Le blog de Dr André CHOUBEU - - Enseignements bibliques - Etudes bibliques - Conseils bibliques - Cours de Formation en théologie - Réponses aux questions bibliques
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles récents

LE CROYANT AUTHENTIQUE

9 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CROYANT AUTHENTIQUE

LE CROYANT AUTHENTIQUE

« Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux incirconcis. Car le circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons pas notre confiance en la chair » (Phil 3.2-3)

L’identification du vrai croyant devient une nécessité impérieuse en ces jours où les puissances de ténèbres sont plus que jamais déterminer à semer la confusion dans l’Eglise. Mais, les portes du séjour des morts ne prévaudront jamais contre l’Eglise du Seigneur Jésus Christ.

Déjà dans Mt 13.24-30, Le Seigneur Jésus parlait de ce qu’un homme avait son champ dans lequel quelqu’un est venu de nuit y semer l’ivraie. La tactique première du malin n’est-elle pas d’introduire ses agents dans l’Eglise ? Lorsqu’une vigilance manque ces derniers comme l’ivraie étouffe les croyants par des fausses doctrines, pratiques, hérésie, implantant fortement l’apostasie pour détourner un grand nombre de la vérité fondamentale, faisant d’eux des routiniers de la foi.

Mat 7.21-23 : «Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de dire Seigneur ! Seigneur ! Il faut accomplir la volonté de mon Père céleste. Au jour du jugement, nombreux seront ceux qui me diront : Seigneur ! Seigneur nous avons annoncé le message de Dieu en ton nom, nous avons chassé les démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom, n’est-ce pas ? Et cependant, il me faudra leur déclarer formellement : Je ne vous ai jamais connu ! Votre activité est mauvaise, elle est contraire à la loi de Dieu ! Allez-vous-en ! »

2 Cor 11.13-15 dit : «Ces hommes là sont des faux apôtres, les ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres »

Il paraît donc important de discerner le vrai croyant du faux, de s’examiner soi-même afin de ne pas croire avoir cru alors qu’on est encore cru (charnel).

Le texte de Marc 16.16-18 est le seul qui ressort le mieux la qualification du croyant authentique. La version ‘‘Parole Vivante’’ dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Voici les miracles qui marqueront la vie des croyants : En mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des nouvelles langues, ils saisiront sans dommage des serpents venimeux, s’il leur arrive de boire quelque poison mortel, ils n’en subiront aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ils les guériront. »

A - Baptême :

Le baptême dans la vision des Ecritures est la manifestation visible de la foi. Parlant justement de l’importance du baptême Luc 7.29-30 dit : « En se faisant baptiser par Jean après l’avoir écouter, tous les gens du peuple – y compris les collecteurs d’impôts – ont reconnu que Dieu est juste, et ils ont agi d’après ses ordonnances. Mais les pharisiens et les docteurs de la loi, qui ont refusé de se faire baptiser par lui ont méprisé la volonté de Dieu et ont fait échouer son plan à leur égard ». Version Parole Vivante)

Le baptême revêt donc au sens des Ecritures, une importance capitale pour la foi. Il en ressort une triple signification :

1.Le témoignage public de la foi en Jésus Christ :

-le rapport entre foi et baptême ressort très clairement de : Mt 28.19 ; Mc 16.15-16 ;

Actes 2.41 ; 8.12,13. ; 8 .36-38 ; 9.17-19 ; 10.47-48 ; 16.14-15, 30-34 ; 18.8

-le baptême suit la foi, dont il est l’expression ; seul la foi sauve ;

-confession de la foi en Jésus Christ, le baptême revêt la valeur

d’un «engagement…envers Dieu » et devant les hommes (1 Pierre 3.21)

2.le témoignage public de l’union du croyant avec Christ dans sa mort et sa résurrection :

-le baptême est le signe visible de notre immersion spirituelle en Christ et de

la régénération opérée en nous par le Saint Esprit. (Gal 3.27 ; Rom 6.3-4 ; Col 2.12-13)

3.Le témoignage public de notre appartenance à l’Eglise, c’est-à-dire à la Communauté spirituelle et universelle de ceux qui professent la foi au même Seigneur. (Eph 4.6)

B - Les miracles qui marquent la vie du croyant :

«Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, Ö homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ?

Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par les œuvres.» Jacques 2.19,20,18).

La foi chrétienne superficielle, privée de sa substance authentique se contente de l’extérieur, ayant fait un mariage de compromission avec le monde. Elle vante les œuvres intellectuelles, charnelles, terrestres, mais tel Christ est, telle doit être l’authenticité de la foi en Lui.

Les éléments tirés de Marc 16.17, le confirme de manière précise :

B.1 En mon Nom, ils chasseront les démons :

Dans la Bible, les démons apparaissent pour la première fois dans Genèse 3.1-6. Dans sa stratégie de guerre Satan fit son attaque développée sur trois points : (Mt 4.1-11 ; 1 Jn 2.16)

«En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs de notre humaine nature, la soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux, ainsi que l’orgueil inspiré par la richesse et la puissance, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. » ((1 Jean 2.16).

I.Les mauvais désirs de notre humaine nature :

1er Adam : Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit ?

Cette question insinue un doute et rend perplexe, la femme qui n’avait pas été présente lorsque Dieu donnait instruction à Adam. La femme en répondant au serpent tombe dans le piège de la falsification de la Parole de Dieu. Dieu en effet avait dit à Adam :

«Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras» (Gen 2.17). Ceci fut dit à l’homme alors que la femme n’était pas encore créée. Dans la réponse de la femme, il y a des ajouts (alors qu’il est écrit qu’on ne doit rien ajouter à la Parole de Dieu, encore moins, rien retrancher (Deut 4.2 ; 12.32 ; Prov 30.6 ; Apoc 22.18), car elle répond au serpent en ces termes :

«Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez» (Gen 3.3)

De la Parole de Dieu et de la déclaration de la femme, on ressort les irrégularités suivantes :

Réponse de la femme au serpent : Parole de Dieu :

1.Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu 1. L’arbre de la connaissance du

du jardin bien et du mal.

2.Vous n’en mangerez point 2 Mais tu ne mangeras pas.

3.Et vous n’y toucherez point 3.

4.De peur que vous ne mouriez 4. Car le jour où tu en mangeras,

tu mourras

L’analyse de ses propos donne beaucoup d’instructions :

1.La femme est tombée dans le piège du diable, qui à dessein a posé une question subtile pour faire de cette dernière sa proie, parce qu’ayant quitté son mari sans permission, était déjà en position de faute. Saisissant l’occasion de cette brèche ouverte dans la vie de la femme par la curiosité de découvrir le jardin, le diable lui pose la question sur ce qu’elle ne maîtrisait pas. La question suivante lui est posée : Dieu a-t-il réellement dit ? «Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

La femme n’avait pas encore vu un animal parlé car elle était la dernière créature, dont cadette des animaux et des plantes par rapport au plan de la création. Adam lui ayant brossé l’histoire de la création de manière très vague, Eve n’avait aucune connaissance parfaite du jardin.

Au milieu du jardin, il y avait deux arbres «l’arbre de la vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gen 2.9). La déclaration incertaine de la femme la mettait dans une position de gibier privilégié du diable. La femme ne connaissait pas exactement cet arbre situé au milieu du jardin dont il ne fallait pas manger les fruits.

2.Dieu avait parlé à l’homme disant : «Tu ne mangeras pas » et non à la femme. En effet, c’est l’homme qui avait reçu la ‘‘vision de Dieu’’, des instructions quant à son alimentation et l’entretien du jardin.

3.Dieu n’avait nulle part interdit de toucher à l’arbre. L’homme avait l’instruction de cultiver tout le jardin et l’entretenir, mais avait l’interdiction de manger les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Eve dans sa précipitation a dit ce qu’elle ignorait.

4.La réponse de Eve au serpent démontre que par l’interdiction de manger du fruit de l’arbre, Dieu a introduit une loi de terreur, de tyrannie et non d’amour. Selon elle, il faut toucher, manger avant de mourir, ce qui est contraire à ce que Dieu a dit. Elle a donc ajouter quelque chose qui change le sens et donne une mauvaise compréhension de la Parole de Dieu.

5. : Le premier Adam a failli dans sa responsabilité en ne veillant pas suffisamment sur sa brebis et épouse en même temps. Cette dernière dans son ignorance, faute d’instruction appropriée a livré le monde au diable.

2ème Adam : (JESUS)

Une comparaison de la tentation entre Adam et le Seigneur Jésus laisse clairement voir que les méthodes d’approche du monde des ténèbres ont été les mêmes : Au premier point : Les mauvais désirs de la nature humaine.

Mt 3.13-17 : Les temps fixés pour débuter sa mission étant venue, Jésus se rend auprès de Jean Baptiste pour accomplir les Ecritures. Dieu le Père donne sa confirmation en ses termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection : Ecoutez-le » (Mt 17.5). Après son engagement et la confirmation de son Père à son égard, Jésus entra immédiatement en prière de 40 jours pour préparer cette lourde mission qui le conduira à sa mort expiatoire pour le pardon de nos péchés.

Pendant ces 40 jours, il est exposé aux plus hautes tentations dans lesquelles Satan l’éprouva : Jésus connaissant la portée de sa mission sur terre, résistera au monde des ténèbres de manière ferme, devenant le deuxième Adam qui sortira vainqueur en opposition au premier Adam qui fut vaincu. Le second Adam qui est Jésus, venait ainsi selon Gen 3.15 «pour écraser la tête du serpent alors que le serpent blessera son talon». Connaissant l’ampleur de cette mission déterminante pour Dieu le Père, Jésus demeura dans la Parole :

1.«Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » :

En posant cette question, le diable voulait faire douter Jésus de ce qu’il est et prendre la confirmation du Père (Mt 17.5) comme incertaine. Cela voulait aussi dire : Aide-toi, toi-même, ne regarde pas toujours à Dieu, et Dieu t’aidera ensuite. Cette tentation très fine, peut faire pousser à un excès de foi, pour agir comme si on voulait prouver au diable ce qu’il sait déjà, à savoir Dieu est Tout Puissant. Dans le cas d’espèce, on lui aurait obéi.

Jésus répond au diable par la Parole de Dieu : Il est écrit : «L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ». (Mt 4.4)

Par cette réponse, le Seigneur Jésus affirme plutôt que la vie de l’homme ne dépend pas seulement de la satisfaction des besoins physiques, mais avant tout de l’accomplissement des ordres de Dieu (Jn 4.34). Il obéira toujours à son Père, de qui il attend jour après jour, l’entretien de sa vie. Il n’usera pas du pouvoir qu’il a de faire des miracles pour sortir arbitrairement de la position dans laquelle Dieu l’a placée.

II.La soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux.

1er Adam :

Alors le serpent dit à la femme : «Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vous yeux s’ouvriront » La femme «vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue» :

La réplique du serpent cache trois affirmations dangereusement fausses :

-«Vous ne mourez point» : Satan voulait faire passer Dieu pour menteur alors que lui (Satan) est menteur dès le commencement (Jn 8.44). Dieu avait dit : Le jour où tu en mangeras, tu mourras.

-«Mais Dieu sait» (continue le serpent à tromper Eve) : Satan voulait ici faire passer son mensonge pour vérité divine. Dieu n’en savait rien.. Dieu est vérité et ne peut se contredire. N’est-il pas écrit : «Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni le fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’Il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? » (Nbres 23.19)

-«Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront ». Le jour où ils ont mangé, ils ont vu la mort et non la vie. C’est avec tristesse qu’ils ont vécu la mort d’Abel, tué par son frère Caïn.

2ème Adam : (JESUS)

«Le diable transporta Jésus dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : «Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre».

Le diable voit que Jésus a employé la Parole de Dieu et a triomphé de la première tentation ; alors il change de stratégie en utilisant également la Parole de Dieu pour faire succomber Jésus. Il passe pour le célèbre mauvais interprète de la Parole de Dieu. Il veut ici pousser le Maître à croire et obéir à cette mauvaise interprétation.

Pour mieux comprendre cette illustration, l’expression «il le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple » laisse voir que Satan se passe aussi pour un homme de Dieu très spirituel, assis même dans la réalité divine. Penses-tu Jésus que j’ignore les choses d’en haut ? N’y étais-je pas très élevé ?

Vite, le Seigneur, découvre sa ruse et répondit : «Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ».

III-L’orgueil inspiré par la richesse et la puissance :

1er Adam :

Dans la dernière cartouche le diable sort cette flèche meurtrière :

«et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ».

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue,

«Et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence».

Le diable ici pousse Eve à la pire étape, pour lui faire croire qu’elle deviendra un autre dieu, alors, elle pourra se passer du tyran (l’Eternel) qui leur a imposé la loi. L’idée d’une autonomie criminelle menant à la mort voit ici le jour. Le rejet de Dieu pour devenir soi-même dieu est la cause de la chute de Lucifer. Il veut à travers ce piège, pousser l’homme à désobéir à Dieu pour devenir comme lui, privé de la vie éternelle et de toutes les promesses et bénédictions divines.

Volontairement, Adam, le chef de la création accepte manger le fruit défendu que lui tend sa femme, allant ainsi contre ce que Dieu lui avait dit. Cet acte introduisit le monde entier dans la catastrophe.

CONCLUSION : L’homme n’est jamais devenu Dieu et ne le sera jamais, mais en demeurant dans le péché, il est assujetti au dieu de ce siècle perdant tous ses privilèges acquis à la création. Il est donc allé :

- de la connaissance, à l’ignorance

- de la vérité au mensonge

-de l’intelligence à l’aveuglement

-de la liberté à l’esclavage

-de la vie à la mort

2ème Adam : (JESUS)

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et lui dit : «Je te donnerai toutes ces choses si tu te prosterne et m’adores»

Le diable qui a perdu dans les deux premiers matches est à bout de force, lance une dernière tentative pour remporter le dernier rond.

Jésus passe à l’offensive et remporte la victoire finale par une disqualification soutenue par la Parole de Dieu : « Retire-toi de moi, Satan ! Car il est écrit, tu adoreras le Seigneur ton Dieu et le servira lui seul ».

Le Sauveur savait déjà que tous les royaumes du monde lui étaient promis (Psaumes 2.8). Mais Satan lui propose de les avoir par voie de la facilité hors du plan de Dieu. Mais le Seigneur Jésus, démêle le piège de l’adversaire ; il refoule toute ambition, tout désir de grandeur charnelle ; il choisit la voie de l’abaissement, de l’immolation, de la croix. Il y marchera désormais sans faiblir, mais non sans passer par bien de luttes (Jn 12.27 ; Mt 26.38). C’est bien dans cette alternative (choix entre deux opinions) qu’était la visée de la tentation parce qu’en adorant Satan, le monde serait à jamais perdu, Jésus (le 2ème Adam) serait assujetti et vaincu comme le premier. Cette étape est la dernière des trois stratégies que décrit 1 Jean 2.16.

CONCLUSION : Satan est ainsi battu au match de poule et il ne sera pas non plus vainqueur au match final de Golgotha. Jésus ressuscité est vainqueur et déclare :

«Je suis le Premier et le Dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Apoc 1.17-18).

«Loué soit Dieu qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. » (1 Cor 15.57)

«Car puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivent en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartienne à Christ lors de son avènement. »

A l’issu de ceci, le classement définitif s’établi comme suite :

1er : Jésus Christ, vainqueur pour toujours.

2ème : L’homme en Jésus, plus que vainqueur

3ème : Satan, le perdant éternel

Le champagne d victoire sera sablé aux banquets des noces de l’Agneau (Apoc 19.9).

Bien-aimés, prenons courage car nous avons vaincu le malin et ce festin est pour nous (Esaïe 25.6-8).

L’homme étant donc devenu vainqueur en Jésus Christ, peut aisément avec l’autorité que lui a donnée Jésus chasser les démons qui lui sont désormais soumis «Car le Dieu de paix ne tardera pas à écraser Satan sous nous pieds » (Rom 16.20)

«Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10.19)

Beaucoup d’exemple existent dans Actes 8.7 ; 5.16 ; 16.18 ; 19.11.

Cette étape démontre que Jésus « SAUVE »

B.2 Ils parleront des nouvelles langues

Jusqu’à la tour de Babel, l’histoire biblique parle de toute la race adamique, il n’y avait ni juif, ni païens. Tous étaient en un Adam, le premier homme. Dès ce moment, l’humanité apparaît, dans l’Ecriture comme un vaste courant d’eau dont Dieu détourne un petit filet dont il se propose un jour de purifier le fleuve lui-même. Ce petit ruisseau est l’image d’Abraham que Dieu l’appelle, puis de la nation d’Israël que Dieu créé. Israël a été suscité comme témoin du Dieu unique, face à l’idolâtrie universelle (Deut 6.4 ; Es 43.10-12) ; comme exemple de la bénédiction reçue au service du vrai Dieu (Deut 33.26-29), comme dépositaire de la révélation divine (Deut 4.5-8 ; Rom 3.1-2) enfin comme canal humain pour la venue du Messie ‘Gen 21.12, 28.14 ; 49.10 ; 2 Sam 7.16-17 ; Esaïe 7.13-14 ; Mt 1.1).

L’événement de la tour de Babel illustre la dégradation des mœurs qui a poussé les hommes non plus à atteindre Dieu par les voies divines, mais plutôt par l’intelligence humaine dont l’entendement est devenu corrompue par le péché. Pour qu’ils n’atteignent pas leur objectif inspiré par Satan, Dieu les disperse en confondant leur langage.

Convertis, les croyants deviennent un, unis en Christ selon qu’il est écrit : «Vous tous qui avez été baptisés (du Saint-Esprit) en Christ, vous avez revêtus Christ. Il n’y a plus ni Juifs, ni Grecs, il n’y a plus ni esclave, ni libre, il n’y a plus ni homme, ni femme, car tous, vous êtes uns en Jésus Christ.» (Gal 3.27-28)

Il n’y a aucune barrière linguistique (de langue) entre les membres d’une même famille. Etant les membres de la famille de Dieu selon Eph 2.19, nous sommes unis en Esprit à Christ pour servir Dieu le Père qui est Esprit. Pour que ce lien soit effectif compte tenu des divers patois répandus dans le monde, Dieu scelle les siens par le baptême dans le Saint-Esprit afin que chinois, juif, grec ou africain, parle selon que leur donne de s’exprimer le Saint-Esprit pour adorer Dieu. Le livre de Actes illustre des exemples pratiques (Actes 2.4 ; 10.46 ; 19.6)

«Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas» (Rom 8.9)

Christ baptise du Saint-Esprit.

Frère, es-tu baptisé du Saint-esprit ? Qu’attends-tu ? Pourquoi resteras-tu encore dans le jugement de la tour de Babel ? Sors et sois baptisé du Saint-Esprit.

B.3 - Ils saisiront sans dommage des serpents venimeux :

Comme nous venons de voir plus haut, le serpent représente Satan le rusé qui a fait tomber Eve au jardin d’Eden par la séduction (1 Tim 2.14). Tous les vainqueurs de Satan en Christ sont éclairés par la Parole de vérité et ne peuvent plus tomber dans les moyens de séduction du malin.

«A l’état adulte, à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient de Christ. De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés ça et là par le vent de toute sorte de doctrine, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur Ainsi nous parviendrons tous ensemble à l’unité de la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu.» (Eph 4.13-14)

L’Apôtre Paul dans son voyage missionnaire, fut mordu par un serpent, mais il n’eut aucun dommage. (Acte 28.4-6).

Christ délivre de l’emprise du diable.

B.4- S’il leur arrive de boire quelque poison mortel, ils n’en subiront aucun mal.

Gen 3.17-18 retrace les tristes conséquences du péché d’Adam. Revenu à Christ qui est la vie, les croyants retrouvent la vie de Dieu. Ainsi, toutes attaques extérieures du malin ne peut plus désormais ni infecter, ni endommager le corps du croyant devenu un avec Christ qui est aussi appelé temple du Saint-Esprit (1 Cor 3.16).

Cette application est valable dans les deux sens : pratique et spirituel. Toute intoxication extérieure ne peut plus infecter le croyant en Christ au point de le perturber. Il est inébranlable dans les combats spirituels et dans les attaques de l’ennemi.

Christ équipe pour le combat spirituel dont les armes d’Ephésiens 6.10-18 ne sont rien d’autre que Christ lui-même dans ses divers attributs.

B- 5 Ils imposeront les mains à des malades et ils les guériront

La souffrance et les douleurs sont entrées dans le monde par le péché (Gen 3.17-19). Le salaire du péché qui la mort, fut payé par Christ à travers sa mort expiatoire. «Christ a pris sur lui la malédiction divine qui nous était destinée» (Gal 3.13)

«Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, humilié, mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 53.4-5)

Christ guérit.

Après cette étude, qui penses-tu être devant Dieu. De qui portes-tu l’identité ? De Christ ou du diable ?

Dr André CHOUBEU

Voir les commentaires

COMPORTEMENTS ET ATTITUDES A OBSERVER DANS ÉGLISE

8 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

COMPORTEMENTS ET ATTITUDES A OBSERVER DANS ÉGLISE

COMPORTEMENTS ET ATTITUDES A OBSERVER DANS ÉGLISE

« mais si je tardais, sache comment il faut se comporter dans la maison d’Elohîms, qui est la communauté d’Elohîms, le vivant, colonne et rempart de la vérité. Et, sans conteste, il est grand, le mystère de la pitié: lui, manifesté dans la chair, justifié par le souffle, contemplé par les messagers, proclamé par les nations, cru dans l’univers, exalté dans la gloire » (1Timothée 3.15). Version André CHOURQUI

« (c’est), si je tarde, pour que tu saches comment il faut te comporter dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, colonne et base de la vérité. Et sans contredit, grand est le mystère de la piété, (le mystère de) celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l’Esprit, a été vu des anges, a été prêché chez les Gentils, a été cru dans le monde, a été ravi dans la gloire ». Version Crampon)

« mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: celui qui a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire » (Version Louis Segond).

Eléments saillants du texte :

  • la maison de Dieu : propriété de Dieu, demeure de Dieu,
  • Tabernacle :
  1. Parvis intérieur

Lieu accessible et libre exclusivement pour le service

. Lévites :

Ils étaient les serviteurs naturels du sanctuaire, les aides des prêtres et des sacrificateurs, obligés de les servir ou de les remplacer partout où la sainteté des cérémonies n’exigeait pas la présence exclusive du sacerdoce supérieur, comme l’exigeait le service de l’autel et de ce qui était au-dedans du voile. Dans le désert, ils devaient monter et démonter le tabernacle à chaque station (Nombres 1.51) couvrir et porter l’arche du témoignage et les vases sacrés (Nombres 8.19 ; 3.6 ; 18.6 ; Nombres 4 ; Deut 31.25 ; 1Sam 6.15 ; 1Chron 15.2,27 ; 2Chron 5.4)

  • mis à part et solennellement consacrés au service du sanctuaire (Nombres 3.4)
  • Ils étaient les serviteurs du tabernacle d’une manière générale
  • la garde du temple
  • soin d’en ouvrir et d’en fermer les portes (1Chron 9.27 ; 23.32 ; 26.12)
  • les vases sacrés et de leur entretien (1Chron 9.28 ; 2Chron 29.16)
  • la préparation des pains de proposition et des autres offrandes de farine pétrie (1Chron 9.32 ; 23.29)
  • chant et des instruments de musique pour le service du temple (1Chron 15.19 ; 23.5 ; 25.1 ; 2Chron 5.12 ; 7.6 ; Esdras 3.10 ; Néhémie 12.27}
  • la surveillance des trésors du temple et l’inspection des lépreux (Deut 24.8 ; 1Chron 26.20 ; 2Chron 31.12 ; Néhémie 13.13)
  • assistaient les prêtres dans le sacrifice et le dépouillement des victimes, dont ils recueillaient le sang. (2Chron 29.34 ; 30.17 ; 35.11)
  • faisaient les collectes pour les réparations du temple, et dirigeaient les ouvriers dans les travaux de construction (2Chron 34.9,12)
  • pourvoir au bois du sacrifice, et faire respecter le jour du sabbat (Néhémie 10.34 ; 13.22)
  • plusieurs Lévites furent appelés aussi à remplir des fonctions publiques, judiciaires ou municipales, (1Chron 23.4 ; 2Chron 19.11 ; Deut 17.9 ; 21.5)
  • l’enseignement religieux du peuple dans tout le pays (2Chron 17.9)
  • Ils travaillaient en groupe ayant son chef
  • Ils se relevaient tous les huit jours, entrant en semaine le jour du sabbat
  • Les lévites étaient appelés à servir depuis trente jusqu’à cinquante ans (Nombres 8.23,26)
  • transport des pièces du tabernacle (Nombres 4) comme parlant de ce qui doit se faire dans les besoins actuels du service
  • les lévites musiciens, par leur présence habituelle dans le temple, par la beauté de leur emploi, avaient gagné en considération, et portaient la tunique de lin

À cette époque, ils étaient 38 000, dont:

a) 24 000 servaient dans le temple,

b) 6 000 étaient prévôts et juges,

c) 4 000 portiers,

d) 4 000 musiciens.

  1. Lieu saint

Lieu où les serviteurs de Dieu s’essayent

. embellissement

. y disposer ce qui est nécessaire

. en faire un lieu distingué de la salle

. y placer eau et mouchoir

  1. Lieu Très Saint

autel

. propre

. orné

. embelli

. accessible seulement par le Pasteur ou ceux qui y ont accès

Prov 15.8 : Le sacrifice des méchants est en horreur à l’Eternel, Mais la prière des hommes droits lui est agréable.

Prov 21.27 : Le sacrifice des méchants est quelque chose d’abominable; Combien plus quand ils l’offrent avec des pensées

  • l’Eglise du Dieu vivant
  • la colonne et l’appui de la vérité

L’Eglise est le pilier et le support de la vérité qu’elle prêche au monde, qu’elle préserve et transmet de génération en génération.

Raisons qui motivent le texte :

-L’Eglise est appelée la maison de Dieu (Eph 2.19-22 ; 1Pierre 25) parce que Dieu y fait sa demeure, réalisant en elle ce dont le temple de Jérusalem offrait le symbole (2Cor 6.16)

Le peuple de Dieu est son temple vivant sur la terre (Hébreux 36 ; 1Pierre 417 ; 1Co 316)

-colonne et d’appui de la vérité s’appliquent à l’Eglise du Dieu vivant, pour inspirer tous les serviteurs de l’Eglise le plus profond sentiment de l’importance de leurs fonctions et de la terrible responsabilité qui pèse sur eux.

La Parole de Dieu est seule la source de la vérité ainsi, l’Eglise du Dieu vivant doit la manifester dans son vécu quotidien en étant l’unique dépositaire de ce trésor divin, rendue vivante en son sein par le Saint-Esprit et dont le but est de propager ce témoignage perpétuel, qui correspond à celui de la parole révélée, l’expliquée et le confirmée.

  • L’église est la maison de Dieu ; Dieu y demeure !
  • L’église est le « soutien » de l’Écriture et de la doctrine de Christ, elle en est le véritable pilier.
  • Quand une église cesse d’avoir ce rôle, quand elle n’est plus ce fondement de la Vérité, nous pouvons et même, nous devons, l’abandonner ; toute recherche de la Vérité doit être en effet prioritaire.

L’eunuque, le bâtard, l’Ammonite et le Moabite n’entreront pas dans l’Église du Seigneur : on ne les recevra pas dans le pays, on ne pourra ni se marier avec eux, ni leur permettre de demeurer au milieu du peuple; ou bien (Deut 23.1-3),

on ne les recevra pas comme prosélytes pour professer la religion du Seigneur. Cela marque un souverain éloignement, un extrême mépris pour ces sortes de gens: on les regarde comme des profanes, avec lesquels on ne veut pas que les Hébreux aient aucun commerce, ni pour le sacré, ni pour le civil.

Discipline dans l’Eglise : Celui qui, après avoir touché un mort, ou assisté à des funérailles, ne se sera pas purifié avec l’eau lustrale, où l’on jetait de la cendre d’une vache rousse immolée à cet effet, (Nombres 19.20,21) sera exterminé de l’assemblée du Seigneur, parce qu’il a profané son sanctuaire : - il sera excommunié et exclu de l’assemblée d’Israël;

- il sera regardé comme un profane et un incirconcis. Les rabbins entendent cela de la mort du corps, d’une mort prématurée, ou d’une mort violente; ou de la mort de l’âme, ou de l’un et de l’autre, selon la grièveté du crime, et l’importance de la matière.

L’église est aussi un lieu saint :

  • le tabernacle,
  • le temple,
  • ou la synagogue, où le peuple du Seigneur s’assemblait.

L’église se met pour la société des fidèles :

Caractéristique des hommes qui y vont ou y sont : ils ont conservé le dépôt de la vraie religion, depuis le commencement du monde jusqu’à aujourd’hui, et qui la conserveront jusqu’à la fin des siècles.

Les actes et comportements mauvais dans l’église :

  • bruits des pas
  • bruits des bavardes
  • mauvais habillement
  • jeter les objets, papiers à l’église
  • manger la nourriture, pains dans l’église
  • Faire manger les enfants à églises
  • Laisser les enfants jouer à l’église
  • Les responsables qui arrivent en retard
  • Les responsables qui restent derrière
  • Bavardage à l’intérieur de l’église juste après le culte
  • Eviter de troubler pendant le message
  • Venir avant le culte et prendre sa place selon les instructions du protocole
  • Se concentrer dans la méditation, la prière pour recevoir la grâce pendant le culte
  • Pendant le culte, éviter les déplacements pour sortir, aller aux toilettes
  • Pendant le message, être attentif et prendre soin des enfants
  • Après le culte au lieu du bruit, on peut se recueillir devant Dieu ou répandre son âme devant le Très Haut par rapport au message du jour

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LE SECRET DE LA VIE DE COUPLE DE L’AIGLE

7 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DE LA VIE DE COUPLE DE L’AIGLE

LE SECRET DE LA VIE DE COUPLE DE L’AIGLE

L’aigle se mari une seule fois et est monogame. Lui et sa compagne chassent ensemble, siestent ensemble, font presque tous ensemble. Et lorsque la mère n’est pas là, il s’occupe des aiglons. Chez l’aigle royale mâles et femelles forment des couples stables, dont les liens sont resserrés par des parades aériennes au cours desquelles les partenaires, accrochés l'un à l'autre par les serres, se laissent tomber en tournoyant. Chaque œuf a besoin de 43 à 45 jours d'incubation. Pendant cette période, les aigles ne supportent aucun dérangement et n'hésitent pas à abandonner le nid et la ponte s'ils se sentent inquiétés. Après l'éclosion, la femelle couvre ses petits pendant quinze jours. Entre le sixième et le quinzième jour, un duvet fourni se substitue au premier, fin et blanc. Le mâle relaie quelquefois la femelle pour protéger les petits. Lui seul chasse, au début, ensuite sa compagne le seconde. Les deux premiers mois, elle distribue la nourriture à la couvée, en déchiquetant en menus morceaux les chairs des proies qu'elle rapporte au nid. Les aiglons les happent du bec et les ingurgitent en hésitant, tête dodelinant. À mesure qu'ils grandissent, elle leur donne à déglutir des lambeaux de plus en plus volumineux pour qu'ils apprennent à lacérer eux-mêmes les proies.

Il est facile ici de constater le romantisme, les paroles valorisante, le toucher, les activités de qualités dans le couple de l’aigle.

Même jusque dans les foyers, la complicité, l’admiration, l’approbation sont rares et créent un amour apparent, mais pas réel. Le mariage revêt un caractère sérieux à cause de son but ainsi définit : Le mariage revêt un but quadruple selon Dieu :

  1. La collaboration: Sortir l’homme de son isolement en lui procurant une aide semblable à lui, pour lui permettre une collaboration nécessaire à la réussite de la mission qui est sienne.
  2. La reproduction: Permettre à l’homme et à la femme de mettre à contribution une capacité reproductive en s’unissant dans l’ordre et la crainte de Dieu, en vue de multiplier et de remplir la terre, exécutant ainsi la volonté de Dieu (Genèse 1.27-28).
  3. La complétude ou accomplissement de soi : Permettre à l’homme de retrouver sa côte arrachée afin d’être complet dans l’unité[1] ; Car la femme est tirée de l’homme et l’homme existe par la femme l’un et l’autre ayant quitté père et mère pour être une seule chair[2] .
  4. La sanctification : Permettre la sanctification de l’un et l’autre pour la sauvegarde de ce qu’est pour eux le lien conjugal (1Cor 7.2-7). Le Seigneur veut que le mariage soit saint et honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure (Hébreux 13.4). Il doit constituer un point d’honneur pour les deux conjoints. Ceux qui interdisent le mariage vont contre la volonté de Dieu (1Tim 4.1-3).

On ne s’étonne plus des crises dans le mariage car parfois, au lieu de poursuivre les buts susmentionnés le mariage est basé sur :

  • La tradition et l’alliance des familles (d’où le manque de dialogue) ;
  • L’improvisation ou la revanche d’une récente déception ;
  • La cohabitation dans le but de satisfaire juste ses instincts sexuels (viens-on-vit) ;
  • La contrainte des parents ;
  • Le coup de foudre, la pitié ou la compassion ;
  • Des aspects extérieurs (beauté, attitudes, argent etc.)

Le symbolisme biblique du mariage est à prendre avec beaucoup de sérieux :

De Genèse à Apocalypse, la Bible regorge de symbolisme relatif au mariage. Sa juste compréhension permettra d’aborder ou de vivre le mariage avec crainte respectueuse envers son législateur ; ceci permettra d’honorer le mariage et maintenir le lit conjugal exempt de toute souillure tel que le recommande le livre aux Hébreux[3].

Genèse 2.21 : « Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place ».

Symbolisme :

- La mort de Christ sur la croix (Sommeil d’Adam) produit ceci :

- Dieu en sort l’Eglise (de la côte d’Adam, Dieu fit la femme)

- De la côte percée de Jésus, sort l’eau et le sang (l’Eglise qui naît de la croix est purifiée par l’eau de la Parole de Dieu)

- Le sang sorti de la côte de Jésus après le coup de lance atteste que le prix du rachat est payé (la rançon (la dot) est versée pour l’acquisition légale de la fiancée de Christ qui est l’Eglise. Autrement dit, de sa vie, Christ a payé la vie du pécheur qui était sous la servitude du tyran[4].

- La vie de Christ lui est communiquée (os de mes os)

Genèse 3.1-6 : La séduction de la femme par le serpent :

Symbolisme :

- la corruption de l’Eglise au temps d’apostasie

Adam décide volontairement de manger le fruit défendu que lui donne Eve, en connaissance des conséquences qu’il encoure.

  • Christ décide volontairement de prendre sur lui les péchés de l’Eglise et d’en mourir afin d’obtenir son pardon (Rom 6.8).

Genèse 3.17 : Dieu punit Adam au lieu de Eve

Symbolisme : Jésus Christ meurt pour les péchés de l’Eglise

Jean 14.1-3 : Jésus dit qu’il va préparer une place afin que là où il est, que les siens y soient aussi.

Symbolisme : les noces de Christ et de l’Eglise dans les airs[5].

Ephésiens 5.25-32 : L’homme doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Eglise et a donné sa vie pour elle.

Symbolisme : - Soins de l’époux sur l’épouse (Christ aime et veille sur son Eglise)

Genèse 24 : La dot de Rebecca par le serviteur d’Abraham

Symbolisme : La mort de Christ sur la croix pour le rachat de l’Eglise (Jean 19.34 ; Apoc 3.1-7)

L’amour dans le couple (Christ aime son Eglise)

Le mariage (mystère de Christ et l’Eglise)

Apocalypse : Le mariage est comparé (l’union de Christ et de l’Eglise)

Apocalypse 21.9 : La femme est comparée à l’Eglise

Apocalypse 19.9 : le mariage ou l’union du couple (les noces de l’Agneau)

Retenons : De plus en plus, on fait des choix de partenaire à la légère, puis on divorce soit disant avec logique, et on se remarie à guise sans inquiétude aucune et souvent au nom de Jésus. Certains ont à leur actif plus de trois à quatre divorces et se proclament toujours serviteur de Dieu avec un grand S. Puis, on affirme que le mariage, n’est pas le bonheur, l’amour ne saurait résister au temps, on ne peut être fidèle à sa femme… Quel scandale ! Le mariage est comme un couteau. Un mauvais choix fera obligatoirement voir toutes les couleurs.

Retenons : Faisons le choix de notre conjoint comme si le divorce n’est pas permit. Ne faisons donc aucune fantaisie dans le domaine mariage. Ce n’est pas uniquement parce que quelqu’un fait battre votre cœur d’une fille qu’il faille qu’elle l’épouser à tout prix. Il faut plus que cela. Il faut des test comme l’aigle femelle, et un test sans complaisance.

° Que représente votre proposé (e) dans votre projet de vie futur ?

° Quel pourcentage de votre futur correspondrait à votre proposé (e) ?

Imaginez un seul instant son état de futur maman dans quelques mois. La beauté s’en est un peu allé par rapport aux jours de la lune de miel. Elle vous veut à ses côté comme ce jour-là dans le chambre d’hôtel rempli des surprises et joie de la lune de miel. Accepterez-vous de tout sacrifier pour elle comme ce fut ce jour mémorable ? Investirez- vous votre temps, votre argent, votre intellect… pour la séduire au jour le jour puisque en fait, elle n’est un acquis de chaque jour sans nouvelle conquête.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

AU COMMENCEMENT DIEU (Fin)

28 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (Fin)
  1. Au commencement par Dieu et pour Dieu

Le désir de Dieu en tout temps est de faire participer toute ses créatures à son commencement pour continuer avec lui dans son programme dont l’unique but est la manifestation de sa gloire par l’atteinte de son but pour chaque créature. En fait, Dieu est le propriétaire de tout domaine céleste, terrestre et des profondeurs des abîmes. Aussi, il veut et doit y régner de manière souveraine afin de conduire toute chose selon son bon plaisir pour le but qu’il s’est Lui-même assigné pour tout ce qui est de lui et existe non pour exister, mais doit exister pour Lui. Les asticots semblent répugnants, mais ce sont les asticots qui favorisent la décomposition de tout afin d’engraisser le sol et favoriser sa fertilité. Lorsqu’un homme rend l’âme, nous pleurons, mais les asticots rendent de puissantes actions de grâce à Dieu qui non seulement leur a donné la nourriture, mais les a rendu utiles pour le progrès de l’humanité à travers la fertilité du sol qui produira la nourriture, permettant l’homme de manger pour vivre et œuvrer pour la gloire de Dieu.

Comme c’est complexe, mais vrai !

Moïse travaille pour Dieu et ce n’est qu’à 80 ans qu’il est conduit sur la montagne où il lui sera dit de bâtir selon le modèle qui lui a été montré sur la montagne. Moïse pouvait croire être arrivé, mais voici qu’il doit à présent entrer dans un nouveau processus qui le ramènera au commencement de Dieu et pour Dieu. En fait, selon Genèse 3.15, la postérité de la femme écrasera la tête du serpent qui lui blessera le talon. Ce programme divin existait depuis avant la création. En effet, il avait dans sa prescience arrêter d’avance ce qui arrivera et où, quand et comment. La construction du tabernacle dont l’existence bien que non précisée auparavant doit avoir l’origine très ancienne dans la pensée de Dieu avant même la création de toute chose.

  1. Au commencement des commencements Le commencement des commencements apparaît ici comme le début des œuvres de Dieu. Nous entendrons par-là, la pierre de touche qui est le socle, la base de tout ce qui existe aujourd’hui ou a existé dans l’histoire du temps depuis la création. Mais toujours, nous reviendront à Celui qui est le commencement car aucun commencement n’est possible sans l’acteur de ce commencement. Il ne l’a jamais été depuis le livre de ‘‘Genèse’’ qui est un nom tiré du grec, signifiant « le livre de la création, ou de la réalisation ».

Dès le début de la Bible, nous lisons, au sujet de l’Esprit de Dieu qui plane à la surface des eaux. Une manière en s’inspirant de la révélation donnée à l’Apôtre Paul en ces termes : ‘‘Car Dieu qui commanda, que la lumière brille des ténèbres, a brillé dans nos cœurs, pour donner la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ. Mais nous avons ce trésor dans des vases terrestres, afin que l’excellence de la puissance puisse être de Dieu, et non pas de nous’’ (2 Cor 4.6-7).

Nous comprenons là que de même Dieu a été au commencement de la création, le sera également de nos vies pour la création des choses merveilleuses qu’il avait bien avant le commencement de toutes choses, prévue que nous les accompliront au temps marqué pour chaque action : ‘‘Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions’’ (Eph 2.10). Oui, Dieu travaille dans le cœur de l’homme. Il faut remarquer qu’au début, il n’y avait rien d’enviable sur la surface terrestre car le monde d’alors était informe et vide ; tout n’était que désolation. De manière imagée, l’œuvre effectuée par la grâce, dans l’âme, est aussi une création nouvelle. Dans une âme désertique, là où il n’y a pas eu de nouvelle naissance, on ne peut trouver que désordre, confusion et tout ce qui concerne le mal ; cette âme est vide de tout ce qui concerne le bien, de tout contexte divin ; on n’y trouve que l’obscurité car il n’y a en elle que ténèbres : c’est ici notre état naturel, avant que la Grâce toute puissante ne produise en nous Son changement.

L’homme doit poursuivre l’œuvre de la création en laissant Dieu œuvrer en lui pour la régénération de sa personnalité, de son caractère déformés par les mœurs et le système du présent siècle.

  1. Au Dieu des commencements

Le mot hébreu Bereschit que le Français traduit par ‘‘au commencement’’ revêt dans le texte sacré une implication très profonde qui sort de l’ordinaire, désignant le début de tout ce qui peut être nommé, parce qu’étant le commencement absolu. Le commencement du temps dont parle Genèse est effectivement celui qui fait connaître les origines du monde et de l’humanité, du péché et de la mort, de la promesse du salut, des arts et de la civilisation, de la diversité des peuples et des langues, de tous les êtres qui se développent dans le temps, et enfin du peuple de Dieu.

On divise naturellement ce commencement en deux parties :

  • La période universaliste qui se rapporte à l’humanité primitive dans son ensemble :

Cette première partie contient les onze premiers chapitres du livre de Genèse dans lesquelles ressortent quatre périodes principales :

1. Celle de la création (Genèse 1.1 à Genèse 2.4)

2. Celle du séjour dans le paradis et de la chute (Genèse 2.5 à Genèse 3.24)

3. Celle de la corruption croissante de l’humanité jusqu’au déluge (Genèse 4-8)

4. Celle du développement de l’humanité entre le déluge et Abraham (Genèse 9-11)

  • La période particulariste qui commence avec l’histoire du peuple de Dieu :

La seconde partie quant à elle retrace tout le reste du livre de Genèse allant du chapitre 12 à 50 qui retrace les trois périodes patriarcales :

5. Celle d’Abraham (Genèse 12 à Genèse 25.18)

6. Celle d’Isaac (Genèse 25.19 à Genèse 36.43)

7. Celle de Jacob et de ses fils jusqu’à leur établissement en Egypte (Genèse 37-50)

Il est important de noter trois principes qui caractérisent le récit des commencements des œuvres de Dieu :

- Dieu a tout créé

- Il a tout créé conformément à sa volonté, bon et susceptible de progrès

- Il a tout créé pour préparer l’arrivée de l’homme qui est considéré comme le terme et le couronnement de toute la création.

Dieu : en hébreu Elohim, est dérivé d’une racine arabe, aliah, qui signifie trembler. Dieu est donc l’être devant lequel on tremble, l’être souverainement redoutable. El qui désigne aussi Dieu vient de la racine oul, qui signifie être fort. Le nom Elohim par contre est le pluriel de Eloah (Job 12.6 ; 35.10 ; Habakuk 1.11 ; Deut 32.15 ; Psaumes 50.22) et dans l’hébreu postérieur (Dan 11.37-39 ; 2Ch 32.15 ; Neh 9.17).

Bien que Elohim traduit le pluriel de Eloa, le verbe au singulier bara utilisé pour créa certifie que le caractère unique de Dieu en trois personnes est ici bien affirmé. Il n’est nullement question ou d’idée d’un pluriel de majesté qui ne trouve pas sa place les Ecritures Saintes.

Créa. Le mot hébreu bara, que nous traduisons ainsi, signifie primitivement tailler et n’implique pas nécessairement, comme notre mot créer, l’absence de toute matière déjà existante: mais il faut observer que les idées abstraites ne peuvent être énoncées dans le langage humain qu’au moyen de termes exprimant des notions sensibles; puis, quand ce verbe désigne une action exercée sur une matière existante, il se met à une autre forme (pihel, béré) et a pour sujet un être humain et pour régime la matière même sur laquelle le travail s’exerce, (Jos 17.15) tandis que dans la forme employée ici (kal) il a toujours pour sujet Dieu et pour régime le mot qui désigne le résultat de l’action accomplie (Esaïe 43.1).

Il reste vrai que l’hébreu à travers les Ecritures Saintes utilise plusieurs termes pour désigner l’action créatrice de Dieu sur une matière existante :

- asa qui signifie faire (Genèse 1.7,16),

- jatsar qui donne l’idée de former (Genèse 2.7)

Il convient de toujours noter que le mot faire ou fabriquer introduit l’idée de commencement car ce que l’on vient de transformer à l’aide de matières existante amène une chose qui n’était pas à être.

Dans le mystère des œuvre de Dieu, on pourrait facilement, en parlant de la période où les ténèbres couvèrent la terre de 12h à 15h pendant que Christ état sur la croix du Calvaire que ‘‘cette nuit silencieuse n’était pas celle de la mort; c’était la nuit féconde d’où devait sortir la vie’’

Notions ici, les principes de Dieu dans ses méthodes et actes. Les actes de la création, les méthodes et les principes utilisés sont une espèce de modèle appliqués sur nous dans notre naissance, la corruption de notre vie par l’environnement et le mauvais héritage des parents, choses qui nous ont conduits à l’état chaotique dans notre comportement et état d’esprit.

Dans sa miséricorde, Dieu descendra de son saint trône en revêtant la nature humaine pour nous racheter en Christ.

  1. Pour que toutes choses recommencent
  • Christ, Parole, Tabernacle

Dieu dans sa prescience a voulu qu’après la déchéance de l’humanité toute entière, le chao ne puisse pas s’installer de manière définitive, mais que par la parole, tout recommence. Pour ce faire, Dieu choisit une procédure qui lui convienne à savoir, bâtir un lieu de rencontre entre l’homme et Lui. Le Tabernacle devient la demeure de Dieu, manifestation de la suprématie sur tous les autres Dieu qui ont un lieu de rencontre avec leur adepte dans des lieux divers, habituellement placés loin des hommes. L’Eternel quant à lui, habite au milieu de son peuple pour que s’accomplisse la signification du nom Emmanuel donné à Jésus-Christ « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Mt 1.23). Le tabernacle était conçu et subdivisé en trois parties à savoir : le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint. Le lieu très saint était le lieu où siégeait la gloire de Dieu protégé par deux chérubins aux ailes déployées. Dans la préscience de sa miséricorde pour que tout recommence, Christ (Dieu), quittera le lieu très saint s’abaissera en quittant la gloire du lieu très saint pour venir accueillir le pécheur à l’autel de l’holocauste où se fera l’expiation de ses péchés commis. Comment comprendre que le Dieu très saint, fidèle dans ses voies et ses principes, lui qui a été offensé, refuse d’exiger son droit pour plutôt appliquer son devoir de père dont l’une des essences est la miséricorde, l’amour et le bonheur de sa créature. C’est comme si le fort s’abaissait pour demander au faible de reconnaître sa faiblesse afin d’éviter d’être écraser par la foudre de sa colère. Cette main tendue au pécheur qui l’acceptera, se verra orienté vers la cuve d’airain, lieu de purification des souillures intérieures causées par les effets des péchés de la vie. Certes, l’aspect de la culpabilité a été réglé par le mystère du sang versé du sacrifice, mais les effets du péché dans la nature de l’homme ne peuvent voire leurs empreintes effacées que par la régénération de la conscience. Ce n’est que dans cet état d’esprit que l’on peut sans être accusé par sa conscience, entrer librement dans le lieu saint par la grâce de Dieu pour le service. Du choix de Dieu, le Souverain Sacrificateur Jésus, par le mystère de son sang versé au Calvaire (Autel de l’holocauste), introduira le pécheur repenti dans le lieu très saint, le voile (symbole de la fragilité que produit la chair sur l’homme) ayant été déchiré à la croix par la mort expiatoire du Seigneur. Comment comprendre et apprécier la grandeur de la miséricorde de Dieu pour sa créature déchue qu’il ramène au commencement de lui-même, c’est-à-dire de l’action créatrice de sa parole pour que toute chose recommence : « Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent » (Hébreux 12.27).

  • Fondements de départ

Au commencement de la création, c’est la parole qui a amené toute chose à l’existence. Dieu étant dans sa parole, tout ce qui se fait, se conçoit hors de la parole et ses principes est immédiatement décrié comme instable et passager. Dieu dans sa conception de la création n’avait pas prévu les choses temporaires, mais l’apparition de la rébellion de Satan qui a entrainé l’homme dans sa chute a modifié ce qui était définitif en provisoire. C’est ainsi que Dieu ramène toutes choses en Jésus-Christ, Parole éternelle de Dieu, le seul et unique fondement de départ pour que « lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous » (1Cor 15.28).

Toute vie qui n’a pas son fondement au commencement pour être conforme à la prescience de Dieu est vouée au feu : « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée » (2 Pierre 3.9-15).

  • Alliance du départ avec chacun

Nous arrivons au terme de notre étude et comprenons que les premiers mots de la Bible intitulé « Au commencement Dieu » est largement suffisant pour nous situer sur notre sort, nous ramener à la pensée, aux principes et voies de Dieu dans le commencement de ses œuvres afin de bénéficier de la grâce attachée à son appel pour chacune de nos vies.

Au commencement s’illustre comme le fondement, la fondation sur laquelle toute chose devait se poser pour subsister. La fondation garantissant la durabilité, il nous revient dont de s’assurer de la manière dont nous agissons ou envisageons agir sur le fondement de Dieu qui est sa parole : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. Que nul ne s’abuse lui-même: si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage » (1 Cor 3.9-18).

Puissions-nous aux regards de ce texte revenir à notre alliance de départ avec Dieu lors de notre conversion. Notre engagement était ferme, notre foi était sans altération, notre détermination était sans précédent, mais la marche nous a fatigué, les oppositions, le combats, les difficultés, etc. ont ralenti notre élan et nous sommes devenus des rétrogrades qui ne disent pas leur noms. Puissions-nous nous rappeler que Dieu reste le même du commencement tant dans sa juste, son amour que sa miséricorde et retourner vers Lui, source de tout ce qui dure.

  1. Retour au Dieu des recommencements

De l’hébreux re’shiyth (ray-sheeth’), le mot commencement traduit littéralement en tenant compte des préfixe et suffixe signifie ‘‘prémices de l’ancienne prospérité dans le but de devenir le principal, le meilleur du premier état étant plus excellent et plus précieux’’.

Le commencement marque aussi la notion du temps approprié, de période, de circonstance, d’époque choisi, prévu et décrété par Dieu pour surmonter et se placer au sommet des hauteurs comme un chef dans la croissance.

Dieu créa : Créer signifie quelquefois simplement arranger ou organiser, mais créer signifie aussi donner l’existence à ce qui n’existait pas, le sortir du néant. Dieu a créé de ces deux manières. Après avoir appelé les choses à l’existence, il les a organisées.

La lecture attentive de Jean 1.1-14, nous introduit à la découverte suivante :

1° : Il rappelle que dans l’Ancien Testament, la « Parole » est le moyen habituel par lequel Dieu se fait connaître, qu’il s’agisse de création, de rédemption ou de révélation. La « Parole » éternelle faite chair, Dieu, comme dans l’Ancien Testament, se dévoile dans la création, la révélation et la rédemption.

2° Si la « Parole » de Dieu était avec Dieu au commencement, cette Parole était son compagnon, un compagnon distinct de lui. Si la « Parole » de Dieu était Dieu dès le départ, elle s’identifiait à lui, au point d’être lui-même. Dès le commencement, Dieu a toujours été une unité complexe.

3° Le fait que la parole était « avec Dieu » au commencement, la Parole a pu être l’agent divin de la création de toutes choses. Ni Dieu ni la Parole ne font partie de la création ; Dieu et la Parole sont au commencement de toutes choses sans avoir lui-même de commencement ni de fin.

4° La Parole a été faite chair (c’est-à-dire être humain) et elle a littéralement « tabernaclé » parmi nous. Jésus représente un nouveau tabernacle, un nouveau temple (Jean 2.13-25), une nouvelle possibilité divine de recommencement sur les voies anciennes pour être digne d’approbation divine. Les versets Jean 1.14-18 contiennent une allusion à Exode 32.1-34.

Domaine d’action :

La personnalité toute entière doit rentrer en Christ pour expérimenter le commencement à savoir dans la volonté, l’intelligence et les sentiments, autrement dit dans l’âme :

Volonté : Dieu (Christ) y est l’unique ROI

Intelligence : Dieu (Christ) y est l’unique Prophète pour apporter la connaissance du ciel

Sentiment : Dieu (Christ) y est l’unique sacrificateur pour apporter la paix et la sérénité intérieure qui exclut tout conflit interne et établit la confiance en la souveraineté de Dieu.

Dieu est-il au commencement :

  1. De nos pensées ?
  2. De nos projets ?
  3. De nos paroles ?
  4. De notre entendement ?
  5. De nos engagements ?
  6. De nos choix ?
  7. De notre service pour Dieu ?
  8. De la gestion de nos biens matériels ?
  9. De notre foyer ?
  10. De notre poste de travail ?
  11. De notre famille ?
  12. De notre nation ?
  13. De nos relations ?
  14. De nos comportements ?
  15. De nos coutumes ?
  16. De nos attitudes ?
  17. De notre ministère ?

Conclusion :

La compréhension et l’application de cette étude nous donnera de comprendre sans ambiguïté qu’au commencement Dieu, dans la continuité Dieu, à la fin Dieu.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

26 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

(Genèse 12.1-3)

Introduction :

Cette foi dont on parle tant et tous azimuts a-t-elle un sens aux regards de la pensée de Dieu ? Tout ce qui fait l’objet de nos paroles, conversations et actes, allant jusqu’aux comportements, tire-t-il son origine de notre foi ? Aussi peut-on demander l’essence de notre foi :

- avoir la foi à Dieu – Croire Dieu dont la finalité pratique est d’accepter ce que dit Dieu dans sa parole et de s’y attacher pour manifester son accomplissement envers nous ou envers quelqu’un soit une circonstance.

- avoir la foi en Dieu- Croire en Dieu qui n’est rien d’autre qu’une adhésion de notre intelligence à la conviction de l’existence de Dieu. Cela n’empêche pas de s’attacher soit à d’autres dieux voire pratiquer ce que refuse le vrai Dieu. Nous irons plus loin en disant que le diable croit que Dieu existe et même en tremble sans pourtant se soumettre à Lui (Jacques 2.19).

Quelle nuance entre la vraie et la fausse foi ? Ce qui est vrai est que si le chrétien est le tabernacle de Dieu (Habitat), il aura une compréhension claire de qui est Jésus dans les deux appellations (Jésus et Emmanuel).

- Emmanuel signifie Dieu avec nous. Reconnaître cette vérité fondamentale consiste à savoir que le Dieu Souverain est avec lui, en lui et par conséquent, il est et devra en être le témoignage de la manifestation visible de Dieu et des œuvres de Dieu autour de lui. Ce croyant est une sorte de tabernacle vivant de Dieu, une véritable campagne d’évangélisation ambulante.

- Jésus signifie Salut (Dieu est salut). L’affirmation sans équivoque du salut opéré à la croix et son appropriation fera de l’auteur du salut le centre de notre quotidien. Nous entrerons de fait par-là dans le fonctionnement entièrement christocentrique. Etant sauvé, nous reconnaîtrons de fait « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Eph 2.10).

L’entendement dans ce sens ira si loin que je devrais comprendre que je suis racheté non plus pour faire ce que je veux, mais pour être la propriété exclusive de Jésus-Christ étant une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (1 Pierre 2.9).

Définition et origine de la foi

De l’hébreu ‘’aman’’, la foi, en considérant les préfixes, suffixes et les temps de conjugaison du verbe qui active la foi, le mot exprime une sorte de fondement sur lequel il y a une croissance qui va jusqu’à défier les vicissitudes de la vie, entendons épreuves pour l’exercice de l’autorité et finalement devenir une bénédiction. Ainsi la somme de la complexité du mot ‘’foi’’ traduit le sens de :

‘’Croire ; ayant une confiance véritable qui défie l’épreuve par la fidélité à longue durée et rend finalement stable par la ferme volonté et l’engagement totale pour gouverner, bénir et devenir une bénédiction. C’est pourquoi, loin de la démonstration de la foi, qu’explique hébreux 11, la foi est conçue comme ‘’une confiance totale et tranquille en un Dieu vivant et vrai’’ (Hébreux 10.38).

Processus de a foi en l’homme

La foi vient de Dieu et doit se manifester en lui à travers nos actes et comportements :

  1. La foi vient de la vocation exprimé en grec par kaleo ; verbe signifiant klesis qui veut dire appel, faire venir.
  1. Par la soumission à l’interpellation de la Parole de Dieu dans notre intuition.
  2. L’illumination du Saint Esprit à notre conscience qui est le lieu du dépôt de la vérité et de l’éthique qui n’est rien d’autre que les principes normatifs de Dieu exigés pour notre bien-être.
  3. Cette lumière dans notre conscience laisse voir notre état réel que l’intelligence matérialise par notre quotidien.
  4. Notre besoin devient évident et par la foi, nous tendons la main à Dieu qui seul au vue de notre misère, peut nous sauver d’une situation catastrophique.

Cas d’Abraham

Le patriarche Abraham est originaire d’Ur qui signifie flamme, éclat, feu, situé en Chaldée qui à son tour signifie briseurs des mottes comme des démons.

La foi d’Abraham (Genèse 11.27)

Les tombes découvertes à Ur contenaient d’admirable trésor, des objets en métaux précieux (bijoux, objets de tables, de cultes des parures, décorations ou d’apparat).

La parure de tête de la Reine de Ur reste encore hors compétition. A la mort d’un roi ou d’une reine, de nombreux adeptes ou esclaves se donnaient la mort pour aller les servir dans l’au-delà. Ils s’empoisonnaient. Le dieu d’Ur était lunaire. Le sol était très riche avec des arbres fruitiers qui produisaient abondamment. Abraham choisit de quitter ce beau et riche pays par la foi en Dieu afin de répondre à sa vocation.

La foi avec Abraham

Lorsqu’Abraham arrive à Canaan, il ne possède pas immédiatement le territoire, mais il actionne sa foi pour la possession de son héritage pour lequel il a délaissé sa patrie. Il bâtit plusieurs autels à Dieu, l’unique et le l’incontournable propriétaire terrain de l’univers :

  • Autel d’appropriation (Genèse 12.6-7)
  • Autel d’adoration (Genèse 12.8)
  • Confiance en Dieu qui choisit pour lui (Genèse 13.7-12)
  • Autel de témoignage (Genèse 13.14-18)
  • Elévation (Genèse 22.1-18)

Conclusion

Dieu créé les difficultés pour affermir ou orienter notre foi.

« En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit: Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité » (Rom 4.13-18)

« Quand Israël sortit d’Egypte, Quand la maison de Jacob s’éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire, Israël fut son domaine. La mer le vit et s’enfuit, Le Jourdain retourna en arrière; Les montagnes sautèrent comme des béliers, Les collines comme des agneaux. Qu’as-tu, mer, pour t’enfuir, Jourdain, pour retourner en arrière ? Qu’avez-vous, montagnes, pour sauter comme des béliers, Et vous, collines, comme des agneaux ? Tremble devant le Seigneur, ô terre! Devant le Dieu de Jacob, qui change le rocher en étang, Le roc en source d’eaux » (Psaume 114).

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LE TEMPS ET L'ETERNITE

19 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE TEMPS ET L'ETERNITE

Le temps et l'éternité

G. G. Jones

QU'EST -CE QUE LE TEMPS ?

Rom. 13, 11: «...connaissant le temps... ..»
2 Cor. 4, 18: «. ..les choses q,ui se voient sont pour un temps
2 Cor. 6, 2: «. ..Voici, c'est maintenant le temps agréable; voici, c'est maintenant le jour du salut.»
Commençons par un peu de théologie, nous rappelant les exhortations de Paul, en 1 Cor. 14, 20: «. ..dans vos entendements, soyez des hommes faits», et de l'apôtre Jean (1 Jean 2, 13) qui s'adresse aux «pères» qui connaissent «Celui qui est dès le commencement.»

DIEU ET LE TEMPS

Dieu est «Infini» et de perfection absolue; qui, parmi nous, peut dessiner un cercle autour de l'Infini? Dieu est hors du Temps et de l'Espace quant à sa nature, sa substance, bien qu'Il tienne compte de l'existence du Temps et de l'Espace à cause de la création qui est soumise à ces deux conditions. Il n'y a pas de «succession» en Dieu, et le temps est dominé par succession. Rien ne peut être ajouté à Dieu pour L'améliorer, ni retiré pour Le diminuer. Nous ne pouvons pas appliquer les mots «avant» et «après» à la nature de Dieu. Il n'y a pas de succession d'idées, de pensées, de sentiments ou de propos en Lui. Il existe dans un «maintenant éternel». Ce qui, pour nous, est passé, présent et avenir, est un éternel PRESENT pour Lui. Si Dieu recevait, comme nous, de nouvelles pensées ou idées, Il ne serait pas en possession de toutes les idées à la fois et, ainsi, ne serait pas OMNISCIENT (qui connait tout), De nouvelles pensées chassent les anciennes, elles sont changées ou oubliées. Nous, les humains, rampons de pensée en pensée et, n'étant pas infinis, nous «grandissons» en connaissance. Celui qui est infini ne peut pas grandir et, avec Lui, il n'y a pas de mots «jadis» et «quand», Mais bien que Dieu n'ait pas de «succession» chronologique, il y a en Lui «succession» logique, et ce que nous appelons «Temps» possède une réalité objective pour Dieu; malgré le fait que tout est un éternel présent pour Lui, Il reconnaît, pour Ses créatures, les divisions du temps en passé, présent et avenir. Le temps a commencé avec la création: nous ne le concevons que par des mesures matérielles. Lorsque Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles, c'était pour servir comme «signes et pour saisons, pour jours et pour années» (Gen. 1, 14); en réalité, Il était en train de «créer» le Temps. Sans l'existence des nuits et des jours, de la lumière et des ténèbres, des marées, du tic-tac des chronomètres ou de l'indication silencieuse des sabliers et des cadrans solaires, nos esprits flotteraient dans une sorte de «maintenant» continuel, plutôt affolant pour les êtres que nous sommes, et qui avons physiquement et moralement besoin du temps et de ses divisions. On peut objecter que la Bible elle-même nous parle de la pré-connaissance de Dieu, de sa pré-détermination, etc., mots qui semblent indiquer passé et avenir. Mais, à proprement parler, cela n'existe pas en Dieu et n'est qu'une condescendance envers nous. Dans les Écritures, il faut tenir compte de ce qu'on appelle l'anthropomorphisme» (grec: anthropos = homme, morphe = forme, manière) ; Dieu, en effet, se présente sous forme ou manière d'homme lorsque, par exemple, Il «se repentit d'avoir fait l'homme» (Gen. 6, 6-7), ou que, «les yeux de l'Eternel parcourent toute la terre» (2 Chron. 16, 9), ou encore lorsque nous lisons: «les paumes de Mes mains» (Esaïe 49, 16), et bien d'autres passages. Dieu est Esprit pur, et il nous est impossible de comprendre ce qu'est un esprit pur. Nous courrions le danger de tomber dans l'abstraction et de nier que Dieu est une vraie Personne, car il nous est difficile d'imaginer une personne sans silhouette, sans membres, etc.

Laissons maintenant ces considérations aux théologiens. Nous les donnons simplement pour «déblayer» en quelque sorte le «terrain».

CINQ POINTS (OU ÉPOQUES) IMPORTANTS DANS LE TEMPS

1) Gal.4,4: «mais, quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé Son Fils». -L'incarnation du Fils de Dieu.
2) Héb. 9, 26: «mais maintenant, dans la consommation des siècles. .. abolition du péché par Son sacrifice». - La Croix.
3) Matt. 13, 39: «la moisson, c'est la consommation du siècle». - La fin de la dispensation de la grâce.
4) Eph. 1, 10: «l'administration de la plénitude des temps. ..de réunir toutes choses dans le Christ». - Le Millénium, ou règne de Christ sur la terre pendant 1000 ans.
5) 1 Cor. 15, 24: «ensuite la fin; quand Il aura remis le royaume à Dieu le Père».

Il n'y a pas, en somme, de fin au temps, même au ciel, car les anges eux-mêmes ont eu un commencement et les rachetés se rappelleront sans doute le temps qu'ils ont passé sur la terre. Certaines versions de la Bible citent le mot «temps» au lieu de «délai» (Apoc. 10, 6).

Bien des passages de la Bible nous parlent du temps, même si le mot «temps», ou son équivalent, ne s'y trouve pas. Il y a un temps pour la repentance. Actes 17, 30: «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant à tous les hommes de se repentir». Hébreux 3, 7: «Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cceurs». Il y a un temps pour Satan, pendant lequel il résiste à Dieu et mène les hommes à la perdition, mais Satan aussi saura à un certain moment que son temps est court (Apoc.12, 12).

QUELQUES SYMBOLES DU TEMPS

Fleuve, courant, etc. Le temps, comme un courant irrésistible, nous emporte vers le gouffre de l'éternité. Il n'y a aucun arrêt, ni de possibilité de recul. Ce fleuve du Temps charrie sur toute sa largeur des millions d'âmes immortelles qui descendent, comme une immense cataracte, dans l'abîme sombre et sans fond de l'éternité. Quel naufrage terrifiant se déroule depuis des siècles! Ames sans Sauveur, qui roulent vers la perdition !

Chronomètre. Le Temps est comme une horloge remontée par le Tout-puissant «Horloger»; rien ne peut l'arrêter. C'est une montre dont le tic-tac changera bientôt de rythme; il s'affaiblira pour céder la place à la grande horloge de l'éternité, qui sonnera - peut-être pour beaucoup - le glas. ..Nous voudrions parfois tourner en arrière ces aiguilles, ces engrenages, pour rattrapër les années de notre jeunesse!

Pépinière ou Parterre. Nous labourons la terre et y semons en vue de la récolte dans l'éternité.

Chapelet. Le fil représente le temps; nos actes et nos pensées, les perles que nous y enfilons jour après jour. L'ange qui tient le registre de nos actes les égrène au fur et à mesure que nous forgeons sur la terre, au cours des années, notre caractère et notre destinée.

Couloir. Nous le traversons irrémédiablement, en jetant un coup d'oeil - ou en entrant même, pour un moment - par les portes situées de chaque côté de ce couloir, tout en enjambant avec difficulté les obstacles qui en jonchent le sol: ce sont les épreuves et les souffrances de la vie; elles précèdent la grande «Sortie».

Salle d'attente. C'est celle de l'éternité, où nous attendons l'appel de l'huisser, la Mort, qui nous introduira dans le cabinet du Juge.

Métier de tisserand. Sa navette va et vient à une vitesse affolante. Nous n'avons pas toujours la possibilité de remplacer les fils cassés ou dont la couleur ne correspond pas au modèle.

Lac. Tandis que nous voguons sur l'eau, les vagues de notre influence vont jusqu'au rivage de l'éternité.

Démolisseur. Le temps a une prodigieuse puissance de destruction. Les anciennes villes de Babylone, Ninive, etc., ainsi que les temples, les palais royaux qu'elles contenaient, ont été effacés par les siècles. Là où les rois régnaient, il ne reste que des ruines où ulule le hibou. Mais, heureusement, il est des choses que le Temps ne peut toucher, telles la pensée et la mémoire; elles continuent et peuvent mûrir malgré lui. Ce monstre, le Temps, dévore ses propres enfants et, comme une sorte d'usurier, nous envoie les heures matinales avec des mains pleines pour donner, mais aussi les heures du soir avec des mains vides pour reprendre.

Il y a beaucoup d'autres symboles du Temps, mais le temps (lui-même!) et la place, ici, nous empêchent de les citer.

Dans un prochain article, nous parlerons de la brièveté du Temps et de la nécessité de bien l'employer, etc.

Source : http://www.promesses.org/arts/1p11-13f.html

Voir les commentaires

L'EGLISE PRIMITIVE

9 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'EGLISE PRIMITIVE

L'EGLISE PRIMITIVE

Sa simplicité - Sa force - Son exemple

D. L. Norbie

Plusieurs chrétiens se sentent aujourd'hui un peu nostalgiques quand ils lisent le Nouveau Testament. Les choses semblaient alors tellement simples. Que voyons-nous aujourd'hui ? De grandes et puissantes organisations religieuses qui se mêlent de réformes politiques et sociales. La simplicité et la spiritualité de l'église primitive ont-elles disparu pour toujours ?

Au cours des âges, il y a eu des groupes de croyants qui se sont détournés du courant principal de la chrétienté et ont décidé de prendre les Saintes Ecritures comme seul guide. Ils ont été en grande partie ignorés par le christianisme institutionnalisé, mais ils ont connu une vraie bénédiction spirituelle et la grande joie de plaire à leur Seigneur en agissant ainsi.

L'attraction vers une personne

Les premiers disciples étaient unis, non parce qu'ils étaient membres d'une organisation, mais par leur amour pour la même personne. Ils avaient entendu l'appel du Seigneur et ils étaient devenus ses disciples (Mt. 4 : 18-29). Leur vie entière était centrée sur lui; ils apprenaient de Lui, ils Lui obéissaient, ils L'aimaient. Cette relation qu'ils avaient avec Lui était une relation personnelle. Elle se manifestait par une loyauté qu'on oserait presque qualifier de fanatique. Pierre exprimait le sentiment de tous les autres disciples lorsqu'il a dit: « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Mt. 26 : 35).

Après l'ascension de Jésus-Christ, les nouveaux disciples ont été abreuvés du même esprit. Ils prêchaient au nom de Jésus-Christ (Ac. 4: 12, 18); ils baptisaient en son nom (Ac. 10: 48); ils s'assemblaient en son nom (Mt. 18: 20); ils faisaient des miracles en son nom (Ac.3 : 6); ils défiaient l'opposition en son nom (Ac. 4: 18-20); ils souffraient joyeusement pour son nom (Ac. 5: 41). Est-il surprenant que le monde ait commencé à les appeler « chrétiens » ? (Ac. 11 : 26).

Les croyants qui saisissent aujourd'hui cet esprit délaissent toute étiquette ecclésiastique et se réjouissent de porter le nom de Christ devant le monde. Ils ne désirent employer, que les termes que l'on trouve dans la Bible pour désigner les chrétiens, tels que croyants, frères, saints. Pour eux, l'Ecriture est encore valable: « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus...» (Col. 3: 17).

Soumission à la Parole

Pour les croyants des premiers temps, la seule autorité était la Parole de Dieu. L'Ancien Testament existait déjà et le Nouveau Testament, qui était en train d'être rédigé, furent reconnus comme ayant la même autorité (II Pi. 3: 15-16). Les apôtres insistaient sur l'enseignement des nouveaux convertis (Ac. 2 : 42). Leur Seigneur ne leur avait-il pas commandé de leur enseigner « à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt. 28 : 20). Les vies vécues autrefois indépendamment de Dieu devaient maintenant être modelées selon l'enseignement de la Parole (Ro. 6: 17).

L'enseignement était l'activité la plus importante lors des réunions de l'église primitive (Ac. 2 : 42). La Parole devait éclairer chaque aspect de la vie. Ceux qui avaient vécu dans les ténèbres devaient maintenant marcher dans la lumière (1 Jn 1 : 6, 7). II n'y avait pas de recours à une autorité supérieure. « Si quelqu'un croit être prophète ou inspiré, qu'il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur » (I Co. 14 : 37). Ceux qui veulent aujourd'hui suivre le modèle de l'église primitive doivent insister de nouveau sur l'autorité absolue et inchangée de la Parole de Dieu pour tout ce qui concerne la foi et la conduite. Si Dieu n'avait pas parlé, l'homme n'aurait jamais vraiment pu connaître la vérité spirituelle.

Direction par les anciens

Les églises primitives étaient comme des familles. Les familles du peuple de Dieu. Certaines étaient jeunes dans la foi et d'autres avaient davantage de maturité dans la connaissance du Seigneur et de sa Parole (I Jn 2 : 13, 14). Dans chaque famille, il doit y avoir une direction et c'est la même chose pour l'église locale. Après qu'une église avait été formée et qu'elle se fût réunie pendant un certain temps, les premiers missionnaires revenaient et désignaient ceux qui étaient qualifiés pour diriger l'assemblée (Ac. 14 : 21-23). Plus tard, les qualifications requises pour une telle direction spirituelle ont été données en détail par écrit pour les générations futures (Tit. 1 : 5-9 ; 1 Ti. 3 : 1-7). Pour être un dirigeant, il faut avoir une bonne connaissance de la Bible, être moralement au-dessus de tout reproche et savoir diriger sa maison.

Ces dirigeants étaient appelés anciens ou évêques (c'est-à-dire surveillants) et ils étaient les pasteurs du troupeau. Ils avaient une lourde responsabilité. Un jour, ils devront rendre compte du travail qui leur était confié (Hé. 13: 17). Dans chaque église locale, cette responsabilité reposait sur un groupe d'hommes; il n'y avait jamais un seul ancien ou un seul pasteur. « Le salut est dans le grand nombre de conseillers » (Pr. 11 : 14). Les premiers missionnaires confiaient chaque église à la charge de tels anciens. A ce moment, il n'y avait pas d'autorité plus élevée, ni fédération d'églises, ni évêque en charge d'un diocèse ou de surintendant au-dessus d'une région. C'était merveilleusement simple. La direction était laissée entre les mains d'hommes spirituels de l'endroit, qui étaient le plus en mesure de prendre les décisions concernant l'oeuvre qui avait été confiée à leurs soins.

Liberté pour le Saint-Esprit

Chaque église locale était donc confiée aux soins d'un groupe d'anciens qui avaient les Ecritures comme guide (Ac. 20 : 32). Les apôtres avaient une très grande confiance en la suffisance de la Parole de Dieu pour la direction et la croissance spirituelle des croyants (II Ti. 3: 16, 17). En plus de les laisser avec un livre, ils les laissaient avec la certitude que le Saint-Esprit continuerait à travailler dans leur coeur et dans leur vie. « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite (complète) pour le jour de Jésus-Christ » (Ph. 1 : 6).

Le Seigneur lui-même leur avait promis, avec la venue du Saint-Esprit, une puissance pour témoigner (Ac. 1 : B). Ils avaient connu d'une manière merveilleuse cette puissance qui les avait rendus capables de parler avec assurance pour Jésus-Christ, malgré l'opposition (Ac. 4: 19, 20). C'est ainsi que l'évangile s'est répandu à travers l'empire romain comme une traînée de poudre allumée par l'Esprit de Dieu. Quand les apôtres laissèrent de petits groupes de chrétiens derrière eux, ils l'ont fait avec l'assurance que le Saint-Esprit, qui les avait conduits à Christ, continuerait de les diriger et de les fortifier. I1s croyaient que le Saint-Esprit leurdonnerait les dons spirituels nécessaires à la croissance des chrétiens (Ep.4 : 11; 1 Co. 12 : 4-7). On enseignait à chaque chrétien qu'il était utile et qu'il avait une fonction à accomplir dans l'église locale (I Co. 12: 12). Chacun réalisait qu'il était désormais le temple du Saint-Esprit (I Co. 6 : 19) et que la vie de Dieu devait s'exprimer en lui.

Ces églises primitives encourageaient le développement des dons de chaque personne. Il n'y avait pas de division entre un clergé et les laïcs et la prédication n'était pas réservée à une classe privilégiée. La plupart des réunions étaient sans cérémonie et p1usieurs y prenaient part. Tous les hommes avaient la liberté de prier publiquement (I Ti. 2 : B). (Dans les réunions mixtes de l'église, c'est les hommes qui prenaient la parole, (1 Co. 14: 34). Différents frères pouvaient proposer un cantique, donner un enseignement ou une exhortation. De cette façon, des dons variés commençaient à se développer et à se faire connaître au groupe (I Co. 14 : 26). Avec le temps, certains étaient reconnus comme prophètes ou enseignants. Toutefois il y avait toujours moyen pour une nouvelle voix de se faire entendre et pour un nouveau don de se manifester (I Co. 14: 31). Il n'est pas surprenant que Paul compare l'église à un corps dans lequel chaque membre a une fonction à remplir (Eph. 4: 11-16).

Le repas du Seigneur

Dans Ac. 2 : 42 nous voyons les différentes activités qui avaient lieu lors des réunions des églises primitives: « Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières ». L'enseignement, la communion fraternelle, la fraction du pain (le repas du Seigneur) et la prière, voilà ce qui constituait leurs réunions. Le commandement du Seigneur: « Faites ceci en mémoire de moi » était encore très frais à leur mémoire. Au début dans leur amour et leur ferveur, ils se rappelaient peut-être chaque jour du Seigneur (Ac. 2 : 46). Plus tard, les églises ont pris l'habitude de prendre le repas du Seigneur chaque dimanche (Ac. 20 : 7).

C'était le moment le plus important de leurs réunions, un moment d'adoration intense, alors que plusieurs frères conduisaient l'assemblée dans la prière et que l'on partageait le pain et la coupe. Les coeurs étaient attendris dans la présence de Dieu en se souvenant de l'agonie du Sauveur sur la croix. Le pain et la coupe n'étaient que des symboles pour rafraîchir la mémoire: le pain, le corps meurtri du Seigneur Jésus; la coupe, son sang répandu. Les églises primitives attisaient souvent leur amour pour le Seigneur en se souvenant de Lui de cette manière. Les chrétiens d'aujourd'hui ont terriblement besoin d'un attachement semblable à Jésus-Christ (I Co. 11 : 23-26).

Le retour du Seigneur

Quand les chrétiens quittaient la table du Seigneur, les larmes aux yeux, c'était pour affronter un monde hostile. Leur coeur était plein d'amour les uns envers les autres (Ac. 2 : 44, 45). Ils se souciaient grandement de ceux qui n'avaient pas encore reçu Jésus-Christ, car ils savaient que sans Lui les hommes sont condamnée (Ac. 4: 12). Ils évangélisaient partout, parlant aux hommes de leur merveilleux Sauveur. Ils étaient connus comme des hommes qui attendaient... qui attendaient le retourdu Seigneur Jésus-Christ.

Aucun groupe ne peut se dire vraiment chrétien s'il n'est pas marqué par une foi profonde dans le retour de Jésus-Christ. « Vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre des cieux son Fils...» (I Th. 1 : 9, 10). Chaque église se considérait comme une colonie de pèlerins en route vers le ciel, attendant avec persévérance le retour de son Roi (Ph. 3 : 20). Alors, et seulement alors, tous leurs espoirs seraient réalisés. C'était la « bienheureuse espérance » qui remplissait leur coeur et les faisait chanter. La dernière prière de la Bible est prononcée avec cet ardent soupir: « Amen! Viens, Seigneur Jésus! » (Ap. 22 : 20).

Simplicité, spiritualité, puissance... on a la nostalgie des premiers temps de l'église. Et pourtant, Dieu est toujours le même et, au cours des âges, de petits groupes de chrétiens sont revenus à la simplicité de l'église primitive et y ont trouvé la bénédiction de Dieu. « Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez » (Jn 13: 17).

Source : http://www.promesses.org/arts/49p197-200f.html

Voir les commentaires

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)

8 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)
  • L’inconstance :

L’inconstance est la facilité à changer d’opinion, de résolution, de passion, de conduite, de sentiment. Faculté, capacité à changer, en parlant des choses sans en vérifier l’authenticité. C’est l’état de quelqu’un qui ne fait pas d’effort pour persévérer dans le but poursuivi, et relâche en cours de chemin.

« c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses » (Jacques 1.8).

« Approchez-vous de Dieu, et Il S’approchera de vous. Lavez vos mains, pécheurs; et purifiez vos cœurs, vous qui êtes irrésolus » (Jacques 4.8).

« Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit: Jusques à quand serez-vous comme un homme que boite des deux côtés? Si le Seigneur est Dieu, suivez-le; si Baal est Dieu, suivez-le aussi. Et le peuple ne lui répondit pas un seul mot » (1Rois 18.21).

« Et quoiqu’ils adorassent le Seigneur, ils servaient en même temps leurs dieux, selon la coutume des nations du milieu desquelles ils avaient été transférés en Samarie » (2Rois 17.33).

« Et le Seigneur a dit: Parce que ce peuple s’approche de bouche et Me glorifie des lèvres, tandis que son cœur est éloigné de Moi, et que le culte qu’il Me rend vient de préceptes et d’enseignements humains » (Esaïe 29.3).

« Leur cœur est partagé, maintenant ils vont périr; le Seigneur Lui-même brisera leurs idoles, Il renversera leurs autels » (Osée 10.2).

« Nul ne peut servir deux maîtres; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Mt 6.24).

« Ils ont les yeux pleins d’adultère et d’un péché qui ne cesse jamais; ils séduisent les âmes mal affermies; ils ont le cœur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction……C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses; lettres dans lesquelles il y a certains passages difficiles à comprendre, dont les hommes ignorants et mal affermis tordent le sens, pour leur propre » (2Pierre 2.14 ; 3.16).

En Grec, "un homme double d’âme," ayant deux dispositions contraires, dont l’une regarde à Dieu dans la prière, l’autre à la créature au monde, à soi-même « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes doubles de cœur » (Jacques 4.8).

Un tel homme est inconstant, c’est-à-dire sans repos, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toutes ses voies, dans toute sa conduite.

Un homme irrésolu est un homme qui ne sait pas ce qu’il veut.

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu.

Nous devons avoir une confiance sans précédent à notre Dieu dans toutes ses voies.

L’angoisse :

L’angoisse est une anxiété extrême, accompagnée d’un serrement douloureux à l’épigastre, d’oppression et de palpitation. Grande affliction d’esprit mêlée d’une vive inquiétude.

« Jacob fut très effrayé, et saisi d’angoisse. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, les brebis, les bœufs et les chameaux » (Genèse 32.7).

« Ils se dirent alors l’un à l’autre: Oui, nous avons été coupables envers notre frère, car nous avons vu l’angoisse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons point écouté! C’est pour cela que cette affliction nous arrive » (Genèse 42.21).

« Ainsi parla Moïse aux enfants d’Israël. Mais l’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse » (Exode 6.9).

« Je vais répandre dès aujourd’hui la frayeur et la crainte de toi sur tous les peuples qui sont sous le ciel; et, au bruit de ta renommée, ils trembleront et seront saisis d’angoisse à cause de toi » (Deut 2.25).

« Au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi, tu mangeras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles que l’Eternel, ton Dieu, t’aura donnés » (Deutéronome 28.53).

« il ne donnera à aucun d’eux de la chair de ses enfants dont il fait sa nourriture, parce qu’il ne lui reste plus rien au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi dans toutes tes portes » (Deut 28.55) ;

Dans le texte d’Ex 6.9-8, on remarque que Dieu a développé devant Moïse tout son plan de salut découlant de ce nouveau nom d’Éternel qu’il a pris pour Israël. Et ce plan de salut est encore une fois absolument garanti par sa signature: Je suis l’Éternel. "C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même" confirmera Dieu plus tard (Esaïe 43.25). Il est bien triste de constater qu’Israël "à cause de leur angoisse d’esprit" manifestée par l’impatience, n’écoute pas. C’est la première manifestation d’incrédulité de ce peuple, hélas suivie, comme nous le verrons, d’une longue liste d’autres semblables (Psaumes 106.7). Mais nous devons le retenir, Dieu porte ses regards sur les siens. Ils sont mêlés à des étrangers mais son œil les distingue et il se plaît à rappeler leurs noms car, "Le Seigneur connaît ceux qui sont siens" (2Tim 2.19). Nous devons donc être encouragés en tout temps parce que "Les yeux du Seigneur regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes à leur cri" (Psaumes 34.15 ; 1Pierre 3.12).

Une leçon et pas de moindre subsiste dans cette situation de Moïse avec le peuple de Dieu à sa charge. Quand nous constatons, par expérience, que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, que nous sommes le mieux amenés à prospérer dans nos tentatives ici-bas, à la gloire de Dieu ; c’est particulièrement vrai quand nous voulons dépendre entièrement de Sa Personne, et que toute notre espérance est placée en Lui. Au début, Moïse s’attendait à voir Dieu réaliser Ses intentions à l’égard du peuple ; maintenant il va vraiment distinguer l’action divine. Dieu voulait désormais être connu sous le nom de Jéhovah, c’est-à-dire un Dieu qui accomplit ce qu’il promet, qui finit ce qu’Il entreprend. Dieu s’attendait à être reçu dans la joie : « Je vous prendrai pour être mon peuple, un peuple mis à part et Je serai votre Dieu ». Rien ne peut nous rendre plus heureux qu’une telle bénédiction ! Dieu annonce Sa gloire : « vous saurez que Je suis L’éternel ». Ces paroles merveilleuses et pleines d’encouragement auraient dû vivifier les enfants d’Israël, tout en leur faisant oublier leur misère ; mais ils étaient si absorbés par leurs épreuves, qu’ils n’ont pas prêté attention aux promesses divines.

Quand nous cédons à la déprime et à l’énervement, nous nous privons du réconfort que nous pourrions avoir, à la fois par la Parole de Dieu et par la Providence, avec tous les désagréments que cela peut engendrer.

  • La crainte :

La crainte est le fait de redouter quelque chose.

« Jacob répondit, et dit à Laban: J’avais de la crainte à la pensée que tu m’enlèverais peut-être tes filles » (Genèse 31.31).

« Jacob n’envoya point avec eux Benjamin, frère de Joseph, dans la crainte qu’il ne lui arrivât quelque malheur » (Genèse 42.4).

Ceux qui s’investissent en Dieu, peuvent témoigner ou parler en faveur d’eux-mêmes, avec crainte et humilité. Au temps de la fin, la crainte, non celle qui est respectueuse de Dieu et des choses du ciel, se verra manifeste dans la vie des hommes qui soient, amenés à jurer, à la fois par le Seigneur et par le roi (Sophonie 1.5) ? De la même manière, de nos jours, les hommes souhaitent servir Dieu et Mammon. Beaucoup professent connaître le vrai Dieu, mais leurs cœurs et leurs maisons sont les demeures de l’idolâtrie. Quand un homme est sujet à la convoitise, comme Laban, le monde est son dieu ; il réside alors parmi des idolâtres et la luxure, afin de devenir comme eux, ou du moins un adepte de leurs abominations.

Déstabilisation de la citadelle intérieure :

« Quant à ceux d’entre vous qui resteront, Je frapperai leurs cœurs d’épouvante au milieu de leurs ennemis; le bruit d’une feuille qui vole les fera trembler, ils fuiront comme s’ils voyaient une épée, et ils tomberont sans que personne les poursuive. Ils tomberont chacun sur leurs frères, comme s’ils fuyaient du combat; nul d’entre vous ne pourra résister à vos ennemis » (Lév. 26.36)

« Parmi ces nations mêmes, tu ne seras pas tranquille, et il n’y aura pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds; là Yahweh te donnera un cœur tremblant, des yeux éteints, et une âme languissante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, et tu ne croiras pas à ta vie. Le matin tu diras: « Que ne suis-je au soir? » et le soir tu diras: « Que ne suis-je au matin? » —à cause de la crainte qui agitera ton cœur et des choses que tes yeux verront » (Deut 28.65-67)

L’expression « bruit d’une feuille » introduit la notion de terreurs continuelles et imaginaires.

Notre attachement par la foi en Christ garantit notre stabilité émotionnelle, financière voire matériel. Ainsi, lorsque nous ne craignons pas le nom terrible de l’Éternel, nous pouvons vraiment nous attendre à subir les épouvantables fléaux réservés à ceux qui n’ont pas le Tout Puissant pour refuge. C’est ainsi qu’à cause de son infidélité, Israël a été retranché de la « terre promise » selon la parole de Dieu dans Deutéronome 28.63. Ceci s’est d’abord réalisé, lors de la captivité des Juifs, à Babylone, mais aussi, quand Jérusalem fut détruite par les Romains, et que ses habitants ne purent, là encore, rester en Palestine. Les Israélites ne devaient plus connaître le repos, même pour « la plante de leurs pieds » (Deutéronome 28.65). ils devaient errer continuellement, devant s’attendre soit à une prospérité éventuelle, soit à la crainte d’être persécutés. Même leur âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Ils devaient être bannis de ville en ville, de pays en pays ; aller çà et là, toujours rejetés. Ces tragédies au sujet du peuple aimé de Dieu ne devraient pas non seulement nous étonner, mais surtout nous convaincre de la véracité de la Parole de Dieu, ce qui devait susciter en nous une sainte crainte de Dieu et de sa parole.

Soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

Jésus Christ est le Prince de paix et l’abandonner n’est pas sans conséquences (2Chron 15.5 ; Esaïe 48.22 ; 59.8 ; Ezéchiel 7.25 ; 13.10 ; Zacharie 8.10 ; Romains 3.17).

Nous devons le retenir, on ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est pour le méchant, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure Grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

Application :

L’ancre plonge dans l’invisible pour y chercher le sol ferme et s’y fixer solidement. Où que nous soyons, en pleine vie ou près de la mort, jetons l’ancre de notre espérance vers ce rocher toujours accessible qui est Jésus !

Le câble de l’ancre n’est rien d’autres que l’ensemble des promesses divines qui descendent à toutes les profondeurs de la pensée divine. Avec ses caractères de sûreté et de fermeté, nous découvrons là une belle image de l’espérance fondée sur Christ. Nous avons une ferme consolation, nous qui sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée, laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme (Hébreux 6.18-19).

Dans la manifestation effective de ce que disent les Ecritures au sujet de Jésus-Christ qui est l’ancre véritable de nos âmes, notre espérance doit être comme celle d’Israël (Actes 28.20) qui était axée sur la venue du Messie, et la fin de la captivité de Babylone, et le bonheur du ciel. Le Seigneur est l’espérance des justes car leur espérance ne sera point confondue parce qu’au contraire, c’est l’espérance des impies qui périra (Proverbes 10.28 ; Job 8.13), devant être sans effet, puisque même ils vivront et mourront sans espérance.

L’impact de l’espérance pour le croyant est si important que lorsqu’elle est différée, elle afflige l’âme (Prov. 13.12) au lieu de la réconforter et la stabiliser. C’est pourquoi, quand on possède ce qu’on désire, l’âme est consolée. Abraham, notre père dans la foi espéra en Dieu contre toute espérance (Romains 4.18) lorsqu’étant avancé en âge, Dieu lui promit un fils. L’espérance de l’ingrat se fond comme la glace. Les prisonniers plein d’espérance (Zacharie 9.12), sont les Israélites qui étaient en captivité, mais qui espéraient d’en sortir. Dans le Nouveau Testament, l’espérance, se rapporte généralement à l’espérance en Jésus-Christ, l’espérance aux biens éternels, l’espérance de la résurrection future (Romains 5.2). L’épreuve produit l’espérance, et l’espérance n’apporte jamais de confusion (Romains 5.4,5). L’espérance du croyant authentique est fondée sur la patience, et la consolation que nous tirons des Ecritures (Romains 15.4). La foi, l’espérance et la charité comme nous le recommande 1Corinthiens 13.13, sont tout le trésor des Chrétiens. En effet, Jésus-Christ est toute notre espérance (1Tim 1.1). C’est dans ses mérites, dans son sang, dans sa grâce, dans ses promesses, dans son esprit, que consiste toute notre espérance dans cette vie et dans l’autre.

L’espérance touche trois points principaux :

(1) Le fruit de la foi dont elle ne peut être séparée (Hébreux 11.1).

(2) Attente des croyants de l’accomplissement des promesses de Dieu.

(3) Retour du Seigneur, appelée bienheureuse (Tite 2.13.

La comparaison est très significative lorsqu’il nous disons « Cette espérance, … comme une ancre de l’âme. Cela veut bien dire que de même qu’une ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme.

Pénètre au-delà du voile : Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Cette espérance mentionnée dans ce texte est une recherche certaine des bénédictions promises par Dieu ; cette espérance est animée par l’amour que l’on éprouve pour Dieu, elle conditionne notre attente et la mesure de Ses engagements.

L’espérance comporte divers degrés, tout comme la foi. La promesse que Dieu a faite aux croyants provient du dessein éternel qu’il a établi, elle est immuable et en phase avec le Père éternel, le Fils, et l’Esprit. Les promesses de Dieu sont pour nous une ferme assurance ; nous avons dans ce texte deux éléments immuables : le conseil et le serment de Dieu, au sujet desquels Il ne peut mentir. Si cette vérité n’était pas, elle serait contraire à la nature et à la volonté divine. Comme Dieu ne peut pas mentir, la destruction de l’incrédule et le salut du croyant sont inexorables, l’une comme l’autre.

Tous ceux à qui Dieu a accordé la joie de demeurer en Lui, bénéficient de promesses, par « héritage ». Les consolations de Dieu sont suffisamment solides pour soutenir Son peuple, même dans les épreuves les plus lourdes. Dieu est un véritable « Refuge », pour tous les pécheurs qui recherchent Sa Miséricorde, à travers la Rédemption de Christ, selon Sa Grâce, laissant de côté toute autre considération.

Conclusion :

Nous sommes en ce monde tel un navire sur la mer, ballotté ça et là, courant souvent le risque de partir à la dérive. Nous avons besoin d’une « ancre » pour nous garder fermement. L’espérance que nous accorde l’Évangile est notre « ancre », dans les tempêtes ici-bas. Cette ancre est sûre et solide, sinon elle ne pourrait pas nous garder ainsi, en sécurité ! La Grâce de Dieu, les mérites et la médiation de Christ, comme les influences puissantes de son Esprit, constituent les bases d’une solide espérance spirituelle. Christ est l’objet et le fondement de l’espérance du croyant. Portons donc nos affections sur les « choses d’en haut », et attendons patiemment leur venue, lorsque nous paraîtrons avec Christ, dans Sa gloire !

Enfin ceux qui croient à l’Évangile et qui montrent la sincérité de leur foi par leur patience et par leur charité, doivent considérer, pour leur consolation et pour leur encouragement, ce que l’apôtre dit ici, que Dieu n’est point injuste pour oublier leur travail, que ses promesses sont immuables, puisqu’elles ont été faites avec serment et confirmées, outre cela, par l’exaltation de Jésus-Christ dans la gloire céleste, où il est entré comme notre précurseur. C’est là l’espérance des fidèles qui, comme une ancre sûre et ferme, pénètre jusque dans le ciel et les rend inébranlables au milieu des tentations et des afflictions auxquelles ils sont exposés.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)

7 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)
  • L’agitation intérieure :

L’agitation est le mouvement continuel et fatiguant du corps, occasionné soit par une cause physique, soit par une inquiétude morale. L’agitation morale est une espèce de déstabilisation de la citadelle intérieure de l’homme, cédant généralement à un panique qui occasion parfois une fatalité.

« Même parmi ces peuples vous ne trouverez aucun repos, et vous ne trouverez pas seulement où appuyer en paix la plante de votre pied. Car le Seigneur vous donnera un cœur toujours agité de crainte, des yeux languissants, et une âme tout abîmée dans la douleur. Votre vie sera comme en suspens devant vous; vous tremblerez nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie. Vous direz le matin: Qui me donnera de voir le soir? et le soir: Qui me donnera le voir le matin ? tant votre cœur sera saisi d’épouvante, et tant la vue des choses qui se passeront devant vos yeux vous effrayera » (Deutéronome 28.65-67 Version Fillon).

Nous savons que l’agitation intérieure introduit une sorte de surdité spirituelle (Esaïe 6.10 ; Jérémie 6.10 ; Ezéchiel 12.2 ; Zacharie 7.11 ; Mt 13.15 ; Actes 28.26 ; 2Tim 4.4) qui produit une lourdeur d’esprit caractérisée par la dureté du Cœur, qu’occasionne une sorte d’indifférence religieuse, manifestée par l’incrédulité.

L’Eternel est le Dieu de paix et Jésus Christ étant le Prince de Paix, la réconciliation véritable produit occasionne la paix avec Dieu qui introduit dans l’esprit et la conscience du croyant, la paix de Dieu. Par contre, la séparation spirituelle d’avec Dieu a pour conséquence le commencement des douleurs qui seront envoyées à ceux-là qui par leur détour du plan et de la Parole de Dieu, sont de fait maudits. In fine, toute agitation intérieure fait que le sujet ne devait plus connaître le repos, même pour « la plante de ses pieds », devant errer continuellement, devant s’attendre à la crainte d’être persécuté. Même son âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Il devait être banni de ville en ville, errant ça et là, toujours rejeté et déçu par ce qu’il vivra de lieu en lieu.

Puisse nous soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

  • La frousse :

La frousse est la manifestation de la peur. Un manque de conviction ou de confiance en soi qui introduit une crise d’identité. Il arrive que celui qui a la frousse doute aussi de lui-même et de ses possibilités, ce qui le réduit considérablement dans ses actions et interventions.

« Or elle envoya appeler Barac, fils d’Abinoham de Kédés de Nephthali, et lui dit : L’Eternel le Dieu d’Israël n’a-t-il pas commandé, et dit ? Va, et fais amas de gens en la montagne de Tabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali, et des enfants de Zabulon. Et j’attirerai à toi au torrent de Kison, Sisera, chef de l’armée de Jabin, avec ses chariots et la multitude de ses gens, et je le livrerai entre tes mains. Et Barac lui dit : Si tu viens avec moi, j’y irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’y irai point » (Juges 4.6-8).

Dans le texte, Barak ne se sentait pas suffisamment appuyé de l’Esprit d’en-haut, pour marcher seul à cette grande lutte. Il réclame l’appui personnel de la prophétesse. Toutefois, nulle part, il n’est dit que Barak était en déphasage avec Dieu à cause d’un péché quelconque. Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l’Esprit de Dieu. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l’Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu’il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l’accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés. Ceux qui, au nom de l’Éternel, envoient d’autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses. Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

Dans les propos de Barak à la Prophétesse, il se lit la pusillanimité (Lev. 26.36 ; Nombres 14.3 ; Deut 1.28 ; 20.8 ; Esaïe 7.4 ; 30.17) qui est une sorte de lâcheté, de peur et de crainte coupable caractérisait la vie de Barak, et il ne put prendre la tête du peuple pour la bataille contre l’ennemi de son peuple. Ceci est une sorte de démission due au manque de foi au Dieu de son salut.

On ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est de tout temps pour nous, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

  • Le complexe d’infériorité :

Le complexe se définit comme l’ensemble de contenus inconscients susceptibles de venir perturber l’activité psychique du sujet. Il est question de quelqu’un qui capitalise en lui comme acquis, un nombre important d’incompétences qui le limite de manière littéral, parce qu’en lui il s’est incapable. Dans la pensée d’une telle personne, il est inutile d’essayer car la réussite est impossible.

« Puis vint l’ange de l’Eternel, et il s’assit sous le térébinthe d’Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment au pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’ange de l’Eternel lui apparut, et lui dit: L’Eternel est avec toi, vaillant héros! Gédéon lui dit: Ah! mon Seigneur, si l’Eternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent: L’Eternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Egypte? Maintenant l’Eternel nous abandonne, et il nous livre entre les mains de Madian! » (Juges 6.11-13).

Les valeurs intrinsèques de Gédéon (abatteur d’arbres) montrent qu’il était assez discret, mais actif et brave et lors qu’il est sollicité pour accomplir une grande œuvre, il n’a pas cru au potentiel en lui. Il avait une faible foi, il avait du mal à croire que l’Éternel était toujours présent, avec Son peuple, malgré la détresse qu’éprouvait ce dernier.

Sous la dispensation du Saint-Esprit, nous ne devons pas nous attendre à voir de tels signes, de nos yeux, comme ce fut le cas pour Gédéon. Nous devons, par contre, prier Dieu avec ferveur, qu’Il nous donne une manifestation spirituelle dans le cœur, témoignant ainsi que nous avons trouvé grâce à Ses yeux. L’Ange de l’Éternel transforma la viande, en offrande passée par le feu, montrant ainsi qu’Il n’était pas un simple homme, ayant besoin de se nourrir, mais directement le Fils de Dieu, qui devait à la fois, par Son sacrifice, être honoré et sauver ceux qui acceptent le Salut par Grâce. Un signe a donc été donné à Gédéon, indiquant à ce dernier, qu’il avait trouvé grâce aux yeux de l’Éternel.

  • L’inquiétude :

L’inquiétude est l’état de celui qui est inquiet, qui n’a pas le repos moral. Etat de tourment, inconstance d’humeur, amour du changement qui fait qu’on est toujours mécontent de l’état où l’on se trouve. Manque de tranquillité, de repos physique, état de trouble soit sentimental, soit intellectuel, fréquent dans la pathologie des obsédés.

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.27-34).

Ce texte très clair de Matthieu peut ainsi se lire aisément : "Quelle est l’utilité de l’anxiété ? Qui par son anxiété, peut ajouter quelque chose au parcours de sa vie?" S’il est correct de parler de "longueur de vie," il est aussi possible de parler d’ajouter une coudée à cette longueur. Aux regards de l’insistance du Seigneur sur les inquiétudes, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie, nous saisissons sans détour que ce point est celui sur lequel Satan piège sans relâche les ouvriers de Dieu.

Nous ne le dirons jamais assez, l’inquiétude, l’anxiété, la crainte du lendemain relève simplement d’un manque de foi à cause du manque de la réelle place de l’abnégation dans nos vies. Le sens profond de ce mot conduit aux renonciations de toutes choses pour Christ. Pour y parvenir, il faut une démarche qui consiste à :

1) Quitter maison et amis (Marc 10.28 ; Luc 5.11)

2) Quitter les affaires (Luc 5.27,28)

3) Adopter une condition de disciples (Luc 14.33)

4) L’exemple de la renonciation de Paul (Phil 3.8)

5) Récompense Promise (Luc 18.29,30)

Cette condition de vie est caractérisée par la mort au péché, association à la mort de Christ, un service sans questions, une résignation dans l’épreuve, une soumission à la volonté divine, une consécration totale dans un appel personnel, exercice d’une tache particulière dans l’église tout en revêtant la nature de suiveurs ou disciples, en remplissant les conditions (porter sa croix (Mt 16.24), renonciation (Luc 14.26), quitter tout (Luc 14.33), vivre dans la constance, la fermeté (Jean 8.31), étant toujours fructueux (Jean 15.8), afin d’évoluer dans une croissance équilibrée.

Le croyant authentique vit dans un monde dont les défis journaliers interpellent à plus d’un titre sur plusieurs domaines. Alors, même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes. Ne soyons pas en tracas pour votre vie, en particulier sur sa durée. Laissons plutôt le soin à Dieu de l’allonger ou de la raccourcir comme Il le désire car, notre temps est dans Sa main, qui est toujours une bonne main !

Ne nous soucions pas non plus de notre devenir ici-bas, mais permettons à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté souveraine et parfaite. La nourriture et le vêtement, Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Ne nous soucions pas non plus du lendemain, ni du temps à venir car Dieu doit seul être notre présent et notre avenir (prospérité). Ne soyons pas inquiet pour le futur, quelle sera votre vie l’an prochain, ou quand nous serons âgés, ce que nous laisserons derrière nous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter.

Que tout ce qui précède, puisse nous encourager à placer notre confiance en Dieu ! Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas ! La prévenance pour notre âme est la meilleure « cure » ici-bas. Cherchons premièrement le royaume de Dieu, et faisons de la piété votre priorité, ne considérant pas que c’est de la résignation. Cette ligne de conduite nous assurera bon nombre de bénédictions en ce monde.

Après une mise au clair sur le désir d’un enrichissement à tout prix et à tous les prix qui peut conduire au fatalisme, Pierre interroge donc le Seigneur pour lui et au nom des autres disciples. Pierre a quitté bien peu de chose, et cependant il dit: "Nous avons tout quitté," car il faut peu de chose pour nous rendre esclaves de la cupidité; aussi on est heureux quand on a su le sacrifier.

Il ne veut pas ici nous engager à abandonner nos parents, sans les assister ; ni à nous séparer de nos épouses ; il nous apprend simplement à préférer l’honneur de Dieu à tous les intérêts du siècle. Chrysostome dans son Homélie 64 sur S. Matthieu dit que notre Seigneur me paraît avoir voulu prédire indirectement les persécutions futures où l’on devait voir un grand nombre de parents entraîner leurs enfants dans l’impiété, et beaucoup de femmes leurs maris.

Cette récompense au centuple doit donc s’entendre de la communication et non de la possession, et le Seigneur a accompli cette promesse d’une manière bien supérieure au sens matériel. Dans une maison, une seule épouse s’occupe de la nourriture et du vêtement de son mari. Mais voyez les Apôtres, un certain nombre de femmes pourvoyaient à leur nourriture et à leurs vêtements, et les servaient (1Cor 9). Ils eurent aussi autant de pères, autant de mères qu’il y avait de fidèles qui les aimaient. Pierre lui-même n’avait quitté qu’une seule maison, et les maisons de tous les fidèles étaient à sa disposition. Et ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que les saints jouiront de ce centuple jusqu’au milieu des persécutions qu’ils auront à souffrir. (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

2 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

Hébreux 6.19

Introduction :

La pratique de la foi devient de plus en plus si aléatoire qu’il est difficile de déceler des hommes et femmes dont la fermeté de la confiance a une stabilité prouvée au milieu des flots agités par les vagues des péripéties de la marche. La Bible nous parle de l’ancre de la foi, celle-là qui garantit notre résilience (capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant) qui démontre notre forte conviction de l’action divine qui en nous atteste notre marche vers une maturité spirituelle évidente. Le fonctionnement et l’importance de l’ancre, objet si petit, mais efficace pour stabiliser un gros bateau pendant des heures, jours ou mois devait nous interpeler pour une confiance véritable et tranquille en un Dieu vivant et vrai.

Définition :

L’ancre est un instrument dont on se sert pour arrêter les vaisseaux en rade ou au port.

Symbolisme de l’ancre :

L’ancre est le symbole de solidité, de sécurité, et donc d’espérance. L’ancre évite au bateau d’être poussé par le vent ou le courant sur les rochers. Elle doit reposer sur un fond solide, qui dans Hébreux 6.19 est le lieu saint, le lieu d’accès à Dieu, mais dans le Nouveau Testament, c’est par l’œuvre de Christ à la croix.

Notre espérance est incarnée par Christ lui-même, qui est entré pour nous dans la présence de Dieu, dans le lieu Très Saint. En effet, lorsqu’on jette l’ancre, elle doit aller s’accrocher dans le sable au fond de la mer pour assurer la stabilité du bateau. Pour nous, la foi de Dieu a opéré l’action afin d’accrocher notre foi à la foi de Dieu au travers du sacrifice expiatoire du Calvaire. Nous savons que dans l’Ancien Testament, le Souverain Sacrificateur traversait trois zones dans le parvis (le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint) pour effectuer le sacrifice pour les péchés. Jésus a traversé trois zones célestes (le ciel atmosphérique, l’univers stellaire et la demeure de Dieu (2 Cor 12.2-4) après réalisé l’ultime sacrifice. Dans le temple, un voile séparait le lieu saint du lieu très saint. Il empêchait de pénétrer ou de jeter un simple coup d’œil dans le ieu très saint (Hébreux 9.1-8). Une fois par an en effet, le jour des expiations, le Souverain Sacrificateur d’Israël devait entrer dans le lieu très saint pour effectuer le rachat des péchés du peuple (Lévitique 16). Ce tabernacle limité n’était que la copie de la réalité céleste (Hébreux 8.15). Quand Jésus est entré dans le sanctuaire céleste après nous avoir acquis la rédemption, le fac-similé terrestre a été remplacé par la réalité du ciel elle-même. Ainsi, libéré de ce qui es terrestre, la foi chrétienne se caractérise par ce qui est céleste Hébreux 3.1 ; Ephésiens 1.3 ; 2.6 ; Phil 3.20 ; Col 1.5 ; 1 Pierre 1.4).

Christ étant entré une fois pour toute dans le lieu très saint de la réalité céleste, il est constamment devant Dieu, et en tant que grand-prêtre, il intercède sans cesse pour nous pour notre lien indéfectible avec le trône de grâce, étant par là même, l’ancre de notre foi qui maintient nos âme vivante et stable dans la ferme confiance en Dieu.

Mécanisme de fonctionnement :

Dans les grands vaisseaux on tenait trois ou quatre ancres, mais il y en avait toujours une dont on ne se servait qu’à la dernière extrémité: on l’appelait ancre sacrée, et maintenant encore on l’appelle maîtresse-ancre.

Autrefois on jetait les ancres de la poupe ou de l’arrière (Actes 27.17,29), de nos jours on les jette de la proue ou de l’avant. Les ancres modernes sont de fer en forme de crocs, en sorte que, de quelque manière qu’elles tombent, elles entrent dans le sable.

C’est par l’espérance que nous avons la foi et l’espérance du salut est comparée par l’Apôtre (Hébreux 6.19) à une ancre sûre et inébranlable, qui, allant se fixer au-delà du voile dans le ciel vers Jésus et les choses invisibles, nous affermit au milieu des orages et de la tempête des passions, nous empêchant de flotter à tout vent de doctrines (Jacques 1.6 ; Jude 1.13 ; 1Timothée 1.19 ; Ephésiens 4.14).

Une marche chrétienne permanente hors de la zone de turbulences est pratiquement impossible. Les ennemis de la foi sont nombreux :

  • La peur :

La peur est la crainte, la frayeur, l’émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger.

« Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur !.... Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi! » (Marc 14.27,30).

La peur manifeste un manque de fermeté ou de confiance devant une circonstance qui présente un danger.

Dans le texte de Marc, le Seigneur montre qu’il voit ce qui ne va pas, dans ce que nous disons ou faisons, ce dont nous sommes parfois incapables de vraiment nous rendre compte. Il connait notre état d’âme. La sagesse de l’homme n’est que folie, lorsqu’elle prétend que les ordonnances divines ont des limites. Dans ce texte, nous voyons que Pierre ne comprit pas exactement la véritable nature du Royaume de Christ à cause de la peur.

  • Le doute :

Le doute est l’incertitude sur l’existence ou la vérité d’une chose, sur la vérité ou la fausseté d’une idée. Etat d’esprit de celui qui doute des vérités d’une promesse divine. Le doute est également le fruit du raisonnement et du manque de confiance en Dieu.

« Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre » (Jacques 1.6).

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu. Certaines personnes de condition modeste, peuvent se réjouir d’être « riches » dans la foi, convaincues d’hériter du Royaume de Dieu ; le riche peut également se réjouir de traverser des conditions difficiles, elles ne peuvent que le conduire sur le chemin de la piété. La richesse du monde se flétrit inéluctablement : que le riche se réjouisse en la Grâce de Dieu, Celui qui peut le garder dans l’humilité ; cette Grâce lui permettra de traverser les épreuves, et lui apprendra à rechercher la paix en Dieu, au lieu des plaisirs éphémères de ce monde. Cependant, s’accrochant à Christ, Parole et Vérité éternelle de Dieu, notre lien à lui par la foi nous maintiendra stable dans le domaine spirituel comme l’ancre retient stable le bateau qui accoste.

Ce texte de Jacques prescrit comment rester fidèle à Dieu, au temps de l’épreuve et comment tenir une bonne conduite dans la prospérité, comme dans les circonstances défavorables (Jacques 1.11), en considérant tout mal, comme procédant de nous-même, et tout bien comme provenant de Dieu (Jacques 1.12-18). Il recommande le devoir de veiller contre un tempérament irréfléchi, et de recevoir la Parole de Dieu avec humilité et soumission (Jacques 1.19-21), vivant en conformité aux saines exhortations (Jacques 1.22-25), ce qui, parce que Christ est la base, établira la différence entre les vaines hypocrisies et la véritable piété (jacques 1.26,27). Lorsque Christ est l’ancre de notre foi, il est indéniable que dans l’adversité, l’homme soit toujours joyeux, parce que l’amour de Dieu en est l’unique base. Ainsi, les différentes épreuves rencontrées dans l’exercice du devoir, nous apporteront des bénédictions, puis contribueront à l’établissement de notre couronne, dans les cieux.

Christ comme l’ancre de notre foi répond pour le mieux à tout découragement, quand nous allons vers Dieu, convaincus de notre propre faiblesse et de notre folie.

  • La terreur :

La terreur est une émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente.

« Et Moab fut très effrayé en face d’un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des enfants d’Israël » (Nombres 22.3).

« L’Eternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous » (Josué 2.9).

« Les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront » (Luc 21.26).

Une foi inébranlable à ce que Dieu a dit est comme l’ancre que l’on lance de la poupe. La marche du peuple d’Israël vers Canaan créait la terreur dans les royaumes situés sur leur parcours. Rahab avait entendu parler des miracles que l’Éternel avait accomplis en faveur d’Israël. Elle était convaincue que Ses promesses s’accompliraient également et que Ses menaces seraient mises à exécution. Elle savait qu’il n’y avait aucun autre moyen d’échapper à Sa colère, sinon en se soumettant à Lui, tout en se plaçant aux côtés du peuple d’Israël. Elle opta par son identification au peuple en souscrivant aux principes qui conduisaient à la foi divine. En conséquence, les promesses des espions trouvent une adhésion de sa foi sans équivoque. En Christ, l’Éternel se manifeste souvent par Sa bonté et Sa vérité, (Psaumes 117.2) ; par ces deux qualités, Il est déjà digne d’être suivi ! Ainsi, ceux qui gardent les promesses de Dieu dans leur cœur, marchent avec une prudence respectueuse, quand ils les voient s’accomplir. Le cordon mis en place par les espions est un procédé simple et très pratique pour sauver Rahab. Ce cordon écarlate, semblable au sang qui recouvrait le linteau des portes des Israélites, lorsque l’Éternel frappa les premiers-nés d’Égypte, rappelle indubitablement la sécurité dont peuvent bénéficier les pécheurs, au travers du sang expiatoire de Christ. Grâce à cette expiation, nous sommes en mesure de nous réfugier en Jésus, pour fuir la colère légitime de Dieu. Ce cordon, que Rahab utilisa pour sauver les Israélites, est le même que celui qui nous garde en sécurité : le sang de Jésus qui, aspergé sur le propitiatoire produit la paix avec Dieu et nous procure la paix de Dieu.

  • L’incertitude :

L’incertitude est l’état d’une personne irrésolue sur ce qu’elle doit faire, ou incertaine de ce qui doit arriver. Ce qui est susceptible de doute. Ce qui n’est pas d’une nature bien arrêtée. Une susceptibilité qui présage une erreur possible.

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? » (Genèse 3.1).

Nous retiendrons que dans le texte Samaritain, le mot ‘‘serpent’’ au lieu d’être normalement nachash, qui veut dire ‘‘un serpent’’, est écrit cachash, qui signifie un menteur ou imposteur. Ce menteur ou imposteur en question est exposé clairement par le Christ dans Jean 8.44 comme étant le diable. L’incertitude est une inspiration satanique pour induire en erreur lorsque l’illumination est inexistante ou affaiblie.

Lorsque nous examinons la profondeur de la question du diable à la femme, une astuce bien préconçue cache une intention de nuire. Il est pour le serpent, dans une interrogation qui semble innocente, de susciter chez la femme le doute à l’égard de la réalité de la défense de manger les fruits. Il veut ébranler, par la conviction même de la réalité de la défense de la femme, sa confiance en la bonté et en la justice de Dieu qui prétendu bon, oserait introduit une si grande dureté en refusant de manger les fruits de tous ces nombreux arbres.

La stratégie du serpent est bien peaufinée consistant à s’introduit dans le jardin pour capter la confiance de la femme en même temps qu’il insinue dans son cœur la méfiance envers Dieu. Il introduit dans son cœur une idée comme celle-ci : Dieu ne vous aime pas puisqu’il vous prive d’un si grand avantage. Non seulement vous ne mourrez point, mais « vous serez comme Dieu ». Le Menteur excite ainsi l’orgueil et l’envie dans le pauvre cœur humain et le place dans l’incertitude. (à suivre)

Dr André CHOUBEU

Voir les commentaires