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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

27 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

LE MINISTERE ACTUEL DE CHRIST

Pendant son ministère terrestre, notre Seigneur avait en une phrase exprimer son amour inlassable pour nous en ces termes : « Jésus leur répondit : Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’œuvre » (Jean 5.17). Etre à l’œuvre exprime l’occupation à faire quelque chose, l’action que l’on mène certainement pour l’atteinte d’un objectif. Alors, le Père continue à travailler et le Fils également disait Jésus. Lorsque nous pénétrons cette parole, nous parviendrons à la connaissance selon laquelle bien qu’assis à la droite du Père dans les lieux célestes, Jésus exerce encore des ministères, ayant sur la terre, exercé d’autres dont il a légué la continuité aux hommes selon Ephésiens 4.11.

Hébreux 4.16 nous dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins ».

Lorsque nous considérons la dimension de ce texte sacré, nous réalisons que dans l'original grec du Nouveau Testament, cette petite expression « dans nos besoins » veut dire « dans nos besoins saisonniers ». Cela veut tout simplement dire que nous pouvons courir vers le trône de la grâce et recevoir au moment opportun, le secours nécessaire dans nos besoins du moment. Il est bien vrai que Dieu sait tout de nous parce qu’Il est Dieu, toutefois, Il m'invite tout de même au trône de la grâce. Au trône de grâce où Jésus est assis à la droite de Dieu, l’accessibilité ne peut être que par Celui que Dieu avait désigné d’avance selon le Saint Conseil de sa Souveraineté à savoir Jésus Christ, lequel rend encore auprès du Père, un certain nombre de ministères pour rendre son Eglise irrépréhensible au jour de l’enlèvement. Nous aborderons ces aspects en cinq points :

1. CHRIST EST NOTRE AVOCAT

Nous lisons dans 1 Jean 2.1-2 : « Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier ».

La compréhension de ce texte nous conduit à reconnaître que Christ est notre défenseur, notre avocat dans le cadre de son sacerdoce. Nous savons bien quel rôle joue l’avocat. Il se lève de temps en temps pour prendre notre défense lorsqu’une accusation est dressée contre nous. Dans une vision, le Prophète Zacharie en fait très bien une illustration. Il démontre dans une vision, Josué avec sur lui des vêtements sales, debout devant les anges : « Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser. L'Éternel dit à Satan: Que l'Éternel te réprime, Satan! Que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N'est-ce pas là un tison arraché du feu? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange. L'ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Otez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête. Je dis: Qu'on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L'ange de l'Éternel était là » (Zacharie 3.1-5).

Le livre d’Apocalypse 12.10, nous lisons : « Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit ».

Nous comprenons alors que Satan vient pour accuser les enfants de Dieu sur divers aspects négatifs de leur vie. L’exemple de Job, de Josué le Souverain Sacrificateur, sont des cas que témoignent les Ecritures Saintes. Satan, se saisissant de nos faiblesses aussi petites soient-elles, trouve des arguments d’accusation exigeant un châtiment qui assurément selon lui, occasionnerait notre destruction totale par un abandon de la confiance en Dieu. Mais Christ se lève et dit au Père : « Oui, c'est vrai, ils ont failli, mais je suis mort pour eux ». Une partie du ministère actuel de notre Seigneur est d'être notre avocat. C'est la fonction qu'Il a pour nous dans les cieux, lorsque nous avons échoué, lorsque nous avons péché. Christ exerce Son ministère d'Avocat après que nous ayons péché, après que nous ayons tout mis sens dessus dessous.

2. CHRIST EST NOTRE INTERCESSEUR

Un texte frappant d’Hébreux 7.25 ressort : « C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur ».

Il est donc évident que le second aspect du sacerdoce actuel de notre Seigneur Jésus est celui d'intercesseur. Christ prie pour nous : « En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2.17-18).

Les deux premier aspects ‘‘Avocat’’ et ‘‘Intercesseur’’ ont une différence en ce que Jésus dans son ministère d’Avocat pour nous intervient après que nous ayons péché, et Il est notre Intercesseur après que nous ayons péché.

Déjà pendant son ministère terrestre, notre Seigneur a exercé ce ministère envers l’Apôtre Pierre : « Le Seigneur dit: Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc 22.31-32).

Il l’a fait devant eux avant de les quitter :

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés parce qu’ils sont à toi (Jean 17.9).

Il a aussi prié aussi pour ses bourreaux :

Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23.34).

Mais quittant le monde, après le sacrifice de la croix nécessaire pour l’expiation des péchés des hommes et la réconciliation de Dieu avec l’homme, élevé dans la gloire, assis à la droite du Père, il entre par l’ascension dans une nouvelle forme du ministère d’intercession en notre faveur.

C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Héb 7.25).

Le Christ-Jésus est celui qui est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous (Rom 8.34).

En tenant compte du contexte de l’activité discontinue du monde des ténèbres, il devient évident que le rôle d’intercession de Jésus pour son Eglise n’est pas en heure, mais continue. Nous dirons 24 heures sur 24 en notre langage spatio-temporel. Si Jésus porte ci fort un tel ministère, qu’en est-il de ceux qui ont ce fardeau dans l’Eglise. N’est pas à cause de la faiblesse des intercesseurs dans l’église que le mal abonde, la vie est dans l’immobilisme spirituel ? Pourtant, Jésus prie pour vous incessamment. C'est merveilleux d'avoir des chrétiens qui prient comme de vrais intercesseurs selon le cœur de Dieu. Combien prient pour leur leader, Pasteur, Missionnaire, leur église locale, l’œuvre de Dieu dans le monde, les autorités sous toutes formes, etc. ? Revenons au programme d’intercession de l’église locale aux normes divines et nous verrons de grands résultats. Organisons souvent des programmes d’intercession en continue et comme Jésus prions 24 heures sur 24 pour tous.

Nous devrons nous encourager les uns les autres lorsque nous avons un problème, priant les uns pour les autres tout en sachant que quelqu'un prie pour nous dans les cieux. Il y a un grand réconfort en cela. Jésus est donc notre avocat après que nous ayons péché, et Jésus est notre intercesseur avant que nous n'ayons commis un quelconque péché.

Elevé dans la gloire Jésus intercède auprès du Père de la même façon que le Souverain Sacrificateur intercédait dans le Temple. Il présente à Dieu un sacrifice, mais qui est cette fois parfait.

Mais l’intercession se trouve encore dans toutes les formes de prière, celle produite par le Saint-Esprit ou celle suscitée par la compassion des croyants.

Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints (Rom 8.26-27).

Priez les uns pour les autres (Jacques 5.16)

Ainsi l’Esprit Saint intercède directement ou indirectement sur la terre en tant que Paraclet qui est à la fois consolateur et avocat.

3. CHRIST EST NOTRE MEDIATEUR

Le troisième aspect du ministère actuel de Jésus est exprimé dans Hébreux 9.13-15 en ces termes : « Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis ».

Christ est le médiateur de la nouvelle alliance. Ainsi donc Jésus est notre avocat lorsque nous avons péché, Il est un intercesseur avant que nous nous ne péchions, Il est médiateur de la Nouvelle Alliance pour que nous ne péchions pas. Cela semble une révélation plus importante si nous réalisons la différence, comprenant le merveilleux plan de la miséricorde divine. Les trois aspects important de Son ministère dans les cieux peuvent être ainsi résumés :

• Si nous péchons, Jésus est notre Avocat.

• Avant que nous ne péchions, Jésus est notre Intercesseur.

• Mais pour que nous ne menions pas une vie de péché, c’est-à-dire être ministre de péché, autrement dit livré au péché) Jésus est le médiateur de la Nouvelle Alliance.

Il doit rester continuellement en notre mémoire que la Nouvelle Alliance, c'est la grâce. Elle nous ouvre un chemin de maturité et de sanctification. Le Saint Esprit a mis l'accent sur Christ comme médiateur de la Nouvelle Alliance et nous sommes des croyants de la Nouvelle Alliance pour vivre en communion avec le médiateur de la Nouvelle Alliance.

En retournant à Hébreux 4.16 qui dit : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins », Nous saisissons que c'est le seul endroit où nous pouvons courir lorsque l’oppression devient forte et que le péché se couche à notre porte. Et s’il advient que nous avons péché, nous y courons immédiatement pour nous y repentir, pour confesser nos péchés et pour y trouver le pardon. Toujours, le Seigneur vient à notre rencontre comme le père du fils prodigue, répétant les mots de Zacharie 3.1-5. Mais retenons surtout que l'objectif du trône de la grâce est de nous éviter de pécher. La seule barrière entre nous et le péché, c'est le trône de la grâce. C'est le seul barrage entre nous et le péché. De toute façon, si nous nous abstenons d’aller au trône de la grâce, la fatalité est évidente, compte tenu de la faiblesse de la chair et de la fragilité de l’homme. Aucun chrétien ne peut échapper à cela. Nul n'est assez fort pour cela, car voici l'illustration en Galates 6.1 : « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. »

Quelle est la différence entre celui qui est tombé et celui qui est appelé spirituel? L'un a été tenté et l'autre ne l'a pas été. C'est la seule différence. Paul nous dit: « Faites attention parce que si vous êtes tentés, vous pourrez également chuter ». La chose doit être aussi prise au sérieux que le Seigneur nous l’a expressément mentionné dans la prière dominicale : « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Mt 6.13).

En effet, on ne peut résister à la tentation. Aucun chrétien au monde ne pourra rester ferme au jour de la tentation, à moins de courir au trône de la grâce. C’est le seul lieu où comme une batterie faible, notre spiritualité peut reprendre son énergie et exercer pour un temps son autonomie jusqu’au prochain retour au même trône de grâce. Et quand nous oublions souvent de nous y rendre, nous chutons ! Nous devons demander au Seigneur de ne pas nous laisser tomber en tentation ».

4. CHRIST EST NOTRE SOUVERAIN SACRIFICATEUR

Aux regards des Ecritures, nous savons que le sacerdoce tant d’Aaron que de Jésus :

• se préoccupent du péché,

• sont compatissants,

• ont été ordonnés par Dieu.

Toutefois, le sacerdoce de Christ est la réalité, sans péché, et basé sur la promesse de Dieu.

« C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hébreux 10.5-7).

Pendant tout le parcours du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament, la loi de Moïse avaient ancré dans la mentalité les notions de sacrifice expiatoire et de sacrificateur. Cela était une manière pour mieux comprendre le contenu de l’œuvre actuelle de Jésus que l’épître aux Hébreux présente comme étant le Souverain Sacrificateur de la foi que nous professons :

C’est pourquoi, frères saints qui participez à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession de foi, Jésus (Hébreux 3.1). Jésus, notre souverain sacrificateur est de par sa nature différent de Aaron étant compatissant, parfait, vivant, glorifié, suffisant :

Compatissant : En venant sur terre comme un homme, Jésus nous montre qu’il peut comprendre nos combats et nos fautes. Il les a connus, mais il en est sorti vainqueur :

Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans commettre de péché (Héb 4.15).

Parfait : Car s’il a été tenté comme nous en toutes choses, Jésus n’a pas succombé à la tentation. Il était parfait et irréprochable. Satan n’avait rien en lui :

Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel (Héb 5.9).

Vivant : Parce qu’il est ressuscité et qu’il est entré dans une autre dimension de vie, Jésus est toujours vivant pour intercéder pour nous :

C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Héb 7.25).

Glorifié : Par la résurrection et l’ascension, Jésus est entré dans la gloire auprès de Dieu.

Nous avons un souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite de la majesté divine dans les cieux (Hébreux 8.1).

Suffisant : Le sacrifice de Jésus n’as pas besoin d’être recommencé. Il est pleinement suffisant pour notre salut. Le sang qu’il a versé est la garantie de notre pardon.

Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C’est ainsi qu’il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 9.12).

« Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n'a rien amené à la perfection, et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n'a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l'est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek » (Hébreux 7.18-21)

Point de prière :

Père, tu connais notre immense faiblesse qui va jusqu'à ajuster Ta grandeur à notre petitesse. Tu savais que nous allions douter. C'est pourquoi Tu as juré par Toi-même, ne pouvant pas jurer par quelqu'un de plus grand. Revêts-nous de l'assurance, et de la confiance de notre sécurité, étant ancrés au-delà du voile, au trône de la grâce. Pardonne-nous de douter si souvent. Donne-nous l'assurance pour vivre dans ton repos en toute tranquillité et courir la course qui est devant nous. Manifeste cela dans notre cœur et prépare-nous à entrer dans la plénitude de ton ministère présent à la droite de Dieu. Nous le demandons au nom de Jésus. Amen !

5. CHRIST EST NOTRE PRECURSEUR

‘‘Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek’’ (Hébreux 6.19-20).

Nous devons noter que le sommaire d’Hébreux à son chapitre 6 retrace ‘‘la marche vers la perfection’’ en suivant le canevas suivant :

  • Quitter les premiers principes.
  • Les premiers principes expliqués.
  • Aller vers la perfection.
  • Les conséquences fatales de l’apostasie.
  • Exhortation au zèle.
  • L’assurance absolue des promesses de Dieu.

Ce processus peut facilement s’expliquer par :

laissant : Il ne s’agit pas d’abandonner ou de mépriser les doctrines de base. C’est par elles qu’il faut commencer, mais il ne faut pas s’arrêter à elles. Elles sont la porte d’entrée donnant sur le chemin qui mène au salut en Christ.

les éléments de la parole de Christ : Tout comme pour l’expression « oracles de Dieu » en Hébreux 5.12, l’A.T. qui est concerné laisse comprendre que beaucoup de choses qu’il retraçait concernaient Christ, Christ étant venu, il convient de laisser ces éléments là pour suivre Christ. L’auteur a en vue l’enseignement de base de l’A.T. qui préparait la voie au Messie. C’étaient les premiers enseignements relatifs à Christ (Hébreux 6.1-2).

tendons à ce qui est parfait : Ce qui est « parfait », c’est le salut par la foi en Jésus, le Messie. Le verbe « tendons » est au passif, comme pour dire « laissons-nous porter vers le salut ». Cela ne signifie pas que le disciple doit se laisser porter par l’enseignant, mais que tous deux se laissent pousser en avant par Dieu. L’auteur avertit ses lecteurs juifs qu’il n’y a aucune vertu à s’arrêter aux principes élémentaires de l’A.T. et à répéter (« poser de nouveau le fondement ») ce qui n’avait été conçu que pour servir de fondations.

renoncement aux œuvres mortes : Dans l’A.T., se repentir signifiait se détourner des œuvres mauvaises porteuses de mort (Ez 18.4 ; Rom 6.23) et se tourner vers Dieu. Trop souvent les Juifs se tournaient vers Dieu d’une façon superficielle, en se contentant d’obéir à la lettre de la loi pour faire montre de leur repentance. L’homme intérieur restait mort (Mt 23.25-28 ; Rom 2.28-29). Cette sorte de repentance ne pouvait amener au salut (Héb 6.6 ; 12.17 ; Actes 11.18 ; 2Cor 7.10). Sous la nouvelle alliance, la repentance envers Dieu doit se doubler de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ (Actes 20.21). C’est sa mort expiatoire qui nous sauve de nos « œuvres mortes » (Héb 9.14 ; Jean 14.6).

Nous devons garder l’espérance des acquis de la croix, l’usant comme une ancre de l’âme. De même que l’ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme attachée à Christ, le vainqueur de tout temps, vivant dans la victoire qu’il a acquise pour nous. Il a pénétré au-delà du voile. Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Ainsi, Jésus ayant traversé les cieux est entré dans le lieu très saint en présence du Père. Il devient notre les prémices de l’accomplissement de l’œuvre de Dieu à la croix. Nous devrons plus tard y être avec lui et par Lui.

Dr. André CHOUBEU

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