LA CROIX - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA CROIX

28 Octobre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA CROIX

LA CROIX

  1. ORIGINE DE LA CROIX

En dehors d’Israël, la crucifixion était un supplice commun à divers peuples de l’antiquité. Bien avant Jésus-Christ, la croix existait déjà. Pour tous ces peules, existe tout une gamme de croix dont la plus importante est celle qui nous concerne : la Croix de Jésus.

  1. BUT DE LA CROIX

Jusqu'à la mort de Christ, et même après, la croix suscitait l’horreur et le dégoût. Même de nos jours, la croix est un gibet, une potence, faite d’un poteau coupé par une traverse sur laquelle on attachait les criminelles pour les faire mourir. C’était donc une malédiction pour être pendue sur la croix (Col 3.13). Cette malédiction provenait et provient encore de l’inobservation de la loi (Deut 27.26). Tout homme de nature a violé la loi et est d’office voué à la malédiction ; donc méritant la croix. Dieu avait crée l’homme pour vivre en harmonie avec lui et pour sa gloire. Mais, sa chute, provoque une séparation avec lui (Genèse 3.15).

Dieu avait dans son cœur, un système universel qui devait avoir pour chef, Christ, son Fils. Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les invisibles et les visibles ; soit les trônes, les dominations, les autorités et les puissances. Tout a été crée par Lui et pour Lui (Col 1.146-17).

Mais, Satan agissant par la chair de l’homme, a établi à sa place, un système rival que les Ecritures appellent ‘‘ce monde’’ ; le prince de ce monde étant le Diable (Jean 12.31).

La croix a été le moyen dont Dieu s’est servi pour mettre fin aux ‘’choses vieilles’’, mettent de côté notre ‘’vieil homme’’. C’est la première création devenue vielle création qui n’a plus d’intérêt de Dieu, se porte désormais vers une seconde et nouvelle création qu’il édifie en nouveau royaume et en nouveau monde ou rien de l’ancien ne sera transféré. La croix exprime l’œuvre rédemptrice complète, accomplie prophétiquement dans la mort, l’ensevelissement, la résurrection et l’ascension du Seigneur Jésus-Christ (Philippe 2.8-9)

La croix se distingue par la bataille décisive à Golgotha, d’où l’inimité proclamée par Dieu du Jardin d’Eden et son accomplissement : « Je mettrai l’inimité entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3.15).

  1. SIGNIFICATION DE LA CROIX POUR DIEU
  1. La bataille décisive de Golgotha

La haine des Pharisiens porta le Christ à la croix. Son exécution fut le plus grand meurtre judiciaire jamais connu de l’histoire du monde. Mais, que fit Dieu ? Il changea cet objecte et diabolique rébellion contre sa personne en expiation pour le salut des rebelles. Il répondit aux coups portés à sa face sacrée par le baiser de l’amour réconciliateur. Ainsi, au même moment, l’action honteuse de la crucifixion devenait par la rédemption, le point tournant de l’histoire humaine et tout le drame de l’histoire universelle. Dès lors, l’ancien était appelé à disparaître au profit du nouveau. Le début de l’histoire de la nouvelle humanité en Christ montrait ses couleurs.

  1. L’importance de la croix

Dans l’histoire du salut, la croix est le plus grand évènement, plus grand même que la résurrection, celle dernière n’étant que la conséquence logique de l’autre, à savoir la croix (Col 2.13-15). La croix était le coup fatal donné à Satan et son système. A la croix, le péché, la justice de la loi, la chair ont montré leur limite. La croix est la victoire et cette victoire était complète en elle –même (Jean 19.30). La résurrection est une suite logique de la victoire du mont Calvaire :

  • La croix est l’évidence suprême de l’amour divin.
  • Pour en faire la démonstration, le Seigneur de toute vie livra à la mort son bien-aimé Fils unique ; le médiateur et l’héritier de la création (Colossiens 1.16 ; Hébreux 1.2-3). Christ le Seigneur mourut sur la croix, lui pour qui sont toutes choses (Hébreux 2.9-11. Jésus, le Fils unique de Dieu meurt, lui le juste, pour nous les injustes (Rom 5.8).
  • La croix est l’évidence suprême de la justice divine.
  • De l’arbre sortit le fruit que mangèrent Adam et Eve, source de la première mort spirituelle, de l’arbre sortit le bois de la croix d’où vint la vie par la mort de Christ.

Pour montrer sa justice (Romains 3.25), le juge du monde n’a pas épargné son propre Fils (Romains 8.32). Dans le passé, avant la croix, exception faite pour quelques jugements divins (Romains 1.18). Dieu n’avait à aucun moment, infligé au péché, une entière punition (Actes 17.39) ; à la longue, la justice semblait être mise en cause parce qu’il avait laissé impunis, les péchés commis auparavant, au temps de sa patience (Romains 3.25). Seule la mort expiatoire du rédempteur démontre la justice irréfutable du juge suprême en ce qu’elle justifie l’attitude divine tout au long de l’histoire passée de l’humanité. Toute la patience passée de Dieu n’avait été possible qu’à cause de la croix en vue (Romains 3.25) ; tout pardon à venir n’est juste qu’à travers un regard rétrospectif vers la croix (Romains 3.26 ; 1Jean 1.9).

Patience passée (Romains 3.25), Jugement présent (Jean 12.31) et Grâce future se rencontrent à la croix (Romains 5.8-9).

La justice de Dieu se révèle dans l’Evangile d’une manière unique (Romains 1.17 ; 2Cor 3.9). Cette justice, Sa justice est à la fois comme attribut divin et comme don céleste émanant de lui et valable à ses yeux (2Corinthiens 5.21) :

  • La croix est le prix d’une nouvelle manifestation de la gloire divine.

Par sa mort expiatoire, il a racheté par son sang, des hommes de toutes tribus, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. Christ a fait d’eux, un royaume de sacrificateurs par Dieu (Apoc 5.9-10). Les rachetés forment un peuple pour Christ, zélés pour les bonnes œuvres (1Pierre 2.9 ; Tite 2.14). A travers l’Eglise, Jésus démontre l’infinie sagesse variée de Dieu (Ephésiens 3.10-11).

  1. LA SIGNIFICATION DE LA CROIX POUR CHRIST
  1. Relativement à Dieu, par la croix, Christ reconnaît aussi explicitement que possible, l’autorité de Dieu, en ce qu’il se rendit obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix (Philippe 2.8).
  2. Christ élève la foi à un plus haut degré de perfection en apprenant « l’obéissance par des choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5.8-9), de la foi (Hébreux 12.2).
  3. Jésus Christ réalise le plus pleinement le bon plaisir de son Père en ce donnant lui-même comme « une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Ephésiens 5.2)
  4. Christ concrétise le fondement éternel de l’amour du Père pour le Fils « le Père m’aime parce que je donne ma vie » (Jean 10.17).
  5. En ce qui concerne le Christ, personnellement, la croix est le chemin qui émane d’une position d’amour et de puissance à la position de victoire, Lui qui était « dans le sein du Père » (Jean 1.18). Après avoir parcouru le chemin, s’est maintenant « assis à la droite du trône de la Majesté divine » Philippe 2.9 ; Hébreux 2.9 ; 8.1).
  6. C’est aussi le processus d’acquisition de son Eglise : Il fut d’abord seul comme le grain de blé (Jean 12.24) ; à travers la mort, il atteint la glorification et la fécondité. Ainsi, seulement obtient-il la joie qui lui était réservée (Hébreux 12.2). Ainsi peut-il devenir le premier né d’entre plusieurs frères (Romains 8.29), la tête de ses membres (Ephésiens 1.22).

Par ce chemin, il peut être rendu parfait comme « Prince du salut » (Hébreux 2.10) et acquérir « sa plénitude », son corps ; l’Eglise qu’est la plénitude de Celui qui remplit tout en tous (Ephésiens 1.23). En personne, Christ n’a évidemment rien gagné par la croix. Glorifié dans les cieux depuis avant les temps les plus anciens, il n’a maintenant ni plus de divinité, ni plus de gloire qu’il avait en sa qualité de verbe éternel, avant l’incarnation. Il pouvait prier ainsi « Père glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fut » (Jean 17.5). Cependant, comme rédempteur, et dernier Adam (Romains 5.12 ; 1Cor 15.45). Il a atteint une nouvelle élévation, voir un nom plus glorieux ; celui qui est au dessus de tout nom, auquel tous genoux fléchira dans les cieux et sur la terre (Philippiens 2.9-10).

  1. Dans ses relations avec nous, la croix est la plus merveilleuse expression de l’amour du Fils de Dieu. Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle (Ephésiens 5.25 ; Colossiens 2.20). De la mort de Golgotha, il a fait la source de la vie, répandant son amour rédempteur en réponse à ses oppositions et nos haines. La victoire apparentée de Satan devint ainsi sa défaite la plus définitive et l’apparente défaite de Jésus Christ, devint sa plus décisive victoire.
  1. LA SIGNIFICATION DE LA CROIX POUR NOUS
  1. L’aspect personnel

Pour l’individu, la croix a une double signification ; elle est en premier lieu, le fondement de sa justification, mise en ordre juridique de son passée et la base de sa sanctification, règle morale de son présent telle que le veut son Créateur.

  1. Le fondement de la justification

Nos péchés doivent être tous déposés sur celui qui est notre garant (Esaïe 53.6) ; il les porte pour plusieurs (1Pierre 2.24 ; Hébreux 9.28), afin qu’étant mort en lui aux péchés, ils vivent désormais pour la justice (2Cor 5.21). De même que la destruction de l’homme eut pour cause un fait historiquement unique, la chute (Genèse 3), le relèvement de l’homme doit maintenant s’accomplir par le garant à travers un évènement unique « le seul acte de justice de Golgotha » (Romains 5.18).

La vraie nature du péché pour la créature est de se séparer du Créateur, source de toute vie. Elle va alors au devant de la mort. Péché et propitiation devant correspondre, il faut donc nécessairement que le rédempteur endure cette sentence de mort, afin d’effectuer à travers elle, la restauration de la vie : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.25). C’est par la mort qu’il périt pour ainsi « rendre impuissant celui qui a la puissance de la mort » (Hébreux 2.14). Ainsi, la mort, ce grave ennemi des hommes, (1Cor 15.26) devient l’instrument de leur salut. Ce qui est la conséquence et la punition inévitable du péché devient le moyen de leur rachat (Ephésiens 2.16). La mort du Christ est la mort de la mort. Cela est comparable à l’histoire des serpents brûlants du désert (Nombres 21.6-8 ; Jean 3.14) et de David décapitant Goliath avec l’épée même du géant- (1Samuel 17.51). C’est la logique du salut, vérité inattaquable, fermement enracinée dans le plan divin de la rédemption.

  1. Pour ceux qui sont sauvés, la croix est la base de la sanctification

Christ le Seigneur, mourant sur la croix enfin de nous sauver de la croix. C’est le côté juridique et exclusif de sa mort. C’est Golgotha pourvoyant à la libération du coupable. Mais, en dépit de cela, le Christ y mourut afin que nous puissions mourir avec lui. C’est le côté moral et exclusif de sa mort, l’impératif de Golgotha. Nous sommes « plantés ensembles » avec le crucifié, organiquement associé en « conformité à sa mort » (Romains 6.5).

Nous le suivions portant la croix (Mt 10.38), semblable comme il le fut à des grains de blé qui ne vivent réellement qu’à travers la mort (Jean 10.24-25). Nous avons été « crucifiés avec Christ » (Colossiens 2.20) :

  1. Le monde autour de nous est mort à travers le crucifié. Il est crucifié pour nous par la croix et nous les sommes pour lui (Galates 6.14).
  2. Le monde qui est au-dedans est pareillement cloué avec nous sur la croix. Notre viel homme a été crucifié avec lui afin que le corps du péché fut détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché (Romains 6.6-11).
  3. Le monde au dessous de nous est complètement conquis par la croix «Il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elle par la croix » (Colossiens 2.15).
  4. Enfin, le monde qui est au dessus de nous, devient pour nous par la croix, grâce et bénédiction. L’acte d’accusation que contenaient ses commandements et qui témoignaient contre tous, est annulé et cloué à la croix (Colossiens 2.14). Le regard de Dieu ne peut s’y arrêter sans s’arrêter en même temps sur la croix. Crucifié avec le Christ, l’acte d’accusation lui aussi est mort, donc rendu impuissant « c’est par la foi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu » (Colossiens 2.19).
  1. L’aspect collectif

C’est ainsi sur le plan de l’humanité dans son ensemble que la croix introduit un ordre complètement nouveau :

  1. Intérieurement, par l’abrogation de la loi.
  2. Extérieurement, par l’admission de toutes les nations au salut.
  3. En général, par le triomphe universel du crucifié.
  4. Le jardin d’Eden supposé initialement être la demeure de tout temps de l’homme, est remplacée par l’éternité en Christ dans la cité céleste
  5. L’arbre du bien et du mal du Jardin d’Eden deviendra au ciel, l’arbre de vie
  1. L’abrogation de la loi :

La croix est l’accomplissement et par là, l’abolition de tous les sacrifices lévitiques (Hébreux 10.10-14) et de la lévitique en général (Hébreux 7.18). Puisque les sacrifices étaient la base de la sacrificature, et que celle-ci était le fondement de la loi (Romains 10.4) et le garant d’une meilleure alliance (Mt 26.28) dont il est le médiateur, afin que « ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel » (Hébreux 9.15-17). La sacrificature lévitique étant abolie avec le « premier tabernacle » (Hébreux 9.8) et le voile au temple étant déchiré (Mt 27.51), le chemin du lieu très saint est maintenant ouvert (Hébreux 10.19-28). Et le peuple de Dieu forme un royaume de prêtres (1Pierre 2.9 ; Apocalypse 1.6).

  1. L’admission de toutes les nations au salut :

La loi en tant que tuteur pour conduire Israël jusqu’au Christ était, jusqu’à la croix, come le signe distinctif de ce peuple de la terre. Les nations étaient « sans loi » (Romains 2.2), étrangères aux alliances de la promesse (Ephésiens 2.12). Une tension existait entre ceux qui était « loin » et ceux qui étaient « près ». Maintenant, Christ est notre paix ayant ôté « le mûr de séparation » par l’accomplissement de la loi, il a fait des deux, un seul homme nouveau. Dans l’Eglise, Dieu est son corps ; Juifs et Gentils, réconciliés avec Dieu, ont accès auprès de lui, d’une même manière, ensemble et dans unmême esprit (Ephésiens 2.13-18).

La mort du Christ était l’accomplissementde la loi, la promesse faite à Abraham peut maintenant se répandre, débordant le cadre de la loi mosaïque, et apporter la bénédiction au-delà d’Israël, à tous les peules de la terre. Le nationalisme du temps de la préparation fait place à une universalisation d’accomplissement (Jean 11.52) : « Et moi, quand j’aurai élevé de la terre, j’attirai tous les hommes à moi » (Jean 12.32).

  1. Le triomphe universel du crucifié : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde est jeté dehors » (Jean 12.13). Par la croix, le mourant triomphant (Apocalypse 5.5-6), à travers elle, il dépouillait de leurs armures les principautés ennemis, anéantissant la puissance de celui qui avait le pouvoir de la mort, le diable (Hébreux 2.14). De là, le cri victorieux : « Tout est à accomplit » (Jean 19.30).

L’expulsion de Satan justifie sa force sur Golgotha (Jean 12.31), poursuit sa réalisation graduellement (Mt 12.29) jusqu’au temps marqué de son plein effet (Apocalypse 20.10). Tout ceci met en relief le sens double que donnent les Ecritures dans l’expression « être élevé » (Jean 13.14 ; 12.32 ; Philippe 2.9). Une étroite relation unie en effet l’élévation sur la croix et l’élévation sur le trône des cieux. Le couronné c’est le Prince crucifié (Philippiens 2.8-11 ; Hébreux 2.9). Le Prince légitime, maintenant couronné, va faire son entrée. C’est pourquoi, l’usurpation ancienne de ce monde doit être jetée dehors.

La croix est le grand « NON » de Dieu, prononcé contre toute manifestation du péché, aussi à la mort du Seigneur, la terre trembla (Mt 27.51-52 ; Luc 23.44-45). La terre ébranlée (Agée 2.6 ; Hébreux 12.26-27). Le soleil couvert de honte (Esaïe 24.23) ; la lune et ses étoiles sans éclats (Apocalypse 20.11), exprimeront sur la base de la croix, leur résurrection. C’est cette réalité qu’annoncent prophétiquement la terre qui tremble et le soleil qui s’obscurcit lors de la mort du Christ à Golgotha.

  1. LA CROIX, PASSAGE DE LA LIBERATION D’ESCLAVAGE

La croix est le passage qui nous libère de l’esclavage de Satan (ou la séparation d’avec lui) et nous introduit dans l’union des croyants avec Christ, en tout ce qu’il a traversé, par sa grâce (Ephésiens 2.5-6). Ainsi, se trouve dépeints les divers aspects de la croix :

  1. Selon Dieu, l’apaisement de sa colère.
  2. Selon Christ, l’obéissance complète au Père et l’amour de ses créatures.
  3. Selon l’homme, la réconciliation avec Dieu et la libération par Christ de la malédiction de la loi :
  • La libération de la mort et de ma crainte de la mort
  • La défaite éternelle de Satan et de son système
  • L’espérance d’une vie éternelle dans la cité céleste
  • La félicité éternelle en Christ

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