LE LIEU SECRET / THE SECRET PLACE - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE LIEU SECRET / THE SECRET PLACE

10 Avril 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE LIEU SECRET / THE SECRET PLACE

« Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Mt 6.6).

Définition et compréhension

Le qualificatif secret attribué à lieu indique un emplacement, un endroit isolé, caché, loin du public et des bruits de ce monde. Le lieu secret indique non seulement une retraite à l’ombre du Tout Puissant, mais également une action secrète par une motivation intérieure dans une intention pure et souverainement placée sous le contrôle du Saint-Esprit.

Le secret du lieu réside dans divers aspects spécifiques :

l’endroit où on se trouve pour l’activation prophétique d’une chose surnaturelle que l’on se veut physique

la chose elle-même pour laquelle on est dans le lieu secret. En fait, le lieu secret nous introduit dans la présence de Dieu de qui nous obtiendrons instruction pour ce qu’il faut faire en conformité avec son projet pour nous.

la marche dans la foi parce qu’il est écrit : « Je le sais, ô Eternel ! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir ; ce n’est pas à l’homme, quand il marche, A diriger ses pas » (Jérémie 10.23).

Nous comprenons là que le lieu secret nous aide à découvrir dans la présence de Dieu, la révélation nécessaire pour notre vécu au quotidien. La foi en effet consiste à se lancer non dans le vide, mais dans l’invisible voyant dans le surnaturel le Dieu invisible qu’on ne peut percevoir que par l’œil de la foi.

la marche avec Dieu implique la connaissance de sa Parole qui nous guide dans les principes éthiques comportementaux et relationnels avec Dieu, avec les hommes et avec notre environnement. Il convient de noter qu’on peut marcher dans la sainteté eu égard aux péchés, mais être ennemi de Dieu dans notre attitude envers l’environnement. Le chrétien ne se rend pas compte que manger et jeter les ordures, les peaux de banane et autre en route, au salon, dans la chambre et autre lieu constitue une offense à l’ordre et au bien-être, au bon sens, à l’éthique et à l’esthétique.

la marche pour Dieu consiste à comprendre que notre marche, nos action et paroles ne doivent pas être légères, mais répondre à l’attente de Dieu pour notre bien-être aussi bien que celui des autres.

endroit de récompense car le Seigneur Jésus en fait allusion par l’expression « Te le rendra » ne traduit pas le résultat d’une bonne œuvre, mais de la prière (Mt 6.1,2,4).

Cette notion de récompense, n’affaiblit en rien la vérité du salut par grâce, par la foi suffisamment étoffée par le livre de Romains en son chapitre 4 et les versets 4 à 5. Cette récompense il faut le retenir, est grande en proportion de la fidélité et de l’amour avec lesquels nous, disciples de Jésus aurons souffert pour son nom. Cette récompense ne saurait nullement se trouver en dehors de Dieu et du bonheur de le servir, faute de quoi, il y a forcément perte de ce qui fait la grandeur et la douceur du service de Dieu de justice et de grâce (Mt 20.1).

endroit de dépouillement, de décharge, de libération de tout fardeau intérieur. Jésus dit qu’on ne met pas le vin nouveau dans les vieille outre de peur que le goût soit dans un premier moment altéré et secondement que les vieilles outres ne s’explose par l’effet de la fermentation. Si le nouveau vin est impropre dans les vieilles outres, comment une révélation peut-elle être reçue dans une conscience souillée, troublée, distraite ? Dieu ne dit-il pas à Moïse que pour comprendre la révélation du buisson ardent, il fallait d’abord se détourner de toute autre préoccupation, et enfin se consacrer entièrement pour écouter la voix de Dieu qui donnera instruction pour se débarrasser des souillure caractérisée par le fait d’ôter les sandales de ses pieds. Lorsqu’on marche avec les sandales, on porte les souillures, la marche est aussi constituée des actions qu’on pose aussi bien que des pensées, conceptions, projets, collaborations, etc. Il fallait bien que Moïse s’en débarrasse pour être un vase pur dans lequel Dieu déposera sa communication. Aller au lieu secret, c’est parler de son cœur à Dieu (1Cor 11.4). Nous comprendrons dans ce texte de Corinthiens qu’il est fait mention de « tout homme qui prie ou qui prophétise ». Le dernier mot « prophétise » veut dire "parler sous l’inspiration". On parle évidemment sous l’inspiration pour révéler ce que l’on a reçu dans son esprit par la communication avec le Saint-Esprit. Pour que l’Esprit Saint parle à notre esprit, il faut que notre esprit soit nettoyé et purifié.

lieu où la tête n’est pas couverte. Celui qui couvre sa tête en priant déshonore sa tête, en couvrant ce que Dieu a exposé (1Cor 11). Dans le lieu secret, on va pour laisser que Christ Jésus soit le Prophète qui apporte la connaissance de Dieu dans notre intelligence. Pour rendre la chose possible, il faut que la tête, voire notre entendement soit disposé et recevoir, n’étant nullement influencé par des faits et effets ni extérieures, ni intérieurs qui obstruerait la compréhension divine à la suite de l’illumination de notre système intellectuel afin de donner une clarté à la vision des choses qui nous seront inspirées, choses souvent nouvelles et incompatibles à celle que nous avions toujours en pensée.

lieu de retraite. « Puis Jésus décide de se retirer à l’écart pour s’entretenir avec son Père » (Marc 6.46). Toute concentration dans ses pensées pour une mise en ordre des idées qu’on a en pensée nécessite toujours un retrait. L’ile de Patmos fut un lieu secret où Jean, dans la solitude eut le privilège de recevoir le livre de l’Apocalypse.

La Réforme de la vie religieuse. Dans son Evangile, Matthieu retrace dans son chapitre 5 à 7, les Lois ou la Charte du Royaume. Ces différents chapitres du livre prescrivent un nouveau code comportemental éthique radicalement contraire à l’ancienne compréhension et pratique afin d’être en adéquation avec le Dieu de toute la Création.

Avant Jésus, la religion juive dans son ensemble était constituée de diverses classes ecclésiastiques parfois composées du politico religieux. Jésus par l’Evangile vient détruire le formaliste qui caractérisait la classe sociale juive. En effet, l’aspect comportemental extérieur déterminait son adhésion ou non aux principes du culte. Jésus vient renverser l’ordre des choses en disant : « Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme » (Marc 7.20. Cette parole de Jésus vise exclusivement la réformation pour une vie intérieure pure qui impactera l’intelligence et se manifestera à l’extérieur.

C’est encore dans le lieu secret que l’on peut voir les secrets du cœur dévoilés par le Saint-Esprit.

La vraie justice et les fausses apparences.

Dans le texte de Mt 6.1-18, le Seigneur met l’accent sur l’importance de la recherche de la face de Dieu dans le jeune et la prière à partir du lieu secret. C’est là, dans le lieu secret que notre rapprochement à la lumière divine éclairera les zones d’ombres en nous pour que nous fassions le différence eut égard à la révélation de la justice du royaume de Dieu, ressortant de la vraie interprétation de la loi (Mt 5.6,10,20 ; 6.33). C’est au regard de la justice du royaume que ressortent les actes qui constituent la vraie piété, le culte que Dieu réclame de ceux le servent. La vérité qui produit la justice telle qu’enseignée par Jésus ressortira les manifestations diverses, ace qui exposera les fausses pratiques des pharisiens.

L’adoration dans son aspect spirituel et dans les actes de notre quotidien.

Avant, l’exercice de la piété était contenu dans les actes physiques, posés devant les hommes dans le but d’être vu par eux, et d’attirer ainsi leur admiration et leurs louanges (Mt 6.2). Le lieu secret instruit que c’est là, devant le propitiatoire que la gloire de Dieu dans sa plénitude manifeste la lumière qui chasse les ténèbres et produit notre admiration et notre contemplation.

la vision divine se dit non-seulement du sens de la vision, par lequel nous discernons les objets extérieurs, mais aussi du discernement intérieur, de la connaissance des choses spirituelles, et même de la vue surnaturelle des choses cachées, de la prophétie, des visions, des extases. C’est ce qui explique l’ancienne appellation « voyants » attribuée à ceux qu’on désigna dans la suite nabi, ou prophètes, et dont les révélations sont les prophéties ou parfois visions.

Nous devons remarquer que cette autre caractéristique d’une constance de l’homme en présence de Dieu ou dans le lieu secret telle que traduit le verbe « voir » présente une grande importance. En effet, voir s’emploie pour marquer presque toutes sortes de sensations ; en fait, selon Exode 20.18, les Israélites voyaient les voix, les tonnerres, les feux, le son de la trompette, et toute la montagne de Sinaï chargée de brouillards ou de fumée. Augustin remarque que le verbe voir s’attribue aux cinq sens de la nature : voir, ouïr, flairer, goûter, toucher.

Nous déduisons facilement à partir de ces entités inversables et irréversibles si nous voulons rester dans la volonté parfaite de Dieu que les actions que nous posons, si elles se veulent conformes aux principes, méthodes, circonstances, lieux et temps doivent être prescrits dans le programme de Dieu selon qu’il est écrit :

« car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ, pour faire de bonnes œuvres, et Dieu a commencé par nous y rendre propres, afin que nous les pratiquions » (Version OLTRAMARE 1874).

« car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d’avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions » (Version PERRET GENTIL RILLET).

« car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Version Louis Segond).

Dans l’extension de notre compréhension, il revient que le mot que nous rendons par chambre dans Mt 6.4 ou Mt 6.6, indique tout local clos dans l’intérieur de la maison, par opposition aux synagogues et aux rues.

La prière particulière doit avoir lieu entre l’âme et Dieu seul. Par sa toute-présence il est et il voit dans le secret. Les moments d’intimité avec Dieu dans sa présence n’est possible que dans le secret de notre âme. C’est en effet dans le silence complet par notre positionnement hors du bruit, des distractions, des futilités que nous pouvons percevoir la voix de Dieu avec clarté.

Il faut pour conclure la compréhension du sens du mot secret en disant qu’il faut quitter les choses physiques pour se cacher dans Celui qui peut révéler les choses cachées.

CONTEXTE ET REFLEXIONS

Le Seigneur dans le contexte montre que l’homme certes est créé pour travailler et vivre du fruit de son labeur, mais cette subsistance que produira le labeur est subjectif et exclusivement spatiotemporel car le séjour de l’homme sur terre est limité et influençable par les divers éléments et évènement de son parcours. Aussi, pour vivre en harmonie avec sa destinée, le croyant devait dans la rencontre avec le programmeur de la destinée dans le lieu secret afin d’obtenir au quotidien les instructions sur la conduite à tenir devant ce qui arrivera.

Cette présence constante devant le trône de grâce dans le lieu secret lui permettra d’être différent dans la pratique de l’acquittement des actes spirituels permettant d’éviter l’hypocrisie et l’ostentation. L’unique victoire dans ces conditions consisterait à travailler non pour amasser les biens du monde et d’être en souci pour les besoins de cette vie, mais à se reposer sur la providence, et à chercher avant toutes choses le royaume de Dieu et sa justice.

Il n’y a que dans le lieu secret que peuvent être obtenues les précieuses recommandations pour l’excellence.

DANS LE LIEU SECRET A L’EXEMPLE DU SEIGNEUR JESUS

Tous ceux qui appartiennent à Christ, pratiquent la prière. De même qu’il est impossible de trouver un homme vivant dépourvu de respiration, on ne peut rencontrer un chrétien « vivant spirituellement » et ne priant jamais. Si la prière est absente, il en sera de même pour la grâce. Dans son ministère terrestre, le lieu secret était la source de la puissance de Dieu avec le Seigneur. Dans la nuit, il va dans le lieu secret pour obtenir la direction divine, et le jour, tout le monde est étonné, ne sachant pas que tout avait été dans le combat à genoux, solitairement prosterné devant le Père.

Plusieurs fois, surtout dans le livre de Luc, l’on voit que Jésus fait alterner volontiers les prises de contact avec la foule et les moments de prière solitaire (Luc 5.16 ; 9.18), de préférence dans la montagne (Marc 6.46 ; Luc 6.12 ; 9.28-29). Il lui arrive de passer la nuit à prier Dieu dans la montagne (Luc 6.12), ou de s’adonner à la prière dès le petit matin (Marc 1.45). Dans tout cela, il faut ressortir qu’il se retirait tout seul en présence du Seigneur.

Nous noterons aussi les prières de Christ en grande crise :

A son Baptême (Luc 3.21)

Avant le choix des douze Apôtres (Luc 6.12)

Quand le peuple voulait le couronner (Jean 6.15)

A sa transfiguration (Luc 9.29)

Sa Prière d’adieu (Jean 17.1-26)

Avant l’agonie de la Croix (Mt 26.39)

Sur la Croix, pour ses ennemis (Luc 23.34)

Autres présence de Jésus en lieu secret ou dévotions Privées de Christ

a) Dévotions du Matin (Marc 1.35)

b) Prière du Soir (Marc 6.46)

c) Communion Solitaire (Luc 5.15,16)

d) Nuit de Prière (Luc 6.12)

e) Avec seulement les Disciples (Luc 9.18)

f) Dans le Jardin de Gethsémané (Luc 22.41,42)

DANS LE LIEU SECRET POUR DES CAUSES DIVERSES

Dans tout parcours d’un ministère qui veut bâtir selon le modèle céleste, on doit de manière incontournable aller de temps en temps dans le lieu secret pour des causes diverses, allant des conseils, conduite à tenir, en passant par délivrance et besoins divers. Des exemples de prières secrètes sont nombreux. Nous citerons entre autres :

a) Moïse (Deut 9.25)

b) Samuel (1Sam 15.11)

c) Elie (1Rois 17.19,20)

d) Daniel (Daniel 6.10)

e) Précepte de Christ (Mt 6.6)

f) Pierre (Actes 10.9)

g) Corneille (Actes 10.30)

Au cours de l’exercice du ministère, l’isolement, la retraite ont été le partage de plusieurs pour rechercher la solution à des miracles :

a) Par Elie, dans la Résurrection du fils de la veuve (1Rois 17.19 ; 2Rois 4.5)

b) Par Elisée, dans la Résurrection du fils de la Sunamite (2Rois 4.33)

c) Par Christ, dans la Résurrection de la fille de Jaïrus (Marc 5.40)

d) Par Christ, dans la Guérison du sourd muet (Marc 7.33)

e) Par Christ, dans la Guérison de l’homme aveugle (Marc 8.23)

f) Par Pierre, dans la Résurrection de Dorcas (Actes 9.40)

LES PRIVILIEGES DULIEU SECRET

Le Psaume 91 dévoile à merveille le mystère de Dieu dans le lieu secret couramment qualifié de ‘‘la haute retraite du fidèle’’. Ce Psaume est semblable à la réponse divine à la prière que fait entendre le Psaume 90. En effet, Moïse au désert, a vu tomber par milliers et dix milliers ceux qui l’entouraient. Ceux qui nous entourent, comme nous, vivons au milieu de puissances de destruction sans cesse à l’œuvre. Nous sommes comme dans un champ de combat permanent, aussi, ce n’est qu’auprès de l’Eternel qu’une sécurité parfaite est possible. Ainsi, habiter en permanence dans la retraite secrète du Tout Puissant est ‘unique option envisageable si nous voulons marcher avec Dieu comme Hénoc (Genèse 5.21-24).

De toutes époques et en tout temps le fidèle qui veut s’avancer et être protégé par dans sa foi au milieu d’innombrables dangers, le lieu secret reste et demeure l’unique alternative.

La compréhension aisée de l’introduction de ce Psaume peut ainsi s’entendre :

Celui qui est assis dans la retraite secrète du Très-Haut, il est logé à l’ombre du Tout-Puissant…

L’expression « retraite secrète » tire son essence de l’hébreu séther qui désigne un endroit où l’on est caché à tous les regards.

L’expression « à l’ombre du Tout-Puissant » quant à elle ne forme pas une vaine redondance avec le premier, mais révèle bien une profonde signification. En effet, le croyant ne se contente pas d’être à l’abri dans une retraite secrète, même dans la plus inaccessible à l’ennemi, celle du Très-Haut, mais, il a besoin de se tenir sous la protection personnelle du Tout-Puissant lui-même.

Les avantages du lieu secret exprimés dans ce songe sont :

La protection contre les dangers d’ordre moral qui menacent le croyant caractérisés par :

La sécurité de ceux qui se réfugient en Dieu (Psaume 91.1-8)

l’oiseleur (Psaume 90.3)

le lion, l’aspic, le dragon… (Psaume 90.13 ou Satan lui-même

la peste calamiteuse… qui marche dans les ténèbres » (Psaume 90.3,6) nous parle du péché, chose naturellement plus grave qu’une maladie.

La vie spirituelle est immunisée des tentations de Satan, éloignée de ses pièges, par la grâce divine.

la flèche qui vole de jour (Psaume 91.5) fait certainement allusion à mauvaise pensée qui fait irruption et ramène du subconscient une image de la rue, d’une lecture ou d’une conversation douteuse, une impureté quelconque. Les œuvres et le monde des ténèbres font une guerre sans merci dans nos pensées chaque jour.

Les frayeurs de la nuit, sont les inquiétudes qui nous empêchent souvent de goûter le sommeil paisible préparé par le Seigneur (Psaume 4.8).

Le croyant est également protégée des actions néfastes du péché qui sont un véritable poison.

En conclusion, se Psaume donner l’assurance que quel que soit le piège ou la menace, nous avons un lieu fort, un refuge, un lieu secret. Ce lieu secret en fin de compte n’est pas seulement une place, mais le Dieu Tout-Puissant Lui-même (Psaume 91.1,2,9) qui constitue en même temps la protection elle-même et le lieu de cette protection. Quelle sublime assurance en un Dieu fidèle et merveilleux.

Dans sa retraite, Christ au désert a su confondre et lier le Tentateur qui avait osé citer ce Psaume en falsification. Les promesses de Dieu viennent répondre à la prière de l’Homme parfait (Psaume 91.9-14).

Les bénédictions acquises (Psaume 91.9-16)

Toutefois où l’adversité fait irruption autour de nous, nous resterons vainqueurs comme Christ, en mettant notre confiance, notre foi et notre affection en Dieu qui est dans le lieu secret (Psaume 91.14).

Le lieu secret, l’abri du Très Haut, les ailes paternelles est une grande sécurité pour tout croyant qui veut échapper le ou sui est en danger. Dans la retraite du Très haut, la sagesse et la foi les garderont de toute frayeur excessive et sans cause, au milieu du danger. Quels que soient les évènements qui nous entourent, rien n’est fait sans que la volonté de notre Père soit accomplie. Nous n’avons donc aucune raison d’avoir de la crainte. Le peuple de Dieu verra, non seulement les promesses de Dieu s’accomplir, mais aussi ses menaces contre nos adversaires dans l’ultime but de notre sécurisation.

Plaçons notre confiance en Dieu car en Lui, la providence est toujours débordante pour la protection en temps réel de son peuple :

1) Dans le Rocher de Ages (Exode 33.22 ; Deut 32.11)

2) En temps de trouble (Psaume 57.1 ; 63.7 ; 91.1 ; 121.5 ; Cantique 2.3)

3) Un Refuge dans la Tempête (Esaïe 25.4 ; 32.2)

4) A l’ombre de sa Main (Esaïe 51.16)

5) A l’ombre de ses Ailes (Mt 23 .37)

LE TABERNACLE OU LIEU SECRET DE RENCONTRE AVEC DIEU

Dans sa définition, le Tabernacle est le sanctuaire, la demeure, l’habitation, le lieu de la destinée.

Le tabernacle était la demeure visible de l’Éternel au milieu de son peuple, et garantissait par sa présence la protection et les bénédictions du Dieu de l’alliance. Le Tabernacle était le lieu des révélations et le lieu où il fallait adorer l’Éternel. C’était le sanctuaire unique d’Israël. Il avait une double signification, il était la manifestation des choses célestes, (Hébreux 9.20-23) et le moyen pour un peuple pécheur de se rapprocher de Dieu (Exode 38.21).

La signification symbolique du tabernacle selon un extrait du Dictionnaire Encyclopédique de la Bible Westphal se résume ainsi :

‘‘La division en trois parties, distinctes les unes des autres: parvis, lieu saint, lieu très saint, exprimait les différents degrés de la sainteté de l’ensemble et des conditions imposées à ceux qui y pénétraient :

le parvis était ouvert aux membres du peuple, qui était un peuple saint, consacré à l’Éternel (Exode 19.6). Mais les fidèles n’y entraient que pour amener les victimes ou apporter les offrandes qui étaient brûlées sur l’autel des holocaustes ; c’était le lieu réservé aux fonctions des lévites, serviteurs des sacrificateurs ;

le lieu saint n’était accessible qu’aux sacrificateurs, intermédiaires obligés entre Dieu et le peuple, revêtus par le sacerdoce d’une sainteté spéciale qui leur permettait d’entrer dans la première partie de la tente sans être consumés par le feu

le lieu très saint était la demeure même de l’Éternel, invisiblement présent dans toute la grandeur de son être et sa suprême sainteté ; il était absolument fermé à tout contact profane ; même les sacrificateurs n’osaient pas y pénétrer ; seul le souverain sacrificateur y entrait un jour par année, le grand jour des expiations, et encore devait-il préalablement se munir d’un brasier ardent et faire brûler de l’encens pour que la fumée le dérobât en quelque sorte au regard de Dieu, ou que lui-même ne vît pas les symboles sacrés de la présence divine. Le lieu très saint était complètement obscur tandis que le lieu saint était éclairé par le chandelier à sept branches.

Ces différents degrés de sainteté, qui rendaient sensible le caractère redoutable de la présence directe de Dieu, commandaient la richesse plus ou moins grande des matériaux employés pour la construction des trois parties du sanctuaire. Dans le lieu très saint tout était en or ou recouvert d’or, sauf les socles des colonnes qui étaient en argent ; le voile qui le séparait du lieu saint et le tapis formant plafond étaient d’un travail particulièrement précieux ; dans le lieu saint il en était à peu près de même, mais déjà ici il y avait une différence en moins : le voile qui fermait l’entrée de la tente n’avait pas de chérubins, et les socles des colonnes qui le soutenaient étaient d’airain ; il appartenait déjà en partie au parvis, où le métal employé était l’airain, sauf pour les crochets et les tringles qui soutenaient les voiles du pourtour et les revêtements des chapiteaux des piliers, pour lesquels on avait eu de nouveau recours à l’argent; les voiles étaient de fin lin retors sans autre couleur que le blanc, sauf pour le voile d’entrée qui était de même tissu que le voile d’entrée de la tente.

Cependant l’ingéniosité des interprètes s’est donné libre carrière dans l’interprétation symbolique du sanctuaire et de ses divers éléments. Déjà l’historien Josèphe et le philosophe Philon (1er siècle de notre ère) ont vu dans le tabernacle une image du monde :

le lieu très saint = le ciel ;

le lieu saint = la terre ;

le parvis = la mer ;

les 4 espèces de fils employés pour les tapis = les 4 éléments des points cardinaux;

la table avec les 12 pains de proposition = l’année avec ses douze mois ;

le chandelier aux 7 lampes = les 7 planètes, etc.

Après avoir subsisté pendant tout le Moyen âge, avec des variantes diverses, cette interprétation a été renouvelée de nos jours, spécialement par Bahr (Symbolik des Mosahchen Kultus, 1837, 1874). D’autres ont vu dans le tabernacle une représentation externe et interne de l’être humain:

lieu très saint, 1° la tête, 2° l’esprit;

lieu saint, 1° le tronc, 2° l’âme;

parvis, 1° les membres, 2° le corps en opposition à l’âme;

les planches et les colonnes représenteraient les os du squelette;

les couvertures, la peau.

L’auteur de l’épître aux Hébreux a été beaucoup plus sage, en se bornant à relever que le tabernacle était l’ombre des choses à venir, une figure des temps nouveaux dans lesquels le Christ ouvrirait aux hommes l’accès direct au trône de la grâce de Dieu (Hébreux 9.1,14)’’.

Si nous résumons ce commentaire, nous noterons que :

Le Lieu très saint :

Contient toujours la gloire de Dieu qui sort du propitiatoire et illumine tout le local.

La loi de Dieu contenue dans les 10 Commandements est dans le propitiatoire, symbolisant la Parole de Dieu très présente dans le lieu secret pour rafraîchir la mémoire du pèlerin qui compte sur la providence divine pour se renouveler avant de continuer la marche

Les deux chérubins aux ailes déployées sont toujours présents pour la sécurité de celui qui est dans le lieu secret

La verge de Moïse qui avait fleuri restera toujours le témoignage sans cesse renouvelé de nos activités en Christ et conforme à la prescience et volonté de Dieu pour nous telle qu’exprimée dans Ephésiens 2.10

Toutefois, la présence dans le lieu secret est conditionnée par une trajectoire qui n’a pas de raccourci :

L’autel de l’holocauste que symbolise la mort expiatoire de Christ sur la croix. Ce premier pas est l’expérience personnelle de la nouvelle naissance

Cuve d’airain symbolise quant à elle la purification de notre conscience par l’eau de la Parole de Dieu.

Lieu saint symbolise l’aptitude d’une attitude d’adorateur et de service conforme à la révélation divine

Conclusion :

La providence divine pour son peuple que nous sommes en vue de notre protection est garantie (Exode 33.22 ; Psaume 121.5) parce que la provision divine est à notre porté en permanence dans la personne de Jésus sous les deux aspects suivants :

Jésus signifie « l’Eternel délivre ou Dieu sauve » littéralement traduit par « salut »

Le même Jésus est appelé « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu avec nous ».

Si donc nous avons Jésus, le salut de Dieu en nous comme Sauveur dans toute circonstance et de tout danger, nous avons l’assurance et la sécurité encore plus forte lorsqu’il est introduit dans notre vie comme Seigneur, exerçant souverainement son autorité absolue comme (1) Roi de notre volonté (2) Prophète de notre intelligence (3) Sacrificateur d nos sentiments et émotions. En déduction, lorsque Jésus, l’Oint de Dieu qui donne le salut dans tout domaine et devant tout danger, étant Emmanuel, Dieu parmi nous en tout temps dans ses attributs d’omnipotence, d’omniprésence et d’omniscience, étant Seigneur de toute chose, notre sécurité physique, spirituelle, morale, financière et matérielle est en Lui dans le secret de sa souveraineté.

Par Dr André CHOUBEU

Détroit, Michigan, USA le 08 Avril 2017

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