CROIX (1) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

CROIX (1)

25 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CROIX (1)

CROIX (1)

1 Cor 1.18

Introduction :

comprendre le mystère de la croix :

La croix est la manifestation divine pour se substituer en homme et venir lui-même accomplir avec perfection la loi et en mourant pour libérer l’homme pécheur de la malédiction. Il ne faut jamais l’oublier, toute violation de la loi aussi petite soit-elle, entraine la mort pour sentence.

Pour que cette loi soit accomplie, il faut que les éléments de la malédiction du jardin d’Eden soient ôtés. La sentence gracieuse après la chute fut celle-ci :

  • malédiction du sol à cause de l’homme.
  • trop de peine pour tirer de la nourriture du sol tous les jours de sa vie,
  • le sol produira des épines et des ronces
  • il mangera de l'herbe des champs
  • il retournera dans la poussière d'où il a été pris (Genèse 3.17-19)

Historique :

La crucifixion était un supplice bien ancien. On en trouve des traces chez les Égyptiens, (Genèse 40.19), chez les Perses (Esther 7.10 ; Esdras 6.11) et chez les Juifs (Nombre 25.4 ; Josée 8.29 ; 2Samuel 21.6).

Le supplice de la croix était chez les Romains, une infamante et cruelle peine des condamnés à mort, des esclaves, des criminels, des brigands et des émeutiers.

La crucifixion fut établie en Judée comme peine de mort à l’époque de la domination romaine. Dans l’adoption de cette sanction, le condamné à mort devait avoir été au préalable flagellé avec un fouet semblable à la peau d’animaux dans lequel on a enroulé e plomb ou des nœuds du fil barbelés (Mt 27.26), ce que l’on considérait comme plus dur et plus infamant que les verges. Ensuite, les condamnés devaient porter jusqu’au lieu du supplice la croix à laquelle ils allaient être attachés (Mt 27.32 ; Jean 19.17).

Pour augmenter le supplice dans l’aspect moral, le lieu de crucifixion était situé hors de la ville. Sur la route du parcours vers le lieu de la crucifixion, le condamné devait cheminer au milieu des cris d’une foule bordant la route lançant qui d’insultes, qui d’humiliation, etc. Ceci augmentait la tension du condamné, qui était déjà fatigué et affaibli par la flagellation à laquelle plusieurs succombait. Au lieu du supplice, on les dépouillait de leurs vêtements (Mt 27.28 ; Jean 19.23,24) et après leur avoir donné un breuvage enivrant (Mt 27.34), on les élevait sur la croix où des bourreaux armés de marteaux et de clous leur perçaient les mains, et les attachaient. On leur clouait aussi quelquefois les pieds, quoique ce ne fut pas général, et tantôt ensemble, tantôt séparément.

Cet affreux supplice était aussi long qu’il était cruel car aucun organe du corps important n’était attaqué. Ainsi, le sang ne coulait pas avec abondance, et la douleur partant des extrémités des deux mains tendues et des pieds parvenir lentement au centre, par degrés, mais toujours en augmentant, provoquant des douleurs atroces et de vives angoisses, l’excitation des muscles et des nerfs, puis peu à peu le tétanos, provenant des clous rouillés qui retenait le supplicié à ma croix.

L’histoire ressort qu’à cause de l’écoulement lent du sang, certains n’expiraient qu’au troisième jour. Cependant chez les Juifs, le supplice était abrégé par les lois compatissantes de cette législation. Aussi, le crucifié devait être enseveli le soir même du jour où il avait été pendu au bois (Deut 21.23). C’est à cause de cela, et pour hâter la mort des condamnés, qu’on leur brisait les os avant le coucher du soleil (Jean 19.31,32 ; Josée 8.29). Les Juifs, soit dans un intérêt hygiénique, soit par respect pour la dignité humaine, ensevelissaient immédiatement leurs condamnés, (Mt 27.60), mais ils ne leur accordaient le privilège de reposer dans les sépulcres de leurs familles, que lorsque leurs chairs avaient été déjà consumées dans les sépulcres publics. Mais pour répondre aux exigences prophétiques, Jésus a été épargné du déshonneur puisque Joseph d’Arimathée demanda la permission de l’ensevelir dans un sépulcre neuf de sa possession.

Josèphe raconte qu’Alexandre roi des Juifs, ayant fait crucifier huit cents de ses sujets rebelles, ordonna, par surcroît de cruauté, que l’on mette à mort au pied de leur croix, sous leurs yeux, et pendant qu’ils respiraient encore, leurs femmes et leurs enfants.

Au cours de l’histoire, on a cité des croix de différentes formes. On a toujours fait mention de deux pièces de bois croisées l’une sur l’autre, quelquefois comme un X, ou comme un T. Toutefois, la forme la plus connue, est celle que l’on donne aux crucifix et que l’on trouve sur presque toutes les gravures : †.

Les croix lorsque nous voyons partout ne sont-elles que l’emblème des cercueils, des cimetières ou des chapelles ? Curieusement pour tout mort, une croix accompagne son cercueil et sa tombe même s’il n’était pas chrétien ! Fait significatif ou preuve de jugement ? Cependant, pour nous, en passants, devant la croix, pensons toujours à notre Sauveur, pensons qu’il est mort pour nous, pécheur !

LES DIVERS ASPECTS DE LA CROIX

L croix est l’antitype de la circoncision, signe divin de l’alliance de Dieu avec les juifs, mais aussi du dépouillement de la chair.

La croix de Jésus-Christ représente :

1) L’instrument de la mort de la mort (Mt 27.32 Jean 19.17 ; Philippiens 2.8 ; Hébreux 12.2)

2) La Doctrine de la croix

Elle est prêchée pour le salut des pécheurs (1Cor 1.17)

Elle est prêchée comme source de la gloire (Galates 6.14)

Elle est prêchée moyen de réconciliation (Ephésiens 2.16)

Il y a aussi les ennemis de croix (Philippiens 3.18)

La paix obtenue par le moyen de la croix (Colossiens 1.20)

Les ordonnances de l’Ancien Testament sont abolies par la croix (Colossiens 2.14)

L’histoire dit que notre Seigneur fut crucifié une croix dont la dimension était : 15 pieds de hauteur soit 4,60m et 8 d’envergure soit 2,50m.

Conclusion :

Puisque nous devons suivre sur la terre les traces de notre divin modèle, souvenons-nous toujours que Jésus notre Seigneur disait que celui qui veut être son disciple doit porter sa croix après lui (Mt 10.38). Ces paroles expliquées ailleurs laissent entendre que tous ceux qui voudront vivre selon la piété souffriront persécution (2Tim 3.12). L’Apôtre Paul nous dit qu’il est crucifié avec Christ (Galates 2.20) ; qu’il ne se glorifie qu’en la croix du Seigneur, par laquelle le monde lui est crucifié, et lui au monde (Galates 6.14) ; que ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses affections et ses convoitises (Galates 5.24) ; que le vieil homme a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit détruit (Romains 6.6).

Dr. André CHOUBEU

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