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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

3 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

‘‘C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle’’ (Ps 103.5). ‘‘Rase-toi, coupe ta chevelure, A cause de tes enfants chéris ! Rends-toi chauve comme l’aigle, Car ils s’en vont en captivité loin de toi !’’ (Michée 1.16).

Parmi tous les oiseaux, l’aigle est le seul dont la longévité est la plus importante, au moins soixante-dix ans ! Toutefois, pour vivre jusque-là, il doit passer le cap des quarante ans ! En effet, à quarante ans, l'aigle royal est confronté à une crise existentielle exceptionnelle dans sa nature ! La corne de son bec devient si épaisse et tellement recourbée, qu'il ne peut plus se nourrir. Ses serres sont tellement dures qu'il est incapable d'attraper sa proie. Ses ailes magnifiques pèsent si lourd qu'il ne peut plus voler avec aisance dans sa performance habituelle. Alors, un choix s'impose : soit il meurt rapidement de faim, soit il s'isole très haut, dans la montagne pour une cure de jouvence (rajeunissement).

Dans Le second cas, isolé de tout, il va disparaître pendant trois mois et enchainera un exercice délicat, peu orthodoxe et propre à lui :

  1. il frappera d'abord la corne de son bec contre la paroi rocheuse jusqu'au moment où son bec cassera afin qu'un autre puisse repousser !
  2. avec son bec neuf, il arrachera ses griffes, l'une après l'autre et en laissera pousser d'autres,
  3. et quand ce processus naturel aura eu lieu, il arrachera son plumage avec ses serres neuves !
  4. une huile coulera alors de ses blessures et un plumage tout neuf pourra pousser !

Cette opération démontre le verset biblique qui dit : ‘‘c’est Dieu qui te fait rajeunir comme l’aigle !" (Psaumes 103.5).

Rajeunir comme l'aigle prend donc tout son sens, lorsque nous maîtrisons les contours de cette opération douloureuse par son aspect dans la solitude, le jeûne, l’endurance, la patience, la souffrance, la persévérance dans un esprit de détermination, ce, sans se plaindre ni gémir. En sommes-nous vraiment là ? Puisse Dieu nous y aider.

Dieu dans son processus de brisement, nous conduit chacun à son tour, ce tôt ou tard à des circonstances ni aisées, ni souhaitées dans notre vie, dans le seul but de nous permettre de remettre en question certaines choses dans un ou plusieurs domaines. Un isolement provoqué par une épreuve, une difficulté, un soulèvement, un manquement, une maladie, un accident, une affliction très poussée, peut-être la méthode divine choisie pour nous conduire à voir notre bec brisé (nos paroles arrogantes, intrigantes, moqueuses, calomniatrices, injures, invectives), nos serres arrachées (notre confiance en nous-mêmes, l’orgueil de la vie, notre célébrité, notre cupidité d’honneur, notre recherche effrénée de la grandeur), notre plumage (beauté extérieure, apparence religieuse, spirituelle, professionnelle et autres qui produisent notre gloire et non celle de Dieu) et qui ont souvent fait l'admiration de plusieurs.

Accepter le chemin de la remise en question, est et a toujours été salutaire. C'est le chemin du rajeunissement, d'un nouveau départ, d'une nouvelle naissance, d’une nouvelle saison. L’absence de l’arrêt à cette injonction divine produira à coup sûr, une mort spirituel, une vie rétrograde, une marche avec Dieu de manière routinière qui ne produit aucun fruit. Le refus de se laisser entraîner par le cap quarante comme l’aigle conduira au zèle amer. Il faut savoir s’arrêter avant d’être arrêté !

Cet autre aspect de l’aigle nous fournit une leçon qu'il nous appartiendra toujours d'accepter ou de refuser. Dieu veut à un moment précis de notre vie, nous attirer pour nous conduire dans un cap quarante afin que nous puissions mieux le connaître et mieux connaître ses objectifs pour nous et avec vous. Comme l'aigle après ce processus reprend son envol, nous ne resterons jamais le même après le cap quarante car assurément l’envol pour un nouveau départ ne se fera pas attendre.

Imaginons un tant soit peu entre autres, le passage du Prophète Elie pendant les trois ans et demi :

  1. ‘‘Pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. Il partit et fit selon la parole de l’Eternel, et il alla s’établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.!
  2. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent.
  3. Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays.
  4. Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée en ces mots: Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir’’ (1 Rois 17.1-10).

Les diverses tribulations de l’Apôtre Paul ont constitué pour lui un moyen d’excellence qui a favorisé son envole : ‘‘Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie’’ (2 Cor 5.4).

‘‘Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses’’ (2 Cor 6.3-10).

‘‘Sont-ils ministres de Christ ? — Je parle en homme qui extravague. — Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises. Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point ! … A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai de leurs mains’’ (2 Cor 11.23-32).

Retenons : Ne disons jamais, je n’en peux plus ou je ne pourrai pas. La force vient de Dieu qui fait grâce à qui il veut. Tout est possible à celui croit.

Lorsque la lassitude sur le parcours, les difficultés diverses, l’adversité et la forte opposition et oppression du monde des ténèbres sont fortement dressés contre nous et notre progrès, la prière par le Saint Esprit devient l’unique possibilité du dernier assaut pour triompher et continuer aisément vers de nouvelles conquêtes par la foi. En effet, la force que nous communique la prière en temps difficile peut nous garder du découragement, parce que fortifiant nos genoux défaillants.

L’Epître aux Hébreux nous représente sous l’image d’un corps (1Cor 12.12, 22,26), les mains languissantes, les genoux fléchissant qui figurent les membres faibles de l’Elise, qu’il faut affermir par une sage et paternelle discipline. Toutefois, ces paroles de de l’auteur de ce livre s’appliquent à chaque chrétien pris individuellement, et même le but indiqué : "Afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas…" peut s’entendre de la vie personnelle de tout croyant. Nous ne l’oublierons jamais, la solidarité qui unit les aigles devrait également unir les chrétiens dans l’œuvre de la sanctification et dans la lutte qu’ils ont à soutenir pour la cause du royaume. Nous pouvons comme l’aigle au temps de grandes difficultés de la vie, de la lourdeur, nous retirer loin du bruit de la ville et des préoccupations futiles de la vie, pour aisément nous débarrasser de toute lassitude, de toute faiblesse et persévérer à nouveau, sans plus baisser pas les bras. La détresse est un fardeau capable de faire baisser les bras de quiconque est engagé sur le chemin du calvaire et peut facilement affaiblir, déstabiliser et décourager. L’unique issue face à cette période de crise est de lutter, afin de bien « courir » dans la course spirituelle.

La foi et la patience permettent aux croyants de rechercher la paix et la sanctification, tel un homme qui suit avec constance, diligence et plaisir, sa vocation. La paix avec tout homme, de toute confession et parti, sera favorable à notre recherche de la sainteté. La paix et la sainteté vont de pair ; il ne peut y avoir de juste paix sans cette sainteté. Là où se trouvent des âmes qui ne possèdent pas la véritable Grâce de Dieu, la corruption prédominera et finira par éclater ; prenons garde au moindre péché qui reste caché en notre cœur, qui semble mort, mais qui rejaillit tôt ou tard, pour porter le trouble et nous déranger.

Ce message du cap quarante de l’aigle nous engage à deux devoirs : le premier est de ne nous laisser jamais aller au découragement et au murmure dans les maux ; mais de les souffrir patiemment et même avec joie, de quelque nature qu’ils soient, puisque c’est Dieu, notre Père, qui nous les envoie, et qu’il ne le fait que pour notre bien. Le second devoir est de répondre aux vues que Dieu se propose en nous dispensant les afflictions d’en faire un bon usage, et de les rapporter à notre correction et à notre avancement dans la sainteté.

Dr. André CHOUBEU

(Extrait de mon livre en correction sur les secrets du mystère de l'aigle)

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Foki Hortense Célestine 04/03/2015 09:15

Je suis émerveillée par les révélations reçues, surtout en ce qui concerne le mystère de l'aigle. Puisse Dieu bénir et verser davantage en ton sein...............

dr choubeu 08/03/2015 18:33

Sois benie ma fille. Le livre est très riche et lorsque tout sera fini je viendrai te voir pour impression.