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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

28 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

Dans la pratique des hommes, le mariage institué par Dieu a revêtis des formes diverses. Les deux principales formes dont il serait opportun d’en parler ici sont la polygamie et monogamie :

  1. La monogamie :

Il y a monogamie quand un homme se marie d’une seule femme. C’est la forme prescrite par Dieu lui-même : Gén 2.18-24 « L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme. Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui. Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Mat 19.5 ; 1Cor 6.16). En effet, la monogamie seule permet l’unité totale de l’homme et de la femme. Le créateur confirme cela en faisant naître autant de, garçons que de filles à quelques chiffres près. Il veut aussi que le mariage soit une relation permanente que la monogamie seule peut favoriser (Mat 19.6). Pour vivre dans l’amour selon l’ordre du Très-Haut les époux doivent se discipliner et pouvoir élever leurs enfants en leur apprenant à pratiquer la Parole de Dieu. Le mariage est indissoluble (Marc 10.11), sauf en cas de décès (Rom 71-2). Le remariage d’un homme divorcé ou d’une femme divorcée est interdit (Mat 5.32 ; 19.9 ; 1Cor 7.11).

  1. La polygamie :

Elle est le fait pour un homme de se marier à plusieurs femmes. C’est-à-dire de prendre pour épouse plus d’une femme. La polygamie fit son apparition avec Lemec Gén. 4. 19 « Lémec prit deux femmes: le nom de l'une était Ada, et le nom de l'autre Tsilla » et la pureté des mariages fut ternie lorsque les hommes se laissèrent dominer par des motifs charnelles dans le choix de leurs compagne (Gén. 6.12) « Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre ». Abraham prit une deuxième femme pour obtenir l’accomplissement de la promesse (Gén 13.15-16). Il agit en insensé (Gén. 16.4). Isaac n’eut qu’une seule femme ; Mais Jacob fut polygamie, suite à la tromperie de LABAN (Gén. 29.15-30). S’il y eut plusieurs polygames en Israël comme Gédéon, Elkana, Saül, Salomon, David, Roboam et d’autres (Juges 8.30 ; 1 Sam 1.2 ; 2Sam 15.13 ; 12.8 ; 21.8 ; 1Rois 11.3), c’est parce que les Israélites étaient peu avancer en spiritualité et étaient asservis au mœurs du temps qui ne correspondaient nullement à la volonté de Dieu (Mat 19.8-9). Les Saintes Ecritures montrent les maux inhérents à la polygamie : les rivalités misérables des épouses d’Abraham, de Jacob, d’Elkana (Gén. 16.6,30 ; 1Sam 1.6). Par contre les Saintes Ecritures soulignent la beauté des femmes dans les monogamies heureuses (Psaumes 128.3 ; Prov. 3 ; 5.28 ; 31.10-29 ; Eccl 9.9). On peut conclure que la polygamie avait été tolérée dans A.T. à cause de la dureté des cœurs des Juifs dont la spiritualité ne s’avérait qu’extrême et lâche ; mais que la polygamie n’a plus aucune place dans l’Evangile de Jésus-Christ ; tous les textes du N.T. sont formellement opposés à la polygamie.

3. Le concubinage : Dans l’Ancien Testament, le concubinage était une basse forme de polygamie. La concubine était une femme de second rang ; parfois, elle était une esclave, une prisonnière de guerre et dans le cas du roi t Salomon (Gen 16.3 ; 22.24 ; 36.12 ; Deut 21.10-11 ; Juge 5.30 ; 2 Sam 5.13). Les enfants des concubines, quoique pleinement reconnus tel que le cas des enfants d’Abraham, n’avait pas le même droit à l’héritage que les fils de la première femme (Gal 4.30 ; Gen 25.6).

4. Le Lévirat : le mot lévirat tire son origine du latin lege vir, qui signifie « frère du mari » était prescrite par la loi de Moïse à un homme d’épouser la veuve de son frère mort sans enfants. Le premier enfant issu de l’union du nouveau couple devait hériter le nom et les biens du frère défunt (Deut 25.2-6). Toutefois, l’ayant droit immédiat du lévirat pouvait se soustraire à cette charge, il devait recevoir un blâme public (Deut 25.7-10). Dans ce cas, un proche parent pouvait alors assurer le devoir de prendre la veuve (Ruth 4.1-10). Ces principes du lévirat avait juste pour but d’assurer l’intégralité de la famille et le nom d’un membre décédé subitement sans enfant. Certains tributs du Cameroun observent cette pratique à l’instar des Bamilékés, des Bétis et autres.

5. Le remariage : Lorsque le lien conjugal est rompu par la mort, le conjoint survivant est libre de se remarier pourvu que ce soit dans le Seigneur (Rom 7.1-2 ; 1 Cor 7.39). Les Ecritures précisent par ailleurs que si un conjoint incroyant se décide de divorcer, le frère ou la sœur n’est pas lié(e) et pourra en toute quiétude se remarier (1 Cor 7.15).

De grands débats et une mauvaise interprétation des Ecritures ont longtemps attribué à Mt 5.31-32 et Mt 19.9, un sens que l’auteur même de la Bible ignore. Une approche sans discrimination du texte en question nous conduit dans la profondeur de la pensée juive à comprendre qu’il s’agit là d’un fait plus grave que celui que nos cœurs qualifient légèrement d’infidélité entre guillemet à notre façon juste pour assouvir le désir de divorce qui habitait nos cœurs tortueux, hypocrites et dénués de la vérité substantielle de la pensée divine relative au mariage. Une reconstitution de la société juive de l’époque s’avère indispensable pour comprendre le problème dans sa complexité. Dieu en effet ne peut refuser et autoriser en même temps une chose. Le texte qui fait sujet aux interprétations équivoques tire son origine de Deutéronome 24.1-4 : « Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ».

Le terme hébreu traduisant honteux peut signifier « la nudité, la honte ou quelque chose de honteux ». Cette expression plus vague a dont donner lieu à de nombreuses déductions parmi les rabbins principalement au temps de Jésus : « une offense sexuelle proche de l’indécence ou de l’adultère ; pour certains, pas l’adultère au sens absolu du terme sinon l’auteur aurait été passible de lapidation (Deut 22.22) ; d’autres de manière plus large traduisait ce forfait par toutes sortes de fautes allant des plus sérieuses aux plus futiles, même mineure, comme le fait de brûler un repas dans la marmite au feu selon l’Ecole de Hillel ; exemple : « si elle n’a pas trouvé grâce à tes yeux », autrement dit : si quelqu’un voit une plus belle que la sienne, qu’il répudie sa femme » (E. Staefer, Palestine… page 50). Seule l’Ecole de Schammaï prescrivait l’adultère comme motif de divorce. Le mot « infidélité » utilisé par Jésus pour justifier le divorce tire son origine du grec porneia. De Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, le mot utilisé par Jésus ‘‘« porneia » tire son origine des mots juifs et grecs signifiant « prostitution incluant adultère et inceste » dans l’aspect d’un libertinage dans l’action comme si la notion d’une quelconque idée de mariage du sujet était effacé imputant plutôt à la faute commise le sens de fornication. L’action devenue fréquente ou régulière ne constitue plus une simple faute, mais une vie devenue pratique comme celle de l’idolâtrie en faisant allusion à la prostitution sacrée dans les temples du dieu Baal. Des dérivés du même mot font allusion à un attachement à la prostitution renfermant ses pratiques infâmes devenues un mode de vie ; idée de garce, bordel, putain, catin, gagneuse ; cocotte ; faisant appel à l’idée de la notion de vente de son corps dans la vie de débauche, encourageant les autres à le faire, voire servir d’intermédiaire entre deux personnes pour une fin sexuelle illicite en échange d’argent pour commission ; notion de transport de sa personne l’ayant transformé en objet de séduction pour une fin commerciale afin de se faire des partenaires dans un sens de trafic pour lequel son corps est désormais utilisé comme un objet sans valeur transformé en esclave au profit du gain sexuel’’.

Nous comprenons donc que la faute exprimée par porneia implique les pratiques sexuelles condamnées par la loi de Moïse comme la prostitution, l’homosexualité, la bestialité, le lesbianisme, l’inceste (Lév. 18 et 20) etc. Ainsi, le sens porneia dans la pensée du texte biblique signifierait « la prostitution, l’homosexualité, autres vices sexuels comme le cunnilingus ou fellation et pratiques associées devenues régulières visant le seul but dans la perversion de disposer son corps en le livrant comme une marchandise dans une transaction commerciale. Celle qui se comporte ainsi ne serait plus simplement une femme adultère si oui, le pardon ne serait-il pas là ? Il s’agirait donc bien plus selon le même Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, d’une prostituée (femme de mauvaise vie, fille de joie, fille publique, professionnelle), putain (femme facile, sans moralité, qui cherche à plaire à tout le monde en utilisant des moyens et des méthodes de séduction pour s’attirer la clientèle (Prov. 7.10-23 ; 5.3-6 ; 2 Rois 9.30), courtisane (femme prostituée de rang social élevé), souteneur (personne qui vit du proxénétisme ; proxénète signifie personne qui tire des revenus de la prostitution d’autrui).

La consultation de diverses traductions bibliques nous conduit à découvrir plusieurs sens lourds de signification pour le mot infidélité utilisé dans la version Louis Segond :

1. Version Webster de l’an 1833 emploie le mot « lewdness » qui se traduit par lubricité et signifie : vie de débauche, soûlerie, étalage, surabondance, luxe, dévergondage, excès, dépravation, inconduite, dérèglement, luxure, licence, obscénité, intempérance, abus. Ce même mot a aussi le sens de « obscénité » qui traduit l’indécence, la bêtise, l’impudeur, l’avilissement, l’ordure, l’impureté.

2. Version People’s New Testament emploi l’idée de manque de chasteté qui qualifie une absence de continence, de pudeur, d’abstinence, de caractère.

3. Version Young’s Literal Translation utilise le mot « whoredom» que nous pouvons traduire par vie de débauche.

4. Version Bible in Basic English de l’an 1965 traduit le mot infidélité par « loss of her virtue » qui s’exprime par la perte de sa chasteté.

5. Hebrew Name Version traduit le même mot par « sexual immorality » en Français immoralité sexuelle qui signifie amoralité, licence, perversion, dérèglement, orgie, perversité, cynisme, débauche, dévergondage, scandale.

6. Version Vulgate traduit infidélité par fornication. Ce mot ne revêtira son sens qu’en rentrant dans l’historicité pour comprendre qu’à Rome, les prostituées « fornis » se tenaient dans les chambres voûtées et pratiquaient le vice sexuel dans les murs des maisons. Ici, il y a lieu de considérer l’attitude qu’adoptent plusieurs jeunes filles et femmes dans les endroits communément appelés « marché mondial », « rue de la joie » ; dans ces endroits, les filles à certaines heures tardives de la nuit se revêtent de manière luxueuse, séduisante ou autres et se placent à des endroits précis en quête d’un homme pour le sexe (Prov 7.10-18).

7. Version Weymouth New Testament de 1912 traduit quant à elle le mot par « vie d’infidélité ».

Le tout résume une femme mariée qui se livre au libertinage ou vagabondage et à la perversion sexuelle, menant une vie totalement honteuse de dépravation de mœurs comme si elle était libre, autrement dit jeune fille. Dans la pensée d’une telle femme, la notion de soumission à un époux est totalement absente et elle agit en demoiselle libre de tout engagement.

La Parole Vivante de Alfred KUEN explique cette parole de Jésus comme il suit : ‘‘« excepté le cas de porneia » ; ce terme de porneia était rendu par : 1. Débauche, d’où les traductions : sauf si elle a commis un adultère, excepté pour cause d’infidélité. 2. Prostitution, dévergondage, d’où : sauf s’il s’agit d’une femme qui se livre à la prostitution, qui vit dans l’immoralité. 3. Union illégale, irrégulière, faux ménage. 4. Mariage consanguin ou incestueux (Lév. 18 ; Actes 15.20, 29, 21,25 ; 1 Cor 5.1). Dans les deux premiers cas, le lien avec la suite s’explique ainsi : il ne l’expose plus à devenir adultère puisqu’elle est déjà. Dans le troisième cas, s’il y a union irrégulière, il faut, au contraire, la renvoyer. Dans le quatrième cas, l’union peut être dissolue en cas de remariage, du vivant de son mari, avec un autre homme (Rom 7.3 ; Nbre 30.3, Deut 21.23)’’.

La femme chrétienne qui se conduirait comme nous venons d’expliquer tombe sous le coup de cette parole de l’Ecriture : « En effet, il y a des responsabilités dont nous devons tenir compte. Si des hommes ont été éclairés par la lumière d’en haut, s’il ont goûté aux dons du ciel, s’il ont eu part au Saint-Esprit, s’ils ont senti combien la parole de Dieu était bonne et bienfaisante et s’ils ont connu par expérience les richesses et les forces merveilleuses du monde à venir, et si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener à une nouvelle repentance car, au fond, ils sont en train de crucifier le fis de Dieu pour leur propre compte et l’expose à la moquerie publique » (Héb 6.4-6 Version Parole vivante).

Une femme qui parviendrait à une telle position n’est qu’une preuve réelle qu’elle avait été à l’église, mais n’avait jamais cru au sens étymologique du mot. Le mot « Croire, traduit du grec pisteuō et de l’hébreu 'âman’ dérive des préfixes et suffixes exprimant persuasion, crédibilité, conviction morale religieuse au sujet d’une vérité ou de la véracité divine ou encore d’un enseignant, spécialement basé sur le salut en Christ. C’est pratiquement l’attachement à la profession de la déclaration de foi, c’est-à-dire au système relatif à la pratique religieuse saine, à l’évangile qui est la vérité elle-même. Croire contient l’idée de Promesse, conviction, acceptation de la vérité révélée, foi et attachement sacré aux choses divines ou dévouées à Dieu, incluant la loyauté et la fidélité. C’est avoir foi en la parole révélée, l’accepter et l’appliquer dans la conduite ou comportement, avec ferveur, respect et crainte à l’égard de la personne de Dieu et de ses choses ; ceci conduit à l’adoration, impliquant la dépendance de son bien être en Christ. C’est agir en mettant sa confiance en Christ qui devient le fondement et le support de la vie qui ne s’exprime plus qu’en lui (Christ). C’est se comporter, se tenir, vivre fermement et en permanence dans la tranquillité parce qu’on est moralement dans la vérité ou dans la certitude en prenant toujours la bonne direction qui est dans Sa volonté parfaite».

C’est donc pourquoi, une telle personne est retournée à sa vomissure « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux... En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 pierre 2.1-22).

Dans ce cas, l’alliance conclue avec le mari (frère) et la femme (sœur) par leur union réciproque basée sur leur foi à la Parole de Dieu et sur Christ ayant été profanée, la validité de l’alliance est rendue nulle par la violation des clauses et seule les conséquences de la trahison subsistent désormais ; car telles sont les principes des clauses de l’alliance dont nous avons amplement expliqué le processus plus loin.

Nous avons rencontré des cas de certaines femmes qui par suite d’un désaccord, ont quitté leu foyer et aller vivre maritalement avec un autre homme pendant des années. De tels cas constituent l’un des aspects traités par Alfred KUEN. Il nous est facile maintenant de comprendre que l’infidélité dont parle le Seigneur Jésus n’est pas la paresse d’une femme, la légèreté, la rébellion, la résistance, le manque d’intelligence, le manque de zèle pour l’œuvre de Dieu, et autres défauts naturels corrigeables avec le temps, la patience ou une éducation par l’œuvre du Saint-Esprit au moyen de nos prières. Jésus précise que celui qui regarde une femme pour la convoiter a commis adultère. Il veut dire ici que si quelqu’un éprouve le désir d’une relation coupable avec une femme, il a commis un adultère dans son cœur. Le Seigneur associe ainsi le 7ème au 10ème commandement, et affirme que Dieu ne tient pas compte seulement de l’attitude extérieure face à l’adultère physiquement commis, mais de l’état du cœur à l’égard de la femme. A cette époque, les femmes juives mariées devaient se couvrir la tête pour ne pas susciter la convoitise ; certains écrits juifs mettant en garde le grand danger qu’elles (les femmes) représentent dans la société par les moyens de séduction. La femme se trouve ici chosifiée par la personnification du désir mauvais. Le Seigneur inverse la responsabilité du mauvais désir qui est propre à tout cœur, tant de l’homme que de la femme. Lequel des hommes peut affirmer avec justice n’avoir jamais convoité pour prétendre chasser son épouse à cause d’un péché d’adultère ? La Bible précise que le délaissement de l’amour pour Dieu pour s’attacher un temps soit peu à autre chose, même si on doit revenir après, constitue de fait un adultère. Dans l’Ancien Testament, Israël était comparé à un adultère à cause de ses fréquents attachements aux divinités païennes.

« Tu n’apporteras point dans la maison de l’Eternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un vœu quelconque ; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu » (Deut. 18.23). Que d’églises sont sous le coup des malédictions parce qu’elles ne réprimandent pas la prostitution en recevant les offrandes des prostituées !

4. Le mariage par intérêt qui devient un piège pour le couple :

De plus en plus nous assistons à des mariages de courte durée qui s’achèvent toujours en catastrophe et par des scènes dramatiques. Le plus grand taux de divorce provient aussi des mariages dont le fondement n’a pas été sain. A l’heure du matérialisme aveugle, la position sociale de la belle-famille ou de la femme à épouser pèsent plus lourd que la volonté divine sur un couple. Dans son intervention lors d’un séminaire de femmes de notre Communauté, Martine, mon épouse a dit : « une jeune fille qui obéit à la volonté de Dieu pour un mariage béni peut, en obéissant à la direction divine pour sa vie, épouser un pauvre et les deux deviennent très riches. Pourtant, comme dit la Bible, la richesse peut prendre des ailes et s’envoler d’un couple qui avait misé sur l’aisance matérielle pour s’unir par le lien du mariage ».

Le mariage peut aussi devenir un piège. Le cas de David et Mérab, la fille de Saül en est une forte illustration. Saül en effet, n’avait pas réussit à atteindre physiquement David et opta pour lui donner sa fille afin de mieux le piéger et le tuer (1 Sam 18.17-28). De nombreux témoignages font état des Serviteurs de Dieu qui, poussé par le sentiment, ont épousé des fées ou des messagères de la reine de la côte. Certains sont morts, et d’autres n’ont pu s’en tirer que par grâce de Dieu portant néanmoins sur eux et dans leur ministère, les cicatrices indélébiles de leur rébellion contre Dieu.

Comme le Serviteur d’Abraham, il convient de chercher la volonté de Dieu dans le choix d’une fiancée. Ceci fera échapper aux pièges des mariages à haut risque.

5. La polyandrie :

La polyandrie est ce type de mariage où la femme a officiellement ou officieusement plusieurs maris.

Dans cette catégorie, nous n’oublierons pas la bigamie qui explique l’état d’une personne qui, comme un agent du diable sème du trouble en étant engagée dans les liens de mariage, en a contacté un autre avant la dissolution du précédent. Cette personne n’est en rien différente d’un polygame ou un agent du diable que la colère de Dieu poursuit si elle est chrétienne.

Dans certains pays, les couples avant l’officialisation de leur union, s’entendent à vivre sous le même toit, mais libre de tout engagement dans les jours où le dégoût pourrait s’installer dans l’une des parties. Plus tard, lorsque la partie souffrante se reconnaîtra guérie sentimentalement, les relations du couple peuvent reprendre normalement.

6. Le mariage des homosexuels : le mariage homosexuel est l’union de deux personnes de même sexe. Dans le cas des hommes, les rapports se font par la voie anale. Chez les femmes, des pratiques vont des caresses aux méthodes habituelles pour créer le désir dans la partenaire à la pénétration sexuelle par une espèce de pénis fabriqué en matière plastique. Des techniques diaboliques sont en activités pour faire de ces sexes masculins synthétiques qui fonctionnent sous forme de vibrations électriques. Certains hommes par suite de plusieurs grandes déceptions sentimentales, utilisent des espèces de femmes en caoutchouc animé de moteur qui produit une vibration à ce partenaire construit.

Au-delà de toutes ces pratiques ténébreuses, Dieu a institué le mariage de manière unique et non modifiable ni dans son sens, ni dans son fond.

Dieu avait créé une épouse pour Adam. Tout mouvement en faveur d’un mariage de deux êtres du même sexe est contre-nature et légitime l’homosexualité et sape la base de la famille. Il faut un mâle et une femelle pour procréer. Promouvoir une telle iniquité favorise l’éclatement de la cellule familiale. Nous donnons un extrait de l’article paru dans Migros Magazine no 36 du 31.08.2004 « Entretien avec Mme Suzette Sandoz ancienne conseillère libérale et professeur de droit à l’Université de Lausanne : « Le lien familial et le lien conjugal sont des valeurs fondamentales de la société. Ils s’effilochent. La société se focalise sur les questions d’avortement, d’euthanasie, de partenariat enregistré et d’AVS. Une société qui a comme principale préoccupation la mort, la vieillesse et les couples homosexuels est-elle une société d’avenir ? Je constate le développement d’une société « autiste » doté d’un individualisme forcené. Cela est frappant dans la formation scolaire, avec la suppression des notes et, en partie, des examens ».

« On a perdu l’habitude de s’évaluer par rapport à un ensemble »… ». La revendication de rentrer dans la norme des homosexuels est fondée sur le désir que l’on arrête de considérer, par exemple, l’homosexualité comme une maladie. La seule façon de faire, selon certains, c’est le mariage. Or, sans crainte de porter atteinte à l’opinion majoritaire, on peut affirmer que le mariage est une institution hétérosexuelle. Le partenariat enregistré est calqué sur le mariage. Pourquoi dès lors ne pas l’appeler « mariage bis » ? Cela équivaut à avoir gardé le contenu de la bouteille et changé l’étiquette. En fait on a créé maintenant une vraie inégalité. Osé sera facile, une fois la loi voté, de dire : vous avez accepté de donner aux couple de même sexe le contenu du mariage, donnez-leur maintenant le nom d’époux et vous supprimerez l’inégalité créée. Depuis les temps les plus reculés, les société ont essayé de construire quelque chose autour du rapprochement hétérosexuel, avec le clan, la famille, au début de notre ère, du point de vue religieux, le mariage va être cette illustration de l’union du Christ et de l’Eglise, ensuite il consacre l’acceptation de l’autre, le principe de l’hétérogénéité. Et avec le partenariat enregistré, on gomme tout cela d’un coup de baguette… ».

Jean-Marc Berthoud, dans PROMESSES No 144 /2-2003, ajoute : « L’homosexualité est l’aboutissement de ce long processus de déviation intellectuelle, d’impiété et d’immoralité. Le chemin que Paul décrit ici va dans le sens contraire de l'ordre croissant de Genèse 1 et 2. Il s’agit d’une véritable déconstruction par les hommes de l’ordre créé, une "dé-création". L’homo sexualisation d’une société n'est pas un phénomène uniquement individuel et personnel. C’est la texture même de la société qui est transformée. C’est pour cette raison que le phénomène homosexuel est si souvent lié à la destruction de la famille : efféminisation du mari et père, masculinisation de l’épouse et mère »

Interdiction de certains mariages :

En plus de certaines dispositions concernant l’inceste (Lev. 18 et 20), la Parole de Dieu interdisait formellement aux Israélites d’épouser des femmes étrangères (païennes) qui les entraîneraient à l’idolâtrie et l’immoralité (Ex 34.15-16 ; Deut 7.3). C’est effectivement ce qui se produisit chaque fois qu’ils désobéissaient (Juges 3.6 ; 1Rois 11.1-2, Esd 9.1-2 ; 10.2-3). Dans le Nouveau Testament le texte de 2 Cor 6.14 à 7.1 s’applique certainement aussi au mariage. Un enfant de Dieu né de nouveau ne peut épouser une personne inconvertie. Combien de jeunes gens biens disposés faisant même état de véritable conversion, ont été complètement détournés de la foi par un conjoint non croyant et que s’ils sont restés personnellement fidèles, que de souffrances pour eux et que d’exemples et de conséquences déplorables pour leurs enfants. La seule sécurité et le seul bonheur est de se marier dans le Seigneur (1 Cor 7.39). C’est- à- dire se marier avec une personne vraiment croyante et dans la certitude d’accomplir la volonté de Dieu selon les Ecritures Saintes.

Sens spirituel du mariage : Le mariage et les fiançailles, sont souvent comparés aux relations spirituelles de l’Eternel avec son peuple (Es 6.4-5 ; Os 2.16) ; L’apostasie du peuple de Dieu, par l’idolâtrie ou d’autres formes du péché est comparée à l’adultère d’une autre épouse (Es 1.21 ; Jér. 3.1-20 ; Ez 16.24 ; 18.2) qui aboutit au divorce (Psaumes 7.3-27 ; Jér 2.2 ; Os 4.12). Le Nouveau Testament emploie la même comparaison : Christ est l’époux (Mat 9.15 ; Jean 3.29) ; l’Eglise, l’épouse (2 Cor 11.2 ; Apoc 19.7 ; 21.2 ; 9.22 ; 17). Christ, chef de d’Eglise l’aime et veille sur sa sanctification. C’est là, le modèle donné au mariage chrétien (Eph 5.23-32).

Extrait de mon livre non publié intitulé ‘Le secret d’un Foyer heureux’

Dr André CHOUBEU

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