LE MYSTÈRE DE LA CROIX - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

LE MYSTÈRE DE LA CROIX

7 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE MYSTÈRE DE LA CROIX

LE MYSTÈRE DE LA CROIX

Introduction :

Bien que la Bible l’explique, plusieurs ne comprennent pas vraiment l’importance de la croix et le mystère de Dieu qui y est caché. La croix est le lieu du décès de l’Ancienne Alliance et de la vie de la Nouvelle Alliance. La croix est le lieu de la mort de la mort et du passage de la mort à la vie. Oui, c’est aussi le lieu d’une mort controversée dans sa compréhension et sa composition. Celui qui croit en Christ passe de la mort à la vie et celui qui refuse Christ ou pèche contre Christ demeure dans la mort spirituelle. Par contre, celui qui quitte la mort spirituelle (cadavre ambulant qu’il était à cause de son péché) pour se rattacher à Christ est considéré par ses compagnons de la mauvaise vie d’hier comme étant mort. La croix peut donc être un lieu de bénédiction et de malédiction. Bénédiction lorsqu’y étant, on s’est librement livré à la crucifixion pour que la chair périsse, alors on passe de la mort à la vie. Malédiction lorsqu’on refuse le passage obligé de la croix pour la vie. La croix est l’ultime lieu de transition pour une éternité heureuse ou malheureuse. C’est aussi le lieu du changement de l’histoire de l’humanité. La croix est encore ce lieu du jugement éternel de Dieu sur le diable et son système. C’est en effet là, à la croix que Christ prit définitivement les commandes du monde jusqu’à ce que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort. Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous’’ (1 Cor 15.25-28).

Oui, le mystère de la croix est révélé, mais l’avons-nous compris ?

LE CHEMINEMENT DU PROCESSUS DIVIN

Dieu dans la réalité de ses manifestations nous amène à entrer comme acteurs dans les principes de son royaume et pour y parvenir, il nous conduit de manière progressive dans la pleine révélation de ses plans rédempteurs.

Après l’échec cuisant de l’homme au Jardin d’Eden, loin de perdre la face, Dieu voit les choses aller dans le sens de la perfection de ses projets. L’homme ne sera pas seulement l’image de Dieu (Genèse 1.27), mais en Christ, il sera l’image et la ressemblance de Dieu (Genèse 1.26). C’est là, après la chute que Dieu révèle de manière voilée, son mystère pour l’homme qu’il a créé. Le péché doit conduire l’homme à la mort physique, mais par sa foi au fils de la promesse (Genèse 3.15), son statut changera par son appropriation par la foi de la promesse divine faite à Adam au Jardin d’Eden et exprimée en Genèse 3.15. D’habitant terrestre, il deviendra après sa résurrection, habitant éternel dans le royaume céleste de Dieu :

‘‘Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses’’ (Phil 3.20).

De la sentence gracieuse du jardin d’Eden à la suite de la chute, il ressort les aspects de la souffrance temporaire suivante :

La Femme :

  • augmentation de la souffrance des grossesses
  • enfantement avec douleur,
  • ses désirs se porteront vers son mari,
  • mais le mari dominera sur elle (Genèse 3.16)

L’homme :

  • malédiction du sol à cause de l’homme.
  • trop de peine pour tirer de la nourriture du sol tous les jours de sa vie,
  • le sol produira des épines et des ronces
  • il mangera de l'herbe des champs
  • il retournera dans la poussière d'où il a été pris (Genèse 3.17-19)

Tout le processus de la marche commence donc là, à travers un chemin très sinueux et parfois incompréhensible, mais bien certain. Ne l’oublions jamais, toutes les promesses et prophéties divines devient manifestation en nous par notre unique adhésion au projet de Dieu au moyen de notre foi. Pour donc atteindre le but du royaume des cieux (ou de Dieu) dans notre vie, le chemin pour y parvenir commencera du stade d’innocence non éprouvée et de sainteté non justifiée du Jardin d’Eden à la chute où l’homme, dans sa première initiative de prise de décision face à un avis contraire, a montré son incapacité. L’homme étant tombé sans espérance, le diable croyait à l’instauration de son règne absolu sur la terre, prétendant y devenir à jamais dieu. Viendra alors un parcours sous la vigilance de la conscience après la chute pour que l’homme une fois séparé de Dieu expérimente le danger de la rupture de la communion avec le Créateur, sa source de vie. Au contraire, l’endurcissement, l’incrédulité, le refus de repentance produisent leur effet dévastateur, éloignant de plus en plus ce dernier de son Créateur. Dieu conduira après le déluge l’homme à veiller sur son prochain, devant rendre compte de celui-ci à Dieu. Le spectre malheureux et humiliant de la tour de Babel viendra montrer que l’homme, loin de chercher à s’abaisser pour reconnaître les voies de Dieu qui le conduiront au but de son existence, créera ses propres méthodes d’adoration et d’élévation pour se proclamer dieu. L’ambition de l’homme telle que détectée à la Tour de Babel n’est rien d’autre que la copie de la révolte de Lucifer contre Dieu telle qu’exprimée dans les Ecritures Saintes : ‘‘Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut’’ (Esaïe 14.13-14). Mais la réaction de Dieu a valu l’accomplissement du verset 15 du même texte d’Esaïe 14. Alors, Dieu décide de se choisir un homme, Abraham en qui il mettra en exécution son plan pour un gouvernement sans partage de son régime théocratique. Les choses rencontreront des obstacles de la part de l’homme et Dieu soumettra la postérité de Jacob à 400 années d’esclavagisme afin que par la souffrance, elle apprenne qu’elle doit solliciter le secours d’en haut et se soumettre à ses principes et méthodes en vue de la transformation de son intelligence pour un vécu dans une pureté de cœur et d’esprit. Mais encore, la délivrance miraculeuse d’Israël ne l’empêcha pas de murmurer, de se plaindre à chaque étape du voyage vers la terre promise. Dieu décide enfin de faire alliance avec son peuple par la loi qui le dirigerait facilement pour une vie soumise à un régime gouvernemental théocratique.

Pendant que Moïse sur le montage est en train de recevoir les dix commandements, le peuple de Dieu se livre à la prostitution spirituelle par la fabrication d’un veau d’or qu’il adore comme leur dieu qui l’a délivré d’Egypte. Fortement inspiré, Moïse en sa qualité de leader chevronné, portera sur lui la responsabilité de ces actes ignobles en brisant les tablettes des dix commandements qu’il ramenait de la présence de Dieu. Il savait pertinemment que sa promulgation provoquerait à l’instant même la mort de tous, car dès la première loi, le peuple avait offensé Dieu. C’est ainsi qu’après une forte intercession, Moïse verra Dieu faire à nouveau grâce. Il aura fallu qu’il paie un prix bien fort en prolongeant son jeûne de quarante autres jours, marchant dans cet état de fatigue pour retourner sur la montagne, retailler lui-même deux autres tablettes sur lesquelles Dieu réécrira la loi qui sera par la suite instaurée. Les Sacrificateurs établis pour le rapprochement du peuple à Dieu bien qu’appelés à être modèles, deviendront eux-mêmes de véritables pierres d’achoppement pour le peuple qui, à son tour continuera à se révolter contre les principes de Dieu, tendant malheureusement à imiter et à vivre comme les autres nations. Cette attitude continuera jusqu’au jour où, sous le juge Samuel, Israël demandera un roi à Dieu comme celui des nations, rejetant à jamais le régime théocratique de Dieu établi sur eux.

Toujours sous la loi, le règne de la royauté montrera son inefficacité. Alors, Dieu par les Prophètes, annonce qu’un vrai Roi viendra et gouvernera comme Dieu le veut, instaurant le royaume des cieux dans les cœurs, la vie des hommes et parmi les hommes. Cette personne, Jésus Christ, venu du ciel, connaissant la vie du ciel et le gouvernement de Dieu dans son royaume est Celui qui est choisi par le ciel. Ses deux natures bien à dessein expriment une vérité fondamentale :

  • Comme tout être humain, l’homme Jésus expérimentera les souffrances incontournables dans la vie sur terre (fatigue, soif, souffrance du climat hostile, tentation, style de vie du monde contraire à celui de Dieu et de son royaume, etc.).
  • Comme Dieu, il devra haïr le péché, aimer le pécheur bien que détestant son péché. Il devra aussi aimer la justice, l’intégrité, ayant soif de voir la volonté de Dieu faite sur terre comme au ciel.

Ces deux natures de Christ jouent un rôle déterminant dans l’œuvre du salut. Pour intercéder notre cause auprès de Dieu, il saura justifier sa prière pour les choses qu’il a souffertes : ‘‘lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même’’ (Hébreux 2.12-3.3)

Autrement dit, Dieu le Père ne connait pas de manière expérimentale les effets de la tentation, de la famine, de la peur, de la honte, de la fatigue et autres fait et effets qui peuvent facilement influencer négativement le cours de nos décisions. Ainsi, Jésus dans sa plaidoirie pour nous dira : ‘‘Père, il a succombé à telle faute, c’est vrai, maintenant il a reconnu ; pardonne-le car la pression des parents, amis, circonstances étaient telle qu’il a craqué. Père, toi, tu ne sais pas ces choses, mais moi, je les ai vécues personnellement et connais ce que cela fait en et dans l’homme. Père pardonne’’.

Il est l’accomplissement de la loi (à la Montagne de Transfiguration, Moïse représentant la Loi disparaît et laisse sa place à Jésus car jusque là, la Loi n’avait apporté aucune perfection selon les attentes divines) et des Prophètes (à la Montagne de Transfiguration Elie représentant les Prophètes cède sa place à Jésus qui est l’accomplissement de l’annonce de tous les Prophètes qui prédisaient que le Messie viendra). Rejeté selon les desseins de Dieu, il est mort afin que la loi supposé apporter la justice et la vérité montre ses limites et ne constitue selon le plan divin qu’une méthode pour montrer à l’homme que sans Dieu, il ne peut rien (Jean 15.5). La loi ayant condamné Christ injustement, n’avait pas ainsi accompli la justice de Dieu. Aussi, Christ, le crucifié devient JUSTICE DE DIEU.

Crucifié sans péché personnellement, le Christ a triomphé sur plusieurs aspects :

  1. Sur le péché qui depuis le jardin d’Eden a dominé et jusque-là sur Adam et sur sa progéniture.
  2. Etant l’incarnation de Dieu parce que sa naissance n’obéit pas à la loi biologique, Christ devient le fils de la promesse par qui la victoire sur le bourreau Satan viendra : ‘‘Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon’’ (Genèse 3.15).
  3. La loi qui jusque-là avait été parfaite se heurtera sur lui en le condamnant injustement. De fait, il devient la justice de Dieu pour l’accomplissement de toute bonne œuvre. Ainsi, il satisfait les exigences de Dieu dans le domaine de la justice.
  4. Satan qui s’était depuis lors montré comme le terrible adversaire de l’homme et du plan de Dieu dans la vie de l’homme, se trouva affaibli parce que Jésus, le plus fort que lui depuis les 4000 ans de règne sans partage se manifesta. Dès lors, Satan ainsi que son royaume des ténèbres devinrent minoritaires puis complètement et à jamais mis hors d’état de nuire.
  5. La mort qui depuis Abel avait régné sans partage à cause du péché trouva aussi la mort de son règne terrifiant par la résurrection de Jésus Christ.
  6. Le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme parce que personne n’y est entré et revenu, fut vaincu par la résurrection de Jésus. Alors s’accomplit cette parole « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est–elle, ô mort, ta victoire ? Où est–il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56). Pendant que le Christ Jésus mourrait sur la croix selon les desseins de Dieu, les tombes perdirent leur puissance de rétention des saints qui étaient morts avant l’évènement de la crucifixion. Les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps de saints ressuscitèrent : ‘‘les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent’’ (Mt 27.52), les morts d’autrefois entrèrent dans la Ville : ‘‘Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu’’ (Mt 27.53-54)
  7. Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumises Jésus, et aussi dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 09h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h : ‘‘Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre’’ (Mt 27.45).
  8. Jésus, s’identifiant à l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut, s’écria vers Dieu ‘‘Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Il appelle Elie’’ (Mt 27.46-47). Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ : ‘‘Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas’’ (Mt 27.51).
  9. Le témoignage de la terre : Ce spectacle fut si terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y a eut des tremblements de terre, les rochers se sont fendus, le soleil et la lune ont perdu leur éclat : ‘‘Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent’’ (Mt 27.50-51). Par là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut, ensemble avec l’homme son chef, vendue par le péché à Lucifer, revoit la défaite publique de leur bourreau.
  10. La victoire de Jésus sur le séjour des morts : Les morts qui sortent du tombeau symbolisent le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité, ne pouvant jamais expérimenter les merveilles du royaume de Dieu : ‘‘les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent’’ (Mt 27.52).
  11. Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes humaines : ‘‘Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes’’ (Mt 27.53).
  12. Notre nouvelle vie en Christ, démontrera aux yeux de tous, les effets du royaume de Dieu parmi les hommes par ceux qui ont cru, et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout - Puissant. Les leçons suivantes peuvent être tirées :
  13. Dieu : L’homme a péché contre Dieu et entre par sa chute dans un état de mort spirituelle par son inimitié contre Dieu et sa séparation de l’essence de la vie qui est Dieu. Par la croix, il réconcilie l’homme à Lui, et rétablira la communion d’une intimité et communication permanente comme autrefois au jardin d’Eden :
  • ‘‘…la voix de l’Eternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir…’’ (Gen. 3.8)
  • ‘‘Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu’’ (Apoc. 21.3-4).
  1. Satan, qui avait tenu tête à Dieu depuis sa révolte au ciel et avait fait de grands ravages contre la créature et la création de Dieu, fut de façon humiliante battu à Golgotha. Dès lors, il reconnaît que ses jours sont désormais comptés. Il sait que sa demeure éternelle est désormais l’enfer : ‘‘Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles’’ (Apoc. 20.10).
  2. Homme qui à cause de son malheureux choix du jardin d’Eden était à jamais perdant trouve grâce aux yeux de Dieu et entre dans le processus de la restauration totale. Il ne sera plus, grâce à sa réconciliation avec Dieu destiné à la mort ni à la vie sur terre, mais désormais, il est habitant éternel du ciel où il ira après le dernier jugement qui enverra Lucifer et ses anges en enfer : ‘‘Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent. Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations. Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau. Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit ; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles’’ Apoc. 21.19-22.5).
  3. La loi, qui servait de guide, de garde-fou est désormais, à cause de son inefficacité, remplacée par Christ, Justice de Dieu, Chemin pour conduire toute chose selon le principe de Dieu, Vérité pour conduire toute chose dans la vérité divine, Vie pour communiquer la vie de Dieu à quiconque croit en Lui : ‘‘Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi’’ (Jean 14.6). Pour mieux saisir le sens de ce verset, entendons : ‘‘Je suis le Chemin de la Vérité qui mène à la Vie’’.
  4. Le péché, du fait de l’inculpation injuste de Jésus, a accompli son œuvre de la colère divine sur Jésus, le juste. Parce que le Christ porte sur lui les péchés et leurs conséquences sur la croix, le péché dans son pouvoir meurt avec Lui : ‘‘Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris’’ (Esaïe 53.4-5).
  5. Le sacrifice pour le péché devait avoir lieu à chaque péché commis (Lév. 5.5) ; mais le Christ étant devenu selon la prescience divine le sacrifice pour le péché de l’humanité, les animaux et les autres choses qu’on offrait pour l’expiation sont aboli, le Christ ayant été le sacrifice parfait une fois pour toute : ‘‘Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit. Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée. Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope ; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant : Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous. Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte. Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon’’ (Hébreux 9.11-23).
  6. Grâce, qui était impossible car quiconque péchait devait mourir, a vu sa manifestation à cause de la miséricorde de Dieu.

‘‘Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent! C'est ainsi qu'il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.71-75).

  1. Rédemption, substitution, justification sont devenues effectives car en Christ nous les avons totalement l’une comme l’autre :
  • De perdus que nous étions, nous sommes rachetés et sauvés
  • Christ ayant pris notre place, nous n’avons plus à souffrir pour nos péchés
  • D’injustes chroniques, nous avons hérité la justice de Christ

‘‘Mais maintenant, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui appartiennent à Jésus-Christ. Si nous sommes unis à lui, nous n’avons donc à redouter aucune sentence contraire, car nous vivons à présent sous un nouveau régime, celui du Saint-Esprit. Cet Esprit nous donne la vie qui était dans le Christ Jésus et nous introduit dans la communion avec lui. Cette puissance vivifiante de l’Esprit me soulève hors du cercle vicieux du péché et de la mort ; cet ordre nouveau me permet d’échapper au régime du mal qui me menait à la ruine’’ (Romains 8.1-8).

  1. Mort de la mort est devenue une réalité car nous sommes passés de la mort à la vie : ‘‘J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi’’ (Galates 2.20).

‘‘Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! (1-18) Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts’’ (Apoc. 1.17)

  1. Jésus est notre Sauveur et Seigneur, désormais notre nouveau Maître et ceci pour toujours car Satan, le péché, la mort et la puissance du mal sont à jamais détrônés : ‘‘Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés’’ (Actes 4.12).

‘‘afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père’’ (Phil 2.10-11).

Conséquence : Nous vivons désormais pour aimer Jésus, en raison de tout ce qu’il a fait pour nous et qu’il nous est impossible de rembourser. Nous sommes donc, esclaves de Jésus, non par contrainte, mais par amour à cause de tout ce qu’il a fait et est pour nous.

La justification biblique du contexte :

Pour attirer l’attention sur la transformation que produit le Seigneur en nous par le Saint-Esprit, les Écritures Saintes utilisent ici une forme d’expression qui établit un contraste entre le passé et le présent : « Morts par vos offenses ». En effet, dans la mort spirituelle où le pécheur était avant sa conversion, une séparation entre Dieu et lui était effective parce que le péché consommé avait produit la rupture de communion avec la source de vie qui est Dieu. Par ce fait, un état de mort spirituel était installé, l’homme n’étant plus qu’en cadavre ambulant. Le Saint-Esprit, par l’Apôtre Paul, utilise l’expression « l’incirconcision de votre chair ». La vie véritable est inséparable d’une juste relation avec Dieu ; l’explication de la méthode du pardon de Dieu s’avère indispensable. L’usage de la métaphore d’un acte officiel (cheirographon) décrit « une reconnaissance de dette », qui devait être signée par le débiteur comme une reconnaissance de ce qu’il devait parce qu’il lui était impossible de s’acquitter de sa dette. Les dettes, en effet, sont toujours aggravées par des dispositions légales, parce que toute faute est une violation de la loi de Dieu. Le seul espoir face à cette dette que l’on ne peut payer était de trouver quelqu’un qui pourrait l’annuler la dette. Paul se représente Dieu prenant l’acte rédigé contre nous et le clouant à la croix du Christ, ce qui est une manière vivante de dire que la mort du Seigneur est la base du pardon de Dieu accordé pour le péché de l’homme.

Un fait très important dans l’annulation de dette est que le relevé des créances doit porter le détail exclusif et inclusif de la dette. Une dette oubliée et non portée sur le relevé devra absolument être payé un jour sinon, la loi serait à nos trousses. Cet aspect montre l’importance de la confession de tous nos péchés de manière bien détaillés, et ce, un à un.

Il peut aussi être fait allusion de la grâce présidentielle qui annule les peines des prisonniers. Une fois que le décret présidentiel annulant les peines carcérales est promulgué, les Régisseurs de prisons seront notifiés. Le Régisseur dès qu’il entre en possession du décret présidentiel, le donnera au Greffier de la Prison qui fouillera chaque dossier pénal, y portera la mention « peine remise par décret présidentiel avec les références et date de signature ». C’est alors, que le lever d’écrou est signé et le prisonnier devient publiquement libre au cours d’une cérémonie de libération collective des prisonniers ayant bénéficié de la dite grâce présidentielle. Aussi longtemps que le dossier d’un prisonnier n’est pas traité systématiquement, il attend en prison bien qu’il soit libre théoriquement. Comprenons ici que la confession des péchés, signe de la repentance est indispensable et incontournable pour bénéficier du salut. Eventuellement, la confession de sa foi au Ressuscité et la conversion sont des facteurs à ne pas dissocier du processus.

Les effets spirituels de la victoire de l’annulation des créances ne se comprennent très bien que par l’emploi de métaphore qui explique le coup de maître réalisé que par Dieu en Christ. Dans la métaphore utilisée, on fait allusion au cortège triomphal du général vainqueur dans lequel les prisonniers de guerre étaient exhibés pour rehausser la gloire personnelle du vainqueur. En fait, qu’est-ce qui se passait, lorsqu’un général dissident réussissait à renverser l’Empereur ? Le général vainqueur devait lier les mains de l’Empereur vaincu ainsi que celui des soldats qui lui étaient restés fidèles. Les mains liées de l’Empereur vaincu étaient attachées derrière le char du général vainqueur par une longue corde. Pendant que la population de deux côtés de la route acclame le cortège du vainqueur, les vaincus liés sont tirés honteusement avec toute l’humiliation que cela comporte dans tous les artères de la ville (Colossiens 2.13-15).

Conclusion :

Les ennemis, ici, sont spirituels -les principautés et les pouvoirs- mais ils n’en ont pas moins été dépouillés, c’est-à-dire privés de toute possibilité ultérieure de nuire. Dieu les a publiquement livrés en spectacle, non seulement dans le sens que tout le monde peut voir, mais aussi comme un acte de défi contre les pouvoirs qui contestaient son autorité. Ces ennemis offrent maintenant un triste spectacle, totalement vaincus par la croix. La version anglaise traduit « en lui » (ou « par lui, Christ »), ce qui paraît préférable, puisque Dieu est le sujet de toute la phrase. Le texte d’Esaïe 14.15-17, retrace exactement ce spectacle : « Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, au plus profond d’une fosse. Ceux qui te voient fixent sur toi (leurs regards), Ils te considèrent attentivement : est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes, qui réduisait le monde en désert, qui ravageait ses villes, et ne relâchait pas ses prisonniers ? ».

Ne craignons plus le diable et ne lui donnons plus la considération actuelle, car il a été et restera vaincu. Nous parlerons un jour des sept étapes de la défaite de Satan. Dr. André CHOUBEU

Partager cet article

Commenter cet article