LE CHEMIN DE RESPONSABILITÉ DU LEADER - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE CHEMIN DE RESPONSABILITÉ DU LEADER

6 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CHEMIN DE LA RESPONSABILITE DU LEADER

(2 Rois 10.15-16)

 

Introduction :292350_434946443212945_1335178461_n.jpg

La responsabilité en un mot est une charge, un poste, une situation qui entraîne des responsabilités, c’est-à-dire des prises de décisions qui éventuellement entraînent des conséquences.

Le responsable doit donc accepter et subir les conséquences de ses actes, autrement dit en répondre.

La responsabilité implique la notion de rendre compte. Il y a donc lieu de comprendre que la responsabilité implique les devoirs et les obligations, c’est-à-dire, les prises de décisions, mais aussi en assumer les conséquences en cas de préjudices.

Toute charge appelle certes à une fonction avec certainement son cortège d’honneur, mais aussi de ses problèmes. Il y a lieu pour le Pasteur, pour le fonctionnaire ou toute personne appelé à une charge quelconque d’assumer sa responsabilité de manière à répondre lorsque les résultats attendus ne sont pas atteints.

Dans le texte de base de 2 Rois 10, les noms des personnes qu’utilise Dieu sont bien significatifs :

Jéhu : Il est l’Éternel

Jonadab : L’Éternel est généreux

Samarie : vigilance, guet

Tout responsable spirituel doit être ‘‘Samarie’’, c’est-à-dire ‘‘vigilant’’, qui sait ‘‘guetter’’ pour mieux voir afin de bien marcher, voir et savoir (Jéhu) qu’"Il (Dieu) est l’Éternel" et que "l’Éternel est généreux" (Jonadab).

Qui est Jéhu ?

La signification "Il est l’Éternel" du nom de Jéhu, vient pour attester que c’est bien Lui, l’Éternel qui avait parlé dans 1 Rois 21.21-22) qui est en action pour accomplir ce qu’il avait annoncé d’avance. Autrement, ce n’est pas Jéhu qui agit intentionnellement, mais c’est bien l’Éternel qui en lui accomplit sa Parole.

Au moment convenu, Jéhu est oint roi par Élisée sur l’ordre de l’Éternel pour accomplir la prophétie sur la maison de Achab (2 Roi 9 et 10).

Jéhu sur le chemin de vigilance (Samarie), guette et voit la générosité de l’Éternel (Jonadab) dont il a besoin pour l’accomplissement de sa mission de manière à plaire à Dieu qui l’envoie.

Qui est donc Jonadab ?

Il est fils de Récab. Les Récabites été caractérisés par une vie de nomade et d’abstinence de boisson alcoolisée. Ils descendirent des Kéniens, race dont Jethro, beau-père de Moïse partie (1 Chron. 2.55 ; Juges 4.11). Jonadab comme chaque membre de sa famille vivait une vie désintéressée et dans cette simplicité, sauvegardait les coutumes primitives de bienséance que plusieurs avaient abandonné à cause de la luxure et de l’imitation des mœurs de la cité. Jéhu constatant que Jonadab avait la vision de l’Éternel dans la haine des idoles, l’amena avec lui dans sa vision. Il l’emmena à Samarie par souci de vigilance et Jonadab l’aida à séparer les idolâtres, prêtres de baal des autres hommes afin de ne pas faire périr l’innocent avec les coupables (2 Rois 10.1,23).

Que signifie le geste de Jéhu  envers Jonadab ? 

‘‘Jéhu part de là et rencontre Yonadab, fils de Rékab, qui vient vers lui. Jéhu le salue et lui demande: «Est-ce que tu es sincère envers moi comme je le suis envers toi?» Yonadab répond: «Oui.» Jéhu lui dit: «Dans ce cas, serrons-nous la main.» Ils se serrent la main, puis Jéhu le fait monter sur son char. Il dit à Yonadab: «Viens avec moi, et tu verras mon amour brûlant pour le SEIGNEUR.» Et il l’emmène sur son char.’’ (2 Rois 10.15-16).

La main tendue de Jéhu à Jonadab est un signe d’engagement, une main d’association pour devenir un dans la vision et dans le service de Dieu.

Voulez-vous, ce matin, vous qui devez être consacrés, accepter la main tendue du Seigneur Jésus pour être ouvrier avec lui dans la vigne de dieu au service des pauvres, démunis, pécheurs de toute sorte ?

Chemin du leader, chemin de responsabilité et de discipline :

Le chemin du leader est un chemin de responsabilité vis-à-vis de Dieu, d’autrui et de soi-même. En tant que leader, nous ne devons pas nous comporter comme si nous n’avons pas de compte à rendre. Nous avons de compte à rendre à l’Église. Aucun leader n’est au-dessus de l’Église. Si nous savons que nous avons de comptes à rendre à l’Église, nous serons protégés. La responsabilité implique quatre éléments ou qualités :

La vulnérabilité :

La vulnérabilité est la fragilité, la faiblesse. Quoiqu’étant Serviteur de Dieu, on est d’abord un homme avec ses qualités, ses défauts et ses limites. Il convient pour réussir de garder ces choses constamment en sa conscience et reconnaître que le secours d’en haut est capital pour faire face aux péripéties de la marche et atteindre l’objectif sans faille ou sans trop de gâchis.

On parle de vulnérabilité d’un leader lorsqu’il accepte d’être critiqué, d’être corrigé. Beaucoup de fois, nous croyons que nous ne pouvons pas nous tromper comme si nous étions invulnérables. Dieu seul l’est. Aussi longtemps que nous ne connaîtrons pas nos limites, notre vulnérabilité, l’orgueil, l’efficacité, l’indispensabilité et la célébrité nous guetteront et notre chute ne sera pas lointaine.

Il doit de temps en temps être fait au leader des remarques non négatives qui détruisent, mais celle qui au contraire sont constructives. Le manque de vulnérabilité d’un leader le pousse à tomber dans la haine, dans le règlement des comptes. Pour réussir dans sa mission, tout leader doit cultiver en lui cette qualité de vulnérabilité.

Plusieurs se font des illusions et croient que le fait d’être leader le place au rang du spirituel le plus élevé du monde et même au-dessus du diable et des difficultés inhérentes (inséparables) à la vie humaines et au parcours du de tout serviteur de Dieu. En qualité de leader, on  n’est pas plus spirituel que l’Église dans laquelle on n’est pas non plus le plus spirituel. C’est par la grâce que Dieu nous choisit. Aussi Jéhu rencontra sur son chemin pour l’aider dans sa mission, le nommé Jonadab qui signifie "l’Éternel est généreux", c’est-à-dire que Dieu est miséricordieux dans son choix et autres à notre endroit.

Personne en effet ne peut être vulnérable s’il ne passe par "l’école de la nullité qui consiste à être prêt à recevoir des blâmes quand les choses ne vont plus, c’est être prêt à ne pas être récompensé quand les choses marchent bien".

La docilité 

La docilité consiste à apprendre et être prompt à écouter. Le leader est cet homme qui s’instruit du jour au jour.  L’apprentissage excluant tout idée de moi, du rang social, de la position, de ce que j’étais, de ce que je serai et autres exige l’humilité, l’abaissement parois jusqu’au ridicule aux yeux des hommes. Le roi Ozias à cause e de son manque de docilité en apprit à ses dépens :

‘‘Mais à cause de sa puissance, il devient orgueilleux, et ceci entraîne sa perte. Il devient infidèle au SEIGNEUR son Dieu: un jour, il entre dans le temple pour brûler de l’encens sur l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria entre derrière lui avec 80 prêtres du SEIGNEUR, tous très courageux. Ils se placent en face du roi Ozias et lui disent: «Notre roi, tu n’as pas le droit d’offrir toi-même de l’encens pour le SEIGNEUR. Seuls les prêtres, les hommes de la famille d’Aaron, qui ont été consacrés pour cela, peuvent le faire. Sors du lieu saint! Oui, tu es en train de commettre un péché. Aux yeux du SEIGNEUR Dieu, cette offrande ne sera pas un acte glorieux.» Ozias, qui tient le brûle-parfum à la main, se met en colère contre les prêtres. Au même moment, la lèpre apparaît sur son front, en présence des prêtres, dans le temple près de l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria et tous les autres prêtres, qui le regardent, voient la lèpre apparaître sur son front. Ils le chassent tout de suite. Et lui-même se dépêche de sortir du lieu saint, parce que le SEIGNEUR l’a frappé. Le roi Ozias reste lépreux jusqu’à sa mort. À cause de cette lèpre, il doit habiter dans une maison à l’écart et il n’a pas le droit de retourner au temple du SEIGNEUR. Son fils Yotam est chef du palais royal. C’est lui qui gouverne le peuple du pays’’ (2 Chron. 26.16-21)

La disponibilité

La disponibilité consiste à être accessible à tous, tous les membres de l’Assemblée. Être disponible pour toutes les couches de l’Église est la pensée de Dieu pour le leader selon le cœur de Dieu. La disponibilité consiste aussi à être libre devant Dieu à tout moment prêt à écouter sa voix et à recevoir ses instructions et exécuter ses ordres sans rechigner (résister). Que souvent, les soucis du siècle présent, les pensées de haine, de vengeance et autres occupations viles du monde viennent souvent obstruer la communion intime que Dieu veut avec ses serviteurs à tout moment.

Être disponible comme leader, c’est se laisser atteindre par tout le monde. Nous entendons par tout le monde, les obéissant comme les rebelles, les ignorants comme les sages, les pauvres comme les riches, et traiter chacun avec équité sans faire de préférence. La responsabilité implique la disponibilité de jour et de nuit pour le vrai leader.

Chaque soir, Dieu visitait Adam (Gen 3.8).

L’intégrité

L’intégrité, qualité essentielle de tout leader est l’honnêteté face à la vérité. En tant que leader, nous devons faire attention à l’intégrité. C’est être la même personne quelque soit l’endroit où on se trouve. C’est être le même au-dedans et au dehors. C’est être le même chrétien dans tous les lieux où on est. Nous sommes Pasteurs à la maison et dans notre milieu social, il a des éléments très importants dans la notion d’intégrité :

La franchise

En tant que leader, l’esprit de mensonge nous guette souvent. Nous avons toujours tendance à amplifier. Nous devons essayer de créer au maximum la transparence. Quand les brebis découvrent l’esprit de mensonge dans leur leader, ils perdent la crédibilité. L’un des grands principes dans le leadership est la confiance. Nous ne saurons diriger les gens s’ils n’ont pas confiance ne nous.

L’équité

Pour rester dans l’équité qui exprime une notion de justice, il faut être :

éviter le favoritisme

éviter la dissimulation

éviter la partialité

Il  y a des gens que Dieu nous envoie, mais nous les perdons à cause du manque d’équité. Nous faisons cela pour défendre notre personnalité et notre trône comme si nous sommes patrons de nous-mêmes.  Cependant, le manque d’équité est une chose très nuisible pour le service et pour notre réputation elle-même.

Pour rester dans l’équité selon la pensée de Dieu, nous devons apprendre à respecter les gens quelque soit leur rang social. Ne trafiquons pas les dons que nous avons reçus de Dieu en nous livrant comme Balaam au salaire d’impiété :

‘‘Quel malheur pour eux! Ils ont suivi le même chemin que Caïn, ils ont menti pour de l’argent comme Balaam, ils sont morts parce qu’ils se sont révoltés comme Coré. Oui, ce sont eux qui mettent en danger les repas que vous prenez entre chrétiens. Là, ils mangent et ils boivent en abondance, sans aucune honte, en ne pensant qu’à eux. Ils sont comme des nuages emportés par le vent et qui ne donnent pas de pluie. Ils sont comme des arbres sans fruits au moment de la récolte, déracinés et complètement morts’’ (Jude 11-12).

La capacité de reconnaître ses erreurs dans le jugement

Nous devons savoir que nous sommes faillibles et qu’il n’y a que Dieu qui est infaillible. Nous aurons souvent tendance à croire que si nous reconnaissons nos erreurs, nous perdons notre témoignage, notre personnalité, notre leadership. C’est faux. Reconnaître ses erreurs est une puissance pour le leadership. Tout homme entêté qui ne reconnaît point ses fautes ou ses faiblesses, non seulement ne peut grandir, mais deviendra à la longue un obstacle pour lui-même et pour les autres dans la marche.

‘‘Voici le message que nous avons entendu de la bouche de Jésus-Christ, et nous vous l’annonçons: Dieu est lumière, en lui, il n’y a pas de nuit. Nous disons peut-être: nous sommes unis à Dieu. Mais si, en même temps, nous marchons dans la nuit, nous mentons et nous ne faisons pas sa volonté. Dieu est dans la lumière. Alors, si nous aussi, nous marchons dans la lumière, nous sommes unis les uns aux autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas de péché.» Mais nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous. Dieu fait ce qu’il promet et il est juste. Alors, si nous avouons nos péchés, il nous les pardonnera et il enlèvera tout le mal qui est en nous. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas commis de péchés.» Dans ce cas, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est pas en nous’’ (1 Jean 1.5-11).

La discrétion

Il n’y a pas de leadership sans direction. Souvent nous connaissons la vie de certaines personnes, leurs faiblesses et nous avons tendance à les détruire au moment où nous rencontrons cela. Sans discrétion, nous allons déstabiliser le groupe dans lequel nous sommes. La croissance des hommes est souvent fonction du plan de Dieu pour chacun et le temps est un grand facteur dans le processus divin de notre transformation. Lorsque Dieu nous montre certaines choses, ce n’est pas pour parler à tout vent, mais pour prier et aller rencontrer les concernés afin de leur en parler pour leur bien. Que la recommandation de cette portion de l’Écriture fait tant défaut parmi le peuple de Dieu aujourd’hui :

‘‘Si ton frère te fait du mal, va le voir et fais-lui des reproches quand tu es seul avec lui. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, retourne le voir avec une ou deux personnes. De cette façon, "on jugera l’affaire avec deux ou trois témoins". S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église. S’il refuse d’écouter l’Église, traite-le comme un non Juif ou comme un employé des impôts’’ (Mt 18.15-17).

La loyauté

La loyauté entraîne la fidélité. Une personne loyale est une personne qui reste fidèle à quelqu’un, qu’il pleuve ou qu’il neige, même si Dieu l’élève spirituellement et financièrement, restons fidèles à nos premiers compagnons.

David n’avait chassé, même oublié las générosités avec lesquelles il avait commencé. Nous devons nous efforcer de pouvoir être loyaux. La loyauté est la fidélité aux frères et sœurs quelque soit la visitation de Dieu. David, arrivé à Jérusalem n’a pas oublié les hommes qui étaient auprès de lui dans la caverne d’Adullan. Le manque de loyauté déstabilise notre leadership. L’épreuve de la prospérité est plus dure que l’épreuve de l’adversité.  C’est dans l’épreuve de l’adversité que nous avons tendance à oublier les générosités avec qui nous avons conquis.

La décision

L’une des choses la plus difficile dans le leadership c’est la décision. En tant que leader, nous serons confrontés à la prise de la décision. La décision est un acte quel e leader pose. Autrement dit, c’est un engagement quel e leader prend.

Décider c’est choisir comme l’objectif, déterminer, fixer, décréter quelque chose.

Décider, c’est pousser à agir, à prendre telle ou telle décision.

La décision est une résolution prise.

Conclusion :

‘‘Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, et qui a du caractère’’ (Ps 1.1).

C

 

Confiance en Dieu (sans la foi, nul n’est agréable à Dieu)

A

 

Accepte-toi (Avoir une bonne image de soi, refuser de se comparaître à autrui, refuser de se sous estimer)

R

 

Respecter la Parole de Dieu, de l’autorité et des autres.

A

 

 Attitude (pessimiste, optimiste ou négatif)

C

 

Choix (bon ou mauvais)

T

 

 Travail (engagement, détermination et sacrifice) Pas croiser les bras

E

 

Excellence de ce qu’on fait (la notion du beau et de la grandeur)

R

 

Repentance (Reconnaître son erreur, sa faute et être prêt pour le changement, le changement est évolutif).

E

 

Écouter Dieu (Dans la prière, méditation et conseils des autres et même dans certaines circonstances)

Dr André CHOUBEU

Centre Apostolique de Jésus Christ

BP 9042 DOUALA

Tél. (237) 775 7160 / 958 6505

 

 

 

 

 

 

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