ICHTUS ! LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

ICHTUS ! LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

19 Juin 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

ICHTUS !  LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE !

Introduction :

En lisant un article intitulé : ‘‘ Je t'envoie ce poisson comme symbole de notre amitié. stp pour que ce poisson vive mets ton ordinateur ou téléphone dans l'eau. Merci de laisser notre amitié vivre’’. J’ai réalisé que ces lignes sont très profondes, mais peut-être incomprise ou ignorée de plusieurs. Procédant aux recherches pour mieux saisir la portée exacte du mot poisson selon les Ecritures Sainte et par ailleurs, ce mot en rapport à l’Eglise Primitive, la découverte a été grande. Nous savons que les mots poisson et eau dans la compréhension spirituelle signifient beaucoup de choses pour le chrétien qui a une idée de l’église Primitive. Pour la première fois en 1986, j’ai eu connaissance de ce mot lorsque je lisais un livre très recherché aujourd’hui intitulé ‘‘Les Martyrs des Catacombes’’. Mais sonder les Ecritures fait poser des questions pertinentes : peut-on parler du poisson sans toucher les aspects combien riches qui entourent ce mot ? Il le faut à coup sûr afin de puiser au mieux, les précieux éléments du trésor de la Bible.

D’où est-il venu que le poisson à cette époque soit le signe ou la marque de son appartenance à Christ ? Quelles sont les principales motivations qui ont poussé ces braves héros de la foi de l’Eglise primitive qui pour la plus part ont écrit de leur sang, des lignes sublime dans l’illustre Registre des œuvres des saints, à adopter le poisson comme mot de passe entre les croyants ? Que signifiait ce poisson et comment était la vie chrétienne à cette époque très hostile aux disciples de Christ ? Les lignes ci-après nous aideront à comprendre et à réajuster notre marche chrétienne à l’éthique chrétienne afin d’acquérir l’approbation divine sans laquelle nous pourrions nous entendre dire en ce jour-là : ‘‘Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité’’ (Mt 7.23). . Puisse Dieu y aider par son Esprit Saint pendant que nous parcourrons ces lignes à la fois émouvante et pleines de leçons pour un retour au Dieu de la Bible

L’EGLISE PRIMITIVE AU TEMPS DES PERSECUTIONS

Lorsque nous jetons un coup d’œil rétrospectif sur les tristes évènements qui ont été le propre de l’Eglise primitive, nous avons sujet aujourd’hui de remettre plusieurs aspects de notre foi et de notre marche chrétienne en doute ou en question. Par la puissance, le dynamisme, la résistance, la fermeté et l’endurance de leur foi, l’Eglise Primitive avait été fichée par les fausses accusations portées contre elle. Sa condamnation par la loi romaine était reconnue par plusieurs termes.

Ainsi, la religion chrétienne fut déclarée :

- étrange et illicite (décret sénatorial de l'an 35),

- pernicieuse (" exitialis ", Tacite),

- perverse et excessive (" prava et immodica ", Pline),

- neuve et maléfique (" nova et malefica ", Suétone),

- obscure et ennemie de la lumière (" tenebrosa et lucifuga ", de l'Octavius de Minucius),

- détestable (" detestabilis ", Tacite).

Le principe de la loi sénatoriale romaine (" Non licet vos esse " - " Il ne vous est pas permis d'exister ") est suffisant pour comprendre ce que pouvait souffrir quiconque oserait publiquement confesser Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel.

L’EXPANSION ET L’INFLUENCE DE L’EGLISE PRIMITIVE :

Dès le premier siècle, la religion chrétienne s'est répandue rapidement à Rome et dans le monde, non seulement par son originalité et son universalité, mais aussi et surtout par le témoignage de ferveur, d'amour fraternel et de charité envers tous, manifesté par les chrétiens. Les autorités civiles et le peuple même, d'abord indifférents, se montrèrent très vite hostiles à la nouvelle religion, parce que les chrétiens refusaient le culte de l'empereur et l'adoration des divinités païennes de Rome. Pour cette raison, les chrétiens furent accusés de manque de loyauté envers la patrie, d'athéisme, de haine envers le genre humain, de délits occultes comme l'inceste, l'infanticide et le cannibalisme rituel. On les accusa d'être la cause des calamités naturelles, telles que la peste, les inondations, les famines, les incendies, etc.

Au Vue de tout ceci, l’Eglise fut donc mise hors la loi et poursuivie comme l'ennemi le plus dangereux du pouvoir romain, qui était fondé sur l'ancienne religion nationale et sur le culte de l'empereur, instrument et symbole de la puissance et de l'unité de l'Empire. Nous devons comprendre que Rome seule comptait sept cents temples et des autels sans nombre. Alors, laisser l’Eglise progresser constituait un grand danger qui favoriserait l’extinction de leurs nombreuses divinités par la diminution considérable du nombre de leurs différents adeptes.

L'EPOQUE DES MARTYRS :

Les trois premiers siècles constituent la pire des sombres épisodes des persécutions qu’a connu l’Eglise de Jésus Christ à travers son histoire. Cette persécution eut lieu sous le règne des empereurs suivants : Néron, Domitien, Hadrien, Antonin le pieux et Marc Aurèle. Elle s'achève en 313 avec l'édit de Milan, par lequel les empereurs Constantin et Licinius concédèrent la liberté à l'Eglise. La persécution ne fut pas toujours continue et générale, c'est-à-dire étendue à tout l'empire ; elle ne fut pas non plus partout également cruelle et sanglante. A des périodes de persécution succédèrent des périodes de paix relative.

Dans la très grande majorité des cas, les chrétiens affrontèrent avec courage, souvent avec héroïsme, l'épreuve des persécutions, sans toutefois la subir passivement. Ils se défendirent avec force en dénonçant le manque de fondement des accusations de délits occultes ou publics qui leur étaient adressées, en présentant la teneur de leur foi, c’est-à-dire en : " ce en quoi nous croyons ", et en décrivant leur identité : " qui nous sommes ". Ce témoignage de leur foi en temps difficile peut-il être le propre de nous tous aujourd’hui ? Si en temps de paix, notre témoignage chrétien est sombre, lugubre, morne et honteux à la limite, à plus forte raison si nous étions sous la persécution ? Matière à réflexion vraiment !

QU’ETAIENT LES CATACOMBES ?

Dans mes recherches interrogatives de ce qu’étaient réellement les catacombes, j’ai trouvé ces phrases très émouvantes : ‘‘Admirable synthèse qui montre la fusion entre un drame humain de mort et de deuil, et l'expression passionnée de la foi consolatrice dont l’issue est ‘vie au-delà de la mort, vie avec les êtres chéris que nous rejoindrons bientôt, vie éternelle, vie en Dieu’’.

Le constat à prendre très au sérieux à la suite de mes recherches réside dans le fait qu’une fois à l’intérieur des catacombes, les rapports familiaux sont rehaussés par les rapports sociaux. Les tombes chrétiennes ignorent les mentions des charges et des honneurs, qui sont habituelles dans les épitaphes païennes. Tous sont un en Christ et il n’y a ni distinction, ni rang social, ni privilège, car tous sont parvenus à la gloire céleste à travers le martyr par la grâce de Dieu. Quel privilège de saisir cette vérité si édifiante. Alors, qu’est-ce que ce mot catacombes ?

Les catacombes sont les anciens cimetières souterrains, utilisés jadis par les communautés chrétiennes et juives, surtout à Rome. Les catacombes chrétiennes, qui sont les plus nombreuses, sont nées au deuxième siècle et l'excavation ou vie cachées dans les cavernes, se poursuivit jusqu'à la première moitié du cinquième siècle.

A l'origine, elles étaient seulement des lieux de sépulture. C'est là que les chrétiens se réunissaient pour célébrer les rites funéraires, les anniversaires des martyrs et des défunts.

Au cours des persécutions, dans des cas exceptionnels, les catacombes servirent de lieux de refuge momentané pour la célébration, de la prière, de la Cène et du partage fraternel. Selon certains, elles ne furent pas utilisées comme cachettes secrètes pour les chrétiens.

Après les persécutions, en particulier à l'époque du pape Saint Damase I (366-384), les catacombes devinrent de véritables sanctuaires des martyrs, centres de dévotion et de pèlerinage de chrétiens de tous les lieux de l'empire romain.

A cette époque, il existait également à Rome des cimetières à ciel ouvert, mais, pour diverses raisons, les chrétiens préféraient les cimetières souterrains. Tout d'abord, les chrétiens refusaient la coutume païenne de la crémation des corps. Sur l'exemple de la sépulture du Christ, ils préféraient l'inhumation, par respect pour le corps, destiné un jour à la résurrection d'entre les morts.

Ce vif sentiment des chrétiens donna lieu à un problème d'espace, problème qui influença grandement le développement des catacombes. S'ils n'avaient utilisé que des cimetières à ciel ouvert, l'espace disponible aurait été très tôt épuisé, à partir du moment où les chrétiens ne réutilisaient normalement pas les tombes. Les catacombes résolurent le problème de façon économique, pratique et sûre. Les premiers chrétiens étant en majorité pauvres, cette forme de sépulture fut décisive.

Il y eut également d'autres motifs qui conduisirent à choisir les excavations souterraines ; les chrétiens avaient un sens de la communauté très développé ; ils désiraient se retrouver ensemble également dans le "sommeil de la mort". En outre, ces lieux reculés, en particulier lors de la période des persécutions, permettaient des réunions communautaires réservées et discrètes et le libre emploi des symboles chrétiens.

Conformément à la loi romaine, qui interdisait la sépulture des défunts à l'intérieur des murs de la ville, toutes les catacombes étaient situées le long des grandes voies, et généralement, dans l'immédiate périphérie de la Rome de l'époque.

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (2)

LA VIE DANS LES CATACOMBES

Les premiers chrétiens dans les catacombes ont mené une vie de vrais rachetés à l’image de leur Seigneur Jésus Christ. Le témoignage et la confirmation de la vie admirable des chrétiens est décrite par plusieurs apologistes. La lecture de leurs pensées ou plaidoyers devait nous rappeler à l’ordre par rapport à la dimension ou la mesure de notre foi par eu égard au standard divin attendu de chacun de nous. Nous retraçons ci-dessous quelques passages significatifs, qui constituent une carte d'identité de ces chrétiens des premiers siècles :

1. Apologie d'un auteur inconnu, IIe - IIIe siècle

Les chrétiens sont des hommes comme les autres

" Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes ni par les terres qu'ils occupent, ni par la langue qu'ils parlent, ni par leur manière de s'habiller. Ils ne s'isolent pas dans leurs villes, ils n'utilisent pas un langage particulier et ne mènent pas un genre de vie spécial.

Leur doctrine n'est pas la conquête due au génie insatisfait de chercheurs, et ils ne professent pas non plus, comme le font quelques-uns, un système philosophique humain. Ils habitent les villes grecques et barbares (étrangères), comme cela leur échoit à chacun, s'adaptant aux traditions locales tant pour la manière de s'habiller que de se nourrir et pour tout ce qui concerne le reste de leur vie, donnant un exemple admirable de leur forme de vie sociale, qui, aux dires de tous, est extraordinaire. "

Ils demeurent sur terre, mais ils sont citoyens des cieux

" Ils habitent leur propre pays, mais comme des étrangers. Ils prennent part à tous leurs devoirs de citoyens, mais sont considérés comme des étrangers. Une terre étrangère est pour eux une patrie, et une patrie leur est terre étrangère. Ils se déplacent comme tout le monde et ils ont des enfants, que toutefois ils n'exposent pas. Ils ont des repas en commun, mais jamais le lit. Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair (2 Cor 10.3; Rom 8.12-15). Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens des cieux.

Ils obéissent aux lois établies, mais par leur genre de vie ils dépassent les lois. Ils aiment tous les êtres et sont par tous persécutés. Ils ne sont pas connus et ils sont condamnés. On leur donne la mort et ils en reçoivent la vie. Ils sont pauvres, mais ce sont eux qui rendent riches beaucoup de personnes (2 Co 6.9-10). Ils sont privés de tout, mais ils abondent de tout. Ils sont méprisés, mais dans le mépris ils trouvent grâce devant Dieu. On bafoue leur honneur et l'on ne fait qu'accumuler des témoignages de leur innocence.

Insultés, ils bénissent (1 Co 4.12). On se montre insolent à leur égard, et eux se comportent avec respect. Ils font le bien et sont punis comme des malfaiteurs. Punis, ils se réjouissent, comme si on leur donnait la vie. Les juifs leur font la guerre comme à un peuple étranger. Les Grecs les poursuivent, mais ceux qui les haïssent ne savent pas dire le motif de leur haine. "

Ils sont dans le monde comme l'âme dans le corps

" Pour le dire en un mot, les chrétiens sont dans le monde ce que l'âme est dans le corps. Comme l'âme est présente à toutes les parties du corps, ainsi les chrétiens sont disséminés dans les différentes cités du monde. L'âme habite dans le corps, mais elle ne provient pas du corps; les chrétiens, eux aussi, habitent dans le monde, mais ils ne proviennent pas du monde. L'âme invisible est enfermée dans un corps visible; les chrétiens, eux aussi, sont dans le monde, mais leur piété reste invisible.

Comme la chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans avoir reçu d'elle aucune offense, mais seulement parce qu'elle lui interdit de jouir des plaisirs, ainsi le monde prend en haine les chrétiens, alors que ceux-ci ne lui ont fait aucun tort, mais seulement parce qu'ils s'opposent à un système de vie basé sur le plaisir.

L'âme aime la chair, qui la déteste, et elle aime les membres: les chrétiens, eux aussi, aiment ceux qui les détestent. L'âme est enfermée dans le corps, mais c'est elle qui soutient le corps: les chrétiens, eux aussi, sont retenus dans le monde comme dans une prison, mais ce sont eux qui soutiennent le monde. L'âme immortelle habite dans une tente mortelle, comme les chrétiens passent en pèlerins parmi les choses qui se corrompent, dans l'attente de l'incorruptibilité céleste.

Se mortifiant dans la nourriture et la boisson, l'âme devient meilleure; les chrétiens, eux aussi, alors qu'ils sont punis, se multiplient de jour en jour. Dieu leur a assigné un emplacement si sublime qu'ils ne doivent absolument pas abandonner"

2. Apologie de Théophile d'Antioche (IIe siècle)

Les chrétiens honorent l'empereur et prient pour lui (Livre I,2)

" J'honorerai l'empereur, mais je ne l'adorerai pas; je prierai cependant pour lui. J'adore le Dieu vrai et unique, par lequel, je le sais, le souverain a été fait. Et alors tu pourrais me demander: et pourquoi donc ne pas adorer l'empereur? L'empereur, par sa nature, doit être honoré par des marques de respect légitimes, il ne doit pas être adoré. Il n'est pas Dieu mais un homme que Dieu a mis à cette place non pour qu'il soit adoré mais pour qu'il exerce la justice sur la terre.

Le gouvernement de l'Etat lui a été confié en quelque sorte par Dieu. Et, comme l'empereur ne peut tolérer que son titre soit porté par tous ceux qui lui sont subordonnés - personne en effet ne peut être appelé empereur -, ainsi personne ne peut être adoré, si ce n'est Dieu. C'est pourquoi le souverain doit être honoré avec des sentiments de dévotion; il faut lui obéir et prier pour lui. Ainsi s'accomplit la volonté de Dieu. "

La vie des chrétiens démontre la grandeur et la beauté de leur religion (Livre III,15) " Chez les chrétiens on trouve une sage maîtrise de soi, on pratique la continence, on s'en tient à l'unicité du mariage, on reste chaste, on exclut l'injustice, on extirpe le péché à sa racine, on pratique la justice, on observe la loi, on apprécie la piété dans les faits concrets. Dieu est reconnu et la vérité est considérée comme la norme suprême.

La grâce les garde, la paix les protège, la parole sacrée les guide, la sagesse les instruit, la vie (éternelle) les oriente, Dieu est leur roi. "

3. Apologie" d'Aristide (IIe siècle)

Les chrétiens observent les lois divines

" Les chrétiens portent inscrites dans leur cœur les lois de Dieu et ils les observent dans l'espérance de la vie future. C'est pourquoi ils ne commettent pas l'adultère et ne forniquent pas; ils ne portent pas de faux témoignages et ne se déclarent pas propriétaires des biens qu'ils ont reçu; ils ne convoitent pas ce qui ne les concerne pas; ils honorent leur père et leur mère; ils font du bien à leur prochain; et, s'ils sont juges, ils jugent avec justice. Ils n'adorent pas des idoles de forme humaine; tout ce qu'ils ne veulent pas que les autres leur fassent, ils ne le font à personne. Ils ne mangent pas les viandes offertes aux idoles, parce qu'elles sont souillées. Leurs filles sont pures et vierges et fuient la prostitution; les hommes s'abstiennent de toute union illégitime et de toute impureté; leurs femmes aussi sont chastes, dans l'espérance de la grande récompense dans l'autre monde... "

Ils sont bons et charitables

" Ils secourent ceux qui les offensent, en se faisant d'eux des amis; ils font du bien à leurs ennemis. Ils n'adorent pas des étrangers; ils sont doux, bons, pudiques, sincères, et ils s'aiment entre eux; ils ne méprisent pas la veuve; ils sauvent l'orphelin; celui qui possède donne, sans murmurer, à celui qui ne possède rien. S'ils voient des étrangers, ils les font entrer dans leur maison et ils se réjouissent avec eux, reconnaissant en eux de vrais frères, parce qu'ils appellent ainsi non pas ceux qui leur sont frères selon la chair, mais ceux qui le sont selon l'âme.

Quand un pauvre meurt, s'ils l'apprennent, ils contribuent selon leurs moyens à ses funérailles; s'ils viennent à savoir que certains sont persécutés, mis en prison ou condamnés pour le nom du Christ, ils mettent en commun leurs aumônes et leur envoient ce dont ils ont besoin, et, s'ils le peuvent, ils les libèrent; s'il y a un esclave ou un pauvre à secourir, ils jeûnent deux ou trois jours et leur envoient la nourriture qu'ils s'étaient préparés, estimant que lui aussi doit en profiter puisque comme eux il est appelé à la joie. "

Ils vivent dans la justice et dans la Sainteté

" Ils observent avec exactitude les commandements de Dieu, en vivant dans la Sainteté et dans la justice, ainsi que le Seigneur Dieu le leur a demandé; ils rendent grâce chaque matin et chaque soir, pour la nourriture ou la boisson et pour tout autre bien...

Telles sont, ô empereur, leurs lois. Les biens qu'ils doivent recevoir de Dieu, ils les lui demandent, et c'est ainsi qu'ils traversent ce monde jusqu'à la fin des temps; car Dieu leur a tout assujetti. C'est pourquoi ils sont reconnaissants envers lui, car l'univers tout entier et toute la création ont été faits pour eux. A vrai dire, ces gens ont trouvé la vérité. "

4. Apologétique" de Tertullien (IIe - IIIe siècle).

Les chrétiens ne sont ni inutiles ni improductifs

" On nous accuse d'être improductifs dans les différents secteurs d'activités. Mais comment pouvez-vous dire cela de personnes qui vivent avec vous, qui mangent comme vous, qui portent les mêmes habits, qui adoptent le même genre de vie et qui connaissent les mêmes nécessités?

Nous nous souvenons de rendre grâce à Dieu, le Seigneur et le créateur, et nous ne refusons aucun des fruits de son œuvre. Certes, nous usons des choses avec modération, sans excès ou malveillance. Nous cohabitons avec vous et nous fréquentons la place publique, le marché, les bains, les magasins, les ateliers, les fermes, en prenant part à toutes les activités.

Nous naviguons également avec vous, nous servons dans l'armée, nous cultivons la terre, nous exerçons le commerce, nous échangeons les marchandises et vendons, pour votre usage, le fruit de notre travail. Je ne comprends vraiment pas comment nous puissions paraître inutiles et improductifs dans vos affaires, alors que nous vivons avec vous et grâce à vous.

Oui, il y a des personnes qui ont des motifs de se plaindre des chrétiens, parce qu'elles ne peuvent faire affaires avec eux. Ce sont les protecteurs des prostituées, les entremetteurs et leurs complices, et encore les criminels, les homicides intentionnels, les maîtres-chanteurs, les diseurs de bonne aventure, les sorciers, les astrologues. C'est une bonne chose d'être improductifs pour ces gens-là !... Enfin, dans les prisons, vous ne trouvez jamais, à moins qu'il y soit pour sa religion. Nous avons appris de Dieu à vivre dans l'honnêteté. "

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (3)

LA SPIRITUALITE DES CATACOMBES

Cette phrase très célèbre d’un auteur inconnu relatant l’historique de la vie dans les catacombes nous conduit à une véritable mise en cause de notre spiritualité d’aujourd’hui : ‘‘Le pèlerin d'aujourd'hui, avec une âme émue, entrevoit lui aussi dans les catacombes l'intime secret de la spiritualité de ces martyrs, de ces vierges et de cette foule innombrable de chrétiens obscurs. Les inscriptions et les peintures, qui ont résisté à tant de dévastations et de déprédations, révèlent, tout au moins partiellement, un tel secret et répètent encore les paroles d'une ancienne épitaphe chrétienne : " Tauta ho bios ", " Voilà, telle est notre vie. "

La spiritualité des catacombes est celle-là même de l'Eglise primitive dans sa jeunesse pleine de conquête et de martyr. Nourrie par la moelle des Ecritures, simple et puissante, elle est la sœur des confessions les plus anciennes ; de sorte que celui qui visite les catacombes touche aux sources de la spiritualité chrétienne de cette époque dont les aspects sont variés :

Spiritualité christocentrique

Cette spiritualité pose Jésus-Christ comme figure dominante, c'est-à-dire le signe de la bonté du Christ, équivalait, pour le chrétien des premiers siècles, au Bon Pasteur. Parmi les représentations rencontrées dans les catacombes, celle du Bon Pasteur est la plus fréquente ; on la trouve peinte sur les plafonds parmi de riches décorations florales, gravée grossièrement sur les plaques funéraires, dessinée en relief sur les sarcophages, et enfin sculptée avec une élégance grecque dans une des plus anciennes statues chrétiennes que l'on connaisse (IVe siècle, Musées du Vatican). L'agneau qui repose sur ses épaules, fermement tenu par les mains du pasteur, représente le chrétien. Tout autour règne cette atmosphère de confiance qui faisait dire à l’Apôtre Paul ces propos combien riche de sens : " Qui nous séparera de l'amour du Christ? La détresse, l'angoisse, la persécution, la faim? " (Romains 8.35).

Plusieurs images des catacombes ont très souvent représenté le Sauveur agissant parmi les hommes : on voit Jésus qui touche les yeux de l'aveugle ou qui ressuscite Lazare du tombeau ; qui multiplie les pains ou qui change l'eau en vin : c'est le Christ qui passe en faisant le bien.

Ensuite il y a les symboles. Les figures les plus significatives sont peut-être celles où le Christ apparaît sous les voiles d'un symbole. Avant Constantin, quand la croix était utilisée quotidiennement comme gibet pour les esclaves et les étrangers, le chrétien en voilait pieusement l'aspect repoussant et recourait aux symboles, comme par exemple l'ancre.

Spiritualité exprimée par des symboles : La spiritualité des catacombes est aussi exprimée par les symboles chrétiens. Dans ces symboles chrétiens pour exprimer la rédemption et le salut de l'homme, le baptême à travers le rite baptismal l'homme meurt et ressuscite spirituellement avec le Christ, et par l'efficacité de ces actes rédempteurs il est associé à la vie divine.

Une des plus anciennes peintures dans l’aspect des symboles des catacombes représente le baptême. Devant une pièce d'eau siège un pêcheur tirant avec sa ligne un poisson hors de l'eau : on voit volontiers dans ce personnage un apôtre obéissant au commandement de Jésus: " Suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes " (Mc 1, 17). De nombreux chrétiens, " saisis par le Christ " (Phil 3.12), après des expériences intérieures angoissantes, ont senti que le moment du baptême avait marqué le début d'une vie nouvelle. De là est venu ce nom que l'on peut lire sur une pierre de la " tricora " de Saint-Callixte, un nom qui devint ensuite très commun dans la chrétienté: " Renatus ", " René ", c'est-à-dire " Je suis né à une vie nouvelle ".

Sur une représentation, il a aussi été découvert des chrétiens assis à la table sainte au nombre de sept, symbolisant les disciples qui se rassemblèrent autour de Jésus ressuscité sur les rives du lac ; sur les plats qui se trouvent devant eux se trouve le poisson qui signifiait pour eux : ‘‘Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur’’. Par ailleurs, l'autre côté de la table sainte, on voyait une personne en prière tenant les bras élevés, nous rappelant que, pour aller au ciel, il faut se nourrir de ce pain consacré (manger la pâque qui est le Christ ressuscité). Dans un autre tableau, on pouvait lire : " Dans le sacrifice d'Isaac est préfiguré le sacrifice du Christ. "

On pouvait aussi voir représentés de manière identique deux poissons, devant lesquels sont placés deux paniers pleins de pains. Entre les paniers, on entrevoyait deux coupes de vin. Le poisson est le Christ; le pain et le vin, par contre, sont les espèces sous lesquelles le Christ est manifeste dans la communion de son corps et de son sang lors de la Sainte Cène.

Nous sommes aux sources du christianisme et le chrétien des origines est conscient qu' " il n'y a sous le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut, si ce n'est celui du Christ " (Actes 4.12).

Spiritualité sociale

La spiritualité des catacombes est encore " sociale " : le chrétien, habitué à dire dans sa prière non pas " mon Père " mais " notre Père ", sait que dans la famille de Dieu l'on ne vit pas isolément mais socialement : " A plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ " (Rom 12.5). Les catacombes nous donnent l'image de ce corps de Christ à l'intérieur duquel les chrétiens vivent ensemble de manière ordonnée, dans une hiérarchie de fonctions et une unité d'esprit. Dans leurs logements de fortune qu’étaient les catacombes, les martyrs qui jouaient le rôle d’Anciens demeuraient sans complexe de titre au milieu de la multitude humble et anonyme de leur troupeau. Cependant, la sémantique nous trouble aujourd’hui en sorte que les mots : berger, évêque, ancien qui pourtant signifient la même chose sont perçus comme des gros titres auxquels il faut faire de grandes distinctions et accorder de privilège, honneur, différence et prévalence voir prédominance. A quelle heure sommes-nous et où allons-nous ?

On pouvait compter par milliers les inscriptions avec des prières les uns pour les autres sachant que chaque personne singulière est reliée à l'Eglise tout entière.

Spiritualité évangélique

Le chrétien est tourné vers les " eschata ", c'est-à-dire les réalités définitives de la vie éternelle: " Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche de la cité future " (Heb 13.14). " Notre cité, à nous, est dans les cieux " (Phil 3.20). Il suffit de faire un petit tour dans une catacombe pour voir briller cette vérité de tous ses feux. Forts de cette conviction des Ecritures Saintes, les frères et sœurs en Christ des catacombes trouvaient comme un gain, une mort victorieuse en Christ qu’une vie en conformité au système du monde. En est-il vraiment pour nous aujourd’hui ? Plusieurs ne trouveraient-ils pas meilleur de renier Christ pour partager les quelques heures du règne ténébreux de Lucifer dans ce monde avant que ne vienne très bientôt la fin de tout ? N’est-il pas des sectes dénommées ‘‘vivre heureux et mourir jeune’’ ? A chacun d’en juger. Toutefois, les Ecritures saintes sont claires : ‘‘Nous sommes pèlerins et voyageurs dans ce monde, alors, abstenons-nous des convoitises et du système de ce monde’’ (1 Pierre 2.11).

Agrippine déclara que le jour de sa mort fut le jour de son entrée dans la lumière, dans la béatitude espérée. Combien parmi les chrétiens de nos jours voient dans la mort un passage de la souffrance de ce monde à la gloire éternelle ? Paul dit pourtant : ‘‘selon ma ferme attente et mon espérance que je n'aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; car Christ est ma vie, et la mort m'est un gain’’ (Phil 1.20-21).

Cette ferme assurance d’une vie meilleure avait poussé les chrétiens des catacombes à porter par ailleurs une inscription grecque " ecoimète ", c'est-à-dire " s'est endormie ", tout comme la fillette de Capharnaüm, qui - comme le dit l'Evangile - " n'est pas morte, mais dort " (Mc 5.39) et attend l'appel de celui qui est la résurrection et la vie. La mort n'est donc plus terrifiante pour le chrétien, qui est porté par le Christ vers les verts pâturages.

Sur la paroi d'une chambre funéraire des catacombes, un tableau de cinq chrétiens lèvent les bras dans une attitude d'adoration ; autour d'eux un superbe jardin en fleurs. Ceci est le symbole du jardin céleste ou paradis qui nous attend au bout de notre persévérance. Il était aussi trouvé une pierre sur laquelle était gravée une croix-ancre symbolisant qu'un chrétien porte à travers l’œuvre de la croix, une ferme assurance qui lui donne accès à la porte du paradis.

Tous ces cimetières visités par les chercheurs du mystère des catacombes paraissaient empreints de paix. La réponse ne se trouve nulle part que dans la foi totalement ferme et bien engagée des premiers chrétiens. Cette foi qui s'exprime dans le silence des catacombes pouvait traduire les propos du Seigneur Jésus : " Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? " (Luc 24.5). " Je suis la résurrection et la vie " (Jean 11.25). " Ne crains pas, crois seulement " (Mc 5.36).

Spiritualité biblique

Peintres, graveurs, sculpteurs et épigraphistes nous apparaissent imprégnés et inspirés par la Parole de Dieu. Ici l'Ancien Testament est entièrement remédité et réinterprété à la lumière du Nouveau. Les thèmes centraux des Evangiles et des Epîtres sont particulièrement présents. La spiritualité des catacombes s'alimente dans l'Ecriture Sainte ; Il est dit que lors de son martyr, Cécile, selon les Actes, portait toujours sur elle l'Evangile du Christ, et, au moment suprême de son martyre, elle indiqua de ses doigts l'unicité et la trinité divine pour affirmer sa confession de foi au Père, au Fils et au Saint-Esprit. L’attachement à la Bible, quel exemple pour notre temps !

Spiritualité transformatrice

On découvre ici la véritable révolution opérée par le christianisme. Sont en particulier présents deux types de personnages d'une grande force spirituelle: le " martyr " et la " vierge ". Le " martyr " donne sa vie pour témoigner de la certitude de sa foi ; il la donne sereinement et sans regret, alors que se déchaînent autour de lui caractérisé par les brutalités et tortures ; il meurt sans haine pour qui le tue, et même il implore le pardon pour celui-ci. Beaucoup de chrétiens inhumés dans les catacombes ont réalisé de manière sublime et dans des situations très diverses le martyre sanglant. La figure de la " vierge " chrétienne ne manque pas dans les catacombes. C’est ainsi que l’on trouvera très significatif à cet égard, le poème de Damasse en l'honneur de sa sœur Irène : ‘‘

... Celle-ci, alors qu'elle était encore en vie, s'était consacrée au Christ, de sorte que sa Sainteté et sa pudeur même ont prouvé les mérites de sa virginité...

Et maintenant, quand toi, ô Dieu, tu viendras, souviens-toi de moi, afin que ton flambeau me soit une lumière. "

Il sera aussi important de faire état d’un autre témoignage d’un père sur lequel brille un sourire de tendresse plein de larmes à l’intention d’une vierge : " âme douce. Dans la paix du Seigneur. Elle vécut 15 ans, 75 jours. (Elle mourut) à la veille des calendes (le 1er) de décembre. Le père à sa fille très douce ". Nous remarquons là comme aujourd’hui, bien que cela devienne très rare, qu’avec la foi du Christ, c'est aussi une source divine de pureté et de tendresse qui entre dans les familles les plus humbles.

Spiritualité du silence

‘‘Il peut paraître étrange de parler d'une spiritualité du silence, parce que le silence, à première vue, n'est que vide de sens, pure absence de paroles, de pensées et de sentiments. En réalité, le silence de la parole, de l'imagination et de l'esprit est une dimension humaine fondamentale : il appartient à notre essence, car il est le gardien de notre monde intérieur, la condition préalable de l'écoute, la prémisse nécessaire à toute communication humaine’’, dit le commentateur sur les catacombes. En effet, ceux qui ont parcouru les galeries des catacombes ou en s'arrêtant dans les cryptes, se sont vu immergés dans une atmosphère de silence, qui n'est cependant que le silence d'un ancien cimetière. Mais ce silence poursuit le commentateur, frappe profondément, car ce n'est pas le silence de la mort, des regrets désespérés de tout ce qui était cher aux chrétiens durant leur vie. C'est poursuit-il, un silence de plénitude, rempli du témoignage de la vie des martyrs qui ont vécu une vie comme la nôtre et qui ont cependant courageusement et constamment témoigné de leur foi, pas seulement en temps de paix religieuse mais spécialement au cours des persécutions. Ce silence est débordant de paix, d'espérance dans une vie future meilleure, dans la lumière de la résurrection du Christ.

Le silence des catacombes est plein d'histoire et de mystère; il est sacré, expressif et plus éloquent que les paroles elles-mêmes; il est enrichissant parce qu'il porte à réfléchir sur l'Eglise des origines, sur le témoignage héroïque des martyrs, comme sur le témoignage ordinaire des simples chrétiens qui n'ont pas mis sous terre leur foi mais l'ont vécue dans la vie de tous les jours, dans la famille, en société, au travail, dans toute tâche ou profession, et surtout nous interpellant à réexaminer notre vie pour savoir si nous aurions pu comme eux résister jusqu’au bout sans renier notre Maître à cause de la grande souffrance qu’imposaient les bourreaux ?

C’est un silence communicatif, qui parle au cœur et à l'esprit des pèlerins, qui leur révèle le monde inconnu de l'Eglise primitive, avec ses classes sociales, ses sentiments et ses émotions, et aussi avec les peines et les espérances des chrétiens inhumés dans les catacombes est interpelatif pour notre temps de paix où malgré la liberté à nous offerte, notre foi pour Christ est très superficielle.

Cette atmosphère de silence, qui évoque la vie et le sacrifice des premiers chrétiens, constitue un lieu privilégié de méditation spirituelle, de révision de notre vie et de renouvellement de la foi. Le témoignage courageux et fidèle de ces chrétiens nous interpelle personnellement. Quelle est aujourd'hui " notre " réponse à l'amour de Dieu, dans une société qui, certes, n'est pas aussi hostile que celle où ces chrétiens ont vécu, mais qui est de prime abord indifférente aux valeurs religieuses? Les catacombes nous laissent un message de foi, silencieux mais clair, d'autant plus nécessaire que notre époque est malade du bruit, de l'extériorité, de la superficialité. Ici les paroles ne sont pas nécessaires, parce que les catacombes parlent par elles-mêmes. Tel est le christianisme dans son degré maximal de simplicité et d'intensité, concrétisé par des figures de martyrs, de confesseurs et de vierges, qui parlent au travers des cryptes, des longs couloirs, par les peintures et les pierres funéraires consacrées par presque deux millénaires. Sur les pas des martyrs et des premiers chrétiens, l’étude de la spiritualité des catacombes devrait nous aider à chercher la face de Dieu pour retrouver les vrais valeurs chrétiennes par un appel à la repentance et à la réformation exprimé dans : Sola Scriptura ; Solus Christus ; Sola Gratia ; Sola Fide ; Soli Deo Gloria

ICHTUS !

LE MODELE DE LA SPIRITUELLE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (4)

EXPLICATION DU SYMBOLE ICHTUS

Le signe du poisson :

On le voit partout sur les voitures, les vélos et les vélomoteurs, les sacs de voyage...Mais quelle en est la signification ?

un code secret en grec

Ce poisson est un cryptogramme, un "code secret de reconnaissance.". Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines l'utilisaient comme code secret pour se reconnaître. A cette époque, le grec était davantage parlé dans l'empire romain que le latin. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ICHTHYS. Les cinq lettres grecques correspondaient chacune à la première lettre d'un des noms de leur Sauveur

I = I …………………………….Iessous……………………………………………..Jésus

CH= X……………………………Christos…………………………………………….Christ

TH= T……………………………Theou………………………………………………..Dieu

Y (U)= Y…………………………. .hYios………………………………………………...Fils

S = Σ……………………………Soter…………………………………………………Sauveur

Ces lettres rassemblées forment la déclaration : Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ("Iesu Christos Theou Uios Sautèr"). C'est ainsi que les premiers chrétiens s'identifiaient à Jésus-Christ.

Quel sens pour aujourd'hui ?

Le poisson est un signe de ralliement des chrétiens, indépendamment de toute appartenance dénominationnelle. Celui qui adopte le signe du poisson témoigne qu'il a découvert Jésus-Christ, qu'il croit en lui. Il affirme son appartenance à Jésus-Christ. A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

Considérant qu’Avril est le premier mois du calendrier hébreu, il est fort possible que le poisson dont on fait état le premier Avril peut bien être moquerie à l’encontre de chrétien.

MAIS POURQUOI UN POISSON POUR SYMBOLISER LE CHRIST ?

Le poisson à la fois dans la culture biblique (juive) et dans la culture grecque avait par essence, un symbole extrêmement positif :

§ Dans la culture juive biblique, l'eau (quand elle est paisible) évoque la bénédiction de Dieu, comme cette eau qui fait fleurir le désert, et calme notre soif. Le poisson est l'image même de la créature qui vit tout entièrement plongée dans l'eau, c'est ainsi une image du croyant qui vit tout entier plongé dans la bénédiction de Dieu bien qu’exerçant ses fonctions d’Ambassadeur de Dieu en Christ sur terre. C'est ainsi une bonne image du Christ, d'abord, ou plus modestement du croyant fidèle. D'autant plus que le poisson a la réputation de grandir tout au long de sa vie et de garder toujours les yeux ouverts. Ces deux belles qualités pour un croyant symbolisent tant la croissance spirituelle que la vigilance ou le discernement.

§ Dans la culture grecque, le dauphin (que l'on prenait pour un poisson) était l'image du sauveur, puisqu'il arrivait que des dauphins sauvent des naufragés en les portant , jusqu'à la rive.

§ Christ en appelant ses disciples dit qu’il fera d’eux des pécheurs d’homme. Le poisson peut dont assimiler également le pêcheur repentant qui a été arraché du monde de la perdition par la prédication de l’Evangile du royaume.

Cette coïncidence était donc un privilège extraordinaire pour le christianisme primitif qui était une branche de la culture juive biblique se répandant dans un monde imprégné de culture grecque. Par là, Christ est ainsi reconnu à la fois comme l'exemple même du croyant, et leur Sauveur en même temps.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4 ;1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu

Conclusion :

Le symbole graphique résume l’identité de Jésus, qui est le Fils de Dieu et le Sauveur des hommes.

Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines utilisaient le dessin d’un poisson, comme

A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4:1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu.

De cette vie isolée du monde, mais communautaire en Christ, favorisant une croissance spirituelle sans précédent due à l’encadrement de proximité, une connaissance profonde des uns et des autres, quelques leçons non négligeables mérites d’être retenues :

L'art des catacombes est aussi un art symbolique, c'est-à-dire que l'on représente de façon très simple certains concepts difficiles à exprimer. Pour indiquer le Christ, on dessine un poisson ou un berger avec l’Agneau sur ses épaule ; pour signifier la paix du paradis, une image de la colombe ; pour exprimer la fermeté de la foi, une ancre. Sur les plaques fermant les niches, sont parfois sculptés des symboles de diverses significations. Dans certains cas, se trouve représenté un outil utilisé dans le métier du défunt. La plupart des symboles se réfèrent au salut éternel, comme la colombe, la palme, le paon, le phénix et l'agneau.

Les niches constituent le système cimetérial le plus humble et égalitaire, dans le respect du sens communautaire qui animait les premiers chrétiens.

L'art des catacombes. Dès la fin du IIème siècle, se développe dans les catacombes un art extrêmement simple, en partie narratif et en partie symbolique. Les peintures, les mosaïques, les reliefs des sarcophages et les arts mineurs évoquent les histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament, comme pour présenter les exemples du salut du passé aux nouveaux convertis. C'est ainsi qu'on trouve souvent représenté Jonas sauvé du ventre de la baleine où il était resté pendant trois jours, pour évoquer la résurrection du Christ.

Que le Seigneur nous pardonne et nous fasse grâce !

Dr André CHOUBEU

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