QUEL DIEU SERT-TU ? - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

QUEL DIEU SERT-TU ?

3 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

QUEL DIEU SERS-TU ? 1 Timothée 6.11-16 Henri LÜSCHER Pour servir Dieu avec passion, consécration et constance, il faut d'abord Le connaître. Le connaître mieux, c'est Le servir encore mieux. Savons-nous quel Dieu merveilleux et grandiose nous avons ? Il est le Dieu de la Bible, Sa Parole (2 Tim 3.16-17). Il est le Dieu PERSONNEL et INFINI, le Dieu PROCHE et LOINTAIN en même temps. Pour le connaître mieux, nous devons lire la Bible, car à travers elle, il se révèle à nous et nous fait connaître sa Personne bénie. Il est le Dieu tri-un, trois Personnes en un seul Dieu, et le seul Dieu en trois Personnes. La Trinité de Dieu est une vérité capitale pour les fondements de notre foi, de la doctrine de Dieu. Dieu est aussi communicatif entre Lui-même (Père, Fils et Saint-Esprit), et c'est pour cela qu'il désire communiquer aussi avec l'homme: avoir une relation personnelle avec lui (1 Jean 1.3-4). Ce court texte biblique nous donne 6 divers attributs de Dieu (il y en a plus encore dans la Bible) qui, une fois développés, ont comme objectif de nous motiver puissamment pour Le servir. En lisant cette épître à Timothée, on constate que ce jeune serviteur était confronté aux mêmes problèmes que nous aujourd'hui : • Des faux docteurs propageant de fausses doctrines (1 Tim 1.3-7 ; 4.1-5 ; 6.3-10) • Un certain mépris trop facile de la jeunesse. Encourageons-la et instruisons-la plutôt (1 Tim. 4.12). • Les passions de la jeunesse (2 Tim 2.22), sexe, fougue mal canalisée, orgueil ; recherche de puissance, de se mesurer aux autres, égoïsme, manque de discipline, etc.) • Les divers péchés du peuple de Dieu et le désordre dans l'église (les ministères divers, la soumission à divers niveaux, etc. (lire toute l'épître et trouver les divers problèmes mentionnés). La motivation par excellence dans le service de Dieu est de Le connaître d'abord "LUI", et "la puissance de sa résurrection" et "la communion de ses souffrances" (Phil 3.9-11). Ces trois éléments sont vitaux pour un service fructueux : La connaissance de Dieu, la puissance en Lui, même dans la faiblesse, et nos souffrances pour LUI. A. Dieu - quelques-uns de ses attributs Voici les 6 attributs de Dieu mentionnés dans le texte de 1 Tim 6.11-16 : 1. La puissance de Dieu "Il donne la vie à tous les êtres" (v.13). Quelqu'un écrivait dernièrement dans un grand quotidien : "Dieu (je préfère Présence divine) n'est pas un personnage, mais une force invisible, qui "gère" l'Univers tout entier" (Le Matin du 23.06.02). Quelle folie humaine que d'écrire de telles choses ! Dieu n'est pas "une force invisible", mais un Dieu personnel dont un des attributs (caractères) est son Omnipotence qui se manifeste dans les trois domaines suivants : a) Sa puissance créatrice : Il est le Créateur de l'univers "Il donne à tous la vie, le souffle et toutes choses" (Act 17.25). C'est Lui, le Créateur de "toutes choses" (Eccl 12.1 ; Es 27.11 ; 40.28 ; 43.1,15 ; Rom 1.25 ; 1 Pi 4.19). Tout le premier chapitre de la Genèse nous rapporte littéralement le récit de la création du monde. La doctrine de la CREATION est fondamentale pour la foi chrétienne. L'idéologie humaniste de l'Evolutionnisme est scientifiquement non prouvée, et il faut autant de foi pour être évolutionniste que d'être chrétien qui croit en la Création telle que Gen 1 nous la rapporte. Gloire à Dieu pour cette vérité. b) Sa puissance qui soutient toute vie : Il soutient toutes choses par sa Parole "En Lui nous avons la vie, le mouvement et l'être" (Act 17.28) "Tu sauves homme et bêtes" (Ps 36.7) "Il soutient toutes choses par sa parole puissante (Héb 1.3). "L'Eternel soutient tous ceux qui tombent et redresse tous ceux qui sont courbés. Tous, avec espoir tournent les yeux vers toi. C'est toi qui donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. L'Eternel est juste dans toutes ses voies et bienveillant dans toutes ses œuvres" (Ps 145.14-17). Dans le Ps 147, Dieu soutient tout ce qui a vie en donnant la nourriture à chacun, les animaux compris. Il a créé des lois de la nature pour soutenir la création. c) Sa puissance protectrice, Dieu protège les siens "l'Eternel aime le droit, il n'abandonne pas ses fidèles, ils sont toujours sous sa garde" (Ps 37.28. La pauvreté, la souffrance, la misère sont des alliés de tous les humains. Aucun n'y échappe, car cela fait partie des "soupirs de la création qui souffre les douleurs de l'enfantement" (Rom 8.18-27) à cause de la CHUTE de nos premiers parents et du péché qui est alors entré dans le monde (Rom 5.12-21) ; Ps 56.5 ; 91.9-14 ; 118.6 ; 140.7 ; Matth 10.29-31 d) Sa puissance de vie, Dieu ressuscite les morts • Il nous ressuscite spirituellement, car nous étions morts avant notre conversion "par nos fautes et par nos péchés". Et "Dieu nous a rendu la vie avec Christ" (Eph 2.1-4). Nous étions aveuglés par le prince de ce monde, sans lumière et sans vie. Dieu nous a ressuscités en Christ. C'est le chapitre 6 aux Romains qui expose ce miracle de notre mort et de notre résurrection avec et en Christ. Désormais, notre vie est changée, et nous avons reçu la pensée de Dieu renouvelée instant après instant par la puissance du Saint-Esprit (Rom 12.1-2 ; Eph 4.21-24). Quel Dieu fabuleux et grandiose que le SEIGNEUR TOUT-PUISSANT, L'ETERNEL DES ARMEES. • Par sa puissance, il nous a donné la vie éternelle (Jean 3.36) • Par sa puissance, nous serons avec Christ, lorsque nous mourrons (2 Cor 5.8 ; Phil 1.21-23) • Par sa puissance nous ressusciterons pour recevoir des corps glorifiés. C'est là notre espérance la plus glorieuse : nous serons à jamais avec le Seigneur avec nos corps ressuscités (1 Cor 15) Ce fut aussi l'espérance de tous les croyants de l'A.T., notamment d'Abraham (Héb 11.17-19 ; Job (19.26) ; David (Ps 16.10) les fils de Coré (Ps 49.15) ; Esaïe (26.19) ; Daniel (12.2) et Osée (13.14). Dieu a la vie en lui-même, et le Seigneur Jésus a donné sa vie librement pour la reprendre (Jean 10.18). Dans le service de Dieu, il se produit l'inverse que chez l'homme naturel, sans Dieu, qui veut prendre sa vie en mains propres et la diriger lui-même : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive. Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Luc 9.23-25) Quel Dieu que nous servons ! Il vaut la peine de le servir coûte que coûte jusqu'au bout. 2. L'Invincibilité de Dieu. "L'apparition de notre Seigneur Jésus-Christ, que manifestera en son temps, le bienheureux et seul Souverain, le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs" (v 13-15 L'apogée des desseins éternels de Dieu se concentre dans le retour glorieux de Jésus-Christ • Pour son Eglise qu'il enlèvera à sa venue (Jean 14.2-3 ; Phil 3.20 ; 1 Thes 4.13-18) • Avec son Eglise lors de son apparition en gloire pour juger le monde, pour sauver Israël et pour établir son règne de justice et de paix de 1000 ans (Act 1.11, Matth 24.27, 29-30 ; 25.31 ; Apoc 19.11-6 • La "première résurrection" (Apoc 20.5) "pour la vie" (Jean 5.29) lors de son retour englobera tous les morts en Christ, y compris tous les croyants de l'A.T. Christ, par sa mort à la croix, a "réduit à l'impuissance la mort et mis en lumière la vie et l'incorruptibilité" (2 Tim 1.10) • Pour rétablir la création toute entière qui souffre et "attend la révélation des fils de Dieu (Rom 8.18 ; 1 Jean 3.2). Malédiction, maladie, souffrances et tribulations serons définitivement vaincus et bannies de la terre restaurée. • "Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire" (Col 3.3-4). Même si notre vie ici-bas est "comme une vapeur qui apparaît pour un petit moment puis disparaît" (Jacques 4.14), nous devons servir le Seigneur avec passion et loyauté. • Quand cette glorieuse victoire, finalisée par le retour de Christ, aura-t-elle lieu ? "Pour ce qui est du jour ou de l'heure (de son retour), personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père seul" (Marc 13.34 ; Act 1.7). Prenons garde à rester constamment dans l'attente de son retour. Son imminence est certaine, et nous devons être prêts à aller à sa rencontre glorieuse: "C'est pour cela aussi que nous mettons notre point d'honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. Car, il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin qu'il soit rendu à chacun selon ce qu'il aura fait dans son corps, soit en bien, soit en mal. "Sachant combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes" (2 Cor 5.9-11 ; 1 Cor 4.1-5). 3. Le bonheur de Dieu "Le bienheureux et seul Souverain" (v 15). Quel attribut étonnant ! Dieu qui n'est jamais troublé par quoi que ce soit. Il y a absence complète de toute frustration, anxiété chez lui. Il n'a jamais été malheureux et ne le sera jamais. Il est parfaitement imperturbable et serein. L'adjectif "heureux" veut dire "content" ou "accompli". Jamais aucun événement, aucune circonstance, ne pourra priver Dieu de son attribut du "bonheur". Il est lui-même le BONHEUR. Le croyant est aussi appelé "bienheureux" quand il se confie en Dieu et le craint : "Bienheureux ceux qui se confient en lui" (Ps 2.12 ; 4.6 ; 34.9 ; 84.13 ; 112.1 ; 128.1). Ce bonheur du croyant n'est en aucune façon dépendant des circonstances, ni des épreuves, mais de sa confiance en l'Eternel. Ni pauvreté ni bien-être matériels ne constitue de critère pour le bonheur. Voici quelques aspects du bonheur de Dieu. Qu'il est éloigné de celui des pauvres hommes et de leurs critères éphémères. - Bienheureux ceux que Dieu a choisis (Ps 65.4) - Bienheureux celui qui connaît le Christ (Matth 16.16-17) - Bienheureux celui qui croit (Gal 3.9) - Bienheureux celui dont les péchés sont pardonnés (Rom 4.7) - Bienheureux celui qui est justifié (Rom 4.6-9) - Bienheureux celui qui obéit à sa Parole (Jacques 1.25) Dieu reste toujours le Dieu bienheureux dans toutes nos épreuves, nos difficultés, nos recherches de travail, notre formation. Le seul vrai bonheur durable se trouve donc EN CHRIST. 4. La souveraineté de Dieu "Le seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs" (v. 15). Dieu est au-dessus de toutes choses. Il existe de par Lui-même. Tout lui est soumis, et il contrôle tout l'univers, le monde sidéral, la faune, la flore, les humains, le monde visible et le monde invisible. Il fait l'Histoire et la contrôle. Il est sans rivaux, et Satan, créature déchue a été vaincu à la croix et sera chassé du ciel et condamné en enfer, l'étang de feu. Dieu n'est dépendant de personne. Le terme "Souverain" (dynastès) est de la même famille que "puissance" (dynamis). Le plan de rédemption est également du ressort de sa grâce souveraine. Rien ne se passe sans sa volonté, soit en bien, soit en mal. Sa souveraineté s'exerce toujours dans le cadre de ses autres divins attributs. Et tout a un seul objectif: LA GLOIRE DE DIEU. Voici quelques textes qui nous parlent de sa souveraineté et décrivent sa grandeur: Deut 4.3,5,39; 6.4; 32.39; 1 Sam 2.2; 7.22; 22.32; 1 Rois 8.23,60; 2 Rois 19.15,19; 2 Chron 6.14; Néh 9.6; Ps 18.31; 86.10; Es 37.16.20; 43.10; 44.6; 45.5-6,21-22; 46.9; Joël 2.27; 1 Cor 8.4,6. Des textes comme Job 12.8-25; Es 40.12-31; Jér 18.6-11; Dan 2.20-21; 4.17,25,34-35 relèvent combien l’Eternel contrôle l'histoire des peuples et de chaque individu. Rien ne lui échappe, et il agit selon son bon plaisir. La doctrine de la souveraineté de Dieu et de sa providence est des plus encourageantes pour le chrétien. Saisie par notre esprit et assimilée dans notre cœur, elle nous décharge de tant d'anxiétés, de soucis et d'angoisses, et nous donne du courage dans les jours d'adversité comme en cas de danger de mort, de pauvreté, de maladie et d'autres épreuves. Elle nous libère aussi du poids de la performance dans l'œuvre de Dieu. C'est Dieu qui ajoute des âmes à l'Eglise, celles destinées et élues "avant la fondation du monde" (Eph 1.3-5; Rom 8.28-30). Même "les cheveux de notre tête sont comptés (Matth 10.28-31). L'œuvre de Dieu ne dépend pas en premier lieu de notre équipement, de nos méthodes, de notre préparation de nos performances: Mais il se plaît à bénir nos labeurs et notre préparation si nous le faisons dans le but de le glorifier. Personne ne parvient à la foi sans l'élection souveraine de la grâce de Dieu (Jean 6.44). Cependant, cela n'enlève en aucune façon nos responsabilités devant Lui pour nous repentir et croire en Jésus-Christ, et pour ensuite accomplir fidèlement nos tâches assignées par lui. "Oui, je l'ai dit, et je ferai que cela arrivera; je me le suis préparé, et je l'effectuerai" (Es 46.11). N'est- il pas le "Fidèle, le Véritable", "le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs" (Deut 10.17; Ps 136.2-3; Dan 2.47; Apoc 17.14; 19.16). Ce qu'il a promis dans sa souveraine grâce, il l'accomplira aussi. 5. L'éternité de Dieu "Qui seul possède l'immortalité" (v. 16). Le mot veut dire "sans mourir" ou "immortel". "Avant que les montagnes soient nées, et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, d'éternité en éternité tu es Dieu (Ps 90.2) "Ne l'as - tu pas reconnu? Ne l'as - tu pas entendu? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel" (Es 40.28). "N'es-tu pas depuis toujours, Eternel, mon Dieu, mon Saint?" (Hab. 1.12). Comme Dieu a la vie en lui-même, cette vie ne peut être qu'éternelle. "Par-devers toi sont les sources de la vie" (Ps 36.9) " Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d'avoir la vie en lui-même" (Jean 5.26) Dieu est au-dessus du temps et de l'Histoire. Le temps - le passé, le présent et le futur - est pour lui un éternel présent. Il n'est jamais embarrassé du temps, et "devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour" (2 Pi 3.8-10 cf. Ps 90.4). Nous mesurons toutes choses par ce qui est limité en temps, tandis que Dieu voit les choses dans la perspectives de l'éternité et agit aussi en conséquence. Dans cette optique, "toutes choses concourent pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein" (Rom 8.28). 6. La sainteté de Dieu "Qui habite une lumière inaccessible que nul homme n'a vu, ni ne peut voir" (v. 16). Dieu est totalement au-delà de nous. Il est transcendant, donc lointain, inaccessible à l'homme, à cause de sa grandeur et de sa sainteté. "Tu es revêtu d'éclat et de magnificence! Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau" (Ps 104.1-2; voir aussi Ex 33.19-20). "Notre Dieu est "un feu consumant" (Héb 12.29). Il est comme la lumière embrasante, donc absolument inaccessible, parce qu'il est totalement séparé du péché. "Le mal ne séjourne pas chez toi" (Ps 5.4). "Nul n'est saint comme l'Eternel" (1 Sam 2.2). Quand Esaïe a vu la gloire du Seigneur dans le temple et entendu les séraphins s'écrier "saint, saint, saint est l'Eternel des armées, il a vu toute l'horreur du péché dont il était rempli. Il ne pouvait faire autrement que de s'écrier. "malheur à moi! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impurs, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées" (Es 6.1-7). C'est aussi ce que Paul déclare dans l'épître aux Romains (3.9-18; 7.14-24). Nous sommes tous pécheurs et ne pouvons jamais atteindre la gloire de Dieu. Malheur à nous tous! Mais Dieu, dans sa grâce souveraine a pourvu à notre salut en son Fils Jésus-Christ qui a porté nos péchés à notre place et nous a acquit le salut, la rédemption (Rom 3.21-26; 8.1-2; Eph 2.1-10). Par et en Jésus-Christ nous avons été "justifiés" et "sanctifiés" (mis à part pour Dieu) (1 Cor 6.11). Par lui seul nous sommes devenus proches de Dieu par le sang de Christ (Eph 2.13). N'est-ce pas splendide de participer aux œuvres que Dieu a préparées pour tous ses rachetés, afin qu'ils "marchent en elles" en LE SERVANT HUMBLEMENT. Comme Dieu agit toujours avec justice, droiture et vérité, procédant de sa sainteté. Il ne peut agir autrement, et jamais il ne se trompe de jugement. En vertu de l'œuvre de Jésus-Christ à la croix, nous sommes exhortés de "rechercher la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur" (Héb 12.14), car "bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu" (Matth 5.8). Conclusion Nous ne pouvons rester insensibles face à la présentation de ces six attributs de Dieu, sa puissance, son invincibilité, son bonheur, son éternité, sa souveraineté et sa sainteté, et de se courber devant Lui, face à terre en l'adorant avec révérence et crainte, mais aussi avec passion (1 Pi 4.11; 5.11; Jude 24-25). C'est avec un nouveau courage que nous nous remettons à l'ouvrage, sachant que jamais Dieu ne nous abandonnera ni ne nous délaissera (Héb 13.5-6; Josué 1.5). "Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point; que me fera l'homme" (Ps 118.6). B. Servir Dieu - quelques impératifs L'expression "'homme de Dieu" (1 Tim 6.11) est encourageante pour chacun d'entre nous qui désirons servir le Seigneur selon nos dons et capacités accordés par lui. Ce privilège d'être appelé "homme de Dieu" (dans l'original "humain de Dieu") implique aussi une responsabilité. L'Ecriture "inspirée de Dieu est utile pour instruire, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu ("l'humain de Dieu") soit équipé et préparé pour toute bonne œuvre" (2 Tim 3.16-17). Ce passage met l'accent sur l'application de la Parole dans nos vies. L'objectif de l'Ecriture est éducatif après l'exposé du salut éternel en Christ , la repentance devant Dieu et la foi en Jésus-Christ. Le même texte, celui de 1 Tim 6.11-16 donne six impératifs dans le service de Dieu: "fuis ces choses", "combats le bon combat de la foi", "poursuis la justice, la pitié, la foi, l'amour, la patience, la douceur", "saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé", "garde le commandement sans taches, sans reproche"! Motivés par le caractère de Dieu, nous pouvons appliquer avec plus de courage ces impératifs dans notre marche avec le Seigneur. 1. Fuis ces choses! Au verset 11 se trouve ce premier impératif. Il est des choses qu'il nous faut fuir: "Fuyez l'inconduite" (1 Cor 6.18). Cela touche le problème du sexe. Contrairement à la nouvelle morale qui cautionne propage la permissivité dans le domaine sexuel, la Bible déclare clairement depuis la première à la dernière page que la pureté avant le mariage et dans le mariage est voulue et ordonnée du Créateur (Matth 19.1-9; 1 Cor 7; Eph 5.25-31; Gal 5.19-24; Héb 13.4; 1 Pi 1.15-16; 1 Pi 3.1-7). Le mariage est le seul lieu où Dieu a ordonné les relations sexuelles, auxquelles Il a aussi ajouté un réel et profond plaisir qui contribue puissamment à lier corps et l'âme des conjoints en une belle harmonie. L'abstention sexuelle avant et en dehors du mariage est selon la volonté de Dieu. Nous attachons une importance particulière à cela (1 Cor 6.1-20). Le désastre causé par le Sida est en très grande partie une conséquence des péchés sexuels (prostitution, relation sexuelles illégitimes, adultère, homosexualité, etc.). Ce ne sont pas les victimes que nous jugeons, mais tout le système subtilement mis en place par le diable, propageant pornographie, films malpropres, irrespect envers la femme, la considérant comme un simple objet sexuel, encouragement à faire des expériences sexuelles, etc. Dieu est trois fois saint, et il ne tolérera pas indéfiniment qu'on bafoue ses lois sans cesse. Il livre la société déjà à son autodestruction (Rom 1.28). D'autres jugements frapperont le monde. Nous pensons surtout au retour glorieux de Christ, où "au milieu d'une flamme de feu, il punira ceux qui ne le connaissent pas et qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus. Il auront pour juste châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force" (2 Thes 1.9). Si l'apôtre parle aussi des "passions de la jeunesse" qu'il faut fuir (2 Tim 2.22), nous ne pensons pas seulement au sexe, mais également à l'orgueil humain, la soif du pouvoir et celle d'être toujours et partout le premier, l'amour de l'argent, l'esprit des disputes, l'intransigeance, l'étalage de ses propres connaissances, la fougue de la jeunesse mal canalisée, etc.). Toute cela peut guetter le serviteur de Dieu. "Fuyez l'idolâtrie" (1 Cor 10.14, enjoint l'apôtre Paul aux Corinthiens. Le paganisme sous ses multiples formes de dieux a été dénoncé par l'auteur sacré. Aujourd'hui, l'animisme perpétue l'idolâtrie, et nous devons nous séparer de toute forme de paganisme. Qu'est-ce l'idolâtrie pour la société moderne, sinon tout ce qui est vénéré en dehors de Dieu et qui prend sa place dans nos cœurs. Le dieu moderne du stade de football et d'autres sports, ou celui de la TV, faisant des ravages dans les rangs des chrétiens, n'est-ce pas une nouvelle forme d'idolâtrie que nous devons fuir résolument! Fuyons donc "ces choses", l'insatiabilité de la "chair", de notre "vielle nature" du "vieil homme". 2. Poursuis la justice, la piété, la foi, l'amour, la patience, la douceur Le verset 11 nous invite à "rechercher" les six vertus indiquées ici. Le verbe indique une recherche, une poursuite intense, sans se lasser. La justice est l'aspect extérieur de notre marche avec Dieu. Il faut de la droiture vis à vis de Dieu et de notre prochain. Dans ce monde corrompu, nous devons résister aux avances malhonnêtes et refuser la corruption dans le travail, car Dieu nous demande d'aimer et de respecter notre prochain comme nous-mêmes. L'honnêteté est une qualité que le chrétien doit manifester dans sa vie. La piété, qualité composée de la crainte de Dieu et de la confiance en Lui, est l'aspect intérieur de notre vie en Christ. "Semblable à Dieu" pourrait-on traduire la piété. Comportons-nous "avec piété et crainte" à l'égard du Seigneur (Héb 10.28). Ces deux vertus, la justice et la piété, doivent nous occuper constamment, en ce que nous "veillions sur nous-mêmes" (Act 20.28; 1 Tim 4.16), car nous ne connaissons que trop bien notre "vieille nature", "le péché" (Rom 7.14-25; 1 Tim 1.12-15). "Au contraire, je traite durement mon corps, et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d'être moi-même disqualifié", (1 Cor 9.27) nous confie Paul. La foi est cette confiance inébranlable en Dieu dans toutes les circonstances (Ps 37.5). L'amour, joint à la foi, est une vertu qui pénètre jusqu'au fond des cœurs. Il est basé sur notre attachement profond à Dieu (Matth 22.37-39) et fait jaillir l'amour du prochain. Quand "l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint" (Rom 5.5), nous pouvons accomplir de belles œuvres par la manifestation de l'amour pour les autres (1 Jean 4.7-21; 2 Cor 6.11-13; Phil 2.5; Col 1.27-28). Dans une église, où l'amour de Dieu est réelle, l'amour du prochain est aussi manifeste. Disciple authentique du Seigneur est celui qui "a de l'amour pour les autres" (Jean 13.35). La persévérance est nécessaire à l'avancement dans le service. Tant de circonstances défavorables dans la vie risquent de nous décourager et de nous faire ralentir dans notre marche chrétienne. N'oublions pas la persévérance qui peut être traduite par "endurance", "patience", et "constance". La douceur, dernier maillon de cette chaîne bénie des vertus chrétiennes est couplée à la persévérance. Quelle extraordinaire manifestation du caractère de Dieu dans une vie chrétienne, quand elle est imprégnées de cette douceur qui rend nos relations humaines plus agréables (Phil 4.5). 3. Combats le bon combat de la foi Le verset 12 nous exhorte au combat. La vie chrétienne n'est pas une promenade de plaisir, mais un combat continuel, car nous sommes en état de guerre: le royaume des ténèbres contre le royaume de Dieu. Paul fait ici un appel à la guerre contre ce royaume des ténèbres. Le chrétien a trois ennemis à affronter: • La chair (Gal 5.17. C'est "le péché" (Rom 7), la "vieille nature" ou le "vieil homme" (Rom 6) qui nous harcèlent constamment • Le diable, notre adversaire implacable (1 Pi 5.17) • Le monde avec sa mentalité (Jean 15.19; 1 Jean 2. 15-17; 5.4-5) C'est un combat rude et difficile contre le royaume des ténèbres, tel que nous le décrit Paul en Eph 6.10-20. Nous sommes appelés à résister aux ruses du diable en nous revêtant de toutes les armes de Dieu. Il ne s'agit pas de triomphalisme, mais de résistance et de fermeté dans la marche de la foi. Cela va à l'encontre d'un faux évangile, celui de "la prospérité", prêché par de faux docteurs. Ni prospérité, ni guérisons, ni miracles extérieurs sont promis par Dieu en permanence et ne constituent en aucune façon un critère de la foi. Au contraire, Paul dit: "Souffre avec moi comme un bon soldat" (2 Tim 2.3); "il faut entrer par beaucoup de tribulations dans le royaume de Dieu" (Act 14.22). Et le Seigneur disait à ses disciples: "celui qui ne se charge pas de sa croix, et me suit, n'est pas digne de moi" (Matth 10.38). Ne nous laissons pas troubler par les "miracles" mirobolants, car l'ennemi aussi peut en produire (2 Thes 2.9-12). Dieu nous demande simplement de tenir ferme dans notre guerre spirituelle, car l'ennemi a été vaincu à la croix par Jésus-Christ. Le mot "combat" (agonizomai), traduit par "agonie" est significatif. La guerre sainte est une agonie pour l'Eglise et représente beaucoup de souffrance. Mais Dieu appelle ce combat "bon" ou "noble". Nos armes sont puissantes, car grâce à elles, "nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, en amenant captive toute pensée à l'obéissance de Christ " (2 Cor 10.4-5). Nos pensées, notre mentalité sont imprégnées de Dieu pour annoncer et défendre la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ et pour nous conduire en accord avec les Ecritures. Ce combat est celui de "la foi", le contenu de toute la Bible (Jude 3). Paul s'est servi du terme "combat" bien courant dans les milieux militaire et athlétique pour nous encourager à servir Dieu comme le soldat dans son armée et l'athlète dans le stade, en vue de remporter une trophée: concentration, discipline de fer, efforts, labeur dur et endurance sont des qualités requises. Il en est de même pour le serviteur de Dieu (1 Cor 9.25-27; Phil 3.14). 4. Saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé Ce verset 12 nous exhorte à "travailler à notre salut avec crainte et tremblement" (Phil 2.12-18), non pas que nous devions acquérir nous-mêmes notre salut ou la vie éternelle, car l'œuvre rédemptrice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire est complète et il n'y a rien a ajouter. C'est Christ qui nous a acquit le salut. La vie éternelle donnée par Jésus est absolue et complète (Jean 10.28-30). Personne ne pourra jamais ravir l'enfant de Dieu des mains de son Sauveur (Eph 1.3-13; Rom 8.1, 18-37; Phil 1.6). Paul donne cet impératif de "saisir la vie éternelle" dans la perspective de l'éternité: il s'agit simplement de "saisir Christ comme nous avons été saisis par lui" (Phil 3.12-14). Nous devons Le servir dans cette perspective-là, en honorant Dieu par nos attitudes et notre comportement, une vie reflétant Christ (2 Cor 3.18). 5. Garde le commandement sans tache sans reproche Ce texte (v. 14) nous parle de "l'ordonnance" de Dieu, de sa "loi". Toute la Parole de Dieu est "commandement" et doit être annoncée et gardée. Jésus, dans sa prière sacerdotale, demandait au Père de "nous sanctifier par la vérité, car la Parole est la vérité" (Jean 17.17). Timothée devait garder la parole de la vérité, trésor confié à chaque disciple du Seigneur (1 Tim 1.18-19; 4.6,16; 6.20; 2 Tim 1.13-14; 2.15-18). C'est ce que faisait l'apôtre Paul tout au long de sa vie: "je vous ai enseigné publiquement et dans les maisons tout ce qui vous était utile". Il avait enseigné "tout le conseil de Dieu" (Act 20.19-21,27; 2 Tim 4.2). Cet impératif est donné "devant Dieu" et "devant le Seigneur Jésus-Christ" (v 13) en prenant à témoin le Tout-puissant. C'est une affaire sérieuse, et cette Parole doit être gardée "sans tache et sans reproche". Nous devons être irréprochables dans ce que nous proclamons et vivons. Gardons donc la vérité et marchons en elle jusqu'au jour du retour de notre Seigneur Jésus-Christ (Apoc 22.12). Veillons, prions et travaillons, car le Seigneur vient, "sachant que notre travail n'est pas en vain dans le Seigneur" (1 Cor 15.58). Servons Dieu en le glorifiant en croissant dans la connaissance de sa Personne infiniment bénie et glorieuse! Note Cet exposé a été inspiré très largement par l'excellent commentaire sur 1 Timothée de John McArthur

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