LA MANIFESTATION DU ROI - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA MANIFESTATION DU ROI

25 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DU ROI

LA MANIFESTATION DU ROI

Mt 8.18-27

Dr. André CHOUBEU

Introduction :

Nous nous souvenons qu’après son intronisation comme Roi Suprême selon les diverses prophéties bibliques, Jésus donnera son programme d’action royal communément appelé Charte du Royaume. Aussitôt ceci fait, il devenait impératif de passer à l’acte pour l’exécution de ce pourquoi il était venu au monde. C’est ainsi que du chapitre 8 à 9.8, Matthieu étale la démonstration de l’autorité du Roi dans divers aspects :

Matthieu 8.1 - 11.1

c. La manifestation du Roi (8.1-11:1)

A. DÉMONSTRATION DE SON AUTORITÉ (8.1-9:8)

1. Sur la maladie (8.1-17)

a. le lépreux (8.1-4)

b. le serviteur du centenier (8.5-13)

c. la belle-mère de Pierre (8.14,15)

d. l’accomplissement prophétique (8.16,17)

2. Sur ses disciples (8.18-22)

3. Sur la nature (8.23-27)

4. Sur le monde des démons - le Gadarénien (8.28-34)

5. Sur le péché (9.1-8)

B. DÉMONSTRATION DE SA COMPASSION ET DE SA SAGESSE (9.9-38)

1. Pour les pécheurs - l’appel de Matthieu (9.9-13)

2. Dans les questions religieuses - le jeûne (9.14-17)

3. Dans la restitution …

a. de la santé (9.18-22)

b. de la vie (9.23-26)

c. de la vue (9.27-31)

d. de la voix (9.32-35)

4. Dans sa vision (9.36-38)

C. LÉGATION DE SON AUTORITÉ - L’ENVOI DE SES DISCIPLES (10.1-11.1)

1. La consécration des douze (10.1-4)

2. Leurs responsabilités (10.5-8)

3. Leurs provisions (10.9-15)

4. Les dangers (10.16-23)

5. Leurs attitudes (10.24-39)

a. un esprit de courage (10.24-31)

b. un esprit de consécration (10.32,33)

6. Les récompenses de l’hospitalité (10.40-42)

Sur la maladie (8.1-17) (2) le lépreux (8.1-4) (3) le serviteur du centenier (8.5-13) (4) la belle-mère de Pierre (8.14, 15) (5) l’accomplissement prophétique (8.16,17) (6) Sur ses disciples (8.18-22) (7) Sur la nature (8.23-27) (8) Sur le monde des démons - le Gadarénien (8.28-34) (9) Sur le péché (9.1-8).

Lorsque nous suivons attentivement l’enchainement logique de ce texte, nous montre que lorsque nous laissons l’autorité de Jésus s’exercer sur nous, il nous conduira ensuite à expérimenter sa compassion. Ce n’est que de là que l’envoi en mission par nous peut être rendu possible. Ne brûlons-nous pas souvent les étapes ? Il devient très important de nous arrêter pour remettre les choses en ordre.

PASSER A L’AUTRE BORD :

Le mot vient d’un dérivé qui veut dire « percer » ; il est donc question de percer les difficultés, les obstacles pour atteindre : l’au-delà, l’autre bord, l’autre côté, l’autre rive. Un engagement personnel s’impose donc après prise de conscience tant des efforts à fournir que de la stratégie à adopter pour atteindre l’objectif précité.

POINT DE DEPART : CAPERNAÜM :

Le mot vient d’une racine hébraïque signifiant : expiation, expier, victime expiatoire, enduire, apaiser, rachat racheter, pardonner, imputer, détruire, conjurer ; en d’autre terme, 1) faire une expiation, réconciliation, recouvrir de poix, pacifier, rendre propice, couvrir le péché, pardonner, écarter la colère, apaiser, être pardonné.

Le mot ira plus loin en exprimant : consoler, se repentir, tirer vengeance, consolateur, avoir pitié, consolation, soulager, rassurer, tirer satisfaction, être insensible, avoir compassion, miséricorde ; être désolé, se consoler, se repentir, consoler, être consolé, être rempli de pitié, avoir compassion, regretter, souffrir de chagrin, se repentir, changer de sentiment, se laisser fléchir, être réconforté, avoir de la compassion, avoir pitié, s’aider soi-même.

Divers passages exprimant l’idée de passage à l’autre bord :

Matthieu 8.18 : Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer à l’autre bord.

Matthieu 8.28 : Lorsqu’il fut à l’autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là.

Matthieu 16.5 : Les disciples, en passant à l’autre bord, avaient oublié de prendre des pains.

Marc 4.35 : Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : Passons à l’autre bord.

Marc 5.1 : Ils arrivèrent à l’autre bord de la mer, dans le pays des Gadaréniens.

Marc 5.21 : Jésus dans la barque regagna l’autre rive, où une grande foule s’assembla près de lui. Il était au bord de la mer.

Marc 8.13 : Puis il les quitta, et remonta dans la barque, pour passer sur l’autre bord.

Avant de passer à l’autre bord, il faut que l’autorité de Jésus soit vraiment absolue sur les disciples. En suivant le déroulement des faits, nous réalisons que ce passage à l’autre bord avait pour unique but d’équiper pratiquement les disciples de l’esprit de compassion très nécessaire pour la grande commission. Or la mission ne peut être confiée qu’à celui envers qui on a véritablement confiance. Qu’est-ce qu’est une mission en fait si ce n’est ce dupliquer en quelqu’un pour faire une chose précise. En d’autre termes, c’est envoyer quelqu’un effectuer une mission à notre place. Le Seigneur ressortira de ce passage trois types de personnes courantes dans l’église que nous dirigeons et dont l’attitude nécessite un changement important d’attitude préalable avant la traversée sinon, traverser pour ceux-là sera inutile. En faisons-nous partie ?

DEMONSTRATION DE SON AUTORITE SUR LES DISCIPLES : 8.18-22

Par ses guérisons miraculeuses à Capernaüm, Jésus avait attiré une grande foule autour de lui, étonnée de ce qu’elle avait vu dans le Seigneur.

  1. Un scribe (chef religieux)

Les scribes étaient parmi les plus instruits en Israël, et faisaient partie de l’élite du pays. Un tel homme, gagné à la cause de Christ aurait pu exercer une grande influence, favorable à Jésus. Qui n’est pas content en effet de voir venir dans son église un homme d’une haute culture ? Mais les voies de Jésus sont bien différentes de celles-ci. Il recherche des disciples ayant des qualités plutôt que des qualifications. Celui qui voudrait suivre le Seigneur doit être prêt à renoncer à son confort et même parfois à ses droits. Notre Seigneur ne refusa pas la demande de ce religieux ; il l’invita à en considérer le prix. Celui qui prêche la bonne nouvelle de Christ et entraîne les gens dans la vie chrétienne sans leur faire savoir les difficultés à venir n’est pas honnête à leur égard (Luc 14.25-33). C’est l’évangile entre guillemet qui est prêché à longueur de journée en Afrique. On proclame, vend même les bénédictions qui n’arrivent jamais parce que les conditions requises ne seront jamais remplies. Donner de l’argent, faire le folklore, voilà l’ambiance qui prévaut au détriment de l’intimité exigée comme véritable signe de consécration envers Dieu.

Il ressort en effet de cette première catégorie des hommes qui à cause des divers exploits de Jésus, voudraient s’attacher à Lui non pour être ni brisé, ni régénérés, mais pour maintenir une position de supériorité et se faire prévaloir.

Jésus de tout temps, recherche la grandeur d’âme avant l’instruction de tous ceux qui veulent le suivre. Tout vrai serviteur de Dieu dans l’exercice du ministère itinérant doit compter sur la providence divine et l’hospitalité des habitants des contrées qu’Il doit visiter. Alors, pouvons-nous compter sur la foi pour aller faire l’œuvre de Dieu sans réservation à l’auberge du coin, sans savoir si et quand on va manger ? Serons-nous prêts à assumer une vie sans aucun confort et à renoncer à tous nos privilèges ? Le scribe ne donna aucune réponse, mais qu’en est-il de nous ?

Il y a le coût, le prix à payer pour suivre Jésus (8.18-22 ; Luc 9.57-62). Nombreuses sont les personnes qui affirment leur intention de suivre Jésus, mais elles ne mesurent pas que cela implique marcher sur le « chemin étroit » (Mt 7.14). Celui qui suit Jésus doit être prêt à renoncer à lui-même (Marc 8.34). Il doit savoir ce qu’il en coûte de devenir un disciple de Jésus (Luc 14.26-32), c’est parfois renoncer à tout ce qu’il possède (Luc 14.33). Il arrive même que le disciple n’ait pas d’emplacement pour reposer sa tête, et encore moins de maison à habiter. Le coût pour suivre Jésus est élevé. Une attention portée sur les serviteurs de Dieu et leur service devant Dieu laisse voir clairement que de nombreuses résolutions d’engagements dans le ministère émanent d’une conviction hâtive, elles sont prises sans une réelle réflexion, qui cependant est nécessaire : cela ne mène souvent à rien.

  1. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

Selon la tradition de l’époque, le mot ou plutôt l’expression ‘‘aller d’abord enterrer son père’’ signifie entrer dans son héritage éventuellement après la mort du père. Ce disciple prétend donc aimer Jésus, mais comme condition, il demande à Jésus, avant de le suivre, l’autorisation de rester auprès de son père jusqu’à la mort de ce dernier.

Nous voyons en cet homme, qui, notons-le, est déjà un disciple de Jésus, un conflit de priorités. Par sa réponse, qui peut paraître sévère au premier abord, Jésus lui demande une obéissance totale, au-dessus de tout lien sentimental ou familial. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10.37). Le souci de la vie, le désir de s’enrichir à tout prix, la cupidité sont des armes fréquemment utilisées par l’ennemi pour détacher plusieurs disciples du Seigneur. Seule une position de dépendance totale au Seigneur est nécessaire pour servir Dieu selon les principes célestes.

  1. Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.

En d’autres occasions, Jésus montra une grande compassion devant le deuil des proches parents (Jean 11.32-35). Il ne permettait pas pour autant que ses disciples en soient si préoccupés qu’ils se détournent de lui. Le culte des morts appartient à ceux qui sont morts spirituellement ; il n’a pas de place en celui qui connaît la Source de vie. Ce disciple ne pouvait rien faire pour son père, si celui-ci était mort. Il devait à présent regarder à son Maître et le servir.

ATTITUDE A ADOPTER :

Nous sommes à quelques jours de la fin d’année. Un changement de mentalité s’impose pour affronter positivement la nouvelle année. Pour bénéficier du dessein de Dieu à notre égard, il faut se débarrasser à tout prix des :

  • murmures
  • plaintes
  • jugements
  • attitudes hypocrites
  • choses qui nous privent de la grâce de Dieu (Zacharie 5.1-7)
  • séparation d’avec tout ennemi de Dieu
  • protections contre l’apostasie (Jude 20-25)

Nous devons nous édifier :

« Mais vous, bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre très sainte foi ». Cette œuvre s’accomplit par la parole de Dieu (2Pierre 1.5-7; Actes 20.32 ; Rom 10.17 ; 1Pierre 2.2; 1Jean 2.5).

Nous devons prier :

« Priez par le Saint-Esprit » (Eph 6.18).

Nous devons nous maintenir dans l’amour de Dieu :

Le verset 1 soulignait que nous étions gardés pour Jésus-Christ ; ici, l’auteur nous rappelle que nous devons être gardés dans l’amour de Dieu. Comment faire ? Si le chrétien ne peut sortir des limites de l’amour de Dieu (Psaumes 139.7-12), il peut malheureusement se priver des bienfaits de cet amour (Jean 15.9). Par cet impératif est établi la responsabilité de chacun de nous qui avons cru ; obéir et se montrer fidèle en vivant conformément à notre statut de sauvé tandis que Dieu met sa volonté en œuvre. Cela signifie donc, demeurer dans l’obéissance afin que l’amour de Dieu se déverse sur nous. La désobéissance, nous devons toujours le savoir n’entraine que tôt ou tard au châtiment. Il y a donc lieu de persévérer à tout prix contre vents et marées. Il est donc ici question de la persévérance des saints, contrepartie de l’acte souverain par lequel Dieu préserve les croyants fondés en Christ. Elle se réalise par le fait qu’on :

  1. se fonde sur la parole de Dieu
  2. pris dans le Saint-Esprit
  3. recherche la vie éternelle

Nous devons anticiper l’enlèvement :

« En attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle » (Luc 12.37 ; Tite 2.13).

Nous devons partir à la recherche des perdus :

« Ayez pitié des uns, de ceux qui doutent : sauvez-les en les arrachant au feu. Ayez pour les autres une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. »

Ce texte ressort trois catégories de personnes :

1. Celles qui ont besoin d’amour compatissant, parce qu’elles sont habitées par des doutes sincères. Ceux-ci doutent, mais ayant un cœur sincère et qui nécessitent notre compassion parce qu’éclairer, ils peuvent facilement revenir au bon sens.

Dans ce 1er groupe peut se trouver les personnes adonnées à l’alcool ou à la drogue.

2. Celles qui ont besoin d’être secouées avec témérité, pour les sortir de leur léthargie et du danger du feu éternel. Ceux-ci se sont endurcis dans leur incrédulité et ont un besoin urgent d’être sortis du feu de la condamnation.

Dans ce 2ème groupe, celles qui sont fortement tentées d’adhérer à des sectes comme les Mormons, les Témoins de Jéhovah, etc.

3. Celles qui doivent être abordées avec d’infinies précautions car les chrétiens qui les entourent pourraient être contaminés par leurs péchés ». Ceux-ci se sont d’office déclarés ennemis de la vérité, ayant résolument pris un chemin d’égarement, mais envers qui, une miséricorde mérite d’être accordée, mais dans une très grande prudence, de peur d’être entrainé comme eux dans l’égarement.

Dans ce 3ème groupe, une jolie femme troublée par son immoralité.

Toujours retenir que tout appartient « à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire, irréprochables dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et autorité dès avant tous les temps, maintenant et dans tous les siècles ! Amen ! »

Conclusion :

Puisse chacun de nous désirer vivement se débarrasser de tout inutilité pour entrer dans la dimension divine de l’autre bord qui est 2014.

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