LA FOI CHRETIENNE ET LE RETOUR AU PAGANISME (3) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA FOI CHRETIENNE ET LE RETOUR AU PAGANISME (3)

14 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

La foi chrétienne et le retour au paganisme (3)

Jean-Marc Berthoud

IV. Le «Nouvel Age»: Quelles sont les croyances qu'il véhicule?

Elles sont celles du paganisme de tous les temps que nous avons déjà longuement considérées. En voici une revue(57).

1. Tout est UN

Cette notion centrale du Nouvel Age se retrouve dans toutes les manifestations du nouveau paganisme. On le remarque dans les sectes occultes, la méditation orientale, le mondialisme, la nouvelle physique, l'œcuménisme, etc. Il s'agit d'un monisme universel, c'est-à-dire d'un système philosophique qui considère l'ensemble des choses comme réductible à l'unité.

Le Créateur et la créature, bien et mal, vrai et faux, homme et femme, matière et esprit, etc. ne sont finalement que des illusions. Nous avons à nous intégrer dans cette «unité» pour trouver notre épanouissement. Dans un tel système, si le mal existe, ce ne peut être que la division et l'individualité.

Réponse chrétienne

Le christianisme est absolument opposé à ce système:

(a) La diversité de la réalité non seulement n'est point une illusion, mais source immense de richesse. L'unité de la création n'est pas en contradiction avec sa diversité, pas plus que l'unité de Dieu avec la diversité des Personnes de la Trinité. Le récit de la création dans la Genèse montre comment Dieu différencia la lumière des ténèbres, les espèces animales entre elles, l'homme de toute autre forme de vie, l'homme de la femme, etc. A Babel, Dieu divisa le monde en nations, chacune ayant son identité propre.

L'unité absolue, la non-différenciation de toutes choses, s'appelle en français le chaos, autre mot pour péché.

(b) Confondre le bien et le mal résulte en un dérèglement moral complet. La Bible les distingue sans équivoque: Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal... Choisis la vie, afin que tu vives..., pour aimer l'Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix... (Deut 30.15-20).

Esaïe combat la confusion éthique on s'écriant: Malheur à ceux qui appelle le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière... Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux et qui se considèrent intelligents! (5.20-21)

Jésus-Christ s'adresse ainsi aux prétendus «intelligents» se croyant objets d'une «illumination spéciale: l'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera illuminé, mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres (Mat 6.22-23).

Quoi d'étonnant si notre époque, on proie à la vision unitaire du monde, a tant de peine à réprimer le mal? Comment les financiers et les hommes politiques de l'occident seraient-ils capables de discerner le danger toujours inhérent au communisme? Car si tout est un, il ne saurait y avoir d'ennemi véritable.

On comprend mieux pourquoi notre époque, pour son malheur, méconnaît à tel point les distinctions créationnelles aussi essentielles que celles entre homme et femme, mariage et cohabitation, ouvriers et patrons, Dieu et diable. etc. Le résultat: notre civilisation sombre dans le chaos, l'anarchie et l'impuissance. Car sans certitudes définissables, aucune action efficace n'est possible.

Influencés par la parapsychologie, certains penseurs pourtant clairvoyants à d'autres égards, tels un Arthur Koestler, en sont venus à appeler la mort (le dernier ennemi selon la Bible) «douce» et «digne», ouvrant ainsi la voie à l'euthanasie et au génocide. Voilà l'aboutissement de la non-discrimination du prétendu Nouvel Age.

2. Tout est Dieu

Tout étant un, il n'y a plus de distinction entre Dieu et le Tout. C'est la divinisation de la nature (panthéisme et animisme propres au paganisme). Tout ce qui existe étant dieu, tout est parfait. Dieu ne peut alors être une personne qui parle et avec laquelle on pourrait communiquer. Il est réduit à un fluide cosmique, une force magnétique impersonnelle avec laquelle on peut être ou ne pas être on harmonie.

Ce panthéisme caractérisant le Nouvel Age est à la base de la théorie de l'évolution, où l'univers se crée pour ainsi dire de lui-même, la matière contenant on germe tout son développement.

Réponse chrétienne

La Bible enseigne que Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit) est distinct de sa création, ayant tout créé de rien. Dieu se suffit à lui-même. Il est la source de tout ce qui existe : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre (Gen 1.1). Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l'étendue céleste annonce l'œuvre de ses mains (Ps l9.2).

Mais Dieu n'est pas le merveilleux horloger de Newton qui aurait abandonné l'univers une fois créé au fonctionnement des lois établies par lui. En son Fils, Dieu soutient à tout instant le cosmos tout entier et dirige les détails de l'Histoire. Effrayant de puissance et de grandeur, Dieu est aussi merveilleux d'amour et de miséricorde. Dieu est un Etre personnel qui donne des lois à l'homme et le rappelle à la repentance et à la vie.

3. L'homme est Dieu

Si tout est un, si tout est Dieu, l'homme lui-même doit être Dieu. L. L. Whyte, protagoniste du Nouvel Age, déclare: «Il est temps qu'on remette Dieu à sa place, celle qui lui revient indiscutablement: en l'homme lui-même.» Ainsi nous sommes tous des dieux; notre tort est de l'ignorer. Swami Muktananda, un des maîtres de la nouvelle spiritualité, déclare très clairement: «Agenouillez-vous devant votre propre Moi. Honorez et adorez votre propre être. Dieu habite en vous, il est vous-même.» (58)

Réponse chrétienne

Loin d'être des dieux, nous sommes des créatures limitées et pécheresses, perdues sans Dieu, sous l'influence néfaste du Prince des ténèbres. Lui seul peut nous donner l'illusion d'être des dieux, comme il le fit avec Eve au paradis.

L'homme n'est pas Dieu; mais Dieu s'est fait homme en la Personne de son Fils unique pour qu'en lui nous puissions être réconciliés avec Dieu et devenir les fils adoptifs du Père.

4. Un changement de conscience: le salut par les œuvres

Pourquoi ne savons-nous donc pas que tout est un et que nous sommes Dieu? Simplement par ignorance, par manque d'intelligence «spirituelle». Il nous faut être «illuminés»; l'état obscurci de notre conscience qui pèche par modestie doit être changé.

D'une manière semblable, le théologien Karl Barth prétendait que tous les hommes étaient sauvés par l'expiation de la croix, mais qu'ils ne le savaient pas. Il fallait simplement en prendre conscience. Plus besoin de foi, la réalité étant vraie qu'on y croie ou non.

Toutes sortes de techniques peuvent transformer notre conscience et nous faire entrer dans une nouvelle dimension. Le Nouvel Age réunit tous les mouvements gui mènent à l'ancien paganisme: yoga, méditation transcendantale, franc-maçonnerie, Rose-Croix, drogue, expériences extatiques religieuses, artistiques, sexuelles, même sportives. La musique rock peut produire un changement de conscience.

Toutes ces expériences ouvrent la porte à l'action de puissances supérieures que les hommes normalement constitués ne connaissent pas. Il peut s'en suivre une perte de la notion du temps et de l'espace; les limites habituelles semblent effacées et tout semble possible.

Dans de tels états, l'intellect devient l'ennemi, car aucun raisonnement ne peut saisir ce qui se passe, vu que cela se situe au-delà de tout principe logique. Ces expériences sont souvent accompagnées de manifestations tout bonnement magiques.

Remarquons pour finir que ces expériences sont dues aux efforts humains. Il s'agit, au fond, de la vieille erreur du salut par les œuvres de l'homme. On comprend que pour le Nouvel Age, le christianisme basé sur la Parole divine est le plus grand obstacle à la réalisation de notre divinité.

Réponse chrétienne

(a) Le véritable problème de l'homme n'est aucunement un manque de connaissance, l'ignorance de son «état divin», mais son état de péché qui le sépare de Dieu et le met sous la condamnation et en contradiction avec lui-même et les autres, tout comme avec la création entière. L'homme est en état de révolte contre son Créateur dont il provoque la juste colère.

(b) Rom 3.12 constate qu'il n'y a rien de bon en l'homme: Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Jésus dit: C'est du coeur que viennent les mauvaises pensées (Mat 15.19). La solution ne se trouve donc pas en l'homme; il n'y a en lui rien qui puisse lui servir d'appui pour son salut.

(c) Livrés à nous-mêmes, notre situation est désespérée, car nous n'avons aucun moyen pour nous purifier de notre faute, qui n'est simplement un complexe de culpabilité, mais un fait objectif. Or Dieu étant juste, le péché doit être puni avant qu'il ne puisse être effacé et la communion avec Dieu restaurée. En la personne de Jésus-Christ, la colère de Dieu a été apaisée par le jugement sur le péché qui frappa son Fils sans péché qui s'est donné en sacrifice à la croix de Golgotha, et ceci sans aucune participation de notre part.

La communion entre l'homme et Dieu ne peut être rétablie que par la seule foi en cette oeuvre accomplie une fois pour toutes par Jésus-Christ, mort à notre place et sorti vainqueur du tombeau en ressuscitant. Nous mettons toute notre confiance en Jésus-Christ, aucun effort de notre part n'y pouvant rien ajouter. Seul le Saint-Esprit peut éclairer notre intelligence et nous régénérer, une fois que nous nous sommes reconnus pécheurs (et non dieux!) et que nous avons fait appel à la grâce de Dieu en Christ, sans aucune technique humaine.

(d) Plus question donc de retrouver nos propres racines par une méditation intérieure, mais de recevoir la vie éternelle de Dieu lui-même. La nouvelle naissance du chrétien justifié par la foi le conduit à se conformer en toutes choses à la bonne et sainte loi de Dieu.

(e) Cette transformation par l'Esprit ne fond pas le chrétien dans le UN cosmique, ni le confond avec le monde créé. Loin de prédire une période de miracles pour l'Eglise à la fin de l'âge (ce que certains imaginent sous l'expression pluies de l'arrière saison), la Bible avertit que le paganisme retournera avec force: L'avènement de l'impie se produira avec la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'injustice pour ceux qui périssent, parce qu'ils n 'on pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés (2 Thes 2.9-10).

5. La conscience renouvelée apportera l'unité spirituelle et politique de l'humanité

Une des affirmations centrales du néo-paganisme est celle de l'unité de toutes les religions. Depuis le début du siècle, on constate un rapprochement des religions païennes au travers de congrès importants. Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) est parvenu à rassembler des milieux protestants et évangéliques devenus infidèles aux Saintes Ecritures avec l'Eglise romaine et mêmes des religions non-chrétiennes. Les diverses religions se confondent en un syncrétisme qui ne se soumet pas à l'autorité de Jésus-Christ, pourtant le seul Seigneur et Chef de l'Eglise. Le Nouvel Age s'est attribué l'arc-en-ciel comme signe de ce rassemblement.

En politique, le mondialisme travaille à l'unification du monde; il est très ouvert à la spiritualité du Nouvel Age. (59)

Position chrétienne

Retenons trois choses de ce double mouvement politique et religieux d'unification de la planète:

1. Jésus-Christ affirme qu'il est le chemin, la vérité et la vie, ce qui exclut d'emblée le véritable christianisme du nouveau panthéon des dieux.

2. Une telle unification mondiale aura pour effet de vouloir éliminer de nos nations toute trace de la foi fondée sur la Bible. Cette sécularisation est déjà bien avancée.

3. Les nations elles-mêmes disparaîtront dans un magma politique international; elles perdront leur indépendance et liberté d'action. Cette unification centralisatrice représentera un immense danger pour toute liberté humaine.

(Texte comprimé et simplifié)

Dernière tranche:
Les effets concrets du nouveau paganisme

Notes:
(57) Cette analyse doit beaucoup au livre de Douglas R. Groothuis: «Unmasking the New Age» - Inter-Varsity Press, Downer's Grove, 1986
(58) Groothuis, op. cit. p. 21
(59) cf. articles de Fréd. Goguel sur le mondialisme dans «Résister et Construire», Nos Z 8, 9 (1989)

Lien :   http://www.promesses.org/arts/97p26-30f.html

 

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