LES DIVERS ASPECTS DE L’EVANGILE - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

LES DIVERS ASPECTS DE L’EVANGILE

28 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

angel-gallery-22

 

Définition : 

Le mot grec ‘‘Euangellion’’  traduit en français Evangile signifie ‘‘bonne nouvelle’’. Ce mot se rapporte à différents aspects de la révélation divine de la voie du salut. L’Evangile dans son but premier appelé Evangile de la grâce de Dieu est le plan de Dieu, indispensable pour le salut de l’homme (Rom 2.16). Il annonce la bonne nouvelle de Jésus Christ mort à la croix du Calvaire pour les péchés du monde entier, ressuscité des morts et justifiant parfaitement quiconque croit en Lui (Rom 4.25-5.1).

Il revêt plusieurs aspects qui doivent trouver leur application dans la vie du croyant sinon, il n’aura pas son effet tel que voulu par Dieu. Bien que l’Evangile désigne plusieurs aspects de la bonne nouvelle de la révélation divine, Dieu en proclamant la bonne nouvelle de l’Evangile de la grâce, celle de l’Evangile du Royaume à venir, et celle de l’Evangile éternel du jugement divin des méchants et de la délivrance des croyants, ne signifie pas qu’il y ait plusieurs évangiles.

Durant toutes les dispensations, la grâce a toujours été le fondement du salut. Elle demeure en toutes circonstances, le seul moyen pour être sauvé du péché. Les Saintes Ecritures mettent donc un accent sur  les aspects suivants de l’Evangile : 

  1. 1.      L’Evangile de Dieu :

‘‘Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu’’ (Rom 1.1). 

L’évangile de Dieu est la bonne nouvelle concernant Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que Paul va expliquer aux Romains tout au long de la lettre. Cet évangile tire son origine de l’amour de Dieu.

L’utilisation de ce mot environ 60 fois dans l’Epître aux Romains comme verbe et nom a une importance sans équivoque. Particulièrement le mot Evangile de Dieu aux romains établit une différence entre le culte de l’Empereur pour interpeller les hommes non à la bonne nouvelle qui caractérisait les heureux évènements survenus dans la famille de ce dernier, mais de celle que Dieu a réservé à quiconque acceptera celui qu’il a envoyé pour remplacer leur amertume par la joie, la tristesse par l’allégresse, la perdition par le salut et ce, par simple grâce. En effet, le héraut de la ville introduisait une importance annonce sur l’Empereur telle que la naissance d’un fils par le mot ‘‘bonne nouvelle’’. Paul au contraire y souligne le fondement vétérotestamentaire de la Bonne Nouvelle (Romains 1.2-4) et son universalité, les Juifs et les non Juifs étant appelés par Dieu au moyen de l’Evangile à ne former qu’un seul peuple (Romains 1.5). Ce projet divin était déjà inscrit dans l’Ancien Testament (Romains 16.25-26). Pour placer la Bonne Nouvelle dont Paul annonçait au-delà de toute tension, appelant tous à la même confession de foi, il rappelle à cet effet que l’Evangile de Dieu parle de l’Eternel Dieu (Adonaï de l’Ancien Testament), du Messie Roi, pleinement humain et pleinement divin, divinité qui a été manifestée par sa résurrection (Phil 2.9 ; 1 Pierre 1.21 ; Eph 1.20-23), sur l’Esprit Saint comme agent de la résurrection (Romains 8.11 ; 1 Cor 15.44-45), la grâce de Dieu source de tout salut excluant tout mérite et toutes bonnes œuvres (Eph 2.8). Ainsi, la Bonne Nouvelle que pêchait Paul ne venant pas de l’Empereur, tire son origine de Dieu et dont le contenue : Dieu pardonnera vos péchés, il vous délivrera du pouvoir du péché et vous donnera une espérance éternelle (1 Cor 1.16 ; 1 Cor 15.1-4), n’étant pas seulement une offre pleine de grâce, mais aussi un ordre auquel il faut obéir (Rom 10.16). Comme Paul, nous devons tous brûler de l’annoncer (1 Cor 9.23) : 

 

-   «Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour les impies.

-   A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

-   Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque  nous étions encore des pécheurs, Christ est  mort pour nous.» (Rom 5.6-8)

-   « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui.

-    Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Jean 4.9-10).

Jésus-Christ a dit : Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie (Jean 20.21).

a)      Nous connaissons-nous envoyés pour annoncer l’Evangile ?

b)      Obéissons-nous à cet ordre ?

c)      Prions-nous sincèrement pour les perdus et allons-nous vers eux pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume des cieux ?

d)      Souffrons-nous pour ceux qui sont sur la voie de la perdition ?

e)      Sommes-nous reconnaissant à Dieu pour notre salut ? La joie du salut habite-t-elle vraiment en nous ?

L’Evangile de Dieu nous ramène à la Seigneurie de Celui qui est à l’origine de toute chose et qui ne veut pas que le pécheur soit perdu, mais qu’il soit sauvé et parvienne à la connaissance de la vérité. 

  1. 2.      Evangile de Christ :

‘‘Par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l'Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu'en Illyrie, j'ai abondamment répandu l'Évangile de Christ’’ (Rom 15.19).

La bonne nouvelle du salut procède du sacrifice expiatoire dont Christ est la seule source de la foi (Rom 1.16 ; 15.19 ; 1 Cor. 9.12 ; 2 Cor 10.14). Cet Evangile consiste à annoncer la Bonne Nouvelle comme pionnier là où Christ n’a pas encore été annoncé. Le salut qui est l’œuvre du Serviteur exprimée dans Esaïe 53 doit être explicitée et proclamée en sorte que ceux qui ont le cœur brisé, les prisonniers et les captifs soient visités d’en haut pour leur libération parce que celui qui ne relâchait jamais ses prisonniers a été vaincu à la croix et alors les ténèbres ne règneront pas à toujours (Esaïe 14.17 ; 61.1-5 ; Esaïe 8.20). Proclamer donc l’Evangile de Christ c’est annoncer le salut à ceux qui étaient dan la geôle de la mort ou dans l’emprise des puissances démoniaques par les liens du péché car il est dit : ‘‘et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance’’ (1Co 2.4).

Nous constatons qu’au fil des jours, Satan investit lourdement pour renverser les valeurs de l’Evangile de Christ en inventant subtilement toutes sortes de stratégies.  Ainsi, l’évangile bon marché au moyen de la falsification des Ecritures est prêché, octroyant un faut salut au moyen des principes inconnus de Dieu : celui qui croit en Christ ne souffrira jamais, ne sera jamais pauvre, etc., pourtant nous pouvons dire :  

-            « Non pas qu’il y ait u autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ » (Gal 1.7)

-            «Commencement de l’Evangile de Jésus Christ, Fils de Dieu» Marc 1.1)

-            « Nous aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

-            Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône.

-            Considérez, en effet, Celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point l’âme découragée. » (Hébreux 12.1-3)

 

Christ a souffert pour notre salut :

a)         et l’Apôtre Paul de dire : ce qui manque aux souffrances de Christ, je les achève dans ma chair pour son Corps qui est l’Eglise. Souffrez-nous pour Christ en annonçant l’Evangile ?

b)        Subissez-nous les persécutions sans complainte pour la cause de Christ ? Investissez-nous pour le progrès de l’Evangile (Luc 22.36-37) ?

L’Evangile de Christ nous conduit à celui que le ciel dans sa souveraineté avait avant les temps ancien désigné pour notre salut afin que la prophétie ‘‘Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon’’ de Genèse 3.15 s’accomplisse. 

  1. 3.      Evangile de la grâce de Dieu :

‘‘Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu’’ (Actes 20.24).

      L’Evangile de la grâce est la bonne nouvelle qui sauve ceux qui sont sous la malédiction de la loi. Dans le passé, les hommes ont expérimenté plusieurs moyens pour parvenir au salut, mais en vain. Ainsi, ce ne sont ni nos œuvres, ni nos efforts, nos possibilités physiques, morales ou nos valeurs intrinsèques qui peuvent nous sauver (Actes 20.24). L’une des réelles difficultés dans la transformation morale de plusieurs chrétiens est la base absente de cet aspect de l’Evangile qui relâche la puissance de Dieu qui opère en notre esprit. La doctrine du salut est moins enseignée ou expliquée dans les Assemblées locales, privilégiant la loi que plusieurs en vain s’efforcent de pratiquer. L’Apôtre dit : ‘‘Il vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus Christ notre Seigneur’’ (1Co 1.8-9).

     ‘‘Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ’’ (Phi 1.6).

       Nous comprenons ici que cet aspect de l’Evangile place la grâce au centre de tout bien que nous ayons à faire des efforts pour joindre à notre foi à la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité (2Pierre 1.5-7). Ne nous souvenons-nous pas que le Seigneur Jésus lui-même nous a dit : ‘‘Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire’’ (Jean 5.5). L’Apôtre ira plus loin en disant : ‘‘Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ?’’ (1Co 4.7). 

       Il devient évident que oublier l’Evangile de la grâce dans l’application de la Bonne Nouvelle reviendrai à conduire les hommes vers le légalisme et non vers la grâce de Dieu qui peut tout faire en nous et pour nous lorsque nous demeurons obéissants et attachés à la vraie Parole de Dieu non diluée, non polluée. Quelques textes bibliques donnent matière de réflexion à ce sujet :

-       « Avec quoi me présenterai-je devant l’Eternel, pour m’humilier devant le Dieu Très – Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ?

-       L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, des myriades de torrents d’huile ?  Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? » (Michée 6.6-7).

-       «Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé...» (Esaïe 64.5)

-       « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que  personne ne se glorifie. (Eph 2.8-9).

 

     Quelques questions devraient alors nous interpeller dans notre motivation au service pour Dieu :

            a)    Sommes-nous toujours sous la loi ou sommes-nous passés de la loi à la grâce ?

b)        Sommes-nous ces fanatiques qui nous appuyons sur ses œuvres extérieures pour nous croire quelque chose ?

c)         Reconnaissons-nous la grâce de Dieu dans tout ce que nous sommes, avons et faisons ?

d)        Qu’avons-nous que nous n’ayons reçu, et si nous avons reçu, pourquoi nous enorgueillir ?

e)         Investissons-nous pour que d’autres reçoivent la grâce de Dieu ?

f)         Par notre comportement, privons-nous d’autres de la grâce de Dieu (Héb 12.15-17) ?

 

L’Evangile de la grâce nous permet de compter sur Dieu d’heure en heure pour toute chose, tout en demeurant dans son intimité car il est souverain et connaît seul le chemin par lequel il nous conduit en d’atteindre ses objectifs dans nos vie. 

  1. 4.      Evangile de la gloire du Christ :

‘‘Pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu’’ (2Co 4.4).

L’Evangile de gloire est la Bonne Nouvelle qui concerne Celui qui est dans la gloire et qui veut conduire à la gloire beaucoup de fils. Par la chute, Satan entraîna la race humaine sous le coup de la perdition, de la misère, de l’ignominie. Mais Jésus venu de Dieu, sauve le pécheur par l’Evangile de la gloire, afin de l’amener à la gloire de Dieu. En effet, Satan le Dieu de siècle aveugle l’esprit humain afin d’empêcher la lumière du Christ d’y pénétrer. Le monde présent dominé par le péché (Gal 1.4) est distingué du monde à venir. En tant que Dieu incarné, le Christ est l’image parfaite de Dieu, mais en tant qu’homme, il est aussi parfaitement à l’image de Dieu (de même qu’Adam et Eve avaient été créée à l’image de Dieu) : En étant transformé à l’image du Christ (2 Cor 3.18) le croyant devient ce qu’il était sensé être depuis le commencement, c’est-à-dire parfaitement humain, ceci par l’Evangile de la gloire : ‘‘nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit’’ (2Co 3.18).

Nous comprenons ici que l’adhésion de notre esprit à l’Esprit de Dieu par une soumission totale à la Parole de Dieu bénéficie d’une régénération qui transforme notre méthode de pensée et notre capacité de compréhension qui produira en nous la nature de Christ dans la manifestation de nos actes. Cette gloire dont tout vrai croyant est tributaire par la grâce de Dieu est exprimée dans les Ecritures :

-          « Rendez grâces au Père, qui vous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,

-          qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

-          en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés» (Col 1.12-14)

-          « Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrit la mort pour tous.

-          Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

-          Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères» (Héb 2.9-11).

 

      Parce que le but de l’Evangile dans l’une de ses implications conduit à la gloire de Dieu perdu par le péché, et parce que ‘‘tous ont péché et sont privé de la gloire de Dieu (Rom 3.23) interrogeons-nous :

                        a)    Recherchons-nous  toujours la gloire de Dieu en toute chose ?

b)      Travaillons-nous pour que les autres entre dans la gloire de Dieu ?

c)      Espérons-nous à la gloire de la vie éternelle ?

d)      Nous laissons-nous transformer par l’Evangile pour refléter la gloire de Dieu ?

L’Evangile de la gloire nous amène à comprendre que Dieu veut restaurer en nous, sa gloire qui fut ôtée par le péché et recréer à nouveau une intimité avec lui comme qui fut entre Adam et Eve dans le jardin d’Eden avant la chute. 

  1. 5.      Evangile de votre salut :

‘‘En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis’’ (Eph 1.13).

L’Evangile de votre salut est cette bonne nouvelle à travers laquelle le Seigneur manifeste sa miséricorde à notre endroit en agissant lui-même, mais de manière définitive pour apporter une fois pour toute la solution au problème de péché. Au Jardin d’Eden, il en avait fait une illustration en tuant deux animaux dont la peau servit à couvrir la nudité des premiers parents Adam et Eve. Cet acte plein de signification est la solitude divine envers l’homme et la femme malgré leur désobéissance. Nous constatons que malgré la mise ne garde de Genèse 2.17, la première créature à mourir n’était pas un homme, mais bien un animal. C’est une ombre de la réalité divine car Dieu tua au Calvaire un substitut pour racheter les pécheurs. Nous réalisons que les animaux tués, type de l’animal qu’égorgeait le sacrificateur pour le pardon du pécheur et plus tard l’Agneau de Dieu (Christ) livré pour la rédemption de l’humanité n’intervint qu’après la confession de foi d’Adam qui eu confiance à la promesse divine de Genèse 3.15 en donnant à sa femme le nom de Eve (Genèse 3.20). Nous retiendrons ici que le nom Eve en hébreu Chavvah signifiant vie ou qui donne la vie veut bien dire que Adam connut qu’il est mort spirituellement, mais un jour, l’enfant qu’accouchera son épouse vaincra définitivement leur ennemi. L’Evangile de notre salut atteste une bonne fois pour toute que notre rachat a été bien acquis par Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Par le rachat en effet, l’objet de la transaction change complètement de main, donc de propriétaire. C’est pour cela qu’il est affirmé : ‘‘Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu’’ (Eph 2.14-19). Ainsi, nous pouvons affirmer :

-       « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis,

-       lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire» (Eph 1.13-14)

-       « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16)

 

     Face à cet amour de Dieu, une forte interpellation s’impose :

                      a)   L’Evangile nous a-t-il vraiment affranchi ?

b)      Sommes-nous encore sous le joug d’un esclavage quelconque ?

c)      Aimons-nous vraiment le salut des autres ?

d)      Savons-nous que l’Evangile peut sauver tous ceux qui sont autour de nous ?

e)      Quel programme de témoignage avons-nous pour le salut des autres ?

 

L’Evangile de notre salut exprime à l’intention de tout pécheur que toutes les dispositions favorables ont été prises par Dieu pour garantir notre salut et veiller sur notre croissance aussi longtemps que nous y sommes attachés car Dieu a tout accompli sur la croix les exigences requises par la loi à cet effet. 

  1. 6.      Evangile de paix :

       ‘‘Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix’’ (Eph 6.14-15).

 

L’Evangile de la paix proclame que Christ a établi la paix entre Dieu et le pécheur devenu croyant, lui accordant la  possibilité d’acquérir la paix intérieure (Col 1.20). Nous devons savoir que le monde entier est sous l’emprise du malin (1 Jean 5.19), mais, Jésus – Christ le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable (1 Jean 3.8). Nous savons qu’il est écrit ‘‘qu’il n’y a point de paix pour les méchants’’ (Esaïe 57.21). La gamme de propositions que fait Satan aux hommes pour les maintenir dans l’esclavagisme a essentiellement pour but de leur faire croire que par là, ils vont acquérir la paix. Une fois engagé dans cette voie subtile du diable, l’homme s’enlise chaque jour dans une étreinte interminable qui le conduit toujours vers l’aliénation jusqu’à ce que mort s’en suive. Dans l’Ancienne Alliance, il fallait à chaque fois qu’on a péché, recourir aux sacrifices pour l’expiation ; mais par la mort de Jésus Christ sur la croix, le mur de l’iniquité a été définitivement renversé et la paix octroyée à la conversion est renouvelée par une simple confession lorsque nous nous sommes éloignés de Dieu par un péché quelconque (1 Jean 1.9).

Nul ne pourrait prétendre avoir reçu l’Evangile de paix s’il n’est enrôlé dans l’armée du Seigneur pour le combat spirituel défensif et offensif :

La paix étant une chose précieuse dans la marche chrétienne, nous devons veiller sur notre comportement, sur nos paroles, nos pensées et nos actes afin que vivant dans l’intimité du Saint-Esprit, nos relations à tous égards soient saines et empreintes de paix. La paix que donne l’Evangile est si indispensable pour une approbation divine qu’il est écrit de ne pas se mettre inutilement en soucis, mais d’exposer nos besoins en toute chose à Dieu, lui adressant nos prières et requêtes, lui disant notre reconnaissance et alors, la paix de Dieu qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir gardera notre cœur et notre pensée sous la protection de Jésus Christ (Phil 4.5-7). L’Evangile de paix est la source qui nous préservera dans la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur (Héb 12.14). La paix intérieur et extérieur étant l’objet de fréquentes attaques du monde des ténèbres, nous devons pour préserver cet acquis si cher à notre vie dans tous ses aspects, retenir ce qui suit :

-       « Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu » (Eph 6.14-17)

-       « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! (Mt 5.9)

-       « Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

-       Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par Lui nous avons les uns les autres accès auprès du Père dans un même Esprit » (Eph 2.14-17).

 

     Comme interpellation dans la prescription divine de l’Evangile de paix, nous devons nous interroger sur les points suivants : 

              a)    Sommes-nous en paix avec Dieu ?

b)        Sommes-nous en paix avec toi-même ?

c)        Sommes-nous en paix avec les autres ?

d)        Travaillons-nous pour le ministère de la réconciliation, de la destruction ou la division ?

e)        Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent l'Evangile de la paix disent les Ecritures ; Qu’en est-il des nôtres ?

 

L’Evangile de paix est la manifestation de la miséricorde divine qui à travers le sang de l’alliance, efface de nos consciences la notion de culpabilité qui est la cause des troubles, des inquiétude, des mauvaises pensées et paroles déplacées ou mensongère, etc. La paix étant comme une sentinelle autour du croyant et le protégeant des assauts de l’ennemi, nous affirmons qu’elle est l’assurance de la présence et de l’intimité divine avec celui qui a Christ comme bouclier. La paix que donne la bonne nouvelle est un contentement intérieur donné par Dieu. 

  1. 7.      L’Evangile du Royaume :

‘‘Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus Christ, hommes et femmes se firent baptiser’’ (Actes 8.12). 

Dans cette Bonne Nouvelle, Dieu se propose d’établir sur terre le Royaume de Christ, afin d’accomplir l’alliance faite à David (2 Sam 7.16). Cette bonne nouvelle du royaume fut annoncée par les Prophètes de l’Ancien Testament (Esaïe 9.5-6), ainsi que par Christ Lui-même lors de sa première venue (Mt 9.35). Elle sera proclamée pendant la Grande Tribulation (Mt 24.14). 

L’Evangile de Matthieu est celui dans lequel la notion de royaume est la plus marquée. Il convient de préciser que le peuple Juif ayant trop souffert des dominations étrangères soupiraient ardemment à un royaume messianique dans lequel, le Messie envoyé du ciel combattra leurs ennemis par le Roi Messie. Dieu par Matthieu introduit Jésus comme ce Roi longtemps attendu qui apportera enfin la paix tant attendue. C’est ainsi que Matthieu présentera Jésus dans sa généalogie dans la dynastie royale de David. Toutefois, le règne messianique du Roi Jésus devra selon les saints desseins de Dieu commencer par l’intérieur du croyant qui par la manifestation de la nature de Christ qui habite en lui étalera par sa conduite, ses paroles, ses actes et ses œuvres le règne absolu de Dieu tel qu’il est vu et appliqué au ciel.

 

Dans Ses paraboles au sujet des divers aspects du Royaume de Dieu, Jésus a enseigné beaucoup de leçons importantes qui donnent à l’Evangile du Royaume un sens précis. L’étude de ces nombreuses paraboles du Christ permet de comprendre plus profondément ce que sera ce Royaume dans le programme de Dieu, dans sa manifestation et notre implication à partir de notre subordination au Roi éternel pour l’entrée dans son Royaume. Bien que la signification réelle les paraboles du Christ sur le Royaume soit souvent obscure pour le monde qui nous entoure, elles révèlent les mystères du Royaume à ceux qui sont appelés par Dieu.

C’est ainsi que selon Matthieu 13, la parabole du grain de sénevé qui  est la plus petite semence du jardin enseigne aux disciples que le Royaume de Dieu, quoique paraissant petit au commencement, connaîtra une grande croissance (versets 31-32). Avec la parabole du levain, Jésus souligne selon certains commentateurs, le jugement divin à venir, ainsi que les devoirs de ceux qui sont invités à participer au Royaume. Parce que le règne de Dieu est un règne d’amour, de miséricorde, cet Evangile apprend au sujet de la joie que Dieu éprouve à l’égard de notre repentance. Ainsi, Le Christ rendait très clair que l’entrée dans le Royaume de Dieu impliquait des obligations et un jugement. Mais, le Royaume de Dieu n’est pas uniquement un message d’obligations et de jugement, c’est également une description de la joie intense du Père, qui retrouve ceux qui étaient égarés. La parabole du Luc 19 montre que Christ, l’unique Roi du Royaume revendra, et récompensera Ses disciples en fonction de leur fidélité et de leur diligence manifestées lors Son absence. Luc 14 quant à lui, montre que dans les gouvernements du monde, les gens qui semblent réussir sont ceux qui utilisent des moyens politiques, et qui sont motivés par leurs ambitions. Mais dans le gouvernement de Dieu, ce ne sera pas le cas : pour avancer, il ne faut pas rechercher les hautes fonctions, mais servir humblement. L’Evangile du Royaume mentionné 33 fois dans le livre de Matthieu retrace trois aspects marquants et déterminants sur Jésus comme le Roi incontestable de ce Royaume : 

- L'entrée triomphale à Jérusalem (Mt 21.2-11 ; Luc 19.28-38 ; Jean 12.12-16).

En entrant à Jérusalem monté sur un ânon, Jésus réalise la prophétie de Zacharie (9.9) et se présente comme un roi. Les foules et ses disciples ont pu penser qu'il restaurerait la royauté politique en Israël. Mais conscient de sa mort prochaine, Jésus annonçait plutôt le Royaume de Dieu.

-  L'action contre le Temple (Mt 21.12-17 ; Marc 11.15-19 ; Luc 19.45-46 ; Jean 2.14-16)

En chassant les vendeurs du Temple, Jésus s'attaque au "centre visible de Jérusalem et du judaïsme (Brown, cité par Poirier, 1998). Plusieurs interprétations de son geste sont possibles. Retenons celle-ci: son geste pouvait annoncer la fin d'un ordre et le commencement d'un ordre nouveau, l'ordre du Royaume.

- Le dernier repas avec les disciples (Mt 26. 20-35 ; Marc 14.17-31 ; Luc 22.14-38 ; Jean 13.1-17,26)

En rassemblant les données des quatre évangiles, on saisit mieux la forte densité du sens contenu dans ce repas d'adieu. Le symbolisme du repas rappelle bien sûr le festin du Royaume. Bien plus, il vient expliquer l'ordre nouveau du Royaume. Dans son geste de se donner lui-même à manger (institution de la cène), dans son geste de laver les pieds de ses disciples, Jésus montre que dans l'ordre du Royaume, l'amour va jusqu'au don de soi-même, jusqu'au don de sa vie pour les autres.

Et comme il est écrit : 

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera su ses épaules ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

Donnez à l’empire de l’accroissement et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours » (Esaïe 9.5-6)

«Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin» (Mt 24.14). 

Nous devons en toute âme et conscience, nous interroger sincèrement :

   a)     De quel royaume sommes-nous : du monde, de Satan ou de Dieu ?

b)        Dans le royaume de Dieu, seul Christ est l’unique roi. Lui sommes-nous soumis ?

c)         Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis ? (Luc 6.46) 

d)        Christ est-il vraiment notre Souverain ? Pourquoi donc les plaintes et inquiétudes ?

e)         Christ est-il Seigneur sur nos lèvres seulement ou dans notre vie aussi ?

f)         Travaillons-nous pour l’avancement du royaume de Dieu ?

g)         Obéissons-nous au commandement de Mt 28.19-20 ? 

L’Evangile du Royaume présente le Royaume de Dieu comme la réalisation parfaite de l'éthique, du mode de vie, de la vision et des valeurs portés par l'Évangile. Il s'agit de la description d'un monde idéal auquel l'espérance chrétienne soumet l’individu à l’obéissance inconditionnelle du mode de vie manifesté par la nature de Christ en lui, modèle parfait de celle que vivait le Seigneur sur terre, expression véritable des principes du gouvernement de Dieu dans tout ce que l’homme est, pense, vie, fait et sera pour l’éternité. 

  1. 8.      L’Evangile éternel :

‘‘Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribut, à toute langue et à tout peuple’’ (Apoc 14.6).

L’ange prêche cette Bonne Nouvelle de la vie éternelle et de l’entrée dans le Royaume de Dieu en accomplissement des prédictions de Mt 24.14 et 1 Cor 15.1-10. Le monde est en plein dans la grande tribulation et cet évangile invite tous les habitants du monde entier à mettre fin sans tarder à  allégeance faite à la Bête pour se tourner vers l’Agneau. L’Evangile éternel n’est rien d’autre que la l’Evangile de la gloire de Dieu, Bonne nouvelle de la grâce de Dieu, de Jésus Christ ou du Royaume. C’est la bonne nouvelle qui affirme que Dieu sauve en pardonnant les péchés et ouvre son royaume à tous ceux qui se repentent et croient. Dans sa justice, sa miséricorde, son amour, Dieu a établi que le monde entier entendra ce message grâce aux anges, lorsque Dieu appellera les hommes à saisir ce salut gratuit. Il devra être ainsi avant la fin en sorte que Dieu soit juste en jugeant et en condamnant ceux qui volontairement ont manifesté l’endurcissement et l(incrédulité face à la miséricorde de Dieu, préférant la perdition que de se soumettre à Christ le Roi choisi par Dieu pour régner pendant les mille ans.

L'évangile de la grâce est la bonne nouvelle que Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. Cet Evangile de grâce est prêché entre les deux périodes de l'Evangile du Royaume. L'évangile éternel consiste dans la crainte et l'adoration du Dieu glorieux, Créateur de toutes choses, béni éternellement. Cet Evangile est proclamé aux habitants de la terre à l'extrême fin de la Grande Tribulation, juste avant le Jugement des nations (Mat. 25.31). C'est une bonne nouvelle pour Israël et pour ceux qui ont été sauvés à travers la Grande Tribulation ; car elle annonce leur délivrance prochaine de leurs persécuteurs et les exhorte à ne pas craindre ceux qui peuvent tuer leur corps, mais ne peuvent tuer leur âme. C'est aussi un dernier appel jeté à ce monde apostasié. 

Cet Evangile sera une bonne nouvelle pour les croyants dans leurs souffrances, puisqu’il leur annoncera la délivrance très prochaine et la récompense. Devant les terribles jugements divins, les habitants de la terre sont exhortés à craindre Dieu et à Lui donner gloire : 

-       « Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez Lui gloire, car l’heure de son jugement est venue et adorez Celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer et les sources d’eaux....C’est ici, la persévérance des saints qui gardent les commandements de Dieu, la foi de Jésus. » (Apoc 14.7,12).

 

     Ces choses ne peuvent rester sans réaction de notre part. Alors :

          a)    Comment voyons-nous l’amour de Dieu pour les incrédules de la Grande Tribulation ?

b)        Savons-nous que les effets de l’Evangile sont éternels et que notre péché nous atteindra ?

c)        Le riche apprit de grandes leçons en enfer, mais pour sa condamnation.

d)        Notre comportement présent vis-à-vis de l’Evangile nous garantit-il le bonheur du ciel ?

 

L’Evangile Eternel est une marche de la voie sortie de l’éternité et qui traverse la création en direction du lieu de sa provenance, savoir l’éternité. Marquant ses empruntes, il se repose dans le cri du témoignage des envoyés venus de l’Eternel, Dieu de toute éternité qui confie sa pensée au Saint Esprit dans le seul but de « manifester » sa miséricorde avant que sa gloire ne soit donné à aucun autre. 

  1. 9.      Selon mon Evangile :

‘‘A Celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles’’ (Romains 16.25).

Lorsque dit selon son Evangile, il ne parle de son message personnel, mais le message de Jésus Christ qui lui a été divinement révélé, qui est une bonne nouvelle à la lumière des mauvaises nouvelles du jugement. Paul avait été choisi, mis à part pour annoncer le message de la bonne nouvelle du salut aux païens. C’est la nouvelle de la grâce de lui qui lui a été faire, lui persécuteur non seulement d’être pardonné, mais d’être appelé à l’apostolat et d’avoir sans avoir été parmi les douze Apôtres, trouvé grâce aux de Dieu qui lui a révélé plusieurs mystères concernant le peuple juif et les non juifs qui deviennent égaux en Christ dans le salut qui est un don du ciel. Plusieurs autres mystères lui sont révélés et il a fait de cet évangile une application pour sa vie, lui permettant de régler tous les axes et aspects de sa vie. Cet Evangile ordonnait non de s’attacher aux autres pour s’attirer la faveur de Dieu, mais de considérer uniquement l’œuvre parfaite accomplie à la croix une fois pour toute pour le salut de quiconque croit. Paul, juif d’origine prêchait et observait ce qu’il prêchait. Les autres (Pharisiens et Scribes) par contre disent et ne font pas (Mt 23.2-7). Effectivement, la Bonne Nouvelle a un grand impact pour ceux qui la reçoive :     

-       « Mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi » (Rom 16.26)

-         «Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine.» (1 Cor 1.17).  

       Pour nous qui servons Dieu :

                          a)      Quel est notre évangile ?

b)            Observons-nous ce que nous prêchons ?

c)             Notre évangile est-il de Dieu ou des hommes ?

d)            Osons-nous appeler l’Evangile de Dieu notre évangile ?

L’Evangile de Dieu est notre Evangile lorsque nous l’avons accepté et la visons au complet.

 

10.  Un autre Evangile :

‘‘Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passé à un autre évangile’’ (Gal 1.6).

Cet évangile est une perversion de la bonne nouvelle de l’Evangile de la grâce de Dieu. Cette forme d’évangile pollué enseigne que l’on peut se passer de la sainteté une fois qu’on est sauvé car Dieu a pardonné tous nos péchés passés, présent et avenir. Par conséquent, tout acte mauvais que nous pouvons poser est d’avance pardonné, même si une confession n’est pas faite. Il enseigne aussi qu’on peut être sauvé par d’autres moyens que la grâce de Dieu, par exemple par ses propres efforts. Il enseigne par ailleurs que tous ceux qui sont sauvés ne doivent plus souffrir de la maladie, de la pauvreté et d’autres maux. Cet évangile est communément appelé « l’évangile pollué, dilué, corrompu, de prospérité et souillé ». Un autre évangile est aussi ces pratiques honteuses que nous rencontrons aujourd’hui partout mélangeant syncrétisme et mysticisme religieux. Les nouveaux ministères de délivrance qui donne priorité aux démons n’ont rien à voir avec l’Evangile du salut. Nous devons retenir que :

 

« Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Nous l’avons dis précédemment et je le répète à cette heure : Si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal 1.7,9).

 

CONCLUSION : Quel amour ! Quelle merveille ! De la part de notre Dieu qui envoya Son fils unique Jésus-Christ mourir sur la croix pour nos péchés. Cet exemple de l’amour résume le bien fondé de notre existence sur terre. Alors qu’as-tu, fais de Jésus sur la croix ? Là où il y a la discorde, peux-tu  apporter la  paix ? Là où  il y a la tristesse peux-tu apporter la joie ?  Peux–tu sacrifier ton argent, ton temps, ton enfant, bref, tout ce que  tu as comme bien pour le Seigneur ? Mais saches que le Seigneur a besoin de toi pour la croissance de son Eglise selon qu’il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur,  ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force » (Marc 12.30). A cause de l’amour de Dieu que véhicule l’Evangile dans ses multiples aspects, les sauvés entrent dans une nouvelle dimension selon qu’il est écrit : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2.9). Toutefois dans notre service pour la cause de l’Evangile, sachons que Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

 

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA -Cameroun

Tél. 99 58 65 05 / 22 12 34 72

 

 

Partager cet article

Commenter cet article