LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX

12 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX

LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX

Il est évident que nous ne pouvons exposer en détail ces trois chapitres qui retrace le mystère du royaume des cieux à savoir Matthieu 13 et Apocalypse 2 et 3 qui, mais seulement en donner le sens général et faire un bref rappel.

a - Matthieu 13 (Appelé communément ‘‘Le mystère du Royaume des cieux’’)

1) La parabole du Semeur (Mt 13.3-9,18-23).

C’est une époque caractérisée par la semence de la Parole de Dieu (Mc.4.14) par ceux appartenant au Royaume, c'est-à-dire, au Corps de Christ. Mais cette semence tombe sur quatre terres différentes dont trois ne donneront aucun fruit (à cause de l’opposition du monde, de la chair et du diable). Même la quatrième donne un fruit qui va progressivement en diminuant (Mt.13.8). Au début, l’Évangile semé portait du fruit en abondance, mais au fil des siècles, celui-ci a diminué.

2) La parabole de l’Ivraie (Mt 13.24-30,36-43).

Il est évident que cette parabole donne le mauvais côté de la première. Ici, nous voyons l’Ennemi qui sème une semence apparemment semblable à la bonne. En fait, l’ivraie est un type de blé dégénéré. Ces deux semences poussent ensemble. Ce n’est qu’à la fin qu’est opérée la séparation (jugement sur la fausse semence). Celui qui connaît un peu l’histoire de l’Église sait que le vrai christianisme et la fausse chrétienté coexistent et qu’il est parfois difficile de distinguer l’un de l’autre. Pourtant, Dieu connaît la différence et c’est lui qui fera le tri à la fin de la saison (du » siècle présent »).

3) La parabole du grain de moutarde (Mt. 13.31-32).

Il s’agit d’une période pendant laquelle se produit une croissance extraordinaire à partir de presque rien. Mais cet arbre devient un repaire pour les oiseaux qui symbolisent une influence mauvaise qui détruit la Parole de Dieu (Mt 13.4,19). L’arbre serait bon, mais les oiseaux en profitent pour exercer une mauvaise influence. Il est bien évident, malheureusement, que l’arbre qu’est l’Église, un organisme, est devenu, extérieurement une organisation, extraordinairement grande et abrite des influences malignes qui détruisent l’Evangile.

4) La parabole du Levain (Mt. 13.33).

C’est une période pendant laquelle le ministère d’une femme (le système de la fausse religion (Apoc. 2.20 ; 17.1-18 ; 1Cor 5.6-8) corrompt la vérité. Le mot « levain » employé dans Ex.12 ; Lév. 2.11 ; 6.17 ; 10.12 ; Mt 16.12 ; Mc. 8.15 ; Luc 12.1 ; I Cor. 5.6-8 ; Gal. 5.9, porte toujours un sens mauvais. Il va s’en dire donc, que l’Ennemi sème des doctrines corruptrices dans la farine de la Vérité pendant toute la période de « l’Eglise, le Corps de Christ » en vue de corrompre autant que possible le Vrai Corps. La « pâte », la chrétienté, est gonflée par de fausses doctrines et de fausses pratiques qui permettent à beaucoup de gens non-convertis de professer d’être chrétien. Au cours des siècles jusqu’à nos jours, cette prophétie est incontestablement vraie.

5) La parabole du trésor caché (Mt. 13.44).

Elle décrit les rapports qui existent entre Christ et Israël. Cette dernière est un « trésor caché » dans le monde, qui sera révélé au grand jour après la Tribulation. Israël s’est toujours considérée comme « un peuple consacré », « une possession particulière » (Exode 19.5 ; Deut. 14.2 ; Psaumes 135.4). Le programme théocratique touchant Israël allait l’obliger d’être dispersée dans le monde, lequel est désigné le « champ » dans le verset 38. La dispersion a lieu en 70 de notre ère. Mais Jésus sauve tout juif aujourd’hui qui L’accepte comme Messie et Sauveur. Lors de Son Retour sur la terre à la fin de la Tribulation, le Messie - Roi va ramasser aussi tous les juifs convertis pendant cette période de douleur. Il les a rachetés à la Croix.

Le trésor est caché non aux yeux de Dieu, mais aux yeux du monde. Il est écrit : ‘‘Je ferai naître de toi un grand peuple, je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Je bénirai les autres par toi. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Par toi, je bénirai toutes les familles de la terre’’ (Genèse 12.2-3). Alors, vers le temps de la fin, ceux qui découvriront en Israël, le trésor caché de Dieu, seront bénis dans la connaissance de Dieu et des choses de Dieu. Le livre de Ruth est une expression ou encore plus, une typologie relative à l’union d’Israël et du peuple des gentils pour être bénis. Il convient de noter ici que le mariage de Ruth avec Boaz ne l’a été que par les sages conseils de Naomi, symbolisant Israël. Après le mariage, Ruth conçue et enfanta un fils qui fait partie de la généalogie de Christ. Toutefois, après l’accouchement de l’enfant, ce ne fut pas Ruth qui fut félicité, mais bien Naomi. Les gentils qui se seront rattachés à Israël, connaîtront le vrai Dieu, le serviront non selon les principes des païens, mais du Dieu d’Israël dont seuls, les Israélites ont les principes.

6) La parabole de la perle (Mt.13.45-46).

Celle-ci a un rapport avec les Gentils sauvés (Actes 15.14) qui ont été rachetés aussi à la Croix. En ce qui concerne le trésor et la perle, ils forment actuellement un seul « butin », le Corps de Christ (Eph. 2.11-18,19-22). Parce que les gentils ont trouvé Israël, le trésor de Dieu, ils deviennent une perle dans le trésor de Dieu qui est Israël. Dès, lors, ils sont eux aussi précieux aux yeux de Dieu comme son trésor. N’est-il pas écrit à juste titre : « là où est ton trésor, là est ton cœur » ? Alors, parce que le cœur de Dieu est là où est son trésor, le gentil qui est devenu le trésor de Dieu en Israël, devient comme la prunelle de l’œil de Dieu. Ainsi, celui qui le touche ou les touche, a touché Dieu.

7) La parabole du filet (Mt. 13:47-50).

Cette parabole parle clairement du jugement à la fin du « siècle présent », lorsque Christ séparera les justes et les injustes (Mt. 24.36-44 ; 25.31-46). Rappelons-nous bien que la fin du « siècle présent » termine avec la fin de la Tribulation début du Millénium. Nous savons selon les Ecritures que les croyants de l’Eglise qui auront gardé leur robe pure seront enlevés avant que la tribulation s’abatte sur terre. La Parole de Dieu qui est comme un filet est jeté dans le monde que symbolise la mer. Jésus n’avait-il pas dit à Pierre « Je ferai de toi, pêcheur d’hommes ? ». L’effet de l’évangile amène des hommes dans l’église qui est certes la barque dans laquelle les poissons pêchés sont stockés. Les enseignements par les ministères dans l’église sélectionneront les justes qui s’y attacheront alors que les injustes s’en éloigneront spirituellement bien que se disant chrétiens.

b- Apocalypse 2 et 3

1) L’Église d’Éphèse (Apoc. 2.1-7).

Son nom signifie « relâchement, rétrograder » ; il décrit bien la fin de la période apostolique et post-apostolique (2ème siècle).

2) l’Église de Smyrne (Apoc. 2.8-11).

Son nom signifie « myrrhe » (produit amer associé à la mort). Il décrit la période de persécution de l’Église ; cette persécution se terminera en 310 après J.C. avec la mort de Dioclétien.

3) L’Eglise de Pergame (Apoc. 2.12-17)

Son nom signifie « marié complètement », ce qui s’accorde parfaitement avec le fait que le christianisme s’est complètement associé au monde. Le monde envahissait totalement l’Eglise. Cette période s’étend de 300 à 800 après Jésus-Christ.

4) L’Église de Thyatire (Apoc. 2.18-29).

Ce nom signifie « sacrifice perpétuel » qui exprime la domination des chrétiens par le pape avec la doctrine de la messe (Christ sacrifié continuellement). Cette période va, en gros de 800 à 1517 après JC.

5) L’Église de Sardes (Apoc. 3.1-6).

Ce nom signifie « ceux qui s’échappaient » ; il est une image excellente de la force de la Réforme dont l’influence continuera jusqu’à l’Enlèvement de l’Église (1517---).

6) L’Église de Philadelphie (Apoc. 3.14-22).

Ce nom signifie « amour fraternel » ; il décrit la période des grands réveils et des conquêtes missionnaires dans le monde, par le protestantisme à partir du 18è siècle.

7) L’Église de Laodicée (Apoc. 3.14-22).

Ce nom signifie « les peuples qui gouvernent » ; il correspond à ce qui se passe aujourd’hui dans l’Église : ce sont eux et non Jésus-Christ qui sont considérés comme les plus importants. C’est pour cette raison que l’Église, de nos jours, n’est ni bouillante, ni froide. Elle est tiède.

Nous assistons ici à l’instauration de la démocratie dans l’Eglise de Dieu au mépris des principes Théocratiques tels que voulu par Dieu, le fondateur de son Eglise. Ne vote-t-on pas des Pasteurs, Diacres ou Anciens dans les Eglises aujourd’hui ? Tient-on encore compte des critères de sélection d’Exode 18 ou de Actes 6 ?

2) Un rappel :

Il faut noter que le programme schématisé dans Mat 13 est celui du « siècle présent » en rapport avec le plan de Dieu vu dans le Royaume de Dieu. Par contre, Apocalypse 2-3 exprime les rapports entre le « siècle présent » et l’Église. Nous pouvons constater un parallélisme dans le développement du « siècle présent » révélé au travers de ces deux passages.

La fin du siècle présent (Mt.13.39, 49; 24.3 ; 28.20)

Pour rester dans la lumière, il faut rappeler qu’entre les deux événements de Christ, Dieu est en train d’accomplir deux programmes distincts

1) Celui de l’Église qui se terminer à l’Enlèvement des croyants avant la Tribulation (1 Thess 4.13-18 ; Apoc 3.10).

Avant que la véritable fin n’arrive, la Bible décrit les derniers jours de l’Église professante. Ces jours sont caractérisés par le reniement de Dieu (Luc 17.26 ; 2 Tim 3.4-5), de Christ (1 Jean 2.18 ; 4.3 ; 2Pierre 2.6), de Son Retour (2 Pierre 3.3-4), de la foi (1Tim 4.1-2 ; Jude 3), de la sainte doctrine (2 Tim 4.3-4), d’une vie sainte (2 Tim 3.1-7), de la liberté chrétienne (1Tim 4.3-4), d’une vie morale (2Tim 3.1-8,13 ; Jude 18) et de l’autorité (2Tim 3.4). Comme la vraie Église (personnes sauvées par Jésus-Christ) attend le retour imminent du Seigneur (l’Enlèvement du Corps avant la Tribulation) qui peut venir d’un moment à l’autre, il est impossible de composer une liste exacte de signes avant-coureurs du moment de Son retour pour Son Corps ; mais il existe certaines indications qui nous font penser que nous ne pouvons pas être très loin de l’Enlèvement de l’ÉGLISE.

2) Celui de la nation d’Israël qui sera accompli à la fin de la Tribulation et à l’Avènement de Jésus-Christ (Sa Venue pour instaurer le Millénium), lors de sa descente sur la Montagne des Oliviers (Mt 24-25). Voici quelques références qui décrivent les derniers jours d’Israël (Daniel 10.14 ; Deut 4.30 ; Esaïe 2.2 ; Michée 4.1 ; Actes 2.17 ; Jean 6.39,40,44,54).

Dr André CHOUBEU

Partager cet article

Commenter cet article