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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES DANGERS DE LA VIE PSYCHIQUE

6 Novembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DANGERS DE LA VIE PSYCHIQUE

LES DANGERS DE LA VIE PSYCHIQUE

Michel Field, Évangéliste

Les manifestations de la vie psychique

D'une manière générale, les manifestations de la vie psychique peuvent se classer en quatre catégories :

1. Force naturelle.

2. Suffisance, dureté et insoumission à l'égard de Dieu.

3. Prétention à une sagesse personnelle — caractérisée par l'abondance des opinions et des plans élaborés.

4. Recherche d'expériences spirituelles à sensations sentimentales.

Ces manifestations sont dues au fait que c'est la vie propre, autrement dit la force naturelle, qui fait vivre l'âme, cette âme dont les facultés sont la volonté, l'intelligence et le sentiment.

Parce que l'âme dispose de ces trois facultés, les expériences de nombreux chrétiens psychiques diffèrent considérablement les unes des autres. Les unes inclinent davantage vers quelque chose qui touche l'intellect, tandis que les autres affectent plutôt le sentiment ou la volonté. De ce fait ces vies sont très dissemblables; mais ce sont toutes des vies psychiques. Les unes comme les autres appartiennent à l’âme. Ce qu'il est absolument nécessaire aux chrétiens de reconnaître, — c'est vital pour eux — c'est qu'ils doivent laisser la lumière de Dieu éclairer leur véritable état, pour qu'elle les affranchisse et qu'ils cessent de mesurer les autres avec le critère de leurs prétendues découvertes. Si les enfants de Dieu — en grand nombre — avaient accepté Sa lumière sur les manifestations de leur vie propre, leur état spirituel ne serait pas au pauvre niveau où il est aujourd'hui.

Ce qui caractérise le mieux l'expérience psychique, c'est la recherche intellectuelle de la vérité, sa formulation mentale, son acceptation et sa propagation sous cette forme. Pour les chrétiens de ce type, la plus haute expérience spirituelle et la vérité la plus profonde n'ont pas d'autre effet que de meubler leur entendement Cela ne veut pas dire que la marche spirituelle ne puisse en être affectée positivement, mais ce qui s'y révèle en tout cas, c'est le mobile qui est à la base, et ce mobile, c’est de nourrir et de développer l’intellect. Les chrétiens qui sont dominés par leur faculté intellectuelle ont certes un grand appétit pour les choses spirituelles, mais pour satisfaire cette faim, ils dépendent plus de leur pensée que de la révélation de Dieu. Ils passent plus de temps et déploient plus d'énergie pour calculer ou supputer leurs avantages que pour prier.

Le sentiment est ce que les croyants prennent le plus souvent — bien à tort — pour de la spiritualité. Les chrétiens charnels dont la tendance est sentimentale ont généralement faim et soif de sensations. Ils aspirent à sentir la présence de Dieu dans leur cœur; ils ont un ardent désir de sentir brûler le feu de l'amour. Ils aiment se sentir au beau fixe, efficacement soutenus dans leur vie spirituelle et prospères dans leur activité. Sans doute les chrétiens spirituels ont-ils parfois les mêmes sensations, mais ils n'en font pas dépendre leur joie de vivre ou les progrès de leur marche. Les chrétiens psychiques sont tout autres sous ce rapport : favorisés par de telles sensations, ils peuvent servir le Seigneur; sans elles, c'est à peine s'ils peuvent faire un pas.

Une expression très commune de la marche charnelle se manifeste dans la volonté — cette capacité qu'a la vie propre de s'affirmer. Par elle, les chrétiens qui vivent de leur âme font de leur vie propre le centre de chacune de leurs pensées, de leurs paroles ou de leurs actes. S'ils tiennent à savoir, c'est pour leur propre satisfaction; s'ils on besoin de sentir, c'est pour en avoir la jouissance; s'ils sont actifs, c'est pour réaliser leurs plans. Leur moi est au centre de leur vie, et leur but suprême, c'est de tirer gloire de tout.

Nous avons vu plus haut que dans la Bible, le mot âme est aussi traduit « être vivant » — « créature vivante » ou « animal ». Ces termes, dénotent simplement qu'il s'agit de la « vie animales ». Une telle précision doit nous aider à comprendre comment s'exprime la puissance de l'âme. La meilleure manière de décrire la vie et l'œuvre des chrétiens charnels est : « les activités animales », ou bien : la « vitalité animale ». Ils aiment à faire des plans, ont de nombreuses activités, une vie intellectuelle assez confuse, et toutes sortes de sentiments mélangés. Leur être entier, au dedans et au dehors, vit dans l'agitation et le désordre. Quant leurs émotions sont en éveil; leur être entier emboîte le pas. Mais si leurs sensations sont refroidies, ou que leur activité sentimentale tombe à zéro, leur intelligence restera active et travaillera pour son propre compte. La marche d'un chrétien charnel se distingue par une frénésie de mouvement; quand ce n'est pas dans l'activité physique, ce sera dans le secteur mental ou émotionnel. Une telle marche est toute hérissée de productions « animales », c'est-à-dire des réactions spontanées de la vie naturelle; elle est loin de favoriser la vie de l'esprit.

Nous pouvons résumer ce qui précède en disant que la tendance de l’âme déchue est de faire marcher les chrétiens au gré de leurs capacités naturelles, de les provoquer à servir avec leurs forces propres et d'après leurs idées personnelles, de leur faire rechercher les sensations physiques dans leurs relations avec le Seigneur ou dans l'expérience de Sa présence, et de leur faire interpréter la Parole de Dieu par leurs capacités intellectuelles.

A moins que le chrétien n'ait reçu de Dieu la vision de ce qu'est son moi naturel, il est hors de doute qu'il servira avec les énergies qu'il a en lui-même, tel que Dieu l'a créé. De grands dommages en résulteront pour sa vie spirituelle, et le fruit qu'il portera sera maigre ou nul, spirituellement parlant. Il faut que le Saint-Esprit fasse voir aux chrétiens la honte qu'il y a à accomplir une œuvre spirituelle avec des ressources charnelles. Si un enfant ambitieux se flatte de parvenir au succès et à la gloire, nous aurons tôt fait de juger cette ridicule prétention. De même notre activité « animale », dans le service spirituel, est aux yeux de Dieu une indignité. L'expérience la plus riche que nous puissions faire, c'est de nous repentir dans la poussière et sur la cendre — au lieu de chercher la première place devant les hommes.

La folie des chrétiens

De nombreux chrétiens sont aveugles quant au dommage que peut provoquer une expérience psychique. Ils estiment juste de répudier les actes charnels manifestement coupables, reconnaissant qu'ils souillent l'esprit; par contre, disent-ils, pourquoi ne pourraient-ils pas marcher par cette énergie de l'âme qu'ils ont en commun avec tous les hommes et même avec les animaux ? Quel mal y a-t-il à vivre de nos énergies naturelles, pourvu qu'on ne pèche pas ? L'œuvre de Dieu à laquelle ils s'adonnent n'est peut-être pas exécutée avec beaucoup de zèle, ni dans la dépendance de Sa force à Lui; mais du moins, arguent-ils, ce qu'ils font est l'œuvre de Dieu ! Ces efforts ne découlent peut-être pas tous d'un mandat personnel reçu d'En-haut, mais quel mal y a-t-il dans ces activités-là ? Ne sont-elles pas excellentes ? Puisque dons et talents nous ont été octroyés par Dieu en abondance, pourquoi ne pourrions-nous pas les utiliser ? Ne devons-nous pas engager nos ressources ? Si nous en manquons, nous ne pouvons rien faire; mais si nous en avons, ne devons-nous pas saisir toutes les occasions de nous en servir ? Voilà ce que ces chrétiens se demandent.

Leur raisonnement continue sur une autre ligne : nous aurions bien tort, naturellement, de négliger la Parole de Dieu; alors, peut-il y avoir du mal pour nous à mettre toute notre intelligence pour sonder les Ecritures ? Il y a de nombreuses vérités qui nous sont encore cachées; quel invraisemblable délai nous serait imposé pour les comprendre si nous ne mettions pas notre cerveau à contribution ! Dieu n'a-t-II pas créé notre intelligence pour que nous l'utilisions ?

Ils font un pas de plus : si nous aspirons à sentir la présence de Dieu, insistent-ils, cette recherche émane d'un cœur honnête et sincère. Quand nous nous sentons secs et vides, dans notre vie et notre travail, ne nous relève-t-Il pas souvent en nous rendant tellement conscients de l'amour du Seigneur Jésus qu'il nous semble sentir un feu s'allumer dans nos cœurs ? Alors pourquoi nous juger si nous cherchons sérieusement la restauration d'une telle sensation quand elle a été perdue et que notre vie est devenue froide et quelconque ?

Ce sont ces arguments-là que les chrétiens en grand nombre tournent et retournent dans leur cœur. Ils ne distinguent pas entre le spirituel et le psychique. Ils n'ont pas encore reçu cette révélation du Saint-Esprit leur montrant ce qu'il y a de condamnable dans leur marche naturelle. Il faut qu'ils se préparent à être instruits par Dieu; il faut qu'ils demandent au Saint-Esprit de leur révéler les aspects corrompus de leur « bonne » vie naturelle. La chose doit se faire dans l'honnêteté et dans l'humilité, et être assortie d'une résolution d'abandonner tout ce que le Saint-Esprit pourrait mettre à découvert. Au temps convenable, Il leur ouvrira les yeux sur l'absolue dépravation de leur vie naturelle.

Les enfants de Dieu qui se cramponnent ainsi à leur moi ne réalisent leur folie qu'une fois éclairés par le Saint-Esprit sur le caractère répugnant de cette vie propre. La lumière sur ce point n'arrive pas toute à la fois; elle vient graduellement; non pas une fois pour toutes, mais en de nombreuses occasions successives. Quand ils sont éclairés par l'Esprit pour la première fois, ils se repentent à cette lumière et livrent volontairement leur vie naturelle à la mort. Après un certain temps, quelques jours peut-être, la confiance en eux-mêmes, l'amour de soi, le plaisir qu'ils procuraient à leur vie naturelle retrouvent leur vitalité. C’est pour cela que l'illumination doit se renouveler périodiquement, pour que ces croyants finissent par accepter le principe de mourir à leur vie naturelle.

Les dangers de la vie psychique

Les chrétiens qui reculent devant l'accomplissement de ce que Dieu a prescrit, ou qui restent en deçà de Son objectif s'exposent à certains risques. Ce que Dieu veut, c'est que Ses enfants marchent par

l’esprit, et non par leur âme ou leur corps. Ils y perdent de ne pas vivre par l'esprit. Trois dangers en tout cas se présentent.

1. Le danger de l'étouffement de l’esprit

Les dispositions prises par Dieu sont parfaites et complètes. Elles comportent, premièrement, une action dans l'esprit humain; ensuite dans l'âme, l'illumination de l'intelligence; et finalement l'exécution par le corps. Un tel processus est très significatif.

Etant nés à une vie nouvelle par le Saint-Esprit, les chrétiens devraient désormais vivre par leur esprit. Rien d'autre ne pourra les qualifier pour connaître avec certitude la volonté de Dieu, pour collaborer avec le Saint-Esprit, et pour triompher de toutes les ruses de l'ennemi. L'esprit du chrétien doit être très sensible aux mouvements du Saint-Esprit et prendre garde de ne pas l'étouffer; il Le suivra au contraire, afin de Lui permettre, par l'esprit humain, d'exécuter Son dessein. L'Esprit de Dieu a besoin de la collaboration de l'esprit de l'homme pour conduire triomphalement les croyants dans leur marche quotidienne, et les préparer aux bonnes œuvres que Dieu les a destinés à accomplir.

Beaucoup d'enfants de Dieu, malheureusement, ne perçoivent pas les mouvements du Saint-Esprit. Ils ne peuvent pas distinguer le spirituel du psychique. Ils prennent souvent l'un pour l'autre. La conséquence, c'est qu'ils font souvent appel, dans leur marche, aux énergies de l'âme, ce qui porte préjudice à l'esprit, et tend à le tenir en échec, ou même à l'étouffer. Ils s'imaginent marcher selon l'esprit alors qu'ils marchent selon les sollicitations de leur âme. Un tel égarement a pour effet de rendre impossible la collaboration de leur esprit avec l'Esprit de Dieu, et interrompt par là ce qu'Il cherche à réaliser dans leur vie.

Tant que les chrétiens demeurent dépendants de leur âme, ils se comportent selon les pensées, l'imagination, les plans et les visions de leur entendement. Ils n'aspirent qu'à des sensations agréables et sont dominés par leurs sentiments. C'est là une faute grave qui équivaut à marcher d'après les sensations de leur homme extérieur, l'âme et le corps, au lieu de vivre par le centre de leur être, qui est l'esprit. Leur sensibilité spirituelle s'émousse. Leur esprit a perdu son aptitude à collaborer avec Dieu et leur croissance spirituelle est arrêtée. Si quelqu'un refuse à son esprit l'ascendant absolu qu'il doit avoir sur tout son être, ou se prive des ressources grâce auxquelles son esprit pourrait le faire vivre, il ne parviendra jamais à la maturité. Le sens spirituel est quelque chose de très délicat. Les sensations psychiques sont capables, non seulement de semer la confusion, mais même d'étouffer complètement le sens spirituel.

2. Le danger de retomber dans le domaine du corps

Parmi les œuvres de la chair énumérées dans le chapitre 5 des Galates, il y en a beaucoup naturellement qui ont leur origine dans les convoitises du corps humain, mais il y en a plusieurs autres qui se rapportent aux activités de l'âme. « Les animosités, les divisions, les sectes » émanent clairement de la vie propre ou de la personnalité de l'homme. Elles sont la conséquence des nombreuses divergences de vue qui ont cours parmi les chrétiens. Ce qui est important à noter ici, c'est que ces activités de l'âme figurent sur la même liste que des péchés du corps tels que l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'ivrognerie, les excès de table. Il y a là pour nous un rappel du lien étroit qui unit l'âme au corps. — En réalité, les deux sont inséparables, parce que le corps dans lequel nous sommes maintenant est un corps « animal » ou psychique (I Cor. 15.44).

Nous devrions comprendre que c'est à la Croix que Dieu traite l'ancienne création. Il n'y a pas de traitement partiel à la Croix. Elle liquide l'ancienne création dans sa totalité. Nous ne pouvons donc pas prendre la Croix pour qu'elle nous assure simplement le salut par substitution, sans accepter aussi la délivrance par identification. Une fois que nous avons reçu le Seigneur par la foi comme Sauveur personnel, nous serons amenés, par le Saint-Esprit qui habite en nous, à désirer également l'expérience de la mort avec Christ, que nous comprenions peu ou beaucoup ce qu'est l'identification. La Croix opérera en nous toujours plus profondément jusqu'à ce que l'ancienne création soit tout à fait crucifiée. Son but est d'éliminer complètement tout ce qui appartient à Adam.

Attention maintenant : si les enfants de Dieu, après avoir expérimenté la victoire sur le péché, au lieu d'aller de l'avant pour triompher de leur vie naturelle, s'attardent dans ce domaine de l'âme, ils découvriront bientôt que l'âme et le corps se sont retrouvés unis et les ramènent dans les péchés qu'ils avaient abandonnés. On peut comparer ce processus à une navigation fluviale à contre-courant : si l'on cesse d'avancer, on dérivera avec le courant. Tout ce qui a été fait ne tardera pas à être défait si la Croix n'accomplit pas en nous une œuvre complète C'est ce qui explique pourquoi un si grand nombre de chrétiens, après un temps de victoire sur le péché, retombent dans leur ancien état. Si la vie de l'ancienne création (celle de l'âme) est tolérée, elle sera rapidement unie de nouveau à l'ancienne nature (le péché).

3. Le danger que la puissance des ténèbres ne profite de la situation

L'épître de Jacques, écrite à des chrétiens, décrit distinctement la relation qui existe entre la vie psychique et l'activité satanique :

« Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite, avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n'est point celle qui vient d'En-haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.»

Il existe une sagesse qui vient de Satan, et c'est la même qui surgit quelquefois de l'âme humaine. La « chair » est l'usine du diable; l'action de l'ennemi dans la partie psychique de la chair est aussi opérante que dans la partie corporelle. Ce passage explique comment le zèle amer est issu de la recherche de la sagesse psychique. C'est le fruit de l'activité du diable dans l'âme humaine. Les chrétiens savent que l'adversaire peut inciter les hommes au péché, mais réalisent-ils qu'il

peut faire naître des pensées dans leur entendement ? La chute de l'homme a été provoquée par l'amour de la connaissance et de la sagesse, et Satan emploie la même tactique aujourd'hui, afin de conserver l'âme humaine comme base d'opération. Son dessein est de se maintenir aussi solidement que possible dans notre ancienne création. S'il ne réussit pas à faire retomber les croyants clans le péché, sa manœuvre

suivante sera de les inciter à conserver leur vie naturelle; il profite de l'ignorance où ils sont de ses ruses, et de leur insoumission aux exigences de l'esprit. Car en ne réussit pas, toutes les armées de l'enfer seront bientôt réduites à l'inaction.

Il faut qu'on sache que tous les efforts de Satan, soit pour séduire, soit pour attaquer, ont pour champ d'activité notre ancienne création. C'est la raison pour laquelle il est infatigable dans ses tentatives d'obtenir des enfants de Dieu qu'ils en conservent quelque chose, que ce soit le péché, ou cette vie naturelle que nous apprécions tant. Il ne cesse de conspirer pour semer la confusion dans l'esprit des chrétiens, pour les amener à chérir leur vie propre, malgré leur haine pour le péché.

Le but que nous poursuivons, en discutant de ce sujet, c'est d'aider les chrétiens à comprendre que le corps n'est pas le seul terrain des pernicieuses activités de Satan, mais que l'âme est aussi une de ses zones d'opération. Il nous faut répéter que les chrétiens doivent être libérés, non seulement du péché, mais de leur être naturel. Puisse le Saint-Esprit nous ouvrir les yeux sur l'importance d'un tel pas !

Parce que les croyants, étant encore charnels, n'ont pas appris à protéger leur entendement, les mauvais esprits sont à l'aise pour exploiter à leurs fine la sagesse naturelle de l'homme. Ils peuvent tranquillement et subtilement faire surgir dans l'entendement des préventions et des malentendus portant sur la vérité de Dieu, ainsi que des doutes sur la véracité de leurs frères. La volonté d'un chrétien, toute bien intentionnée qu'elle soit, peut être trahie par une obsession de son entendement. Les mauvais esprits peuvent même provoquer des visions ou exalter les pensées des chrétiens, les portant à croire que ces choses sont de Dieu puisqu'elles sont surnaturelles. Et ainsi le croyant sombre toujours plus profondément dans la séduction.

La partie émotionnelle de l'âme, elle aussi, peut être surexcitée par l'adversaire. Comme les croyants sont friands de sentiments agréables, et se plaisent à subir l'attrait de Jésus-Christ et de la présence de Dieu, les mauvais esprits procureront à leurs sens de nombreuses et étranges expériences. Leur but est de stimuler les aptitudes naturelles, pour étouffer la voix discrète et calme du Saint-Esprit, cette voix qui n'est perceptible que par la délicate activité intuitive de l’esprit.

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Si les chrétiens n'ont pas liquidé leur vie propre, ils essuieront de lourdes pertes dans la guerre spirituelle dans laquelle ils sont engagés. Apoc. 12.11 énonce une des conditions essentielles de la victoire sur le diable : les chrétiens ne doivent pas aimer la vie de leur âme jusqu'à craindre la mort. Si l'égoïsme ou l'apitoiement sur leur sort ne sont pas livrés à la Croix, ils seront sûrement battus. Les soldats de Christ qui aiment leur vie verront la victoire leur échapper. L'adversaire triomphera de tous ceux qui ont des ménagements pour eux-mêmes.

Tout attachement à des choses révèle à l'ennemi les points de moindre résistance. Il n'y a qu'un moyen de triompher de l'adversaire, c'est de livrer à la mort notre vie naturelle. Les âmes indisciplinées sont des portes ouvertes à l'activité de Satan. Notre vie psychique est sa base d'opération dans notre être. Le moindre atome de vie charnelle qui se trouve mêlé à notre vie spirituelle suffit pour rendre extrêmement difficile la distinction entre ce qui est psychique et ce qui est spirituel. A moins que les chrétiens ne soient continuellement sur le qui-vive pour résister au diable, leur vie psychique sera pour eux l'occasion de graves défaites.

Ce que Dieu désire, c'est que nous reniions tout ce que nous avons hérité d'Adam.

Diffusion de l’Évangile

Michel Field, Évangéliste

fieldmichel@sympatico.ca

www.facebook.com/evangeliste.michel.field

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