LES METHODES APOSTOLIQUES - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES METHODES APOSTOLIQUES

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

     LES METHODES APOSTOLIQUES

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Introduction : 

La vision du retour à la vie et principes de l’Eglise primitive telle qu’exprimée dans le livre des Actes des Apôtres et réitérée par Ephésiens 2.19-20 en ces termes : ‘‘Voilà pourquoi vous n’êtes plus étrangers ou résidants temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple de Dieu, vous faites partie de la famille de Dieu. Dieu vous a intégré à l’édifice qu’Il construit sur le fondement que sont les Apôtres, ses Prophètes et dont Jésus Christ lui-même est la pierre principale’’, devait rester notre préoccupation de chaque jour. Ne faut-il pas considérer que toute plante qui n’aurait pas été plantée par le Père céleste sera coupé et jeté au feu ? Tout ce que nous apportons aujourd’hui dans l’Eglise de Dieu entre-t-il ou plutôt est-il conforme aux éléments du modèle céleste ?

Il est temps aux regards des actions plus que jamais visible de la bête décrite par Daniel 7.5-7, comment ne devons-nous pas prendre le recul et réévaluer la marche pour un retour réel et effectif aux principes et vie de l’Eglise Primitive ! En effet, le respect des piliers de l’église tels que posés par les Apôtres devait demeurer un principe acquit selon le processus bien établi.  

LE COMMENCEMENT ET LE DEMARRAGE.

  1. La repentance, la conversion et la communion ou l’intimité avec le Saint-Esprit, cette personnalité divine était la condition sine qua non pour être qualifié de vrai frère (2.1-13) ; cela reste encore valable pour aujourd’hui et depuis la période des Actes.  Le baptême par l’Esprit immerge le converti dans le Corps de Christ pour qu’il soit « connecté »  spirituellement avec tous les autres enfants de Dieu éparpillés sur toute la terre.
  2. Ils étaient assidus aux enseignements, se soumettant au programme du Saint-Esprit. Les enseignements étaient mis en pratique dans leurs vies.
  3. La communion fraternelle était une réalité parmi tous, la doctrine sociale était un principe non verbal, mais pratique en sorte que les problèmes des uns étaient le fardeau de tous. Il n’y avait point de secret parmi eux, car la transparence était un modèle de la vie communautaire.
  4. L’unité spirituelle était le caractère de la vie de chaque jour.
  5. La prière, les nuits de prière et les veillées de prières étaient fréquentes et bien harmonisés, aimés de tous. Qu’en est-il aujourd’hui ? (2 Cor 11.27)
  6. Les jeûnes étaient multipliés et chacun s’y donnait avec amour, et tous voyaient les résultats par des guérisons, des délivrances et des miracles. Qu’en est-il maintenant ?
  7. La proclamation quotidienne de l’Evangile dans la puissance du Saint-Esprit s’accomplissait par les croyants  qui :     Etaient engagés à fond (2.1)                                                                                                                          Etaient unis (2.1)

                                             Etaient dans le bon endroit au bon moment (2.1). 

Souvent, les croyants sont attachés à un local, parce que c’est là où ils se sont convertis ou parce qu’ils y ont investi beaucoup d’argent ou parce que c’est plus au moins central pour un grand nombre (mais personne de l’assemblée n’y habite, de plus, personne, presque, du quartier n’y vient jamais).  Avait-on demandé à Dieu : « Où veux-Tu, Seigneur, que nous travaillions ? »  Aurons-nous le courage de changer de local si le Saint-Esprit l’ordonne ?

     Les responsables locaux agissaient avec responsabilité et sans réserve pour le Seigneur (2.14)

     On prêchait ou témoignait la Bible concernant Jésus-Christ (2.14-36).  Souvent, nous donnons notre témoignage aux gens plutôt que de leur présenter le Seigneur. Les non convertis rejettent-ils Jésus ou notre témoignage ?

     On donnait une invitation qui est biblique (2.38 ; 3.19) aux perdus.  Généralement, l’invitation est si peu biblique et si vague que les perdus se convertissent malgré nous ! Parfois, ils passent par « une fausse couche », cela veut dire, qu’ils se croient convertis alors qu’il ne s’est rien passé.

Le travail de suite était fait avec soin (2.42 ; 5.21,25,42).  Que faisons-nous pour suivre de près un nouveau converti ?

La vie communautaire était merveilleusement exemplaire (2.43-47), parce qu’elle se baignait dans : 

     La crainte de Dieu

     L’unité

     Le partage matériel

     La joie et la simplicité jointes à l’adoration. 

LE MODELE APOSTOLIQUE

 La prédication de l’Evangile (3.12-26 ; 4.33 ; 5.30-32, 42 ; 6.13-14 ; 7.1-53 ; 8.4-5,25,40 ; 9.20,28 ; 10.34-43 ; 11.20 ; 13.16-49 ; 14.3,7 ; 15.35 ; 20.20 ; 26.1-29 ; 28.31a.  Sommes-nous encore fidèles à l’exemple apostolique ?

  1. La fidélité pendant et en face de la persécution (4.8-12,19-20 ; 5.29,41 ; 7.59-60 ; 13.50 ; 14.2 ; 16.22-24 ; 19.30-31 ; 20.22-24 ; 21.11-13).  Peu d’entre nous avons réellement souffert pour Christ.  Pouvons-nous Lui rester fidèles si une grande persécution arrivait ? Pourquoi ? 
  2. Les remerciements au Seigneur dans les moments difficiles (4.23-30 ; 16.25).
  3. Les problèmes intérieurs graves réglés vite et efficacement (5.1-11 ; 6.1-6 ; 8.18-24 ; 15.1-29,40).  Ô combien l’œuvre est retenue et son énergie dissipée par des problèmes qui traînent en longueur et en largeur, parce que les responsables ne veulent pas « offenser » le frère untel ou le fils de Monsieur X ou la femme de quelqu’un d’autre.  Dans les Actes l’œuvre est toujours plus importante que l’individu, c’est-à-dire, il ne faut jamais sacrifier l’œuvre pour ménager les sentiments d’une seule personne ou d’une seule famille. Avons-nous toujours gardé ces principes ?
  4. Les responsables étaient bibliquement qualifiés (6.5-6 ; 13.1-2 ; 14.23).
  5. Le partage matériel (4.32b,34-35 ; 11.27-30 ; 20.35).  Aujourd’hui, nous avons oublié les soins à porter aux pauvres, démunis, orphelins et veuves. Des raisons sont données quelquefois pour ne pas aider matériellement et légitimement un autre.
  6. La flexibilité dans l’évangélisation (8.26-27 ; 10.9-23,28 ; 13.51).  Sommes-nous prêts à changer notre style, notre endroit,  notre méthode, notre jour pour un autre, ou suivons-nous l’ornière (notre système) ?
  7. Le témoignage personnel de ce que Christ est et a fait pour nous ou en nous (8.29-40 ; 16.31-32 ; 17.17 ; 23.11 ;  24.10-21).  Une vraie assemblée, une vraie œuvre d’évangélisation, c’est chacun témoignant où il travaille et où il vit, etc.  Pour que ces choses redémarrent dans notre assemblée, n’attendons pas la grande campagne avec des grands prédicateurs. L’amour et la prière pour les perdus autour de nous seront utilisés par l’Esprit pour nous mettre en contact avec ceux à qui nous devrons témoigner.  Si nous apprécions vraiment que le Sauveur soit mort et ressuscité pour nous donner la vie éternelle, nous devons vouloir que d’autres soient aussi sauvés.  Comment vont-ils être sauvés si nous ne sommes pas des ambassadeurs leur apportant la Bonne Nouvelle ?
  8. Le travail pastoral (9.32,38-41 ; 6.1-6 ; 9.26-28 ; 14.21-22 ; 15.41 ; 16.40 ; 20.1-2,7).  Lui donnons-nous encore son sens dans la crainte de Dieu ? N’y a-t-il pas des responsables dans l’assemblée locale qui croient que leur seule obligation est de fixer les heures des réunions, de s’asseoir au premier rang, prêcher et recevoir des honneurs ?  Occupons-nous sincèrement et avec dévouement du troupeau ?  Cela prend du temps et demande des sacrifices.  Ce sacrifice, l’avons-nous encore ? Si ce « régime-là », est oublié, nous sommes certainement sous la malédiction et ne sommes pas aux yeux de Dieu un Responsable ou un Ancien.
  9. La vision internationale (8.5 ; 11.27-30 ; 13.1-13 ; 16.1-3).  Notre assemblée, prie-t-elle, le Seigneur Jésus pour que le Saint-Esprit suscite des missionnaires parmi nous ?  Intéressons-nous à un ou à plusieurs missionnaires ? Prions-nous concrètement pour des perdus dans un pays étranger ou dans une autre région ? Prions-nous pour une église autre que le notre assemblée locale ?
  10. Les frères couraient aux besoins des autres afin que le manquement ne les éloignant pas de Dieu. Si le Saint-Esprit nous ordonnait de donner une somme déterminée, notre offrande de tel jour ou un soutien régulier et programmé d’un missionnaire ou serviteur de Dieu dans une contrée X, le ferons-nous librement ? (1 Cor 16.1-3)
  11. L’humilité des responsables était connu de tous (14.15a ; 13.4,13 ; 3.6 ; 11.25-26 ; 10.28,34 ; 8.5-5, 26-27).  Sommes-nous connus pour votre humilité ou est-ce que c’est nous qui avons toujours raison ?
  12. La structure gouvernementale locale biblique (14.23 ; 20.17,28).  Nos jeunes, savent-ils explicitement (chapitre et verset) pourquoi notre assemblée est organisée et gouvernée comme ceci et pas comme cela ?
  13. Un enseignement renforcé, équilibré et continu (19.9-10 ; 20.20,26,31 ; 28.31b ; 6.2,4).  C’est le point faible dans les églises, toute confession confondue.  Qu’allons-nous faire pour améliorer la situation ? La croissance en dépend car, sans lecture biblique personnelle et méditation, aucun progrès spirituel ne peut être possible !
  14. La séparation nette d’avec le péché par les croyants (19.19-20) comme preuve de la réalité de leur conversion.
  15. Les principes de la vie communautaire étaient de rigueur.  La marche par l’Esprit Saint réglementait la vie au quotidien et tous s’attardaient à la direction prophétique de l’église qui est ainsi caractérisée :

Caractéristique d’une église prophétique :

 

 « Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique : 

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voix de Dieu, saisit la vision de Dieu, et entre dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination ni limite. Il est arrivé à des frères et sœurs d’écouter la voix leur demander de prier pour tel ou tel autre, parfois avec précision de nom et de domaine de la prière. Une église prophétique s’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves ; veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’Evangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les méthodistes, la crainte de Dieu et la marche dans la sainteté, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.  Le pentecôtiste selon mon constat personnel qui n’engage que moi, s’est beaucoup attardé et s’est arrêté sur l’expérience du Saint-Esprit au point dans certains pays, de déclarer les autres expériences de la marche prophétique de l’Eglise comme dépassées alors ce sont des étapes dont les leçons ont conduit le processus. Cette bavure les fait tourner en rond et se dessècher progressivement.
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous Moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.  Les frères comprenaient le plan de Dieu et se soumettaient à l’Esprit Saint sans recours à l’intellect. Nous sommes passés de cet état à l’état d’homme mathématique. Au lieu d’être disciple de Christ, nous sommes devenus disciples de Pythagore, la vie de la foi ayant remplacé les calculs. Une mission donnée à un frère était exécutée sans retard, mais aujourd’hui, la résistance, la rébellion caractérise tous. La voix du Saint-Esprit est décriée au profit de nos méthodes et habitudes.  

Conclusion : Revenons au ministère du Saint-Esprit (20.33-35 ; 24.26). Frères, sommes-nous paresseux, avares, hautains, difficiles, critiques, mondains et aimant la première place ?  Nous sommes interpellés en ces termes :

Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième    jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».

Dr André CH0UBEU

 

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