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JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)

8 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)
  • L’inconstance :

L’inconstance est la facilité à changer d’opinion, de résolution, de passion, de conduite, de sentiment. Faculté, capacité à changer, en parlant des choses sans en vérifier l’authenticité. C’est l’état de quelqu’un qui ne fait pas d’effort pour persévérer dans le but poursuivi, et relâche en cours de chemin.

« c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses » (Jacques 1.8).

« Approchez-vous de Dieu, et Il S’approchera de vous. Lavez vos mains, pécheurs; et purifiez vos cœurs, vous qui êtes irrésolus » (Jacques 4.8).

« Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit: Jusques à quand serez-vous comme un homme que boite des deux côtés? Si le Seigneur est Dieu, suivez-le; si Baal est Dieu, suivez-le aussi. Et le peuple ne lui répondit pas un seul mot » (1Rois 18.21).

« Et quoiqu’ils adorassent le Seigneur, ils servaient en même temps leurs dieux, selon la coutume des nations du milieu desquelles ils avaient été transférés en Samarie » (2Rois 17.33).

« Et le Seigneur a dit: Parce que ce peuple s’approche de bouche et Me glorifie des lèvres, tandis que son cœur est éloigné de Moi, et que le culte qu’il Me rend vient de préceptes et d’enseignements humains » (Esaïe 29.3).

« Leur cœur est partagé, maintenant ils vont périr; le Seigneur Lui-même brisera leurs idoles, Il renversera leurs autels » (Osée 10.2).

« Nul ne peut servir deux maîtres; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Mt 6.24).

« Ils ont les yeux pleins d’adultère et d’un péché qui ne cesse jamais; ils séduisent les âmes mal affermies; ils ont le cœur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction……C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses; lettres dans lesquelles il y a certains passages difficiles à comprendre, dont les hommes ignorants et mal affermis tordent le sens, pour leur propre » (2Pierre 2.14 ; 3.16).

En Grec, "un homme double d’âme," ayant deux dispositions contraires, dont l’une regarde à Dieu dans la prière, l’autre à la créature au monde, à soi-même « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes doubles de cœur » (Jacques 4.8).

Un tel homme est inconstant, c’est-à-dire sans repos, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toutes ses voies, dans toute sa conduite.

Un homme irrésolu est un homme qui ne sait pas ce qu’il veut.

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu.

Nous devons avoir une confiance sans précédent à notre Dieu dans toutes ses voies.

L’angoisse :

L’angoisse est une anxiété extrême, accompagnée d’un serrement douloureux à l’épigastre, d’oppression et de palpitation. Grande affliction d’esprit mêlée d’une vive inquiétude.

« Jacob fut très effrayé, et saisi d’angoisse. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, les brebis, les bœufs et les chameaux » (Genèse 32.7).

« Ils se dirent alors l’un à l’autre: Oui, nous avons été coupables envers notre frère, car nous avons vu l’angoisse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons point écouté! C’est pour cela que cette affliction nous arrive » (Genèse 42.21).

« Ainsi parla Moïse aux enfants d’Israël. Mais l’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse » (Exode 6.9).

« Je vais répandre dès aujourd’hui la frayeur et la crainte de toi sur tous les peuples qui sont sous le ciel; et, au bruit de ta renommée, ils trembleront et seront saisis d’angoisse à cause de toi » (Deut 2.25).

« Au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi, tu mangeras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles que l’Eternel, ton Dieu, t’aura donnés » (Deutéronome 28.53).

« il ne donnera à aucun d’eux de la chair de ses enfants dont il fait sa nourriture, parce qu’il ne lui reste plus rien au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi dans toutes tes portes » (Deut 28.55) ;

Dans le texte d’Ex 6.9-8, on remarque que Dieu a développé devant Moïse tout son plan de salut découlant de ce nouveau nom d’Éternel qu’il a pris pour Israël. Et ce plan de salut est encore une fois absolument garanti par sa signature: Je suis l’Éternel. "C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même" confirmera Dieu plus tard (Esaïe 43.25). Il est bien triste de constater qu’Israël "à cause de leur angoisse d’esprit" manifestée par l’impatience, n’écoute pas. C’est la première manifestation d’incrédulité de ce peuple, hélas suivie, comme nous le verrons, d’une longue liste d’autres semblables (Psaumes 106.7). Mais nous devons le retenir, Dieu porte ses regards sur les siens. Ils sont mêlés à des étrangers mais son œil les distingue et il se plaît à rappeler leurs noms car, "Le Seigneur connaît ceux qui sont siens" (2Tim 2.19). Nous devons donc être encouragés en tout temps parce que "Les yeux du Seigneur regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes à leur cri" (Psaumes 34.15 ; 1Pierre 3.12).

Une leçon et pas de moindre subsiste dans cette situation de Moïse avec le peuple de Dieu à sa charge. Quand nous constatons, par expérience, que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, que nous sommes le mieux amenés à prospérer dans nos tentatives ici-bas, à la gloire de Dieu ; c’est particulièrement vrai quand nous voulons dépendre entièrement de Sa Personne, et que toute notre espérance est placée en Lui. Au début, Moïse s’attendait à voir Dieu réaliser Ses intentions à l’égard du peuple ; maintenant il va vraiment distinguer l’action divine. Dieu voulait désormais être connu sous le nom de Jéhovah, c’est-à-dire un Dieu qui accomplit ce qu’il promet, qui finit ce qu’Il entreprend. Dieu s’attendait à être reçu dans la joie : « Je vous prendrai pour être mon peuple, un peuple mis à part et Je serai votre Dieu ». Rien ne peut nous rendre plus heureux qu’une telle bénédiction ! Dieu annonce Sa gloire : « vous saurez que Je suis L’éternel ». Ces paroles merveilleuses et pleines d’encouragement auraient dû vivifier les enfants d’Israël, tout en leur faisant oublier leur misère ; mais ils étaient si absorbés par leurs épreuves, qu’ils n’ont pas prêté attention aux promesses divines.

Quand nous cédons à la déprime et à l’énervement, nous nous privons du réconfort que nous pourrions avoir, à la fois par la Parole de Dieu et par la Providence, avec tous les désagréments que cela peut engendrer.

  • La crainte :

La crainte est le fait de redouter quelque chose.

« Jacob répondit, et dit à Laban: J’avais de la crainte à la pensée que tu m’enlèverais peut-être tes filles » (Genèse 31.31).

« Jacob n’envoya point avec eux Benjamin, frère de Joseph, dans la crainte qu’il ne lui arrivât quelque malheur » (Genèse 42.4).

Ceux qui s’investissent en Dieu, peuvent témoigner ou parler en faveur d’eux-mêmes, avec crainte et humilité. Au temps de la fin, la crainte, non celle qui est respectueuse de Dieu et des choses du ciel, se verra manifeste dans la vie des hommes qui soient, amenés à jurer, à la fois par le Seigneur et par le roi (Sophonie 1.5) ? De la même manière, de nos jours, les hommes souhaitent servir Dieu et Mammon. Beaucoup professent connaître le vrai Dieu, mais leurs cœurs et leurs maisons sont les demeures de l’idolâtrie. Quand un homme est sujet à la convoitise, comme Laban, le monde est son dieu ; il réside alors parmi des idolâtres et la luxure, afin de devenir comme eux, ou du moins un adepte de leurs abominations.

Déstabilisation de la citadelle intérieure :

« Quant à ceux d’entre vous qui resteront, Je frapperai leurs cœurs d’épouvante au milieu de leurs ennemis; le bruit d’une feuille qui vole les fera trembler, ils fuiront comme s’ils voyaient une épée, et ils tomberont sans que personne les poursuive. Ils tomberont chacun sur leurs frères, comme s’ils fuyaient du combat; nul d’entre vous ne pourra résister à vos ennemis » (Lév. 26.36)

« Parmi ces nations mêmes, tu ne seras pas tranquille, et il n’y aura pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds; là Yahweh te donnera un cœur tremblant, des yeux éteints, et une âme languissante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, et tu ne croiras pas à ta vie. Le matin tu diras: « Que ne suis-je au soir? » et le soir tu diras: « Que ne suis-je au matin? » —à cause de la crainte qui agitera ton cœur et des choses que tes yeux verront » (Deut 28.65-67)

L’expression « bruit d’une feuille » introduit la notion de terreurs continuelles et imaginaires.

Notre attachement par la foi en Christ garantit notre stabilité émotionnelle, financière voire matériel. Ainsi, lorsque nous ne craignons pas le nom terrible de l’Éternel, nous pouvons vraiment nous attendre à subir les épouvantables fléaux réservés à ceux qui n’ont pas le Tout Puissant pour refuge. C’est ainsi qu’à cause de son infidélité, Israël a été retranché de la « terre promise » selon la parole de Dieu dans Deutéronome 28.63. Ceci s’est d’abord réalisé, lors de la captivité des Juifs, à Babylone, mais aussi, quand Jérusalem fut détruite par les Romains, et que ses habitants ne purent, là encore, rester en Palestine. Les Israélites ne devaient plus connaître le repos, même pour « la plante de leurs pieds » (Deutéronome 28.65). ils devaient errer continuellement, devant s’attendre soit à une prospérité éventuelle, soit à la crainte d’être persécutés. Même leur âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Ils devaient être bannis de ville en ville, de pays en pays ; aller çà et là, toujours rejetés. Ces tragédies au sujet du peuple aimé de Dieu ne devraient pas non seulement nous étonner, mais surtout nous convaincre de la véracité de la Parole de Dieu, ce qui devait susciter en nous une sainte crainte de Dieu et de sa parole.

Soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

Jésus Christ est le Prince de paix et l’abandonner n’est pas sans conséquences (2Chron 15.5 ; Esaïe 48.22 ; 59.8 ; Ezéchiel 7.25 ; 13.10 ; Zacharie 8.10 ; Romains 3.17).

Nous devons le retenir, on ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est pour le méchant, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure Grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

Application :

L’ancre plonge dans l’invisible pour y chercher le sol ferme et s’y fixer solidement. Où que nous soyons, en pleine vie ou près de la mort, jetons l’ancre de notre espérance vers ce rocher toujours accessible qui est Jésus !

Le câble de l’ancre n’est rien d’autres que l’ensemble des promesses divines qui descendent à toutes les profondeurs de la pensée divine. Avec ses caractères de sûreté et de fermeté, nous découvrons là une belle image de l’espérance fondée sur Christ. Nous avons une ferme consolation, nous qui sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée, laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme (Hébreux 6.18-19).

Dans la manifestation effective de ce que disent les Ecritures au sujet de Jésus-Christ qui est l’ancre véritable de nos âmes, notre espérance doit être comme celle d’Israël (Actes 28.20) qui était axée sur la venue du Messie, et la fin de la captivité de Babylone, et le bonheur du ciel. Le Seigneur est l’espérance des justes car leur espérance ne sera point confondue parce qu’au contraire, c’est l’espérance des impies qui périra (Proverbes 10.28 ; Job 8.13), devant être sans effet, puisque même ils vivront et mourront sans espérance.

L’impact de l’espérance pour le croyant est si important que lorsqu’elle est différée, elle afflige l’âme (Prov. 13.12) au lieu de la réconforter et la stabiliser. C’est pourquoi, quand on possède ce qu’on désire, l’âme est consolée. Abraham, notre père dans la foi espéra en Dieu contre toute espérance (Romains 4.18) lorsqu’étant avancé en âge, Dieu lui promit un fils. L’espérance de l’ingrat se fond comme la glace. Les prisonniers plein d’espérance (Zacharie 9.12), sont les Israélites qui étaient en captivité, mais qui espéraient d’en sortir. Dans le Nouveau Testament, l’espérance, se rapporte généralement à l’espérance en Jésus-Christ, l’espérance aux biens éternels, l’espérance de la résurrection future (Romains 5.2). L’épreuve produit l’espérance, et l’espérance n’apporte jamais de confusion (Romains 5.4,5). L’espérance du croyant authentique est fondée sur la patience, et la consolation que nous tirons des Ecritures (Romains 15.4). La foi, l’espérance et la charité comme nous le recommande 1Corinthiens 13.13, sont tout le trésor des Chrétiens. En effet, Jésus-Christ est toute notre espérance (1Tim 1.1). C’est dans ses mérites, dans son sang, dans sa grâce, dans ses promesses, dans son esprit, que consiste toute notre espérance dans cette vie et dans l’autre.

L’espérance touche trois points principaux :

(1) Le fruit de la foi dont elle ne peut être séparée (Hébreux 11.1).

(2) Attente des croyants de l’accomplissement des promesses de Dieu.

(3) Retour du Seigneur, appelée bienheureuse (Tite 2.13.

La comparaison est très significative lorsqu’il nous disons « Cette espérance, … comme une ancre de l’âme. Cela veut bien dire que de même qu’une ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme.

Pénètre au-delà du voile : Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Cette espérance mentionnée dans ce texte est une recherche certaine des bénédictions promises par Dieu ; cette espérance est animée par l’amour que l’on éprouve pour Dieu, elle conditionne notre attente et la mesure de Ses engagements.

L’espérance comporte divers degrés, tout comme la foi. La promesse que Dieu a faite aux croyants provient du dessein éternel qu’il a établi, elle est immuable et en phase avec le Père éternel, le Fils, et l’Esprit. Les promesses de Dieu sont pour nous une ferme assurance ; nous avons dans ce texte deux éléments immuables : le conseil et le serment de Dieu, au sujet desquels Il ne peut mentir. Si cette vérité n’était pas, elle serait contraire à la nature et à la volonté divine. Comme Dieu ne peut pas mentir, la destruction de l’incrédule et le salut du croyant sont inexorables, l’une comme l’autre.

Tous ceux à qui Dieu a accordé la joie de demeurer en Lui, bénéficient de promesses, par « héritage ». Les consolations de Dieu sont suffisamment solides pour soutenir Son peuple, même dans les épreuves les plus lourdes. Dieu est un véritable « Refuge », pour tous les pécheurs qui recherchent Sa Miséricorde, à travers la Rédemption de Christ, selon Sa Grâce, laissant de côté toute autre considération.

Conclusion :

Nous sommes en ce monde tel un navire sur la mer, ballotté ça et là, courant souvent le risque de partir à la dérive. Nous avons besoin d’une « ancre » pour nous garder fermement. L’espérance que nous accorde l’Évangile est notre « ancre », dans les tempêtes ici-bas. Cette ancre est sûre et solide, sinon elle ne pourrait pas nous garder ainsi, en sécurité ! La Grâce de Dieu, les mérites et la médiation de Christ, comme les influences puissantes de son Esprit, constituent les bases d’une solide espérance spirituelle. Christ est l’objet et le fondement de l’espérance du croyant. Portons donc nos affections sur les « choses d’en haut », et attendons patiemment leur venue, lorsque nous paraîtrons avec Christ, dans Sa gloire !

Enfin ceux qui croient à l’Évangile et qui montrent la sincérité de leur foi par leur patience et par leur charité, doivent considérer, pour leur consolation et pour leur encouragement, ce que l’apôtre dit ici, que Dieu n’est point injuste pour oublier leur travail, que ses promesses sont immuables, puisqu’elles ont été faites avec serment et confirmées, outre cela, par l’exaltation de Jésus-Christ dans la gloire céleste, où il est entré comme notre précurseur. C’est là l’espérance des fidèles qui, comme une ancre sûre et ferme, pénètre jusque dans le ciel et les rend inébranlables au milieu des tentations et des afflictions auxquelles ils sont exposés.

Dr. André CHOUBEU

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JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)

7 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)
  • L’agitation intérieure :

L’agitation est le mouvement continuel et fatiguant du corps, occasionné soit par une cause physique, soit par une inquiétude morale. L’agitation morale est une espèce de déstabilisation de la citadelle intérieure de l’homme, cédant généralement à un panique qui occasion parfois une fatalité.

« Même parmi ces peuples vous ne trouverez aucun repos, et vous ne trouverez pas seulement où appuyer en paix la plante de votre pied. Car le Seigneur vous donnera un cœur toujours agité de crainte, des yeux languissants, et une âme tout abîmée dans la douleur. Votre vie sera comme en suspens devant vous; vous tremblerez nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie. Vous direz le matin: Qui me donnera de voir le soir? et le soir: Qui me donnera le voir le matin ? tant votre cœur sera saisi d’épouvante, et tant la vue des choses qui se passeront devant vos yeux vous effrayera » (Deutéronome 28.65-67 Version Fillon).

Nous savons que l’agitation intérieure introduit une sorte de surdité spirituelle (Esaïe 6.10 ; Jérémie 6.10 ; Ezéchiel 12.2 ; Zacharie 7.11 ; Mt 13.15 ; Actes 28.26 ; 2Tim 4.4) qui produit une lourdeur d’esprit caractérisée par la dureté du Cœur, qu’occasionne une sorte d’indifférence religieuse, manifestée par l’incrédulité.

L’Eternel est le Dieu de paix et Jésus Christ étant le Prince de Paix, la réconciliation véritable produit occasionne la paix avec Dieu qui introduit dans l’esprit et la conscience du croyant, la paix de Dieu. Par contre, la séparation spirituelle d’avec Dieu a pour conséquence le commencement des douleurs qui seront envoyées à ceux-là qui par leur détour du plan et de la Parole de Dieu, sont de fait maudits. In fine, toute agitation intérieure fait que le sujet ne devait plus connaître le repos, même pour « la plante de ses pieds », devant errer continuellement, devant s’attendre à la crainte d’être persécuté. Même son âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Il devait être banni de ville en ville, errant ça et là, toujours rejeté et déçu par ce qu’il vivra de lieu en lieu.

Puisse nous soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

  • La frousse :

La frousse est la manifestation de la peur. Un manque de conviction ou de confiance en soi qui introduit une crise d’identité. Il arrive que celui qui a la frousse doute aussi de lui-même et de ses possibilités, ce qui le réduit considérablement dans ses actions et interventions.

« Or elle envoya appeler Barac, fils d’Abinoham de Kédés de Nephthali, et lui dit : L’Eternel le Dieu d’Israël n’a-t-il pas commandé, et dit ? Va, et fais amas de gens en la montagne de Tabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali, et des enfants de Zabulon. Et j’attirerai à toi au torrent de Kison, Sisera, chef de l’armée de Jabin, avec ses chariots et la multitude de ses gens, et je le livrerai entre tes mains. Et Barac lui dit : Si tu viens avec moi, j’y irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’y irai point » (Juges 4.6-8).

Dans le texte, Barak ne se sentait pas suffisamment appuyé de l’Esprit d’en-haut, pour marcher seul à cette grande lutte. Il réclame l’appui personnel de la prophétesse. Toutefois, nulle part, il n’est dit que Barak était en déphasage avec Dieu à cause d’un péché quelconque. Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l’Esprit de Dieu. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l’Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu’il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l’accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés. Ceux qui, au nom de l’Éternel, envoient d’autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses. Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

Dans les propos de Barak à la Prophétesse, il se lit la pusillanimité (Lev. 26.36 ; Nombres 14.3 ; Deut 1.28 ; 20.8 ; Esaïe 7.4 ; 30.17) qui est une sorte de lâcheté, de peur et de crainte coupable caractérisait la vie de Barak, et il ne put prendre la tête du peuple pour la bataille contre l’ennemi de son peuple. Ceci est une sorte de démission due au manque de foi au Dieu de son salut.

On ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est de tout temps pour nous, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

  • Le complexe d’infériorité :

Le complexe se définit comme l’ensemble de contenus inconscients susceptibles de venir perturber l’activité psychique du sujet. Il est question de quelqu’un qui capitalise en lui comme acquis, un nombre important d’incompétences qui le limite de manière littéral, parce qu’en lui il s’est incapable. Dans la pensée d’une telle personne, il est inutile d’essayer car la réussite est impossible.

« Puis vint l’ange de l’Eternel, et il s’assit sous le térébinthe d’Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment au pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’ange de l’Eternel lui apparut, et lui dit: L’Eternel est avec toi, vaillant héros! Gédéon lui dit: Ah! mon Seigneur, si l’Eternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent: L’Eternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Egypte? Maintenant l’Eternel nous abandonne, et il nous livre entre les mains de Madian! » (Juges 6.11-13).

Les valeurs intrinsèques de Gédéon (abatteur d’arbres) montrent qu’il était assez discret, mais actif et brave et lors qu’il est sollicité pour accomplir une grande œuvre, il n’a pas cru au potentiel en lui. Il avait une faible foi, il avait du mal à croire que l’Éternel était toujours présent, avec Son peuple, malgré la détresse qu’éprouvait ce dernier.

Sous la dispensation du Saint-Esprit, nous ne devons pas nous attendre à voir de tels signes, de nos yeux, comme ce fut le cas pour Gédéon. Nous devons, par contre, prier Dieu avec ferveur, qu’Il nous donne une manifestation spirituelle dans le cœur, témoignant ainsi que nous avons trouvé grâce à Ses yeux. L’Ange de l’Éternel transforma la viande, en offrande passée par le feu, montrant ainsi qu’Il n’était pas un simple homme, ayant besoin de se nourrir, mais directement le Fils de Dieu, qui devait à la fois, par Son sacrifice, être honoré et sauver ceux qui acceptent le Salut par Grâce. Un signe a donc été donné à Gédéon, indiquant à ce dernier, qu’il avait trouvé grâce aux yeux de l’Éternel.

  • L’inquiétude :

L’inquiétude est l’état de celui qui est inquiet, qui n’a pas le repos moral. Etat de tourment, inconstance d’humeur, amour du changement qui fait qu’on est toujours mécontent de l’état où l’on se trouve. Manque de tranquillité, de repos physique, état de trouble soit sentimental, soit intellectuel, fréquent dans la pathologie des obsédés.

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.27-34).

Ce texte très clair de Matthieu peut ainsi se lire aisément : "Quelle est l’utilité de l’anxiété ? Qui par son anxiété, peut ajouter quelque chose au parcours de sa vie?" S’il est correct de parler de "longueur de vie," il est aussi possible de parler d’ajouter une coudée à cette longueur. Aux regards de l’insistance du Seigneur sur les inquiétudes, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie, nous saisissons sans détour que ce point est celui sur lequel Satan piège sans relâche les ouvriers de Dieu.

Nous ne le dirons jamais assez, l’inquiétude, l’anxiété, la crainte du lendemain relève simplement d’un manque de foi à cause du manque de la réelle place de l’abnégation dans nos vies. Le sens profond de ce mot conduit aux renonciations de toutes choses pour Christ. Pour y parvenir, il faut une démarche qui consiste à :

1) Quitter maison et amis (Marc 10.28 ; Luc 5.11)

2) Quitter les affaires (Luc 5.27,28)

3) Adopter une condition de disciples (Luc 14.33)

4) L’exemple de la renonciation de Paul (Phil 3.8)

5) Récompense Promise (Luc 18.29,30)

Cette condition de vie est caractérisée par la mort au péché, association à la mort de Christ, un service sans questions, une résignation dans l’épreuve, une soumission à la volonté divine, une consécration totale dans un appel personnel, exercice d’une tache particulière dans l’église tout en revêtant la nature de suiveurs ou disciples, en remplissant les conditions (porter sa croix (Mt 16.24), renonciation (Luc 14.26), quitter tout (Luc 14.33), vivre dans la constance, la fermeté (Jean 8.31), étant toujours fructueux (Jean 15.8), afin d’évoluer dans une croissance équilibrée.

Le croyant authentique vit dans un monde dont les défis journaliers interpellent à plus d’un titre sur plusieurs domaines. Alors, même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes. Ne soyons pas en tracas pour votre vie, en particulier sur sa durée. Laissons plutôt le soin à Dieu de l’allonger ou de la raccourcir comme Il le désire car, notre temps est dans Sa main, qui est toujours une bonne main !

Ne nous soucions pas non plus de notre devenir ici-bas, mais permettons à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté souveraine et parfaite. La nourriture et le vêtement, Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Ne nous soucions pas non plus du lendemain, ni du temps à venir car Dieu doit seul être notre présent et notre avenir (prospérité). Ne soyons pas inquiet pour le futur, quelle sera votre vie l’an prochain, ou quand nous serons âgés, ce que nous laisserons derrière nous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter.

Que tout ce qui précède, puisse nous encourager à placer notre confiance en Dieu ! Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas ! La prévenance pour notre âme est la meilleure « cure » ici-bas. Cherchons premièrement le royaume de Dieu, et faisons de la piété votre priorité, ne considérant pas que c’est de la résignation. Cette ligne de conduite nous assurera bon nombre de bénédictions en ce monde.

Après une mise au clair sur le désir d’un enrichissement à tout prix et à tous les prix qui peut conduire au fatalisme, Pierre interroge donc le Seigneur pour lui et au nom des autres disciples. Pierre a quitté bien peu de chose, et cependant il dit: "Nous avons tout quitté," car il faut peu de chose pour nous rendre esclaves de la cupidité; aussi on est heureux quand on a su le sacrifier.

Il ne veut pas ici nous engager à abandonner nos parents, sans les assister ; ni à nous séparer de nos épouses ; il nous apprend simplement à préférer l’honneur de Dieu à tous les intérêts du siècle. Chrysostome dans son Homélie 64 sur S. Matthieu dit que notre Seigneur me paraît avoir voulu prédire indirectement les persécutions futures où l’on devait voir un grand nombre de parents entraîner leurs enfants dans l’impiété, et beaucoup de femmes leurs maris.

Cette récompense au centuple doit donc s’entendre de la communication et non de la possession, et le Seigneur a accompli cette promesse d’une manière bien supérieure au sens matériel. Dans une maison, une seule épouse s’occupe de la nourriture et du vêtement de son mari. Mais voyez les Apôtres, un certain nombre de femmes pourvoyaient à leur nourriture et à leurs vêtements, et les servaient (1Cor 9). Ils eurent aussi autant de pères, autant de mères qu’il y avait de fidèles qui les aimaient. Pierre lui-même n’avait quitté qu’une seule maison, et les maisons de tous les fidèles étaient à sa disposition. Et ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que les saints jouiront de ce centuple jusqu’au milieu des persécutions qu’ils auront à souffrir. (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

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JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

2 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

Hébreux 6.19

Introduction :

La pratique de la foi devient de plus en plus si aléatoire qu’il est difficile de déceler des hommes et femmes dont la fermeté de la confiance a une stabilité prouvée au milieu des flots agités par les vagues des péripéties de la marche. La Bible nous parle de l’ancre de la foi, celle-là qui garantit notre résilience (capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant) qui démontre notre forte conviction de l’action divine qui en nous atteste notre marche vers une maturité spirituelle évidente. Le fonctionnement et l’importance de l’ancre, objet si petit, mais efficace pour stabiliser un gros bateau pendant des heures, jours ou mois devait nous interpeler pour une confiance véritable et tranquille en un Dieu vivant et vrai.

Définition :

L’ancre est un instrument dont on se sert pour arrêter les vaisseaux en rade ou au port.

Symbolisme de l’ancre :

L’ancre est le symbole de solidité, de sécurité, et donc d’espérance. L’ancre évite au bateau d’être poussé par le vent ou le courant sur les rochers. Elle doit reposer sur un fond solide, qui dans Hébreux 6.19 est le lieu saint, le lieu d’accès à Dieu, mais dans le Nouveau Testament, c’est par l’œuvre de Christ à la croix.

Notre espérance est incarnée par Christ lui-même, qui est entré pour nous dans la présence de Dieu, dans le lieu Très Saint. En effet, lorsqu’on jette l’ancre, elle doit aller s’accrocher dans le sable au fond de la mer pour assurer la stabilité du bateau. Pour nous, la foi de Dieu a opéré l’action afin d’accrocher notre foi à la foi de Dieu au travers du sacrifice expiatoire du Calvaire. Nous savons que dans l’Ancien Testament, le Souverain Sacrificateur traversait trois zones dans le parvis (le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint) pour effectuer le sacrifice pour les péchés. Jésus a traversé trois zones célestes (le ciel atmosphérique, l’univers stellaire et la demeure de Dieu (2 Cor 12.2-4) après réalisé l’ultime sacrifice. Dans le temple, un voile séparait le lieu saint du lieu très saint. Il empêchait de pénétrer ou de jeter un simple coup d’œil dans le ieu très saint (Hébreux 9.1-8). Une fois par an en effet, le jour des expiations, le Souverain Sacrificateur d’Israël devait entrer dans le lieu très saint pour effectuer le rachat des péchés du peuple (Lévitique 16). Ce tabernacle limité n’était que la copie de la réalité céleste (Hébreux 8.15). Quand Jésus est entré dans le sanctuaire céleste après nous avoir acquis la rédemption, le fac-similé terrestre a été remplacé par la réalité du ciel elle-même. Ainsi, libéré de ce qui es terrestre, la foi chrétienne se caractérise par ce qui est céleste Hébreux 3.1 ; Ephésiens 1.3 ; 2.6 ; Phil 3.20 ; Col 1.5 ; 1 Pierre 1.4).

Christ étant entré une fois pour toute dans le lieu très saint de la réalité céleste, il est constamment devant Dieu, et en tant que grand-prêtre, il intercède sans cesse pour nous pour notre lien indéfectible avec le trône de grâce, étant par là même, l’ancre de notre foi qui maintient nos âme vivante et stable dans la ferme confiance en Dieu.

Mécanisme de fonctionnement :

Dans les grands vaisseaux on tenait trois ou quatre ancres, mais il y en avait toujours une dont on ne se servait qu’à la dernière extrémité: on l’appelait ancre sacrée, et maintenant encore on l’appelle maîtresse-ancre.

Autrefois on jetait les ancres de la poupe ou de l’arrière (Actes 27.17,29), de nos jours on les jette de la proue ou de l’avant. Les ancres modernes sont de fer en forme de crocs, en sorte que, de quelque manière qu’elles tombent, elles entrent dans le sable.

C’est par l’espérance que nous avons la foi et l’espérance du salut est comparée par l’Apôtre (Hébreux 6.19) à une ancre sûre et inébranlable, qui, allant se fixer au-delà du voile dans le ciel vers Jésus et les choses invisibles, nous affermit au milieu des orages et de la tempête des passions, nous empêchant de flotter à tout vent de doctrines (Jacques 1.6 ; Jude 1.13 ; 1Timothée 1.19 ; Ephésiens 4.14).

Une marche chrétienne permanente hors de la zone de turbulences est pratiquement impossible. Les ennemis de la foi sont nombreux :

  • La peur :

La peur est la crainte, la frayeur, l’émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger.

« Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur !.... Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi! » (Marc 14.27,30).

La peur manifeste un manque de fermeté ou de confiance devant une circonstance qui présente un danger.

Dans le texte de Marc, le Seigneur montre qu’il voit ce qui ne va pas, dans ce que nous disons ou faisons, ce dont nous sommes parfois incapables de vraiment nous rendre compte. Il connait notre état d’âme. La sagesse de l’homme n’est que folie, lorsqu’elle prétend que les ordonnances divines ont des limites. Dans ce texte, nous voyons que Pierre ne comprit pas exactement la véritable nature du Royaume de Christ à cause de la peur.

  • Le doute :

Le doute est l’incertitude sur l’existence ou la vérité d’une chose, sur la vérité ou la fausseté d’une idée. Etat d’esprit de celui qui doute des vérités d’une promesse divine. Le doute est également le fruit du raisonnement et du manque de confiance en Dieu.

« Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre » (Jacques 1.6).

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu. Certaines personnes de condition modeste, peuvent se réjouir d’être « riches » dans la foi, convaincues d’hériter du Royaume de Dieu ; le riche peut également se réjouir de traverser des conditions difficiles, elles ne peuvent que le conduire sur le chemin de la piété. La richesse du monde se flétrit inéluctablement : que le riche se réjouisse en la Grâce de Dieu, Celui qui peut le garder dans l’humilité ; cette Grâce lui permettra de traverser les épreuves, et lui apprendra à rechercher la paix en Dieu, au lieu des plaisirs éphémères de ce monde. Cependant, s’accrochant à Christ, Parole et Vérité éternelle de Dieu, notre lien à lui par la foi nous maintiendra stable dans le domaine spirituel comme l’ancre retient stable le bateau qui accoste.

Ce texte de Jacques prescrit comment rester fidèle à Dieu, au temps de l’épreuve et comment tenir une bonne conduite dans la prospérité, comme dans les circonstances défavorables (Jacques 1.11), en considérant tout mal, comme procédant de nous-même, et tout bien comme provenant de Dieu (Jacques 1.12-18). Il recommande le devoir de veiller contre un tempérament irréfléchi, et de recevoir la Parole de Dieu avec humilité et soumission (Jacques 1.19-21), vivant en conformité aux saines exhortations (Jacques 1.22-25), ce qui, parce que Christ est la base, établira la différence entre les vaines hypocrisies et la véritable piété (jacques 1.26,27). Lorsque Christ est l’ancre de notre foi, il est indéniable que dans l’adversité, l’homme soit toujours joyeux, parce que l’amour de Dieu en est l’unique base. Ainsi, les différentes épreuves rencontrées dans l’exercice du devoir, nous apporteront des bénédictions, puis contribueront à l’établissement de notre couronne, dans les cieux.

Christ comme l’ancre de notre foi répond pour le mieux à tout découragement, quand nous allons vers Dieu, convaincus de notre propre faiblesse et de notre folie.

  • La terreur :

La terreur est une émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente.

« Et Moab fut très effrayé en face d’un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des enfants d’Israël » (Nombres 22.3).

« L’Eternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous » (Josué 2.9).

« Les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront » (Luc 21.26).

Une foi inébranlable à ce que Dieu a dit est comme l’ancre que l’on lance de la poupe. La marche du peuple d’Israël vers Canaan créait la terreur dans les royaumes situés sur leur parcours. Rahab avait entendu parler des miracles que l’Éternel avait accomplis en faveur d’Israël. Elle était convaincue que Ses promesses s’accompliraient également et que Ses menaces seraient mises à exécution. Elle savait qu’il n’y avait aucun autre moyen d’échapper à Sa colère, sinon en se soumettant à Lui, tout en se plaçant aux côtés du peuple d’Israël. Elle opta par son identification au peuple en souscrivant aux principes qui conduisaient à la foi divine. En conséquence, les promesses des espions trouvent une adhésion de sa foi sans équivoque. En Christ, l’Éternel se manifeste souvent par Sa bonté et Sa vérité, (Psaumes 117.2) ; par ces deux qualités, Il est déjà digne d’être suivi ! Ainsi, ceux qui gardent les promesses de Dieu dans leur cœur, marchent avec une prudence respectueuse, quand ils les voient s’accomplir. Le cordon mis en place par les espions est un procédé simple et très pratique pour sauver Rahab. Ce cordon écarlate, semblable au sang qui recouvrait le linteau des portes des Israélites, lorsque l’Éternel frappa les premiers-nés d’Égypte, rappelle indubitablement la sécurité dont peuvent bénéficier les pécheurs, au travers du sang expiatoire de Christ. Grâce à cette expiation, nous sommes en mesure de nous réfugier en Jésus, pour fuir la colère légitime de Dieu. Ce cordon, que Rahab utilisa pour sauver les Israélites, est le même que celui qui nous garde en sécurité : le sang de Jésus qui, aspergé sur le propitiatoire produit la paix avec Dieu et nous procure la paix de Dieu.

  • L’incertitude :

L’incertitude est l’état d’une personne irrésolue sur ce qu’elle doit faire, ou incertaine de ce qui doit arriver. Ce qui est susceptible de doute. Ce qui n’est pas d’une nature bien arrêtée. Une susceptibilité qui présage une erreur possible.

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? » (Genèse 3.1).

Nous retiendrons que dans le texte Samaritain, le mot ‘‘serpent’’ au lieu d’être normalement nachash, qui veut dire ‘‘un serpent’’, est écrit cachash, qui signifie un menteur ou imposteur. Ce menteur ou imposteur en question est exposé clairement par le Christ dans Jean 8.44 comme étant le diable. L’incertitude est une inspiration satanique pour induire en erreur lorsque l’illumination est inexistante ou affaiblie.

Lorsque nous examinons la profondeur de la question du diable à la femme, une astuce bien préconçue cache une intention de nuire. Il est pour le serpent, dans une interrogation qui semble innocente, de susciter chez la femme le doute à l’égard de la réalité de la défense de manger les fruits. Il veut ébranler, par la conviction même de la réalité de la défense de la femme, sa confiance en la bonté et en la justice de Dieu qui prétendu bon, oserait introduit une si grande dureté en refusant de manger les fruits de tous ces nombreux arbres.

La stratégie du serpent est bien peaufinée consistant à s’introduit dans le jardin pour capter la confiance de la femme en même temps qu’il insinue dans son cœur la méfiance envers Dieu. Il introduit dans son cœur une idée comme celle-ci : Dieu ne vous aime pas puisqu’il vous prive d’un si grand avantage. Non seulement vous ne mourrez point, mais « vous serez comme Dieu ». Le Menteur excite ainsi l’orgueil et l’envie dans le pauvre cœur humain et le place dans l’incertitude. (à suivre)

Dr André CHOUBEU

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LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (2)

18 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (2)

La conversion a-t-elle vraiment résolu le problème ?

Nous dirons, pas chez tous, car plusieurs facteurs sont encore mis en cause dans la prospérité de l’une ou de plusieurs facteurs de progrès dans leur vie. Les Écritures enseignent que chaque personne n’a pas à être un spectateur qui assiste passivement, mais doit être un participant qui contribue activement pour sa croissance : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent » (Phil. 2.12).

En ce qui consiste l’œuvre de la rédemption, tout a été accompli à la croix. Dieu en a été satisfait, la vie a été sauvée, mais elle doit grandir pour arriver à la maturité spirituelle. Cette autre étape ne concerne pas Dieu, mais le croyant. C’est pour répondre à cette exigence que l’Apôtre Pierre dit en substance : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Pierre 1.3-8).

Par ce texte, nous comprenons que les efforts individuels sont requis dans la programmation du temps, notre engagement et disponibilité pour Dieu qui au moyen du Saint-Esprit transformera notre méthode de pensée pour façonner en nous, la façon d’agir de Jésus. Plusieurs autres exemples illustrent cette vérité.

« La libération de la croix doit avoir son effet dans le domaine de l’esprit, du corps et de l’âme, ayant un impact spirituel et physique sur l’homme. Cependant l’ignorance n’a pas permis à certains d’aller jusqu’au bout en s’appropriant la puissance de la Parole de Dieu dans toutes les parties de leur vie. Nous lisons : ‘‘Cela dit, il cria d’une voie forte : Lazare, sors de là ! Et voici que le mort sorti du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez le aller !’’ (Jean 11.43-44).

Ce texte illustre parfaitement l’état de l’homme à la nouvelle naissance. Par sa foi en la mort expiatoire de Christ et sa résurrection triomphante, il est sorti de la prison infernale du péché où Satan l’avait tenu en captivité. De la mort spirituelle, il est passé à la vie éternelle par l’Esprit de Dieu en lui. Il est sorti de la tombe de la mort, il vit, mais il doit agir, respirer et marcher. Lazare est sorti de la tombe par le renouvellement du souffle de vie en lui, mais avait encore :

- Les pieds liés : Les bandes qui enlaçaient encore ses pieds l’empêchaient d’expérimenter dans la marche de la foi la résurrection opérée par Christ. Cet obstacle était réel, le contraignant à rester sur place, voir les mêmes choses, vivant les mêmes expériences de la vie nouvelle sans autres témoignages. Cet état conduit finalement à la routine, à la passivité religieuse.

- Les mains liées : Les mains permettent d’agir, d’exercer, de travailler. Mais les liens le contraignent à l’échec, l’incapacité, à l’insuccès, à l’inactivité, à la passivité, à une attitude amorphe conduisant à la sécheresse et la stérilité.

- Le visage enveloppé : Ne pouvant pas voir, Lazare restait dans l’aveuglement bien qu’ayant la vie. Il lui est impossible de percevoir quelque chose. Sa pensée est obscurcie et sa vision limitées aux bandes sur ses yeux. Il ne peut bouger, ni envisager bouger.

- Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller : Ce n’est pas le Seigneur qui l’avait lié de même que ce n’est pas Lui qui avait scellé le tombeau. C’est pourquoi il avait dit : « Otez donc la pierre » (Jean 11.41). De même que vous avez placé la pierre pour fermer la tombe, ôtez-la et de même que vous avez bandé les mains, les pieds et le visage, ôtez vos bandes. Aussi longtemps que les bandes ne sont pas ôtées, la stagnation est absolue.

Notre vie du passage de la mort spirituelle à la nouvelle naissance laisse notre nature vulnérable aux anciennes habitudes. Le Saint-Esprit à travers la régénération nous en délivre à la seule condition que nous acceptions l’école de formation du caractère qui consiste à être disciple de la vérité derrière Jésus.

‘‘Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu’il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus Christ’’ (1Thés 5.23).

Ce texte biblique pose les exigences divines pour une croissance personnelle en vue de l’enlèvement. Cependant plus que jamais, des situations invivables de tourments divers, traumatisant les croyants, poussant un grand nombre d’entre eux à des interrogations inquiétantes sur Dieu et sa toute puissance. Souvent, ceci est dû à un manque d’encadrement dans le processus de sa croissance dans le discipulat.

La difficulté de la croissance se situe dans le processus de la croissance personnelle intégrale du croyant, processus sans lequel, il piétine sur place, tiré par son passé et sollicité par son futur qu’il s’obstine d’emblée à déclarer sans issu. En effet, le contexte biblique de la prospérité spirituelle laisse entrevoir la notion de l’Evolution avec des effets sur :

  • Développement Spirituel,
  • Croissance Spirituelle (Hébreux 5.11-6.16)
  1. Fructueuse (2Co 9.10)
  2. En Christ (Eph 4.15 ; Col 1.10}
  3. En Amour (1Thess 3.12 ; 4.10)
  4. En Perfection (Hébreux 6.1)}
  5. Par la "Parole" (1Pierre 2.2)
  6. Accroissement (2Pierre 1.5,6)
  7. En Grâce et Connaissance (2Pierre 3.18)

Cette prospérité répond donc à la loi d’adaptation de tout notre être (corps, âme et esprit) à la volonté parfaite de Dieu pour la manifestation de la gloire de Dieu dans notre famille, église et société afin que par nos actes, il soit connu un grand Dieu, et surtout, la différence celui qui le sert et celui qui ne le sert pas. (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

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LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (1)

16 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (1)

Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton » (3Jean 1.2)

Introduction :

Peut-on parler d’une prospérité intégrale ? Une possibilité de la prospérité de tout homme est-elle possible ? Si oui, pourquoi tant de misère et de dérapage dans la vie des hommes ? Qu’est-ce que Dieu a-t-il dit dès le commencement ?

Nous analyserons les Ecritures pour en déceler la pensée de Dieu e voir exactement où est-ce que le bas blesse.

Déjà dans le livre de Genèse nous lisons : « Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre » (Genèse 1.26). L’ordre de domination donné à l’homme a été formel et sans limitation de pouvoir dans la sphère de son commandement. Mais pourquoi cette limitation subite ? Plusieurs raisons peuvent s’y trouver :

  • L’ignorance de son identité
  • Le complexe d’infériorité
  • Le milieu environnemental
  • L’absence de croissance intégrale
  • Le complexe du paradigme

Pourtant, l’homme plus que toutes les hommes créatures a eu un statut particulier : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Genèse 1.27).

Les choses peuvent-elle changer ? Une possibilité du changement a été donnée par la fenêtre qu’a ouverte notre Créateur sur la nouvelle naissance qui nous introduit dans notre origine pour un départ avec Lui e pour Lui dans un processus de régénération qui aboutit à notre maturité exprimée par : « Savoir le mystère qui avait été caché de tous les âges et de toutes les générations, mais qui est maintenant manifesté à ses saints ; auxquels Dieu a voulu faire connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les Gentils; qui est Christ en vous, l’espérance de gloire » (Col 1.26-27).

En effet, ce retour répond à un but précis : « Selon qu’il nous a choisis en lui avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et sans reproche devant lui en amour, nous ayant prédestinés à être par l’adoption ses enfants par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté; à la louange de la gloire de sa grâce, en laquelle il nous a rendus acceptables dans le bien-aimé » (Eph 1.4-6).

La finalité est notre restauration dans la plan divin de la création afin que nous fassions désormais, non ce que nous voulons, « car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Eph 2.10).

La vraie prospérité intégrale ne peut se trouver que dans l’accomplissement de ce texte sacré qui contient et constitue notre programme d’activité selon Dieu et pour Dieu, surtout par Dieu. D’emblée, le texte introductif de 3 Jean n’est en fait que le résultat d’une continuité d’une action commencé en 1 Jean. Il est facile de constater que 1 Jean fonde notre foi sur l’amour que Celui qui est mort pour nous, restant après sa résurrection, notre unique Avocat auprès du Père si u cours de la marche, une quelconque chute intervenait pour assombrir otre destinée. Cet amour restant le socle de notre relation avec le Créateur, seul gage de notre transition positive vers l’éternité, nous ne devons en aucun cas ni favoriser, ni accepter la compromission avec les faux docteurs décriés dans 2 Jean. Il sera crument dit d’ailleurs que si quelqu’un n’a pas la doctrine de Christ, il n’a ni le Père, ni le Fils ; alors, si quelqu’un venait vers nous, apportant avec lui cette hérésie qui nierait la doctrine de Christ, non seulement, nous ne le recevrons pas, mais nous éviterons même de lui dire saut ; en le faisant, on participerait à ces mauvaises œuvres (2 Jean 10-11).

L’appropriation des recommandations de 1 Jean permettrait de gravir l’escalier de 2 Jean pour entamer le processus de la prospérité intégrale.

Compréhension du thème :

Ce thème par ailleurs désigné par ‘‘Approche holistique ou globale’’ communément appelé ‘‘développement holistique’’.

Compréhension : Lorsqu’on parle de global ou intégral, plusieurs aspects se présentent :

  1. cadre de l'économie : le développement intégral (global) porte sur la santé et l'équilibre humain
  2. L'approche globale de la personne : on en parle lorsqu’il s'agit de l'homme, de sa santé, de sa thérapie.
  3. Les deux aspects précédents se résument dans le développement ou la prospérité de l’homme et tout l’homme

Le mécanisme :

La prospérité intégrale implique donc l’entrainement de l’homme dans un processus de croissance totale par la guérison des facteurs concernés pour leur valorisation. En effet, lorsque la combinaison de toutes les parties de l’homme concernées au progrès, sont soit malades, soit inadaptées ou handicapés juste par ignorance, paradigme, un réveil s’impose pour une mise à jour (update).

Il est nécessaire ici de rappeler que Dieu a créé l’homme dans la perfection totale, ainsi, l’homme dans sa composante possède tout ce qui lui est nécessaire pour remplir le but pour lequel il a été créé. Malheureusement, dès sa naissance, son environnement se dresse comme facteur souvent défavorable et modifie les données divines dans son intelligence. Cet aveuglement de son âme entraine systématiquement le manque de visibilité dans sa conscience et le contact avec le surnaturel (dans ce cas Dieu) devient impossible à cause du noir de sa vision spirituel. Il doit dans l’élan de son âme pour le progrès auquel il est voué, et aspire de tout temps, tâtonner, marchant dans et vers l’inconnu.

C’est pour résoudre le problématique de cette triste réalité que Jésus dans les ‘‘lois du Royaume’’ dit : « L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! » (Mt 6.22-23). (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

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Pour un évangile authentique

4 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Pour un évangile authentique

Pour un évangile authentique

John MacArthur

« Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre évangile, non pas qu'il y ait un autre évangile. » (Gal 1.7)

Qu'est-ce que l'Évangile ? Que diriez-vous à quelqu'un qui désirerait devenir chrétien ? Quelles vérités essentielles faut-il croire pour être sauvé ? Le paradoxe est que ces questions, élémentaires au demeurant, font l'objet de larges débats au sein de l'Église.

Je crains que, dans bien des milieux, un tout autre message ait remplacé la bonne nouvelle du salut. Une organisation traditionnelle a produit un film pour aider les chrétiens à conduire une personne à Christ. Franchement, la vision erronée qu'il présente de l'Évangile est effrayante.

En trente minutes de film, aucune mention de la résurrection. Il est question de pardon sans définir le péché ; il invite à faire confiance à Christ, sans expliquer la foi. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le film conseille aux croyants de ne jamais parler à un non chrétien de la seigneurie de Christ, de la soumission à sa personne, de l'abandon de notre volonté, du renoncement au péché, ou de l'obéissance à Dieu. Ces vérités n'auraient pas leur place dans la prédication de l'Évangile, mais devraient être réservées pour une phase ultérieure, après que la personne se soit convertie au christianisme !

L'intention est louable : préserver l'Évangile de la grâce seule, sans les ouvres humaines. Il faut expliquer cette vérité biblique : le salut ne peut en aucune façon se gagner ou s'obtenir par les efforts de l'homme. Cependant, par crainte d'enseigner la justice personnelle, sont gommés du vocabulaire évangélique les termes bibliques de repentance, d'obéissance et de soumission.

La foi n'est plus que l'adhésion intellectuelle à quelques vérités fondamentales sur Christ. On peut croire sans obéir. La foi est dépouillée de sa connotation morale, la marche chrétienne selon la justice devient une option. Même la manière dont nous invitons les gens à se tourner vers Christ reflète cette déviation : « Prenez une décision pour Christ ! » Quand pour la dernière fois avez-vous entendu une prédication évangélique exhortant les pécheurs à se repentir et à suivre Christ ? Cependant, n'est-ce pas là le langage que Jésus lui-même a tenu (Mat 4.17 ; Marc 8.34) ?

Cette question peut susciter la controverse. Cependant, tout le monde s'accorde sur ce point : la plus importante question à laquelle soit confrontée l'Église, aujourd'hui, est celle d'une redéfinition de l'Évangile. L'Évangile que nous présentons a des conséquences éternelles. S'il est l'Évangile véritable, il peut conduire des hommes et des femmes dans le royaume éternel. Si le message est corrompu, il peut donner de faux espoirs à des personnes non encore sauvées, tout en les maintenant dans un état de condamnation éternelle. Ce n'est pas une subtilité de théologiens. C'est une question que tout croyant doit comprendre et assimiler parfaitement.

Voici quelques-unes des manières dont on peut aborder la question :

1. Reçoit-on Jésus comme Seigneur et Sauveur, ou comme Sauveur seulement ?

Certains disent qu'on peut refuser d'obéir à Christ tout en le recevant comme Sauveur : le don de la vie éternelle est accordé en gage de la foi même à ceux qui rejettent les exigences morales et spirituelles de Christ. Pour eux, la soumission accompagnant la foi salvatrice est une idée nouvelle.

Or, il n'y a encore pas si longtemps, nul n'aurait osé suggérer que l'on puisse être sauvé tout en s'obstinant à refuser de s'incliner devant l'autorité de Christ. Presque tous les passages bibliques majeurs traitant de la foi qui sauve soulignent la seigneurie de Jésus (Act 2.21,36 ; Rom 10.9-10).

2. La repentance est-elle essentielle au salut ?

Certains disent que le fait de se détourner du péché est une ouvre humaine qui, comme telle, ne saurait être associée au salut. Pour faire correspondre l'appel biblique à la repentance avec leur manière de voir, ils redéfinissent la repentance en la réduisant à un simple changement d'opinion quant à l'identité de Jésus.

Cependant, si l'on s'en tient à l'enseignement biblique, la repentance est une volte-face complète par rapport au péché et à soi-même, pour se tourner vers Dieu (1 Thes 1.9). Pas plus que la foi elle-même, la repentance n'est le résultat d'efforts humains. Elle n'est pas davantage un travail de préparation exigé en vue d'amener le pécheur au salut. La vraie repentance est inséparable de la foi, et comme elle, elle est l'ouvre de Dieu qui agit dans le cour de l'homme. Elle est la réaction inévitable que Dieu produit dans le cour de la personne qu'il est en train de racheter.

3. Qu'est-ce que la foi ?

Certains disent que la foi n'est que la croyance en certains faits. Un théologien en vogue affirme que la foi n'est rien de plus que l'assurance en l'offre divine de la vie éternelle.

Or, selon la Bible, l'objet de la foi n'est pas l'offre divine ; c'est la personne de Jésus-Christ. C'est la foi en lui, qui sauve et non le simple fait d'accepter ses promesses ou ce que la Bible dit de lui. La foi qui sauve dépasse la seule acceptation de certains faits. Les démons eux-mêmes ont cette sorte de foi (Jac 2.19).

Croire en Jésus signifie le recevoir entièrement, tel qu'il est (Jean 1.12). Cela implique deux choses : le confesser en tant que Sauveur et se soumettre à lui en tant que Seigneur. En fait, l'Écriture utilise parfois le mot « obéissance » comme synonyme de foi (Héb 5.9).

4. Qu'est-ce qu'un disciple?

Depuis une centaine d'années environ, un disciple est une sorte de chrétien supérieur. Selon cette nouveauté, on devient croyant à la conversion, et plus tard disciple, quand on passe de la foi à l'obéissance.

Cette conception permet d'obéir aux exigences redoutables de Jésus seulement bien après la conversion. Lorsque Jésus exhorte chaque être humain à renoncer à lui-même, à se charger de sa croix et à le suivre (Marc 8.34) ; lorsqu'il exige de tout laisser (Luc 14.33) et de quitter père et mère (Mat 19.29), il demanderait simplement aux croyants d'accéder au niveau supérieur et de devenir des disciples.

Mais les propres paroles de Jésus contredisent cela : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mat 9.13). Tout son ministère repose sur la prédication de l'Évangile, et ces redoutables exigences en sont une composante essentielle. Tout croyant est disciple et vice versa. Dans les Actes, le terme « disciple » signifie « chrétien », dès les premiers jours de l'Église (Act 6.1-2,7 ; 11.26 ; 14.20 ; 15.10).

5. Quelle est la preuve du salut ?

Dans leur zèle à éliminer les ouvres comme condition du salut, certains sont allés jusqu'à prétendre que les ouvres elles-mêmes ne sont pas une confirmation valable de la conversion. Ils enseignent qu'on peut être authentiquement sauvé et cependant ne jamais manifester le fruit du salut, à savoir une vie transformée.

Quelques-uns ont même avancé l'idée absurde qu'une personne née de nouveau pouvait à la longue se détourner de Christ, renier Dieu et sombrer dans l'athéisme, et cependant toujours posséder la vie éternelle. Un auteur a inventé une formule pour désigner de telles personnes : « des croyants incroyants » !

L'Écriture affirme clairement qu'une personne sauvée ne pourra jamais perdre son salut. Il en ressort tout aussi clairement qu'un chrétien authentique ne sombrera jamais dans l'incroyance totale. Ce genre d'apostasie est la preuve que la personne n'est jamais passée par une nouvelle naissance réelle (1 Jean 2.19).

Une personne sauvée voit sa vie transformée en mieux (2 Cor 5.17). Elle est sauvée « pour de bonnes ouvres » (Éph 2.10), et il lui est impossible de ne pas manifester au moinsquelques-uns des fruits qui sont la marque du racheté (Mat 7.17). Ses désirs changent ; elle commence à haïr le péché et à aimer la justice. Elle ne sera pas sans péché, mais la tendance générale de sa vie ira dans le sens d'une diminution du péché et d'une justice accrue.

Il est essentiel que vous repassiez ces questions cruciales dans votre cour. Étudiez l'Évangile que présente l'Écriture. Usez de discernement lorsque vous écouterez un orateur. Passez toutes choses au filtre de la Parole de Dieu. Et par-dessus tout, assurez-vous que le message que vous communiquez aux incroyants est l'Évangile authentique de Christ.

John MacArthur, « Pour un évangile authentique », repris de Promesses, 97, 1991/3, p. 14. Texte original paru dans Evangelicals Now, juin 1990, sous le titre « Getting the Gospel Right », traduit par Dominique Mallol, avec la permission de Word of Grace Europe (Tony Ruston, Dit).

Source : http://www.promesses.org/arts/162p7-9f.html

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La croix, école de la liberté

4 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La croix, école de la liberté

La croix, école de la liberté

Alain-Pierre Sage

Par quoi vivais-tu avant de « rencontrer » ce verset ?

J'étudiais à l'Université de Sherbrooke, Québec. À l'époque, j'ignorais presque tout de la Bible. En proie à une grande souffrance morale, j'avais appelé mon Créateur au secours. et ce Dieu que j'avais invoqué sans le connaître (4.8a) avait répondu en mettant sur ma route des chrétiens au contact simple et chaleureux, du Groupe Biblique Universitaire. Après quelques semaines, je « recevais le Seigneur dans mon cour » (février 1983).

Quelle euphorie ! Après des mois de terribles angoisses, je me réjouissais d'une assurance toute nouvelle : la vie éternelle ! J'étais cependant inconscient de mon immaturité et de mon indiscipline de pensée. La pornographie avait malheureusement imprégné mon entendement depuis l'enfance. Convoitise sexuelle et fantasmes étaient devenus une drogue morale : je vivais dans « l'impureté » de Gal 5.19 (cf. Col 3.5).

Dans quelles circonstances ce verset t'a-t-il touché ?

Amoureux d'une chrétienne, j'en étais venu à lui écrire une demande en mariage. Mais celle-ci était très prématurée, et motivée essentiellement par l'orgueil et la convoitise charnelle. Ne supportant pas la tension intérieure, je lui demandai sincèrement pardon. Intérieurement, je sombrais dans l'amertume et la culpabilisation d'avoir agi ainsi dans l'agitation. Mon zèle envers Dieu devint amer (Jac 3.16) : je témoignais souvent « à l'arraché », sans prévenance ni compassion envers les personnes, mû surtout par la culpabilité.

Que s'est-il passé alors ?

Je me trouvais à un culte, dans la confusion, quand ce verset m'a été comme dicté d'en haut, mot après mot. Je m'étais converti un an avant, et connaissais peu la Bible. Cela a dû se passer au moment où le Seigneur me dissuadait avec bonté d'aller plus loin dans ce projet, m'enseignant que je devais d'abord m'attacher à le connaître, lui le Dieu vivant.

Ce verset s'est comme gravé en moi. mais le cour est tortueux : je n'ai pas obéi à Dieu. Je suis donc allé au bout de mon intention. Ce fut catastrophique pour ma foi, mon équilibre psychique (culpabilisation, pitié de soi, découragement), mes études et mon métier (manque de motivation, chômage, etc.) Il faut dire que j'avais du mal à nourrir mon âme par la lecture biblique et la prière.

Comment ce verset a-t-il changé ta conception de la vie chrétienne ?

Ce n'est que très lentement que j'ai commencé à considérer la « leçon » de ce verset : le renoncement volontaire à ce qui est charnel. J'y vois un double mouvement :
- Christ a entièrement vaincu le péché pour moi par sa mort expiatoire : tout m'est déjà acquis ;
- à moi maintenant de prendre l'initiative et de mettre à profit cette victoire dans ma vie.

C'est comme un potentiel infini que Dieu me laisse la responsabilité d' « activer ». Si je veux coopérer, il m'aide à passer à l'action, à combattre la tentation et le mal, par des mesures personnelles. Il me préserve aussi de situations dangereuses pour mon âme.

Dieu est pratique. Il veut m'apprendre à surmonter mes travers. Dans l'épreuve et même les rechutes, je suis réconforté par l'assurance que Dieu lui-même a remporté la guerre finale. Cet apprentissage quotidien ici-bas ne s'achèvera qu'au jour d'entrer définitivement dans sa présence.

Comment te reconnais-tu dans l'expérience des Galates ? Cet enseignement a-t-il rééquilibré ta vie ?

Leur légalisme naissant redonne de la vigueur à leur ancienne nature charnelle (Gal 5.19-21). Paul rappelle la clé du « renoncement durable » : Jésus-Christ crucifié pour leurs péchés et ressuscité pour leur justification (Rom 4.25) ! En s'identifiant ainsi au Christ par la foi, ils en viennent à se soumettre à l'Esprit pour produire de bons fruits dans leur vie quotidienne (Gal 5.22-23).

De par ma nature terrestre, je suis vendu (en esclave) au péché (Rom 7.14), d'où toutes ces pensées, paroles et « ouvres mortes ». J'étais complètement immergé dans l'impureté sexuelle, l'amertume, la pitié de soi, etc. Après ma conversion à Jésus-Christ, l'Esprit et la chair ont longuement lutté en moi (Gal 5.17). L'Esprit a fi????????2?nalement pris le dessus en m'amenant à renoncer à ces ouvres-là pour m'en libérer (Gal 5.1). J'expérimentais donc non seulement Gal 5.24, mais aussi 5.25 : ayant reçu la vie de l'Esprit à ma conversion, je pouvais commencer à marcher par l'Esprit, i.e. à persévérer et à m'affermir en Christ, par pure grâce.

Comment envisages-tu désormais l'avenir ?

Ce n'est que le début, l'opposition est loin d'être terminée ! D'autres batailles font rage, plus subtiles, menant à d'autres renoncements (1 Pi 2.11) : attachement à l'argent, inquiétudes de la vie, incrédulité, crainte de l'homme ou de l'avenir, insatisfaction, égoïsme, manque d'amour, etc. ! Mais, selon Rom 8.11, j'ai toute confiance en l'ouvre du Saint Esprit dans ma vie. Et grâce à Dieu, mon cri final n'est pas celui de l'impuissance mais de la victoire : « Malheureux (misérable) que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » (Rom 7.24-25a).

Pour terminer, j'aimerais vous laisser ces deux derniers versets :
« Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous mettez pas en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises. » (Rom 13.14 ; pensez à Gal 3.27 et Eph 4.17-24).
« Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen ! » (Gal 6.18).

Propos recueillis par Frédéric Mondin

Source : http://www.promesses.org/arts/162p17-18f.html

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29 Novembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE DISCIPLE SUR LE CHEMIN DE LA MATURITE

Les Ecritures enseignent que chaque personne n’a pas à être un spectateur qui assiste passivement, mais doit être un participant qui contribue activement pour sa croissance : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent » (Phil. 2.12).

En ce qui consiste l’œuvre de la rédemption, tout a été accompli à la croix. Dieu en a été satisfait, la vie a été sauvée, mais elle doit grandir pour arriver à la maturité spirituelle. Cette autre étape ne concerne pas Dieu, mais le croyant. C’est pour répondre à cette exigence que l’Apôtre Pierre dit en substance : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Pierre 1.3-8).

Par ce texte, nous comprenons que les efforts individuels sont requis dans la programmation du temps, notre engagement et disponibilité pour Dieu qui au moyen du Saint-Esprit transformera notre méthode de pensée pour façonner en nous, la façon d’agir de Jésus. Plusieurs autres exemples illustrent cette vérité.

« La libération de la croix doit avoir son effet dans le domaine de l’esprit, du corps et de l’âme, ayant un impact spirituel et physique sur l’homme. Cependant l’ignorance n’a pas permis à certains d’aller jusqu’au bout en s’appropriant la puissance de la Parole de Dieu dans toutes les parties de leur vie. Nous lisons : ‘‘Cela dit, il cria d’une voie forte : Lazare, sors de là ! Et voici que le mort sorti du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez le aller !’’ (Jean 11.43-44).

Ce texte illustre parfaitement l’état de l’homme à la nouvelle naissance. Par sa foi en la mort expiatoire de Christ et sa résurrection triomphante, il est sorti de la prison infernale du péché où Satan l’avait tenu en captivité. De la mort spirituelle, il est passé à la vie éternelle par l’Esprit de Dieu en lui. Il est sorti de la tombe de la mort, il vit, mais il doit agir, respirer et marcher. Lazare est sorti de la tombe par le renouvellement du souffle de vie en lui, mais avait encore :

- Les pieds liés : Les bandes qui enlaçaient encore ses pieds l’empêchaient d’expérimenter dans la marche de la foi la résurrection opérée par Christ. Cet obstacle était réel, le contraignant à rester sur place, voir les mêmes choses, vivant les mêmes expériences de la vie nouvelle sans autres témoignages. Cet état conduit finalement à la routine, à la passivité religieuse.

- Les mains liées : Les mains permettent d’agir, d’exercer, de travailler. Mais les liens le contraignent à l’échec, l’incapacité, à l’insuccès, à l’inactivité, à la passivité, à une attitude amorphe conduisant à la sécheresse et la stérilité.

- Le visage enveloppé : Ne pouvant pas voir, Lazare restait dans l’aveuglement bien qu’ayant la vie. Il lui est impossible de percevoir quelque chose. Sa pensée est obscurcie et sa vision limitées aux bandes sur ses yeux. Il ne peut bouger, ni envisager bouger.

- Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller : Ce n’est pas le Seigneur qui l’avait lié de même que ce n’est pas Lui qui avait scellé le tombeau. C’est pourquoi il avait dit : « Otez donc la pierre » (Jean 11.41). De même que vous avez placé la pierre pour fermer la tombe, ôtez-la et de même que vous avez bandé les mains, les pieds et le visage, ôtez vos bandes. Aussi longtemps que les bandes ne sont pas ôtées, la stagnation est absolue.

Notre vie du passage de la mort spirituelle à la nouvelle naissance laisse notre nature vulnérable aux anciennes habitudes. Le Saint-Esprit à travers la régénération nous en délivre à la seule condition que nous acceptions l’école de formation du caractère qui consiste à être disciple de la vérité derrière Jésus.

‘‘Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu’il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus Christ’’ (1Thés 5.23).

Ce texte biblique pose les exigences divines pour une croissance personnelle en vue de l’enlèvement. Cependant plus que jamais, des situations invivables de tourments divers, traumatisant les croyants, poussant un grand nombre d’entre eux à des interrogations inquiétantes sur Dieu et sa toute puissance. Souvent, ceci est dû à un manque d’encadrement dans le processus de sa croissance dans le discipulat.

Le discipulat demande l’effort entier d’un croyant engagé. Les croyants doivent faire eux-mêmes des pas vers la croissance. Tout comme un étudiant doit travailler pour s’instruire afin d’arriver à une excellence professionnelle, un chrétien doit se perfectionner spirituellement, se laisser façonner par Dieu, afin que sa vie toute entière, consacrée au Seigneur, soit utile à son Maître. Etre adulte, ou mature, ce n’est pas seulement avoir un ensemble de connaissances théologiques, une tête bien pleine, mais agir d’une manière responsable. S’il est vrai que nous ne serons jamais parfaits, car la perfection est en Christ seul, appliquons-nous à ne plus brocher en nous conduisant comme des enfants, mais à devenir des hommes adultes, responsables, matures en Christ : «C'est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes » (Hébreux 6.1)

Dr. André CHOUBEU

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À L’ÉCOLE DU PARDON MUTUEL

17 Novembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

À L’ÉCOLE DU PARDON MUTUEL

À L’ÉCOLE DU PARDON MUTUEL

Isaac MBABAZI KAHWA

L’auteur, marié et père de deux enfants, a été professeur à l’Institut Supérieur Théologique de Bunia (ISTB), en République Démocratique du Congo (RDC). Actuellement il poursuit ses études de maîtrise en théologie à la NEGST (Faculté de théologie évangélique, Nairobi Evangelical Graduate School of Theology). Il est aussi traducteur des COHETA News, forum par courrier électronique pour un échange périodique de nouvelles, d’informations et de ressources issues de la COHETA (Conseil pour l’Homologation des Etablissements Théologiques en Afrique), des institutions en liaison avec cette dernière ainsi que des écoles théologiques, des organismes de soutien et des personnes intéressées. Son siège est à Jos (Nigeria). La COHETA est une agence de la commission chargée de la formation théologique et chrétienne de l’AEA (Association des Évangéliques en Afrique).

INTRODUCTION

Le pardon est un vaste sujet. Il comprend beaucoup d’aspects, entre autres : le pardon divin, le pardon humain, le pardon accordé par une communauté telle qu’une église. Dans la présente réflexion, je voudrais considérer le pardon humain, c’est-à-dire le pardon mutuel entre les hommes. Pourtant, la notion du pardon ne peut pas être valablement discutée si elle est abordée comme un concept abstrait. Ainsi, le contexte du pardon qui fait l’objet de ma réflexion est celui de la République Démocratique du Congo (RDC), mon pays d’origine, qui fait face à de sérieux problèmes dus aux multiples révolutions armées et guerres civiles. L’Ituri, une région située au nord-est du pays, n’y fait pas exception. Les gens vivent leur vie quotidienne avec les conséquences alarmantes de l’engrenage : les champs, les maisons, les écoles, les bâtiments des églises et hôpitaux sont, soit détruits, soit pillés, soit incendiés. Bien plus, il y a eu de terribles pertes en vies humaines. La société aussi bien que l’Église, croyants et incroyants, sont négativement affectés à tel point qu’ils trouvent très difficile de se pardonner les uns aux autres. Il est très curieux de constater que la plupart de ceux qui ont de la peine à pardonner sont des chrétiens. Pourquoi une telle attitude parmi les chrétiens ? Comment l’Eglise peut-elle, à travers son programme d’éducation, ouvrir à ses membres l’opportunité d’une nouvelle vie de qualité, les libérant ainsi de leur tendance à vouloir se justifier devant Dieu et devant les hommes ? Le pardon peut-il guérir nos éventuelles plaies et nous aider à rétablir nos relations avec les autres? Une vie de pardon a-t-elle vraiment le pouvoir de transformer notre culture et notre société? Que pouvons-nous faire pour augmenter notre capacité de pardonner ?

Telles sont les quelques questions autour desquelles s’articule cette réflexion. J’ai groupé les pistes de réflexion en cinq points. Le premier considère l’exigence du pardon mutuel, le second analyse la nature du pardon, le troisième traite quelques conceptions erronées du pardon, le quatrième esquisse les fondements du pardon mutuel, et le cinquième concerne l’enseignement biblique sur le pardon et son implication sur l’Église du Christ et la communauté de l’Ituri.

EXIGENCE DU PARDON

Comme précédemment mentionné, il est très curieux de constater que la plupart de ceux qui ont de la peine à pardonner sont des chrétiens. Ils justifient une telle attitude en prétendant qu’il y a une condition sine qua non et fondamentale préalablement exigée par le pardon divin ! Ils se réfèrent à Luc 17.3-4 : « … Si ton frère a péché, reprends-le ; et s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour, et que sept fois il revienne à toi, disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras. » Ainsi, ils avancent que le pardon de Dieu est conditionnel ; il est conditionné par la repentance. Ce qui revient à dire que ceux qui nous offensent doivent tout d’abord regretter leurs fautes et ainsi demander pardon. L’Archidiacre Temple fait allusion à un tel argument presque populaire quand il déclare : « Il est souvent dit que la doctrine de notre Seigneur est celle du pardon gratuit avec la seule condition de la repentance… »1

Cette exigence semble être en accord avec les principes éthiques. Ainsi, vu qu’il existe une condition fondamentale et préalable au pardon de Dieu, l’opinion populaire est que ceux qui nous ont offensés doivent obligatoirement regretter le tort qu’ils commettent contre leurs victimes, se repentir et ainsi demander pardon.

NATURE DU PARDON

Huit mots dans les Écritures saintes contiennent l’idée du pardon. Trois d’entre eux se retrouvent dans l’Ancien Testament (kipper, nasa et salah), et cinq dans le Nouveau Testament (aphesis, hilaskomai, apoluô, kaluptô, charizomai). Il convient de mentionner ici que, pour les termes de l’Ancien Testament, nasa est utilisé pour le pardon divin et le pardon humain, alors que kipper et salah se réfèrent uniquement au pardon divin.2

S’agissant de ceux du Nouveau Testament, aphesis est le plus commun. Il revient quinze fois et est généralement rendu par ‘pardon’. Le verbe, avec le même sens, est très commun : il revient quarante fois. Charizomai est seulement employé par Luc (Luc 7.21 ; Act 3.14, etc.) et par Paul. Ce dernier seulement l’emploie dans le sens de ‘pardon des péchés’ (cf. 2 Cor 2.7 ; Eph 4.32 ; Col 2.13; 3.13). L’idée de base pour tous les deux est celle du pardon gracieux de Dieu. Dans la pensée de Paul, le mot exprime essentiellement l’idée selon laquelle Dieu nous pardonne gratuitement toutes choses (cf. Rom 8.32). C’est dans ce contexte que Grider affirme qu’aucun livre religieux, excepté la Bible, enseigne que Dieu pardonne le péché complètement. 3 De tout ceci que pouvons-nous alors retenir du concept de« pardon » dans le sens biblique du mot ?

Par « pardon » nous comprenons le fait d’accorder l’amour à celui qui nous a offensé. Il est un don d’amour gratuit, une grâce. C’est une libération sans caution ; celui qui pardonne renonce à ses droits et refuse la vengeance. Il offre l’amour quand l’ennemi s’attend à la haine, il ne tient pas rigueur des fautes passées. Le pardon restaure le présent, nous guérit pour l’avenir et nous libère du passé.4 Ainsi qu’on peut le constater, le pardon est un processus, un processus dont le premier pas consiste à abandonner la vengeance contre quelqu’un ou contre un groupe de personnes. L’expérience de Marion Partington est très pertinente et tombe bien à propos ici. Marion Partington avait une sœur qui s’appelait Lucy Partington. Cette dernière a été lâchement assassinée par la famille West en décembre 1973.5 Racontant ce douloureux événement, Marion dit : « Je pense que ce que je suis en train d’apprendre sur le pardon est qu’il est un long processus ; et il est prétentieux et hypocrite pour moi de penser que je peux pardonner à la famille West avant que je ne puisse accepter dans ma propre vie les gens qui me doivent le pardon ainsi que ceux-là à qui je dois le pardon.»6

Il découle de ce qui précède que le pardon est une expérience, une expérience dynamique. Rachel Henderlite la décrit comme « l’expérience d’être enlevé d’un état à un autre. »7

QUELQUES CONCEPTIONS ERRONÉES DU PARDON

1. Pardonner à quelqu’un ne veut pas dire que l’offense dont on est victime n’a pas d’importance ; d’autant plus que, dans la perspective divine, le péché reste péché – qu’il soit grand ou petit.
2. Le pardon n’est pas synonyme d’oubli. Pardonner ne garantit pas la capacité d’oublier complètement. En fait, il est difficile de pardonner à quelqu’un quand on se souvient en son cœur du tort dont on est victime. Il est possible de revivre l’événement, soit éveillé soit en rêve.
3. Pardonner à quelqu’un ne veut pas dire que l’offenseur a changé d’attitude, ni qu’on peut tout de suite se fier à lui. Cela peut prendre assez de temps avant que l’on soit prêt à lui faire pleinement confiance.
4. Le pardon n’exclut pas la justice. La Bible parle de la responsabilité des criminels vis-à-vis de leurs fautes (Rom 13.3-4).

FONDEMENTS POUR LE PARDON MUTUEL

En fait, beaucoup de chrétiens ne sont pas disposés à pardonner à leurs offenseurs. Pourtant, il y a bien des raisons pour pardonner.

1. Raison relationnelle. Dans le but de restaurer sa relation avec Dieu et la fraternité, le chrétien devrait logiquement démontrer l’expression de sa disponibilité à offrir le pardon à quiconque en a besoin. Ainsi, il devrait se libérer de sa colère contre son offenseur en vue de rétablir sa relation avec Dieu aussi bien qu’avec ses semblables (Marc 11.25 ; Mat 6.12).
2. Raison curative. Si nous ne pardonnons pas à notre prochain, nous permettons à l’amertume de croître dans notre cœur, ce qui portera atteinte à notre santé, nous fera souffrir mentalement (cf. Héb 12.15).
3. Raison spirituelle. Jésus est un exemple parfait à suivre. Il a porté les péchés de l’humanité sur la croix, pardonnant à ceux qui le tuaient. Notre refus d’accorder le pardon à nos offenseurs prouverait que nous n’avons pas encore compris la signification de la mort de Jésus sur la croix (Mat 8.1-35). En tant que chrétiens, nous devrions clairement faire preuve de la magnanimité du pardon de Dieu, eu égard à nos péchés et aux blessures causées par les guerres incessantes, et considérant l’immensité de notre dette devant Dieu, dette que nous ne pouvons même pas payer par nous-mêmes. Temple a bien raison quand il déclare:
« A Lui [Dieu] nous devons chaque moment de notre temps et chaque gramme de notre force... Il pardonne gratuitement, à moins que nous bloquions son pardon par notre propre refus de pardonner les blessures relativement insignifiantes que nos semblables peuvent commettre contre nous ».8
4. Raison d’obéissance. Nous sommes appelés à pardonner aux autres par obéissance à la Parole de Dieu. C’est Dieu qui le recommande (Mat 6.14-15 ; Jac 2.13). Autrement nous donnerions à Satan accès à notre cœur (cf. Eph 4.26-27).
5. Raison héréditaire. Si nous refusons de pardonner aux autres, nous transmettons à la génération future un héritage de vengeance ethnique. C’est-à-dire que nous apprenons à nos enfants, parfois sans le savoir et sans le vouloir, à haïr un autre groupe de personnes. Le danger est que ce comportement se prolonge sans répit pendant des générations.9

ENSEIGNEMENT BIBLIQUE SUR LE PARDON ET LA NÉCESSITÉ D’UNE THÉOLOGIE DU PARDON POUR L’ÉGLISE ET LA COMMUNAUTÉ

L’idée du pardon est centrale dans le message chrétien. Je suis d’accord avec H. D. McDonald quand il estime qu’aucun autre thème ne résume mieux le contenu et l’étendue de l’Évangile que celui du pardon.10 Il ajoute même que le christianisme peut être désigné « l’évangile du pardon ».11 Les Écritures révèlent que le pardon de Dieu est conditionnel, dans la mesure où Dieu pardonne à ceux qui se repentent. Jésus abonde aussi dans le même sens (cf. Luc 17.2-3 : « S’il se repent, pardonne-lui »). L. Gregory Jones révèle que selon la tradition chrétienne, Jésus avait pris la vision hébraïque du pardon et l’avait poussée d’un pas. Il avait proposé une culture radicale, laquelle ne serait pas limitée par des frontières éthniques, religieuses ou politiques, une culture dans laquelle nos relations avec les autres devraient être définies et ajustées par notre reconnaissance continuelle de l’amour de Dieu qui pardonne chacun de nous et le monde entier.12

En principe, avant que nous offrions le pardon à nos offenseurs, nous devrions attendre d’eux leur bonne volonté et disponibilité à venir auprès de nous pour demander pardon.Mais alors que faire si l’offenseur ne vient pas vers nous ? Que faire s’il ne se repent pas ?

En tant que chrétiens, nous devrions être prêts à aller au-delà même du principe éthique biblique explicite. Nous sommes appelés à pardonner inconditionnellement13. Ce qui revient à dire que nous sommes appelés à pardonner même à ceux qui ne reconnaissent pas et ne regrettent pas leurs fautes. Nous sommes appelés à pardonner qu’importe le prix à payer. En offrant le pardon à nos offenseurs, nous devons être prêts à subir les humiliations, moqueries, insultes et dédains dont nous pouvons être objets de la part des autres. Tel est exactement ce que Dieu attend de nous, et exactement ce que Jésus sous-entend dans son enseignement sur le pardon. Bien qu’un tel message ne ressorte pas explicitement dans les Écritures Saintes, voilà implicitement ce que Dieu nous enseigne.

Il est très impérieux pour l’Eglise en Ituri de façonner une théologie orthodoxe du pardon mutuel, une théologie nécessaire et pour l’Eglise et pour la communauté toute entière. Le développement d’une telle théologie s’avère nécessaire pour au moins deux raisons: tout d’abord, elle nous aidera à bien gérer le conflit politique et/ou ethnique persistant, qui a ses sources dans le passé; deuxièmement elle nous aidera à prévoir l’avenir et à changer notre perspective pour le futur.

Le fait que nous soyons chrétiens devrait nous donner le pouvoir et la capacité de pardonner aux autres, ayant nous-mêmes fait l’expérience du pardon de Dieu. Ceci nous permettrait de nous approcher de Jésus et de lui demander de guérir les blessures de notre cœur. Ayant expérimenté la guérison et ayant reçu le pouvoir de l’Esprit, nous devrions sentir le désir naturel d’offrir le pardon inconditionnel aux autres. Nous devrions tout de même nous rappeler constamment les conséquences néfastes de notre refus d’accorder le pardon à nos semblables, conséquences sur notre santé physique et mentale (Héb 12.15), conséquences vis-à-vis de Dieu (Marc. 11.25 ; Mt 6.12). Pardonner à quelqu’un non seulement nous libère de l’amertume qui peut croître dans notre cœur, mais peut constituer un moyen utile que Dieu peut utiliser dans son processus pour conduire cette personne à se repentir (Act 7.60 ; 8.1).

CONCLUSION

La compréhension la plus générale et commune de la nature du pardon, telle que rencontrée ces derniers temps dans la tradition chrétienne en Ituri - après une longue période de violences de toutes sortes - est la suivante: pas de pardon sans repentance. En effet, les discussions qui font rage dans l’Eglise chrétienne tournent sur cette question : faut-il pardonner aux gens avant que ceux-ci se repentent ? Il me semble que cet esprit de réticence découle de l’emphase et de l’importance primordiale que l’on accorde à la justice. Pourtant, on oublie la vérité selon laquelle le pardon est avant tout possible à cause de la mort de Jésus-Christ. La Bible nous demande de pardonner à ceux qui nous ont fait du tort. Ceci inclut tous les faits de guerre et autres souffrances infligées dont nous sommes victimes. Je crois que si nous devons suivre l’exemple de notre Seigneur Jésus-Christ, nous devons offrir le pardon sans condition. Bien entendu, la personne ayant commis le tort ne pourra pas à vrai dire expérimenter ledit pardon à moins qu’elle reconnaisse sa faute. Le pardon n’est possible qu’à cause de l’œuvre infinie de Jésus-Christ. Par là donc, en tant que disciples et imitateurs de Christ, étant nous-mêmes ceux qui ont un standard plus élevé dans le monde, nous sommes tous conviés à nous dépouiller, à nous humilier, à nous dépasser, et ainsi à adhérer à l’école du pardon horizontal, c’est-à-dire à pardonner aux individus, aux autorités politico-militaires et administratives entraînées dans des situations politiques injustes, lesquelles nous ont affectés personnellement ou collectivement.

X13N.d.l.r.: Les deux articles Pardonnez-vous réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ de Philippe Juston et À l’école du pardon mutuel d’Isaac Mbabazi Kahwa sont complémentaires. Une lecture superficielle pourrait donner au premier abord l’impression qu’ils sont contradictoires. C’est loin d’être le cas.
Le premier présente le pardon humain à l’image du pardon divin. La justice de Dieu doit être satisfaite. Christ est mort pour pardonner les pécheurs et celui qui s’approche de Dieu doit saisir le Seigneur Jésus-Christ par la foi et premièrement confesser ses péchés pour saisir la réalité du pardon.
Le second article affirme d’abord la doctrine de la repentance et du pardon, à l’instar du premier auteur de l’article ; mais, ayant vécu les événements à Bunia du conflit ethnique au Congo, il souligne surtout l’aspect de notre pardon inconditionnel envers celui qui nous a offensé. C’est un enseignement implicite dans les Écritures que Jésus a mis en pratique et que les apôtres ont poursuivi.
En conclusion, le pardon gratuit en vertu de la mort de Jésus-Christ pour nos péchés et nos offenses par la foi, nous libère aussi de l’amertume, des ressentiments envers l’offenseur, si nous confessons tout cela au Seigneur, et nous rend capables de l’aimer et de lui pardonner dans notre cœur, même s’il ne vient pas vers nous pour se repentir. Notre devoir est « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes » (Mat 22.37-40).
Quant à l’offenseur, il répondra lui-même de ses actes devant Dieu un jour. Peut-être saisira-t-il aussi un jour la grâce de Dieu offerte au même titre qu’à nous !
D’autre part, il incombe aux autorités qui sont instituées par Dieu - quel que soit le régime (l’Épître aux Romains avait été écrite par Paul sous le règne du cruel empereur Néron) - de maintenir l’ordre, protéger les faibles et punir celui qui fait le mal (Rom 13.1-4) ; à ce titre, c’est à ces autorités d’apprécier la responsabilité de celui qui a commis un crime. Toutefois, c’est Dieu qui jugera tout homme en dernier lieu.
Le pardon vu donc sous ses divers aspects inclut la repentance et la discipline et finalement le jugement. L’Église en tant que « lumière du monde » et « sel de la terre » appliquera donc le pardon mutuel, ou le « pardon horizontal » sur la base du pardon « vertical » offert par Jésus-Christ crucifié à tous et accordé à quiconque croit en lui et confesse ses péchés. (H. Lüscher)

Source : http://www.promesses.org/arts/151p10-14f.html

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UNE AIDE QUI LUI CONVIENNE

16 Novembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

UNE AIDE QUI LUI CONVIENNE

UNE AIDE QUI LUI CONVIENNE

Genèse 2.18

POUR UNE MEILLERE COMPREHENSION

« Et Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer et sur les oiseaux du ciel et sur le bétail et sur toute la terre et sur tout reptile qui rampe sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image » (Genèse 1.26 Version Bible Annotée)

« IHVH Dieu dit: « Il n'est pas bien pour le glébeux d'être seul. Je ferai pour lui un auxiliaire comme un vis-à-vis de lui » (Genèse 2.18 Guy LAFON).

Il l’a créé à l’image de Dieu. Il les a créés mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Fructifiez et multipliez et remplissez la terre et soumettez-la, et assujettissez-vous les poissons de la mer et les oiseaux des cieux et tout animal qui se meut sur la terre » (Genèse 1.26-28 Version Bible Annotée)

En lisant minutieusement ces lignes, nous comprenons que Dieu forme le projet de créer l’homme. Cet homme que Dieu décide de créer selon la formulation des Ecriture a une dimension plurielle parce cachant le féminin. S’il n’en était pas ainsi, les acteurs qui conditionneront le verbe « dominer » qui suit la décision de la création (Genèse 1.26) ne seraient pas au pluriel et le verbe non plus.

Le but de la création de l’homme :

Dieu dans ses principes est pragmatique car il ne fait ni à moitié, ni de manière qui laisse à désirer. Dieu ne fait rien pour rien, tout a un but, même si nous ne comprenons pas vite. Quelqu’un me disait que les asticots sont répugnants, mais sont efficace en médecine pour soigner les plaies bénignes. Et même sur les cadavres de toutes sortes, les asticots produisent la décomposition qui favorisera la fertilisation du sol en vue de meilleurs cultures. C’est aussi pour un but précis que la création de l’espèce humaine a été faite :

  • Dominer sur toute la terre.
  • En hébreux le verbe ¨qu’ils dominent¨ est au pluriel pour montrer que l’Homme créé est un, mais pluriel.
  • Comme le mystère de¨ faisons¨ d’une personne pluriel est le symbole divin de plusieurs en Un.
  1. La complexité du mystère est celle de la composition de l’Homme pluriel en « ish » (masculin) et « isha » (féminin) qui est à l’image de Dieu dans les actions à poser pour affirmer ou manifester leur existence ou le but de leur création.

L’essence divine dans l’homme

A notre image, selon notre ressemblance. Littéralement: Selon notre image, comme une ressemblance (un portrait) de nous. Le premier terme (tsélem) signifie proprement ombre, d’où contour, esquisse; il désigne plutôt le modèle, tandis que le second parait plutôt désigner la copie.

La réunion de ces deux termes met un accent bien pointu à la fois sur la ressemblance (à l’image) et la différence (un portrait) : toutefois au verset 27, le mot image est seul relevé.

Le pluriel employé prouve que l’homme est dans cette relation avec les êtres divins renfermés dans le sujet de faisons. Par conséquent, toute déconnexion à la relation divine à laquelle il se doit d’être fortement relié, entraine la perte totale de ce qu’il est supposé être, la source vitale étant Dieu. La réussite de cet être humain créé est aussi dépendante de la source de sa création que l’ampoule électrique l’est à l’interrupteur.

Certains pour une compréhension plus aisée sont allés plus loin pour affirmer que l’image de Dieu chez l’homme consiste dans le fait de son installation comme souverain de la terre et par là comme dépositaire ici-bas de la souveraineté divine. Toutefois, ne conviendrait-il pas d’avouer que cette relation de l’homme avec la terre n’est que l’effet de sa relation avec Dieu exprimée par le mot : à notre image, et ne peut servir à expliquer cette relation elle-même.

En poursuivant notre investigation, nous constaterons que le trait de beauté physique qui distingue l’homme est un effet de sa ressemblance morale avec Dieu. La vraie notion de l’image de Dieu dans l’homme ne saurait se trouver en dehors du trait de sa beauté morale. Elle consiste dans la possession de la personnalité, privilège qui a pour essence la volonté libre, disposant d’elle-même, et qui suppose à la fois l’intelligence capable de distinguer les partis à prendre, et le sens moral, indicateur de celui qu’il faut choisir. C’est par là que l’homme peut arriver à la sainteté, l’identité avec le bien, qui est le trait fondamental de l’essence divine.

La création physique de l’homme

L’homme au pluriel que l’on peut appeler espèce humaine en Français et en hébreux Adam avait en son sein la femme. De la définition hébreu du mot, Adam : אדם homme terrestre, roux, de couleur du sang, du mot אדם adam, rouge. Le mot Adam peut désigner ici la première créature humaine et peut aussi indiquer l’espèce tout entière comme renfermée dans son premier représentant. L’origine de ce nom est expliquée de différentes manières. La plupart le mettent en rapport avec le substantif adamah (le sol), mot que l’on fait dériver soit de adâm, être rouge, soit d’une racine arabe qui signifie joindre, en ce sens que la superficie du sol forme une couverture étroitement unie au corps de la terre.

Dans le premier cas, l’homme serait appelé ainsi à cause de la couleur de son corps; dans le second, en tant que tiré du sol qui recouvre la terre. Dans les deux cas, ce mot rappelle son humble origine, ce qui est conforme à l’esprit des Hébreux, d’après lequel le plus élevé des êtres terrestres n’est que poussière en face de Dieu (Genèse 3.19).

Un extrait de l'Entête (Béréshit en hébreux, genesis en grecque), une traduction fidèle de André Chouraqui reproduit le texte en ces termes : Genèse 2.7 : « IHVH-Adonaï Elohîms forme le glébeux ­ Adâm, poussière de la glèbe ­ Adama. Il insuffle en ses narines haleine de vie: et c’est le glébeux, un être vivant ».

  • Dieu voit que l’espèce humaine plurielle conçu en esprit, et constituée du mâle et de la femelle ne peut pas régner sur la création matérielle.
  • Dieu forme donc l’homme de la poussière de la terre et par son souffle dans ses narines, l’homme devient un être vivant (Genèse 2.7)
  • L’inactivité de la femme ou espèce femelle en l’homme Adam n’a pas produit le résultat escompté ou attendu de Dieu (Genèse 2.15)
  • Dieu constate et juge de l’importance de la matérialisation de l’espèce humaine qui sera la pointure qui lui convienne.

Certaines versions bibliques disent : « je lui ferai un vis-à-vis. L’expression vis-à-vis signifie : qui se tient en face, non en réplique, non en contestation, non en reproche, non en réprimande, non en critique, non en contraste, non en divorce, ni en adversaire. Mais en accord, en amie, en complice, en partenaire ; offrant son corps, son âme, sa force, son potentiel pour qu’ensemble les deux unis soient forts, stables, s’élevant dans la demeure des hauteurs (Genèse 2.18)

LE MYSTERE DIVIN DANS LA CREATION DE LA FEMME

  • Dieu fait tomber l’homme dans un profond sommeil et en sort la femme de sa côte.
  • Jésus meurt sur la croix et de sa côte transpercée sort le sang de l’alliance pour le rachat de l’Eglise.

Symbolisme de la femme cote de l’homme

La côte qui servi à créer la femme portait les germes de la vie qui est dans l’homme au pluriel (Adam).

La côte est gauche et couvre le cœur pour assurer la stabilité du corps ou être car le cœur est l’organe de la vie. Toute perturbation du cœur entraine systématiquement un déséquilibre organique qui perturbe la vie entière.

DIEU REAFFIRME SES PRINCIPES (Genèse 3.25)

  • Apres la chute, les deux s’accusent et Dieu prononce un décret très fort :

¨La postérité de la femme écrasera la tête du serpent¨ (Genèse 3.15) ; c’est comme pour dire Monsieur Adam, la vie est dans cette femme malgré ses failles. Sache que seul, tu ne pourras réussir ; souviens-toi de la période de ta solitude dans le jardin d’Eden.

  • L’homme affirme et confesse ce que Dieu a dit. Il voit au-delà de la faiblesse de sa femme, la vie abondante et appelle sa femme Eve qui signifie vie.
  • Dans la diversité que traverse chaque couple, il y a une mine d’or dont on ne peut en jouir qu’en la creusant.

SUPERIORITE DE L’HOMME SUR LA FEMME

  • Chef de la femme (1Cor 11.3)
  • Femme = 1 os sur 208
  • Femme = gloire de l’homme (1Cor 11.7)
  • Femme a été tirée de l’homme (1Cor 11.8)
  • Femme a été créée à cause de l’homme (1Cor 11.9)
  • Voile de la femme marque l’autorité de l’homme sur elle (1Cor 11.10)
  • Homme et femme sont complices (1Cor 11.11)
  • Homme est fils ainé de la femme (1Cor 11.12)

Conclusion :

Nous sommes créés pour un but, celui d’adorer Dieu à travers non nos actes religieux, mais notre vie entière dans toute sa complexité. Puisse chacun reconnaitre son identité, ses limites et attributions telles que voulues par Dieu par que l’harmonie règne là où il y avait le désordre.

Dr. André CHOUBEU

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