L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS

10 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS

L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS

Introduction :

Le sang de Jésus, cette expression que nous prononçons tous les jours, en avons-nous compris la signification, son impact tant dans l’œuvre du salut que dans nos vies et son importance pour l’expiation ?

C’est en fait le sang de Jésus qui rend célèbre sa personne et même il est la raison fondamentale de la venue de Christ sur terre. En hébreu et en grec, les lettres de l’alphabet comportent une valeur numérique : par exemple, aleph et alpha correspondent à 1, béth et béta à 2, etc. Ainsi on peut calculer le nombre de chaque nom. Fait intéressant, en grec le nom de Jésus (Ièsous) correspond à 888 (le chiffre 8 signifie un nouveau commencement ou une résurrection). C’est donc une contrefaçon pour l’antéchrist d’avoir aussi un nom à trois chiffres. Les lettres du nom de la Bête donnent un total de 666. Il y a plusieurs noms et circonstances dont la somme des lettres du nom donnerait le même résultat. Aussi devons-nous éviter toute spéculation incontrôlée.

Il est écrit : « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.22b). Christ est venu sur terre pour résoudre le problème du péché et c’est son sang qui en est l’unique solution. Déjà dans le jardin d’Eden, l’animal sacrifié dont la peau a servi à couvrir la nudité d’Adam et d’Eve ne préfigure-t-il pas Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché ?

Le dilemme :

Tout commence au jardin d’Eden lorsque par ruse, le pouvoir sur l’homme et toute l’humanité bascula dramatiquement au tyran. Par un aveu si simple que nous faisons parfois, nous oublions l’impact sur notre présent, sur notre futur et même sur le futur de nos descendances. Je m’imagine l’obscurité qui s’effondra subitement sur l’humanité à cause de la consommation du fruit défendu. La tyrannie entra immédiatement en vigueur et Caïn brilla tristement par son ingéniosité très négative à s’illustrer comme le premier meurtrier de l’histoire.

Par la désobéissance d’Adam, le péché engendra la séparation entre Dieu et l’homme. Dieu ne pouvait plus entretenir de communion avec l’homme, parce que quelque chose était venu s’interposer entre Lui et Sa créature. Cette rupture de communion fit naître en l’homme un sentiment de culpabilité qui alla se cacher, couvrant sa nudité avec les feuilles d’arbre qui pourtant flétrira avec le temps. Il était dans une condition désastreuse, situation totalement désespérée. Accusé de toutes parts, il ne put résister et pour faire taire la voix de sa conscience, il croit fuir loin de Dieu et se cacher. Rempli de crainte, il ne peut trouver de repos. Dès lors, le péché posa un quadruple problème à l’homme :

1. Dieu accuse l’homme et lui dit: "tu as péché" (Rom. 3.9).

A la création, bien que l’homme soit sans péché, il n’avait jamais été confronté à une tentation qui attesterait son obéissance inconditionnelle à Dieu. Mais par son péché, la couverture spirituelle de Dieu lui fut ôtée et il se sentit nu. Il n’y a point de paix pour le méchant nous dira clairement Esaïe 48.22. Deutéronome donne plus de clarté sur la déstabilisation de la citadelle intérieure du pécheur : ‘‘Parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille, et tu n’auras pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds. L’Eternel rendra ton cœur agité, tes yeux languissants, ton âme souffrante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, tu douteras de ton existence. Dans l’effroi qui remplira ton cœur et en présence de ce que tes yeux verront, tu diras le matin : Puisse le soir être là ! et tu diras le soir : Puisse le matin être là !’’ (Deutéronome 28.65-67). De tout temps donc, l’homme a essayé, à cause de son péché, de se libérer lui-même de ce sentiment de culpabilité qui le tourmentait, le paralysait et le détruisait. Mais ce fut en vain. Seule la paix avec Dieu pouvait régler cet aspect délicat de la vie de l’homme. De nombreuses tentations humaines n’ont pu résoudre le problème car il est écrit : ‘‘Avec quoi me présenterai-je devant l’Eternel, Pour m’humilier devant le Dieu Très-Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ? L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Eternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu’’ (Michée 6.6-8). Toutefois, cette justice que Dieu attends de l’homme, a-t-il jamais pu l’accomplir ? Jamais car l’observation de la loi ne pouvais jamais conduire à la justification parce que la loi dans son but ultime était un tuteur qui conduirait l’homme à reconnaître sa limitation et son incapacité afin que vienne le Libérateur.

2. L’homme dit à Dieu : "la femme que tu m’as donnée" (Genèse 3.12)

La prise de conscience du mal a de manière innée créé en l’homme un vide du bien qu’il cherche à tout prix à combler quelque soient les voies emprunter pour y parvenir. L’homme vole parce qu’il veut être bien ; il met sa vie au risque sans y prendre vraiment garde, pourtant il souffre pour atteindre l’objectif du mal qu’il croit bien. Pour couvrir son forfait, il trouve des raisons qui ne conviennent pas du tout. Dans nos églises, nombreux sont ceux-là qui, au lieu d’avouer leurs fautes, trouvent toujours des raisons pour se justifier leurs forfaits, faisant de Dieu menteur. Nous constatons par-là que la notion de la vraie repentance est devenue un réel problème à tout niveau. Même celui qui prétend se repentir le fait avec un langage inadéquat, souvent à demi-mot ou avec des tournures qui cachent la réalité. Pourtant, une conscience ne peut être apaisée que ce qui est vrai.

3. L’homme s’accuse lui-même et dit: "j’ai péché" (Luc 15.18).

Le complexe de culpabilité est un fait courant dans la société. Il arrive que celui qui a confessé son péché normalement se voit souvent négativement inspiré par l’ennemi qui lui dit comme au jardin d’Eden : ‘‘crois-tu vraiment que Dieu t’a pardonné ? Ne vois-tu pas que la faute est très grave ?’’. Plusieurs croupissent ainsi dans un désespoir inutile. Ceci arrive juste parce que l’importance et la puissance du sang de Jésus est soit ignoré ou connu partiellement. Pourtant il est écrit :

‘‘Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier’’ (1Jean 2.1-2).

‘‘Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous’’ (1 Jean 1.7-10).

4. Satan accuse l’homme et lui dit: "tu as péché" (Apoc. 12.10).

Les textes suivants retracent des exemples d’accusation de Satan contre les saints :

‘‘Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Eternel dit à Satan : Que l’Eternel te réprime, Satan ! que l’Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange’’ (Zacharie 3.1-3).

‘‘Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment’’ (Luc 22.31).

‘‘Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !’’ (Romains 8.34)

‘‘C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur’’ (Hébreux 7.25).

‘‘Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu’’ (Hébreux 9.24).

‘‘Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort’’ (Apoc. 12.10-11)

‘‘Et Satan répondit à l’Eternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face’’ (Job 1.9-11).

‘‘Et Satan répondit à l’Eternel: Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face’’ (Job 2.4-5).

Ces divers textes montrent combien tous les élus sont criblés au jour le jour par le malin. Il n’y a que le sang de jésus qui puisse nous donner la victoire à tout moment. Pour ce faire, il est important que notre robe soi à tout moment lavé dans le sang de Jésus.

La nécessité de notre revêtement de la robe de justice

Depuis l’Ancien Testament, Dieu montrait l’importance non de faire des sacrifices constants, mais de se revêtir de la robe de justice. Plusieurs passages attestent chez choses pour exprimer que le sacrifice est extérieur et ne peut purifier l’intérieur car dit Jésus : ‘‘C’est du dedans, c’est du cœur que sortent les mauvaises choses’’.

‘‘Il est une race qui se croit pure, Et qui n’est pas lavée de sa souillure’’ (Proverbes 30.12).

‘‘Il n’y a personne qui invoque ton nom, Qui se réveille pour s’attacher à toi: Aussi nous as-tu caché ta face, Et nous laisses-tu périr par l’effet de nos crimes’’ (Esaïe 64.7).

‘‘Et les restes de Sion, les restes de Jérusalem, seront appelés saints, quiconque à Jérusalem sera inscrit parmi les vivants’’ (Esaïe 4.3)

‘‘Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?’’ (Romains 10.14)

‘‘et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi’’ (Philippiens 3.9).

Les principes de Dieu sont de plus en plus mis de côté au profit de la superficialité. La religiosité prend la primauté sur la consécration. La qualité est rejeté au profit de la course pour la quantité, ce même au mépris des principes de Dieu.

Le combat de l’adversaire contre le projet du sang de Jésus

Tout au long de l’histoire, Satan s’est efforcé d’exterminer Israël parce qu’il savait bien que c’est de là que viendra le Messie. N’est-il pas écrit : ‘‘le salut vient des juifs’’ ? Voici quelques-unes des tentatives du diable, visant à anéantir la race du peuple élu :

(1) l’esclavage (Exode 2)

(2) la noyade (Exode 14)

(3) la famine (Exode 16)

(4) la tentation (Exode 32 ; Nombres 14)

(5) la malédiction (Nombres 23)

(6) la capture (2Rois 17 ; 2Rois 24)

(7) l’engloutissement (Jonas 2)

(8) le feu (Daniel 3)

(9) les bêtes féroces (Daniel 6)

(10) la pendaison (Esther 3).

La libération dans tous ses aspects s’imposait pour afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le pardon de ses péchés, grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. (Luc 1.76-79).

Le sacrifice de la croix à travers le sang de Jésus procède à notre triple libération.

La quadruple libération par le sang de Jésus

Nous venons de voir les quatre aspects où l’homme est au centre des accusations. Pour nous racheter de cette quadruple accusation qui écrase l’homme, Jésus a dû subir ces quatre condamnations lui-même. Seul son sang répandu pour tous les hommes a la puissance de résoudre ce problème humainement insoluble. Ainsi, le sang de Jésus nous procure les quatre libérations suivantes:

  1. Le sang de Jésus nous réconcilie avec Dieu

Libération par rapport à Dieu : ‘‘Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix’’ (Col. 1.19-20)

L’œuvre de la croix ayant satisfait les exigences de la loi, Dieu reconnaît et accepte la valeur suffisante et absolue du sang de Jésus pour nous réconcilier avec Lui. Pour mieux saisir la valeur du sang de Jésus, nous devons considérer le prix qu’il représente pour Dieu, car le sang de Jésus n’a pas été versé pour nous en premier lieu. Tout pécheur doit de sa vie payer la violation ou transgression de la loi. Il est écrit que celui qui pèche mourra. Par nos péchés, nous étions morts comme le dit Ephésiens et par conséquent étrangers aux choses de Dieu. Le sang de Jésus se versant comme celui de l’Agneau pascale, il l’est versé pour satisfaire les exigences divines et par conséquent pour Dieu qui est seul à même de juger et d’apprécier sa valeur et sa puissance.

Dans le sens du sacrifice de Jésus le mot Expiation, qui veut dire Couvrir permet de comprendre l’implication et l’efficacité. Ce mot est employé dans l’Ancien Testament lorsque le peuple d’Israël se présentait devant Dieu pour offrir un sacrifice d’expiation (Lév. 1.4 et 4.25). Avant que l’animal ne soit sacrifié et que son sang soit versé, le pécheur posait sa main sur la tête de l’animal en question ; question de transmettre ses péchés à l’animal dont le sang en coulant remplace celui de l’homme, ainsi, le péché était expié, c’est-à-dire couvert. L’animal servait donc de substitut. Ainsi, Dieu pardonnait, ne voyant plus le péché qui était couvert, mais seul le sang qui l’avait expié. Tout au long de l’histoire d’Israël, nous retrouvons le même principe, la même loi immuable. Une vie devait être livrée pour une autre vie. Aucun homme ne pouvait s’approcher de Dieu sans un sacrifice sanglant qui couvrait son péché. Tous les types d’expiation dans l’Ancien Testament furent accomplis à la crucifixion de Jésus.

Dans le Nouveau Testament, nous retrouvons ce même mot expiation avec le même sens, directement en relation avec le sacrifice de Jésus (entre autres dans 1 Jean 2.2 et 1 Jean 4.10). À la croix, Jésus devint Lui-même notre Pâque, notre substitut, notre sacrifice, notre Sauveur. Son sang seul a expié, couvert notre péché.

Nous devons nous approcher avec respect et humilité de la croix, pour essayer de comprendre pourquoi le sang de Jésus avait une telle valeur aux yeux de Dieu : "Car sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon." (Hébreux 9.22).

Lorsque nous laissons libre cours à nos sentiments, la pure expression de faits réels et scripturaires semblent ne rien signifier pourtant les évènements du calvaire furent vraies. Quand nous imaginons la scène du Calvaire, comme elle s’est déroulée en réalité, elle semble trop répulsive à notre nature sensible. Dieu donna ce qu’il avait de meilleur, Son fils, Son parfait sacrifice. Tous ceux qui le regardaient ne voyaient que du sang. Ses cheveux et sa barbe étaient imprégnés de son propre sang. Son dos lacéré par trente-neuf coups de fouet était couvert de sang. La croix était couverte de sang. Au pied de la croix il n’y avait que du sang!

N’est-il pas étonnant qu’Il cria dans l’agonie de son âme: "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" Mat. 27.46. Pourquoi le Père a-t-il abandonné le Fils ? Il est écrit que Dieu ne peut regarder le péché (Habacuc 1.13). Ainsi, quand Jésus portait les péchés du monde sur son corps à la croix, le Père ne pouvait regarder son fils qui devint péché pour nous (2 Cor. 5.21). Mais lorsque son propre sang couvrit son corps sur lequel Il porta nos iniquités et péchés (Es. 53.6), alors, à nouveau, le Père pouvait tourner ses regards sur son Fils unique, car "Il a été obéissant jusqu’à la mort même de la croix" (Phil. 2.8). Le Père, alors, ne voyait plus nos péchés, mais le sang de Son Fils qui les couvrait. C’était suffisant. Son Fils avait offert sa vie par Son sang pour l’humanité entière. Le Père accepta cette offrande et notre rédemption fut complète, c’est pourquoi, Jésus en rendant l’âme avait crié : "Tout est accompli" (Jean 19.30), ou, plus littéralement, "Tout est parfaitement parfait", "le prix est payé".

Maintenant, nos péchés sont expiés, c’est-à-dire couverts par le sang précieux de son Fils. Sa vie a été livrée en rançon pour notre vie. Il a donné Sa vie pour sauver la nôtre! Sa mort nous donne la vie car désormais ‘‘Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions’’ (Psaumes 103.12). Si nous nous sommes sincèrement repentis de nos péchés et que nous avons mis notre confiance dans le sang de Jésus pour être purifiés, alors Dieu a fait la paix avec nous et vous sommes réconciliés avec Lui pour toujours. Nous devons alors nous réjouit et demeurer dans cette paix qui vient de Dieu et qui surpasse toute intelligence. A tout moment, nous dirons : À l’Agneau qui a été immolé soient Gloire et Honneur éternellement ! Amen !

2. Le sang de Jésus apaise notre conscience de la condamnation

L’homme moral propre juste sera confronté, comme le païen injuste, au double témoignage de la nature et de la conscience (Romains 1.19-20 ; 2.12-15). La Bible présente différents types de conscience :

(a) La bonne conscience (1Tim 1.5,19)

(b) La conscience faible (1Cor 8.12)

(c) La conscience accusatrice (Jean 8.9)

(d) La conscience souillée (Tite 1.15)

(e) La conscience marquée au fer (1Tim 4.2).

Pour mieux saisir l’impact de la conscience et son influence sur l’homme, nous retiendrons que la conscience n’a pas une fonction législative, mais judiciaire. Elle agit comme un arbitre qui siffle les fautes, mais n’a pas le pouvoir d’édicter les règles du jeu. Elle est donc un aiguillon et non un guide. Paul résume cette section en disant : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi seront jugés par la loi » (Rom 2.12 ; Luc 12.47-48). L’homme moral prend à la légère la main que Dieu lui tend, mais il continue de lui faire le poing. Il est sûr que sa moralité lui épargnera le jugement (Rom 2.3). Il existe pour l’homme quatre solutions pour échapper au jugement d’un tribunal humain :

(a) Il peut commettre un crime non découvert, être un criminel jamais accusé.

(b) Il peut fuir et vivre en dehors de la juridiction où s’applique la loi.

(c) Il peut soudoyer un juge.

(d) Il peut s’échapper de sa prison.

Mais avec Dieu, les choses sont différentes, car nul homme ne pourra échapper (Hébreux 2.3). Car, même loin de la possibilité de condamnation, il ne serait pas pourtant loin de sa conscience. La seule possibilité d’échapper au jugement constant de la conscience consiste à trouver un arrangement d’apaisement selon les principes divins. Sans cet arrangement, tous les hommes seront jugés selon leurs pensées (Rom 2.16), leurs paroles (Mt 12.36) et leurs actes (Apoc. 20.12). Ce principe est certain car « auprès de Dieu, il n’y a pas de considération de personnes » (Rom 2.11 ; Deut 6.17 ; Actes 10.34 ; Jacques 2.1,9 ; Eph 6.9 ; Col 3.25).

‘‘Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu’’ (Jean 8.9). ‘‘Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : hommes frères, que ferons-nous ?’’ (Actes 2.37).

Le sang de Jésus apaise la conscience accusatrice et produit la paix de l’âme, établissant la réconciliation entre le péché désormais pardonné et Dieu. Alors, il y a la paix avec Dieu.

3. Le sang de Jésus justifie l’homme

Libération par rapport à l’homme : ‘‘Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie’’ (Rom. 5.6-10). Dieu a accepté le sang de Jésus, seul moyen pour pardonner nos péchés. Nous sommes justifiés par ce sang, c’est-à-dire que Dieu nous considère comme si nous n’avions jamais péché ou comme si nous avions toujours satisfait les exigences de la justice divine. La rançon a été payée ! Le juge suprême de l’Univers nous a acquittés c’est pourquoi, il est écrit : "Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort, bien plus, Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu et Il intercède pour nous" (Rom. 8.33). Il a fait de nous des sacrificateurs, alors, approchons-nous donc avec assurance (c’est-à-dire : sans honte, avec la liberté de parler) du trône de la grâce (Hébreux 4.16 ; Romains 8.15-16), sans aucun sentiment de crainte ou de culpabilité. Gloire au Seigneur !

4. Le sang de Jésus a vaincu Satan

Libération par rapport à Satan : ‘‘Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort’’ (Apoc. 12.11).

Satan connaît trop bien la valeur et la puissance du sang de Jésus. Il déteste cela. Il tremble à la mention du sang de Jésus car c’est précisément cela qui l’a vaincu. Le plus grand accusateur de l’homme est vaincu. Il ne peut juridiquement nous accuser puisque notre péché a été couvert : ‘‘Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix’’ (Col. 2.13-15). La justice de Dieu est satisfaite ! La rançon a été payée pour notre libération ; Satan n’a plus aucun droit sur nous. Nous sommes rachetés par le sang de Jésus, ce qui veut dire que non seulement Satan ne peut nous accuser, mais nous ne lui appartenons plus et ne lui devons plus. Nous sommes désormais la propriété de Dieu ! Nous appartenons à Celui qui est mort et ressuscité pour nous. Jésus a dépouillé (désarmé) les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix (Col. 2.15).

Apocalypse 12.11 retrace de manière claire les armes spirituelles du chrétien pour vaincre Satan comme ci-mentionnées : "Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort". Le sang de l’Agneau et la Parole de leur témoignage ! Cette victoire est possible sur la base de trois éléments intimement liés entre eux. En d’autres termes, en tant qu’enfants de Dieu, nous avons vaincu Satan seulement lorsque nous témoignons personnellement de ce que le sang de Jésus a fait pour nous, selon la déclaration de la Parole de Dieu. En conséquence, pour que notre libération des accusations de Satan soit effective, nous devons dire, déclarer, témoigner ce que le sang de Jésus a fait, de nous et pour nous. Ainsi, sur la base des trois passages bibliques concernant nos libérations, notre confession personnelle pourra par exemple être rendue de la façon suivante :

1. À cause du sang de Jésus, Dieu a fait la paix avec nous et nous sommes réconciliés avec Dieu (Col. 1.20)

2. À cause du sang de Jésus nous sommes justifié, c’est-à-dire comme si nous n’avons jamais péché (Romains 5.9)

3. À cause du sang de Jésus nous sommes libérés de la main de Satan et de toutes ses accusations (Apoc. 12.11)

Quand nous aurons appris à témoigner de ces vérités et à tenir ferme dans la puissance du Saint-Esprit, Satan sera vaincu dans nos vies et la vérité nous affranchira. Une fois, je prêchais dans une petite église de maison et connaissais à l’époque la puissance du sang de Jésus. Dans le passé, cette petite église avait été paralysée par les puissances des ténèbres. Les voisins, dominés par Satan, faisaient un tel vacarme en criant et en frappant sur des boîtes, qu’il était impossible de tenir une réunion dans le salon qui servait de lieu de culte. Connaissant bien le programme des réunions, le voisin faisait tout pour perturber si les autres n’ont pas fait leurs bruits habituels. Ce soir-là, juste quand le message commença, le voisin éleva très haut le volume de son ampli. Ne maîtrisant pas encore ce phénomène, j’envoyai d’aller lui demander de baisser le volume de son appareil, lorsqu’il m’insulta et se moque de mon Dieu. Aussitôt, j’invoquai le sang de Jésus, mettant Satan au défi car il avait à cause du sang de Jésus, essuyé une cuisante défaite à la croix du calvaire, sans possibilité d’un match de revanche. Cinq minutes plus tard, le bruit s’estompa et je sus des jours après que tous ses appareils avaient été grillés. Après cela, ils n’eurent plus d’ennuis, l’ennemi ayant été vaincu par le sang de l’Agneau.

"À Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par Son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu Son Père, à Lui soient la Gloire et la Puissance aux siècles des siècles! Amen!" (Apoc. 1.6). "C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté." (Ephésiens 6.13-18).

Dr. André CHOUBEU

Partager cet article

Commenter cet article