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LE JUGEMENT DES DIEUX DE L’EGYPTE

11 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LE JUGEMENT DES DIEUX  DE  L’EGYPTE

LE JUGEMENT DES DIEUX DE L’EGYPTE

(Exode 7-15)

La multitude des divinités égyptienne donnait à Satan un droit légal pour établir son emprise sur tout le domaine territorial. Selon Dan 10.13, le roi de Perse était la principauté territoriale exerçant une domination pour assujettir le peuple d’Israël en captivité et empêcher sa libération. Ainsi donc il pouvait s’opposer à l’action de Dieu et de ses envoyés (Anges, Daniel) en essayant de les empêcher d’accomplir les tâches que Dieu leur avait confiées. Le Diable ne peut dominer, réclamer et contrôler que s’il a déjà assujetti par l’idolâtrie, la rébellion, la violation de la loi divine qui constitue un pont pour établir un lien inique par excellence. Ces liens établis fondent de manière inévitable des lois de malédiction dans les vies de leurs victimes. Ces péchés en effet, mettent l’homme sous le jugement de Dieu selon Rom 1.18-25. L’homme n’est esclave que de ce qui a triomphé de lui ou le domine. Or les Israélites esclaves des Égyptiens qui à leur tour, étaient esclaves des dieux égyptiens ne pouvaient être affranchis que si les multiples divinités qui dominaient, contrôlaient et conduisaient les Égyptiens, étaient renversées, déstabilisées et détruites. Éternelle n’a-t-il pas dit :

«Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays où tu dois entrer, de peur qu'ils ne soient un piège pour toi. Au contraire, vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, et vous abattrez leurs idoles. Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu; car l'Éternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux. Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t'invitent, et que tu ne manges de leurs victimes; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant à leurs dieux, n'entraînent tes fils à se prostituer à leurs dieux. Tu ne te feras point de dieu en fonte » (Exode 34.12-17).

Les deux autels de Gédéon (Juges 6.21-27). Dans sa miséricorde, Dieu visita Gédéon qui trouva grâce à ses yeux. Après que ce dernier ait offert un sacrifice que Dieu agréa, il s’empressa de bâtir un autel à Dieu sur des bases purement humaines, sentimentales ou émotionnelles. Le fait de bâtir un autel à l’Eternel à côté de l’autel de Baal établissait l’Eternel un autre dieu comme le premier qui était déjà vénéré dans le village. Mais dans sa jalousie et sa gloire, l’Eternel demanda à Gédéon de détruire le premier autel avant de bâtir le véritable autel à son honneur. Dans nos vies, il existe aussi plusieurs autels. Puissions-nous les détruire, pour rebâtir un autel agréable à l’Eternel.

Illustration : Un Pasteur, d’une famille de trois Pasteurs fut confronté à une situation pour le moins alarmant. A chaque un an, un mort devait survenir et de neuf enfants, il ne restait plus que cinq. Ils ont commencé à accuser Dieu jusqu’au jour où ce Pasteur tomba gravement malade et ce fut par de fortes intercessions que ce Pasteur revint à la vie. Dans le désespoir, il parla à Dieu amèrement et Dieu lui montra que la coépouse de sa mère avait bâti un autel derrière la maison familiale réclamant la mort de tous les enfants de sa coépouse après une vie flottante et instable. A chaque fois qu’une stabilité semblait survenir une main obscure survenait de on ne sait où et tout s’écroulait à nouveau. Ce n’est que lorsque sur la direction du Saint-Esprit, ce qui a été enterré a été détruit et l’autel détruit que la vie revint dans la famille.

Pendant leur séjour en Egypte, les Israélites, forcément étaient assujettis enfreignant les prescriptions divines pour eux. Des alliances avec les Egyptiens par le lien de mariage, la réponse aux invitations des festivités en l’honneur de leurs dieux et autres en constituaient la clé de voûte (la cause principale).

Seul l’Eternel Dieu pouvait combattre et vaincre ces nombreux dieux d’Egypte. Le Dieu d’Israël devait donc confronter et vaincre tous ces dieux, briser les jougs et liens ou chaînes de captivité spirituelle qui ont pesé sur son peuple pendant environ quatre cents ans avant de les libérer de la servitude. Ainsi donc les dix plaies constituaient des jugements de l’Eternel Dieu des Armées sur les divinités dominatrices précises qui, vaincues, laissaient les Egyptiens sans force, sans appui. Ces derniers ne pouvaient plus retenir les Israélites dont le Dieu est supérieur aux leurs. Le pouvoir spirituel de captivité brisé par la défaite des dieux ouvrait la porte à la libération physique du peuple d’Israël en accomplissement de la prophétie de Genèse 15.13 : « Et l'Éternel dit à Abram: Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses ».

Une classification des plaies sur l’Egypte nous permettra de comprendre la tactique de Dieu dans un processus qui dans tous ses jugements, ouvre une porte de miséricorde permettant au coupable de se repentir. C’est dans l’endurcissement que sa colère va en s’aggravant. Nous constatons par là, l’amour de Dieu qui dans sa miséricorde agit envers le pécheur, dans l’espoir de l’amener à changer d’attitude. Nous pouvons donc constater :

  1. les plaies répugnantes : l’eau changée en sang, les grenouilles, les poux
  2. les plaies éprouvantes : les mouches venimeuses, la mortalité de troupeaux, les ulcères
  3. les plaies effrayantes : la grêle, les sauterelles, les ténèbres
  4. la plaie la plus accablante : la mort des premiers-nés. Si terrorisantes qu’aient été les neuf premières plaies, aucune d’elles ne put ébranler le cœur irrégénéré et endurci de Pharaon.

Dans le comportement de Pharaon sur les tris compromis qu’il propose à Moïse, nous pouvons aisément ressortir la stratégie de Satan dans le combat spirituel auxquels les chrétiens sont encore exposés :

1) Offrez le sacrifice dans le pays (Ex. 8.21) : Demeurez en Egypte, suggère Pharaon à Moïse ; autrement dit, allez très bien à l’église, mais demeurez dans le monde quant à votre conduite. Soyez libre de vivre votre vie sans vous mettre sous le joug d’esclavage de limitation, de la séparation d’avec le monde. Vous pouvez vivre en chrétien, mais sans restriction dans votre comportement. Continuez à vivre comme avant même sans réelle repentance, mais seulement, soyez présent à tout le programme de votre église locale. Cette suggestion en fin de compte aboutit à la conformité au siècle présent (Ps 50.9-17 ; 2 Cor 6.14-18 ; Gal 1.4).

2) Vous ne vous éloignerez pas (Ex. 8.24) : Pharaon fait semblant de modifier sa première proposition en l’atténuant. Cette stratégie est bien connue de Satan qui ne veut pas la profondeur spirituelle du chrétien. Une superficialité en effet, faciliterait sa récupération dans les arènes du monde des ténèbres (la mondanité) sans réelle difficulté. Il ne faut pas aller loin ! Quelle méthode qui pourtant réussi fort bien à Satan aujourd’hui ! Pas d’excès de prière, pas de profondeur dans la spiritualité, pas d’étude biblique personnelle, pas de prière personnelle, pas de moment d’intimité avec Dieu. Se contenter juste de la forme, mais pas de fond (1 Sam 15.3,9,13-15,19-23).

3) Allez, vous les hommes (Exode 10.8-11) : pour offrir des sacrifices et que vos enfants restent en Egypte. C’est ici, la plus subtile des propositions de Pharaon. Ce modèle est aujourd’hui le piège des familles chrétiennes. Parce que beaucoup de parents veulent plaire à leurs enfants, ils cèdent facilement à leur pression et livrent les enfants à la mode et aux mœurs du présent siècle. Que de scandale parmi les enfants chrétiens dans leur conduite dévergondée, dans leurs mœurs corrompues, dans leur habillement sans pudeur, dans la perversion sexuelle et autre. Que d’anarchie parmi les épouses chrétiennes qui loin de la soumission, revêtent le manteau de l’émancipation. Scandale et abomination aux yeux de Dieu trois fois Saint.

Pour libérer Israël, Dieu devait briser sur leur tête, le joug des traditions, des liens de malédictions et des esprits humains.

LES NEUF PRINCIPALES DIVINITES DE L’EGYPTE :

1ère plaie : (Exode 7.14-24) Le sang contre le Nil et son dieu Osiris : Le pharaon allait faire ses dévotions au dieu Nil, le dieu hoppi (père des dieux). Toucher au Nil, c’était toucher au cœur de l’Égypte qui, sans lui, n’était plus qu’un désert. Hérodote dit : « l’Égypte est un don du Nil ». Les Egyptiens l’avaient déifié et lui adressaient des hymnes d’adoration. Pharaon et sa famille ainsi que sa cours allait chaque jour pour une adoration aux eaux du Nil (Exode 2.3-5). Ce fléau démontre la supériorité de l’Eternel sur ce prétendu dieu.

Osiris était le principal dieu du Nil et le mois de Juin lui était consacré. Osiris pour les Egyptiens, à cause de son immersion dans les eaux du Nil était à l’origine de la végétation, de la productivité ou fécondité, incarnant la source de vie de la nature dont il exprime les phases. Osiris était aussi considéré comme le dieu des morts puisque selon les croyances de l’Egypte ancienne, Osiris état mort avant d’être ressuscité. Tout mort était supposé être confié au soin du dieu Osiris qui maîtrisait l’au-delà puisque ayant été mort et ressuscité. Il était le garant du renouveau de la végétation et de la vie dans l’au-delà

Jugement divin sur le dieu du Nil : L’Eternel Dieu envoie le sang dans les eaux du Nil. Le sang est le symbole de la vie puisque la vie est dans le sang selon l’expression des Saintes Ecritures (Lév. 17.11). Si la vie divine qui est dans le sang produit la mort des dieux du Nil, c’est une preuve de la supériorité de l’Eternel, et constitue une affirmation irréfutable de son autorité absolue sur la végétation, la fécondité et la vie de l’être autant animal qu’humain. Par la présence du sang dans le Nil, les poissons qui sont la nourriture principale des Egyptiens pourrirent et ainsi, au lieu que le Nil donne la vie, il donne plutôt la mort.

Psaumes 74.13-14 : ‘‘Tu as fendu la mer par ta puissance, Tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux; Tu as écrasé la tête du crocodile, Tu l'as donné pour nourriture au peuple du désert’’.

2ème plaie : (Exode 7.25-8.12) Les grenouilles contre la déesse Hept ou Héra, Héka : elle était la déesse de la lumière nocturne, du mariage et de l’enfantement, assurant la protection des femmes. Cette divinité était impliquée dans le mariage et tout son processus allant jusqu’aux festivités nuptiales. Son symbole en lumière nocturne traduisait la beauté de la femme, la joie de l’harmonie sexuelle (lune de miel sans cesse renouvelée). Elle était la déesse qui donnait la perfection au côté romantique de l’amour entre l’homme et la femme. C’est également elle, cette divinité qui donnait les grossesses et favorisait les accouchements en assistant les femmes quand elles sont à terme et conduites à la maternité pour enfanter. Les activités de cette déesse interviennent au mois de Septembre.

Jugement de Dieu contre Héra : le fleuve du Nil et son dieu Osiris au lieu de la fécondité produit la mort à cause du sang dans ces eaux. Cette mort qui se répand dans les foyers, empêche les fiançailles, la dot, les mariages et les festivités qui s’en suivent, ne donnant pas accès au rapport sexuel dans les couples et par conséquent aucune lune de miel, aucune conception ni accouchement. Alors n’ayant pas de femme qui doit accoucher, cette divinité a échoué de bout en bout. Son omnipotence est alors inexistante.

‘‘Notre secours est dans le nom de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre.’’ (Psaumes 124.8).

‘‘Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel.’’ (Gend 4.1).

‘‘C'est toi qui as formé mes reins, Qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, Lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m'étaient destinés, Avant qu'aucun d'eux existât ’’ (Psaumes 139.13-16).

3ème plaie : (Ex 8. 12-15) Les moustiques, traduit aussi par poux ou vermine contre Geb dieu de la terre ou du sol : Divinité de la terre, il veillait sur les cultures, les récoltes, la bonne saison et le bon temps. C’est lui qui par son fils Seth engendrait la guerre, le désert et la violence, la mort violente. Il assurait donc la défense. Des sacrifices devaient lui être offerts à la période des semailles et récoltes pour éviter d’exciter sa colère et par-là, implorer sa faveur pour les prochaines activités agricoles. Avant la guerre, après la guerre, à la suite d’une mort violente ou d’une catastrophe naturelle et autres calamités, il fallait apaiser la colère de cette divinité par des sacrifices. Ce dieu était actif au mois d’Octobre.

Jugement de Dieu contre Geb : Les moustiques ou poux en couvrant toute la terre paralysait toutes activités des hommes. Cette plaie exprime la suprématie de l’Eternel sur la nature, les circonstances et les magiciens qui n’y purent rien. La terre et les cieux, la mer et tout ce qui rampe doit louer Dieu, le Créateur de tout :

‘‘Que les cieux et la terre le célèbrent, Les mers et tout ce qui s'y meut!’’.

‘‘Louez l'Éternel du bas de la terre, Monstres marins, et vous tous, abîmes, Feu et grêle, neige et brouillards, Vents impétueux, qui exécutez ses ordres, Montagnes et toutes les collines, Arbres fruitiers et tous les cèdres, Animaux et tout le bétail, Reptiles et oiseaux ailés, Rois de la terre et tous les peuples, Princes et tous les juges de la terre, Jeunes hommes et jeunes filles, Vieillards et enfants! Qu'ils louent le nom de l'Éternel! Car son nom seul est élevé; Sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux. ’’ (Psaumes 148.7-13)

4ème plaie : (8.16-28) Les mouches venimeuses (scarabées) contre Képéa dieu scarabées : Le culte à cette divinité intervenait au mois de Novembre. Le scarabée sacré était une divinité égyptienne de renom. Lorsqu’on enterrait, Pharaon, sa maison ou ses hauts fonctionnaires après leur mort, on meublait leurs tombes de grandes et précieuses richesses pour les mettre à l’abri des besoins une fois dans l’au-delà. Le reste du peuple pourtant était enterré avec des choses viles. A cet effet, les scarabées sacrés veillaient pour la protection de ses biens outre tombe. Toute tentative de pénétration dans les sépulcres pour piller ses précieuses valeurs était punie par les morsures des scarabées. Celles-ci loin de mordre seulement, pénétraient dans la peau du voleur et marchaient jusqu’à arriver au cœur pour lui causer la mort. Leur trajectoire obéissait à celui du venin de serpent. C’est pourquoi, la Bible parle de mouche venimeuse.

Jugement de Dieu contre les scarabées : Dieu lutte contre l’endurcissement des égyptiens qui croient à une vie heureuse du méchant après la mort. Ainsi, la sanction divine est punitive contre le méchant qui qu’il soit et ce, sans distinction de classe sociale. Ce jugement atteint la haute classe et finit surtout le pays, provoquant des piqûres aux animaux et aux hommes. Les animaux étaient sacrés pour quelques-uns et servaient pour les sacrifices aux divinités pour d’autres espèces. Les hommes qui croyaient à ces mensonges sont aussi brisés pour attester que ni les animaux, ni les hommes ne sont pas le Dieu suprême.

A propos du séjour des morts la Bible dit entre autres : 1 Samuel 2.6 ; Ps 30.4 ; Prov. 15.11

‘‘Le séjour des morts et l'abîme sont devant l'Éternel; Combien plus les cœurs des fils de l'homme!’’.

‘‘Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, Et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière ’’ (Psaumes 139.7-12).

5ème plaie : (Ex 9.3-7) La peste contre Apis dieu du bétail : Le culte à cette divinité intervenait au mois de Décembre. Horus était le dieu protecteur de la monarchie et du trône royal. Il était le dieu de l’horizon autrement dit, incarnait la clairvoyance du roi, sa sagesse pour gouverner sans faille. C’est ainsi que la violation de l’ordre de Pharaon entraînait systématiquement la mort du coupable au gré du roi monarque. Il était le dieu des troupeaux, des messagers, de la route et des voyageurs. Il guidait donc les voyageurs, était le patron des marchands et des voleurs. Il était en même temps le messager des dieux. De nombreux dieux étaient représentés sous une forme d’un bélier, bouc et taureau. Apis était sous forme celle d’un taureau, et Horus avec la tête de faucon. Et ces animaux étaient eux-mêmes l’objet d’un culte.

Jugement de Dieu contre Apis et Horus : Ce fléau manifeste, ici encore, la supériorité du Dieu d’Israël sur les dieux de l’Egypte. Ce fléau mortel frappait les animaux qui occupaient une place importante dans l’ancienne religion égyptienne. Si donc, ces animaux sont des dieux pouvant même protéger le trône, leur mort atteste leur impuissance. S’ils meurent, c’est aussi dire que Pharaon n’est ni plus sage, ni omniscient, mais Dieu seul l’est.

Tout roi doit sa protection à Dieu seul qui élève ou rabaisse les rois :

‘‘Éternel! le roi se réjouit de ta protection puissante. Oh! Comme ton secours le remplit d'allégresse!’’ (Ps 21.2 ; Rom 13).

‘‘Sans l'Éternel qui nous protégea, Quand les hommes s'élevèrent contre nous, Ils nous auraient engloutis tout vivants, Quand leur colère s'enflamma contre nous; ’’ (Psaumes 124.2-3).

‘‘Si l'Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l'Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil ’’ (Psaumes 127.1-2).

6ème plaie : (Ex 9. 8-11) Les ulcères contre Nout la déesse du ciel : Selon le panthéon égyptien Nout est la divinité du ciel. Créateur qui a modelé le monde et les hommes sous son tour de potier. Il incarnait la beauté et les soins divers pour la beauté tant masculine que féminine. Les modèles de coiffure, de tenue étaient supposés être son inspiration. Il était donc vénéré pour la beauté physique et morale.

Jugement de Dieu contre Nout : Les ulcères ou furoncles sont envoyés par Dieu sur les hommes que Nout le dieu du ciel prétend avoir modelé. Si donc Nout a créé, modelé et ne peut protéger, il y a une preuve certaine d’impuissance de sa part. Hommes et bêtes furent atteints, leur beauté physique et morale a été détériorée et l’Eternel reste le suprême qui créé et attribue la beauté autant physique que morale. Le précédent fléau avait touché seulement le bétail (1-7). Celui-ci s’étend aussi aux hommes.

Dieu seul est le créateur du ciel et de la terre et tout ce qu’elle renferme :

‘‘C'est moi qui ai fait la terre, Et qui sur elle ai créé l'homme; C'est moi, ce sont mes mains qui ont déployé les cieux, Et c'est moi qui ai disposé toute leur armée’’ (Esaïe 45.12).

7ème plaie : (Ex 9.13-34) La grêle contre shou le dieu de l’air : la divinité shou était adorée pleinement au mois de Février. Shou dieu de l’air contrôlait l’atmosphère et toute l’espace aérienne. Le beau temps, la pluie et les saisons étaient sous le contrôle de shou. Il assurait le contrôle des vents, pouvait réglementer les grêles, les averses, la mousson, dévier les insectes migrateurs qui détruisaient les récoltes à un certain moment. Adoré, il devait produire le beau temps voulu et favoriser conjointement aux autres divinités une bonne récolte. Il était le dieu de la végétation et des enfers, reine du monde assurant aussi la protection des morts.

Jugement de Dieu contre shou dieu de l’air : Alors que les fléaux précédents affectaient les objets de culte occulte, celui-ci s’attaque aux magiciens eux-mêmes qui ne paraîtront plus. Les orages de grêles sont très rares en basse Egypte et inconnu en haute - Egypte. Cette grêle survient au mois de Janvier ou de Février, au moment ou le lin est en fleurs. Ce fléau détruit les fleurs du lin et assombrit l’espoir d’une meilleure récolte. La manifestation de la puissance de l’Eternel sur ce dieu est une démonstration d’autorité absolue car comment saurait-il avoir de neige en été comme si on était en hiver ? Alors, c’est l’Eternel qui est Maître des temps et des circonstances.

Il est écrit dans Psaumes 74.17 ‘‘Tu as fixé toutes les limites de la terre, Tu as établi l'été et l'hiver’’. Puisque c’est l’Eternel qui a fixé les temps, les saisons et la limite de la terre, lequel des dieux viendrait s’opposer à lui ? L’Eternel n’a-t-il pas fait arrêter le soleil et la lune au jour de la bataille de Jéricho pour marquer sa suprématie sur les dieux de Canaan ?

8ème plaie : (Ex 10.1-20) Les sauterelles contre les dieux en forme d’insectes : Le mois de mars était dédié à cette divinité. Le moyen orient et la zone du Maghreb au Nord de l’Afrique sont souvent victimes de puissantes et fortes invasions de sauterelles qui dévorent les cultures rendant plantes et arbres sans feuille. Aucune verdure n’a laissée au passage des ses sauterelles migratoires. Pour donc parer à ces attaques, les Egyptiens vénéraient les dieux en forme d’insectes qui devaient lutter contre les sauterelles dévastatrices.

Jugement de l’Eternel contre ces dieux en forme d’insecte : Ce fléau plus rare en Egypte et les autres pays d’Afrique du Nord ou du Moyen Orient où il était et est encore particulièrement redouté en Avril (2 Chron 7. 13 ; Amos 7.1-3) ou les vents d’Est dominants (verset 3) amènent des hordes de criquets en pleine croissance, c’est-à-dire au stade où ils sont les plus voraces (10. 11). Dieu atteste encore ici que c’est Lui seul qui protège la graine mise en terre jusqu’à la récolte ainsi que la verdure.

9ème plaie : (Ex 10.21) Les Ténèbres contre Râ dieu soleil : Le mois d’Avril était consacré à cette divinité. Râ est le seul dieu important donc le culte n’a jamais décliné en Egypte. Il est le dieu soleil, chef des divinités cosmiques dont les premiers rois égyptiens prétendent descendre. Par sa lumière, Râ préfigure ou symbolise la clairvoyance, l’illumination, le sens d’élévation, la célébrité, la gloire dont les Pharaons et leur règne sont couverts. Le culte de Râ acquiert le statut de religion d’Etat. Après l’équinoxe du printemps le vent de l’Ouest qui domine en Égypte pendant près de deux mois apporte souvent du sable, voilent particulièrement le soleil. Ce phénomène ne pourrait pourtant constituer une explication à ces ténèbres. Dieu seul créa la lumière et seul comme Maître de la nature et de la création entière, est capable de reverser l’ordre des choses. Il est en effet facile à la lumière de chasser les ténèbres, mais pas aux ténèbres de dominer sur la lumière. Ce contraste est grand et ne peut s’expliquer humainement. Cette catastrophe représentait une insulte ou dieu-soleil Rê, l’un des principaux dieux d'Egypte.

Jugement de Dieu contre Râ le dieu soleil : A cette période d’Avril ou a lieu de grandes festivités au dieu soleil (parce que c’est la pleine saison sèche), Dieu prouve sa suprématie sur le plus grand dieu de l’Egypte qui est le soleil en apportant contre toute attente pas l’obscurité au sens du mot, mais les ténèbres. En effet, n’est-il pas écrit : ‘‘A toi est le jour, à toi est la nuit; Tu as créé la lumière et le soleil’ (Psaumes 74.16). S’appuyant sur sa Parole, Dieu juge le dieu soleil Râ. (Esaïe 45.7)

10èm plaie : (Ex 11.12) la mort des premiers nés d’Egypte : Sans pitié ; Pharaon faisait vivre et mourir qui il veut. Sa souveraineté était absolue en Egypte et même le roi d’Egypte était l’objet d’une adoration. On jurait même ou prêtait serment en son nom. Dieu prouve alors sa suprématie détenant le pouvoir total sur la nature, sur les animaux, sur les hommes. Ce dernier Jugement est un coup fatal pour la mort du premier né de Pharaon, potentiel héritier sur qui il avait investi toute sa vie. Cette autorité de Dieu s’est étendue sur Pharaon considéré comme une divinité lui aussi, sur les hommes, adorateurs des dieux qui n’ont pu les protéger parce que jugés et vaincus par l’Eternel. Il s’est étendu aussi sur les animaux, qui incarnaient pour la plus part des divinités étant sujettes des vénérations.

La crainte de la mort fut si grande que sur simple demande des hébreux, considérés comme esclaves, chaque Egyptien s’empressait de donner au peuple de Dieu ce qu’il demandait.

Au lieu que le Nil donne la fécondité, il donna la mort. Au lieu que les grenouilles donnent la santé, la joie, ce fut plutôt la maladie ; au lieu que les dieux en forme d’insectes protègent des sauterelles, ils se sont montrés incompétents. Au lieu que Râ donne le soleil, se sont les ténèbres qui ont fait la loi. L’Eternel seul est Dieu.

LA FACE CACHE DU DEMON DANS LES ENSEINGNES, LOGOS

De manière très inconsciente, les enfants de Dieu se frottent au quotidien avec l’occultisme, l’idolâtrie et les pratiques de manière très innocente, mais engendrant des conséquences criminelles et coupables. Les diverses divinités païennes étaient représentées par des animaux, oiseaux et autres formes telles qu’une tête d’animal et le corps humain, une tête d’oiseau avec le corps humain etc. Mine de rien, chaque pays est représenté par quelque chose : le Cameroun par un lion, la République Démocratique du Congo par un Léopard, les USA par un aigle etc. Il en est de même des villages et parfois, tribus voire même famille. Les Bamoun ont le serpent à deux têtes comme le symbole de son peuple alors que les Bangangté ont la panthère, Mamfé et ses environ ont l’éléphant. Si nous poussons notre investigation un peu plus loin, nous découvriront que même les familles ont des totems. Cet aspect n’est pas négligeable dans la vie des descendants de ces familles-là.

Je me souviens encore alors que j’avais environ 12 ans, nous étions partis au champ sans notre père. Vers 15h 30, la pluie tomba avec des vents très violents. Nous sommes réfugiâmes dans la case construite à la plantation distante de la concession familiale de près de 9km. Aux environs de 17h, voyant que la pluie ne cessait pas, notre sœur aînée a décidé que nous devrions rentrer. Ayant pris le chemin, nous empruntions la piste qui mène à la grande route. Alors que nous gravissions une petite colline avant de faire trois cents mètres pour rejoindre la grande route, nous vîmes devant nous, des êtres très courts au nombre de deux ayant des feuilles de bananier sur la tête pour se protéger de la pluie. Nous-mêmes étions protégés de la même manière. Ayant franchis la zone dangereuse, nous avons atteint le sommet de la colline d’où nous étions facilement perceptibles à partir de la route d’où un moindre cri pouvait attirer l’attention des passant sur un éventuel danger. A la maison, j’ai fait part de ces êtres à notre père qui a ri en disant que c’était nos protecteurs. Avec insistance, il fini par m’avouer que c’était un couple de panthère car cet animal est le symbole de notre famille.

Les Sociétés, les églises, les loges, les groupes divers ont des logos, enseignes pour symbole. Dans la réalité, ce n’est pas le nom qui est important, mais bien plus le logo, l’enseigne publicitaire qui est la face cachée, traduisant au mieux ce que ce milieu est. Dans sa stratégie, le diable joue une grande subtilité pour nous éloigner du réel danger de la terrible guerre qu’il ne cesse de livrer contre nous. Quel poisson se laisserait-il jeter dans les filets du pécheur ? Quelle armée se laisserait-elle envahie par une embuscade à peine perceptible ? L’un des astuces de Satan est de faire nier sa présence.

Plus que jamais, des immeubles sont construits avec un œil qui sert d’ornement à un endroit bien perceptible. Y faisons-nous souvent attention ? Des pentagrammes, hexagones, étoiles, triangles ou autres insignes sont parfois sur les portails ou autres endroits des concessions ou maisons que nous fréquentons. Ces singes visibles sont une espèce de confession de la croyance des propriétaires de ces maisons ou objets portant ces insignes. Notre association sans discernement à eux est une preuve de notre acquiescement à leurs actions. Soyons désormais vigilants.

Les habits que nous portons, les objets que nous utilisons au quotidien sont pour la plus part marqué des estampilles de ces logos qui apportent à note insu, malédiction, blocage, prisons et autres dans notre vie, famille, ville, pays, village et église.

Il en était de même de l’Egypte. Combien de personnes mine de rien sont devant ou dans des maisons ayant des insignes irrégulières ! Quelques-uns de ses insignes :

hommes s’incarnent, portant leurs caractéristiques. Des familles entières, des villages, des tribus ou même une nation peut incarner des divinités de part ce qui les caractérise. Dans la contrée de l’Ouest Cameroun autant bien qu’ailleurs, des familles sont reconnues par ces symboles qui peuvent être la panthère (NDE), le Serpent, l’hyène etc. Ce sont des totems protecteurs.

Conclusion :

Aussi longtemps que la loi de malédiction n’est pas brisée sur un pays, sur une race, sur une tribu, sur un village, sur un quartier, une famille, une vie, le joug de la malédiction subsistera et les bénédictions par Dieu promises pour ces derniers seront toujours changées en malédiction : « Si vous n'écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur De donner gloire à mon nom, dit l'Éternel des armées, J'enverrai parmi vous la malédiction, et je maudirai vos bénédictions; Oui, je les maudirai, parce que vous ne l'avez pas à cœur. Voici, je détruirai vos semences, Et je vous jetterai des excréments au visage, Les excréments des victimes que vous sacrifiez, Et on vous emportera avec eux » (Mal 2. 1-3).

Dans ses lamentations Jérémie demanda à l’Eternel pourquoi sa blessure ne se guérissait pas et sa plaie douloureuse. Alors, Dieu lui répliqua : ‘‘Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, ta bouche sera comme ma bouche’’.

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