LES CAUSES DE LA CHUTE DES HÉROS (3) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES CAUSES DE LA CHUTE DES HÉROS (3)

4 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

x25427742.jpgAttitude exemplaire de David :

Après la mort de Saul, David pouvait s’ériger immédiatement en roi car il avait été oint de manière officielle par Samuel et tout le peuple savait que Dieu était avec lui. Da manière prophétique, Dieu établit devant deux personnes la preuve irréfutable de  l’onction royale sur David :

  1. Chez Eliab, grand frère de David :

Il nous souvient que dans 1Samuel 16, Dieu envoya le Prophète Samuel pour oindre le roi selon le cœur de Dieu dans la famille d’Isaï. Lorsque lui et les Anciens de Bethlehem y entrèrent, il se dit, en voyant

Éliab: Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui. Mais la réponse de Dieu fut sans équivoque :

‘‘Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur’’. Probablement, Eliab n’avait pas digéré cette déception car son droit d’ainesse qui lui conférait automatiquement le titre d’héritier se voyait ainsi ôté. Lorsque la prescience divine voulue que leur père envoya le jeune David recouvert de l’onction royale pour donner à manger a ses frères ainés en guerre. Mais voici la réaction d’Eliab : ‘‘Éliab, son frère aîné, qui l'avait entendu parler à ces hommes, fut enflammé de colère contre David. Et il dit: Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur. C'est pour voir la bataille que tu es descendu’’. La réponse très empreinte d’un sens bien élevé de leadership de David fut : ‘‘Qu'ai-je donc fait? ne puis-je pas parler ainsi?’’. Et ensuite il adopta à l’ endroit de son ainé qui méprisait la personnalité royale qu’il incarnait : ‘‘Et il se détourna de lui pour s'adresser à un autre, et fit les mêmes questions. Le peuple lui répondit comme la première fois’’.

Par cette attitude, nous découvrons la maturité de David et un sens développé de leadership. La victoire de David sur Goliath devant Eliab qui comme les autres ont battu retraite devant Goliath attestera le choix de Dieu sur son oint David.

 Chez Saul, roi d’Israël : 

Saul quant à lui sans le savoir avait procédé à une passation de commandement avec David lors de la guerre contre les Philistins. En effet, lorsque Goliath avait semé la terreur au point où tous les vaillants guerriers d’Israël avait fait volte face. Dieu suscita David. Lorsqu’il vint se présenter comme potentiel adversaire du Philistin, il s’était au préalable renseigné de la récompense donnée au vainqueur et voici ce qui était dit par le roi Saul : ‘‘Si quelqu'un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille, et il affranchira la maison de son père en Israël’’ (1Sam 17.25,38).

Dans ce texte il est des choses importantes :

-          le roi le comblera de richesses : ne peut puiser dans le trésor royal qu’un membre rapproché

-          il lui donnera sa fille : avoir la fille du roi indique qu’on devient membre de la famille royale

-          il affranchira la maison de son père en Israël : dans la tradition, seul le roi ou un membre de la famille royale ne paie pas les impôts.

-          Saül fit mettre ses vêtements à David : le vêtement du roi est l’emblème de la royauté. 

-           il plaça sur sa tête un casque d'airain : Dans Esaïe 59.17, l’Éternel se coiffe du « casque du salut » pour défendre l’homme, c’est-à-dire que le salut de l’homme est l’acte qui « couronne » toute l’œuvre divine.

-          et le revêtit d'une cuirasse : la cuirasse protège la poitrine contre les balles et flèche qui peuvent atteindre le cœur.

Lui qui est le chef de l’armée de son peuple se dépouille de son armure et en revêt David qui systématiquement prend sa place. 

Apres donc la mort de Saul, David attend l’action de Dieu pour son intronisation physique par un processus normal : 

‘‘Les hommes de Juda vinrent, et là ils oignirent David pour roi sur la maison de Juda. On informa David que c'étaient les gens de Jabès en Galaad qui avaient enterré Saül. David envoya des messagers aux gens de Jabès en Galaad, pour leur dire: Soyez bénis de l'Éternel, puisque vous avez ainsi montré de la bienveillance envers Saül, votre maître, et que vous l'avez enterré. Et maintenant, que l'Éternel use envers vous de bonté et de fidélité. Moi aussi je vous ferai du bien, parce que vous avez agi de la sorte.  Que vos mains se fortifient, et soyez de vaillants hommes; car votre maître Saül est mort, et c'est moi que la maison de Juda a oint pour roi sur elle’’ (2Sam 2.4-7). 

Dans une attitude de trahison de son chef d’armée, David agit avec intégrité : 

      ‘‘Lorsque Abner fut de retour à Hébron, Joab le tira à l'écart au milieu de la porte, comme pour lui parler en secret, et là il le frappa au ventre et le tua, pour venger la mort d'Asaël, son frère. David l'apprit ensuite, et il dit: Je suis à jamais innocent, devant l'Éternel, du sang d'Abner, fils de Ner, et mon royaume l'est aussi. Que ce sang retombe sur Joab et sur toute la maison de son père! Qu'il y ait toujours quelqu'un dans la maison de Joab, qui soit atteint d'un flux ou de la lèpre, ou qui s'appuie sur un bâton, ou qui tombe par l'épée, ou qui manque de pain! Ainsi Joab et Abischaï, son frère, tuèrent Abner, parce qu'il avait donné la mort à Asaël, leur frère, à Gabaon, dans la bataille.

      David dit à Joab et à tout le peuple qui était avec lui: Déchirez vos vêtements, ceignez-vous de sacs, et pleurez devant Abner! Et le roi David marcha derrière le cercueil. On enterra Abner à Hébron. Le roi éleva la voix et pleura sur le sépulcre d'Abner, et tout le peuple pleura. Le roi fit une complainte sur Abner, et dit: Abner devait-il mourir comme meurt un criminel?   Tu n'avais ni les mains liées, ni les pieds dans les chaînes! Tu es tombé comme on tombe devant des méchants. Et tout le peuple pleura de nouveau sur Abner. Tout le peuple s'approcha de David pour lui faire prendre quelque nourriture, pendant qu'il était encore jour; mais David jura, en disant: Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si je goûte du pain ou quoi que ce soit avant le coucher du soleil!

      Cela fut connu et approuvé de tout le peuple, qui trouva bon tout ce qu'avait fait le roi. Tout le peuple et tout Israël comprirent en ce jour que ce n'était pas par ordre du roi qu'Abner, fils de Ner, avait été tué. Le roi dit à ses serviteurs: Ne savez-vous pas qu'un chef, qu'un grand homme, est tombé aujourd'hui en Israël? Je suis encore faible, quoique j'aie reçu l'onction royale; et ces gens, les fils de Tseruja, sont trop puissants pour moi. Que l'Éternel rende selon sa méchanceté à celui qui fait le mal!’’ (2Sam 2.27-39) 

La troisième onction de David : 

      ‘‘Lorsque le fils de Saül apprit qu'Abner était mort à Hébron, ses mains restèrent sans force, et tout Israël fut dans l'épouvante. Le fils de Saül avait deux chefs de bandes, dont l'un s'appelait Baana et l'autre Récab; ils étaient fils de Rimmon de Beéroth, d'entre les fils de Benjamin. -Car Beéroth était regardée comme faisant partie de Benjamin, et les Beérothiens s'étaient enfuis à Guitthaïm, où ils ont habité jusqu'à ce jour.  Jonathan, fils de Saül, avait un fils perclus des pieds; et âgé de cinq ans lorsqu'arriva de Jizreel la nouvelle de la mort de Saül et de Jonathan; sa nourrice le prit et s'enfuit, et, comme elle précipitait sa fuite, il tomba et resta boiteux; son nom était Mephiboscheth.

      Or les fils de Rimmon de Beéroth, Récab et Baana, se rendirent pendant la chaleur du jour à la maison d'Isch Boscheth, qui était couché pour son repos de midi. Ils pénétrèrent jusqu'au milieu de la maison, comme pour prendre du froment, et ils le frappèrent au ventre; puis Récab et Baana, son frère, se sauvèrent.

      Ils entrèrent donc dans la maison pendant qu'il reposait sur son lit dans sa chambre à coucher, ils le frappèrent et le firent mourir, et ils lui coupèrent la tête. Ils prirent sa tête, et ils marchèrent toute la nuit au travers de la plaine. Ils apportèrent la tête d'Isch Boscheth à David dans Hébron, et ils dirent au roi: Voici la tête d'Isch Boscheth, fils de Saül, ton ennemi, qui en voulait à ta vie; l'Éternel venge aujourd'hui le roi mon seigneur de Saül et de sa race.

      David répondit à Récab et à Baana, son frère, fils de Rimmon de Beéroth: L'Éternel qui m'a délivré de tout péril est vivant! Celui qui est venu me dire: Voici, Saül est mort, et qui croyait m'annoncer une bonne nouvelle, je l'ai fait saisir et tuer à Tsiklag, pour lui donner le salaire de son message; et quand des méchants ont assassiné un homme juste dans sa maison et sur sa couche, combien plus ne redemanderai-je pas son sang de vos mains et ne vous exterminerai-je pas de la terre? Et David ordonna à ses gens de les tuer; ils leur coupèrent les mains et les pieds, et les pendirent au bord de l'étang d'Hébron. Ils prirent ensuite la tête d'Isch Boscheth, et l'enterrèrent dans le sépulcre d'Abner à Hébron’’ (2Sam 4.1-12).

Et puis vient enfin l’heure de l’élévation :

L’élévation a de tout temps été l’objet de tractation, de lutte, de coup bas, de toutes sortes de mauvaises pratiques et démarches, mais tout ce qui est de Dieu se fait dans la paix selon qu’il est écrit :’

‘‘Lequel d'entre vous est sage et intelligent? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.  Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d'en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d'hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix’’ (Jacques 3.13-18).

C’est donc dans cet aspect paisible que David sera au vue de sa vie juste, sollicité par tout le peuple qui reconnaitra enfin ses actions même au temps du roi Saul. Ce qui est de Dieu, même si ca semble tarder, s’accomplira en son temps. David reçoit la troisième onction royale :

‘‘Toutes les tribus d'Israël vinrent auprès de David, à Hébron, et dirent: Voici, nous sommes tes os et ta chair. Autrefois déjà, lorsque Saül était notre roi, c'était toi qui conduisais et qui ramenais Israël. L'Éternel t'a dit: Tu paîtras mon peuple d'Israël, et tu seras le chef d'Israël. Ainsi tous les anciens d'Israël vinrent auprès du roi à Hébron, et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l'Éternel. Ils oignirent David pour roi sur Israël. David était âgé de trente ans lorsqu'il devint roi, et il régna quarante ans’’ (2Sam 5.1-4). 

Conclusion :

Le service de Dieu étant une activité consacrée exigeant non des fonctionnaires, mais des vocationnels, il importe non de servir pour servir, mais de le faire avec Dieu, par Dieu et pour Dieu ; surtout le faire avec les principes et méthodes de Dieu. L’avons-nous toujours fait sans offenser Dieu ? Un arrêt s’impose afin de ne pas servir pour servir, mais d’être dans le champ de Dieu, ayant Dieu pour fondement de l’action. Il serait en effet très dangereux de faire le service de Dieu sans que Dieu soit le Seigneur de l’œuvre. Aux regards des points non exhaustifs abordés, ne faudrait-il pas un temps soit peu s’arrêter et faire une rétrospective critique et sévère afin de se repositionner rapport au programme exact de Dieu. Ceci lui donnera comme le dit si bien l’Apôtre Paul de courir ou avoir couru en vain. Pour éviter le désagrément sur le parcours, chaque vrai homme doit considérer ses trois catégories d’amis et se comporter à leur endroit avec intimité :

-          Celui qu’il regarde en haut (donne des conseils, observe etc.)

-          Celui qu’il regarde d’en face (avertit)

-           Celui qu’il regarde d’en bas (blâme)                                                                         

-          Que celui qui revêt une armure ne se glorifie pas comme celui qui la dépose ! (1 Rois 20.11) 

Ces choses si elles sont observées, nous préserveront de  l’oisiveté et d’une éventuelle chute. Puisse Dieu nous aider à être toujours humble dans la recherche exclusives de la vérité et la marche dans l’intégrité.    

Dr André CHOUBEU                                                                                                                                                                              

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