LA SPIRITUALITE DU FONDEMENT - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA SPIRITUALITE DU FONDEMENT

19 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA SPIRITUALITE DU FONDEMENT

 

    ‘‘Lorsque les fondements vacillent que peut bien faire l’homme droit ?’’

    ‘‘Quand les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il ?’’

(Psaumes 11.3)

 

    Définition :

     L’Ancien Testament définit le mot hébreu yasad par attacher fermement.

     Le fondement est également défini comme une base solide, un élément essentiel, une certitude et une réalité.

     Fonder implique dont le fait d’asseoir les fondements d’une construction, d’une vie, d’un projet de manière à assurer sa durabilité certaine.

 

     L’usage biblique du mot fondement :

     Ces termes sont employés indifféremment au sens propre pour les bases des constructions (Job 4.19), des autels (Ex 29.12) et par ailleurs, du monde, des institutions, de la terre, d’une foi ou d’une confiance en Dieu dans toutes les circonstances de la marche périlleuse aux travers des péripéties de la vie de la pérégrination du croyant dans les zones parfois désertiques de son parcours.

 

     Israël autrefois et le croyant aujourd’hui est le fondement des peuples :

     Dans le même sens, il est dit qu’Israël sera le fondement des peuples (Isaïe 54.11 ; Prov. 10.25 ; Esa 14.32)

 

     Le fondement du temple de Jérusalem :

     La pose des fondations d’un immeuble (en particulier l’édification d’un temple (1Rois 6.37 ; Esdras 5.16) faisait l’objet d’une cérémonie religieuse. Les fondations du Temple de Salomon étaient faites de pierres magnifiques : ‘‘ Pour construire le temple, on utilisa les pierres telles qu’elles provenaient de la carrière ; ainsi, pendant tout le temps de la construction, on n’entendit pas un seul coup de marteau, ni de pic, ni d’aucun autre outil de fer’’ (1Rois 6.7).

     Les matériaux du fondement du temple de Dieu étaient tous de grand prix

     Le fondement du temple fut posé et pendant la durée de la construction du temple en 7 années, on n’entendit ni bruit, ni vacarme car tout doit faire silence devant Dieu (1 Rois 6.37).

     ‘‘Les fondations consistaient en grands blocs de pierres de prix ayant quatre et cinq mètres de long. Par-dessus ces fondations étaient posées des pierres taillées sur mesure et des poutres de cendre…. (1 Rois 7.10-12)

 

Temple dans le sens général exprime le bâtiment consacré à un culte (Joël 3.5 ; Esdras 5.14 ; Actes 19.27). Ce terme s’applique le plus souvent à l’un des temples élevés successivement à Jérusalem pour le culte de l’Éternel.

Le Temple de Salomon rassembla beaucoup de matériaux précieux, mais son symbolisme revêt une dimension plus grande aux regards de l’intérêt que Dieu porte sur la très louable vision de David de lui bâtir un temple. Examinons ensemble quelques aspects important de cette initiative qui pour nous aujourd’hui serait le sérieux attaché à notre sens de recherche de la volonté de Dieu pour notre vie et le travail spirituel ardu pour que le temple de Dieu que nous sommes soit bâti selon le modèle préconçu par Dieu pour l’individu que nous sommes chacun pour sa part :

-           La beauté et la précision dans la construction du temple :

Le plan du Temple reproduisait celui du tabernacle, mais les dimensions étaient doubles et la décoration plus somptueuse. L’intérieur mesurait 60 coudées de long, sur 20 de large et 30 de haut (1Rois 6.2) ; la hauteur différait donc en proportion de celle du tabernacle. Les murs étaient de pierres que l’on avait achevé de tailler dans la carrière (1Rois 6.7) ; la toiture et le plafond étaient en cèdre (1Rois 6.9). Des planches de cyprès recouvraient le sol ; les parois étaient lambrissés de cèdre depuis le sol jusqu’au plafond (1Rois 6.15 ; 2Chron 3.5). Tout l’intérieur était plaqué d’or (1Rois 6.20,22,30 ; 2Chron 3.7, etc.).

-           Des chérubins, des palmes et des fleurs étaient sculptés sur les parois. Le lieu très saint (débîr) était un cube de 20 coudées de côté (1Rois 6.16,20) ; des chambres plaquées d’or occupaient probablement l’espace, haut d’environ 10 coudées, entre le plafond et le toit (1Chron 28.11 ; 2Chron 3.9). L’arche se trouvait dans le lieu très saint (1Rois 8.6), sous les ailes de 2 immenses chérubins en bois d’olivier recouvert d’or. Ils étaient debout de chaque côté de l’arche. Chacun mesurait 10 coudées de haut (environ 5,25 m), la longueur d’une aile atteignait 5 coudées. Les ailes extérieures des chérubins touchaient les murs, tandis que les 2 autres ailes se rejoignaient. Au centre, au-dessus du propitiatoire, les 2 chérubins contemplaient l’arche (1Rois 6.23-28 ; 2Chron 3.10-13). Une cloison de cèdre, recouverte d’or des 2 côtés, séparait le lieu saint (hêkal) du lieu très saint (débir). Une porte à 2 battants en bois d’olivier, ornée de palmes, de fleurs, de chérubins, et plaquée d’or, traversait la cloison. Celle-ci était tenue, du côté du lieu saint, par des chaînettes d’or, et un voile analogue à celui du tabernacle la recouvrait (1Rois 6.16,21,31,32 ; 2Chron 3.14).

Les deux battants de la porte donnant accès au lieu saint depuis le parvis étaient de cyprès (1Rois 6.33,34).

Le sérieux, la précision, la beauté et la perfection des travaux du temple ne devait pas nous laisser indifférent. Mais en est-il toujours ainsi ? A chacune de nos consciences de donner une réponse !!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

-           Le service dans le temple :

Le souverain sacrificateur devait offrir chaque jour l’encens, alors qu’il n’entrait qu’une fois par an dans le lieu très saint. Il y avait là, non pas un seul, mais 10 chandeliers d’or et 10 tables ; les pains de proposition ne se trouvaient sans doute que sur une seule table.

Le fondement de notre vie devait selon Dieu revêtir les différents aspects suivants :

 

  1. 1.     Sur le plan éthique et moral

     . vie comportementale correspondant à la vocation et aux fonctions que l’on exerce avec toutes les craintes nécessaires (pureté, simplicité, fidélité, intégrité. Modestie de l’alimentaire au vestimentaire, en passant par l’usage de la langue) 1 Pierre 2.12.

     Même si le frère, la sœur, le ministre de Dieu est dans la suffisance ou l’abondance matérielle ou financière, ceci ne doit pas le changer au milieu de ses frères, il doit plutôt être une source de bénédiction pour plusieurs.

  1. 2.     Sur le plan déontologique

      La soumission aux autorités et l’observation de la règle établie conforme à la Parole de Dieu ne doit pas faire l’objet ni de contestation, ni de critique ou de contrefaçon. Une vision divine ne devrait pas souffrir de raisonnement, mais d’obéissance dans son accomplissement.

     Nul s’il n’a pu se soumettre à l’autorité spirituelle ne pourra ni l’exercer, ni l’imposer à d’autre (Rom 13.1-7.

     Il faut être un bon coéquipier, capable de marche sur les mêmes traces que celles de tous les autres (2 Cor 12.14-18).

  1. 3.     Sur le plan de la vie dans le ministère

     Quiconque est engagé au service de Dieu ou à la vie de disciple doit être éloigné des séductions matérielles, doctrinales et sectaires.

     Le croyant, le ministre de Dieu doit accrocher à la croix de Jésus, l’orgueil, la course effrénée de l’argent. Il doit se mettre en garde au sexe opposé qui a tué beaucoup de héros

  1. 4.     Sur le plan doctrinal

Celui qui est engagé au service de Dieu ou à la vie de disciple doit exercer :

. La doctrine selon la piété (1 Tim 6.3-5)

. la vérité selon la piété (Tite 1.1)

. la saine doctrine (Tite 2.1 ; 2 Tim 4.1-6)

. un enseignement pur, digne et irréprochable (Tite 2.7-10)

. la doctrine de Dieu (Tite 2.10b)

. la vraie parole telle qu’elle a été enseignée (Tite 1.9 ; Deut 4.9 ; Hébreux 2.1)

. la parole dispensée droitement (2 Tim 2.15) et de façon homogène (1 Cor 4.17)

. le prédicateur doit être un modèle recommandable à toute conscience et en toute bonne conscience (2 Cor 4.2 ; 1 Pierre 3.16) comme le sel, la lumière du monde (Mt 5.13), la bonne odeur de Dieu (2 Cor 2.16), la lettre de Christ, lue et connue de tous (2 Cor 3.1), un ambassadeur (2 Cor 5.19 ; Actes 26.17 ; Jean 4.34), un homme fidèle, digne et capable de transmettre à d’autre (2 Tim 2.1-7)

 

 

  1. 5.   Sur le plan théologique

          . il s’agit d’une solide connaissance des Saintes Ecritures dans un Institut, une Ecole biblique ou une Université ayant une bonne profession de foi, tout en spécifiant qu’aucun diplôme théologique ne confère ni repentance, ni conversion, ni nouvelle naissance, ni vocation, ni appel, ni ministère, ni dons spirituels, aucun fruit de l’Esprit (Jean 7.15)

           . l’Apôtre Paul doit son éloquence et son érudition grâce à la formation qu’il a acquise du célèbre docteur Gamaliel, membre du Sanhédrin. Il a su utiliser ses prérequis (Actes 22.3)

           . Paul citait les philosophes de l’époque et leur fermait la bouche (Acte 17.17-34), parce qu’il lisait d’autres livres utiles en dehors des parchemins qui étaient une portion de l’Ancien Testament (2 Tim 4.13)

 

       La durabilité du fondement est aussi fonction des matériaux employés :

La Bible, code de vie par excellence laisse comprendre que notre corps est le temple de Dieu. Lorsque nous pénétrons la profondeur des Ecritures Saintes, nous voyons comment était le fondement du temple de Salomon. Il devait en être aussi de notre vie. L’Apôtre Paul dans 1 Corinthiens 3 parle de la manière dont nous bâtissons. Il fait allusion à divers matériaux, notamment de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, de la paille ou du chaume : ‘‘Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée’’  (1 Cor 3.12).

Qu’en est-il de la vérité que cela véhicule ?

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). L’or symbolise ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire, l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17). Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or. L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée.

 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur les courtines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) démontre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relief la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2).

En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce.

En effet, le fondement avec de l’or de l'argent et des pierres précieuses (1Cor 3.12), consiste à recevoir et propager les vérités pures de l'Évangile. Ceux-là, ne détiennent rien que la vérité telle qu'elle est en Jésus Christ, et prêchez rien d’autre que cela. Ils sont semblables à la déclaration de l’Apôtre Paul : ‘‘Si nous-mêmes ou un ange venait à prêcher un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème’’ (Galates 1).

Par là, Dieu veut une construction sur de bonnes bases, rendant l'ensemble des actions ministres dépendent uniquement du Christ comme le grand prophète de l'église. Dès lors, Christ est pris pour unique guide et maître infaillible. Ainsi, chaque ouvrier doit recevoir de Christ et répandre la doctrine  qu'il enseigne dans leur pureté, sans aucun mélange corrompu parce que rien n’y est ajouté ni diminué. 

Du bois, du foin, du chaume : Les ouvriers qui utilisent le bois, du foin ou du chaume sont ceux qui s'écartent de l'esprit du Christ dans beaucoup de détails, substituent leurs propres fantaisies et les inventions des doctrines et des institutions. Certains peuvent, dans la simplicité de leur cœur, construire en bois et de chaume sur les bonnes bases, ne sachant pas qu'ils ont fait ; toutefois, il est certain qu’au jour du Seigneur leur inconduite sera manifestée à la lumière.  Maintenant nous pouvons être trompés en nous-mêmes et les autres, mais il y a un jour où toute folie des hommes qui ont confondu leur propre justice à la justice divine, verront leur déguisement exposé à la lumière de la justice de Dieu.

Les Ecritures parlent du fondement de la nouvelle Jérusalem en ressortant les pierres précieuses qui constitueront ses douze fondements. Puisque la nouvelle Jérusalem nous attend, pourrons-nous y entrer et y habiter avec un mauvais fondement de notre vie ? N’est-il pas dit qu’il est impossible aux méchants de demeurer dans l’assemblée des saints ? Prenons donc garde à nous-mêmes et regardons l’importance que Dieu donne à la nouvelle Jérusalem et son fondement.

 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17).

 

Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur.

Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude.

Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc.

Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). 

Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20).

Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19).

Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral.

Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant.

Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17).

 

Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois.

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille (ou chaume) dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. Un incendie est suffisant pour que la construction ne soit plus. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18). (1 Cor 3.11-12)

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ?

Conclusion :

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive. En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13)

    ‘‘Lui donc la voix ébranla alors la terre et qui maintenant a fait cette promesse, une fois encore, j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots : une fois encore, indique le changement des choses ébranlées comme étant faite pour un temps afin que les choses inébranlables subsistent. C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable avec piété et avec crainte car notre Dieu est aussi un feu dévorant’’ (Hébreux 12.26-29).                                     

       Dr André CHOUBEU

       BP. 9042 DOUALA (Cameroun)

       Tél.  (237) 77 75 71 60 / 22 12 34 72

 

 

 

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