LES FONDEMENTS DE LA FOI - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

LES FONDEMENTS DE LA FOI

13 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

19.gif

 

Introduction :

 

De plus en plus, nous assistons à une espèce de foi au rabais, ce dû à un mauvais départ. Le fondement de notre foi étant Jésus Christ, une base christocentrique permettra un fondement certain qui garantira évidemment un comportement sain, provenant de la nature de Christ en nous que communique la connaissance exacte des Ecritures Saintes. Mais au-delà du dire et de faire, il y a un gouffre, ce gouffre persistant est le résultat d’une vie irrégénérée provenant du mauvais entendement de ce que Dieu a dit dans sa Parole. Toute superficialité engendre un fondement sur le sable mouvant du temps. Mais une vraie consécration nous assoit en Christ pour jouir les bienfaits de la foi en un Dieu vivant er vrai.

 

I- LA CONSECRATION

 

Jean 17.17 : ‘‘Sanctifie-les par ta Vérité, ta Parole est la Vérité’’

 

Définition : Dans l’Ancien Testament, les termes «consécration, dédicace, sanctification et sainteté » traduisent divers mots hébreux qui dérivent d’une racine commune signifiant «mettre à part » et s’appliquant aux hommes et objets.

Ces mots expriment une qualité morale seulement lorsqu’ils s’appliquent à Dieu ou aux saints anges (Lév 11.45 ; Dan 4.13)

Consécration : Par essence, elle est un acte par lequel une personne s’engage solennellement au service de Dieu (corps, âme, pensée, force, bien), dépendant exclusivement de Dieu désormais.

 

S’engager au service de Dieu veut : ‘‘Mettre sa personne en gage de fidélité manifestée par sa confession verbale qui se traduit en acte devant témoins (croyants, païens, anges, démons)’’ (Héb. 12.1-3).

 

Chant : I-  ‘‘Au pied de la croix sanglante où tu t’es donné pour moi,

                  Mon âme émue et tremblante, O¨Jésus se livre à toi

 

                  Me voici pour ton service, je ne garde rien pour moi

                  Sur l’autel du sacrifice, je me place par la foi

 

                  A la gloire, aux biens du monde, je renonce à jamais

                  Que le Saint-Esprit m’inonde, de ta joie et de ta paix

             

                  Si ma faiblesse est bien grande, ta force est plus grande encore,

                  O Jésus qu’elle me rende fidèle jusqu’à la mort’’.

 

           II- ‘‘La voix du Seigneur m’appelle, prends ta croix et viens suis-moi !

                  Je réponds : Sauveur fidèle, me voici, je suis à toi !

             

                  Mais le chemin du Calvaire est étroit et périlleux,

                   C’est un chemin solitaire, difficile et ténébreux.

 

                  Il faut quitter ceux qu’on aime, savoir être mal jugé

                  Endurer l’injure même, du monde être méprisé.

 

                  Oui perdre sa propre vie, consentir à n’être rien,

                 N’avoir qu’une seule envie, aimer Jésus le seul bien !’’

 

Quelques textes bibliques établissent l’homme comme un être tripartite et non bipartite comme le précise la Psychologie :

«Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soient conservés irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ». (1 Thes 5.23)

«Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrant jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur». (Héb 4.12)

A la lumière de ces deux passages des Ecritures saintes, nous comprenons que l’œuvre du salut accomplie à la croix par le Seigneur Jésus doit avoir son effet non seulement sur une, mais sur toutes les parties de notre être humain. La délivrance par Christ doit donc intervenir sur tous nos membres spirituels et physiques afin que notre être tout entier soit réellement     le temple du Saint-Esprit et un instrument entre les mains de Dieu pour l’accomplissement de ses desseins.

Ainsi, la consécration ne concerne pas seulement un aspect, mais toute la vie de l’homme à savoir : ‘‘esprit’’, ‘‘âme’’ et ‘‘corps’’ qui doivent être gardés irrépréhensibles pour le jour du Seigneur :

 

L’esprit : L’esprit est la partie du corps qui permet à l’homme d’entrer en contact avec l’Esprit de Dieu et percevoir les choses du monde spirituel. Dieu habite dans l’esprit régénéré. L’esprit de l’homme est divisé en trois parties :

Conscience : La conscience est l’organe du discernement, qui distingue le bien du mal en vertu d’un jugement spontané, direct. Le travail de la conscience est indépendant ; elle ne se plie pas aux opinions du dehors. Si l’homme fait mal, elle élèvera sa voix accusatrice.

La conscience est le dépôt de la loi divine qui éclaire tout homme et rappelle à l’ordre lorsque les prescriptions divines sont violées. Tout homme (jusqu’aux enfants) a une conscience vivante quand on ne l’a pas fait flétrir. Les païens au tribunal de Dieu seront jugés par leur conscience bien qu’ils n’aient pas connu Christ. Les  bébés lorsqu’ils mordent les seins maternels savent qu’ils ont mal agi et les petits enfants se cachent une fois le forfait commis et lorsqu’ils sont châtiés pour des mauvaises actions, parfois ils ne pleurent pas. Ceci est une preuve de la loi divine imprimée dans la conscience. :

«Car il ne suffit pas d’écouter la lecture de la loi ou de l’approuver pour être absout ; Dieu ne tiendra pour juste que ceux qui accomplissent ses prescriptions. Les peuples païens, qui n’ont pas la loi, en observent souvent naturellement les préceptes. Ils trouvent en eux-mêmes ce qu’il convient de faire et obéissent aux impératifs de leur sens moral. Ils démontrent par leur comportement que l’essence de la loi est gravée dans leur cœur. Leur conscience et leur discernement moral en témoignent : de là, ces raisonnements par lesquels on se cherche des excuses, ces pensées qui tantôt accusent, tantôt absolvent ; de là aussi, ces jugements qui approuvent ou condamnent les conduites d’autrui. Tout cela paraîtra en pleine lumière le jour où, conformément à l’évangile que je prêche, Dieu lèvera le voile sur la vie sécrète des hommes et la jugera ; leurs pensées intimes, leurs mobiles inavoués, tout ce qu’on a pris tant de soin à cacher sera démasqué». (Rom 2.13-16)

(Héb 10.22 : «Allons donc à lui d’un cœur droit et sincère avec la joyeuse assurance que nous donne la foi, sachant que nos cœurs ont été purifiés de tout ce qui pesait sur nos consciences, tout comme nos corps sont lavés lorsque nous les avons baignés dans l’eau claire») n’étant plus redevable au diable, l’homme s’acquitte librement de son devoir.

La fonction de la conscience dans l’esprit humain : Deut 2.30 ; Ps 34.18 ;

Jean 13.21 ;  Actes 17.16 ;  Rom 8.16 ; 1 Cor 5.3 ; 2 Cor 2.12 2 Tim 1.7

 

Intuition : L’intuition est l’organe sensible de l’esprit humain. Il est diamétralement différent du sens physique et de la sensibilité psychique. L’intuition implique une perception directe, indépendante de toute influence extérieure. Cette connaissance, qui nous vient sans aucun secours de l’intelligence, du sentiment ou de la volonté, est une connaissance intuitive. Nous «savons» véritablement par notre intuition ; notre intelligence nous aide simplement à «comprendre». C’est par son intuition que les révélations de Dieu et les visions se font connaître au croyant, ainsi que tous les mouvements du Saint-Esprit. Le croyant doit donc être attentif à ces deux évènements :  la voix de la connaissance et l'enseignement de l'intuition. (Eph 5.18-21 : «C’est la voie qui mène à une vie de plénitude. Ne cherchez pas l’ivresse que produit le vin – cela mène à une vie déréglée, au libertinage et à la perdition- mais buvez à long trait à la coupe de L’esprit, laissez-vous constamment à nouveau remplir par le Saint-Esprit et cherchez en Lui votre plénitude. Comment ?  Que votre joie déborde dans vos entretiens fraternels, qu’elle s’exprime par le chant de Psaumes, hymnes et de cantiques inspirés. De tout votre être, chantez et jouez pour Dieu et que, du secret de votre cœur, une musique s’élève sans cesse vers Lui où que ce soit, à tout moment et pour toute chose, apportez à Dieu le Père, l’hommage de votre reconnaissance au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Par respect pour Christ, prenez chacun votre place dans l’ordre établi, vous soumettant les uns aux autres.») L’intuition reçoit donc les instructions pour agir en toute chose.

Les fonctions de l’intuition dans l’esprit de l’homme : Mt 26.41 ;  Mc 2.8 ; 8.12 ;  Jn 11.33 ; Actes 18.25 ; 20.22 ; 1 Cor 2.11 ; 16.18 ; 2 Cor 7.13

      Comme l’âme a ses sens, ainsi en est-il de l’esprit. L’esprit est intimément lié à l’âme, et en est cependant très différent. L’âme possède plusieurs sens. Mais l’homme spirituel est capable de déceler un autre jeu de sens – logé dans la partie la plus secrète de son être- qui n’a absolument aucune ressemblance avec le premier. Là, dans les profondeurs les plus intimes de sa personne, il peut se réjouir, s’attrister, prévoir, aimer, craindre, approuver, condamner, décider, discerner. Ces mouvement sont perçus dans l’esprit et sont tout à fait distincts de ceux qu’exprime l’âme par l’entremise du corps.

Les versets suivants expliquent cette sensibilité de l’intuition : Mt 26.41 ; Mc 2.8 ; 8.12 ; Lc 1.47 ; Jn 4.23 ; 11.33 ; 13.21 ;  Actes 17.16 ; 18.25 ; 19.21 ; 20.22 ; Rom 12.11 ; 1 Cor 2.11 ; 14.15,16 ; 2 Cor 2.12 ; 4.13 ; Eph 1.17. Nous pouvons à partir de ces textes relever la sensibilité de l’esprit et même elle est aussi étendue que celle de l’âme. La différence ne peut être reconnue que si nous sommes spirituellement mûris par l’œuvre de la croix et de L’esprit. C’est quand le chrétien vit spirituellement que son sens spirituel se développe pleinement. C’est lorsque le Saint-Esprit est descendu dans une vie, son homme intérieur est fortifié, et il possède la sensibilité qui lui permet de sonder les différentes capacités sensitives de son esprit.

Cette sensibilité spirituelle s’appelle intuition  car elle se manifeste directement, sans raison ni cause. Sans aucun processus, ce qui vient de l’intuition se manifeste inopinément, ce qui n’a besoin d’aucune cause extérieure pour émerger à l’improviste de l’homme intérieur.

La marche par l’esprit est une vie par son intuition, parce que l’intuition exprime la pensée de l’esprit, et que c’est l’esprit, de son côté, qui exprime la pensée de Dieu. Il arrive parfois, que nous percevions, dans nos profondeurs intimes, le même moniteur, muet et silencieux, entrant en mouvement et nous contraignant à accomplir une chose qui ne nous paraît pas du tout raisonnable, et qui est contraire à ce que nous faisons d’habitude ou désirons, ce que nous n’aurions pas aimé faire, si le Saint-Esprit n’entrait en action pour nous utiliser dans les voies de Dieu. C’est le Saint-Esprit qui exprime sa pensée par notre intuition.

Pour parvenir, il nous convient d’apprendre à discerner l’origine de nos sentiments : d’où viennent-ils ? De l’homme extérieur ou de l’homme intérieur ?

Communion : La communion, c’est l’adoration de Dieu. Les organes de l’âme ne sont pas compétents pour adorer Dieu. Dieu n’est pas saisi par nos pensées, nos sentiments ou nos intentions, car Il ne peut être connu directement que dans notre esprit. Notre adoration de Dieu et les communications de Dieu avec nous, se situent dans l’esprit. Elle se manifeste dans «l’homme intérieur» ; elle ne se manifeste pas dans l’âme. (Gal 5.16, 22-24 : «Voici donc mon conseil : Marchez sous la direction de l’Esprit et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de votre être naturel. Vos désirs égoïstes et coupables ne parviendront pas à leurs fins. Laissez donc l’Esprit vous conduire, obéissez à ses instructions et ne cédez pas aux appétits de vos instincts naturels car l’Esprit de Dieu produit bien autre chose. Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, le bon caractère, l’amabilité, la serviabilité, la bonté, la générosité, la fidélité, la confiance dans les autres, la douceur, la modestie, l’humilité, l’aptitude à céder et à s’adapter, la tempérance, la chasteté, la maîtrise de soi. Aucune loi n’interdit cela, et   contre ceux qui vivent ainsi, elle n’a pas besoin d’intervenir. Or ceux qui appartiennent à Jésus Christ ont cloué à la croix leur vieille nature avec ses passions et ses désirs. Celui qui a pris Jésus Christ pour Maître est mort,  avec Lui, à ses projets et à ses plans personnels») La communion communique et marche en accord avec Dieu. 

La fonction de communion dans l’esprit de l’homme : Luc 1.47 ; Jn 4.23 ; Rom 1.9 : 7.6 ; 8.15 ; 1 Cor 6.17 ; 14.15 –16 ; Apoc 21.10

 

Nous pouvons donc conclure que ces trois éléments, la conscience, l’intuition et la communion, sont dans une profonde dépendance mutuelle, et que leurs fonctions sont coordonnées. La relation qui unit la conscience à l’intuition, c’est que la conscience juge d’après l’intuition ; elle condamne toute conduite qui ne suit pas les directives données par l’intuition. L’intuition est reliée à la communion ou à l’adoration par le fait que c’est intuitivement que Dieu est connu de l’homme et que c’est par l’intuition qu’Il lui révèle sa volonté.

 

L’âme : L’âme est la conscience que l’homme a de lui-même. C’est par l’activité de son âme qu’il prend conscience de son existence. Elle est le siège de la personnalité. L’intelligence, la pensée, les idéaux, l’amour, le sentiment, le discernement, le choix, les décisions, ne sont que des expériences variées de l’âme.

L’âme est la personnalité de l’homme, le centre de décision, le libre arbitre entre le corps et l’esprit, donnant à l’homme d’assumer la responsabilité de ses actes. (Marc 7.21-23). L’âme c’est le ‘‘Moi’’.

 

Ce qui constitue la personnalité de l’homme, ce sont les trois principales facultés,  à savoir : la volonté, l’intelligence et le sentiment.

La Volonté : la volonté est l’instrument de nos décisions, elle révèle  notre capacité de choisir. Elle exprime notre consentement ou notre refus. «Nous voulons» ou «Nous ne vouons pas». Sans la volonté, l’homme est réduit à un automate.

Dieu en dota l’homme pour faire de ce dernier la copie de sa sainteté et amour. L’homme par sa chute (Genèse 3.1-6) livra sa volonté au service du mal, devenant l’instrument de la manifestation de l’esprit du mal c’est-à-dire le diable. D’où, le prédicateur ou dispensateur du bien initialement prévu par Dieu, l’homme par rébellion est devenu adversaire du bien au profit du mal (Esaïe 5.8-25). Christ en triomphant de l’ennemi (Jean 12.31) et son système (1 Jean 2.16-17 ; Col 2.15), a délivré l’homme de la mauvaise volonté (Jean 3.19) en s’établissant Roi pour gouverner et guider la volonté vers et dans le chemin de la Sainteté, instaurant le royaume d’amour et de justice dans nos cœurs et vie.

 Toute volonté  qui ne contribue pas à la paix au pardon, à l’amour et à la justice divine n’est ni de Dieu, ni pour Dieu (Héb 12.14-17 ; Rom 12.17-21 ; Jacques 3.13-18).

 Ainsi, il faut qu’une pensée soit conçue selon Dieu, analysée pour Dieu et manifestée dans l’homme par Dieu.

L’âme et la faculté de sa volition : Ps 27.12 ; 41.3 ; 35.25 ; 1 Chron 22.19 ; Job 6.7 ; 7.15 ;

 

L’intelligence : L’intelligence, ou l’intellect, est l’organe qui rend l’homme capable de savoir, de penser, d’imaginer, de se souvenir et de comprendre. L’intelligence (au sens qualificatif), le raisonnement, la sagesse, le savoir-faire, ces facultés-là dépendent toutes de l’intelligence, ou de l’intellect. On peut dire que l’intelligence c’est le cerveau.

L’intelligence est l’instrument de nos pensées ; elle manifeste nos capacités intellectuelles. Les effets sont la sagesse, la connaissance et le raisonnement. Son absence rend l’homme idiot.

Dieu donna l’intelligence à l’homme afin que par l’entendement   une communication permanente puisse être établie entre eux. Cette communication refléterait en l’homme le miroir de ce que Dieu est.

Comme Prophète (Deut 18.15-19), Christ apporte au cœur de l’homme, la connaissance de la vérité qui éclaire son entendement jadis obscurci par les ténèbres du péché (Eph 4.17-18, établissant le royaume de la vérité en l’homme. L’intelligence permet à l’homme d’apprécier Dieu dans ses multiples dimensions et d’en demeurer reconnaissant tout en le louant, le contemplant et l’adorant. Quiconque se dit consacré et qui n’a pas l’intelligence toujours tournée vers les choses de Dieu, est un menteur et la vérité n’est point en lui. Réflexion, méditation, espérance, pensée doivent exclusivement être concentrées sur Dieu pour Le glorifier et Lui demeurer  fidèle.

L’intelligence occupe une grande place dans la vie de l’homme, parce que sa       pensée exerce facilement une influence sur ses actes.

 

L’âme et la faculté d’intelligence ou de l’entendement : Prov 19.2 ; Ps 13.3 : Lam 3.20 ; Prov 2.10 ; 3.21-22 ; 24.14 

 

Les sentiments et les émotions : L’instrument de nos préférences et de nos antipathies est dans la faculté du sentiment. Par lui nous sommes rendus capables d’exprimer l’amour ou la haine, de nous montrer joyeux, triste – ou heureux.  

Toute lacune dans cet organe rend l’homme aussi insensible que le   bois ou la pierre.

Dieu mit en l’homme le sentiment afin que par l’émotion l’homme soit un vase de ses bénédictions et joie. Lorsque l’homme a péché, il a eut un sentiment de culpabilité et l’émotion de peur du châtiment est née en lui (Gen 3.7-13). Christ par le sacrifice expiatoire de son propre corps lave le repentant de son sentiment de culpabilité, et efface dans sa conscience, la faute commise. Comme Souverain Sacrificateur, Il délivre nos sentiments de la pression malheureuse et des émotions de misère d’une conscience accusatrice (Rom 7.24 ; Ps 25.16 ; Mt 5.4), établissant le royaume de paix et de joie dans nos cœurs et vie. Quiconque donc vit encore sous le coup des émotions charnelles (désolation, Luc 23.27-31 ; Mal 3.13-15 ; inquiétudes, soucis, chagrins, découragement etc. …), les sentiments d’infériorité et de complexité devant les faits et les situations prouve que l’on est un consacré intellectuel, émotionnel c’est-à-dire psychique mais pas spirituel.

 

L’âme et la faculté du sentiment ou de l’émotion :

1. Emotion affective : 1 Sam 18.1 ; Cant 1.7 ; Luc 1.46 ; Zach 11.8 ; Deut 6.5

2. Emotion de désir : Ps 84.3 ; Es 26.9 ; Mt 12.18 ;

3. Emotion de sentiment ou de sensibilité : Luc 2.35 ; 1 Sam 30.6 ; Es 61.10 ; Job 19.2 ; Ps 107.5 ; 42.6 ; Es 55.2 ; Mt 26.38 ; Jn 12.27

 

La vie de l’âme :

L’âme est donc un des trois éléments de l’homme. La vie de l’âme, c’est la vie naturelle de l’homme, celle qui le fait exister et qui l’anime. C’est la puissance par laquelle l’homme devient ce qu’il est. La vie de l’homme n’est autre que l’âme pénétrant le corps. En se joignant au corps, l’âme devient la vie de l’homme. La vie est le phénomène de l’âme. La vie de l’homme est simplement la combinaison de ses énergies mentales, émotionnelles et volitionnelles (de la volonté). Dans le domaine naturel, la «personnalité» embrasse ses différentes parties de l’âme. La vie de l’âme est la vie naturelle de l’homme. C’est là un fait des plus importants à reconnaître, parce qu’il influence considérablement sur le développement de notre vie chrétienne, soit vers la spiritualité, soit vers le psychique.

 

Le corps :

Le corps est la partie de l’être composé de cinq sens lui permettant d’entre en contact avec le monde visible. Ces sens sont : le toucher, la vue, le goût, l’odorat, l’ouï.

Ceci donne à l’homme de connaître Dieu, l’expérimenter, le vivre pour l’aimer et l’adorer. Lorsqu’un seul de ces organes est encore sous l’influence de Satan, il n’y a pas consécration et ainsi tout service prétendu fait pour Dieu est charnel. Jacques 3.14-16 dit : «Si, par contre, votre cœur est plein d’amère jalousie, si vous êtes animés d’un esprit d’intrigue et d’ambition égoïste, il n’y a vraiment pas lieu de vous vanter (de votre sagesse), ce serait un défi à la vérité. En effet, une telle «sagesse» ne vient certes pas du ciel, elle est bien de ce monde, elle est le produit de votre nature irrégénéré et du diable. Car là où règne la jalousie et l’esprit de rivalité, là aussi habite la discorde, le désordre et toute sorte d’agissements inspirés par le mal».  

 

Pour faciliter la compréhension des fonctions de l’esprit, de l’âme et du corps, nous reproduisons l’explication de Watchman Nee tirée de son livre «l’homme spirituel» dit :

‘‘C’est par son élément  corporel que l’homme entre en contact avec le monde matériel. On peut donc définir le corps comme cette partie de nous-même, par laquelle nous prenons conscience du monde. L’âme comprend l’intelligence, qui vient à notre aide dans l’état actuel de notre existence, et les émotions, qui procèdent de nos sens. Puisque l’âme appartient au moi de l’homme, et révèle sa personnalité, on la définit comme la partie qui nous donne conscience de nous-même. L’esprit est cette partie par laquelle nous communions avec Dieu, et par laquelle seule il nous est possible de percevoir Dieu et de l’adorer. Parce qu’il concerne notre relation avec Dieu, l’esprit est appelé l’élément qui nous donne la conscience de Dieu. Dieu habite dans l’esprit (régénéré), le moi habite dans l’âme, tandis que les sens habitent le corps.

Par son esprit, l’homme est en relation avec le monde spirituel et avec l’Esprit de Dieu, et par son corps, il est en relation avec le monde extérieur, qu’il affecte et par lequel il est affecté. L’âme se situe entre ces deux mondes, tout en appartenant à l’un et à l’autre. Elle est liée au monde spirituel par l’esprit et au monde matériel par le corps. L’esprit ne peut pas agir directement sur le corps. Il lui faut un intermédiaire, et cet intermédiaire est l’âme, qui est produite par le contact entre l’esprit et le corps, les liant l’un à l’autre. L’esprit peut s’assujettir le corps par l’entremise de l’âme, en sorte qu’il obéisse à Dieu ; de même le corps, par l’intermédiaire de l’âme, peut entraîner l’esprit à l’amour du monde.

De ces trois éléments, c’est l’esprit qui est le plus noble, car il est relié à Dieu. Le corps est le plus inférieur, car c’est avec la matière qu’il est en contact. Entre eux deux, l’âme les relie l’un à l’autre et prend aussi son caractère des leurs. L’âme rend possible à l’esprit et au corps de communiquer entre eux et de collaborer. Le travail de l’âme consiste à maintenir les deux autres éléments dans leurs rôles respectifs, de façon à ce qu’ils ne perdent pas leur juste relation, à savoir que l’élément inférieur, le corps, soit assujetti à  l’esprit, et que le plus élevé, l’esprit, puisse gouverner le corps par l’entremise de l’âme. C’est l’âme,  sans contredit,  qui est le facteur de premier plan. Elle est tournée vers l’esprit, pour qu’il lui donne ce qu’il a reçu du Saint-Esprit afin que, une fois parvenue à la perfection, elle transmette au corps ce qu’elle a obtenu ; puis le corps, lui aussi, peut avoir part à la perfection du Saint-Esprit, et devenir ainsi un corps spirituel.

L’esprit est donc la partie de l’homme qui occupe la zone la plus intime de son être. Le corps est l’élément le plus inférieur, et il occupe la place la plus extérieure. Entre les deux demeure l’âme, et l’âme exerce le corps à obéir aux ordres de l’esprit. C’est là le sens du rôle intermédiaire qu’elle est appelée à jouer. Le corps est l’abri extérieur de l’âme, tandis que l’âme est l’enveloppe extérieure de l’esprit.

La puissance de l’âme est extrêmement substantielle puisque c’est là que s’amalgament l’esprit et le corps, qui font  d’elle le siège de la personnalité et de l’influence que l’homme exerce. Avant que l’homme ne tombât dans le péché, la puissance de l’âme était complètement sous la domination de l’esprit. Sa force était donc la force de l’esprit. L’esprit ne peut pas de lui-même agir sur le corps ; il ne peut que par l’entremise de l’âme.

Je répète : l’âme est le siège de la personnalité. C’est là que sont la volonté, l’intelligence et les émotions de l’homme. De même que l’esprit est utilisé pour communiquer avec le monde spirituel, et le corps avec le monde naturel, ainsi l'âme se tient entre les deux  et emploie ses capacités à discerner si c’est le monde spirituel  ou le monde matériel qui doit régner. Quelques fois aussi, l’âme elle-même prend le contrôle de la personne par son intelligence, créant ainsi un monde intellectuel qui impose son hégémonie.  Pour que ce soit l’esprit qui gouverne, il faut le consentement de l’âme, autrement, l’esprit est incapable de régler le fonctionnement respectif de l’âme et du corps. Mais c’est à l’âme qu’il appartient de décider, parce que c’est en elle que réside la personnalité. En réalité, l’âme est le pivot de l’être entier, parce que c’est à elle qu’appartient la volonté de l’homme. Ce n’est que lorsque l’âme accepte de prendre une humble position que l’Esprit de Dieu se trouve  capable de diriger l’homme entier. Si l’âme s’insurge contre la position qu’on l’invite à prendre, l’esprit sera incapable d’exercer son empire. C’est ainsi que s’explique la libre volonté de l’homme ; l’homme n’est pas un automate qui obéit passivement à la volonté de Dieu. Il jouit au contraire d’un pouvoir souverain pour prendre les décisions de lui-même.  Il possède l’organe de sa propre volonté et peut choisir, ou de suivre la volonté de Dieu ou de lui résister pour suivre celle de Satan. L’esprit étant la plus noble partie de l’homme,  Dieu désire que ce soit Lui qui contrôle l’être entier. Cependant la volonté –qui est la partie cruciale de l’individualité - appartient à l’âme. C’est la volonté qui détermine si c’est l’esprit qui va gouverner,  ou bien le corps, ou même elle-même. Parce que l’âme possède une telle puissance et parce qu’elle est l’organe de l’individualité de l’homme. La Bible appelle l’homme «une âme vivante’’

 

I.1 :   LA CONSECRATION PRATIQUE

 

Les chapitres 6 et 7 du livre des Nombres retrace une progression stimulante dans la consécration par une croissance spirituelle.

 

I.1.1 : Séparation :   (Nombres 6.1-12)

Le Naziréen (celui qui est séparé), prototype du Seigneur Jésus était entièrement consacré à l’Eternel. Il se devait de s’abstenir du vin, symbole de joie naturelle (Psaumes 104.15 ; Eccl 10.19 ; Prov 31.6-7).

 Par sa consécration, l’homme trouve au contraire toute sa joie dans le Seigneur (Phil 4.4,10 ; Ps 34.6). Toute joie empruntée ou provoquée par autre chose que le Saint-Esprit pour reconnaître les bienfaits de Dieu serait comme si l’on ajoutait de l’ivresse à la soif (Deut 29.19), une espèce d’état de possession démoniaque. Dans la souffrance l’Apôtre se réjouit  (Phil 2.17-18).

Celui qui se consacre est sorti du monde, et ayant sorti le monde de son esprit et les habitudes du monde de sa vie. Alors, ne se nomme plus dans sa vie ce qu’on appelle si couramment «ma manière, ma préférence, ma coutume, mon habitude, mes…mes … ». Celui qui veut venir après moi, dit le Seigneur : «Qu’il renonce à lui-même ; qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. Celui qui voudra sauver sa vie la perdra et celui qui la perdra à cause de moi la sauvera» (Luc 9.2.3).

La longue chevelure du naziréen, véritable honte pour l’homme (1 Cor 11.14),  était le signe visible de sa séparation du monde et son acceptation de l’opprobre par amour pour Dieu.

T’aimes-tu encore tellement que tu es prêt à défendre ta cause toi-même ? A ne pas pardonner, supporter les injustices, garder rancunes, avoir de la  haine, jalousie et malice alors que Dieu : «A moi la vengeance et la rétribution » (Rom 12.19).

Quel est encore le lien naturel, sentimental, égoïste, matériel ou spirituel qui rendent vain tes nombreuses décisions ou engagements verbaux de consécration ?

 Libère-toi maintenant de ces chaînes d’esclavage par le nom puissant de Jésus. Son précieux sang te donne le pouvoir sur une quadruple dimension.

Le sang de Jésus a coulé dans quatre circonstances revêtant des significations très différentes :

 

A- Son sang a coulé à Gethsémané :     (Luc 22.43 : Mt 26.36-46)

La libération de la volonté de «moi» pour la mettre au service de la volonté d’autrui a de tout temps été très difficile voire pénible eu égard à l’égoïsme, à l’égocentrisme, à l’amour de soi. Perdre sa vie, ses intérêts au profit d’un autre sans espoir de contrepartie est l’éternel combat que livre Satan à l’âme humaine afin de faire de la volonté de l’homme le point de départ du mal vers l’extérieur. Jésus, fils de l’homme dans sa condition humaine n’a pas échappé à ce dur, triste, pénible et douloureux combat. Il savait pourquoi il était venu dans le monde. Il était conscient par sa nature divine, conscient des enjeux de taille du combat de Golgotha et chaque seconde qui passait le rapprochait de ce terrible moment. Laissant de côté sa nature divine par laquelle il savait avec forte précision toutes les souffrances qui l’attendaient l’une après l’autre, libre d’utiliser cette nature divine pour passer outre la souffrance, plan de Dieu sur Lui en vue de notre salut, sachant que l’esprit est disposé mais que la chair est faible, il a dans une intense prière de trois heures lutter pour soumettre la volonté de la chair à celle de son Père.

Depuis combien de temps luttes-tu contre la volonté de Dieu dans ta vie ? Quant au renoncement de moi, de ma, de mon, ou de mes dans telle chose ou situation ? Sache cependant que : «Ces grumeaux de sang ont coulé pour libérer notre volonté afin que nous puissions dire comme Lui devant sa souveraineté : «Seigneur, non pas ma volonté, mais la tienne». Tu sais du fond de toi, que tu as souvent prononcé ces paroles des lèvres, mais ton cœur mentait. Parfois, tu l’as fait sincèrement pour capituler (rechuter) quelques instants après devant les difficultés. Alors acceptes-tu maintenant : 

               -Offrir tout ton corps à Dieu comme un sacrifice vivant pour que du feu de purification, Il brûle les interdits pour en faire un vase de son choix ?

               -Laisser que Dieu combatte les ronces et les épines de ta vie pour que tu sois un instrument de paix et de bénédiction pour les autres ?

               -Laisser ton dos pour qu’on laboure par le fouet, les injures, les calomnies et médisances au profit de la gloire de Dieu ?

               -Recevoir les crachats sur ta figure, supporter les injustices diverses car l’Apôtre Paul a porté sur lui et veux aussi que nous portions sur nous «les marques de Jésus» (Gal 6.17)

                -Pardonner à ceux qui te font tort et prier pour tes ennemis ?

Cesses de lutter, offre-toi et le sang de Jésus transformera ta volonté pour qu’elle serve Dieu. Au moment où tu fais cet acte de réelle alliance avec Dieu maintenant, puisses-tu laisser que chaque parole de ce cantique devienne pour toi une prière :

                -Aussi longtemps qu’étranger sur la terre, Je foulerai les sentiers douloureux

                  Fais qu’en tout temps, à tout bien je préfère, ce que tu veux, Seigneur !

                  Ce que tu veux 

               - Oui qu’en tout temps, sous la croix la plus dure, au jour mauvais comme au      

  jour radieux, je puisse dire éloignant tout murmure comme tu veux Seigneur !

  Comme tu veux !

-Je ne demande, O mon Dieu ! qu’une chose : Sois mon trésor, mon appui   précieux ; pour tout le reste, ordonne fait, dispose comme tu veux Seigneur ! Comme tu veux !

-Etablis donc sur mon cœur ton empire ; rège si bien et par de si doux nœuds que rien jamais ne m’empêche de dire : Comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

-Et puis un jour, sans trouble sans alarme, je chanterai sur des bords plus heureux, l’hymne qu’ici, je mêle avec mes larmes : Comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

 

B-  Le sang a coulé quand Il fut battu de verge (Mt 27.26 ; Jn 19.1)

      Le supplice de la flagellation chez les romains était une chose horrible qui précédait la crucifixion. Pilate, reconnaissant Jésus innocent, cru que cette flagellation qui à elle seule suffisait parfois pour provoquer la mort, obtiendrait par-là  l’approbation des accusateurs du Seigneur comme châtiment exemplaire, cautionnant sa libération (Luc 23.22 ; Jean 19.1-5).

Voici comment les romains procédaient à la flagellation : La victime était déshabillée jusqu’à la taille, puis on l’attachait, replié à un poteau. Ensuite, on le frappait sur le dos jusqu’à ce que toute la chair soit lacérée par des déchirures. Le fouet utilisé était constitué des lanières de cuir alourdies de plomb ou de petites pointes qui s’enfonçaient dans la chair provoquant des déchirures et faisant coule le sang. La flagellation provoquait une douleur atroce et affaiblissait considérablement la victime sur le plan physique, morale et occasionnait une forte tension nerveuse. Pour un innocent, supposez quelle haine ou idée de vengeance l’animerait ou le hanterait pour tuer quelques-uns uns de ses bourreaux avant de s’éteindre soi-même ou être achevé !  Pourtant à cause de toi, Christ a tout supporter afin que s’accomplissent les Ecritures  dans Esaïe 50.5-6 :

«Je n’ai point résisté»

 «Je ne me suis point retiré en arrière»

 «J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient »

 «Et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe »

 « Je n’ai point dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats »

Toi donc, peux-tu dire comme le Seigneur, le modèle de la souffrance pour que s’accomplisse sur toi cette Parole de Dieu qui doit être le partage du croyant ?

Ce sang de la flagellation a coulé afin que par les meurtrissures de cet affreux supplice, tes maladies soient guéries (Es 53.5 ; 1 Pierre 2.24).

Crois-tu à la vérité et as-tu la foi pour en bénéficier de la grâce qui en découle ?

Décharge ta maladie sur Jésus qui a souffert pour toi comme substitut et tu verras la puissance de son précieux sang et alors, tu expérimenteras le miracle de Dieu.

 

Le sang a coulé par la couronne d’épines  (Mt 27.28-29 ; Jean 19.2-6)

La malédiction du péché d’Adam a eu pour conséquence, la terre stérile, les épines, les ronces, la pauvreté, les souffrances, d’où absence complète de bénédiction (Gen 3.17-18). En portant les épines sur sa tête, le sang qui en coulait a une puissance qui ôte la malédiction et nous rempli de toute sortes de malédictions en Christ (Gal 3.13-14 ; Eph 1.3).

Es-tu encore sous la malédiction ? Reconnais tes péchés, confesses-les et le sang de Jésus changera les malédictions d’hier en bénédictions d’aujourd’hui et demain.

La couronne d’épines est accompagnée des signes (manteau, couronne, sceptre) tous caractérisant des vérités prophétiques profondes :

         -Manteau : Les juifs se moquaient de Jésus comme Prophète (Mt 26.68).

Ils n’avaient plus de roi depuis environ 620 ans. Entre temps les prophètes comme les plus élevés les gouvernaient par les oracles de Dieu pendant 220 ans. Depuis Malachie jusqu’à la naissance du Messie, soit 400 ans après, Israël n’avait ni vrai roi, ni vrai prophète.

         Les romains à leur tour le revêtent de manteau écarlate (habit des chefs militaires et roi) en signe de moquerie. Toi, acceptes-tu Jésus pour Roi de ta vie ou te moques-tu toi aussi de Lui ?

          -Couronne : La couronne chez les romains est la marque d’autorité royale.

          -Le sceptre : Chez les romains, le sceptre est l’emblème de commandement.

Acceptes-tu Christ dans vie comme Roi, Monarque absolu pour régner, disposer, ordonner, commander et gouverner de manière souveraine, ou es-tu de ceux qui se plaignent de leurs sorts, admirent les hommes par motif d’intérêt refusant la honte pour rechercher leur propre gloire ?

 

Frère, accepte maintenant une fois pour toute la couronne et toutes les marques et signes de honte que peuvent t’infliger les hommes ou le diable ici bas afin qu’uni en esprit à Christ, la couronne de gloire d’honneur soit ton partage dans l’éternité (Apoc 2.7, 10-11,17, 26-28 ; 3.5,11-12,21).

 

Le  sang a coulé lorsqu’on a percé la côte de Jésus  (Jean 19.33-37)

La vie est dans le sang (Lév 17.11). Sans effusion de sang, il n’y a point de pardon (Héb 9.22). Dans l’Ancien Testament, le sang des animaux servait d’expiation (Gen 3.20-21 ; 4.4 Lév 4.22-26 ; 5.1-6). En attendant l’accomplissement de la promesse d’une promesse postérité d’Adam qui écraserait la tête du serpent après avoir été blessé au talon (Gen 3.15) dont le sang expiatoire laverait tout péché (Rom 3.25). Le sang de Christ qui a coulé sur la croix a satisfait les exigences divines dans sa justice pour le pardon de nos péchés et présente plusieurs aspects :

La condamnation : Nous sommes sauvés de la condamnation de la loi (Gal 3.13)

La substitution :    Il a pris notre place, portant sur Lui, la peine de nos châtiments

                                    (Lév 1.4 ; Esaïe 53.5-6 ; 1 Pierre 2.24)

3.   La propitiation :     Le sang démontre que la juste sentence de la loi qui

          (expiation)          nous  condamnait a été exécutée (Col 2.14). Ceci  transforme     

                                     le trône de jugement en trône de miséricorde (Héb 9.11-15) en

                                     trône de grâce (Héb 4.14-16)

4.   La réconciliation :  Les péchés qui dressaient un mur d’inimitié étant détruits par

                                     le sang de la croix, la réconciliation devient évidente

                                     (Eph 2.13-16)    

      5.   L’efficacité :            Toutefois que le croyant pèche, le sang de Jésus est toujours

                                             efficace pour effacer son péché quand il confesse. (1 Jn 1.5-9)  

      6.   La justification :      Nous croyons et marchons dans la lumière, sommes regardés

                                            ou considérés par Dieu comme justes à cause du sang de

                                           Christ.

      7.   La rédemption :   Naturellement, l’homme est esclave, vendu au péché (Rom 7.14)

                                        Condamné à la mort (Ez 18.4 ; Rom 6.23). Par son sang, Jésus

                                        Christ nous a rachetés de l’esclavage du péché et de la mort (1 Jn

                                        5.11-13 ; Héb 2.14-15). Il a par son sang, remporté la victoire de notre salut sur le diable et son système (Col 2.15). Par la rédemption, je suis sauvé, racheté pour appartenir, moi et tout ce qui peut être à moi, à Jésus Christ.    

Sens-tu encore les liens d’iniquité dans ta vie ? Es-tu encore sous l’empire démoniaque ? Sen-tu encore un fardeau étranger peser sur toi ? Acceptes la puissance du sang de Jésus pour ta délivrance car la malédiction est partie, et il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ, et qui marchent non selon la chair, mais selon l’Esprit (Rom 8.1 Version Colombe). T’appartiens-tu encore alors que tu es racheté par le sang de Christ pour demeurer propriété de Dieu ?

 

Les Saintes Ecritures retracent de manière concise et précise, l’indispensabilité du sang de Jésus dans tous les artères de la vie du croyant :

L’Eglise est acquise par le sang de Jésus  (Actes 20.28)

Nous sommes justifiés par le sang de Jésus (Rom 5.9)

Nous avons la rédemption et le pardon des péchés par le sang de Jésus (Eph 1.7)

Christ est notre paix en Dieu par son sang (Col 1.20)

Le sang de Jésus purifie la conscience des œuvres mortes (Héb 9.14)

Nous ne pouvons servir véritablement Dieu qu’à travers le sang de Jésus (Héb 9.14)

Le sang de Jésus est le sang de la sanctification (Héb 13.12)

Le sang de Jésus rachète de la vaine manière de vivre des ancêtres (1 Pierre 4.18-19)

Le sang de Jésus nous purifie de tout péché (1Jn 1.7)

Le sang de Jésus nous délivre de nos péchés (Apoc 1.5)

Le sang de Jésus rachète les hommes de toutes tribus pour Dieu (Apoc  5.9)

Le sang lave et blanchi la robe de ceux qui ont été mis à mort pour Christ (Apoc 7.14)

Le sang de Jésus est le gage de la victoire (Col 2.13-14)

Par la sante cène,nous sommes en communion avec le sang de Christ (1Cor 10.16)

Le sang de Jésus fait office d’alliance entre l’homme et  Dieu (1 Cor 11.25)

Le péché contre le sang de Jésus :

 

                      --     Mt 26.28

1Cor 11.17-22,27-29 

                      --       Héb 10.29

 

2. L’ADORATION  (Nombres 6.13-21)

 

L’adoration, les louanges, les actions de grâces caractérisent la vie de celui qui vit en Christ (Héb 13.15-16 ; Col 3.15-17). Dieu siège au milieu des louanges et doit être exalté en tout temps (Ps 34.2).

Combien de temps consacres-tu à l’adoration journalière ? N’as-tu du temps que pour te plaindre ? Réalise et expérimente la puissance des louanges (1 Thes 5.18) en toute chose bonne comme mauvaise à tes yeux et tu verras les miracles de Dieu en toi et autour de toi.

 

BENEDICTION  (Nombres6.22-27)

 

Devenir en Christ objet de bénédiction, le consacré doit par sa vie, ses actes, ses pensées et paroles communiquer la bénédiction de Dieu aux hommes. Comme dispensateur de la grâce, du mystère de Dieu (1 Cor 4.1-5), le consacré se doit en tout temps de bénir et jamais maudire (Rom 12.14-16 ; 1 Cor 4.11-13 ; Mal 2.7).

Puisque tu seras jugé pour tes paroles (Mt 12.36-37), examine tes paroles désormais, afin d’être toujours instrument de paix et de bénédiction pour les autres.

 

4. LE SERVICE       Nombres 7.1-89 ; Héb 13.12-16)

 

Celui qui est fidèle dans les petites choses l’est aussi dans les grandes (Luc 16.10). Le croyant a été sauvé pour servir :

Annoncer les vertus de Christ aux hommes (1 Pierre 2.9)

Dispenser les mystères de Dieu (1 Cor 4.1-2)

Exercer le ministère de la réconciliation (2 Cor 5.18-19)

Exerce les fonctions d’ambassadeur pour Christ (2 Cor 5.20)

Exerce les fonctions de sacrificateur pour Dieu (Apoc 5.10)

Equipé des dons pour le service (Rom 12.6-8)

Puisqu’il est dit ‘‘maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Eternel’’ (Jér 48.10 ; Agée 1.2-11), certainement, tu n’es pas béni parce que tu as renoncé la raison de ta consécration. Par amour pour le service, plusieurs dédicacent (consacrent) des biens matériels à la gloire de Dieu.

Plusieurs conséquences sont le lot de ceux qui négligent le service :

Rébellion contre Dieu (Mt 28.19)

Ils sont fils de la colère (Rom 1.18)

Ils perdent la puissance divine en eux (Rom 1.16)

Jésus aura honte d’eux (Marc 8.38)

Ils sont des criminels aux yeux de Dieu (Ez 3.18 ; 22.30-31)

Ils sont des destructeurs (Prov 18.9)

Ils sont des mauvais ouvriers (Mt 25.30)

Ils sont anathèmes (1Cor 16.22)

Ils ont l’esprit anti-christ (Mt 24.14)

Ils sont privés de la présence et grâce de Dieu (Mt 28.20)

Ils sont sous la colère de Dieu (Rom 1.18)

etc.…

Tu comparaîtras devant le tribunal de Christ pour rendre compte de ton service (1 Pierre 4.17-19 ; 2 Cor 5.10). Du fond de ton âme, travailles-tu plus pour toi que pour Dieu ?

Ne fais-tu rien du tout ? Es-tu rétrograde parce que tu es  fatigué par trop de combats ?

Que diras-tu à Christ pour la confiance qu’il t’a faite en te disant : « Comme le père m’a envoyé, moi aussi, je t’envoie » ? Envoie-t-on  n’importe qui ? (Jn 20.21)

Lui diras-tu comme ce serviteur méchant : « J’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère, récoltant où tu n’as pas semé » ? (Luc 19.20-21)

Alors, médites sur ton sort et réveille-toi car Christ revient bientôt pour rendre à chacun selon son œuvre.

 

5.  LA VERITE   (Jean 18.38 ; 14.6)

 

Ponce Pilate posa cette question pertinente : Qu’est-ce que la Vérité ? (Jean 18.38).

Le Seigneur Jésus avait dit au Juifs qui avaient cru en Lui : « Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira (Jean 8.31-32).

Nous savons que la loi mosaïque avec toutes ses ordonnances constituait le principe de la vie juive. Depuis sa naissance jusqu’à sa mort, la marche, les activités, les relations devaient être selon les prescriptions scripturaires. Le sérieux et la profondeur de la Parole du Seigneur aux juifs doivent susciter en chacun des interrogations et même une remise en cause de certaines attitudes personnelles. Les juifs avaient toute la loi, mais le formalisme et la pratique extérieure et non intérieure avaient rendu inefficace toute la parole qu’ils avaient reçue pour la transformation de leur être (Mt 7.1-13). Le Seigneur Jésus dit : ‘‘Je suis le chemin, la vérité et la vie’’ (Jean 14.6). Ainsi, les Ecritures, Parole de Dieu révèle la vérité comme une personne que l’on doit accepter. Accepter Jésus, c’est reconnaître en Lui, le chemin de Dieu pour le bien, pour la vie ; c’est accepter sa mort expiatoire pour le salut ; c’est accepter le renoncement de soi pour se consacrer à Lui et se soumettre entièrement à Lui ; c’est accepter son règne absolu, souverain dans notre vie ; c’est se laisser désormais conduire par Lui qui est lumière ; C’est vivre désormais de sa vie (Gal 2.20) ; c’est désormais faire tout par Lui et pour Lui ; c’est accepter perdre mes droits et privilèges au profit de la seule volonté de Dieu.

Quiconque marche dans la vérité a ces caractéristiques dans sa vie. Il est délivré :

du désir d’être estimé

du désir d’être recherché

du désir d’être préférer à d’autres

du désir d’être loué

du désir d’avoir de l’influence

du désir d’approbation

du désir de paraître

du désir d’autorité 

Ainsi, la crainte d’humiliation, du mépris, des querelles, du ridicule, de la contradiction, d’être repoussé, du blâme, des injures et des calomnies (2 Cor 4.7-12 ; 6.3-10) ne constituent plus un obstacle sur sa route vers le ciel. 

Toutefois, quiconque n’a pas l’amour de la vérité, Dieu lui envoie une puissance d’égarement (2 Thes 2.11-12)

La vérité étant Christ, Christ est lumière (Jn 8.12) ; La pierre de l’angle, un rocher protecteur (1 Pierre 2.1-8), le berger (Jn 10.7,20) ; la Parole (Jn 1.1) , Dieu (Jn 1.1).

La Parole de Dieu étant essentiellement amour, celui qui hait son frère devient meurtrier et perd la vie éternelle (1 Jn 3.15). Toute la Parole de Dieu étant la vérité (Ps 119.142), rejeter un seul mot équivaudrait à tout détruire (Jacques 2.10) et toute la justice antérieure est oubliée (Ez 18.24). Rien ne doit être ajouté ou retranché de la Parole de Dieu (Deut 4.2 Prov 30.6 ; Gal 3.15 ; Apoc 22.18). La désobéissance à la vérité est semblable à la pratique sorcière et celui qui résiste devant la vérité est un idolâtre (1Sam 15.23).

Dans la marche de la foi, le croyant consacré fait à tout moment l’expérience de la sanctification par l’action du Saint-Esprit au moyen des Saintes Ecritures (2 Cor 3.18 ; Jn 16.8-11 ; 1 Thes 5.23-24). Par l’effet de la sanctification, les étapes de la vie du croyant sont ainsi énumérées : Tite 2.11-13 :

L’œuvre de la foi d’où conversion à Dieu en abandonnant les idoles (1 Thes 1.9 ;

Jean 6.28-29)

Le travail de son amour, c’est servir le Dieu vivant et vrai (1 Thes 1.9 ; Rom 12.11)

La fermeté de l’espérance, c’est attendre des cieux Jésus Christ (Phil 3.20-21)

Broches-tu quelque part ? Es-tu devenu stérile ou oisif dans la connaissance de Christ ? As-tu mis en oubli la purification de tes anciens péchés  devenant un chine qui mange ce qu’il a vomit ? Mets en pratique 2 Pierre 1.3-11 ; 2 Cor 13.5 ; Luc 15.17-20 et reviens vers ton Père.

 

Dr André CHOUBEU

Tél. (237) 77 75 71 60 / 2 12 34 72

E-mail : chandre403@gmail.com

Partager cet article

Commenter cet article