LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

4 Juillet 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

LES PRINCIPES ET PILIERS DE L’EGLISE PRIMITIVE

Introduction :

Un courant de prophétisme et d’apostolat parfois les deux pour un même homme défraie la chronique dans le milieu chrétien. Juste parce que nous sommes dans la mouvance spirituelle de l’Apostolique et du Prophétique, le monde des ténèbres est aux abois. Puisque le diable dit l’Apôtre Paul se déguise en ange de lumière, le milieu ecclésial est truffé de faux ouvriers de Christ. Il devient impératif de voir quel est le fondement, non du ministère tant de Prophète que de l’Apôtre, mais sur quels principes l’Eglise Primitive a été fondée.

Dans les lignes qui suivent, nous aborderons juste les principes des piliers de cette église et donnerons quelques caractéristiques d’une église qui a une onction prophétique.

Qu’est-ce qu’être dans l’apostolique et prophétique ?

Affirmer être apostolique doit forcément impliquer Ephésiens 2.19-20 : ‘‘Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire’’. Nous rechercherons dans les lignes qui suivent, ce qui caractérisait cette église apostolique dont on parle tant et que chacun, même les impies, en réclame son appartenance :

La persévérance : Le mot persévérer dans son sens original hébreu comme grec, traduit la notion d’appartenance, de devoir, de présence maintenue et continue manifestée par l’attitude qui consiste à être toujours à la disposition de quelqu’un, étant assidu, continuant de lui être attaché, ne pas quittant pas, restant entièrement appliqué, résister aux difficultés, parce qu’on est adhérent à celui-là, demeurant constamment attentif à ses instruction, se montrant courageux pour être d’un empressement constant à son service.

Dieu met en garde dans Hébreux 10.25,38 : ‘‘N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui’’.

Qu’en est-il de nous ? Sommes-nous dans la mouvance divine ? Surfons-nous sur les vagues de l’Esprit Saint ou des vagues émotionnelles ?

La persévérance constitue incontestablement la preuve de la réalité d’une conversion et la démonstration de la réalité de la profession de foi par l’assiduité dans :

  1. L’enseignement des apôtres :

a) doctrine ou plutôt l’enseignement des Apôtres

b)- fondement ou base de croissance et maturité spirituelle

c)- amour des Saintes Ecritures, la vérité révélée de Dieu.

d)- doctrine produit la vie nécessaire à l’Église

e)- respect ferme des saintes ordonnances,

f)- abondance dans la piété et la dévotion

g)- attitude de vraie dépendance à Dieu pour toute chose

Aucune croissance ne saurait être équilibrée si elle rejette la base de la parole. La croissance doit obéir à un développement dans quatre aspects importants : grandir en sagesse (intelligence), en stature (physiquement), en grâce devant Dieu (spiritualité) et en grâce devant les hommes (social) (Luc 2.52).

Lorsque nous admettons la puissance de sa Parole, le Saint-Esprit dispose notre âme à la communion avec Dieu dans n’importe quel chemin où il a décidé de nous rencontrer, et où il a promis de nous rencontrer soit pour nous bénir, nous instruire, nous reprendre, nous corriger ou pour nous conduire. La persévérance dans l’enseignement de la parole de Dieu, nous conduit inéluctablement à la grandeur spirituelle qui nous introduit ensuite dans notre destinée prophétique en Christ.

Plusieurs sont stériles, rabougris, nains atteints de rachitisme spirituel faute de l’enseignement approprié, qualifié, rationnel et méthodique de l’église.

Par le truchement du Saint-Esprit, le Seigneur, de jour en jour, au moyen de l’enseignement de la Parole et de sa mise en pratique, incline les cœurs à accepter pleinement les prescriptions de l’Évangile. Ceci conduit non pas simplement à professer verbalement la Parole, mais à la vivre pour être vraiment amenés dans un état d’acceptation avec Dieu, étant fait participants de la grâce qui régénère. Par l’enseignement de la Parole de Dieu, le témoignage de notre foi fera que ceux que Dieu a désignés pour le salut éternel seront amenés efficacement à Christ, jusqu’à ce que la terre soit remplie par la connaissance de sa gloire.

2. La communion fraternelle :

Le terme grec communion traduit a souvent un sens concret de participation, solidarité, mise en commun (Actes 2.44 ; 4.32 ; Rom 15.26 ; 2Cor 8.4). Littéralement « association » ou « partage », l’expression communion fraternellement veut dire que les chrétiens deviennent les partenaires de Jésus et de tous les autres croyants (1Jean 1.3). Ils ont le devoir spirituel de s’encourager mutuellement à persévérer dans la justice et l’obéissance (Rom 12.10 ; 13.8 ; 15.5 ; Gal 5.13 ; Eph 4.2 ; 4.25 ; 5.21 ; Col 3.9 ; 1Th 4.9 ; Hébreux 3.13 ; 10.24-25 ; 1Pierre 4.9-10). La vie communautaire pratique était le propre de l’Eglise primitive. Ils avaient tout en commun.

La communion fraternelle pratique se traduit par :

  • les cœurs, à l’unisson, chantaient des cantiques
  • sensation d’ascension par un transport au ciel
  • absence de clanisme
  • tous sont membres de la même famille en Christ
  • la solidarité

Une autre preuve de la vie nouvelle est le désir des convertis de se retrouver avec les autres enfants de Dieu et d’avoir communion ensemble. Tous les croyants ont le sentiment d’être mis à part du monde pour Dieu, et d’avoir les mêmes intérêts que d’autres chrétiens, ayant en unique vision, l’éternité en Christ dans leur patrie céleste. L’enseignement de la Parole authentique de Dieu nous introduit dans une vie dont les évènements qui les caractérisent sont élevés au-dessus du monde et de sa compréhension car obéissant aux décrets célestes prédestinés aux croyants dont l’existence en Christ est avant la création du monde. Ainsi par le biais de la Parole de Dieu, le Saint-Esprit nous remplit d’un amour qui fait que nous voyons un autre comme nous-mêmes, ceci permet de faire toutes choses en commun, non pas pour détruire la propriété, mais pour écarter l’égoïsme, et mettre en œuvre la charité qui est et demeure le témoignage d’une vraie foi en Christ.

3. La fraction du pain :

Les premiers chrétiens avaient coutume de prendre le repas du Seigneur le premier jour de la semaine. A l’époque de l’Eglise primitive, un repas fraternel était organisé en rapport avec la cène pour exprimer l’affection que les saints se portaient les uns aux autres. L’agape, ou repas fraternel réconfortait leur communion.

L’agape est le moment de joie, de partage de repas apportés par chaque membre. La consommation se fait autour de la joie, chants, dance, partage. La fraction de pain fait allusion à la table du Seigneur ou cène, à laquelle tous les chrétiens doivent avoir part (1Co 11.24-29). S’absenter à la Cène, laisse paraître une trahison, un doute qui introduit un manque de confiance dans sa foi. : La communion mutuelle de la fraction du pain est un aspect très important de la communion. La participation à la sainte Cène doit s’entendre par l’union intime des membres de l’Église entre eux. La monde chrétien est une famille dont Dieu est le Père, et Jésus-Christ le frère aîné, en même temps qu’il en est le chef, le docteur, le sauveur ; une famille au sein de laquelle le Saint-Esprit répand les plus tendres et les plus pures affections (Jean 13.35).

L’Eglise primitive persévérait dans la fraction du pain, c’est-à-dire qu’ils aimaient à se retracer, par cet acte, le souvenir du dernier souper de leur Seigneur, et le sacrifice qu’il avait accompli le lendemain. C’est ce souvenir qui retrempait leur foi, vivifiait leur espérance et réchauffait leur amour. La vue du pain rompu plaçait devant eux le Sauveur expirant sur la croix, et leur était un gage de son prochain retour en sa chair glorifiée (Lu 22.19-20).

4. Les prières :

La quatrième pratique essentielle de l’Eglise primitive exprimait une dépendance totale du Seigneur pour l’adoration, les décisions à prendre, la protection et le service. La communion avec le Seigneur est motivée non seulement par la persévérance dans l’enseignement de la Parole, la communion ou la fraction de pain, mais aussi par la fréquence de ces prières en commun, dans chaque assemblée. Spécialement avant et après la cène.

Les frères de l’Eglise Primitive persévéraient dans la prière, car ils avaient reçu l’Esprit qui fait prier, l’Esprit qui leur remettait en mémoire les nombreuses exhortations de Jésus sur ce sujet. Éloignés pour un temps du Seigneur, il leur était doux d’entretenir ainsi des relations avec lui, soit qu’ils invoquent le Père en son nom, soit qu’ils l’invoquent lui-même. Tel est le tableau que présentait alors l’Église : modèle à suivre dans tous les temps ! Qu’est-ce donc qu’une Église ? Vous l’avez dit : une réunion d’hommes qui, professant la doctrine des Apôtres et s’aimant les uns les autres, s’assemblent pour rompre le pain en mémoire du Sauveur, et pour offrir à Dieu des prières communes. Je ne pense pas qu’on en puisse donner une définition plus vraie.

Ces moyens de grâce étaient aux jours apostoliques, tout ce qu’il y avait de plus propre à développer la vie de l’Esprit dans les âmes et dans l’Église ; ils restent aujourd’hui encore, pour les chrétiens, les vrais éléments du progrès et de la sanctification. Mais pour cela il s’agit de persévérer.

CARACTERISTIQUE D’UNE EGLISE PROPHETIQUE

Dans la promesse divine de la restauration de son peuple, Dieu qui connaît l’avenir dit : « Je vous remplacerai les années qu’on dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, ma grande armée que j’avais envoyée contre vous » (Joël 2.25).

L’église n’atteindra sa restauration que si elle est une église prophétique dans la vision de la reformation apostolique. La restauration promise par Dieu est prophétique en fait. Du livre de Nombres 24.15-16, nous lisons :

« Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quel que soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.
  5. Les membres sont oints de l’Esprit de prophétie : Dieu les utilise, leur révélant les choses cachées dans la vie des autres, de la tribu, de l’église ou de la nation afin de ramener le peuple égaré à son Créateur (1 Cor 14.25-26 ; Amos 3.7)
  6. L’Assemblée locale est recouverte du manteau apostolique : les membres travaillent avec acharnement pour annoncer la bonne nouvelle du salut afin de préparer le retour du Seigneur Jésus Christ.

Conclusion :

L’Esprit de Dieu nous avertit avec empressement à travers de nombreuses révélations venant de sources différentes, mais bien concordantes que nous devons retourner à la base de la Parole de Dieu, pure et non diluée par une réelle repentance afin de préparer le retour très imminent du Seigneur Jésus Christ. Alors, des dispositions s’imposent :

  • Considérer le chemin parcouru
  • Retenir les leçons du parcours
  • Rompre avec les mauvaises habitudes et routines du passé
  • S’engager résolument sur la voie du succès par une consécration
  • Equiper les ouvriers pour une excellence dans le service
  • S’abandonner entre les mains du Saint-Esprit pour surfer sur les vagues de la mouvance de l’Esprit
  • Adorer Dieu par notre vie et service

Dr. André CHOUBEU

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