LE RETOUR A L’ALLIANCE SOUVERAINE DE DIEU - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE RETOUR A L’ALLIANCE SOUVERAINE DE DIEU

2 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE RETOUR A L’ALLIANCE SOUVERAINE DE DIEU

Introduction :

Le suivi méthodique du paysage prophétique montre deux choses irréfutables : ‘‘ Venez, retournons à l'Éternel! Car il a déchiré, mais il nous guérira; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours; Le troisième jour il nous relèvera, Et nous vivrons devant lui’’ (Osée 6.1-2).

L’allure avec laquelle les prophéties touchant l’aspect eschatologique s’accomplissent, nous interpelle à plus d’attention et une prise de conscience pour un vrai retour a la base des principes apostoliques pour deux raisons :

1)      C’est notre vision

2)     C’est l’heure de la reformation apostolique qui exige l’architecture, l’onction et le retour exclusif aux principes apostoliques par l’engouement a l’application des quatre piliers de l’église, l’évangélisation, la sanctification et la purification de nos vies et de nos pensées pour une consécration sans faille a l’Eternel en vue de l’enlèvement très imminent.

Tout va du plan éternel de Dieu pour l’humanité pleinement exprimé dans les dispensations diverses. La dispensation est un  temps pendant lequel l’homme est éprouvé en fonction de son obéissance à une révélation spécifique de la volonté de Dieu. Cette définition suppose la conjonction de trois éléments : 

1- l’intervention de Dieu faisant connaître ce qu’Il requiert de la part de l’homme ;

2- la responsabilité pour l’homme de se soumettre aux exigences de cette révélation ;

3- un temps, appelé ordinairement un « âge, une économie », pendant lequel l’obéissance de l’homme à l’égard de la révélation reçue est éprouvée. 

Le terme « dispensation » en Anglais un sens légèrement plus étendu faisant référence a l’idée d’économie, de régime, et à l’action de dispenser et de régir, portant aussi une notion de temps, de période.  Une dispensation devient un âge pendant lequel un  certain  régime prévaut. 

Les dispensations constituent une révélation progressive des voies de Dieu à l’égard de l’homme. Elles concernent soit toute la race, soit un peuple particulier, Israël, Eglise, une nation, une tribu, etc... en sept points suivants : 

  1. l’Innocence (Genèse 1.28)
  2. la Conscience ou responsabilité morale (Genèse 3.7)
  3. le Gouvernement humain (Genèse 8.15)
  4. la Promesse (Genèse 12.1)
  5. la Loi (Exode 19.1)
  6. l’Eglise (Actes 2.1)
  7. le Royaume (Apocalypse 20.4)

Ces choses nous devons le savoir est la compréhension très précise des Ecritures Saintes dans laquelle le Saint-Esprit nous convie à réexaminer pour une profonde compréhension : 

LA FECONDITE

 ‘‘Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre’’ (Genèse 1.28).

La première alliance ainsi conclut est une véritable charte contenant des privilèges accordés à l’homme ; elle est à la base de tout véritable progrès matériel ou scientifique. Bien que doté dès l’origine d’une intelligence parfaite, l’homme ne connaît pas, au départ, tous les secrets de l’univers ; ses capacités d’apprendre sont limitées. Il devra faire des investigations pour comprendre le pourquoi et le comment de certaines choses qui l’entourent. Ainsi, il pourra selon la volonté de Dieu pour lui, assujettir l’univers, c’est-à-dire d’acquérir connaissance et maîtrise de son environnement et d’en soumettre les éléments pour servir la race humaine. 

Installation de l’homme comme roi de la création. 

La domination de la terre dont la bénédiction ne porte pas seulement sur l’augmentation de la famille et du peuple, est toujours considérée de tout temps comme l’un des plus grands bienfaits temporels ; à cette première faveur de la fécondité, que l’homme partage avec les animaux, s’en ajoute une seconde qui lui est propre : la souveraineté sur tous les autres habitants de la terre. Cette souveraineté est pour le moment toute pacifique ; plus tard, après le déluge (Genèse 9.2), elle se réalisera par la force. Il est manifeste que le troisième terme : tout animal qui se meut sur la terre, comprend les trois classes créées au sixième jour, comme ayant, en opposition aux oiseaux et aux poissons, ce caractère commun d’habiter la terre avec l’homme. 

L’humanité ne devait, ni ne pouvait être le partage d’un seul individu bien qu’aujourd’hui, la mégalomanie, le despotisme, l’autoritarisme et plusieurs autres ismes viennent chaque jour élargir cette gamme impie. Sans doute, Dieu dans sa sagesse infinie, bien qu’il entrevoyait par plusieurs en seul, Dieu ne créa pas, pour commencer, une multitude d’hommes parce  que cette terre n’avait pas été formée pour un seul. Nous devons ouvrir les yeux sur l’importance de la pensée divine sur l’importance de plusieurs ensembles car dans la création divine, le un tout seul n’existe nulle part. D’ailleurs, dans celui qui est UN par excellence, il y a une pluralité, comme nous l’avons vu. Ce que Dieu a voulu créer, c’est donc l’espèce humaine et non pas un homme. Aussi nous est-il dit (Genèse 1.27) qu’il créa deux êtres humains, l’homme et la femme. Nous verrons bientôt de quelle manière il y procéda. 

Quand Dieu annonçait au premier homme que sa postérité remplirait toute la terre, il ne semblait pas que cela fût possible ! Cependant, bien qu’au moment du déluge, toutes les branches de ce grand arbre aient été retranchées sauf une, la branche qui fut conservée, alors s’est ramifiée de manière à remplir notre globe. Que Dieu est admirable dans ses œuvres ! Il est sans doute de grandes portions de la terre qui manquent encore d’habitants. Mais la Parole de Dieu se réalisera. Et quand la terre sera complètement couverte d’êtres humains, alors aussi, nous l’espérons, la connaissance de Dieu l’enveloppera tout entière. Quel temps que celui-là, et comme nous devons le hâter par nos prières ! 

L’homme, quand il fut créé, était destiné à glorifier le Père, le Fils et le Saint Esprit. Nous sommes baptisés en Son Nom, nous ne pouvons demeurer sur terre que par Lui. (Il n’y a que l’âme de l’homme qui ne peut rechercher l’image de Dieu). Au début, l’homme a été créé juste, (Ecclésiaste 7.29). Son intelligence a su discerner clairement les préceptes divins ; il n’a commis aucune erreur ni faute dans la connaissance des Préceptes divins ; il a consenti immédiatement, en toutes choses, à suivre la volonté de Dieu. Ses pensées n’étaient pas détournées, et il ne s’est pas dirigé vers de mauvaises passions. Ses pensées ont été tout de suite polarisées vers les meilleurs sujets. Nos premiers parents étaient ainsi, dans un état de sainteté, heureux, ayant l’image de Dieu en eux. Mais maintenant, combien cet aspect de Dieu, aux yeux de sa créature, est défiguré ! Que le seigneur inonde nos âmes de Sa grâce ! 

Remplissez la terre et l’assujettissez. Le pouvoir de l’homme, roi semblable à Dieu, s’étend d’abord sur son domaine naturel, le sol ferme du troisième jour ; il conquiert ensuite en les cultivant, les royaumes créés lors des trois premiers jours, et domine sur toutes les créatures apparues les trois jours suivants (Psaumes 8.5-8). 

‘‘Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit’’ (Matthieu 28.19) 

Dans cet ordre suprême de Jésus à ses apôtres et à son Église, chaque mot doit être pesé.

 — Allez donc, dit-il : les disciples de Jésus doivent aller et ne point attendre que les nations viennent à eux, ce qui n’arriverait jamais. Et comme cet ordre est permanent, il est la charte de l’œuvre des missions.

Le mot grec traduit par nations désigne un groupe de personnes de même culture et de même apparence. On les appelle aujourd’hui « groupes ethniques ». Chaque pays compte plusieurs de ces « nations » ou « groupes ethniques ».

Notre conversion insinue une union avec Christ comme épouse

‘‘Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure’’ (2 Cor 11.20).

Dans tout mariage, une fois la bénédiction nuptiale achevée, la consommation du mariage ne se fait jamais attendre au risque de créer la frustration dans le cœur impatient du conjoint et poser un mauvais fondement de suspicion dans le foyer. Eventuellement, l’union du couple dans l’intimité a pour finalité entre autres buts, la procréation. Dans le contexte de l’inion avec Christ, les fruits de l’union sont inévitablement :

1)   la nature de Christ en nous :

Jean  15.4 : Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.

Jean  15.5 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jean  15.6 : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.

Jean  15.7 : Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

Jean  15.8 : Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.

2)  la procréation des fils en Christ :

1Cor 4.17 : Pour cela je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j'enseigne partout dans toutes les Églises.

1Timothee 1.2 : à Timothée, mon enfant légitime en la foi: que la grâce, la miséricorde et la paix, te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Seigneur!

Tite 1.4 : à Tite, mon enfant légitime en notre commune foi: que la grâce et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Sauveur!

Philémon 1.10 : Je te prie pour mon enfant, que j'ai engendré étant dans les chaînes, Onésime,

2Timthee 1.2 : à Timothée, mon enfant bien-aimé: que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Seigneur!

2Timothee 2.1 : Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ.

3)  Toutes activités dans la vision de l’Eglise, Corps de Christ

Parce que Jésus est maître de l’univers, nous devons aller et établir son règne aux quatre coins du monde. Il est Seigneur de toutes les nations, c’est pourquoi nous devons aller vers toutes les nations pour amener tous les hommes à fléchir les genoux devant Christ, le Roi divin, l’Ancien des jours.

4)  La fidélité à l’ordre missionnaire qui consiste à faire des disciples

Témoigner, gagner des âmes pour Christ et non seulement pour sa congrégation (Mt 16.18)

5)  Investir pour l’expansion du royaume de Dieu sur la terre afin de hâter le retour de Christ (Matthieu 24.14) 

Les principales leçons de la grande commission :

(1) Allez, implique un combat agressif. L’armée de l’Évangile doit se déplacer vers les nations. Le combat du guerrier de l’Evangile doit être défensif et offensif. On ne saurait s’aventurer dans une guerre où le risque de la mort est grand en se maintenant dans une négligence coupable aussi petite soit elle. Le Seigneur cherche un empire universel, et envoie ses armées pour conquérir le monde. Chaque église, et chaque disciple doit comprendre qu’il doit obéir aux ordres. 

(2) Les injonctions contenues dans l’expression du Seigneur sont non seulement formelles, mais appellent à une consécration totale, loin de tout compromis. Allez et faites sont l’expression d’un ordre sans possibilité d’une impunité. Les mots ici puisque le croyant est un soldat dans l’armée du Seigneur sont des ordres auxquels toute non exécution entraine une peine de mort parce que la désobéissance dans ce cas constituerait simplement une trahison, une rébellion. Chaque saint doit aller, ou faire en sorte que l’évangile avance, mais l’objectif est fixé : chacun doit faire des disciples, ou élèves de Christ ; non des grands philosophes, mais « des enfants en Christ », qui doivent entrer à l’école de Christ, pour y être ensuite enseignés (1Cor 3.1). Sommes-nous encore tous dans la course ? Combien parmi nous se vantent d’être encore enfant de Dieu alors que c’est depuis longtemps qu’ils ont été retranches du cep faute de fruit ? 

(3) Qui doivent être faites des disciples est ensuite indiqué. Non seulement les Juifs, des homes de notre tribu, famille, notre nation, mais toutes les nations. Avons-nous prêché à un seul étranger ? Christ est venu pour être le Sauveur du monde. L’épreuve de presque vingt siècles montre que le christianisme n’est pas local ou national, mais qu’il est adapté aux besoins de toute l’humanité. 

(4) Il est ensuite indiqué comment ces disciples doivent être faits. En les baptisant. Le baptême est l’expression extérieure de notre foi intérieure. C’est l’acte par lequel ceux qui croient en Christ doivent être formellement inscrits et reconnus dans l’école de Christ. De là, si nous lisons l’œuvre de ses apôtres suite à cette instruction, nous voyons que ceux qui se convertissaient étaient tout de suite baptisés (Actes 2.38-41 8.12-18). 

(5) La finalité, le résultat du baptême, sont aussi décrits : les convertis doivent être baptisés « au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit ». Une affirmation de l’Ancien Testament nous déclare que là où le nom du Seigneur est invoqué, il rencontrera ses disciples (Exode 20.24). Loin d’être une simple formule, l’expression ‘‘au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit’’ enseigne une vérité incontestable :

Au nom du Père : retourner avec des larmes de repentance au Père, Créateur de toute chose contre qui nous avons été rebelles par notre vie de péché. Nous constaterons que ceux qui venaient a Jean Baptiste confessaient leurs péchés en premier et ils étaient baptises ensuite.

-   Au nom du Fils : Apres la chute, le Père promis en Genèse 3.15, un fils qui écraserait la tête du serpent. Se faire baptiser au nom du Fils consiste à croire que Christ est le Fils promis qui par son sacrifice sur la croix a accompli la promesse de la rédemption pour notre salut complet.

- Au nom du Saint-Esprit : Initialement, l’homme est créé pour fonction indépendamment, mais pour une victoire qui ne peut être dissociée des principes de l’Esprit de Dieu. Se baptiser au nom du Saint-Esprit consisterait simplement à se remettre au Saint-Esprit pour notre régénération par le façonnement du caractère de Dieu en nous tel que contenu en Christ, le dieu manifeste en chair et quia vécu au milieu de nous pour nous servir de modèle au service de Dans tant par sa vie, ses actes, ses paroles, ses pensées, son zèle pour l’œuvre de Dieu que son attitude et comportement. 

Ainsi, au cours de la rencontre des trois personnes de la trinité par le baptême au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, une chose importante se manifeste : le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de cet Esprit par lequel il peut dire « Abba, Père. » « Au nom de » peut aussi être l’équivalent à : sur ordre de, dans la présence de  ou dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit. 

Par ailleurs, baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est baptiser avec l’assurance que toutes les grâces dont le Dieu trois fois saint est la source seront communiquées au croyant, qu’il est reçu par le baptême dans la communion du Père, source éternelle de tout amour, de toute vie ; dans la communion du Fils, qui l’a racheté et qui fait de lui un membre vivant de son propre corps ; dans la communion du Saint-Esprit, qui l’éclaire et le sanctifie. Telle est la riche et profonde signification du baptême chrétien, qui a pour fruit la purification et la régénération par le Saint-Esprit (Jean 3.5 ; Tite 3.5).

Nous trouvons ainsi dans cette solennelle parole de Jésus-Christ une révélation complète de Dieu, tel que l’Église le connaît et l’adore et tel qu’il répond seul aux profonds besoins de notre âme. L’Écriture, en effet, ne présente pas les rapports de ces trois Êtres de l’essence divine comme objets de spéculation, mais comme la source de toutes les grâces qui sont indispensables à la vie spirituelle (2Cor 13.13). Ôtez à la foi l’un de ces noms divins, avec les dons qu’il nous garantit, et aussitôt le chrétien sentira une diminution dans sa foi, dans sa vie ou dans son espérance. 

LA PRESERVATION DES ACQUIS 

‘‘L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder’’ (Genèse 2:15).

Alliance du jardin d’Eden que Dieu conclut avec l’homme :

-          le plaça dans le jardin d’Eden

-          lui donne autorité sur la terre

-          lui confia un travail intelligent et utile

-          accorda à l’homme une grande liberté avec une seule restriction afin que l’obéissance de l’homme soit volontaire

-          créa une compagne appropriée pour l’homme en Eve (la femme)

-          unit l’homme et la femme par le mariage

-          prit l’initiative de vivre en communion avec l’homme 

L’Éternel Dieu prit l’homme. C’est ici à proprement parler le commencement de l’histoire de l’humanité. Pour le cultiver. Sa position dans le jardin comme gérant l’appelle au travail, car le travail est la condition de tout développement, et Dieu veut pour l’homme le progrès. Mais ce travail ne devait rien avoir de servile ; c’était celui du jardinier au milieu de ses plantations. L’expression pour le garder va au-delà de la simple notion du titre de propriété et s’étend à sa préservation des bêtes féroces ou de tout potentiel danger pouvant conduire a sa non productivité ou autre aspect qui nuirait a l’atteinte des objectifs divins pour le jardin.

Il s’agit donc de le garder contre un ennemi d’une toute autre nature, qui aspire à s’en rendre maître et qui ne tardera pas à paraître. Cette première tâche d’Adam, qui ne se rapportait qu’au jardin, laisse entrevoir celle de l’humanité à l’égard de la terre entière ; faire du monde un Éden, et de cet Éden le théâtre du règne de Dieu, voilà la tâche qu’Adam était appelé à inaugurer, Dieu dans sa souveraineté entrevoyant ce que Satan tramait contre Adam. Celui ne comprit sans doute pas Dieu dans sa vision avancée, l’immédiat pour lui étant le résultat du champ qui contribuerait a sa ration alimentaire. 

Nous ne devons pas croire qu’avant son péché l’homme n’eût aucune occupation. Par cela même qu’il avait été fait à l’image de Dieu, l’activité, le goût de l’ordre et de l’arrangement devait être une nécessité de sa nature. Il avait six jours pour ce genre de travail, puis venait le jour béni et sanctifié. Mais l’homme faisait son travail sans fatigue, sans contretemps, sans mécomptes, et son repos n’était pas plus commandé par la lassitude que ne le fut celui dont Dieu se reposa après avoir achevé son œuvre. Cela étant, nous comprenons tous, jeunes et vieux, que l’oisiveté est peu honorable pour l’homme. Vivre sans rien faire est une vraie dégradation. Au contraire, vivre d’une vie occupée, c’est vivre une vie semblable à celle de Dieu comme à celle d’Adam avant sa chute, pourvu toutefois, il convient de le noter, qu’on s’occupe à de bonnes choses et qu’on rapporte son travail à Dieu, car Dieu lui-même n’agit que pour sa gloire. 

Au delà du simple mot garder le jardin dans sa signification française, il s’agirait aussi charge religieuse, celle de conserver la sainteté de la demeure de Dieu. L’usage du même verbe samar dans Genèse 3.24 ‘‘pour garder le chemin de l'arbre de vie’’ expliquerait mieux cet autre aspect qui démontrerait que la sainteté de Dieu doit être préservé ou Il réside. Dieu réside dans notre corps et notre corps qui est son temple doit être préservé saint. 

Mat 28:20  et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

Nous constaterons que l’expression Garder employée pour attribuer la tache a Adam dans le jardin d’Eden est utilisée dans les versions TOB,  la Bible Segond Révisée, Bible Annotée, Darby, La Bible de Martin, Nouvelle Bible Segond et Ostervald et pratiquer dans la Bible en Français Courant pour designer Observer.

Il devient évident que gagner des âmes pour christ ne suffit pas, mais qu’il faut assurer leur suivi jusqu'à ce qu’ils deviennent disciples accomplis. Nous nous plaignons que plusieurs ont abandonné la foi, mais quel travail avons-nous effectué auprès d’eux et quelle a été notre vie devant eux ?

Dans l’ordre formel de Jésus : et je serai toujours avec vous jusqu’à la consommation du temps, nous comprenons que ce qui seul en rend possible l’accomplissement, est cette solennelle promesse qu’il leur fait d’être avec nous tous les jours, nous assistant de sa présence divine, agissant en nous et par nous, par la puissance de son Esprit. Cette précieuse promesse qui est elle-même une nouvelle preuve de son éternelle divinité, a été visiblement accomplie depuis dix-neuf siècles, et elle le sera jusqu’à la consommation du temps.

Cette dernière scène de l’évangile de Matthieu couronne dignement tout son livre, dont le but était de prouver au peuple d’Israël la dignité messianique, la royauté éternelle de Jésus. Du premier mot jusqu’au dernier, tous les actes et tous les discours du Sauveur rapportés dans ce livre fournissent cette preuve dans une grande et vivante unité. Alors, Jésus est-il vraiment notre Roi en toute chose et pour toute chose en tout temps et en tout lieu ? 

Conclusion :

Nous comprenons simplement que dès la création, le Dieu de l’éternité a dans sa prescience, projeté des le début, son projet de société pour l’homme :

-          la croissance numérique par la multiplication et non par l’addition. Le père donne le fils et la fille et chacun devenu grand va continuer la procréation pendant que le père de son cote continue lui aussi la même mission. Dans le jardin d’Eden, cette tache a été donnée à l’homme par Dieu dans le domaine biologique. Tout homme se doit de procréer pour accomplir l’une des lois naturelle de Dieu. Adam était le père de cette phase de l’Ancienne alliance

Dans le nouveau Testament, Jésus christ, le second Adam est le père de la Nouvelle Alliance. En sa double qualité de Dieu parfait et d’homme parfait, il prescrit pour la nouvelle création, une procréation spirituelle. Chaque croyant réellement né de nouveau, doit faire des disciples jusqu'à la fin de sa vie sur terre. N’est-il pas cet arbre planté auprès d’un cours d’eau et qui porte du fruit en toute saison ? Psaumes 1.3 dit : Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu'il fait lui réussit’’.

De même que tout arbre qui ne porte pas du fruit sera coupé et jeté au feu, de même, tout serviteur inutile sera jeté dans les ténèbres du dehors (Mt 25.30).

-          Adam avait la lourde responsabilité de veiller sur le jardin, l’entretenir afin qu’il porte du fruit. Il devait aussi le préserver de toute attaque de l’ennemi afin qu’il soit toujours un lieu de la présence de Dieu. Jésus prescrit que les disciples qui ont été gagnés pour son royaume doivent être enseignés selon ses prescriptions afin qu’ils atteignent la maturité et deviennent a leur tout des personnes ressources pour l’élargissement du royaume. Combien de disciples sont-ils inscrits dans notre actif devant Dieu ? Sont-ils toujours debout et gardant la sainteté de Dieu ? 

Peut-on à ce jour affirmer que  Jésus n’est pas seulement avec nous, mais qu’Il est aussi en nous. Son Saint-Esprit vit en nous (Jean 14.17). C’est Lui qui nous rend capables d’être les disciples de Jésus et ses témoins (Actes 1.8). Si Jésus est en nous, nous avons également son autorité en nous. Savons-nous que tout le pouvoir et toute l’autorité sur l’univers nous appartiennent en Christ ! Quand nous parcourons le monde, Christ nous accompagne ; nous ne serons jamais seuls. « Et voici : Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »484121_482138641815708_836323825_n.jpg 

L’Apôtre Jean conclut son livre par : Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous! (Apoc 22.20-21).

Peut-on aujourd’hui dire sans peur de l’incertitude : Viens Seigneur Jésus ?

Dr André CHOUBEU

 

 

 

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