L’EXIL SPIRITUEL - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

L’EXIL SPIRITUEL

7 Septembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’EXIL SPIRITUEL

L’EXIL SPIRITUEL

Introduction :

L’exil spirituel est une sorte de fuite en avant qui consiste à se détourner des responsabilités que l’on se devait d’assumer en empruntant des échappatoires. C’est une sorte de refus de faire l’école de Dieu à laquelle la providence nous y avait inscrits. L’exil spirituel est la recherche du repos à l’ombre de la mort par crainte de souffrir pour Christ. En face d’une faute dont les conséquences sont désastreuses, la chair se réfugie dans une logique criminelle et propose à la place de la vérité, un mensonge bien façonné et tissé subtilement avec les fibres des ténébreuses. Lorsqu’une vérité cinglante pour dire blessante fait obstacle à nos pensées souvent négatives, la tendance générale est une rapide protection à l’ombreuse d’une contre vérité, adoptant par là même, la position d’adversaire de la vérité, se constituant agent du diable contre la vérité qui est Christ.

Le parcours de tout serviteur de Dieu est jonché de périodes sombres, difficiles pendant lesquelles il lui est arrivé de renier sa conviction d’hier, de douter, d’hésiter, de prendre fausse route, de mettre sa vocation en cause. Pendant ces moments douloureux, insupportable on se cache face à ses responsabilités, attribue aux autres la cause de nos échecs voyant en eux la source de nos problèmes. La traversée du désert occasionne toujours des moments de doutes momentanés qui obscurcissent le ciel du croyant. Parfois pendant ces moments d’aveuglement spirituel où le tunnel semble très lointain à l’issue incertaine, on se réfugie derrière les raisonnements et des prétextes divers aux multiples préjugés, jugement, fausses conceptions multiples. Même Dieu à cet instant a tort dans ses méthodes à notre endroit. Serait-il trop de dire qu’à ce tournant là nous nous hissons au rang des divinités voulant à tout prix que soit faite notre volonté ? Des exemples sont légions autour de nous :

- Jean Baptiste : « Jean-Baptiste, dans sa prison, a entendu parler du Christ et de ce qu’il fait. Il envoie quelques-uns de ses disciples, pour demander à Jésus : Est-ce que tu es le Messie qui doit venir? Ou bien devons-nous en attendre un autre ? Jésus leur répond : Allez raconter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : les aveugles voient clair, les boiteux marchent bien, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts se réveillent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle » (Mt 11.2-5).

- Abraham : il doute au sujet de l’héritage de Canaan : « Il dit à Abram : C’est moi le SEIGNEUR qui t’ai fait sortir d’Our en Babylonie. J’ai voulu que le pays où tu es maintenant soit à toi. Abram demande : Seigneur DIEU, comment savoir qu’il sera à moi?» (Genèse 15.7-8).

- Élie : il doute de l’intervention de son Dieu et de sa puissance, lui qui a fait descendre le feu du ciel en invoquant l’Eternel : « Le roi Akab raconte à Jézabel, sa femme, tout ce qu’Élie a fait, et comment il a fait tuer tous les prophètes de Baal. Alors Jézabel envoie un messager dire à Élie : Demain, à cette heure-ci, j’espère que je t’aurai traité comme tu as traité tous ces prophètes. Sinon, que les dieux me punissent très sévèrement ! Élie a peur et il s’enfuit avec son serviteur pour sauver sa vie. Il arrive à Berchéba, dans le royaume de Juda. Il laisse son serviteur à cet endroit, puis il marche pendant une journée dans le désert. Il s’assoit sous un petit arbre. Il a envie de mourir et il dit: «Maintenant, Seigneur, c’est trop! Prends ma vie! Je ne suis pas meilleur que mes ancêtres. Arrivé au mont Horeb, Élie entre dans une grotte et il passe la nuit à cet endroit. Le Seigneur lui adresse sa parole: «Pourquoi es-tu ici, Élie ? Il répond : Seigneur, Dieu de l’univers, j’ai pour toi un amour brûlant. Mais les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont détruit tes autels, ils ont tué tes prophètes. Moi seul, je suis resté, et ils veulent prendre ma vie» (1Rois 19.1-5,9-10).

- Pierre : « Après cela, Jésus se montre encore à ses disciples, au bord du lac de Tibériade. Voici comment il se montre à eux. Simon-Pierre, Thomas appelé le Jumeau, Nathanaël qui est du village de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples sont ensemble. Simon-Pierre leur dit : Je vais à la pêche. Ils lui disent : Nous aussi, nous venons avec toi. Ils partent et ils montent dans la barque, mais cette nuit-là, ils ne prennent rien » (Jean 21.1-3).

- Pierre : « Alors Pierre dit à Jésus : Écoute! Nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Donc pour nous, qu’est-ce qui va se passer ?» (Mt 19.27).

- Les Apôtres : « À ce moment-là, ses disciples reviennent. Ils sont étonnés parce que Jésus parle avec une femme. Pourtant personne ne lui demande : Qu’est-ce que tu veux? Ou : Pourquoi est-ce que tu parles avec elle ? ….. Pendant ce temps, les disciples de Jésus insistent : Maître, mange donc ! Mais il leur dit : J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Alors les disciples se demandent entre eux: «Est-ce que quelqu’un lui a apporté de la nourriture ? » (Jean 4.27,31-33).

Plusieurs causes sont à la base de l’exil spirituel :

L’orgueil qui consiste à ne pas accepter l’humiliation.

Dans ce cas, on se réfugie sous les raisonnements, le mensonge, la ruse et autres :

"Le Seigneur déclare : Quel malheur pour vous, enfants désobéissants! Vous faites des projets qui ne viennent pas de moi. Vous passez des accords contraires à ce que je veux. Vous ajoutez une faute à l’autre. Vous vous mettez en route pour l’Égypte, mais vous ne m’avez pas demandé mon avis. Vous voulez que le roi d’Égypte vous protège, et vous cherchez un abri à l’ombre de son pays ! Mais la protection de ce roi sera pour vous une déception. L’abri que vous cherchez en Égypte vous fera perdre votre honneur" (Es 30.1-3).

" Malheur, dit l’Éternel, aux enfants rebelles, Qui prennent des résolutions sans moi, Et qui font des alliances sans ma volonté, Pour accumuler péché sur péché !" (Es 31.1)

La recherche de la gloire sans passer par la croix.

Satan proposa ces choses à Christ qui les refusa : "L’esprit du mal l’emmène plus haut, en un instant, il montre à Jésus tous les royaumes de la terre, et il lui dit : Je vais te donner tout le pouvoir et la richesse de ces royaumes. Oui, je suis le maître de tout cela, et je le donne à qui je veux. Donc, mets-toi à genoux devant moi pour m’adorer, et tout cela sera à toi. Jésus lui répond: «Dans les Livres Saints on lit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu dois adorer, et c’est lui seul que tu dois servir" (Luc 4.5-8).

3. La perte de la confiance en Dieu :

4. La crainte de la souffrance :

5. Le cœur dur ou le refus de la repentance

6. L’incrédulité, le manque de miséricorde

L’exil spirituel conduit la victime à des voies et attitudes négatives :

· La construction de forteresses en pensée dans lesquelles on se cache

· L’abandon du droit chemin

· La haine, le manque de confiance en Dieu

· Le refus de pardonner, l’amertume

· La comptabilité des bienfaits à l’endroit de celui qu’on qualifie d’ennemi

L’illustration de la vie de David nous servira de cadre d’étude :

. 1. Vie de berger :

Chargé comme cadet du soin des brebis de son père, il montrait son dévouement et son courage en allant jusqu’à tuer le lion ou l’ours qui attaquaient le troupeau (1Sa 16.11 ; 17.34-36). Le jeune homme, gratifié de dons musicaux remarquables, jouait fort bien de la harpe ; plus tard il composa des cantiques. Lorsque Dieu eut rejeté le roi Saül, il envoya le prophète Samuel à Bethlehem et lui commanda d’oindre David pour lui succéder. Il n’y eut pas de proclamation publique, de peur de susciter l’hostilité de Saül. Samuel oignit David en présence des anciens, qui ne furent pas renseignés, semble-t-il, sur le but de cette onction (1Sam 16.4-5, 13), mais Isaï et David lui-même le furent certainement. Ce fut un point tournant dans la vie du jeune homme et « l’Esprit de l’Éternel le saisit » ; mais David ne méprisa pas son humble travail quotidien.

2. Au service de Saül : Le roi abandonné de Dieu, hanté par un mauvais esprit, sujet à la mélancolie et à des crises de démence, reçut de ses serviteurs le conseil de s’attacher un harpiste, dont la musique calmerait son agitation. Quelqu’un lui recommanda David excellent musicien, jeune homme vaillant, ayant l’âge d’être soldat, plein d’adresse, de courage, quoiqu’il n’eût pas encore l’expérience de la guerre ; avec cela, avisé, beau et pieux (1Sa 16.14-18). Saül lui ordonna de venir ; la musique de David l’apaisa, son caractère lui plut, il demanda à Isaï de le laisser à la cour, et en fit l’un de ses vaillants (v. 16-23 ; 2Sam 18.15). En remplissant cet emploi, David s’instruisit : il apprit à connaître la guerre, la monarchie, des hommes éminents, le bon et le mauvais côté de la vie de cour. Il ne resta pas constamment avec Saül. Le roi allait sans doute mieux ; David retournait souvent à Bethlehem surveiller les brebis de son père (1Sam 17.15).

Le défi de Goliath l’émut profondément. Comprenant que l’Éternel voulait se servir de lui, David, pour enlever l’opprobre d’Israël, s’enquit de ce Philistin qui défiait les armées du Dieu vivant. On rapporta ses paroles à Saül ; s’apercevant de quel esprit le jeune homme était animé, le roi permit au berger de se mesurer avec le géant. David objectant qu’il n’y était pas habitué, se débarrassa de l’armure dont Saül l’avait revêtu. Il eut une idée géniale. L’allure de Goliath était ralentie par le poids de son armure, le genre d’arme qu’il portait l’obligeait à combattre de près, il n’était vulnérable qu’au visage. Libre de ses mouvements, David, excellent frondeur, se dirigea vers le Philistin avec cinq pierres qu’il pouvait lancer de loin. Il était convaincu que sa cause était juste et que Dieu le secourrait.

La victoire remportée sur Goliath marqua une seconde étape dans la vie de David. Le courage, l’humilité, la piété de David lui gagnèrent l’affection désintéressée et fidèle de Jonathan, fils de Saül (1Sam 18.1).

Les causes de l’exil spirituel de David :

L’ovation que l’on fit au vainqueur éveilla la jalousie de Saül, qui devint l’ennemi de David (1Sam 18.6-9).

Le roi comprit que la prédiction de Samuel concernant le transfert de la royauté à quelqu’un de meilleur (1Sam 15.17-29), allait s’accomplir en la personne de David, et il tenta de s’y opposer.

Il essaya de tuer David avec sa lance (1Sam 18.10-11).

Ayant échoué, il l’envoya diriger des expéditions militaires (v. 13).

Il donna sa fille, qu’il avait promise à David, à un autre (17-19).

Profitant de l’amour de David pour Mikal, Saül essaya de le faire mourir sous les coups des Philistins (20-27).

Cependant, la popularité de David allait croissant (29-30) ; la crainte qu’en avait Saül augmenta, et il ne cacha plus son dessein de tuer David (1Sam 19.1).

On lit plus loin que les partisans de Saül ne le détournaient pas de ce dessein qu’encourageaient des intrigues de cour (1Sam 24.10 ; Psaumes 7, titre). La jalousie du roi, en veilleuse pendant quelque temps, se raviva ; il essaya de nouveau avec sa lance de transpercer David (1Sam 19.4-9) qu’il voulut ensuite faire arrêter et qui échappa grâce à la ruse de Mikal, fille du roi (10-17). David écrivit alors le (Psaume 59).

Les différentes étapes de l’exil spirituel de David :

1. Il s’enfuit auprès de Samuel, à Rama, où Saül tenta encore de le saisir (18-24).

2. David se sauva, rejoignit Jonathan qui s’enquit de tout, et apprit que son ami ne pouvait plus rester à la cour, où sa vie était menacée (chapitre 20).

3. Troublé dans sa confiance en Dieu et désespéré, David s’enfuit loin de Saül.

S’arrêtant à Nob, il manqua de foi et mentit (1Sam 21.2-10 [1-9]) ;

4. Puis il se hâta d’aller à Gath, se mettre sous la protection d’Akich, ennemi de Saül. Mais les princes philistins refusèrent de donner asile à celui qui les avait humiliés ; ils s’emparèrent de lui (1Sam 21.14 ; Psaumes 56, titre).

4. David simula la folie et Akich le chassa (Psaumes 34 ; ici Abimélek est mis pour Akich).

5. Reprenant confiance en Dieu (Psaume 34), le fugitif retourna dans le pays de Juda et demeura dans la caverne d’Adoullam (1Sam 22.1), tandis qu’il plaçait ses parents dans le pays de Moab (v. 3, 4). Un ramassis d’éléments divers, la plupart désœuvrés et aux abois, commença à rejoindre David ; ce groupe qui était d’abord de 400 hommes finit par en compter 600. Il y avait parmi eux Abiatar, prêtre de l’Eternel ; il avait échappé au massacre des prêtres de Nob, et avait apporté un éphod. Le prophète Gad, que David avait probablement rencontré à Rama (1Sam 22.5, 20 ; 23.6) était aussi avec eux. David avait donc des soutiens spirituels et une équipe dévouée. D’Adoullam, il se rendit à Qeïla, ville qu’il délivra de la main des Philistins (1Sam 23.1-5).

6. Dieu reprend David par le Prophète et lui ordonne de rentrer dans le territoire de Juda (1 Sam 22.5)

7. Apprenant que Saül se préparait à l’enfermer dans Qeïla, il s’enfuit au désert de Juda (1Sam 23.14 ; Psaumes 63). Les Ziphiens en informèrent Saül qui le traqua, jusqu’au moment où la nouvelle d’une invasion philistine le contraignit à cesser sa poursuite (1Sam 23.14-28).

8. Quand il eut réglé l’affaire des Philistins, Saül se mit à chercher David dans le désert voisin d’Eyn-Guédi. Il dut s’incliner devant la grandeur d’âme de David qui, ayant la possibilité de tuer le roi dans la caverne, épargna sa vie (1Sam 24 ; Psaume 57 ; 142). David et sa troupe d’hommes armés défendaient les propriétés israélites exposées aux razzias (1Sam 23.1 ; 25.16, 21 ; 27.8).

9. Après avoir gardé le troupeau de Nabal, David et ses défenseurs s’attendaient à recevoir des vivres comme prix de ces services. Le refus méprisant du richissime propriétaire exaspéra David. Il ne fut gardé de verser le sang que par la sagesse et la diplomatie de la femme de Nabal (1Sam 25). Quand elle fut veuve, David l’épousa.

10. Il arriva de nouveau dans les parages du désert de Ziph, dont les habitants recommencèrent à informer Saül, qui se remit à poursuivre David. Ce dernier révéla à nouveau sa magnanimité en ne tuant pas le roi endormi ; il se borna à emporter sa lance et sa cruche d’eau (1Sam 26).

11. Désespérant de pouvoir échapper à Saül, David quitta le territoire de Juda et obtint d’Akich la permission d’occuper Tsiqlag, ville de la frontière, dans la direction du désert méridional. Il y resta un an et quatre mois, protégeant les Philistins contre les tribus du désert, dévastant parfois un village éloigné, même en Philistie (1Sam 27).

12. Lorsque les Philistins allèrent à Guilboa pour attaquer Saül, leurs princes ne voulurent pas que David les accompagnât (1Sam 28.1, 2 ; 1Sa 29).

Conclusion : La révélation de la personne du Christ glorifié (Apoc 1.8-16)

Jésus-Christ apparaît comme le premier et le dernier, omniscient, omnipotent, éternel, porteur de la parole de vérité. Cette première vision est complétée par diverses images disséminées à travers le livre :

1. le lion (Apoc 5.5 : qui exprime le pouvoir royal)

2. le rejeton d’une racine (Apoc 5.5 ; 22.16 : descendant de David),

3. le cavalier sur le cheval blanc (Apoc 19.11 : victoire sur le mal)

4. l’Agneau immolé (Apoc 5.6 : victime pour le rachat de l’humanité).

5. Il partage le trône de Dieu (Apoc 7.17 : et viendra pour juger les hommes (Apoc 19.11)

6. Il source de la vie (Apoc 21.22 ; 22.1).

7. celui qui est, qui était, et qui vient (1.4) : ce livre met un accent particulier sur l’éternité de la nature divine dans plusieurs passages : celui qui vit aux siècles des siècles (4.10) ; le Seigneur Dieu… qui était, qui est et qui vient (4.8) ; je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout Puissant (1.8) ; Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts (1.18). Dans un monde qui, tout au long de son histoire, les royaumes, empires et états se font et se défont, où tout n’est que momentané, passager, Dieu ici est décrit comme immuable, éternel, hors de l’environnement spatio-temporel, au-dessus de tous, sa promesse nous rassure que sa nature peut nous être impartie et que nous pouvons, comme lui et par sa grâce, vivre pour toujours sans que la mort nous fasse du mal ou nous inquiète. Vivre à jamais ! Une jeunesse immortelle ! Quelle merveilleuse promesse réconfortante pour les croyants devant le martyre ! Quel encouragement pour nous aujourd’hui !

8. le prince des rois de la terre ! (1.5) : L’affirmation de la suprématie inconditionnelle de notre Souverain Roi sur le monde est ici démontrée. Des grands hommes, des rois, des monarques, des dictateurs, des empereurs, des rois se sont levés dans l’histoire du monde contre Christ (Psaumes 2, l’histoire des martyrs, etc.), et ils continuent à le faire avec un grand zèle et une audace insolente, sans honte. De nos jours, il est évident que des monstres de l’enfer gouvernent nos pays sous forme humaine, mais leur chute est inévitable. Christ refusa le royaume que lui offrit un jour Satan, mais un jour viendra et ce jour n’est plus loin, où ce monde lui (Christ) reviendra, mais à sa manière à lui, le Roi des rois. Tous, vivants, les rachetés de tous les âges, les âmes du paradis aspirent ardemment à ce règne glorieux où tout n’est que pureté et bonheur. Il viendra sûrement comme vient le matin et rien ne l’empêchera car Christ est sur le trône ; même quand tout semble s’écrouler autour de nous voire aller au pire, ne l’oublions jamais, Christ revient bientôt !

9. La révélation de la personne de Christ (Apoc 1.12-20)

· Il était vêtu d’une longue robe allant jusqu’aux pieds, représentant la robe sacerdotale, comme l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes (Psaumes 133.2). Lorsque la robe est ceinte autour des reins, c’est pour exprimer son service d’Intercession (Lév 16.4).

· Ce vêtement était ceint avec une ceinture d’or sur la poitrine, qui indique combien est précieux son amour, son autorité et son affection, mais aussi la fermeté judiciaire employée à apprécier et à juger le mal selon la justice divine (Apoc 1.12,13). En d’autres endroits, la ceinture est la fermeté pour le service, la marche, le combat et l’intercession.

· Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige, pouvant signifier sa majesté, sa pureté, sa justice personnelle, sa sainteté et son éternité ; n’est-il pas l’Ancien des jours ?

· Ses yeux comme une flamme de feu, peuvent représenter sa connaissance des mobiles et secrets de tous les cœurs, ainsi que les événements les plus éloignés. Cette description de Jean symbolise le jugement scrutateur et consumant, auquel rien n’échappe et qui n’épargne pas. Rien n’est caché aux yeux de Celui à qui nous rendrons compte de nos actes positifs comme négatifs.

· Ses pieds semblables à de l’airain ardent, embrasé dans une fournaise. L’airain dans les Écritures est souvent l’emblème de la justice immuable de Dieu, venant rencontrer sur la terre le péché, où qu’il se trouve, soit pour juger, soit pour condamner, soit pour sauver éternellement par un jugement exercé sur la terre, soit pour sauver son peuple terrestre par un jugement gouvernemental, soit pour établir le royaume sur ce jugement (Ex 38.1-8 ; Nombres 21.9 ; Ezéchiel 40.3 ; Zacharie 6.1 ; 1 Rois 7.15-22). Ceci peut aussi exprimer la fermeté de ses projets et l’excellence de ses actes souverains et irrévocables. Tout croyant doit aux regards de cette description garder toujours en mémoire que sa marche sur la terre doit être exclusivement sur les voies de Christ qui, par le feu d’un jugement absolu et sans mélange à l’égard du péché et de la corruption dans l’église agira à l’endroit de tous ceux qui se réclament siens.

· Sa voix comme le bruit de grandes eaux : cette expression traduit la puissance de sa parole, la voix du Tout Puissant, voix majestueuse de l’Éternel pour enlever, juger ou pour détruire (Ezéchiel 1.24 ; 43.2). Les voix qui viennent d’auprès du Très Haut, portent son caractère de puissance imposante (Apoc 14.2 ; 19.6).

· Il avait dans sa main droite sept étoiles : Main droite symbolise sa Force, puissance et soutien (Ex 15.6 ; Psaumes 20.6 ; 89.13 ; Esaïe 41.10). Les étoiles symbolisent les autorités subordonnées, envisagées sous leur caractère de lumière et d’ordre moral, et destinées à être des luminaires ou lumière célestes sur la terre (Psaumes 136.9 ; Genèse 37.9 ; Jérémie 31.35 ; Dan 12.3 ; Phil 2.15). Les sept étoiles étaient les emblèmes des ministres des sept églises à qui l’apôtre a reçu l’ordre d’écrire, et que Christ soutenait et dirigeait afin qu’ils fassent luire dans ce monde perverti, l’éclat de la justice céleste, afin que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel.

· De sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants : L’épée représentait la justice et la parole de Dieu sortant de la bouche de Christ pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointure et moelle pour discerner et juger ce qui de l’Esprit ou ce qui est de la chair et éventuellement pour frapper tout ce qui est contraire à la volonté divine exprimée par cette parole (Hébreux 4.12 ; Ps 149.6-7 ; Apoc 2.12,16 ; 19.15).

· Son visage était comme le soleil comme il brille dans sa force : Ce style de langage décrit l’autorité, la domination et l’éclat de la lumière suprême, établies de manière inaltérable et immuable. La manifestation de la gloire de Dieu est éclatante, brillant clairement et puissamment ; L’éclat du ressuscité (Christ) dans son triomphe éternel, est trop vif et trop éblouissante pour que des yeux mortels puissent le regarder. L’apôtre a été comme écrasé par la grandeur de la luminosité et de la gloire dans laquelle Christ a paru. Nous pouvons être satisfaits de marcher par la foi, pendant que nous sommes ici-bas parce que sa gloire et sa majesté nous envelopperont tout au long de notre parcours car il est le fidèle. Le Seigneur Jésus adresse des paroles de réconfort : Ne crains pas ! Des paroles d’instruction : il révèle sa personne qui, dans sa nature divine est le Premier et le Dernier. Il rassure que c’est bien Lui en faisant référence à ses précédentes souffrances : J’étais mort ; il garantit là qu’Il est et reste le même que ses disciples ont vu sur la croix. Sa résurrection et sa vie sont une réalité incontournable : J’ai vaincu la mort, et je suis participant de la vie sans fin.

· Il tient les clés de la mort et du séjour des morts : cette expression définit le pouvoir administratif enlevé à Satan par la mort et la résurrection de Christ et s’exerçant avec souveraineté pour faire entrer et sortir, pour enfermer ou délivrer. Il peut donc délivrer les corps de la mort, et les âmes du lieu invisible, non pour les y enfermer à nouveau, mais pour les conduire dans le royaume de lumière dont il est l’éternel Roi (Esaïe 22.22 ; Mt 16.18-19 ; Apoc 3.7 ; 9.1 ; 20.1). Il définit en même temps-là, sa fonction et son autorité qui est souveraine dans et sur le monde invisible autant que visible, comme Juge de tous, de qui les décisions sont sans appel.

Ainsi l’adoption de l’attitude d’Élie serait salutaire (1 Rois 19.11-18).

Dr André CHOUBEU

Partager cet article

Commenter cet article