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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA VIE DE CONSECRATION PRATIQUE DE MOISE

26 Avril 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VIE DE CONSECRATION PRATIQUE DE MOISE

LA VIE DE CONSECRATION PRATIQUE DE MOISE

Exode 3.1-10

Définition :

De l’hébreu millu’ (mil-loo’), אלמ, le mot français consécration signifie : garniture, pierres à enchâsser; installation.

La consécration est le résultat de la séparation. Mais cette séparation revêt deux aspects importants sans lesquelles l’impact de Dieu sur nous ou pour nous, peut être soit superficiel soit partiel. La séparation dans son aspect premier implique une séparation, un retrait d’avec les choses du monde tandis que le second aspect est la séparation ou une mise à part pour Dieu.

Le hébreu millu’ (mil-loo’), vient d’une racine primaire male’ (maw-lay’) ou mala’ (maw-law’) אלמ et signifie remplir, être plein, pleinement, regorger, garnir, accomplir, achever, s’écouler, être employé, assouvi, s’armer, compléter, déborder.

Ainsi, par le fait de la consécration, le consacré est mise à part pour Dieu, devenu membre de la famille de Dieu (Eph 2.19-20), rempli et atteint la plénitude, l’abondance, la main remplie : « A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur,

19 et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Ephésiens 3.14-19)

La consécration est également l’expression de : « c’est Christ au lieu du moi, ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Galates 2.20).

La consécration ne consiste donc pas en un acte résolu d’abandon de soi-même, mais dans le fait que nous acceptons Christ à la place de nous-mêmes, que nous lui donnons sa vraie place de prééminence en nous.

Etymologiquement, la consécration est l’action de consacrer, dédier ou dédicacer une personne, un objet, ou un bien, en les vouant au service de Dieu. D’où les mots con : avec et sacré : dévoué (attachement) ou voué (dépendance totale et absolue, vocation).

Les étapes de la consécration de Moïse :

Toute nouvelle saison qui introduit le peuple de Dieu dans un nouveau mouvement de l’Esprit provoque un courroux du monde des ténèbres et appelle impérativement les serviteurs à un discernement complet sinon, ils prendront Dieu pour diable et le diable pour Dieu. La sortie d’Israël de l’Egypte conformément à la prophétie donnée à Abraham (Genèse 15.13-14) approchait et Satan le savait. Pour tenter de l’empêcher, il a décrété par son instrument humain la mort des garçons. Cette scène macabre se répétera à la naissance du Christ (Mt 2.18).

Lorsque Dieu décide de passer à une nouvelle saison avec son Serviteur, les classiques du conservatisme aveugle, sauvage et brut se dressent en ambassadeurs des traditions pour s’opposer aux révélations à ce nouveau départ (Actes 26.16).

  1. La prescience de Dieu sur Moïse

Pharaon régissait sur l’Egypte comme dieu. Ses décrets devenaient impérativement exécutoires car toute action contraire aux désirs de ce monarque était passible de mort sans appel. Aussi, il n’y a que Dieu qui pouvait entrer dans les sages-femmes pour préserver un enfant à cette époque et en garder confidentiellement le secret (Exode 2.17).

Les dispositions prises par la Providence sont toujours surprenantes, étonnantes et merveilleuses. Au moment précis où Pharaon, parvenu au fait de sa puissance, a cruellement ordonné de tuer les enfants des Hébreux, celui qui devait les délivrer est né ! Quand les hommes tentent de détruire un enfant de Dieu, un Serviteur de Dieu ou l’église, Dieu prépare de Son côté le moyen qui la sauvera. Les parents de Moïse virent que leur fils était beau.

  1. La consécration à Dieu par les parents (Exode 2.1-3)

« Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi.

Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il étaitbeau, et elle le cacha pendant trois mois. Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisitde bitume et de poix; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux,sur le bord du fleuve ».

La mère de Moïse savait voir dans la vision de Dieu (Nombres 24.4) et compris que si les sages-femmes n’ont pas tué son fils, selon le puissant décret satanique de Pharaon, assurément la main de Dieu y est et par conséquent, Dieu a un plan particulier pour ce fils.

La mère de Moïse a la foi au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qui au-delà de la menace de Pharaon peut assurer la vie et la protection de son fils.

La mère de Moïse de vit surnaturellement que son fils était très beau, et elle prend le risque par la foi pour faire la caisse de joncs dans laquelle, elle le placera.

En effet, la beauté exceptionnelle de Moïse est représentée comme remarquée de Dieu même, ou encore consacrée à Dieu. Le texte original dit simplement et noblement : Il était beau à Dieu. La beauté du petit Moïse est célébrée aussi par Josèphe: « On se retournait dans la rue, dit-il, et l’on abandonnait ses affaires pour le voir passer »

Comment de mères voit-elles en leurs fruits des entrailles, les desseins de Dieu et savent-elles les consacrer à Dieu ?

La mère de Moïse s’appuyait sur le fait qu’Israël serait préservé selon la promesse divine. La foi dans ces promesses, incite à exploiter des moyens tout à fait légaux, dans le but d’obtenir la miséricorde divine. S’il nous appartient de connaître notre devoir, les évènements, quant à eux, sont conduits par Dieu. Même quand il conduisait les Israélites dans le désert, Moïse n’était pas été autant protégé que lors de ce périple sur le fleuve, simple bébé sans aide. Ni les eaux du Nil, ni les Égyptiens ne pouvaient lui faire de mal. C’est quand nous sommes au point le plus bas de la vague que Dieu est alors le plus près de nous !

  1. La consécration à la fille de Pharaon (Exode 2.5-10)

« ……. Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux ».

A cause de la prédestination divine sur celui qui lui appartient, Dieu approuve la consécration de Moïse et pourvoit par la fille de Pharaon pour prendre soin de Moïse depuis sa récupération des eaux jusqu’à la vie majeure :

  • Education exceptionnelle au sommet de connaissance égyptienne
  • A cause de la prédestination divine sur Moïse, la consécration de l’enfant par la mère a valu à cette dernière un salaire pour son œuvre, bien qu’elle soit mère.
  • Comme toute mère, bien qu’ayant comme perdu l’enfant humainement parce ne l’ayant plus comme fils, elle a par la grâce de Dieu, le privilège de l’allaiter.
  • La fille de Pharaon adopte Moïse comme son propre fils avec toutes les conséquences positives, lui permettant de mieux connaître le milieu pharaonique, la gestion politique, sociale, économique, militaire de l’Egypte.
  1. La consécration au service de l’Egypte (Actes 7.22)

La fille de Pharaon pris soin de nourrir Moïse comme son propre fils (littéralement: pour elle-même en tant que fils). Il ne fut pas seulement nourri ; il fut aussi instruit, de manière à posséder toute la sagesse du pays des Pharaons. Les jeunes Egyptiens, les futurs prêtres surtout, suivaient alors volontiers l’université d’Héliopolis. Ils y recevaient des enseignements, distingués pour l’époque, sur la théologie, la médecine, le droit, les mathématiques, l’astronomie et l’histoire naturelle. Les plus récents travaux de l’égyptologie ont établi ces données presque avec certitude. Moïse se préparait de la sorte, à son insu, à devenir à la fois le législateur et le guide de son peuple, non seulement à travers le désert, mais pour les siècles à venir. Cette éducation porta ses fruits. Il fut puissant par ses paroles et par ses œuvres.

  1. La première étape de la consécration à Dieu de Moïse (Hébreux 11.23-27)

La séparation de Moïse d’avec Pharaon et le service de l’Egypte pour se donner à Dieu.

« Il avait quarante ans, lorsqu’il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, les fils d’Israël. Il en vit un qu’on outrageait, et, prenant sa défense, il vengea celui qui était maltraité, et frappa l’Egyptien. Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par sa main; mais ils ne comprirent pas. Le jour suivant, il parut au milieu d’eux comme ils se battaient, et il les exhorta à la paix: Hommes, dit-il, vous êtes frères; pourquoi vous maltraitez-vous l’un l’autre ? Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa, en disant: Qui t’a établi chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer, comme tu as tué hier l’Egyptien ? » (Actes 7.23-28)

« Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible » (Hébreux 11.23-27)

Moïse ayant vu dans le surnaturel en contemplant Dieu dans sa vie, comprend par le Saint-Esprit que le bouleversement final de l’univers et le remplacement de toutes les choses ébranlées de ce monde par celles qui ne peuvent être ébranlées et qui subsisteront à toujours est évidente.

Notre consécration se heurte aujourd’hui par l’amour du siècle présent, la cupidité d’honneur, la gloire éphémère et le matérialisme satanique. Puisse chacun revoir le degré de sa consécration pour un retour véritable à Dieu en marchant sur les anciens sentiers.

Moïse s’enfuit et demeure comme étranger au désert, à cause de l’aveuglement de son peuple. Mais le jour de sa vocation comme libérateur de ce peuple était réservé auprès de Dieu. Lorsque l’amour du royaume nous inonde et que l’incompréhension de notre entourage se dresse contre nous de quelque manière que ce soit, quelle est notre réaction ?

Moïse, devenu grand, montre comme ses parents une foi exceptionnelle. Hébreux 11.24… souligne comment il refuse l’avenir brillant qui s’offre à lui ; il choisit…, il estime…, et quel est son secret ? Il regarde à la rémunération. Grand exemple pour nous qui sommes tous, tôt ou tard, placés devant ce choix : le monde avec ses ambitions et ses plaisirs ou "l’opprobre du Christ"! Moïse se présente pour délivrer son peuple. Mais son échec nous instruit aussi. Si grandes que soient les affections, on ne peut pas suivre Christ par l’énergie naturelle (Exode 2.12 ; Jean 18.10).

  1. La deuxième étape de la consécration à Dieu de Moïse (Actes 7.29)

« A cette parole, Moïse prit la fuite, et il alla séjourner dans le pays de Madian, où il engendra deux fils » (Actes 7.29).

« Pharaon apprit ce qui s’était passé, et il cherchait à faire mourir Moïse. Mais Moïse s’enfuit de devant Pharaon, et il se retira dans le pays de Madian, où il s’arrêta près d’un puits » (Exode 2.15)

Moïse s’est séparé du monde avec sa luxure, il a l’amour de Dieu dans son cœur, mais, il doit apprendre la patience, l’endurance, la souffrance pour l’œuvre de Dieu. Dieu l’envoie dans le désert.

Moïse, au pays de Madian, rencontra des bergers. Malgré son rang, à la cour d’Égypte, il était prêt à aider les filles de Réuel, pour faire boire les troupeaux. Moïse aimait que la justice soit rendue, il cherchait à défendre ceux qui étaient injuriés ; c’est d’ailleurs ce que devrait faire chacun de nous, dans la mesure du possible. Moïse aimait faire le bien.

Quel que soit l’endroit où la Providence nous place, nous devrions désirer et chercher à être utiles. Si nous ne pouvons pas réaliser tout le bien que nous voudrions, soyons au moins prêts à accomplir ce qu’il nous est possible de faire.

Moïse habita chez Réuel qui signifie « ami de Dieu », mais appelé communément Jéthro selon son nom de fonction qui signifie « excellence). Cet homme politique et religieux pour son peuple avait la culture des hébreux, étant fils d’Abraham par Ketura, l’Ethiopienne qu’épousa le patriarche après la mort de Sara (Genèse 25.1).

Les leçons du désert pour une consécration plus efficace de Moïse :

Moïse, le prince dans sa vie de palais, était servi, maintenant, il est serviteur

Il était honoré, maintenant, il doit honorer

Il était respecté, maintenant, il doit respecter

Il était craint, maintenant, il doit craindre

Il dormait sous les climatiseurs, maintenant, il dort dans la tente

Il avait des gardes de corps, maintenant il garde les brebis

Il était chef de l’armée d’Egypte, maintenant, il est berger

Il avait un fusil, maintenant, il a un bâton

Il donnait des ordres, maintenant, il en reçoit

Etc.

Sommes-nous prêts pour une telle école ? Moïse l’a vécu pendant 40 ans.

La consécration, c’est se placer sous la souveraineté de Dieu pour tout ce que nous vivons, voyons, ou faisons. La traversée ou la formation du désert est un passage obligé pour tout vrai serviteur de Dieu.

  1. La troisième étape de la consécration à Dieu de Moïse (Exode 3.1-10)

Cette dernière étape de la consécration de Moïse qui a certes de l’expérience et des acquis non négligeables est remplie de symbolismes qui nous instruisent sur des aspects sans lesquels nous pouvons rester toujours loin des principes de la consécration bien qu’ancien de plusieurs années dans le service pour Dieu.

Vocation de Moïse et son retour en Egypte (Exode 3)

  1. Dieu apparaît à Moïse dans un buisson ardent (Exode 3.1-6)

Le beau-père de Moïse de son vrai nom Réuël qui signifie « familier ou ami de Dieu » est Sacrificateur de son pays. Le titre de Jéthro signifiant « Excellence » (Exode 4.18) qu’il porte correspondrait de sens au titre actuel d’Iman ou chef de tribu. On ne saurait jouer avec le troupeau d’un tel personnage.

Moïse est berger et comme chaque jour, doit chercher le bon pâturage pour son troupeau. C’est ainsi que ce jour-là, il se trouva au pied du Mont Horeb qui est le même lieu que Sinaï ou la Montagne de Dieu (Ex 3.1 ; 17.6 ; Deut 4.10 ; 5.2 ; 9.8 ; 1Rois 8.9 ; 19.8 ; 2Chron 5.10 ; Psaume 106.19 ; Mal 4.4).

Nous noterons ici la particularité de la présence de Moïse à cette montagne en ce moment précis là. En effet, en se référant à la Bible, les scènes de grands événements se sont déroulées sur les Montagnes et Collines :

1) Ararat : l’arche s’est posée (Genèse 8.4)

2) Morija: Abraham sacrifia Isaac (Genèse 22.)

3) Horeb : Moïse vit le Buisson Ardent (Exode 3.1,2)

4) Sinaï : la Loi fut donnée à Moïse (Exode 19.11,20)

5) Ebal et Garizim : Bénédictions et Malédictions y furent prononcées (Deut 11.29 ; 27.11-13)

6) Carmel : le sacrifice d’Elie (1Rois 18.19)

7) Hermon ou Tabor : Transfiguration du Christ (Marc 9.2)

8) Mont des Oliviers : Ascension de Christ (Actes 1.12)

Retenons que le chiffre huit exprime un nouveau départ, ce qui est nouveau.

La révélation du buisson ardent :

La présence de l’ange de l’Eternel, suivant le sens habituel de cette expression est la manifestation de Dieu sous une forme visible (Genèse 21).

Le mot hébreu buissons, sené est le nom d’une sorte d’acacia épineux et velu, commun dans ces montagnes et qui leur a peut-être valu leur nom de Sinaï. Le mot hébreu au singulier a ici un sens collectif, ce qui explique l’article. Du milieu du taillis s’élevait la flamme provenant du buisson en feu. Le feu est un des faits de la nature qui nous représentent le mieux ce que Dieu est : lumière, chaleur, vie, détruisant ce qui est vil, purifiant ce qui est précieux. Aussi l’Esprit de Dieu est-il apparu à la Pentecôte en langues de feu et Dieu est-il appelé, un feu consumant (Exode 24.17 ; Deut 4.24)

L’attention de Moïse sur la révélation :

Moïse remarque que le buisson enflammé demeure cependant complètement intact. C’est donc là un feu d’une nature particulière qui n’a besoin d’aucun aliment extérieur et qui s’entretient par lui-même. Dieu veut donner par là le magnifique emblème de ce qu’il est lui-même, comme la vie absolue, indépendante de toute matière, se reproduisant incessamment elle-même. C’est l’illustration de l’essence divine telle qu’il va la révéler à Moïse, en se désignant par le nom de Jéhovah, « Je suis » (Exode 3.14).

Dans les divers songes, les révélations, les signes divers que Dieu nous donne, notre attention y est-elle tournée ?

« Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements et met le sceau à ses instructions, afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil, afin de garantir son âme de la fosse Et sa vie des coups du glaive. Par la douleur aussi l’homme est repris sur sa couche, quand une lutte continue vient agiter ses os. Alors il prend en dégoût le pain, Même les aliments les plus exquis ; Sa chair se consume et disparaît, Ses os qu’on ne voyait pas sont mis à nu ; son âme s’approche de la fosse, et sa vie des messagers de la mort » (Job 33.14-22).

L’étape décisive de la consécration de Moïse (Exode 3.4)

« L’Eternel vit qu’il se détournait pour voir; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit: Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici » !

Le désert et surtout celui-là est un lieu où les serpents brûlants, les loups, les voleurs sont légion. Une tradition raconte que dans des lieux comme ceux-là, lorsqu’un jeune homme veut épouser une fille, il va simplement tout faire pour voler des bêtes dans le troupeau de son beau futur beau-père. Lorsque cela est constaté et certifié, son beau-père l’appelle, le félicite et déclare que s’il est capable de voler bétail, il est capable de se battre pour nourrir sa fille. De là, la fille est accordée en mariage.

Moïse est conscient du grand danger qui guette sa décision : « je veux me détourner ». Il risque perdre sa femme et ses deux enfants en compensation du bétail complètement volé pendant qu’il est détourné. Il ne sait pas combien de temps coûtera la recherche de la vérité dans la compréhension de la révélation.

Il sait qu’il est étranger dans cette contré depuis 40 ans et les hommes de la localité le savent aussi. On sait qu’il n’a pas de maison à lui et habite depuis lors dans la maison de son beau-père. Il sait qu’il peut se retrouver en état de fuite et de poursuite à cause de la perte du troupeau. Mais par une ferme décision de la foi qui engage tout son avenir, il fait le choix ultime :

  1. Quelles sont encore les choses qui nous occupent tant de sorte qu’une consécration véritable soit difficile ?
  2. Que sert-il à l’homme de gagner le monde entier s’il perdait son âme ?
  3. Depuis que nous sommes préoccupés par ce qui retarde notre consécration, quel avantage avons-nous eu ?
  4. Savons-nous que nous avons plaqué Dieu au carrefour dans l’attente de notre consécration véritable ?
  5. Si quelqu’un aime son frère, son métier, son argent ou autre chose plus que Jésus, il doit savoir qu’il n’est pas digne d’être appelé son disciple.
  6. Si quelqu’un renie Jésus devant les hommes ou les circonstances, Jésus le reniera devant le Père céleste et les anges.

Ôte tes sandales : Les Orientaux (tant chrétiens que musulmans) ont toujours eu et ont encore la coutume de se déchausser avant d’entrer dans un lieu saint, apparemment afin de ne pas mêler à une terre sainte la poussière d’une terre profane.

La décision de Moïse l’amenait à un autre niveau de consécration qui exigeait la dépendance totale à Dieu. Il entrait dans un monde nouveau dont les instructions ne viendrait plus de ses efforts, de sa connaissance ou de sa force, mais de Celui est. Il entrait ainsi une fois pour toute dans la présence sainte de Celui qui est tout en tous.

Discernons-nous aujourd’hui le sacré du profane ? Nos danses, nos pensées, notre habillement ne connaissent plus le lieu saint. L’Egypte est dans nos cœurs même quand nous prétendons être à Canaan.

Jacob expérimenta une consécration qui nous interpelle :

  • Il dépouilla les siens des petits dieux qu’il enfouit sous le térébinthe.
  • Il montant ensuite à Bethel (maison de Dieu)
  • Il vécut un évènement particulier (la terreur de Dieu s’empara autour de lui et tous ses ennemis eurent peur de le poursuivre)
  • Il bâtit un autel à El Bethel.

Que nous inspire cette action ?

Quel est notre degré de révérence, pour Dieu et les choses sacrées ?

  1. Dieu envoie Moïse pour délivrer Israël (Exode 3.7-10)

Le besoin est présent, la souffrance d’une grande multitude est effective et Dieu dit : « Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas; mais je n’en trouve point. Le répandrai sur eux ma fureur, je les consumerai par le feu de ma colère, je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête, dit le Seigneur, l’Eternel » (Ex 22.30)

De même que tous ceux qui craignent Dieu, doivent s’unir, pour favoriser le développement de la Vérité et de la Droiture divines, à l’inverse des âmes de tout rang et de toute profession qui s’associent pour conduire chacun à la ruine, une action urgente et efficace pour la restauration des principes de la consécration divine s’impose.

« La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière » (Rom 13.12).

Conclusion : Les années de la vie de Moïse sont réparties en trois périodes de quarante ans ; la première partie s’est passée à la cour de Pharaon, la deuxième en tant que berger, au pays de Madian et la troisième pendant laquelle il fut un grand dirigeant.

Nous remarquons à quel point la destinée d’un homme peut changer au cours de sa vie ! La première fois que Dieu apparut à Moïse, ce dernier s’occupait des moutons. Cela peut sembler être une modeste occupation, pour un homme possédant une telle éducation, mais il s’en accommodait apparemment ; ce travail lui a appris l’humilité et le contentement de peu, qualités qui sont mentionnées plus loin dans la Parole. Satan aime nous voir paresser ; Dieu, quant à Lui, aime que nous soyons actifs. Le fait de nous retrouver seul, nous permet d’entrer vraiment en communion avec Dieu. À sa grande surprise, Moïse vit un buisson ardent, sans avoir vu comment ce dernier avait été allumé. Ce buisson était en feu et ne se consumait pas ; c’est un peu une image du peuple de Dieu en Égypte. Cela nous rappelle également l’Église à travers les âges, persécutée sévèrement, mais préservée de la destruction, par la présence de Dieu.

Dans l’Écriture, le feu est l’emblème de la Sainteté et de la Justice divines ; il caractérise également les afflictions et les épreuves que Dieu envoie pour purifier Son peuple ; le feu représente aussi le baptême du Saint Esprit, par lequel les affections du péché sont consumées et qui transforme l’âme en une image conforme à la nature divine. Dieu, dans Sa miséricorde, appela Moïse ; ce dernier répondit aussitôt. Ceux qui désirent entrer en communion avec Dieu, doivent se plier à Ses ordonnances, par lesquelles Il se manifeste, Lui et Sa gloire ; Moïse a vu cette gloire, même au sein de ce buisson. Le fait d’ôter ses chaussures fut pour le patriarche un signe de respect et de soumission.

Nous devrions nous approcher de Dieu dans la solennité, avec des cœurs préparés, cherchant à éviter tout propos léger ou grossier et tout service peu convenable.

Dieu n’a pas dit : « J’étais le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », mais, « Je suis… ». Les patriarches vivent encore, malgré le fait que leur corps soit dans la tombe depuis de nombreuses années. Aucun laps de temps ne peut séparer l’âme des justes, du Créateur. Par ce témoignage, Dieu instruisit Moïse, sur l’existence d’un autre monde ; Il a ainsi affermi sa foi sur cet état futur. C’est ce qu’annonce aussi notre Seigneur Jésus, à propos de la résurrection des morts, dans Luc 20.37. Moïse cacha son visage, comme s’il était à la fois effrayé et honteux de voir Dieu.

Plus nous discernons Dieu, Sa Grâce et Son Amour, plus nous sommes amenés à l’adorer avec révérence, sous une crainte respectueuse de Sa Personne.

Dr. André CHOUBEU

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