L’ESPRIT D’ABSALOM - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

L’ESPRIT D’ABSALOM

18 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ESPRIT D’ABSALOM

(1Sam 14.23-33)

 

 Introduction :

 

       De plus en plus, des manifestations diaboliques envahissent les croyants à cause des esprits divers. Entre autres, il y a l’esprit du python (Actes 16.16), l’esprit de Léviathan (Esaïe 27.1), l’esprit de Jézabel (Apoc 2), l’esprit du dragon, l’esprit de la reine de la côte ou esprit des eaux, etc.

L’esprit d’Absalom a une grande activité à l’église aujourd’hui. 

     I.  Les origines d’Absalom : « le second, Kileab, d'Abigaïl de Carmel, femme de Nabal; le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueschur; » (2 Sam 3.3). 

      Nom Absalom = Père de la paix. Ce nom fait allusion à un chef, Grand-père heureux de sa prospérité à tous égard. Exigence, autoritarisme

       Familial : Descendance Royale

                      .  Fils de David (2Sam 3.3)

                      .  Petit Fils de Talmai, Roi de Gueschur  (2 Sam 3.3) « un pont »

                      . sa mère : Maaca. Oppression, d’origine Syrie

                      . Sa grand- père maternel : Talmai

     Signification.  Accumuler (jusqu’à devenir  comme un recevoir, un terrain conquis ou un esclave). La notion de dissimulation, hypocrisie, ruse, mensonge

      Roi de Gueschur : Signification= Un pont

      Localisation : Situé au sud de la Philistie dans la direction de l’Egypte. Bien que son nom soit père de la  paix, « le pont » Maaca  établi entre « oppression »Talmaï influence négativement sa vie 

    II. L’esprit d’Absalom                                       

1)   Amène la désolation, l’indignation (V20)

Devant un cœur blessé, on ne doit pas étouffer la plaie saignante, mais l’amener à un pansement effectif. Plusieurs à  église sont comme Tamar q’Absalom a conduit à la désolation. La désolation crée un esprit de rejet et conduit finalement à la solitude, à l’effondrement de la citadelle intérieure créant un choc psychologique qui peut conduire à la folie ou à la Schizophrène Lorsqu’une personne vient à l’église, il devait dans le processus de la relation d’aide, dévoiler son passé, ses déboire, déceptions et maladie intérieure. Quel est le secret de ta vie ou de ton cœur que tu n’as jamais dévoilé à  quelqu’un d’autre ? L’esprit de la désolation et de l’indignation est un méchant esprit qui fait oublier son état misérable ; Ceci fait croire qu’on a raison de s’apitoyer de son soit, murmure, rester enfermé sur soi et au jour de l’éclatement, il y aura désastre et même suicide.

L’esprit d’Absalom introduit : 

2) la haine  (2Sam 13.22)

La haine est la conséquence du manque de pardon et conduit à la mort. Plusieurs n’ont jamais atteint la vie à cause de la haine quoique né de nouveau. Leur régénération est stoppée à cause de l’inaccessibilité de la puissance de Dieu dans leur cœur dont la porte est formée par la haine. La haine est un méchant esprit qui trouvant son droit légal dans un cœur par l’hérédité, par une porte légal de manque du pardon ou par un environnement malsain fait pousser des racines d’amertume qui occasionnent du poison, qui rendra la vie infect et détruira les relations, foyers, divisera une église etc.

La haine introduit à sa victime :

-          Un sentiment de mal aimé

-          Un orgueil de justification

-          Un esprit de suffisance

-          Un esprit de raisonnement très illogique

-          Un esprit de révolte et rébellion

-          Un esprit de fausses revendications

-          Un esprit de rancune et de vengeance

-          Un esprit de colère

-          Un esprit de dispute et d’invective

 Toute personne possédant, la haine est un cancer dans ce milieu où il investi comme agent du diable pour semer la gangrène (Mt 13.24-25).

-          Celui qui a la haine est une semence du malin dans son milieu

-          Il doit croître au milieu des sanctifiés

-          Il est comme une épine sous les pieds (Nom 33.55 ; Josué 23.13)

-          Il est une fausse balance (Prov. 11.1 ;  Amos 8.5)

-          Il est aveugle spirituel (2pierre 1.9)

-          Il marche dans les ténèbres vers ténèbres (1Jean 2.9-11)

-          Il est meurtrier (1Jean 3.15)

-          Il est menteur  (1Jean 1.5-6) il ne connaît Dieu  (1Jean 1.9-10)

Le seul remède de la haine est l’amour, le pardon et la restitution. 

3) l’amertume :

L’amertume aveugle et fait perdre la vision spirituelle en proportion de l’amertume qui se trouve dans le coeur. Plus quelqu’un a de l’amertume, et plus son aveuglement grandit. Laisser croître une racine d’amertume, et elle va devenir une vraie gangrène. Si on laisse le mal s’étendre, l’âme en sera complètement empoisonnée, et on finira comme ces Pharisiens violents, qui étaient tellement si aveuglés qu’ils ont crucifié le Fils de Dieu ! Celui qui continue à garder le fiel amer en lui, finira par s’associer à d’autres âmes remplies d’amertume, et ils répandront des calomnies. Ils  finiront par jeter des pierres contre les saints serviteurs de Dieu, tout en jouant le rôle d’un pauvre martyr incompris. De telles personnes ne fréquentent des réunions que pour partager leur amertume et leur rébellion avec d’autres comme eux ! Si quelqu’un continue à garder le fiel amer, il ouvrira son coeur et son âme à la possession démoniaque et abandonnera complètement sa langue au diable ! Il deviendra comme la lance qui a percé le côté de Christ  et Le crucifiera à nouveau, Le livrera publiquement à l’ignominie, en présence de tous ceux qui le connaissent. Il fermera la bouche des prédicateurs et des prophètes,  mais l’oeuvre de Dieu se poursuivra, avec d’autres vignerons prêts à obéir. Dieu lui dira ce que Pierre a dit à Simon le Magicien : « Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n’est pas droit devant Dieu…car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. »

Un membre de la Maison de Dieu vous a-t-il blessé ? Gardez-vous une racine d’amertume dans votre coeur ? Courez sans hésiter voir Celui qui guérit toutes les blessures, et demandez-Lui de l’arracher avec toutes ses racines dans votre cœur !

4) la machination (2 Sam 13.23-27)

La machination est une manipulation pour aboutir au mal : « Le Seigneur déclare: Quel malheur pour vous, enfants désobéissants ! Vous faites des projets qui ne viennent pas de moi. Vous passez des accords contraires à ce que je veux. Vous ajoutez une faute à l’autre. Vous vous mettez en route pour l’Égypte, mais vous ne m’avez pas demandé mon avis. Vous voulez que le roi d’Égypte vous protège, et vous cherchez un abri à l’ombre de son pays ! Mais la protection de ce roi sera pour vous une déception. L’abri que vous cherchez en Égypte vous fera perdre votre honneur » (Esaïe 30.1-3).

Quand on garde la haine, le mauvais esprit prend forcément place dans le cœur :1 Sam 18.10-11. Dès lors, on commence à ruminer la vengeance et les mauvais esprits prennent la place pour conserver un plan d’action diabolique.

Absalom use de stratégies pour endormir tout soupçons afin de parvenir  ses sombres desseins :

-          il prépare son crime en deux ans

-          il profite d’une circonstance pour mettre son plan diabolique en place (tondre les brebis)

-          il manipule le roi pour obtenir l’invitation d’Amnon et des autres fils du roi.

Que gardes-tu dans ton coeur depuis, préparant secrètement son exécution à un temps marqué ?

Dieu voit tout : Psaumes 139.7-12 

5) le meurtre programmé (2 Sam 13.28-29)

De même que la soif de vengeance aveugle et conduit à l’esprit du meurtrier dans ses pensées iniques oublie la compassion, le pardon, l’amour et la miséricorde de Dieu. Dans l’accomplissement de ses mauvais desseins, le diable cherche toujours les agents supplémentaires du mal. C’est ainsi qu’Absalom enseigne et ordonne de tuer son frère. Il recrute les bourreaux parmi ses ouvriers et tue Amnon, son frère, violeur de sa sœur Tamar. 

6) l’affliction (2 Sam 13.30-36)

Par la mort criminelle d’Amnon, plusieurs effets sont manifestes :

- peine                                  - consternation                                     - douleur

- souffrance                          - amertume                                           - chagrin

- détresse                             - tourments                                           - pleurs

 

7) le refuge à l’ombre de la mort (2Sam 13.37-39)

Généralement, l’Ecriture admet que la vengeance poursuit le sang :

-          Genèse 4.9-14 : le sang d’Abel de la terre crie vengeance contre Caïn le meurtrier

-          Genèse 9.5-6 : Celui qui verse le sang, verra son sang versé

-          Exode 21.12 : celui qui frappe un homme mortellement sera puni de mort

-          Exode 21.14 : celui qui use de la ruse envers son prochain pour le tuer, même s’il est Sacrificateur, on l’arrachera de son autel pour le faire mourir

-          Exode 21.15 : celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort

-          Exode 21.16 : celui qui dérobera un homme pour le vendre ou l’utiliser sera puni de mort

-          Exode 21.17 : celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort

    -      Celui qui tue par l’épée, périra par l’épée (Mt 26.52)

Quiconque vit dans le péché et ne se réfugie pas en Christ (Nbres 34.9-34), se cachant à l’ombre de la mort, quand le fléau débordé passera, il verra son jugement prononcé (Esaïe 28.15).

L’esprit d’Absalom pousse les hommes dans le mal et à fuir loin de la protection de Dieu pour recourir à la faveur des humains qui ne peuvent les aider.

Malheur à celui qui se confie dans l’homme qui prend la chair pour appui et qui se détourne de l’Eternel (Jér 17.5).

Absalom au lieu de fuir vers Dieu, fuit loin de Dieu auprès de sa famille maternelle qui ne connaît pas Dieu. 

8) le mépris de la miséricorde de Dieu (2 Sam 14.1-24)

Quelque soit l’iniquité commise, la colère de Dieu s’apaise toujours et il finit par tendre la perche au coupable pour le conduire à la réconciliation avec lui à cause du sang de Jésus. C’est ainsi, qu’il utilise une circonstance pour parler au cœur du roi en faveur d’Absalom le meurtrier de son frère. Dans ce texte l’allégorisation montre les trois personnes de la sainte Trinité en action dans le processus du salut. :

  1. Joab dont la signification du nom est ‘‘l’Eternel est père’’, illustre le Seigneur Jésus qui déclenche le mécanisme de la réconciliation.
  2. par la femme de Tekoa qui prend la place du Saint-Esprit (et dont le nom tire son origine de âqôa‛ qui dans le sens musical signifie trompette, et de âqa‛ qui a le sens de sonner la trompette).
  3. auprès du roi (Dieu) pour ramener le fils perdu à la maison.  Cette plaidoirie qui dans la traduction hébraïque fait allusion à la grâce accordée au coupable par le vengeur de sang qui logiquement devait éliminer le meurtrier selon la loi, rappelle la miséricorde de Dieu pour nous pécheurs à cause du sang de Jésus. 

Dieu accorde le pardon : le pardon de Dieu pour nous est-il souvent fonction de notre humiliation ou repentance ? Combien sommes-nous dans l’injustice et réclamons tout haut la justice de Dieu contre les injustices des autres ? 

9) Opposition d’Absalom de revenir (2 Sam 14.23-24)

Orgueil : sa beauté exceptionnelle dans tout Israël (2 Sam 14.25-26) l’égarait. Ses cheveux atteignaient 2 ½ kg.

 Manque de repentance : Absalom vécut deux ans à Jérusalem et ne fit aucun effort pour reconnaître sa faute auprès de son père ou de Dieu. La Bible ne fait pas cas de sa présence au temple pour la cause (2 Sam 14.28).

Méthode cynique : Loin de s’humilier pour aboutir au pardon après 7 ans (2 ans de préparation de crime, 3 ans d’exil, 2 ans après son retour à Jérusalem). Alors pour forcer la main de Joab et voir le roi, il ne cherche pas à savoir pourquoi son vœu n’est pas exaucé. Jérémie face à cette situation s’interrogea en ces termes : « Ma souffrance est sans fin. Pourquoi? Ma blessure ne peut pas être guérie, elle ne veut pas se fermer. Pourquoi donc? Vraiment, tu es devenu pour moi comme un ruisseau tantôt plein d’eau, tantôt sec, et sur lequel on ne peut pas compter » (Jér 15.18).

Absalom abandonnant la voie droite de Dieu, use de violence pour ajouter crime sur crime en faisant brûler le champ de Joab, chef d’armée de son père (2 Sam 14.29-32).

Etant parvenu à rencontrer le roi, il ne reconnut point sa faute, mais voulait simplement la bénédiction du roi pour mettre sur pied sa machination de révolte (2Sam 14.33).

 10) La révolte d’Absalom (2Sam 15.1-12)

   -    Ingéniosité dans le mal : Verset 1 : Absalom emploi des moyens humains sans consulter Dieu pour occasionner une grande confusion en Israël. Au lieu de recourir aux méthodes de Dieu, il enfreignit les prescriptions divines de Deut 17.16-17 qui dit : « Votre roi ne devra pas posséder beaucoup de chevaux. Il ne devra pas envoyer des gens en Égypte pour en acheter. En effet, le Seigneur vous a dit: «Non, vous ne retournerez pas dans ce pays ! Il ne devra pas non plus avoir beaucoup de femmes, elles détourneraient son coeur de Dieu. Il ne devra pas posséder trop d’argent ni trop d’or ». En se procurant le char et les chevaux, Absalom s’illustra comme le premier roi auto imposé en Israël et introduisit un esprit qui contaminera Salomon.

A l’époque en effet, les chevaux étaient juste utilisés pour les guerres. Les raisons de l’interdit des chevaux sont les suivantes :

1. Dieu ne veut pas qu’Israël se confie dans ses propres forces, mais compte sur sa protection (Deut 1.30 ; 3.22 ; 20.1,4 ; Esaïe 30.15-16 ; 31.1,3).

2. La plus part des chevaux provenant d’Egypte, leur acquisition obligeait les Israélites à renouer les relations avec les Egyptiens, comprenant tous les risques de contamination idolâtre que cela comporterait.

Salomon viola ce commandement et ceci marque le déclin de la royauté et du schisme, l’établissement du culte Egyptien vit le jour et le royaume fut finalement rejeté (1 Rois 4.26 ; 10.26-28 ; 2 Chron 1.14-16 ; 9.25-28).

Pour aboutir à ses desseins occultes, Absalom utilise des mécanismes diaboliques :

   -    Intrigues, manipulation : Absalom, pour s’acquérir la popularité, se lève de bon matin et va à la porte de la ville escorté comme un roi, les gorilles (garde de corps courant autour de lui comme lors de l’escorte présidentielle). Avec des méthodes mensongères et séductrices, il dénigrait le roi, s’attribuait une compétence qui n’était pas la sienne et ainsi, gagnait le cœur des hommes avec ruse et mensonge au mépris de la vérité (2Sam 15.2-6).

   -    mensonge : « j’ai fait un vœu à l’Eternel ».  Il connaissait l’amour de David pour Dieu et savait qu’en lui parlant dans ce sens, il obtiendrait de suite son accord. Il mentit donc en lui disant qu’il avait fait un voeu à Dieu pour lequel, il devait aller accomplir à Hébron. Sans tarder, son père accepta alors que durant 4 ans il avait malicieusement préparé un putsch contre son père.

-          séduction : il utilise la ruse pour acquérir à sa cause 200 ministres de David parmi lesquels, le puissant conseiller de son père appelé Achitophel, homme sur qui l’Esprit de Dieu reposa puissamment (2 Sam 16.22).

-          Auto proclamation : Autour d’une grande bande de rebelles parmi lesquels, beaucoup d’ignorants (pourtant rebelles faute de connaissance), Absalom se proclame roi à Hébron où son père avait lui aussi été proclamé roi par le peuple. Bien que la cérémonie fût grandiose, Dieu ne fut pas présent.

Tout ce qui n’est pas de Dieu étant voué à l’échec, le règne mensonger d’Absalom ne fut pas long bien que son père s’enfuit de Jérusalem et qu’il y entra en triomphe, ayant couché avec les femmes de son père sous les yeux du peuple et rassemblé autour de lui certaines personnes de main de son père.

Dieu anéantira les bons conseils d’Achitophel pour accorder du crédit à celui d’Huschaï l’Arkien (2Sam 17.1-14), et alors, commença le compte à rebours d’un cours règne du mal qu’incarne Absalom, jusqu’au cours d’une bataille décisive entre les hommes de David et les siens, la mort fut donnée au roi imposteur que l’Eternel avait jugé au préalable, son puissant conseiller Achitophel s’étant pendu (2Sam 17.24) et que lui-même au cours du combat, retenu par les cheveux sur un arbre pendant que son cheval s’était enfui (2Sam 18.9-18).La-Rebellion.jpg 

Conclusion :

L’esprit d’Absalom guette tout serviteur de Dieu. L’humilité, la repentance, la vulnérabilité et le prompt retour à Dieu au jour mauvais est notre seul espoir.

‘‘Plus nous avançons dans le ministère, plus nous comprenons qu’il nous faut la grâce de Dieu pour continuer. Le diable fait tout pour nous accabler et souvent nous pousser à croire que notre choix est mauvais. Le diable passe par les besoins pour faire des victimes parmi les serviteurs de Dieu. Oui, nous avons besoin de sa grâce pour continuer à le servir avec intégrité, mais surtout accepter l’école du brisement’’.

Dr André CHOUBEU

Douala-Cameroun

Tél. +237 22 12 34 72


 

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