LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

25 Mai 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

LA NATURE ET LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

Définition :

Royaume de Dieu est la sphère où Dieu règne, où sa volonté est respectée et accomplie.

La notion du royaume de Dieu est contenue dans la Bible d’un bout à l’autre. En scrutant les Saintes Ecritures, il devient évident que le Royaume de Dieu est présenté sous sept phases successives :

- 1. Le Paradis : Dieu, Créateur de l’univers visible et invisible est aussi et pour toujours le roi glorieux de ce domaine dont la description et l’appréhension exacte nous échappe à bien d’égard (Psaumes 10.16 ; 24.1-2,9-10 ; 29.10 ; 47.7-8 ; 93.1 ; Deut 10.15). Dieu ne règne pas seulement dans le paradis, mais bien plus, Il est le roi des nations, le souverain du monde entier. Le Jardin d’Eden, appelé par certains paradis terrestre était un endroit où le règne théocratique régentait les principes de vie et d’action. C’est de ce fait qu’Adam était appelé à dominer sur les animaux et à assujettir la terre, dans une étroite dépendance de Dieu (Genèse 1.28 ; 2.15-17). Mais par le péché, l’homme s’est volontairement soustrait de la totale dépendance au Seigneur, pour se placer sous celle du diable. Subtilement, Satan avait par là usurpé la position de Dieu dans les commandes du régime de vie, du comportement et des actions, étant devenu le prince de ce monde, disposant de tous les royaumes et de leur gloire (Luc 4.5-6). Cependant, il n’avait pas le pouvoir absolu de vie ou de mort sur Adam ou sa descendance. Afin donc de ne pas donner sa gloire à un autre, tous les efforts de Dieu à travers l’histoire tendront à restaurer le royaume perdu, sur des bases parfaites et indestructibles.

- 2. La théocratie en Israël : Depuis la chute, Dieu ne baissa pas les bras, mais instaura un principe gouvernemental de la conscience pour ramener l’homme à lui-même s’il se trouvait en état de péché. Cette méthode s’avéra infructueuse car très tôt, Caïn refusa d’écouter sa conscience pour se laisser diriger par la passion de son cœur dont l’ultime but était de satisfaire son désir de vengeance. Dès le livre de Genèse 6, la perversion sexuelle entre les anges et les belles filles de la terre, la conduite abominable des hommes conduira Dieu à tout détruire pour sauver Noé et sa race à travers l’Arche. Dieu optera ensuite pour le Gouvernement humain (l’homme sous l’autorité d’un autre homme. Mais à la Tour de Babel, l’homme montrera ses limites et son incapacité totale à obéir dieu et à diriger son prochain dans la juste et l’intégrité. Alors, laissant provisoirement les nations de côté après Babel, Dieu suscite le peuple élu, qui doit être pour lui "un royaume de sacrificateurs" (Ex 19.4-6). L’Eternel lui-même est le juge, le législateur, le roi, le sauveur d’Israël (Esaïe 33.22 ; 44.6). Il gouverne par le moyen de Moïse et des juges, ses successeurs. Mais, vint le moment où le peuple signifiera à Samuel qu’il préfère un souverain humain faillible, au roi divin trop saint et redoutable (1Sam 8.4-9,17-20).

- 3. Le royaume de Dieu annoncé par les prophètes : Au moment où disparait la théocratie, le Seigneur en annonce le rétablissement bien plus glorieux. Un jour, le Fils de David occupera éternellement le trône (2Sam 7.15-16). Il naîtra d’une vierge, à Bethlehem, souffrira pour l’expiation des péchés, et établira le royaume universel de justice et de paix sur la terre, puis dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre (Esaïe 7.14 ; Michée 5.1 ; Esaïe 53 ; 2.1-4 ; 11.1-10 ; 65.17-25 ; Psaumes 2.6-9 ; 72.8,11)

- 4. Le royaume offert et rejeté à la première venue du Christ : Dès sa naissance, Jésus est présenté comme roi (Mt 2.1-6 ; Luc 1.32,33). Jean-Baptiste et lui-même annoncent aux Juifs que le royaume des cieux est proche (Mt 3.2 ; 4.17 ; 12.28 ; Luc 10.9), "qu’il est au milieu d’eux" (Luc 17.20-21). C’est en tant que roi que Jésus se présente à Jérusalem (Mt 21.4-9 ; Luc 19.38), c’est aussi comme tel qu’il est repoussé par son peuple (Jean 18.37 ; 19.15, 19-22).

- 5. Le royaume de Dieu caché dans les cœurs : Le roi ayant été rejeté, le royaume visible et glorieux est pour l’instant retiré. Christ s’en est allé "se faire investir de l’autorité royale" (Luc 19.12). En son absence, se déroule la période de l’Eglise, caractérisée par "les mystères du royaume des cieux" (Mt 13.11). Elle présente, en effet, des aspects déconcertants, qui nécessitent une révélation spéciale. Elle débute à la Pentecôte, et nous entrons dès maintenant par la nouvelle naissance dans ce royaume spirituel du Seigneur (Mt 16.28 ; 11.11-12 ; Jean 3.3,5 ; Col 1.12-13 ; Actes 20.24-25). Les paraboles dites "du royaume" illustrent le mélange de bien et de mal qui caractérise la dispensation présente. Prenons comme exemple celle de l’ivraie (Mt 13.24-30,36-43). Christ ensemence le monde en plaçant partout des "fils du royaume" ; le diable de son côté met parmi eux les "fils du malin". Dans sa patience, le Seigneur les laisse subsister ensemble jusqu’à la moisson; remarquons cependant qu’il s’agit du monde (Mt 13.38), et non de l’Eglise, qui doit exercer une stricte discipline (Mt 18.15-17 ; 1Cor 5.11-13). Cette période-là finira par le jugement.

- Une grande erreur fréquemment commise a été de confondre la période présente avec le royaume glorieux à venir. Trop souvent telle Eglise puissamment organisée a voulu devancer le temps où le retour de Christ établira d’une façon autoritaire et visible son règne ici-bas. On a cherché à mettre fin à l’incrédulité et à l’"hérésie" par le fer et par le feu. On a voulu asseoir l’autorité de l’Eglise par des moyens mondains et charnels, tels que l’alliance du trône et de l’autel, les manœuvres politiques, la puissance temporelle et la richesse des ecclésiastiques. On avait oublié qu’en l’absence du divin Roi, l’Eglise, son Epouse, est humiliée et rejetée elle aussi par le monde. Pourtant, elle est aussi le petit troupeau auquel le Père a jugé bon de donner le royaume (Luc 12.32). Au retour du Seigneur, mais pas avant, elle s’assiéra avec lui sur son trône.

- 6. Le royaume glorieux établi sur la terre pendant mille ans (Apoc 20.1-10) : Alors s’accompliront les promesses des prophètes, jusqu’à ce qu’interviennent la destruction de la terre et le jugement dernier (v. 11-15).

- 7. Le royaume éternel dans le ciel : Après le triomphe total du Seigneur, s’établira sa domination définitive et parfaite. Nous aurons part pour toujours à ce règne de Dieu, ayant été reçus par sa grâce dans son royaume céleste (1Cor 15.24-28 ; Dan 7.14,27 ; Apoc 22.3-5; 2Tim 4.18)

LE ROYAUME DES CIEUX ET LE ROYAUME DE DIEU

D’après les évangiles synoptiques, le royaume (ou le règne), c’est-à-dire la sphère du gouvernement de Dieu et de son autorité, a été le thème central de l’enseignement de Jésus. Matthieu préfère employer l’expression "royaume des cieux", les Juifs évitant de prononcer le mot de Dieu. Marc et Luc utilisent "royaume de Dieu". Il n’existe aucune différence entre les deux expressions.

Certains auteurs pensent que la 1re expression désigne le royaume du Seigneur établi sur la terre pendant une période donnée, tandis que la 2e s’applique dans un sens beaucoup plus vaste à sa domination universelle, sans limitation de temps ni d’espace. Toutefois, on constate que Matthieu seul parle du "royaume des cieux" alors que Marc et Luc, dans les mêmes phrases, emploient l’expression "royaume de Dieu" (Mt 3.2; 13.24, 31, 33, 44, 45; 18.3-4 ; Marc. 1.15; 4.11, 26, 30; 10.14-15; Lc. 14.15; 17.20). Une des raisons de cette différence peut avoir été que Matthieu écrivait pour les Juifs, qui évitaient le plus possible de prononcer le nom de Dieu, afin de ne pas l’employer en vain (v. les circonlocutions qu’ils utilisaient pour ne pas jurer par le nom du Seigneur, Mt. 5.34-36). - A cette interprétation dispensationnaliste du royaume de Dieu (ou des cieux), on peut ajouter d’autres options s’appuyant également sur les données bibliques.

- La plupart des exégètes qui ont étudié cette expression en voient l’origine dans l’A.T. et dans la pensée juive de la période intertestamentaire. Tous s’accordent pour dire que "la notion du Royaume de Dieu est essentielle à la compréhension du message de Jésus" (J. Bright, Le royaume de Dieu, SCE Paris, s. d., p. 7). - A.T.: Comme il a été dit plus haut (3.), les prophètes et les psalmistes célèbrent l’Eternel Roi de l’univers: il est sur son trône et il règne sur la terre entière (Ps 47; 93; 97-99; 103.19) il domine tous les royaumes du monde (2Rois 19.15) il règne sur toutes les nations (Esaïe 24.23; Ob 21; Michée 4.6; Zach 14.9-17) éternellement (Ps 74.12; 93.2; 145.11-13; 146.10; Da 2.44; 7.27), mais en Israël même "le Royaume de Dieu ne comprend plus que ceux qui obéissent à la loi de Dieu (Esaïe 65.13-15) et il englobe en même temps les membres des nations étrangères qui Le connaissent et se tournent vers lui" (J. Bright, op. cit. p. 107).

- Période intertestamentaire: L’espérance s’est portée sur l’avenir où Dieu établirait son règne et où il dirigerait personnellement "tout peuple, toute nation et toute langue". Pour les rabbins de cette période, le royaume de Dieu se réfère à l’action de Dieu découlant de sa volonté souveraine envers l’humanité. "Le royaume des cieux est la forme sémitique, le royaume de Dieu la forme gr. de la même expression. Ces deux expressions sont interchangeables, de plus elles sont toutes les deux interchangeables avec la vie éternelle" (G. E. Ladd, Evangile du Royaume, Vida, 1985, p. 38)

- Royaume actuel: Certaines paroles se rapportent clairement à la présence déjà réalisée du royaume là où le Roi est présent: il est "au milieu" des hommes (Luc 17.20-21) on le cherche ici et maintenant, durant toute la vie (Mt 5.20 ; 7.21 ; 18.3) il se réalise dans une vie obéissant aux règles fixées par Dieu (Mt 5.3, 10 ; 6.33). Cet aspect du royaume est donc "un domaine dans lequel les disciples de Jésus-Christ sont déjà entrés"

- Déjà les rabbins utilisaient dans ce sens l’expression : "prendre sur soi le joug du royaume de Dieu" pour parler de l’obéissance volontaire à la Torah ou l’acceptation du règne de Dieu sur soi (Mt. 11.28-30). Le royaume de Dieu est donc avant tout une réalité spirituelle plus qu’une entité politique (Marc 9.1 ; 10.14 ; 12.34). Dans tous ces passages, le mot règne convient mieux que royaume qui fait penser à un territoire, un domaine sur lequel le roi exerce son autorité. L’hébreu, comme le français, a des termes différents pour exprimer les notions de royauté, règne et royaume (meloukhah, malkout et mamlakhah), alors que le grec n’en a qu’un seul (basileia) couvrant les trois. On devrait donc traduire basileia suivant le sens et le contexte par l’un des trois termes ci-dessus, ou de : l’autorité royale, la souveraineté, le pouvoir, la puissance... Parfois, vu le contenu de l’espérance du royaume, royaume est même synonyme de vie éternelle, de salut (Mt 25.34,46 ; Marc 9.43-47 ; 10.17,24).

"L’Evangile du royaume de Dieu est la même chose que le message du salut (Actes 28.30-31). La bonne nouvelle du royaume de Dieu était le message de Paul à la fois pour les Juifs et les gentils".

- Royaume futur : Ces passages ne doivent pas nous faire oublier la réalité eschatologique également évoquée par cette expression. Le royaume viendra lorsque Dieu mettra un terme à l’histoire de l’humanité et que Jésus reviendra instaurer son règne sur la terre (Mt 16.28; Marc 9.1 ; Luc 9.27).

Par la venue du Roi sur la terre, le royaume de Dieu a déjà commencé (Mt. 16.28 et Marc. 11. 9-10), Satan est virtuellement vaincu (Luc 10.18). Les guérisons et les délivrances sont des signes que les puissances du monde à venir sont déjà actives. Ceux qui se soumettent au règne de Dieu les expérimentent dans leur vie. Ils peuvent dès à présent chercher le royaume de Dieu (Mt 6.33) le recevoir (Luc 12.32) y entrer par la repentance et la foi (Marc 1.15) accepter ses lois (Mt 5.19) vaincre la tentation (Marc 9.47). "Le N.T. affirme à la fois: le Royaume est venu... et il est encore à venir"

- Dans les Actes, la "prédication du royaume" passe à l’arrière-plan bien qu’elle reste l’une des formules désignant le message chrétien (8.12; 14.22; 19.8; 20.25; 28.23, 31).

- Dans les épîtres, l’aspect présent du royaume apparaît dans Rom. 14.17 qui en donne une définition très large : "la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit" et dans 1 Cor. 4.20: "le royaume de Dieu consiste... en puissance".

- Mais pour Paul, il est évident qu’actuellement Christ règne au ciel (1Co 15.25) comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs (1Tim 6.15) et qu’il admet constamment des hommes dans son royaume (Col 1.13).

SON ENSEIGNEMENT COMPORTE DEUX ASPECTS :

Le royaume est présent : Pour Jésus, le royaume était déjà présent en sa personne et dans son ministère, et se manifestait visiblement dans l’expulsion des démons ; le pouvoir de Satan était brisé (Luc 11.17)

Le royaume se manifestait également à travers les autres œuvres de Jésus : il le confirma à Jean-Baptiste (Mt 11.2). Ainsi le pardon des péchés était un aspect de la proclamation du royaume et une réalité offerte dans l’immédiat et pas simplement dans l’avenir (Marc 2.1). La messianité de Jésus a été proclamée à son baptême et lors de la transfiguration comme une réalité présente (Marc 1.11; 9.7) ; il était investi de la pleine autorité de Dieu (Mt 21.27) ; il est venu pour accomplir la loi (Mt 5.17), pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus (Luc 19.10), pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10.45). Le secret pour entrer dans le royaume c’est d’être uni à Jésus (Mt 7.23).

Le royaume est futur : Jusqu’à présent, le royaume n’est présent dans ce monde que partiellement. Les miracles de Jésus étaient des gages et des signes d’une autre réalité, encore à venir, lorsque les puissances du mal auront été repoussées dans les ténèbres (Mt 8.29). Dans plusieurs de ses paraboles, Jésus enseigne que le royaume s’étend en secret et que son développement peut être partiellement ralenti (Mt 13).

Le royaume ne pouvait se révéler totalement que par la croix : Par son humble obéissance (Mt 3.15) il imposera plus tard son autorité aux royaumes de la terre (Mt 4.8 ; 28.18) lorsque prendra fin l’ordre actuel du monde.

Le royaume et l’Eglise : Royaume et Eglise sont liés mais non pas identiques. Le royaume englobe tous les aspects de l’activité rédemptrice de Dieu dans le monde ; l’Eglise est le rassemblement de ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et ont accepté l’Evangile de son royaume. Le royaume se manifeste de façon visible dans la vie de ceux qui suivent les commandements du roi (Mt 11.28). Mais le royaume n’est pas confiné aux limites de l’Eglise. Là où la royauté du Christ prévaut, non seulement des vies individuelles sont changées, mais la vie sociale est transformée, comme on le voit par exemple quand des sociétés animistes sont touchées par le christianisme. Mais, comme le montre le livre de l’Apocalypse, quels que soient dans l’histoire du monde les progrès du royaume, avec les délivrances et les bénédictions qu’il apporte, ce n’est que lorsque le Christ reviendra sur terre, à la fin de l’histoire, qu’il établira son règne de paix et de salut de façon définitive et visible pour tous.

Le royaume dans la théologie : En réaction contre une théologie qui avait tendance à confondre l’Eglise et le royaume, les Réformateurs ont mis l’accent sur l’aspect spirituel et invisible du royaume ; ils le définirent comme la souveraineté spirituelle du Christ s’exerçant par la prédication de sa Parole et par l’action du Saint-Esprit. Plus tard, les théologiens libéraux ont défini plutôt le royaume d’un point de vue moral, comme un royaume d’amour et de paix ou de justice sociale. Aujourd’hui certains exégètes du Nouveau Testament reviennent à la signification originale du royaume dans la prédication de Jésus, avec son aspect déjà "présent" lié à l’activité salvatrice de Dieu dans le monde, et son aspect "pas encore là" lié à l’accomplissement final du salut.

LE BUT DU ROYAUME DE DIEU

Le but du royaume de Dieu parmi nous est d’amener à la manifestation physique, l’aspect spirituel de ce royaume. Dans l’oraison dominicale (Mt 6.9-15), Jésus nous donne le modèle des demandes à adresser au Père au nombre de six :

- les trois premières sont plus expressément relatives à Dieu et son honneur,

- les trois dernières se rapportent à nos propres inquiétudes, à la fois temporelles et spirituelles.

Cette prière vise un seul but, nous apprendre à chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et que toutes les autres choses y seront ajoutées. Ce royaume de Dieu concerne la gloire de Dieu, son royaume et sa volonté.

L’axe suivant de la prière nous conduit à demander au Très Haut les supports nécessaires et les réconforts de la vie présente. Chaque aspect de ces besoins pour notre vie présente a une leçon en elle :

- nous demandons du pain; cela nous apprend la sobriété et la modération

- nous demandons seulement pour du pain ;

- nous n’avons pas à demander pour ce dont nous n’avons pas besoin

- nous demandons notre pain ; cela nous enseigne l’honnêteté et le travail

- nous ne demandons pas le pain des autres

- nous ne demandons pas le pain du mensonge (Proverbes 20.17)

- nous ne demandons pas le pain de paresse (Proverbes 31.27)

- nous demandons le pain obtenu honnêtement

La leçon contenue dans la demande de notre pain quotidien nous nous apprend à dépendre constamment de la Providence divine. Nous demandons à Dieu de nous le donner ; pas qu’il nous le vende, ni qu’il nous le prête, mais qu’il nous le donne. Les plus grands des hommes sont redevables à la miséricorde de Dieu pour leur pain quotidien. Le fait de dire ‘‘Seigneur, donne-nous’’, nous enseigne à avoir compassion pour le pauvre, et aussi que nous devons prier avec nos familles, pour les orphelins et les veuves en passant parles démunis ou les laisser pour compte. Nous prions que Dieu nous donne cela aujourd’hui, ce qui nous apprend à renouveler les désirs de nos âmes envers Dieu, comme les besoins de nos corps sont renouvelés chaque jour de manière systématiquement programmée par le Créateur. Comme le jour vient, nous devons prier notre Père céleste, et compter que nous pourrions aussi bien avoir un jour sans nourriture mais pas sans prière. Il nous est appris à détester et à redouter le péché tandis que nous espérons la miséricorde, à nous méfier de nous-mêmes, à compter sur la providence et la grâce de Dieu pour nous protéger du péché, à être prêts à résister au tentateur, et de ne pas devenir les tentateurs des autres. Il y a ici une promesse: si vous pardonnez, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Nous devons pardonner, comme nous espérons être pardonnés. Ceux qui désirent trouver la miséricorde de Dieu, doivent montrer de la miséricorde à leur frère. Christ est venu dans le monde comme le grand Pacificateur, pour nous réconcilier non seulement avec Dieu, mais les uns avec les autres.

Dieu dans la réalité de ses manifestations nous amène à entrer comme acteur dans les principes de son royaume et pour y parvenir, il nous conduit de manière progressive dans la pleine révélation de ses plans rédemptifs. Après l’échec cuisant du Jardin d’ Eden, loin de perdre la face, Dieu voit les choses aller dans la perfection de ses projets. L’homme ne sera pas seulement l’image de Dieu (Genèse 1.27), mais en christ l’image et la ressemblance (Genèse 1.26). C’est là, après la chute que Dieu révèle de manière voilée, ses mystères pour l’homme qu’il a créé. Le péché doit conduire l’homme à la mort physique, mais par sa foi au fils de la promesse de Genèse 3.15, son statut changera, car d’habitant terrestre, il deviendra après sa résurrection, habitant éternel dans le royaume céleste de Dieu. Tout le processus de la marche commence donc là à travers un chemin très sinueux et parfois incompréhensible, mais très certain. Pour donc atteindre le but du royaume des cieux ou de Dieu dans notre vie, le chemin de Dieu commencera du stade d’innocence non éprouvée et de sainteté non justifiée du Jardin d’Eden à la chute où l’homme dans sa première initiative de prise de décision face à un avis contraire a montré son incapacité. Tombé sans espérance, le diable croit à l’instauration absolue de son règne sur la terre, prétendant y devenir à jamais dieu. Viendra le parcours de la conscience après la chute pour que l’homme une fois séparé de Dieu expérimente le danger de la rupture de la communion avec le Créateur sa source de vie. Au contraire, l’endurcissement, l’incrédulité, le refus de repentance produit son effet dévastateur, éloignant de plus en plus ce dernier de son Créateur. Dieu conduira après le déluge l’homme à veiller sur l’autre homme, devant rendre compte de son prochain à Dieu. Le spectre malheureux et humiliant de la tour de Babel viendra montrer que l’homme loin de chercher à s’abaisser pour reconnaître les voies de Dieu qui le conduiront au but de son existence, créera ses propres méthodes d’adoration et d’élévation pour se proclamer dieu. L’ambition de l’homme telle que détectée à la Tour de Babel n’est rien d’autre que la copie de la révolte de Lucifer contre Dieu telle qu’exprimée dans Esaïe 14.13-14), mais la réaction de Dieu a valu l’accomplissement du verset 15 du même texte d’Esaïe 14. Alors, Dieu décide de choisir un homme Abraham en qui il mettra en exécution son plan pour un gouvernement sans partage de son régime théocratique. Les choses rencontreront des obstacles de la part de l’homme et Dieu soumettra la postérité de Jacob à 400 années d’esclavagisme afin que par la souffrance, elle apprenne qu’elle doit solliciter le secours d’en haut et se soumettre à ses principes et méthodes en vue de la transformation de son intelligence pour un vécu dans une pureté de cœur et d’esprit. Mais encore, la délivrance miraculeuse d’Israël et l’empêcha pas de murmurer, se plaindre à chaque étape. Dieu décide enfin de faire alliance avec son peuple par la loi qui le dirigerait facilement pour une vie soumise à un régime gouvernemental théocratique. Pendant que Moïse sur la montage est en train de recevoir les dix commandements, le peuple de Dieu se livre à la prostitution spirituelle par la fabrication d’un veau d’or qu’il adore comme leur dieu qui les a délivré d’Egypte. Après la forte intercession de Moïse, Dieu fait grâce et la loi instaurée, les Sacrificateurs établies pour le rapprochement du peuple à Dieu non seulement seront eux-mêmes bien qu’appelés à être modèles, s’avèreront être de véritables pierres d’achoppement pour le peuple qui à son tour continuera à se révolter contre les principes de Dieu, tendant à imiter et à vivre comme les autres nations. Cette attitude continuera jusqu’au jour où sous le juge Samuel, Israël demandera à un Dieu un roi comme celui des nations, rejetant à jamais le régime théocratique de Dieu sur eux. Toujours sous la loi, le règne de la royauté montrera son inefficacité, alors, Dieu par les Prophètes annoncent qu’un vrai Roi viendra et gouvernera comme Dieu le veut, instaurant le royaume des cieux dans le cœur, la vie des hommes et parmi les hommes. Cette personne Jésus Christ, venu du ciel, connaissant la vie du ciel et le gouvernement de Dieu dans son royaume est celui choisi par le ciel.

Il est l’accomplissement de la loi (à la Montagne de Transfiguration, Moïse représentant la Loi disparaît et laissa sa place à Jésus car jusque là, la Loi n’avait apporté aucune perfection selon les attentes divines) et des Prophètes (à la Montagne de Transfiguration Elie représentant les Prophètes cède sa place à Jésus qui est l’accomplissement de l’annonce de tous les Prophètes qui disaient que le Messie viendra). Rejeté selon les desseins de Dieu, il est mort afin que la loi supposé apporter la justice et la vérité montre ses limites et ne constitue selon le plan divin qu’une méthode pour montrer à l’homme que sans Dieu, il ne peut rien (Jean 15.5). La loi ayant condamné Christ injustement, n’avait pas ainsi accompli la justice de Dieu, aussi, Christ, le crucifié devient JUSTICE DE DIEU.

Crucifié sans péché, Christ triomphé sur plusieurs aspects :

  1. Sur le péché qui depuis le jardin d’Eden a dominé sur Adam et ensuite sur sa progéniture jusque là.
  2. Etant l’incarnation de Dieu parce que la naissance n’obéit pas à la loi biologique, Christ devient le fils de la promesse par qui la victoire sur le bourreau Satan viendra : ‘‘Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon’’ (Genèse 3.15).
  3. La loi qui jusque là avait été parfaite se heurtera sur lui en le condamnant injustement. De fait, il devient la justice de Dieu pour l’accomplissement de toute bonne œuvre.
  4. Satan qui s’était depuis lors montré comme le terrible se trouva affaibli parce qu’un plus fort que lui depuis les 4000 ans de règne sans partage se manifesta et lui ainsi que son royaume des ténèbres devinrent minoritaire et complètement mis hors d’état de nuire à jamais.
  5. La mort qui depuis Abel avait régné sans partage à cause du péché trouva aussi la mort de son règne terrifiant par la résurrection de Jésus Christ.
  6. Le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme parce que personne n’y est entré et revenu, fut vaincu par la résurrection de Jésus. Alors s’accompli « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est– elle, ô mort, ta victoire ? Où est–il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56).
  7. Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumises Jésus, mais dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 06h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h (Mt 27.45).
  8. Jésus, s’identifiant comme l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut s’écria vers Dieu (Mt 27.46-47). Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ (Mt 27.51).
  9. Ce spectacle fut terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y a eut des tremblements de terre, les rochers se sont fendus, le ciel et la lune ont perdu leur éclat (Mt 27.51). Par là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut ensemble avec l’homme, son chef vendue par le péché à Lucifer, revoit la défaite publique de leur bourreau.
  10. Les morts qui sortent du tombeau symbolise le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité et ne pouvant pas expérimenter les merveilles du royaume de Dieu (Mt 27.52).
  11. Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes humaines (Mt 27.53).
  12. Notre nouvelle vie ne Christ, démontrera aux yeux de tous les effets du royaume de Dieu parmi ceux les hommes par ceux qui ont cru et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout Puissant.

Le royaume de Dieu exprimé :

* que ton règne : Mt 3.2 ; 4.17 ; 16.28 ; Psaumes 2.6 : Esaïe 2.2 ; Jér 23.5 ; Dan .44 ; Mt 7.13,27 ; Zach 9.9 ; Marc 11.10 ; Luc 19.11,38 ; Col 1.13 ; Apoc 11.15 ; 12.10 ; 19.6 ; 20.4

* que ta volonté : Mt 7.21 ; 12.50 ; 26.42 ; Psaumes 40.8 ; Marc 3.35 ; Jean 4.34 ; 6.40 ; 7.17 ; Actes 13.22 ; 21.14 ; 22.14 ; Rom 12.2 ; Eph 6.6 ; Col 1.9 ; 1Th 4.3 ; 5.18 ; Heb 10.7,36 ; 13.21 ; 1Pierre 2.15 ; 4.2

* comme au ciel : Neh 9.6 ; Psaumes 103.19-21 ; Dan 4.35 ; Heb 1.14

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thierry gourtay 04/01/2015 03:08

Dieu nous a promis une nouvelle terre un nouveau ciel sans mer cette terre actuel sera détruite le royaume de dieu c.est. cette nouvelle terre ou dieu sera avec nous amen