LA REALITE DE L'ENFER - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA REALITE DE L'ENFER

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LA REALITE DE L’ENFER

 

 

Introduction :

 

De plus en plus, les valeurs morales s’effondre, la Bible est prise juste comme un livre de bon sens plus ou moins vrai. Dans certains milieux, on doit adapter la Bible au contexte mondial et non le contraire. Nombreuses sont les religions où la notions de l’enfer est un mythe. Dans ces milieux il est dit que le Dieu si bon ne pourra pas conduire ses créatures en enfer. Certaines doctrines affirment même qu’à la fin, tous les péchés seront imputés au bouc émissaire qui est le diable et tous les hommes seront sauvés. Les textes bibliques sont  pourtant clairs :

« Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 2.10)

« Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort » (Apoc 21.8)

En fait, qu’est-ce que l’enfer, l’enfer existe-t-il vraiment, qu’est ce qui arrivera à ceux qui iront en enfer ? Pendant combien de temps durera l’enfer ? Quelle sera la condition de vie en enfer ? Les textes bibliques ci-après nous éclaireront :

 

La réalité de l’enfer :

 

Le mot enfer tire son origine de l’expression latine qui signifie ‘‘région inférieure’’ (Eph 4.9). Faisant allusion à l’enfer, le Seigneur Jésus utilise l’expression ‘‘géhenne’’. Ce mot désigne la vallée de l’Hinnom où les juifs faisaient passer leurs enfants par le feu continu en sacrifice à Moloch (2 Rois 2.10). Ce lieu appelé en hébreux ‘‘Topheth’’ qui signifie ‘‘lieu d’horreur était fort bien l’expression de l’atrocité, de la souffrance vécu en enfer.

L’enfer dépeint dans la Bible : Un nombre impressionnant de passages bibliques et d’expression dépeignent ce lieu affreux :

Bûcher enflammé par le souffle de l’Eternel (Esaïe 30.33 ; Deut 32.22

Les flammes éternelles (Es 33.14 ; Luc 16.24 ; 2 Thess 1.7-8)

Le ver qui ne meurt point (Es 66.24 ; Marc 9.48)

L’opprobre, la honte éternelle (Dan 12.2)

Le feu quine s’éteint point (le feu éternel) : Mt 3.12 ; 18.8 ; 25.41 ; Marc 9.43,45,48 ; Héb 10.26-27)

La géhenne ou le feu de la géhenne (Mt 5.29 ; 22.30 ; 10.28 ; 18.9).

La perdition (Mt 7.13 ; Rom 9.22 ; Phil 3.19)

La fournaise ardente (Mt 13.41-42,50)

Le lieu de pleurs et de grincements de dents (Mt 13.42 ,50 ; 22.13)

Le châtiment éternel (Mt 25.46)

Le ténèbres (Mt 22.13 ; 8.12 ; 2 Pierre 2.4,17 ; Jude 6.13)

La colère à venir (Luc 3.7 ; Rom 2.5,8-9 ; 5.9 , 1Thess 1.10)

Dehors (Luc 13.25,28 ; Apoc 22.15).

Les tourments (Luc 16.23-28 , Apoc 14.11 , 20.10)

La ruine éternelle (2Thess 1.9 ; 2 Pierre 3.7)

Le jugement éternel (Héb 5.11-6.1-2)

La  condamnation (2 Pierre 2.3 ; Jude 4)

La peine (Jude 7)

La destruction (Apoc 11.18 ; 2 Thess 2.8)

Le reniement (Mt 10.33 ; 7.23 ; Marc 8.38 , 2 Tim 2.12)

L’anathème, la malédiction (1Cor 16.22 , Gal 1.9 , 3.10 ; Mt 25.41 ;

              2Pierre 2.14)

La rétribution (2 Cor 11.15 ; Col 3.25 ; 2 Thess 1.6-7 ; 2 Tim 4.14 ; Apoc

             18.6 ; 22.12)

Malheur (Mt 26.24 ; 11.21 ; 23.13 ; Luc 17.1-2)

L’écrasement (Mt 21.44)

La privation (Mt 25.29 ; Luc 18.18)

Le feu et le souffre (Apoc 14.10)

L’étang de feu, le feu ardent (Apoc 19.20 ; 20.15 etc.)

La seconde mort (Apoc 20.14 ; 21.8 ; 14.10-11 ; 2.11).

 

 La réalité de l’enfer : Les jugements de l’Ancien Testament, frappent sur la terre les hommes de déluge, de Sodome et Gomorrhe, de Canaan, d’Israël même, ne trouvent leur existence dans le Nouveau Testament. Les hommes ne trouvent pas l’amour dans l‘Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament. Certains s’abusent et ignorent les pires châtiments du jugement sévère et sans miséricorde de Dieu qui les attendent. Dans l’Ancien Testament, les châtiments étaient physiques, corporels et terrestres donnant aux coupables, l’accès ou la possibilité de se repentir avant de mourir ou en mourant. Par là, le salut de l’âme du repentant était assuré. Il est évident que les incrédules de tout temps n’a jamais manqué. Les châtiments du Nouveau Testament sont plus sévères, essentiellement spirituels et éternels (Héb 10.28-31).

La souffrance de l’enfer sont exprimés par plusieurs termes bibliques parmi lesquels : honte éternelle (Dan 12.2), vers qui ne s’éteint point (Mc 9.48), pleurs et grincements de dents (Mt 13.42), ténèbres de dehors (Mt 22.13), en proie aux tourments (Luc 16.23-24).

La souffrance de l’enfer est effective et manifestée par :

Séparation du lieu de félicité

Abîme infranchissable entre enfer et lieu de félicité

Le perdu possède encore toute ses facultés mentales et il est bien conscient

La souffrance dans son âme

La souffrance physique sans espoir de délivrance

Prière non exaucée

Aucune aide possible, ni du ciel, ni de la terre

Solitude

Condition de vie inaméliorable

 

Quelques leçons de l’université de l’enfer (Luc 16.19-31) :

 

L’enfer est vrai ; un lieu de tourment. La douleur dans ce lieu n’était pas physique seulement, mais aussi morale. Une grave séparation de tous, des amis, de la famille, de ses activités, de son argent, de Dieu surtout.

L’homme riche se souvient qu’il avait déjà entendu parler de cet endroit par Moïse et les Prophètes (les Serviteurs de Dieu), en refusant des les écouter, il avait sans le vouloir, choisi l’enfer. Il regrette aujourd’hui son choix, mais c’est trop tard. Sur terre, il savait que Dieu est très bon, miséricordieux, alors, l’enfer, non, Dieu ne peut pas créer un tel endroit. Il avait oublié que Dieu est juste aussi dans ses jugements et sa justice bien que miséricordieux. Il se disait souvent en lui-même, même si l’enfer existe, d’où viendra le bois ou le gaz pour conserver en permanence ce feu ? Il avait oublié que Dieu est omnipotent. Pour cet homme peut-être, il comprenait que si l’enfer existe, ce serait comme la prison, l’école de reforme où les policiers et autres moyens feraient respecter la loi. Il croyait peut-être aussi que son argent pourrait peser lourd compte tenu par ailleurs de son rang social sur terre. Maintenant, il comprend tout différemment, mais c’est trop tard.

A l’université de l’enfer, il a aussi appris à prier. Il a fait tout de même un progrès : «Je te prie donc, père Abraham… (Luc 16.27) ». Il utilisa pour la première fois le verbe prier et le mis en action. Il pria de manière fervente, mais sa vie de prière était basée sur la théorie qui affirmait que Dieu est une aide au temps de difficultés. En effet quand il y a une urgence ne dit-on pas «prions ? ». Sur la terre, il avait tout, était autosuffisant et n’avait besoin de rien. Son argent lui ouvrait toutes les portes. Maintenant, les choses sont différentes. Sa prière est rejetée, car bien qu’elle soit sincère, elle est venue trop tard.

Il apprit aussi la compassion. Sur terre, il n’en connaissait pas. Le pauvre Lazare était hors de sa clôture, mais il lui faisait jeter les miettes de pain par son cuisinier, mais jamais le laisser entrer. Tant pis s’il crève sous le froid. Lazare avec ses plaies aurait souillé son somptueux palais d’odeur nauséabonde. Alors, il fallait laisser un si sale type dehors pour des raisons de commodité et de noblesse. Jacques à son chapitre 2 et 5 le condamnait et il ne le savait pas.

Il appris encore avec tristesse que ce que l’homme considère n’est pas ce que Dieu considère. En effet, là–bas, les rôles étaient renversés. Le pauvre Lazare qu’il méprisait avait l’air extraordinairement beau dans l’université du Paradis. Plus de plaies qui puent, plus de cicatrices ; bien nourries, très belles, alors que lui, qui avait ce privilège sur terre, vivait l’atrocité des pires tourments à l’université de l’enfer, université où on ne valide pas les matières dans lesquelles il y a eu sous moyenne.

Il appris aussi à témoigner Christ. Il ne l’avait jamais fait sur terre, mais maintenant, il comprend l’urgente nécessité. Il allait à l’église,  donnait de sommes colossales, mais témoigner était pour lui, le rôle du pasteur. Comme il aurait vraiment souhaité témoigner aujourd’hui ! Sortir tous les lundi, jeudi et samedi ou un autre jour pour aller évangéliser ! Il demanda donc à Abraham dans un autre sujet de prière d’envoyer Lazare auprès de ses frères sur terre pour parler de Christ afin qu’eux non plus, ne soient aveuglés par toute la richesse qu’il a laissé. C’est étrange comme l’enfer transforme l’indifférence en zèle inutile parce que l’œuvre de la foi n’avait pas été positive. Comme c’est tard de pratiquer une fausse faux sur des bases purement sentimentale dans un but d’exploitation !

Il apprit aussi et surtout une excellente leçon : la repentance. Il regrettait amèrement aujourd’hui tout ce qu’il avait fait hier. Il est vrai qu’un dicton dit : «Mieux vaut tard que jamais». Mais dans le cas d’espèce, c’est très faux ! Il aurait souhaité que le passé revienne, qu’il se réconcilie avec tous, qu’il envoie son chauffeur s’occuper de Lazare etc., mais c’est trop tard ! Le souvenir est douloureux, il regrette son passé, mais c’est trop tard.

Il crut aussi au miracle, car il a pensé qu’il était possible que Lazare revienne à la vie pour aller prêcher à ses frères. Son avis sur les choses a changé, mais il est trop tard encore !

Il apprit aussi qu’il est impossible que les morts parlent aux vivants et que ceux qui sont  au Paradis puissent aider ceux qui sont en enfer. Un abîme infranchissable en effet sépare les deux lieux.

 

Aucune possibilité du salut n’existe après la condamnation de l’enfer (1 Cor 6.10 ; Gal 5.19-21 ; 2Tim 3.1-5 ; Apoc 22.15).

 

Qui ira en enfer ?

1 Cor 6.10

Gal 5.19-21

2 Tim 3.1-5

Apoc 22.15

 

Est-il possible d’échapper à l’enfer ?

 

Puisque aucune possibilité du salut n’existe après la mort, aujourd’hui est le moment favorable pour échapper à l’enfer car un report peut s’avérer dangereux :

Luc 12.16-31

Hébreux 3.7,8,13

Hébreux 4.1,7

Hébreux 2.3

Esaïe 55.6

Josué 24.15

 

Conclusion :

 

En 1992, alors que j’étais déjà au service de Dieu depuis dix ans et Pasteur depuis quatre ans, j’avais une notion subjective de l’enfer. Parfois, je me demandais si vraiment, ce Dieu si bon et vrai pourrait envoyer les gens en enfer. Bien que je l’affirmais tout haut comme étant vrai, tout bas, je croyais que la miséricorde de Dieu prévaudra sur l’enfer et son cœur paternel n’acceptera pas que ceux qui ont confessé Christ, quelque soit ce qu’ils ont fait après, puisse les conduire dans ce lac de feu et de souffre. Je vivais une vraie vie chrétienne, mais les plaintes et murmures, la suffisance et le désir de la célébrité étaient mon lot quotidien. Pour me consoler je disais parfois, ce sont seulement ceux qui ont commis de graves péchés comme l’immoralité sexuelle, l’idolâtrie, le meurtre qui pourront aller en enfer.

Mais ma fausse conception de l’enfer changea lorsqu’un soir, couché sur mon lit de camping devant ma véranda derrière de très belles fleurs que mon épouse et nos deux fils Eric et Pierre avaient plantées, une chose étrange arriva. Un vent doux soufflait et une bonne odeur sortait de ses fleurs. Alors, je me suis mis à dire : Je ne suis tout de même pas n’importe qui, j’ai des enfants, j’ai une femme ; ils m’ont planté ces fleurs. Je suis bien. Mes pensées furent dirigées aussitôt vers le grand camp que je dirigeais. Dans ce camp de près de deux hectares, il y avait des étudiants venus des pays de l’Afrique Centrale pour la formation biblique. Il y avait aussi des fidèles démunis et persécutés, des enseignants à l’Institut Biblique. J’étais alors Directeur de l’Institut Biblique, Pasteur de plusieurs églises locales crées par mes étudiants. Je me ventais de l’exploit que je fais dans la formation de ces étudiants, élèves Pasteurs de l’Afrique Centrale ; comme Nebudcanetsar, je me glorifiais de mes œuvres. Face donc à ces exploits dont je me constituais l’auteur indéniable, je disais en  mon cœur, voici j’ai fait toutes ces choses, mais on parle mal de moi et mon responsable spirituel l’accepte. Il connait mes efforts et accepte, voire cautionne l’injustice contre moi. Alors, je ne ferai plus rien pour quiconque viendra me voir pour la prière, les conseils et autres. Je me contenterai désormais de la formation des élèves Pasteurs, des églises locales que je dirige et c’est tout. Soudain, j’ai senti une main me soulever. Je réalisai que plus la main m’amenait vers le haut, plus la vie me quittait. Etait-ce dans l’inconscience ou dans le conscient, je ne saurais définir, mais à ce que je sache, je sentis à une certaine hauteur un sentiment de culpabilité me saisir et en larme, je pleurais amèrement pour mon orgueil, ma rébellion, la résignation à persister dans ma suffisance et le refus d’aider quiconque viendra solliciter un conseil spirituel ou une prière. C’est alors que la main qui m’avait saisi me lâcha et pendant que je redescendais de la hauteur où cette main invisible m’avait amené, j’entendis une voix claire disant : « le ciel est une réalité et l’enfer en est une autre. Tu dis que tes frères ont parlé mal de toi, mais moi, qu’est-ce que je t’ai fait ».

A peine revenu à moi-même, je couru dans mon bureau juste à côté et pleuré pendant trois heures. Depuis ce jour, j’eu une autre vision de la notion du péché et de l’enfer.

L’enfer est une réalité, vivons une vie intègre car le ciel est vrai.

Dr André CHOUBEUdownload

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John 08/07/2015 12:33

Hahaha ok.