LA MORT ET LES MORTS - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA MORT ET LES MORTS

4 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Introduction : 

Pourquoi la mort est-elle apparue ? 

Etre créé à l'image de Dieu impliquait pour l'homme le fait d'être doué de volonté et de liberté. Le Dieu d'amour veut être aimé joyeusement et servi volontairement par ses créatures. Il ne les oblige pas à devenir ses esclaves et leur laisse choisir, si elles le veulent, une autre voie. Les anges, Adam et Eve, Jésus lui-même, ont été tentés. Dieu n'a pas voulu faire d'Eden une prison dorée, dont on aurait pu s'échapper. Il a entr'ouvert, mais dans l'espoir que l'homme, dûment averti et gagné par tant de bienfaits, choisirait librement de rester dans l'obéissance et la communion de son Seigneur. Adam et Eve, ayant délibérément péché, virent s'accomplir sur eux la terrible menace : "Tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras "  (Gen 2.17)

 

Définition :

La mort est la cessation complète et définitive de la vie. La disparition d'un être humain. Diverses appellations : trépas, décès, repos éternel, grand voyage, grand sommeil, deuil, perte, disparition.

Le terme mort désigne soit le défunt soit les différentes sortes de mort :

                  -Mort physique      (Héb. 9.27)

                  -Seconde mort       (Apoc 20.14)

                  -Mort spirituelle     (Eph 2.5)

                  -Mort avec Christ   (2 Cor 5.14)

                  -Mort en Christ      (Apoc 14.13) 

Les différentes sortes de morts : 

1.           La mort physique :

Le jour même de la chute, Dieu dit à l'homme : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. " (Gen 3.19). Paul confirme ce langage en écrivant : "Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort, ... ainsi,  la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché" (Rom 5.12). La loi de la mort est désormais inéluctable : Tous les humains étant pécheurs, marchent obligatoirement vers le tombeau. Le sépulcre devient le roi des épouvantements, et le dernier mot des plus belles carrières terrestres sonnent comme un glas : "Puis il mourut ... " (Gen 5.5,8,11) etc. La mort nous atteindra forcément un jour, et notre grande préoccupation devrait être de nous préparer à mourir, puisque "Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement" (Héb 9.27).

Chaque homme comme le Psalmiste devait dire sans cesse : "Eternel ! Dis-moi quel est le terme de ma vie ? Quelle est la mesure de mes jours ? Que je sache combien je suis fragile ..., ma vie est comme un rien devant toi. " (Ps 39.5-6)

"Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu!" lancera sans équivoque Amos 4.12. Toutefois la mort physique n'est pas définitive puisqu'il y aura pour les croyants, la glorieuse résurrection à l'image de Jésus Christ, et pour les impies la résurrection en vue du jugement.

La mort physique est donc :

* -La conséquence du péché (Gen 3.19) et son caractère universel est bien la preuve de l'universalité du péché (Rom 5.12-14).

* -La mort physique frappe le corps seulement ; elle ne met fin ni à l'existence de l'âme, ni à celle de la conscience (Hab 2.5 ; Luc 16.23 ; Apoc 6.9-10).

* -La mort physique sera immanquablement suivie de la résurrection corporelle (2 Rois 4.35 ; 1 Cor 15.52, Job 19.25).

* -La mort physique étant une conséquence du péché, même le racheté y est soumis ; toutefois, les croyants qui seront vivants lors du retour du Seigneur ne passeront pas par la mort puisqu'ils seront enlevés (Gen 5.24 ; 1 Cor 15.51-52 ; 1 Thes 4.15-17).

* -La mort physique du chrétien est désignée par le thème particulier, parce que le corps du chrétien peut être réveillé et transformé à tout instant (Jean 11.11-13 ; Phil 3.20-21 ; 1 Thes 4.13-18)

* -La mort physique n'affecte pas l'âme et l'esprit pour qui le corps est comme une "tente", une demeure provisoire. Il continue à vivre malgré la mort du corps (2 Cor 5.1-8 ; 1 Cor 15.42-44 ; 2 Pierre 1.13-15).

* -La mort physique introduit immédiatement le chrétien "auprès du Seigneur", tandis que son corps attend la résurrection au retour de Christ (2 Cor 5.1-8 ; Phil 1.23 ; 1 Thes 4.13-17).

 

2.         Seconde mort :

 

La ''seconde mort'' et ''l'étang de feu'' mentionnés dans Apoc 20.14, sont deux expressions semblables qui désignent l'état éternel des méchants. On l'appelle la seconde mort, parce qu'elle a été précédée de la mort physique. Ce passage évoque le sort éternel des impies qui sont perdues en raison de leur incrédulité et de leur refus de Dieu ; leur condition dernière est celle d'une "mort" éternelle, c'est-à-dire d'une séparation éternelle d'avec Dieu "(Jean 8.21,24). Cette seconde mort n'est pas un anéantissement ; ce fait ressort de la comparaison d'Apoc 19.20 et Apoc 20.10 ; mille ans passés dans l'étang de feu n'auront pas annihilé la Bête et le faux prophète qui y seront tourmentés pour toujours.

Les mots "aux siècles des siècles" sont employés tour à tour en relation avec Dieu (Apoc 1.18 ; 4.9-10 ; 10.6 ; 15.7), sa gloire (Gal 1.5 etc.), son pouvoir et son règne (1 Pierre 4.11 ; Apoc 1.6 ; 5.13 ; 7.12 ; 11.15), et les tourments éternels (Apoc 20.10) ; ils prennent le sens éternel dans toute l'acception du thème : qui n'aura pas de fin.

 

3.         La mort spirituelle :

 

Adam (pas plus que nous évidemment) n'a été atteint par la mort physique le jour de son premier péché. Mais, le jour même, il a été frappé de mort spirituelle, c'est-à-dire qu'il a été chassé de la présence de Dieu, hors du jardin d'Eden (Gen 3.22-24). Car la mort spirituelle, celle qui atteint l'âme, n'est pas l'anéantissement, mais le fait d'être privé de la communion avec Dieu. De même que la "vie éternelle, dit Jésus : c'est, qu'ils te connaissent, Toi le seul vrai Dieu, et Celui que Tu as envoyé, Jésus Christ" (Jean 17.3).

Ainsi, depuis la chute, nous voyons les pécheurs exister, s'agiter, jouir de la vie, avoir même une religion, tout en étant plongés de Dieu par la mort spirituelle. Paul dit aux Ephésiens : "vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, Souvenez-vous que vous étiez, en ce temps là, sans Christ..., sans espérance et sans Dieu dans le monde" (Eph 2.1,12).

Parlant à Timothée de veuves dont la conduite est répréhensive, le même Apôtre écrit : "celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante" (1 Tim 5.6). Tel est le terrible état de tous les hommes non régénérés : Ils sont morts, quoique vivants. Morts dans leur esprit, et, quant à leur corps, candidats à la tombe ! Serait-ce encore notre état ? C'était en tout cas celui du fils prodigue, alors qu'il dépensait joyeusement son argent dans la débauche. Le père, après son retour, s'écrie : "Mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ! " (Luc 15.24). "Être mort" signifiait pour lui : exister, mais être plongé dans le mal loin du foyer paternel.

La mort spirituelle est donc la condition de l'homme naturel ou irrégénéré, vivant encore dans le péché (Eph 2.1 ; Tite 5.6), étranger à la vie de Dieu (Eph 4.18-19) et dépourvu de l'Esprit (Rom 8.9). C'est aussi, après la mort physique, un état de séparation éternelle d'avec Dieu, dans une souffrance consciente, ce que l'Ecriture appelle "la seconde mort" (Apoc 2.11 ; 20.6 ; 21.8 ; 20.14). Tout croyant qui garde un seul péché dans son cœur et refuse de l'avouer est spirituellement mort.

 

4. Mort avec Christ :

 

Dieu regarde tous les rachetés comme ayant été mis à mort avec Christ (Rom 6.6). Il nous faut donc croire qu'il en est ainsi, et vivre en conséquence (Rom 6.11).

 

La version de la Parole Vivante retrace Romains 6.1-14 en ces termes :

"Quelle conclusion tirerons-nous de tout cela ? Dirons-nous comme certains : continuons donc à pécher afin que la grâce de Dieu puisse s'exercer pleinement et qu'elle en apparaisse encore plus glorieuse ? [Nous faut-il demeurer dans le péché ? Certes non ! Nous sommes morts au péché, nous n'existons plus pour lui ; comment alors vouloir vivre sous son empire ? Auriez-vous oublié que tous les baptisés ont fait acte de mort au péché ? Ou bien ne savez-vous pas que nous tous qui avons été immergés en Jésus Christ, nous avons été plongés en sa mort ? Par le baptême ; nous avons donc été ensevelis avec lui afin de partager sa mort. Tout ce que nous étions autrefois est à présent mort et enterré. Et pourquoi cela ? Vous savez que Christ a été ressuscité par la puissance glorieuse du Père : Nous aussi, nous avons reçu une nouvelle vie et nous sommes appelés à mener notre existence sur un plan nouveau.

Car nous sommes devenus un seul et même être avec lui. Nous lui avons été incorporés comme le greffon à son porte greffe. Si donc nous avons été implantés en sa mort pour mourir avec lui, nous le serons aussi en sa résurrection pour revivre comme lui. Comprenons donc que notre vieux moi a été cloué à la croix avec Christ afin que notre vieille nature pécheresse fut réduite à l'impuissance et que le corps, instrument docile du péché, fut neutralisé. Nous avons été crucifiés avec Christ, pour que le mal n'ait plus de prise sur nous et que nous n'ayons plus besoin d'obéir comme des esclaves à ses sollicitations. Un mort est quitte envers le péché, il est dégagé de sa responsabilité ; le mal a beau l'appeler, il ne répond plus. Donc, puisque notre vieille nature est morte avec Christ, nous croyons fermement que nous sommes ressuscités avec Christ et que nous vivons maintenant une vie saine et juste parce que Dieu a ôté notre condamnation à la croix. Ainsi, il en est de notre transgression que Die a ôté en faisant porté à son Fils Jésus la peine qui lui était due afin qu'en acceptant l'œuvre accomplie à la croix, il sanctifie tout pécheur repentant en éloignant de lui ses iniquités comme l’orient est éloigné de l’occident : ‘‘Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité’’ (1Jean 1.9).

 

        Exemple de confession des péchés :

Nul ne saurait affirmer qu’il est mort avec Christ qui le péché qui le retenait subtilement dans les liens de la mort spirituel n’est pas confessé et ôté de sa vie. Une confession selon les normes divines répond à des critères bien précis :

‘‘Acan répondit à Josué, et dit: Il est vrai que j'ai péché contre l'Éternel, le Dieu d'Israël, et voici ce que j'ai fait. J'ai vu dans le butin un beau manteau de Schinear, deux cent sicles d'argent, et un lingot d'or du poids de cinquante sicles; je les ai convoités, et je les ai pris; ils sont cachés dans la terre au milieu de ma tente, et l'argent est dessous’’ (Josué 7.20-21).

 

Bien que Acan ait subi la peine de ses péchés par la suite, il a néanmoins fait une confession clair et honnête : 1) il reconnaît la vérité de la justice divine ; 2) il reconnaît que le péché est entré dans sa vie par la convoitise d’un beau manteau de marque irakienne, une somme d’argent et une quantité précise d’un lingot d’or ; il reconnaît qu’il a été amorcé par cette convoitise qui a fini par avoir raison de lui. Il n’oublie pas de préciser où est-ce qu’il a gardé toutes ces choses, sujet à l’interdit qu’il a introduit dans  le camp et qui a été la conséquences de perte en vie humaine et de grande défaite devant un petit ennemi. Il était même allé jusqu’à préciser l’ordre de conservation de ses objets interdits. Quelle précision dans une confession. Est-il facile à nos jours d’en rencontrer ainsi ?

 

Celui donc qui reconnaît qu’il mort avec Christ, reconnaît implicitement qu’il est mort à l'égard des incessants appels de la chair au péché. Par la mort avec Christ, notre relation avec le péché est rompue. Dans ce cas, nous devons nous regarder, comme déconnecté du monde et de son système d’une part, et d'autre part, comme vivants pour Dieu dans une communion ininterrompue avec lui, puisque nous sommes en Jésus Christ notre Seigneur. Il devient évident que nous ne pouvons plus permettre au péché d'exercer sa domination sur notre corps mortel, ni de se servir de nos membres pour nous asservir à ses convoitises. Son règne sur nous est fini : refusons donc de lui obéir et de céder au désir de nos passions. Nous n'avons plus le droit de mettre vos membres à la disposition du péché, ni de placer nos facultés à son service ; il s'en servirait comme arme contre Dieu. Présentons-nous plutôt  nous-mêmes à  Dieu et plaçons-nous, une fois pour toute, à Sa disposition. Offrons-nous entièrement à Lui. N'avons-vous pas été arrachés à une mort certaine et ressuscités à une vie nouvelle ? Consacrons donc nos facultés au service de Dieu et faisons de nos membres des instruments de sa volonté. Remettons-les entre les mains de Dieu afin qu'il s'en serve comme d'une arme pour accomplir ses desseins. Car notre maître n'est plus le péché ; il ne conserve plus aucun droit sur nous et ne pourra, par conséquent, ni nous dominer ni nous vaincre.

 

5.   Mort en Christ :

 

La mort de l'impie et celle du juste est très différente l'une de l'autre. Ecoutons Dieu, laissons parler les Saintes Ecritures et tirons personnellement conclusion :

 

Ce qui attend le juste                                               Ce qui attend l'injuste

 

Ses nombreux péchés confessés devant Dieu                           Votre péché vous atteindra (Nbres 32.23

ont été lavés par le sang de Christ (1 Jn 1.7-9)

 

Il  ne vient pas en jugement (Jn 5.24)                                             Sache que pour tout cela, Dieu t'appellera

                                                                                                                en jugement (Eccl 12.1)

 

Il entrera dans la paix, il se reposera (Es 57.2)                            Tribulations et angoisse sur toute âme

                                                                                                                 d'homme qui fait le mal (Rom 2.9)

 

Porté par les anges dans le sein d'Abraham,                                 En proie aux tourments le riche s'écrit :

Lazare est consolé (Luc 16.22, 25)                                                    Je souffre cruellement dans cette flamme

                                                                                                                   (Luc 16.23-29)

 

Venez, bénis de mon Père ! (Mt 25.34)                                              Retirez-vous de moi maudits (Mt 25.41)

 

Vous obtiendrez la couronne incorruptible                                        Ils se réveilleront pour l'opprobre,

de la gloire, (1 Pierre 5.4)                                                                      pour la honte éternelle (Dan 12.2)

 

Entre dans la joie de ton maître (Mat 25.21)                                       Dehors, les chiens... (Apoc 22.15)

 Ps 73.24 ; 2 Tim 4.18 ;  Mat 25.34                                                          Mat 13.40-42

 

Conclusion :

 

Quand nous déclarons que Satan est capable de nous entraver et de nous empêcher de réussir, tout en étant chrétien, nous permettons au diable de nous dominer. Il est le dieu de ce monde et il n'hésitera pas à prendre la rêne de notre vie ; nous l'avons autorisé à le faire. Même s'il s'agit d'un consentement inconscient ou son prochain que l'on a offensé ou d'ignorance, nous l'avons permis. Quand Satan règne sur nous, nous sommes remplis de faiblesse et de crainte.

 

      CONFESSION DE LA PAROLE DE DIEU

 

Par la grâce de Dieu le Tout Puissant,  JE SUIS un enfant de Dieu (Rom 8.16) :

-  Racheté de la main de l'adversaire (Ps 107.2)

-  Pardonné (Eph 1.7 ; 1 Jn 1.9)

-  Sauvé par grâce, par le moyen de la foi (Rom 5.1)

-  Lavé, sanctifié, justifié au nom du Seigneur Jésus (1Cor 6.11)

-  Une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées (2 Cor 5.17)

-  Participant de la nature divine (2 Pierre 1.4)

-  Racheté de la malédiction de la loi (Gal 3.13)

-  Délivré du pouvoir des ténèbres (Col 1.13-14)

- Oui ! Confirme l'Esprit, heureux sont-ils, car ils se reposent de leurs peines, mais leurs œuvres les accompagnent. " (Apoc 14.13) Version Parole Vivante.

                                                                                              Douala, le 30 Août 2001

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA

Tél. +237 77 75 71 60

 

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