QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ? - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

4 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

Introduction :

La notion est si banalisée aujourd’hui que même parmi ceux vers qui on espère trouver la vérité, on découvre avec déception que le mal a fortement élu domicile. Curieusement, par souci inavoué de s’identifier u monde, le sens des Ecritures est volontairement tordu en faveur d’une interprétation qui donnera à la conscience une fausse idée de la vérité conforma à la volonté de Dieu. C’est pourtant dommage car un grand nombre a perdu la vision réelle de la crainte de Dieu pour s’accommoder au grand nombre dans un formalisme religieux bruyant, tonitruant, mais creux dans sa spiritualité. Comme le paraître a si gagné l’église que la notion de la poursuite de la sainteté avec crainte et tremblement manque dans nos milieux dit évangéliques. Dans l’église, l’impudicité est une satisfaction normale d’un désir car n’est-il pas écrit que le juste tombe sept fois et se relève ? Quel sacrilège ! Au même moment, dans le presbytère de l’église, la divination, la magie et la sorcellerie réunie imposent un envoutement et une domination à outrance des âmes dévouées à la recherche du vrai Dieu. Dieu est saint et quiconque invoque son nom doit s’éloigner de l’iniquité.

Le péché dont on en parle tant, favorise-t-il la satisfaction de la chair ? Dieu tolère-t-il un péché à cause de la faiblesse de l’homme ? Dieu est-il si bon qu’il ne peut pas rejeter l’homme qui s’obstine à demeurer dans son péché ? Au fait comment Dieu voit-il le péché ?

Le péché qu’est-ce que c’est ?

Le péché en effet qui est une faillite, un manquement, un manque d’objectif, une déviation, ce qui est faux, ce qui n’est pas juste, ce qui est tordu, ce qui n’est pas droit, une erreur ou une faute, une chute, une inutilité ou futilité, une ignorance de Dieu ou des choses de Dieu, une inattention, une insuffisance, une infraction à la loi de Dieu, un refus d’admission et un refus de soumission à la loi de Dieu. Le péché dans sa multi dimension en hébreux peut se classer ainsi :

Transgression : une violation délibérée de la loi ; l’homme est placé à la croisée du bien et du mal et choisi volontairement la voie du mal en franchissant la ligne de démarcation divine entre le bien et le mal (Actes 5.8-9 ; Psaumes 51.3-6 ; Genèse 2.17 ; 3.6-7 ; 1 Jean 3.4).

Exemple : l’homicide, le vol, l’escroquerie, l’adultère, la fornication (2 Sam 13.1-17), le mensonge, la rétention de la dîme, la résistance au Saint-Esprit, la vengeance, la désobéissance etc.)

Iniquité : Un acte mauvais en soi, acte inné, acquis par les habitudes ou l’environnement étant expressément interdit ou non (Esther 1.10-12 ; Rom 1.21-25 ; Prov. 6.12-14).

Exemple : Psaume 51.7 ; Lév. 10.1-2 ; Genèse 5.13 ; Genèse 4.3,5,8-17. Un habillement indécent, une attitude provocante, incitation à la convoitise etc.

Descendance de Caïn :

Lemec devient le père de la polygamie (Genèse 4.19)

Jabal (petit fils de Lemec) est le père des nomades (instabilité) (Genèse 4.20)

Jubal (autre petit fils de Lemec) est le père de la musique mondaine (Genèse 4.21)

Tubal (petit fils de Caïn) inventa les armes de destruction massive (Genèse 4.22)

Lemec tua plus de personnes que son père Caïn (Genèse 4.23-24)

Un milieu, une ville, une famille, une habitude, une tradition peut être un facteur potentiel d’iniquité. Il est dit en leadership : « une pensée créé un acte, un acte créé une habitude et une habitude créé une destinée »

La faute : Un abandon du droit chemin (Rom 1.18 ; Jacques 4.17 ; Luc 12.47 ; Prov. 18.9).

Exemple : la désobéissance, l’orgueil, la résistance, la cupidité, la corruption, le découragement, la rétrogression, le retard, le bavardage, les plaisanteries, les moqueries, les insultes, les mauvaises manières héritées des autres, etc.

L’égarement : Un échec dans la tentative d’atteindre le but divin (Rom 10.2-4 ; 9.30-33 ; Gal 4.17 ; 5.4 ; Phil 3.6-9 ; Nombres 22).

Exemple : la non-réalisation d’un vœu, le refus de payer ses dîmes pensant pénaliser le Pasteur ou l’église, un service mal rendu devant Dieu (prier sans concentration, prier sans s’être dépouillé au préalable, œuvrer pour Dieu avec murmures, servir avec des buts inavoués etc.)

Les fausses conceptions, le jugement, les critiques, les préjugés, les intoxications, les fausses confessions, l’attitude de Saphira et Ananias, la dissimulation, la duplicité, la ruse, la malice, l’hypocrisie, l’expansion de faux bruits.

L’offense : Une intrusion de la volonté propre dans un domaine appartenant à l’autorité divine (Exode 32.1-6 ; Dan 3.1-5 ; 1 Sam 13.8-12 ; Rom 10.2-3 ; Ezéchiel 28.2

Exemple : l’idolâtrie, la fausse adoration, les pratiques occultes dans l’intention de fasciner les gens empruntant les œuvres du diable à la manifestation du Saint-Esprit. Tenter d’aider Dieu dans son action (2Sam 6.1-11)

Auto-attribution des titres et ministères dans l’église pour des buts inavoués. Refus de se soumettre aux autorités spirituels sous prétexte qu’on dépend du Saint-Esprit.

La licence : Une situation d’anarchie d’ordre spirituel (1 Tim 1.9-10 ; 2 Tim 3.1-5 ; Rom 2.17-24 ; Jude 16-19 ; 2 Chron 26.16-21).

Exemple : la polygamie ou vie de débauche dans l’église, la révolte, l’insoumission à Dieu et l’autorité spirituelle, la rébellion, l’intoxication, le blasphème, la vie d’indépendance, la prostitution (vagabondage) spirituelle etc. Vivre hypocritement dans le péché ; monter à la chair étant dans le péché ; le mépris de la piété et le manque de dévotion pour Dieu et les choses saintes.

Incrédulité : Une insulte à la véracité divine ; c’est par fausseté que l’homme refuse de connaître Dieu (Jérémie 9.6), car Dieu s’est révélé à tout homme par : la création (Rom 1.20 ; Ps 19.2-5)

la conscience (Rom 2.14-15 ; 1 Jean 3.20)

le témoignage de l’histoire (Nombre 32.23 ; Ps 7.15-17)

Deux expressions françaises sont employées pour marquer notre foi en Dieu. Il nous faut donc de manière précise reconnaître où nous nous trouvons. En Français parle de ‘‘Croire en Dieu et croire Dieu’’ :

Croire en Dieu : reconnaître l’existence de Dieu. Le diable croit en Dieu et tremble (Jacques 2.19)

Croire Dieu : reconnaître la véracité du témoignage de Dieu (1 Jean 5.9-13). Accepter les déclarations de Dieu et s’y attacher. Esaïe 5.2 ; Mt 27.3-5 ; 2 Cor 10.3-5

Le péché place l’homme devant une triple situation :

un acte : la violation volontaire ou la faillite dans l’accomplissement dans la volonté révélée de Dieu (Genèse 3.6)

un état : l’absence de droiture (Genèse 3.7 ; Psaumes 32.1-5)

une disposition : l’inimitié contre Dieu (Genèse 3.8-13)

Les mots, qui décrivent le péché dans quelques-unes de ses formes. Hébreu:

1. «CHATA», sortir du chemin, manquer le but.

2. «PESHA», transgresser.

3. «AVLAH», tordre, agir d’une manière perverse.

Grec:

1. «HAMARTIA», manquer le but.

2. «PARAPTOMA», s’éloigner de la loi, de la vérité, du droit. Offense. 3. «PARABASIS», aller au-delà de la vérité et du bien, une transgression.

4. «ANOMIA», indiscipliné. Iniquité.

5. «ASEBEIA», irrévérence. Impiété

Définition : « Le péché est le manque de conformité, ou la transgression de la loi de Dieu. »

Les enfants de Dieu dans leur majorité ne sont pas totalement conscients des enjeux et de la dimension exacte du combat spirituel auquel ils font face chaque jour. Toute attaque aussi petite soit-elle fait partie de la stratégie parfois très subtile du malin tendant à nous déstabiliser dans un domaine : Une fatigue sans cause quand nous voulons prier, une occupation brusque pour nous écarter d’une urgence spirituelle, un risque quelconque d’accident et bien d’autres sont des astuces du monde des ténèbres pour nous pousser à la dépression afin d’avoir une porte ouverte qui favorisera l’accès par un droit légal des esprits démoniaques dans notre vie. Très occupé généralement, nous sommes dans le collimateur du mot anglais BUSY dont la décomposition nous conduira à :

B = being U= under S= Satan Y= yoke (Being Under Satan’s Yoke)

La fausse confession :

Depuis la nuit des temps, Caïn reste le père de l’anti-confession authentique (Genèse 4.3). Pour semer encore plus de confusion avec l’intention de faire perdre les traces de la confession telle qu’instituée par Dieu, Lucifer dans le Jardin d’Eden introduisit des formes de confessions inconnues de Dieu dont le caractère et la nature sont est essentiellement la vérité : « la femme que tu as mise à côté de moi » ; le serpent m’a séduit et j’ai mangé ». C’est ainsi que de nos jours, on distingue plusieurs formes de confessions dont le seul but est de faire perdre les traces de la vérité. La visée du diable étant de semer le désordre et la confusion. Quelques formes de la confession :

- la confession auriculaire (tire son origine de Nimrod dans le but de maîtriser le peuple sous sa domination. Plus tard, le Catholicisme romain repris cette méthode antibiblique.

- la confession isolée, secrète et individuelle qui est un subterfuge pour cacher son mal (2 Samuel 11.4 ; Psaume 32.41-5)

- la confession publique et détaillée (Josué 7.19-21)

- la confession hypocrite, (en dissimulant d’autres faits)

- la justification (on avoue son mal en justifiant la raison de son forfait)

- on donne des cadeaux au lieu d’avouer ouvertement son mal et demander pardon.

Le mot confession a plusieurs sens et signifie :

faire une déclaration de ses péchés (Esdras 10.1)

Faire un aveu (Daniel 9.4)

Faire une déclaration publique de sa foi (1Tite 6.13)

Manifestation de sa croyance religieuse (1 Tim 6.12)

Dans les textes hébreux et grecs, la confession des péchés implique le brisement, le regret, le dégoût de soi, l’humiliation, le cœur brisé, le chagrin :

1 Rois 21.27-29 ; Jonas 3.4-10 ; 2 Chron 7.14 ; Esaïe 38.2-3 ; Luc 15.17

Dans l’expression hébraïque, confesser veut dire : ‘‘faire une alliance avec sa bouche et s’y adhérer dans l’accomplissement de sa manifestation’’. En grec, le sens signifie tout simplement faire une alliance avec sa bouche.

Conséquences du péché : La confession rétablie la communion, l’intimité rompue entre Dieu et le coupable, mais n’ôte pas les conséquences :

Prov. 6.24-31 ; Gal 6.7 ; 2 Sam 12.7-14 ; 1 Cor 3.10-15

Le péché sexuel tel que nous l’avons vu dans ses implications spirituelles enchaine l’homme à un esclavagisme sans précédent, ruinant son potentiel spirituel pour faire de lui un vrai cadavre spirituel ambulant. La confession des péchés ne devrait pas souffrir d’entorse, mais devrait respecter les principes scripturaires faute de se voir nulle et désapprouvée par Dieu.

Toutefois, un seul péché est commis à la fois et jamais deux en même temps :

« Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l'incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonnés toutes nos fautes, ayant effacé l'obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire, et il l'a ôtée en la clouant à la croix : ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d'elles en la croix » (Col 2.13-15).

« Et il arrivera, s'il est coupable en l'un de ces points-là, qu'il confessera ce en quoi il aura péché ; et il amènera à l'Éternel son sacrifice pour le délit, pour son péché qu'il a commis, une femelle du menu bétail, soit brebis, soit chèvre, en sacrifice pour le péché; et le sacrificateur fera propitiation pour lui pour le purifier de son péché » (Lév. 5.5-6)

De ce texte, il ressort que ce n’est pas la personne du coupable qui est concernées, mais les actes posés par cette personne. Dans ce chapitre, nus ressortirons trois différents parmi les nombreux autres renfermés dans les Ecritures :

1. la souillure contactée personnellement par inadvertance, les paroles prononcées à la légère (Lév. 5.1-13).

2. Les infidélités commises envers ce qui est consacré à l’Eternel (Lév. 5.14-19)

3. Les infidélités commises délibérément au préjudice du prochain (implication d’un sacrifice de bélier, de la restitution augmenté du 5ème de sa valeur) (Lév. 5.20-26).

Généralement, le péché entre en relation avec quatre parties différentes :

1. Dieu

2. le diable

3. le pécheur

4. le prochain

La confession est l'aveu, l'affirmation publique de sa foi et de ses péchés. (Josué 7.20 ; Juges 10.10 ; Daniel 9.5). En gardant les péchés, on perd la paix du cœur car il est écrit : "Il n'y a point de paix pour le méchant" (Esaïe 57.21 ; Ps 32.1-5 ; 1 Jean 1.7-9).

La confession des péchés est donc publique et non privée :

«Confessez donc vos fautes l'un à l'autre, et priez l'un pour l'autre, en sorte que vos soyez guéris: la fervente supplication du juste peut beaucoup» (Jacques 5.16). Darby

« Reconnaissez donc vos péchés les uns devant les autres et souhaitez–vous du bien les uns aux autres, pour que vous soyez guéris. La prière du juste, mise en œuvre, a beaucoup de force » (Jacques 5.16). 16

« Prenez l’habitude de vous confesser mutuellement vos péchés et de prier les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente d’un homme juste possède une singulière puissance »(Jacques 5.16 – Parole Vivante).

« Alors reconnaissez vos péchés les uns devant les autres. Priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La prière d’un homme juste est très puissante » (Jacques 5.16–Parole de Vie)

-Israël confessa ses péchés, les péchés de leurs pères, les résistances qu'ils ont opposées à l'Eternel.

-Si le peuple sur qui le nom de Dieu est invoqué s'humilie prie, et cherche Dieu, Dieu le guérira : 2 Chron. 7.14 :

-Confession et séparation d'avec le péché (Esdras 10.11)

-La dissimulation de ses iniquités produit l'échec (Prov. 28.13)

-Reconnaître ses fautes sans se justifier (Jérémie 3.13)

-Dieu est fidèle et juste pour pardonner les péchés (1 Jean 1.9)

Exemple de confession des péchés :

-Acan : Josué 7.20 (Il reconnaît implicitement ses péchés et explique comment il a succombé à la tentation, détaille les objets volés ; il procède même à la restitution en indiquant où il les a cachés pour qu'on les reprenne.

-Saül : 1 Samuel 15.24

-David : 2 Samuel 12.13

-Le fils prodigue : Luc 15.17-18

L'abandon du mal : la vraie repentance produit un dégoût du péché, une rupture des mauvaises habitudes, suivies jusque-là. Il s'agit de changement de vie, produire les fruits dignes de la repentance (Luc 3.8 ; Actes 26.20). Cette étape en sept points bien accomplie conduit à la restauration.

Adopter le processus de croissance :

Laissant les éléments : Les rudiments, les principes, le lait qui ne convient qu’aux bébés. Cela s’applique à la doctrine du commencement du Christ, ce qui signifie les premiers éléments de la doctrine chrétienne, en général (Hébreux 5.12).

Tendons à ce qui est parfait : Allons vers les leçons les plus profondes, les plus importantes, qui appartiennent aux hommes adultes. Nous sommes là exhortés à passer des leçons de l’enfance en Christ, à celles de l’âge adulte en Christ. Nous comprenons par cette parole, aspirons à la perfection, à l’état de ceux qui sont appelés (Hébreux 5.14) "hommes parfaits," par opposition aux "enfants" (Hébreux 5.13). Il y a proprement en grec : soyons portés vers la perfection ou bien "élevons-nous à l’enseignement parfait."

Sans poser de nouveau le fondement : Une fois suffit pour poser les fondations, si elles sont correctement posées. Ces premiers rudiments sont les fondations de la vie chrétienne, mais nous devons construire de plus en plus haut sur ces principes.

Du renoncement : Ceci est un élément essentiel dans la construction des fondations. Tous les hommes ont ordre de se repentir, et la repentance est essentiellement un changement de la volonté, où la volonté rebelle devient une volonté de servir le Seigneur.

Aux œuvres mortes : Certains essaient de se sauver eux-mêmes en se confiant à leurs œuvres, mais celles-ci sont aussi inutiles à leur salut que si elles étaient mortes.

De la foi en Dieu : La foi, avec la repentance, compose aussi la fondation. Le pécheur doit croire au Seigneur, et se repentir (Actes 16.31 ; 2.38).

La recommandation ferme du Seigneur dans Hébreux 6.1-20, nous stimule à avancer spirituellement avec détermination vers l’état adulte. Plusieurs se contentent de connaître quelques vérités élémentaires et se croient très avancé dans la spiritualité. Jésus veut faire de nous plus que nous n’envisageons, étant pour notre destinée plus qu’un Sauveur des œuvres mortes, voulant être dans notre vie, un Seigneur, un Modèle, un Ami suprême.

Le diable a souvent employé Hébreux 6.4-6 pour troubler les enfants de Dieu. En réalité ce n’est pas d’eux qu’il est question ici mais de ceux qui ne sont chrétiens que de nom. Tous ceux comme décrit ce texte n’ont rien de la vie divine communiquée à leur âme contrairement à un vrai croyant. Mais il est possible, pourtant, de vivre au milieu des privilèges du christianisme sans avoir été réellement converti. Il est des certains enfants de parents chrétiens qui sont à l’église, chantent, dansent, ont des responsabilités, mais ne sont pas convertis personnellement, la vie famille selon les mœurs chrétiennes étant une vie d’habitude qui change une fois loin des parents. Quant aux croyants véritables, ils ne peuvent pas perdre leur salut. Les difficultés et les vicissitudes de la vie nous mettent chaque en danger nous poussant à relâcher, à abandonner. Mais à côté des œuvres d’amour que Dieu n’oublie pas, la foi et l’espérance ne doivent pas être négligées (Hébreux 6.10-12). La foi et l’espérance se nourrissent des promesses divines. Comme véritable chrétien, connaissons notre port d’attache, qui bien qu’encore invisible à l’œil nue, contient notre ancre qui y est jeté. Alors, si agité que soit la mer de ce monde, notre foi est l’attache qui nous relie (les rachetés) fermement le racheté au lieu céleste et immuable où se trouve l’objet de son espérance.

Conclusion :

L’expression pécher volontairement que relate Hébreux 10[1], signifie en foulant aux pieds d’une façon délibérée la volonté de Christ, en mettant l’apostasie de la foi dans notre vie. Alors, il ne restera plus de sacrifice. Le pécheur volontaire qui chérit et aime son péché aura dans ce cas, rejeté Christ, le seul sacrifice pour le péché.

La poursuite de la sainteté dans une marche dans une marche dans la vérité, repoussant toute tentative de péché dans toutes ces formes, luttant avec la dernière énergie contre l’apostasie et tenir bon dans la persévérance. Quiconque a combattu le bon combat et se laisse entraîner dans un abandon total et ultime aux péché, est semblable au porc qui après s’être lavé, retourne s’empêtrer dans la boue. En effet, celui qui, même s’il avait beaucoup travaillé pour Dieu et, délibérément, est fermement résolu à mépriser et rejeter Christ, le seul Sauveur, méprise l’Esprit Saint et lui résiste. Puisque c’est le Saint-Esprit seul qui peut pousser à la sanctification, cette personne a méprisé l’Évangile du salut, l’unique chemin du pardon et du rachat de son âme, et a ainsi renoncé aux paroles de la vie éternelle. L’enfer deviendra son lieu de résidence éternelle, et dans cet étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort, le tourment, le feu, les cris, les pleurs et les grincements de dents seront sont partage pour toujours.

Mourir en méprisant la Miséricorde céleste et la Grâce est le châtiment plus douloureux de celui qui meurt sans miséricorde. Cette situation est tragique et épouvantable. Dans ce cas, la Justice de Dieu, Sa Grâce et Sa Miséricorde sont abusées et cet état de trahison appelle la vengeance du Seigneur.

Cependant, quiconque a péché et éprouve la peine à cause de son péché, est un signe de la conviction intérieure par la Saint-Esprit. De ce fait, la miséricorde divine, l’avantage du sacrifice de Christ, sont deux éléments qui ne peuvent lui être refusés à cause de sa disposition à accepter ces bénédictions. Celui qui vient sincèrement à Christ ne sera jamais rejeté !

Dr André CHOUBEU

[1] La poursuite de la sainteté est un processus établi selon les principes de Dieu :

  • laisser les éléments de base (Hébreux 5.12-14) issus :
  1. de la parole de Christ (Marc 1.1 ; Jean 1.1-3 ; 1Tim 3.16)
  2. il faut tendre vers ce qui est parfait (Hébreux 7.11 ; 12.13 ; Prov 4.18 ; Mt 5.48 ; 1Cor 13.10 ; 2Cor 7.1 ; Eph 4.12 ; Philip 3.12-15 ; Col 1.28 ; 4.12 ; Jacques 1.4 ; 1Pierre 5.10 ; 1Jean 4.12)
  3. sans poser de nouveau un autre fondement (Mt 7.25 ; Luc 6.48 ; 1Cor 3.10-12 ; 1Tim 6.19 ; 2Tim 2.19)
  4. du renoncement aux œuvres mortes (Esaïe 55.6,7 ; Ezéchiel 18.30-32 ; Zach 12.10 ; Mt 3.2 ; 4.17 ; 21.29,32 ; Marc 6.12 ; Actes 2.38 ; 3.19 ; 11.18 ; 17.30 ; 20.21 ; 26.20 ; 2Cor 7.10 ; 2Tim 2.25,26)
  5. des œuvres mortes (Hébreux 9.14 ; Gal 5.19-21 ; Eph 2.1,5)
  6. de la foi (Hébreux 6.2 ; 11.6 ; Jean 5.24 ; 12.44 ; 14.1 ; 1Pierre 1.21 ; 1Jean 5.10-13)

Partager cet article

Commenter cet article