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UNE TENUE VESTIMENTAIRE QUI HONORE LE SEIGNEUR

24 Septembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

UNE TENUE VESTIMENTAIRE QUI HONORE LE SEIGNEUR

UNE TENUE VESTIMENTAIRE QUI HONORE LE SEIGNEUR

Michel Field, Évangéliste

Dans notre société contemporaine, on met beaucoup d'accent sur les droits et les libertés de la personne. Le chrétien qui veut plaire au Seigneur doit se souvenir qu'il n'a pas seulement des droits et des privilèges, mais aussi des responsabilités.

N'est-ce pas notre devoir, comme enfants de Dieu, ou collectivement comme assemblée chrétienne, de nous conduire d'une façon qui honore Celui en qui nous professons croire et qui a donné sa vie pour nous sauver?

Il y a quatre aspects à notre témoignage:
• Ce que nous sommes (notre caractère, nos attitudes)
• Ce que nous disons (notre langage, nos conversations)
• Ce que nous faisons (notre conduite)
• Ce que nous montrons (notre tenue)

Nous ne trouvons pas toujours dans la Parole de Dieu un verset qui décrive exactement le problème auquel nous avons à faire face. Les principes bibliques doivent nous guider dans la recherche de la volonté de Dieu.
Cette injonction s'applique à toutes les situations: «Examinez ce qui est agréable au Seigneur» (Éphésiens 5.10).

Dès qu'on aborde le sujet des vêtements, on entend des voix qui protestent que Dieu regarde au cœur. Oui, Dieu n'est pas influencé par ce qui impressionne l'homme. Le Seigneur a reproché aux pharisiens d'avoir une apparence pieuse alors que l'intérieur était rempli de convoitise et d'impureté. Il a enseigné qu'il fallait d'abord purifier l'intérieur afin que l'extérieur aussi devienne pur (Matthieu 23.25,26).
«Dieu veut que la vérité soit au fond du cœur» (Psaume 51.8). Mais on ne peut pas dissocier ce qui se trouve au plus profond de nous-mêmes et notre comportement «Mon fils, donne-moi ton cœur et que tes yeux se plaisent dans mes voies» (Proverbes 23.26).
Notre cœur naturel — notre vieil homme, notre chair — nous porte vers la souillure du péché. Mais, lorsque le cœur est donné au Seigneur, il prend plaisir à Lui plaire et à faire Sa volonté.
La volonté de Dieu est clairement exprimée: «Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité (ou débauche); c'est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu» (1 Thessaloniciens 4.3-5).

Noblesse oblige

Personne n'est digne du salut C'est une grâce imméritée que Dieu accorde au pécheur repentant qui reçoit Jésus-Christ comme son Sauveur.
Néanmoins, il y a une grande dignité rattachée au fait d'être chrétien, ou de faire partie d'un foyer chrétien où l'autorité du Seigneur doit être reconnue et respectée. Nous sommes en relation avec Dieu et le nom de Christ est associé à notre personne.
Notre comportement et notre habillement doivent montrer à qui nous appartenons. «Vous avez été rachetés à un grand prix, glorifiez donc Dieu dans votre corps» (1 Corinthiens 6.20).
Une assemblée chrétienne doit être le reflet de la personne de Jésus-Christ et de la soumission à la Parole de Dieu. Cela n'est possible que si chacun de ceux qui la compose, du plus jeune au plus âgé, est conscient de sa responsabilité devant Dieu et du témoignage que nous avons à rendre devant le monde qui nous observe.

Dans le monde mais pas du monde

Le Nouveau Testament emploie souvent le mot «monde» dans un sens moral pour décrire ce qui est opposé à Dieu. Satan est le prince (ou chef) de ce monde (Jean 12.31). Le Seigneur Jésus a dit, en parlant des siens: «Ils sont dans le monde (physiquement)... Ils ne sont pas du monde (moralement)» (Jean 17.11,14).
Toujours dans le sens moral, le monde se trouve partout où l'homme s'est détourné de Dieu, où la créature est hostile à son Créateur. Le monde est la sphère où Dieu n'est pas consulté parce qu'on ne se soucie ni de ce qu'Il pense, ni de ce qu'Il dit.
La Bible est très claire concernant l'attitude que l'enfant de Dieu doit avoir face au monde qui a crucifié le Seigneur Jésus.
L'apôtre Jean écrit: «N'aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui» (1 Jean 2.15). L'apôtre Jacques parle du christianisme pratique et dit aussi: «Ne savez vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu» (Jacques 4.4).
Dieu ne nous demande pas de nous isoler dans un couvent ou sur quelque île déserte. Nous sommes appelés à vivre dans ce monde mais à nous préserver des souillures du monde (Jacques 1.27).
Un chrétien mondain est une anomalie, un état anormal qui doit être corrigé. «Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété» (Tite 2.11,12).

La mentalité du monde
est opposée à Dieu

Les créateurs de la mode et les fabricants de vêtements ne se soucient pas de la morale biblique. Sans doute que la plupart d'entre eux ne connaissent même pas les Saintes Écritures et ignorent le salut dont les croyants sont l'objet. Ils n'ont pas pour objectif de plaire au Seigneur.
Ce n'est pas un secret, les commerçants veulent faire des affaires, et pour cela, il faut satisfaire les goûts du public et cultiver la convoitise d'une société obsédée par le sexe.
Alors, on n'a pas de peine à comprendre le pourquoi des minijupes, des shorts courts, des robes ouvertes sur le côté, des décolletés exagérés, des vêtements tellement ajustés qu'ils laissent voir tous les contours du corps, des tissus transparents, des vêtements qui n'habillent pas, et de bien d'autres tenues qui ont plutôt pour but de mettre en relief ce qu'il faudrait cacher.
Comme chrétiens, notre devoir est de ne pas nous laisser entraîner par le monde, ennemi de Dieu. Pour résister à ce courant, de plus en plus fort, il faut être solidement enraciné dans la Parole de Dieu. C'est déjà dans nos pensées et notre mentalité que nous devons être différents du monde. La Bible est très claire: «Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait» (Romains 12.2).
En parlant des incrédules, la Bible dit que la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux (Romains 3.18). À l'opposé, nous lisons que «la crainte du Seigneur, c'est la sagesse. S'éloigner du mal, c'est l'intelligence» (Job 28.28).

Le nudisme et le semi-nudisme

Le dictionnaire Larousse dit que le nudisme est la doctrine qui conseille de vivre en plein air et de pratiquer des sports en état de nudité.
Le nudisme est de plus en plus populaire aujourd’hui Sans aller jusqu'au nudisme, beaucoup de nos contemporains n'éprouvent plus aucune gêne à se montrer publiquement presque nus.

Quand les missionnaires évangéliques vont dans des contrées où la vie est encore très primitive, ils enseignent aux païens qui se convertissent à se vêtir. Mais, dans nos pays occidentaux, l'influence du christianisme se perd rapidement pour faire place à l'apostasie. L'indécence et le nudisme sont, non seulement tolérés, mais acceptés comme un droit légitime. Nos lois civiles sont défiées et contestées, et doivent être refaites pour satisfaire aux exigences d'une nouvelle moralité.
Avant l'entrée du péché dans ce monde, l'homme et la femme étaient tous deux nus et ils n'en avaient pas honte (Genèse 2.25). Ils étaient à l'état d'innocence. Mais, sitôt après la chute, ils prirent conscience de leur nudité, tant physique que morale, et cousirent des feuilles de figuier pour s'en faire des ceintures (Genèse 3.7).
Nous ne parlerons pas ici de l'aspect spirituel pour considérer seulement le côté pratique. Dieu n'a pas laissé nos premiers parents dans leur état de nudité physique. Il fit à Adam et à sa femme des habits de peau et il les en revêtit (Genèse 3.21). Le but des vêtements est donc de couvrir le corps, particulièrement certaines parties qu'il est honteux d'exhiber (Ésaïe 47.3; Apoc. 3.18).
Dans l'évangile qui porte son nom, Luc, le médecin, nous parle du comportement étrange d'un homme possédé par des démons. Il précise que, depuis longtemps, cet individu ne portait point de vêtement. Après avoir été délivré par le Seigneur de cette puissance démoniaque, cet homme était vêtu et dans son bon sens (Luc 8.27,35).

Qu'est-ce que le légalisme?

Le dictionnaire Larousse dit que le légalisme est le souci de respecter minutieusement la loi. Dans le langage chrétien, on appelle «légalisme» l'attitude ou la croyance de ceux qui cherchent à observer des commandements, des rites, des ordonnances, des cérémonies, pour s'acquérir la faveur de Dieu. L'esprit légaliste s'attache à des choses extérieures au détriment de la spiritualité authentique.
Il est important de comprendre que, comme chrétiens, notre position devant Dieu ne dépend pas de notre conduite. Le croyant est accepté devant Dieu par pure grâce, en vertu de l'œuvre de Jésus-Christ à la croix. C'est le sang de Christ qui répond parfaitement à la justice de Dieu et non pas notre vie de piété.
Comme enfants de Dieu, ce ne sont pas nos pratiques extérieures qui vont nous rendre plus spirituels. Mais le fait d'être spirituels et en communion avec le Seigneur, nous sensibilisera à ce qui peut attrister le Saint-Esprit dans notre vie de tous les jours.

L'épître aux Galates dénonce le légalisme. Néanmoins, nous y trouvons une énumération partielle des œuvres de la chair (5.19-21). En tête de liste se trouvent l'impudicité (certaines versions disent fornication ou débauche), l'impureté et la dissolution. Ces péchés expriment le mépris des lois originelles qui gouvernent la continuation de la race humaine. Le mot impudicité est la traduction du grec «porneia» (racine du mot pornographie). Il désigne les relations sexuelles en dehors des liens du mariage. L'impureté est une expression plus générale. Elle englobe tout ce qui est souillé, en pensée, en parole ou en acte. La dissolution inclut le libertinage, la licence et le manque de retenue. C'est une attitude qui se moque de toute forme de délicatesse et de scrupule. C'est le mépris et le rejet public de la décence. La lettre aux Galates enseigne que nous ne sommes plus sous la loi mais ce n'est pas le feu vert pour satisfaire les caprices de la chair!

L'épître aux Éphésiens dévoile les plus hauts sommets de la révélation, en nous montrant les croyants assis dans les lieux célestes avec Christ. Tout est grâce et sans aucun mérite de notre part, du commencement à la fin. Cependant, elle nous donne des instructions très pratiques et des commandements spécifiques pour notre vie de tous les jours. Qui oserait dire que c'est du légalisme?
En résumé, il faut distinguer entre le légalisme, une œuvre de la chair qui pense se rendre agréable à Dieu et, d'autre part, l'obéissance à la Parole, une marque de spiritualité. Certains ont tellement peur du légalisme qu'ils sont tombés dans un relâchement qu'on peut qualifier de laxisme.

Décence, pudeur et modestie

La Bible dit catégoriquement que les femmes chrétiennes doivent être vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie (1 Timothée 2.9). Cette injonction pourrait tout aussi bien s'adresser aux hommes car la décence, la pudeur et la modestie doivent aussi caractériser le sexe masculin.
Ces trois expressions méritent notre attention. Qu'est-ce que ça veut dire?
La décence, c'est le respect de ce qu'il convient de faire, des bonnes mœurs. C'est avoir une tenue réservée, un habillement convenable qui reflète la dignité. Dans la Bible, ce mot comporte l'idée de bon ordre, de quelque chose de bien arrangé.

La pudeur, c'est la discrétion et la retenue qui empêchent ce qui peut blesser la décence, la délicatesse, les convenances. La pudeur sous-entend une répugnance pour ce qui est grossier et déplacé, ce qui dépasse les limites d'une tenue réservée.
La modestie est cette qualité qui fait qu'on s'éloigne de l'exagération pour avoir, au contraire, de la modération et de la retenue. Être habillé modestement, c'est ne pas rechercher l'éclat, avoir une tenue simple. Le même mot grec est traduit par «bon sens» dans Actes 26.25.
Ces expressions nous mettent en garde contre le danger de suivre une mode exagérée et provocante. Le Saint-Esprit veut nous faire comprendre qu'un chrétien ou une chrétienne qui aime le Seigneur doit éviter l'extravagance. Une tenue sobre et de bon goût doit être l'expression d'un cœur qui désire plaire à son Sauveur. Le laisser-aller et le débraillé ne sont pas des marques de spiritualité.
Certaines personnes semblent avoir de la difficulté à saisir ce que signifie la pudeur et la modestie. Pour se faire mieux comprendre, un prédicateur a parlé «des robes qui commencent jamais et qui finissent tout de suite!».
Dans certaines circonstances exceptionnelles, une femme peut avoir une tenue plus convenable et décente avec des pantalons appropriés. Nous ne voulons pas légiférer et il importe d'avoir du discernement. Chacun doit éprouver ses motifs.
La pudeur et la modestie sont toujours de mise, mais particulièrement lorsque nous sommes réunis autour du Seigneur Jésus pour être occupés de Lui et pour prier. Sans être immodestes, il y a certains gilets (tee-shirts) avec un dessin publicitaire, suggestif ou amusant, qui peuvent convenir pour le sport ou d'autres occasions, mais qui ne sont pas appropriés pour des réunions spirituelles où ils risquent de distraire ceux qui veulent se concentrer.

La différence entre les sexes

Dieu a créé l'homme et la femme différents physiquement et physiologiquement et avec des rôles différents, mais complémentaires, dans la famille et dans l'église.
Le Saint-Esprit conduit le croyant à se soumettre à la volonté de Dieu avec un esprit doux et paisible. Satan, l'adversaire de Dieu et des hommes, incite à la contestation et à la confusion. Aujourd'hui, la Bible est méprisée, ou du moins ignorée. La morale chrétienne est abandonnée, l'institution du mariage est dénigrée et souvent considérée comme dépassée et la différence entre les sexes est supprimée.
À mesure que nous approchons de la fin du jour de grâce et de l'apparition de l'antéchrist, l'homme sans foi ni loi, nous assistons à une rébellion de plus en plus marquée contre l'ordre institué par Dieu. En mai 1968, à Paris, lors de la révolte étudiante, la jeunesse criait «Interdit d'interdire!».
Dans tous les temps, l'immoralité sexuelle et la confusion des sexes ont été les marques d'une société décadente et dépravée. Ce sont bien souvent les causes du jugement de Dieu.

La mode unisexe contribue à confondre ce que Dieu distingue. Elle s'est infiltrée dans les mœurs de notre société et s'y trouve maintenant bien installée. Mais, le fait que nous y sommes habitués ne veut pas dire que c'est bien aux yeux de Dieu. Les chrétiens ne doivent pas s'y conformer.
Un caricaturiste français a dessiné le mariage d'un couple à la fine pointe de la mode. Un des invités qui voyait les mariés de dos seulement, demandait à son voisin: «C'est qui elle?»... Depuis derrière, on ne pouvait pas distinguer le marié de la mariée. Tous les deux portaient des jeans délavés. La fille avait les cheveux courts et le garçon des cheveux qui traînaient sur les épaules! C'est un cas extrême mais qui montre jusqu'à quel point la confusion des sexes peut aller.
Une femme doit avoir une allure typiquement féminine et un homme une apparence masculine. Cela concerne les vêtements aussi bien que les cheveux, dont nous voulons parler maintenant.

Les cheveux

La Bible enseigne que c'est une honte pour l'homme de porter des cheveux longs, mais que c'est une gloire pour la femme d'avoir une longue chevelure (1 Cor. 11.14,15). Cet enseignement est ignoré aujourd’hui, parfois méprisé, par ceux et celles qui se disent pourtant chrétiens.
Certains prétendent que les instructions de Paul dans sa première lettre aux Corinthiens ont rapport aux conditions particulières de l'époque et qu'elles ne nous concernent plus. Quelle erreur! C'est précisément le but de l'ennemi d'enlever à la Parole de Dieu son tranchant.
Le Saint-Esprit a prévu cet argument. L'épître où se trouve cet enseignement est adressée, non seulement aux saints qui étaient à Corinthe, mais aussi «à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre» (1 Cor. 1.2). Mais Jésus Christ est-il, pratiquement, le Seigneur de ma vie?
Les exhortations de Paul ne sont pas basées sur des coutumes nationales ou sur une mode révolue. Cet enseignement est donné par le Saint-Esprit et il est valable pour tous les temps et en tous lieux. Il faut lire attentivement le texte pour s'en convaincre. Plusieurs passages soulignent le fait que Paul donnait le même enseignement partout (1 Cor 4.17; 7.17; 11.16; 14.33).
La signification symbolique des éléments du Repas du Seigneur, dans 1 Corinthiens 11, est généralement acceptée. Pourquoi refuser les instructions concernant les cheveux et le voile dans les versets qui précèdent? Qui nous autorise à accepter certains symboles et à en refuser d'autres?
W.E. Vine, un commentateur érudit, auteur du Dictionnaire des mots grecs du Nouveau Testament, dit ceci en commentant les versets en question: «Les cheveux d'une femme doivent être gardés longs, c'est sa gloire, vu que cela démontre la soumission de l'Église à Christ. Une femme qui a les cheveux coupés perd sa gloire naturelle en méprisant la dignité de son état de femme. Les cheveux coupés lui enlèvent une distinction de la plus haute signification possible».
Quelqu'un dira peut-être que cela est secondaire. N'oublions pas que même ce qui est jugé secondaire a son importance. Le déclin commence par le détail. C'est dans les petites choses qu'on peut voir si notre volonté est soumise à la Parole. Le Seigneur Jésus a dit que celui qui est fidèle dans les plus petites choses sera aussi fidèle dans ce qui est plus grand (Luc 16.10).
D'autres objecteront qu'il ne s'agit que de symboles. Lorsque Moïse a frappé le rocher deux fois, c'était un symbole. Et pourtant, Moise a été privé d'entrer dans la terre promise à cause de sa désobéissance. Que c'est triste lorsque l'excuse de la commodité ou les exigences de la mode sont plus importantes que l'obéissance à la Parole de Dieu.

Les bijoux

L'homme du monde est centré sur lui-même. Le vrai disciple du Seigneur Jésus a pour modèle et pour centre de sa vie le Maître qui l'a racheté à un si grand prix. Pour beaucoup de gens, les vêtements et les bijoux ont pour but d'attirer l'attention sur leur propre personne, et même parfois de séduire. C'est précisément ce qu'il faut éviter.
Un ami nous a raconté avoir vu une jeune fille qui portait des boucles d'oreilles avec une minuscule ampoule électrique reliée à une batterie par un fil invisible. La petite lumière clignotait.. et les gens regardaient!

C'est le but des pendants d'oreilles, même s'ils ne sont pas aussi excentriques. La Parole de Dieu recommande le contraire aux femmes: «Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu» (1 Pierre 3.3,4). Pierre ne défend pas aux femmes de tresser leurs cheveux, mais il les met en garde contre les coiffures extravagantes. À l'époque, c'était la mode d'avoir les cheveux tressés, entrelacés avec un fil d'or.
La même exhortation à la modestie peut bien s'appliquer aux deux sexes. Il n'est pas rare de voir aujourd'hui des hommes avec une chaînette autour du cou ou du poignet, une grosse bague et même une boucle d'oreille. Le chrétien qui veut obéir à la Parole s'abstiendra de ces décorations mondaines.
La première épître à Timothée a été écrite pour combattre le légalisme et pourtant nous y lisons des instructions spécifiques concernant la tenue vestimentaire et le port de bijoux Paul, inspiré du Saint-Esprit, dit «Je veux que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, mais qu'elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu» (2.9,10).

Il nous faut aussi considérer un autre point de vue. Celui de l'administration des biens matériels que le Seigneur nous confie. Certains chrétiens semblent manquer d'argent pour des choses élémentaires mais, à côté de cela, il ont de l'argent pour acheter des bijoux ou des ornements superflus. D'autres, qui ont de meilleurs revenus, privent de fonds l'œuvre de Dieu en dépensant pour des frivolités ce qu'ils pourraient donner pour la propagation de l'évangile. Il ne nous appartient pas de nous juger les uns les autres concernant la liberté dans laquelle le Seigneur nous a placés. Mais chacun doit se mettre devant Lui pour dépenser sagement l'argent qu'il est responsable d'administrer.

Le maquillage

Le maquillage n'est pas une invention moderne. C'est une pratique presque aussi vieille que le monde. Les découvertes archéologiques ont montré que les cosmétiques étaient déjà connus des Égyptiens il y a des millénaires.
Cependant, le maquillage était l'exception chez les Hébreux et, dans chaque cas, la Bible l'associe aux mœurs de femmes légères et non recommandables. On lit que Jézabel se mettait du fard aux yeux (2 Rois 9.30). Jérémie compare Jérusalem, la ville rebelle, à une prostituée parée de bijoux et maquillée (Jérémie 4.30). Ézéchiel associe aussi le maquillage et les ornements à la prostitution (Ézéchiel 23.40). Le livre des Proverbes nous enseigne comment vivre selon Dieu. Il parle d'une femme ayant la mise d'une prostituée (7.10). Les saintes femmes dont la Bible nous parle et qui sont des exemples à suivre pour tous les temps, n'avaient certainement pas l'apparence de mannequins ou d'actrices sur la scène d'un théâtre.
Les temps changent mais le cœur humain ne change pas. Le Nouveau Testament ne nous donne pas de commandements précis pour tous les détails de notre comportement. Il nous montre clairement que nous devons avoir une moralité différente du monde qui ne connaît pas Dieu et ignore sa Parole.

Le Seigneur nous aime tels que nous sommes mais il nous aime trop pour nous laisser tels que nous sommes lors de notre conversion. Quand Dieu sauve quelqu'un, il le change intérieurement et extérieurement. Le monde aime ce qui frappe les yeux et excite les passions. Le Nouveau Testament nous enseigne à rechercher ce qui est humble et sobre (2 Tim. 4.5). Le croyant qui aime le Seigneur ne voudra pas véhiculer une manière d'être qui reflète la rébellion contre les enseignements de la Parole de Dieu concernant la modestie et la modération.

Attention à la discrimination

La Bible nous enseigne que Dieu juge sans partialité (Deutéronome 10.17; Actes 10.34; Éphésiens 6.9). Il aime tous les humains également.
Comme chrétiens, nous sommes aussi appelés à ne pas avoir un esprit de discrimination sociale ou raciale. Jacques 2.1-4 nous met en garde contre tout favoritisme basé sur la classe sociale à laquelle une personne appartient. Un pauvre mal habillé doit être reçu au même titre qu'un homme avec un bel habit.
Dans nos assemblées, nous devons nous montrer accueillants envers ceux qui cherchent la vérité ou qui viennent de se convertir, et qui ont une allure ou des habitudes qui reflètent le monde qui ne connaît pas le Seigneur. Avec le temps, ils vont apprendre et nous devons être patients, comme le Seigneur est patient avec nous.

Le respect des autres

Dans un monde où tout évolue si rapidement, le problème des générations s'est accentué. Les goûts des jeunes sont bien différents de ceux de leurs aînés. Une jeune fille et un jeune homme peuvent très bien être habillés d'une façon qui corresponde à leur âge, tout en étant vêtus avec pudeur et modestie.

Mais, les jeunes doivent apprendre à ne pas provoquer ou choquer ceux qui sont plus âgés. Dans notre société occidentale, le respect des gens âgés est une valeur qui a été trop souvent perdue. Dans Lévitique 19.32, nous lisons: «Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu».
À l'opposé, les personnes âgées doivent comprendre que la jeunesse ne peut avoir la maturité qu'on acquiert seulement avec les années, et souvent à travers bien des manquements. Les adultes sont appelés à montrer l'exemple, car les enfants et les jeunes apprennent autant par l'exemple que par les paroles.

La perte de la récompense

Beaucoup de chrétiens semblent ignorer la différence entre le salut et les récompenses. Le salut du croyant dépend uniquement de l'œuvre du Seigneur Jésus à la croix. Les récompenses seront données aux enfants de Dieu qui auront vécu pour le Seigneur et travaillé pour Lui. Pour être sauvé, il faut naître de nouveau, une fois pour toutes. Si nous voulons recevoir une récompense au tribunal de Christ, il faut être fidèle pendant notre vie.

À plusieurs reprises, la Parole nous met en garde du danger de perdre la récompense que le Seigneur voudrait bien nous donner (Colossiens 2.18; 2 Jean 8; Apocalypse 3.11). Lorsque notre vie sera examinée, certains perdront leur récompense (pas leur salut), et seront sauvés «comme au travers du feu» (lire 1 Corinthiens 3.10-15).

À l'opposé, Pierre nous exhorte à faire des progrès spirituels afin que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous soit largement accordée (ou richement donnée) (2 Pierre 1.11). Il y aura des degrés de récompenses.
Pour être récompensé, il faut avoir discipliné notre corps (1 Corinthiens 9.24-27) et mis en pratique la Parole, ce que la Bible appelle avoir «combattu selon les règles» (2 Timothée 2.5).

Conclusion

Il faut nous éloigner de la tentation et du péché sous toutes ses formes. Qu'il s'agisse de nos pensées, de nos attitudes, de nos paroles, de nos actions ou de notre apparence, notre vie doit être propre.
Une femme ou une jeune fille peut très bien être attrayante, sans être provocante. Un chrétien, homme ou femme, peut s'habiller correctement, en tenant compte des instructions de la Parole de Dieu, sans être démodé pour attirer l'attention, ni rechercher la fine pointe de la mode. L'équilibre est toujours de rigueur.
Il y a des vêtements qui peuvent convenir pour le sport, le camping, le jardinage ou pour travailler autour de la maison mais qui, en d'autres occasions, laissent voir un manque de respect et de considération.
Il ne faut pas confondre ce qui est simplement culturel et ce qui manque de sobre bon sens et viole la morale biblique.

Plusieurs passages du Nouveau Testament nous enseignent que notre liberté est limitée par la conscience d'autrui. Romains 15.2 résume bien ce principe: «Que chacun de nous plaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification». L'inconverti est centré sur lui-même, le croyant doit chercher ce qui glorifie le Seigneur et encourage ses frères et sœurs à faire des progrès spirituels et pratiques.

Les vêtements que nous portons ne peuvent pas nous rendre plus spirituels. Mais, un chrétien spirituel aura une conscience exercée afin de ne pas avoir une allure charnelle. On ne parle pas avec nos vêtements, mais nos vêtements parlent pour nous!

Nous avons été affranchis de la loi mais nous ne sommes pas sans loi. Notre tenue propre et convenable doit être le reflet de notre état intérieur et d'un cœur qui aime le Seigneur.

10 QUESTIONS
POUR CONNAÎTRE
LA VOLONTÉ DE DIEU

Ces questions, basées sur des principes bibliques, vous serviront de guide pour discerner la volonté de Dieu, d'une façon générale ou dans des cas précis, sans oublier la prière.
Lire Romains 12.1,2 Éphésiens 5.17 1 Pierre 4.1,2
1. Y a-t-il un enseignement à ce sujet?
Ps. 119.9,105 2 Tim. 3.16,17 1 Cor. 10.6,11
2. Puis-je faire cela pour la gloire de Dieu? (en comptant sur son approbation et sa bénédiction)
1 Cor. 10.31 Col. 3.17,23 2 Cor. 5.9,10
3. Est-ce constructif (édifiant) pour moi-même ou pour d'autres?
1 Cor. 9.19-27 10.23,24 Éph. 4.29
4. Est-ce en harmonie avec la présence du Saint-Esprit dans mon corps?
1 Cor. 6.19,20 Gal. 5.22
5. Est-ce une chose qui donne à la chair l'occasion de se manifester?
Rom. 8.8,12,13 13.14 Gal. 5.13-21 6.7,8
6. Est-ce que cette chose-là me rapprochera du Seigneur et me fortifiera face à la tentation?
Jac. 4.7,8 1 Cor. 6.18 10.14 1 Tim. 6.9,10
7. Est-ce que cette décision me rendra esclave d'une chose ou d'une personne?
Jean 8.34 1 Cor. 6.12 7.23 Marc 9.43-47
8. Est-ce une action qui peut être une pierre d'achoppement pour d'autres?
Rom. 14.13-23 1 Cor. 8.9-13 1 Jean 2.10
9. Est-ce une caractéristique du monde qui ne connaît pas Dieu?
Éph. 5.8-11 Jac. 1.27b 4.4 1 Jn 2.15-17 4.4-6 5.4,19
10. Si le Seigneur revenait à l'instant, serais-je heureux d'être entrain de faire cette chose-là?
1 Thess. 3.12,13 2 Pierre 3.14 1 Jean 3.2,3

Ministère pour la Connaissance de Dieu (Bibliothèque Chrétienne Évangélique)

Diffusion de l’Évangile Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

Mettant l’Élan dans l’Évangile

"Mon peuple péril, parce qu’il lui manque la connaissance" Osée 4:6
"Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme un cor" Ésaïe58:1

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