LES ETAPES DE LA RESTAURATION : - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES ETAPES DE LA RESTAURATION :

22 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES ETAPES DE LA RESTAURATION : 

Les démarches pour aboutir au pardon divin selon les principes scripturaires vers une intimité avec le Seigneur impliquent une rationalisation dans les étapes suivantes :

-          1. la conviction du péché

« Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ;  de justice, parce que je m'en vais à mon Père, et que vous ne me voyez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde est jugé » (Jean 16.9-11)

« Et étant revenu à lui-même, il dit: Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim! »  (Luc 15.17) 

-          2. le regret, la tristesse éprouvée à cause du péché

« Use de grâce envers moi, ô Dieu! selon ta bonté; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Contre toi, contre toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mauvais à tes yeux; afin que tu sois justifié quand tu parles, trouvé pur quand tu juges. Voici, j'ai été enfanté dans l'iniquité, et dans le péché ma mère m'a conçu » (Psaumes 51.1-5) 

-          3. la confession du péché

« Et le vingt-quatrième jour de ce mois, les fils d'Israël s'assemblèrent avec jeûne et vêtus de sacs, et avec de la terre sur eux. Et la race d'Israël se sépara de tous les fils de l'étranger; et ils se tinrent là et confessèrent leurs péchés et les iniquités de leurs pères. Et ils se levèrent à leurs places, et lurent dans le livre de la loi de l'Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée; et pendant un quart, ils firent confession et se prosternèrent devant l'Éternel, leur Dieu. Et les lévites, Jéshua, Bani, Kadmiel, Shebania, Bunni, Shérébia, Bani, et Kenani, se levèrent sur l'estrade et crièrent à haute voix à l'Éternel leur Dieu. Et les lévites, Jéshua, Kadmiel, Bani, Hashabnia, Shérébia, Hodija, Shebania et Pethakhia, dirent: Levez-vous, bénissez l'Éternel, votre Dieu, d'éternité en éternité! Et qu'on bénisse le nom de ta gloire, qui est haut élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange » (Néh 9.1-5 Version Darby). 

-          4. la séparation d’avec le péché

« Et le reste du peuple, les sacrificateurs, les lévites, les portiers, les chantres, les Nethiniens, et tous ceux qui s'étaient séparés des peuples des pays pour s'attacher  à la loi de Dieu, leurs femmes, leurs fils et leurs filles, tous ceux qui avaient de la connaissance et de l'intelligence, se joignirent à leurs frères, les principaux d'entre eux, et s'engagèrent par exécration et par serment de marcher selon la loi de Dieu qui avait été donnée par Moïse, serviteur de Dieu, et d'observer et de pratiquer tous les commandements de l'Éternel, notre Seigneur, et ses ordonnances et ses statuts, et promettant que nous ne donnerions pas nos filles aux peuples du pays, et que nous ne prendrions pas leurs filles pour nos fils; et que, si les peuples du pays apportaient des marchandises ou toutes sortes de grains, le jour du sabbat, pour les vendre, nous n'en prendrions pas le jour du sabbat, ni en un jour saint; et que nous laisserions la terre en friche la septième année, et remettrions toute espèce de dettes. Et nous nous établîmes des commandements, nous imposant le tiers d'un sicle par an pour le service de la maison de notre Dieu, pour les pains à placer en rangées, et pour l'offrande de gâteau continuelle, et pour les holocaustes, l'holocauste continuel, celui des sabbats, et celui  des nouvelles lunes, pour les jours solennels et pour les choses saintes, et pour les sacrifices pour le péché, afin de faire propitiation pour Israël, et pour toute l'oeuvre de la maison de notre Dieu » (Néh 10.28-33 – Version Darby).

 -          5. la restitution 

« Et Zachée, se tenant là, dit au Seigneur: Voici, Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres; et si j'ai fait tort à quelqu'un par une fausse accusation, je lui rends le quadruple » (Luc 19.8)

« Produisez donc des fruits convenables à la repentance ; et ne vous mettez point à dire en vous–mêmes : Nous avons Abraham pour père ; car je vous dis que Dieu peut faire naître de ces pierres des enfants à Abraham. Or, la cognée est déjà mise à la racine des arbres. Tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. Alors le peuple lui demanda : Que ferons–nous donc ? leur répondit : Que celui qui a deux habits en donne à celui qui n’en a point ; et que celui qui a de la nourriture en fasse de même. Il vint aussi des péagers pour être baptisés ; Et ils lui dirent : Maître, que ferons–nous ? Et il leur dit : N’exigez rien au–delà de ce qui vous a été ordonné » (Luc 3:8-13)

« Mais plutôt, donnez en aumônes ce que vous avez, et toutes choses seront pures pour vous » (Luc 11.41).

« Vendez ce que vous avez, et le donnez en aumônes ; faites–vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor dans les cieux qui ne manque jamais, d’où les voleurs n’approchent point, et où la teigne ne gâte rien » (Luc 12:33).

« Et moi, je vous dis : Faites–vous des amis avec les richesses injustes, afin que quand vous mourrez, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels » (Luc 16:9).

« Jésus entendant cela, lui dit : Il te manque encore une chose ; vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, et suis–moi » (Luc 18:22).

« Mais quand il eut entendu cela, il devint tout triste ; car il était fort riche » (Luc 18:23).

« Au maître–chantre. Psaume de David. (41–2) Heureux celui qui fait attention au misérable ! Au jour du malheur l’Éternel le délivrera » (Psaumes 41:1).

 « Or, tous ceux qui croyaient étaient dans un même lieu, et avaient toutes choses communes ; Ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon le besoin que chacun en avait. Et ils étaient tous les jours assidus au temple d’un commun accord ; et rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur » (Actes 2.44-46).

« Car il n’y avait aucun indigent parmi eux ; parce que tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons, les vendaient, et apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu. Ils le mettaient aux pieds des apôtres ; et on le distribuait à chacun selon qu’il en avait besoin » (Actes 4:35).

« C’est pourquoi, comme vous abondez en toutes choses, en foi, en parole, en connaissance, en zèle de toute sorte, et en amour pour nous, abondez aussi dans cette oeuvre de charité. Je ne le dis point par commandement, mais pour éprouver, par l’empressement des autres, la sincérité de votre amour » (2 Corinthiens 8.7-8).

« Recommande aux riches du présent siècle de n’être point orgueilleux ; de ne point mettre leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu vivant, qui nous donne toutes choses abondamment pour en jouir ; De faire le bien, d’être riches en bonnes oeuvres, prompts à donner, faisant part de leurs biens » (1 Tim 6:17-18).

« Et le riche dans son humiliation, car il passera comme la fleur de l’herbe.

« En effet, le soleil s’est levé avec son ardeur, et il a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la beauté de son éclat a disparu ; ainsi le riche se flétrira dans ses voies » (Jacques 1.10-11).

« Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre coeur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité » (Jacques 3:14). 

 « Tu ne diras point de faux témoignage contre ton prochain 

« Si un homme dérobe un boeuf, ou un agneau, et le tue ou le vend, il restituera cinq boeufs pour le boeuf, et quatre agneaux pour l’agneau. Si le larron est trouvé faisant effraction, et est frappé à mort, celui qui l’aura frappé ne sera point coupable de meurtre. Mais si le soleil était levé sur lui, il sera coupable de meurtre. Le voleur fera donc restitution ; s’il n’a pas de quoi, il sera vendu pour son vol. Si ce qui a été dérobé est trouvé vivant entre ses mains, soit boeuf, soit âne, soit agneau, il rendra le double » (Exode 20:16 ; 22.1-4).

« L’Éternel parla aussi à Moïse, en disant : Lorsque quelqu’un péchera et commettra une prévarication envers l’Éternel, en mentant à son prochain au sujet d’un dépôt, d’une chose qu’on lui a confiée, d’un vol, ou en agissant injustement envers son prochain ; Ou s’il a trouvé une chose perdue, et qu’il mente à ce sujet ; ou s’il jure faussement, concernant quelqu’une des choses dans lesquelles l’homme pèche en les faisant ; Quand il aura ainsi péché et se sera rendu coupable, il rendra la chose qu’il a dérobée, ou ce qu’il a usurpé par fraude, ou le dépôt qui lui a été confié, ou la chose perdue qu’il a trouvée, Ou toute chose au sujet de laquelle il a juré faussement ; il la restituera en son entier, et il y ajoutera un cinquième, et la remettra à celui à qui elle appartient, au jour où il fera un sacrifice pour le délit. Et il amènera au sacrificateur en sacrifice pour le délit à l’Éternel, pour son péché, un bélier sans défaut, pris du troupeau d’après ton estimation » (Lévitique 6:1-6).

« Me voici, témoignez contre moi devant l’Éternel et devant son Oint. De qui ai–je pris le boeuf ? et de qui ai–je pris l’âne ? qui ai–je opprimé ? qui ai–je foulé ? et de la main de qui ai–je pris une rançon, pour fermer mes yeux sur lui ? et je vous le restituerai » (1 Samuel 12:3) 

« Et pour cette brebis il en rendra quatre, puisqu’il a fait cela et qu’il a été sans pitié » (2 Samuel 12:6).

«Et s’il est surpris, il rendra sept fois autant, il donnera tout ce qu’il a dans sa maison » (Prov. 6:31). 

-          6. le pardon du péché tel que vu par Dieu 

Cette sixième étape qui conduit à la restauration effective nécessite une compréhension profonde. Le mot pardon semble si léger à nos lèvres, mais contient un sens profond que nous aborderons dans les lignes suivantes :

Le pardon dans son sens selon le Dieu :

  • a) Les mots principaux du pardon :

Dans l’Ancien Testament : les textes qui parlent du pardon utilisent principalement trois mots dont les racines sont :

« kipper », (Esaïe 6.7), qui évoque l’expiation ;

« nasa » littéralement lever, élever, porter (Lev 5.1,17 ; 17.16 ; 20.19 ; 24.15 ; Eze 23.35) qui parle des conséquences du péché et du châtiment qui en résulte, que parfois quelqu’un d’autre pourrait porter (Exode 34.7 ; Lev 19.17) pour arriver au Serviteur souffrant (Esaïe 53.4, 12) qui porte sur lui notre péché pour l’enlever;

enfin « salaH » littéralement remettre une dette, une faute (1Rois 8.30,39 ; (Esaïe 55.7) ou ne pas la remettre (2Rois 24.4). 

Dans le Nouveau Testament, les mots principaux sont :

« aphiêmi » de la racine « aphesis » détacher, envoyer au loin, donc remettre dettes ou péchés, d’où l’idée de rémission et de pardon (Mt 6.12,14,15 ; 9.2 ; 12.31,32)

« hilaskomai » expier, pardonner (Luc 18.13 ; Heb 8.12) (citant Jérémie 31.34).

D’autres mots comme « apoluô » littéralement ‘‘relâcher’’ (Luc 6.37) (traduction dans certains textes par absoudre).

kaluptô littéralement couvrir, parfois utilisé à propos des péchés (Rom 4.7 citant Ps 32.1), (Jacq 5.20 citant Prov. 10.12), (1Pierre 4.8 citant également Prov. 10.12).

  • b) La nécessité.

Le péché, qui entre dans l’expérience humaine par la chute, pèse aussitôt sur l’homme. Caïn dit que le poids de sa faute est trop grand pour être supporté (Genèse 4.13).

Le péché apparaît aussi comme une offense à Dieu, à son amour, à sa sainteté, à sa justice (Rom 5.16, 17), il est représenté encore comme une dette immense dont l’homme ne pourra jamais s’acquitter (Mt 18.24).

Nous devons donc prendre conscience que le péché n’est pas simplement un fardeau à la manière des épreuves qui nous écrasent malgré nous. Il n’est pas seulement un lien qui nous retient prisonniers, enchaînés malgré nous.  Cette vision transforme trop souvent les pécheurs en simples victimes.  Elle déculpabilise dangereusement et pourrait nous faire passer à côté du pardon. Pécheurs, nous sommes pleinement responsables et coupables devant le Seigneur. Nous avons besoin de pardon et nous devons le demander (Psaumes 25.18).

  • c) La source du pardon est en Dieu seul.

Les Juifs du temps de Jésus l’avaient bien compris. Entendant Jésus prononcer une parole de pardon, ils pensent qu’il blasphème, car Dieu seul peut pardonner (Mt 9.3)

Dans l’alliance qui conduit au salut, par le pardon, Dieu seul dicte les conditions. Et même lorsque l’homme les accomplit, le pardon qu’il reçoit repose encore uniquement sur la grâce de Dieu. D’ailleurs, la forme passive, souvent utilisée, l’atteste: Tes péchés te sont pardonnés (Mt 9.2). L’homme ne peut se pardonner lui-même. Dieu fixe la barre très haute.  Dans l’Ancien Testament, il met au coeur du culte juif les sacrifices (Lev 1 à 7) en établissant le principe de l’expiation par le sang (Lev 17.11).

Dans ce temps de formation, Israël doit savoir que sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon (Heb 9.22).

Mais les animaux des sacrifices sont en attente du seul et unique sacrifice, celui de l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1.29) car le sang des taureaux et des boucs ne peut pas ôter les péchés (Heb 10.4). Ainsi Dieu, en posant la règle fondamentale qui permet le pardon, s’engage lui-même personnellement, douloureusement, prêt à sacrifier son propre Fils (2Cor 5.18-19). Dieu a fait par amour pour l’homme, ce que l’homme était incapable de faire. La source du pardon est dans sa grâce, sa miséricorde. Les hommes de l’Ancien Testament l’ont déjà compris et se réjouissent devant Dieu qui pardonne (Néhémie 9.17 qui reprend les paroles de l’Eternel à Moïse Ex. 34.6).

  • d) Les conséquences. L’homme pardonné par le sang de Christ (1Jean 1.7-9) retrouve aussitôt la communion avec Dieu et avec les frères. Il marche dans la lumière et l’obéissance aux commandements de Dieu (1Jean 2.6). Il est un homme heureux et dit sa joie (Psaumes 32.1-2), car il perçoit la dimension du pardon. Dieu lui dit qu’il met ses péchés à une distance comparable à celle qui sépare l’orient de l’occident (Psaumes 103.12), les jette derrière son dos (Esaïe 38.17), il les a effacés et ne s’en souvient plus (Esaïe 4.25 ; Jér 31.34).

Du moment que Dieu les a oubliés, nous ne devons pas revenir sur des fautes pardonnées pour nous culpabiliser ou attendre un meilleur pardon, car ce serait une injure à son amour. Une autre conséquence sur laquelle Jésus a beaucoup insisté est le pardon que l’homme pardonné doit accorder aux autres. Ainsi, dans le Notre Père, nous fait-il exprimer le rapport entre le pardon reçu de Dieu et celui que nous donnons à ceux qui nous ont offensés (Mt 6.12,14-15).

Si cette mesure est appliquée, elle indique que nous avons vraiment compris le pardon de Dieu et que nous avons fait le juste rapport entre l’énorme dette qui nous a été remise et les petites créances que nous remettons à notre tour. Aux 10 000 talents soit 60.000.000 qui représentent la dette qui nous a été remise, Jésus oppose les 100 deniers soit 600.000 figurant la dette des autres envers nous (Mt 18.24-33). Ce texte symbolise la grandeur de nos péchés commis à Dieu par rapport aux péchés très amoindris que le prochain a commis envers nous et qui mérite notre pardon. Le principe appliqué ici est la relation entre l’amour et le pardon (Luc 7.47-48).

Ainsi l’apôtre Paul nous exhorte à nous pardonner mutuellement à cause de la bonté que nous devons nous témoigner les uns les autres (Eph 4.32).

  • e) Le message.

Le pardon proclamé en la personne de Jésus-Christ est une des spécificités de l’Evangile.

. Zacharie, le père de Jean-Baptiste l’annonce en rattachant le pardon au salut que le Seigneur donne (Luc 1.77).

. Le ministère de Jean commence par la prédication de la repentance, et le baptême qu’il administre annonce déjà le pardon des péchés (Luc 3.3).

. A la fin de l’Evangile, Jésus, dans la chambre haute, ouvrant l’intelligence spirituelle à ses disciples, leur rappelle qu’il était écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour et que la repentance en vue du pardon des péchés serait prêchée à toutes les nations à commencer par Jérusalem (Luc 24.46-47).

. A la Pentecôte, Pierre termine son message par un appel à la repentance et mentionne le baptême au nom de Jésus-Christ pour le pardon des péchés (Actes 2.38).

. Plus tard, Paul, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, termine en déclarant que, par le Christ ressuscité, le pardon des péchés est annoncé (Actes 13.38).

. Pierre, envoyé chez Corneille, voit le Saint-Esprit descendre sur son auditoire au moment où il prononce ces paroles :

. Tous les prophètes rendent de Jésus le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés (Act 10.43). 

. Et Paul devant le roi Agrippa rappelle comment Dieu l’a envoyé vers les païens afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière, du pouvoir de Satan vers Dieu et reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en Christ (Act 26.18).

  • f) Deux difficultés doivent être mentionnées:

a) Le péché contre le Saint-Esprit qui ne peut être pardonné (Mt 12.31-32 ; Marc 3.28-29 ; Lu 12.10 ; 1Jean 5.16 ; Hébreux 6.4-6 ; 10.26-31). Ce péché n’est pas vraiment défini. A la lumière du message global du Nouveau Testament, il est impossible de conclure à un péché précis particulier. Il semble que nous devrions plutôt considérer la résistance délibérée et prolongée au témoignage de l’Esprit Saint, comme étant, à un moment donné, le seuil que nous ne devons pas franchir. Le faire équivaudrait à un mépris définitif de la grâce de Dieu et du sacrifice de Jésus-Christ. Celui qui commet ce péché impardonnable n’est plus amené ni à la repentance, ni à la foi.

b) L’absolution prononcée selon Jean. 20.23 : Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. Le message général du Nouveau Testament rend difficile la perception, dans ce texte, d’un pouvoir qui serait sacramental, épiscopal, laissé à l’arbitraire des hommes responsables dans l’Eglise. Un tel texte est le mieux compris dans le ministère général de l’Eglise et de ses responsables qui, au bénéfice de l’inspiration divine, vont être envoyés comme le Christ a été envoyé (Jean 20.21) pour annoncer l’Evangile de Christ. C’est donc, en même temps, par le témoignage fidèlement rendu à Christ selon les Ecritures (1Cor 15.1-8) et le refus ou l’acceptation des auditeurs, que se décide le pardon des péchés ou le maintien de la culpabilité. Tout le Nouveau Testament, à commencer par les Actes, va dans ce sens. Les témoins qui proclament l’Evangile ne décident rien par eux-mêmes, ils ne prennent pas la place de Dieu, mais ils constatent et attestent, par les effets de la Parole de Dieu dans les cœurs, le pardon et le salut. Ce qui est dit sur terre est confirmé dans le ciel. La tradition  littérale dit : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur sont [déjà] pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur sont [encore] retenus ». Les hommes sur terre ne font que reconnaître et confirmer ce que Dieu fait dans le ciel.

  • g) Jour du Grand Pardon (Yom kippour) appelé aussi Jour des expiations.

La description en est faite dans le Lévitique. Le 10e jour du 7 e mois (Lev. 16.29) le souverain sacrificateur pénétrait dans le lieu très saint pour y apporter d’abord du parfum qui, en brûlant, dégageait une nuée dense destinée à couvrir le propitiatoire (Lév. 16.13), puis le sang d’un taureau et d’un bouc (Lév. l6.14-15) afin de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour lui-même et pour le peuple tout entier. C’était le seul jour de l’année où le grand prêtre était autorisé à pénétrer au-delà du voile, selon des indications très précises ordonnées par Dieu. Pendant ce temps, les Israélites humiliaient leur âme (Lév. 16.31), c’est-à-dire se repentaient de leurs fautes. Le grand prêtre, en ressortant vivant, attestait l’accueil de Dieu et le pardon des péchés. Le peuple pouvait alors se réjouir. 

-          7. la restauration 

« L’Éternel a été jaloux de sa terre, il a été ému de compassion envers son peuple. Et l’Éternel a répondu et a dit à son peuple : Voici, je vais vous envoyer du blé, du moût et de l’huile ; vous en serez rassasiés, et je ne vous livrerai plus à l’opprobre parmi les nations. J’éloignerai de vous l’ennemi du nord, et je le chasserai dans une contrée aride et désolée ; son avant–garde vers la mer orientale, et son arrière–garde vers la mer occidentale ; sa puanteur montera, et son infection s’élèvera, quoiqu’il ait fait de grandes choses. Terre, ne crains point ; égaye–toi et réjouis–toi ! Car l’Éternel a fait de grandes choses. Ne craignez pas, bêtes des champs ; car les pâturages du désert reverdissent ; les arbres portent leurs fruits ; le figuier et la vigne donnent leurs richesses. Et vous, enfants de Sion, égayez–vous et réjouissez–vous en l’Éternel votre Dieu ! Car il vous donne la pluie de la première saison dans une juste mesure, et il vous envoie une pluie abondante de la première et de la dernière saison, comme autrefois. Les aires se rempliront de froment, et les cuves regorgeront de moût et d’huile. Et je vous rendrai les années qu’a dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil, et le gazam, ma grande armée, que j’avais envoyée contre vous. Vous mangerez et vous serez rassasiés, et vous louerez le nom de l’Éternel, votre Dieu, qui vous aura fait des choses merveilleuses ; et mon peuple ne sera jamais confus. Vous saurez que je suis au milieu d’Israël ; que moi, l’Éternel, je suis votre Dieu, et qu’il n’y en a point d’autre ; et mon peuple ne sera plus jamais confus. Et il arrivera, après ces choses, que je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront ; vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Et même sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours–là, je répandrai mon Esprit » Joël 2.18-29).ispi012282.jpg 

Dans les Ecritures, nous nous rendons compte que Dieu dans sa justice ne viole pas ses principes, mais fait aussi la restitution afin qu’équité et intégrité en lui subsiste. Le processus que l’Eternel adopte pour la restitution de l’homme dans ce qu’il a perdu par son péché et qui revient à Lui est le suivant en prenant l’exemple d’Israël vendu par ses péchés au roi de Babylone :

-          restauration de l’agriculture et des villes dans le pays (Ezéchiel 36.1-15)

-          reconstitution de la nation (Ez 36.16-37.28)

-          Jugement des ennemis (Ez 38.1-39.24)

-          Etablissement d’un culte d’adoration (Ez 40.1-47.12)

-          Restitution au double de ce qui a été perdu (Zach 2.1-13 ; 9.11-12 ; Esaïe 61.7)

-          Restitution de ce qui a été perdu au jour du jugement divin du péché dans le coupable (Joël 2.25)

          Dr André CHOUBEU

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sia kanhone ernest 05/01/2015 23:01

Merci pour cet enseignants

sia kanhone ernest 05/01/2015 23:00

Merci pour cet enseignants