LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE

25 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE 

(2 Rois 2. 1-25) 

Lorsque nous lisons l’histoire de l’enlèvement d’Elie et de la double portion que reçut Elisée, nous nous contentons souvent de voir l’apparence sans regarder le fond pour en tirer de véritables leçons spirituelles. Combien prient souvent pour demander que Dieu déverse sur eux la double portion d’Elie ? La course à l’onction est l’ultime désir des Serviteurs de Dieu de cette dernière heure. Il faut l’onction à tout prix disait quelqu’un, même s’il faut passer par la fenêtre ! Le retour aux sources des Ecritures s’impose. Le secret des étapes parcourues par Elisée  pour recevoir la double portion d’Elie mérite notre attention. A travers ces linges, nous ferons chemin ensemble avec Elisée pour bénéficier aussi de l’onction du service pour le service.  

L’appel d’Elisée : 

Après le victorieux et brillant défi du mont Carmel, Elie poursuivi par Jézabel qui en voulait à tout prix à sa vie, demanda la mort à Dieu. Sous le genêt de la mort, la providence divine le conduisit dans une prière de quarante jours devant la face du Très Haut. La miséricorde divine lui octroya de oindre les rois Hazaël et Jéhu, choisir Elisée à sa place pour annoncer le jugement de Dieu sur le peuple.

Les instructions données à Elie relatives au choix d’Elisée furent : « Tu donneras  l’onction à Elisée, fils de Schaphath, d’Abel-Mehola, comme prophète à ta place » (1 Rois 19.16)  

Réponse d’Elisée à l’appel divin 

Elie s’empressa d’exécuter l’ordre de l’Eternel en se dirigeant vers Hazaël, Jéhu et Elisée pour accomplir la mission qui lui avait été confiée. Qu’en est- il de nous aujourd’hui face à l’obéissance ? Cette obéissance est aussi frappante dans la manière dont Elisée répondit à l’appel de Dieu «  Elie passa prés de lui et jeta son manteau sur lui. Elisée abandonna ses bœufs, couru derrière Elie et dit : Je vais embrasser mon père et ma mère et je te suivrai »

De ce départ, dépend la suite de la marche jusqu’à l’octroi de la double porion de l’onction d’Elie. 

  1. La consécration d’Elisée  

« Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit Elie et fut à son service » (1 Rois 19.21). Elisée d’après le texte était le chef de l’entreprise familiale. Douze paires de bœufs expriment l’ampleur de la ferme familiale et de l’importance de l’activité d’Elisée sur le plan structurel, organisationnel et de la gestion des personnes. Ceci témoigne qu’Elisée était un homme  robuste fort. L’empressement à abandonner la charrue de bœufs qu’il utilisait pour labourer, pour aller obtenir l’accord en vue d’un éventuel retard montre sa promptitude à répondre à l’appel et caractérise sa disponibilité au service de Dieu.

Frère, comment avait été ton appel ? En as-tu vraiment eu ? En avais-tu réagi positivement, ou avais-tu posé de la résistance ? Ta chute ne vient-elle pas d’un mauvais départ pour le ministère ?

Sitôt l’accord obtenu, Elisée revint vers sa paire de bœufs, non pour continuer le travail, mais pour signifier à ses ouvriers sa cessation d’activité agricole au profit de son appel à l’œuvre de Dieu. Elisée prit soin de ne pas laisser un désordre derrière lui qui souillerait son passé.

Frère, avais-tu tout mis en ordre avant de t’engager au service de Dieu ? Les réclamations et poursuites ne sont-elles pas à tes trousses comme une punaise sur ton vêtement ?

Pour manifester sa consécration, Elisée sacrifia sa paire de bœufs qu’il fit cuire pour donner en festin au peuple. Puis, il se leva suivit Elie et fut à son service. Au service de son nouveau maître, il ne regarda plus au passé glorieux, mais comme Paul, considérera tout le privilège de son passé comme de la boue à cause de l’excellence de sa vocation. Toute consécration véritable est suivie d’une période de formation. Elisée fut un disciple très assidu derrière Elie son maître. Timothée, fut fidèle disciple derrière Paul. Josué le fut également derrière Moïse.

Qu’en est-il de nous ? 

  1. La période de formation d’Elisée :  

Elisée au service d’Elie ne perdait aucun écart avec son maître. Ceci lui permettait de vivre tout ce qu’Elie faisait. Les conseils qu’il donnait aux rois, les messages qu’il recevait pour le peuple imprégnaient une vie précieuse aux yeux d’Elisée.

Quelques traits de la vie d’Elisée démontrent les aspects saillants d’une vie de disciple modèle :

. Reste ici, lui dit Elie. L’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai point, répliqua Elisée. Et ceci à plus de trois fois.

. Taisez-vous, dit Elisée aux fils des prophètes, je sais aussi que l’Eternel enlèvera aujourd’hui mon maître au-dessus de ma tête.

. Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit, dit Elisée à Elie.

. Elisée regardait son maître enlevé et criait : Mon père, char d’Israël et sa cavalerie, saisit alors ses vêtements et les déchira en deux morceaux.

.Il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Retournant pour Jéricho, il s’arrêta au bord du Jourdain, prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, le frappa sur eaux et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? Encore, il frappa les eaux qui se partagèrent ça et là et Elisée passa. Elisée appliqua ici la leçon qu’il a apprise de son maître.

  1. Caractéristique de la vie d’Elisée :
    1. Il était un homme très énergique (1Rois 19.19)

Son énergie est caractérisée par la manière dont il labourait, dont il quitta ses bœufs en courant pour rejoindre Elie. On peut conclure qu’il n’était pas un homme paresseux. Le service de Dieu ne veut pas les oisifs, les bavards, les hypocrites etc. ; Mais les hommes qui travaillent. Paul n’a-t-il pas dit : «  Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Nous invitons ces gens- là et nous les exhortons par le Seigneur Jésus Christ à manger leur propre pain en travaillant paisiblement » (2Thess 3.10-12).Cette énergie le préparait pour de lourdes responsabilités, de longues marches, la fermeté dans les décisions et l’accomplissement des vœux.

   b) lorsqu’il a été appelé, a tout abandonner (1Rois 20.21) :  

                  Cette fermeté lui permit d’abandonner le service agricole, convaincu que Dieu pourvoira à ses besoins. Sous orientation d’un homme qui est la recherche des armes spirituelles.

   c) Il a recherché les armes spirituelles (2 Rois 2.9) :

                    Et il dit à Elisée : « Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi ». Qu’il est sur moi, je te prie une double portion de ton esprit lui répondu Elisée. Chose difficile, mais si tu me vois pendant que je serai enlevé cela t’arrivera ainsi, sinon, cela n’arrivera pas lui dit Elie ». L’attachement d’un disciple envers son maître est toujours un signe avant coureur de grande bénédiction.

Jean qui restait couché sur le sein du Seigneur Jésus n’était-il pas le disciple qui a véritablement eu le secret de l’amour et la révélation des choses avenir ? (Jean 13.23)

 Recherchons-nous véritablement les armes spirituelles par une communion authentiquement horizontale et verticale ?

d) Il a parlé avec autorité comme un oracle de Dieu (2Rois 3.16-17) :                  

e) Il a mis toute sa personnalité au service de son œuvre (2 Rois 4.34-35) :

  f) Il a été d’une intégrité sans faille (2Rois 5.16)

  g) Il a vaincu dans l’esprit de la victoire   (2 Rois 6.15-16)

   h) Il fut un homme de vision spirituelle  ( 2 Rois 6.17)

  i)  il était mort en vainqueur          2 Rois 13.14-19)

  j)  Il avait eu une merveilleuse influence posthume  (2 rois 13.20-21) 

  1. Les étapes pour obtenir la double portion de l’esprit Elie

Les différentes étapes parcourues par Elisée pour recevoir la double onction d’Elie sont significatives à plus  d’un titre. Chaque escale en effet explique un stade que le croyant devait atteindre impérativement s’il veut voir sa marche chrétienne stable. 

a.  Guilgal : Signification du nom «  rouler par-dessus, ôter ». L’explication du nom Guilgal rappelle la disparition, grâce à la circoncision de l’opprobre de l’Egypte (Josué (.7-9). Selon l’histoire  Guilgal  est le premier campement des Israélites après la traversée du Jourdain, et leur quartier général durant la conquête de Canaan. Douze pierres commémoratives enlevées au lit du Jourdain furent dressées à Guilgal (Josué 4.19-24).

Nous savons que l’application chrétienne de la circoncision est le baptême ou symbole de la conversion. Sans cette étape très importante qui est la première de la marche en Christ, il est impossible d’avoir une base dans la foi.

Nous voulons vivre la plénitude de la présence de Dieu, mais notre commencement est-il sur Christ le fondement ? Nous pouvons être allés très loin, mais si notre base n’est pas Christ, il est impératif de tout détruire pour rebâtir à nouveau.

Par la circoncision et la traversée du Jourdain, l’Egypte, l’esprit de l’Egypte, les habitudes, les mœurs de l’Egypte ont été séparés de chaque individu par son engagement à une nouvelle vie, celle de Canaan.

Guilgal implique de manière irrévocable, la séparation qui est une doctrine incontournable pour une union réelle avec Christ. 

Qu’est-ce qui nous unis encore à la tradition, aux coutumes, au monde ?

Quels liens héréditaires ont encore un impact sur nous ? 

b.    Béthel : signification de nom « maison de Dieu ».

Dans l’historique, Jacob fut visité à Béthel lorsqu’il fuyait son frère Esaü pour aller à Paddam Aram. Jacob y fit un vœu à Dieu et plus tard il vit l’exaucement. Lorsque Lévi et Siméon occasionnèrent le trouble en coupant les jarrets des habitants de Sichem à cause de leur sœur Dina qui avait été violée, Dieu demanda à Jacob de monter à Béthel.  

« Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui: Otez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous, et changez de vêtements. Nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel; là, je dresserai un autel au Dieu qui m'a exaucé dans le jour de ma détresse, et qui a été avec moi pendant le voyage que j'ai fait. Ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient entre leurs mains, et les anneaux qui étaient à leurs oreilles. Jacob les enfouit sous le térébinthe qui est près de Sichem. Ensuite ils partirent. La terreur de Dieu se répandit sur les villes qui les entouraient, et l'on ne poursuivit point les fils de Jacob » (Gen 35.2-5).

Nous réalisons ici qu’après cette action, Jacob et sa troupe montèrent à Béthel, la terreur de Dieu se répandit sur les alentours, produisant la sécurité à Jacob et tous les siens (Gen 35.6).   

Jacob bâtit alors un autel très significatif à Dieu :

« Il bâtit là un autel, et il appela ce lieu El Béthel; car c'est là que Dieu s'était révélé à lui lorsqu'il fuyait son frère » (Gen 35.7).  

Une compréhension profonde nous interpelle à saisir la pensée de Jacob dans cette action posée et l’imiter en conséquence. En effet, Jacob fut très impressionné par le lieu où il avait eu la vision de l’échelle.

Habituellement, nous sommes plus impressionnés par les miracles de Dieu que du Dieu des miracles. Jacob pour ne pas tomber dans ce piège, fait une élévation spirituelle non plus vers le lieu, mais le Dieu du lieu qui prit de l’importance capitale par un tournant décisif dans sa vie et son ministère.  

La Construction des autels inutiles   

Il fut dit à Moïse lors de la construction de l’arche : ‘‘Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne’’ (Héb 8.5).

Tout service que nous faisons pour Dieu doit obéir aux principes, normes et méthodes de Dieu. En un mot, Dieu ne doit pas seulement être celui à qui nous adressons notre œuvre, mais il doit en même temps être le Seigneur et l’auteur de l’œuvre que nous faisons. Tout en effet doit répondre à sa Volonté non permissive, mais souveraine. Ainsi, qu’avons-nous souvent fait pour Dieu à notre manière, en notre temps et principes sans respecter les bases scripturaires ?

Mal faire ce qui devait être bien fait est une malédiction. Celui qui se détourne de ses œuvres est l’ami du destructeur. Celui qui change ses voies et enseigne le mal est maudit (Gal 1.6-10).

« Si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, Sa prière même est une abomination » (Prov. 28.9). 

« Le sacrifice des méchants est une horreur, surtout qu’ils l’offrent avec des arrières pensées criminelles »(Prov. 21.27).

Les deux autels de Gédéon  (Juges 6.21-27). Dans sa miséricorde, Dieu visita Gédéon qui trouva grâce à ses yeux. Après que ce dernier ait offert un sacrifice que Dieu agréa, il s’empressa de bâtir un autel à Dieu sur des bases purement humaines, sentimentales ou émotionnelles. Le fait de bâtir un autel à l’Eternel à côté de l’autel de Baal établissait l’Eternel un autre dieu comme le premier qui était déjà vénéré dans le village. Mais dans sa jalousie et sa gloire, l’Eternel demanda à Gédéon de détruire le premier autel avant de bâtir le véritable autel à son honneur. Dans nos vies, il existe aussi plusieurs autels. Puissions-nous les détruire, pour rebâtir un autel agréable à l’Eternel. 

Nous devons revenir sur la base divine en ayant le courage de détruire tout ce que nous avons faussement fait au nom de Dieu ou pour Dieu en rejetant les bases normatives de Dieu dans ses principes. 

N’oublions pas Béthel était le lieu où il y avait une école de Prophètes (2 Rois 2.2).  

c.   Jéricho : Signification du nom « lieu parfumé ». Jéricho était une ville fortifiée.  Les recherches archéologiques donnent cette description de la muraille de Jéricho : 

« Deux murs parallèles de 10 m de hauteur fait de briques chauffées au soleil d’une épaisseur de 10cm, leur longueur variant de 30 à 60cm. Le mur intérieur a une épaisseur variant de 3,70m à 4m et est édifié sur un mur antérieur. Le mur extérieur suivant a une épaisseur de 2m. L’espace qui sépare les deux murs varie de 4 à 9m et en différents endroits les deux murs sont liés entre eux par des murs de briques ».  

Nous comprenons ici l’inaccessibilité de Jéricho. Après l’intimité avec le Dieu de la maison de Dieu, on peut se réjouir de sa protection. En outre, dans tous les aspects de la vie spirituelle, on répand l’odeur de Christ partout où on va.  

Dans l’exercice du ministère, les dons du Saint-Esprit nous accompagnent attestant que Dieu marche avec nous et confirme sa Parole. Le livre de Marc 16.17-18 résume cet aspect de chose comme suit :  

Une foi publiquement témoignée et manifeste a des effets conquérants comme nous l’atteste le texte de Mc 16. 15-18. Le verset 15 est de même signification que Matthieu 28.19 : «Allez, faites des disciples ». 

Un disciple est un élève, un apprenti. Le disciple ou élève a des obligations : 

  •  
    • Mise à part pour les études
    • Connaître le but de ses études
    • Aimer le cours
    • Régularité chaque jour
    • Persévérance devant les obstacles
    • Espérance.

 V. 16 : La foi est incluse dans le baptême et le baptême est inclus dans la foi. Il n’y a pas l’un sans l’autre. « Je me baptise parce que j’ai la foi (à la mort et la résurrection de Jésus, base du salut), et ma foi est manifestée par mon baptême, par lequel je m’identifie à sa mort et à sa résurrection ». 

V. 17 : « Voici les miracles (signes) qui marqueront la vie des croyants » (Version Parole Vivante). 

Ce n’est pas le croyant qui au fond produit des miracles, mais étant mort en Christ, c’est Christ en lui qui fait des miracles.

En mon Nom, ils chasseront les démons  

La chute de l’homme occasionna la rupture de la communion spirituelle avec son Dieu. Sous l’empire de son nouveau maître, Satan, il ne vécut que misère, souffrance et maladie (Gén. 3. 1-19). Par sa foi en  Christ, la vie  du croyant devient miraculeuse par sa résurrection spirituelle. Par Christ, le nouvel Adam, il est ramené au jardin d’Eden où il est désormais comblé et béni de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes (Eph 1.3)

Satan, le tombeur de l’homme a subi une défaite cuisante lors de la grande bataille historique de Golgotha. La mort et la résurrection de Christ ont rendu la vie au croyant ; grâce lui a été faite pour toutes ses offenses : l’acte de condamnation qui subsistait contre lui étant effacé et détruit à la croix. Satan et son  armée sont livrés publiquement en spectacle par le triomphe de Christ, à la croix (Col. 2. 13-15).

Dès lors, Jésus est au-dessus de tout nom qui se peut nommer dans le siècle présent comme dans le siècle avenir, afin qu’au nom de Jésus, tout genoux fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre (Phil. 2. 9-11). 

C’est ainsi que par la foi qui l’engage au baptême, le croyant est fondé en Christ, élevé et assis en Lui à la droite de Dieu dans les lieux célestes, au-dessus de toutes dominations, autorités, puissance, dignité (Eph. 1. 20-23) 

Cette foi étant en Christ supérieure aux puissances  des ténèbres, triomphe du monde, ayant le pouvoir de chasser Satan et ses anges (Luc 9, 1 : Mt 18.18). Un ferme non est dit à Satan et à ses nombreuses prédications silencieuses. 

Comme démonstration de sa foi, le croyant investi de l’autorité, étale en public la suprématie de Christ sur les démons. Christ est éternel vainqueur, au ciel, sur la terre et sous la terre. Il est Dieu.

Ils parleront de nouvelles langues  

La multiplicité  des langues est une suite logique de la rébellion des hommes, qui, dans une entente unique, construisaient leur propre foi en opposition au dessein divin (Gén. 11). Comme salaire à leur péché, Dieu les dispersa sur la face de la terre en confondant leurs langues. Mais par le baptême dans le Saint-Esprit, le mur d’inimitié avec Dieu est brisé, la communion avec le péché rompu, l’homme régénéré    devient la moisson de Dieu (1 Cor 3.9), formant un peuple, une nation sainte, un sacerdoce royal (1 Pierre 2.9) Il n’y a donc plus de barrière linguistique, car en Christ, il n’y a ni juif, ni grec, ni païen, ni esclave, ni homme libre (Gal. 3. 26-28). Ainsi, par la foi, le sauvé parle en d’autres langues selon que le Saint-Esprit qui unit dans le corps de Christ (Eglise Universelle) donne de s’exprimer.

Ils saisiront des serpents   

Le diable se déguisa en serpent pour séduire Eve (Gén. 3.1). Aujourd’hui  encore, il se déguise en ange de lumière (2 Cor. 11.14) ; ses ouvriers en faux apôtres, des ouvriers trompeurs déguisés en Apôtres de Christ (2 Cor. 11.13)   ; ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice (2 Cor. 11.15). 

La foi en Christ étant illuminée par le Saint-Esprit, éclairée par la gloire de la parole de Christ, parole de vérité, de justice et de sainteté, discerne spirituellement les ruses du diable, met à nu la duplicité, l’hypocrisie, la malice et dénonce toute incongruité, tout mensonge. Celui qui a cru n’a plus en lui des liens avec le péché, ni les œuvres mortes. Celui-là condamne le mal sous toutes ses formes. Il utilise l’autorité spirituelle pour éteindre les traits enflammés du malin (Luc 10.19 ; Actes 28.3-5 ; Eph. 6.16) 

Il n’est point sous un joug étranger (2 Cor 6.14-16). Il n’a plus de secret avec Satan, mais a un cœur pur. La haine, jalousie, rancune, vengeance, conséquence de Gén. 3.16 sont surmontés par la foi en Christ (1Jn 5.4-5 ; 4.4)

S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal 

Enracinés dans la vérité, il est parvenu à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ; ainsi, il n’est plus enfant, flottant et emporté  à tout vent de doctrine, par la  tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais en professant la vérité dans l’amour, il croît à tout égard en celui qui est le chef, Christ (Eph. 4. 13-15)

Les fausses doctrines, les intoxications, les séductions du péché, les philosophies (Col. 2.18), l’imitation du mal ne l’infecte pas. Il dit  non aux œuvres des ténèbres et les condamne (1Pierre 5, 9 ; Eph. 4.27 ; Jacques 4.7).  IL connaît et maîtrise l’usage des armes offensives et défensives  de la justice (2 Cor. 6.7) 

Boire un breuvage mortel consiste aussi à supporter la souffrance introduite dans le monde par le péché (Gén. 3.17-19) sans se décourager, ni murmurer, se plaindre, accuser, révolter et pécher contre Dieu. 

En effet, ce n’est plus le croyant qui vit, mais c’est le Christ qui vit en lui (Gal. 2.20) ; « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col. 1.27) 

Il examine toute chose et retient ce qui est bon (1 Thess. 5.21). Appartenant désormais à la race royale, il a la vie éternelle en lui (1 Jean 5.13), et ne peut plus venir à la mort. Christ en effet est sa vie (Gal 2.20). 

Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris

Les maladies sont entrées dans le monde par le péché (Gen 3.16). Par sa mort, Christ a porté nos péchés et leurs conséquences comme substitut (Esaïe 53.5). Christ est vainqueur du diable qui est le père de la maladie, le péché en étant la cause ; le croyant a donc le pouvoir de chasser le diable et ses œuvres dans la vie de l’homme que le diable tient captif (Mt. 10.1). Par les guérisons, Christ manifeste sa présence avec le croyant (Mt 28.20 ; Jean 20.21 ; Mt 18,18). 

L’incompréhension de la signification spirituelle du baptême qui est le point de départ de toute vie chrétienne (Marc 16.16) conduit non à un engagement à servir Dieu en esprit et en vérité (Jean 4. 23-24),par le renoncement aux œuvres mortes et le dépouillement du vieil homme (confession détaillée et abandon du péché), mais à un rite, une formalité religieuse qui ne justifie pas Dieu, ce qui rend nul les desseins de Dieu pour une personne (Luc 7. 29-30).  

d.   Jourdain : Signification du nom « Celui qui descend ». Selon les Ecritures, nous comprenons que personne n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu.  

La marche du croyant ne doit pas être en conformité avec la masse, mais spécifiquement conforme aux desseins rédemptifs de Dieu pour chacun. Une séparation de la masse, de l’onction ou de l’environnement dans son sens large du terme, doit nous conduire à la source céleste qui est Christ.  

 

CONCLUSION : 

Pour franchir les quatre étapes prescrites (Guilgal, Béthel, Jourdain, Jéricho) il faut entrer en contact avec le ciel et sa bénédiction.

  1. Il faut s’attacher à la vision céleste (l’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai point II Rois 2. 4)
  2. Savoir ce que Dieu révèle et y rester attaché (je le sais aussi taisez-vous II Rois 2.5)
  3. Rester accrocher à son mentor et partager avec lui ses expériences spirituelles (Elie frappa le manteau sur les eaux du Jourdain qui se partagèrent et il y passa avec Elisée II Rois 2.8)
  4. Désirer ardemment les grandes choses (qu’il y ait sur moi, je te prie une double portion de ton Esprit II Rois 2.9)
  5. Etre fixé sans distraction aucune sur l’objet de son cœur (Elisée regardait et criait : char d’Israël et sa cavalerie II Rois 2. 12)
  6. Saisir par la foi et s’approprier ce qu’on attendait de Dieu (et il vit, saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber II Rois 2. 12)
  7. Agir en fonction de ce qu’on est désormais (il en frappa et dit : où le Dieu d’Elie et les eaux se partagèrent ça et là II Rois 2.14)
  8. Garder la vérité et non la réalité (II rois 2 :15-16) 

         52.Elie.Char.de.feu.jpgDr André CHOUBEU 

BP 9042 DOUALA -Cameroun

Tél. (237) 77 75 71 60

E- Mail : chandre403@gmail.com

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Georges Numbi 21/03/2016 17:25

Que Dieu soit loué. Cet enseignement me donne le chemin de mon appel.

evangelise michel esaie 08/01/2016 17:11

Je suis tres heureu de se enseignement vraiment que Dieu vous beni merci.

dioro larissa ruth 02/09/2015 00:07

J ai aimé ,que le Dieu tout puissant vs comble de ses grâces, amen.

moise 01/09/2015 20:55

merci

Akoua 07/05/2015 01:21

Vraiment je suis toucher par cet enseignement que Dieu bénis votre vie.

cedric 17/09/2014 21:52

je suis content de enseignement

cedric 17/09/2014 21:53

soit Beni

propehte massamba michel 08/12/2013 17:57

beaucoup de courage au docteur et cet enseignement est bien mais aujourd'hui le problème de discipolat pose beaucoup dans nos eglise donc ma suggestion que le docteur amplifie sur le discipolat en profondeur pour une eglise fort et benie

Dr. CHOUBEU 11/12/2013 08:56

Sois béni cher Prophète Michel.
J'ai pris note et y ferai des efforts par la grâce de Dieu car votre observation est bien à propos.

marcellin kabange ntuyu 31/08/2013 12:29

bjrs mes frere ne jesus christ.