ICHTUS ! LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (Fin) - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

ICHTUS ! LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (Fin)

20 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ICHTUS !  LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (Fin)

QUEL GENRE DE CHRÉTIEN SUIS-JE ?

Nous devons le savoir, à l’église, il n’y a pas qu’une seule sorte de chrétien. Déjà, dans Matthieu 13 communément appelé en théologie ‘‘Les mystères du royaume’’, le Seigneur Jésus retrace dans la marche prophétique de l’Eglise sur la terre, les diverses péripéties de son parcours caractérisé entre autre par les espèces de sa composante parfois considérée de disparate quant à sa forme. Selon l’Apôtre Paul, nous distinguerons :

  • Le chrétien charnel
  • Le chrétien spirituel

Un jeune dessinateur nommé Alain Auderset, a dans une bande dessinée, reproduit des images intéressantes de diverses sortes de poissons pour exprimer les différentes sortes de chrétien. Nous nous en sommés inspiré, pour argumenteront pour attirer l’attention de chacun en vue du retour à la spiritualité de l’Eglise primitive :

A travers le symbole du poisson, cette série de dessins nous décrit l’identité et l’attitude du chrétien. L’exercice est très intéressant. D’abord parce que ces dessins sont humoristiques. Cela nous aide à nous remettre en question tout en gardant le sourire et sans nous prendre trop au sérieux. Rappelons-nous le dicton : « Heureux celui qui sait rire de lui-même; car il n’a pas fini de s’amuser ! »

Ces dessins humoristiques sont provocateurs et nous posent de vraies questions sur notre comportement de chrétien. Examinons-les tous et posons-nous deux questions :

1è question : lequel de ces poissons-chrétiens me remet en question parce qu’il correspond à un côté de ma personnalité qui aurait besoin d’être amélioré. C’est le côté négatif qui pourrait éventuellement nous concerner et sur lequel Dieu souhaite attirer mon attention.

2è question : lequel de ces poissons-chrétiens correspond à un côté positif de ma personnalité que Dieu peut utiliser dans ma vie et par rapport auxquels il veut m’encourager.
Notons au passage, chacun pour soi, deux poissons, l’un négatif et l’autre positif qui nous correspondent. Retournons à l’authenticité et revenons au Seigneur dans une conscience pure, prêts pour l’enlèvement :

1ère image : Le chrétien évangélique :

Un chrétien colle un poisson derrière sa voiture avec le texte suivant : »Si vous êtes aussi chrétien, klaxonnez ! » Un jour, il est arrêté devant un feu rouge interminable. La voiture qui s’arrête derrière lui est conduite par un chrétien, qui, voyant l’autocollant, se dit : « Super un ami-chrétien ! » Du coup il lui fait un petit coup de klaxon. Notre chrétien, de mauvaise humeur, ayant totalement oublié son autocollant, ouvre la fenêtre, se retourne et lui crie méchamment : « Ca va pas ou quoi, faut nettoyer vos lunettes; vous ne voyez pas que le feu est rouge ! » Ce chrétien dans ses faiblesses manifeste ses ratés.

Ce signe extraordinaire de poisson qu’utilisaient les chrétiens grecs du temps des persécutions avec une signification fondamentale. Pour eux, le mot poisson, en grec ICHTUS, avait un sens profond : I pour Iésous (Jésus), K pour Kristos (Christ), T pour Théos (Dieu), U pour Uios (Fils) et S pour Soter (Sauveur).

Ils dessinaient leur poisson dans le sable et cela voulait dire : Jésus, Christ, Fils de Dieu, Sauveur. C’était leur signe de ralliement; il fallait du courage pour être chrétien et oser dessiner ce logo. En résumé, pour le côté négatif, notre témoignage parfois déficient… et du côté positif le courage d’oser affirmer notre foi en public.

2ème image : le chrétien sympathique :

Etre un chrétien sympathique est quelque chose de vraiment formidable. Un chrétien ouvert, qui sait écouter, qui est tolérant, qui fait envie, qui est le « sel de la terre*, qui témoigne avec le sourire et une joie sincère… un chrétien qui se lie d’amitié aussi avec des non chrétiens dans le but de manifester la nature de Christ dans le chrétien pour amener la conversion de l’autre est merveilleux.
Par contre, le chrétien qui est sympathique parce qu’il fait comme tout le monde, qui est toujours d’accord avec tout, qui est gentil mais qui n’ose pas exprimer un avis personnel, qui sourit mais ne manifeste pas d’amour concret, reflète une image négative d’un frère rétrograde.

3ème image : le chrétien exalté :

Cette catégorie de chrétien a ses émotions sont toujours à fleur de peau. Il s’excite pour n’importe quoi, il n’a de contact avec Dieu qu’à travers des manifestations émotionnelles exacerbées ; il a peur du silence et voudrait que tout le monde s’excite comme lui. Tout son entourage se méfie de lui, on l’isole et il s’interroge toujours sans qu’on lui dise clairement la cause.
Par contre, le chrétien qui sait exprimer sa joie, qui ose manifester sa reconnaissance, qui est spontané, qui recherche la joie et l’onction du Saint-Esprit, qui n’a pas peur du qu’en dira-t-on », qui sait rire et s’amuser au bon moment est le type qu’il fait beau côtoyer.

4ème image : le chrétien conservateur type A :

Ce type de chrétien reste figé dans ses règles et ses lois ; il ne fait pas envie. On aimerait qu’il découvre que la Grâce a remplacé la loi. Il est sincère, mais sa peur du changement, son amour des lois et sa facilité à juger autrui, son refus systématique de changement de paradigme, enlèvent toute faveur et tout charme à sa vie chrétienne. On a envie de le secouer, de lui fournir un ouvre-boîte pour qu’il découvre la liberté et la joie, mais son légalisme absolu ferme toute porte. Il sent tout changement comme une trahison et s’y obstine.

Au contraire, le chrétien conservateur type B est très différent. Il ne s’enferme pas dans sa boîte, mais il défend des valeurs qui ne doivent pas être contestées. Pour les choses secondaires de la vie de l’église, il est souple; pour toutes sortes de détails pratiques, il laisse à chacun la liberté de faire comme ceci ou comme cela… Par exemple, cela lui est parfaitement égal que l’on soit fasse les réunions le matin ou le soir ; qu’on utilise l’orgue ou la guitare ou le trombone pour accompagner les chants ; que le pupitre soit à devant oo à côté, c’est la qualité du message qui l’intéresse. Dans la pratique il est très souple.

Mais pour l’essentiel, il est un conservateur intransigeant; il ne veut pas que l’on touche aux bases bibliques: pas question pour lui de douter que Jésus soit le Fils de Dieu et qu’il soit ressuscité ; pour lui, on ne touche pas à des principes cruciaux comme le salut, le pardon des péchés, l’amour du Père, la vie éternelle, etc…

Établi comme contrôleur de qualité, son conservatisme évite de flotter à tous vents de doctrines et de s’éloigner des vérités bibliques.

5ème image : le chrétien conquérant :

Cet autre type de chrétien fait l’objet de grande méfiance car il est agressif et attaque à coup de versets bibliques pour forcer à voir les choses comme lui. Il pense être le détenteur de la vérité et l’impose sans amour. Utiliser la Bible pour matraquer de vérités est son principe.
Par contre, s’il s’agit d’un chrétien conquérant qui s’attaque à l’ennemi, qui entre dans le combat spirituel contre Satan, un chrétien qui se bat dans l’intercession et la prière fidèle pour conquérir les promesses que Dieu nous faites… alors là, oui qu’il est beau ce chrétien conquérant. Toutefois, tout doit se faire dans l’amour car Dieu aime la miséricorde plus que les sacrifices.

6ème image : le chrétien du dimanche :

Il faut bien se mettre d’accord sur le sens des mots; il y a plusieurs définitions du chrétien du dimanche. Rien à voir avec celui qui, fidèlement, vient au culte chaque dimanche. Il s’agit plutôt de celui qui fait semblant d’être chrétien le dimanche et qui n’est pas du tout chrétien le reste de la semaine.

Le chrétien du dimanche est aussi celui ou celle qui reste dans son bocal évangélique, qui ne connaît rien d’autre que sa communauté, rien d’autre que la rencontre du dimanche matin. Tout le reste ne l’intéresse pas ! Même ses prières sont seulement orientées pour son église seulement. Il n’a aucun contact avec les non chrétiens et le monde extérieur. Il en va également de celui qui ne peux sacrifier un seul jour de la semaine pour les réunions parce qu’il veut tirer le maximum de profit. Puisqu’officiellement les activités ralentissent le dimanche, il va à l’église pour occuper son temps. Rien de bon en celui-là.

7ème image : le chrétien qui se donne :

Celui-ci est un chrétien qui se donne au Seigneur, qui se donne à son prochain, qui s’investit, qui rend service, qui grandit, qui devient un adulte spirituel et qui peut ainsi redistribuer autour de lui ce qu’il reçu. Il est généreux, il ne compte pas et sa récompense sera grande dans le Royaume.

Toutefois, il faut faire attention car certains exagèrent et n’ont pas de discernement dans leur manière d’être généreux, aussi, il risque d’arriver rapidement au « burn out », à l’épuisement. Il est beau de se donner, mais il ne faut pas se mutiler. Il ne pourra continuer à donner à long terme que s’il est capable de se ressourcer, de recevoir ce dont il a besoin. Il a tout particulièrement besoin de soigner sa relation personnelle avec Dieu, en prenant du temps pour la prière et pour la lecture de la Bible. Il est de femmes mariées qui ont privilégié les diverses rencontres de l’église tous les sept jours de la semaine, laissant des lacunes remarquables dans leur foyer et famille qui se détériorent graduellement. Revenir à l’équilibre est nécessaire.

8ème image : le chrétien qui ne veut pas se mouiller :

Il est un type de chrétien volant qui reste toujours dans les airs, manquant de base, de leadership et vit inconsciemment dans les problèmes qui le rattraperont plus tard. C’est le chrétien qui dit: « Moi je n’ai pas besoin d’église, pas besoin des autres chrétiens; je lis ma Bible et je prie seul chez moi; Dieu me suffit ! ». Jésus Christ est mon Pasteur et la Bible dit de n’appeler personne sur la terre votre père. J’ai le Saint-Esprit qui m’enseigne toute chose et je suis complet en moi-même.

Il ne risque pas de devenir missionnaire puisqu’il est démissionnaire. Une île déserte lui convient très bien puisqu’il est individualiste. Son temps et son argent lui appartiennent et il ne les partage pas ou si peu. C’est le chrétien hors-église, hors-engagement ! Aucun poisson ne peut pas être heureux en dehors de l’eau, tel est le chrétien fidèle qui ne peut se détacher du corps. Un chrétien ne peut pas être heureux seul dans son coin.

9ème image : le chrétien partagé :

Ce chrétien vit de bien mauvaise situation. Il est partagé, tiraillé; il ne sait pas s’il est chrétien ou athée, ou agnostique. En tous cas, il n’est ni pour ni contre, bien au contraire. Il se sent coupable ; il sait que Dieu existe mais ne veut pas prendre le risque, en le rencontrant, de perdre le confort et les joies de la vie. Il a peur de perdre sa liberté en s’engageant, peur de dépendre des autres. Il a peur de Dieu et reste à distance. Dieu est très sévère et exigent.
Si un tel chrétien, et il en existe dans nos églises, ne remédie pas rapidement à sa confusion et à ses hésitations, il sera bientôt trop tard.

10ème image : le chrétien adolescent :

Un chrétien adolescent, dans une église se remarque aisément ; rien à voir avec son âge; il peut avoir 20, 40 ou 60 ans; peu importe son âge, il a des attitudes d’adolescent; il est agressif, il conteste les autorités de l’église, il critique, il sait tout, il s’acharne sur la paille et le foin qu’il trouve dans l’œil des membres de la communauté et ignore totalement la poutre qui se trouve le sien. Il est grand à ses propres yeux, imbus de lui-même et largement suffisant, étant le grand connaisseur de la communauté. Il est souhaitable d’avoir le moins possible d’adolescents dans nos églises. Mais l’adolescent a aussi des côtés très positifs. Il est souvent enthousiaste, chaleureux. Il se moque des conventions et n’a pas peur du ridicule. Il est remuant, il aime provoquer, il fait bouger les choses ! On a besoin de ces types d’adolescents dans l’église, même si ce n’est pas toujours facile à gérer.

11ème image : le chrétien homme-affaire :

Le chrétien homme-affaire voit dans l’église un lieu idéal pour gagner de l’argent, pour prendre le pouvoir, pour diriger, imposer son respect, tirer le profit à toute étape et en être très fier, car pour lui, les affaires marchent très bien…

Ce chrétien a besoin de découvrir qu’une église n’est ni une entreprise, ni une banque ; il doit comprendre que le patron, c’est Dieu ; que le chef du marketing c’est le Saint-Esprit, et que l’église est d’abord un lieu d’agapé, de partage plutôt que de rendement… un lieu d’échange et d’amour fraternel plutôt qu’un lieu de profit. Le jour où un tel chrétien comprendra cette vérité de ce qu’est l’église, il enlèvera très vite sa cravate et s’intéressera aux besoins de ceux qui l’entourent.

12ème image : la chrétienne soumise :

Cette catégorie est bien relative à une épouse chrétienne. Il devient donc très délicat d’aborder et de définir en quelques phrases. La meilleure approche résumée de l’attitude de l’épouse chrétienne, est celle donnée par Pierre au chapitre 3, lorsqu’il dit : « Femmes, n’ayez pas pour parure ce qui extérieur, ornements, bijoux, manteaux élégants, mais ayez plutôt la parure cachée du cœur, la parure inaltérable d’un esprit doux et tranquille. Voilà qui est d’un grand prix devant Dieu ». Voilà ce que Pierre propose aux femmes comme caractéristique principale : la douceur et la paix.

Quand aux maris, Paul dit toute autre chose : « Maris, aimez votre femme en vous sacrifiant, en donnant votre vie pour elle… comme le Christ s’est sacrifié et a donné sa vie pour l’Eglise. »
Dès lors, pour la femme, la soumission est beaucoup plus facile, si son mari donne sa vie pour elle.

13ème image : le chrétien ami de Dieu :

Dieu n’est pas une machine à sous dans laquelle on glisse une pièce ou une prière pour obtenir ce qui nous convient. Dieu n’est pas à disposition pour assouvir nos caprices et nous permettre de nous comporter en enfants gâtés. Les saintes Ecritures disent : « Heureux l’homme qui a Dieu pour ami ! » En effet Dieu protège, bénit, encourage, aime, nourrit, soutient, fortifie, renouvelle… celui qui se confie en lui ! Mais pour être son ami, il faut passer par Jésus-Christ est lui donner notre vie. Ensuite nous sommes pardonnés, puis Dieu nous adopte. Nous entrons alors la famille de Dieu. Dès ce moment, nous sommes sous sa protection.

14ème image : le chrétien compromis :

Le chrétien compromis aime tout ce qui est nouveau; il aime surtout ce qui douteux et dangereux. Il aime frôler les limites et prendre des risques. Il ne se soucie pas de rendre compte, s’estimant tout permis à cause de sa conception de choses et de son sens de libertinage devenu une nature. C’est pour cela qu’il touche à tout. « Pourquoi ne pas profiter aussi de ce qui vient d’ailleurs ! » nous dira-t-il. « Il faut avoir l’esprit ouvert, tolérant. On ne doit pas rester enfermer dans les quatre murs de l’église locale ; il faut découvrir ce que les autres font et vivent. Un petit horoscope par ci, une petite amulette par là, une petite méditation transcendantale pour se relaxer, quelques cartes à tirer pour voir son avenir, un guérisseur pour soulager sa souffrance, etc… tout ça n’a jamais fait de mal à personne, conclura-t-il en toute quiétude !”… croit-il !

Convaincu de son courage, il mord à pleine dent jusqu’au jour où il est accroché par son pire ennemi. Attention au chemin glissant qui conduit à la perdition de ce dernier !

15è image : le faux chrétien :

Semblable au mythe d’Obélix et Astérix, le faux chrétien est tombé dans la marmite lorsqu’il était petit. Il a toujours été à l’église, a toujours fait comme le reste de la famille ; il a suivi l’école du dimanche, il a fait son école de nouveau converti et suivi les cours de fondement ; tout le monde pense qu’il est un chrétien authentique ; lui aussi, jusqu’au jour où il fait une découverte désagréable et se dit : « Mais… je n’ai pas une vraie foi personnelle… Je n’ai fait aucun choix par rapport à Dieu, je n’ai fait que suivre les autres. »

Beaucoup ont vécu cette expérience et ont réalisé qu’un jour, il faut décider librement pour soi-même, ne plus se contenter de la foi familiale, mais prendre une décision personnelle.

Conclusion
Beaucoup de points doivent assurément attirer notre attention sur toutes ses sortes de chrétien à partir de l’illustration suggérée pour un retour à la spiritualité de l’Eglise primitive. Certaines nous auront peut-être touchées plus que d’autres. Elles nous auront permis de faire un constat et de mieux répondre à la question : Quel chrétien suis-je aujourd’hui ?

Mais le constat ne suffit pas. Il faut aussi nous demander : Quel chrétien est-ce que je souhaite devenir demain ? Demandons à Dieu de continuer à transformer nos vies afin que nous devenions des chrétiens à Son image, c'est-à-dire, qui progressent, qui font envie et qui apportent, autour d’eux, un bon témoignage.

Dr. André CHOUBEU

Partager cet article

Commenter cet article