LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS

24 Septembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS

LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS

« Il leur disait: La moisson est grande, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Luc 10.2).

Introduction :

Plus que jamais, cette parole du Seigneur Jésus prononcée il y a exactement 2020 ans et 6 mois non seulement reste d’actualité, mais est plus présente que jamais. A ce moment-là, il s’adressait à une classe qui prétendait connaître Dieu, mais avait rejeté le Dieu de la Parole pour s’attacher à leurs traditions et raisonnements nettement en contradiction de leur destinée.

Malgré l’aile radicale de ceux qui prétendait détenir la vérité de manière unique et absolue, la race des élus croissait grâce au message du Seigneur qui loin d’être une simple parole écrite est la Parole elle-même, celle-là révélée en chair pour ramener l’homme et son milieu à Dieu.

Bien du temps s’est écroulé et ce que disait le Prophète Esaïe il y a 2770 ans est si évidente que petits et grands en sont conscients. Il disait en substance « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ! » (Esaïe 5.20). Nos rues, nos vêtements, nos maisons, nos attitudes les uns envers les autres, nos églises, nos administrations, nos comportements, nos nations et autres sont en net déphasage avec la volonté, les principes tant de l’éthique, de l’esthétique que de l’intégrité, décriant les saines manières et la déontologie.

Est-il encore besoin de crier haut et fort qu’un changement s’impose ?

Le constat alarmant ou l’état de lieux désolant :

Comme c’est si vrai ces paroles :

« Ils ont tiré mon peuple au sort; Ils ont donné le jeune garçon pour une prostituée, Ils ont vendu la jeune fille pour du vin, et ils ont bu » (Joël 3.3).

  • Beaucoup de familles ont sacrifié leurs filles sur l’autel de la prostitution pour détruire les foyers, déstabiliser les familles, provoquer des divorces et gagner le cœur des hommes même par envoûtement afin d’obtenir de manière criminelle des sommes d’argent pour mettre les leurs à l’abri des besoins. Toutefois, on oublie qu’on introduit ainsi la colère de Dieu dans la famille à cause des plaintes, des pleurs, des déchirures et blessures causés par ces actes abominables. Ce que l’on sème, on en récoltera les fruits avant la mort, à défaut les descendants paieront le prix.
  • Quel héritage souhaiterez-vous donner à vos enfants ?

«Ils aspirent à voir la poussière de la terre sur la tête des misérables, et ils violent le droit des malheureux. Le fils et le père vont vers la même fille, Afin de profaner mon saint nom » (Amos 2.7).

  • Le mal est si criard que les mères envoient leur filles et fils pour annoncer des nouvelles, donner la nourriture ou prendre cadeaux et argent à leurs amants. Qu’attendrons-nous en retour du comportement moral de nos enfants ?
  • Une telle attitude favorise l’inceste familiale avec le mélange de sang qui créé introduisent des crimes et malédiction dans nos familles.

Dans le livre de Jérémie 6, un fort constat et une forte leçon se dégage :

  • L’adultère, la fornication, les viols, les avortements, les divorces, le lesbianisme et autres crimes sexuels sont à la mode et loin de la punition, il y a un encouragement et une légalisation
  • La trahison, la corruption, la déloyauté, la cupidité et la course au gain sont érigés en principes de vie.
  • Le mensonge est un style de vie communément adopté.
  • Les calomnies, les commérages, la duplicité, l’hypocrisie e les invectives dans un caractère de mensonge chronique est la règle l’institution qui régit la société
  • Les puissants de la société ne le sont aucunement par la vérité.
  • Toute la société dans son ensemble va de méchanceté en méchanceté, et refuse de connaitre la vérité pour s’éloigner du mal.
  • Même l’ami devient un potentiel piège et source de trahison lorsqu’un intérêt se présente.
  • La confiance même envers un frère devient un risque. Tout frère cherche à tromper, tout ami répand des calomnies. Combien de frères s’entredéchirèrent et s’entretuent pour l’héritage qui ne leur ait pas pourtant destiné, le testament ayant désigné un autre qu’on refuse d’accepter ?
  • on se joue les uns des autres, et ne dit point la vérité, exerçant la langue à mentir, et s’étudiant à faire le mal.
  • On vit dans le faux, agit par le faux et refuse par fausseté de connaître, le Dieu de la vérité.

Dans le milieu des croyants :

  • L’ignorance fait de grand ravage et chacun joue l’individualisme, faisant mourir ceux qui pouvaient encore vivre et hériter les grâces de Dieu
  • Le péché devient un modèle de vie et nul ne dénonce. Les Pasteur vivent dans l’immoralité sexuelle, détruisant les vies de jeunes sœurs, introduisant des malédictions dans sa progéniture et les fidèles couvrent ces crimes.
  • Ceux qui vivent dans le péché et qui méritent d’être repris refusent la vérité
  • Des doctrines inventées pour justifier les crimes sont facilement acceptables et quiconque s’oppose est ahuri, méprisé et isolé s’il n’est pas calomnié
  • La vision du ciel est oubliée et tout le plaisir est concentré sur les choses périssables
  • Le monde et l’église font bon ménage à la honte du peuple de Dieu
  • L’évangile de sainteté est décrié au profit de l’évangile de mensonge
  • Le retour de Jésus-Christ n’est plus une préoccupation

Dans la société :

  • Les crimes s’associent aux solennités sous les yeux coupables des croyants
  • Le cortège des victimes destinées à l’enfer s’allonge chaque jour sans un seul geste des croyants qui courent vers leurs préoccupations au lieu de faire du royaume des cieux leur priorité
  • Lorsqu’on cherche le monde, on le voit à l’église et lorsqu’on cherche l’église, on la voit dans le monde
  • Sur 1000 morts, un seul est destiné au ciel et le reste destiné à l’enfer

Un exemple à suivre

Jésus-Christ guérit un paralytique.

Il appelle saint Matthieu à la charge d’apôtre, et il répond à ceux qui se scandalisaient de ce qu’il mangeait avec les pécheurs.

Il répond aussi à ceux qui lui demandaient pourquoi ses disciples ne jeûnaient pas comme ceux de Jean-Baptiste.

il guérit une femme qui avait une perte de sang

il ressuscite une jeune fille,

il rend la vue à deux aveugles,

et il délivre un homme possédé du démon et muet.

Enfin, il exhorte ses disciples à prier Dieu d’envoyer des personnes qui travaillassent à la conversion des peuples.

Les hommes sont dans le désert spirituel, lieu sans communion avec Dieu, ni avec Jésus-Christ, sans les influences de l’Esprit Saint, est un endroit où résident le mal et la tentation ; avec tout ce que le Seigneur nous accorde pour rester en Lui, nous pouvons vraiment vivre dans la sainteté, même dans les villes surpeuplées, où règne l’impiété.

Le peuple qui pourtant se réclame de Dieu, a l’habitude de proférer de nombreux mensonges, à tel point, qu’il est impossible de faire confiance à un frère. Dans leurs transactions diverses et leur négoce, ils s’expriment sous forme de paroles malhonnêtes, afin de posséder toujours davantage. Mais Dieu condamné leur péché.

Là où il n’y a aucune connaissance de Dieu, quel bien peut-on escompter ? Il y a beaucoup de manières de transformer une terre fructueuse en lieu stérile, par la méchanceté de ceux qui y séjournent !

Dieu s’intéresse à la moisson :

« Saisissez la faucille, car la moisson est mûre! Venez, foulez, car le pressoir est plein, Les cuves regorgent ! Car grande est leur méchanceté » (Joël 3.13).

« Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers » (Mt 9.37).

« Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Luc 10.2).

« Allez! De toutes les nations faites des disciples, en les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28.19)

« La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi ; et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là » (Marc 428-.29).

« Et il leur dit: ’Allez dans le monde entier; proclamez l’Évangile à toutes les créatures » (Marc 16.15).

« Il leur disait: « La moisson est grande, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Luc 10.2).

« et qu’on prêcherait en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24.47).

« Ne dites-vous pas, vous: ‘Encore quatre mois, et ce sera la moisson ? Eh bien! Je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs; ils sont déjà blancs pour la moisson » (Jean 4.35).

« Le moissonneur reçoit déjà son salaire: il ramasse du grain pour la vie éternelle, si bien que le semeur et le moissonneur se réjouissent ensemble » (Jean 4.36).

D’autres nombreux textes témoignent la pertinence du besoin de Dieu dans l’œuvre de la moisson : Galates 6.9 ; Actes 16.9 ; Actes 18.10 ; Psaume 68.11 ; 1Cor 3.9 ; 2Cor 6.1 ; Philippiens 2.19,20,21 ; Col 4.11 ; 1Th 5.12 ; 1Th 5.13 ; 1Tim 5.17.

Dans la stratégie de Jésus, il parcourt en vrai missionnaire les divers lieux du pays, n’attendant pas que les hommes viennent à lui, mais plutôt, il va à eux. Qu’en est-il de nos jours ? Les grandes villes sont remplies d’églises et les zones enclavées rien ! Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle est l’exemple qu’a laissé le Seigneur Jésus pour le royaume qu’il fondait (Mt 3.2).

Jésus ne visitait seulement pas les grandes villes prospères ; Il est aussi passé dans des villages tristes et insignifiants : mais partout où Il prêchait, Il guérissait ! L’âme la plus médiocre ici-bas est précieuse pour Christ : elle doit donc l’être aussi pour nous, autant que celle des personnes importantes. Il y avait des sacrificateurs, des Lévites, et des scribes, partout en Israël ; mais ils n’étaient en fait, que des « pasteurs de néant » (Zacharie 11.17) : c’est pourquoi Christ avait compassion du peuple, qui n’était composé que de « brebis errantes », des individus périssant, par manque de connaissance religieuse. À ce jour encore, de vastes multitudes sont des brebis sans berger, dont nous devons avoir compassion, et faire tout ce que nous pouvons pour les aider. Les multitudes qui ont besoin d’instruction spirituelle représentent une moisson abondante, qui nécessite beaucoup d’ouvriers actifs : mais peu de personnes se sont hélas levées pour cette tâche.

Christ est le Seigneur de la moisson. Prions pour que beaucoup puissent se lever et être envoyés pour travailler et amener des âmes à Christ. Quelle bénédiction de voir Dieu sur le point d’accorder Sa miséricorde envers un peuple, et d’inciter ce dernier à prier pour cette cause ! Les missions confiées aux « moissonneurs », qui partent, en réponse à cette prière, ont toutes les chances de rencontrer du succès !

Les moissonneurs que Dieu recherche :

Plusieurs aspects du service de Dieu sont aujourd’hui vides parce que l’intérêt des hommes est porté ailleurs dans le matérialisme à outrance. Pourtant, l’ouvrier de Dieu doit :

  • Imiter le zèle de Christ (Esaïe 59.17 ; Mt 21.12)
  • Imiter Christ, l’Enseignant divin (Deut 29.29 ; Mt 11.1)
  • Poser des actes et vivre une spiritualité qui calque son modèle sur les princes de Dieu (1Sam 9.27 ; 2Rois 17.28 ; 2Chron 17.7 ; Esdras 7.10 ; Neh 8.7 ; Mt 5.2 ; Luc 24.27 ; Actes 8.35 ; 18.26 ; 28.23).
  • Fuir les faux Bergers dont les principales caractéristiques sont :

a) l’insensibilité, aimant le plaisir plus que Dieu (Esaïe 56.10-12)

b) Dispersent le troupeau (Jérémie 23.2)

c) Egarent les brebis (Jérémie 50.6)

d) Font leur proie du troupeau au lieu de le nourrir (Eze 34.2,3 ; Zach 11.17)

e) Mercenaires qui abandonnent les brebis (Jean 10.12)

Conclusion :

  • combien d’âmes meurent chaque jour sans connaître Christ parce que le croyant a oublié sa mission première qui consiste à être dispensateur de la grâce de Dieu.
  • Combien de foyers détruits à cause d’un croyant qui leur cache le mystère de la réconciliation ?
  • Quelle quantité de sang versé alors que nous aurions agir pour l’en éviter ?
  • Combien de collègues ignorent notre foi parce que nous nous plongeon dans le même débordement de débauche que eux sans réaction ?
  • Etc.

« Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas; mais je n’en trouve point » (Ézéchiel 22.30)

« Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d’appui. Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, Et il met sur sa tête le casque du salut; Il prend la vengeance pour vêtement, Et il se couvre de la jalousie comme d’un manteau. Il rendra à chacun selon ses œuvres, La fureur à ses adversaires, La pareille à ses ennemis; Il rendra la pareille aux îles » (Esaïe 59.16-18).

Dr. André CHOUBEU

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