifie à l’origine « un état de bien-être ». Déclarer un individu « bienheureux » est lui souhaiter d’être dans un état de bonheur, de félicité, d’honneur.

Mais connaissons-nous les sept « béatitudes » du livre de l’Apocalypse (1.3 ; 14.13 ; 16.15 ; 19.9 ; 20.6 ; 22.7.14) ? Elles sont bien différentes de celles des Évangiles dans leur sens et leur portée, car leurs contextes et leurs contenus sont tout autres. Celles de Jésus ont été énoncées dans l’environnement paisible du début de la prédication du royaume de Dieu, tandis que celles de l’Apocalypse ont été écrites pendant une période de sévère persécution à la fin du 1er siècle. Elles s’inscrivent dans un kaléidoscope eschatologique catastrophique de la fin des temps, où certaines promesses et assurances sont destinées à encourager le disciple à rester fidèle à l’Agneau envers et contre tout. Ces exhortations de l’Apocalypse ont affermi le dévouement des disciples persécutés depuis lors.

Les sept bénédictions

1. « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! » (1.3)

« Heureux » peut aussi être traduit par « béni » : vu les thèmes fréquemment tragiques de ce livre, il me semble que « béni » est mieux adapté que « heureux ». On peut recevoir une bénédiction de Jésus même pendant une crise décourageante ! La bénédiction vient encore d’En-haut, malgré les drames horribles qui se déroulent pendant la période de la tribulation. Cette bénédiction venait et viendra à la suite de la lecture attentive et obéissante de la Parole écrite. La lecture et la compréhension de ce livre s’avèrent un peu difficiles ; une promesse de bénédiction est donc offerte pour inciter le disciple à aller jusqu’à la fin de son engagement envers Christ.

Voici trois leçons à tirer du verset :

(a) Les seuls vrais bienfaiteurs sont le Père et l’Agneau, par l’Esprit. La bénédiction n’est pas à chercher en idolâtrant tel ou tel « grand ».

(b) Il y a une vraie bénédiction à recevoir la Parole de Dieu (cf. 1 Thes 2.13).

(c) La lecture publique est bénie ; donc lisons davantage la Bible à haute voix, en particulier en réunion d’église.

Prière : Seigneur Jésus, fais de moi un lecteur quotidien fidèle et obéissant à la parole de Dieu. Amen.

2. « J’entendis du ciel une voix qui disait : Écris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » (14.13)

Le contexte indique que cette bénédiction est réservée aux persécutés, qui font face à une mort certaine en raison de leur fidélité à la parole du Père et à la foi prêchée en Jésus (14.12-13). Leur réconfort vient du fait qu’ils sont déjà dans un état de bénédiction, car ils seront bientôt avec le Père et l’Agneau (cf. Phil 1.21,23 ; 3.20-21). Le Saint-Esprit vient confirmer la première promesse. La persécution pourrait épuiser le corps et assommer l’âme et l’esprit ; on pourrait être tenté de lâcher prise et se dire intérieurement : « À quoi tout cela sert-il ? » La voix venant du ciel réconforte les fidèles chancelants : « Votre prochaine arrivée là-haut vaut la peine ; donc restez fermes, car l’épreuve qui peut vous conduire à la mort ouvre la porte au repos. » En plus, « leurs œuvres les suivent » : toute leur activité pour représenter fidèlement Jésus en face de l’opposition diabolique acharnée sera largement récompensée au ciel (cf. Luc 10.7 ; 1 Tim 5.18 ; Jean 4.36).

Prière : Seigneur Jésus, fortifie-moi par l’Esprit saint pour que je te reste fidèle malgré l’opposition et la tentation de te renier. Amen.

3. « Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte ! » (16.15)

Le contexte est celui de la 6e coupe de jugement (16.12-16) qui décrit la préparation à la longue campagne1 d’Harmaguédon. C’est à la fois une promesse (celle d’avoir la surprise de voir le Seigneur) et un avertissement solennel. Jésus cherche à préparer les siens (ceux convertis pendant la période de la grande tribulation) à lui rester fidèles en dépit de l’opposition injuste venant d’hommes inspirés par Satan et sous le contrôle de l’antichrist. « Veiller », « rester en éveil » signifie anticiper la visite de quelqu’un d’important (ici Jésus) à n’importe quel moment en gardant ses vêtements (on ne se met pas en pyjama si l’on attend un visiteur de marque !) « Marcher nu » est une image annonçant une réprimande au jour de jugement ; « garder ses vêtements » signifie pratiquer de bonnes œuvres (Éph 2.10) en accord avec le salut qu’on possède (cf. 19.8).

Je vois personnellement des leçons spirituelles pratiques pour nous :

– Jésus n’a pas encore dévoilé le moment exact de son retour pour nous ; aussi soyons préparés (cf. Mat 25.1-13), ne nous relâchons pas (cf. 1 Thes 5.5-8).

Continuons à faire du bien aux autres en dépit des circonstances contraires (cf. 1 Th 2.8-10 ; Mat 25.35-36 ; Tite 2.13-14 ; 3.1-2 ; 2 Cor 9.8 ; Éph 2.10).

Rappelons-nous que nous comparaîtrons devant le tribunal de Christ (2 Cor 5.10) : quel embarras pour nous s’il nous trouve dans un état incompatible avec les exigences morales de sa Parole (cf. 3.18)…

Prière : Seigneur Jésus, stimule-moi par l’Esprit à prendre au sérieux ma responsabilité de te représenter avec fidélité, parce que je ne veux pas avoir honte devant toi. Amen.

4. « L’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau ! Puis il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. » (19.9)

Tout né de nouveau en Jésus-Christ depuis la Pentecôte est au bénéfice de cette bénédiction : l’Église de tous les siècles participera à une fête céleste grandiose, le « banquet nuptial » qui suivra son mariage spirituel avec l’Époux (l’Agneau, Jésus-Christ) (19.7).

Prière : Merci, Seigneur Jésus, pour ce privilège futur.

Le verset 10 décrit la réaction appropriée : adorer Dieu le Père pour cette perspective inestimable concernant Jésus et nous, les sauvés.

Ne serait-t-il pas convenable que nous fassions pareil ? Si cette bénédiction est surtout réservée pour le ciel, nous avons le privilège maintenant de nous réjouir en attendant la gloire ! Ne nous en privons pas ici-bas, frères et sœurs ! Vibrons dans l’anticipation de cette expérience future inouïe, en dépit des tempêtes de la vie.

Prière : Père Céleste, fortifie-moi pour rester fidèle à l’Agneau immolé malgré toute opposition qui me pousse à le renier. Gloire à toi ! Amen.

5. « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. » (20.6)

Le mot « saint » signifie une séparation du mal puis une consécration — un dévouement au service de Dieu. Le croyant sauvé, ayant été mis à part et justifié à sa conversion (Rom 3.22-26 ; 5.1-2 ; 8.30), cherche pendant son pèlerinage ici-bas à se séparer quotidiennement de ce qui ne correspond pas au saint caractère moral de Dieu.

Les saints mis à mort pendant la période de la tribulation seront ressuscités pour participer activement avec Christ à son règne millénaire : c’est leur récompense pour leur fidélité face à des persécutions souvent mortelles. Ils vont servir d’intermédiaires entre le Roi Jésus et les pécheurs (ceux nés pendant le millénium naîtront avec la nature adamique et vont donc pécher, cf. 20.7-9).

Notre texte mentionne une « seconde mort » : elle aura lieu après le jugement du grand trône blanc après la fin du millénium. C’est la mort après laquelle il n’y aura aucune possibilité de retour ni de pardon. Tous les perdus de toute l’histoire humaine y seront rassemblés pour subir leur juste jugement !

Si vous n’avez pas encore accepté le salut par la repentance envers Dieu et la foi en Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés, c’est le moment de lui offrir votre soumission. Ainsi vous n’entrerez jamais dans la deuxième mort éternelle qu’est l’étang de feu (20.14-15).

Prière : Merci, Seigneur ressuscité, de récompenser activement tes fidèles d’une manière juste pendant le millénium. Amen.

6. « Et voici, je viens bientôt. — Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! » (22.7)

Le Seigneur interpelle le lecteur brusquement, puis il promet que son apparition sera soudaine. « Bientôt » n’est pas une mesure sur l’échelle du temps, mais un mode d’apparition : « rapidement ». Si lors de sa première venue, Jésus était entré progressivement dans son ministère, sa seconde venue sera subite.

Le Seigneur promet une bénédiction spéciale à toute personne qui prend au sérieux le contenu du livre. Une des leçons principales est l’exaltation de la gloire du Père et du Seigneur Jésus-Christ, l’Agneau. Preuve en est la présence de 15 doxologies (1.5b-6 ; 4.8,11 ; 5.9-10,12,13 ; 7.10,12 ; 11.16-18 ; 15.3-4 ; 16.5-6,7 ; 19.1-3,4,6-8), dont 9 sont réservées uniquement au Père, 3 uniquement à l’Agneau, et 3 au Père et à l’Agneau2.

Prière : Aide-moi à apprécier et à garder dans mon cœur et dans ma vie les vérités apprises par la lecture et la méditation de ce livre.

7. « Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! » (22.14)

Le sang de Jésus-Christ joue un rôle primordial dans l’accomplissement de notre salut, car il signifie que nos péchés ont été enlevés éternellement et le résultat est notre droit d’accès auprès du Père et de l’Agneau (1.6 ; 5.9 ; 7.14). Au millénium, les rachetés ressuscités de la tribulation vont jouir de tous les privilèges de la citoyenneté (És 25.8 ; Rom 8.29 ; 1 Jean 3.2 ; Apoc 7.13-17 ; 22.1-5).

Prière : Merci, notre Père Céleste, parce que, par le sang versé de Jésus-Christ notre Sauveur, toute personne née de nouveau va pouvoir bénéficier abondamment de tous les privilèges que tu nous réserves avec le Seigneur.

Résumé et conclusion

Ce livre unique dans toute la Bible est un mélange d’extrêmes : il va des hauteurs de l’existence céleste avec Dieu le Père et avec Jésus, l’Agneau, par l’Esprit, jusqu’aux profondeurs de la dépravation humaine attisée par Satan. Sa lecture doit conduire le pécheur à la repentance et à la foi pour échapper à l’étang de feu, et stimuler le converti à une vie de fidélité disciplinée en face de toute opposition.

Au milieu de toutes ces descriptions, le lecteur peut désaltérer son âme et son esprit à sept oasis de « bénédictions » qui nous sont déjà accessibles. Pour en jouir, souvenons-nous que :

– la lecture de la Parole est une nécessité pour rester proche de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.

– la Parole lue apporte du bien-être seulement si on y obéit et la met en pratique.

– la Parole avertit chacun qu’il existe une règle inviolable et indestructible : tout sera récompensé à la fin, soit le mal, soit le bien. Chacun donc doit décider maintenant de quel côté il veut se ranger.

– les bénédictions divines sont innombrables (et vont bien au-delà des sept traitées dans cette étude). Elles sont utiles pour soutenir chaque sauvé dans toutes les situations imaginables. À nous de décider si nous voulons les recevoir.

1Le mot grec indique une bataille qui n’est pas courte.

2 Au ciel, la louange et l’adoration sont spécialement et exclusivement adressées aux deux premières personnes de la Trinité. L’Esprit ne reçoit ni adoration ni prière. De ce fait, il me semble raisonnable de croire que notre adoration et nos prières ici-bas doivent être uniquement réservées à Dieu et à Jésus, avec l’aide précieuse et l’inspiration du Saint-Esprit (1 Cor 14.15 ; Éph 6.18 ; Phil 3.3).

Source : http://www.promesses.org/arts/185p05.html

Voir les commentaires

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

4 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

Introduction :

Un courant de prophétisme et d’apostolat parfois les deux pour un même homme défraie la chronique dans le milieu chrétien. Juste parce que nous sommes dans la mouvance spirituelle de l’Apostolique et du Prophétique, le monde des ténèbres est aux abois. Puisque le diable dit l’Apôtre Paul se déguise en ange de lumière, le milieu ecclésial est truffé de faux ouvriers de Christ. Il devient impératif de voir quel est le fondement, non du ministère tant de Prophète que de l’Apôtre, mais sur quels principes l’Eglise Primitive a été fondée.

Dans les lignes qui suivent, nous aborderons juste les principes des piliers de cette église et donnerons quelques caractéristiques d’une église qui a une onction prophétique.

Qu’est-ce qu’être dans l’apostolique et prophétique ?

Affirmer être apostolique doit forcément impliquer Ephésiens 2.19-20 : ‘‘Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire’’. Nous rechercherons dans les lignes qui suivent, ce qui caractérisait cette église apostolique dont on parle tant et que chacun, même les impies, en réclame son appartenance :

La persévérance : Le mot persévérer dans son sens original hébreu comme grec, traduit la notion d’appartenance, de devoir, de présence maintenue et continue manifestée par l’attitude qui consiste à être toujours à la disposition de quelqu’un, étant assidu, continuant de lui être attaché, ne pas quittant pas, restant entièrement appliqué, résister aux difficultés, parce qu’on est adhérent à celui-là, demeurant constamment attentif à ses instruction, se montrant courageux pour être d’un empressement constant à son service.

Dieu met en garde dans Hébreux 10.25,38 : ‘‘N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui’’.

Qu’en est-il de nous ? Sommes-nous dans la mouvance divine ? Surfons-nous sur les vagues de l’Esprit Saint ou des vagues émotionnelles ?

La persévérance constitue incontestablement la preuve de la réalité d’une conversion et la démonstration de la réalité de la profession de foi par l’assiduité dans :

  1. L’enseignement des apôtres :

a) doctrine ou plutôt l’enseignement des Apôtres

b)- fondement ou base de croissance et maturité spirituelle

c)- amour des Saintes Ecritures, la vérité révélée de Dieu.

d)- doctrine produit la vie nécessaire à l’Église

e)- respect ferme des saintes ordonnances,

f)- abondance dans la piété et la dévotion

g)- attitude de vraie dépendance à Dieu pour toute chose

Aucune croissance ne saurait être équilibrée si elle rejette la base de la parole. La croissance doit obéir à un développement dans quatre aspects importants : grandir en sagesse (intelligence), en stature (physiquement), en grâce devant Dieu (spiritualité) et en grâce devant les hommes (social) (Luc 2.52).

Lorsque nous admettons la puissance de sa Parole, le Saint-Esprit dispose notre âme à la communion avec Dieu dans n’importe quel chemin où il a décidé de nous rencontrer, et où il a promis de nous rencontrer soit pour nous bénir, nous instruire, nous reprendre, nous corriger ou pour nous conduire. La persévérance dans l’enseignement de la parole de Dieu, nous conduit inéluctablement à la grandeur spirituelle qui nous introduit ensuite dans notre destinée prophétique en Christ.

Plusieurs sont stériles, rabougris, nains atteints de rachitisme spirituel faute de l’enseignement approprié, qualifié, rationnel et méthodique de l’église.

Par le truchement du Saint-Esprit, le Seigneur, de jour en jour, au moyen de l’enseignement de la Parole et de sa mise en pratique, incline les cœurs à accepter pleinement les prescriptions de l’Évangile. Ceci conduit non pas simplement à professer verbalement la Parole, mais à la vivre pour être vraiment amenés dans un état d’acceptation avec Dieu, étant fait participants de la grâce qui régénère. Par l’enseignement de la Parole de Dieu, le témoignage de notre foi fera que ceux que Dieu a désignés pour le salut éternel seront amenés efficacement à Christ, jusqu’à ce que la terre soit remplie par la connaissance de sa gloire.

2. La communion fraternelle :

Le terme grec communion traduit a souvent un sens concret de participation, solidarité, mise en commun (Actes 2.44 ; 4.32 ; Rom 15.26 ; 2Cor 8.4). Littéralement « association » ou « partage », l’expression communion fraternellement veut dire que les chrétiens deviennent les partenaires de Jésus et de tous les autres croyants (1Jean 1.3). Ils ont le devoir spirituel de s’encourager mutuellement à persévérer dans la justice et l’obéissance (Rom 12.10 ; 13.8 ; 15.5 ; Gal 5.13 ; Eph 4.2 ; 4.25 ; 5.21 ; Col 3.9 ; 1Th 4.9 ; Hébreux 3.13 ; 10.24-25 ; 1Pierre 4.9-10). La vie communautaire pratique était le propre de l’Eglise primitive. Ils avaient tout en commun.

La communion fraternelle pratique se traduit par :

  • les cœurs, à l’unisson, chantaient des cantiques
  • sensation d’ascension par un transport au ciel
  • absence de clanisme
  • tous sont membres de la même famille en Christ
  • la solidarité

Une autre preuve de la vie nouvelle est le désir des convertis de se retrouver avec les autres enfants de Dieu et d’avoir communion ensemble. Tous les croyants ont le sentiment d’être mis à part du monde pour Dieu, et d’avoir les mêmes intérêts que d’autres chrétiens, ayant en unique vision, l’éternité en Christ dans leur patrie céleste. L’enseignement de la Parole authentique de Dieu nous introduit dans une vie dont les évènements qui les caractérisent sont élevés au-dessus du monde et de sa compréhension car obéissant aux décrets célestes prédestinés aux croyants dont l’existence en Christ est avant la création du monde. Ainsi par le biais de la Parole de Dieu, le Saint-Esprit nous remplit d’un amour qui fait que nous voyons un autre comme nous-mêmes, ceci permet de faire toutes choses en commun, non pas pour détruire la propriété, mais pour écarter l’égoïsme, et mettre en œuvre la charité qui est et demeure le témoignage d’une vraie foi en Christ.

3. La fraction du pain :

Les premiers chrétiens avaient coutume de prendre le repas du Seigneur le premier jour de la semaine. A l’époque de l’Eglise primitive, un repas fraternel était organisé en rapport avec la cène pour exprimer l’affection que les saints se portaient les uns aux autres. L’agape, ou repas fraternel réconfortait leur communion.

L’agape est le moment de joie, de partage de repas apportés par chaque membre. La consommation se fait autour de la joie, chants, dance, partage. La fraction de pain fait allusion à la table du Seigneur ou cène, à laquelle tous les chrétiens doivent avoir part (1Co 11.24-29). S’absenter à la Cène, laisse paraître une trahison, un doute qui introduit un manque de confiance dans sa foi. : La communion mutuelle de la fraction du pain est un aspect très important de la communion. La participation à la sainte Cène doit s’entendre par l’union intime des membres de l’Église entre eux. La monde chrétien est une famille dont Dieu est le Père, et Jésus-Christ le frère aîné, en même temps qu’il en est le chef, le docteur, le sauveur ; une famille au sein de laquelle le Saint-Esprit répand les plus tendres et les plus pures affections (Jean 13.35).

L’Eglise primitive persévérait dans la fraction du pain, c’est-à-dire qu’ils aimaient à se retracer, par cet acte, le souvenir du dernier souper de leur Seigneur, et le sacrifice qu’il avait accompli le lendemain. C’est ce souvenir qui retrempait leur foi, vivifiait leur espérance et réchauffait leur amour. La vue du pain rompu plaçait devant eux le Sauveur expirant sur la croix, et leur était un gage de son prochain retour en sa chair glorifiée (Lu 22.19-20).

4. Les prières :

La quatrième pratique essentielle de l’Eglise primitive exprimait une dépendance totale du Seigneur pour l’adoration, les décisions à prendre, la protection et le service. La communion avec le Seigneur est motivée non seulement par la persévérance dans l’enseignement de la Parole, la communion ou la fraction de pain, mais aussi par la fréquence de ces prières en commun, dans chaque assemblée. Spécialement avant et après la cène.

Les frères de l’Eglise Primitive persévéraient dans la prière, car ils avaient reçu l’Esprit qui fait prier, l’Esprit qui leur remettait en mémoire les nombreuses exhortations de Jésus sur ce sujet. Éloignés pour un temps du Seigneur, il leur était doux d’entretenir ainsi des relations avec lui, soit qu’ils invoquent le Père en son nom, soit qu’ils l’invoquent lui-même. Tel est le tableau que présentait alors l’Église : modèle à suivre dans tous les temps ! Qu’est-ce donc qu’une Église ? Vous l’avez dit : une réunion d’hommes qui, professant la doctrine des Apôtres et s’aimant les uns les autres, s’assemblent pour rompre le pain en mémoire du Sauveur, et pour offrir à Dieu des prières communes. Je ne pense pas qu’on en puisse donner une définition plus vraie.

Ces moyens de grâce étaient aux jours apostoliques, tout ce qu’il y avait de plus propre à développer la vie de l’Esprit dans les âmes et dans l’Église ; ils restent aujourd’hui encore, pour les chrétiens, les vrais éléments du progrès et de la sanctification. Mais pour cela il s’agit de persévérer.

CARACTERISTIQUE D’UNE EGLISE PROPHETIQUE

Dans la promesse divine de la restauration de son peuple, Dieu qui connaît l’avenir dit : « Je vous remplacerai les années qu’on dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, ma grande armée que j’avais envoyée contre vous » (Joël 2.25).

L’église n’atteindra sa restauration que si elle est une église prophétique dans la vision de la reformation apostolique. La restauration promise par Dieu est prophétique en fait. Du livre de Nombres 24.15-16, nous lisons :

« Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quel que soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.
  5. Les membres sont oints de l’Esprit de prophétie : Dieu les utilise, leur révélant les choses cachées dans la vie des autres, de la tribu, de l’église ou de la nation afin de ramener le peuple égaré à son Créateur (1 Cor 14.25-26 ; Amos 3.7)
  6. L’Assemblée locale est recouverte du manteau apostolique : les membres travaillent avec acharnement pour annoncer la bonne nouvelle du salut afin de préparer le retour du Seigneur Jésus Christ.

Conclusion :

L’Esprit de Dieu nous avertit avec empressement à travers de nombreuses révélations venant de sources différentes, mais bien concordantes que nous devons retourner à la base de la Parole de Dieu, pure et non diluée par une réelle repentance afin de préparer le retour très imminent du Seigneur Jésus Christ. Alors, des dispositions s’imposent :

  • Considérer le chemin parcouru
  • Retenir les leçons du parcours
  • Rompre avec les mauvaises habitudes et routines du passé
  • S’engager résolument sur la voie du succès par une consécration
  • Equiper les ouvriers pour une excellence dans le service
  • S’abandonner entre les mains du Saint-Esprit pour surfer sur les vagues de la mouvance de l’Esprit
  • Adorer Dieu par notre vie et service

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

Devenir majeurs en Christ

17 Juin 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Devenir majeurs en Christ

Devenir majeurs en Christ

I Cor. 2.6.


par Egon Wilms

"Nous prêchons aux chrétiens parvenus à maturité "

La famille de Jacob a faim. Une fois déjà, les fils ont fait le voyage de l'Egypte, pour prier le vice-roi inconnu - le frère qu'ils ont vendu - de leur vendre du blé. Genèse 42 nous renseigne à ce sujet. Au chapitre 43, nous lisons ceci: « La famine pesait lourdement sur le pays. Quand ils eurent achevé de manger le blé qu'ils avaient apporté d'Egypte, leur père leur dit: « Retournez pour acheter un peu de vivres ». On le sent tout de suite: Les fils de Jacob ont renvoyé le plus longtemps possible le départ du voyage de Canossa au bord du Nil. Mais voilà, la détresse au pays a atteint son plus haut degré. L'homme a faim. Le bétail a faim. Et cela même oblige à penser au deuxième départ vers le Nil, vers l'homme sévère...

A ce point, un « quelque chose » attire notre regard :

Dieu a recours à la catastrophe pour amener des élus à posséder une bonne santé spirituelle.

Car, avec le temps, cela ne peut aller - traîner après soi, jour après jour, année après année, un péché non pardonné, tel un fardeau de cent kilos sur les épaules !

Connaissons-nous cela ? Une offense non pardonnée peut brûler comme un feu, et l'on n'est pas soi-même dans la possibilité de l'éteindre. Les fils de Jacob vivent avec une mauvaise conscience en face de leur père âgé. Ils lui ont menti; ils l'ont trompé, volé - ils ont fait disparaître leur frère Joseph. De plus, ils ont péché contre Dieu; ils savent très bien ce que cela signifie.

Si nous laissons le texte nous enseigner, nous avons l'impression qu'ils craignent le contre-coup du Dieu saint. Ils doivent se présenter à nouveau devant le sévère vice-roi. Pourquoi veut-il avoir le frère Benjamin ? Nouvelle chicane, esclavage ou même la mort ? Ils ont encore peur de révéler toute la vérité à leur père, ce qui permettrait de mettre fin à cette tragi-comédie et de rétablir avec le père des relations de confiance. Mieux prendre un nouveau risque en Egypte... que la fuite dans la bonne direction, dans les bras de Dieu! Ce texte n'est- il pas pour nous tous ?

Combien d'offenses, de manquements, pèsent sur nos relations avec notre Maître, entre parents et enfants, entre frères et sœurs ! On ne s'y retrouve même plus. On se sépare après une querelle, puis on meurt. Combien d'offenses entre mari et femme ? On n'arrive pas à prendre le chemin le plus bas... pour demander pardon et nettoyer l'atmosphère. Combien d'offenses non réglées entre frères de la même communauté - de la communauté de Christ !

Une aide importante nous est offerte dans la lettre de Jacques: « Confessez vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ». La confession, une pratique qui n'est plus guère d'usage parmi nous. On se rend chez le vis-à-vis, on s'incline, on reconnaît sa faute, et l'on prie l'un pour l'autre. Alors, tout redevient limpide. Mais rien n'est plus pénible, pour l'orgueil humain, que de prendre le chemin de la confession, avec l'intention d'en finir une fois ! Notre but est pourtant de gagner des hommes à Christ, sans être entravé, bloqué par l'Esprit-Saint attristé. Cela ne peut réussir que si toute offense est réglée, tout péché reconnu, en face de celui que nous avions blessé !

Dieu se saisit de la catastrophe pour guérir ses élus. Cependant, encore un point: Dieu n'utilise pas seulement la catastrophe, lorsqu'il s'agit de ses bien-aimés malades spirituellement. Il utilise aussi l'amour. Simultanément, Dieu déclenche l'offensive de l'amour et attaque sur tout le front.

A leur arrivée sur le bord du Nil, les fils de Jacob éprouvent une surprise après l'autre. Une énigme se dresse après une énigme. Faveur sur faveur. Joie sur joie. Ils sont étonnés et stupéfaits tout à la fois. Nous lisons plus loin: « Joseph parla à l'intendant de sa maison, après que ses frères se fussent prosternés devant lui jusqu'à terre, et il dit : « fais entrer ces hommes dans ma maison, car ils prendront leur repas avec moi, à midi ».

Pour aller plus loin, nous devons maintenant nous souvenir des moeurs de ce temps-là, qui étaient fort différentes des nôtres. La réception dans la maison du vice-roi (que les frères n'avaient pas encore reconnu) est d'une beaucoup plus grande valeur qu'une manifestation de bienvenue, comme nous la pratiquons dans nos maisons et nos familles. Là, c'était vraiment offrir sa maison à l'étranger. Et cela était fait en toute cordialité. Manger de la même marmite, boire du même verre signifiaient davantage que ce que nous comprenons aujourd'hui comme une aimable invitation. L'hôte qui agissait de cette manière se déclarait solidaire avec ceux qu'il recevait à sa table. Il reconnaissait que rien ne les séparait. Le repas communautaire signifiait une acceptation intime de l'étranger, la base d'une communion de cœur avec lui !

Celui qui connaît l'Ecriture sait que la préparation d'un repas de fête avait toujours une profonde signification. Sous forme imagée, la Bible compare souvent la réunion des enfants de Dieu dans la gloire à une fête sans fin! Un céleste repas de mariage, les noces de l'Agneau ! De même, dans la similitude du fils prodigue, nous trouvons mention d'un repas de fête. Le père voulait affirmer ce fait: « Tu es reçu dans la gloire divine; il n'y a plus pour toi que gloire et bénédictions ». Ne devons-nous pas toujours nous en souvenir lorsque nous prenons part à la cène ? C'est une heure où l'on mange, où l'on boit, où l'on se souvient que Dieu, à la croix, a donné le départ à l'offensive de l'amour. De même encore, la salutation avait, à ce moment-là, une plus grande signification que celle d'aujourd'hui. Nous lisons que « Joseph les salua » ou « Joseph leur demanda comment ils se portaient ». En langue hébraïque, nous lisons ceci: « Il leur demanda après « Shalom ». Shalom veut dire: paix, salut, santé intime. Ce n'était pas une phrase seulement. L'Oriental exprimait ainsi une profonde question, un vœu sincère. Il souhaitait que la paix fût vraiment la part des visiteurs.

Joseph leur posa encore une autre question: « Votre vieux père se porte-t-il bien ? » Plus exactement: « Votre vieux père a-t-il Shalom ?" A-t-il la paix ? Est-il en bonne santé ? Comment va son âme ? Combien était aimable toute cette bienveillance dont les visiteurs étaient entourés. Beaucoup d'amour. Puis Joseph dit encore: « Est-ce là votre jeune frère dont vous m'avez parlé ? ». Il ajouta: « Dieu te fasse miséricorde, mon fils ».

C'en est trop pour les fils de Jacob, trop d'amour. Ils ne peuvent supporter cette offensive de bonté. C'est pourquoi ils réagissent très sainement au réveil de leur conscience. Ah! ils auraient bien voulu disparaître sous terre. Leur dette les accable: de la tête aux pieds, ils constatent leur perversité et leur vulgarité. « Ils eurent peur », ils craignirent et tremblèrent. Et voici leur commentaire: on veut nous assaillir, faire de nous des esclaves. Peut-être avaient-ils peur de la potence. En Egypte, tout était possible. Après tout, n'avaient-ils pas eux-mêmes accompli quelque chose de terrible ?

C'est pourquoi ils s'adressent à l'intendant de la maison de Joseph et s'enquièrent de l'argent trouvé dans leurs sacs lors du premier voyage. Or, c'est un païen (un homme qui ne croyait pas au Dieu d'Israël) qui parle à leur conscience: « C'est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui vous a donné un trésor dans vos sacs. Votre argent m'a bien été remis ». De tous côtés, Dieu les saisit. Ils sont entourés par l'amour du Créateur.

Est-ce le moment de nous confesser ? Paul écrivait dans Romains 2.4 : « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience, de sa longanimité, et ne reconnais-tu pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance ? ».

Nous rendons-nous compte de la situation ?

Pour la plupart d'entre nous, notre table est bien garnie; nous sommes rassasiés. Nos enfants sont en bonne santé; nous avons du travail et nous gagnons notre vie matérielle. JI y a du confort dans notre appartement - et pourquoi pas ? Nous sommes dans un pays démocrate et libre. Pas de police secrète. Et nous sommes protégés.

Cependant « Il te couvrira de ses ailes et sous sa protection (en automobile, par exemple), tu trouveras un refuge ». Savons-nous que tout cela ne va pas de soi ? Dieu est présent, avec son offensive d'amour. Ne voyez-vous pas combien Il nous entoure ? Il nous demande :« Quand me donneras-tu tout, jusqu'à la dernière dette ou faute non pardonnée? Quand mettras-tu en ordre ceci ou cela ? Quand sortiras-tu, t'élèveras-tu hors de ta paresse spirituelle ? ».

Dieu met en œuvre l'amour, l'offensive de l'amour, pour guérir spirituellement les élus d'Israël. La question doit être posée: Sommes- nous des hommes chrétiens dont l'existence satisfait pleinement Dieu ?

C'est ce qu'Il désire, et c'est la raison de l'offensive de l'amour. « Et aussitôt, sentant son coeur ému à la vue de son frère, Joseph chercha un endroit pour pleurer; il entra dans la chambre intérieure, et y pleura » - lui, l'homme fort Joseph, le frère de ses frères...

Mais le même Joseph est aussi l'instrument de Dieu et il le sait! Tenant compte de Dieu, il doit être dur à cause de la chair. Il se redresse, il se ressaisit, car Dieu est encore en action... mais non pas lui, Joseph - en ce moment - l'homme et le frère de ses frères.

Laissez-moi l'exprimer concrètement: chaque croyant est un être humain, comme Joseph est humain ; simultanément, il est aussi un « outil » dans la main de Dieu.

Une certaine relation ou tension lie ces points les uns aux autres. Quant à Joseph: « Ainsi dit le Seigneur », Je te le dis, sois dur; tu es outil, non encore le frère qui peut se faire connaître à ses frères. Dans l'Ancien Testament, nous voyons

le prophète, avec le joug sur le cou,

membre de son peuple, de sa communauté. Certainement, c'était pénible, pour le prophète, de porter le joug à la vue de chacun, tel le bœuf qui porte son joug. Peut-être s'est-on moqué de lui! « Tu es mon instrument, premièrement, tu n'es pas frère de tes frères en Israël. Tu portes mon joug, tu dois annoncer ma prophétie :

Le roi Nebukadnetsar vaincra Israël.
Osée prendra une prostituée comme femme - horrible,
afin de rendre clair à leurs yeux que le peuple d'Israël
est devenu une prostituée, qui court aujourd'hui vers Dieu,
demain vers un Baal, un faux dieu... !

L'homme Joseph doit maintenant se laisser dominer par la vocation divine -« Tu es instrument dans les mains de Dieu ». Comprenons- nous cela ? Le conducteur spirituel aimerait bien dire: « Humainement parlant, vous devriez agir comme ceci ou cela ». Mais, comme outil dans la main de Dieu, il doit annoncer ce que le Seigneur VEUT pour une situation donnée. Joseph aimerait se faire, connaître, dévoiler son incognito. Son cœur se serre... « mais ce sont mes frères! » Je leur dis tout et tout est clair !...

Mais l'Esprit de Dieu est sur lui: « Non, tu es l'instrument de Dieu. Il y a plus et plus haut, que d'être frère parmi ses frères. Il s'agit de mieux encore; il faut que ces hommes deviennent MAJEURS devant MOI".

Le Seigneur aimerait aussi nous amener à la majorité, à la stature « d'hommes faits » (I Cor. 2: 6).

Un vrai chrétien « majeur » brûle d'amour à cause de son amour pour Jésus; il fait Sa volonté, il vit en communion avec ses frères. Dans cette optique, Dieu crée, utilise cette tension entre l'humain et le spirituel :

Humain parmi les humains,
frère parmi les frères,
mais instrument de Dieu.

Joseph, tu ne dois pas te laisser attendrir,
Joseph, tu dois être sévère,
Joseph, tes frères doivent devenir majeurs.

Dieu met en jeu la catastrophe,
Dieu déploie son amour, car
Dieu désire nous guérir et nous posséder entièrement.

Dieu nous laisse subir et endurer cette contradiction :
Etre humain, mais aussi instrument de Dieu,
afin que les élus deviennent majeurs - pour Dieu.

Comprenons-nous Sa voix ?

D'après « Ruf », No 17/2, avec autorisation.

Source : http://www.promesses.org/arts/27p246-250f.html

Voir les commentaires

LA RESTAURATION

12 Juin 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RESTAURATION

LA RESTAURATION

La restauration se définit selon l’Encyclopédie biblique comme ‘‘réparation, rétablissement, remise en état’’.
La marche chrétienne est soumise à de perpétuels combats spirituels qui épuisent, ce qui occasionne la perte de certains privilèges, atouts ou potentialités du point de départ.
1. Les jours glorieux :
Nous sommes en effet passés par ces jours de véritables foi, d’exaucement de la prière et de grand témoignage lorsque nous avons reçu Christ et lors de notre baptême dans le Saint-Esprit, nous avons expérimenté les réalités de la présence de Dieu et des merveilles de la vie spirituelle. Il en fut de même lors de l’expérience de la Pentecôte par les Apôtres. La joie était au comble, ils étaient dans le glorieux plan de Dieu, remplis d’amour, l’harmonie et l’unité dans l’église primitive, le partage des biens et la mise en commun de ce qu’ils possédaient étaient une réalité. Ils étaient persécutés, mises à mort, séquestrés, mais l’unité régnait au milieu d’eux et la présence de Dieu était leur réconfort. Les miracles, les signes et les prodiges les accompagnaient. L’amour, la paix, l’harmonie, l’unité dans l’église, la croissance spirituelle et numérique, le partage et la vie communautaire, les guérisons spectaculaires caractérisaient l’église. Au milieu de persécutions, l’intervention directe de Dieu établissait une différence entre la religion judaïque et la nouvelle jeune communauté.
Mais le premier virus dévastateur a commencé par le phénomène Ananias et Saphira (Actes 5), se prolongeant par la fausse conversion de Simon le magicien (Acte 8). La stérilité entamée continue sa course et cette situation devient lamentable, mais la dévastation loin de s’arrêter se prolonge. D’autres pestes s’amoncellent pour laisser place au dévastateur suivant la sauterelle.
2. Les avertissements de Dieu :
Le prophète dit : « Ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré ; ce qu’a laissé le jelek, le hasil l’a dévoré ». (Joël 1.4).
Dieu voyait le désastre qui les plongerait dans un état très sombre et l’avait ainsi prédit par Joël. Le Seigneur Jésus dira la même chose par : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes » (Apocalypse 2.4-5).
3. Comment survient la perte de la puissance spirituelle :
L’œuvre du gazam :
L’ennemi met sur pied une stratégie de rongeur pour tout détruire :
Le feu du Saint-Esprit s’éteint, les malades ne sont plus guéris au rythme d’autrefois. La désobéissance, l’orgueil spirituel, l’abandon de l’ardeur de la vie de prière et de témoignage gagnent progressivement le chrétien et le sommeil spirituel s’installe. Le péché frappe continuellement à la porte et les esprits méchants en prenant possession amènent avec eux d’autres esprits plus méchants et le désastre devient considérable. Les chrétiens téméraires d’hier fuient la persécution, la stérilité spirituelle gagne du terrain et les dons du Saint-Esprit s’en vont au profit de la chair.
. Le Saint-Esprit attristé ne se manifeste plus et la présence de Dieu devient rare, la foi commence à s’éteindre. L’interprétation des langues, les visions deviennent rares et les visions sont fortement combattues. Les fruits de l’amour, de la paix, de la joie sont aussi attaqués par la gazam et le ravage devient plus sérieux.
L’œuvre de la sauterelle :
. Finalement, ‘‘ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré’’ (Joël 1.4).
L’œuvre de la sauterelle est d’attaquer les feuilles. Elle parcourt de grands territoires et mangent toutes les feuilles au point où il ne reste après leur passage. La perte de la présence du Saint-Esprit ne manifeste par l’excès de bruits dénué de tout fondement spirituel, de bavardage abondant, de la fausse science et un langage ordurier. La prière fervente et les réunions de louanges disparaissent aussi. Le charnel prend le dessus et les jugements se font les uns contre les autres se basant sur des préjugés, des soupçons et parfois des ‘‘on dit’’.
L’humilité, la piété et la manifestation du Saint-Esprit sont devenues denrées très rares, les reproches, la haine du péché, les persécutions disparaissent.
Les réunions originelles sont transformées en des cultes respectueux et plus orthodoxes (traditionnels, coutumiers, classiques, habituels). Les réunions de prière authentiques font place aux chorales dirigées par la science humaines et les hautes méthodes appréciées au milieu d’une chorégraphie qui frise la honte spirituelle à cause de la mixture du profane (monde) et du spirituel. Les communautés de maison qui donnaient le souffle et la base de la vraie spiritualité à l’église n’existent plus. Alors que la persécution extérieure disparaît, la persécution intérieure prend de l’envol. Le Saint-Esprit est blessé au point de se retirer en silence, avec lui ses merveilleuses et puissantes manifestations, laissant la place à la foi intellectuelle. Le charnel s’impose à l’église, l’influence s’établit et le critère spirituel du choix des ouvriers de Dieu est remplacé par la considération du rang social, intellectuel et autres. Le prophète explique ce stade par : « la nourriture n’est-elle pas enlevée sous nos yeux ? La joie et l’allégresse n’ont-elles pas disparu de la maison de Dieu ? » (Joël 1.16).
Le baptême dans le Saint-Esprit qui était la règle d’or pour le départ de toute marche chrétienne authentique devient un élément sans grande valeur, chacun se contentant d’avoir été baptisé du Saint-Esprit dès la nouvelle naissance, bien que vivant très charnellement, nul ne connaît ses infirmités. Trop s’humilier pour confesser ses péchés, ôter de son cœur toute souillure, ce avec des pleurs, devenait ennuyeux. Comment peut-on laisser entrer et habiter le Seigneur l’Esprit dans un cœur impur qui ne veut nullement la conversion ?
L’œuvre du jélek :
. ‘‘Ce qu’a laissé la sauterelle, le jélek l’a dévoré’’ (Joël 1.4).
Après la destruction des fruits et des feuilles par la sauterelle, le jelek commence sont travail sur les branches et les tendres bourgeons de l’arbre.
1. La perte de la sainteté
Cet insecte destructif symbolise ceux qui abandonnent la conduite sainte. La séparation d’avec le monde est devenue un slogan creux. Ils ont abandonné le sentier étroit qu’exige la vie avec Dieu pour se lancer dans le chemin large et spacieux de la mondanité.
La sève de l’arbre qui est évidemment sa vie commence aussi à être attaquée et consumée et la pourriture s’accentue. Les choses autrefois considérées comme péchés deviennent normales. Le service religieux qui exigeait un caractère saint devient profane. Dans l’ivrognerie, l’adultère, le mensonge et autres, on peut prier, prêcher, être dans la chorale sans se gêner. Cette attitude sème la confusion entre la vérité et le mensonge et le diable danse.
2. L’entrée en puissance de la mondanité : la luxure, la mondanité devient le point de départ d’une course effréné vers l’égarement. Dès lors naît à l’église, des sacro-saints, supers spirituels se proclament connaisseurs émérites, mais s’éloignant de la sainteté. Le mélange de la sève (vie) avec le poison mortel de la mondanité produit la mort spirituelle (Apoc 3.1 ; 1 Tim 5.6).
L’œuvre du hasil :
« Ce qu’a laissé le jélek, le hasil l’a dévoré » (Joël 1.4).
Les fruits, les feuilles et les branches étant pourris, les écorces sont aussi entamées et commencent à tomber. Finalement, les racines et le tronc sont atteints et le hasil fait sa demeure dans l’arbre.
Aucun arbre ne peut vivre sans feuilles qui lui servent de respiration et les branches véhiculent la sève (vie) ; Joël 1.9,10,17,18,20. La sève qui est la vie dans les veines de l’arbre caractérisées par les branches finira par céder place à une mort programmée de l’arbre. De même, la vie du croyant sans le Saint-Esprit, souffle de vie, et sans la sainteté de Jésus dans ses membres ne représente qu’une vie chrétienne très pauvre.
La perte de la justification devient un fait réel, alors, on s’enorgueilli de ses œuvres, se vente de ses mérites « Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien » (Apoc 3. 17).
La vie chrétienne est une vie manifestée par la foi. A ce stade, le chrétien a complètement sombré dans les ténèbres, les œuvres dominent sur la foi et ce sont les efforts personnels qui priment l’activité pour Dieu. L’espoir semble à jamais perdu.
La Promesse divine de la restauration :
Dieu qui connaît l’avenir dit : « Je vous remplacerai les années qu’on dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, ma grande armée que j’avais envoyée contre vous » (Joël 2.25).
L’église n’atteindra sa restauration que si elle est une église prophétique. La restauration promise par Dieu est prophétique en fait.
Caractéristique d’une église prophétique :
« Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :
1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.
4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.
Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».
Dieu par le prophète a dépeint ici la marche de son peuple à travers les siècles :
1. Retour à la foi après les sombres périodes de sa marche sous l’emprise papale
2. Retour au vrai baptême par les baptistes
3. Retour à l’expérience du baptême du Saint-Esprit
4. La présence du charisme (miracles).
5. La connaissance du vrai Dieu
David avant de mourir dit à son fils Salomon : « Connais le Die de ton père ».
Il n’y a pas d’action apostolique sans déclaration prophétique. Nous sommes au troisième jour : Jubilé, restauration. Cela ne dépend pas de moi, mais bien de Dieu. Cela ne dépend ni de ce que je ressens, ni de ce que je pense ou des circonstances par lesquelles je passe ou de ce que je crois ou vois, mais de ce que Dieu déclare.
Esaïe 62.10-11 : « Franchissez, franchissez les portes ! Préparez un chemin pour le peuple ! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres ! Elevez une bannière vers les peuples. Voici ce que l’Eternel proclame aux extrémités de la terre : Dites à la fille de Sion : Voici, ton Sauveur arrive ; Voici, le salaire est avec lui, et les rétributions le précèdent ».
Avant que le Seigneur ne rentre, le salaire l’accompagne. Nous devons pour être restauré, rétablir ce que nous avons perdu quelque chose. Nous avons perdu la présence de Dieu en nous. Nous avons renversé l’autel de Dieu et pour rebâtir, il faut le faire selon le plan de Dieu afin de voir Dieu siéger en Roi.
Depuis l’esclavage jusqu’à ce jour, il y a 400 ans et dès les années 1950 où les pays africains ont eu l’indépendance, il y a 50 ans. Après 50 ans, Israël entrait dans l’année sabbatique ou jubilé.
Esaïe 19.1-2 : « Oracle sur l’Egypte. Voici, l’Eternel est monté sur une nuée rapide, il vient en Egypte ; et les idoles de l’Egypte tremblent devant lui, et le cœur des Egyptiens tombe en défaillance. J’armerai l’Egyptien contre l’Egyptien, et l’on se battra frère contre frère, ami contre ami, ville contre ville, royaume contre royaume ». L’esprit de l’Egypte disparaîtra du milieu d’elle, et j’anéantirai son conseil ; on consultera les idoles et les chanteurs, ceux qui évoquent les morts et ceux et ceux qui prédisent l’avenir.
v. 1 : Nous avons l’onction prophétique nécessaire pour détruire les idoles.
v. 2 : Les guerres africaines aujourd’hui sont prophétiques. Ce ne sont pas les étrangers, mais ce sont les africains, les frères qui combattent contre eux-mêmes.
v. 3 : Pendant la colonisation, les africains ont perdu leurs principes traditionnels, mais continuaient toujours à servir les faux dieux.
Nous parlons de la restauration et dans son aspect quant à l’église, elle sera au temps marqué par les Ecritures. Sommes-nous vraiment à cette époque arrêtée par Dieu ? Sinon, nous ne pouvons espérer à la restauration dont on parle tant en ces derniers moments
1 Chron 12.32 : connaissance des signes du temps pour connaître dans quelle génération nous sommes
Est-ce vraiment le temps ou la saison de la restauration ?
Esaïe 20.3-4 : l’Egypte et l’Ethiopie = Afrique dans le sens de continent
Selon cette prédiction, les arabes viendraient en Afrique pour prendre des hommes et les vendre comme esclaves. Ceci se fit sous le signe du commerce triangulaire. Les hommes vigoureux furent vendus, certains par nous-mêmes africains
La Bible parle de 3 ans. Selon les principes prophétiques, il y a des jours et des semaines années autant qu’il peut avoir soit des jours qui sont des millénaires selon 2 Pierre 3.8. La prophétie se situait ici dans la période de 1000 ans avant Jésus. Après Jésus, il a eu 3è jour de la prédiction selon l’Ecriture.
Esaïe 21.6-9 :
L’esclavage a laissé des blessures.
Que disent les sentinelles ?
Esaïe 21.10 :
Pour mieux comprendre que « mon peuple dont il est question ici n’est pas Israël, mais bien l’Afrique, nous lisons Esaïe 19.25 : « Et l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, les bénira disant : Bénie soit l’Egypte, mon peuple, bénie soit l’Assyrie, mon œuvre, et Israël, qui m’appartient ». Osée dit : « celui qui n’était pas mon peuple est devenu mon peuple ».
Esaïe 19.18-25 : « En ce jour-là, il y aura dans le pays d’Egypte cinq ville où l’on parlera la langue de Canaan et où l’on prêtera serment par l’Eternel, le Seigneur des armées célestes. On appellera l’une d’entre elle la ville de Destruction… »
L’intelligence humaine ne connaît pas le temps et ne pourra pas nous aider à mettre dans l’ordre chronologique les prophéties. C’est dans leur accomplissement que nous saurons les situer dans le contexte spatio-temporel.
La restauration de l’Afrique viendra en même temps que celle de l’Arabie.
Cinq pays qui parlent la langue de Canaan. La langue de Canaan est l’Arabe qui vient des Philistins (Philistie), les palestiniens. Ces cinq pays qui ont l’Arabe pour langue officielle sont : Libye, Egypte, Maroc, Tunisie, Algérie.
Ville de destruction : La Libye est depuis connue comme une nation de terrorisme dont les effets sont nombreux dans le monde (destruction avion Air Afrique….)
L’autel au Centre du pays de l’Egypte. Egypte ici désigne toute l’Afrique. A l’heure actuelle des rumeurs de réveil se font entendre et se dessine en Afrique Centrale (Les deux Congo, le Cameroun, le Centrafrique, le Tchad, le Gabon)
Monument
Frontière : Un Pasteur Egyptien a dit que le territoire du Sinaï situé à la frontière de l’Egypte et Israël était totalement fermé à l’évangile. Cependant en ces derniers moments, une forte croissance des conversions voit le jour par la multiplication des cassettes du fils de Jésus Christ que les gens voient discrètement chez eux. Par Internet aussi, les hommes lisent et copient l’évangile depuis leur maison sans s’inquiéter des radicaux musulmans.
Joël 2.1-27 : donne tout le processus qu’il nous faut pour la restauration.
1. V. 1-11 : Le jour du Seigneur qui nous montre notre état et nous pousse à une prise de conscience pour un retour à Dieu. Par des pleurs, on prie pour la restauration.
Les difficultés sont inévitables avant la restauration. Ceci est un élément capital pour le passage à la seconde étape.
2. V. 12-17 : La repentance : Aujourd’hui, c’est la repentance dans l’étape des iniquités.
3. V. 18 : La consécration :
4. V. 19-27 : La restauration : Nous demandons les bénédictions de Dieu
Dieu dit à Josué que Canaan appartient à Israël. Dieu fait le miracle et on traverse le Jourdain à sec. Le mur de Jéricho tombe sous l’obéissance et la louange à Dieu. Mais il faut combattre pour gagner le pays.
Mais pour combattre et rentrer dans le plan de la restauration divine il faut bâtir sur le fondement. Nous vivons à une époque délicate que les Ecritures dépeignent fort bien. Le psalmiste s’écrit alors en ces termes : « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? ».
Jérémie 5.24-25 : « Ils ne disent pas dans leur cœur : Craignons l’Eternel, notre Dieu, qui donne la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et qui nous réserve les semaines destinées à la moisson. C’est à cause de vos iniquités que ces dispensations n’ont pas lieu, ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens ».
Les fondements sont renversés, nous n’avons pas les bénédictions à cause de :
1. Les iniquités
2. Nos péchés
Nous devons prendre conscience que nous avons perdu quelque chose. Il y a une grande différence entre péchés et iniquité.
Péché : transgression d’un individu contre Dieu.
Psaumes 51.6 : « J’ai péché contre toi seul, et j’i fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement ».
Iniquités : Les péchés de nos parents et de nos arrières grands parents. Dieu punit l’iniquité jusqu’à la quatrième génération.
Ps 51.7 : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché ».
Confession de David : Ps 51.11 : « Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités ».
1 Jean 1.9 : Le pardon est pour le péché personnel et les conséquences des iniquités des parents.
Quand Esdras est rentré de la captivité, lui et le peuple se sont repentis de leurs péchés et de l’iniquité des parents. Il n’y a pas de repentance s’il n’y a pas de confession des péchés.
C’est l’iniquité qui apprend le mal aux enfants. Comment peut-on expliquer qu’un enfant morde les seins de sa maman et quand celle-ci le frappe, il ne pleur pas ? Deux enfants de 6 ans qui n’ont jamais connu le sexe, s’accoupleront facilement quand ils seront dans l’obscurité ou dans un lieu secret.
Avant de naître, nous sommes déjà par les iniquités de nos parents, consacrés au diable. La stabilité du pays n’est pas assurée parce que le pays est maudit par les iniquités de nos parents. Il faut racheter la terre.
Il faut rebâtir un autel à l’Eternel : « En ce jour là, l’Eternel aura un autel au milieu de l’Egypte, et une stèle sera dressée en l’honneur du Seigneur sur sa frontière » (Esaïe 19.19).
1 Rois 18.30-36 :
Elie fut choisi pour trois raisons :
1. Reprendre Achab pour sa vie de péché d’idolâtrie,
2. Exercer le jugement sur les prophètes de Baal
3. Ramener Israël à Dieu
L’intervention d’Elie introduit par le biais du rapprochement du peuple à côté de lui, deux situations importantes :
1. La restauration des bénédictions matérielles
2. La restauration de la vie spirituelle
v.31 : La restauration des douze pierres constitue le rétablissement de l’unité entre le peuple.
v.34 : La réconciliation (Elie verse l’eau trois fois). L’eau était très rare à cette époque qui connut trois ans et demi de sécheresse :
1. eau de repentance (prise de conscience de son état)
2. eau de restauration
3. eau de séparation (mise à part pour Dieu). Israël ne devait plus aller après d’autres dieux.
v. 35 : eau de la puissance de Dieu utilisée pour que le feu descende car toute chose bénéficiait de la restauration.
Les iniquités dans leur diversification : (Lévitique. 18 et 20)
Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LA MEDITATION PERSONNELLE

25 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MEDITATION PERSONNELLE

Frédéric WALRAVEN

Frédéric Walraven a été missionnaire au Cameroun pendant de nombreuses années. Il est retourné récemment aux Pays-Bas, son pays d’origine, où il continue à servir le Seigneur dans l’enseignement et l’encouragement des chrétiens. Il est marié et père de trois enfants.

Partout, dans la Bible, le croyant est invité à s’approcher de Dieu. Méditer la Parole de Dieu, chanter, prier ou jeûner, sont toutes des expressions d’une consécration à Dieu. Concentrons-nous sur la méditation personnelle.

Un temps de méditation quotidienne avec le Seigneur est une expérience indispensable pour grandir dans la connaissance de Dieu et dans la foi personnelle. Ces moments sont importants pour la vie spirituelle. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matt 4.4)

Pourquoi est-il utile d’avoir un temps de méditation ?

La Parole nous donne plusieurs raisons :

1. Pour mieux connaître quelqu’un, il faut passer du temps avec lui.

Nous avons besoin de la communion avec Dieu pour mieux le connaître et pour mieux l’adorer. La vie éternelle se trouve dans une relation vivante avec Dieu et son Fils Jésus Christ : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. » (Jean 17.3)

2. C’est un moment pour se rappeler de ce que Dieu fait dans notre vie.

« Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » (Ps 103.2) Nous risquons facilement d’oublier les bienfaits de Dieu. Le temps de méditation nous invite à réfléchir sur la fidélité et la bonté de Dieu.

3. La méditation est indispensable pour la croissance spirituelle.

L’apôtre Pierre dit que les croyants doivent désirer la nourriture spirituelle comme un bébé désire le lait maternel. (1 Pi 2.2) Le bébé dans la foi a besoin du lait. Le croyant mature a besoin de la nourriture solide : « La nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l'habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal. » (Héb 5.14) La méditation de la Parole nous apprend à discerner la volonté de Dieu pour notre vie.

4. La méditation de la Parole nous garde sur le bon chemin.

De notre temps avec le Seigneur nous recevons direction pour notre marche. « Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi. » (Ps 25.4-5) « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (Ps 119.9-11)

Parfois, en plus d’une direction nous recevons une correction : « Heureux l’homme que tu châties, ô Éternel ! et que tu instruis par ta loi. » (Ps 94.12)

5. La Parole est aussi une source de consolation.

Les Thessaloniciens étaient dans l’inquiétude quant à leurs frères décédés. Paul les console par des éclaircissements sur ce sujet (1 Thes 4.17-18).

6. Ce temps quotidien avec le Seigneur nous rafraîchit comme le bain de chaque jour.

Il nous lave et nous garde en santé spirituelle : c’est la purification par le lavage d'eau de la Parole (Éph 5.25-26). Par cette Parole, qui est la vérité, nous sommes sanctifiés jour après jour (Jean 17.17).

Comment pouvons-nous VIVRE ce temps avec le Seigneur ?

a. Commençons par adopter la bonne attitude

1. Attendons quelque chose de lui

Il est nécessaire d’avoir un esprit d’attente afin de recevoir quelque chose de Dieu. Si nous n’attendons rien, nous ne recevrons probablement rien.

– David avait cette attente : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire. » (Ps 63.1-2)

– Moïse aussi : « Rassasie–nous chaque matin de ta bonté, et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse. » (Ps 90.14)

2. Venons avec sincérité et respect

Notre Seigneur est celui dont les séraphins disent : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! » (És 6.1-3). Aussi « montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. » (Héb 12.28) Nous prions alors : « Dispose mon cœur à la crainte de ton nom. » (Ps 86.11)

3. Soyons réveillé

C’est déjà à prendre au sens littéral ! Être réveillé veut dire adopter une bonne hygiène de vie. Pour être clair le matin, il faut se coucher à l’heure la veille au soir… En nous réveillant, lavons-nous le visage ; faisons quelques exercices corporels. Lisons et prions à haute voix. Prenons des notes lors de notre lecture. Disciplinons-nous !

David avait cette discipline : « Éternel ! le matin tu entends ma voix ; le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » (Ps 5.3) « Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, je ferai retentir mes instruments. Réveille-toi, mon âme ! réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. » (Ps 57.7-8)

4. Obéissons à la Parole

Prenons garde à ne pas être des hommes insensés qui construisent leur maison sur le sable en entendant les paroles de Dieu sans les mettre en pratique (Matt 7.26). Job disait : « Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. » (Job 23.12)

La Parole de Dieu doit être mise en pratique. Partout dans la Parole, nous voyons que le Seigneur préfère la réalité intérieure plutôt que la forme extérieure (1 Sam 15.22). Nous devons faire attention à ne pas tomber dans le formalisme. Faire de son temps de méditation un devoir n’est pas selon les pensées de Dieu. Notre cœur doit être là et dirigé vers Dieu. Le Seigneur Jésus disait : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 4.34)

b. Choisissons un temps spécifique

Jésus sortait quand il faisait encore nuit (Marc 1.35). Choisissons le meilleur moment du jour.

La Bible donne des exemples des hommes de Dieu qui avaient plusieurs moments par jour avec le Seigneur :

– David : « Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, et il entendra ma voix. » (Ps 55.17)

– Daniel : « Trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. » (Dan 6.10)

Combien de temps faut-il passer avec le Seigneur ? C’est difficile de répondre à cette question… 15 minutes par jour correspondent à 1 % du temps entier d’une journée. Est-ce un sacrifice trop grand à offrir à notre Sauveur ?

Ne regardons pas notre montre pendant que nous lisons et prions. Mettons plutôt l’accent sur la qualité et non sur la quantité des minutes.

Courrons-nous après le temps ? C’est avant tout une question de priorité. Nous avons tous 168 heures par semaine ! Il faut créer du temps pour les choses importantes. Si nous n’avons pas de temps pour Dieu, c’est que nous sommes trop occupés.

c. Choisissons un endroit spécifique

C’était le cas :

– d’Abraham : « Il se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Éternel. » (Gn 19.27)

– de Jésus : « Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers. Ses disciples le suivirent. » (Luc 22.39)

Ce doit être un endroit où nous pouvons être seul, sans être dérangé par les enfants, de la musique, etc. Un endroit où nous pouvons prier à haute voix sans déranger les autres ; où nous avons une bonne lumière et un siège agréable. Ce doit être une place spéciale et consacrée à ce but.

d. Suivons un plan simple

Il est utile d’avoir un plan pour le temps de méditation, mais faisons attention à ne pas devenir esclave de notre plan. Soyons créatifs ! Pour ne pas tomber dans une routine ennuyeuse, changeons les manières de faire.

En dehors de notre Bible, munissons-nous aussi d’un cahier et d’un stylo pour prendre des notes, ainsi que d’un recueil de chants. Enlevons toute source de distraction. Notons les pensées errantes sur un bout de papier afin de les considérer plus tard.

Incluons les points suivants :

– 1. Repos

Attendons d’abord une minute et restons tranquille pour nous confier à Dieu : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » (Ps 46.10) « C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (És 30.15)

– 2. Requête

Ce n’est pas un temps d’intercession mais de préparation. Voici quelques prières qui peuvent servir d’exemple :

– « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » (Ps 139.23-24)

– « Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi ! » (Ps 119.18)

– 3. Lecture de la Parole

Lisons un passage dans la Bible lentement, sans nous arrêter. Lisons le passage plusieurs fois. Lisons le passage à haute voix. Lisons selon un plan systématique (livre par livre).

– 4. Méditation

Réfléchissons sur le texte que nous avons lu. Posons-nous des questions comme : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ?

– 5. Mémorisation

Apprenons par cœur un verset qui nous a parlé particulièrement.

– 6. Notes

Écrivons ce que Dieu nous a montré : une promesse, un péché à confesser, une faiblesse à surmonter, quelque chose que nous devrions faire, un trait de caractère à désirer.

– 7. Chants

Prenons du temps pour chanter quelques cantiques avec l’esprit et avec l’intelligence (1 Cor 14.15).

« Que mon cœur te chante et ne soit pas muet. Éternel, mon Dieu ! je te louerai toujours. » (Ps 30.12)

– 8. Prière

Ce temps de prière comprend plusieurs aspects :

– Louange et adoration (voir par exemple Ps 50.23 ; 1 Chr 29.10-13) : Trouvons chaque jour au moins cinq sujets pour lesquels nous pouvons remercier le Seigneur !

– Confession : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » (Prov 28.13)

– Pétition et intercession : Faisons des prières pour nous-mêmes et pour d’autres. « Loin de moi aussi de pécher contre l’Éternel, de cesser de prier pour vous ! » (1 Sam 12.23) « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières. » (Éph 1.16) Soyons spécifique. Faisons une liste avec des sujets pour mieux formuler les besoins. Notons aussi dans le cahier quand la prière a été exaucée. Prions pour notre famille, l'église, les voisins, les collègues de travail, les gens que nous croisons en route, notre pays et les autorités. En plus, prions pour l’œuvre missionnaire, la propagation de l’Évangile, les occasions de témoigner (1 Tim 2.1-3).

– Consécration : Consacrons-nous à Dieu pour la journée qui se présente devant nous. « Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes destinées sont dans ta main. » (Ps 31.14,15) « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (Rom 12.1) « Me voici, Seigneur ! » (Act 9.10) « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Act 22.10)

Conclusion

Souvent les gens ont de la bonne volonté, mais ils ne sont pas capables de mettre à part un moment quotidien avec le Seigneur. Commençons aujourd’hui et non demain. Faisons une alliance avec Dieu : Seigneur, je consacre chaque jour un temps de qualité avec toi. Je me confie en toi pour que tu me donnes la force pour sa réalisation.

Promesses No 176 - 2011 / 2 (avril – juin)

Dossier : Avec Dieu, chaque jour

Voir les commentaires